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B I M E S T R I E L

Métropole

Le nouveau Cœur de ville

N°8. Mars / Avril 2007

Pages2 et 3 Nantes

Succès pour le prêt à taux zéro Page8 Métropole

Une métropole agricole Pages16 et 17

PATRICK GARÇON

Communauté urbaine

Que faire de vos déchets ménagers? Trier, collecter, valoriser, recycler les déchets, c’est l’une des missions essentielles de Nantes Métropole. Pages 11 à 15

Quand culture rime avec économie Page18 Infographie du dossier Gravats

Les déchets ménagers Pages 12 et 13

Basse-Goulaine / Bouaye / Bouguenais / Brains / Carquefou / Couëron / Indre / La Chapelle-sur-Erdre / La Montagne / Le Pellerin / Les Sorinières / Mauves-sur-Loire / Nantes / Orvault / Rezé / Saint-Aignan-de-Grand-Lieu / Saint-Herblain / Saint-Jean-de-Boiseau / Saint-Léger-les-Vignes / Sainte-Luce-sur-Loire / Saint-Sébastien-sur-Loire / Sautron / Thouaré-sur-Loire / Vertou


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Métropole grands événements L’indispensable pour circuler malin Nantes Métropole vient d’éditer un nouveau document pratique destiné aux automobilistes qui doivent se rendre dans le centre de l’agglomération. « L’indispensable pour circuler malin », c’est son nom, donne une vue d’ensemble des moyens permettant d’accéder au cœur de l’agglomération en utilisant les modes de déplacement complémentaires à la voiture, quand c’est possible. Pas plus grand qu’une carte de crédit, ce document recèle une foule d’informations utiles. Une fois déplié, il vous permet de découvrir trois plans différents : un plan schématique de l’agglomération depuis le périphérique avec les lignes de tram, de train, de Navibus, et tous les parkings-relais (P+R) ; un plan de Nantes à partir des boulevards intérieurs où figurent les principales voies d’accès au centreville ; et un plan du nouveau « Cœur de ville » avec les différents parcs de stationnement. En plus de ces cartes facilitant l’accès au centre de Nantes, « L’indispensable pour circuler malin » fournit de nombreuses coordonnées utiles. Edité à 300 000 exemplaires, il est disponible gratuitement à partir de la mi-mars dans les mairies, les pôles de proximité, les parkings, et chez certains commerçants du centre de Nantes, Plein Centre, l’association des commerçants du centre-ville de Nantes, et l’Unacod (Union nantaise du commerce de détail), étant partenaires de l’opération. N’hésitez pas à le demander, car l’essayer, c’est l’adopter !

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Rue de Strasbourg en double sens.

La place Royale rendue aux piétons.

Le rythme du Cœur de ville Ces derniers mois, le centre-ville de Nantes a beaucoup changé. Pour que ce nouveau cœur de la métropole nantaise soit accessible à tous, le Circuit cœur est devenu « Cœur de ville ».

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n 1993, des flèches bleues indiquant mobilistes d’effectuer arrêts et demi-tours. « Circuit cœur » fleurissaient dans Si le Circuit cœur n’était plus efficace, c’est les rues du centre de Nantes. Des- notamment parce que trop de sections étaient tiné aux automobilistes, le Circuit en sens unique. Cœur de ville met fin à cette cœur avait pour but de faciliter l’ac- situation. Ainsi, les rues Marceau, Jeanne cès à tous les secteurs du centre-ville sans qu’il d’Arc et de Strasbourg sont passées en dousoit pour autant nécessaire de le traverser. ble sens. Depuis le début des années 1990, les conditions Dès lors, seule la partie ouest de Cœur de ont changé. Le cœur de Nantes est devenu très ville, entre la place Delorme et la place de la attractif et la population de l’agglomération a Bourse, est formée de deux tracés parallèles beaucoup augmenté. D’autre en sens unique. Partout où cela part, la ville s’est métamorpho- « La mise en place était possible, des zones 30 ont sée. Le passage du tramway a lar- de Cœur de ville été créées pour ralentir la circugement transformé l’espace appelle une lation et renforcer la sécurité public, des quartiers ont été nouvelle façon des piétons et des cyclistes. rénovés, des rues, réaménagées. de pratiquer Enfin, afin d’assurer une Résultat : le Circuit cœur n’était l’hypercentre. » meilleure fluidité, de nombreux plus adapté et devait être améfeux tricolores ont été suppriPousseur, lioré. C’est aujourd’hui chose Jean-Marie més au profit de giratoires. conseiller communautaire et adjoint à faite. Depuis octobre dernier, le l’urbanisme de la Ville de Nantes Conseiller communautaire de Circuit cœur n’est plus, il a laissé Nantes Métropole, Jean-Marie place à Cœur de ville, dont le triple objectif est Pousseur résume : « Nous avons voulu consd’apaiser la circulation, d’assurer une meilleure truire une accessibilité au cœur de ville desserte du centre-ville, et d’offrir un cœur respectant ce que doit être le centre d’une d’agglomération plus agréable à vivre. grande métropole : un quartier habité, très Double sens, zones 30 et parkings. Grâce à fréquenté, doté d’un espace public de qualisa signalétique bleu et or qui est en cours de té, et jouissant d’une attractivité liée au compose, le nouveau parcours Cœur de ville est plus merce et au tourisme. Avec Cœur de ville, lisible. Entièrement en double sens, il dessert nous avons voulu traduire une nouvelle praparkings et places, permettant ainsi aux auto- tique de la ville ». •


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Un cœur beau comme ça Rues Feltre-Calvaire, place Royale, cours Saint-André, Château des ducs de Bretagne… Retour sur une métamorphose.

Le nouveau Cœur de ville.

« Le plan de promotion Les rues de Nantes signale la fin des travaux et de l’isolement du centreville. C’est le feu vert pour un trafic important. » Yannick Curty, Président de l’Association des commerçants Plein Centre.

geurs par jour, participe d’une desserte mieux équilibrée du centre-ville. Après trois ans de fer-

meture, le Château des ducs de Bretagne a rouvert ses portes le mois dernier. Pour faciliter son accès et renforcer son insertion dans la ville, les étroites rues pavées qui l’entourent ont été rénovées. À quelques encablures de là, la place Saint-Pierre s’est vue dotée d’un parvis en décembre dernier. Fréquentées par près de 24 000 piétons le samedi, les rues Feltre et Calvaire ont été entièrement réaménagées. Achevés en septembre 2006, ces travaux ont permis de créer un vaste plateau piétonnier accessible aux bus et aux vélos. Lieu emblématique de Nantes, la place Royale est encore en travaux pour

VALÉRY JONCHERAY

places. Juste à côté, la place Foch est, depuis novembre 2006, le terminus de la ligne 4 de BusWay qui, transportant 20 000 voya-

Rue de la Barillerie.

Idé - DoubleMixte

C

œur de ville et cœur d’agglomération, le centreville de Nantes est le véritable poumon de notre métropole. Culture, loisirs, balades, patrimoine, commerce, santé, il est à la croisée des multiples centres d’intérêt des habitants de Nantes Métropole. Ces dernières années, ce territoire vivant a connu de nombreuses transformations. Depuis janvier dernier, le cours Saint-André a retrouvé sa vocation d’esplanade propice à la flânerie. Encore récemment envahi par les voitures, il est désormais dégagé grâce à la construction, en son sous-sol, d’un parking de 406

quelques semaines. Rendue définitivement aux piétons, elle est appelée à devenir un espace public convivial et festif. Le centre de Nantes offre donc aujourd’hui un nouveau visage animé par de nombreux événements culturels et près de 2 000 commerces. « Les rues de Nantes ». En janvier dernier, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), Plein Centre, l’Unacod et la Ville de Nantes ont lancé un plan d’actions baptisé « Les rues de Nantes ». L’objectif de ce plan est double: renforcer l’attractivité du centre-ville et mieux faire connaître les atouts de ses commerces. Réunis sous la marque « Les rues de Nantes », ils bénéficient désormais d’une visibilité et d’une notoriété communes, accompagnées en janvier dernier d’une vaste campagne de communication. D’autres opérations commerciales vont rythmer l’année 2007. « Le plan de promotion Les rues de Nantes signale la fin des travaux et de l’isolement du centre-ville. C’est le feu vert pour le retour d’un trafic important », lance Yannick Curty, président de l’association des commerçants du centre-ville Plein Centre.•

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Habitat et Humanisme

L’ACCUEIL DES GENS DU VOYAGE Dotée de la compétence « hébergement des gens du voyage », Nantes Métropole construit et gère les aires d’accueil, à travers le Syndicat mixte pour l’hébergement des gens du voyage (SMHGV). Aujourd’hui, la capacité est insuffisante: 12 aires d’accueil comptant 160 emplacements. C’est pourquoi, le SMHGV s’est lancé dans la création de 15 nouvelles aires d’accueil comptant 143 emplacements supplémentaires, dans un délai de 4 ans. Ainsi, en 2007, de nouvelles aires d’accueil sont créées à Saint-Sébastien-surLoire, aux Sorinières et à SaintHerblain.

Trois millions, c’est le nombre de mal-logés aujourd’hui en France. Habitat et Humanisme est l’une des associations qui agit au quotidien pour que le droit au logement pour tous devienne une réalité.

PARC D’ACTIVITÉS OCÉANE À Rezé, le site de la Brosse est en plein aménagement. Ces travaux vont permettre la création d’une vaste zone d’activités, baptisée « Océane », proposant des espaces de loisirs, des activités économiques, et une grande surface commerciale dédiée à l’automobile. La première phase des travaux a débuté en juillet dernier. Les premiers concessionnaires automobiles s’implanteront sur le site dès la fin 2008.

Fondé en 1985 à Lyon, Habitat et Humanisme aide à la réinsertion sociale par le logement des personnes démunies. Aujourd’hui, le mouvement fédère 42 associations locales. À Nantes, l’association est née en 1993. Formée de 4 salariés et de 60 bénévoles, elle a contribué au relogement de plus de 1 000 familles depuis sa création. Dans le cadre du Plan Départemental d’Aide au Logement des Personnes Défavorisées (PDALPD), son action s’organise autour du relogement des personnes en difficulté bénéficiant des minima sociaux (RMI et API) qui sont accompagnées dans leur projetlogement dans le parc privé ou public, dans le cadre du droit commun. Par ailleurs, l’association loue 22 logements qu’elle propose ensuite à des personnes relevant de la sous-location. Pour acheter et réhabiliter des logements, Habitat et Humanisme propose des placements solidaires qui permettent à chacun de participer à une économie réconciliée avec l’humain. Avec

l’épargne solidaire, l’association achète des logements (18 à ce jour) qu’elle réhabilite pour les louer à des personnes en difficulté. Un projet de construction de 16 logements individuels est en cours à Nantes, dans le cadre d’une maison-relais, qui accueillera dans un milieu convivial des personnes souffrant d’exclusion et d’isolement. Mais l’action d’Habitat et Humanisme ne s’arrête pas au seuil de la porte du logement : un accompagne-

ment de proximité peut être assuré pour favoriser l’intégration des personnes relogées. Son président, Francis Renaud, insiste : « Cet accompagnement permet un brassage social bénéfique à tous. La relation avec l’autre enrichit les plus démunis, comme les plus aisés. » • Habitat et Humanisme

20, rue Jean-Baptiste Delambre 44100 Nantes - 0240432324 loire-atlantique@habitat-humanisme.org

Les bénévoles d’Habitat et Humanisme vendent des clés pour les mal-logés.

