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Édito

Sommaire

Évolution du financement des dépenses de santé Depuis plusieurs années le financement des dépenses de santé connait des changements Daniel Lemenuel importants. Président La couverture assurée par l’assurance maladie a progressivement décru en raison : • de la mise en place de mesures destinées à maîtriser les dépenses de sécurité sociale ("ticket modérateur" ou part de la dépense restant à la charge de l’assuré : forfait journalier à l’hôpital, part non remboursée par la sécurité sociale pour les consultations ou les médicaments), • de l’augmentation des dépenses les moins bien remboursées (dentiste, optique, médicament). La part de ce ticket modérateur dans la protection obligatoire en France apparaît élevée à l’intérieur des pays européens. Cette diminution de la participation du régime de sécurité sociale est compensée par une augmentation de la part restant à la charge des ménages, que ceux-ci doivent acquitter directement ou indirectement par des organismes de protection complémentaire (mutuelles).

Protection sociale

ACS : Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé Mutuelle

Heureusement depuis quelques années, les Mutuelles contribuent directement et totalement au financement d’aides destinées aux plus démunis. Il en est ainsi de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) et à ce titre je vous invite à consulter, dans les pages suivantes, l’article que nous à rédigé Émilie Leplatois notre charmante et efficace assistante sociale de Mutame Normandie à ce sujet. Pour vous ou ceux qui vous entourent, je vous invite à lire attentivement cet article.

SALONS 2013 - RENDEZ-VOUS MUTAME Santé Social Expo : 1er et 2 octobre à Tours Congrès National des Directeurs Généraux : 17,18 et 19 octobre à Marseille Salon des Maires et des Collectivités Locales : 19,20 et 21 novembre à Paris

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Une mutuelle, qu’est-ce que c’est ? Nutrition

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Questions d’adhérents... Médecine

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À chacun(e) sa contraception ! Pratique

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Démarches : on peut (presque) tout faire sans sortir de chez soi Jardinage

La part prise par cette couverture complémentaire s’accroît année après année. Elle apparaît aujourd’hui de plus en plus insupportable notamment pour les plus défavorisés. Ceux-ci, par manque de moyens sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à renoncer aux soins.

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L’asperge Jointes à l’édition nationale Mutame Essentiel, des pages spéciales régionales numérotées de 1 à 4.

Magazine trimestriel édité par Mutame Mutualité des agents territoriaux et membres extérieurs. Directeur de la publication : Daniel Lemenuel Responsable de la rédaction : Gilles Ledoyen Articles : Mutame, Mutuelles, France Mutualité Crédit photos : Fotolia.com - FNMF Couverture : © Fotolia.com Conception et réalisation : C.A.G., Paris. Impression : PRN - ZI Ouest 28, rue du Poirier BP 90180 - 14652 Carpiquet Tirage : 42 000 exemplaires - Dépôt légal : à parution N° de CPPAP : 0216 M 07699 N° ISSN Édition nationale : 1763-6574 N° ISSN Édition locale : précisé sur les pages spéciales régionales jointes. Union Mutame 63, boulevard de Strasbourg - 75010 Paris Union régie par le livre II du code de la mutualité SIREN N° 784 854 499 Toute correspondance doit être adressée à : Mutame - B.P. N° 61 - 75 462 Paris Cedex 10 © Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (art. L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle). Toute copie doit avoir l’accord du Centre français d’exploitation du droit de copie, (20, rue des Grands Augustins - 75 006 Paris).


Protection sociale

ACS : Aide à l’acquisition d’une

complémentaire santé Aujourd’hui en France, une personne est considérée comme vivant en dessous du seuil de pauvreté lorsque ses ressources sont inférieures à 964 Euros. Le plan pluriannuel contre la pauvreté entend lutter pour améliorer le niveau de vie des foyers les plus modestes. Aussi, les plafonds de ressources encadrant l’accès à la CMUC et à l’ACS ont été relevés au 1er juillet 2013.

