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Le serezLe serez-vous? vous?

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EdiEdito Et oui Jalouse se transforme en Jaloux ! ! ! Maintenant chacun à son magazine ! Vous découvrirez dans Jaloux toutes les news mode et fashion, des articles culturels avec notre sélection music, books, concerts, cinéma, tous les bons plans dénichés en France. Cette semaine rencontre avec Angelo Baque, l’ambassadeur de la marque SUPREME et avec Hocus Pocus pour la sortie de leur dernier album «Costume 16 pièces».


Sommaire SomJ U I N 2 0 1 0 #1

Actu

> Portrait

Découvrez « Angelo Baque »

> Mode // Fashion // Shoes Cette semaine apprenez messieurs le «looping»

Culture > Music Interview exclusive d’Hocus Pocus pour la sortie de leur dernier album

> Books > Concerts Grandes scènes et petites scènes

> Expos > Cinéma Les sorties de la semaine

Technologies > High Tech Nouveauté Adidas

> Design > Sport

Le «Fixies», nouveau sport en vogue

Psycho > Tests > Horoscope

Best of > Tout le meilleur


Portrait

Interview Massaer Ndiaye - Portrait Jake Davis

ANGELO BAQUE Downtown New York City, son héritage, sa culture, sa musique, son influence sur le reste de la planète... Très peu d’entités culturelles réussissent à fédérer autant d’opinions derrière elles. Pourtant, l’un de ces emblèmes commerciaux, en particulier la marque SUPREME, s’est révélée comme étant la papesse de ce mouvement. Aussi quintessentiellement new yorkaise que Lou Reed ou Jay-Z, aussi tenant d’une opinion que les new yorkais se font de leur propre ville comme feu le CBGB’s, SUPREME dicte les codes du streetwear et la concurrence les suit. Angelo Baque est l’ambassadeur de la marque. Le visage de SUPREME, pour beaucoup, c’est lui. S’il n’en est pas le bosse (ce serait le plus qu’élusif James Jebbia), Angelo y a travaillé si longuement qu’il la représente comme il représente sa ville, avec fierté et recul. Morceaux choisis d’un entretien avec le plus influent des directeurs marketing de la street culture.

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entretien d’embauche pour SUPREME. Quant à l’évolution de la marque, séparons là en deux. SUPREME la marque de vêtements, a continué à affiner ses fondations au cours des 12 dernières années. Autour de 1998, j’ai commencé à prêter attention à SUPREME parce que je traînais Downtown. Depuis je n’ai remarqué que quelques ajustements minimes faits à la collection mais rien de drastique. Pour moi, la marque a toujours fait un bon travail en tant que voix de New York. La deuxième partie a plus à voir avec la popularité et la disponibilité de la marque. Il y a clairement une portée plus large maintenant : en 1998 s’était plus un cercle d’initiés de Downown ou de la scène skate qui connaissait SUPREME. Afin de mettre vos mains sur les produits, vous deviez vous rendre au magasin et s’était jouer avec le feu à l’époque. Maintenant vous voyez des gens qui en portent dans le monde entier. Grâce à internet vous n’avez plus besoin de venir à New York ou d’aller au Japon pour en savoir davantage sur la marque.

Peux tu te présenter et nous dire ce que tu fais chez SUPREME ? Surtout comment. .Je travaille pour SUPREME New York en tant que directeur du marketing. Ce que je fais et comment je le fais dépend de ce qu’il y a sur mon assiette pour la journée. La meilleure partie de mon travail est la flexibilité que j’ai. Je fais la direction artistique et le stylisme de la plupart, si ce n’est pas la totalité, des photo shoot de la marque et je conçois et produis du contenu vidéo que l’on voit sur le web avec l’aide de mon ami Jake Davis. Je suis consulté sur la direction à prendre pour les collections futures de SUPREME. Souvent, je sers aussi de relais entre SUPREME et les artistes, les photographes, les graphistes et vos gamins locaux qui montent, leur donnant une plate-forme pour exposer leurs talents.