Une maison en bois, lieu de mémoire Trente ans après leur disparition, une maison en bois vient d’être reconstruite à l’identique.

Maison en bois, 30 boulevard des Batignolles, près des jardins familiaux.

Dans les années 20, 450 d’entre elles ont peu à peu émergé, regroupées en trois cités nommées Halvêque, Baratte, Ranzay : 450 maisons en bois, destinées à accueillir les ouvriers, une bonne partie d’origine immigrée (Autriche, Hongrie, Tchécoslovaquie, Portugal, Italie), tous venus prêter main-forte à l’usine des Batignolles. Près de trente ans après avoir disparu, l’une d’elles vient d’être reconstruite à l’identique, inaugurée lors des dernières Journées du Patrimoine. Elle est située sur l’emplacement de la cité Baratte, près de l’ancien

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cinéma, dont la destruction, en 1998, a amorcé une mobilisation. « Une cinquantaine de personnes ont commencé à réfléchir. Les douze associations du quartier se sont regroupées dans le collectif Batignolles », se souvient Annick Vidal, des Amis de l’Erdre. Est alors né ce projet d’un lieu de mémoire, autant témoignage de l’habitat social de l’époque qu’espace d’archives et de connaissances autour de la lutte ouvrière, la Résistance, l’immigration… Depuis son ouverture au public, des expositions et rencontres avec des écrivains, entre autres, s’y déroulent.


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Jets d’eau et banquettes hydromassantes amuseront petits et grands à la piscine de la Petite Amazonie.

Les nouveaux bassins de l’Amazonie

Depuis le 26 février, Nantes est dotée d’une sixième piscine. Situé au cœur du quartier de Malakoff, ce nouvel équipement sportif et de loisirs se veut familial et « inter-quartier ».

S

itué en bord de Loire, face à la pointe Est de l’Île de Nantes, et à proximité d’un marais protégé, le quartier de Malakoff est l’objet depuis 2001 de l’un des plus importants projets de renouvellement urbain et social de l’agglomération nantaise: le Grand Projet de Ville (GPV) du Nouveau Malakoff. Ce projet transforme

sableux a nécessité l’enfouissement de 122 pieux à 23 m de profondeur. Ainsi solidement ancré dans le sol, le bâtiment était prêt pour accueillir ses trois bassins. Pataugeoire et HQE. Complémentaire des autres piscines nantaises, la piscine de la Petite Amazonie s’adresse à un public familial. Une pataugeoire en forme de trèfle d’une profondeur

La piscine de la Petite Amazonie offre trois bassins pour une superficie de 387 m2 d’eau largement la forme du quartier et la vie de ses habitants. Déjà, de nombreux logements sont réhabilités, l’espace public, embelli et rénové, et les équipements publics, plus nombreux et mieux adaptés. Parmi ceux-ci, la nouvelle piscine, baptisée « piscine de la Petite Amazonie », vient d’ouvrir ses portes. Débutée en juillet 2005, sa construction sur un terrain

de 20 cm permet aux tout-petits de barboter à loisir. Les plus grands ne sont pas en reste. Un bassin doté d’une entrée en pente douce et un bassin fitness d’une profondeur de 1,20 m sont à leur disposition. En tout, 387 m2 de plans d’eau bordés de larges plages avec bancs et espace convivial. Conçue par le cabinet d’architectes Brochet-Lajus-Peyo, la pisci-

La nouvelle piscine de la Petite Amazonie.

ne de la Petite Amazonie répond aux normes HQE (haute qualité environnementale). Presque entièrement vitré, le bâtiment bénéficie de l’éclairage naturel à tout moment de la journée. Sur le toit, une moquette

solaire préchauffe l’eau sanitaire. Enfin, l’eau de baignade est traitée à l’ozone et non au chlore. Ce procédé, rarissime en France, a un double avantage: il permet d’économiser l’eau et limite rougeurs et irritations dues au chlore. •

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Emmanuelle Binet-Legrand, ingénieure transport à l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) Comment l’ADEME encourage des initiatives comme le pédibus et le vélobus ?

L’ADEME aide les collectivités locales à limiter les émissions de CO2, en proposant une expertise technique, le montage et l’animation de projets. En 2002, nous avons lancé un appel à projets auquel la mairie de La Montagne et l’association Place aux vélos ont répondu. L’opération pédibus a été soutenue au niveau opérationnel, puis mutualisée, via la mise en place d’une campagne de sensibilisation entre 2003 et 2005. L’ADEME a participé à des réunions publiques et techniques, en associant Ecopôle pour des sessions de sensibilisation et formation (6 ont lieu chaque année). Sur la LoireAtlantique, 31 communes sont concernées, dont une vingtaine dans la métropole.

Neuf cents enfants de 33 écoles utilisent aujourd’hui des pédibus ou des vélobus sur l’agglomération nantaise.

Opération pédibus et vélobus Remplacer la voiture, par le bus à pied (pédibus) ou le bus à vélo (vélobus) est aussi un moyen de lutter contre les émissions polluantes de nos véhicules. Trois exemples sur la métropole nantaise. À Couëron, un pédibus dans un lotissement

À Vertou, quatre écoles participantes

À La Montagne, un « pédibus pilote »

Depuis la dernière rentrée, tous les samedis, « pour l’instant », plus d’une trentaine d’enfants du lotissement Les Panicauts, à la Chabossière, ont adopté la méthode pédibus pour aller et revenir de l’école. L’an dernier, Fabienne Dezarnaud, membre de la FCPE et adepte de la marche à pied pour emmener ses trois enfants, initie cette ligne après avoir entendu parler du

En 2004, l’idée d’un pédibus, localisée dans le quartier Beautour, autour de l’école Henri Lesage, « où il n’y a pas de transports en commun », fait son chemin, à la mairie de Vertou. « À l’école, on a découvert que l’amicale laïque y réfléchissait aussi », se souvient MarieFrance Abgrall, adjointe aux affaires scolaires et à la jeunesse. Réunions auprès des parents vont

La Montagne a été la première commune à plancher sur le dispositif pédibus en 2002. Valérie Couchellou, maman de trois enfants et membre de la FCPE, fait partie des premiers parents qui se sont impliqués dans l’opération et la mise en place de la première ligne, « la rouge ». D’un arrêt de bus amovible à l’autre, celle-ci a vu jusqu’à une bonne quinzaine d’en-

s’enchaîner pour aboutir à la rédaction de plusieurs chartes et à la naissance, à la rentrée 2005, de deux circuits, « le bleu et le rouge », matérialisés et sécurisés. « En tant que municipalité, on apporte un accompagnement technique », insiste MarieFrance Abgrall. En 2006, trois autres groupes scolaires se sont ouverts à ce mode de déplacement doux. Chaque samedi, environ 80 bambins répartis sur 9 circuits rejoignent leur école à pied. Une fois par mois, c’est à vélo qu’une dizaine d’enfants se rendent en classe. « C’est assez lourd à mettre en place. Cela va se faire sur le long terme, grâce au bouche à oreille. »

fants rejoindre l’école Jules Verne à pied, « même ceux dont les parents, pour des raisons professionnelles, ne pouvaient pas participer ». L’initiative a ainsi permis de faire face au problème de « stationnement autour de l’école ». De plus, « certains emmenaient leurs enfants en voiture, d’autres à pied. Résultat : on se retrouvait tous devant l’école ! ». Le pédibus a ainsi libéré du temps chez certains parents : « La première année, on était jusqu’à une vingtaine d’accompagnateurs. » Avec l’aide la mairie de La Montagne, et de sa coordinatrice, Nadia Dix-Neuf, deux autres lignes ont vu le jour cette rentrée. •

Opération pédibus à Vertou.

CHÂTEAU DE REZÉ Depuis sa création en 1964, le centre commercial du Château de Rezé n’a jamais été modernisé. Son état général nécessite aujourd’hui une rénovation complète. Une étude a été menée par Nantes Métropole, la Ville de Rezé et les commerçants pour redonner une nouvelle vie à cet espace commercial de proximité, important pour la vie du quartier et de ses habitants. Les travaux vont démarrer au cours du mois de mars.

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projet lors d’un conseil des parents. Vingt et une familles se déclarent motivées. Chaque samedi, six parents accompagnateurs, portant des gilets fluos, embarquent la petite troupe pour la conduire, à l’issue de cinq arrêts, dans deux écoles primaires proches : Paul Bert et Aristide Briand. « Du coup, tout le monde se connaît dans le quartier. » Bien sûr, Fabienne Dezarnaud ne souhaite pas en rester là : « Avec le directeur de l’école Paul Bert, on va essayer de développer le dispositif. Si on trouve un responsable par quartier, je suis prête à aider à monter les lignes ».


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125 m de long, 30 m de large et 9 m de haut, telles sont les mensurations du parking Cathédrale.

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Le parking Cathédrale Le parking Cathédrale a ouvert ses portes au public le 8 janvier dernier. Il propose 406 places de stationnement.

S

itué sous le cours SaintPierre, au cœur du centre historique de Nantes, le parking Cathédrale est désormais accessible aux automobilistes, riverains du quartier ou visiteurs de passage. Offrant 406 nouvelles places de stationnement, cet équipement porte à près de 5 000 le nombre de places disponibles dans les parkings payants du centre de l’agglomération. En décidant la réalisation du parking Cathédrale, Nantes Métropole poursuivait

deux objectifs: accroître l’offre de Par endroit, 90 cm seulement stationnement en centre-ville et séparent les fondations du parlibérer le cours Saint-André de king des eaux de l’Erdre. Tous ces l’emprise des véhicules, lui ren- défis ont été relevés par le cabinet dant ainsi sa fonction première d’architectes Roulleau, GTB d’espace de détente et de prome- Constructions et Nantes Aménanade. gement, qui ont livré le parking Travaux d’Hercule. 15 mois de dans les délais. Place maintenant travaux herculéens ont été néces- aux usagers de ce parking sécusaires à l’édification de cet ouvrage. Il a Il a fallu faire sauter 23000 m3 fallu, en particulier, de rocher au moyen de faire sauter 23000 m3 11 t d’explosifs. de rocher au moyen de 11 tonnes d’explosifs. Le tout, sans risé et confortable, et place aussi endommager les immeubles du à Nantes Gestion Équipement XVIIIe siècle alignés de part et (NGE) à qui la gestion du nouvel d’autre du cours Saint-André. équipement a été confiée et qui Autre difficulté du chantier : la dispose désormais de huit parproximité du canal Saint-Félix. kings à Nantes. •

Le parking Cathédrale dispose de 406 places de stationnement.

LE TRAMWAY AVANCE En septembre 2007, le terminus de la ligne 3 du tramway ne se situera plus à Hôtel Dieu, mais à la gare de Pont-Rousseau, à Rezé. Ce prolongement de plus de 2,5 km va considérablement améliorer la desserte de ce secteur de l’agglomération. Pour autant, les travaux seront très limités : la ligne 3 empruntera les rails de la ligne 2 jusqu’au-delà de Pirmil. Résultat : seulement 300 m de voies nouvelles à aménager.

NOUVEAU P+R À BOUAYE Grâce aux P+R, les automobilistes peuvent se garer gratuitement avant de monter dans le bus, le train, le tramway ou le BusWay. Conformément aux objectifs du Plan de déplacements urbains (PDU) de l’agglomération nantaise, Nantes Métropole prévoit 6 000 places de stationnement dans les P+R en 2010. Depuis décembre dernier, un nouveau P+R de 115 places situé à la gare de Bouaye est accessible au public.