• Résider sur le territoire français de manière stable et régulière, ou avoir élu domicile auprès d’un Centre Communal d’Action Sociale, depuis plus de trois mois. • Avoir des ressources qui ne dépassent pas le plafond en vigueur. • Bénéficier d’un contrat santé responsable ou en contracter un.

ACS : Qu’est ce que c’est ?

Attention, pour les propriétaires de leur logement, les bénéficiaires d’une aide au logement ainsi que les personnes hébergées à titre gratuit, il est nécessaire d’ajouter aux ressources un forfait logement mensuel dont vous retrouverez les montants ci-dessus.

L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé est une aide financière, attribuée par l’assurance maladie, qui permet de faire valoir une réduction sur le montant des cotisations de mutuelle. C’est un dispositif

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national (Métropole et DOM) qui s’adresse à l’assuré ainsi qu’à ses ayants-droit. Pouvez-vous en bénéficier ? Pour obtenir l’ACS, il faut réunir trois conditions :


Les conditions de ressources au 1er juillet 2013 Composition du foyer 1 personne 2 personnes 3 personnes 4 personnes 5 personnes Par personne supplémentaire

Composition familiale 1 personne 2 personnes 3 personnes ou plus

Plafond annuel 11 600 € 17 401 € 20 881 € 24 361 € 29 001 € + 4 640,19 €

Plafond mensuel 967 € 1 450 € 1 740 € 2 030 € 2 417 € + 386,68 €

Propriétaires Occupants à titre gratuit Montant mensuel 2013 57,99 € 101,48 € 121,78 €

Bénéficiaires d’une aide au logement Montant mensuel 2013 57,99 € 115,98 € 143,52 €

Qu’est-ce que cela m’apporte ? • Une aide financière à faire valoir sur les cotisations de la complémentaire santé Elle est attribuée selon l’âge au 1er janvier de l’année en cours et selon la composition familiale. Tranche d’âge Moins de 16 ans De 16 à 49 ans De 50 à 59 ans 60 ans et plus

Montant 100 € 200 € 350 € 500 €

• Le tiers payant Sécurité Sociale Grâce à l’ACS, vous êtes dispensé de l’avance de frais pour la part de l’assurance maladie chez les professionnels de santé dans le cadre du parcours de soins coordonnés. De la même manière, ces derniers ne peuvent en aucun cas vous facturer des dépassements d’honoraires. • Un droit aux tarifs sociaux Depuis le 1er juillet 2013, le bénéfice de l’ACS permet d’ouvrir droit aux tarifs sociaux du gaz et de l’électricité. Ce tarif vous sera accordé automatiquement, pour une période de 18 mois, sous réserve que vous soyez titulaire d’un contrat de fourniture électrique ou de gaz pour votre

résidence principale. Dans la pratique, les Caisses Primaires d’Assurance Maladie transmettent directement les informations aux fournisseurs. Vous recevrez ensuite un courrier vous confirmant vos droits. Comment faire la demande d’ACS ? Dans un premier temps, l’assurance maladie met un simulateur à votre disposition. Celui-ci est accessible sur internet à l’adresse suivante : www.ameli.fr/simulateur-droits Ensuite, il faut vous procurer l’imprimé CERFA S3715a sur Internet, auprès de votre Caisse d’Assurance Maladie, d’un organisme social, de l’hôpital ou encore d’une association agréée. Il convient de remplir un formulaire par foyer et de le transmettre à votre CPAM accompagné des pièces justificatives indiquées dans le dossier. Et après ? L’assurance maladie vous retourne une attestation-chèque avec le montant de votre réduction. Celle-ci est à présenter dans les 6 mois à votre complémentaire santé. Ce document est accompagné d’une attestation de

Un numéro vert La sécurité sociale répond à vos questions :

0 800 333 123 droit au Tiers-payant. Cette dernière est à conserver et à présenter auprès des professionnels de santé que vous consultez. Si vous avez des enfants de plus de 16 ans, vous recevrez une attestation nominative les concernant. Effectivement, l’organisme complémentaire des enfants est parfois différent de celui des parents. Aussi, les jeunes de plus de 16 ans peuvent faire valoir la réduction directement auprès de l’organisme qui assure leur protection sociale. L’ACS est accordée pour un an. Elle est renouvelable deux mois avant l’expiration, sous réserve de remplir les conditions d’attribution au moment de la demande. Émilie Leplatois Assistante Sociale Mutame Normandie

