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e r b o t c o !   s 6 u u o d t s e n d r o i a t Élec ous reg n gne a a p Ç e ca m al d n r u Jo


— Élections du 6 octobre — 2

s u o n s n o l u o v r i n e v a  ? l e e v u è Q n e G pour Avec la crise de 2009, une page s’est tournée. Notre pays a été épargné par les ravages de la crise et de l’endettement, mais il devra s’adapter à l’abolition du secret bancaire et des taux préférentiels pour certaines multinationales. Nous en sommes capables ! Bien sûr la croissance sera moins forte au cours de la prochaine décennie qu’elle ne l’était avant la crise. Mais est-ce forcément un mal ? Nous pouvons en tirer profit pour rattraper le retard pris en matière de logements et de transports publics pendant les années d’euphorie. A condition, évidemment, de faire les bons choix.

Hiler ’État d i v d Da eiller Cons

Construire de nouveaux logements certes, mais seulement s’ils sont accessibles à la majorité de la population. C’est donc aux coopératives d’habitations et aux fondations cantonales et communales que doivent être attribués les terrains à bâtir. Avec nos voisins, nous devons aménager respectueusement notre nouvel espace de vie commun : l’agglomération transfrontalière. Le développement des transports doit répondre à cette logique. Il faudra donc privilégier le ferroviaire qui est seul à même de réduire l’engorgement et la pollution générée par les déplacements pendulaires. Une croissance moins forte, c’est aussi moins de ressources supplémentaires pour l’Etat. Avec ses 8 milliards de budget, Genève peut faire face aux besoins à condition que les politiques suivies soient cohérentes. Vouloir faire tout et son contraire est ruineux ! Les trams dont la construction du réseau a coûté des centaines de millions doivent pouvoir rouler à une vitesse suffisante, et donc avoir la priorité. Sinon les coûts de fonctionnements explosent. Il est préférable d’augmenter le nombre d’emplois de solidarités et de formations complètes pour les chômeurs, plutôt que d’accepter comme une fatalité l’explosion des dépenses d’assistances. De nouvelles sources de financement doivent être trouvées en appliquant le principe du pollueur payeur. Par exemple, l’objectif de la société à 2000 watts ne sera atteint que si les subventions aux économies d’énergie sont couvertes par des taxes sur les consommations excessives. Au parlement et au gouvernement, les Verts continueront à travailler sans relâche pour améliorer les équilibres entre les exigences de l’économie et les besoins sociaux, dans le respect des intérêts des générations futures. En ces périodes de bouleversement, cet engagement est plus nécessaire que jamais.


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s t r e Les Vpriorités, Des

— Liste nº 4 Les Verts —

s n o i t u l o s des

Se déplacer avec des modes de transports adaptés

Accélérer le virage énergétique de Genève

⁕ ⁕ ⁕

⁕ Rénover le parc immobilier genevois, gros consommateur d’énergie ⁕ Réduire la demande énergétique grâce à la généralisation des programmes d’économie d’énergie ⁕ Soutenir les énergies renouvelables comme le solaire ou les ressources hydro thermiques ⁕ Lutter contre le gaz de schiste et le nucléaire

Donner la priorité aux transports publics Réaménager les pôles d’échanges des TPG à Bel-Air, Plainpalais et Cornavin Développer le réseau de trams (Bernex, pont du Mont-Blanc, Saint-Julien, Grand-Saconnex) ⁕ Offrir des tarifs TPG attractifs pour les familles ⁕ Développer le RER et construire une gare souterraine à Cornavin

Construire plus, bâtir mieux et restaurer l’existant

⁕ Étendre et sécuriser le réseau de pistes cyclables ⁕ Réaliser les vélos en libre-service (Vélib’) ⁕ Piétonniser la Vieille-Ville, le centre-ville et les rues de quartier ⁕ Placer l’ensemble des quartiers d’habitation en zone 30 ⁕ Renoncer aux projets onéreux de la route des Nations, de la 3e voie autoroutière et de la Traversée de la Rade

Vivre en sécurité, se réapproprier les rues avec une police de proximité ⁕ Créer des patrouilles de police de proximité, à l’image des bobbies londoniens, agents de sécurité non armés ⁕ Réduire les nuisances sonores dans les quartiers ⁕ Engager des médiateurs et travailleurs de rue ⁕ Mieux accompagner les victimes d’agressions et de vols

⁕ Accélérer la mise en œuvre des projets dans les zones à bâtir existantes ⁕ Construire prioritairement des logements, pas des bureaux ⁕ Densifier les zones villas et les quartiers résidentiels pour préserver la zone agricole ⁕ Elaborer, avec la participation des habitants, des Plans Localisés de Quartier (PLQ) ⁕ Soutenir les coopératives d’habitation sans but lucratif et les écoquartiers ⁕ Adopter les standards les plus exigeants en matière d’isolation thermique et sonore

Prospérer, avec une économie diversifiée, sociale et solidaire ⁕ Adopter une fiscalité cantonale écologique et sociale pour les entreprises ⁕ Soutenir les entreprises créatrices d’emplois durables ⁕ Valoriser l’agriculture biologique de proximité ⁕ Investir dans l’innovation (secteur des clean-tech et bio-tech) ⁕ Lutter contre la sous-enchère salariale ⁕ Valoriser le temps partiel et le job-sharing


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e r t i a a t n E ’ n d o l i i s i e v s t n o que e C n i U t a m g a r c p e v a r en le ti z e r n t ü n E eK l è h Mic

