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Édito La solidarité La solidarité est une relation entre personnes unies par un sentiment de communauté d’intérêts qui les pousse à se porter aide mutuelle. Dans un contexte très libéral comme celui que Daniel Lemenuel nous connaissons aujourd'hui, l'exercice est Président souvent compliqué. Chaque jour, nous sommes confrontés aux velléités de ceux qui font commerce de tout. Tout est à vendre, tout est à acheter. Heureusement, en dehors de la loi du marché, il existe encore des esprits qui font preuve d'humanité. Ceux-là n'hésitent pas à faire don de soi pour porter assistance à ceux qui sont touchés par le malheur.

Sommaire Médecine

Santé

S'engager dans une démarche solidaire c'est s'enrichir des autres. À Mutame, la solidarité est un quotidien et y militer c'est y participer. Soyons nombreux à y adhérer. Plus nous serons, plus notre société sera humaine et responsable. En début de cette année nouvelle, c'est le vœu que je formule.

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Souvent à bout de souffle ? Et si c’était une BPCO ? Prévention

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En montagne, à chacun son sport d’hiver Mutualité

Le geste de solidarité, parfois peu compris par ceux qui n'ont pas l'habitude de partager est un acte fort qui reste essentiel dans les moments difficiles, en cas de crise ou de catastrophe.

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Pour ou contre le don d’organes : Dites-le à vos proches

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Santé et environnement la pollution domestique Jardinage

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La taille des arbres fruitiers Jointes à l’édition nationale Mutame Essentiel, des pages spéciales régionales numérotées de 1 à 4.

Magazine trimestriel édité par Mutame Mutualité des agents territoriaux et membres extérieurs. Directeur de la publication : Daniel Lemenuel Responsable de la rédaction : Gilles Ledoyen Articles : Mutame, Mutuelles, France Mutualité Crédit photos : Fotolia.com - FNMF Couverture : © Africa Studio - Fotolia.com Conception et réalisation : C.A.G., Paris. Impression : PRN - ZI Ouest 28, rue du Poirier BP 90180 - 14652 Carpiquet Tirage : 42 000 exemplaires - Dépôt légal : à parution N° de CPPAP : 0216 M 07699 N° ISSN Édition nationale : 1763-6574 N° ISSN Édition locale : précisé sur les pages spéciales régionales jointes. Union Mutame 63, boulevard de Strasbourg - 75010 Paris Union régie par le livre II du code de la mutualité SIREN N° 784 854 499 Toute correspondance doit être adressée à : Mutame - B.P. N° 61 - 75 462 Paris Cedex 10 © Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (art. L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle). Toute copie doit avoir l’accord du Centre français d’exploitation du droit de copie, (20, rue des Grands Augustins - 75 006 Paris).


Médecine

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Pour ou contre le don d’organes :

Dites-le à vos proches Alors que 81 % des Français se disent favorables au don d’organes après leur mort, un prélèvement possible sur trois est refusé. Car, dans le doute, la famille s’oppose souvent au don. Se positionner dès à présent évitera à ses proches, le cas échéant, de douloureux questionnements. ans certains pays, comme aux Pays-Bas, il existe deux registres concernant le don d’organes. L’un consigne le nom des personnes qui sont favorables au prélèvement de leurs organes et tissus après leur mort et l’autre celui des personnes qui s’y opposent. En France, un seul registre est ouvert : celui des refus. Pour s’y inscrire, il faut remplir un formulaire disponible auprès de l’Agence de la biomédecine (www.agencebiomedecine.fr). Cette inscription est possible dès l’âge de 13 ans. Elle est révocable à tout moment. Mais la meilleure façon de faire connaître son choix est encore d’en parler à ses proches. D’après la loi, nous sommes

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Une pratique réglementée • Le don est gratuit et anonyme. • Donner son corps à la médecine n’a rien à voir avec le don d’organes. Le don du corps à la science n’est possible que si le défunt s’était inscrit à cet effet auprès d’une faculté de médecine. • Les yeux ne sont jamais prélevés à des fins de greffe. On prélève en revanche les cornées, de fines membranes à la surface des yeux remplacées par des lentilles transparentes.

