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Grands évènements

Nantes Métropole N° 1. Janvier / Février 2006

Les deux futurs ponts sur la Loire

www.nantesmetropole.fr

Deux nouveaux ponts permettront de franchir la Loire en 2010. Présentation des deux projets lauréats. Page 2

Sainte-Luce-sur-Loire

Portrait d’une vie durable Page 24 Métropole

Le Zénith pour demain Page 3 PATRICK GARÇON

Communauté urbaine

Pour tout savoir sur votre eau D’où vient-elle ? Comment va-t-elle ? A l’occasion de l’établissement du tarif unique, un dossier pour comprendre votre eau. Page 11

Nantes Métropole, comment ça marche ? Page 16 Infographie du dossier

Le cycle de l’eau

Basse-Goulaine /Bouaye / Bouguenais / Brains / Carquefou / Couëron / Indre / La Chapelle-sur-Erdre / La Montagne / Le Pellerin / Les Sorinières / Mauves-sur-Loire / Nantes / Orvault / Rezé / Saint-Aignan-de-Grand-Lieu / Saint-Herblain / Saint-Jean-de-Boiseau / Saint-Léger-les-Vignes / Sainte-Luce-sur-Loire / Saint-Sébastien-sur-Loire / Sautron / Thouaré-sur-Loire / Vertou


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Métropole grands événements

MARC MIMRAM ARCHITECTE - MAP - STUCKY

Un mémorial pour le passé et l’avenir

Cestor, ce projet artistique est un acte fondateur : « De 1992 à 1994, l’exposition Les Anneaux de la Mémoire permit de donner de Nantes et de son agglomération l’image forte d’une population courageuse, résolument déterminée à affronter son passé, afin de se projeter vers l’avenir. »

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Le futur pont sur le bras de Pirmil, d’une longueur de 300 m.

Le futur pont sur le bras de La Madeleine, d’une longueur de 220 m.

Deux ponts vers le futur

L WODICZKO / BONDER

Image de synthèse représentant le Mémorial.

SETEC TPI / ATELIER BARAMI

En 1998, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage, le Conseil municipal de Nantes a adopté le principe d’édifier un Mémorial sur le quai de la Fosse. Lors du Conseil communautaire du 14 octobre dernier, les élus de Nantes Métropole ont approuvé le programme du Mémorial. Après de nombreux débats entre élus, experts et citoyens, c’est le projet de Krzysztof Wodiczko, artiste engagé, internationalement reconnu, qui a été retenu. Le Mémorial prolongera le cheminement piétonnier sur les berges de la Loire, déjà entamé en amont et sur l’autre rive. De la passerelle Schoelcher au pont Anne de Bretagne, un vaste terrain comportera l’inscription au sol des 3829 expéditions françaises de la traite négrière. Outre cette esplanade, le Mémorial sera constitué d’une passerelle longeant la Loire à l’intérieur du quai, rythmée par des plaques de verre portant des textes sur l’abolition de l’esclavage. Plus qu’un monument, Krzysztof Wodiczko propose un parcours méditatif. Comme l’a souligné le conseiller communautaire Octave

a Loire aura en 2010 deux nouveaux compagnons de route : un pont à haubans sur le bras de La Madeleine, reliant le Nouveau Malakoff à l’Ile de Nantes, et, un peu plus loin, un second pont, sur le bras de Pirmil, reliant l’Ile de Nantes à Saint-Sébastien. Que se passera-t-il alors ? On circulera plus facilement quand on franchira la Loire. Les lauréats du concours d’architecture viennent d’être désignés. Il s’agit des groupements MIMRAM/ STUCKY/MAP pour le pont du bras de Pirmil et SETEC TPI / BARAMI pour celui du bras de la Madeleine. « Nous avons défendu depuis longtemps l’idée d’un pont reliant Saint-Sébastien à l’Ile de Nantes, assure Yves Aumon, élu communautaire et maire-adjoint chargé du dossier à la mairie de Saint-Sébastien. Mais cet ouvrage d’art devait s’inscrire dans la ville, sans défigurer les îles de Saint-Sébastien. Le pont choisi respectera l’environnement et sera une continuité sans rupture du boulevard des Pas Enchantés. En fait, ce pont sera davantage une rue au-dessus de la Loire qu’un pont ! » Une rue qui reliera des quartiers entre eux. « Pour passer de Saint-Sébastien à l’Ile de

Nantes, il faut aujourd’hui 30 minutes, alors que c’est en face, poursuit Yves Aumon. En 2010, il faudra 5 minutes à pied ! » A pied ? Oui, c’est là l’une des particularités des deux nouveaux ponts, en plus d’avoir été pensé pour accueillir les transports en commun. « Le pont de Pirmil par exemple ne sera en rien une autoroute comme le craignent certains habitants, assure L'objectif l’élu. Mais un espace de désormais est promenade. Les modes la qualité de de circulation doux l'intégration (piéton, vélo) auront des ponts dans plus de place (9 m) que le site. les voitures (6 m). » Et P. RIMBERT puis tout n’est pas joué. vice-président de N.M. L’emplacement exact des ponts n’est pas figé, ni le mode de raccordement à la voirie (rond-point, feux, etc.). « L'objectif désormais est la qualité de l'intégration des ponts dans le site, insiste Patrick Rimbert, vice-président de Nantes Métropole, chargé des grands projets urbains et responsable de ce dossier depuis plus de deux ans. Le processus continue. Des enquêtes publiques vont être lancées, de nouvelles concertations avec les habitants vont avoir lieu. Nous trouverons ensemble la meilleure solution.» •


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ne sera jamais à plus “de On 50 m de la scène. ” PHILIPPE CHAIX, architecte.

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8 500 places

« Avec ses , le Zénith de Nantes Métropole sera le plus grand de province, le premier Zénith de région. », DANIEL COLLING, Sté. Coker, exploitant du Zénith.

Le Zénith va illuminer la Métropole

ILLUSTRATION : CHAIX ET MOREL

Édito

Le Zénith ouvrira ses portes au public en décembre 2006.

Le Zénith implanté à Saint-Herblain rayonnera sur l’ensemble du Grand Ouest. Le nom tinte comme une invite aux grands spectacles, de ceux qui laissent une empreinte inaltérable dans les souvenirs. Ce nouveau Zénith est le dernier fruit d’un concept créé en 1981 par les architectes Philippe Chaix et JeanPaul Morel, ainsi que deux professionnels incontournables du spectacle Daniel Colling et Daniel Keravec. « Avec une capacité de 8500 places, le Zénith offrira un équipement culturel sans équivalent sur l’agglomération nantaise et permettra d’accueillir les grandes tournées nationales ou internationales, précise MarieFrançoise Clergeau, députée et adjointe au maire de Nantes, vice-

présidente de Nantes Métropole béton et de résille de métal, le chargée des grands équipements. bâtiment long de 122 m et large Les habitants auront ainsi à leur de 89 m, est édifié dans une vaste disposition une très grande salle, zone verte, préservée jusqu’aux complémentaire de celles qui abords de la construction. existent déjà. » Conçu dans un contexte global Zone de vie. La construction du d’aménagement et de dévelop- Zénith permet par ailleurs de créer pement du territoire, il est implanté une nouvelle zone de vie. « Des sur le site d’Ar Mor, à la lisière bâtiments d’activités tertiaires vont du périphérique, sur la commune de “ Le Zénith est le 1er grand Saint-Herblain. équipement décidé et financé par Cet emplacement notre jeune Communauté urbaine. ” lui assure une M. F. CLERGEAU, vice-présidente de N.M. ouverture stratégique sur l’Ouest de la Métropole être construits sur ce quartier, préNantes-Saint-Nazaire. Décrit par cise Charles Gautier, maire de ses créateurs comme « une île, Saint-Herblain et vice-président forme fluide et ovale », bordé de de Nantes Métropole, chargé du quatre façades illuminées, le Zénith développement économique. L’enrayonne dans toutes les direc- semble du site d’Ar Mor a été amétions. La façade la plus haute -30 nagé et pensé à la fois pour les mètres- sert d’écran géant. Alliance habitants et pour les chefs d’ensubtile de force et de légèreté, de treprise. » •

La naissance d’un nouveau journal n’est jamais un acte anodin. Et encore moins lorsqu’il est le premier de notre histoire intercommunale. Derrière cette volonté d’informer, de transmettre notre projet métropolitain, j’y vois le geste fort de 24 communes rassemblées au sein d’une même communauté de destin. Complémentaire de vos magazines municipaux, ce journal vient vous donner des clés pour comprendre les grands projets de développement de notre territoire. Nous souhaitons ainsi mettre à la disposition de tous, les éléments de réponse aux questions légitimes que vous vous posez sur l’agglomération et son avenir. Notre volonté de donner du sens se traduit aussi par une valorisation de l’expression de vos élus communautaires, et parmi eux, les maires de l’agglomération. Aussi, le ton du journal est informatif et pédagogique, pour être accessible à tous. La communauté urbaine Nantes Métropole n’est pas « un machin » loin de vous et de vos préoccupations quotidiennes. Sa légitimité est dans sa capacité à anticiper vos besoins quotidiens et l’évolution de nos modes de vie.

JEAN-MARC AYRAULT

Président de Nantes Métropole

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Nantes Métropole actualités Image de synthèse montrant ce que sera l’aménagement urbain du quartier du Clos Toreau.

Eric Chevalier, directeur des transports urbains et du stationnement à Nantes Métropole.

GRAPHIC IMAGE

Comment circuler au mieux durant les travaux de la ligne 4 ?

Sur la voie du BusWay

« Il faut utiliser au maximum les différents modes de transports en commun. Les usagers ont des alternatives à la voiture : la ligne TER Nantes-Vertou avec 3 nouveaux allers-retours aux heures de pointe, la ligne 2 du tramway, prolongée jusqu’à la Neustrie, la ligne de bus 42, la navette fluviale entre Trentemoult et la gare maritime. En voiture, prendre les itinéraires de substitution, décaler, si possible, ses horaires d’entrée et de sortie, penser à emprunter le pont des Trois Continents et suivre les conseils d’infocirculation®… Vous savez, la girafe ? »

La ligne 4 en cours de construction sera le premier BusWay français.