Michèle Künzler, 51 ans, Conseillère d’Etat

A la tête du Département de l’intérieur, de la mobilité et de l’environnement (DIME) depuis quatre ans, Michèle Künzler est une magistrate courageuse et déterminée. Pas d’effets de manche, mais des projets solides et de nombreuses réalisations concrètes dans les domaines de la mobilité et de l’environnement. Son idée maîtresse : « accompagner le développement de Genève et de sa région afin que tous ses habitants aient plaisir à y vivre ». La mobilité est un sujet très sensible à Genève. Quelles mesures concrètes avez-vous prises jusqu’ici  ? J’en citerai quatre : la création de la voie de bus sur le pont du Mont-Blanc qui s’est révélée un grand succès, malgré les oppositions initiales ; le lancement de bus transfrontaliers qui ont immédiatement séduit les pendulaires avec une croissance du nombre d’usagers à deux chiffres ; le développement des TPG (+ 30% de prestations et + 18% de fréquentation en 2012) et la mutation du réseau des trams. Cette dernière a connu une adolescence difficile, mais son objectif – irriguer l’ensemble du canton et bientôt la France voisine – reste indispensable. Des corrections ont déjà été apportées (rétablissement de la cart@bonus) et d’autres améliorations sont prévues,

notamment les pôles d’échange en lien avec les communes. Enfin, l’agrandissement de la gare de Cornavin pour lequel j’ai obtenu, tant auprès des élus genevois à Berne qu’auprès de la Confédération, le financement nécessaire à sa réalisation à l’horizon 2020-2025.

(préservation des nappes phréatiques et assainissement), un programme de développement de l’agriculture genevoise pour diversifier et améliorer l’offre de produits locaux, un nouveau « Plan déchets » visant 50% de recyclage, etc.

Durant votre mandat, qu’avez-vous initié ou soutenu qui facilite la vie des Genevois ? Grâce à mon action et à l’engagement de mes services, Genève dispose depuis mai 2013 d’une stratégie globale « Mobilités 2030 ». Pour la première fois dans ce canton, on prend en compte l’ensemble des modes de transports : transports publics, vélos, marche à pied, voitures, deux-roues motorisées. « Mobilités 2030 » organise leurs réseaux et leurs interconnexions et les priorise en fonction d’où l’on se trouve : desserte de quartier, centre ville ou axe de transit. L’objectif est simple et concret : les usagers doivent être en mesure d’utiliser à chacun de leurs déplacements le ou les modes les plus adaptés. D’ici 2030, cette vision multimodale du Grand Genève impliquera notamment les choix suivants : piétonisation des centres et soutien à la mobilité douce pour les courts trajets urbains. Développement et stabilisation des transports publics (trams, bus) pour desservir finement les centres urbains. Avec l’achèvement du CEVA, l’agrandissement de Cornavin et les améliorations des cadences CFF au ¼ d’heure, Genève aura enfin son RER.

Que souhaitez-vous pour la prochaine législature ? Durant mon nouveau mandat, je m’engage à poursuivre la construction du CEVA et la matérialisation de la stratégie « Mobilités 2030 » et

Votre département est également en charge de l’environnement et de l’agriculture. Quel est votre bilan en la matière ? Il est très riche ! En matière d’environnement, ma volonté est de remettre la nature au cœur du développement de Genève, dans l’intérêt de la population. Des exemples ? L’aménagement de pontons au bord du Rhône, qui attirent aujourd’hui des milliers de baigneurs, une nouvelle plage à La Bécassière à Versoix, la création prochaine d’une ferme urbaine à Bernex où les producteurs locaux pourront présenter leur travail, l’adoption de la première loi sur la biodiversité de Suisse, l’établissement cantonal de corridors biologiques transfrontaliers, la signature d’une nouvelle convention transfrontalière sur l’eau

« Mon objectif est d’améliorer le cadre de vie de toute la population » de la loi sur la biodiversité. Je veux consolider et améliorer les acquis, notamment en matière de transports publics, et lancer de nouveaux projets liés en particulier à la préservation des ressources locales. Les bases sont saines, les perspectives sont aujourd’hui claires. Quant à ma méthode de travail, elle consiste à associer toutes les personnes concernées – élus, associations, population  – à l’élaboration de solutions, sur la base de dossiers solides, mais ouverts à la concertation. Je procède toujours par étapes. Cela a été le cas pour la gare Cornavin, mais aussi pour la modernisation et le redimensionnement de la nouvelle usine d’incinération des Cheneviers, où j’ai réussi à emporter l’adhésion des communes, une à une.


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— Liste nº 4 Les Verts —

a g e r s u o n Ça

s u o t rde

c s e v a n dger e i t e Entrtonio Ho An

Antonio Hodgers , 37 ans , Conseiller national, Chef de groupe aux Chambres fédérales, Entrepreneur

Candidat au Conseil d’Etat, Antonio Hodgers estime que les difficultés de la population de Genève en termes de logements, de transports et d’emplois résident dans le décalage qui s’est produit, cette dernière décennie, entre le développement économique rapide de la région et l’absence de réponse à la hauteur en matière d’infrastructures. Un rééquilibrage est donc indispensable. Quelles mesures préconisez-vous pour maîtriser le développement du Grand Genève ? Il faut mettre en cohérence quatre politiques : la promotion économique, le logement, la mobilité et les espaces verts. Par exemple : le Conseil d’Etat parle d’installer 10’000 emplois d’ici 2030 dans la zone de Zimeysaver (Meyrin, Satigny, Vernier). Ce sera positif si on aborde franchement trois questions : combien d’emplois sont créés pour la population locale ? Comment loger les nouveaux venus ? Quelle augmentation des transports publics, de crèches et d’espaces de loisirs ? Répondre de manière coordonnée à ces questions est crucial pour digérer la forte croissance de ces dernières années et maîtriser le développement du canton.

Quelle politique économique préconisezvous pour atteindre cet objectif ? Je propose un développement plus qualitatif que quantitatif. Il faut bien sûr maintenir la présence de multinationales à Genève par une fiscalité juste et adaptée, mais je mettrai l’accent sur les entreprises locales existantes et à naître. Comme entrepreneur, je connais bien les besoins des PME : elles souhaitent des locaux bons marchés, une bureaucratie allégée et des soutiens ponctuels pour l’accès au crédit ou à des conseils. Ces entreprises sont plus à même de fournir des emplois aux résidents.

vivre) ; elle doit inviter très tôt les habitants à la concertation, pour chaque projet, afin qu’il soit acceptable.