Une aide pour la famille Ressources mensuelles inférieures à 2 030 € : • 350 € pour l’adhérent 50 ans • 200 € pour le conjoint 48 ans • 200 € pour le premier enfant 17 ans • 100 € pour le second 12 ans Au total la famille prétend à une réduction annuelle de cotisation de 850 €

Jusqu’à 1 000 Euros d’aide pour un couple Monsieur 65 ans et Madame 63 ans Revenus mensuels inférieurs à 1 450 € Chacun reçoit 500 €


Mutuelle Une mutuelle, qu’est-ce que c’est ? Le cœur de métier d’une mutuelle, c’est la santé ! Une mutuelle vous protège, vous et votre famille La mutuelle prend en charge vos dépenses de santé.

Une mutuelle vous informe en amont de la maladie 3000 actions de prévention et de promotion de la santé sont réalisées chaque année par les mutuelles, partout en France, tout particulièrement pour maintenir l’autonomie des personnes, prévenir les maladies chroniques et améliorer la santé des jeunes.

Une mutuelle met à votre disposition des services de qualité 2500 services de soins et d’accompagnement mutualistes sont accessibles sur tout le territoire avec une seule règle : garantir des soins de qualité au meilleur coût.

La mission d’une mutuelle est simple : garantir à tous l’accès à des soins de qualité. Un objectif : diminuer vos restes à charge Limiter les dépassements d’honoraires Grâce à des accords passés entreles mutuelles et les professionnelsde santé, une économie de 50 euros peut être réalisée en moyenne sur l’achat d’une paire de lunettes dans un réseau d’opticiens conventionnés, soit - 30 % sur le reste à charge habituellement constaté.

Généraliser le tiers payant Les mutuelles ont inventé le tiers payant dans les pharmacies. Elles travaillent à le généraliser aux autres professionnels de santé pour permettre de ne pas faire l’avance des frais de santé.

Maintenir une action sociale 100 millions d’euros : c’est ce que les mutuelles consacrent chaque année pour permettre aux personnes en difficulté de continuer à se soigner.

Solidarité, démocratie et transparence. Entre une mutuelle et une assurance, il y a des différences Les mutuelles n’ont pas d’actionnaires ! leurs excédents sont utilisés au profit des adhérents, et les principales décisions sont prises par les adhérents eux-mêmes, lors de l’assemblée générale.

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Nous n’avons pas attendu que ce soit à la mode pour être transparents Les mutuelles sont à but non-lucratif : leurs « frais de gestion » servent uniquement à la protection santé des adhérents (gestion du tiers payant, démarches contractuelles avec les professionnels de santé, prévention…).

Sans mutuelle, la sécu ne suffit plus C’est pourquoi nous nous battons pour qu’il soit de nouveau possible de garantir à chacun une vraie protection sociale, reposant sur la sécu et les mutuelles.


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Nutrition

Questions d’adhérents... Demande d’un adhérent lors d’un chat experts sur Internet Je viens de découvrir que j’ai du cholestérol, quels sont les aliments que je devrais privilégier cet été ? Réponse de Camille Grasset, diététicienne-nutritionniste Une alimentation équilibrée et variée est la meilleure façon de favoriser un bon bilan sanguin. Privilégiez les viandes et poissons grillés (poisson deux à trois par semaine), limitez la charcuterie et les aliments tout prêts industriels afin de contrôler votre consommation de matières grasses. Consommez des fibres à chaque repas (fruits et légumes) pour limiterl’absorption du cholestérol alimentaire. Enfin, privilégiez la consommation de graisses crues (en assaisonnement ou en fin de cuisson) plutôt que cuites afin d’avoir les bénéfices de ces matières grasses (l’huile d’olive et l’huile de colza font partie des plus intéressantes à consommer). Demande d’un adhérent lors d’un chat experts sur Internet À la plage, j’ai un creux vers 17 h et les chichis, beignets sont bien tentants. Avez-vous des idées d’en-cas moins gras qui supportent la chaleur ?