BOUTIQUE TAN SUR LE NET

Toutes Pompes Dehors Créée en 1997, l’Association Onco Plein Air (AOPA) œuvre pour améliorer la qualité de vie des enfants atteints de cancer et de leucémie, soignés au CHU de Nantes. Elle leur propose des sorties et des séjours au bord de la mer. Afin de récolter les fonds nécessaires, l’AOPA organise, depuis 2000, l’opération Toutes Pompes Dehors dont le principe est de collecter des anciennes chaussures pour ensuite les vendre à une entreprise d’insertion locale, le Relais Atlantique, qui se charge de les trier et de les redistribuer. Cette année, la collecte des chaussures a lieu du 10 au 24 mars dans les hôpitaux et cliniques, les établissements scolaires, les mairies… Rens. : 02 40 56 12 76.

Depuis le mois de janvier dernier, la Tan vend ses titres de transport via son site Internet. De nombreux produits sont disponibles, du billet mensuel au carnet de 10 tickets. Ce nouveau mode de distribution accompagne l’augmentation des connections sur le site de la Tan, passées de 50 000 par mois en 2005, à 130 000 par mois en 2006, et facilite la vie des gens. Pour en savoir plus et passer commande : www.tan.fr

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Une Métropole d’avance

Déjà 300 prêts à taux zéro Depuis septembre 2006, le Prêt à taux zéro Nantes Métropole aide les ménages à acquérir un logement neuf ou ancien. Ce dispositif est un outil majeur du Programme local de l’habitat communautaire. Il vise prioritairement les jeunes ménages aux revenus modestes souhaitant accéder à la propriété tout en restant à proximité des équipements publics et des services urbains. Entre 2000 et 2003, sur les 1 050 ménages de l’agglomération qui ont bénéficié chaque année du prêt à taux zéro de l’État, 576 ont dû acheter hors du territoire communautaire. C’est pourquoi le Prêt à taux zéro Nantes

Métropole permettra d’aider jusqu’à 600 ménages par an, durant les 3 prochaines années. Mensualités allégées. Le dispositif associe aujourd’hui six banques partenaires : le Crédit mutuel de Loire-Atlantique et du Centre Ouest, le Crédit agricole Atlantique Vendée, le Crédit industriel de l’Ouest, la Caisse d’épargne des Pays de la Loire, la Banque populaire Atlantique et la SOFIAP. Il allège la charge financière de l’acquisition grâce à un montage de prêts complémentaires : le montant du prêt communautaire correspond au double du prêt à taux zéro d’État. S’y

ajoute un prêt à taux spécial (négocié avec les banques partenaires), le reliquat étant financé par un prêt immobilier classique. À ce jour, près de 300 dossiers ont été acceptés. La communauté urbaine prête en moyenne 24835 euros pour des acquisitions représentant un investissement moyen de 128 474 euros, réparties sur les deux tiers des communes de l’agglomération à ce jour. 79 % des bénéficiaires ont moins de 35 ans. Ils s’orientent majoritairement vers un appartement, plutôt dans l’ancien (50 % des dossiers), une fois sur deux à Nantes. •

Anne Berty, directrice de l’habitat et de la solidarité à Nantes Métropole En quoi le partenariat avec les banques est-il original ?

Le Prêt à taux zéro Nantes Métropole témoigne d’une politique volontariste. Dès le départ, l’idée était d’associer directement les établissements bancaires comme acteurs de cette politique publique en leur demandant une implication réelle sous la forme d’un prêt complémentaire à taux spécial. Outre cette contribution concrète, les banques véhiculent les messages de la collectivité dans leur contact avec la clientèle. Ce projet a rapproché deux acteurs qui n’avaient pas l’habitude de travailler ensemble. Les négociations ont été complexes, surtout au niveau juridique et financier. Les banques à fort ancrage régional ont dit banco tout de suite, d’autres ont décliné ce partenariat, ne pouvant adapter leur système commercial à une offre si localisée. Mais l’appel à partenariat reste ouvert.

INSTITUT DE RECHERCHE THÉRAPEUTIQUE

Stéphane Nicole, 36 ans.

Béatrice Lebordais, 44 ans.

«Après une dizaine d’années de location à Nantes, du côté de Sèvre, j’achète un appartement à Bouguenais dans un programme neuf. Comme je me déplace en fauteuil roulant, ma recherche devait répondre à trois impératifs: un logement accessible et adaptable à mon handicap (c’est beaucoup de frais!), à moins de 5 km de mon travail et pas trop éloigné du centre de Nantes. J’ai connu le Prêt à taux zéro Nantes Métropole par mon agence bancaire et par la presse. Cette aide financière a bien facilité un projet compliqué à mener.»

«Devenir propriétaire, tout le monde en rêve, mais seule avec deux enfants étudiants dans un logement HLM, je ne pensais pas franchir le pas. Surtout sans apport. L’information pour le Prêt à taux zéro Nantes Métropole a été un déclencheur. J’ai l’opportunité de racheter un appartement à mon bailleur social à Chantenay, à 10 minutes d’ici. Mes enfants tenaient absolument à rester dans l’agglomération. Détail amusant : le locataire de notre futur logement achète aussi avec Nantes Métropole.»

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En janvier dernier, un vaste chantier a commencé sur le site du CHU de Nantes : la construction de l’Institut de recherche thérapeutique (IRT). Dès l’été 2008, 300 chercheurs et personnels de laboratoire, jusque-là hébergés au sein de l’Hôtel Dieu et de la faculté de médecine, intégreront l’IRT. Les 9 000 m2 du nouveau bâtiment ultramoderne regrouperont des unités de recherche spécialisées en cancérologie, pharmacologie cellulaire et moléculaire, et thérapie génique.


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Une Métropole d’avance

Nantes: la conquête du rein

Jean-Paul Soulillou est une grande figure de la recherche nantaise. Ce médecin dirige l’une des meilleures équipes de greffe de rein en Europe. Depuis 2000, nous réalisons environ 160 greffes de reins par an, dont 25 doubles greffes pancréas-rein. Nous sommes dans le top 5 européen. » L’équipe du professeur Soulillou mène des recherches au plus près des patients. Des recherches dites « cliniques » sur le phénomène de tolérance observé chez certains patients qui « acceptent » leur greffe sans phénomène de rejet. Un autre axe de recherche « en plein développement » concerne les xénogreffes, c’est-àdire les greffes d’organes animaux sur l’homme. « Deux mille reins sont greffés chaque année en France, mais le besoin se situe à cinq mille. » Le Dr Soulillou remarque au passage que seule-

Georges Karam, chirurgien, et Jean-Paul Soulillou, directeur de recherche.

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n n’est jamais que soi. Mais il arrive parfois qu’une personne nous fasse penser à une autre au détour d’une phrase, d’un trait du visage ou d’un accent. Lorsque Jean-Paul Soulillou évoque son parcours de médecin, on ne peut s’empêcher de songer à Michel Serres, philosophe et académicien né à Agen. Comme lui, il a l’accent légèrement rocailleux du SudOuest, mais surtout Jean-Paul Soulillou navigue, comme lui, entre sciences et sciences humaines. « J’ai passé un baccalauréat de philosophie,

raconte-t-il. J’ai attaqué la médecine brutalement en sortant du lycée en faisant à l’époque une année à la fac de sciences. » Ce spécialiste de la greffe de rein avoue une passion pour la mythologie grecque. Médecin depuis plus de trente ans à Nantes, Jean-Paul Soulillou est aujourd’hui à la tête d’une équipe de renommée internationale. Il dirige l’ITERT (Institut de transplantation et de recherche sur la transplantation) ainsi que trois unités de recherche Inserm au CHU de Nantes. « Mon équipe comprend plus de 100 personnes, assure-t-il.

« Nous réalisons 160 greffes de reins par an. » Jean-Paul Soulillou, directeur de recherche au CHU de Nantes

ment 12 % des reins proviennent d’un donneur vivant (un proche) au CHU de Nantes, alors que l’on peut donner un rein sans risque pour sa santé. L’avenir ? « L’extension du CHU sur l’Île de Nantes, explique-til. Près de 10 000 mètres carrés pour la recherche biomédicale. C’est un projet majeur pour les années 2007-2013. » Le plus grand projet « santé » en France dans les cinq ans à venir. Un événement qui confortera la métropole nantaise dans son rôle de place forte européenne de la médecine et de la biologie. •

À la tête des biotechnologies Les biotechnologies sont l’une des spécialités nantaises. Jean-Paul Soulillou est président du pôle de compétitivité Atlantic Biotherapies. Les biothérapies: un autre moyen de soigner les patients grâce aux technologies du vivant. Un exemple? Un traitement classique pour un cancer consiste à donner un médicament au patient (chimiothérapie) qui se diffuse dans tout l’organisme, avec des effets secondaires parfois très lourds. Avec un traitement biothérapeutique, on lui injecterait des cellules ou des produits vivants, tels des virus rendus inoffensifs, mais utiles pour transporter de nouveaux médicaments directement sur les cellules cancéreuses, et non dans tout l’organisme. Sous la houlette d’Atlanpole, l’incubateur d’entreprises innovantes de l’Ouest, Jean-Paul Soulillou a contribué à créer plusieurs sociétés de biotechnologie, dont TcLand ou IDBC.

NANTES RÉCOMPENSÉE L’excellence de la recherche menée par l’équipe de JeanPaul Soulillou vient d’être dûment récompensée. Suite à l’appel d’offres des Centres et Réseaux thématiques de recherche et de soins, huit projets jugés « de qualité exceptionnelle » ont été retenus par le ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur. L’un d’eux est conduit par l’équipe du CHU de Nantes qui devrait se partager un financement important (environ 12 millions d’euros) avec les équipes des hôpitaux de Lyon et de Necker, à Paris.

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Une Métropole d’avance

La 5e édition de la Semaine du développement durable se déroulera du 1er au 7 avril 2007.

Climat:réduire l’effet de serre

L’avenir de la planète se joue à tous les niveaux: global et local. Nantes Métropole s’engage à diviser par deux ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2025. Janvier 2007 : 16 °C à Nantes, on se baigne à Marseille et les Alpes ne sont toujours pas enneigées. Ces « anomalies » météorologiques sont de plus en plus fréquentes, et le réchauffement de la planète est aujourd’hui une réalité. Ce phénomène est dû à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine dans l’atmosphère. Selon les experts, si aucune réduction conséquente de ces émissions n’est enregistrée d’ici à 2100, la

pays signataires à réduire de 5,5 % leurs émissions de gaz à effet de serre, par rapport au niveau de 1990, d’ici à 2012. Pour atteindre cet objectif, des outils juridiques et financiers sont déjà en place aux niveaux national et européen. Mais parce que l’avenir de la planète se joue aussi au niveau local, Nantes Métropole élabore actuellement son Plan climat territorial afin d’appliquer le protocole de Kyoto à son échelle. Concrètement, il s’agit de diviser par deux les émis-

ritoire. Ainsi, le nombre d’usagers des transports collectifs devra être multiplié par 2 d’ici à 2025, la place de l’automobile et des camions en ville devra être réduite, et l’usage des biocarburants, développé. En matière d’habitat, il s’agira de réduire la consommation

énergétique des bâtiments, et de développer les énergies renouvelables. Autant d’actions qui relèvent directement des compétences de Nantes Métropole et qui nécessitent l’effort de tous. Mais n’estce pas l’avenir de nos enfants qui est en jeu ? •

