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Dossier de presse

© Galerie Tretiakov, Moscou

août 2010

La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’oeuvre de la galerie Tretiakov, Moscou dans le cadre de l’Année France – Russie 2010 28 septembre 2010 – 16 janvier 2011


Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov

Informations pratiques « La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine » Chefs-d’œuvre de la Galerie nationale Tretiakov, Moscou dans le cadre de l’Année France – Russie 28 septembre 2010 – 16 janvier 2011 Vernissage de presse : lundi 27 septembre de 10h à 13h Commissariat Sous la direction de Loudmila Markina, directrice du département des Peintures XVIIIe- début XIXe siècle, Galerie Tretiakov et Daniel Marchesseau, directeur du musée de la Vie romantique Contact Presse Attachée de presse : Margaux Illy et Anne Demoulin presse-mvr@paris.fr Tél. : 01 55 31 95 63 L’exposition bénéficie du concours de S. C. P. Salans et Associés. Musée de la Vie romantique Hôtel Scheffer-Renan 16 rue Chaptal 75009 Paris Tél. : 01 55 31 95 67 / Fax. : 01 48 74 28 42 www.vie-romantique.paris.fr Ouvert tous les jours, de 10h à 18h, sauf les lundis et jours fériés Tarifs d'entrée de l’exposition Plein tarif : 7 ! Tarif réduit 1 : 5 ! Demi-tarif 2: 3,50 ! Gratuit : - de 14 ans et personnes en situation de handicap 3

Accès Métro : Saint-Georges, Pigalle, Blanche, Liège Bus : 67, 68, 74 Velib’ : 38, rue Victor Massé ou 4, rue Moncey Parking : 10, rue Jean-Baptiste Pigalle

Collections permanentes gratuites

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov

Communiqué de presse Le Musée de la Vie romantique propose du 28 septembre 2010 au 16 janvier 2011 une importante sélection d’œuvres présentées pour la première fois à Paris autour du romantisme russe. Cette exposition rassemble quelque soixante-quinze peintures, sculptures, œuvres sur papier et objets d’art représentatifs de l’identité iconographique et chromatique sous les règnes du tsar Alexandre Ier (1777-1825) et de son frère Nicolaï Ier (1796-1855). Cette somme témoigne du génie russe à l’époque de ses plus illustres écrivains Pouchkine et Gogol et de nombre de ses plus célèbres artistes dont des portraits majeurs des frères Brioullov, de Kiprenski et Sokolov, des paysages de Vorobiev, des peintures d’intérieurs de Tikhobrazov et Antonov, un ensemble particulièrement riche d’aquarelles et de bas reliefs signés Fedor P. Tolstoï. Ces chefs-d’œuvre proviennent de la galerie Tretiakov, musée national fondé en 1856 à Moscou par Pavel Tretiakov (1832-1898), industriel, connoisseur et mécène d’exception. La galerie abrite aujourd’hui, avec quelque 130 000 œuvres, une des plus riches collections d’art russe !

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VOROBIEV Maxime Nikiforovitch Le Kremlin vu du pont Oustinski à M oscou, 1818, huile sur toile

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov

Extraits du catalogue Daniel Marchesseau, directeur du musée de la Vie romantique Dans l’Âge de fer, qui devinait le Siècle d’or ? Alexandre Pouchkine Le romantisme en Russie, aux accents éclatants selon le prisme chromatique de cet immense territoire, reflète une identité culturelle trop méconnue en Europe occidentale. Nourri de l’héritage médiéval des icônes, le génie russe promu par le premier tsar Michel Romanov au 17ème s. s’en libère avec éclat dès l’ouverture du siècle des Lumières pour s’approprier le baroque européen avant d’adopter le néoclassicisme et s’épanouir pleinement per se dans la première moitié du XIXème s. L’empire moderne se détermine avec l’édification de la nouvelle capitale Saint-Pétersbourg voulue par Pierre Ier en 1703. Le Cavalier d’airain, son emblématique effigie signée Falconet à la demande de Catherine II (qui règne de 1762 à 1796), inspirera Pouchkine (1834) dans l’ode éponyme qu’Alexandre Dumas traduit bientôt pour les cercles littéraires français. Sous les règnes d’Alexandre Ier – en particulier après la sanglante bataille napoléonienne de Russie, jusqu’en 1825, puis de Nicolas Ier, jusqu’en 1855, – une pléiade progressiste d’artistes initiée aux courants européens, participe à une rénovation des genres, longtemps réservée au Palais d’hiver et à l’Ermitage comme aux résidences d’été, Peterhof, Tsarkoïé Sélo, Pavlovsk ou Gatchina. En peinture, l’école romantique présente en creuset de puissantes confrontations. Le portrait officiel s’adoucit en évocations intimes, sinon sensuelles. Les vues d’intérieurs résonnent des fables de Krylov, des odes de Joukovski, des élans de Gogol. Les paysages brillent de lumière argentée, comme nacrée en trompe-l’œil, à travers ciels nocturnes et nuits blanches. D’un timbre d’opéra, l’âme russe clame ainsi son irréductible philosophie romantique, fusionnelle dans ses tropismes, incandescente dans ses passions !

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CHTCHÉDRINE Silvestr Feodossievitch Le Château Saint-Ange, Rome, 1825, huile sur toile

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Dominique Fernandez, de l’Académie Française Russie romantique Années 1820–1840 : le décalage énorme qu’il y a entre l'histoire culturelle de la Russie et celle des autres pays européens explique qu'on ne puisse mettre sur le même plan d'une part « la Russie romantique », d’autre part « l'Angleterre romantique » ou « la France romantique », sans un malentendu criant. L’Angleterre, la France, l’Italie avaient un long passé littéraire et artistique. Rien de tel pour la Russie, qui ne s'était éveillée à la peinture, à la musique, à la poésie qu'au début du XVIIIe siècle, sous l’impulsion de Pierre le Grand. Jusque-là, n'était admis dans les arts que ce que l’Eglise autorisait […] L'artiste indépendant, l’inspiration personnelle, la liberté créatrice, tout cela était inconnu. […] Pendant le XVIIIe siècle, affluèrent les artistes étrangers en Russie, [l]es Russes commencèrent à copier, ils voyagèrent aussi, en France, en Italie, et il ne leur fallut pas plus d'un siècle pour se débarrasser des influences étrangères et prendre leur indépendance, avec une rapidité qui nous émerveille. En littérature et dans les arts. On a peine à croire que Pouchkine, le plus grand de leurs poètes, est en même temps leur premier écrivain. Avant lui, rien. Avec lui, l'équivalent russe de ce que le reste de l’Europe a produit de plus beau. Boris Godounov est de 1825, Eugène Onéguine de 1833. Gogol commença à publier des contes au début des années 1830 et offrit à la Russie, dix ans après, le premier grand roman russe, Les Ames mortes. Quand Balzac ou Stendhal pouvaient s'appuyer sur une longue tradition qui avait commencé avec La Princesse de Clèves, Gogol tira tout de lui-même. […] Cet épanouissement subit, dans tous les genres, a quelque chose de prodigieux. Ces nouveaux écrivains, ces nouveaux artistes étaient-ils « romantiques » ? Ils l'étaient par l'époque où ils vivaient et par une communauté de sensibilité avec le reste de l'Europe, mais ils étaient aussi « classiques » […]. Nous qui sommes habitués à concevoir le romantisme comme un mouvement de réaction contre le classicisme, devons comprendre qu'en Russie les deux courants se superposent, que les artistes des années 1830 avaient la double obligation d'écouter leur cœur et de fixer des règles […] L'émancipation de la peinture se fit, comme pour la musique, par le voyage en Italie. […] Le cas de Karl Pavlovitch Brioullov est exemplaire. A vingt-deux ans, en 1821, il fut envoyé à Rome par la Société d'Encouragement des Artistes, et y peignit vers 1830 le tableau qui fit sa gloire, Le Dernier jour de Pompéi. […] Un poète moscovite s'écria : « Le dernier jour de Pompéi a été le premier jour de la peinture russe. » […] L'autre grand peintre de ces années, mais dans un registre tout différent, fut Silvestr Chtchédrine, considéré comme le premier paysagiste russe. Lui aussi fut envoyé jeune en Italie où il vécut tantôt à Rome tantôt à Naples. Plus russe que Brioullov, il était sensible à la beauté des ciels, au velouté de l'atmosphère, à la poésie des ruines. Le Clair de lune à Naples respire une mélancolie rêveuse entre Lorrain et Turner. […] Etre romantique, oui, mais par le filtre des paysages classiques. Il a fallu attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour décider les peintres russes à chercher leurs paysages en Russie, comme Fiodor Vassiliev ou Isaac Levitan.[…] Faire un premier tour dans le romantisme russe, c’est assister au brusque éveil d’une conscience artistique et morale. « Une beauté qu'on vient d’arracher au sommeil », telle nous apparaît la peinture russe à ses débuts, ce qui explique la fraîcheur et la spontanéité qu'elle garde dans tous les genres qu’elle aborde !