Le taux de chômage à Genève est élevé et la précarité s’accroît notamment chez les jeunes. Comment réagir ? Le développement économique local permettra de créer plus de places pour les jeunes, notamment d’apprentissage. Il faut renforcer la formation professionnelle et permettre aux personnes exclues du marché de l’emploi de réaliser une reconversion professionnelle complète.

Comment lutter contre les loyers chers pour la classe moyenne ? Densifier est une chose. Encore faut-il que les logements construits soient accessibles financièrement à la population. Il existe une solution : les coopératives d’habitation. A Genève, c’est encore une pratique trop peu connue. En Suisse alémanique, elles sont beaucoup plus développées. Par exemple, Zurich compte 30% de coopératives avec pour corollaire des loyers nettement plus abordables qu’à Genève, car le locataire ne paie que les frais liés à l’amortissement et au fonctionnement de l’immeuble. Les loyers échappent ainsi à la spéculation qui rend à Genève les appartements inaccessibles pour la classe moyenne. Les pouvoirs publics, canton et communes, doivent réserver au moins 50% des terrains qu’ils mettent à disposition pour des coopératives d’habitation.

Il faut aussi une meilleure protection des salariés. Cela signifie des conventions collectives de travail (CCT) pour tous, l’adoption d’un salaire minimum et un contrôle accru sur les lieux de travail. L’Etat a un rôle de régulation qui doit assurer à l’économie un fonctionnement transparent et concurrentiel et s’opposer au dumping salarial. La discrimination selon le lieu de résidence est un leurre. Je souhaite réintroduire plus de respect et d’éthique dans les relations de travail. Comment voulez-vous résoudre la question-clé de la pénurie de logements ? La première priorité est de densifier dans les espaces proches des zones urbaines et desservis par les transports publics. Cette densification, qui semble inquiéter nombre d’habitants, ne peut réussir qu’à trois conditions : elle doit être équitablement répartie sur l’ensemble des communes du canton (certaines communes sont aujourd’hui très sollicitées alors que d’autres sont épargnées) ; elle doit être de qualité (par exemple, une ville comme Carouge, très dense, est agréable à

« Je m’engage pour la maîtrise du développement du Grand Genève .»


, s e id s p a r s o u l l é p v s t c e i l s b n u o p t s é s i t u r p o o t s t p e n s d e n r a a m r t e g s e g r e a s D amén u o n des risés, ça sécu

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Pour avoir refusé de faire des choix en matière de mobilité, Genève se retrouve aujourd’hui dans une impasse, qui affecte l’ensemble de l’agglomération urbaine. Pour les Verts genevois, une évidence s’impose : c’est avant tout une priorité claire accordée à la mobilité douce (marche, vélo), aux transports collectifs (tram, train, bus) et aux nouvelles formes de mobilité partagée (covoiturage ou auto-partage) qui permettra au canton et à l’agglomération de trouver des solutions à l’asphyxie. Les enjeux sont cruciaux : ils concernent non seulement la mobilité elle-même, mais aussi la santé et la sécurité, soit la qualité de vie de l’ensemble de la population du canton et de l’agglomération. Les normes de bruit et de pollution de l’air sont constamment dépassées à Genève, ce qui a des conséquences désastreuses sur la santé physique et morale (stress, maladies respiratoires, allergies), sur l’environnement (particules fines, smog estival…) et sur l’économie (absences au travail, etc.). C’est pourquoi les Verts genevois sont en faveur d’une approche globale qui tienne compte de tous les facteurs affectant la mobilité. Inverser la tendance actuelle nécessite ainsi de : ⁕ Favoriser les transports collectifs et nonpolluants (marche, vélo) afin de réduire le transport individuel motorisé. ⁕ Penser la mobilité à l’échelle de la région. ⁕ Répondre aux besoins de tous les usagers, y compris les enfants, les familles, les personnes à mobilité réduite ou les habitants des zones excentrées. ⁕ Réduire les occasion de déplacements, notamment par le développement du télétravail, des livraisons à domicile ou par la réduction de la distance entre le domicile, le lieu de travail et les commerces. Très concrètement, il s’agit pour les Verts genevois d’établir une véritable hiérarchie de la mobilité, avec les priorités suivantes :

Priorité 1 Les transports publics : tram, bus et train Vu la taille de l’agglomération, Genève a besoin de nouvelles infrastructures ferroviaires, type RER, comme le CEVA. Elles seules, en lien avec l’amélioration du réseau des transports publics urbains, sont à même de répondre au flux quotidien des usagers. Les Verts genevois s’engagent à : ⁕ Donner la priorité aux transports publics, en faisant notamment aboutir l’initiative des Verts « Pour des transports publics plus rapides ». ⁕ Réaménager les pôles d’échanges des TPG à Bel-Air, Plainpalais et Cornavin. ⁕ Développer le réseau de trams (Bernex, pont du Mont-Blanc, Saint-Julien, Grand-Saconnex). ⁕ Offrir des tarifs TPG attractifs pour les familles. ⁕ Développer le CEVA et construire une gare souterraine à Cornavin. Priorité 2 La mobilité douce : marche à pied et vélo Les Verts genevois exigent la mise en œuvre de l’initiative 144 « pour la mobilité douce », adoptée par le peuple en 2011 qui impose à l’Etat de créer un réseau complet et sécurisé en faveur des piétons et des cyclistes. Ils s’engagent à : ⁕ Étendre et sécuriser le réseau de pistes cyclables. ⁕ Réaliser les vélos en libre-service (Vélib’). ⁕ Piétonniser la Vieille-Ville, le centre-ville et les rues de quartier. ⁕ Placer l’ensemble des quartiers d’habitation en zone 30. Priorité 3 Réduire le trafic motorisé individuel Les voitures, les motos et les scooters engorgent le trafic à Genève. De nouveaux projets de voirie sont même envisagés, alors que la ville et sa couronne urbaine étouffent sous le poids de leurs nuisances. Les Verts genevois s’engagent à : ⁕ Renoncer aux projets onéreux de la route des Nations, de la 3e voie autoroutière et de la traversée de la rade ⁕ Piétonniser les quais du bord du lac ⁕ Encourager le covoiturage

Pour retrouver un qualité de déplacement à Genève, nous devons donner la priorité aux transports publics et à la mobilité douce.