Hiver rigoureux ? Fontaine gelée. Peut-être un bien joli souvenir…

Le bus plutôt que la voiture : c’est diviser vos émissions de CO2 par 3 température du globe pourrait augmenter de 1,8 °C à 4°C, entraînant un bouleversement écologique sans précédent. Même s’il nous semble irréversible, le changement climatique peut être freiné, et la tendance, inversée. Pour cela, nous devons tous agir, du local au global, pays industrialisés en tête. De Kyoto au tramway. Issu de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques de 1997, le protocole de Kyoto vise à répondre à cette situation. Entré en vigueur en 2005, il engage les 161

sions de gaz à effet de serre sur notre territoire, d’ici à 2025. Pour connaître précisément la quantité de gaz à effet de serre émise par l’agglomération nantaise, un diagnostic a été réalisé. Établi en 2005 et 2006, il révèle que chaque habitant de Nantes Métropole émet 4,6 tonnes équivalent CO2 par an. À partir de ce diagnostic, Nantes Métropole va définir un plan d’actions dont la mise en œuvre débutera en 2010. Ce plan portera surtout sur les transports et l’habitat, à l’origine de 80 % des émissions de gaz à effet de serre de notre ter-

Objectif: zéro pesticide Pour protéger la ressource en eau, Nantes Métropole a mis en place une charte dont le but est d’éliminer progressivement l’utilisation des herbicides sur l’espace public. En adoptant son Agenda 21 en 2006, Nantes Métropole s’est dotée d’une feuille de route pour appliquer concrètement et au quotidien le développement durable. L’une de ses actions vise à réduire

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l’usage des pesticides afin de développer les alternatives au « toutchimique ». Il s’agit là d’un véritable enjeu de santé publique et de protection de la biodiversité. Appliquée depuis 2007 par les

agents Nantes Métropole assurant l'entretien de la voirie, la charte est aujourd'hui soumise aux 24 communes. Elle engagera ses signataires à former les agents des espaces verts aux méthodes alternatives au désherbage chimique, méthodes plus complexes et plus coûteuses. Un nouveau regard devra être posé sur l’espace public. Quelques herbes folles ne sont pas signes de négligence, mais au contraire d’un entretien plus respectueux de l’environnement. •

ESPRIT MÉTROPOLITAIN Découvrez le nouveau centre d'expositions de Nantes Métropole, pendant la Semaine du développement durable ! Des jeux, des quizz et un passeport à décrocher, autant de pistes pour préserver votre environnement et votre cadre de vie. Où ? À Nantes, 2 cours du Champ de Mars, face à la Cité des Congrès (L. 4, Cité des Congrès, L. 1 Duchesse Anne). Rens. : 02 40 99 48 27


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« La collecte sélective des déchets d’équipements électriques et électroniques doit permettre de transférer la responsabilité de ces déchets aux producteurs, d'améliorer leur valorisation et leur dépollution et de pérenniser les actions d'insertion existante dans le domaine. » Camille Durand, vice-président de Nantes Métropole et président d'AMORCE, une association nationale pour la gestion des déchets et de l'énergie.

L

Pot de yaourt ? Recyclé ? Réponse : eh non !

Mais que deviennent

nos poubelles?

Nantes Métropole organise la collecte, le tri, le traitement, la valorisation et l’élimination des déchets sur ses 24 communes.

es énergies fossiles sont limitées et les pollutions produites par les humains ont des conséquences encore imprévisibles. Aujourd’hui, rien qu’en France, chaque habitant génère plus d’un kilo de déchets par jour, soit environ 420 kg par an. Deux fois plus qu’en 1960. Il nous appartient donc à tous de prendre le problème au sérieux, très vite, sous peine d’être asphyxiés par nos propres déchets. Pour enrayer ce processus et changer les habitudes de vie en douceur, le tri est entré maintenant dans presque tous les foyers. L’objectif à atteindre, fixé au plan national par la circulaire du 28 avril 1998, est de 50 % du poids des déchets collectés en vue de leur réutilisation, de leur recyclage, de leur traitement biologique ou de l’épandage agricole. Organisée par les collectivités locales, la collecte sélective nécessite l’adhésion des habitants et une bonne compréhension des enjeux. Ce tri permet de séparer les matières recyclables, de les orienter vers des filières « Une amélioration de distinctes et de remettre la collecte de nos dans un circuit de consomdéchets passera par mation de nouveaux produits après leurs diverses une extension, à transformations. Autorité tous les Nantais, de organisatrice du service l’opération TRI’SAC d’élimination des déchets mais aussi par une ménagers, Nantes Métroréhabilitation de nos pole intervient sur l’endéchèteries. » semble des 24 communes Gérard Potiron, concernées. Elle s’assure vice-président de Nantes Métropole de la bonne exécution des missions dont sont chargés les opérateurs publics ou privés, notamment pour la valorisation des déchets. Avec 75 % d’habitat collectif, des rues et trottoirs étroits, la ville de Nantes se prête peu à la multiplication des bacs sur les trottoirs. Pour concilier tri et accessibilité, Nantes Métropole a lancé fin novembre l’opération TRI’SAC. Cette expérience pilote de collecte sélective ne concerne actuellement que trois quartiers : Chantenay/SainteAnne ; Saint-Donatien/Saint-Clément et une partie de Nantes Nord. Son objectif ? Organiser à terme la collecte sélective sur l’ensemble de la ville, même dans les zones les moins faciles d’accès en permettant tous les dépôts dans un seul et même container. Dans les faits, des sacs bleus et jaunes, bien distincts, sont remis aux habitants. Le jaune accueille les déchets recyclables et le bleu, tout le reste. Les deux sacs, fermés solidement, avec un double nœud pour que rien ne se mélange une fois dans la benne, iront ensuite rejoindre le même bac collectif bleu. Une fois collectés, les sacs sont orientés par tri optique vers deux circuits différents. Le contenu des sacs bleus est incinéré et celui des jaunes s’apprête à démarrer une seconde vie : celle des produits recyclés. •

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Gravats

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Vos déchets sont triés à la main. Couches sales, chats morts, seringues, morceaux de verre sont des surprises très désagréables, voire dangereuses pour les trieurs.

Consommer puis composter! Pour faire baisser le volume des poubelles il suffit de moins les remplir. Nantes Métropole fournit des composteurs. À vous de les alimenter. En 2005, une expérience pilote de compostage a été lancée auprès des habitants de Bouguenais et Orvault pour accueillir un composteur dans leur jardin. En bois ou en plastique, les bacs mis à disposition sont d’une contenance de 300, 600 ou 800 litres, en fonction de la surface du terrain. Installé au fond du jardin, le compost accueille tous les déchets organiques et sains de la maison (tontes de pelouse, restes de légumes et de fruits non traités), mais aussi cendres, sciures, copeaux de bois, mouchoirs en papier, essuie-tout, marc de café, sachets de thé, coquilles d’œufs… Une fois décomposées, toutes ces matières organiques mélangées à la terre viendront enrichir le sol du jardin au grand bonheur des cultures. « Aujourd’hui, 6161 foyers ont été équipés sur ces deux communes », explique Marianne Jaouen, chargée du projet à la direction des déchets de Nantes Métropole. « Le bilan de cette expérience scientifique et statistique menée avec un organisme de

Des équipements adaptés à chaque besoin Près de 1452000 passages comptabilisés en 2005. Les déchèteries et Écopoints ont été fréquentés en moyenne 6 fois par an par chaque foyer de Nantes Métropole. Gérés en régie ou dans le cadre de marchés de prestations de service par des exploitants privés, ils sont généralement ouverts tous les jours de 10 heures à 18 heures, sauf les jours fériés. Proches des zones d’habitat, les colonnes d’apport volontaire (924 points, soit 1 pour 619 habitants) permettent notamment de collecter le verre. Déposés dans des points Relais, auprès d’Emmaüs ou d’œuvres caritatives, les textiles usagés seront réutilisés ou trouveront une application industrielle (rembourrages, chiffons). Repris par le garagiste, les pneus rejoindront une filière agréée de recyclage et seront transformés en gazon synthétique, dalles de sol pour les aires de jeux, bâches ou sous-couche routière.

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À Bouguenais, la famille Camerel s’est récemment mise au compostage.

recherche sur l’agriculture et l’environnement (le CEMAGREF de Rennes) sera connu en avril. Cependant, on a déjà noté une diminution des tonnages d’ordures ménagères collectées sur Orvault et Bouguenais. Par ailleurs, les mesures effectuées un an avant la dotation des composteurs et un an après permettent d’enregistrer une diminution de

7 % des apports de déchets verts sur la déchèterie d’Orvault. » Et les bons résultats de cette expérience permettent d’envisager d’équiper petit à petit l’ensemble des communes de Nantes Métropole. Le 24 novembre dernier, une délibération du bureau communautaire a validé le principe d’achat de composteurs bois et plastique. •

Comment trier ses déchets recyclables


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« Notre ambition est double : mieux recycler nos déchets et en maîtriser le coût. Deux chantiers pour y parvenir : une amélioration significative de la collecte, ainsi qu’une réduction des déchets à la source. » Gérard Potiron, vice-président de Nantes Métropole

«Une chaîne au service du public» Incollable sur le circuit des déchets, il a fait presque tous les métiers qui s’y rattachent. Entré il y a 27 ans à la Ville de Nantes comme cantonnier, Gilles Rolland a suivi l’évolution du nettoiement, de la collecte et du recyclage. Quels changements avez-vous pu observer depuis vos débuts ?

J’ai commencé en nettoyant les rues, en rendant la ville propre. Et puis je suis devenu éboueur, sur les marchés, et j’ai continué comme rippeur derrière les camions. Les containers roulants actuels n’existaient pas, on en était encore aux poubelles, le tri sélectif se limitait au verre.

bustion spontanée de substances en contact avec d’autres. Les points Ecotox sont présents dans

toutes les déchèteries et le véhicule spécialisé effectue des tournées dans toute l’agglomération. Quand j’étais rippeur, il est arrivé qu’un téléviseur implose dans la benne… Il faut faire attention, ça peut vraiment être dangereux pour les gars qui travaillent. Les déchèteries sont là pour accueillir tous les déchets dont on ne sait pas quoi faire. Comment sont organisées les déchèteries ?

Aujourd’hui, vous êtes agent d’accueil en déchèteries. Quels bons conseils pourriez-vous donner ?

Il y en a 12 sur Nantes Métropole et 4 Écopoints. On peut y déposer les déchets ménagers tels que cartons, verre, métaux, déchets verts et gravats. Une fois à l’intérieur, pour s’orienter, le mieux est de faire confiance à l’agent d’accueil. •

De faire très attention aux produits dangereux (peintures, vernis, piles, solvants, aérosols, produits d’entretien, phytosanitaires, etc.). Il peut y avoir com-

DEEE: Une nouvelle filière en action Téléphones portables, modems, clés USB, réfrigérateurs, écrans plats… Les nouveaux matériels ménagers et de communication imposent d’autres modes de recyclage. Les déchets d’équipements électriques et électroniques ou « D3E » contiennent des composants polluants ou précieux (cadmium, chrome, fluides frigorigènes, tubes cathodiques, etc.). La collecte des D3E concerne le gros et petit électroménager, le matériel audiovisuel et informatique. La filière de récupération et de recyclage est en train de se mettre en place et fonctionne grâce à l’apport volontaire des habitants. Depuis le 15 novembre 2006, le consommateur contribue directement lors de l’achat de matériel neuf au coût du recyclage ou du traitement des produits usagés. Cette contribution est utili-

sée par les producteurs pour organiser la collecte, l’élimination et la valorisation des D3E ménagers mais aussi des équi-

pements professionnels. Désormais, les distributeurs (grandes surfaces, magasins spécialisés…) ont l’obligation de reprendre les anciens appareils lors de l’achat de tout appareil neuf équivalent. De leur côté, les collectivit��s ont uniquement pour obligation d’informer les citoyens sur les moyens de collecte et de recyclage de ces déchets. Nantes Métropole a choisi d’aller plus loin, en mettant en place une collecte sélective des D3E en déchèterie. Les matériels déposés dans les déchèteries de Nantes Métropole seront récupérés par l’entreprise d’insertion Envie 44. •

Gérard Potiron, maire de La Chapelle-sur-Erdre et viceprésident de Nantes Métropole chargé de l’élimination et de la valorisation des déchets. Quelles sont les prochaines échéances importantes pour la gestion des déchets ?