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’est un chantier énorme qui s’étend sur près de 8 km. La future ligne 4, qui reliera la Porte de Vertou au centre ville de Nantes, sera le premier BusWay de la communauté urbaine. Un BusWay ? En gros, c’est un bus qui circule comme un tramway, c’est-à-dire en site propre (un site aménagé), avec une fréquence de circulation et un confort proches du tramway (départ toutes les 3 minutes aux heures de pointe). Pourquoi un BusWay et pas un tramway ? « Aucun mode de transport ne s’impose d’office, explique François de Rugy, viceprésident de Nantes Métropole, chargé des déplacements. Notre philosophie des transports, c’est de choisir celui qui correspond le mieux aux besoins de déplacements au regard du coût de construction. » L’investissement financier pour un tramway est de deux à trois fois supérieur à celui d’un BusWay. « Sur cet axe, poursuit François de

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Rugy, les études ont montré que le besoin était de l’ordre de 25 à 30 000 déplacements par jour. Le BusWay était le choix à faire, car le plus adapté à la situation. » En centre ville, le besoin de déplacements peut monter à 100 000 par jour, comme sur la ligne 2 ou 3, par exemple. Et là, seul le tram, ou le métro, peut avoir une capacité suffisante pour transporter autant de passagers. Mauvais souvenir. Une fois la ligne 4 opéra-

qu’en bus. « Nous avons conscience que les gens vivent des moments très difficiles dans les embouteillages en sud Loire. Oui, la circulation s’est fortement dégradée aux heures de pointe, mais il est important de comprendre que c’est temporaire. Dans quelques mois, ces bouchons ne seront plus qu’un mauvais souvenir.» Pour l’heure, les travaux liés à la ligne 4 impliquent des changements d’habitudes : parkings relais (P+R) et transports en commun. La ligne 4, une fois achevée, proposera une alternative inté-

tionnelle, le volume de passagers transporté par la TAN sur cet axe Nous avons conscience que les gens vivent des sera fortement augmenté. « Nous passe- moments très difficiles dans les embouteillages en rons de 1 500 à 2 000 sud Loire. F. DE RUGY, vice-président de N.M. déplacements par ressante à la voiture : l’arrivée dans les parheure à environ le double, estime François de kings relais, puis la possibilité de prendre Rugy. Et de la Porte de Vertou à Nantes cenun transport en commun d’un nouveau tre, le trajet se fera en 20 à 25 min. » Ce temps genre, plus rapide, plus confortable, plus de parcours ferait aujourd’hui envie à tous régulier, le BusWay. • ceux qui empruntent cet axe, tant en voitures


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Habitat + 41 % de logements sociaux financés en 1 an.

Nantes Métropole actualités

Déplacements doux et durs Ils se déplacent dans l’agglomération. Ils sont contents ou pas. Ils en parlent. Quatre témoignages pour dire ce qui va et ce qui ne va pas dans les transports. Chantal, 57 ans La Chapelle-sur-Erdre – Île de Nantes « J’ai bien essayé de prendre les transports en commun, mais c’est trop contraignant pour moi. Sept kilomètres séparent mon domicile de la première station de tramway, Recteur Schmitt. En tout, il me faut un peu plus d’une heure pour aller travailler. En voiture, quand tout va bien, je mets 30 minutes le matin pour faire le même trajet. Évidemment, le soir, c’est assez différent et là aussi, je mets une heure… Quand la ligne 4 sera en service, ce sera peut-être plus rapide, mais ce qui m’intéresse surtout, c’est le projet de tram-train Nantes/Châteaubriant ».

Dominick, 41 ans Nantes – Saint-Etienne-deMontluc « J’ai fait partie des Ateliers du Déplacements, une consultation citoyenne pour faire évoluer les habitudes. Il y a un mois environ, un accident m’a privé de ma voiture et j’effectue maintenant ce trajet en TER, ce qui malheureusement double mon temps de parcours. Pour autant, j’attends le printemps pour me décider sur le rachat d’un nouveau véhicule ou non. Depuis que je suis obligé de repenser mes déplacements, je découvre aussi de nouvelles lignes de bus pour me rendre au travail, faire mes courses, etc. Pour le reste, j’effectue tous mes déplacements sur Nantes à vélo, à pied ou en tramway ».

Nadia, 40 ans Rezé – Saint-Herblain « J’habite Trentemoult et je travaille dans le quartier des Dervallières. Avant, je ne prenais que ma voiture mais en octobre, j’ai subitement réalisé que je mettais une heure pour faire ce trajet. J’ai aussi pris conscience que je perdais mon temps, que je contribuais à polluer et tout ça avec en plus la peur permanente d’arriver en retard à mes rendezvous. Aujourd’hui je prends le Navibus, le tram jusqu’à la station Tertre et je marche environ un quart d’heure. En tout, cette formule me fait gagner 20 minutes et puis c’est tellement meilleur pour ma santé… »

Nantes Métropole s’engage pour l’emploi Métropole. Considérée comme prioritaire, la

question de l’emploi et de l’insertion par l’économique est un registre d’intervention majeure de Nantes Métropole. A travers 3 objectifs, Nantes Métropole entend s’engager dans tous les processus d’accès et de retour à l’emploi : articuler développement économique et de l’emploi, faire que le développement économique profite à tous, impliquer les territoires et coordonner les politiques de l’emploi. Ces objectifs se traduisent aujourd’hui par l’investissement de Nantes Métropole dans

4 dispositifs importants : la Maison de l’Emploi, les réseaux de l’économie sociale et solidaire, les emplois tremplins, et la Mission locale pour l’Insertion des Jeunes. Le 16 décembre dernier, sollicitées par Jean-Marc Ayrault, président de Nantes Métropole, plusieurs entreprises d’ampleur nationale : Véolia, Suez, Eiffage, Carrefour, centre Leclerc Paridis et le Comité des Banques de Loire Atlantique, se sont engagées pour l’emploi dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et contre les discriminations. •

Mathilde, 29 ans Bouaye – Rezé « J’ai découvert récemment que je pouvais monter gratuitement mon vélo dans le TER. Pour autant, les tarifs pratiqués ne sont avantageux que si l’on utilise très régulièrement les transports en commun, ce qui n’est pas mon cas. Je trouve dommage qu’ils ne soient pas plus incitatifs pour des trajets occasionnels. Quand je peux, je vais à vélo jusqu’à la gare de Bouaye, je prends le TER et, de la gare de Pont-Rousseau, je me rends à mon travail, à Rezé. Évidemment, cette formule – plaisante lorsqu’il fait beau et jour- est plus compliquée la nuit, par temps froid. J’apprécie la régularité du temps de trajet, je ne stresse pas. Mon choix est un choix de vie, pas un choix financier ». •

LES ATELIERS DU DÉPLACEMENT PRIMÉS En décembre 2005, Cap’Com, le Forum de la communication publique se tenait à Lyon. Un jury de professionnels, présidé par J. Rigaud, a primé les Ateliers du Déplacement de Nantes Métropole. Prix spécial du Jury dans la catégorie « Informer, écouter, consulter et restituer » pour une concertation citoyenne remarquée.

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Nantes Métropole actualités La nouvelle rue du Calvaire pour piétons et bus.

Nouveautés 2006 : 44 € la semaine à Marcel Paul, Baco, et Gare Sud, suppression des forfaits 2, 3, 4 jours et semaine dans plusieurs parkings… Les tarifs 2006 sont identiques à ceux de 2005. Parc en enclos : 0,40 € / 1/2h, 0,30 € /h la nuit. Parking : 0,70 € / 1/2h, 0,50 € /h la nuit, 9,40 € la journée.

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STATIONNEMENT : TARIFS 2006

UNION POUR LE CYCLOTRON Un Cyclotron sera construit à Nantes. Cet appareil scientifique dénommée ARRONAX sera utile notamment pour la recherche sur le cancer. L’État et la Région Pays de la Loire, avec le soutien des collectivités territoriales du Grand Ouest, en particulier Nantes Métropole, ont uni leurs forces financières pour que ce projet soit mis en service à l’automne 2008.

Nantes se re-centre…

Emprunté chaque jour par 24 000 piétons, l’axe Feltre-Calvaire est en pleine transformation. Nantes.

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4 430 LOGEMENTS NEUFS En 2004, Nantes Métropole a adopté son Programme Local de l’Habitat pour offrir à tous des logements plus nombreux, plus variés et plus accessibles. Cette année-là, 4 430 logements neufs ont été mis en chantier, soit 530 de plus que prévus. Les perspectives de productions en 2005 sont élevées : 5 027 logements neufs ont été autorisés en 2004.

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haque jour, 24 000 piétons l’empruntent et six lignes de bus effectuent 600 passages quotidiens. L’axe Feltre-Calvaire est un élément majeur des parcours piétons du centre ville, l’un de ses principaux axes commerciaux, et un maillon important du réseau des transports collectifs. Cependant, de nombreux dysfonctionnements ont rendu sa transformation nécessaire. L’aménagement du site a pour objectif de valoriser et d’embellir le cadre urbain en conservant le dynamisme commercial du centre de l’agglomération. Après les rues de Budapest,

d’Orléans et Boileau, c’est au tour des rues de Feltre et du Calvaire d’être réaménagées. En concertation avec les commerçants et les riverains, la Ville de Nantes et Nantes Métropole ont élaboré un programme d’aménagement sur 500 m, du Cours des Cinquante Otages à la Place Delorme. Entre le Cours des Cinquante Otages et la rue Guépin, l’espace est traité en un vaste plateau piétonnier traversé par une voie réservée aux bus. Larges trottoirs et bambous. De la rue Guépin à la Place des Volontaires de la Défense Passive, l’espace est traité de

façon identique et les arbres sont renouvelés. La Place des Volontaires de la Défense Passive autorise les traversées de véhicules. La partie haute de la rue du Calvaire, la plus étroite, comporte deux larges trottoirs et une voie réservée aux bus. Dans les deux décrochements du centre de cette portion, des bouquets de bambou animeront l’espace. Les travaux avancent. Déjà, les arbres de la partie centrale de l’axe ont été enlevés, et de larges trottoirs prennent forme. Suspendus en décembre et janvier, les travaux reprendront en février pour se terminer à la fin de l’année 2006. •

Place Royale Autre élément essentiel du centre, la Place Royale fait elle aussi l’objet d’une vaste transformation. Le projet s’attache à révéler l’identité d’un lieu animé, festif et convivial, véritable repère dans le centre ville et les parcours urbains. Un soin particulier sera apporté à l’ambiance : mobilier et lumières soignés, sols nivelés et traitement végétal. La rue Crébillon, la rue de la Fosse, la rue d’Orléans, la rue Saint-Nicolas, la place Ferdinand Soil ont été aménagées en harmonie. La Place Royale, carrefour de tous ces axes, doit reprendre le même type d’aménagement. Toutes les façades ordonnancées seront reliées entre elles. La fontaine centrale, présente depuis le XIXème siècle, magnifie l’espace. D’une extrémité à l’autre, la place formera un unique plateau, limité dans sa partie nord-ouest à la circulation automobile. Les piétons reprendront ainsi possession de ces lieux historiques.


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Débats

«L’intelligence collective est une aide précieuse à la décision publique. Les expériences conduites dans les communes de l’agglomération participent à cette exigence de démocratie participative indispensable au développement.» J-J REGENT Président du Conseil de développement

Participer à la démocratie Couëron fait vivre la démocratie. Le conseil des Sages de cette commune est un bel exemple à suivre.

maire d’Orvault et vice-président de Nantes Métropole.

Orvault mène deux expériences de démocratie participative, un conseil des Sages et un conseil communal des jeunes. Quels rôles jouent ces deux conseils dans votre commune ?

Couëron.