Ces trois priorités doivent aller de pair avec une politique du stationnement clairvoyante qui permette de réduire la surface du domaine public consacrée au stationnement privé, en créant des parkings pour les pendulaires à l’extérieur de la ville, en améliorant l’utilisation des places existantes en sous-sol et en favorisant les besoins de stationnements pour les professionnels de la place.


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, s e l b a l e v u o n e r n i s a e s i t g r n e e n m é e s s n u e n o t D nviro e d r a e g n e u r s u o n a ç

Raréfaction des énergies fossiles et défi climatique (émissions de CO2) sont les deux raisons majeures qui doivent inciter Genève à ne pas relâcher ses efforts en vue d’une société durable. Le canton a déjà réussi à stabiliser sa consommation d’électricité. C’est une étape.

Il faut réduire notre empreinte écologique. Beaucoup reste à faire pour assainir l’ensemble des bâtiments du canton et se donner les moyens (financiers, techniques et réglementaires) d’atteindre par paliers, d’ici 2050, la société à 2000 watts. La prospérité de demain sera basée sur une croissance qui respecte l’environnement, génère des emplois locaux non délocalisables et réduit la dépendance énergétique grâce à :

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solutions innovantes leur soient proposées pour que convergent les intérêts des uns et des autres. ⁕ Réduire la demande énergétique grâce à la généralisation des programmes d’économie d’énergie. Les techniques d’aujourd’hui permettraient déjà de diminuer de deux tiers l’énergie consommée. ⁕ Soutenir les énergies renouvelables. Le canton dispose d’importantes ressources d’énergie, comme le solaire ou la géothermie. ⁕ Doter le canton d’objectifs clairs, efficaces et ambitieux afin de concrétiser le virage énergétique, que ce soit dans les domaines du bâtiment, de la mobilité ou de la fiscalité. ⁕ S’opposer à l’exploitation du gaz de schiste et à l’énergie nucléaire.

Energie : Grâce aux Verts, la Suisse sort du nucléaire ! Leur initiative populaire, déposée en novembre 2012, contraint aujourd’hui le Parlement suisse à mettre en œuvre la sortie du nucléaire. Gaz de schiste : une belle victoire ! Les Verts se sont opposés à l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste dès la découverte d’activités de prospection dans la région au printemps 2012. Fers de lance de la lutte, ils ont obtenu du Conseil d’Etat qu’il s’oppose par tous les moyens à ces activités nocives pour l’environnement et les conditions de vie humaine. Un beau succès.

1- La sobriété énergétique Consommer moins 2- L’efficacité énergétique Consommer mieux 3- Les énergies renouvelables Consommer différemment Tels sont les fondements de la prospérité de demain, basée sur un développement qui respecte l’environnement, génère des emplois locaux non délocalisables et réduit la dépendance énergétique. Les Verts s’engagent à : ⁕ Rénover l’ensemble du parc immobilier, gros consommateur d’énergie (pour le chauffage notamment), d’ici à 2050. Un investissement conséquent, mais très bénéfique pour les entreprises locales, pour l’emploi et la formation, et très favorable aux locataires comme aux propriétaires, à condition que des

N DE BILA ATURE SL LÉGI

Nous pourrons abandonner les énergies fossiles parce nous aurons investi dans les énergies renouvelables, comme le solaire.


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ts a d i d n a c t e s e t i l, e a s n d i l - Co de d i d n e n a s a n c e G r ri e n c es , . o l s r o u C é N po es d p n e i x r n i g e i ’ a r a r arit ’âges, d s et d’o p G e t d lis el au n é e t n i n s o u r i s nt ive es ente belle d nts prof s é r ts p s d’une me r e e g V a f s Le t at i eng ’ n d e , s e é re p r u r s d e v i o p a rc

Emilie Flamand-Lew

Sophie Forster Carbonnier

Mathias Buschbeck

Boris Calame

Fabian Chapot

Philippe Curchod

Lucia Dahlab

Yves de Matteis

31 ans – Députée au Grand Conseil, Présidente des Verts genevois, évaluatrice, membre du comité ATE Genève / Cluse

36 ans – Coordinateur Boulevards & prévention Aspasie, anc. Conseiller municipal Carouge Carouge

45 ans – Députée au Grand Conseil, Cheffe de groupe, économiste environnementale Bernex

47 ans – Economiste Genève / Grottes

38 ans – Conseiller municipal, chef de groupe, assistant parlementaire de Robert Cramer, géographe Genève / St-Jean Charmilles

48 ans – Enseignante chargée du soutien pédagogique et maîtresse adjointe de direction, membre CIP Vernier

47 ans – Designer et écologue, indépendant, Constituant FAGE, membre comité WWF-GE, coprésident GEIP Genève / Champel

49 ans – Député au Grand Conseil, chargé de projets pour l’intégration et la prévention du racisme Genève / Florissant-Malagnou


Sarah Delacoste

Isabelle Descombes

Christophe Dunner

Renaud Dupuis

Alfonso Gomez

Esther Hartmann

Laurent Jimaja

Guillaume Käser

Uzma Khamis Vannini

Delphine Klopfenstein Broggini

Sarah Klopmann

François Lefort

Miguel Limpo

Peter Loosli

Antoine Maulini

Lisa Mazzone

50 ans – Spécialiste finance & comptabilité, informaticienne, membre du CA Caisse de prêt sur gage Genève / Champel-Eaux-Vives