Notre ambition est double: mieux recycler nos déchets et en maîtriser le coût. Pour y parvenir à l’horizon 2010, nous avons deux grands chantiers devant nous. Le premier consiste en une amélioration significative de la collecte de nos déchets. Cela passera par une extension, à tous les Nantais, de l’opération TRI’SAC pour les papiers, cartons et emballages, mais aussi par une réhabilitation de nos déchèteries. Deuxième chantier: la réduction des déchets à la source, en distribuant, aux habitants qui ont un jardin, des composteurs individuels dans lesquels ils pourront déposer les déchets verts et les déchets de cuisine.

Bons conseils 1. Tous les plastiques ne se valent

pas. Les sacs et films plastique qui enveloppent les packs d’eau minérale ou les revues ne sont pas recyclables, pas plus que les pots de yaourt, les barquettes, les emballages trop légers. 2. Un carton trop volumineux pour tenir dans un sac ou un bac jaune? Découpé en morceaux trop petits, il ne pourra pas être récupéré par les trieurs ni valorisé. 3. Inutile de laver bouteilles plastique et boîtes de conserve. Il suffit de bien les vider.

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La Communauté urbaine Jean-Pierre Legendre, maire de Brains, vice-président de Nantes Métropole en charge de l’agriculture périurbaine. Quelles sont les grandes lignes de la charte signée entre Nantes Métropole et la Chambre d’agriculture ?

La préservation de la biodiversité et des zones humides est un dossier qui nous mobilise, dans le cadre de la Charte et de l’Agenda 21. Autre point très important: assurer une meilleure maîtrise foncière, en intervenant, entre autres, sur la valorisation des friches à vocation agricole qui, sur la métropole, occupent une superficie de 4300 ha. Par ailleurs, nous devons travailler au maintien des terres et des bâtiments à usage agricole, en partenariat avec la SAFER (Société d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural). L’agriculture est une richesse économique. Les collectivités doivent préserver des espaces agricoles et garantir que les personnes qui y travaillent puissent en vivre.

Maintenir et soutenir l’agriculture La Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique et Nantes Métropole ont signé en décembre 2006 une nouvelle charte. Ce document fixe les grandes lignes d’une politique visant au maintien et au développement de l’agriculture périurbaine.

D

ans les années 90, la croissance démographique (+ 10 % de population en 10 ans) s’est accompagnée d’une forte consommation d’espaces. Une croissance « au détriment des terres agricoles, des exploitations », traduit Dominique Barreau, chargé de mission agriculture et espaces naturels à Nantes Métropole. Une réflexion voit alors le jour, partagée, entre autres, par la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique, l’Agence d’Études Urbaines (Auran) et Nantes Métropole. Début 2000, cette réflexion débouche sur une première charte, signée pour 6 ans. Outre

« l’aspect patrimonial, culturel et économique », précise Dominique Barreau, l’un des enjeux est de « conserver une ceinture agricole forte pour éviter l’étalement urbain ». « La philosophie générale était d’assurer une pérennisation des espaces agricoles, explique Bruno Julien, directeur d’étude à l’Auran. De jeunes agriculteurs devaient pouvoir s’installer sur le long terme sans craindre de voir leur terrain absorbé par la ville. » Le bilan positif à peine tiré, une deuxième charte vient d’être signée, renforçant et réorientant certains axes de la précédente : l’organisation territoriale et foncière, le soutien aux exploitations

agricoles (plus de 330 dans la métropole nantaise), ainsi que l’aménagement des zones naturelles. Son programme défend, entre autres, ce qui a trait au « lien urbain-rural » (vente directe, accueil pédagogique…), intègre des nouveautés (énergie et produits phytosanitaires), et affirme deux enjeux stratégiques pour l’agriculture et la biodiversité : la maîtrise foncière (établir des réserves de terrains à vocation agricole) et la gestion des zones humides (9 500 ha de zones humides classent l’agglomération nantaise parmi les plus concernées en France par ces milieux riches mais fragiles, actuellement sous-exploités et en déprise). •

À l’inverse des maraîchers et viticulteurs, la plupart des agriculteurs exploitant des grandes surfaces ne sont pas propriétaires. Pour éviter le « mitage » agricole, un organisme comme la SAFER est habilité à préempter des exploitations vendues à des particuliers ne souhaitant pas y maintenir une activité agricole. Or, Nantes Métropole s’engage à maintenir des zones agricoles sur le long terme. Comment ? En allant plus loin dans la prospection aux côtés de la SAFER et du Conseil général, et en envisageant la création d’une réserve foncière de terres à vocation agricole pour l’avenir.

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Avec l’aide de Gaël Brianceau de la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique.

LA MAÎTRISE FONCIÈRE


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Un bâtiment pour la vente en direct Depuis près de deux ans, Jean-Yves Guitteny peut vendre directement ses produits dans la ferme familiale qu’il a reprise en 1981.

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l y a quelques années, le bâtiment d’exploitation implanté sur les 3 ha de la ferme s’avère trop proche des habitations du village des Blanchardières, à 1,5 km du centre des Sorinières. Un désagrément qui va déboucher sur un projet innovant: dans le cadre du programme « Agriculture périurbaine », ce bâtiment est déplacé à un endroit en adéquation avec la législation, permettant, de plus, le stockage, le lavage et la vente de produits.

Pour cela, Jean-Yves Guitteny a bénéficié d’une aide d’environ 7000 euros de Nantes Métropole. « Et toute la partie insertion paysagère a été réalisée avec le soutien du Conseil Général » précise-t-il. Adepte d’une culture raisonnée, de « produits bios à 80 % » et d’un « désherbage à la main », Jean-Yves Guitteny propose à la vente une quarantaine de légumes et fruits, « cueillis dans la journée ». Aidé de son fils, « plus une vendeuse », il accueille des clients venus, « dans un rayon de 20 à 30 kilomètres », se ravitailler, en fonction de la saison, en choux, salades, céleris, rutabagas, pommes de terre, carottes, batavias, melons, crosnes du Japon… À l’inverse d’une ten-

Jean-Yves Guitteny, agriculteur aux Sorinières.

dance à la monoculture de certains maraîchers, Jean-Yves Guitteny œuvre à préserver une diversité des produits, proposant même « les deux à trois légumes que je n’ai pas et que l’on me

demande » en provenance d’exploitations environnantes. • Du lundi au vendredi, de 17 h 30 à 18 h 30, plus les mercredi et samedi de 10 h à 12 h. Rens. au 06 80 05 45 09.

Une pépinière tendance exotique Bernard, Nantais de 27 ans, a développé, en 2002, après un bac pro en horticulture, un BTS commercial et quelques expériences « Un virus des plantes depuis meilleur jardinier en 1997 », qui professionnelles, le projet de la l’âge de 7 ans », un oncle qui vit lui a transmis cette passion… Maison du Bananier, avec son à la Guadeloupe, un ami « élu Assez naturellement, Julien frère Olivier « qui avait travaillé en jardinerie ». Le montage du dossier financier et la recherche d’un terrain, 2 ha et demi à l’entrée de Couëron, vont accaparer les deux années suivantes. Une aide à l’installation d’un montant de 20 000 euros leur est attribuée, contribuant à financer les « tunnels », les systèmes d’irrigation, un local de vente… Seul aux manettes de la pépinière depuis un an, avec à ses côtés un salarié et un apprenti, il décline le bananier, son produit phare, en une trentaine de variétés, à destination, surtout, des collectionJulien Bernard, créateur de la Maison du Bananier à Couëron.

À Couëron, la Maison du Bananier a ouvert ses portes en 2004, alignant 300 espèces et sous-variétés exotiques et traditionnelles.

neurs, via son site Internet. Résultat ? « Certains font parfois jusqu’à 300 bornes. » Dans ce créneau exotique, il bouscule les idées reçues. « Il y a des bananiers qui poussent très bien dehors. Certains viennent du pied de l’Himalaya. » Il précise : « Je recherche des plantes en m’intéressant à des climats proches du nôtre. » Outre des plantes méditerranéennes (cactus, palmiers…) et des vivaces, il n’omet pas les plantes et arbustes plus traditionnels, « tout en privilégiant des espèces sortant de l’ordinaire ». Il travaille « tout en bio, sans produits chimiques » : « C’est un challenge. Ça se passe bien. »• Pour en savoir plus : www.lamaisondubananier.com

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Grand angle sur la métropole

Nantes, métropole créative

La pointe Ouest de l’Île de Nantes accueillera les Machines de l’Île.

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ondé en 1986, Eurocités réunit 128 villes de plus de 250000 habitants. Organisées en réseau, ces villes se rencontrent régulièrement pour échanger des bonnes pratiques et des savoir-faire, comparer leurs politiques publiques et développer des projets communs. Eurocités organise six forums thématiques : Culture, Développement économique, Environnement, Affaires sociales, Mobilité et Société de la connaissance, chacun de ces forums travaillant de son côté. Pour la première fois cette année, le forum Culture et le forum Développement économique se sont tenus conjointement, à

2007, sous l’enseigne de la culture

Nantes, pour ouvrir le débat sur le rôle des villes dans le développement de l’économie culturelle et créative. Ce thème, essentiel au regard du développement des territoires, a également été discuté par les chefs d’État et de gouvernement lors du Conseil européen de Bruxelles, les 8 et 9 mars derniers. Mais pourquoi tenir ce double forum à Nantes ? Tout d’abord, parce que depuis 15 ans la région nantaise s’est distinguée par son dynamisme culturel. La Folle Journée, Le Lieu Unique, Royal de Luxe et bien d’autres sont aujourd’hui internationalement reconnus. Mais ce n’est pas là l’unique raison. Depuis début 2006,

Nantes Métropole, avec six autres villes, pilote le projet européen baptisé « Ecce » (Developing Economic Clusters of Cultural Entreprises). Son objectif : stimuler la croissance économique et la création d’emplois dans le secteur culturel en favorisant l’éclosion de pépinières d’entreprises. Design, édition, arts plastiques.