La proximité, le dialogue entre élus et citoyens, la co-élaboration de la ville sont autant d’enjeux très importants pour les élus municipaux qui souhaitent encourager au maximum l’implication des habitants dans la vie publique de leurs communes. Dans de nombreuses villes de Nantes Métropole, la démocratie participative est une réalité. Conseils consultatifs de quartiers, carrefours des citoyens, conseils municipaux des enfants, conseils municipaux des jeunes, conseils des Sages, Conseil de Développement… de nombreuses instances existent et agissent au quotidien. Le 10 novembre dernier, à la mairie de Couëron, Jean-Pierre Fougerat, premier magistrat de cette commune, remettait les médailles de la ville à 10 membres sortants du Conseil des Sages qui passaient ainsi le relais à leurs successeurs, élus le 27 octobre 2005. C’est Kofi Yamgnane qui a importé de son Afrique natale l’idée du conseil

Joseph Parpaillon,

Désormais, le siège de la Fédération Nationale des “Villes Sages” est à Couëron.

des Sages. « Un vieux qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle, » se plaît à rappeler l’ancien ministre à l’intégration. Elu pour la première fois le 16 octobre 1996, le conseil des Sages de Couëron se prononce sur des dossiers ou des projets soumis par la municipalité. Il s’agit d’une instance consultative, d’une force de proposition. Au nombre de 24, les Sages sont élus par leurs pairs, tout Couëronnais de plus de 55 ans, pour une durée de six ans. A Couëron, en l’espace de 10 ans, les Sages ont notamment travaillé

sur le programme d’aménagement des rives de Loire et sur celui de la place des Droits de l’Homme. Le prochain projet : un lieu intergénérationnel en 2008. Et comme l’a souligné Jean-Pierre Fougerat, nouveau président de la Fédération nationale des “Villes Sages” : « Plus on fera de la démocratie participative, plus on encouragera les hommes et les femmes à s’impliquer. Et dans ce processus nous devons tenir compte du vieillissement de la population et miser sur le capital-expérience de nos aînés ! » •

Budget 2006 : l’habitat en hausse Nantes Métropole met l’accent sur l’habitat accessible à tous, la recherche et les transports. Que retenir du budget 2006 de Nantes Métropole ? Son montant global : 926 millions d’euros. Et des tas de chiffres ! Au milieu des colonnes de chiffres, l’un d’entre eux prend particulièrement du relief cette année. « Le point fort de ce budget, estime Camille Durand, 1er vice-président de Nantes Métropole, chargé des finances, c’est d’abord une hausse de 45 % des crédits alloués à la politique de l’habitat, à l’achat de foncier et à la construction de logements, soit

une augmentation de 32 millions d’euros. » Autres faits marquants ? « Le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche augmente de 25 % : 43 millions d’euros contre 34 en 2005. » Quant aux déplacements urbains, toujours au centre de la politique de Nantes Métropole, ils se maintiennent à un niveau élevé (248 millions d’euros) et bénéficient même d’une hausse de 8 %. •

« Le conseil des Sages est composé d’anciens élus et d’anciens présidents d’offices municipaux. Ces personnalités nous donnent des avis et des conseils sur divers dossiers, comme le projet de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ou le guide pour les personnes âgées. Mais ce n’est pas un conseil municipal bis. Le conseil communal des jeunes est composé d’une quinzaine de jeunes âgés de 12 à 20 ans. Nous leur confions des dossiers (skate park, journal, réalisation d’une vidéo sur les incivilités, etc.) avec une enveloppe budgétaire à respecter. Ils viennent présenter leurs projets devant les membres du conseil municipal. C’est pour eux une façon de faire l’apprentissage de la citoyenneté et pour nous un moyen de les responsabiliser. »

DE 7 À 77 ANS La démocratie participative est une réalité pour de nombreux habitants de Nantes Métropole. Sur son territoire, il y a ainsi 4 conseils municipaux d’enfants, 3 conseils de Sages, et 4 conseils de jeunes. À côté de cela, la démocratie locale se développe : plusieurs communes ont mis en place des comités consultatifs de quartier, ou des carrefours des citoyens.

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Une Métropole d’avance Twiggy, 13 ans, a participé à une expérience originale : l’accès à Internet par la prise électrique.

UN NOUVEAU PÔLE ETUDIANT Depuis septembre, un nouveau pôle étudiant est ouvert sur le campus du Tertre. Espaces d’accueil, locaux associatifs, forment ce lieu convivial et ouvert, entièrement financé par Nantes Métropole. « Le soutien à l’université est vital pour l’avenir. Il faudra encore poursuivre les efforts », a souligné J.M. Ayrault, président de Nantes Métropole, lors de l’inauguration.

COOPÉRATION DE LECTURE Saint-Herblain et Rezé ont mis leurs bibliothèques en réseau. L’usager peut consulter les deux catalogues et emprunter les livres n’importe où. Un abonnement dans la ville partenaire est offert à tout lecteur. Les 81 275 Rezéens et Herblinois ont ainsi accès à 238 000 pièces.

UN BROYEUR À CHEVIRÉ En 2008, un broyeur à métaux sera en service sur le site de Cheviré, à Nantes. 40 emplois seront créés et la capacité de Nantes Métropole à gérer ses déchets accrue. 68 000 t de métaux seront traitées par mois. Capoté, ce broyeur sera quasiinaudible.

Internet en prise directe Une technologie originale s’implante dans le quartier Malakoff

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lakoff est un quartier enclavé de Nantes. La famille Le Strat habite l’une de ces barres HLM que l’on pourrait penser déconnectées du monde. Erreur ! Depuis peu, une nouvelle technologie véhiculant Internet à haut débit s’installe au cœur de ce quartier en plein chambardement. « Je ne savais pas que l’on pouvait avoir Internet à l’aide d’une simple prise de courant, assure Twiggy, 13 ans, fille aînée de la famille. Je pensais qu’il fallait forcément une prise de téléphone. »

En fait, non. Depuis quelques années, on sait utiliser le courant électrique comme véhicule pour « porter » de l’information, c’est-à-dire transporter du son, des images, des pages Internet, etc. Cette technologie dite de « courant porteur en ligne» ou CPL s’est développée aux Etats-Unis. «Dans la ville de San Francisco, 75 familles ont accès à Internet grâce au seul courant électrique, indique Mikaël Le Port, patron d’Euro Connect, la société chargée d’installer ce système à Malakoff. En Alsace,

quarante foyers en sont équipés. L’Asie s’y met aussi. » « Nantes Métropole soutient ce projet innovant, assure Alexandre Mazzorana, vice-président de Nantes Métropole chargé des technologies de l’information et de la communication. Notre objectif est de proposer l’accès Internet à 1 354 foyers à l’automne 2006. » En attendant, en décembre dernier, la famille Le Strat s’est portée volontaire durant trois semaines pour expérimenter ce projet intitulé « Malakoff

Numérique ». Leur mission : tester l’accès à Internet et l’accès à la Télévision numérique terrestre (TNT). Essai concluant : « C’était super d’avoir enfin Internet à la maison, explique Twiggy, élève en quatrième au collège Aristide Briand. Avant de partir au Burkina, j’ai pu trouver très vite des sites de cours à distance. » Avenir. Le quartier de Malakoff est un lieu emblématique où Nantes Métropole souhaite agir pour réduire la « fracture numérique », autrement dit développer Internet dans les quartiers où il fait le plus défaut. À Malakoff, le taux de chômage est très élevé. « Internet est un outil qui permet de créer du lien social et qui facilite l’accès à l’emploi, poursuit Alexandre Mazzorana. La technologie du courant porteur en ligne offre en outre des possibilités extraordinaires pour l’avenir. » En effet, grâce à cette technologie, toutes les prises électriques de toutes les pièces d’un appartement, cuisine, salle de bains, chambres, peuvent servir à recevoir Internet ou la télévision. Vous ne le saviez pas ? Eh bien, maintenant, vous êtes au courant… •

Opération TNT à Nantes

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Depuis septembre, la Télévision Numérique Terrestre est à Nantes. Avec 18 chaînes accessibles gratuitement, la TNT a tout pour plaire. Pourtant, des aménagements sont parfois nécessaires pour la recevoir. Nantes Habitat, Office Public des HLM de Nantes, propriétaire de 24 000 logements, a lancé des travaux d’adaptation afin que tous ses locataires puissent capter la TNT. Démarrés en octobre, ces travaux s’achèveront en mai. 20 363 logements sont concernés. Outre la TNT, tous les locataires recevront désormais les chaînes locales TéléNantes et Nantes 7.


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Recherche Plus de 200 laboratoires de recherche sont implantés dans la métropole Nantes – Saint-Nazaire.

Une Métropole d’avance

Un territoire en pôle position

L’AGENDA 21 BIENTÔT SIGNÉ

Les chercheurs et les chefs d’entreprises ne manquent pas dans notre région, classée troisième région industrielle de France. Mais quel chef d’entreprise français ou étranger connaît toutes les bonnes raisons qu’il a de s’installer sur le territoire de Nantes Métropole, par exemple ? C’est pour rendre les atouts industriels français plus visibles que le Comité Interministériel de l’Aménagement et du Développement du Territoire (CIADT), anciennement nommé Datar, a conçu en décembre 2002 la politique des pôles de compétitivité. L’objectif principal de ces pôles de compétitivité consiste à créer des ponts entre les scientifiques et les entrepreneurs, afin que les découvertes des premiers trouvent des débouchés chez les seconds. Aussi, la

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L’innovation récompensée sur le territoire de Nantes Métropole.

7 pôles de compétitivité ont été labellisé dans les Pays de la Loire.

France a lancé un appel à candidatures en septembre 2004. Résultat : le 14 octobre 2005, le CIADT a validé 55 pôles de compétitivité. La bonne nouvelle, c’est que parmi ces 55 lauréats, 7 se trouvent en Région Pays de la Loire. Il s’agit des pôles Biothérapies, Génie civil Ouest, Ensembles Métalliques et Composites Complexes (EMC2), Végétal

spécialisé, Pôle Enfant, Automobile haut de gamme et Image et Réseaux. Pour ces pôles, l’obtention de ce label signifie des financements publics importants. Les 55 pôles se partageront une enveloppe de 1, 5 milliard d’euros sur trois ans. La labellisation « pôle de compétitivité » signifie également une

Label.

lisibilité plus grande de l’extérieur. Une façon d’attirer des entrepreneurs du monde entier et donc de créer des emplois avec des atouts mis en valeur. Nantes Métropole est un territoire d’innovation. Le label « pôle de compétitivité » récompense des efforts entrepris depuis longtemps par un territoire de plus en plus attractif. •

Un microbus électrique à Trentemoult Depuis le 20 décembre 2005, un nouveau mode de transport public sillonne le quartier de Trentemoult à Rezé. Il s’agit d’un microbus électrique. Mis en service à titre expérimental, ce microbus relie le P+R de Trentemoult, la station Navibus, et le centre commercial Atout Sud. L’itinéraire, long de 3,2 km, est parcouru en 10 mn. La desserte du quartier se fait à la demande : il suffit aux voyageurs de faire signe au conducteur pour qu’il s’arrête. L’objectif de ce nouveau service : diversifier l’offre de transports pour tous les habitants.