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Emmanuel Ducamp, historien d'art La France et la Russie : une relation passionnelle ? La perception de la Russie par la France est souvent réductrice. Dès le début du XIXe, l’influence de l’Europe en général, et de la France en particulier, s’y trouve contrebalancée par une ardente prise de conscience des racines nationales. Ainsi s’affirme un mouvement romantique contemporain russe puissamment original dans la première moitié du siècle. Les références à la France et à sa culture commencent dès le début du XVIIIe […] Pierre le Grand (1672-1754) […] décide ainsi de créer à Saint-Pétersbourg une Académie des Sciences à son retour de Paris où il a été reçu comme associé étranger par cette institution le 22 décembre 1717. [Le] tsar et son conseiller Jean Le Fort (1684-1784) suscitent la venue d’une cinquantaine d’artistes et artisans français […] Lorsqu’[Elisabeth Ire, fille de Pierre le Grand ] crée l’Académie des Beaux-Arts en 1757, son ambassadeur à Paris propose à maints artistes français de venir à Saint-Pétersbourg. Ainsi les peintres Louis-Joseph Le Lorrain, Moreau le Jeune, Jean-Louis de Velly, Louis-Jean-François Lagrenée, ou Jean-Baptiste Le Prince [et l’architecte Jean- Baptiste Vallin] se succèdent-ils pour des séjours plus ou moins longs. En dehors de ces apports directs, il ne faut pas oublier l’intérêt de grands collectionneurs pour certains artistes français qui ne vinrent jamais en Russie. […] La révolution de 1789 [porte] un coup fatal à cette empathie séculaire, la terreur jacobine ayant brisé l’idée que l’Europe soit fondée sur des forces de progrès. […] La campagne de Russie a exacerbé les revendications par les Russes de leur identité nationale. […] Après la déroute française sur la Bérézina, de nombreux aristocrates russes de retour sur leurs terres s’attacheront à soutenir ceux qui ont sauvé la nation. […] L’influence française perd peu à peu son éclat. [On] prône désormais les traditions et les valeurs nationales ; après 1825 et en conformité avec le programme de Nicolas Ier qui suit la devise « Autocratie, orthodoxie, nationalité », la quête d’un art de vivre proprement russe s’affirme fièrement. Certains intérieurs aristocratiques reprennent l’aménagement rustiques des datchas de campagne en bois […] ; la princesse Maria du roman de Tolstoï ne parle que le russe, et non le français ; Pouchkine […] et Gogol […] puisent dans les contes et légendes populaires russes pour nourrir leur inspiration. En termes artistiques, pour la première fois, la vie paysanne elle-même devient un sujet digne d’être représentée par les artistes […] le vocabulaire esthétique se ressource aussi dans un passé plus largement européen. Le règne de Nicolas Ier (1825-1855) […] révèle d’abord une inclination forte pour le style du Moyen Age […] Par ailleurs, le tsar Nicolas encourage l’étude des trésors de l’ancienne Russie afin d’élaborer un répertoire décoratif ordonné comme la grammaire ornementale nationale de la modernité. [Ainsi,] progressivement, se développe en Russie le besoin d’affirmer une identité nationale forte immédiatement reconnaissable par un costume […] ou des canons académiques propres. […] Les artistes russes durant leur grand tour en Europe sous la Restauration traitent souvent les paysages […]. Cette fascination romantique par les forces de la nature n’est certes pas exclusive à la Russie à cette époque. Pourtant, le génie russe souligne dans ses créations une force émotionnelle dominante. Peut-être est-ce là, l’apport profondément original des artistes russes au paysage esthétique européen de la première moitié du XIXe siècle. Ils exaltent en particulier la nature humaine, sa vérité et son authenticité avec une intensité toute slave [et] affirment leur révérence à la nature qui les nourrit spirituellement […]. Ils annoncent ainsi les chefs d’œuvre de Isaac Levitan et l’admirable école de paysagistes russes de la deuxième moitié du XIXe siècle !

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Lidia Iovleva, directrice adjointe, Galerie Tretiakov La Galerie Tretiakov « Pour moi, qui aime profondément et passionnément la peinture, il ne peut y avoir de plus beau souhait que de poser les bases d'un conservatoire des beaux-arts public, ouvert, qui serait utile à beaucoup et agréable à tous. » Pavel Tretiakov La galerie nationale Tretiakov est le plus grand musée de l'art national russe. Elle a été fondée au milieu du XIXe siècle par le marchand et industriel moscovite Pavel Mikhaïlovitch Tretiakov (1832-1898) […]. Pendant plus de quarante ans, et jusqu’à son dernier jour, Pavel Tretiakov a acquis, avec un soin extrême et à une échelle jusque-là inédite, en mobilisant d’énormes moyens financiers, les œuvres des artistes russes […] contemporains [et] des époques précédentes. Son but était de créer le premier musée consacré à l’art national russe conçu comme un système. Autrement dit, il s’agissait de refléter la « marche progressive » (la formule est de Tretiakov lui-même) du développement de l’art russe […]. Tretiakov accordait une grande attention à l’acquisition des œuvres des artistes russes du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe, y compris la période qui vit l’épanouissement du romantisme. Au soir de sa vie, dans les années 1890, il se tourna plus particulièrement vers le Moyen Âge russe, la peinture d’icônes des XVe, XVIe et XVIIe siècles. […] En 1892, Tretiakov fit don officiellement (sans […] la moindre compensation) à la ville de Moscou, et avec elle à toute la Russie, à tout le peuple russe, de sa collection immense pour l’époque (environ trois mille œuvres de peinture, de sculpture et de dessin) et de l’édifice qu’il avait fait construire (la galerie proprement dite) pour l’abriter […] La galerie Tretiakov d'aujourd'hui est l'un des plus grands et des plus célèbres musées du monde. Ses fonds comptent plus de 150 000 œuvres de peintres russes de toutes les époques […]. La galerie conserve, selon la volonté de son fondateur, le statut de musée de l'art national. […] Le nom « galerie Tretiakov », attribué spontanément et unanimement, du vivant même de [son créateur], n'a de fait jamais varié, en dépit de tous les aléas et de tous les malheurs de l'histoire de la Russie. Depuis la naissance de la galerie Tretiakov en 1856, la collection s'est accrue […], et avec elle les locaux qui l'abritent. Plusieurs aménagements et reconstructions ont abouti à ce que la galerie […] se présente à l'heure actuelle comme un seul musée réparti sur deux sites : le bâtiment historique […] qui abrite l'art « ancien », et un grand bâtiment de l'ancienne galerie de Tableaux [,] transféré à la galerie Tretiakov en 1986 [qui] abrite à présent une exposition et les fonds de l'art russe et soviétique des XXe et XXIe siècles […]. Les deux sites ont une direction unique et un personnel commun qui mène une activité de recherche soutenue et organise de nombreuses manifestations. Chaque année, la galerie Tretiakov reçoit la visite de plus d'un million et demie de visiteurs venus de tous les pays et de tous les continents. […] Dans le pays, la galerie Tretiakov a mérité depuis longtemps la reconnaissance populaire due naturellement à l'un des musées les plus démocratiques, les plus ouverts à toute la société et au monde entier : « un conservatoire des beaux-arts ouvert », écrivait Pavel Tretiakov, « utile à beaucoup, agréable à tous. » !

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Loudmila Markina, directrice du département des Peintures XVIIIe- XIXe siècle L’art russe à l’époque romantique […] au lendemain de l'assassinat de l'empereur Paul Ier, [l]e jeune tsar Alexandre Pavlovitch apparaissait comme l'antithèse de son père et laissait espérer de grandes réformes. La foi dans un monarque juste fit naître chez les Russes un sentiment de fierté et d'allégresse. […] Les forces assoupies jusque-là se réveillèrent. De fait, le « service de la Patrie, le devoir envers la Patrie » […] formaient le code d'honneur de la génération de l'époque de Pouchkine […] Le terme de “romantisme”, apparu dans la presse russe des années 1810, était étroitement associé au concept de “patriotisme”. Le style nouveau peinait à pénétrer un milieu dominé par le classicisme, et dont le bastion était l'Académie impériale des beaux-arts. […] Les romantiques choisissaient des sujets extraordinaires tirés de la vie, de l'histoire, de la nature. Ils peignaient les hauts faits militaires, la folle bravoure des cosaques, les cavaliers lancés au galop, tel état singulier de la nature (foudre, tempête) ou encore l'exotisme de l'Orient. […] Oreste Kiprenski (1782-1836) fut le premier peintre romantique russe. […] Avec le portrait de Pouchkine, Kiprenski atteint le sommet de son art. […] Kiprenski traduit avec précision la physionomie générale du poète : peau foncée, cheveux bouclés, lèvres charnues. La muse qui tient sa lyre est la métaphore romantique de la poésie. […] La typologie du portrait romantique réserve une place particulière à l'autoportrait. Les autoportraits, en Russie, étaient le lieu d'un combat : celui des artistes réclamant la considération qui était due à leur personne et à leur art. Oreste Kiprenski, Aleksander Or%owski, Alexandre Varnek, Vassili Tropinine, Karl Brioullov enfin, ont tous peint leur portrait. […] L’intérêt des romantiques pour la nature changea la fonction même de la peinture paysagère. Les artistes se mirent à fixer non seulement le lieu, mais l’heure. […] En ce sens, le tableau de Silvestr Chtchédrine Clair de lune à Naples (1828) est très significatif. […] […] l'insurrection décembriste de 1825 […] bouleversa la situation sociale et politique de la Russie. L'avènement de Nicolas Ier ouvrit une période de réaction. […] le romantisme russe changea. L'opposition du héros lyrique à la société prit un tour fatal, tragique. Il ne s'agissait plus d'une solitude consciente, d'une fuite loin de l'agitation vaine, mais de la tragique impossibilité de trouver l'harmonie dans la société. […] Dans les années 1830 et 1840, le romantisme russe se concentra sur le genre de la peinture historique. […] L'une des œuvres remarquables de ce genre est la toile d'Alexandre Andreïevitch Ivanov Apparition du Christ au peuple. […] Quant aux études Oliviers du cimetière d'Albano. Nouvelle lune ; Oliveraie. Vallée d'Ariccia ; Marais pontins ; Branche ; Sur la baie de Naples, elles forment une partie distincte de l'œuvre d'Ivanov. Peintes d'après nature et en plein air, elles composent un cycle autonome. Par le développement de sa peinture de plein air, Ivanov annonce les maîtres européens contemporains (les impressionnistes, en particulier). C'est l'époque où se forme en Russie l'école de peinture paysagère de Maxime Vorobiev [qui] élargit les limites du genre paysager qui, à l'Académie des beaux-arts, se réduisait pratiquement aux « perspectives » et aux compositions décoratives conventionnelles. Son Chêne fendu par la foudre (1842), […] est l'allégorie d'une tragédie personnelle : la mort brutale de sa jeune épouse […] Dans les années 1840, le romantisme en Russie perd son unité. L'art russe présente de plus en plus les traits du courant nouveau qu'est l'« art Biedermeier » […] Le romantisme en Russie comme perception du monde et courant stylistique exista de la fin du XVIIIe siècle aux années 1850. Les sujets découverts par les romantiques, leurs motifs et leurs procédés expressifs pénétrèrent l'art dans son ensemble. Les héritiers directs des romantiques en Russie furent certainement les symbolistes ! !