53 ans – Economiste, directeur adjoint au Conservatoire Populaire, co-Président Verts Ville de Genève Genève / Eaux-Vives

45 ans – Avocate, médiatrice, juge assesseur au Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant Genève / Acacias

32 ans – Député au Grand Conseil, chargé de communication santé /  prévention, Président Verts Vernier Vernier-Le Lignon

58 ans – Formation commerciale, directrice de l’Association des Familles Monoparentales Genève / Plainpalais-Cluse

43 ans – Députée au Grand Conseil, psychologue, practicienne en bio- et neurofeedback Meyrin

37 ans – Sociologue, chargée de communication des Verts genevois, fondatrice du journal PRO VELO Genève / St-Jean Charmilles

55 ans – Vert transfrontalier / Vert de l’Agglo (Comité cantonal), vice-président Pro Vélo Pays de Gex Ferney-Voltaire / Grand Genève

40 ans – Economiste d’entreprise, MBA / contrôleur de gestion, Conseil d’administration d’IMAD Genève / Vieusseux

54 ans – Conseiller municipal, formateur d’adultes, comité SWISSAID-Genève et comité d’AccEd Grand-Saconnex

31 ans – Conseillère municipale, masseuse thérapeutique, cafetière bio / équitable, comité Carlton Genève / Pâquis

26 ans – Comédien, membre du Conseil de fondation pour l’accueil et l’hébergement de personnes âgée Genève / Pâquis

56 ans – Architecte, ancien conseiller municipal, membre du comité Ingénieurs Architectes Solidaires Collonge-Bellerive

39 ans – Conseiller municipal, sociologue, Président coopérative Cigüe, Vice-Président de la Codha Genève / Petit-Saconnex

51 ans – Député au Grand Conseil, professeur HES, Dr ès sciences Genève / Eaux-Vives

25 ans – Coordinatrice de PRO VELO, membre du comité de F-information, anc. Conseillère municipale Grand-Saconnex Genève / Pâquis


Anne Moratti

Corinne Müller

Jeffrey Nahas

Magali Origa

Frédérique Perler

Olivier Perroux

Jacqueline Roiz

Jean Rossiaud

Julide Turgut Bandelier

Leyla Ahmari Taleghani

Lauren Baddeley

Michel Bertschy

Damien Bonfanti

Valérie Bourquin

Denis Bucher

Jean-Michel Bugnion

43 ans – Conseillère municipale, administratrice et coordinatrice d’Appartenances Genève Genève / Acacias

53 ans – Assistante sociale au Centre social protestant, Présidente du Conseil municipal 2010-11 Genève / Eaux-Vives-Malagnou

38 ans – Conseillère municipale, criminologue Genève / Eaux-Vives

37 ans – Conseiller municipal, enseignant, membre du comité ATE, co-directeur de Glocal Lancy

42 ans – Licence ès lettres, administratrice Théâtre du Loup, membre de la Constituante Genève / Eaux-Vives

41 ans – Historien-économiste, membre de la Constituante Vernier / Aïre-le-Lignon

36 ans – Conseillère municipale, spécialiste de la migration, ancienne Présidente du Conseil municipal Vernier / Lignon

39 ans – Chargée de communication, anc. Conseillère municipale à Genève Carouge

30 ans – Formation en science politique, assistant en mobilité-Erasmus des étudiants à l’UNIGE Genève / Pâquis

47 ans – Députée au Grand Conseil, spécialiste en gestion de l’environnement et sécurité au travail Genève / Délices

35 ans – Architecte, membre de la CMNS et de la commission cantonale pour l’aménagement du territoire Bernex

37 ans – Consultant en développement informatique, fondateur des Verts de l’Agglo, co-fondateur APiCy Ferney-Voltaire / Grand Genève

30 ans – Députée au Grand Conseil, chimiste-biologiste, enseignante Chêne-Bourg

53 ans – Sociologue, expert en politiques publiques, membre de la Coordination mondiale des partis Verts Genève / Plainpalais / Jonction

52 ans – Avocat, membre du Conseil d’administration des TPG Genève / Malagnou

63 ans – Historien, anc. directeur de Cycle d’Orientation Confignon


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— Liste nº 4 Les Verts —

, s e l ib s s e c c a s t n s e t n m a e v i g v o l s Des quartier rde tous des ous rega ça n

Nous voulons accélérer le développement des coopératives d’habitation à Genève

Depuis le début des années 2000, une pénurie sévère de logements frappe le canton de Genève, avec un taux de vacance au plus bas (0,2% – il faut un minimum de 2% pour assurer un marché fluide). Les conséquences pour les habitants de Genève et de sa région sont lourdes : explosion du prix des loyers (notamment en cas de changement de locataires), impossibilité pour les nouveaux venus et les revenus faibles, voire moyens, de trouver un logement abordable, exode contraint vers le canton de Vaud ou la France voisine, dégradation des conditions de vie avec l’augmentation massive du trafic, étranglement financier des populations les plus vulnérables et des services communaux et cantonaux qui leur viennent en aide.

Cette situation intenable est l’un des effets de la forte attractivité économique de Genève. Elle est aussi le résultat de l’incapacité des promoteurs, de l’Etat et des communes de construire suffisamment de nouveaux logements. Face à ce véritable casse-tête, les Verts genevois préconisent une série de mesures destinées à augmenter la construction de logements de qualité, diversifiés et à des prix accessibles et proposent des solutions innovantes contre la pénurie de logement : Aider les communes Les communes ne doivent plus être seules à supporter le poids des équipements (écoles, crèches, centres sociaux, etc.) et des infras-

tructures (voirie, déchets, services, etc.) qui accompagnent la construction de logements. Cela les incite à limiter le nombre et la taille des projets, voire à les différer dans le temps. Il s’agit ici de proposer un équilibre cantoncommunes-promoteurs afin d’alléger les charges des communes qui se densifient. Trois impératifs pour densifier avec qualité Les projets de développement doivent se faire à l’échelle du Grand Genève et se concentrer le long des axes majeurs de transports publics existants et des axes correspondants au projet d’agglomération. L’effort de densification doit être réparti de manière équitable entre toutes les communes


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autres mesures, d’inciter les communes à utiliser les terrains déclassés en faveur du logement et d’augmenter la capacité financière des projets de coopératives qui n’ont pas de capital propre. Les Verts préconisent également la création d’une nouvelle catégorie de logements à Genève : les propriétés par étages (PPE) sans but lucratif, vendues à prix coûtant et réservées à ceux qui achètent pour la première fois (primo-acquéreurs). Ce modèle a pour avantage de faciliter l’accès à la propriété et donc à la sécurité du logement, tout en stabilisant les prix.

