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L1 ASS

Technique de recueil de donnée qualitative Entretien

L’insertion des enfants handicapés Dans les centres de loisirs

Groupe TD n°3

LE BOULH Annaëlle LE GALLO Cindy LE BRUN Mylène LE CLOIREC Mégane


Sommaire  Page 1 : Introduction  Page 2 : Présentation de l’étude  Page 3 : Présentation de l’étude (Suite)  Page 4 : Grille d’entretien  De la page 7 à la page 28 : Analyses des entretiens  Page 29 : Analyse autocritique  Page 30 : Conclusions et perspectives.  Bibliographie  Annexes


Introduction

Nous nous sommes intéressées au thème du handicap car l'une d'entre nous a des proches atteint d'handicap. De plus, chacune d'entre nous détient une expérience dans l'animation, c’est pour cela que notre choix c'est tourné vers l'insertion des enfants handicapés dans les centres de loisirs. Afin d'acquérir plus de détails sur notre thème, nous nous sommes entretenues avec 2 professionnels spécialisés dans le loisir ayant une ou plusieurs expériences avec les enfants handicapés. Leur professionnalisme nous a permis d'obtenir des informations sur les structures mises en place pour améliorer la prise en charge des enfants handicapés et de savoir s'ils requièrent des attentions particulières. Leurs parcours nous a informés sur leurs vécus avec les enfants atteints d’handicap, puis nous avons pu profiter de certaines anecdotes qui nous ont fournis des éléments sur les relations des enfants handicapés avec les personnes valides. Afin de recueillir les meilleures informations possibles, nous avons choisi de rencontrer des professionnels issus de centres de loisirs. En effet, ces structures permettent aussi aux enfants handicapés de pratiquer les activités et les loisirs qu'ils souhaitent. Nos entretiens se sont déroulés avec la participation de RIOU Wendy le 8 novembre 2012 à 18 heures au bar le WENDYLAN à Quimperlé (chez elle). Cette animatrice de centre de loisirs a eu des expériences, il y a maintenant 2 ans dans le centre de loisirs « Les Explorateurs », avec des enfants handicapés. Notre choix s'est porté sur RIOU Wendy car elle travaille au plus près de ces enfants touchés par le handicap. De plus, son expérience se base sur le relationnel, ce qui lui permet d’être en lien direct avec eux. Notre second entretien a eu lieu avec POUCHARD Tiphaine, la directrice de Loisir Pluriel du Pays de Lorient, nous l’avons rencontrée le 15 novembre 2012 à 10 heures 30 dans son bureau qui se situe au 39 rue de Villeneuve à Lorient. Nous avons choisi cette association car elle est le 1er réseau national de centres de loisirs pour enfants handicapés et valides. De plus son expérience de directrice nous permettait d’élargir notre vision vis-à-vis de notre sujet.

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Présentation de l’étude Quels moyens et institutions ont été mis en œuvres pour faciliter l’insertion des enfants handicapés en centre de loisirs ? Dans un premier temps, nous allons définir le thème général qui s’intitule l’insertion des enfants handicapés dans les centres de loisirs. Cette définition nous a permis de mieux comprendre et de limiter notre sujet afin d’être plus à l’aise durant nos entretiens. Ainsi, le but de notre recherche sera d’étudier les facteurs qui permettent de faire évoluer l'intégration d'un enfant ayant une limitation de possibilité d'interaction avec son environnement dans un hébergement ou accueil collectif.

Dans un second temps nous avons défini chacun de nos thèmes et sous-thèmes ce qui nous a permis de faire notre grille d’entretien. Les questions générales vont permettent de mettre à l'aise le professionnel ainsi que d'introduire le sujet. Tout d’abord nous évoquerons les expériences que cette personne a vécues avec les enfants handicapés, nous clôturerons ce premier thème par les diplômes particuliers liés à ces différents métiers. Ensuite, nous allons interroger le professionnel sur les différents aménagements qui permettent de faciliter la vie des enfants handicapés dans les centres de loisirs en terme de structure comme les accès pour fauteuil roulant, les lits, les douches agrandies, les portes et couloirs plus larges, ou en terme d’activités. Puis nous continuerons par les besoins particuliers des enfants handicapés puisque nous pensons qu’ils ont besoins de plus d'attention qu'un autre enfant. Nous allons ensuite lui poser des questions sur la réaction des autres enfants qui peuvent peut être avoir différentes réactions envers l'enfant handicapé. D’après nos lectures, on suppose que certains vont les rejeter, se moquer d’eux alors qu'au contraire d'autres vont les aider et être très proches d’eux. Pour terminer notre entretien, nous aborderons les différents sentiments que peut éprouver le professionnel en s'occupant d'un enfant handicapé. En effet, celui-ci a surement des contraintes mais il doit aussi avoir des souvenirs particuliers.

Pour mieux appréhender nos entretiens nous avons recherché des informations sur les professionnels que nous voulions rencontrer.

La première personne étant une animatrice de centre de loisirs, elle participe à l'éducation de l'enfant sur son temps loisirs et à sa vie quotidienne (hygiène, repas...), elle a la responsabilité de cet enfant et aménage des temps ludiques pour transmettre des valeurs, ainsi elle nous permettra d’obtenir le plus de précisions possibles sur l’insertion des enfants handicapés.. La personne que nous avons rencontrée le 8 novembre 2012 à 18h au bar le WENDYLAN à Quimperlé (chez elle) s’appelle RIOU Wendy.

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Présentation de l’étude (suite) Notre second choix s’est porté sur une directrice d'association qui met en œuvre les décisions du conseil d'administration, favorise le développement de l'association dans le respect du projet associatif et éducatif. Elle est chargée de mettre en place les moyens nécessaires à la réalisation des diverses actions et activités de l'association dans le respect des textes en vigueur et des attentes des adhérents dans la stratégie de l’intérêt local. Elle nous permettra donc, grâce à son statut, de recueillir des informations sur les institutions et les structures mises en place pour accueillir des enfants handicapés. On s’est donc dirigé vers madame POUCHARD Tiphaine, la directrice de Loisir Pluriel de Lorient, dont la rencontre a eu lieu le 15 novembre 2012 à 10h30 dans son bureau. Nous avons décidé de nous entretenir avec une animatrice ainsi qu’avec un directeur de centre de loisirs car elles sont les mieux placés pour répondre à nos questions.

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Grille d’entretien : Avant l’entretien : Thèmes

Sous thèmes

Informations

Expériences

personnelles et

Questions

Relances

1) Avez-vous déjà été confronté à des enfants handicapés ? 2) A quelles sortes d’handicaps avez-vous été

questions générales

confrontée ? Spécificités

1) Les animateurs ont-ils une qualification spéciale lorsqu’ils encadrent des enfants handicapés ?

Après nous être renseigné sur votre métier ….

2) Combien de personnes faut-il pour encadrer un enfant handicapé ? 3) Quelles sont les contraintes d’avoir un enfant handicapé ? Les différents

Lieu

aménagements

1) Avez-vous des aménagements spéciaux pour les enfants handicapés ?

Activités

1) Y’a-t-il des activités plus adaptées aux enfants handicapés ?

Les besoins

Spécificités

particuliers des

de l’enfant

difficile à gérer avec des enfants

enfants

handicapé

handicapés ?

Rejet

des autres enfants face au

Par rapport aux handicaps que vous avez pu voir …

2) A-t-il besoin de plus d’attention ?

handicapés Les réactions

1) Est-ce que le manque affectif est plus

1) Comment les enfants handicapés sont-ils perçus par les autres enfants ?

Goûts

handicap

2) Est-ce que les activités mises en place pour

Tout à l’heure nous

les enfants handicapés arrivent- elles à

parlions des activités

intéresser les autres enfants ?

plus adaptées aux enfants handicapés …

Questions

Passé

finales

1) Quels sont vos meilleurs souvenirs avec des enfants handicapés ? 2) Quels ont été vos différents voyages avec les enfants handicapés ?

Avenir

Vous nous avez parlé des contraintes, y’a-til des côtés plus positifs que d’autre …

1) Est-ce que cela vous plairait de retravailler avec des enfants handicapés ?

Conclusion

2) Avez-vous quelque chose à rajouter ? 4


Tableau d’analyse du discours, entretien avec RIOU Wendy : Thème Informations

Sous-thèmes Expériences

personnelles

Questions

Réponses

Donc euh… avez-vous déjà été

Euh oui bah moi j’avais une équipe de six

confrontée à des enfants handicapés ?

enfants dont une petite handicapée qui

et questions

était trisomique

générales Sinon est-ce-que vous avez été

Non, j’avais une autre petite dans mon

confrontée à d’autres handicaps ?

équipe qui avait la mucoviscidose, mais après ce n’est pas un handicap, enfin c’est une maladie.

Et ça vous n’y avez jamais participé?

Non mais j’ai des animateurs avec qui je

(en parlant des camps pour enfants

travaille

handicapés) Spécificités

Et une animatrice peut encadrer

-Ca dépend parce que moi j’avais déjà 3

combien d’enfants handicapés ?

ans d’expérience en animation Donc euh…par rapport à l’équipe que j’avais, de, d’enfants, j’avais pas besoin d’être ; d’avoir de personnes spéciales par rapport à son handicap. -Euh….que des enfants handicapés je pense que c’est 3/4, 4 ou 5 enfants je pense.

Vous avez des contraintes à avoir des

Euh oui parce qu’il faut adapter les

enfants handicapés ?

animations pour les enfants handicapés

Et ils(les autres animateurs)

alors que les autres ne sont pas

encadraient combien d’enfants

handicapés, sachant qu’elle était

handicapés du coup?

trisomique, donc elle ne sait pas vraiment lire, elle ne sait pas vraiment écrire donc pour toutes les animations, il faut imager par des dessins en fait, traduire par des dessins, il faut expliquer plus longuement, plus en détail, il faut…faut prendre son temps, faut…

5


Thèmes Informations

Sous-thèmes Spécificités

Questions

Réponses

D’accord, et vous avez une qualification

Non, juste mon BAFA.

personnelles

spéciale pour cela ? Non ?

et questions

D’accord donc et le euh… pour

générales

encadrer un enfant handicapé y’a besoin que d’une personne ? Il faut combien d’animateurs pour un

Euh…. sa dépend des groupes et du

enfant handicapé ?

nombre d’animateurs en fait, mais en général y’a 5 animateurs pour 2 d’enfants, ça dépend de l’âge, des moyens d’autonomie et du temps.

C’est toujours la même personne qui

Euh...bah...en fait chaque année on a une

accompagne les enfants handicapés ou

équipe de vie, donc on suit les mêmes

alors ça tourne ?

enfants pendant un an et on essaye de faire en sorte que l’année d’après ça soit la même personne mais euh…moi je l’ai juste encadré un an parce que après je suis passée dans la tranche d’âge endessous, mais, on essaye que ça soit toujours la même parce que sinon faut reprendre tout depuis le début d’une relation avec l’autre animateur.

Et au niveau des animateurs, il y en a

Euh…, y’en a qui préfère pas, on a

qui décident de ne pas encadrer des

différents stades en fait, on a des

enfants handicapés, qui ne veulent

animateurs qui viennent de commencer

vraiment pas en avoir ou alors…

donc ils n’ont aucune notion du BAFA, d’autres qui sont en pratique et y’a ceux qui ont validé leur BAFA, et…ceux qui n’ont jamais pratiqué bah, c’est déjà difficile d’avoir un groupe d’enfants, si avec en plus des enfants handicapés. Mais en général, faut que ça soit quelqu’un qui soit patient.

6


Thèmes

Questions

Réponses

Et sinon elle est à côté de vous

Elle peut se placer n’importe où, après si

personnelles

pendant les repas pour que vous

on voit qu’elle a besoin d’aide pour couper

et questions

l’aidiez ou alors elle peut se placer

sa viande ou autre on va l’aider mais sinon

générales

n’importe où elle veut ?

elle est avec les autres enfants

Au niveau de la vie, de la vie de tous

Non, là j’avais pas enfin elle n’avait pas

aménageme

les jours est-ce- qu’il faut des

de fauteuil roulant, elle n’avait rien donc

nts

aménagements spéciaux comme les

y’avait pas de..

Informations

Les différents

Sous-thèmes Spécificités

Lieu

lits, les douches, si ils dormaient ?

