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Édito Le décret aux alouettes Le décret n°2011-1474 du 8 novembre 2011 relatif à la participation employeur suscite bien des appétits. Daniel Lemenuel Président

Les assureurs professionnels avides de profits regardent, les yeux exorbités, les territoriaux qui comptent aujourd’hui, une population supérieure à 1 900 000 agents.

Ils ne voient que l’effectif conséquent de la fonction publique territoriale qui avec les conjoints et les enfants présente dans leur esprit un marché de plus de 100 millions d’euros de cotisations par an. Leur démarche fait fi du principe de solidarité bien connu des organismes complémentaires que sont les mutuelles attachées à collecter des cotisations uniquement destinées à équilibrer les charges de santé. Et chacun sait combien l’exercice de la solidarité est difficile, de plus en plus difficile au regard des transferts de charges, déremboursements de médicaments, dépassements d’honoraires et prélèvements de l’État. Mais aujourd’hui des structures mercantiles, assureurs et courtiers, s’organisent pour faire miroiter aux employeurs locaux l’intérêt de leurs services marchands. Le risque est grand pour l’agent territorial d’être au cœur d’un grand marchandage entre employeurs publics et assureurs. Avec plus de 80 % d’agents de catégorie C dont, pratiquement, 30 % d’agents à temps incomplet, la fonction publique territoriale demeure la fonction publique la plus pénalisée en terme de rémunération des 3 fonctions publiques. A Mutame, associée depuis plusieurs dizaines d’années à la couverture sociale complémentaire des territoriaux, nous connaissons bien le monde de la territoriale, son organisation, son fonctionnement et à ce titre nous entendons bien assurer à nos adhérents, agents et leurs familles, une couverture complémentaire santé de qualité au sein d’un esprit pure et mutualiste. De par ses origines Mutame reste et restera toujours attachée à sa démarche solidaire, ce n’est pas un miroir aux alouettes, soyez en convaincu.

Sommaire Actualité

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Le financement de la protection social des agents territoriaux Santé

06

Hypertension artérielle : les femmes aussi sont concernées Protection sociale

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ACS : aide à l’acquisition d’une complémentaire santé Prévention

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Cancer colorectal : en fini avec la politique de l’autruche Jardinage

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Fleurs d’été et arrosage Jointes à l’édition nationale Mutame Essentiel, des pages spéciales régionales numérotées de 1 à 4.

Magazine trimestriel édité par Mutame Mutualité des agents territoriaux et membres extérieurs. Directeur de la publication : Daniel Lemenuel Responsable de la rédaction : Gilles Ledoyen Articles : Mutame, Mutuelles, France Mutualité Crédit photos : Fotolia.com - FNMF Couverture : © studiophotopro, WavebreakMediaMicro Fotolia.com Conception et réalisation : C.A.G., Paris. Impression : PRN - ZI Ouest 28, rue du Poirier BP 90180 - 14652 Carpiquet Tirage : 42 000 exemplaires - Dépôt légal : à parution N° de CPPAP : 0216 M 07699 N° ISSN Édition nationale : 1763-6574 N° ISSN Édition locale : précisé sur les pages spéciales régionales jointes. Union Mutame 63, boulevard de Strasbourg - 75010 Paris Union régie par le livre II du code de la mutualité SIREN N° 784 854 499 Toute correspondance doit être adressée à : Mutame - B.P. N° 61 - 75 462 Paris Cedex 10 © Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (art. L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle). Toute copie doit avoir l’accord du Centre français d’exploitation du droit de copie, (20, rue des Grands Augustins - 75 006 Paris).