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Anna Antonova, directrice adjointe du département des Arts graphiques Le dessin dans le goût romantique L'époque romantique consacre l'épanouissement du dessin russe. Le dessin sut répondre immédiatement au changement des goûts et des normes. [et] avec sa richesse et sa souplesse, ouvrait des possibilités illimitées à l'expression des émotions. Le dessin avait vocation à servir en particulier l'art de l'intime. [Il] était aussi partout présent dans la réalité culturelle […]. Dessins et aquarelles […] circulaient : offerts aux parents et aux amis, les dessins accompagnaient leurs propriétaires dans leurs déplacements […]. Au début du siècle apparaît la mode caractéristique des albums dans lesquels des essais d'amateurs côtoient les œuvres des maîtres. C'est au même moment qu'apparaissent les premières collections graphiques et les albums dédiés aux dessins et aux aquarelles des plus grands artistes[…] : l'aquarelliste Petr Sokolov, les frères Karl et Alexandre Brioullov, Oreste Kiprenski, Fedor Tolstoï. Leurs noms sont immédiatement associés à nos représentations du romantisme dans le dessin russe. […] Un phénomène particulièrement intéressant de cette époque fut le portrait intime. [La] galerie des portraits de ce temps suffit à dire pleinement l'état psychologique qui était celui de la société russe, sa vie émotionnelle et spirituelle. Au début du siècle, c'est le portrait au crayon qui se répand, portrait dont le maître le plus brillant était Oreste Kiprenski. [qui su] saisir la personne dans les rares instants où elle laisse entrevoir son état intérieur […] L'attrait qu'exercent ces portraits aujourd'hui tient à la singulière beauté de la technique elle-même, à la virtuosité de la manière, à la diversité des formes et des techniques. […] À partir du milieu des années 1820 et jusqu'aux années 1850, le rôle dominant est assumé par le portrait à l'aquarelle, qui répondait aux goûts nouveaux. […] Sokolov fut le premier à peindre à l'aquarelle pure, en usant au maximum de ses ressources propres : couleur musicale, transparence qui laisse paraître le papier blanc, jeu de la lumière et de l'ombre. […] Alexandre Brioullov [,cet] architecte renommé[,] était aussi un remarquable aquarelliste. Ses modèles possèdent une austérité intérieure à laquelle s'ajoute […] toujours un élément de représentation sociale. Et ce n'est pas un hasard si ce peintre s'est tourné vers le grand portrait à l'aquarelle, dont son frère cadet Karl avait créé le modèle. Les portraits de Karl Brioullov […] traduisent la fougue qui caractérise ce maître. […] L'impression artistique est renforcée par la composition originale et la richesse des harmonies chromatiques. La plénitude matérielle que dégagent les objets, la méticuleuse préparation des formes font que ces aquarelles sont aussi achevées que des tableaux. […] Le genre du paysage connaît un développement intéressant dans le dessin. Le romantisme modifie notre relation à la nature, change le système sémiotique de sa représentation. […] En prenant contact avec la nature réelle, [les artistes] découvrent la beauté du naturel, et dépassent les clichés pour inventer un langage nouveau et expressif. […] Au début du siècle, la représentation des intérieurs, bien connue dans l'art européen, attire à son tour les peintres russes. […] Les changements des goûts […] se reflétaient directement […] sur le genre de l'intérieur […] Fedor Tolstoï était célèbre comme sculpteur et médailleur. Mais ses dessins n'étaient pas moins connus. […] La part la plus séduisante et la plus originale de son œuvre est formée par les élégantes planches représentant des fleurs et des fruits. […] Tolstoï […] manie en virtuose les techniques du trompe-l'œil […] Ses dessins incarnent donc un jeu romantique particulier, une véritable compétition avec la nature, dans laquelle l'artiste transforme le visible imparfait en modèles parfaits de l'art. Chaque époque a créé son esthétique du dessin. Le romantisme a utilisé la légèreté du trait, la grâce de la ligne, le raffinement de l'inachevé comme autant de moyens d'exprimer le sentiment spontané et l'émotion intime ! !

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Irina Krasnikova, directrice du département des Sculptures Le romantisme dans la sculpture russe Comme genre à part entière de l'art figuratif, la sculpture russe ne se constitue que dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. La première génération de sculpteurs russes a donc été formée par des maîtres italiens et français dans les idéaux esthétiques du classicisme et du siècle des Lumières. […] La priorité donnée aux fonctions sociales et politiques de la sculpture explique que, jusqu'au milieu du XIXe siècle, celle-ci, en Russie, se soit tournée vers les acquis du classicisme tardif. […] Le romantisme en sculpture se manifesta avant tout dans le sujet et le traitement des personnages héroïques, dans le portrait et les compositions à sujet historique. […] L'esthétique romantique, avec son culte pour la personnalité de l'homme créateur, capable de changer le monde, contredisait l'essence même de l'art “ éternel ”. Et si les idées romantiques reflétées dans la poésie, la peinture et les arts graphiques, arrivaient à pénétrer dans les cercles nobiliaires de toute la Russie, la sculpture, en revanche, restait un domaine de l'art qui n'était accessible qu'au cercle étroit de la haute aristocratie de la capitale et de l'État. Il n'est donc rien d'étonnant à ce que les rarissimes exemples de portraits sculptés russes de l'époque du romantisme appartiennent au ciseau du maître français M. Guichard [qui] apporta de France l'esprit de la vie romantique, les idéaux et les formes d'un art nouveau […] Pour concentrer l'attention du spectateur sur la personnalité du modèle, l'artiste tend à la sobriété, […] le monde des objets, dans le portrait romantique, est insignifiant. Les détails sont chargés de fixer l'essentiel, soit le reflet des goûts du commanditaire, soit la position sociale du modèle. Les portraits de l'empereur Alexandre Ier et de son frère Constantin font preuve d'un dépouillement raffiné. […] Le portrait du tsarévitch Constantin, réalisé en 1804, est une sorte de « percée » du sculpteur dans le monde de l'art de cour, des commandes et du succès. Le grand-duc de 25 ans a […] une expression d'ardeur juvénile et [l]' intensité émotionnelle se reflète sur son visage […]. L'étoile de Saint-André-le-Premier-Appelé (qui témoigne de l'appartenance du jeune homme à la maison régnante) est à demi cachée par le revers de la veste et est couverte par les glands et l'insigne de l'ordre de Saint-Georges. Cet ordre était décerné pour la bravoure militaire, […] et pour un héros de ce temps, le témoignage de ses faits d'armes comptait davantage que la position exceptionnelle qu'il devait à sa naissance. […] on a là un véritable héros romantique, perçu à travers le prisme de l'idéal […]. Le portrait d'Alexandre Ier, réalisé trois ans plus tard […] est très différent du portrait de son frère. Guichard ne cherche pas à faire du tsar un homme à l'émotion exacerbée. […] Le sculpteur n'a nul besoin, ici, de recréer l'illusion de la jeunesse. L'empereur n'avait que deux ans de plus que son frère, et [nous] voyons ici un homme mûr, volontaire, énergique, sûr de ses forces. Et l'étoile de SaintAndré-le-Premier-Appelé sur sa poitrine est l'élément le plus important du costume. […] La série des médaillons [réalisés par Fedor Petrovitch Tolstoï] consacrés à la guerre de 1812 et aux campagnes de l'armée russe en 1813 et 1814 […] pendant les guerres napoléoniennes […] furent perçues comme l'incarnation des plus hauts idéaux de la dignité humaine et de l'héroïsme […] Les médaillons de Tolstoï combinent d'une part la thématique sublime de l'héroïsme et du patriotisme, traits propres au classicisme, et d'autre part l'authenticité du sentiment vivant. […] Le romantisme qui apparut en sculpture plus tard qu'en peinture, disparut en même temps qu'elle. Ses derniers feux brillent encore au milieu du XIXe siècle et furent soutenus par la peinture historique !

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov

Œuvres choisies Issu du siècle des Lumières dès le règne de la Grande Catherine qui noue avec Diderot une amitié éclairée, le génie romantique russe s’impose en France à l’époque de Custine, Dumas et Gautier, sous la plume de Pouchkine, Lermontov et Gogol. Après les dramatiques campagnes napoléoniennes, le tsar Alexandre Ier puis son frère Nicolas Ier prônent une identité nationale féconde qui puise ses racines bien au-delà de l’emblématique anneau d’or. Ainsi s’est immortalisée une Russie romantique aux chefs-d’oeuvre intemporels. Exceptionnellement prêtés par la célèbre galerie nationale Tretiakov de Moscou, quelque quatre-vingt peintures et dessins, sculptures et objets d’art, inédits en France, témoignent ici de cette puissance impériale retrouvée, traduite avec majesté par d’éclatants portraits signés Karl et Alexandre Brioullov, Kiprensky ou Sokolov, des paysages sourds de Vorobiev et Ivanov, de poétiques intérieurs de Tikhobrazov et Antonov, comme de brillants trompe-l’oeil et bas-reliefs de Fedor Tolstoï ! 1. Les deux figures tutélaires du génie romantique russe : Pouchkine et Gogol OUTKINE Nikolaï Ivanovitch Alexandre Sergeïevitch Pouchkine, poète (1799 - 1837), 1838, gravure

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Alexandre Sergeïevitch Pouchkine (1799– 1837) est un grand poète, prosateur, dramaturge et publiciste russe. Il a fixé la langue littéraire russe contemporaine et fondé la littérature russe moderne. La personnalité et l'œuvre de Pouchkine ont façonné la culture de l'époque qui va des années 1810 à la fin des années 1830, époque qui a reçu en Russie le nom de « pouchkinienne. » Le portrait de Pouchkine tracé par Oreste Kiprenski (1827, Galerie Tretiakov) est la représentation la plus populaire du poète. Il a été réalisé en juin ou juillet 1827 à la demande du poète Antone Delvig, proche ami de Pouchkine depuis le Lycée de Tsarskïé-Sélo. Après la mort de Delvig, en 1831, le portrait fut racheté à sa veuve par Pouchkine lui-même et fut longtemps conservé dans la famille du poète. En 1916, le portrait fut vendu à la Galerie Tretiakov par Grigori Alexandrovitch Pouchkine, petit-fils du poète. Nikolaï Outkine connaissait Pouchkine depuis le milieu des années 1810. Il grava à deux reprises le portrait peint par Kiprenski. La première fois sur cuivre, pour une commande du même Delvig, qui destinait la lithographie à son almanach Les Fleurs du nord (1827). La seconde fois, à la demande du poète lui-même, sur une plaque d'acier, sur laquelle a été tiré le portrait présenté ici. L'écrivain Vassili Tolbine écrivait à ce propos, en 1860 : « Pouchkine semblait souhaiter que ses traits fussent fixés dans l'acier, comme s'il pressentait que ce serait là le dernier service amical que lui rendrait le célèbre graveur […]. Et, en effet, le poète mourut le lendemain ! Telle fut sa dernière rencontre avec Outkine. Mais l’artiste exécuta néanmoins le souhait de Pouchkine et fit en sorte de remettre la gravure à sa famille dans le délai le plus bref. » !