Peux tu nous dire comment tout a commencé avec SUPREME et comment vois tu l’évolution de la marque ? J’ai travaillé pour mon patron actuel James Jebbia, au magasin Stussy de New York quand j’avais environ 21 ans. Puis je suis parti aider mon pote Wil Whitney à démarrer un nouveau magasin appelé Nom De Guerre. J’ai travaillé là en tant que manager /acheteur pendant environ 3 ans, lorsque James m’a appelé pour une discussion. Cette discussion est devenue un

SUPREME a toujours semblé assez exigeant dans leur travail de collaboration avec ce qu’ils considèrent comme étant des artistes ou des marques aux philosophies similaires.

Cette formule a fonctionné pour vous, mais comment voistu le processus de collaboration dont tu as été le fer de lance? Presque tous les projets que nous réalisions sont des efforts collectifs. Mais tout le monde à SUPREME n’a pas des vues similaires, et c’est ce qui fait notre force. Mais pour que les idées marchent, elles ont besoin de faire l’unanimité. Si tout le monde s’accordait tout le temps ou aimait la même chose, nous serions l’équivalent d’un magasin de chaussures qui ne vendrait qu’une seule marque ou une seule couleur. Nous ne sommes pas dans le business de vendre de la glace à la vanille. Il y a quelques années, SUPREME a commencé à vendre ses produits en ligne. Beaucoup ont dû vous accuser de vous «prostitué». Cela te gêne-t-il d’être tenu à des normes différentes par rapport aux marques moins considérées ? Je n’ai jamais considéré le fait de vendre en ligne comme étant de la «prostitution». Nos clients restent toujours aussi exigeants sur leur goûts et leur mode de vie. En ce moment, les gamins vont trouver un moyen d’acheter nos produits que ce soit sur eBay ou sur des forums. Pourquoi ne pas les laisser les acheter à la source ?


Shoes By PUMA

PUMA revient au basique en faisant découvrir aux lecteurs de Jaloux les rouages d’un bon lacing, les nouvelles méthodes en vogue et les palettes de couleur qui s’offrent à vous. La «PUMA Lacing School» est un rendez-vous d’enseignement ludique et original, en phase avec l’héritage de la marque et les tendances actuelles. Leçon numéro 1 avec «Looping». Dans le cadre de la PUMA lacing Scool, un nouveau lacet PUMA x Mr.Lacy sera à découvrir chaque mois. Un lacet qui accompagnera chaque nouvelle leçon de laçage. Les lacets seront disponibles gratuitement de février à novembre dans le réseau de retailers PUMA. Cet éventail de 10 pairs de lacets PUMA sera également utilisé et proposé par la street team pour les laçages de rue au mois de septembre.

1// Ta paire est lacée convenablement mais tu décides d’augmenter ton level de funky attitude. 2// On rase tout et on recommence. On part de zéro pour entamer le laçage dit du «looping». 3// Attention! Le looping, c’est un laçage bicolore. Va donc pécho des Mr Lacy en plus.

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4// Ok, commence par dissimuler 10 cm de lacet à l’intérieur de la shoes; de chaque côté. 5// Opération délicate : on passe un lacet en dessous de l’autre pour former un moeud et on le ressort de l’intérieur vers l’extérieur.


MonMon-

-tres LUKA LIMITI 499€

LIP 499€

VESTAL 75€ NIXON 199€

PANUU 79€

ICON 69€


Music

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Costume 16 pièces Bande atypique, le groupe nantais Hocus Pocus distille sa musique aux plus écoutant depuis plus de quinze ans. La passion reste intacte avec la prochaine galette «16pièces» qui débarque en Mars. L’occasion de poser quelques questions à 20Syl et Greem. ......................................................................... Qui compose Hocus Pocus?

20Syl : Hocus Pocus, c’est une base de 6 musiciens : Ant1 à la batterie, Hervé à la basse, Mat au clavier, Greem au platine, Dadoo à la guitare, et 20Syl comme MC-beatmaker. A cela viennent se greffer 3 cuivres pour le live : Christophe Panzani et Thomas Faure au sax, et Vincent Payen à la trompette. Hocus Pocus, c’est une formation originaire de la région nantaise, qui mixe hip hop, soul et funk.