Le financement de la protection sociale

des agents territoriaux Le décret n° 2011- 1474 du 8 novembre 2011 qui organise la participation facultative des collectivités à la protection sociale des fonctionnaires territoriaux et divers arrêtés sont parus au journal officiel du 10 novembre dernier. aide financière de la collectivité résulte d’une démarche facultative laissée au libre choix de l’employeur. Il choisit aussi librement d’intervenir en santé et/ou en prévoyance. L’aide financière accordée pour la protection sociale des fonctionnaires et des agents de droit public et de droit privé en activité sera forfaitaire. Elle sera directement versée à l’organisme complémentaire voire aux agents. Dans un but d’intérêt social, la collectivité peut moduler sa participation en prenant en compte le revenu des agents voire leur situation familiale. Aucun montant minimum n’est fixé, mais tout naturellement, l’aide de l’employeur ne peut excéder le montant de la cotisation due par l’agent. Les personnels retraités ne perçoivent pas d’aide financière.

L’

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Les dispositions communes L’intervention financière de la collectivité n’est possible que si la couverture souscrite par les personnels répond aux critères sociaux de solidarité.

Les textes officiels du 8 novembre 2011 • Le décret n° 2011-1474 et les arrêtés • Les prestataires habilités à délivrer les labels • L’appel public à la concurrence • Critères de choix pour la convention de participation • La majoration de cotisation www.legifrance.gouv.fr

L’adhésion aux garanties de protection sociale complémentaire est facultative pour les agents actifs et retraités. Ces derniers doivent pouvoir bénéficier des mêmes garanties que les actifs. La cotisation des anciens ne peut pas être trois fois supérieure à celle d’un actif de plus de 30 ans à charge de famille identique et pour une option de garanties comparable. Les prestations ne doivent pas comprendre le remboursement des participations forfaitaires de 1 € sur les consultations et les analyses médicales ou encore des franchises sur les médicaments, les honoraires d’auxiliaires médicaux ou les transports. Pour les risques santé l’organisme complémentaire ne pourra pas fixer un âge maximum d’adhésion ni demander des informations médicales. Les cotisations ne pourront pas être fixées selon l’emploi ou le sexe du souscripteur. Elles pourront être majorées d’un coefficient quand l’adhésion de l’agent sera postérieure de deux ans à l’entrée dans la fonction publique ou si le fonctionnaire déjà en activité attend plus de deux années après la date de la publication du décret pour solliciter son affiliation. Pour les garanties prévoyance, la cotisation doit être exprimée en pourcentage de la rémunération. Le taux est le même pour tous les agents affiliés. Le contrat de prévoyance devra au moins prévoir la couverture du risque incapacité de travail c'est-

© Gilles Paire - Fotolia.com

Actualité

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à-dire le versement d’indemnités journalières pour compenser la perte de salaire en cas d’arrêt de travail pour maladie. Deux procédures sont possibles Le contrat labellisé L’employeur pourra verser directement aux personnels actifs une participation forfaitaire dont le montant est laissé à sa seule appréciation. L’assuré produira l’attestation de la mutuelle certifiant que les garanties souscrites de manière individuelle et facultative en complémentaire santé et/ou prévoyance auront été préalablement labellisées par l’un des organismes habilités par l’autorité de contrôle prudentiel. Ces derniers qui devront être connus, au plus tard mi-avril, auront la responsabilité de vérifier que le contrat répond aux exigences fixées par la réglementation et notamment pour leur caractère solidaire et responsable. Le label donné aux contrats proposés par les mutuelles, les assurances ou les institutions de prévoyance sera attribué pour une durée de 3 ans. La convention de participation L’employeur pourra conclure à titre exclusif une convention de participation valable 6 ans avec l’opérateur sélectionné après une mise

en concurrence. Il ne s’agit pas d’un marché public car la convention de participation ne répond pas à un besoin propre de la collectivité et elle n’est pas conclue à titre onéreux. La collectivité adresse à chacun des organismes consultés un document qui définit les caractéristiques quantitatives et qualitatives de la population concernée et les prestations à proposer. Pour bénéficier de la participation financière l’agent en activité doit obligatoirement se rattacher au contrat sélectionné par la collectivité. Les retraités auront accès au contrat santé de leur dernier employeur mais ils ne pourront pas bénéficier d’aide financière. Les personnels actifs et retraités auront la liberté de ne pas souscrire au contrat préconisé par la collectivité. Le contrôle des critères de solidarité inter-catégorielle et intergénérationnelle qui subordonnent le financement relève alors de la responsabilité pleine et entière de la collectivité. L’aide de l’employeur est versée à l’organisme complémentaire en déduction de la cotisation appelée auprès de l’actif.