Ce mode de déplacement non-polluant répond au souci constant de Nantes Métropole de promouvoir des modes alternatifs à la voiture particulière. Accessible aux personnes à mobilité réduite, ce microbus a une capacité de 21 places. Doté d’une autonomie de 120 km, il atteint la vitesse de 60 km/h. Cette nouvelle desserte originale, assurée par la TAN, offre aux habitants de Trentemoult un transport urbain de proximité performant et adapté. •

Depuis sa création en 2001, Nantes Métropole s’intéresse de près à la notion de développement durable. L’agenda 21 métropolitain sera soumis au vote du conseil communautaire le 17 février prochain. Sorte de baromètre du développement durable, ce document, élaboré en lien avec les partenaires associatifs et la société civile, est constitué d’actions concrètes dans trois domaines : le social, l’économique et l’environnement. Il sera restitué au public lors d’une journée de forum, le 9 février prochain, à la Cité des Congrès de Nantes.

L’ÉNERGIE : UNE NOUVELLE COMPÉTENCE MÉTROPOLITAINE Depuis décembre dernier, Nantes Métropole s’est dotée d’une nouvelle compétence : « maîtrise de l’énergie, et production et distribution de chaleur ». Un 1er plan d’actions a d’ores et déjà été adopté. Son objectif : lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et promouvoir une utilisation rationnelle de l’énergie.

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Une Métropole d’avance

Deux maisons pour les chercheurs

LA FRICHE REVIT En février prochain, Nantes Métropole organise les Rencontres Européennes des Friches. Cet événement s’inscrit dans le programme européen REVIT dont l’objectif est d’améliorer l’efficacité des politiques de revitalisation des friches. Les 6 villes de ce programme échangent expériences et expertises en la matière. Nantes Métropole présentera alors l’Ile de Nantes, l’un des plus ambitieux projets de revitalisation de friches d’Europe.

La Maison des Chercheurs étrangers abritera notamment 20 studios et 4 appartements.

Dans moins d’un an, au milieu de la chaussée de la Madeleine, un lieu dédié aux chercheurs étrangers et aux échanges internationaux ouvrira ses portes. Métropole. Chaque année, près de 600 chercheurs étrangers séjournent à Nantes. Il leur faut se loger, disposer de structures d’accueil propices à créer des liens au sein de leur communauté scientifique, et ce n’est pas toujours évident. Dans le cadre de sa compétence Enseignement supérieur et Recherche, Nantes

Métropole s’attache à faciliter les échanges entre chercheurs français et étrangers, et s’active pour développer des liens entre la recherche et le monde économique. Pour cela, deux nouvelles structures sont actuellement en cours de construction chaussée de la Madeleine : la Maison des Chercheurs étrangers et la Maison des

Echanges Internationaux et de la Francophonie. Pour Yannick Guin, viceprésident de Nantes Métropole chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : « Il s’agit d’accentuer une politique de recherche. Grâce à la recherche fondamentale et appliquée, nous devons introduire une forte valeur ajoutée à nos produits et à

nos services. C’est la bonne manière de créer les emplois de demain. Pour stimuler cette recherche, les apports extérieurs sont indispensables. Nous devons être ouverts à l’accueil des savoirs, des savoir-faire, et des innovations qui viennent enrichir nos démarches. » Ces deux nouveaux lieux offriront les conditions idéales en termes d’accueil et d’intégration dans la cité. Sur un seul et même site, on trouvera des logements, des informations administratives et un lieu d’apprentissage de la langue française. « Pour Nantes Métropole, il s’agit, par une politique d’accueil chaleureuse, de contribuer à un rayonnement intellectuel et de tirer des bénéfices en faveur de toute la population, souligne Yannick Guin. Ainsi, notre territoire pourra devenir un creuset majeur du développement dans notre pays. ». La crémaillère de ces deux maisons est prévue à l’automne 2006. •

Un nouveau site se met en route Les bouchons, personne n’aime. Les internautes comme les autres. Afin de vous faciliter la tâche sur la route avant de quitter votre domicile, Nantes Métropole vient de mettre en service un site Internet qui permettra à tous ceux qui le souhaitent de connaître l’état du trafic routier en temps réel : www.infocirculation.fr. Ce site s’inspire de deux expériences de ce type menées à Seattle et à Paris, en combinant des informations issues de boucles de comptage (temps de

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NANTES MÉTROPOLE

Fin novembre, le 4ème poste à quai de Cheviré a été inauguré. C’est une pièce majeure pour redéployer le trafic des sites amont du port Nantes - SaintNazaire. 5 500 m3 de béton, 700 tonnes d’acier et 198 pieux enfoncés à 30 m de profondeur, ont été nécessaires à la construction de ce quai. Depuis septembre 2005, une nouvelle grue y est opérationnelle. D’une capacité de 17 tonnes à 35 m de portée, elle est surtout utilisée pour le trafic forestier. Le port autonome Nantes - Saint-Nazaire est classé 4e port de commerce français.

ARCHITECTURE J.C. PONDEVIE

UN 4ÈME POSTE À QUAI À CHEVIRÉ

parcours) et des informations visuelles récoltées par un réseau de 14 caméras. Sur l’écran de votre ordinateur, une gamme de couleur (du vert au noir) vous indique si le

trafic est fluide, dense, saturé ou bloqué. Il est également possible de s’abonner gratuitement à un système d’alertes SMS qui vous informe des événements affectant le trafic sur les axes principaux de l’agglomération. Enfin, il est possible de vous informer sur les conditions de circulation en temps réel, par téléphone et gratuitement depuis un poste fixe, au numéro vert suivant : 0 800 508 568.


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L’eau

au prix unique

e 16 décembre dernier, le conseil communautaire de Nantes Métropole a voté le tarif unique de l’eau pour toute l’agglomération. Gage d’une plus grande égalité et d’une solidarité renforcée entre tous les habitants, ce tarif unique est le résultat d’un long processus inédit. Raymond Lannuzel, vice-président de Nantes Métropole chargé de l’eau, le clame : « C’est une vraie révolution. Aucune Communauté urbaine ne l’a fait jusqu’ici.» En janvier 2001, lors de la création de la Communauté urbaine de Nantes, les élus se sont fixés comme objectifs prioritaires la simplification et l’homogénéisation de la facture d’eau. C’était capital. A l’époque, 30 zones tarifaires distinctes existaient et plus de 200 éléments de tarification entraient en jeu pour calculer le montant dû par les usagers. Pour atteindre cet objectif, il a fallu définir des facteurs tarifaires communs à tous les usagers, tout en en harmonisant le service rendu et en anticipant le renouvellement du patrimoine (stations “C’est une vraie d’épuration, canalisations, révolution, aucune châteaux d’eau, etc.). Communauté Au sein de Nantes urbaine ne l’a fait.” Métropole, trois opérateurs assurent la R. Lannuzel, vice-président de N.M. distribution d’eau potable : la régie publique communautaire pour 420 000 habitants, Générale des Eaux pour 120 000 habitants, et la SAUR pour 30 000 habitants. Une concertation s’est engagée entre ces trois opérateurs notamment pour élaborer une charte qualité commune. Cette concertation a permis de confirmer la convergence tarifaire de l’eau. Pour que le tarif unique de l’eau devienne réalité, les coûts ont été mutualisés et les services rationalisés. Aujourd’hui, l’objectif du tarif unique est atteint : 40 éléments tarifaires composent les factures, contre 200 en 2001, et surtout, depuis le 1er janvier 2006, tous les habitants de Nantes Métropole paient leur eau au même tarif. Ce prix unique : 2,58 € par m3, soit une augmentation, en moyenne, de 2,45% pour les habitants de Nantes, Orvault, Saint-Herblain et Saint-Sébastien-surLoire, et une diminution pour les 20 autres communes. La baisse du tarif de l’assainissement en 2006 compense exactement l’augmentation du tarif de l’eau potable. De ce fait, la facture d’eau de 120 m3 d’une famille nantaise par exemple, sera du même montant en 2006 qu’en 2005 : 310 €. Ce résultat, les élus de Nantes Métropole s’en félicitent : « C’est parce que l’on avait un socle de service public fort, dynamique et compétent que l’on a pu aller aussi vite dans l’harmonisation des tarifs et des services rendus aux habitants », conclut Raymond Lannuzel. •

Depuis le 1er janvier 2006, vous payez tous le même prix pour votre eau. Explications. Nantes Métropole - janvier / février 2006 - I


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Le cycle de l’eau

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Inauguration de la station d’épuration de Mauves-sur-Loire en présence de J.F. Retière, F. Verchère et R. Lannuzel.

Mission risques et pollutions Sur les terres de Rezé, Vertou et des Sorinières, s’écoule un ruisseau méconnu nommé l’Ilette. Cet affluent de la Sèvre, qui elle-même se jette en Loire, irrigue un bassin versant de 1050 ha. D’après le célèbre adage selon lequel les petits ruisseaux font les grandes rivières, les eaux de l’Ilette se retrouvent en Loire. Or, elles sont polluées, niveau « mauvaise qualité. » Pendant plus d’un an, par temps sec, équipé d’un GPS, d’un appareil photo et d’un bâton de marche, Christophe Even, technicien de la mission Risques et Pollutions de Nantes Métropole, a arpenté les berges de l’Ilette. Son objectif : répertorier et cartographier chaque lieu de pollution avérée, et en identifier la source. Rejets d’eaux usées déversées par des particuliers ou des

Assainissement

Un travail de fourmis La station d’épuration de Mauves-sur-Loire vient d’être inaugurée, en présence de Jean-François Retière, maire de la ville. Cette nouvelle infrastructure vient compléter un ensemble performant de 12 installations. L’heure du bilan a donc sonné. « Les gros investissements nécessaires ont été faits, assure Françoise Verchère, vice-présidente de Nantes Métropole chargée de l’assainissement. Avoir de grandes installations est indispensable, mais il est important de vérifier aussi les détails. Un travail de fourmis nous attend maintenant. » Ce travail de fourmis : vérifier l’état et le fonctionnement d’un réseau de plus de 2000 km de collecteurs et un lacis de près de 170 000 raccordements. « Depuis un an maintenant, nous vérifions systématiquement des centaines de branchements chez les usagers, rapporte Michel Blanche, directeur général de l’assainissement à Nantes Métropole. Nos équipes ont constaté que près de 20 % des branchements au réseau étaient défectueux. » Autrement dit, dans 20 % des cas, les eaux usées filaient dans le milieu naturel ou les eaux de pluies s’écoulaient dans les conduites pour les eaux usées… Résultat : en cas de grosse pluie, le réseau sature et un mélange eau de pluie – eau usée refoule au niveau des déversoirs à orage. Pollution garantie. Première victime de cette pollution : l’Erdre. « Cette rivière est gravement malade, avertit F. Verchère,

