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Édito

Sommaire Mutualité

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Avec Priorité santé mutualiste, demandez plus à votre mutuelle Daniel Lemenuel Président

PSM - Priorité Santé Mutualiste Bon pour la santé Aujourd’hui, je vais m’attarder sur une action de la Fédération Nationale de la Mutualité Française à destination du mutualiste : PSM. PSM, c’est 70 experts et des partenaires pour un service de proximité avec : • Une plateforme téléphonique : le 3935, et ses programmes d’accompagnement spécialisé : - Aide à l’arrêt du tabac. - Équilibre alimentaire. - Aide à l’hébergement des personnes âgées. - Aide au maintien à domicile dans le cadre du maintien de l’autonomie. • Un site internet : www.prioritésantemutualiste.fr, et ses forums, ses chats experts et ses blogs experts. À ce jour il existe 71 sujets, 250 discussions ouvertes répartis sur 7 grandes thématiques : - Alimentation et bien-être. - Maladies et affections. - Bien vieillir. - Soins et examens. - Enfance et parentalité. - Sexualité et contraception. - Grossesse. • Un réseau santé mutualiste au niveau des Unions régionales de la Mutualité française, et ses 2 300 rencontres santé par an pour 120 000 mutualistes à proximité de leur domicile. PSM est réellement un service dédié qui à pour ambition d’informer et accompagner le mutualiste. 3935, www.prioritésantemutualiste.fr, Les rencontres santé mutualiste près de chez vous, un vrai service d’experts certifiés par la FNMF.

Usez sans modération.

Médecine

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Gros plan sur la pilule contraceptive Pratique

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En finir avec le gaspillage alimentaire Prévention

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Tout ce qui peut germer dans l’eau des piscines Jardinage

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Les plantes grimpantes

Jointes à l’édition nationale Mutame Essentiel, des pages spéciales régionales numérotées de 1 à 4.

Magazine trimestriel édité par Mutame Mutualité des agents territoriaux et membres extérieurs. Directeur de la publication : Daniel Lemenuel Responsable de la rédaction : Gilles Ledoyen Articles : Mutame, Mutuelles, France Mutualité Crédit photos : Fotolia.com - FNMF Couverture : © Fotolia.com Conception et réalisation : C.A.G., Paris. Impression : PRN - ZI Ouest 28, rue du Poirier BP 90180 - 14652 Carpiquet Tirage : 42 000 exemplaires - Dépôt légal : à parution N° de CPPAP : 0216 M 07699 N° ISSN Édition nationale : 1763-6574 N° ISSN Édition locale : précisé sur les pages spéciales régionales jointes. Union Mutame 63, boulevard de Strasbourg - 75010 Paris Union régie par le livre II du code de la mutualité SIREN N° 784 854 499 Toute correspondance doit être adressée à : Mutame - B.P. N° 61 - 75 462 Paris Cedex 10 © Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (art. L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle). Toute copie doit avoir l’accord du Centre français d’exploitation du droit de copie, (20, rue des Grands Augustins - 75 006 Paris).


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informations validées par des professionnels et des experts. Trois possibilités vous sont offertes pour y accéder : Par téléphone En composant le 3935 et en indiquant le code de la mutuelle, au prix d’un appel local. Des professionnels de santé (médecins, tabacologues, diététiciennes, assistantes sociales…) vous informent, vous aident à choisir un établissement de santé ou une association. Ils vous accompagnent grâce à des conseils personnalisés pour l’arrêt du tabac, le maintien au domicile, l’aide à l’hébergement. Sur Internet www.prioritesantemutualiste.fr vous propose des dossiers d’information santé validés scientifiquement ou d’actualité. C’est aussi un lieu d’échanges avec des professionnels de santé : blogs ou rendez-vous experts. Ce site bénéficie de la certification HON (Health on the Net), donnée par une équipe accréditée par la Haute Autorité de santé. Lors de rencontres santé organisées près

Chat Expert La vaccination en questions avec le Docteur André Chassort, médecin généraliste : • Le Jeudi 18 avril 2013 de 11h00 à 12h00