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Le rôle des représentants du personnel Le décret mentionne l’importance du dialogue social. L’employeur qui décide de participer à la protection sociale de son personnel a l’obligation de consulter le comité technique. Cette instance composée d’élus et de personnels pour les communes et les établis-

Informations sur le décret Les mutuelles du réseau Mutame sont à votre disposition pour vous renseigner. Des informations sont disponibles sur leur site Internet respectif. sements donne un avis sur le choix de la procédure (labellisation ou conventionnement) et sur le choix de l’opérateur à l’issue du résultat de la mise en concurrence. La mise en œuvre du nouveau dispositif Les aides financières accordées par les collectivités territoriales avant la parution du décret du 8 novembre dernier demeurent toujours valables. La liste des contrats labellisés sera mise à la disposition des personnels sur le site Internet du ministère des collectivités territoriales au cours de l’été 2012. En attendant, les participations en cours demeurent. Par contre les collectivités ne peuvent pas instaurer avant le 1er septembre 2012 des participations sur la base du nouveau décret en référence à la procédure de conventionnement. Lorsque la convention de participation sera possible, il reviendra à l’employeur d’informer ses agents en activité. Pour les retraités les collectivités se rapprocheront de la CNRACL ou de l’IRCANTEC. Gilles LEDOYEN Directeur Général de Mutame Normandie

L’aide financière est facultative. Elle est fixée librement par l’employeur en forfait euro. Son montant est modulable selon la situation de famille ou le revenu des agents. Le comité technique est consulté pour avis sur le choix de la procédure et de l’organisme conventionné. Le personnel parti à la retraite ne perçoit pas d’aide de l’employeur. Labellisation Convention de participation - Le contrat est certifié par un organisme indépendant. - La collectivité doit vérifier les critères sociaux du contrat. - L’adhérent choisit librement la mutuelle et reçoit une aide financière de l’employeur. - L’employeur sélectionne un organisme complémentaire et réserve son aide financière à la Mutuelle choisie - La liste des contrats labellisés sera disponible sur Internet. - L’information des personnels actifs et retraités revient à l’employeur. - La mutualisation s’exerce sur tous les adhérents de la mutuelle présentant - Le risque est réparti sur les seuls personnels rattachés à la collectivité. un contrat national labellisé. - En cas de mobilité, l’adhérent conserve sa mutuelle. - Si l’agent quitte la collectivité, il perd sa garantie complémentaire. - L’adhérent en activité perçoit directement une aide forfaitaire de l’employeur - La cotisation de l’adhérent est diminuée de l’aide versée en présentant l’attestation de la complémentaire par l’employeur à l’organisme conventionné.


Hypertension artérielle : les femmes aussi

sont concernées L’hypertension artérielle (HTA) est un mal qui se décline aussi – et de plus en plus souvent – au féminin. En cause : une mauvaise hygiène de vie et des facteurs spécifiques comme la prise de contraceptifs, la ménopause et la grossesse. expression « tension de jeune fille » prend du plomb dans l’aile  ! Aujourd’hui, les femmes sont de plus en plus exposées au risque d’hypertension artérielle (HTA), elle-même première cause de maladie cardio-vasculaire. Elles sont 6 millions en France, soit 22 % des femmes de plus de 18 ans, selon le Comité français

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de lutte contre l’hypertension artérielle (CFLHTA). Ainsi, plus d’une française sur cinq serait hypertendue. Mais nombreuses sont celles qui l’ignorent. « L’hypertension provoque notamment des accidents cardiaques ou vasculaires mortels », résume la Professeure Claire Mounier-Vehier, chef du service de médecine vasculaire-HTA à l’hôpital universitaire de Lille et vice-présidente de la Fédération

française de cardiologie (FFC). Or, « dans deux cas sur trois, cette tueuse silencieuse ne se manifeste par aucun symptôme, jusqu’à ce qu’il soit trop tard », complète la spécialiste. Mais parfois des signaux d’alarme apparaissent : essoufflement anormal, douleur dans la poitrine à l’effort, impression de voir des mouches voler ou bourdonnements d’oreille. Quand le sang passe mal