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mais on peut la sauver. Et on s’y emploie. » Rendre à l’eau de cette rivière sa qualité est ainsi l’une des priorités de Neptune 3, le contrat d’agglomération pour la protection et la restauration des milieux naturels pour la période 2004/2007. “Il faut vraiment « Nous avons un projet de station de poms’employer page de secours sur à sauver l’Erdre, annonce Franl’Erdre ! ” çoise Verchère. En cas F. Verchère, de grave pollution de la vice-présidente de N.M. Loire, cette station serait mise en route. Mais, pour l’instant, l’Erdre est trop polluée pour pouvoir servir de site de pompage en vue de produire de l’eau potable. » Pour sauver cette rivière, Nantes Métropole envisage la construction de deux vastes bassins de stockage pour recevoir l’eau des déversoirs à orage. Au début de cette année, la taille et l’emplacement de ces deux bassins seront arrêtés. L’eau, stockée quelques heures, une fois l’orage passé, rejoindra ensuite le circuit normal de l’assainissement. •

La mousse des aires de lavage de voitures pollue l’Ilette.

entreprises, engrais, effluents d’élevages, sables, hydrocarbures, métaux lourds, et divers déchets… Pour que la qualité de l’eau soit la meilleure possible lors du pompage, il faut qu’elle soit aussi la meilleure possible en amont de celui-ci, c’est-à-dire dans les nombreux ruisseaux et rivières qui se jettent dans la Loire. Christophe Even a donc photographié chaque site et a réalisé de nombreux prélèvements pour analyse. L’enjeu de son travail : savoir si l’on est capable de rendre un ruisseau propre. A ce titre, l’Ilette est un ruisseau-test. Cette étude de terrain est en effet menée à titre expérimental. Elle est inscrite dans le cadre du programme Neptune pour la protection et la restauration des milieux aquatiques. Les 1ers résultats des opérations entreprises suite au travail d’inventaire et d’évaluation réalisé par Christophe Even seront visibles dans deux ans. Si l’expérience est concluante, elle sera étendue à l’ensemble de l’agglomération.


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Le tarif moyen de l’eau du robinet pratiqué en France est de 2,80 €/m , contre 2,58 €/m pour l’ensemble des usagers de Nantes Métropole. 3

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Source : INSEE.

Une eau de même qualité

Remplissage du réservoir d’un château d’eau.

Une eau de qualité, c’est un produit et un service de qualité. Comment assurer cette double mission pour tous ? Réponse. L’eau est un produit que nous consommons tous quotidiennement pour nous laver, pour nous nous nourrir, et bien sûr pour boire. D’ailleurs ne dit-on pas qu’il faut boire 1,5 litre d’eau par jour pour être en bonne santé ? Sa qualité doit donc être irréprochable. Nantes Métropole, en 2001, s’est dotée de la compétence Eau, et a mis en place une Direction de l’eau

afin d’être en mesure de satisfaire les 570 000 usagers que représentent les 24 communes de la Communauté urbaine. Pour ce faire, elle s’est fixée quatre objectifs : produire de l’eau en quantité suffisante pour répondre à la demande, distribuer une eau de qualité, assurer la qualité de la distribution, et poursuivre une démarche permanente d’amélioration du service aux usagers. Dès 1998, la direction de l’Eau du District s’est engagée dans cette démarche d’amélioration de la qualité et de la sécurité sur l’ensemble de l’activité Eau, de la production jusqu’à la distribution, en passant

Un geste de solidarité pour l’eau Ouvrir son robinet et boire l’eau sans crainte. La banalité de ce geste nous fait oublier qu’aujourd’hui encore, plus d’un milliard d’individus n’a pas accès à l’eau potable. Or, depuis le Sommet de Johannesburg de 2002, l’accès à l’eau est inscrit comme un droit fondamental pour l’humanité. En février 2005, le Parlement français a voté la Loi Oudin qui autorise les collectivités locales à prélever jusqu’à 1 % maximum des recettes d’eau ou d’assainissement pour agir en matière d’aide au développement. Nantes Métropole a décidé d’utiliser cette possibilité pour financer les actions qu’elle mène déjà en Europe de l’Est, en Afrique et en Amérique du Sud, et pour en amorcer de nouvelles. Ainsi, pour 2006, le prélèvement sera de 0,5%, soit 1,5 € sur la facture d’eau et d’assainissement des usagers. Au total, le montant de la recette sera de 300 000 € pour l’année 2006.

par la relation avec les usagers. Cette démarche volontaire s’est traduite par l’obtention d’un certificat ISO 9000 en 2001, et a abouti en décembre 2004 à une certification double qualité-sécurité intégrée. Nantes Métropole est la première grande collectivité de France à avoir reçu ce certificat remis par l’AFAQ (Association Française pour l’Assurance de la Qualité) pour une durée de trois ans, au terme d’un audit réalisé en novembre 2004. A cette occasion, la totalité des opérations réalisées par les trois opérateurs de l’eau présents sur le territoire de Nantes Métropole a été testée. En 2007, Nantes Métropole ambitionne d’obtenir la certification qualité-sécurité-environnement. Au-delà du produit en lui-même, la qualité de l’eau est également une qualité de service rendu. En janvier 2005, la régie communautaire, la Générale des Eaux et la Saur, les trois opérateurs d’eau potable présents sur le territoire de Nantes Métropole, ont co-signé la charte du service public de l’eau potable de Nantes Métropole. Qualité. Cette charte comporte

12 points dont les fondamentaux sont la qualité, le contrôle, l’information et la proximité. Ainsi, des engagements ont été pris en termes de délai d’intervention, de réponse aux courriers, d’information sur la facture, de sécurité en cas d’intervention, et de qualité du produit. Cette amélioration et cette harmonisation des services rendus à tous les habitants de Nantes Métropole répond à la même logique que celle qui a présidé à l’instauration du tarif unique. En résumé, il s’agit là pour les opérateurs de l’eau potable de satisfaire et de mériter la confiance des usagers sur une compétence essentielle pour tous. •

64 % CONTRE 67 % Un sondage récent indique que 64 % des Français font confiance à l’eau du robinet. Ce chiffre est de 67 % pour l’eau minérale...

1 SUR 2 Un Français sur deux pense qu’une station d’épuration fabrique de l’eau potable. Non. Une station d’épuration nettoie les eaux usées (des ménages), les eaux de ruissellement, les eaux industrielles pour que ces eaux soient rejetées dans le milieu naturel.

Françoise Verchère, Maire de Bouguenais, vice-présidente de Nantes Métropole. Depuis le 1er janvier 2005, Nantes Métropole a mis en place le Service public d’assainissement non collectif (SPANC). Pourquoi ce nouveau service aux usagers ? La loi sur l’eau nous y oblige. Entre 8 et 10 000 foyers ne sont pas raccordés au réseau d’assainissement collectif. Nous devons vérifier l’état de chaque installation et savoir qui pollue et qui ne pollue pas. J’ai confiance en la capacité des citoyens à comprendre que ce travail est indispensable pour préserver l’environnement et l’hygiène publique. Ce service est bien sûr payant, comme l’est le service collectif. Pour l’avenir, certains habitants ont peur de ne pas être raccordés un jour au réseau collectif. Mais cela n’est pas toujours possible en terme de coûts et donc pas toujours la meilleure solution. Un système d’assainissement non collectif, quand il marche bien, ne pollue pas.

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Comment ça marche Nantes Métropole ?

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La Communauté urbaine

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Expressions politiques

Que pensez-vous de la politique menée par Nantes Métropol Devoir de solidarité : notre politique de l’eau Groupe PS et apparentés. L’eau est en France un des produits alimentaires les plus étroitement surveillés, un de ceux dont la qualité est la plus rigoureusement réglementée et contrôlée ; son accès est un droit fondamental de tout être humain, reconnu par la loi OUDIN autorisant les collectivités locales à prélever jusqu’à 1% des recettes d’eau et d’assainissement pour l’aide au développement. Cette exigence grandissante en quantité et en qualité d’eau alimentaire, se conjugue cependant avec une dégradation de la ressource liée à la contamination des nappes phréatiques et des rivières par divers polluants. Il est dès lors nécessaire de recourir à des traitements de plus en plus sophistiqués dont les coûts sont de plus en plus élevés pour préserver la ressource et pour assurer également la conformité de l’ensemble des processus de production et de distribution. La politique que nous avons mise en place à Nantes Métropole participe de cette exigence. - Par la signature du contrat Neptune III entre Nantes Métropole et l’agence de l’eau Loire Bretagne pour la période 2004-2007 dont les objectifs sont de sécuriser la ressource en eau destinée à la consommation humaine, de diminuer les rejets polluants dans l’Erdre, d’adapter le système d’assainissement aux contraintes de l’urbanisation. - Par la mise en place d’une politique volontariste d’économie d’eau pour responsabiliser les consommateurs dans un souci de développement durable (mise en œuvre d’abonnements individuels en immeubles collectifs dans l’habitat social, conformément à la loi solidarité et renouvellement urbain) - Par la mise en place depuis le 01/01/2005 de la charte du service d’eau potable - Par l’instauration d’un prix unique de l’eau sur l’ensemble du territoire métropolitain en 2006 qui se traduira par des baisses

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significatives du prix du m3 de l’eau dans la majorité des communes de Nantes Métropole. Cet ensemble de mesures doit nous conduire à obtenir la certification qualité, sécurité- environnement, c’est cette ambition et ce combat qui animent l’action des élus du groupe socialiste et républicain.

L’eau : patrimoine commun Groupe des Verts, Régionalistes et Solidaires.

Les élus Verts, Régionalistes et Solidaires se réjouissent que tous les habitants de l’agglomération aient accès à une eau potable de qualité et au même prix. L’essentiel du service est fourni en régie, le reste est fortement contrôlé par notre collectivité. L’eau, patrimoine commun, à préserver au Nord comme au Sud doit échapper aux spéculations des financiers. Certaines de nos cultures continuent à polluer nos cours d’eau. L’utilisation excessive d’engrais et de pesticides alourdit les traitements de « potabilisation ». Pour cela, le plan Neptune mis en œuvre par Nantes Métropole prévoit de réduire les pollutions à la source, et se mobilise sur les alternatives aux phyto-sanitaires. Mais où en est la loi sur l’eau ? Le gouvernement l’a malheureusement vidée de son contenu. Le principe pollueur/payeur doit s’appliquer, pour que l’addition ne soit pas payée par le consommateur ! Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux , qui se met en place sur l’estuaire de la Loire, va s’accompagner d’actions pour que les rivières et les nappes retrouvent en 2015 des eaux de bonne qualité. Nous veillerons à ce que les actions décidées collectivement associent tous les acteurs et habitants concernés par une rigueur d’évaluation régulière.

L’eau, un bien commun de l’humanité L’eau est une ressource essentielle à la vie et au développe-

Groupe Communiste.