Sinon durant les 5 ans que vous avez

Euh….notre…déjà à la base on a…, on

pratiqué en temps qu’animatrice est-ce

accueille les enfants en fait et cela a été

qu’il y a eu des changements, des

adapté aux enfants handicapés, pour les

améliorations pour insérer les enfants

fauteuils, il y a des rampes dans les

handicapés dans les centres ?

sanitaires ou dans les douches et euh… on a changé de directrice en fait euh… il y a trois ans et euh… ce qui nous permet enfin…de mieux pour les animateurs de mieux encadré…enfin plus de conseils et de…

Ils ont mis quoi d’autres en place, pour

Pour le repas non, parce qu’après, nous

le repas il y a quelque chose ?

elle est apte à manger avec nous à table, après genre les portes sont assez grandes pour euh… accueillir des fauteuils. y’a des…pas des marches mais des…des accès pour fauteuil roulant

Vous avez des activités adaptées aux

Ouai. Parce qu’en plus euh…parfois elle

enfants et des aménagements

est dans son monde mais, nous elle était

spéciaux ?

vraiment dans son monde elle peut partir comme ça, n’importe où donc euh… vu qu’on essaye de les rendre autonomes, on n’est pas toujours derrière eux, avec elle, ce n’est pas toujours évident donc euh…il faut quelqu’un quand même derrière 7


Thèmes

Sous-thèmes

Questions

Réponses

Les différents

Activités

Et quelles sont les activités en

Après, enfin … ils sont aussi aptes que les

aménageme

questions qui sont plus adaptés aux

autres, c’est juste qu’il faut pousser parce

nts

enfants, par exemple pour le sport ou

que quand ils n’ont pas envie, ils jouent de

pour

leur handicap, enfin elle en jouait. Après c’est au niveau de la motricité aussi, tout n’est pas forcément coordonnés comme nous quoi, c’est … tu lui dis : de lever la main et le pied en même temps, elle a plus de mal mais …

Et est-ce qu’elle participe à toutes les

Euh, non, il y a certaines choses, où on la

activités quand même ?

laissait pas faire parce que on sait très bien qu’elle va partir en plein milieu donc elle va pas rester avec son équipe, donc là elle restait plus avec nous, comme une animatrice, enfin gérer un atelier avec nous quoi.

Et au niveau des plots pour les activités

Euh non

ou des…est- ce qu’il y a des choses spéciaux, euh…spécifiques pour eux… des plots ou des plots qui soient plus grands pour elle ou des ustensiles, des accessoires, accessoires qui sont plus faciles pour elle, je ne sais pas, des cerceaux ou des..

Elle utilise de tout ?

Ouai, y’a pas de…

Il n’y a pas d’objet dangereux pour

Euh non, après on essaye quand les

elle?

enfants utilisent les opinels, elle c’est rare qu’elle le fasse ou alors il faut expliquer cent fois.

8


Thèmes

Sous-thèmes

Questions

Réponses

Les besoins

Spécificités

Est-ce que le manque affectif lorsque

Euh, la non, c’était juste que quand elle

particuliers

de l’enfant

les parents déposent les enfants

elle n’avait pas envie de venir voilà elle

des enfants

handicapé

handicapés est plus dur à gérer avec

profitait

les enfants handicapés qu’avec les

faisait caprice mais pas plus qu’avec un

enfants valides ?

autre enfant euh

Y’a t-il des besoins, plus d’attention

Oui parce que euh… enfin nous elle avait

pour un enfant handicapé ?

14 ans elle était dans une équipe de… qui

handicapés

elle restait avec sa mère elle

avait entre 8 et 9 ans mais elle est quand même moins euh…moins autonome que ces enfants-là donc c’est pour tout, lacer ses chaussures, faut lui dire de se laver les mains après être allée aux toilettes, pour découper sa viande donc dès fois voilà donc c’est un… elle a 14 ans mais c’est un petit enfant, c’est comme un enfant de 6 ans au niveau de l’autonomie quoi… Ce n’est pas trop dur de la faire

Si parce que quand elle n’a pas envie, elle

participer à tout, la motiver tout le

fait sa tête de mule et c’est pour ça qu’elle

temps ?

joue de son handicap en fait.

Et vous avec la personne handicapée,

Euh, nous en fait c’est tous les 15 jours on

elle restait dormir sur place ou alors

a des activités le samedi et deux week-

c’était un centre de loisirs donc elle

end par trimestre, elle ne faisait jamais le

revenait tous les jours, elle repartait

weekend parce que c’est trop fatiguant

chez elle ?

pour elle en fait donc elle restait juste le samedi et elle partait euh…après le repas en général le samedi soir, ou vers 22 heures après la veillée mais c’est trop fatiguant en fait pour elle.

9


Thèmes

Sous-thèmes

Questions

Réponses

Les besoins

Spécificité de

Pour elle. Est-ce qu’il faut des fois que

Euh…bah… sur une activité normale qui

particuliers

l’enfant

vous alliez l’accompagner…elle reste

dure de 14h30 à 17h30 non, elle reste

des enfants

handicapé

dormir ou pas déjà? Non. Est-ce que

jusqu’à la fin et oui quand on a des

handicapés

les parents viennent la chercher plus tôt weekends, les parents viennent la par rapport aux autres enfants ? Est-ce

récupérer le soir

que, y’a pas de favoritisme mais euh…des conditions spéciales pour elle ? Elle s’attache beaucoup ?

Elle s’attache beaucoup et elle le montre mais après c’est ça aussi, elle ne sait pas gérer non plus sa force, donc par rapport aux autres enfants c’est assez problématique des fois, c’est un câlin qui se transforme en étranglement et mais euh… avec nous c’est ça et quand leurs parents ne sont pas là c’est une peu…

Et elle les garde beaucoup plus

Euh je ne sais pas si elle les garde

longtemps aussi sûrement?

beaucoup plus longtemps mais elle le montre beaucoup, par des câlins, par des gestes que du coup les autres ils ne comprennent pas, pour elle c’est normal vu qu’elle n’a pas encore la notion d’intimité ou des choses comme ça. Les autres ne comprennent pas forcément et c’est perturbant quand on est petit, à la longue ils disent : c’est Bon Marianne elle ne le fait pas exprès mais euh…faut tout expliquer, la notion de la force aussi, elle en a étranglé plusieurs en voulant faire des câlins euh…ça fait peur au début pour les enfants.

Par rapport aux autres enfants qui n’ont

Oui

pas d’handicap ses sentiments elle les montre beaucoup plus, elle…? 10


Thèmes

Sous-thèmes

Questions

Réponses

Les réactions

Rejet

Don euh… maintenant on va parler des

Euh, bah… au début les autres enfants ne

des autres

réactions par rapport aux autres

comprennent pas pourquoi elle est pas

enfants face

enfants par rapport à l’handicap,

comme eux, pourquoi elle ne comprend

à l’handicap

comment ils sont perçus les enfants

pas comme eux, euh…voilà quand on leur

handicapés ?

explique enfin nous quand on leur a expliqué après, c’est voilà… ils savaient qu’elle était pas comme eux et que du coup fallait qu’ils l’aident et qu’il fallait pas la laisser toute seule parce que elle partait et qu’il fallait tout lui expliquer et nous, ils ont compris assez vite vu qu’ils étaient habitués à la voir quoi mais au début c’était dur pour les enfants handicapés on se moque d’eux. Si on leur explique bien parce que nous on a des valeurs en fait, comme la coéducation donc il s’éduque entre eux, ils s’aident, on leur apprend et du coup si on leur explique bien et qu’on leur dit qu’elle a vraiment besoin d’aide et d’attention et puis voilà euh… ils sont là, s’ils ont compris le problème ils sont là pour l’aider.

Goût

Mais maintenant ils ont l’habitude ?

Oui maintenant

Les activités mises en place pour les

Euh... nous dans notre structure non vu

enfants handicapés ça intéresse les

que on avait qu’une petite qui était

autres enfants ou pas ?

trisomique donc on pouvait que des activités pour elle en fait et euh…mais on essayait d’adapter tout par rapport à elle, c ‘est pas toujours évident et après, parce qu’on a 50 enfants donc euh… et sinon y’a des centres bah y’a des séjours adaptés ou des ... juste pour les handicaps, pour les différents stades d’handicaps, ils peuvent partir en vacances.

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Thèmes Questions finales

Sous-thèmes Passé

Questions

Réponses

Déjà, quels sont vos meilleurs

Vu que nous c’est une structure, on les

souvenirs avec les enfants en général ?

voit évoluer en fait donc euh…moi par exemple j’avais connu des enfants de 10 ans et maintenant ils ont 15 ans. Et on a fait des camps d’été ensemble on est parti 15 jours et ces 15 jours-là, c’est à chaque fois les souvenirs les plus….qui restent.

Et au niveau de l’handicap, est ce que

Elle elle n’a pas fait de camps d’été, c’est

la personne, la jeune fille handicapé,

pas du tout enfin adapté…mais si, moi j’ai

vous avez de meilleurs souvenirs avec

des bons souvenirs avec elle, j’ai réussi à

elle, ou est-ce que ça a été des

créer une relation en fait donc

souvenirs de groupes avec tout le

euh….elle…de par son handicap, elle

monde.

nous apprend beaucoup déjà, on est obligé d’apprendre la patience, enfin tous ces trucs- là…et même des activités bah du coup où elle n’a pas participées avec les enfants, mais elle est encadrée, entre guillemet avec moi, c’est des moments ouai ou on se rapproche de l’enfant.

Quels ont été vos différents voyages

Y’a tout, dans les séjours adaptés en

avec les enfants handicapés ? Est-ce

général ils partent, bah ils peuvent partir

que vous avez fait des voyages avec

en Normandie, ça dépend, ils peuvent

des enfants handicapés et combien de

partir de 1 et 3 semaines. Ca dépend de

temps en général les enfants

l’handicap et de l’autonomie mais euh…,

handicapés restent, est-ce que c’est

c’est ça, y’en a qui sont partis trois

des séjours où ils dorment sur place ou

semaines.

dans un centre de loisirs ?

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Thèmes Questions finales

Sous-thèmes Passé

Questions

Réponses

Y’a-t-il des différences en fonction des

Euh…ma première directrice euh…elle

dirigeants ?

avait un suivi euh…plus approfondi en fait parce qu’elle avait des réunions tous les mois je crois ou tous les trimestres avec le personnel qui encadrait dans son centre la semaine, dans son école spéciale, avec son école spéciale du coup avec les professeurs, les parents et les médecins qui s’occupaient d’elle, y’avait des rendezvous euh… tous les mois ou tous les trimestres pour voir l’évolution de l’enfant en fait Donc ils ont vu avec nous qu’elle a évolué même pour parler parce que au début qu’elle, quand elle est arrivée, on comprenait rien du tout quand elle parlait, elle nous comprenait mais nous on arrivait pas et l’année dernière on s’est rendu compte qu’au final elle avait fait vachement de progrès parce qu’on arrivait, enfin moi j’arrivais à avoir une conversation avec elle-même si je devinais ce qu’elle me disait mais j’arrivais à discerner ce qu’elle voulait me dire.

Et vous êtes avec elle depuis 5 ans ou

Euh…moi j’ai fait vraiment un an avec elle

alors…?

mais j’ai été au contact euh…régulier mais pas en permanence avec elle quoi

Et le lien que vous aviez créé avec elle

Ouai, c’est grand sourire, c’est des câlins

il est toujours là ?

c’est… Et on est comme euh…enfin on ne peut pas vraiment dire ça mais on est comme une deuxième maman pour eux quand elle est là quoi enfin…

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Thèmes Questions

Sous-thèmes Avenir

finales

Questions

Réponses

Est-ce que ça vous plairait de

Avec un groupe, que des enfants

retravailler avec des enfants

handicapés ? Euh…je ne sais pas si

handicapés ?

j’aurais…le courage parce que y’a, on voit des choses, on entend des choses qui sont dures, parce que pour eux, ils nous insultent mais ce n’est pas fait exprès mais…moi je ne sais pas si j’arriverais à supporter en fait.

Conclusion

Est-ce que vous comptez essayer ?

J’aimerais bien, j’aimerais bien essayer.

Donc vous avez peut-être quelque

Bah, c’est des relations différentes en fait

chose à rajouter qu’on n’a pas posé?

et on s’attache peut être plus qu’un autre

Par rapport à vos sentiments par

enfant parce qu’on est tout le temps obligé

rapport aux enfants handicapés est-ce

d’être euh …de l’accompagné en fait.

que ça vous a plus touché qu’un autre enfant ou alors…

Notre entretien avec madame RIOU Wendy, s’est bien déroulé, elle nous a appris beaucoup de choses comme par exemple, comment s’occuper d’un enfant handicapé, les contraintes d’accueillir un enfant handicapé mais aussi les apports que celui-ci a pu leur transmettre. Elle nous a apporté comme connaissance le fait que pour s’occuper d’un enfant handicapé, il n’y a pas besoin de qualification spéciale mais essentiellement de la patience et de l’écoute. Elle nous a indiqué que l’enfant handicapé montrait plus ses émotions qu’un autre enfant, ce qui peut les effrayer. Par la suite, Wendy nous a informé que les enfants valides pouvaient avoir deux réactions différentes face au handicap, soit ils le rejetaient, soit ils l’aidaient. Malgré tous ces renseignements, Wendy n’a pas réellement eu d’expérience au niveau de la vie quotidienne, des activités spéciales et de l’effort nécessaire au contact d’un groupe d’enfants handicapés puisqu’elle n’a été confrontée qu’à un enfant handicapé en centre de loisirs et non en camps de vacances. De plus, elle n’a jamais encadré d’enfant ayant un handicap physique, donc les activités n’avaient pas besoin de s’adapter à l’enfant mais cela l’intéresserait de partir en camps pour enrichir son expérience même si cette situation l’effraye un peu. Durant l’entretien, nous avons recherché les gestes que Wendy aurait pu faire mais celle-ci ayant très froid est resté dans la même position du début à la fin ; les mains dans les poches, les jambes croisés en nous regardant droit dans les yeux.