Réponse de Camille Grasset, diététicienne-nutritionniste : Effectivement, la tentation est grande ! Pour être plus raisonnable, pensez à prendre avec vous un fruit ou une compote à boire, ou éventuellement quelques amandes/noix (une dizaine par exemple) qui sont riches en protéines et vont donc vous rassasier. Si vous voulez vous laisser tenter, évitez de manière générale les fritures et préférez une gaufre ou une crêpe au sucre, beaucoup moins riche et moins grasse, ou encore un sorbet (moins riche que les crèmes glacées). Vous en saurez plus sur la page dédiée à l’alimentation sur le site : http://www. prioritesantemutualiste.fr/psm/bienvivre/alimentation Demande de l’adhérent au 3935 Cet été j’ai fait très attention à mon alimentation et je souhaiterais des informations sur le suivi diététique à long terme. J’ai vu que dans la revue de ma mutuelle je pouvais bénéficier d’un accompagnement diététique. Pouvez-vous me dire en quoi cela consiste ? Réponse du Conseiller PSM : Nous proposons un programme Equilibre alimentaire pour construire des menus

équilibrés avec une diététicienne. Au préalable, vous aurez un premier entretien téléphonique avec le médecin de notre centre de contact qui s’assurera que le service réponde à vos besoins. À l’issue de cet entretien et pour formaliser votre participation, vous recevrez 3 documents : un courrier d’information, une plaquette de présentation du programme et un bulletin d’inscription. Votre accord est indispensable pour conserver le temps du programme les informations recueillies, utiles à la diététicienne pour vous accompagner. Il vous est possible d’informer un professionnel de votre choix, en l’occurrence votre endocrinologue, de votre participation au programme : il vous suffit de remplir un formulaire accompagnant votre bulletin d’inscription. Le professionnel de santé de votre choix recevra un courrier l’informant que vous bénéficiez du programme, puis de vos états d’avancement. Un conseiller vous appellera pour fixer le premier rendez-vous avec la diététicienne. Ce programme dure 6 mois puis il vous sera proposé trois rendez-vous, tous les trois mois, afin de s’assurer que vous continuez à manger équilibré et varié. Pour en savoir plus, contactez le 3935 en vous munissant de votre code à 4 chiffres.

Lundi au vendredi 9 heures à 12 h 30 13 h 30 à 17 heures Votre code personnalisé Mutame Val de France : 4863 Mutame Normandie : 7426 Mutame Savoie Mont Blanc : 6473 Mutame Rouen Nord Ouest : 7286 Mutame Territoire de Belfort : 3188


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Médecine À chacun(e)

sa contraception ! Un moyen de contraception se choisit au cas par cas en fonction de ses habitudes de vie, de son âge ou encore de ses antécédents médicaux. Charge aux professionnels de santé d’expliquer à leurs patients les avantages et inconvénients des différentes méthodes disponibles. l existe aujourd’hui plus de dix moyens de contraception différents : préservatifs masculin et féminin, cape cervicale, anneau vaginal, dispositif intra-utérin (stérilet), implant, etc. Sans oublier bien sûr la pilule, la méthode numéro un en France, même si son utilisation a légèrement diminué depuis 2000. Elle est toujours choisie par environ une femme sur deux. Pourtant, la pilule ne convient pas à toutes. En théorie, elle est efficace à 100 %. Sauf que dans la pratique, son efficacité est bien moindre : entre 92 à 94 % pour les pilules

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les plus fréquemment prescrites, celles qui contiennent à la fois des œstrogènes et des progestatifs. C’est-à-dire que chez cent femmes sous pilule œstroprogestative, on dénombre de six à huit grossesses pendant la première année d’utilisation, selon la Haute Autorité de santé (HAS). Ces échecs s’expliquent en grande partie par les oublis. La France se retrouve face à une contradiction : le taux de contraception est élevé dans le pays et pourtant, « il subsiste un nombre important de grossesses non prévues, souligne la HAS. Un tiers de ces grossesses est dû à l’absence de contraception tandis que les deux autres tiers surviennent sous contraception ».