Ecce vise aussi à faciliter l’accès des entrepreneurs culturels à l’information et à la formation. Pour cela, un centre de ressources destiné aux professionnels verra le jour sur l’Île de Nantes au printemps prochain. Les domaines d’activité concernés sont très nombreux : le design, l’édition,

Le 2 décembre dernier, le Zénith Nantes Métropole, la plus vaste salle de spectacle du Grand Ouest, ouvrait ses portes au public et aux plus grands noms de la chanson. L’ouverture de ce Zénith, qui manquait tant, marque le commencement, un peu avant l’heure, d’une année 2007 extrêmement riche en événements culturels. Pour l’agglomération nantaise, 2007 sera bel et bien l’année de la culture, une culture populaire et accessible à tous, une culture facteur de développement économique et touristique. Déjà, le Château des ducs de Bretagne, véri-

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le disque, les arts de la scène, les arts plastiques, et les médias… tout ce qui puise son origine dans la créativité. Les entreprises créatives foisonnent dans l’agglomération nantaise. Plus de 410 structures ont été recensées. Pour Jean-Louis Bonnin, directeur du projet Ecce, ce formidable potentiel est une chance pour Nantes Métropole et il doit être valorisé : « Il faut accompagner ces entreprises dans leur développement et les rendre visibles. Elles contribuent à l’attractivité économique de Nantes Métropole et révèlent un état d’esprit créatif. Les métropoles européennes de demain devront être créatives et innovantes ». •

table joyau du patrimoine local, a rouvert ses portes. Dès son inauguration, de nombreux visiteurs ont pu redécouvrir leur château et le musée de Nantes. Le 1er juin prochain, ce sera le début de la biennale Estuaire qui, tout le long de la Loire, de Nantes à Saint-Nazaire, permettra de découvrir plus de 30 œuvres grandioses d’artistes contemporains. Début juillet, sur la pointe Ouest de l’Île de Nantes, l’Eléphant géant imaginé par Pierre Oréfice et François Delarozière fera son voyage inaugural. Les Machines de l’Île ne seront plus un doux rêve un peu fou mais une magnifique réalité.

Groupe A5.

Du 7 au 10 mars dernier, Nantes Métropole a accueilli le 1er double forum Culture et Développement économique d’Eurocités, le plus grand réseau de villes européennes.


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Quand la culture est entreprise La culture est un secteur économique à part entière. Plus de 400 entreprises culturelles sont implantées dans l’agglomération nantaise. Voici quelques exemples révélateurs de ce formidable bouillonnement.

Faltazi

Kostar En novembre 2006, Nantes a vu naître un nouveau magazine gratuit. Son nom : Kostar. Urbain, culturel, tendance, et régional, voilà la ligne éditoriale de Kostar. Edité par Médias Côte Ouest (Pil’), Kostar reflète la créativité artistique du Grand Ouest. Diffusé à Nantes, Rennes et Angers, Kostar traduit la vitalité d’une région riche de nombreux artistes et créateurs. Vincent Braud, responsable des éditions, insiste : « Nous diffusons dans plusieurs villes pour créer des passerelles culturelles. Kostar est régional, pas régionaliste. L’ouverture sur l’Europe et le monde est omniprésente ». Il promeut la culture sous toutes ses formes : design, danse, architecture, musique… Publié à 20 000 exemplaires, ce magazine est bien fait, bien écrit, bref bien taillé. Il est disponible presque chaque mois (10 numéros par an) dans les lieux culturels, les bars et les boutiques de Nantes et de la Métropole.

Laurent Lebot et Victor Massip se sont rencontrés à l’École nationale supérieure de création industrielle. Loufoques et hyperactifs, ces deux designers nantais atypiques comptent le rester. Ensemble, ils décident de créer leur entreprise. En 2000, Faltazi Design voit le jour à Nantes. Les deux associés produisent alors toutes sortes d’objets pour leur laboratoire d’impression 3D M. Falatazi, jusqu’au jour où ils décrochent un contrat avec la marque d’électroménager Rowenta. Aujourd’hui, Laurent Lebot et Victor Massip dessinent des produits de la marque. Ils viennent d’ailleurs de remporter le Prix de l’Écoproduit pour le développement durable, grâce à un aspirateur qui absorbe les chocs. Pour Faltazi Design, les entreprises culturelles doivent travailler ensemble: « Si elles s’organisent en réseau, les petites entreprises gagneront en visibilité. Localement, il y a une vraie effervescence qu’il faut organiser ».

Terra Economica

Yolk En 1999, face à la difficulté d’être enregistré dans les maisons de disques traditionnelles, trois musiciens de jazz, Sébastien Boisseau, Alban Darche et Jean-Louis Pommier, décident de créer leur propre label à Nantes. Il s’appellera Yolk. Label de jazz et de musique improvisée, Yolk produit et distribue des disques, organise des concerts et nourrit la pratique amateur grâce à des ateliers pédagogiques dans les écoles. Plus qu’un label, Yolk est devenu une infrastructure complète pour les musiciens, des premières mesures d’un morceau à sa distribution dans les bacs. Yolk compte aujourd’hui plus de 30 références et sort 5 à 6 albums par an. Pour Ronan Le Pennec, permanent de Yolk, les besoins sont réels: « Nous travaillons avec l’étranger où les règles juridiques et financières sont différentes des nôtres. Nous avons besoin d’aide dans ces domaines. Par ailleurs, travailler en réseau avec d’autres labels permettrait de mutualiser les besoins administratifs pour davantage se consacrer à la musique. »

L’économie rebute souvent le lecteur. Pourtant, comment comprendre le monde dans lequel nous vivons sans parler économie ? Forts de ce constat, trois trentenaires ont l’intuition qu’il faut parler d’économie autrement. En janvier 2004, Walter Bouvais et David Solon, journalistes, et Grégory Fabre, ingénieur, créent un nouveau magazined’économie et de société : Terra Economica. Installé à Nantes depuis août 2005, ce bimensuel, pédagogique et légèrement décalé, met l’économie à la portée de tous. Rédigé par plus de 30 journalistes en Europe et dans le Monde, Terra Economica compte aujourd’hui près de 4 500 abonnés, dont 75 % sur Internet, et est disponible en kiosque depuis le mois d’octobre dernier. Walter Bouvais, directeur de la publication, est convaincu du potentiel de Nantes : « Avec les autres médias indépendants, on souhaite créer une sorte de pépinière permettant de mutualiser moyens techniques et locaux. Nantes peut devenir un lieu emblématique de la création de médias. »

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Nantes Métropole agenda

La Vallée du Gesvres

100% Nantais

À l’heure où les publics se divisent, où ceux qui aiment le reggae n’aiment pas le rap, deux jeunes Nantais, Pathy et Philman, tentent de rassembler les genres. Ils signent ensemble une compilation mélangeant les goûts et les couleurs de la scène nantaise version hip hop, reggae, RNB, dance hall… Intitulé 100 % Nantais, cet album propose 16 titres aux mélodies parfois savoureuses, aux voix multicolores, sans cacophonie aucune. Avec quelques belles réussites et des textes élégants, voilà largement de quoi dépasser les clivages et passer un bon moment en leur belle compagnie. Dans les bacs sur Nantes et Saint-Nazaire. www.centpourcentnantais.fr

DU SABLE ET DES ARMOIRES

Théâtre sans parole par la Compagnie Bagamayo. Au départ, il y a huit armoires. Quatre personnages vont sortir de ces armoires. Ils ouvrent la porte comme ils ouvrent leur cœur. Un univers sans voix orchestré par magie, une fresque de gestes et de sons. Les 16 et 17 avril au Théâtre Universitaire, chemin de la Censive du Tertre à Nantes. Rens. : 02 40 14 55 14. BÉBÉ

Spectacle pour enfants à partir de 3 ans.

L’ancien moulin à eau au pied du viaduc de la Verrière.

La Chapelle-sur-Erdre. Les jours rallongent enfin et le printemps pointe le bout de son nez. Il est temps d’aller prendre l’air ! Pour cela, la vallée du Gesvres vous accueille à bras ouverts. Proche du centre de l’agglomération, cette balade de 10 km est étonnante de dépaysement et offre une incroyable variété de panoramas. Bois, rivières, marais et clairières se succèdent le long du sentier. Cette nature presque sauvage est loin d’être le seul intérêt de cette promenade. Si vous êtes patient,

L’Atelier du livre qui rêve présente Bébé d’après un livre de Fran Manuskin. C’est un livre tendre pour expliquer aux petits combien ils ont été attendus et tout le bonheur qu’a suscité leur naissance. Adaptation pour comédiens, marionnettes et formes animées. Du 10 au 13 avril au Musée Dobrée, rue Voltaire à Nantes. Rens. : 02 40 82 70 38. CAMARGUE ROUGE

Théâtre musical. Camargue rouge ou le jour où les Indiens

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vinrent en Camargue. De et avec Jean Vilane et Nicole Rieu. Au début du XXe siècle, la Provence accueillit des Indiens. De cette rencontre entre Indiens, gardians et gitans, est né un récit passionné, sous la plume du conteur Jean Vilane. Ce récit est illustré de chansons de Nicole Rieu. Le 24 avril au Théâtre de la Gobinière, avenue de la Ferrière à Orvault. Tarifs : 10/18 €. Rens. : 02 51 78 33 33. FANNYSTATIC

Soirée acidulée avec

la vallée du Gesvres vous révèlera bien d’autres merveilles. Tout d’abord, cachée sous les platanes, la fontaine des Forges dont la construction date de 1828. Pendant plusieurs années, on crut au caractère ferrugineux de ses eaux mais la fontaine resta inexploitée. Son eau n’est pas potable. Plus loin, vous découvrirez un site où règne une étrange atmosphère. Au pied du viaduc de la Verrière, un ouvrage du XIXe siècle comptant 18 arches, vous pourrez faire une halte autour des ruines d’un

moulin à eau qui, sous la Révolution, fut réquisitionné pour la fabrique d’armes. Aujourd’hui, le site doté de bancs et de tables se prête idéalement aux piqueniques. Pour vous y rendre : depuis le bourg de La Chapellesur-Erdre, prenez la D 75 vers Orvault. À moins de 2 km, garezvous sur l’aire de stationnement juste avant le Pont de Forge. Le départ se fait au point de tri sélectif et du panneau d’informations de Mazaire. Ensuite, suivez le balisage bleu, blanc et vert.

Fannystatic qui, seule à l’accordéon ou en trio, sort son premier album Lalala. Elle chante des histoires de jeunes filles amoureuses, curieuses et joyeuses. Des histoires de jeunes femmes qui aiment, qui s’impatientent et qui vont de l’avant. Le 16 mars au Loiry, parc du Loiry à Vertou. Tarif : 5 €. Rens : 02 40 34 12 22.

par David Gauchard, mêlant comédie, sons électroniques, rap et vidéo. Une adaptation étourdissante mixant tirades, scratches et passages musicaux stratosphériques! Le 29 mars au Théâtre municipal de Rezé, à Rezé. Tarifs : 6/8/15 €. Rens. : 02 51 70 78 00.

HAMLET

Spectacle enfants. Dans un pays imaginaire, un roi meurt. Pour sauver le royaume, Marie des grenouilles, la souillonne, révèle par ses chastes baisers le prince

D’après William Shakespeare. Compagnie l’Unijambiste. Concertthéâtre mis en scène

MARIE DES GRENOUILLES

charmant qui coassait jusqu’alors sur les berges du lac ombragé… À partir de 7 ans. Le 28 avril à la Salle Paul Bouin, Ensemble du Grignon à BasseGoulaine. Rens. : 02 40 03 53 47. AUTOUR D’ELLES

Nouveau cirque par la Compagnie d’Antan. Basé sur l’acrobatie, le porté main à main et la musique, ce spectacle raconte les relations entre les hommes et les femmes, les tensions entre les individus, leurs rôles, leurs émotions. Tout en poésie et en


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Du 6 au 15 avril, c’est la 75e Foire Internationale de Nantes. Le thème de cette édition 2007 : la Chine.

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Parc des Expositions de la Beaujoire, route de Saint-Joseph à Nantes.Tarif : 5,50 €.