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Tableau d’analyse du discours, entretien avec POUCHARD Tiphaine : Donc euh… avez-vous

Euh oui tout à fait puisque, je ne l’ai peut-être pas

personnelles

déjà été confrontée à des

précisé mais parce qu’on accueille donc des enfants

et questions

enfants handicapés ?

en situation de handicap euh et des enfants valides à

Informations

Expériences

parités. Donc on a autant d’enfants handicapés que

générales

d’enfants valides. Et vous, vous avez été

On accueille tous types de handicaps. Jamais un

confrontée à quelles

enfant, euh , parce que euh tout simplement, du fait

sortes de handicaps ?

de ses difficultés, on sait que c’est un enfant qui a des particularités, on va pas le refuser son accueil… à cause de ça quoi, ça fait partie de lui donc euh simplement, on va essayer d’adapter l’accueil, trouver des solutions donc euh on a des enfants qui sont euh poly handicapés, des enfants qui sont autistes, qui sont déficients intellectuels, qui sont aveugles, sourds, muets,…

Ça ne vous est jamais

Euh moi personnellement, non, après dans le réseau

arrivé de refuser ?

on accueille euh je crois c’est 1500 enfants en tout euh donc en 20 ans ça a dû arriver quelques fois euh c’est vraiment quand les enfants mettent en danger leur vie ou la vie des autres en fait… Où là, on est limité parce qu’on n’est pas une institution spécialisée, on est des loisirs. Mais c’est très anecdotique quoi.

Il vous est arrivé de

Alors non, pas par rapport au manque du personnel,

refuser par un manque

mais par rapport à l’exigence du, fin de la qualité

d’effectif du personnel ou

d’exigence qu’on a, c'est-à-dire qu’on limite les

…?

effectifs, ça fait partie de notre méthode en fait. Et donc euh on n’accueille pas plus de 20 enfants à la journée. Donc ça se, à cause de ça on a parfois des listes d’attentes sur nos centres qui peuvent même, même être conséquentes parfois.

15


Thèmes

Sous-thèmes

Questions

Réponses

Informations

Expériences

Euh, est- ce que c'est déjà

C'est..(elle rigole), ça c'est une phrase qu’on

personnelles

arrivé que...par rapport à

n’entendrait pas à Loisir Pluriel quoi...Non parce qu'il

et questions

un autre entretien qui avait

faut avoir une bonne connaissance des enfants et du

générales

été réalisé l'animatrice

handicap, je sais pas si cette animatrice-là est

avait dit que l'enfant

formée ou quoi mais...En fait, il faut, ouais , connaître

handicapé qu'elle gérait

un petit peu le handicap , et dire qu'un enfant joue de

jouait des fois de son

son handicap, c'est, je pense, enfin pour moi c'est

handicap pour pas faire

très personnel, mais c'est pas une expression, en

des activités, est ce que

tout cas, que nous on emploierait, euh, bah ça veut

c'est déjà arrivé dans.. ?

un peu rien dire , enfin pour moi ça n'a pas de

Non ?

sens..Non, non mais ‘fin, c'est...ouais, je sais... en fait je pense que c'est un peu la difficulté parfois du milieu ordinaire, qui bah ‘fin , on est pas habitué, en fait, on est pas formé à ça et en fait , bah les enfants, bah chez nous déjà, ils sont pas obligés de participer aux activités mais ils participent quasiment tous tout le temps même des enfants autistes parce qu'on trouvent des solutions en fait, c'est toujours .. en fait finalement, il faut pas se dire c'est l'enfant qui veut pas ou c'est l'enfant qui est violent ou c'est l'enfant qui est ceci cela c'est plus à dire comment nous on va faire en sorte de trouver des solutions, des idées et puis parfois nous, on a des enfants ils participent qu'à 5 minutes de l'activité et puis deux mois plus tard, à 10 minutes et, 'fin c'est des choses qui se font progressivement et 'fin on tourne plus les choses dans ce sens-là, on va pas se dire, tel enfant, y veut pas ou il est caractériel ou il fait son autiste ou je ne sais quoi mais on va essayer de trouver des solutions et puis de donner envie aux enfants et voilà de ….'fin je ne sais pas comment dire, c'est très subtile c'est dans la relation à l'enfant

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Thèmes

Sous-thèmes

Questions

Réponses

Informations

Expériences

Est-ce que vous avez

Alors, faut savoir que nous, pour s'implanter à

personnelles

beaucoup de demandes

Lorient, c'est une histoire un peu compliquée Il y a

et questions

de parents d'enfants

des régions, des fois on ouvre en 6 mois un centre,

générales

handicapés ?

parce qu'il y a des élus qui soutiennent. Là ça a été plus compliqué, donc au bout d'un moment on a arrêté, on a sollicité Lorient et puis toutes les villes alentours, au bout d'un moment, on a arrêté de les solliciter parce que c'était que du négatif ou du sansréponse et donc on a essayé de trouver par nousmême les solutions donc au niveau du financement on fonctionne grâce à la Caisse Nationale des Allocations Familiales, on a répondu à un appel à projet en fait et au niveau des locaux, on loue des locaux d'une école privée à Quéven, euh, parce qu'on a trouvé aucune autre solution quoi..Donc euh, je sais plus votre question, c'était ? Ah oui , donc en fait , déjà nous ça a été assez compliqué d'ouvrir et pour ouvrir on a fait une étude de marché, entre guillemets et bon les chiffres datent de 2009 mais il y avait plus de 200 enfants sur le Pays de Lorient en situation d'handicaps entre 3 et 13 ans donc euh ce qui est important pour nous de faire passer comme message c'est que c'est pas parce qu'il n'y a pas beaucoup de demandes qu'il n'y a pas beaucoup de besoins et que les parents d'enfants handicapés sont souvent confrontés à beaucoup de difficultés ,à beaucoup de refus et n'osent parfois pas faire la démarche , en fait envers les centres de loisirs ordinaires.

Et euh quelles

Alors en fait, donc nous nos principes après, c’est,

personnelles

qualifications spéciales il

on a construit notre expérience en 20 ans on a vu ce

et questions

faut pour travailler avec

qui pouvait être bien ce qui pouvait être amélioré. Le

générales

des enfants handicapés ?

principe, c’est de confier la direction des centres à

Informations

Spécificités

des permanents salariés donc c'est-à-dire que toutes les directrices sont salariées en CDI et donc sont complètement investies dans l’association. 17


Questions

Réponses

Et euh quelles euh

Elles n’ont pas d’autre travail à coté ou euh voilà ou

personnelles

qualifications spéciales il

à mi-temps ou des choses qui peuvent être plus

et questions

faut pour travailler avec

précaires donc c’est pour solidifier aussi les choses,

générales

des enfants handicapés

on est toute euh professionnelle donc éducatrice

enfin est- ce qu’il en

spécialisée, éducateur de jeunes enfants euh voilà,

faut ?

on a une, un diplôme. Donc euh ça c’est pour la

Thèmes Informations

Sous-thèmes Spécificités

direction, euh après la fédération nous apporte un appui technique considérable donc avec des coordinatrices, des euh des responsables plus pédagogiques, euh, c’est important aussi pour la vie du centre. Et puis euh après on recrute une équipe d’animateurs : donc il faut savoir qu’on a à peu près 1 adulte pour 3 enfants sur nos centres, et donc euh les animateurs ont divers profils alors on met un point d’honneur, vraiment, aux recrutements euh qui se passent en plusieurs étapes avec euh... des journées de découvertes avec des entretiens euh, euh, fin plusieurs entretiens et euh des bilans, des évaluations. Euh donc ça peut être des personnes qui sont en études du sanitaires et sociales par exemple ou euh... qui ont de l’expérience, j’ai des animatrices, par exemple, qui sont AVS dans des écoles auprès d’enfants handicapés fin c’est assez varié euh souvent ils ont le BAFA. aussi. Et puis nous après on forme nos animateurs en interne, donc on a 4 modules de formation au sein de la fédération loisir pluriel, pour les former à l’accueil des enfants handicapés : la manipulation des fauteuils, euh la manipulation des enfants handicapés physiques dans la vie quotidienne euh l’approche de l’autisme, des troubles du comportement euh l’adaptation des activités, l’analyse de pratique…

18


Questions

Réponses

Concernant les différents

Ouais. Bah alors en fait, on a quelques grands

aménagemen

aménagements, dans les

principes on va dire, euh donc on en a déjà parlé, la

ts

structures, est-ce que

qualification de l’équipe, le renforcement de l’équipe

vous avez, euh bah oui

donc c’est des animateurs qui sont là à l’année et qui

forcément, des

sont formés en interne, qui sont fidélisés, qui sont

aménagements spéciaux

formés, euh la limitation des effectifs comme je

pour euh... les enfants

disais, donc on se limite à 20 enfants à la journée,

handicapés fin…

dont 10 en situation de handicap, donc de 3 à 13

Thèmes Les différents

Sous-thèmes Lieu

ans. Donc ça, ça veut dire, à la journée ça veut dire, bah une soixantaine d’enfants inscrits en tout à l’année quoi en fait. Euh ça, ça fait partie de nos grands principes, après l’adaptation des activités, elle est systématique de toute façon euh… Donc… Parce que vous travaillez

Oui c'est, on est, on a notre propre centre de loisirs,

avec des centres de

en fait c 'est un peu particulier parce que les centres

loisirs, en fait ? Des

de loisirs de communes, ils fermeraient si ils avaient

centres de loisirs qui

moins de 30-40 enfants alors que nous, on ouvre

existent déjà ou

mais on veut pas dépasser plus de 20 enfants parce

avez...pour les activités,

que ça fait partie de nos principes et nos objectifs

vos propres structures,

sont remplis grâce à ça aussi quoi...en fait, nos

c'est ça, l'école primaire ?

objectifs justement de dialogue, de bien-être, etc... Donc on a un centre de loisirs mais qui a la particularité, c'est qu'il est mixte et que on adapte, on a quelques bons principes, quelques modalités mais on est, c'est un centre de loisirs comme les autres, on est très ouvert, on accueille des publics chez nous si il y a des partenariats, on sort beaucoup, c'est important pour nous aussi de participer à la vie de la ville, de montrer qu'on est là, montrer que les enfants handicapés ont le droit de prendre les transports en communs, des choses comme ça..donc qui paraissent évidentes peut-être mais qui ne le sont pas pour tous.

19


Questions

Réponses

Et vous pouvez donner

Voilà, et pour que ça soit plus facile à comprendre

aménagemen

des exemples justement

aussi, donc euh on peut grossir des pièces par

ts

des différentes activités

exemple, on fait des dés géants, on fait des jeux

que vous faites

géants pour les enfants qui ont plus de problèmes de

régulièrement ou fin plus

motricité ; pour les enfants qui ont des problèmes de

souvent ou…

compréhension : on utilise les dessins par exemple

Thèmes Les différents

Sous-thèmes Activités

des énigmes, on va utiliser plus des dessins, des images que des phrases et euh voilà. Bah alors on fait tout, toutes les activités, on n’est pas, on ne se limite pas non plus, donc euh simplement faut trouver, faut avoir beaucoup d’imagination et faut se renouveler, parfois ça fonctionne, ça fonctionne pas, on apprend aussi de nos erreurs, mais globalement ça peut être déjà… Simplifier les règles de jeux, euh utiliser beaucoup d’outils, des images, des pictogrammes, tout ce qui est sensoriel, tactile… Et ça vous ai arrivé de

Alors nous, on fonctionne vraiment comme un centre

participer à des voyages,

de loisirs ordinaire, on fait les mercredis et les

'fin faire des voyages avec

vacances, on fait pas de séjours dans le cadre de

les enfants, pendant les

l'association Loisir Pluriel, il y a des séjours familiaux,

vacances scolaires ?

il y a des séjours capado, des choses comme ça...