Oublier son comprimé Le cas de Marion, 26 ans, est symptomatique. A 15 ans, elle se voit prescrire Diane 35 ® , un médicament antiacnéique aujourd’hui retiré du marché. Son acné disparaît mais elle continue de prendre ce traitement aux effets contraceptifs. « C’était devenu ma pilule, jusqu’à ce que je tombe enceinte », raconte Marion, à qui il arrivait régulièrement d’oublier son comprimé. Elle subit une interruption volontaire de grossesse. « On m’a alors prescrit une pilule minidosée alors que ce n’était vraiment pas ce qui me convenait », poursuit-elle. Nouvelle grossesse non désirée et deuxième avortement. Finalement, elle abandonne la pilule pour l’anneau vaginal, moins contraignant. Pour permettre aux femmes – et aux hommes – de choisir le contraceptif le plus sûr pour eux, le ministère de la Santé et l’Institut national de prévention et d’édu-


cation à la santé (Inpes) ont lancé une nouvelle campagne de sensibilisation. Après l’affaire des pilules de 3e et 4e générations, qui se sont révélées augmenter le risque de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire), le ministère veut dissiper la suspicion et combler le manque d’information à travers un message : « La contraception qui vous convient existe. » Les patients sont invités à consulter le site Internet www.choisirsacontraception.fr pour connaître en détail les différents contraceptifs à leur disposition et faire leur choix avec l’aide de leur médecin ou de leur sage-femme au regard de leur âge, de leur vie sentimentale, de leurs antécédents médicaux, etc. La HAS a par ailleurs rédigé des fiches mémos à l’intention des professionnels pour parfaire leurs connais-

sances parfois lacunaires : quelle contraception conseiller chez une femme adulte en âge de procréer ? chez une adolescente ? après un accouchement ? après une IVG ? Un choix éclairé Bien souvent, le choix d’un contraceptif s’impose par la norme en vigueur en France : au début de la vie sexuelle, on utilise un préservatif, on passe ensuite à la pilule puis au stérilet quand on a eu des enfants. Or pourquoi choisir le préservatif si l’on a des relations régulières ? Pourquoi continuer avec la pilule si l’on est étourdie alors qu’un stérilet, un implant ou un anneau pourraient davantage convenir ? Faire un choix éclairé et efficace suppose

en fait un long échange entre patient et professionnel. « Une méthode sera bien acceptée si tout a été bien expliqué », constate Béatrice Guigues, vice-présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Elle insiste pour ne pas diaboliser la pilule « Elle a été beaucoup blâmée, mais il faut dire que c’est un bon moyen de contraception ». À chaque renouvellement de prescription, la discussion doit être réengagée pour s’assurer que la contraception convient toujours. « Mais quel que soit le contraceptif, une période d’adaptation de l’ordre de trois mois est nécessaire, prévient la gynécologue. Il ne faut donc pas changer trop fréquemment, sinon, on n’est jamais satisfaite. » Sandra Jégu

Les différents moyens de contraception • Le stérilet On l’appelle désormais dispositif intra-utérin (DIU). Il en existe deux types : le DIU au cuivre et le DIU hormonal. Il est placé dans l’utérus par un médecin ou une sagefemme. Il est efficace durant quatre à dix ans, selon le modèle. • Les spermicides Une contraception dite de « dépannage ». Les spermicides se présentent sous forme de gel ou d’ovule qui se placent dans le vagin quelques minutes avant chaque rapport. • L’implant Il s’agit d’une méthode hormonale. Un bâtonnet cylindrique de 4 cm de long et de 2 mm de large est inséré sous la peau du bras, sous anesthésie locale. Il peut être laissé en place pendant trois ans. • Le préservatif féminin Il s’agit d’une gaine en nitrile ou polyuréthane munie d’un anneau souple aux deux extrémités qui se place dans le vagin. Il peut être mis plusieurs heures avant le rapport. • Le préservatif masculin Avec le préservatif féminin, il s’agit du seul moyen de contraception qui protège également du VIH et de la plupart des autres infections sexuellement transmissibles (IST).

