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Communiqué de presse du vice-recteur à propos de la correction locale du Baccalauréat

A la suite du vote favorable du Congrès sur la charte d’application du projet éducatif de la NouvelleCalédonie, la mesure relative à la correction localisée du baccalauréat d’enseignement général et technologique soulève quelques polémiques qui requièrent des précisions concernant une compétence d’Etat. 1. De quoi s’agit-il ? • De la correction « localisée » de certaines épreuves non encore corrigées à ce jour. En effet, l’Histoire-Géographie, le Japonais, les langues Kanak, le Français et les Sciences sont déjà corrigés en Nouvelle-Calédonie. • La correction concerne uniquement les épreuves des baccalauréats d’enseignement général et technologique. Le baccalauréat professionnel étant corrigé en Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs années. • Il s’agit d’une correction différenciée selon le nombre d’élèves et d’enseignants. Seraient exclus de la correction en Nouvelle-Calédonie, les épreuves à faibles effectifs d’élèves (japonais, allemand,…), les séries et enseignements de spécialité à faible effectif ou centre unique (bac techno hôtellerie, bac techno laboratoire…), Ces quelques copies seraient transmises pour correction en métropole (académie de rattachement). Mais afin de gagner un temps certain ces copies seraient numérisées et transmises dématérialisées en métropole.

2. Quelles sont les garanties ? Afin de répondre à certaines interrogations sur le déroulement et la correction du baccalauréat en Nouvelle-Calédonie quatre garanties sont apportées : •

L’objectivité de la correction Les sujets restent élaborés en métropole ainsi que la grille d’évaluation. Le déroulement des corrections se fera en « loge », c’est-à-dire tous les correcteurs seront convoqués au même endroit et au même moment et recevront des consignes identiques de correction.

L’anonymat des copies Aucun enseignant ne pourra corriger une copie d’un de ses élèves, compte tenu d’une part des modalités de brassage des copies qui seront effectuées et d’autre part de la correction « dématérialisée » pour les disciplines à faible flux d’effectifs d’élèves et d’enseignants.

La supervision du déroulement des épreuves Une mission d’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN) attestera du bon déroulement des épreuves sur le plan réglementaire et opérationnel.

La délivrance du diplôme par une autorité académique métropolitaine Elle se fera par un recteur d’académie de métropole afin de garantir, la valeur nationale du diplôme et de faciliter l’inscription de jeunes bacheliers calédoniens dans les universités métropolitaines.


3. Quel est l’intérêt et l’avantage de cette correction localisée. La correction en Nouvelle-Calédonie des épreuves écrites des baccalauréats général et technologique vise à améliorer la réussite des élèves par la reconquête du temps scolaire pour tous. C’est une mesure de justice scolaire pour bénéficier de l’école le plus longtemps possible. Je rappelle que cette mesure va permettre de gagner sept mois de cours sur les sept années qui vont de la sixième à la terminale. Par ailleurs, cette disposition contribue à légitimer l’action pédagogique des enseignants, pour qui il est ainsi indispensable d’être confronté à une pratique d’évaluation certificatrice.

Fait à Nouméa, le 2 décembre 2016.


Vice-Rectorat : correction locale du baccalauréat