Les Rendez-vous de la nutrition avec une diététicienne de PSM : • Le Mardi 23 avril 2013 de 11 à 12h00

La gestion de la fatigue et du stress : mai 2013 de chez vous. Dans le cadre convivial d’une conférence-débat, de stands d’exposition, d’ateliers ou de groupes de parole, vous pouvez vous informer et dialoguer avec des professionnels de la santé ou des représentants d’associations. Les rencontres santé Elles sont animées par des professionnels de la Mutualité Française et des experts reconnus sur divers thèmes : la santé et la sécurité de l’enfant, la prévention des maladies cardiovasculaires, les consommations à risques, le dépistage du diabète, l’audition, l’environnement, l’autonomie avec des ateliers gymmémoire … Pour connaître les rencontres santé près de chez vous consultez la carte interactive sur www.prioritesantemutualiste.fr ou appelez au 3935.

Blog C’est quoi la puberté ? Billet du Docteur Alain Tamborini, gynécologue Le lundi 22 avril 2013


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Médecine

Un numéro Vert pour en savoir plus

Gros plan sur la pilule

contraceptive Première méthode contraceptive en France, que contient la pilule et comment agit-elle ? Quels sont ses avantages, ses risques, son efficacité ? La pilule expliquée dans le détail pour vous aider à choisir votre contraception en parfaite connaissance de cause. n aurait tendance à l'oublier, mais la pilule contraceptive est d'abord un médicament. Elle contient des hormones de synthèse qui ressemblent à celles que fabriquent naturellement les ovaires. Il s'agit des œstrogènes, dérivés de l'œstradiol, et des progestatifs, dérivés de la progestérone. Les pilules dites « microprogestatives » ou « micropilules » ne contiennent que des progestatifs. Les pilules « œstroprogestatives » ou « combinées » contiennent, elles, des œstrogènes et des progestatifs. Les pilules combinées agissent principalement en bloquant l'ovulation. Elles modifient aussi l'endomètre, la muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus, pour rendre

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impossible la nidation d’un éventuel œuf, ainsi que la glaire cervicale, pour empêcher les spermatozoïdes de franchir le col de l'utérus. Les pilules à base de progestatifs

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Du lundi au samedi, de 9 heures à 20 heures, les femmes peuvent appeler une équipe de téléopérateurs, encadrée par un médecin et des sages-femmes, au numéro Vert 0 800 636 636. seuls modifient la glaire, atrophient l'endomètre et suppriment l'ovulation, mais de manière moins systématique. En théorie, la pilule est efficace à presque 100 % quand elle est utilisée correctement. En pratique, chez cent femmes sous pilule œstroprogestative, on dénombre de six à huit grossesses pendant la première année d'utilisation, selon la Haute Autorité de santé. Soit une efficacité réelle de 92 à 94 %, ce qui s'explique par les oublis de comprimés ou encore les interactions médicamenteuses. Certains traitements – antiépileptiques ou antituberculeux, entre autres – peuvent en effet diminuer l'efficacité de la pilule contraceptive. Pilules combinées : pas pour toutes les femmes Les pilules combinées sont les plus souvent prescrites. Elles « sont une excellente contraception pour beaucoup de femmes, mais elles ne sont pas utilisables par toutes les femmes », assure l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) sur le site choisirsacontraception.fr. Avec ces pilules à base d'œstrogènes, il existe en particulier des risques de thrombose veineuse (phlé-

Une prescription trop systématique Face à la polémique au sujet des contraceptifs oraux combinés de 3e et 4e générations, des médecins appellent à ne pas diaboliser la pilule. Ils en soulignent les bénéfices, supérieurs aux risques d'accidents, certes graves mais rares. Au crédit de ce médicament : la prévention des cancers de l'ovaire et de l'utérus, la diminution des douleurs des règles, de l'acné, des saignements et, bien sûr, la prévention des grossesses non désirées. La médiatisation des risques de certains produits a néanmoins le mérite d'inviter les femmes à participer davantage au choix de leur contraception. Il faut dire que, jusqu'à présent, elles ont peu été informées des alternatives à la pilule. À l'âge de leur première contraception, elles se sont pratiquement toutes vu prescrire la pilule, sans qu'on évoque avec elles les autres méthodes.