Euh donc euh est- ce que

Bah je crois que c’est… une grande expérience en

le manque affectif il est

fait qu’on acquière au fur et à mesure quoi, c’est, en

plus difficile à gérer avec

fait l’adulte il est là comme médiateur en fait, donc ça

des enfants

les enfants handicapés

c’est tout le rôle de l’adulte de favoriser ça. Donc on

handicapés

ou…Par rapport à leur

fait les choses en douceur de toute façon, nous on a

parents en fait, est- ce que

un accueil qui est assez… structuré donc on fait des

c’est plus dur de, de les

entretiens avant l’accueil de l’enfant pour vraiment

séparer de leurs parents

apprendre à connaître l’enfant, après on créer des

que les, les enfants

outils de connaissance de l’enfant pour les équipes,

valides ?

une fois que l’enfant arrive, elles connaissent tout ce

Les besoins particulier

Spécificités de l’enfant handicapé

qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, comment faut l’accompagner au repas, comment faut l’accompagner dehors, sur les sorties, aux toilettes etc…Donc ça facilite beaucoup les choses et puis 20


Thèmes

Sous-thèmes

Questions

Réponses

Les

Spécificités de

Euh donc euh est- ce que

l’enfant au début, vient avec ses parents, tous les

le manque affectif il est

enfants que ce soit les enfants valides aussi, s’ils le

plus difficile à gérer avec

veulent, ils peuvent venir avec leurs parents sur des

des enfants

les enfants handicapés

temps de convivialité qu’on a ; donc on a des temps

handicapés

ou…Par rapport à leur

dans la journée de rassemblement où on parle et où

parents en fait, est ce que

on a des outils pour faire connaissance etc.… donc

c’est plus dur de, de les

ils peuvent passer une petite heure avec leurs

séparer de leurs parents

parents, puis ensuite ils viennent en demi-journée en

que les, les enfants

découverte, seuls, puis ça se fait petit à petit. Mais

valides ?

l’adulte est très présent et rassurant donc je pense

besoins particuliers

l’enfant handicapé

qu’il n’y a pas plus de difficultés qu’un enfant qui va arriver dans le centre de loisirs à 3 ans et qui va pas connaître du tout ou les premières fois à l’école c’est pas vraiment différent. Les

Rejet

Et euh, est-ce que, les

Bah là encore c’est un gros travail de l’équipe en fait

réactions

enfants valides ont

de, des adultes d’être médiateurs. Déjà on a des

des autres

des réactions un peu…

grands, on est un petit groupe c’est peut-être plus

enfants

Fin pas bizarres mais,

facile parce qu’on fait vite connaissance, chacun à sa

face au

qu’elles sont les réactions

place, chacun, y a une très grande importance qui

handicap

que les enfants valides

est accordée au respect de l’autre, à la discussion,

ont, en présence d’enfants

c’est très conviviale, très chaleureux en fait. Faut

handicapés ?

s’imaginer qu’on est parfois 10/12/20 et ce sont toujours à peu près les mêmes enfants qui reviennent, et nous on met en place des choses pour faire connaissance, pour s’accepter, pour mieux se comprendre, on a aussi des outils, on a beaucoup de livres qui traitent du handicap, on a des dessins animés, on a plein de choses qui permettent d’aider à comprendre, on communique beaucoup, et il y a pas de réaction, non, il y a pas de réaction négative, ça peut arriver parfois mis comme euh parfois entre enfants valides aussi ou envers les adultes enfin c’est des choses qui s’apprennent mais euh pour nous le handicap, c’est normal en fait, fin… c’est, c’est pas une, fin, on a tous nos particularités et le handicap n’est pas. N’est pas, différent de nous ‘fin. 21


Thèmes Questions finales

Sous-thèmes Passé

Questions

Réponses

Donc si vous aviez un

Ba je sais pas si il y en a un en particulier mais c'est

meilleur souvenir à nous

vraiment au quotidien, 'fin pour nous, c'est

communiquer

un vrai plaisir, je pense que ce qui est super important chez nous, c'est le plaisir pour tous c'est les parents, ils sont super contents, ils ont du mal à partir (elle sourit), ils voient leurs enfants heureux, les enfants sont biens, les animateurs sont heureux 'fin pour moi. C'est...quand on vient sur le centre, qu'on voit la sérénité qui règne et la joie, le partage 'fin c'est que quand des personnes qui viennent, qu'y ont un œil extérieur sont impressionnées de voir les relations entre les enfants et je pense que c'est ça qui peut être un bon souvenir, entre guillemet c'est de voir qu'avec un petit peu d’éducation, un petit peu de médiation et bin, les enfants, au final, quand on leur met un jeu, ils aiment tous jouer, dès qu'on leur met un jeu, qu'on les aide à communiquer ou quoi, ils partagent, ils sont solidaires, il se respectent les uns les autres et bin ouai quand je vois de l'entraide, de la discussion, du respect 'fin j'ai pas d'exemple.

Et euh, donc c'est une question un peu personnelle mais pourquoi vous vous avez eu envie de travailler avec enfants des handicapés, 'fin je sais pas comment ça s’est présenté à vous mais qu'est-ce qui vous à donner envie, bah justement, d'intégrer l'association Loisir Pluriel ou...

Moi j'ai un parcours de 7 ans d'animation avant euh, enfin maintenant 9 mais 7 ans d'animation et puis après, parcours d'éducatrice spécialisée (elle se racle la gorge) et euh, je sais pas après, c'est des choix personnels mais c'est de là, je pense beaucoup de conviction, de vocation. Le fait de vouloir, pour moi c'est hum, de façon très personnelle de vraiment, de travailler, de mettre en œuvre les choses pour améliorer les droits en fait, les droits de l'homme donc c'est quelque chose qui me tient vraiment à cœur et dans, à Loisir Pluriel, j'ai trouvé ça, 'fin c'est vraiment ce qu'on fait au quotidien, c'est de permettre réellement, concrètement à des enfants, d'avoir accès à un lieux social ordinaire et à des parents, d'avoir aussi une solution de garde 22


Thèmes Questions

Sous-thèmes Passé

finales

Questions

Réponses

Et euh, donc c'est une

Donc c'est, c'est tout bête mais c'est, la solution de

question un peu

garde ça leurs permet d'avoir du répit, de retrouver

personnelle mais pourquoi

une vie de couple, de reprendre un travail, de refaire

vous vous avez eu envie

une formation, de trouver un équilibre dans, au sein

de travailler avec des

de la famille, aussi au niveau des frères et sœurs, 'fin

enfants handicapés, 'fin je

c'est, donc 'fin pour moi, c'est vraiment ça qui me

sais pas comment ça s’est

plaisait dans cette association là en fait.

présenté à vous mais qu'est-ce qui vous à donner envie, bah justement, d'intégrer l'association Loisir Pluriel ou... Conclusion

Vous avez peut-être

Euh non, pas particulièrement.

quelque chose d'autre à ajouter ?

Lors de cette entretien, Madame POUCHARD nous a beaucoup appris sur l'expérience qu'elle a acquise au cours de ces dernières années grâce à son association car dans le réseau loisir pluriel, ils ont accueilli jusqu'à 1500 enfants handicapés et valides au cours de ces 20 dernières années. La qualification et la préparation des animateurs dans les centres de loisirs font partie de l'une des exigences principales, en effet, ils se doivent d'être prêt à accueillir les enfants, et pouvoir faire face à toutes sortes de problèmes. En ce qui concerne les activités la directrice nous a surprise dans sa réponse car nous nous attendions à des activités spécifiques et différentes de celles des enfants valides alors que dans les faits ce sont les mêmes activités mais elles sont simplement adaptées à leurs besoins (grossir des pièces, avoir des dés géants...). De plus, les enfants handicapés n'ont pas de très grandes différences de besoins comparé aux enfants valides, les équipes d'animation mises en place se réunissent avant l’accueil de l’enfant handicapé pour apprendre à le connaître, créer des outils de connaissance de l’enfant, ce qui permet d'effacer les différences entre les enfants dans le centre. Sa grande expérience nous a conforté sur le fait qu'elle savait très bien de quoi elle parlait et qu'elle était très investie dans cette cause et dans l'association Loisir Pluriel. Ce fût un plaisir d'aller à sa rencontre, car elle nous a reçu avec un grand plaisir et de manière très agréable.

23


Durant cet entretien, nous avons observé le comportement de notre interlocutrice. En effet, au début, Mme POUCHARD jouait avec son élastique à cheveux, peut-être car elle appréhendait nos questions. Puis au cours de l'entretien, et après quelques minutes, on l'a sentie plus à l'aise avec nous c'est donc pour cela qu'elle nous regardait chacune notre tour dans les yeux, nous parlait plus ouvertement et faisait des gestes avec ses mains. Malgré une répétition successive de mots tel que : « euh »; « fin »; « donc »... Elle a su nous répondre par des réponses concrètes et nous a donné toutes les informations complètes que nous attendions. C'est par ses réponses que nous avons observé un très grand intérêt pour l'association Loisir Pluriel du pays de Lorient. La façon dont elle nous décrivait son expérience professionnelle avec les enfants handicapés, nous a passionnés.

24


Tableau synthèse Les thèmes

Les sous-thèmes

abordés dans les

qui ont été abordés

deux entretiens

dans les deux

Points communs

Divergences

entretiens Informations

Expériences

personnelles et

Les deux personnes

L'animatrice a été confrontée à

avec qui nous nous

un seul enfant handicapés qui

questions

sommes entretenues ont était trisomique durant son

générales

été en contact avec un

expérience

ou plusieurs enfants

La directrice a déjà été

handicapés.

confrontée à des enfants handicapés qui étaient atteints de différents handicaps. Il y a tellement d'enfants handicapés que quelque fois elle est obligée de refuser l'autorisation de certains enfants car il y a un quota à ne pas dépasser.

Spécificités

Wendy et Tiphaine nous La directrice a précisé que l’on ont toutes les deux dit

pouvait avoir d’autres diplômes

que pour encadrer des

comme le diplôme d’éducateur

enfants handicapés, il

jeune enfant, d’éducateur

est nécessaire d’avoir le spécialisé, de plus dans son BAFA ainsi que de

association il y a un appui

l’expérience.

technique de la part de la fédération c’est à dire qu'ils sont formé à l'interne.

Les différents aménagements

Lieu

Nous n’avons pas

Wendy par contre nous a indiqué

réellement de points

que dans les centres de loisirs,

communs puisque

les structures sont adaptées aux

Madame POUCHARD a enfants qui ont un handicap plus parlé des

physique, il y a des accès pour

animateurs et de leur

fauteuil roulant, les portes sont

adaptation face à

plus larges, les couloirs, les

l’enfant.

douches et les sanitaires sont adaptés. 25


Thèmes Les différents

Sous-thèmes

Points communs

Activités

Divergences N’ayant pas les mêmes structures, nombre d’enfants à

aménagements

charge et expérience, il s’est avéré que Madame RIOU ne pouvait pas adapter ses activités puisqu’elle n’a encadré qu’un unique enfant handicapé. Madame POUCHARD quant à elle adapte toutes ses activités en fonction des enfants présents car elle a la structure adéquate. Les besoins

Spécificités de

particuliers des

l’enfant handicapé

enfants handicapés

Nous avons constaté

Nous avons pu observer un total

une similitude entre les

désaccord au sujet de cette

deux entretiens ; les

question entre la directrice et

enfants handicapés ont

l’animatrice. En effet, l’animatrice

besoin dans les deux

nous a fait comprendre que

structures beaucoup

l’enfant qu’elle encadrait jouait

d’attention et la

parfois de son handicap afin

présence d’un animateur d'éviter de faire les activités à leur côté est

proposées.

indispensable. Ils ont

Au contraire, la directrice nous a

besoin d’aide durant les

affirmé que les enfants ne jouent

repas, d’être

pas de leur handicap pour éviter

accompagné à chaque

de faire une activité.

déplacement (toilette…) Wendy nous a aussi indiqué car ces enfants sont

qu’un enfant handicapé montre

moins autonomes.

plus ses sentiments et s’attache plus facilement aux individus, Tiphaine, n’en fait pas référence.

26


Thèmes

Sous-thèmes

Les réactions des

Rejet

autres enfants face au handicap

Points communs

Divergences

Dans les deux cas, les

Pour l'animatrice, l'adaptation

enfants valides ont une

dans le centre semble être

réaction parfaitement

difficile pour les enfants

normale vis à vis des

handicapés, puis on constate une

enfants handicapés

amélioration.

grâce au fait que les

A l'inverse, pour la directrice,

animateurs ont une

c'est le rôle des animateurs

certaine capacité à

d'aider l’enfant à se sentir intégré

fusionner tous les

dès son arrivée au centre.

enfants entre eux. Goûts

Les deux centres de nos Dans l'association Loisir Pluriel, professionnels ayant

les activités sont adaptées à tous

une manière de faire

les enfants du centre, ils font

complètement différente, chaque activité ensemble, donc il n'y a pas ici de

contrairement aux centres dit

point commun.

« moins spécialisés » où l'activité ne peut pas forcement être adapté, c'est suivant l'envie et le danger potentiel auquel l'enfant peut être confronté.

Questions finales

Passé

Pour les deux

Loisir Pluriel, fonctionnant

animatrices, elles ont

comme un centre de loisirs

créé des liens avec les

« normal », ils n'organisent pas

enfants handicapés à

de séjours, ni de voyages, juste

leurs charges, elles n'ont des activités le mercredi aprèspas forcément de

midi et pendant les vacances.