tous des donneurs présumés, à moins de s’y être opposé oralement ou par écrit. Devant un donneur potentiel, l’équipe médicale consulte d’abord le registre national des refus. Si le nom du patient décédé n’y figure pas, elle doit interroger les proches pour savoir si le défunt avait exprimé son refus. La famille peut alors transmettre sa position… si elle la connaît. Le courage de le dire à ses proches Selon un sondage Ipsos réalisé en mars 2012, 81 % des Français sont favorables au don d’organes, mais seulement 49 % en informent leurs proches. « Il faut qu’on arrête de se dire qu’on est immortel, interpelle le Dr Alain Atinault, à la tête de la direction opérationnelle du prélèvement et de la greffe organes-tissus de l’Agence de la biomédecine. Il faut avoir le courage de dire à ses proches “je suis pour” ou “je suis contre”. » Pour ce médecin, « si plus de gens expri-


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En parler, mais comment? Les conseils de l’Agence de la biomédecine pour aborder le sujet du don d’organes avec ses proches : • profiter de circonstances qui amènent naturellement au sujet. Plutôt que d’imposer une discussion sur le don d’organes, mieux vaut en parler à l’occasion d’une émission de télévision, d’une greffe dans son entourage, etc. ; • éviter les explications compliquées : des mots simples suffisent pour exprimer sa position et connaître celle des autres ; • respecter toutes les attitudes. Si le sujet suscite de l’émotion et des réactions personnelles, il est naturel de les exprimer et il est bon de les écouter sans les juger. maient leurs volontés, il y aurait moins de refus ». D’autant que les proches ne se trouvent pas « dans un état psychologique propice à réflexion », souligne-t-il. Ils viennent de perdre brutalement un mari, un père, parfois un enfant, et doivent rapidement s’exprimer pour ou contre le don d’organes en son nom. Ils ne peuvent se fier qu’à ses propos, ses traits de caractère, son parcours et ses choix de vie pour deviner ce qu’il aurait souhaité. Dans la douleur et le doute, ils préfèrent souvent refuser. En 2012, 5 023 greffes d’organes ont été réalisées, contre 4 945 en 2011. Les besoins

sont encore très loin d’être couverts : 17 657 personnes ont eu besoin d’une greffe en 2012, contre 16 519 en 2011. « Quatre cents malades en attente sont décédés faute d’organes, rapporte la Fédération des associations pour le don d’organes et de tissus humains (France Adot). Ce constat est d’autant plus dramatique qu’il y aurait suffisamment d’organes à prélever. » Le prélèvement n’est toutefois possible que dans des circonstances rares : le patient est décédé à l’hôpital après un traumatisme crânien ou un accident vasculaire cérébral. Il est en état de mort cérébrale, c’est-à-dire que son cœur continue à battre. Depuis 2007 en France, on prélève aussi des organes sur des personnes mortes d’un arrêt cardiaque. Au total, cela représente moins de 1 % des décès à l’hôpital.

La mort encéphalique Les donneurs potentiels sont pour la grande majorité des personnes en état de mort cérébrale (encéphalique). Le diagnostic est avant tout clinique. Trois critères doivent être réunis : l’absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée ; l’abolition de tous les réflexes du tronc cérébral ; l’absence totale de ventilation spontanée. La confirmation du caractère irréversible de la destruction encéphalique est apportée par des examens, en particulier l’angiographie. Le diagnostic de mort encéphalique est posé par deux médecins. Source : « La mort encéphalique, une situation mal connue, un processus mal compris », Dr Michel Pinsard, service de réanimation chirurgicale, unité de prélèvement d’organes et de tissus, CHU de Poitiers.

Il n’y a pas d’âge pour être donneur Les médecins prélèvent en général plusieurs organes par donneur. Il est toutefois possible d’opposer un refus pour un ou plusieurs organes en particulier. Là encore, ces volontés doivent être transmises aux proches. Enfin, il n’y a pas d’âge pour être donneur. Certes, un cœur est rarement prélevé après 60 ans, mais les reins ou le foie peuvent l’être plus tard. Sur l’ensemble des donneurs potentiels, les équipes médicales ont enregistré un taux d’opposition élevé en 2012 : 34 %, contre 32 % en 2011. France Adot, très atta-