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Cette gravure n'est pas la représentation exacte du portrait peint par Kiprenski. Elle a été réalisée dix ans après la création de l'original, quand le romantisme cédait la place à l'« école naturelle » de Gogol. Avec Outkine, la figure inspirée, romantique, peinte par Kiprenski reçut une interprétation nouvelle : elle s'enrichit des impressions personnelles qu'il avait reçues de l'homme réel qu'il avait connu, aux prises avec les difficultés matérielles d'un écrivain professionnel, et de la tragédie de sa mort. Cette gravure illustra le premier tome de l'édition posthume des œuvres de Pouchkine, en 1838 ! Nina Markova

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MOLLER Fedor Antonovitch [Otto Friedrich Theodor von MOELLER] Nikolaï Vassilievitch Gogol, écrivain (1809 - 1868), début des années 1840, huile sur toile

Nikolaï Vassilievitch Gogol (1809-1852). Né en Petite-Russie (Ukraine), il conquiert la célébrité avec son recueil de récits Les Soirées du hameau près de Dikanka (1831-1832). En 1835 paraissent Mirgorod et Arabesques. En 1836 a lieu la première de sa comédie Le Revizor. Auteur de nouvelles pétersbourgeoises liées à la naissance de l'école naturelle (Le Manteau, Le Nez, Le Portrait), il achève en 1842 le premier tome de son poème-roman Les Âmes mortes. La publication, en 1847, des Passages choisis de ma correspondance avec mes amis provoque une réaction violente du critique littéraire Vissarion Biélinski. En 1852, peu de temps avant sa mort, il brûle la deuxième partie des Âmes mortes. C'est en Italie que Moller peint le portrait de Gogol. Réalisé à une époque où Gogol était au faîte de sa puissance créatrice, cette œuvre est la plus connue de l'iconographie de l'écrivain. Il est remarquable que Gogol lui-même tenait le portrait par Moller comme « le seul qui fût ressemblant. » (Testament, 1845). Les observations de Gogol sur l'art du portrait, les considérations sur la peinture dans sa nouvelle Le Portrait, ont un fondement pleinement professionnel. L'écrivain était passionné par l'art figuratif, fréquentait les classes de dessin de l'Académie impériale des arts, était l'ami de nombreux peintres. Moller a su, dans ce portrait, recréer la figure multiple de Gogol, traduisant le secret de son charme et de sa célébrité. Le portrait fut acquis par Sergueï Tretiakov (1834-1892), frère du fondateur de la galerie Tretiakov. ! Loudmila Markina 2. Le Portrait romantique russe BRIOULLOV Alexandre Pavlovitch La Comtesse Ekaterina Artemievna V orontsov (1780 - 1836) et la Princesse Elena Mikhailovna Golitsyne (1776 - 1855), 1825, aquarelle

C'est à Naples, en 1825, qu'Alexandre Brioullov commença à travailler le portrait à l'aquarelle. Il y fit la connaissance d'Elizaveta Khitrovo (1783-1839). Elle était la fille du célèbre général Mikhaïl Koutouzov, le vainqueur de Napoléon, et l'épouse de l'ambassadeur de Russie à Florence. Grâce à sa recommandation, il exécuta le portrait de François Ier, roi de Naples, et de son épouse la reine Marie!

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Isabelle. Ces portraits connurent un franc succès et le peintre commença à recevoir de nombreuses commandes de la part des Russes de passage. Celles-ci furent bientôt si nombreuses qu'il dut reporter de presque six mois son départ de Naples. Sa période napolitaine fut si intense pour Brioullov que, bien qu'il fût architecte de son état, il devint l'un des maîtres les plus célèbres du portrait.

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A Naples, le peintre crée toute une série de grandes aquarelles, complexes par leur composition, qui étaient une forme nouvelle pour l'art russe du portrait à l'aquarelle, combinant la majesté et l'intimité. On retrouve dans le traitement des sujets les traits généraux du romantisme. Alexandre Brioullov présente ses modèles dans des poses familières, sur une terrasse donnant sur la baie de Naples, avec le Vésuve au loin. Ce motif se retrouve dans presque tous les portraits de cette période, avec des variations au gré des commanditaires. Un bel exemple de ce genre d'aquarelles est le portrait « double » de la comtesse Ekaterina Artemievna Vorontsov (1780-1836) et de la princesse Elena Mikhaïlovna Golitsyne (1776-1855) ! Anna Antonova KIPRENSKI Oreste Adamovitch Le Comte Egor Evgrafovitch Komarovski (1796 - 1843), 1823, crayon italien, sanguine sur papier

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Il était le fils d'Evgraf Fedorovitch Komarovski, qui était généraladjudant d'Alexandre Ier. Il servit d'abord dans le régiment de cavalerie de la Garde, prit part à la guerre russo-turque de 1828-1829 et à la campagne de Pologne de 1831. Par la suite conseiller aulique, membre du comité pétersbourgeois pour la censure des livres étrangers. Egor Komarovski connaissait bien Pouchkine, qu'il rencontrait dans le salon du célèbre historien Nikolaï Karamzine (1766-1826). Il travaillait à un ouvrage sur « la philosophie de l'histoire ». Ses contemporains le considéraient comme « un homme d'un excellent caractère, très intelligent et cultivé, [...] occupé de choses supérieures et perpétuellement insatisfait de la triste réalité. » Le portrait d'Egor Komarovski est l'une des œuvres les plus brillantes de Kiprenski, marquée par la parfaite maîtrise du dessin. Elégant, celui-ci traduit la physionomie avenante du jeune officier. Le visage est lumineux et clair ; son modelé délicat est presque imperceptible sur le fond du papier. Les tons adoucis de la sanguine, combinés au noir du crayon, ajoutent au raffinement du portrait. !

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L'achèvement du trait n'altère pas le charme de l'impression spontanée de l'artiste, qui a finement saisi le caractère romantique, pensif et rêveur, du jeune homme. ! Anna Antonova 3. Paysages romantiques russes

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IVANOV Anton Ivanovitch La Traversée du Dniepr par N ikolaï Gogol, 1845, huile sur toile !

Le tableau fut acheté par Pavel M. Tretiakov (1832-1898) à G. G. Goubine, qui avait écrit que, des trois personnages de la barque, « l'un est Ivanov lui-même et l'autre Gogol ». Le peintre n'est jamais allé sur le Dniepr (peut-être est-ce la raison pour laquelle le fleuve ressemble à la Volga près des monts Jigouli) et nous ne connaissons rien de ses relations avec l'écrivain. L'artiste crée le tableau poétique d'une soirée paisible, quand les derniers rayons du soleil couchant glissent sur la surface lisse de l'eau endormie, inondent le ciel de leur reflet rose et jaune, rejaillissent en reflets rouges sur les pentes des falaises de la berge. « Superbe est le Dniepr par beau temps ! », s'écriait Gogol, et la calme majesté du vaste fleuve, charriant ses eaux lentes, n'est pas altéré par les scènes de genre insérées dans la composition du tableau : les barques qui avancent, les pêcheurs sur la berge. « Je ne sais pas quelle âme j'ai, petit-russienne ou russe. Je sais seulement que je ne donnerai jamais la préférence à un Petit-Russien sur un Russe, ni à un Russe sur un Petit-Russien. Les deux natures ont trop reçu de Dieu pour cela », avouait Nikolaï Vassilievitch Gogol. Dans l'année pendant laquelle fut créé le tableau, l'écrivain traversait une période difficile. De mai 1843 à la fin d'octobre 1845, il voyagea à travers l'Europe, puis rentra à Rome. En proie à une cruelle crise morale, Gogol rédigea son testament et brûla le manuscrit de la deuxième partie des Âmes mortes. En action de grâces pour sa guérison, l'écrivain voulut prendre l'habit, mais cette intention n'eut pas de suite. Un autre projet s'empara de Gogol : changer le contenu de son futur livre (la deuxième partie des Âmes mortes), afin de le rendre lumineux et pur pour « conduire toute la société vers la beauté. » ! Svetlana Stepanova

VOROBIEV Maxime Nikiforovitch La Tempête. Le Chêne foudroyé, 1842, huile sur toile

Le titre donné par l'auteur est La Tempête. Tempête dans la nature et tempête dans l'âme humaine. L'autre nom du tableau est Le Chêne foudroyé ou, plus précisément encore : Chêne déchiré par un éclair ; ce nom lui a été donné par le sculpteur et historien de l'art Nikolaï Ramazanov, qui fut le premier biographe de M. Vorobiev. Le paysage représenté a été perçu par ce dernier comme l'allégorie de la mort de Kleopatra Vorobiev (1797-1840), la femme bien-aimée du peintre. Maxime Vorobiev ne connaissait pas bien l'art des romantiques français. Il apparaît, dans son œuvre, comme plus lié aux conceptions traditionnelles de la nature qui font d'elle une amie de l'homme. Le chagrin et les cruelles !

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épreuves de Vorobiev s'incarnèrent dans la figure romantique de la révolte contre la nature. L'image de l'éclair aveuglant se combine avec la furie des trombes aériennes, la violence déchaînée des torrents d'eau est renforcée par la vue de la vallée sauvage. Les éclairs qui brillent dans le lointain annoncent la possibilité de catastrophes ultérieures, la dynamique de la couleur accompagne l'entrechoquement de la lumière et de l'ombre. Percevant la réalité dans son état de destruction, le peintre donne en même temps au motif concret du paysage le caractère d'une catastrophe universelle. Toute l'énergie « sombre » de l'élément cosmique de la nature apparaît comme opposée au destin des faibles hommes. Le pathétique sombre de cette période de la vision du monde de Vorobiev était proche des idées de nombreux penseurs européens, qui éprouvaient l'insuffisance et l'impuissance des vieilles représentations humanistes du monde. Ni avant, ni après, Maxime Vorobiev n'aborda avec une telle intensité le thème de la force démoniaque de la nature, de la toute-puissance de l'implacable destin ! Anna Pogodina 4. Intérieurs romantiques russes

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TIKHOBRAZOV Nikolaï Ivanovitch Intérieur, 1844, aquarelle

Dans la première moitié du XIXe siècle, le genre de l'intérieur n'était pas moins populaire que le portrait intime. Au côté des portraits des proches, la physionomie de la maison faisait partie des souvenirs personnels des hommes de cette époque. Portraits et intérieurs forment un tableau unique par sa plénitude et sa variété de la vie de la noblesse russe. Ils sont perçus comme le portrait d'une catégorie sociale particulière, qu'unissaient les liens de la parenté et de l'amitié, un mode de vie commun et la même vision du monde. Ces genres sont très proches. Apparus au début du siècle, ils atteignent leur apogée dans les années 1820-1830. Les œuvres des années 1840, malgré leur harmonie et leur charme, commencent à perdre l'ouverture au monde extérieur qui caractérise les premières. La vie de la maison privée commence à perdre sa simplicité poétique, la beauté s'inscrit désormais dans le confort matériel. L'unité qui reliait ces intérieurs à l'ensemble du monde extérieur s'efface au profit d'une représentation où la maison apparaît comme un petit monde clos, séparé de tout le reste. L'intérieur peint ici par Tikhobrazov, avec l'image de la jeune fille qui se repose près de la cheminée, est caractéristique de cette époque. ! Anna Antonova !