« meilleurs moments »,

Selon l'animatrice, le centre dans

c'est simplement leurs

lequel elle a travaillé ne met pas

relations qu'elles

de séjour en place pour les

garderont en souvenir.

enfants handicapés, seulement

Pour elles, chaque

pour les enfants valides à cause

enfant est un souvenir.

d'un manque d'adaptation.

27


Thèmes

Sous-thèmes

Questions finales

Avenir

Points communs

Divergences

L'expérience de nos

L'animatrice, étant moins à l'aise,

deux professionnels,

moins qualifiée et ayant moins

semble les avoir conquis d'expérience, hésite à retravailler parfaitement, c'est pour

avec des enfants handicapés

cela qu'elles

mais elle se verrait bien retenter

continueront dans cette

l'expérience. La directrice, quant

voie.

à elle, a son expérience basée sur les enfants handicapés, donc c'est pour elle tout naturel de continuer à exercer cette activité.

Conclusion

Nos deux entretiens ont

La directrice n'a pas su nous faire

été très différents que ça une conclusion pour notre soit dans la mise en

entretien, car, ses réponses

œuvre, dans le

étaient très complètes, et elle a

déroulement et dans ce

su nous faire part de toutes les

qui a été dit, nous

parties du sujet sur l'insertion des

n’avons donc pas

enfants handicapés dans les

trouver d’éléments

centres de loisirs.

communs lors de la

Quant à l'animatrice, elle conclut

conclusion.

par les relations qui peuvent entrer en compte entre l'enfant handicapé et l'accompagnateur.

28


Autocritique En ce qui concerne la critique de la grille d'entretien, voici nos observations. Lors du premier entretien, malgré une préparation assidue, nous avons constaté à la fin de celui-ci que nous n'avions pas trouvé assez de questions au préalable car au bout d'une dizaine de minutes nous avons dû improviser. De plus, le manque de relance ne s’est pas ressenti lors de l’entretien car celui-ci s'est déroulé tout à fait naturellement, lucidement. Cet entretien a servi d'exemple au second, nous avons utilisé les défauts de celui-ci afin d’améliorer le deuxième, nous avons appris de nos erreurs. Pour ce qui est du second, un grand nombre de sous questions préparées à l'avance, par peur d'épuiser toutes nos questions, nous ont permis d'approfondir en permanence les réponses que la directrice nous donnait. Les professionnelles rencontrées ont eu différents attitudes durant les entretiens. Tout d'abord, l'animatrice, Wendy, n'a pas eu beaucoup de gestuel durant l'entretien puisque le lieu où nous nous trouvions n'était pas chauffé. Ainsi, elle a gardé ses mains dans ses poches tout le long de notre rencontre. En ce qui nous concerne, au début du rendez-vous, nous avions quelques difficultés à reformuler les questions parce que notre grille d'entretien était sous nos yeux. Mais après quelques minutes, cette difficultés a disparu et a laissé place au naturel. Ensuite, la directrice, Tiphaine POUCHARD, au commencement de notre entretien, jouait avec son élastique à cheveux ce qui pouvait nous faire penser qu'elle appréhendait nos questions. Au fil du temps, elle a posé son élastique et nous a regardé, chacune notre tour avec insistance, ce qui nous permis de croire qu'elle était plus à l'aise. De plus, nous étions légèrement hésitantes au commencement de la discussion, mais les rires et une certaine complicité s'est installée ce qui nous a permis d'être plus à l'aise. Au niveau de la méthodologie, nous avons débuté par la mise en place des questions de la grille d'entretien. Pour cela, nous nous sommes regroupées toutes les quatre, afin d'avoir de meilleures et une plus grande quantité d'idées. Pour la suite, nous avons créé des binômes afin d'adapter les entretiens suivant les professionnelles que nous avions. Un fois les entretiens passés, nous nous sommes reformées afin de prendre connaissance des compétences acquises lors des entretiens réalisés. Puis, à chaque moment de la construction du dossier, il y a eu un regroupement des membres ce qui nous a permis de participer activement et équitablement à ce projet. De façon générale, la méthodologie pour la réalisation de notre dossier ne nous a pas posé beaucoup de problème. En effet, les cours magistraux ainsi que les TD étant très complets, nous a permis de travailler facilement et de manière autonome. Pour conclure, nous nous sommes servis de nos difficultés afin nous auto-améliorer.

29


Conclusions et perspectives Notre dossier entretien ayant pour thème l’insertion des enfants handicapés dans les centres de loisirs, a pu se mettre en place grâce à la participation de deux professionnelles. Nous avons réalisé nos entretiens avec Madame POUCHARD Tiphaine, directrice de l’association Loisir Pluriel du Pays de Lorient et RIOU Wendy, animatrice en centre de loisirs. Nous avons pu récolter toutes les informations dont nous avions besoins afin de constituer au mieux notre dossier.

Ayant pour problématique : Quels moyens et institutions ont été mis en œuvres pour faciliter l’insertion des enfants handicapés en centre de loisirs ? Nous avons pu en conclure par l’acheminement de notre travail, que les principaux moyens qui aident l’insertion de ces enfants dans les centres sont dû à la création d’associations de centre de loisirs pour les enfants handicapés, mais aussi par la mise en place de professionnels tel que des animateurs, éducatrices spécialisés… Qui aident les enfants handicapés à s’adapter au mieux dans les centres de loisirs mais aussi dans la société. Ces moyens permettent alors dès le plus jeune âge, la rencontre et le partage d’activités entre enfants handicapés et valides, dans le cadre d'activités de loisirs et de vacances. Ces deux personnes nous ont également appris que, grâce aux institutions, tel que l’obligation d’avoir des aménagements et des activités adaptés aux enfants handicapés, l’insertion de ces derniers a été facilitée. Ce dossier entretien a été un bon moyen de nous souder, nous avons appris à travailler en équipe, notamment lors de sa constitution, à mettre à l’aise des professionnels, à s’intéresser à un sujet particulier qui nous a fortement intéressés et qui fait partie de la vie de tous les jours et à approfondir nos recherches en ce qui le concerne.

A la suite de nos entretiens, nous avons pu remarquer que les réponses à nos questions pouvaient diverger en fonction du professionnel que nous avions en face de nous, que les professionnels pouvaient élargir le sujet et que nous avions pour rôle de leurs faire dire l’essentiel.

Pour améliorer ce dossier, nous préconiserions donc d’établir de bonnes recherches de départ sur le thème de l’entretien choisi, de structurer la grille d’entretien grâce à des question qui colle avec la problématique de départ, mais aussi le professionnel rencontré et enfin amener le professionnel à nous dévoiler son expérience, sa spécificité, afin de répondre le plus clairement possible à nos questions et donc, rendre une qualité de l’entretien plus satisfaisante et de meilleur rendement.

30


Bibliographie

http://associations-vosges.org/partenaires/emploi/fiche_poste.pdf http://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur http://www.loisirs-pluriel.com/


Documents annexes : Retranscription de l’entretien avec l’animatrice : Cindy : Bonjour Wendy : Bonjour C : Ah, hum, nous allons vous poser des questions sur … Mégane : …l’insertion des enfants handicapés dans les centres de loisirs. Cindy : Donc euh… avez-vous déjà été confrontée à des enfants handicapés ? W : Euh oui bah moi j’avais une équipe de six enfants dont une petite qui était trisomique. C : D’accord, et vous avez une qualification spéciale pour cela ? Non ? W : Non, juste mon BAFA. C : D’accord donc et le euh… pour encadrer un enfant handicapé, vous…y’a besoin que d’une personne ? Pas de… W : ça dépend parce que moi j’avais déjà 3 ans d’expérience en animation C : D’accord W : Donc euh…par rapport à l’équipe que j’avais, de, d’enfants, j’avais pas besoin d’être euh…d’avoir de personnes spéciales par rapport à son handicap. M : Et une animatrice peut encadrer combien d’enfants handicapés ? W : Euh….que des enfants handicapés je pense que c’est 3/4, 4 ou 5 enfants je pense. C : D’accord, donc euh… vous avez des contraintes à avoir des enfants handicapés ? W : Euh oui parce qu’il faut adapter les animations pour les enfants handicapés alors que les autres ne sont pas handicapés, sachant qu’elle était trisomique, donc elle ne sait pas vraiment lire, elle ne sait pas vraiment écrire donc pour toutes les animations, il faut imager. C : imaginer ? W : Non, non, imager par des dessins en fait, traduire par des dessins, il faut expliquer plus longuement, plus en détail, il faut…faut prendre son temps, faut… M : …avoir beaucoup plus attention avec eux… W : Oui C : Donc euh… vous avez des activités adaptées aux enfants et des aménagements spéciaux ? W : Ouai. Parce qu’en plus euh…parfois elle est dans son monde mais, nous elle était vraiment dans son monde elle peut partir comme ça, n’importe où donc euh… vu qu’on essaye de les rendre autonomes, on n’est pas toujours derrière eux, avec elle, ce n’est pas toujours évident donc euh…il faut quelqu’un quand même derrière M : Sinon est ce que vous avez été confrontée à d’autres handicaps ? W : Non, j’avais une autre petite dans mon équipe qui avait la mucoviscidose, mais après c’est pas un handicap, enfin c’est une maladie. M : D’accord, et au niveau de la vie, de la vie de tous les jours est- ce qu’il faut des aménagements spéciaux comme les lits, les douches, si ils dormaient ?


W : Euh….non, là j’avais pas enfin elle n’avait pas de fauteuil roulant, elle n’avait rien donc y’avait pas de.. C : Et quelles sont les activités en questions qui sont plus adaptées aux enfants, par exemple pour le sport ou pour … W : Après, enfin … ils sont aussi aptes que les autres, c’est juste qu’il faut pousser parce que quand ils n’ont pas envie, ils jouent de leur handicap, enfin elle en jouait C : Ah d’accord, faut les motiver quoi W : Oui, ils disent facilement, j’ai pas envie alors que elle se dit que comme elle est handicapée elle ne peut pas faire, alors qu’elle peut très bien faire C : Il faut lui prouver le contraire W : Après c’est au niveau de la motricité aussi, tout n’est pas forcément coordonné comme nous quoi, c’est … tu lui dis : de lever la main et le pied en même temps, elle a plus de mal mais … M : Et est ce qu’elle participe à toutes les activités quand même ? W : Euh, non, il y a certaines choses, où on la laissait pas faire parce que on sait très bien qu’elle va partir en plein milieu donc elle va pas rester avec son équipe, donc là elle restait plus avec nous, comme une animatrice, enfin gérer un atelier avec nous quoi M : Donc elle participait quand même mais d’une autre façon. Est-ce que le manque affectif lorsque les parents déposent les enfants handicapés est plus dur à gérer avec les enfants handicapés qu’avec les enfants valides ? W : Euh, non, c’était juste que quand elle n’avait pas envie de venir voilà elle profitait elle restait avec sa mère elle faisait caprice mais pas plus qu’avec un autre enfant euh C : D’accord donc y’a des besoins, plus d’attention pour un enfant handicapé ? W : Oui parce que euh… enfin nous elle avait 14 ans elle était dans une équipe de… qui avait entre 8 et 9 ans mais elle est quand même moins euh…moins autonome que ces enfants-là donc c’est pour tout lacer ses chaussures faut lui dire de se laver les mains après être allée aux toilettes, pour découper sa viande donc dès fois voilà donc c’est un… elle a 14 ans mais c’est un petit enfant, c’est comme un enfant de 6 ans au niveau de l’autonomie quoi… M : Faut toujours l’accompagner pour tout. C : Don euh… maintenant on va parler des réactions par rapport aux autres enfants par rapport à l’handicap, comment ils sont perçus les enfants handicapés ? W :Euh, bah… au début les autres enfants ne comprennent pas pourquoi elle est pas comme eux, pourquoi elle ne comprend pas comme eux, euh…voilà quand on leur explique enfin nous quand on leur a expliqué après, c’est voilà… ils savaient qu’elle était pas comme eux et que du coup fallait qu’ils l’aident et qu’il fallait pas la laisser toute seule parce que elle partait et qu’il fallait tout lui expliquer et nous, ils ont compris assez vite vu qu’ils étaient habitués à la voir quoi mais au début c’était dur pour les enfants handicapés on se moque d’eux. M : Il y a deux facettes soit ils se moquent d’eux soit ils vont vouloir les aider W : Bah, si on leur explique bien parce que nous on a des valeurs en fait, comme la coéducation donc il s’éduque entre eux, ils s’aident, on leur apprend et du coup si on leur explique bien et qu’on leur dit qu’elle a vraiment besoin d’aide et d’attention et puis voilà euh… ils sont là, s’ils ont compris le problème ils sont là pour l’aider. C : Donc euh… les activités mises en place pour les enfants handicapés ça intéressent les autres enfants ou pas ? M : Est ce que y’a réellement déjà des activités que pour les personnes handicapées ? W : Euh... nous dans notre structure non vu que on avait qu’une petite qui était trisomique donc on pouvait que des activités pour elle en fait et euh…mais on essayait d’adapter tout par rapport à elle, c ‘est pas toujours évident et après, parce qu’on a 50 enfants donc euh… et sinon y’a des centres bah y’a des séjours adaptés ou des ... juste pour les handicaps, pour les différents stades d’handicaps, ils peuvent partir en vacances. M : Et ça vous n’y avez jamais participé?