Marie-Christine : « Rien ne nous a freinés » « J’ai commencé par donner mon sang vers 30 ans, raconte Marie-Christine, 58 ans, enseignante retraitée du Jura. À l’époque, on ne parlait pas tellement du don d’organes, c’était plutôt confidentiel. Un jour, j’en ai entendu parler à la télé ou la radio. Et puis j’ai lu un article sur l’Adot 39 (Association pour le don d’organes et de tissus humains), qui organisait une marche et une randonnée cycliste. » Marie-Christine trouve logique, comme donneuse de sang, de réfléchir au don d’organes. Elle se renseigne et, rapidement, en parle à son mari. « Rien ne nous a freinés, finalement : la religion n’interdit pas le don d’organes, le corps est rendu à la famille comme après une opération, les obsèques peuvent se dérouler normalement, explique-t-elle. Mon mari et moi avons pris notre carte de donneur. Pour ma part, je souhaite être incinérée. Ce corps qui part en fumée, c’est dommage alors que tant de malades attendent ! »

chée au principe du consentement présumé, souhaiterait que soit instauré un registre du « oui » pour éviter aux familles de douloureuses interrogations et garantir à chacun le respect de ses volontés. « Quand nous tenons des stands d’information à destination du public, pas une journée ne se passe sans que deux ou trois personnes nous disent : “Je sais que mes parents ou mon épouse ne vont pas respecter mon choix” », a pu constater Pierre Noir, viceprésident de France Adot. On assiste même à des bagarres. » Quant à la carte de donneur, elle est toujours utile, dans la mesure où elle aide la famille à connaître la position de son proche. Elle n’a toutefois aucune valeur légale. Sandra Jégu

Pour en savoir plus Deux sites Internet à consulter : • Agence de la biomédecine : www.dondorganes.fr • Fédération des associations pour le don d’organes et de tissus humains : www.france-adot.org


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Santé

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Souvent à bout de souffle ?

Et si c’était une BPCO ? La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) touche 5 à 10 % des Français mais elle demeure mal connue. Tabagisme actif ou passif et fumées toxiques au travail sont les grands responsables de cette maladie des bronches, qui peut retentir sur bien d’autres organes. Heureusement, plusieurs traitements efficaces existent. «

uand je revois mes films de vacances d’il y a une dizaine d’années, je me rends compte que j’étais déjà très essoufflé », confie Alain Murez, 64 ans, président de la Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires (Ffaair). Accompagnée du petit clic de l’appareil à oxygène, la voix reste chaleureuse. « J’ai une BPCO sans doute depuis longtemps, mais le diagnostic n’en a été fait par une pneumologue à l’hôpital qu’avec plusieurs années de retard ! », soupire-t-il. « La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie inflammatoire entraînant une obstruction des bronches, explique le Dr Gilles Jebrak,

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p. 6-7 /// MUTAME Essentiel n° 58 – janvier 2014

Il faut commencer par se protéger des substances toxiques

pneumologue à l’hôpital Bichat, à Paris, et spécialiste de cette pathologie. Elle est due à l’inhalation de produits toxiques : fumée de cigarette, fumées en milieu professionnel, pollution atmosphérique… Il existe aussi des facteurs génétiques ou historiques. Une tuberculose ou un asthme dans l’enfance y prédisposent. Assez répandue, elle touche actuellement 5 à 10 % des Français. » Si cette maladie touche les poumons et les bronches, elle a aussi des répercus-

sions considérables sur tous les organes. Les patients atteints ont deux fois plus de problèmes cardio-vasculaires que les autres : risques d’hypertension, d’infarctus, d’artérite… Mais ils présentent aussi d’autres pathologies : ostéoporose, myopathie (faiblesse musculaire), diabète, anémie, insuffisance rénale, anxiété et dépression. Un tableau plutôt sombre. Essoufflement anormal « J’étais directeur administratif dans l’industrie chimique, poursuit Alain Murez, et, à la différence des ouvriers, comme les autres “cols blancs”, je n’étais pas protégé des vapeurs d’acide. Il y a une dizaine d’années, ces questions de pollution au travail n’étaient