Quatre générations, quatre types de progestatif Les pilules combinées sont classées en quatre générations. La génération dépend du type de progestatif. Commercialisées à partir de 1973, les pilules de 2e génération contiennent des progestatifs qui freinent davantage l'ovaire que ceux des pilules de 1re génération et qui permettent ainsi de réduire le dosage en œstrogènes, les hormones à l'origine des thromboses veineuses. Les pilules de 3e génération contiennent comme progestatifs du désogestrel, du gestodène ou du norgestimate. Elles ont été mises sur le marché à partir de 1984. Les pilules de 4e génération contiennent comme progestatif de la drospirénone, de la chlormadinone, du diénogest ou du nomégestrol. Elles sont apparues en 2001. Les progestatifs des pilules de 3e génération, mises sur le marché en 1984, et de 4e génération, apparues en 2001, à caractère moins androgénique1, « auraient dû faire baisser les accidents artériels, mais ce n'est pas le cas », remarque la Pre Anne Gompel, chef du service de gynécologie endocrinienne à l'hôpital Cochin, à Paris. En outre, ils contrent moins les effets des œstrogènes, d'où le risque accru de thrombose veineuse. Quant à leur effet bénéfique sur l'acné, il n'a pas été démontré dans les études. Mais les médecins disent observer au cas par cas une diminution de l'acné chez certaines patientes. 1. Les androgènes sont les hormones mâles.

prise d'une pilule de 3e génération peut se discuter. » Certaines femmes peuvent en effet ressentir davantage d'effets indésirables selon les générations de pilules qui contiennent des progestatifs différents : davantage d’acné, de saignements, de douleurs aux seins... Les 3e et 4e générations sont formellement déconseillées aux femmes qui prennent la pilule pour la première fois : embolies et phlébites surviennent surtout au cours de la première année d'utilisation des pilules combinées ou lorsqu'on reprend une pilule combinée après une interruption. Si vous avez plus de 35 ans, une pilule de 2e génération est aussi préférable. Sachez également que le risque de thrombose est augmenté si vous voyagez souvent en avion.

bite, embolie pulmonaire) et de thrombose artérielle (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde). Elles sont donc contreindiquées aux patientes plus exposées au risque de thrombose. Celles-ci sont concernées par des antécédents familiaux ou personnels de thrombose, une anomalie de la coagulation du sang, un taux élevé de cholestérol, du diabète ou une obésité ; elles ont plus de 35 ans et fument. Ce risque est majoré avec les pilules de 3e et 4e générations. Ces dernières doivent être réservées aux femmes qui tolèrent mal les pilules de 2e génération. « Il faut toujours commencer par une pilule de 2e génération et voir comment elle est supportée, rappelle la Pre  Anne Gompel, chef du service de gynécologie endocrinienne à l'hôpital Cochin, à Paris. Si elle est mal tolérée, la

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Prudence avec anneaux et patchs Toutes les recommandations au sujet des pilules de 3e et 4e générations sont aussi valables pour les anneaux vaginaux (Nuvaring®) et les patchs (Evra®), qui contiennent les mêmes associations médicamenteuses. En revanche, les pilules progestatives « peuvent être utilisées sans danger par l’immense majorité des femmes », écrit le Dr Marc Zaffran, alias Martin Winckler, médecin

généraliste auteur de plusieurs ouvrages sur la contraception et du site Winckler's Webzine. Seulement, les micropilules « ont une efficacité un peu plus faible et peuvent entraîner un peu plus d'effets indésirables, comme des saignements ou de l'acné, ce qui explique qu'on les prescrive en cas de contreindication aux autres pilules », précise la Pre Anne Gompel. En dehors de la pilule, il existe un large choix de contraceptifs sur le marché : le dispositif intra-utérin au cuivre, qui ne contient pas d'hormones et peut vous être proposé même si vous n'avez pas eu d'enfant ; l'implant qui contient uniquement des progestatifs, etc. Et rappelez-vous : « La meilleure contraception, c'est celle que l'on choisit », comme le dit le slogan du ministère de la Santé. Sandra Jégu