Le futur nouvel écoquartier d’Artamis à la Jonction.

du canton, y compris celles de la rive gauche, de façon à soulager les collectivités publiques les plus mises à contribution et de renforcer la mixité sociale. Densité doit rimer avec qualité. La médiocre qualité des projets, trop souvent des « barres » standardisées, nourrit les oppositions, qu’elles émanent des communes ou des riverains. Donner la priorité aux écoquartiers Les écoquartiers favorisent un habitat économe en matière d’énergie, d’utilisation du sol et de mobilité et comprennent des espaces publics et des services collectifs de qualité. Les habitants sont invités à participer à l’élaboration de leur cadre de vie. C’est pourquoi les Verts genevois veulent réali-

ser des écoquartiers (comme Artamis à la Jonction ou Les Vergers à Meyrin) et transformer des quartiers existants en quartiers durables (comme le quartier Ouches-Concorde ou les Minoteries). Des locataires maîtres de leur destin grâce aux coopératives Les Verts genevois souhaitent accroître massivement les logements en coopératives d’habitation sans but lucratif, selon le principe du loyer couvrant les coûts. Alors qu’à Zurich ils représentent 30% du parc locatif, le taux n’est que de 4% à Genève. Il s’agit donc de faire Un gros effort en faveur des coopératives d’habitation doit donc être fourni en augmentant leur nombre de 2% par an. Pour atteindre cet objectif, il convient, entre

Mieux associer les habitants des quartiers Un des obstacles les plus fréquents à la construction de nouveaux logements est le refus des riverains de voir leur environnement changer. Face à cette attitude, il s’agit d’associer les habitants, de façon institutionnelle, dès la planification de nouveaux aménagements pour améliorer la qualité et la créativité des plans localisés de quartier (PLQ). Une mesure qui contribuera efficacement à faire diminuer les motifs d’oppositions. Des logements peu gourmands en énergie A Genève, le potentiel d’amélioration énergétique en matière de chauffage des bâtiments est gigantesque, car de nombreux bâtiments sont mal isolés. Les Verts veulent adopter les standards les plus exigeants en matière d’isolation thermique et sonore et réaliser des bâtiments et des quartiers qui produisent leur propre énergie.

N DE R E A L I B ATU L S I LÉG

Mobilité : un ferme engagement pour une autre mobilité Les Verts se sont battus pour la mise en œuvre de l’Initiative 144 « Pour la mobilité douce » en proposant l’octroi d’un crédit extraordinaire. Ils ont aussi défendu le projet de vélos en libre service, ainsi que des transports publics plus efficaces via la Constituante et devant le refus du Grand Conseil et de la Constituante, les Verts ont récemment lancé l’initiative « Pour des transports publics plus rapides ». Logement : des batailles âpres face à la droite majoritaire La crise du logement à Genève frappe aussi durement les personnes en formation. Au cours de cette législature, les Verts ont déposé au Grand Conseil deux projets de loi visant à faciliter la construction de logement pour celles-ci. Ils ont également agi en faveur de la construction d’écoquartiers et de la densification des parcelles déjà déclassées. Des propositions malheureusement balayées par la droite majoritaire. La députation Verte en chiffres : 17 députés, 12 projets de loi proposés par les Verts, 26 motions, 8 résolutions, 65 interpellations urgentes écrites, 28 questions écrites et 41 rapports de minorité !


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— Liste nº 4 Les Verts —

, s s e l e l b b a a r s u n d o s i p s o l e p ises r m e Des entrepr rde tous des ous rega ça n

Valoriser un tissu d’entreprises stable et diversifié, producteur de richesse et d’emplois avec une empreinte écologique limitée Genève se caractérise par un tissu économique varié, dont deux pans importants sont les multinationales et les PME. Les entreprises locales sont, par nature, bien insérées dans le canton. C’est pourquoi l’Etat doit leur porter une attention toute particulière en renforçant les conditions nécessaires à leur dynamisme, tout en les incitant à se comporter en entreprises responsables, socialement et écologiquement. L’implantation des multinationales est potentiellement plus fragile, car elles sont très exposées aux aléas de l’économie mondiale et très sensibles aux conditions, notamment fiscales, qui leur sont faites.

Bien que le canton doive être attentif à leurs besoins, il faut considérer que ce modèle n’est pas le plus durable pour Genève.

⁕  Soutenir les labels pour les entreprises responsables en matière d’environnement et de prestations salariales et sociales.

Mais dans une économie toujours plus compétitive, nos entreprises subissent des pressions ressenties souvent comme intolérables. Il en résulte, d’une part, la marginalisation des personnes exclues durablement du marché du travail, le dumping salarial, le phénomène des working poors (travailleurs pauvres), et, d’autre part, une dégradation des conditions de travail et de vie des salariés. Une situation qui génère des effets sociaux catastrophiques, l’affaiblissement du lien social et familial, des maladies du travail (physiques et mentales) qui, in fine, coûtent très cher aux collectivités. Il appartient à l’Etat d’enrayer ce phénomène en fixant des règles du jeu fermes et transparentes.

⁕   Favoriser, dans les marchés publics et dans l’attribution des terrains industriels, les entreprises qui présentent les meilleures performances sociales et environnementales, notamment dans le secteur de la construction.