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TIKHOBRAZOV Nikolaï Ivanovitch

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Intérieur dans une propriété des Lopoukhine, 1844, aquarelle

Dans les représentations des intérieurs, on peut isoler le groupe particulier des intérieurs des propriétés foncières, dans lesquelles on perçoit toujours la présence du monde extérieur, de la nature. C'est à ce groupe qu'appartient l'aquarelle de Tikhobrazov, réalisée dans la propriété des Lopoukhine, comme en témoigne l'inscription sur le passe-partout du dessin. L'espace est rempli de lumière, les fenêtres grandes ouvertes donnent sur les vertes frondaisons, les tables portent des vases remplis de fleurs. Le regard saisit aisément l'ensemble de la pièce claire et peut noter les plus petits détails : une porte ouverte sur la gauche, comme si quelqu'un venait de sortir à l'instant, le miroir qui reflète les objets de la partie invisible de la pièce, les tableaux au mur, les petites natures mortes, négligemment déposées sur les tables. Le peintre insère une amusante scène de genre, en représentant un petit chien qui se dresse, immobile, pour attirer l'attention de sa maîtresse. La silhouette élégante de la jeune fille penchée sur la petite table s'insère remarquablement dans l'ambiance poétique générale du tableau. L'aquarelle produit une impression d'harmonie délicate émanant de la simplicité domestique. ! Anna Antonova 5. Nature morte et trompe-l’œil TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Pampre de vigne, 1817 , gouache, céruse

sur papier marron

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Fedor Tolstoï écrivait dans ses carnets qu'il travaillait sur ses natures mortes « quand il était libéré des occupations sérieuses. » En réalité, elles n'étaient pas pour lui un pur divertissement, ni de simples essais amusants. Ces feuillets, pleins d'harmonie et d'une rare beauté, reflètent sa personnalité intime, expriment les particularités de sa perception du monde. "8!


Il note encore dans ses carnets : « Par quel dessin dirai-je la joie pure, le plaisir lumineux que je ressens quand, oubliant tous les tracas, j'admire, insouciant, le charme de la nature jusque dans ses productions les plus humbles. » Ce n'est pas un hasard si ces dessins furent rassemblés amoureusement par l'artiste en un album et soigneusement conservés dans sa famille. C'est en 1895 que Pavel Tretiakov les acquit auprès de la fille de l'artiste, Ekaterina Junge. ! Anna Antonova

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TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Trompe-l’oeil : paysage urbain sous papier transparent, 1837, encre de chine, céruse, plume sur papier

Nature morte en trompe-l'œil, dans laquelle le peintre donne l'illusion quasi parfaite d'une feuille d'album. Avec une virtuosité exceptionnelle, le maître recouvre la feuille d'une mince pellicule d'encre blanche, créant l'impression d'un papier translucide, à travers lequel on distingue un paysage. Il déploie un art consommé pour peindre le bord déchiré, les coins cornés, le papier froissé, les pliures, et parvient à tromper le spectateur en l'incitant à soulever le papier. Les linéaments flous des arbres, des édifices anciens, des silhouettes, retiennent notre attention par leur mystère, mais la fine pellicule nous cache à jamais le tableau. Tolstoï combine magistralement la réalité et l'imagination, la précision trompeuse et l'inachèvement romantique. ! Anna Antonova

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov

Liste des œuvres 1. ANTONOV Mikhaïl Ivanovitch Le Jardin d’Hiver du palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, 1840 Huile sur toile, 47 x 67 cm. Au revers en haut, au crayon : de Mikhaïl Antonov. Inv. 15068. 2. BASSINE Petr Vassilievitch Silvestr Feodossievitch Chtchédrine, peintre (1791 - 1830), 1822 Huile sur toile, 46 x 37 cm. En bas à droite, signature-monogramme et date : PB. ROME 1822. Inv. 11005. 3. BOROVIKOVSKI Vladimir Loukitch Portrait présumé de M adame de Staël, née Germaine N ecker (1766 - 1817), 1812 Huile sur toile, 88,7 x 68 cm. Inv. 6045. 4. BRIOULLOV Alexandre Pavlovitch La Comtesse Ekaterina Artemievna V orontsov (1780 - 1836) et la Princesse Elena Mikhailovna Golitsyne (1776 - 1855), 1825 Aquarelle, mine de plomb sur carton, 43,4 x 34,1 cm. Inv. 4597. 5. BRIOULLOV Alexandre Pavlovitch Ekaterina Pavlovna Bakounine (1795 - 1869), 1830-1832 Aquarelle sur carton, 21,9 x 17,5 cm. En bas à droite, au pinceau : A: Brull… Inv. R-600. 6. BRIOULLOV Karl Pavlovitch Le Dernier Jour de Pompéi [24 août 79], esquisse, 1827-1828 Huile, crayons italiens sur toile, 58 x 76 cm. Inv. 11015. 7. BRIOULLOV Karl Pavlovitch Grigori Nikanorovitch Olénine (1797 - 1843) et son épouse Varvara Alexeïevna (1802 - 1877), 1827 Aquarelle, mine de plomb sur papier, 43 x 34 cm. Inv. 5345. 8. BRIOULLOV Karl Pavlovitch Maria Irinéevna Boutenev (? - 1892) et sa fille Maria, 1835 Aquarelle, céruse, mine de plomb, eau sucrée sur carton, 41,8 x 31 cm.

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En bas à droite, au pinceau : C. Brulloff 1835 Constantin. Inv. R-4380. 9. BRIOULLOV Karl Pavlovitch Midi au caravansérail, 1835 Sépia, mine de plomb sur papier, 32,3 x 28 cm. Inv. 20043. 10. BRIOULLOV Karl Pavlovitch Turc montant sur son cheval, 1835 Sépia, mine de plomb sur papier, 34,2 x 27,2 cm. Inv. 14013. 11. BRIOULLOV Karl Pavlovitch Nestor Vassilievitch Koukolnik, écrivain (1809 - 1868), 1836 Huile sur toile, 117,8 x 81,7 cm. Inv. 215. 12. BRIOULLOV Karl Pavlovitch La grande-duchesse M arie N ikolaïevna (1819 - 1876), étude pour un portrait de groupe (inachevé), 1837 Huile sur toile, 60,2 x 48 cm. Au verso, inscription à la plume : N 167 Portrait d’après nature de la Gr[ande]-D[uchesse] Marie Nikolaïevna par Kar. Pavl. Brioullov offert en 1849 à Nik. Ser. Obraztsov. Inv. 4607. 13. BRIOULLOV Karl Pavlovitch Le général-adjudant comte Vassili Alexeïevitch Perovski (1794 - 1857), 1837 Huile sur toile, 71,7 x 58,2 cm. Inv. 5057. 14. BRIOULLOV Karl Pavlovitch Cavaliers : Eugène Ivanovich Mussard (ca. 1814 - 1896) et son épouse Émilie (ca. 1823 - 1902), 1849 Aquarelle, céruse, vernis, crayon italien sur carton, 69,1 x 51,2 cm. Inv. 8890. 15. CHEVELKINE K. A. L’Empereur Alexandre I er (1777 - 1825), deuxième quart du XIXe siècle Huile sur toile, 96 x 72,7 cm. En bas à droite, signature : K.A. Chevelkine. Inv. 30440.

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16. CHTCHÉDRINE Silvestr Feodossievitch Le Château Saint-Ange, Rome, 1825 Huile sur toile, 45,7 x 67,2 cm. En bas à gauche, signature : Sil. Schedrin 1824. Inv. 5194. 17. CHTCHÉDRINE Silvestr Feodossiévitch Clair de lune à Naples, 1828 Huile sur toile, 42,7 x 59,6 cm. En bas à gauche, signature : Sil. Schedrin. 1828. Inv. 194. 18. CHTCHÉDROVSKI Ignati Stépanovitch Un atelier de menuisier, ca. 1839 Huile sur toile, 30,7 x 24,4 cm. En bas à droite, signature : Chtchédrovski. Inv. 10339. 19. GAGARINE Grigori Grigoriévitch Passage à gué des montagnards, ca. 1840 Huile sur toile, 57,8 x 66,8 cm. Inv. 5074. 20. GERENE [Gérin] Nikolaï Ivanovitch Intérieur, 1830 Aquarelle, céruse, vernis sur papier, 23,5 33,5 cm. En bas à gauche, au pinceau: N. Geren 1830. Inv. 10529. 21. GUICHARD Louis-Marie Le Grand-duc Constantin Pavlovitch Romanov (1779 - 1831), 1804 Copie en 1877 d’après l’original de 1804. Buste en bronze, 74 x 44 x 28 cm. Sur la base, à droite, signature du fondeur et date : F. Chopin 1877. Inv. 20896. 22. GUICHARD Louis-Marie L’Empereur Alexandre I er (1777 - 1825), 1807 Copie de 1877 d’après l’original de 1807. Buste en bronze, 77 x 51 x 27 cm. À droite sur la base, signature du fondeur et date : F. Chopin 1877. Inv. 20897. 23. IVANOV Anton Ivanovitch La Traversée du Dniepr par N ikolaï Gogol, 1845 Huile sur toile, 61 x 91,3 cm. En bas, à droite, signature : A. Ivanov 1845. Inv. 267. 24. KHROUTSKI Ivan Fomitch Dans la chambre (garçons regardant un album illustré), 1854 Huile sur toile, 50,5 x 40,5 cm. En bas à droite, signature : I.Chrucki – 1854. Inv. 28263.