Comment définiriez-vous votre univers musical?

Greem : La base de notre musique est le hip hop, avec une grosse influence du rap américain sur laquelle viennent s’ajouter de nombreuses influences issues de la Black musique en général (soul, funk, jazz...).

Qu’est ce qu’une journée dans la vie d’Hocus Pocus?

20Syl : Prenons l’exemple d’une journée type en tournée. Lever à heure variable, en fonction de la distance à parcourir, petit déjeuner de champion... ou pas, embarquement dans le «tour bus» (plus

souvent un camion 9 places mais tour bus c’est plus classe), puis activités routières variées-film, jeux, beatmaking, repos, méditation, pilotage, copilotage. Arrivée à la salle en début d’après midi, déchargement du matériel, installation sur scène et sound-check. Ensuite, filage de quelques morceaux pour les derniers réglages avant le concert du soir. Session interview avec les médias locaux pour certains, repos et détente pour d’autres. Repas avant le concert, puis on se chauffe rapidement. 22h : entrée sur scène pour deux heures de concert. Petite pause backstage avant d’aller rencontrer le public et discuter avec les gens, puis enfin, aller se coucher pour remettre ça le lendemain.

Fierté de mettre notre langue maternelle en avant

Vous êtes français et vos textes sont donc dans la langue de Molière. Est ce frustrant de devoir se limiter à une audience francophone?

20Syl : C’est vrai que comme je l’exprime dans le morceau vocab, j’aimerais parfois maîtriser la langue de Shakespeare, car elle est musicalement plus fluide et plus simple à mettre en musique. Mais c’est aussi une fierté de pouvoir mettre notre langue maternelle an avant. A mon sens, notre vocabulaire permet beaucoup plus de nuances que l’anglais, plus de clins d’oeil à notre culture et à notre actualité. Ce serait moins pertinent en anglais. D’autre part, on ne se sent pas limité géographiquement parlant. La preuve en est notre «succès» au Japon, où nos disques se vendent bien et où les tournées restent des souvenirs impérissables malgré le fait que les


gens ne comprennent pas un mot. Je pense que le côté musical de notre démarche permet d’aller au delà de la barrière de la langue. Greem : Il est évident que tout artiste, quelle que soit sa nationalité, fait de la musique pour qu’elle soit écoutée et appréciée à sa juste valeur. Bien sûr, un groupe américain aura potentiellement un impact plus international avec sa musique, ce qui est moins évident avec des artistes allemands, suédois ou français... Après certains font le choix de chanter en anglais pour faciliter les choses. Mais ce n’est pas notre truc. Même si parfois l’esthétique et l’efficacité de la langue anglaise sont même parfois difficile de mettre une frontière entre ceux-ci, et c’est tant mieux. Greem : C’est une chose contre laquelle tout bon groupe de rap doit se battre tous les jours. C’est devenu un peu plus facile pour nous car nous avons réussi à montrer aux gens que le hip hop a de nombreuses facettes, mais nous sommes aussi passés par la case «clichés». On sait que ce n’est pas toujours facile de changer la vision des gens. Il y a encore du chemin à faire et comme dirait un fameux philosophe français : «la route est droite mais la pente est forte».

Mon Graal personnel : l’intemporalité

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salles de concert, à chaque fois complètes. Comment expliquez-vous que vous vous êtes formés cette base de fans sans vraiment faire de communication en mode bulldozer? 20Syl : Le fait que ce que l’on présente sur scène est différent et complémentaire des albums a été un gros atout pour nous. On a toujours fait l’effort de présenter des shows carré, avec un gros échange d’énergie avec le public. Pour ces raisons, les gens jouent avec nous le jeu du live et font bien marcher le bouche-à-oreille. Greem : C’est un vrai travail de longue haleine. Nous n’avons jamais eu d’explosion médiatique. Notre histoire est une progression permanente. Tout est à la base autoproduit. Nous n’avons jamais refusé d’aller jouer à tel ou tel endroit, même si parfois on pouvait se casser les dents quand il y avait 15 personnes dans la salle. On fait tout pour satisfaire le public en montant des sets bien «patate» et en essayant d’offrir une version différente du morceau de l’album. Du coup, l’énergie investie a porté ses fruits. On s’est taillés une solide réputation live, et quelqu’un qui vient à un concert de HP ressortira forcément avec le smile sur les lèvres.