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Qui sont les malades BPCO ? La Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires (Ffaair) a réalisé en 2013 une étude auprès de 348 patients atteints de BPCO. Ce sont plutôt des hommes en surpoids âgés en moyenne de 66 ans. La quasi-totalité est représentée par des fumeurs, actuels (21 %, dont 70 % fument depuis plus de trente ans) ou anciens (68 %). La moitié a été exposée à des émanations toxiques au travail. Une grande majorité est dans un état de santé peu satisfaisant : 70 % des malades ont souvent des bronchites (au moins trois fois par an sur les deux dernières années). Plus d’un tiers ont eu des infections ORL fréquentes. Ils sont 91 % à souffrir en moyenne de trois autres maladies : anxiété ou dépression (39 %), maladies cardiaques (hypertension pour 38 %, insuffisance cardiaque pour 16 %), asthme (36 %), maladies du métabolisme (hypercholestérolémie pour 21 %, obésité ou diabète pour 15%). jamais évoquées. Même les généralistes les ignoraient. » Pour être soigné le plus vite possible, il est préférable de consulter sans tarder un pneumologue en cas d’un essoufflement anormal, principal symptôme d’une BPCO, qui peut survenir dès 40 ans. Les femmes, dont les bronches sont plus petites, ont une sensibilité différente. Le dépistage se fait par la mesure du souffle à l’aide d’un spiromètre, un appareil mesurant les débits respiratoires. « Les bronches se bouchent progressivement, entraînant un mauvais passage de l’air, indique le spécialiste. Souvent, les patients ne s’en rendent compte que tardivement. Et ils estiment que, comme ils fument, toux et expectorations sont normales ! Progressivement, ils ne peuvent plus faire certains efforts physiques, comme de monter un escalier, par exemple. » Heureusement, plusieurs traitements efficaces existent. Bien sûr, il faut commencer par se protéger des substances toxiques,

Pour en savoir plus Le site Internet de la Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires (www.ffaair.org) vous aide à en savoir davantage sur la BPCO et ses prises en charge.

arrêter de fumer et veiller à ne pas s’exposer au tabagisme passif. Aider les bronches à s’ouvrir Mais la vie d’une personne atteinte de BPCO à un stade 4, comme le président de la Ffaair, n’est pas un long fleuve tranquille. Il doit utiliser quotidiennement des bronchodilatateurs pour aider ses bronches à s’ouvrir. Il s’agit de médicaments sous forme de poudre à aspirer dans un appareil ou sous forme de spray. En cas de fort essoufflement, il en existe à effet immédiat.

Pour ses déplacements, il utilise un petit appareil à oxygène pulsé d’une autonomie de 6 heures, ce qui lui permet de conduire. Et un plus gros d’une autonomie de 12 heures. En outre, il est sous ventilation assistée pour la nuit. « En cas d’aggravation aiguë, il est parfois nécessaire de compléter le traitement par des anti-inflammatoires tels que la cortisone et par des antibiotiques par voie orale pendant quelques jours, mais il faut éviter une prise continue qui expose à des effets secondaires, prévient le Dr Jebrak. La voie inhalée pour la cortisone est néanmoins recommandée pour les formes sévères et instables. En outre, les vaccins contre la grippe et contre le pneumocoque sont largement recommandés ». Enfin, l’exercice physique, qui contribue à améliorer la respiration et à conserver une bonne musculature, a un rôle essentiel dans le traitement. Nadine Allain


© Phovoir.com

Prévention

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En montagne, à chacun

son sport d’hiver Plaisir grisant de la vitesse ou découverte, à son rythme, de la montagne enveloppée de son manteau de neige : l’hiver, chacun peut choisir son sport en fonction de ses goûts et de sa condition physique. Mais avant de vous lancer sur la neige, n’oubliez pas de vous entraîner ! a montagne en hiver est un immense terrain de sport où chacun peut trouver son plaisir. Sport d’hiver le plus largement pratiqué, le ski alpin permet de s’adonner aux joies de la glisse. Muni de skis et de bâtons, on descend les pentes enneigées balisées en fonction de leur difficulté. L’ascension se fait par les remontées mécaniques (téléski, télésiège, téléphérique). Si sa pratique demande un apprentissage afin d’acquérir une bonne technique pour descendre, tourner, freiner, se relever, c’est un sport ludique qui concilie le plaisir d’être en montagne et le plein de sensations.