Afin de renforcer le tissu économique local et d’encourager les entreprises à agir de manière écologique et sociale, les Verts genevois s’engagent à : ⁕ Mettre en place une fiscalité cantonale écologique et sociale qui permette de soutenir les entreprises soucieuses de l’environnement et respectueuses des travailleurs en matière de recrutement, de formation et d’équité salariale entre femmes et hommes.

⁕   Orienter les investissements de l’Etat vers les secteurs de l’économie verte, notamment par le renforcement des fonds pour l’innovation. ⁕  Généraliser les contrats de performance énergétique avec les entreprises qui construisent ou rénovent leurs bâtiments. ⁕ Augmenter le coût des déchets non recyclés et valoriser l’économie circulaire (valorisation des déchets par coopération entre entreprises) ; favoriser les investissements dans les économies d’énergie et la lutte contre la pollution.


n o i t a l u p o p a l e d e h c o r s p u e o t c li e o d p r a e Un ous reg ça n

— Élections du 6 octobre — 14

Depuis quelques années, les conditions de sécurité se sont dégradées dans le canton. Pour y faire face, les Verts genevois estiment que la solution passe par une présence policière accrue sur le terrain et un renforcement du lien social dans les quartiers. L’objectif principal des Verts en matière de sécurité est de rassurer une population exaspérée, à juste titre, par les nuisances, les incivilités et la délinquance, qu’elles soient le fait de résidents ou de non-résidents, à travers la présence accrue de forces de sécurité dans les rues et la réappropriation de l’espace public par les habitants, les commerçants et les usagers. Pour les Verts, la réduction des nuisances sonores dans les quartiers passe par l’engagement de médiateurs et de travailleurs de rue. Les Verts dressent un double constat : les effectifs de la police cantonale sont insuffisants, les augmenter est prioritaire. Toutefois, les gendarmes ne peuvent répondre, seuls, aux missions de la police de proximité, en raison de leur profil, essentiellement répressif, et de leurs tâches administratives. Quant aux agents municipaux, leur rôle essentiel et indispensable réside dans la gestion du domaine public (commerces, nuisances sonores, circulation, déchets, etc.). Les polices municipales sont diversement dotées selon la capacité financière des communes et peu outillées pour combattre la petite délinquance, faute de pouvoir accéder aux réseaux d’information de la police cantonale. C’est pourquoi les Verts proposent de renforcer la police en créant une nouvelle catégorie d’agents, à l’image des bobbies londoniens, affectés aux patrouilles de proximité, complémentaires à la gendarmerie et à la police municipale. Ces agents devront également pouvoir être recrutés parmi les détenteurs de permis C.

La nouvelle catégorie de policiers, à l’image des Bobbies anglais, c’est : ⁕ Une mission principale de patrouille, essentiellement à pied et à vélo, axée sur la prévention des actes de délinquance et d’incivilité.

Les Verts prônent des réponses plus appropriées que la seule répression  L’ établissement de partenariats migratoires en amont, selon le modèle fédéral, l’autorisation de séjour de courte durée, une offre de formation adaptée aux besoins de leur pays d’origine sont autant de mesures plus efficaces et moins coûteuses, au final, que la privation de liberté qui représente l’aboutissement malheureux d’un mirage migratoire. Nous voulons une police proche de la population, non armée, à l’image des Bobbies anglais.

⁕ Un contact permanent avec les acteurs des quartiers, tels que les commerçants, les habitants, les usagers, les écoles, les maisons de quartier, etc.

⁕ Une visibilité maximale pour prévenir efficacement les délits.

Accompagner toutes les victimes Les Verts proposent également des mesures pour mieux accompagner les victimes d’agressions et de vols. Toute victime doit être contactée dans les 24 heures suivant un délit pour qu’elle puisse donner des nouvelles et recevoir, si elle le désire, aide et conseils. Des assistants de sécurité assermentés seraient habilités à accompagner les victimes du début à la fin de la procédure.

⁕ Un pouvoir d’autorité, mais sans arme à feu. La prison est nécessaire, mais pas suffisante Les Verts ne contestent pas que la capacité carcérale doive être augmentée et les conditions de détention améliorées car la situation de Champ-Dollon est inacceptable. Cependant, ils rejettent le projet pharaonique de créer 500 places supplémentaires alors qu’il n’est absolument pas établi que cela fasse baisser la criminalité. En effet, l’équation « plus de prison = moins de délinquance » est très souvent fausse, notamment en ce qui concerne les petites peines pour des délinquants sans statut qui n’ont rien à perdre et qui représente, en nombre, la part la plus importante de la criminalité locale et également la plus dérangeante pour la population.

La réappropriation de l’espace public par la population accroît la sécurité et le sentiment de sécurité.


s e p i c s n i e r c p n s a e l h r c u s s e e d é é d t i l n a o f g é e ’ l d o t c e é s n e u o n i o t t U égra e d r t a n g i ’ e d ous r ça n

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— Liste nº 4 Les Verts —

en valorisant notamment les enseignements artistiques, techniques et de sciences naturelles. ⁕ Tenir compte de la diversité des origines des élèves en encourageant la maîtrise de leur langue maternelle, pour les aider à mieux assimiler une seconde langue, comme le français. À renforcer les transitions entre le cycle d’orientation et les filières gymnasiales et professionnelles, afin de mieux préparer les élèves, notamment les plus fragiles, à leur avenir et prévenir les décrochages. Dans ce contexte, il est impératif de soutenir davantage les entreprises formatrices et de mettre en place un dispositif de suivi pour chaque élève en difficulté.

C’est une école solidaire que nous revendiquons, avec une mise en valeur de la diversité des élèves.