Salon du livre jeunesse e

Couëron. Du 22 au 25 mars 2007, se déroulera la 12 édition du Salon du Livre Jeunesse de l’Amicale laïque de la Chabossière. Le thème de cette année : « le monde animalier ». Plus de 3 200 ouvrages seront présentés durant ces quatre jours. Plusieurs éditeurs seront présents : le nantais Gulf Stream Éditeur, Milan et Bayard. Yves Cotten, Dominique Mainguy, Katia Wolek, Elodie Dumoulin, Marc Sachot, Françoise Richard et bien d’autres auteurs et illustrateurs seront également sur place pour parler de leurs livres et les dédicacer aux lecteurs. Les visiteurs pourront aussi participer à des ateliers de reliure, d’illustration ou d’arts plastiques, et découvrir une exposition de frises animalières. Trente-sept classes de maternelles, primaires et collèges sont attendues sur le salon. Et pour finir en beauté, les soirées des 24 et 25 mars seront consacrées à des veillées de contes par les Baladins de la Vallée d’Argent. Du 22 au 25 mars à l’Amicale laïque de la Chabossière, rue Rouget de l’Isle à Couëron. Entrée libre. Rens. : 06 62 07 33 67

Regards sur l’Amérique Latine Nantes. La Maison des Citoyens du Monde propose, tous les deux ans, une manifestation intitulée « Regards Sur… ». À travers des conférences-débats, des rencontres littéraires, du cinéma, des animations culturelles et citoyennes, des expositions et animations pédagogiques, cet événement permet de multiplier les regards sur un pays ou une région et d’accroître ainsi la connaissance de l’autre dans sa diversité pour lutter contre le racisme et les discriminations. Pour l’année 2007, la Maison des Citoyens du Monde propose la cinquième édition des « Regards Sur… Paroles de… » consacrée à l’Amérique latine autour d’un thème central « un continent, des peuples, des droits ». La manifestation sera parrainée par Miguel Angel Estrella, pianiste argentin fondateur de l’ONG Musique Espérance.

HANSEL ET GRETEL

Spectacle de marionnettes destiné aux enfants de plus de 3 ans. Conte des frères Grimm. La Sorcière Grignote vit en forêt dans une maison de pain d’épice et attire les enfants égarés… Durée du spectacle: 50 minutes. Du 7 mars au 17 juin les mercredis et

dimanches, et tous les jours pendant les vacances scolaires à La Maison des Marionnettes, rue Dugommier à Nantes. Tarif : 5,50 €. Rens. : 02 40 48 70 19. CABARET, CABARET

Musique latino. Soirée conviviale proposant des musiques variées et enthousiastes. Chacun sera invité à danser. Même les plus timides ne résisteront pas aux rythmes passionnés. Au programme des réjouissances: tango, bossa nova, salsa, rumba…

Le 24 mars à la Salle du Pré Poulain, à Thouaré-sur-Loire. Tarifs : 5/10 €. Rens. : 02 40 68 09 70. L’EAU, LA VIE

Exposition des photographes des Trois îles. Nappes souterraines, rivières, lacs, mers et océans. Eau indispensable pour les êtres vivants et surtout l’homme. Eaux menacées par l’utilisation abusive des hommes. Brosser un état des lieux, donner à réfléchir, c’est ce défi que se proposent de relever les

La Chapelle-sur-Erdre.

L’association l’Atelier de l’Erdre présente une exposition de peintures, sculptures et encadrements d’art réalisés sur le thème « Objets du quotidien ». L’invité d’honneur est Philippe Béranger, jeune artiste nantais ayant déjà exposé dans de nombreuses galeries d’art. L’Atelier de l’Erdre a notamment reçu par le passé Jules Paressant, Denis Clavreul et Michel Debièvre. La grande variété de ces projets témoigne que, pour l’Atelier de l’Erdre, l’art n’est pas une pratique solitaire, coupée du quotidien, mais une activité que l’on partage, en prise directe avec la vie de tous les jours. L’un des objectifs est aussi de permettre au plus grand nombre d’accéder à une pratique artistique et au plaisir de créer. Du 27 avril au 6 mai à Capellia, chemin de la Roche Blanche à La Chapelle-sur-Erdre. Rens. : 02 40 72 97 58.

Du 5 avril au 6 mai à Cosmopolis, passage Graslin – rue Scribe à Nantes. Rens. : 02 51 84 36 70 musique! Spectacle sous chapiteau. Du 29 au 31 mars à La Carrière, à Saint-Herblain. Tarifs : 17/21/24 €. Rens. : 02 28 25 25 00.

Objets du quotidien

photographes des Trois îles. Du 20 avril au 5 mai, à la Médiathèque Yves Laurent et à la Gare d’Anjou, à SaintSébastien-surLoire. Entrée libre. Rens. : 02 40 80 86 05. IN VIVO

Danse hip hop. La compagnie de hip hop contemporaine S’poart présente sa nouvelle création. Une danse riche, très habitée, une narration qui place l’être humain au cœur des préoccupations. En première partie: Slapstick par la Compagnie Exprime.

Solo de danse inspiré du cinéma muet. En partenariat avec le festival Hip Opsession. Le 13 avril à l’Onyx, place Océane – Atlantis à SaintHerblain. Tarifs : 10/12/14 €. Rens. : 02 28 25 25 00.

Acrobates, danseurs, voltigeuse, contorsionniste, main à main… Partenariat Capellia – Onyx. Le 23 mars à Capellia, à La Chapelle-surErdre. Tarifs : 10/12/14 €. Rens. : 02 40 72 97 58.

JARDINS D’ÉDEN PROVISOIREMENT

THÉÂTRE AMBULANT CHOPALOVITCH

Cirque chorégraphié par la Compagnie l’Éolienne. D’après les œuvres d’Albert Jacquard et Théodore Monod. Ce spectacle est une promenade poétique, onirique et métaphysique autour du thème du bonheur.

Pièce de Lioubomir Simovitch. Pendant la guerre, une troupe de théâtre ambulant tente d’exercer son art dans une ville serbe occupée par le régime nazi… Douze comédiens sur scène et une belle

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L’événement

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En 2006, lors de sa première édition à Nantes, le célèbre Festival du rire importé du Québec a accueilli plus de 40 000 spectateurs.

Les Giboulées de Goulaine Basse-Goulaine. Cette année, le festival des Giboulées de Goulaine fête son 10e anni-

Du 23 au 25 mars à la salle Paul Bouin, Ensemble du Grignon à BasseGoulaine. Rens. : 02 40 03 53 47.

Juste pour Rire

Métropole. C’est reparti pour le Festival Juste pour Rire! Du 30mars au 6avril, la métro-

pole nantaise accueille les plus grands numéros de la planète humour. Pour se gondoler, se marrer, s’esclaffer, glousser ou pouffer, un programme dodu et tordant: one-man shows, danse, musique, expo, cirque, gala, concerts, clowns, théâtre, chant, acrobaties, magie, spectacles pour enfants et bien d’autres réjouissances encore. Sur scène, les grands seront tous là: Anne Roumanoff, marraine de cette édition, Chevalier et Laspalès, Chicos Mambo, Duel, François Rollin, Jean-Luc Lemoine, Jamel Comedy Club, Nicolas Canteloup, Omar et Fred, Stéphane Rousseau, Vincent Roca, Jean-Louis Ruquier… Pour cette 2e édition, Juste pour Rire se déroulera, comme l’année dernière, à la Cité des Congrès à Nantes, mais aussi au Zénith Nantes Métropole à Saint-Herblain. Durant 8 jours de folie, près de 200 artistes se succéderont sur scène, au cours de 80 spectacles! Rens.: www.justepourrire-nantes.fr

énergie. Le 20 avril au Ligéria, rue de la Loire à Sainte-Luce-surLoire. Tarifs : 13/14 €. Rens. : 02 40 68 16 39. LE MENTAL DE L’ÉQUIPE

Théâtre. D’Emmanuel Bourdieu et Frédéric Bélier-Garcia. Cette comédie réunit une équipe de quatorze acteurs à crampons qui transforment la scène en pelouse magique. L’action se déroule à deux minutes de la fin d’un match: arrêt de jeu, chaque camp

peaufine sa stratégie… Du 25 au 27 avril à l’Espace 44, à Nantes. Tarifs : 9/19/24 €. Rens. : 02 51 88 25 25. COMMENT MÉMÉ EST MONTÉE AU CIEL

Théâtre enfants. Écriture et interprétation de Titus. Un comédien narrateur et un accordéoniste racontent avec humour et poésie des histoires originales autour du monde fascinant et angoissant du rêve. Tout public à partir de 7 ans. Le 28 avril au Théâtre

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Christine Sibran

versaire. Une fois encore, le programme est insolite et varié. Musicien, humoriste, spécialiste de la chanson courte, roi du gag et du burlesque, Wally est inclassable. Simple et drôle, il transporte avec lui la chaleur de son Aveyron. Lili Marto est aussi au programme. Sur scène, trois filles chantent a capella, mêlant humour et candeur pour évoquer les petits travers de la vie. Avec des chroniques guillerettes, Niobe nous livre une déclaration d’amour à l’être humain. Des musiques swing et samba, un univers de rêve aux prises avec la réalité. Enfin, Thomas Pitiot nous raconte La Terre à Toto. Accompagné par quatre musiciens, le poète de Seine-Saint-Denis fait un tour de chant chaleureux: des musiques épicées aux saveurs des marchés multicolores de sa banlieue.

Dernier Caprice Nantes. Le 10 avril 1964, le pianiste Glenn Gould choisit Los Angeles pour faire ses adieux au public. La nouvelle surprend les mélomanes, mais sans plus. L’artiste a habitué son public et son entourage à ses excentricités. Et si certains s’apitoient, peu y croient, attendant le concert qui infirmera la décision. Mais Glenn Gould n’est pas de ceux qui annoncent leur retrait pour mieux faire ensuite commerce de leurs adieux, puis de leur retour. Jusqu’à sa mort en 1982, il ne donnera plus aucun concert. En 1964, Joël Jouanneau, auteur et metteur en scène de cette pièce, n’a que 18 ans, et ne sait rien de Glenn Gould. Aujourd’hui, il nous livre une œuvre de fiction dont l’action se déroule dans la loge de Glenn Gould, juste avant la première note de cet ultime concert. Du 12 au 30 mars à l’Espace 44, rue du Général Buat à Nantes. Rens. : 02 51 88 25 25.

Boris Vian, rue Edmond Rostand à Couëron. Tarifs : 3,5/7,50 €. Rens. : 02 28 25 85 35.

Piano’cktail, à Bouguenais. Tarifs : 6/10/12€. Rens. : 02 40 65 05 25.

SEPT JOURS DE SIMON LABROSSE

QUELLE NATURE POUR DEMAIN

De Carole Fréchette par la Compagnie du Loup. Simon Labrosse est sans emploi. Chaque jour, il s’invente un nouveau métier et se bat avec fébrilité et dérision contre le désespoir. Une comédie qui nous interroge avec humour sur la difficulté de trouver sa place dans le monde d’aujourd’hui. Le 27 mars au

Exposition. Parce que la formidable biodiversité des êtres vivants et de leurs milieux n’a jamais été autant menacée par les activités humaines, chacun doit être convaincu de son utilité et de sa richesse. Cette exposition est illustrée de photos naturalistes. Du 28 mars au 19 avril au Château de la Gobinière, Orvault. Rens. : 02 51 78 33 33.

PRINTEMPS

Théâtre. Mise en en scène de Delphine Lamand et Jean-Luc Annaix. Quand six auteurs aux sensibilités différentes s’emparent du thème du printemps, cela donne six histoires courtes, percutantes et inventives. L’occasion pour les comédienschanteurs et les musiciens du Théâtre Nuit de célébrer ces printemps qui fredonnent, en passant allégrement du swing au chant choral, sans oublier la musique. Du 24 au 28 avril à la Salle Vasse, à Nantes.