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p. 8-9 /// MUTAME Essentiel n° 58 – janvier 2014

Le ski alpin allie périodes intenses dans les descentes et récupération lors des remontées. « Même si cela paraît facile parce que ce n’est que de la descente, on

Quelques séances de kinésithérapie avant de partir peuvent être utiles

peut avoir à remonter une piste quand son enfant est tombé, rappelle le Dr JeanBaptiste Delay, président de l’Association des médecins de montagne. Monter les

escaliers avec tout son matériel pour accéder aux remontées mécaniques représente aussi un petit effort. » Verrouiller le genou Certains problèmes de santé doivent amener à prendre des précautions particulières. Le ski alpin sollicite énormément les membres inférieurs, en particulier les genoux. « Une personne qui a eu une rupture des ligaments croisés, des problèmes de ménisque, une entorse du genou, même si cela n’a pas d’incidence dans la vie quotidienne, peut être gênée au ski, explique le médecin. Quelques séances de kinésithérapie avant de partir peuvent être utiles


pour renforcer les quadriceps et verrouiller le genou au bon moment afin d’éviter une entorse. » Attention également lorsqu’on est sujet aux lombalgies à ne pas se lancer sur les pistes après 800 kilomètres de voiture. Le dos et les abdominaux sont mis à contribution pour conserver l’équilibre et se relever. Enfin, il faut rappeler que le ski alpin génère traumatismes et blessures, dont 10 % sont liés aux collisions. « Tous les ans, je revenais de ma semaine de ski alpin ravie, mais avec des douleurs, se souvient Valérie, 47 ans. Alors j’ai essayé le ski de fond, plus doux, mais assez physique. J’ai davantage le sentiment de profiter de la montagne, loin du monde. Ce sport est aussi nettement moins coûteux, puisqu’il ne nécessite pas de forfait de remontées mécaniques. » Sur des terrains assez plats, le skieur de fond se déplace par la force des bras et des jambes en glissant. « Le ski de fond demande de l’endurance, indique le Dr Delay. Il peut être prescrit par un cardiologue parce qu’il s’agit d’un effort raisonnable sur la durée, ce qui est intéressant pour le cœur. Les blessures sont rares et sa pratique est moins douloureuse pour les articulations que le ski alpin. »

© FNMF - Nathanaël Mergui

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La moitié des blessures sont des fractures des poignets

Accidents les premiers jours D’abord réservé à une élite extrêmement sportive, le snowboard – ou surf – fait de plus en plus d’adeptes, qui apprécient les sensations de glisse et de liberté qu’il offre. Comme sur un skateboard, les pieds sont placés en biais sur la planche. L’apprentissage est rapide, mais à risque : c’est au cours des trois premiers jours qu’ont lieu

la plupart des accidents. « La moitié des blessures sont des fractures des poignets, précise le Dr Delay. Les chutes sur les fesses peuvent aussi entraîner des lombalgies aiguës. » Le ski de randonnée demeure assez élitiste. Il se pratique hors des zones aménagées. L’ascension se fait avec des skis équipés de système anti-recul et la descente est identique à celle du ski alpin. Il permet d’avoir les sensations de ce sport, loin des foules. Mais il demande une condition physique meilleure encore en raison de l’effort requis à la montée. Comme pour tous les sports de montagne hors des sentiers battus, mieux vaut partir avec un guide ou, à tout le moins, à plusieurs après avoir donné son itinéraire à des tiers. Moins dangereuse, la randonnée en raquettes est idéale pour profiter des paysages, observer la faune et la flore. « Elle est aussi bénéfique pour le système cardio-vasculaire que pour les articulations car elle les fait travailler comme la marche », souligne le Dr Delay. Mais là encore, il est important de ne pas partir seul et de savoir adapter son parcours à ses capacités physiques. Corinne Renou-Nativel

Une évidence ne doit pas être perdue de vue : en allant aux sports d’hiver, on va pratiquer… un sport. « Le défaut de beaucoup d’accidentés dans nos cabinets, c’est qu’ils ne font pas de sport pendant l’année, remarque le Dr Jean-Baptiste Delay, président de l’Association des médecins de montagne. Skier huit heures par jour sept jours de suite met l’organisme en difficulté. Des réponses musculaires retardées et la fatigue entraînent l’accident au moment de la journée où on est le plus épuisé. » À défaut d’une pratique sportive régulière, il faut absolument prendre le temps d’une préparation physique en faisant des exercices de renforcement musculaire. Comme la chaise, qui consiste à tenir en position assise le dos appuyé contre un mur. Cette pratique développe les quadriceps, essentiels pour le ski de descente. Il est bon également de solliciter le système cardio-vasculaire. Avant de chausser skis ou raquettes, n’oubliez pas de vous échauffer comme vous le feriez pour n’importe quel autre sport. L’hypoglycémie et la déshydratation favorisent les blessures : pensez à bien manger et boire avant de partir et emportez boissons et en-cas avec vous.