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25. KIPRENSKI Oreste Adamovitch V arvara Dimitrievna Gourko (1793 - 1838), 1814 Crayon italien sur papier, 36,1 x 29,4 cm. En bas à droite, au crayon : OK 1814 En haut à gauche : S. Pétersbourg. Inv. 5515. 26. KIPRENSKI Oreste Adamovitch Léonti Ossipovitch Gourko (1783 - 1861), 1815 Crayon italien sur papier, 33,7 x 28,8 cm. En bas à droite, au crayon : 1815 Plus bas : - S. Pétersbourg. Inv. 5514. 27. KIPRENSKI Oreste Adamovitch V assili Andreïevitch Joukovski, poète (1783 - 1852), 1816 Huile sur toile, 66 x 59 cm En bas à droite, signature monogramme : OK 1817. Inv. 25407. 28. KIPRENSKI Oreste Adamovitch La Princesse Sofia Stepanovna Chtcherbatov (1797 - 1885), 1819 Crayon italien, sanguine sur papier, 36,3 x 27,6 cm. En bas à droite, au crayon : Orest K : 1819 Roma. Inv. R-670. 29. KIPRENSKI Oreste Adamovitch Le Comte Egor Evgrafovitch Komarovski (1796 - 1843), 1823 Crayon italien, sanguine sur papier, 28 x 22,5 cm. Inv. 6108. 30. KLODT Petr Karlovitch Le Tsar M ichel Fedorovitch Romanov (1596 1645), ca. 1840/1850 Statuette équestre, fonte de bronze, 66 x 55 x 28 cm. Sur la base : deux marquages ; en haut : OEUVRE.DU.BARON.KLODT sur le bord : ATELIER. .F.WERBEL.S.P.B. Inv. S -363. 31. MARTOS Ivan Petrovitch Un Ange agenouillé devant une urne funéraire, ca. 1830 Bronze rehaussé, 36 x 34,4 x 24 cm. Sur le socle, [à gauche] : On ne m’a pas laissé arroser ta chère cendre de mes larmes, Brusquement tu es partie sans moi dans l’éternité. Souffrir est mon lot fixé par le destin, Mais nous ne sommes pas séparés pour longtemps ; [à droite] : A mon amie éternelle, Du Père inconsolable de quatre Orphelins ; [face arrière] : Ci-gît le corps de la Défunte Epouse du Conseiller d’Etat Effectif

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Alexis Stepanovitch Kojoukhov, née Princesse Troubetzkaïa le 29 Décembre 1793, Décédée le 29 mars 1827. Inv. 5998.

ca. 1830-1850 Huile sur toile, 57,3 x 70,7 cm. Inv. 26762.

32. MARTYNOV Andreï Efimovitch Entrée du parc du palais impérial de Tsarskoïe Sélo, après 1821 Gouache sur papier préparé, 38,4 x 51,8 cm. Inv. 13424.

40. RABUS Karl Ivanovitch Clair de lune à Gallipoli (Détroit des Dardanelles), ca. 1820 Aquarelle sur carton, 35,4 x 51,8 cm. En haut à gauche, à la plume : 22. Gallipoli. Inv. 6643.

33. MOLLER Fedor Antonovitch [Otto Friedrich Theodor von MOELLER] Nikolaï V assilievitch Gogol, écrivain (1809 - 1868), ca. 1840 Huile sur toile, 61,3 x 48,4 cm. En bas à droite, signature : Th. Moller. Inv. 275. 34. MOSNIER Jean-Laurent L’Impératrice Élisabeth Alexeïevna (1779 - 1826) [épouse de l’empereur Alexandre Ier], 1802 Huile sur toile, 130,5 x 99 cm. Inv. 20789. 35. OLESZKIEWICZ Józef Nikolaï Feodorovitch Arendt, médecin (1785 - 1859), 1822 Huile sur toile, 117,5 x 94,5 cm. À gauche, sur la représentation de la feuille de papier, signature : J. Oleszkiewicz, 1822. Inv. 9160. 36. OPÉKOUCHINE Alexandre Mikhaïlovitch Alexandre Sergueïevitch Pouchkine, poète (1799 - 1837), 1875 Copie du modèle du monument à Pouchkine installé en 1880 à Moscou. Figure en pied, bronze, 101 x 37,5 x 30,5 cm. Au revers, marque du fondeur : Morand S.P.B. Inv. 250. 37. OR!OWSKI Aleksander Ossipovitch Cosaques du fleuve Don, ca. 1810 Huile sur bois, 69,3 x 58 cm. Inv. 9200. 38. OUTKINE Nikolaï Ivanovitch Alexandre Sergeïevitch Pouchkine, poète (1799 - 1837), 1838 D’après l’original d’Oreste Kiprenski, 1827. Gravure (plaque d’acier) sur papier, 20,8 x 13,5 cm. En bas, signature en fac-similé : Alexandre Pouchkine. Plus bas : Gravé sur acier par Nikolaï Outkine, 1838. Inv. GR-865. 39. ANONYME Chambre avec une estrade devant la fenêtre,

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41. RABUS Karl Ivanovitch Cathédrale Basile-le-Bienheureux, M oscou, ca. 1840 Aquarelle sur papier, 43,4 x 54,7 cm. Inv. 6653. 42. SLAVIANSKI Fedor Mikhaïlovitch Les Appartements d’Andrei Alexandrovitch Semenski dans la province de Tver, ca. 1840 Huile sur toile, 55,7 x 111,3 cm. Inv. 11175. 43. SOKOLOV Petr Fedorovitch Le grand-duc Alexandre Nikolaïevitch (1818 - 1881), 1828 Aquarelle sur papier, 20,2 x 16,7 cm. En bas à droite, au pinceau : Sokolov 1828. Inv. 18705. 44. SOKOLOV Petr Fedorovitch Le prince Sergueï Vassilievitch Troubetzkoy (1815 - 1859), début des années 1830 Aquarelle sur carton, 25,5 x 20,8 cm. À droite à la mine de plomb : Sokolov. Inv. 3156 45. SOKOLOV Petr Fedorovitch La princesse Sérénissime Maria Petrovna V olkonski (1815 - 1856), 1839 Aquarelle et mine de plomb sur carton, 55,5 x 41,5 cm. En bas à gauche à la mine de plomb : Sokolov 1839. Inv. 4589. 46. SOKOLOV Petr Fedorovitch La princesse Féofila Petrovna Golitsyne (1792 1882), 1847 Aquarelle sur carton, 38,7 x 31,2 cm. Au milieu à droite, au crayon : Sokolov 1847. Inv. 6532. 47. SOKOLOV Petr Fedorovitch Evdokia V assilievna Soukhovo-Kobyline (1819 - 1896), 1848 Aquarelle sur carton, 36 x 28,5 cm. En bas à droite, au crayon : Sokolov. Inv. R-292.

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48. SOUKHOVO-KOBYLINE Sofia Vassilievna Autoportrait, ca. 1847 Huile sur carton, 37,9 x 27,9 cm. Inv. 10893. 49. TIKHOBRAZOV Nikolaï Ivanovitch Intérieur, 1844 Aquarelle sur papier, 18,6 x 20,1 cm. En bas à gauche : N. Tikhobrazov 1844. Inv. 18708. 50. TIKHOBRAZOV Nikolaï Ivanovitch Intérieur dans une propriété des Lopoukhine, 1844 Aquarelle sur papier, 21,7 x 23,9 cm. En bas à gauche, au crayon : N. Tikhobrazov 1844. Inv. 18709. 51. TIKHOBRAZOV Nikolaï Ivanovitch Intérieur, 1844 Aquarelle sur papier, 19 x 25,1 cm. Inv. 18710. 52. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Narcisses, 1817 Gouache sur papier marron, céruse, 30 x 21,2 cm. À droite en bas, à la plume : Dessiné par le Comte Feodor Tolstoï 1817. Inv. 2967. 53. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Pampre de vigne, 1817 Gouache, céruse sur papier marron, 25,4 x 34,2 cm. À droite en bas, à la plume : Dessiné par le Comte Feodor Tolstoï. 1817. Inv. 2966. 54. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Groseilles rouges et blanches, 1818 Aquarelle, céruse sur papier marron, 17,4 x 23,8 cm. En bas à droite, à la plume : Dessin d’après nature par le Cte Feodor Tolstoï En bas à gauche : 1818. Inv. 2972. 55. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Bouquet de fleurs, papillon et oiseau, 1820 Aquarelle, céruse sur papier marron, 49,8 x 39,1 cm. En bas à droite, à la plume : Dessiné d’après nature par le Comte Fedor Tolstoï 1820. Inv. 2982. 56. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Intérieur, années 1830 Aquarelle sur papier, céruse, mine de plomb, 21,3 x 33 cm. Inv. 2997.

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57. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Trompe-l’oeil : paysage urbain sous papier transparent, 1837 Encre de Chine, céruse, plume sur papier, 22,6 x 29,6 cm. En bas à droite, à la plume : Tolstoï 1837. Inv. 3014. 58. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Avant la séparation - scène troubadour, 1844 Gouache sur papier, céruse, mine de plomb, eau sucrée, 40,5 x 36,1 cm. En bas à droite : Composé et dessiné par le Comte Fedor Tolstoï. 1844. Inv. 3030. 59. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch La Bataille de la Berezina (Biélorussie, novembre 1812), 1820 Médaillon en bas-relief (cercle inscrit dans un octogone), plâtre, relief blanc sur fond coloré, 21 x 21 cm. Au bas, signature et date : CONÇU ET REALISE PAR LE COMTE Fedor TOLSTOÏ 1820. Plus bas : LA BATAILLE DE LA BEREZINA. 1812. Inv. SK-4933 60. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Libération de Berlin (1813), 1821 Médaillon en bas-relief (cercle inscrit dans un octogone), plâtre, relief blanc sur fond coloré, 20,2 x 20,2 cm. Au bas, signature et date : CONÇU ET REALISE PAR LE COMTE FEDOR TOLSTOÏ 1821. Plus bas : LIBERATION DE BERLIN. 1813. Inv. SK-4004. 61. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch Le Passage du Rhin (1813), 1825 Médaillon en bas-relief (cercle inscrit dans un octogone), plâtre, relief blanc sur fond coloré, 20,2 x 20,2 cm. Au bas : CONÇU ET REALISE PAR LE COMTE FEDOR TOLSTOÏ 1825. Plus bas : LE PASSAGE DU RHIN, 1813. Inv. SK-4009 62. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch La Bataille de Brienne (France, janvier 1814), 1828 Médaillon en bas-relief (cercle inscrit dans un octogone), plâtre, relief blanc sur fond coloré, 20,2 x 20,2 cm. Au bas, signature et date : CONÇU ET REALISE PAR LE COMTE FEDOR TOLSTOÏ 1828. Plus bas : LA BATAILLE DE BRIENNE 1814. Inv. SK-4010.

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63. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch La Bataille d’Arcis-sur-Aube (France, mars 1814), 1830 Médaillon en bas-relief (cercle inscrit dans un octogone), plâtre, relief blanc sur fond coloré, 20,2 x 20,2 cm. Au bas, signature et date : CONÇU ET REALISE PAR LE COMTE FEDOR TOLSTOÏ 1830. Plus bas : LA BATAILLE D’ARCIS-SUR-AUBE. 1814. Inv. 4011. 64. TOLSTOÏ Fedor Petrovitch La Paix en Europe (V ienne 1815), 1836 Médaillon en bas-relief (cercle inscrit dans un octogone), plâtre, 21,5 x 21,5 cm. Inv. 4934. 65. TROPININE Vassili Andreïevitch Natalia Iraklievna Tchernycheva, 1816-1818 Huile sur toile, 67,5 x 53 cm. Inv. 25357. 66. TROPININE Vassili Andreïevitch Le Guitariste, 1832 Huile sur toile, 84,5 x 65,6 cm. Sur le fond à gauche, signature : V: Tropinine - 1832. Inv. 9378. 67. VOLKOV Roman Maximovitch Ivan Andreïevitch Krylov, fabuliste (1769 ? 1844), 1812 Huile sur toile, 115 x 87,2 cm. Inv. 119. 68. VOROBIEV Maxime Nikiforovitch Le Kremlin vu du pont Oustinski à M oscou, 1818 Huile sur toile, 42,8 x 67,5 cm. En bas à gauche, signature : M. Vorobiev. 1818. Inv. 5067.