L’actu pour vous, c’est l’album «16 pièces» qui est arrivé dans les bacs le 1er mars. Vous qui attachez une importance à délivrer des albums homogènes, quel concept ou identité musical doit-on s’attendre à trouver sur cet album? 20Syl : C’est justement le concept du puzzle qui est mis en avant dans ce disque. Chaque morceau est à sa place mais est très différent du voisin. Tout est question de formes et d’imbrication. Greem : Il y a un univers graphique différent pour cet album puisque nous avons décidé de travailler avec LVL, un collectif de graphistes nantais, alors que pour tous les albums et disques précédents 20Syl s’occupait de ça. Par contre, cela n’implique pas de changement musical radical puisque le prochain album s’inscrit dans la lignée des précédents, avec même un retour plus hip hop et rentre-dedans, que pouvait avoir 73 Touches par rapport à Place 54. Au niveau des lyrics, 20Syl affûte d’avantage sa plume et son flow pour nous pondre des textes conceptuels et originaux, où règnent astuces et poésie. Le contenu instrumental est de plus en plus riche et coloré, et bien sûr quelques invités sont là pour pimenter le tout!

La mode de ces dernières années est au revival hip hop, aux soirées «Black in the days» ou «Golden years of hip hop». Est ce qu’en vieillissant on entre obligatoirement en mode «s’était mieux avant» ? 20Syl : Je pense que la nostalgie a toujours été un bon moteur de la création. On fonctionne par cycle. En gros, ce qui était mieux avant, qui était dépassé un peu plus tard, sera cool après! Mon Graal personnel est l’intemporalité. J’aime retrouver cette sensation de nostalgie sur des morceaux actuels. Greem : Tout mouvement artistique implique une évolution qui finit par s’essouffler. On opère systématiquement un retour aux sources, soit par esprit de nostalgie, soit pour retrouver l’essence du mouvement qui permet de continuer à le faire avancer. Personnellement, on essaie de retrouver l’équilibre entre les choses qui nous faisaient vibrer dans le passé et la fraîcheur que l’on peut apporter à notre musique pour qu’elle dure dans le temps. Vous faites à chaque album le tour de France des

De gauche à droite : Matt , Ant1, Hervé, Greem, 20Syl & Dadoo.


Books

dix-huit

Jenifer Kellys

Design Play

Neckface

Design Play réunit des designers qui jouent avec les codes du quotidien. Plein d’humour et d’ingéniosité, les objets qui sont présentés viennent perturber la routine en surprenant le lecteur grâce à des effets d’optique, d’échelle, de couleurs. Il viennent perturber la compréhension des images en inter changeant 2D et 3D ou en changeant la matière et fonctionnalité des objets.

C’est à l’occasion de l’exposition Devil Disciple, qui s’est tenue à la OHWOW Gallery de Miami, que l’artiste new yorkais NeckFace sort son premier livre monographique aux éditions Hardcover. L’ouvrage fixe l’univers décalé et ironique de Neckface. A travers des dessins aux traits légers voire parfois juvéniles, l’artiste porte un regard cynique et amusé sur la société occidentale d’aujourd’hui. Il illustre les grandes angoisses et les craintes collectives, s’amuse de la condition humaine dans un style certes provocateur et violent mais qui ne perd rien en sensibilité et en poésie.

All Gone 2009 Pour la quatrième année consécutive, All Gone nous délivre toutes les exclusivités, les hits, les tendances et les collectors de la street culture 2009. Outil incontournable, cet almanach de la mode urbaine est le moyen de retracer tout ce qui a fait rugir les fans d’objets limités au cours le l’année 2009. Enfin, 256 pages de All Gone ! 200 produits, 90 marques, 16 photographes.