La Fédération française de cardiologie partenaire de Priorité santé mutualiste La Fédération française de cardiologie est une association reconnue d’utilité publique depuis 1977 et présente partout en France. Son objectif : réduire le nombre de décès et d’accidents d’origine cardio-vasculaire. Elle s’est associée à la Mutualité Française dans le cadre du programme Priorité santé mutualiste. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.prioritesantemutualiste.fr

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« Si le cœur est une chaudière, l’aorte est le gros tuyau dans lequel passe l’eau, illustre la Professeure Mounier-Vehier. Quand le cœur se vide de son sang, la pression dans l’aorte atteint son niveau le plus élevé. C’est la systolique. A l’inverse, quand le cœur est complètement rempli de sang, la pression est à son point le plus bas. C’est la diastolique. » La pression artérielle systolique

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Santé

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Le 39 35. Cette plate-forme téléphonique est accessible du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, grâce à l’identifiant de [nom de votre mutuelle : identifiant]. Vous pouvez appeler ce numéro pour une écoute ou des informations sur tous les problèmes de santé, comme, par exemple les maladies cardio-vasculaires, la santé visuelle ou le médicament. Il vous donne également accès à des accompagnements gratuits par téléphone (arrêt du tabac, équilibre alimentaire, maintien à domicile pour les personnes âgées …). Des Rencontres Santé organisées près de chez vous. Nadine Allain

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Priorité santé mutualiste, c’est aussi…

est considérée comme normale quand disposition à faire de l’hypertension, du elle se situe en dessous de 140 millimètres diabète – qui annule la protection des de mercure (mmHg) et la pression arté- œstrogènes naturels – ou un accident carDes femmes enceintes rielle diastolique, en dessous de dio-vasculaire à la ménopause. 90 mmHg. « On soupçonne une hyper- Quant aux autres facteurs de risque, ils sous haute surveillance tension dès que l’un ou l’autre de ces chif- sont similaires à ceux des hommes : héréUne femme enceinte sur dix souffre fres dépasse ces valeurs », indique ce dité, taux élevé de cholestérol, surpoids, d’une hypertension dite « gravidique », médecin. accumulation de graisse abdominale, c’est-à-dire liée à un trouble de la fabriLa plupart des hypertendues sont en sédentarité, stress, alimentation trop salée. cation du placenta. Cette complication ménopause ou péri ménopause, soit une « Je me reconnais un peu dans ce portrait : apparaît entre le 5e et le 6e mois de je prends la pilule femme sur deux grossesse ; elle est plus fréquente chez depuis dix ans, le sport après 65 ans. « La Plus d’une française les femmes attendant leur premier et moi ne sommes protection naturelle enfant. L’âge, le poids, une HTA présur cinq pas très copains, les baisse en même existante et les antécédents familiaux repas d’affaires me temps que le taux serait hypertendue jouent un rôle important. profitent bien et je d’œstrogènes, qui ont Si elle n’est pas détectée, elle peut procombats le stress à un effet vasodilatavoquer des dégâts sérieux, voire morcoups de cigarettes, teur, précise la Protels, à la fois pour la mère et pour l’enfesseure Mounier-Vehier. Résultat : « le réagit Vanessa, 30 ans, chargée de recrufant. C’est pourquoi, à chaque visite cœur doit pousser le sang plus fort pour le tement à Paris. Je devrais peut-être faire surmensuelle, le gynécologue surveille faire passer dans l’aorte, qui devient de plus veiller ma tension, d’autant qu’il y a eu des votre tension et le taux d’albumine que en plus rigide en vieillissant. Votre cœur se crises cardiaques dans ma famille ! » vous éliminez. Le dosage de cette profatigue plus vite, devient plus gros, et une Le dépistage précoce de la HTA « permet téine permet de détecter une malnuinsuffisance cardiaque peut s’installer ». une prise en charge incluant seulement un trition ou une déshydratation. Une ou deux médicaments et une hygiène de vie hypertension gravidique impose un adaptée, plutôt que de sortir l’artillerie Tabac et contraception, repos complet, un traitement adapté lourde dès le départ », commente la Prole mauvais cocktail à votre état ainsi qu’une alimentation fesseure Mounier-Vehier. En effet, « la HTA limitée en sucre et en graisses. Mais la HTA peut aussi toucher des vieillit avec vous et cause plus de dégâts chez femmes plus jeunes. « Les œstrogènes de les femmes que chez les hommes après la synthèse, les contraceptifs, peuvent induire ménopause ». Régulièrement suivie, une hypertension, surtout s’il existe une pré- conclut-elle, « vous vivrez plus r le Net L’expertise mutualiste su disposition génétique et à plus forte raison longtemps en bonne santé. Et ne si la patiente fume ou si elle est migraineuse, négligez pas le régime ni l’activité - Des réponses fiables avertit la Professeure Mounier-Vehier. Le physique au quotidien. La preà vos questions risque d’AVC, par exemple, est multiplié par mière responsable de votre santé, - Des services particuliers plus de 30 à partir de 35 ans devant une c’est vous ! » (Blogs, chats experts, association contraception-tabac-migraine. » forums sur la santé) Alexandra Capuano La grossesse aussi peut révéler une préprioritesantemutualiste.fr