71. VOROBIEV Maxime Nikiforovitch La Tempête. Le Chêne foudroyé, 1842 Huile sur toile, 100,5 x 131 cm. En bas à gauche, signature : M. Vorobiev. 1842. Inv. 24366. 72. ZLATOV Alexandre Alexeïevitch Jeune Fille tenant une cage, avant 1830 Huile sur toile, 54 x 45 cm. Sur la cage à droite, signature : A. Zlatov. Inv. 25362.

DEUX ŒUVRES COMPLEMENTAIRES MUSEE CARNAVALET / HISTOIRE DE PARIS 73. ZIPPEL Jean (ca. 1789 , Berlin – ?) Entrée dans Paris des souverains alliés le 31 mars 1814 : l’empereur d’Autriche FrançoisJoseph Ier, le roi de Prusse Frédéric Guillaume III et l’empereur de Russie Alexandre Ier, boulevard Saint-Denis, 1815 Huile sur toile, 60 x 81,5 cm. Signé et daté en bas à droite : Zippel 1815. Achat 1883. Inv. P. 520. 74. ÉCOLE FRANÇAISE, début du XIXe s. Te Deum chanté selon le rite grec, sur la place Louis XV [place de la Concorde], à la demande de l’empereur Alexandre Ier, Paris, 10 avril 1814 Huile sur bois, 35 x 53 cm. Achat 1890. Inv. P. 2003.

69. VOROBIEV Maxime Nikiforovitch V ue sur la N eva depuis l’Ecole des M ines, Saint-Pétersbourg, avant 1834 Aquarelle et encre de Chine sur papier, 49,4 x 73,1 cm. En bas à gauche, à la plume, signature-monogramme : MV. Inv. 3094. 70. VOROBIEV Maxime Nikiforovitch Nuit d’automne sur le débarcadère aux sphinx sur la Néva, Saint-Pétersbourg, 1835 Huile sur toile, 74 x 111,2 cm. À droite, signature : Pr. de l’A[cadémie] I[mpériale] [des] A[rts] M. Vorobiev. 1835. Inv. 5069.

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov!

Visuels disponibles pour la presse pour la promotion de l’exposition Merci de bien vouloir indiquer les mentions obligatoires, lire l’avertissement et de retourner un justificatif de parution : Musée de la Vie romantique Service communication 16 rue Chaptal 75009 Paris --- Avertissement --Les visuels transmis sont soumis aux dispositions du Code de Propriété Intellectuelle. La transmission de visuels ne constitue d'aucune façon une cession des droits d'exploitation. L'éditeur du contenu est seul responsable de l'utilisation faite par lui desdits visuels, et de l'appréciation des nouvelles dispositions introduites par la loi du 1er août 2006 modifiant l'article L 122-5 / 9°du CPI, qui stipule notamment que l'auteur ne peut interdire « la reproduction ou la représentation, intégrale ou partielle, d'une oeuvre d'art graphique, plastique ou architecturale, par voie de presse écrite, audiovisuelle ou en ligne, dans un but exclusif d'information immédiate et en relation directe avec cette dernière, sous réserve d'indiquer clairement le nom de l'auteur ».

1. Vladimir L. Borovikovski Portrait présumé de Mme de Staël, née Germaine Necker (1766-1817) – 1812 © Galerie Tretiakov, Moscou

2. K. =. Chevelkine L’empereur Alexandre Ier (1777-1825) – deuxième quart du XIXème s. © Galerie Tretiakov, Moscou

3. Karl P. Brioullov Cavaliers : Eugène Mussard (ca. 1814-1896) et son épouse Emilie (ca. 1832-1896) – 1849 © Galerie Tretiakov, Moscou

4. Karl P. Brioullov La grande-duchesse Marie Nikolaïevna (18191876) – 1837 © Galerie Tretiakov, Moscou

5. Nikolaï I. Outkine Alexandre Pouchkine, poète (1799-1837) – 1838 © Galerie Tretiakov, Moscou

6. Fedor A. >?ller Nikolaï Gogol, écrivain (1809-1852) – ca.1840 © Galerie Tretiakov, Moscou

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7. Alexandre A. Zlatov Jeune Fille tenant une cage – Avant 1830 © Galerie Tretiakov, Moscou

8. Karl P. Brioullov Turc montant sur son cheval – 1835 © Galerie Tretiakov, Moscou

9. Ignati S. Chtchédrovski Un Atelier de menuiserie – ca.1839 © Galerie Tretiakov, Moscou

10. Aleksander O. Or@owski Cosaques du fleuve Don – ca.1810 © Galerie Tretiakov, Moscou

11. Oreste A. Kiprenski Le Comte Egor E. Komarovski (1796-1843) – 1823 © Galerie Tretiakov, Moscou

12. Anonyme Chambre avec une estrade devant la fenêtre – ca. 1830-1850 © Galerie Tretiakov, Moscou

13. Karl I. Rabus Cathédrale Basile-le-Bienheureux, Moscou – ca. 1840 © Galerie Tretiakov, Moscou

14. Fedor P. Tolstoï Pampre de vigne– 1817 © Galerie Tretiakov, Moscou

15. Maxime N. Vorobiev La tempête. Le Chêne foudroyé – 1842 © Galerie Tretiakov, Moscou

16. Anton I. Ivanov La traversée du Dniepr par Nikolaï Gogol – 1845 © Galerie Tretiakov, Moscou

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov!

Le musée de la Vie romantique Au cœur du quartier de la Nouvelle Athènes, l’hôtel Scheffer-Renan sis au n°16 de la rue Chaptal, dans le IXe arrondissement, abrite depuis 1987 le musée de la Vie romantique de la Ville de Paris. Une allée discrète bordée d’arbres centenaires conduit à un charmant pavillon à l’italienne devant une cour pavée et un délicieux jardin de roses et de lilas. Le peintre et sculpteur Ary Scheffer (1795-1858), artiste d’origine hollandaise y vécut de 1830 à sa mort. Il y avait fait construire deux ateliers orientés au nord, de part et d'autre de la cour, l’un pour travailler et enseigner, l’autre pour vivre et recevoir. Le Tout-Paris intellectuel et artistique de la Monarchie de Juillet fréquenta ainsi « l'enclos Chaptal » : Delacroix, George Sand et Chopin - fidèles habitants du quartier - Liszt, Rossini, Tourgueniev, Dickens, Berlioz … Pieusement conservé par sa fille Cornelia Scheffer - Marjolin, puis par sa petite nièce Noémi, fille du philosophe Ernest Renan, ce lieu d’exception fut pendant cent cinquante ans le foyer d’une famille entièrement vouée aux arts et aux lettres. La ville de Paris en devint le dépositaire en 1983. Elle est devenue pleinement propriétaire le 1er janvier 2007. L’orientation muséographique a permis de reconstituer en 1987, avec le concours du décorateur Jacques Garcia, un cadre historique harmonieux pour évoquer l’époque romantique : - au rez-de-chaussée, les memorabilia de la femme de lettres George Sand : portraits, meubles et bijoux des XVIIIe et XIXe siècles - légués au musée Carnavalet par sa petite-fille Aurore LauthSand. - au premier étage, les toiles du peintre Ary Scheffer entourées d’oeuvres de ses contemporains. Le charme évocateur du musée tient aussi à la reconstitution de l’atelier-salon, avec la bibliothèque enrichie par quatre générations : Scheffer, Renan, Psichari et Siohan.

© D. Messina

L’atelier de travail du peintre, rénové en 2002 avec la complicité de François-Joseph Graf, permet d’élargir le concept romantique, avec des expositions qui alternent thèmes patrimoniaux et modernité !

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov!

Les Amis du musée de la Vie romantique En étroite collaboration avec l’équipe de conservation du musée, les amis apportent leur soutien logistique et financier au rayonnement du musée. Formulaire d’adhésion sur le site Internet : www.amvr.net Les Amis du musée participent à : -

L’achat et la restauration d’œuvres La vie du musée La promotion des expositions La mise en place d’échanges avec des sociétés savantes, littéraires et poétiques, La coédition de catalogues QUELQUES ACQUISITIONS RECENTES DE L’AMVR

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! François-Désiré Froment-Meurice Coffret du général Louis-Eugène Cavaignac 1849-1850 / Don 2003

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Ary Scheffer Le Giaour – 1832 Huile sur toile / Don 2004

François-Hippolyte Debon Un Justicier – 1835 Huile sur toile / Don 2007

© Roger-Viollet

© Roger-Viollet

Barthélémy-Charles Durupt Manfred et l’Esprit – 1831 Huile sur toile / Don 2008

Charles-Octave Blanchard Charles Gounod 1841 - Huile sur toile / Don 2009

Charles-Octave Blanchard Autoportrait 1841 - Huile sur toile / Don 2009

© Roger-Viollet

© Roger-Viollet

© Roger-Viollet

© Roger-Viollet!

Manufacture Darte, Paris - Palais Royal Paire de vases Vers 1830 / Don 2009 Vase de droite, Harriet Smithson (Mme H. Berlioz), comédienne, Vase de gauche, Henriette Sontag, cantatrice © Musée de la Vie romantique

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov!

Année France-Russie 2010 Une année pour découvrir les multiples visages de la Russie # Organisée simultanément dans les deux pays, l’Année France-Russie 2010 vise, avec plus de 350 événements, à faire découvrir les diverses facettes de la Russie en France et de la France en Russie. La Russie est conviée à présenter sur l'ensemble du territoire français la richesse de sa culture, à travers un ensemble de manifestations portant sur le patrimoine comme sur la création contemporaine. De même, le programme français en Russie vise à faire mieux connaître notre pays tel qu’il est aujourd’hui.

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Préparée par une étroite collaboration entre les deux Etats, cette Année aspire à élargir la vision que Français et Russes se font du pays partenaire grâce à une multitude de projets portés par les responsables politiques, les acteurs économiques, les professionnels de la culture et les artistes, la société civile et les médias. Cette année 2010 devrait ainsi permettre d’explorer les liens historiques et vivants qui unissent la France et la Russie, d’encourager des rencontres et des coopérations inédites, et de susciter un vaste débat d'idées de Brest à Vladivostok.