Le point sur le risque de thrombose L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) recommande par ailleurs d'alerter les femmes sur les signes évocateurs d'une thrombose veineuse (phlébite, embolie) mais aussi artérielle (AVC, infarctus du myocarde) : Phlébite : œdème (gonflement) unilatéral de la cuisse, de la jambe ou seulement du mollet ; douleur unilatérale avec ou sans œdème, notamment au niveau d’un des deux mollets. Embolie pulmonaire : essoufflement soudain ; douleur thoracique ; crachat sanglant. Accident vasculaire cérébral (AVC)  : déformation de la bouche ; faiblesse d’un côté du corps, bras ou jambe ; troubles de la parole. Infarctus du myocarde  : douleur inhabituelle ou brutale dans la poitrine à type de pesanteur ou de serrement, au niveau du sternum. Cette douleur peut irradier dans le bras gauche, ou dans la mâchoire.


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Pratique En finir avec

le gaspillage alimentaire Un tiers des aliments produits dans le monde pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé. Un volume suffisant pour nourrir les 860 millions de terriens qui souffrent de malnutrition. Première solution : adapter ses achats à ses besoins, ce qui permet aussi de faire des économies. e sont des chiffres qui font froid dans le dos, des statistiques qui remettent en cause sévèrement nos modes de vie. Selon une étude réalisée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le consommateur français jette chaque année 20 kilos de denrées alimentaires, dont 7 kilos de produits encore emballés ! Cette pratique entraîne une perte de pouvoir d’achat de 400 euros par an pour une famille de quatre personnes. C’est moins qu’en Grande-Bretagne, où 25 % des produits achetés finissent à la poubelle sans avoir été consommés, mais cela reste difficile à admettre à l’heure où les files

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d’attente s’allongent devant les Restos du cœur. A l’échelle de la planète, on estime qu’un tiers des aliments produits pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé. Ces pertes représentent 1,3 mil-

liard de tonnes de denrées alimentaires par an : un volume suffisant pour nourrir les 860 millions de Terriens qui souffrent de malnutrition, d’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Jamais de courses le ventre vide ! Vous l’avez sans doute remarqué : lorsque vous partez faire le plein au supermarché le vendredi soir en sortant du travail, vous avez tendance à remplir exagérément votre caddy. Pourquoi ? Parce que vous avez faim. Tout vous fait envie ! La stratégie anti-gaspi consiste à prendre un petit encas, puis à faire une liste, si possible en fonction d’un programme de menus pour la semaine, et surtout à vous y tenir ! Seule entorse tolérée : une promotion particulièrement intéressante amenant à modifier votre plan. Vous constaterez que vos achats s’adapteront mieux à vos repas et que vous dépenserez moins.


Quelques chiffres

(Source : Commission européenne)

89 millions de tonnes : quantité de nourriture gaspillée chaque année au sein de l’Union européenne, soit 179 kilos par habitant. 126 millions de tonnes : quantité de nourriture qui sera gaspillée en 2020 si aucune mesure n’est prise pour freiner la gabegie. 42 % : part de gaspillage imputée aux ménages. 39 % : part de gaspillage imputée aux industries agroalimentaires. 5 % : part de gaspillage imputée aux détaillants. 14 % : part de gaspillage imputée au secteur de la restauration. Pourquoi ce gaspillage ? L’évolution globale de la société est pointée du doigt. Le consommateur moderne, en premier lieu, est plus pressé, moins attentif. Il est sollicité en permanence par les campagnes promotionnelles, dans les médias comme à l’intérieur des grandes surfaces. On le pousse à acheter, parfois à tort et à travers, sans cohérence avec ses besoins. De la production jusqu’au réfrigérateur Mais les particuliers ne sont pas – loin s’en faut – les seuls responsables de cette gabegie. Des gaspillages sont constatés à chaque stade de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’au réfrigérateur du consommateur. La restauration commerciale traditionnelle jette 230 grammes de denrées par personne et par repas ! En cause, la difficulté à gérer les stocks et les commandes en amont, les règles de sécurité sanitaire, les manières de cuisiner… La restauration collective est plus économe : « seulement » 167 grammes gaspillés par repas et par personne. Les hôpitaux et les établissements de santé enregistrent les plus grosses pertes, en raison de la variété des profils nutritionnels à satisfaire, de la difficulté des patients à absorber la nourriture et de la qualité des plats. Dans les cantines scolaires et les restaurants d’entreprise, la perte est limitée à 125 grammes par personne et par repas. Au sein de la grande distribution, le gâchis est considérable. « Je jette tous les jours entre 15 et 20 kilos de légumes, au seul motif