• La pilule Il en existe de deux types : les pilules qui contiennent deux hormones, des œstrogènes et des progestatifs, et celles qui contiennent des progestatifs seuls. • Le patch Il s’agit d’une méthode hormonale. Le patch est à coller soi-même sur la peau et à renouveler chaque semaine pendant trois semaines. Durant la 4e semaine, on ne met pas de patch mais on reste protégé. Le retrait du patch provoque l’apparition des règles. • L’anneau vaginal C’est un anneau souple à placer soi-même dans le vagin et à retirer au bout de trois semaines. Au début de la 4e semaine, on enlève l’anneau, ce qui provoque l’apparition des règles. L’anneau contient deux types d’hormones : des œstrogènes et des progestatifs. • La cape cervicale Il s’agit d’un dôme très fin qui vient recouvrir le col de l’utérus. Elle peut être posée au moment du rapport sexuel ou plusieurs heures avant. Il est important de la garder pendant huit heures après le rapport. Elle est réutilisable.

• Le diaphragme Il s’agit d’une coupelle en silicone que l’on place soi-même dans le vagin. Il s’utilise associé à des spermicides. Il peut être posé au moment du rapport sexuel ou plusieurs heures avant. Il est important de le garder pendant huit heures après le rapport. Il est réutilisable. • Les progestatifs injectables Un progestatif de synthèse est injecté par piqûre intramusculaire tous les trois mois. • Les méthodes naturelles Il s’agit notamment des méthodes d’abstinence périodique ou de retrait. Elles sont peu fiables et contraignantes. • La stérilisation à visée contraceptive Pour les femmes et les hommes majeurs. Elle provoque une stérilité considérée comme définitive. • La contraception d’urgence Il en existe de deux sortes : la contraception d’urgence hormonale ou le dispositif intrautérin au cuivre.

Plus d’informations sur www.choisirsacontraception.fr


Pratique Démarches : on peut (presque) tout faire

sans sortir de chez soi Le portail d’accès aux services publics www.mon.service-public.fr permet de réaliser la quasi-totalité des démarches administratives courantes depuis son ordinateur. Près de 5 millions de Français ont déjà créé leur compte. «

our déclarer le décès de mon père, j’ai passé des heures à la mairie, à la Caisse nationale d’assurance vieillesse, à La Poste… alors que j’aurais pu tout régler en trois clics sans sortir de chez moi ! », regrette Nicole. Elle ne savait pas qu’il était possible, depuis octobre 2012, de déclarer en ligne le décès d’un proche survenu dans l’Hexagone. Un service, parmi des dizaines d’autres, accessible via le site www.mon.service-public.fr. Lancé début 2009, ce site permet d’accomplir, sur Internet, la plupart des démarches administratives courantes : changement d’adresse, inscription sur les listes électorales, déclaration de perte d’objets, de cession de véhicule, etc. Pour cela, il suffit de s’inscrire. On se rend sur la page d’accueil du site, on clique sur le bouton « m’inscrire », on renseigne le formulaire « création de mon compte » en suivant les consignes… et c’est fait ! « Chaque utilisateur a un compte unique et

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un seul mot de passe pour accéder à tous les services publics en ligne, précise un porteparole de la Direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME). L’usager peut aussi créer une liaison web avec nos partenaires : la Caf, la CPAM, La Poste, EDF, GDF Suez, Pôle Emploi, Caisse des dépôts - Retraites et Solidarité… Ce qui permet de connecter tous ces sites ! » Dans le cas d’une déclaration de décès, par exemple, il suffit de transmettre l’information une seule fois à l’e-administration pour que tout organisme choisi soit aussitôt mis au courant. Même chose pour un changement d’adresse. Le porte-documents électronique Tous les formulaires administratifs courants, toutes les lettres types sont disponibles et peuvent être téléchargées. Le site www.mon.service-public.fr propose aussi un mode d’archivage virtuel : le porte-documents électronique. « Vous pouvez y conserver