© FNMF - Nathanaël Mergui

Dans « sports d’hiver », il y a…


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Mutualité Santé et environnement

La pollution domestique est à l’origine de nombreuses maladies epuis quelques mois, de nombreux dossiers d’information renseignent les internautes et les adhérents des mutuelles sur la pollution extérieure ou domestique, le bruit, le climat ou encore les produits cosmétiques ou ménagers. Pour chacune des thématiques le site donne accès à de l’information générale sur les risques pour la santé, comment les prévenir et y faire face. Nous vous proposons un extrait d’un entretien avec Monsieur Philippe Perrin, infirmier spécialisé en prévention sur les liens entre pollution et santé. Il nous dit tout des poisons de notre quotidien. Colles, peintures, diffuseurs d’odeurs, fumées : contrairement aux idées reçues, l’air de notre salon est souvent plus pollué que celui de notre rue.

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Qu’est-ce que la pollution intérieure ? Philippe Perrin : Il s’agit de la pollution de l’air des pièces : celles de notre maison, de notre appartement ou de notre bureau par exemple. Ses sources sont nombreuses et souvent invi-

sibles. On pense d’abord à tout ce qui produit de la fumée. Le tabac bien sûr, l’encens ou une cheminée. Et puis, plus largement, à tout ce qui peut émettre des substances dans l’air : une gazinière, un poêle d’appoint, une prise anti-moustiques ou encore un désodorisant. Tous les produits chimiques du quotidien, produits d’entretien ou pesticides par exemple, sont des sources de pollution. Les peintures, les colles, les matériaux de construction ou les éléments de décoration des pièces contiennent différentes substances : du formaldéhyde, des phtalates, du plomb, des composés organiques volatils... Toutefois il faut garder à l’esprit que, polluant n’est pas forcément synonyme de produit chimique. Ainsi, des moisissures, des acariens ou des poils d’animaux sont des polluants domestiques d’origine parfaitement naturelle ! Par ailleurs, avec l’apparition des nouvelles technologies, d’autres polluants ont fait leur entrée chez nous. Ce sont les champs électromagnétiques à extrêmement basses fréquences émis par les téléphones sans fil ou par le wi-fi. La pollution domestique a-t-elle un effet sur notre santé ?

Lundi au vendredi 9 heures à 12 h 30 13 h 30 à 17 heures Votre code personnalisé Mutame Val-de-France : 4863 Mutame Normandie : 7426 Mutame Savoie Mont-Blanc : 6473 Mutame Rouen Nord-Ouest : 7286 Mutame Territoire de Belfort : 3188

p. 10-11 /// MUTAME Essentiel n° 58 – janvier 2014

Philippe Perrin : Même si les doses auxquelles nous sommes exposées quotidiennement sont faibles, elles ont un impact sur notre santé. La pollution domestique peut être à l’origine, ou contribuer au développement de nombreuses maladies, et en premier lieu des cancers, comme celui du poumon. Certaines de ces substances sont en effet classées comme cancérogènes (formaldéhyde, fumée de tabac…). Elles peuvent aussi causer des allergies, des troubles respiratoires et favoriser un asthme.

Certaines particules chimiques contenues dans les matériaux, telles que les phtalates, sont reprotoxiques ou sont des perturbateurs endocriniens : elles peuvent faire baisser la fertilité ou perturber le fonctionnement hormonal.  Nous ne connaissons toutefois pas encore la totalité des effets de cette pollution sur la santé des êtres humains. Les scientifiques étudient par exemple les liens entre les champs électromagnétiques à extrêmement basses fréquences et l’apparition de certaines maladies. Peut-on se préserver de la pollution intérieure ? Philippe Perrin : Oui, en partie, grâce à des gestes simples. Le premier consiste à bien ventiler ses pièces. Plus on passe de temps dans une pièce, plus souvent elle doit être aérée. Pour un séjour dans lequel on vit la journée, il est nécessaire d’ouvrir les fenêtres deux ou trois fois durant 5 minutes, en favorisant les courants d’air. Vérifiez aussi que vos VMC (ventilations mécaniques contrôlées) ne sont pas bouchées. Et enfin, évitez autant que possible d’utiliser les sources de pollutions précédemment citées : ne fumez pas à l’intérieur, n’utilisez pas de diffuseurs d’odeurs, préférez les produits ménagers naturels, évitez d’ajouter de l’adoucissant à la lessive, etc. Accéder à la page « santé et environnement » www.prioritesantemutualiste.fr, onglet « bienvivre ».