Pont de Mauves-sur-Loire tout près de la station de pompage

ment de nos sociétés. Même si nous disposons de réserves naturelles importantes ; l’eau est, depuis de nombreuses années, source de graves problèmes pour la santé, le cadre de vie et l’environnement : pollution de l’eau, sécheresse, inondations, utilisation beaucoup plus importante qu’auparavant. Il apparaît urgent de se doter d’une politique de reconquête de la maîtrise publique de l’eau, de s’assurer que l’eau soit considérée avant tout comme une ressource et un bien public et non une marchandise, soumise aux lois du marché capitaliste. La gestion du cycle de l’eau en régie publique dans notre agglomération montre que nous pouvons concilier service public de qualité aux mieux des intérêts des habitants et prix de l’eau au juste coût. Ce choix politique, que nous soutenons, ne demande qu’à être renforcé. Groupe des élu(e)s communistes


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Le Dossier En 2001, 74 % des Français avaient confiance en leur eau du robinet. Ce taux est grimpé à 80 % en 2005. Source : SOFRES/C.I.EAU

Expressions politiques

ar Nantes Métropole en matière d’eau et d’assainissement ?

t près de la station de pompage

Les usagers du SPANC mécontents Fin 2004, Nantes Métropole votait la création d’un service d’assainissement non collectif (SPANC). Service, le mot est trompeur car pour les 10 000 foyers concernés, il s’agit avant tout d’une dépense, parfois très élevée (jusqu’à 10 000 euros selon les cas). Là où l’assainissement collectif ne peut être assuré, le particulier doit désormais à sa charge, garantir un traitement des eaux usées de qualité. La mise aux normes des installations autonomes est indispensable pour garantir une bonne qualité de notre environnent, mais elle nécessite un accompagnement à la hauteur de l’enjeu. Beaucoup d’inquiétudes sont exprimées auprès des Maires. Le groupe ETIC (Equilibres Territoriaux et Identités Communa-

Groupe ETIC.

les : Basse-Goulaine, Bouaye, Carquefou, Orvault, Sainte-Luce, Sautron, Thouaré, Vertou) est particulièrement sensible aux nouvelles contraintes qui pèsent sur les administrés. Les maires souhaitent une véritable individualisation de l’action intercommunale et font les propositions suivantes : - Avant d’exiger des habitants, établir partout les zones bénéficiant à moyen terme de l’expansion d’un assainissement collectif. - Repérer les zones pouvant prétendre à un assainissement semi-collectif (pour 15 ou 20 habitations…). - Organiser des réunions publiques, hameau par hameau. Il est temps que la communauté urbaine se livre à un véritable travail d’explication sur le terrain afin de dédramatiser des situations individuelles qui bien souvent sont moins complexes qu’il n’y paraît. - Réfléchir à une aide à l’investissement de départ, pourquoi pas par le biais de prêt à taux zéro. - Créer une commission spécifique en présence du Maire concerné pour l’examen des dossiers les plus difficiles afin d’accorder certaines dérogations. - Enfin, mettre à profit les diagnostics réalisés dans ce cadre pour optimiser davantage les réseaux d’assainissement. Le SPANC est une compétence obligatoire, mais elle n’est pas jugée prioritaire. L’action d’une intercommunalité n’est-elle pas d’être au service de sa population et d’établir une solidarité.

La solidarité communautaire Groupe Démocratie et Progrès. L’eau est indispensable à l’équilibre de la vie, mais elle devient un élément d’une grande rareté qu’il faudra utiliser avec précaution. Dans cet esprit de solidarité, nous avons, depuis la mise en place de la communauté urbaine début 2001, toujours soutenu et approuvé la politique de l’eau de Nantes-Métropole. Cependant, le groupe Démocratie et

Progrès regrette que l’harmonisation des tarifs de l’eau et de l’assainissement ait été réalisée sur la moyenne des tarifs des 24 communes de l’agglomération et non sur les tarifs les plus bas. C’est le syndicat intercommunal, regroupant les communes de Nantes, Orvault, Saint-Herblain et SaintSébastien, issu de la régie de l’eau, qui avait la meilleure gestion et les meilleurs tarifs. C’est pourquoi nous demandions de partir de cette base pour définir la convergence la plus pertinente en 2006, dans l’intérêt de tous les citoyens de l’agglomération. Et nous n’avons jamais cessé de le préconiser. Que tous les citoyens qui ont manifesté un grand effort de solidarité soient assurés que le groupe Démocratie et Progrès saura toujours défendre leurs intérêts. Yves AUMON, président du groupe Démocratie et Progrès

L’Eau : un élément majeur pour tous Groupe équilibre et développement. Dans le

cadre de la politique de l’Eau, le gouvernement a mis en place la « Loi sur l’Eau », plan ambitieux de protection de l’eau pour tous et partout, pour atteindre, en 2015, un bon état écologique de l’Eau. Cet objectif national est aussi européen : tous les pays sont solidaires pour une politique commune de l’Eau. C’est ainsi permettre de produire de l’eau potable en quantité suffisante, en qualité irréprochable et à moindre coût. Au niveau local, les services publics d’eau potable, d’assainissement, et d’entretien des rivières sont les acteurs principaux. Cette politique dans l’Estuaire de la Loire dépend de la politique générale d’aménagement. Les liens avec la Directive Territoriale d’Aménagement et le SCOT doivent obligatoirement être étudiés. Chacun d’entre nous est concerné. Cet été, à Nantes, des restrictions d’eau ont été nécessaires. Par ailleurs, des efforts restent à accomplir: la Sèvre est en danger, l’Erdre est menacée et les berges de la Loire, dans certains endroits, abandonnées.

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Nouveau sentier au bord du Drillet JAMES TISSOT ET SES MAÎTRES AU MUSÉE DES BEAUX ARTS. Jusqu’au lundi 5 février 2006, le Musée des Beaux Arts de Nantes accueille l’exposition James Tissot et ses Maîtres. Première exposition d’envergure consacrée à James Tissot (1836-1902) depuis celle du Petit Palais de 1985, elle met en lumière de façon significative et originale les liens qui unissent le peintre James Tissot aux maîtres anciens et modernes tels que Degas, Dürer, Ingres, Utamaro…

Sentier pédestre entre Couëron et Saint-Herblain Couëron. Rien de tel qu’une jolie

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promenade pour découvrir son patrimoine et prendre l’air. Suggestion pour une première mise en jambe. Le long de la frontière communale entre Couëron et Saint-Herblain, à la Chabossière, laissez-vous séduire par ce nouveau sentier qui longe le Drillet. Ce chemin de 1 km satisfera tout le monde y compris EQUITATION Jumping International de Nantes. Un rendez-vous majeur du sport équestre en France, avec les meilleurs cavaliers français et européens. Du 27 au 29 janvier au Parc des expositions de la Beaujoire, route de SaintJoseph à Nantes. Rens. : 02 40 37 29 10

ARTS La 16e édition du salon de peinture et sculpture des Sorinières aura pour vedette Yvon Labarre, un artiste originaire de Bouée, habitué des salons nationaux et

internationaux. De plus en plus courue, cette belle exposition se tiendra dans la salle Hippolyte Derouet, aux Sorinières. Du 28 janvier au 5 février. Rens. : 02 40 13 00 00

PHILOSOPHIE Nouvelle édition des « Rencontres de Sophie », en partenariat avec l’association Philosophia. Cette année, conférences, débats, films, porteront sur le thème de « la crise ». Du 10 au 12 février au Lieu Unique, quai Ferdinand Favre à Nantes. Entrée libre. Rens. : 02 40 12 14 34

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DANSE « Les chemins oubliés ou le temps d’un songe ». Ballet de Claude Brumachon inspiré de l’œuvre de Jules Verne. Les 11 et 12 février au Théâtre Graslin, place Graslin à Nantes. Tarifs : 10 / 15 € Rens. : 02 40 69 77 18

CONTES « Heure de conte » lecture théâtralisée de contes pour enfants, par la compagnie Mano & Co. « Les enfants pénètrent dans la bibliothèque… mais en réalité, ils sont ailleurs… ». Le 15 février

les enfants qui verront dans les vastes étendues d’herbe, de parfaits terrains de jeux. Accessible aux poussettes, le sentier longe le ruisseau où certains construisent de petits barrages et observent les poissons. Des tables installées sous la futaie accueilleront les moins téméraires le temps d’un goûter ou d’un déjeuner. Tout droit sorties de jardins japonais, à la bibliothèque de Beautour, place de la Poste à Vertou. Entrée libre. Inscription obligatoire : 02 40 34 41 72

THÉÂTRE DE MAINS « Tekimoi ? » par la compagnie La Puce à l’oreille. Ça papote, ça rigole, ça pleure, ça se réconcilie. Bref, tout ce qui fait la vie ! Les 1er et 2 mars au Piano’Cktail, rue Ginsheim Gustavburg à Bouguenais. Tarif : 5,20 € Rens. : 02 40 65 05 25

les passerelles en bois récemment aménagées donnent à ce petit coin un parfum d’exotisme auquel les plus rêveurs d’entre nous seront sensibles. Pour vous y rendre. A la Chabossière, prenez la rue du Stade. Vous êtes dans le quartier de la Sinière. Prenez à droite la rue des Primevères, puis la 3ème à droite, l’impasse du Drillet. Vous y êtes.

HUMOUR « Rire en Courteline » : George Courteline nous dépeint deux véritables tranches de vie comiques, où deux couples infernaux se disputent à merveille… Jusqu’au 4 mars représentations les jeudis, vendredis, samedis, et les dimanches 22, 29 janvier, et 12 février, au Théâtre du Sphinx, rue Monteil à Nantes. Tarifs : 7 / 11 €. Rens. : 02 40 89 19 09

CHANSON Chasseloup, chansons humoristiques. Chasseloup chante seul

tout en s’accompagnant à la guitare. Du 26 au 28 janvier à l’Espace La Morvandière, rue de Mauves à Thouaré-surLoire. Tarifs : 8 €. Rens. : 02 51 85 95 30

COMÉDIE « Face à Face », comédie de Francis Joffo par la compagnie Nelly Daviaud. Rencontres inattendues et situations cocasses font de ce boulevard un classique du genre. Représentations les 28, 29 janvier, et 5 février à la Salle Francine Vasse, rue Colbert à Nantes. Rens. : 02 40 35 75 49


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La magie d’un festival

ASTÉRIX ET PÉRIL Le petit Gaulois nerveux assommeur de Romains est à l’honneur à Sainte-Lucesur-Loire. Philippe Lanoë présente sa collection à l’occasion de l’ouverture de la toute belle Médiathèque René-Gosciny. Du 13 janvier au 4 mars, « Le monde d’Astérix », une exposition pour tout ceux qui savourent les plaisirs du péril de Rome.