W : Non mais j’ai des animateurs avec qui je travaille M : Ils en ont pensé quoi ? W : Que c’est quelque chose de très dur mais très enrichissant et avec beaucoup de valeurs, ce sont des séjours qui sont restés pour eux très mémorables. M : Et ils ont encadré combien d’enfants handicapés du coup? W : Euh…. ça dépend des groupes et du nombre d’animateurs en fait, mais en général y’a 5 animateurs pour 2 d’enfants, ça dépend de l’âge, des moyens d’autonomie et du temps. C : Donc euh…quels sont les meilleurs souvenirs avec les enfants handicapés, que vous avez eus ? W : Euh…. M : Déjà, quels sont vos meilleurs souvenirs avec les enfants en général ? W : Vu que nous c’est une structure, on les voit évoluer en fait donc euh…moi par exemple j’avais connu des enfants de 10 ans et maintenant ils ont 15 ans. M : Et ils reviennent tous les ans ? W : Certains oui et donc du coup les voir évoluer et on a fait des camps d’été ensemble on est parti 15 jours et ces 15 jours-là, c’est à chaque fois les souvenirs les plus….qui restent. C : Ça rapproche ? W : Ca rapproche les enfants. M : Et au niveau de l’handicap, es-t ce que la personne, la jeune fille handicapée, vous avez de meilleurs souvenirs avec elle, ou est-ce que ça a été des souvenirs de groupes avec tout le monde. W : Elle elle n’a pas fait de camps d’été, c’est pas du tout enfin adapté…mais si, moi j’ai des bons souvenirs avec elle, j’ai réussis à créer une relation en fait donc euh….elle…de par son handicap, elle nous apprend beaucoup déjà, on est obligé d’apprendre la patience, enfin tous ces trucs là…et même des activités bah du coup ou elle n’a pas participé avec les enfants, mais elle est encadrée, entre guillemets avec moi, c’est des moments ouai ou on se rapproche de l’enfant. M: Ce n’est pas trop dur de la faire participer à tout, la motiver tout le temps ? W : Si parce que quand elle n’a pas envie, elle fait sa tête de mule et c’est pour ça qu’elle joue de son handicap en fait. C : Est-ce que ça vous plairait de retravailler avec des enfants handicapés ? W : Avec un groupe, que des enfants handicapés ? M : Avec que des enfants handicapés. W : Euh…je ne sais pas si j’aurais… M : …la patience ? W : Le courage parce que y’a, on voit des choses, on entend des choses qui sont dures, parce que pour eux, ils nous insultent mais c’est pas fait exprès mais…moi je ne sais pas si j’arriverais à supporter en fait. M : D’accord. Est-ce que vous comptez essayer ? W : J’aimerais bien, j’aimerais bien essayer. C : Euh…quels ont été vos différents voyages avec les enfants handicapés ?


M : Est-ce que vous avez fait des voyages avec des enfants handicapés et combien de temps en général les enfants handicapés restent, est-ce que c’est des séjours ou ils dorment sur place ou dans un centre de loisirs ? W : Y’a tout, dans les séjours adaptés en général ils partent, bah ils peuvent partir en Normandie, ça dépend, ils peuvent partir de 1 et 3 semaines. Ca dépend de l’handicap et de l’autonomie mais euh…, c’est ça, y’en a qui sont partis trois semaines. M : Et vous avec la personne handicapée, elle restait dormir sur place ou alors c’était un centre de loisirs donc elle revenait tous les jours, elle repartait chez elle ? W : Euh, nous en fait c’est tous les 15 jours on a des activités le samedi et deux week-end end par trimestre, elle elle ne faisait jamais le week-end parce que c’est trop fatiguant pour elle en fait donc elle restait juste le samedi et elle partait euh…après le repas en général le samedi soir, ou vers 22 heures après la veillée mais c’est trop fatiguant en fait pour elle. M: Pour elle. Est-ce qu’il faut des fois que vous alliez l’accompagnée…elle reste dormir ou pas déjà? Non. Est-ce que les parents viennent la chercher plus tôt par rapport aux autres enfants ? Est-ce que, y’a pas de favoritisme mais euh…des conditions spéciales pour elle ? W : Euh…bah… sur une activité normale qui dure de 14h30 à 17h30 non, elle reste jusqu’à la fin et oui quand on a des weekends end, les parents viennent la récupérer le soir. M : Donc voilà, on a fini. C : Donc vous avez peut-être quelque chose à rajouter qu’on a pas posé? M : Par rapport à vos sentiments par rapport aux enfants handicapés est-ce que ça vous a plus touché qu’un autre enfant ou alors… W : Bah, c’est des relations différentes en fait et on s’attache peut être plus qu’un autre enfant parce qu’on est tout le temps obligé d’être euh …de l’accompagner en fait. M : C’est toujours la même personne qui accompagne les enfants handicapés ou alors sa … C : …tourne ? W : Euh...bah...en fait chaque année on a une équipe de vie, donc on suit les mêmes enfants pendant un an et on essaye de faire en sorte que l’année d’après sa soit la même personne mais euh…moi je l’ai juste encadrée un an parce que après je suis passée dans la tranche d’âge endessous, mais, on essaye que ça soit toujours la même M : Pour la rassurer, pour la mettre à l’aise. W : Oui parce que sinon faut reprendre tout depuis le début d’une relation avec l’autre animateur. M : Et au niveau des animateurs, il y en a qui décide de ne pas encadrer des enfants handicapés, qui ne veulent vraiment pas en avoir ou alors… W : Euh…, y’en a qui préfère pas, on a différents stades en fait, on a des animateurs qui viennent de commencer donc ils n’ont aucune notion du BAFA, d’autre qui sont en pratique et y’a ceux qui ont validé leur BAFA, et…ceux qui n’ont jamais pratiqué bah, c’est déjà difficile d’avoir un groupe d’enfants, si avec en plus des enfants handicapés. Mais en général, faut que ça soit quelqu’un qui soit patient. C : Ouai W : Qui est pas pressé quoi. W : Et donc ma première directrice euh…elle avait un suivi euh…plus approfondi en fait parce qu’elle avait des réunions tous les mois je crois ou tous les trimestres avec le personnel qui encadrait dans son centre la semaine, dans son école spéciale, avec son école spéciale du coup avec les professeurs, les parents et les médecins qui s’occupaient d’elle, y’avait des rendez-vous euh… tous les mois ou tous les trimestres pour voir l’évolution de l’enfant en fait M : Mettre les choses au point aussi si il y avait besoin. C : Il y a un suivi personnel.


W : Ouai, donc ils ont vu avec nous qu’elle a évolué même pour parler parce que au début qu’elle, quand elle est arrivée, on comprenait rien du tout quand elle parlait, elle nous comprenait mais nous on arrivait pas et l’année dernière on s’est rendu compte qu’au final elle avait fait vachement de progrès parce qu’on arrivait , enfin moi j’arrivais à avoir une conversation avec elle-même si je devinais ce qu’elle me disait mais j’arrivais à discerner ce qu’elle voulait me dire M : Et vous êtes avec elle depuis 5 ans ou alors…? W : Euh…moi j’ai fait vraiment un an avec elle mais j’ai été au contact euh…régulier mais pas en permanence avec elle quoi M : Et le lien que vous aviez créé avec elle il est toujours là ? W : Ouai M : Dès qu’elle vous voit c’est grand sourire et… W : Ah ouai c’est grand sourire, c’est des câlins c’est… Et on est comme euh…enfin on ne peut pas vraiment dire ça mais on est comme une deuxième maman pour eux quand elle est là quoi enfin… M : Elle s’attache beaucoup ? W : Elle s’attache beaucoup et elle le montre mais après c’est ça aussi, elle ne sait pas gérer non plus sa force, donc par rapport aux autres enfants c’est assez problématique des fois, c’est un câlin qui se transforme en étranglement et mais euh… avec nous c’est ça et quand leurs parents ne sont pas là c’est une peu… M : Et euh…par rapport aux autres enfants qui n’ont pas d’handicap ses sentiments elle les montre beaucoup plus, elle…? W : Oui M : Et elle les garde beaucoup plus longtemps aussi surement? W : Euh je ne sais pas si elle les garde beaucoup plus longtemps mais elle le montre beaucoup, par des câlins, par des gestes que du coup les autres ils ne comprennent pas, pour elle c’est normal vu qu’elle n’a pas encore la notion d’intimité ou des choses comme ça. Les autres ne comprennent pas forcément et c’est perturbant quand on est petits, à la longue ils disent : c’est Bon Marianne elle ne le fait pas exprès mais euh…faut tout expliquer, la notion de la force aussi, elle en a étranglé plusieurs en voulant faire des câlins euh…ça fait peur au début pour les enfants. M : Mais maintenant ils ont l’habitude ? W : Oui maintenant M : Sinon durant les 5 ans que vous avez pratiqué en temps qu’animatrice est ce qu’il y a eu des changements, des améliorations pour insérer les enfants handicapés dans les centres ? W : Euh….notre…déjà à la base on a…, on accueille les enfants en fait et cela a été adapté aux enfants handicapés, pour les fauteuils, il y a des rampes dans les sanitaires ou dans les douches et euh… on a changé de directrice en fait euh… il y a trois ans et euh… ce qui nous permet enfin…de mieux pour les animateurs de mieux encadrer…enfin plus de conseils et de… M : Et elle est plus proche de vous, elle vous aide peut être plus ? W : Et même par rapport à l’enfant euh... c’est pareil, il y a une relation du coup avec les parents qu’il n’y avait pas avant mais euh…c’est plus facile pour l’animateur en fait. M : Et donc par exemple, vous dites, pour les douches il y a eu des rampes W : Ouai M : Ils ont mis quoi d’autres en place, pour le repas il y a quelque chose ? W : Pour le repas non, parce qu’après, nous elle est apte à manger avec nous à table, après genre les portes sont assez grandes pour euh… accueillir


M : Des fauteuils W : y’a des…pas des marches mais des… C : Ah oui M : Des accès pour fauteuil roulant. M : Et sinon elle est à côté de vous pendant les repas pour que vous l’aidiez ou alors elle peut se placer n’importe où ou elle veut ? W : Elle peut se placer n’importe où, après si on voit qu’elle a besoin d’aide pour couper sa viande ou autre on va l’aider mais sinon elle est avec les autres enfants M : Et au niveau des plots pour les activités ou des…est- ce qu’il y a des choses spéciaux, euh…spécifiques pour eux… des plots ou des plots qui soient plus grands pour elle ou des ustensiles, des accessoires, accessoires qui sont plus faciles pour elle, je ne sais pas, des cerceaux ou des.. W : Euh non M : elle utilise de tout ? W : Ouai, y’a pas de… C : …il n’y a pas d’objet dangereux pour elle? W : Euh non, après on essaye quand les enfants utilisent les opinels, elle c’est rare qu’elle le fasse ou alors il faut expliquer cent fois. M : Okay, bah je crois qu’on a terminé, merci beaucoup.