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Protection sociale

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ACS : aide à l’acquisition d’une

complémentaire santé Vos revenus sont modestes mais ils dépassent sensiblement le plafond de ressources qui vous permettrait de bénéficier de la couverture maladie universelle. Vous pouvez peut-être prétendre à l’Aide à l’acquisition d’une Complémentaire Santé mise en place en 2005. ACS est une aide financière permettant de diminuer votre cotisation auprès de votre complémentaire santé. Ce dispositif national s’adresse aux personnes et à leurs ayants droit dont les revenus ne dépassent pas 35 % du plafond ouvrant droit à la Couverture Maladie Universelle Complémentaire (CMU-C).

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Pouvez-vous bénéficier de l’ACS ? Les personnes pouvant prétendre au dispositif ACS doivent remplir trois conditions : - Résider en France de façon stable et régulière depuis plus de trois mois. Si vous n’avez pas de domicile fixe ou vous habitez

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dans un habitat mobile, vous devez élire domicile auprès d’un centre communal d’action sociale. - Avoir ou contracter un contrat santé responsable et individuel et ne pas être bénéficiaire d’un contrat collectif d’entreprise obligatoire.

- Percevoir des ressources inférieures à 35 % du plafond de la CMU-C. Les revenus pris en compte sont l’ensemble des ressources nettes perçues, imposables ou non, par toutes les personnes composant le foyer au cours des douze derniers mois précédant la demande. Si vous êtes

Le plafond de ressources applicable au 1er janvier 2012 (barème revalorisé le 1er Juillet de l’année).

Composition du foyer 1 personne 2 personnes 3 personnes 4 personnes 5 personnes Par personne supplémentaire

Plafond annuel 10 491 € 15 737 € 18 884 € 22 031 € 26 228 € + 4 196,45 €

Plafond mensuel 874 € 1 311 € 1 574 € 1 836 € 2 186 € + 349,70 €


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L’ ACS en chiffres en 2011 • 734 620 attestations délivrées Fin octobre. • 604 135 personnes font valoir leurs droits à la réduction de la cotisation. • Le montant moyen annuel de la déduction est de 268 € propriétaire de votre logement, bénéficiaire de l’aide personnalisée au logement ou hébergé à titre gratuit, vous devez ajouter aux revenus en fonction de votre situation familiale un forfait mensuel défini au 1er janvier de l’année. Quel est le montant de l’aide ? Le montant de l’aide varie selon votre âge au 1er janvier de l’année et selon le nombre de personnes qui compose le foyer.