Flashback Flash back présente des créations graphiques contemporaines d’inspiration vintage voire rétro. Il met en lumière une sélection de réalisations récente des plus intéressantes à travers le monde. De toute évidence, les inspirations venant des imageries passées génèrent de nouveaux styles qui réactualisent et réinventent, à l’instar de la mode. L’auteur Victor Cheung a misé sur la qualité tant dans les travaux sélectionnés que dans la présentation du live vendu dans son étui rigide.

Handman 3D

Dans la même veine que stéréographics, Hand Made 3D est un ouvrage sur la création d’objets en 3 D faits main. Cette tendance en plein essor, doit son succès à la qualité des pièces produites par de grands designers. Cet art y est présenté de manière soignée grâce à une photographie impeccable. On peut y découvrir des artistes qui explicitent leur projet et leur inspiration, les concepts générés, et la réalisation fragile et poétique qu’apporte un matériau comme le papier travaillé en tridimensionnalité. Ce livre invite à apprécier un origami réinventé.

Grems Grems édite son premier livre aux éditions populaires. On y découvre son travail de graphiste d’illustrateur, ainsi que ses influences. Du graffiti au dessin sur feuille, en passant par le vectoriel, Grems dévoile son univers haut en couleurs dans un livre de 240 pages au design soigné. L’ouvrage réunit un corpus exhaustif de son oeuvre. En commençant par l’époque où il fréquente les beaux-arts de Bordeaux on y découvre ses toiles peintes, son expérience de graffeur (muraux typographique et fresques), son travail de graphiste (RATP, Swatch), et d’illustrateur (on y rencontre ses personnages à la ligne claire et colorée). Des photos de famille ainsi que des commentaires de l’artiste viennent étayer le contenu de l’ouvrage.

The Cliché Résumé Book C’est en 1997 que Jérémie Daclin a initié la marque cliché. Depuis la marque a fait du chemin. Devenant un incontournable de la scène skate internationale, cet ouvrage revient sur plus d’une décennie de skateboarding à la cliché! Le livre donne à voir des photos de grande qualité dans une mise en page soignée et élégante. Leo Vernhet et Nico Malinovsky d’ILL studio parviennent à un minimalisme parfaitement géré et réussissent un ouvrage qui prend toute sa place aux côtés de références telles que The Disposable Skateboard Bible et Made for SKate.


« fixies » Le stiletto fermement collé à la pédale, nos amazones du macadam arpentent la ville et la vie, sans jamais freiner ni refréner leurs ardeurs citadines. De la sophistication en noir et blanc, une allure sculpturale, voici le nouveau futurisme urbain. Les sites et les blogs dédiés se déchaînent sur la toile, sans parler des vidéos ! Le phénomène vélo de l’année 2009 sera sans aucun doute les fixies... Mais qu’est ce que cela ? Qu’est ce que cet ovnis sur lequel se déchaînent les coursiers de San Francisco ?

Les fixies ou comment rouler autrement

Définir un fixy est assez simple : prenez un cadre de route «vintage» avec des couleurs chatoyantes, des freins pour les bizuts, une bonne paire de roues et à l’arrière, un pignon fixe solidaire de la roue ! Conséquence première : ça roule autant que ça pédale, fruit de la relation directe entre le pédalier et le pignon fixe, qui par définition, ne possède pas de roue libre (à l’inverse des singlespeed, qui possède aussi qu’un seul pignon mais un roue libre) ! Après c’est une histoire de cuisses car deux options se présentent rapidement au cycliste : pédalier ou freiner !