L’école a pour mission l’acquisition de connaissances. Elle a aussi pour responsabilité première d’intégrer tous les jeunes, sur les plans personnel, civique et professionnel. En d’autres termes, aucun jeune ne doit être laissé au bord du chemin. C’est à l’Etat qu’incombe cette responsabilité. Pour les Verts

cela signifie que l’État doit maintenir la formation au sommet de ses priorités budgétaires, ce d’autant plus que la nouvelle Constitution lui impose désormais d’assurer une formation pour tous jusqu’à l’âge de 18 ans au moins. Les défis sont de taille, puisqu’ils concernent aussi bien l’école primaire, le cycle d’orientation que les filières gymnasiales et professionnelles. Les Verts genevois préconisent une série de mesures propres à réussir l’intégration en se fondant sur le principe d’égalité des chances. Les Verts s’engagent : Pour l’école primaire : ⁕ Prendre en charge de façon précoce les élèves en difficulté. ⁕ Renforcer le soutien pédagogique. ⁕ Réduire les effectifs dans les petits degrés. Pour le cycle d’orientation (CO) : ⁕ Etablir au CO un 9e degré commun à tous les élèves sortant du primaire pour mieux les orienter. ⁕ Adapter les enseignements au CO afin de réduire le taux d’échec des élèves peu à l’aise en langues et en mathématique par exemple,

N DE R E A L I B U SLAT I G É L Intégration/diversité : pour une société ouverte et tolérante Au Grand Conseil, les Verts genevois ont défendu le droit de vote et d’éligibilité des étrangers ainsi que l’accès à la formation professionnelle des jeunes sans statut légal. Ils ont également lutté contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle.


s c i l b ts pu

nale o t n ca

aire l r u p o o p p s e tiv Initia s tran

e d !   r s u e o d P pi a r s plu

Pour améliorer les conditions de déplacement à Genève et désengorger le trafic, les transports publics doivent avoir la priorité dans la circulation. La priorité donnée aux transports publics • augmente la cadence des bus et des trams et multiplie le nombre de passagers : une augmentation de 10% de la vitesse commerciale, c’est 10% de prestation en plus sans coût supplémentaire pour le contribuable • profite à tous les utilisateurs du réseau routier : plus de passagers dans les transports publics, c’est moins de trafic individuel motorisé • facilite la circulation des véhicules de livraison : un trafic plus fluide améliore la rapidité des transports professionnels • réduit la pollution et contribue à la protection de la santé de la population.

Pour y parvenir, il suffit de développer les sites propres et de réguler les feux lumineux de sorte à donner la priorité aux trams et aux bus. Avec ces mesures simples et peu coûteuses, on améliore la situation globale du trafic, tout en rentabilisant les investissements importants consentis pour les transports publics ces dernières années. La priorité des transports publics est déjà une réalité dans la plupart des centres urbains suisses et a fait ses preuves en termes d’efficacité, de fluidité et d’attractivité, sans augmenter la subvention étatique, ni compromettre le trafic individuel motorisé. Les citoyennes et citoyens soussigné-e-s, électrices et électeurs dans le canton de Genève, demandent, en vertu de l’article 56 de la Constitution de la République et canton de Genève, du 14 octobre 2012, et des articles 86 à 94 de la loi sur l’exercice des droits politiques, du 15 octobre 1982, que la Constitution du canton de Genève (A 2 00) soit modifiée comme suit:

Art. 190, al. 5 (nouveau) 5 Il aménage le réseau et règle la circulation routière pour donner la priorité aux transports publics. Nom (en majuscule)

Prénom usuel

Date de naissance

Canton d’origine

Adresse complète

Signature

rue, numéro, code postal et localité

(jour / mois / année)

Ces mentions doivent être apposées personnellement et à la main par le/la signataire. Seul-e-s les électrices et électeurs de nationalité suisse ayant leur droit de vote sur le canton de Genève peuvent signer cette initiative cantonale. Les électrices et électeurs dès 18 ans, de communes différentes, peuvent signer sur la même feuille. Les Suisses vivant à l’étranger et ayant leur droit de vote sur le canton de Genève peuvent signer la présente initiative en inscrivant leur adresse à l’étranger. Celui qui appose une autre signature que la sienne ou plus d’une signature est passible d’une amende administrative pouvant s’élever à 100 F. Les signatures obtenues par un procédé réprimé par la loi doivent être annulées (art. 87, al.1, lettre b et art.183, lettre d, de la loi sur l’exercice des droits politiques, du 15 octobre 1982).

Le service des votations certifie la validité de ______ ______ ______ ______ ______ ______ ______ ______ signatures. Genève, le ______ ______ ______ ______ ______ ______ ______ ______ Le/la contrôleur-e: ______ ______ ______ ______ ______ ______ ______ ______ Le retrait total et sans réserve de l’initiative peut être décidé à la majorité des électeurs suivants : Emilie Flamand, rue Cingria 4, 1205 Genève ; Nicolas Walder, Vigne-Rouge 1, 1227 Carouge ; Fabienne Fischer, Baud-Bovy 4, 1205 Genève ; Pierre Gautier, rue de l’Est 3, 1207 Genève ; Michèle Künzler, rte de Vernier 166, 1214 Vernier ; Antonio Hodgers, Ch.de Poussy 35, 1214 Vernier ; Robert Cramer, rue du Clos, 1207 Genève ; Ueli Leuenberger, rue des Sources 8, 1205 Genève ; Sophie Forster Carbonnier, ch. du Creux 25, 1233 Bernex ; Hugo Zbinden, rue du Royaume 14, 1201 Genève ; Esther Alder, rue du Grand-Pré 26, 1202 Genève.

Échéance du délai de récolte de signatures : le 29 octobre 2013 A renvoyer au plus vite (même complétée partiellement) à : Les Verts genevois, CP 345, 1211 Genève 4 D’autres listes, informations et argumentaires peuvent être demandés à la même adresse, par téléphone au 022 800 38 48, par mail à ge@verts.ch ou téléchargés sur www.verts-ge.ch

[Title will be auto-generated]  

http://www.verts-ge.ch/images/stories/journal/Les_Verts_Journal_20%2008%202013.pdf

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