Retranscription entretien avec une directrice d’association Annaëlle : Donc euh bonjour, nous sommes étudiantes euh en action sociale et santé à l’UBS de Lorient. Donc euh on est là pour faire l’entretien sur l’insertion des enfants handicapés par rapport aux loisirs. Donc est-ce que vous voulez bien vous présenter et présenter un peu l’association ? Tiphaine : Alors moi je suis Tiphaine POUCHARD, je suis la directrice du centre de loisir pluriel pays de Lorient. Donc euh je suis éducatrice spécialisée et euh… Ça fait à peu près de 2ans que je travaille pour l’association loisir pluriel. Donc euh nous sommes organisés en fédérations euh qui à fêter ses 20 ans le mois dernier et donc euh nous avons 14 centres de loisirs mixtes dans, en France, donc dans le grand ouest et le nord et euh nous avons également d’autres services liés à l’accueil de l’enfant handicapé donc un service qui s’appelle « le réseau passerelle » qui accompagne les familles dans leur départ en vacances euh donc c’est très varié… ça peut être des séjours familiaux organisés, ça peut être des départs individualisés et on a aussi un service qui s’appelle « capado » qui est présent dans 5 villes euh à côté des centres loisirs pluriels, pour les enfants qui ont grandis. Donc pour les adolescents ça c’est de… ça va jusque 25 ans. Mylène : D’accord A : D’accord T : Euh au niveau de l’association locale, ça fait à peu près 4ans que le projet existe, euh donc faut savoir que on s’implante, loisir pluriel s’implante dans des villes en fonction des demandes des parents. Donc c’est toujours euh un comité de parents qui se réunis et qui nous fait appel pour ouvrir un centre mixte. Donc euh ça fait, depuis mars 2008 qui l’association du pays de Lorient euh s’est créée et le centre a ouvert, lui, en juin 2012. Voilà. M : D’accord. Donc euh concernant vos informations personnels et les questions générales sur le thème de l’insertion des enfants handicapés, euh est ce que vous avez déjà été confronté à des enfants handicapés dans votre... ? T : Euh oui tout à fait puisque, je ne l’ai peut-être pas précisé mais parce qu’on accueille donc des enfants en situation de handicap euh et des enfants valides à parités. Donc on a autant d’enfants handicapés que d’enfants valides. M : D’accord A : Et euh quelle euh qualifications spéciales il faut pour travailler avec des enfants handicapés enfin est ce qu’il en faut et euh quelles sont fin quelles sont, c’est quoi fin euh ? M : Pour les encadrer... T : Alors en fait, donc euh nous nos principes après, c’est on a construit notre expérience en 20 ans on a vu ce qui pouvait être bien ce qui pouvait être amélioré. Le principe, c’est de confier la direction des centres à des permanents salariés donc c'est-à-dire que toutes les directrices sont salariés en CDI et donc sont complètements investies dans l’association, n’ont pas d’autre travail à coté ou euh voilà ou à mi-temps ou des choses qui peuvent être plus précaires donc c’est pour solidifier aussi les choses, on est toutes euh professionnelles donc éducatrices spécialisées, éducateurs de jeunes enfants euh voilà, on a une, un diplôme. Donc euh ça c’est pour la direction, euh après la fédération nous apporte un appui technique considérable donc avec des coordinatrices, des euh des responsables plus pédagogiques, euh, c’est important aussi pour la vie du centre. Et puis euh après on recrute une équipe d’animateurs : donc il faut savoir qu’on a à peu près 1 adulte pour 3 enfants sur nos centres, et donc euh les animateurs ont divers profils alors on met un point d’honneur, vraiment, aux recrutements euh qui se passe en plusieurs étapes avec euh... des journées de découvertes, avec des entretiens euh, euh, fin plusieurs entretiens et euh des bilans, des évaluations. Euh donc ça peut être des personnes qui sont en études du sanitaires et sociales par exemple ou euh... qui ont de l’expérience, j’ai des animatrices, par exemple, qui sont AVS dans des écoles au près d’enfants handicapés fin c’est assez varié euh souvent ils ont le BAFA. Aussi. Et puis nous près on, forme nos animateurs en interne, donc on à 4 modules de formations au sein de la fédération loisir pluriel, pour les former à l’accueil des enfants handicapés : la manipulation des fauteuils, euh la manipulation des enfants handicapés physiques dans la vie quotidienne euh l’approche de l’autisme, des troubles du comportement euh l’adaptation des activités, l’analyse de pratique… M : D’accord, et vous vous avez été confronté à quelle sorte de handicape ? T : On accueille tous types d’handicaps.


M : Tous types… T : On ne refuse jamais un enfant. M : D’accord. T : Jamais un enfant, euh , parce que euh tout simplement, du fait de ses difficultés, on sait que c’est un enfant qui a des particularités, on va pas le refuser son accueil… à cause de ça quoi, ça fait partie de lui donc euh simplement, on va essayer d’adapter l’accueil, trouver des solutions donc euh on a des enfants qui sont euh poly handicapés, des enfants qui sont autistes, qui sont déficients intellectuel, qui sont aveugles, sourds, muets,… A : Ouais, c’est large quoi. T : Euh c’est tous, tous, tous les handicapes et on se limite même pas au handicape des enfants qui sont pas reconnus handicapés mais qui ont des difficultés, on les accueils aussi hein, euh fin .Ouais, même euh des différences au niveau euh fin voilà culturel ou euh… Fin voilà, on accueil tout le monde. A : Ça ne vous est jamais arrivé de refuser ? T : euh moi personnellement, non, après dans le réseau on accueil euh je crois c’est 1500 enfants en tout euh donc en 20 ans ça a dû arriver quelques fois euh c’est vraiment quand les enfants mettent en danger leur vie ou la vie des autres en fait… A : Ouais, d’accord T : Où là, on est limité parce qu’on n’est pas une institution spécialisée, on est des loisirs. Mais c’est très anecdotique quoi. M : Mais vous pouvez aussi, il vous est arrivé de refuser par un manque d’effectif du personnel ou … ? T : Alors non, pas par rapport au manque du personnel, mais par rapport à l’exigence du, fin de la qualité d’exigence qu’on a, c'est-à-dire qu’on limite les effectifs, ça fait partie de notre méthode en fait. Et donc euh on accueil pas plus de 20 enfants à la journée. M : D’accord. T : Donc ça se, à cause de ça on a parfois des listes d’attentes sur nos centres qui peuvent même, même être conséquentes parfois. A : Ok M : D’accord, et euh euh... euh, concernant les différents aménagements, euh donc dans les structures, est ce que vous avez, euh bah oui forcement, des aménagements spéciaux pour euh... les enfants handicapés fin… T : Alors, aménagements des locaux vous voulez dire, ou adaptation de façon générale ? A : Même par rapport peut être aux transports, ou même par rapport aux activités, aux locaux, enfin… M : En général. T : Ouais. Bah alors en fait, on a quelques grands principes on va dire, euh donc on en a déjà parlé, la qualification de l’équipe, le renforcement de l’équipe donc c’est des animateurs qui sont là à l’année et qui sont formés en interne, qui sont fidélisés, qui sont formés, euh la limitation des effectifs comme je disais, donc on se limite à 20 enfants à la journée, dont 10 en situation de handicap, donc de 3 à 13 ans. Donc ça, ça veut dire, à la journée ça veut dire, bah une 60aine d’enfants inscrits en tout à l’année quoi en fait. Euh ça, ça fait partie de nos grands principes, après l’adaptation des activités, elle est systématique de toute façon euh… Donc… M : Chaque activité est adaptée à toutes les sortes euh d’handicape…


T : Oui, c’est peut-être fin un peu atypique… (Elle rit) M : Oui, oui. T : Mais en fait euh c’est un grand travail d’amont. De toute façon les équipes sont bah euh formées, euh bah les directrices sont là depuis longtemps, donc elles ont une grande expérience aussi, fin je parle de mon expérience loisir pluriel, pas de que de Lorient. Et euh donc en fait, nous on demande les inscriptions des parents à l’avance, donc on ne peut pas s’inscrire à la dernière minute et… M : D’accord T : On a cette contrainte-là, et euh on fonction des enfants inscrits, je recrute l’équipe euh … A : Ah oui d’accord ouais T : …Qu’il faut, et donc euh les animateurs ont des activités en références, des enfants en références, et en fonction de ça, ils connaissent les enfants qui vont venir tel ou tel mercredi, et ils vont adapter l’activité en fonction des enfants présents pour que chacun est une participation pour eux voilà, pour déjà intégrer l’activité, pour euh... faire en fonction des difficultés, des capacités de chacun. A : Et vous pouvez donner des exemples justement des différentes activités que vous faites régulièrement ou fin plus souvent ou… T : Bah alors on fait tout, toutes les activités, on n’est pas, on ne se limite pas non plus, donc euh simplement faut trouver, faut avoir beaucoup d’imagination et faut se renouveler, parfois ça fonctionne, ça fonctionne pas, on apprend aussi de nos erreurs, mais globalement ça peut être déjà… Simplifier les règles de jeux, euh utiliser beaucoup d’outils, donc euh des images, des pictogrammes, tout ce qui est sensoriel, tactile… M : Ouais, que ce soit plus attrayant pour les enfants quoi… T : Voilà, et pour que ça soit plus facile à comprendre aussi, donc euh on peut grossir des pièces par exemple, on fait des dés géants, on fait des jeux géants pour les enfants qui ont plus de problème de motricité ; pour les enfants qui ont des problèmes de compréhension : on utilise les dessins plus que les… par exemple des énigmes, on va utiliser plus des dessins, des images que des phrases et euh voilà. M : D’accord, euh concernant donc les besoins particuliers des enfants handicapés : euh donc euh est ce que le manque affectif il est plus difficile à gérer avec les enfants handicapés ou… A : Par rapport à leur parents en fait, est ce que c’est plus dur de, de les séparer de leurs parents que les, les enfants valides ? T : Bah je crois que c’est… une grande expérience en fait qu’on acquière au fur et à mesure quoi, c’est, en fait l’adulte il est là (elle se racle la gorge) comme médiateur en fait, donc ça c’est tout le rôle de l’adulte de favoriser ça. Donc on fait les choses en douceur de toute façon, nous on a un accueil qui est assez… structuré donc on fait des entretiens avant l’accueil de l’enfant pour vraiment apprendre à connaître l’enfant, après on créer des outils de connaissance de l’enfant pour les équipes, donc euh les équipes, une fois que l’enfant arrive, elles connaissent tout ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, comment faut l’accompagner au repas, comment faut l’accompagner dehors, sur les sorties, aux toilettes etc.… donc ça facilite beaucoup les choses et puis l’enfant euh au début, il vient avec son parent, tous les enfants que ce soit les enfants valides aussi, s’ils le veulent, ils peuvent venir avec leurs parents sur des temps de convivialités qu’on a ; donc on a des temps dans la journée de rassemblement ou on parle ou on a des outils de, pour faire connaissance etc.… donc ils peuvent passer une petite heure avec leur parents, puis ensuite ils viennent en demi-journée par exemple en découverte, seul, puis ça se fait petit à petit. Mais l’adulte est très présent et rassurant donc euh, y a pas, je pense qu’il y a pas plus de difficultés qu’un enfant qui va arriver dans le centre de loisir à 3 ans et qui va, qui va être complètement euh, fin qui va pas connaître du tout ou les premières fois à l’école … c’est, y a pas vraiment de différences. A : D’accord. Et euh, est ce qu’euh, les enfants valides ont des réactions un peu… Fin pas bizarre mais, qu’elles sont les réactions que les enfants valides ont, en présence d’enfants handicapés ? T : bah là encore c’est un gros travail de l’équipe en fait de, des adultes d’être médiateurs. Euh déjà on a des grands, on est un petit groupe c’est peut-être plus facile parce qu’on fait vite connaissance, chacun à sa place, chacun, y a une très grande importance qui est accordée au respect de l’autre, à la discussion, c’est très conviviale, très chaleureux en fait. Faut s’imaginer qu’on est parfois 10/12/13/14/20 et ce sont toujours à peu près


les mêmes enfants qui reviennent, et nous on met en place des choses pour faire connaissance, pour s’accepter, pour mieux se comprendre, on a aussi des outils, on a beaucoup de livres qui traitent du handicap, on a des, des dessins animés, on a pleins de choses qui permettent d’aider à comprendre, on communique beaucoup, et il euh y a pas de réaction, non, il y a pas de réaction négative, ça peut arriver parfois mis comme euh parfois entre enfants valides aussi ou euh envers les adultes enfin c’est des choses qui s’apprennent mais euh pour nous le handicap, c’est, c’est normal en fait, fin… c’est, c’est pas une, fin, on a tous nos particularités et le handicape n’est pas… N’est pas, différent de nous fin… M : Oui, oui, oui. T : Je ne sais pas trop comment l’exprimer… A : Non mais… T : C’est un peu un esprit aussi qu’on a sur le centre qui permet aux enfants… Voilà, de mieux comprendre, et puis les enfants valides, pour une partie, sont issus d’une fratrie, fin ils ont un frère ou une sœur qui sont handicapés pour certain. Parce qu’on accueil des fratries aussi, donc ce n’est pas le cas pour tout le monde mais euh y a déjà les frères et sœur qui me comprennent mieux et…. M : Oui, c’est plus facile. T : Voilà, ouais. M : Pour les enfants après, avoir l’un de ses frères ou de ses sœurs… A:(Elle tousse) Euh , est ce que c'est déjà arrivé que...par rapport à un autre entretien qui avait été réalisé l'animatrice avait dit que l'enfant handicapée qu'elle gérait jouait des fois de son handicap pour pas faire des activités , est ce que c'est déjà arrivé dans.. ? Non ? T:C'est... (Elle rigole), ça c'est une phrase qu’on n’entendrait pas à Loisir Pluriel quoi... A: Non ? Non c'est pas... ? T: Non parce qu'il faut avoir une bonne connaissance des enfants et du handicap, je sais pas si cette animatrice-là est formée ou quoi mais... M : Elle a, bah, une expérience de deux ans je crois dans les centres de loisirs. T:En fait , il faut , ouais , connaître un petit peu le handicap , et dire qu'un enfant joue de son handicap , c'est , je pense , enfin pour moi c'est très personnel, mais c'est pas une expression , en tout cas , que nous on emploierais , euh, bah ça veut un peu rien dire , enfin pour moi ça n'a pas de sens.. A: En fait c'est parce que, donc la petite était trisomique et du coup il y avait des activités qu'ils faisait elle faisait « non , non mais moi je veux pas le faire, je peux pas , je suis pas en mesure de le faire, ou des trucs comme ça donc c'est enfin , après moi j'ai tourné la phrase comme ça , après c'est pas forcément.. T: Non, non mais fin, c’est...ouais, je sais... en fait je pense que c'est un peu la difficulté parfois du milieu ordinaire, qui bah fin , on est pas habitués , en fait , on est pas formés à ça et en fait , bah les enfants , bah chez nous déjà , ils sont pas obligés de participer aux activités mais ils participent quasiment tous tout le temps même des enfants autistes parce qu'on trouvent des solutions en fait , c'est toujours .. en fait finalement , il faut pas se dire c'est l'enfant qui veut pas ou c'est l'enfant qui est violent ou c'est l'enfant qui est ceci cela c'est plus à dire comment nous on va faire en sorte de trouver des solutions , des idées et puis parfois nous , on a des enfants ils participent qu'à 5 minutes de l'activité et puis deux mois plus tard , à 10 minutes et , 'fin c'est des choses qui se font progressivement et 'fin on tournent plus les choses dans ce sens-là , on va pas se dire , tel enfant , y veut pas ou il est caractériel ou il fait son autiste ou je ne sais quoi mais on va essayer de trouver des solutions et puis de donner envie aux enfants et voilà de ….'fin je ne sais pas comment dire, c'est très subtile c'est dans la relation à l'enfant A:D'accord M: Bah c'est aux animateurs en fait de faire en sorte que les enfants s’adaptent aux activités T: Et que l'activité s'adaptent à l'enfant...