qu’ils sont un peu défraîchis, déplore Henri Saddier, chef de rayon dans un supermarché niçois. Les clients sont habitués à des produits en parfait état. Si ce n’est pas le cas, ils n’achètent pas ! » La moyenne du gaspillage s’établit à 197 tonnes de nourriture par grande surface et par an ! Pas de redistribution possible Les conséquences ne se limitent pas au budget des ménages. Les ressources naturelles et humaines –  eau, énergie, travail… – utilisées pour produire ces aliments sont également perdues. Plus révoltant encore, en raison d’une règlementation très

stricte, ces denrées jetées ne peuvent pas être redistribuées aux moins favorisés par le biais des organismes de collecte. Heureusement, les gouvernements ont pris conscience du problème. Le Parlement européen a déclaré 2014 « année de lutte contre le gaspillage alimentaire ». L’objectif, à l’horizon 2025, est de réduire les pertes de 50 %. Cela se fera d’abord en sensibilisant tous les acteurs, puis en mutualisant les bonnes pratiques. Des solutions existent : mieux organiser les réfrigérateurs chez les particuliers (voir encadré), acheter selon les besoins de la famille, généraliser les doggy bags, (ces sacs permettant au client d’un restaurant de remporter ce qu’il n’a pas consommé), adapter la taille des portions à l’âge des enfants dans les cantines, organiser la récupération des invendus sur les marchés et dans les supermarchés… Il suffit de créer une dynamique : au final, ce sera du « gagnant gagnant » ! Cédric Portal

Denrées bien rangées, gâchis évité ! Et si le rangement était votre meilleur allié pour engager la chasse au gaspi… et faire des économies ? Appliqué de façon pertinente, il prolonge la vie des aliments frais. Pour l’épicerie, il s’agit de classer les denrées par familles de produits. On évitera ainsi d’entamer systématiquement le dernier paquet de pâtes avant de terminer celui qui reste. Le réfrigérateur, qui contient les aliments les plus fragiles, doit être rangé selon des règles strictes. La zone froide (entre 0 et 4 °C), située, selon les modèles, dans la partie basse ou la partie haute de votre appareil, est idéale pour stocker les viandes, les charcuteries, les volailles, les crèmes et desserts lactés, les plats cuisinés, les fromages frais et au lait cru. La zone tempérée (entre 4 et 6 °C) doit être réservée aux préparations maison ainsi qu’aux yaourts et fromages faits à cœur. Dans le bac à légumes, conservez les légumes et les fruits frais lavés. Dans la porte, placez les œufs, le beurre, le lait et les jus de fruits entamés bien refermés. Placez en première ligne les produits aux dates limites de consommation proches. Otez le suremballage carton ou plastique. Ne laissez pas trop longtemps les denrées réfrigérées hors du réfrigérateur.


Prévention Tout ce qui peut germer dans l’eau des piscines Les maladies qui vous guettent dans les bassins collectifs sont nombreuses. Celles que vous pouvez transmettre aussi. Quelques conseils pour mesurer les risques, vous protéger et protéger les autres. ryptosporidium, giarda, shigella… De jolis noms qui sonnent un peu comme les formules magiques d’un roman de J. K. Rowling ! Mais ne vous fiez pas aux apparences : Harry Potter n’est pour rien dans cette affaire. Ces termes désignent quelques-uns des microbes qui se transmettent dans l’eau de baignade. Les maladies qui vous guettent entre les plongeoirs sont nombreuses. Les plus fréquentes sont les gastro-entérites, qui se manifestent notamment par des diarrhées. Vous risquez aussi des infections de la peau (dermatites), des oreilles (otites), des yeux (conjonctivites), voire des infections respiratoires. « Le chlore détruit tous les micro-organismes pathogènes, indique André Levy, médecin généraliste à Paris. Mais il ne les détruit pas immédiatement ! Cela peut prendre quelques heures, voire plusieurs jours pour le cryptosporidium. Dans les bassins fréquentés, ce laps de temps suffit largement pour tomber malade. » Il n’existe pas de statistiques permettant d’évaluer ce risque. D’abord parce que la situation est très variable d’une piscine à l’autre en fonction de la