Thouaré-sur-Loire. Depuis 2003, le troisième week-

end de janvier, la ville de Thouaré-sur-Loire organise le festival « Magie et Humour ». Cette manifestation se déroule principalement autour d'un grand spectacle de magie qui réunit les plus grands artistes nationaux et européens. Depuis sa création, les spectateurs, de plus en plus nombreux à chaque édition, ont pu s'émerveiller devant des artistes prestigieux tels que Gérard Majax, vedette de l'édition 2004, Sylvain Mirouf et Jérôme Murat, présents lors du festival 2005. Chaque année, une dizaine d'artistes se produit sur scène à chaque séance. La variété et la qualité des numéros de magie (spectaculaire, humoristique, participative...) s'adressent à un très large public, celui du music-hall, du cabaret. Pour sa quatrième édition, la ville de Thouaré invite à nouveau des artistes reconnus dans leurs arts respectifs. Tous sont déjà passés dans l'émission « Le Plus Grand Cabaret du Monde ». Rens. : 02 40 68 09 70

Rens. : 02 40 68 16 01

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DANSE AVEC LES OISEAUX

Les chefs-d’œuvre du textile Orvault. Au mot « textile », on associe souvent des expressions pas

vraiment glamour du style « industrie lourde » ou « tissu au mètre ». Pour ses 10 ans, le salon d’Art Textile qui se tient au château de la Gobinière accueille l’exposition « ARTEXTURES ». Organisée par l’association France Patchwork, cette exposition présente le travail de 50 artistes du monde entier, notamment européens. Sous les ciseaux et les aiguilles de ces orfèvres du tissu dans toutes ses matières, le textile devient un feu d’artifices de couleurs et de formes audacieuses, un canevas de merveilles tissées, brodées et cousues. Ces chefs-d’œuvre séduisants sillonnent la France et l’étranger pendant un an. Du 11 janvier au 26 févier 2006, ils seront à Orvault, profitez-en ! Rens. : 02 51 78 33 33 IMPROVISATION Match professionnel d’improvisation théâtrale. Les 17 et 18 février à l’Espace Ligeria, rue de la Loire à Sainte-Luce-surLoire. Tarifs : 11 / 13 € Rens. : 02 40 19 18 51

COMÉDIE « Amadeus » avec Jean Piat et Laurent Deutsch, mise en scène de Stéphane Hillel. Parfois l’horloge de l’Histoire s’arrête sur un instant d’exception. Par exemple, la brève coexistence du talent et du génie. Les 7 et 8 février à la Cité

des Congrès, rue de Valmy à Nantes. Tarifs : 39 / 42 €. Rens. : 02 51 88 23 05

THÉÂTRE MUSICAL « Antoine et Cléopâtre » : livret, musique et mise en scène de Lewis Furey. Une tragédie nerveuse, énergique, qui oppose politique et passion amoureuse. Un opéra moderne hors norme. Du 7 au 9 mars à la MCLA - Espace 44, rue du Général Buat à Nantes. Tarifs : 9 / 19 / 24 €. Rens. : 02 51 88 25 25

DANSE DE COMBAT « KaOsz » par la compagnie Pal Frenak. Un défilé de mode extravagant suivi de la chorégraphie « KaOsz » sur le mode d’un match de boxe. Une pièce à l’univers électrique et déjanté. Les 25 et 26 janvier à La Carrière, rond-point des Moulinets à Saint-Herblain. Tarifs : 12 / 19 €. Rens. : 02 28 25 25 00

OPÉRETTE « Sissy », opérette à grand spectacle de Fritz

Kreisler. Une distribution de haut niveau, de superbes décors et costumes pour une magnifique production. Le 26 février à la Cité des Congrès, rue de Valmy à Nantes. Tarifs : 39 / 45 €. Rens. : 02 51 88 23 05

THÉÂTRE « La pitié dangereuse » de Stefan Zweig, mise en scène de Philippe Faure, avec Sylvie Testud. Ce magnifique texte raconte une histoire d’amour impossible entre un jeune officier de garnison et une jeune fille infirme. Du

Du piano aux chants d’oiseau, du rock déferlant aux chansons rétro, en passant par les sons électroniques, tel est l’ardent flot musical qui emporte avec lui trois danseuses sur la scène du théâtre Boris-Vian, à Couëron. La chorégraphie de « Spinning » signée par la compagnie Gilles Vérièpe évoque tour à tour la sensualité, l’amour et la tendresse, l’enfance et l’insouciance. Un régal à savourer le 4 février à 21 h. Rens. : 02 28 25 85 35

8 au 10 février à la MCLA – Espace 44, rue du Général Buat à Nantes. Tarifs : 9 / 19 / 24 €. Rens. : 02 51 88 25 25

PEINTURE Aubin dis donc ! Artiste nantaise née en 1954, Jocelyne Aubin, qui expose beaucoup en France et en Belgique, explore aussi bien la sculpture, la peinture ou la littérature. La contemplation de ces œuvres donne du plaisir aux yeux et de l’espoir au cœur. Jusqu’au 21 janvier 2006, à la

médiathèque de SaintSébastien-sur-Loire. Rens. : 02 40 80 85 85

THÉÂTRE « Occident ». Création. Texte de Rémi De Vos, mise en scène de Hervé Guilloteau. « Occident » est une farce noire, un humour au vitriol sur Elle et Lui. Histoire des violences étrangement banalisées de notre époque contemporaine. Du 31 janvier au 3 février au Lieu Unique, quai Ferdinand Favre à Nantes. Tarifs : 7,5 / 11 / 15 €. Rens. : 02 40 12 14 34

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L’évènement 766 315, c’est le nombre de billets qui ont été vendus en 11 éditions de La Folle Journée.

Sortie L’ENGAGEMENT LAÏQUE AU CONSEIL GÉNÉRAL A l’occasion du centenaire de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’Hôtel du département accueille jusqu’au 31 janvier une exposition sur « L’engagement laïque de la République ». Cette exposition retrace le long parcours qui a conduit à l’affirmation de la laïcité. Un cycle de conférences, débats et animations est également proposé pour mieux connaître la genèse de cette loi et mieux en appréhender les enjeux actuels. Rens. : 02 40 99 10 00

ARCHITECTURE, URBANISME ET HANDICAP Du 30 janvier au 24 février, la Maison des Hommes et des Techniques, boulevard Léon Bureau à Nantes, accueille cette exposition qui permet de découvrir 15 lieux nantais dont l’aménagement contribue à rendre la ville plus accessible aux personnes à mobilité réduite. Rens. : 02 40 08 20 22

THÉÂTRE « La nonne sanglante » par le Théâtre des Cerises, mise en scène de Thomas Canonne. Intrigues, angoisse, et humour. Du 17 au 28 janvier, relâches les 22 et 23, au Théâtre Universitaire, chemin de la Censive du Tertre à Nantes. Tarifs : 7/ 10 / 13 €. Rens. : 02 40 14 55 14

COMÉDIE « Amitiés Sincères » de François Prévot-Leygonie et Stéphan Archinard, mise en scène de Bernard Murat, avec Michel Leeb. Une comédie drôle et

Folle Journée 2006, la Folle Harmonie Nantes. Pour sa 12ème édition, La Folle Journée, le

festival de musique classique nantais, investira la Cité des Congrès du 25 au 29 janvier prochain. Après s’être notamment consacrée à Ivan Illitch, Mozart, Vivaldi, Schubert et Beethoven, La Folle Journée se penche cette année sur L’Harmonie des Nations – l’Europe baroque de 1650 à 1750. A cette époque, dans toute l’Europe, on assiste à une prise de conscience des styles nationaux. Hommes et partitions circulent à travers tout le continent. Des contacts étroits se nouent entre les compositeurs des différentes provinces européennes tels que Rameau, Couperin, Purcell, Vivaldi, Bach, De Almeida ou Soler, autant de grands musiciens de ce siècle dont les œuvres seront jouées lors de La Folle Journée 2006. La Folle Journée sera présente dans toute la ville, dans les quartiers, les écoles, les centres socioculturels. Pour René Martin, créateur et directeur artistique de la Folle Journée, il est important que tout le monde puisse découvrir et accéder à la musique classique. Tout le concept de la Folle Journée est là : des concerts courts et des prix abordables depuis maintenant 11 ans.

ACCÉDER À LA FOLLE JOURNÉE Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur www.follejournee.fr et un plan d’accès sur tous les documents concernant cette manisfestation.

Billetterie Guichets de la Cité des Congrès à partir du samedi 7 janvier. Téléphone : 0892 705 205 à partir du lundi 9 janvier. Internet : www.follejournee.fr à partir du dimanche 8 janvier.

émouvante sur l’amitié. Représentations du 7 au 11 février à La Fleuriaye, rue Léonard de Vinci à Carquefou. Tarifs : 31 / 35 €. Rens. : 02 40 68 72 72

CONTE « Les contes du Hérisson » sous la Yourte, de et par Jean Rochereau. Conte à voir en famille, à partir de 5 ans. Une petite bulle de liberté hors du temps, comme lors des veillées. Représentations le 11 et le 15 février à la Médiathèque Diderot, place Lucien Le Meut à Rezé.

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Tarifs : 6 / 11 / 13 / 15 € Rens. : 02 51 70 78 00

CONTE « Julie Doudou au Pays du Soleil Levant » : contes pour enfants à partir de 5 ans, par la compagnie Dents d’lait et p’tits bobos. Du 23 au 26 février au Théâtre du Cyclope, rue du Maréchal Joffre à Nantes. Rens. : 02 51 86 45 07

COMÉDIE « Lily et Lily » comédie de Barillet et Grédy. Artistes en amateur : ORA Théâtre. Représentations du 21 au 26 février au théâtre de La

Gobinière, avenue de la Ferrière à Orvault. Rens. : 02 51 78 33 31

HUMOUR « Enfin célèbre ! » de et avec Bertrand Bossard. Passant d’un personnage à l’autre avec un sacré brio, il manie l’ironie, l’humour, et le délire total. Coréalisation Maison de la Culture de Loire-Atlantique et Théâtre universitaire. Du 31 janvier au 2 février au Théâtre Universitaire, chemin de la Censive du Tertre à Nantes. Tarifs : 7 / 10 / 13 €. Rens. : 02 40 14 55 14

SCULPTURE

LES SENS EN ÉVEIL

Œuvres d’artistes amateurs Sébastiannais. Exposition du 6 au 21 janvier, du mardi au dimanche de 15h à 18h. Gare d’Anjou, rue Jean Macé à SaintSébastien-sur-Loire. Rens. 02 40 80 86 05

Parcours ludique et artistique dédié à l’éveil des sens. Exposition jusqu’au 22 janvier au Moulin Gautron 18 rue de l’Industrie à Vertou. www.mairie-vertou.fr

CALLIGRAPHIE

Une centaine d’exposants pour découvrir le monde des futurs parents et du petit enfant. Les 18 et 19 février au Parc des expositions de la Beaujoire, route de SaintJoseph à Nantes. Tarifs : 9 / 6,50 € www.exponantes.com

Latine, arabe, ou orientale, chacune illustre une vision du monde. Exposition du 10 au 21 janvier à la bibliothèque René-Guy Cadou, place de la Chantrerie à BasseGoulaine. Rens. : 02 40 03 53 47