M: Voilà et que l'activité s’adapte à l'enfant... T: Ouais (elle rigole légèrement) mais c'est que bon, des fois, oui ça arrive de temps en temps que certains enfants de fasse pas une activité ou pas, c'est pas systématique. M:C'est comme les enfants valides, ça marche dans les deux sens... T:Enfin voilà , oui , tout à fait , il y a des enfants des fois , t'es de mauvaise humeur ou t'es fatigué , t'as un soucis , c'est vrai que nous en fait , dans la..toute la journée, la journée est très décomposée par différents moments , et il y a que deux moments d'activité , il y en a une le matin et une l'après-midi et ça représente maximum 2 heures dans une journée de 10 heures donc en fait , il faut imaginer , il y a le repas , le goûter , il y a les jeux libres , les temps de rassemblement , les temps de chansons , les temps calmes , etc.. Donc voilà, au final, euh, en fait, on n’oblige pas les enfants à participer mais la plupart du temps, ils ont tous là et avec plaisir quoi et ils aiment ça. M: Bah c'est que vous faites bien votre métier, alors T: Fin je, non, fin je sais pas mais c'est que, en fait je pense que c'est facile aussi pour nous , parce qu'on le fait tout le temps 'fin , c'est l'habitude qu'on a prise , on a pas juste un ou deux enfants handicapés dans le groupe , parce que là , c'est plus difficile de l'intégrer , je pense mais là on a une parité, c'est moitié-moitié, 'fin c'est tellement une habitude , c'est tellement naturel finalement que , et puis vu qu'on le fait tous les mercredis , toutes les vacances , pendant des années bah c'est vrai que on a une expérience . Les enfants aussi entre eux, il sont vraiment super parce qu'ils accueillent les nouveaux enfants, ils acceptent que les autres enfants...par exemple, il y a des enfants qui n'ont pas tout à fait les mêmes règles que les autres et c'est pas, c'est pas arbitraire, c'est juste que tel enfant à, comprend autrement les choses et qu'il faut s'adapter, qu'il faut faire un petit pas de côté et les enfants, les autres comprennent très bien que par exemple, il y a un enfant qui ai le droit de quitter le repas , qu'il ait le droit de quitter la table avant les autres parce que lui il est autiste , c'est trop insurmontable pour lui de rester tout le long du repas avec les autres et qu'on va d'ailleurs le féliciter si il est venu même que un quart d'heure et les autres comprennent très bien, 'fin du beaucoup, beaucoup de dialogue en fait. A:Oui comme vous l'avez dit, c'est naturel pour eux maintenant donc euh... d'accord. M: Donc si vous aviez un meilleur souvenir à nous communiquez A: Une anecdote ou... M: Une anecdote.. . T: Bah je sais pas si il y en a UNE en particulier mais c'est vraiment au quotidien , 'fin pour nous , c'est un vrai plaisir , je pense que ce qui est super important chez nous ,c'est le plaisir pour tous c'est les parents , ils sont super content , ils ont du mal à partir (elle sourit) , ils voient leurs enfants heureux , les enfants sont biens , les animateurs sont heureux 'fin pour moi , c'est..quand on vient sur le centre, qu'on voient la sérénité qui règne et...la joie, le partage 'fin c'est que quand des personnes qui viennent, qu'on un œil extérieur sont impressionnée de voir les relations entre les enfants et je pense que c'est ça qui peut...qui peut être un bon souvenir , entre guillemet c'est de voir qu'avec un petit peu d'éducation , un petit peu de médiation et bin , les enfants , au final , quand on leurs met un jeu , ils aiment tous jouer , dès qu'on leurs met un jeu , qu'on les aident à communiquer ou quoi , ils partagent , ils sont solidaires , il se respectent les uns les autres et bin ouais quand je vois de l'entraide ,de la discussion , du respect 'fin j'ai pas d'exemple particulier , c'est très global , on va dire . A: D’accord, et euh est ce que vous avez beaucoup de demande de parents de pers...D’enfants handicapés ? T: Alors, faut savoir que nous, pour s'implanter à Lorient, c'est une histoire un peu compliquée A et M : Oui, on a vus ça... T:Il y a des régions, des fois on ouvre en 6 mois un centre, parce qu'il y a des élus qui soutiennent. Là ça a été plus compliqué , on sait pas exactement pourquoi donc au bout d'un moment on a arrêtés , on a solliciter Lorient et puis toutes les villes alentour , au bout d'un moment , on a arrêtés de les solliciter parce que c'était que du négatif ou du sans-réponse et donc on a essayé de trouver par nous-même les solutions donc au niveau du financement on fonctionnent grâce à la Caisse Nationale des Allocations Familiales , on a répondus à un appel à projet en fait et au


niveau des locaux , on louent des locaux d'une école privée à Quéven , euh , parce qu'on a trouvés aucune autre solution quoi..Donc euh, je sais plus votre question, c'était ? A:Euh, c'était de savoir s'il y avait beaucoup de demande... T : Ah oui , donc en fait , déjà nous ça a été assez compliqué d'ouvrir et pour ouvrir on a fait une étude de marché , entre guillemets et bon les chiffres datent de 2009 mais il y avait plus de 200 enfants sur le Pays de Lorient en situation d'handicape entre 3 et 13 ans donc euh ce qui est important pour nous de faire passer comme message c'est que c'est pas parce qu'il n'y a pas beaucoup de demande qu'il n'y a pas beaucoup de besoins et que les parents d'enfants handicapés sont souvent confrontés a beaucoup de difficulté , a beaucoup de refus et n'osent parfois pas faire la démarche , en fait envers les centres de loisirs ordinaires ou euh.. M: Par peur d'être refusé... T : Oui voilà et puis... A: Ils n’ont pas l'habitude de trouver des trucs bien adaptés... T: Et puis même de la peur de l'échec même si l'enfant est accueilli , ça peut être , si c'est pas adaptés , ça peut être un échec ou, et puis, 'fin voilà , et puis souvent c'est papi-mamie qui prennent le relais ou les parents arrêtent leurs travail ou se mettent à mi-temps , donc ça c'est, c'est , il y a des chiffres , c'est véridiques et du coup , bah nous en voyant qu'il y avait plus de 200 enfants en situation de handicap , on s'est dit « Mais ils sont où quoi ? Ils n’ont pas d'accès au loisir, un lieu social ordinaire, c'est un droit commun quand même le loisir » Donc nous déjà à Lorient, bah à Quéven, c'est le Pays de Lorient en fait, on a ouvert le 13 juin et entre le 13 juin et le 15 juillet on avait 40 demandes donc euh, d'enfants valides et d'enfants handicapés en un mois quoi... M: Le 13 juin 2012 ? T: Oui voilà, ouais... En un mois, on a eu une quarantaine de demande donc moi je trouve que c'est énorme. A:Ouais! T: Et là, ça fait 3 mois...du coup ça fait...on a ouvert , juin , juillet , on a fermés en août et puis là on a ré-ouvert pour les mercredis et on à déjà quelques enfants , euh , en situation d'handicape , sur liste d'attente donc des demandes ,on en a très régulièrement alors qu'on vient juste d'ouvrir en fait , donc je pense que le besoin il est réellement là , la demande , elle est là aussi , et puis bah c'est bien en fait ,nous on est complémentaire aux centres ordinaires en fait , quoi.. Parce que ce qu'on revendique c'est le droit pour les familles d'avoir le choix de mettre leurs enfants, soit dans centres ordinaires donc on a envie que ça se développe dans les centres ordinaires, soit à Loisir Pluriel parce qu'il y a un côté plus cocooning, plus euh, avec des professionnels, ça peut rassurer les parents quoi, en fait ! M: Et ça vous ai arrivée de participer à des voyages, 'fin faire des voyages avec les enfants, pendant les vacances scolaires ? T: Alors nous, on fonctionne vraiment comme un centre de loisir ordinaire, on fait les mercredis et les vacances, on fait pas de séjours en fait... M: D'accord. T: Mais dans le cadre de l'association Loisir Pluriel, il y a des séjours familiaux, il y a des séjours « Capado », des choses comme ça... M:D’accord, ok ! A: Parce que vous travaillez avec des centres de loisirs, en fait ? Des centres de loisirs qui existent déjà ou avez...pour les activités, vos propres structures, c'est ça, l'école primaire ? T: Oui c’est, on est, on a notre propre centre de loisir, en fait 'est un peu particulier parce que les centres de loisirs de communes, ils fermeraient si ils avaient moins de 30-40 enfants alors que nous, on ouvre mais on ne veut pas dépasser plus de 20 enfants parce que ça fait partis de nos principes et nos objectifs sont remplies grâce à ça aussi quoi. En fait, nos objectifs justement de dialogue, de bien-être, etc. Donc on a un centre de loisir mais qui a la particularité , c'est qu'il est mixte et que on adaptent , on a quelques bons principes , quelques modalités mais on est , c'est un


centre de loisir comme les autres , on est très ouverts , on accueillent des publics chez nous si il y a des partenariat , on sort beaucoup , c'est important pour nous aussi de participer à la vie de la ville , de montrer qu'on est là , montrer que les enfants handicapés ont le droit de prendre les transports en communs , des choses comme ça..Donc qui paraissent évidentes peut être mais qui ne le sont pas pour tous. A: Et euh, donc c'est une question un peu personnelle mais pourquoi vous vous avez eu envie de travailler avec des handicapés, 'fin je sais pas comment ça s’est présenté à vous mais qu'est-ce qui vous à donner envie, bah justement, d'intégrer l'association Loisir Pluriel ou... T:Moi j'ai un parcours de 7 ans d'animation avant euh, enfin maintenant 9 mais 7 ans d'animation et puis après, parcours d'éducatrice spécialisée (elle se racle la gorge) et euh, je ne sais pas après, c'est des choix personnels mais c'est de là, je pense beaucoup de conviction, de vocation. Le fait de vouloir , pour moi c'est hum ,de façon très personnelle de vraiment , de travailler , de mettre en œuvre les choses pour améliorer les droits en fait , les droits de l'homme donc c'est quelque chose qui me tiens vraiment à cœur et dans , à Loisir Pluriel , j'ai trouvée ça , 'fin c'est vraiment ce qu'on fait a quotidien , c'est de permettre réellement , concrètement à des enfants, d'avoir accès à un lieux social ordinaire et à des parents , d'avoir aussi une solution de garde donc c'est , c'est tout bête mais c'est , la solution de garde ça leurs permet d'avoir du répit , de retrouver une vie de couple , de reprendre un travail ,de refaire une formation , de trouver un équilibre dans , au sein de la famille , aussi au niveau des frères et sœurs ,'fin c'est , donc 'fin pour moi , c'est vraiment ça qui me plaisait dans cette association là en fait A et M : D’accord ! M: Bon voilà… Vous avez peut-être quelque chose d'autre à ajouter. T: Euh non (Sourire), pas particulièrement. M: On a fait le tour. T: Ouais (Sourire) M:Bah merci bien. T: Bah je vous en prie, ça vous inspire quoi tout ça ? (Sourire)


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