L’avis des usagers Le 28 mai 2013, la Commission européenne a publié la 10e enquête portant sur l’utilisation des services publics européens en ligne, réalisée par le groupe Capgemini et ses partenaires. Pour les 28 000 personnes interrogées, ces sites ne sont pas encore à la hauteur des services proposés par le secteur privé. Les usagers leur attribuent une note de 6,5 seulement – contre 8,5 pour les banques en ligne et 7,6 pour les sites de e-commerce. Signe inquiétant : bien qu’un Européen sur deux (46 %) utilise les services en ligne, 28 % d’entre eux hésitent à y avoir de nouveau recours. En France, le site du gouvernement livre des chiffres sensiblement différents, obtenus au second semestre 2012 en croisant les avis de 50 000 utilisateurs. Le site www.mon.service-public.fr est jugé « utile ou très utile » par 83,5 % des répondants, « simple ou très simple d’utilisation » pour 71,6 % d’entre eux. Plus de huit usagers sur dix (80,7 %) pensent en outre « revenir sur le site ».

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tous vos documents numérisés (pièces d’identité, factures, attestations, etc.) ainsi que les pièces justificatives échangées avec l’administration, explique le porte-parole de la DGME. En cours de démarche, vous pouvez sélectionner, par un simple clic, la pièce dont vous avez besoin. » L’intérêt est évident : on peut ainsi se prémunir contre le vol ou la perte de ses papiers officiels. Ces documents, de plus, deviennent consultables partout dans le monde sept jours sur sept et 24 heures sur 24. Le représentant de la DGME insiste : « Utiliser le site est aussi fiable qu’envoyer une lettre ou se déplacer en personne. Lorsque votre démarche est accomplie, vous recevez un certificat électronique qui fait foi. C’est le cas, par exemple, lorsque vous déclarez vos revenus en ligne. » N’y a-t-il pas un risque d’utilisation frauduleuse des données échangées et des documents conservés ? « Ce risque existe, concède le porte-parole. Mais il est très faible. Il est plus facile de dérober un courrier papier que d’intercepter un mail ! » Au 1er janvier 2013, www.mon.service-public.fr comptait déjà 4,8 millions d’utilisateurs réguliers, contre 3,1 millions en 2011 et 1,3 million seulement en 2010. Le nombre de visites sur l’ensemble de l’année 2012 a dépassé les 10 millions ! Parmi les Français réfractaires au système, certains pointent du doigt le risque d’une déshumanisation progressive des rapports avec l’administration. Pourtant, s’il est évident que le processus permet de faire des économies, les services disponibles sur le web le sont encore par les voies traditionnelles. Pour l’instant… Cédric Portal


Jardinage L’asperge

terre, tasser afin que les racines adhèrent à la terre. Ne pas se servir de la terre des ados. Recouvrir le fond de tranchée avec une couche de bonne terre riche, il est possible de la mélanger avec du terreau, sur une épaisseur de 5 à 8 cm. Afin de repérer l’emplacement des griffes, planter un petit tuteur dans le trou de plantation. Les ados peuvent recevoir des cultures telles que salades, haricots nains ou pommes de terre.

L’asperge est une plante de la famille des asparagus, c’est la même famille que les asparagus d’intérieur. Originaire de l’est du bassin méditerranéen, connue des romains, elle est cultivée comme plante potagère en France depuis le XVe siècle.

Soins avant la première récolte

C’est une plante vivace très rustique dont les racines nombreuses et cylindriques rayonnent autour d’une masse centrale charnue d’où sortiront les bourgeons et les tiges comestibles. L’ensemble de cette partie souterraine forme la griffe. Les jeunes tiges appelées turions ou plus communément asperges, sont charnues et comestibles. Lorsqu’elles sont plus âgées, elles durcissent, se ramifient en une infinité de petits rameaux verts pouvant atteindre 1,50 m à 1,80 m. Aux petites fleurs succèdent des fruits rouges contenant 3 à 6 graines. Ces graines peuvent être semées mais le temps, avant d’obtenir des griffes, sera assez long. Il est préférable d’acheter directement des griffes car il faut déjà 3 ans avant de commencer à récolter.