Tranche d’âge Moins de 16 ans De 16 à 49 ans De 50 à 59 ans 60 ans et plus

Montant des aides par bénéficiaire et par an 100 Euros 200 Euros 350 Euros 500 Euros

Les démarches à accomplir  ? Vous devez vous procurer l’imprimé S3715a « Aide pour une complémentaire santé » auprès de votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie, d’un CCAS, d’une association agréée ou d’un hôpital. Vous pouvez aussi le télécharger sur le site de l’Assurance MalaPour un couple avec 2 enfants qui dispose de revenus mensuels inférieurs à 1 836 €, l’aide financière annuelle pour payer la mutuelle est de 850 € soit 200 € pour la mère de 45 ans, 350 € pour le père de 52 ans, 200 € pour l’enfant étudiant de 20 ans et 100 € pour l’enfant de 14 ans.

die www.ameli.fr Il convient de remplir un seul formulaire par foyer. Il doit être retourné avec les pièces justificatives à la Sécurité Sociale. La caisse d’assurance maladie dispose de deux mois pour vous répondre. En l’absence de réponse dans le délai, cela signifie que votre demande est refusée. Si vous êtes éligible à l’aide à l’Acquisition d’une Complémentaire Santé, la caisse d’assurance maladie vous envoie une attestation chèque « Aide pour une complémentaire santé » précisant le montant de l’aide auquel vous et vos bénéficiaires avez droit. Comment utiliser votre « chèque santé » ? Vous avez six mois pour faire valoir vos droits auprès de l’organisme complémentaire de votre choix. Les enfants de plus de 16 ans reçoivent une attestation distincte de celle des parents. Si vous êtes déjà affilié à une complémentaire santé : vous devez présenter l’original de votre attestation auprès de votre organisme de protection complémentaire pour bénéficier de la réduction. Si vous n’avez pas de contrat santé auprès d’une complémentaire : vous devez choisir un organisme et lui fournir lors de l’adhésion l’original de votre attestation précisant vos droits. Une facilité d’accès aux soins Sur la présentation de la carte Vitale et de l’attestation de droit à la dispense d’avance de fonds valable 18 mois remise par la caisse d’assurance maladie, l’assuré bénéficie de la procédure de tiers payant régime obligatoire auprès des professionnels de santé pour les actes médicaux réalisés dans le cadre du parcours de soins. À titre d’exemple pour une consultation du médecin traitant de 23 €, le patient règle uniquement la part complémentaire de 6,90 € et la participation forfaitaire d’1 €. Sous certaines conditions, il est aussi possible que votre mutuelle règle

le médecin pour vous éviter tout paiement d’honoraires. Le tiers payant de la sécurité sociale est valable même si le bénéficiaire de l’ACS décide de ne pas choisir un organisme de protection complémentaire. Validité des droits ACS L’aide est accordée pour un an et peut être reconduite sous réserve de continuer à remplir les conditions d’attribution et notamment en matière de ressources. La demande de renouvellement doit être effectuée auprès de la Caisse d’Assurance Maladie deux mois avant l’expiration des droits indiqués sur la dernière attestation. Emilie LEPLATOIS Assistante Sociale de Mutame Normandie

Ceux qui renoncent à se soigner On estime à 25 % le pourcentage de Français qui, malades au cours des douze derniers mois, ont renoncé à se soigner. Un sur quatre ! C’est considérable. Ces renoncements sont le fait, en majorité, de personnes qui ne détiennent pas de complémentaire santé et doivent donc assumer la plus grande part du coût de leurs soins. En effet, la première raison invoquée est d’ordre financier. Il n’est donc pas étonnant que ces renoncements concernent, par ordre, les prothèses dentaires, les médicaments, les frais d’optique et les consultations de spécialistes. Parmi les autres motifs invoqués figurent les délais trop importants pour obtenir un rendez-vous, le manque de temps, les soins jugés « non utiles », le refus de la part du professionnel et… la peur du diagnostic. Cédric Portal