Tarifs : 12/15 €. Rens. : 02 40 69 00 47. PYGMALION

De Bernard Shaw, sur une mise en scène de Nicolas Briançon, avec Barbara Schulz, Nicolas Vaude, Danièle Lebrun, Henri Courseaux. Pour Eliza Doolittle, la marchande de fleurs à l’accent « cockneyargotique », la seule différence entre elle et « une dame comme il faut », c’est le regard qu’on porte sur elle. Un éminent linguiste fait néanmoins le pari fou de transformer l’humble Eliza en distinguée lady


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La traditionnelle fête foraine du printemps

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se tiendra du 31 mars au 22 avril cours Saint-Pierre et cours Saint-André à Nantes.

Déverrouillage de la Targette

Mauves en noir et blanc Mauves-sur-Loire. Les 24 et 25 mars prochains, se tiendra la sixième édition du Festival du polar Mauves en Noir. Depuis ses débuts, le festival aborde la littérature noire et policière sans prétention et sans complexe pour faire découvrir, à un public le plus large possible, ce genre particulier. Autour d’un thème, cette année « Noir et Blanc », les organisateurs proposent, outre le salon littéraire, des animations, des rencontres, des expositions et autres activités en tout genre, pour permettre à chacun de se retrouver autour des livres et de leurs auteurs. Ce festival est un lieu où il fait bon se rencontrer. Mauves en Noir se veut un lieu d’échanges, de plaisirs partagés et de découvertes. Pour cette sixième édition, de nombreux auteurs sont annoncés : Marc Villard, Philippe Deblaise, Mouloud Akkouche, Béatrice Nicodème, Markus Malte… Du 24 au 25 mars à Mauves-sur-Loire. Rens. : 02 40 25 50 36.

Rezé. Installation visuelle et poé-

tique mise en scène par Yannick Pasgrimaud. Comédien plasticien, créateur de marionnettes, de théâtre d’objets et de papier, Yannick Pasgrimaud vous propose une exposition-installation qui emmène le visiteur dans l’univers de ses fantasques et étonnantes comédies intérieures. Une grotte des délices qui, au travers des éléments de décor et figurines d’une dizaine de spectacles, retrace l’univers d’un auteur inventif, mystérieux et imprévisible. Voilà un voyage qui va faire s’écarquiller un bon nombre de paires d’yeux, jeunes ou moins jeunes.

Dès 5 ans.Du 24 au 28 avril à la Galerie de l’Espace Diderot, à Rezé. Rens.: 0251707800 ou www.larcareze.fr

Christine Laquet

Let’s Dance N°5

à l’anglais irréprochable. Derrière l’humour et la trivialité de certaines situations, la pièce exprime surtout une sévère dénonciation du conformisme social. Le 27 mars à La Fleuriaye, Carquefou. Tarif : 36 €. Rens. : 02 40 68 72 72. MAYRA ANDRADE

Chanson. À 21 ans, Mayra Andrade est la nouvelle diva du CapVert. Elle propose une superbe palette vocale nourrie d’influences brésiliennes, malgaches et jazzy. Le 23 mars au Théâtre municipal de Rezé, à Rezé.

Tarifs : 6/8/13/15 €. Rens. : 02 51 70 78 00. BIEN DES CHOSES

Humour. Texte et mise en scène de François Morel. Avec François Morel et Olivier Saladin, et la voix de Jean Rochefort. Quand deux des plus célèbres Deschiens se rencontrent, ils se disent bien des choses… Un nouveau spectacle tendre et hilarant, sur l’une des traditions estivales du dernier siècle: la correspondance manuscrite sur carte postale. Partenariat Capellia – MCLA. Le

Nantes. Initié en 2002, le festival Let’s Dance se veut un moment à part, un instant privilégié. Chaque édition se construit autour de petits spectacles de danse ou de théâtre souvent inclassables, mais toujours surprenants. Cette année, Let’s Dance s’enrichit d’une création du chorégraphe nantais François Grippeau, d’après une œuvre du musicien John Cage. Plusieurs solos sont également à découvrir, notamment celui d’Olivier Dubois, ou le fascinant jeu d’eau et de lumière créé par Fabrice Lambert. Autre temps fort, la splendide interprète Sophiatou Kossoko provoquant la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin, ou Christian Rizzo et Jean-Baptiste André défiant les lois de la pesanteur. Let’s Dance s’annonce joyeux, truculent et turbulent. Du 20 au 24 mars au Lieu Unique, quai Ferdinand Favre à Nantes. Tarifs : de 3,5 à 17 €. Rens. : 02 40 12 14 34.

25 avril à Capellia, chemin de la Roche Blanche à La Chapelle-surErdre. Tarifs : 12/20/23 €. Rens. : 02 40 72 97 58.

Le 29 mars au Pannonica, rue Basse Porte à Nantes. Tarifs : 8/10 €. Rens. : 02 51 72 10 10.

Le 21 avril à l’Onyx, Atlantis à Saint-Herblain. Tarifs : 10/12/14 €. Rens. : 02 28 25 25 00.

Bouguenais. Tarifs : 6/10/12 €. Rens. : 02 40 65 05 25.

LES POUCES DU PANDA

THOMAS DUTRONC

ERDMANN 3000

Théâtre burlesque. Norbert Aboudarham poursuit l’invention farfelue de son bestiaire. Il semble que l’intelligence de l’homme vienne de sa main et précisément du pouce, opposable aux autres doigts. Le panda a, lui, deux pouces à chaque main… Tous les pandas devraient être prix Nobel ?!

Danse. Leila Haddad rend hommage à Oum Khalsoum. Elle propose Zikrayat, du nom du poème écrit par Ahmed Rami à Oum Khalsoum. Avec sa compagnie de danseurs et danseuses, elle traque le Tarab, état de transe et d’extase donné par la musique. Le 27 avril à l’Escall, à Saint-Sébastiensur-Loire. Tarifs : 15/30 €. Rens. : 02 40 80 86 05.

Daniel Erdmann au saxophone, Franck Möbius à la guitare, Johannes Fink à la contrebasse, et John Schröder à la batterie. Ces musiciens issus d’une scène allemande féconde et singulière emmènent leur jazz sur de nombreux territoires: free, alternatif, noise, rock, funk, avec énergie et originalité.

Café-concert. Dans une ambiance chaleureuse, découvrez les invités de Thomas Dutronc. Le quartet de base s’étoffe peu à peu dans un spectacle ouvert à toutes les formes musicales: jazz, blues, swing, tsigane, rumba, manouche, bossa, funk… en solo, trio ou en sextet. Le 23 mars au Piano’cktail, à

ZIKRAYAT, DEUX ÉTOILES D’ORIENT

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Esprit métropolitain

Travailler sous l’Arc-en-Ciel

Nous sommes tous consommateurs, donc producteurs de déchets. Mireille Leray les trie pour leur donner une nouvelle vie.

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epuis 1998, Mireille Leray est l’un des maillons de la grande chaîne du recyclage. Agent de tri, elle sépare bouteilles de plastique, canettes de métal et autres papiers et cartons. Polyvalente, elle est également conductrice d’engins et intervient aux presses de compactage de l’unité de traitement des déchets Arc-en-Ciel, à Couëron. « Pour moi, c’est une activité vraiment importante pour la planète. Quand j’ex-

plique ce que je fais, ça suscite des ques- sujets aux TMS (troubles musculo-squelettions. Une fois, quelqu’un m’a dit qu’il tiques), un groupe de travail s’est mis en pensait que plus il y avait d’emballages à place. Constitué de membres de la CPAM, de trier, n’importe lesquels, mieux c’était… la CRAM, de la médecine du travail et de Beaucoup de gens croient ainsi bien faire responsables de l’usine Arc-en-Ciel, il intèen mettant dans les sacs et bacs jaunes gre aussi quatre trieurs volontaires, dont des choses qui ne devraient pas s’y Mireille Leray. « J’ai trouvé ça bien qu’on retrouver. Ça encombre les chaînes demande aux premiers concernés de réfléinutilement puisqu’on ne peut rien en chir aux solutions à trouver. » Tous les mois, pendant deux ans, faire (actuellement 20 % elle apprend à des quantités réception- « Le tri, c’est une activité nées). » Pour les trieurs, importante pour la planète. » poser un œil différent sur son c’est autant de gestes inutiles. Par exemple, tous les plastiques ne métier. « Les trieurs ont été filmés, ce qui se valent pas. « Les sacs et films plas- a permis de repérer les gestes à éviter. Des tique qui enveloppent les packs d’eau ergonomes nous ont aidés à adapter les minérale ou les revues ne sont pas recy- habitudes de travail. Maintenant, on effecclables, pas plus que les pots de yaourt, tue des rotations sur nos postes, les pauses les barquettes et d’une manière géné- sont planifiées. Et puis un temps d’échaufrale tous les emballages trop légers. » fement physique est réservé avant chaque Parfois aussi, les trieurs sont confron- prise de poste. Tous ces changements ont eu tés à des situations franchement dés- un effet bénéfique sur la santé des nouveaux agréables, « des couches sales, des employés. » animaux morts », voire dangereuses : Des formations internes ont été instaurées « On a dû arrêter la chaîne une fois, à et les nouveaux arrivants sont pris en charcause d’une grenade. Mais le plus fré- ge pendant six mois par un « tuteur » charquent, ce sont les seringues et les mor- gé de lui apprendre le métier. Cette formation qualifiante au poste d’agent de tri, ceaux de verre ». Agir contre les TMS. Cette mère de famille élaborée par Campus Véolia Environnement de 41 ans s’investit aussi dans la préven- et Véolia Propreté Région Centre Ouest, est la tion des maladies professionnelles spéci- première de cette catégorie en France. Le tri des fiques à ce secteur d’activités. « Tout ce qui matières recyclables s’effectue par des homarrive sur les chaînes est trié à la main. Le mes et des femmes. « La qualité de leurs condicorps est soumis à rude épreuve et on cons- tions de travail dépend aussi de la qualité du tri tate beaucoup de tendinites dans les mains, à la source. » • les épaules et les coudes. » Pour compren- Visites de l’usine Arc-en-Ciel sur réservation : dre pourquoi les employés du tri sont aussi renseignements au 02 40 85 36 78

ADRESSES, NUMÉROS ET SITES UTILES • SAMU (urgence médicale) 15 • Pompiers : 18 • Police : 17 • SOS médecins : 02 40 50 30 30 • Allo Enfance Maltraitée : 119 • Sida Info Service :

• Nantes Métropole 02 40 99 48 48 www.nantesmetropole.fr www.nantesmetropole.fr/ligne4/

• Infocirculation www.infocirculation.fr

• TAN 0 810 444 444 www.tan.fr

24 - Nantes Métropole - mars / avril 2007

Prix d’un appel local.

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Nantes Métropole, 2 cours du Champ de Mars 44923 Nantes CEDEX 9. Directeur de la Publication: Jean-Marc Ayrault. Codirecteur de la publication: Frédéric Vasse. Rédacteur en chef: David Pouilloux. Rédactrice: Carole Paquelet. Photographe: Patrick Garçon. Ont collaboré à ce numéro: Franck Albert, Caroline Demaison, Anne Marquet, Edith Panigot, Emmanuelle Ramond, Sylvia Gillion, Hélène Balasakis, Isabelle Corbé, Emmanuel Bouvet, Fabien Le Dantec. Diffusion: La Poste - Virginie Barbault et Sophie Oliviero. Conception: Double Mixte / enodenis. Editeur: Direction de la communication de Nantes Métropole. Infographie: IDE. Impression: Imaye Graphic, Label IMPRIM’VERT, Laval.


Journal n°08 - Mars / Avril 2007