Les tranchées restent dans cet état pendant les trois premières années, il suffit de les entretenir propres par des binages fréquents. Les tuteurs indiquant la position des griffes évitent de les blesser lors des binages. Chaque automne, couper les tiges des asperges au ras du sol et les brûler. Au printemps, remplacer les griffes qui n’auraient pas reprises. Les asperges ont besoin chaque année d’une fumure d’entretien, dans la mesure du possible, alterner, une année avec une fumure organique, fumier de ferme décomposé ou fumier déshydraté, une année avec un engrais minéral. La fumure est enfouie par un bêchage léger en évitant de blesser les griffes, effectuer la même opération sur les ados pour poursuivre la production de légumes.

Préparation du terrain, époque de plantation L’asperge prospère dans les terres légères, très perméables, à sous sol frais mais redoute toutefois un excès d’humidité, choisir une exposition de préférence au sud ou à l’ouest, se réchauffant rapidement. La terre fertile n’a pas besoin

d’être d’une profondeur excessive car les racines ont tendance à se développer horizontalement. Le terrain ne doit pas avoir été planté avec des asperges depuis une quinzaine d’années. La meilleure époque de plantation se situe en mars. Si vous commandez vos griffes et qu’elles arrivent pendant une période de gel, conservez les dans un endroit frais mais non humide et recouvrez les d’un peu de sable pour éviter le dessèchement. Il est préférable de préparer le sol à l’automne en enfouissant du fumier de ferme bien décomposé ou du fumier déshydraté en granulés. Il faut absolument éviter le fumier frais qui favoriserait la pourriture des griffes. Si le sol ne peut être préparé à l’automne mais juste avant la plantation, s’abstenir de toute fumure à base de fumier de ferme et utiliser un fumier déshydraté en granulés ou une fumure minérale avec un engrais complet riche en acide phosphorique et en potasse, ex 4.12.20. Après un bêchage profond pour ameublir le sol, terminez par un griffage afin de briser les mottes et de bien niveler le sol. Plantation La première et la dernière ligne se situent à 50cm du bord de l’allée, les autres lignes sont espacées d’un mètre. Il faut absolument tracer les lignes avec un cordeau pour qu’elles soient bien rectilignes. Ouvrir une petite tranchée de 35 à 40 cm de large et de 15 à 20 cm de profondeur. Rejeter la terre à droite et à gauche afin de former un petit ados de chaque côté. Tous les 50 cm, creuser un second trou d’une quinzaine de centimètres de profondeur. Dans le fond de ce trou, avec de la bonne terre de jardin, réaliser un petit monticule. Le sommet du monticule affleure le fond de la tranchée. Avant la plantation, couper l’extrémité des racines de façon à éliminer les parties endommagées lors de l’arrachage. Poser la griffe bien étalée sur le monticule et combler le trou avec de la bonne

Récolte et entretien de la plantation Au printemps de la troisième année de plantation, il peut être fait une petite récolte. Après l’apport de fumure en mars, il faut butter les griffes en les recouvrant de 25 à 35 cm de terre. La récolte débute fin avril, début mai voir un peu plus tard suivant les régions. La 1re année ne prélever que 2 à 4 asperges par pied suivant la vigueur de la plante. Une récolte trop importante sera préjudiciable aux récoltes suivantes. Elles seront moins importantes et les asperges seront de petite taille. Les années suivantes, la récolte peut durer 1 mois et demi voir 2 mois. En octobre-novembre de chaque année, vous enlevez les buttes que vous aviez faites au printemps, vous coupez les tiges à ras du sol et vous les brulez, vous apportez la même fumure comme vous le faisiez au printemps. Une plantation d’asperges ainsi conduite, fumure, buttage, débuttage et suppression des tiges à l’automne est faite pour produire pendant 10 ans. Gilbert DIVOUX Président de Mutame Territoire de Belfort


Mutame Essentiel National N°57  
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