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Jardinage

alimentés. On coupera bien entendu au-dessus d’un bourgeon dirigé dans le sens vers lequel vous voulez que la future branche se dirige. Chaque année, les branches seront rabattues d’un tiers afin que les fruits soient bien approvisionnés en sève et que l’arbre émette un maximum de bourgeons à fleurs. On taille plus long les branches du bas et plus court celles du sommet de l’arbre.

© FNMF - Nathanaël MERGUI

Les arbres à pépins (pommiers, poiriers…)

La taille des arbres fruitiers Sans taille, votre arbre fruitier donnera de moins en moins de fruits, et de plus en plus petits, il est donc nécessaire de procéder à cette opération, si vous souhaitez avoir des fruits suffisamment gros et en quantité plus régulière. es arbres à pépin se taillent en hiver tandis que les arbres à noyau le sont en fin d’été à cause des problèmes de cicatrisation. Vos outils de taille (sécateur, cisaille, scie égoïne...) doivent être tranchants et bien propres. Au besoin, nettoyez les lames à l’alcool: le risque de transmission de maladies d’arbres en arbres est réel.

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La taille de formation Elle consiste à donner son aspect à l’arbre. Elle sera différente selon que vous voulez un arbre de plein vent (libre), en gobelet, palissé etc. Pour cela, on commence par équilibrer l’arbre nouvellement planté (donc jeune) en faisant en sorte qu’il n’ait pas de branches qui se croisent ou se trouvent trop près l’une de l’autre. Si vous désirez créer un rameau, il suffit de rabattre une branche au-dessus d’un bourgeon dirigé dans le sens voulu, de préférence vers l’extérieur. La taille se fait toujours en biseau,

partie du coté du bourgeon plus longue (sinon vous risquez de perdre le bourgeon qui ne sera pas bien alimenté). La taille de fructification Elle consiste à forcer une importante fructification et comprend plusieurs aspects. On supprime déjà les branches mortes et cassées qui vont étouffer l’arbre et lui faire une ombre inutile ainsi que les branches situées trop basses sur le tronc. De même, on supprime les branches qui se croisent en conservant la plus belle ou celle qui va dans le sens désiré, et celles dirigées vers l’intérieur de l’arbre afin que celui-ci profite mieux de la lumière en tous points. On va également enlever les branches qui poussent verticalement depuis le tronc (gourmands), car elles vont attirer la sève et donneront peu de bourgeons à fruits. On va rabattre les branches principales afin de créer de nouvelles branches latérales qui seront elles-mêmes rabattues afin que les fruits soient plus proches du tronc et donc mieux

Ils se taillent en hiver de novembre à mars et toujours hors des périodes de gel. On pratique généralement la taille trigemme consiste, comme son nom l’indique, à tailler toujours à 3 « yeux », qu’il s’agisse d’œil ou de dard (appellation spécialisée des bourgeons, qui donneront rameau ou fleur). On aura tendance à tailler plus long les arbres vigoureux et plus courts les plus faibles ou ceux qui peinent à donner des fruits. On peut tailler un peu plus long (ajouter un œil ou deux) les pommiers que les poiriers. Les arbres à noyau : pêchers, cerisiers, abricotiers…) Ils se taillent en hiver de septembre à octobre sauf le pêcher (et brugnon et nectarine) en février-mars voire en fin de production. La taille de formation se fait comme pour les autres fruitiers en sachant que nous aurons un arbre de plein vent (forme libre). Par la suite, la taille consistera uniquement à un entretien par élagage tous les 3 ans au mois de septembre. Ces arbres sont sujets à la gommose et il faudra bien mastiquer les plaies. On supprimera les branches mortes ainsi que les branches qui se croisent et celles qui se dirigent trop vers le centre. On coupera aussi les gourmands (branches verticales montant droit au ciel). Si le cerisier et le prunier se taillent donc peu et surtout pour éliminer le bois mort ou gênant, le pêcher, lui, demande une taille annuelle en fin d’hiver ou après la production afin d’éliminer les branches ayant déjà donné (qui ne donneront donc plus) et favoriser la pousse de nouvelles branches qui donneront des fruits. Daniel Courval Président de Mutame Rouen Nord-Ouest


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