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Prévention Cancer colorectal : en finir avec la politique de l’autruche Le cancer du côlon est la cause de plus de 17 000 décès annuels. Pourtant, s’il est dépisté à temps, les chances de guérison dépassent 90 %. Alors pourquoi refuser de savoir ? Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous êtes concerné ! es chiffres font froid dans le dos. En 2010, on estime à 40 000 le nombre de nouveaux cas de cancer colorectal. Il se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents, après celui de la prostate (71 500 cas annuels) et celui du sein (52 500). Il constitue, avec 17 400 décès chaque année, la deuxième cause de décès par cancer en France, après le cancer du poumon. Cette maladie se développe généralement à partir d’un polype – également appelé « adénome » – qui évolue et devient pathogène. Elle évolue le plus souvent, dans un premier temps, sans symptôme ni signe avant-coureur. Si la tumeur est traitée à temps, alors qu’elle est encore superficielle (stade 1), le taux de survie à cinq ans dépasse les 90 % ! Ce taux, en revanche, tombe à 5 % seulement en cas de découverte tardive (stade 4). « D’où l’intérêt de détecter le plus tôt possible ce cancer ou les lésions qui le précèdent », insiste le Dr Jérôme Viguier, responsable du dépistage à l’Institut national du cancer (Inca). Le dépistage organisé de cette pathologie a été généralisé en mars 2009. Il s’adresse aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans, soit quelque 17 millions de personnes. Tous les deux ans, elles sont invitées par leur caisse primaire d’assurance maladie, à consulter leur médecin généraliste pour procéder à des tests. La nature de ce dépistage varie selon le profil des patients.

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© Nathanaël Mergui - FNMF

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Déceler les traces de sang dans les selles pour les personnes « à risque moyen », à savoir hommes et femmes de plus de 50 ans sans symptômes apparents ni antécédents familiaux, les autorités médicales préconisent un test visant à détecter les traces de sang invisibles dans les selles. « Le patient prélève sur trois selles consécutives deux fragments, de la taille d’un petit pois, qu’il dépose sur une plaquette, explique le Dr Robert Benchétrit, généraliste à Antibes. Cet échantillon est analysé en laboratoire. »

Si aucune trace de sang n’est décelée (97 à 98 % des cas), le patient est invité à refaire un test deux ans plus tard. Dans l’intervalle, il doit surveiller les signes d’alerte (saignements, diarrhée inhabituelle, amaigrissement inexpliqué…) et ne pas hésiter à consulter son médecin en cas de doute. Un test positif (2 à 3 % des cas) ne signifie pas que le patient a un cancer : il indique simplement que des traces de sang ont été détectées. Pour en déterminer l’origine, le médecin prescrit une coloscopie, l’examen du côlon par l’intermédiaire d’une sonde comportant des fibres optiques. Les personnes « à risque élevé » (15 à 20 % des cas) sont celles qui ont déjà eu un cancer ou dont l’un des parents proches a été atteint d’un cancer de l’intestin avant 65 ans. Pour elles, il est recommandé de procéder directement à une coloscopie. Enfin, les personnes « à risque très élevé » (1 à 3 % des cas), porteuses de gènes défectueux favorisant cette maladie, bénéficient d’un suivi médical spécifique. Lorsqu’un traitement est nécessaire, le choix de celui-ci dépend du stade et de la localisation de la tumeur. Les chirurgiens procèdent généralement à l’ablation du segment du côlon concerné, en s’efforçant de préserver l’essentiel de l’organe. Des séances de radiothérapie sont souvent requises. Si la maladie est dépistée assez tôt, il est possible d’éviter le passage sur la table d’opération ! Finissons-en donc avec la politique de l’autruche : un test indolore vaut mieux qu’une issue tragique… Cédric Portal

Dépistage : fortes disparités régionales Selon l’Institut national du cancer (Inca), sur la période 2009-2010, près de 17 millions de personnes ont été invitées à se faire dépister. La participation à cette campagne est de 34 %. Elle est plus élevée chez les femmes (36,5 %) que chez les hommes (31,4 %). Cette moyenne nationale cache de fortes disparités territoriales. Huit départements atteignent ou dépassent le seuil de 45 % : Ardennes, Côte-d’Or, Haut-Rhin, Indre-etLoire, Isère, Loire-Atlantique, Lot-et-Garonne et Saône-et-Loire. Les taux les plus élevés sont observés pour la Côte-d’Or et la Saône-et-Loire (55 %). Vingt départements ont des taux de participation entre 20 et 45 %, dix-huit ont des taux inférieurs à 30 %. Le « bonnet d’âne » va à la Haute-Garonne : seulement 16,4 % des habitants de plus de 50 ans sollicités ont fait le test de dépistage !