SALON BABY


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dessinateurs de presse sont à La Fleuriaye, cette année. 30 attendus

IDENTITÉS ? Du 16 janvier au 10 février, l’espace international Cosmopolis propose une exposition de photographies, d’estampes et de calligraphies, comme autant de réflexions sur la culture urbaine européenne. Existe-t-il une identité européenne ? Ou bien existe-t-il plutôt des identités qui font l’Europe dans sa différence ? Rens. : 02 51 84 36 70

LE MYTHE DU CARNAVAL DE VENISE A travers ses photos, Marcel Deltell fait revivre les fastes et les ors du Carnaval de Venise . Les temps ne sont plus ceux de Casanova ou de Goldini, mais chaque année en février, pendant une semaine, le théâtre et la fête se rejoignent encore dans la Cité des Doges. Exposition présentée du 28 février au 11 mars à la bibliothèque René-Guy Cadou de Basse-Goulaine. Rens. : 02 40 03 53 47

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Le dessin zoome sur l’Inde

UN REGARD, UN PAYS : LE TIBET

Les 20, 21, et 22 janvier, au centre culturel La Fleuriaye à Carquefou, se tiendront les 7èmes Rencontres Internationales du Dessin de Presse (RIDEP). Carquefou. Fidèle à son esprit fondateur « Un pays, un dessin, un mes-

sage », la 7ème édition des RIDEP a choisi cette année de mettre l’Inde à l’honneur, et de décrypter ses médias, sa culture et ses codes. Trois personnalités du dessin de presse indien seront présentes : Paresh Nath du National Herald de New Delhi, Keshav de The Hindu de New Delhi, et E.P. Unny de The Indian Express de Bombay. Ces trois grands dessinateurs croquent chaque jour l’actualité pour les plus grands quotidiens de langue anglaise de leur pays (en Inde, l’anglais est l’une des langues officielles). Ils seront présents à Carquefou pour nous raconter l’Inde, leur métier, les médias et la liberté d’expression. Plus de 30 dessinateurs de presse venus d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et des quatre coins de la France seront également présents. La rencontre débat « Le dessin de presse, un langage universel ? » sera un temps fort de ce week-end.

RIDEP Espace culturel La Fleuriaye, Carquefou. Du vendredi 20 au dimanche 22 janvier 2006, de 10h à 19h Entrée libre

Portraits photographiques, objets autour du Tibet. Exposition proposée jusqu’au 28 janvier à la Médiathèque Nord, 1, rue Eugène Thomas, en partenariat avec l’Aide à l’Enfance Tibétaine (AET). Rens. : 02 40 16 05 50

CAFÉ CONCERT Connaissez-vous le Tabula ? Non ? Dommage. L’enseigne de ce lieu ébouriffant vous dit tout : une reinette à califourchon sur un saxophone ! Ce lieu décalé et sympa met de la vie dans le coeur de la ville du Pellerin. Sautez donc sur l’occasion pour le découvir le 21 janvier à 21h00 et le 22 à 16h00, avec TAK'O'SOLO (solo de percussions, claquettes et chants), entrée libre, tout publics, ou, le 27 janvier, avec le passage survitaminé des Sweet Moleskine (rock) à 21h00. 4 euros. Rens. : 02 40 04 64 83

Renseignements : 02 40 68 49 69

SALON NATURA Le salon bio 2006 « Etre bien et vivre mieux » : la santé par l’alimentation, les aliments bio, l’habitat sain, l’environnement… Du 17 au 20 février à la halle de la Trocardière, 101, rue de la Trocardière à Rezé. Rens. : 02 51 70 30 40

PÊCHES EN MER Salon européen des pêches en mer et des loisirs nautiques. Du 3 au 5 mars au Parc des expositions de la Beaujoire, route de SaintJoseph à Nantes. www.exponantes.com

REVUE DE LA CLOCHE « Ça cloche… nos poulets pris en grippe ! » Spectacle humoristique, satirique, musical et visuel. Représentations du 29 décembre au 5 février, les jeudis, vendredis, samedis et dimanches au Parc des expositions de la Beaujoire, route de Sain-Joseph à Nantes. Tarifs : 27 / 30 €. www.revue-la-cloche.fr

BAL DES REINES Présentation aux habitants du Pellerin de belles du Pays de Retz et danse à gogo sont au

programme d’une sympathique soirée le samedi 4 mars dans la salle du comité des fêtes du Pellerin. Rens. : 02 40 05 67 41

LE CADRE NOIR DE SAUMUR Georges Bizet (18381875) : L’ArlésienneCarmen. Le chef-d’œuvre de Bizet est transformé pour la circonstance en opéra équestre. Un grand spectacle avec 60 musiciens, 30 chevaux, 25 écuyers, et une magnifique distribution. Représentations les 2, 4, 5 et 7 février au Parc des

expositions de la Beaujoire, route de SaintJoseph à Nantes. Tarifs : 35 / 45 €. Rens. : 0 892 39 00 20

REVUE BONNE GARDE « Bonne Garde au Villepin Noir ». Revue à sketches sur des événements politiques régionaux et nationaux, visuels, ballets, medley, chansons… le tout accompagné par un orchestre. Représentation du 11 février au 26 mars, les vendredis, samedis, dimanches et mardis, au Ciné-Théâtre Bonne Garde, 20 rue du Frère

Louis, à Nantes. Tarifs : 16 / 18 €. Rens. : 02 51 83 66 66

CIELS DE NANTES Observation publique du ciel au télescope proposée par la Société d’Astronomie de Nantes (SAN). Manifestation gratuite ouverte à tous, le 4 février à partir de 21h au Parc du Grand Blottereau, bd Auguste Péneau à Nantes. Rens. : 02 40 68 91 20

SALON ANIMALIER Salon « Copains, câlins » sur nos amis les bêtes. Les 4 et 5 février à la

halle de la Trocardière, 101, rue de la Trocardière à Rezé. www.nge-nantes.fr

SEUL EN SCÈNE « Seul en scène » de et avec Jacques Weber. Tour à tour imitateur, improvisateur, humoriste, ou grand enfant nostalgique, Jacques Weber fait appel à certains grands textes de la littérature française. Le 31 janvier à l’Espace Capellia, chemin de Roche Blanche à La Chapelle-sur-Erdre. Tarifs : 13 / 26 €. Rens. : 02 40 72 97 58

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Esprit métropolitain

Un homme à la vie durable Le lucéen Christophe Lachaise a fait du développement durable une philosophie de vie. Mondiale de la Santé) avait employé et défini cette expression ainsi : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Depuis le sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, le développement durable est carrément devenu à la mode. « Mais les gens ont encore du mal à voir concrètement à quoi ça ressemble dans la vie de tous les jours », prévient aussitôt Christophe Lachaise, habitant de Sainte-Luce-sur-Loire, et responsable d’une association qui promeut le développement durable, en particulier auprès des agriculteurs. Pour y voir plus clair, il faut donc donner l’exemple, c’est-àdire faire du développement durable au jour le jour. À l’heure où le prix du pétrole s’envole, c’est ce qu’il a fait, dans son domaine de prédilection : l’économie d’énergie. « Quand j’ai acheté ma maison, il y a cinq ans, j’ai changé toutes les ampoules classiques pour les remplacer par des ampoules basse consommation. » La suite ? D’abord, un chauffe-eau solaire pour l’eau de la maisonnée (lave-vaisselle et lave-linge y compris). Ensuite, une centrale photovoltaïque productrice d’électricité. Le tout installé sur le toit. « Entre le 1er mai et le 30 octobre, 100 % de mon eau chaude est produite par le chauffeeau solaire, assure Christophe Lachaise. Le reste de l’année, c’est entre 40 et 70 % en Economique.

A

38 ans, Christophe Lachaise est ce que l’on pourrait appeler un expert du développement durable. Développement durable ? Une belle idée, dans l’air du temps depuis 1987. Cette année-là, pour la première fois, une certaine madame Gro Harlem Bruntland, ancienne patronne de l’OMS (Organisation

ADRESSES, NUMÉROS ET SITES UTILES • SAMU (urgence médicale) 15 • Pompiers : 18 • Police : 17 • SOS médecins : 02 40 50 30 30 • Allo Enfance Maltraitée : 119 • Sida Info Service :

• Nantes Métropole 02 40 99 48 48 www.nantesmetropole.fr www.nantesmetropole.fr/ligne4/

• Infocirculation www.infocirculation.fr

• TAN 0 810 444 444 www.tan.fr

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• SNCF www.ter-sncf.com

• Parkings NGE 02 51 84 94 51 www.nge-nantes.com

• Office de Tourisme de Nantes Métropole (OTNM) 0892 464 044 www.nantes-tourisme.com

fonction de l’ensoleillement. » Et pour l’électricité ? « Je produis plus que je ne consomme. Je revends mon électricité à EDF. » Seule dépense incontournable : le chauffage. Mais là encore, l’homme a choisi le bon matériel : la vieille chaudière au fioul a laissé sa place à une chaudière au gaz naturel, « Moins de plus économique. 300 euros « Moins de 300 euros par an pour par an pour se chauffer, se chauffer, ce n’est pas beaucoup ce n’est pas pour une famille de cinq beaucoup personnes ! » Toutes ces pour belles installations ont une famille bien sûr un prix. Pour la de cinq personnes ! » centrale productrice d’électricité, la facture est lourde : 20 000 euros. Mais les aides obtenues auprès de l’Ademe (Agence de Défense de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie), de la Région Pays de la Loire, et d’autres organismes, allègent la facture. « J’en ai pour 6 000 euros de ma poche, dit-il. Je vais amortir tout ça en 4 ans. C’est peu. » Monsieur ampoule basse consommation n’a rien d’un « illuminé » qui pense que tout le monde doit faire comme lui à tout prix. « Quand on vit dans un habitat collectif, ce n’est pas évident d’aller tous ensemble dans le même sens, mais quand on a la chance d’avoir une maison individuelle, il est aujourd’hui possible de mettre en accord une belle idée et des réflexes de la vie quotidienne. J’ai ainsi réussi à concilier ma philosophie de vie et mon portefeuille. » Faire du développement durable au quotidien, une belle idée qui peut rapporter à tous. • Nantes Métropole 2 cours du Champ de Mars 44923 Nantes CEDEX 9 Directeur de la Publication : Jean-Marc Ayrault. Co-directeur de la publication : Frédéric Vasse. Rédacteur en chef : David Pouilloux. Rédactrice : Carole Paquelet. Photographe : Patrick Garçon. Directeur artistique : Olivier Leprévost. Maquettiste : Olivier Loyen. Ont également collaboré à ce numéro : Franck Albert, Caroline Demaison, Anne Marquet, Edith Panigot. Conception et réalisation : Double Mixte / enodenis. Editeur : Direction de la communication de Nantes Métropole. Iconographie : IDE. Impression : Imaye Graphic, Label IMPRIM’VERT, Laval .


Journal n°01 - Janvier / Février 2006