Pédaler ou freiner : sensations fortes garanties ...

vingt et un

Les fixies procurent cette sensation de vitesse unique ! Plus on va vite, plus on pédale.. et plus les jambes tournent vite, entraînées par le pignon fixe ! Pour freiner, deux options s’offrent à l’utilisateur. Soit, jouant «la sécurité», il appuie sur la manette de frein comme un vélo classique, soit, dépourvu du système traditionnel et reconnu, il cesse de pédaler, bloquant ainsi la roue arrière et provoquant un joli dérapage dont il vaut mieux avoir la maîtrise ! Et autant dire que quand on prend cette option, la cuisse nerveuse est recommandée, tout comme la maîtrise du vélo qui peut rapidement se transformer en catapulte ! Frissons, vitesse et adrénaline ! Qui a dit que le vélo en ville était pépère ? Pas Vélo Station... Les fixies présentent une nouvelle façon de pédaler, de rouler, de vivre la ville ! Si les vidéos fleurissent un peu partout sur le web, montrant des hordes de cyclistes défiant la ville (à la limite du raisonnable), il ne faut pas perdre de vue que ce type de vélo possède un rendement de pédalage unique, raison pour laquelle il est utilisé sur la piste ! Le côté décalé de son utilisation urbaine en fait désormais un vélo, phénomène de mode !

Un vélo, phénomène de mode !

L’année 2009 devrait être une véritable explosion pour ce secteur de vélo, traité souvent de façon vintage ! Les boutiques spécialisées, tout comme les marques, jouent la carte du retro pour conquérir une clientèle chic et bon genre, amatrice des vélos différents, à part. Et comme tout bon courant de mode, c’est du «made in USA», grâce aux coursiers de San Francisco qui ont su remettre les fixies au goût du jour et lancer le phénomène qui désormais ravage toutes les capitales du monde, Paris, Londres et New-York en tête ! Les fixies sont surtout un joli pied de nez aux nombreuses innovations technologiques puisque la majorité sont un recyclage de vieux cadres route ou piste et que le pignon fixe ne demande aucun réglage ! C’est simple et pur.. un véritable état d’esprit qui est en train de débouler dans la sphère vélo !


vingttrois ORIGINALS 3D

Laissez votre empreinte ... Adidas ressort ses cinq sneakers emblématiques sous la gamme AR Game Pack : le Superstar, la Stan Smith, la Forum, la Nizza et la Samba. Certes, la marque puise dans son passé, mais c’est bien plus qu’une autre réédition : la marque innove en surfant sur la vague du 3D et se place ainsi en précurseur dans le footwear. Le principe : faire sortir de vos sneackers un monde virtuel pour vous faire vivre une expérience «Original». Comment? En passant le code barre figurant sur la languette de votre chaussure devant votre webcam, et grâce à la technologie de pointe AR, vous obtenez votre droit d’accès à «l’adidas Originals Neighborhood». Vous pouvez alors arpenter et découvrir ses rues aux côtés des célébrités amies de la marques. A travers ce concept interactif, adidas souhaite nous montrer qu’elle s’inspire bien de la rue. Quoi de plus que l’innovation technologique? Des jeux! Depuis le 9 février, le jeu Star Wars est en ligne et fait référence à leur nouvelle ligne du même nom, disponible depuis janvier dans les shops. Les règles : tirer des ballons de peinture «bleu Originals» sur les Stormtroopers qui surgissent dans les rues et éviter de se faire toucher par leur lasers blasters. Dès mars, on pourra rider sur son skate lors d’une course terrifiante et pleine d’embûches. En avril, le son fera son apparition dans l’ultime volet interactif : il faudra manipuler des éléments musicaux comme un DJ en utilisant nos sneackers. Et tout ça se passe dans le quartier adidas. Une fois tous les jeux terminés, on accède à son score et on télécharge son trophée ‘c’est quand même ça le but d’un jeu!). Pour un petit avant-goût, adidas Originals vous offre un code «teaser» sur son site www.adidas.com/originals/ARneighborhood. Vous pouvez ainsi vivre l’expérience, mais de manière limitée. Si vous en voulez encore, toutes les informations sur les points de vente de la gamme AR Game Pack sont disponibles sur ce même site. Adidas Originals pousse le concept encore plus loin et prévoit de lancer une application sur l’Iphone utilisant la même technologie.


Jaloux  

Magazine Jaloux version homme de Jalouse

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