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Jardinage Fleurs d’été et arrosage

a sécheresse est de plus en plus sévère et les nappes phréatiques ne se reconstituent pas très rapidement. Le prix de l’eau du réseau de distribution est de plus en plus cher, il devient indispensable de rechercher tous les moyens de l’économiser. Il faut également rechercher les plantes les moins gourmandes en eau et qui résistent en cas de faibles précipitations. Il existe de multiples méthodes pour économiser l’eau d’arrosage de votre jardin.

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Récupération de l’eau de pluie C’est une initiative à la fois écologique et économique. L’eau de pluie a l’avantage, en plus de sa gratuité, d’être ni calcaire, ni chlorée et d’être à la température de l’air.

Suivant les régions il est possible de récupérer entre 45 et 80 m3 pour une toiture de 100 m2. Ne jamais récupérer l’eau de pluie des toits couverts de toile goudronnée car il y a libération d’hydrocarbure. Il existe un grand nombre de cuves en plastique ou en polyéthylène de capacités très différentes en fonction des besoins. Arroser en fonction des plantes Toutes les plantes n’ont pas le même besoin en eau. Outre le gaspillage en eau, vous risquez de fragiliser les plantes. Lors de la réalisation de massifs il est utile de connaitre les besoins de chaque variété et de les planter ensemble. Délivrer l’eau au plus près des racines Lorsque vous utilisez un arrosoir avec une pomme ou un tuyau avec une lance, une grande quantité d’eau arrose des parties de sol sans racine. Il est préférable d’apporter l’eau au pied des plantes avec un arrosoir sans pomme ou en utilisant des systèmes comme le goutte à goutte ou les tuyaux micro perforés.

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Limiter l’évaporation Il est possible de limiter la quantité d’eau nécessaire en réduisant l’évaporation. Optimiser l’heure d’arrosage, ne jamais arroser pendant les heures les plus chaudes car en plus du risque de brulure sur le feuillage, l’évaporation sera importante. Si le sol est très chaud et que vous versez de l’eau dessus il se passe le même

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Chaque année, de nombreuses régions sont soumises à des restrictions d’eau en particulier au niveau de l’arrosage des pelouses et des fleurs.

phénomène que lorsque vous versez de l’eau sur un objet chaud, il se dégage immédiatement de la vapeur d’eau. C’est un phénomène identique qui se produit même si celui ci est moins visible. Le paillage est également très utile car il joue un double rôle. Il sert de barrière thermique en empêchant le sol de se réchauffer mais également d’éviter l’évaporation en conservant l’humidité au niveau des racines. Habituer les plantes au manque d’eau Il est indispensable d’arroser après la plantation mais ensuite il est possible de réduire les arrosages, la plante développera son système racinaire pour aller chercher l’eau en profondeur. Malgré toutes ces contraintes il existe de nombreuses plantes qui résistent bien à la sécheresse. Les plantes originaires du sud comme la lavande, la santoline mais également les plus classiques comme les bégonias semperflorens, célosies plumeuses, cléomes, sauges bleues ou blanches, tagètes (œillets d’Inde, rose d’Inde), rudbeckias, pétunias hybrides, tabac, cinéraire maritime… Vous pouvez également mélanger dans vos massifs d’annuelles des graminées ou des légumes comme les cardons ou les poirées. Je vous souhaite de belles floraisons estivales. Gilbert DIVOUX Président de Mutame Territoire de Belfort


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Mutame Essentiel N°51