La programmation de l’Année France-Russie poursuit trois grands objectifs : Inviter à découvrir ou à revisiter quelques pans essentiels du patrimoine artistique, historique et intellectuel de la Russie. Fondé sur la conviction profonde qu’on ne peut être homme de progrès sans connaître et comprendre l’oeuvre des siècles passés, ce propos est au coeur de l’exposition « Sainte Russie » présentée récemment au musée du Louvre, par exemple. Mettre en lumière la création contemporaine russe. La programmation de l’Année France-Russie 2010 propose de découvrir tout un pan d’une création contemporaine qui a conquis de nouveaux lieux et une nouvelle reconnaissance en Russie. Plasticiens, metteurs en scène, musiciens… présenteront leur travail aux quatre coins de l’hexagone à l’instar du collectif Blue Noses au Musée des Beaux-arts de Nantes en novembre prochain, d’Irina Korina et Alexeï Kallima invités par le Mac/Val à Ivry en juin ou encore de Vladimir Golubev avec son spectacle Non Solo. Favoriser les échanges et les projets conjoints entre artistes et institutions des deux pays. La célébration des littératures russe et française au festival « Etonnants voyageurs » de Saint-Malo puis le long du Transsibérien, de Moscou à Vladivostok, comme la création d’Angelin Preljocaj associant les danseurs de sa propre compagnie et ceux du Bolchoï ou encore les trois coréalisations Franco-russes de Hip-Hop en tournée en France cet été, donnent une idée de l’ampleur et de la variété des perspectives ouvertes. L’Année France-Russie 2010, c’est également des temps forts dans les domaines économiques (Salon International de l’Agriculture, Forum Economique de Saint-Pétersbourg, Séminaire ADEME …), des grands rendez-vous sportifs (Course à la voile Vendée/SaintPétersbourg), des événements scientifiques et technologiques (lancement de la fusée Soyouz), des rencontres entre étudiants (Salon de l’Education 2010)… . Autant de rendez-vous incontournables qui marqueront la vitalité de la coopération franco-russe dans les domaines diplomatiques, économiques, scientifiques et éducatifs.

www.france-russie2010.fr L’Année France-Russie 2010 est organisée et mise en oeuvre par :

L’Année France-Russie 2010 bénéficie du soutien d’un comité de mécènes :

Pour la Fédération de Russie : Le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Culture, le ministère du Développement économique, le ministère de l’Industrie, le ministère de l’Education et de la Science, l’Agence fédérale Rossotroudnitchestvo et l’Ambassade de la Fédération de Russie en France Président du Comité national l’organisation : Serguey Narychkine Coprésident du Comité mixte d’organisation et coordonnateur : Mikhaïl Chvydkoï

# Partenaires médias :

Pour la France : Le ministère des Affaires étrangères et européennes, le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, le ministère de l’Education nationale, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le ministère de la Santé et des Sports, l’Ambassade de France en Russie et Culturesfrance Président du Comité national d’organisation : Bernard Kouchner Coprésident du Comité mixte d’organisation : Louis Schweitzer Commissaire général : Nicolas Chibaeff

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov!

Activités culturelles Renseignements et inscriptions sur demande Tél. : 01 55 31 95 67 - Fax. : 01 48 74 28 42 reservations-mvr@paris.fr Musée de la Vie romantique 16 rue Chaptal 75009 Paris ° Exposition : visite par les conférenciers du musée Individuels Tous les jeudis à 10h30 et à 14h30 et samedis à 14h30 (durée 1h30) Tarif = 4,50 ! / 3,80 ! (tarif réduit) + prix d'entrée en tarif réduit (5 !) Groupes, scolaires - Inscription sur réservation (durée 1h30) ° Découverte des collections permanentes par les conférenciers du musée A travers les memorabilia ayant appartenu à la femme de lettres George Sand (souvenirs, portraits, meubles, bijoux) et les œuvres du peintre Ary Scheffer ou de ses contemporains transparaît l’époque foisonnante qu’a été la première moitié du XIXème siècle. L’orientation muséographique évoque également les sources d’inspiration du courant romantique. Individuels Tous les mardis à 10h30 (durée 1h30) Tarif = entrée gratuite dans les collections permanentes + 4,50 ! / 3,80 ! (tarif réduit) Groupes, scolaires - Inscription sur réservation (durée 1h30) Plein tarif (adultes) Tarif réduit (+ de 60 ans) Tarif jeune (groupe de 18 à 26 ans) Tarifs scolaires, handicapés, moins de 18 ans, centres de loisirs

91 ! 68,50 ! 45 ! 30 !

° Parcours « La Nouvelle Athènes » Promenade aux alentours du musée sur les traces des grandes figures du romantisme : George Sand, Pauline Viardot, Mademoiselle Mars, Victor Hugo, Frédéric Chopin, Franz Liszt, Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Honoré de Balzac… Ce parcours donne un aperçu vivant de l’architecture, la sociabilité et la vie artistique dans ce quartier de charme de la Nouvelle Athènes, bâti à partir de 1830. Individuels Tous les mardis à 14h30 (durée 1h30) Tarif = 7,50 ! / 6 ! Groupes, scolaires - Inscription sur réservation (durée 1h30) Plein tarif (adultes) #

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Tarif réduit (+ de 60 ans) Tarif jeune (groupe de 18 à 26 ans) Tarifs scolaires, handicapés, moins de 18 ans, centres de loisirs

83,50 ! 53 ! 38 !

° Une journée : un musée, un quartier Tous les mardis (durée : 1h30 x 2) : - 10h30 : visite des collections permanentes - 14h30 : parcours « La Nouvelle Athènes » Forfait = 9,80 ! ° Ateliers : Contes merveilleux Pour les enfants / 5 à 10 ans ! Histoires de princesses… Les œuvres font surgir de merveilleuses histoires : Des princesses élégantes, drôles, gourmandes, mauvaises ou malchanceuses, des princesses qui voyagent, qui créent … La conteuse vous révélera l'histoire de la princesse du jour ! Les mercredis 15, 22, 29 septembre ; 20, 27 octobre ; 24 novembre et 15 décembre à 14 heures ! Contes russes En compagnie d’une conteuse, les enfants découvrent la Russie imaginaire et sa terrible Baba Yaga : la célèbre sorcière des légendes slaves volant sur sa bûche magique et vivant dans une étrange et fantastique cabane en bois juchée sur des pattes de poulet… Les mercredis 6, 13 octobre ; 10, 17 novembre ; 8 décembre et 5, 12, 19 janvier à 14 heures Individuels Tarif 3,80 ! - la séance (durée 1h). Gratuité pour l’adulte accompagnateur. Groupes scolaires, centres de loisirs - Inscription sur réservation (durée 1h). La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov … sur mon iPhone ! Retrouvez toutes les informations de l’exposition La Russie romantique, Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov, Moscou sur votre iPhone grâce à l’application Pixee. À partir d’une photo de l’affiche de l’exposition (dans le métro, dans la rue, sur une publicité, etc.) l’application Pixee vous donne accès à toutes les informations associées à l’exposition : dates, adresse du musée, présentation de l’exposition, interview du commissaire de l’exposition, etc. Cette application est téléchargeable gratuitement sur l’Apple Store.

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov! #

Programme des manifestations parisiennes, dans le cadre de l’année France-Russie 2010 (Agenda sous réserve de modification)

Expositions ! 15 septembre au 24 octobre 2010 Cité Internationale des Arts (www.citedesartsparis.net) Paris/M oscou/Photographies ! 28 septembre 2010 au 16 janvier 2011 Musée de la Vie romantique (www.vie-romantique.paris.fr) « La Russie romantique à l’époque de Pouchkine et Gogol » Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov, Moscou

Spectacles vivants ! 29 septembre au 1er octobre 2010 Théâtre de la Ville (www.theatredelaville-paris.com) Le mariage de Nicolas Gogol ! 19 au 23 octobre 2010 Théâtre de la Ville / Les Abbesses (www.theatredelaville-paris.com) La N oce d’Anton Tchekhov

Cinéma ! 15 septembre au 24 octobre 2010 Forum des Images (www.forumdesimages.fr) Moscou-Saint-Pétersbourg / Deux villes, deux visages de la Russie

Bibliothèques de la Ville de Paris ! Octobre à décembre 2010 Réseau des bibliothèques municipales (www.paris-bibliothèques.org) La Russie à Paris 1

Chômeurs, titulaires de la carte Famille nombreuse ou Paris-Famille, documentalistes des établissements scolaires et enseignants en activité, + de 60 ans, titulaires de la carte Améthyste ou Emeraude, associations art : Sauvegarde de l'Art Français, Société de l'Histoire de l'Art Français, Société française d'archéologie, Société nationale des Antiquaires de France, écoles : Boulle, des Chartes, du Louvre, Duperré, Estienne, nationale supérieure des Arts Décoratifs, Nissim de Camondo, Olivier-de-SerresENSAAMA, professionnelle supérieure d'art et d'architecture de la VDP, nationale des Beaux-Arts, étudiants en histoire de l'art et archéologie, Institut Nationale du Patrimoine, Cité Internationale des Arts 2 Jeunes de 14 à 26 ans, bénéficiaires du RMI, allocation parents isolés, allocation personnalisée d'autonomie, aide sociale de l'État pour les réfugiés 3 et mutilés de guerre et leur accompagnateur, habitants de la ville de Rome, professionnels : artistes-plasticiens, Association Internationale des critiques d'art, Commission du Vieux Paris, conférenciers et guides, conservateurs français et étrangers, élus parisiens en activité ou à la retraite : conseillers d'arrondissement, conseiller de Paris, députés de Paris, sénateurs de Paris, journalistes, membres de l'ICOM et l'ICOMOS, personnel de la ville de Paris en activité et à la retraite, syndicat de la presse artistique, société d'amis d'un musée de la Ville de Paris

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov!

Publication Cette manifestation est accompagnée d’un catalogue de référence Editions Paris-Musées

Sous la direction de Daniel Marchesseau, directeur du musée de la Vie romantique Contributions : Dominique Fernandez, de l’Académie Française, préface Emmanuel Ducamp, historien d'art Textes scientifiques : Irina Lebedeva, Lidia Iovleva, Loudmila Markina, Anna Antonova, Irina Krasnikova, conservatrices de la Galerie nationale Tretiakov, Moscou et al. Traduction : Pr Jean Breuillard, directeur honoraire des Etudes slaves, Université Paris IV-Sorbonne

Parution : septembre 2010 Edition reliée - 224 pages Prix : 30 !

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Musée de la Vie romantique La Russie romantique à l’époque de Gogol et Pouchkine Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov!

Notes personnelles

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DP La Russie romantique