qualité de l’entretien et du comportement des usagers. Mais aussi parce que les infections ne se déclarent pas immédiatement après la baignade. De fait, les victimes ne font pas toujours le lien. Pas de bain si vous êtes malade Ce sont les personnes malades qui contaminent les eaux de piscine. « Si vous souffrez de diarrhées, vous ne devez pas vous baigner, conseille le Dr Levy. Il suffit de quelques grammes de matière fécale pour mettre en danger la santé des autres utilisateurs. Plus généralement, si vous êtes atteint d’une pathologie infectieuse, vous devez consulter votre médecin avant d’aller piquer une tête. » Certains baigneurs sont plus fragiles que d’autres : les tout-petits, les personnes âgées, les femmes enceintes, ainsi que tous les patients immunodéprimés comme ceux qui sont atteints par le virus du sida, qui ont reçu une greffe, qui sont traités par chimiothérapie… Les porteurs de lentilles de contact ont intérêt à les enlever : des germes peuvent s’y coller et infecter les yeux. Si vous craignez de mouiller vos lunettes de vue, portez un masque… ou optez pour des lentilles jetables. Dans le même esprit, ne négligez pas la protection

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de vos pieds. Le virus responsable des verrues plantaires – de la famille des papillomavirus – se développe dans les milieux chauds et humides : il est comme un poisson dans l’eau au bord des piscines ! S’il n’est pas possible de s’en prémunir totalement, on peut fortement diminuer les risques en portant des sandales propres. Pour cette même raison, mieux vaut éviter de partager sa serviette de bain. L’eau plus chaude n’est pas plus sûre Les spas et autres piscines bouillonnantes ne sont pas exempts de risques. Le fait que l’eau soit plus chaude ne détruit pas les germes mais dégrade le chlore et les autres désinfectants plus rapidement. Maigre consolation : la probabilité d’attraper des poux, pointée du doigt par de nombreuses mamans inquiètes, est minime. Il ne suffit pas de plonger sa tête sous l’eau pour détacher ces petits parasites. Ni d’ailleurs pour les noyer, hélas ! Enfin, il faut savoir que la quasi-totalité des piscines publiques sont désinfectées au chlore, qui peut provoquer des éruptions cutanées et une gêne respiratoire. Depuis une vingtaine d’années, pourtant, des systèmes alternatifs ont fait leur apparition : électrolyse, polymère d’hexamethylène biguanide (PHMB), injection d’ozone… La plupart sont efficaces. Toutefois, ils restent confidentiels, en raison de leur coût élevé ou à cause de la complexité de leur mise en œuvre. Quant aux piscines d’eau de mer, elles ne contiennent pas moins de germes pathogènes. Au contraire : les micro-organismes y prolifèrent aisément. Cédric Portal

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Précautions à prendre • Ne vous baignez pas si vous avez la diarrhée ou une maladie infectieuse. • Évitez de vous mettre à l’eau si vous êtes blessé. Contrairement à une idée reçue, l’eau chlorée ne va pas désinfecter votre plaie ! • Avant de vous jeter à l’eau, passez sous la douche. • Portez des lunettes ou des masques pour regarder sous l’eau. • N’avalez jamais l’eau de piscine. La bouche est la porte d’entrée des germes.

• Ne mettez pas dans les pataugeoires des objets qui incitent les enfants à boire, comme des verres ou des tasses. • Ne changez pas la couche de votre bébé sur le bord d’une piscine. Les germes peuvent se répandre sur les surfaces et le mobilier. • Changez souvent les couches « spécial bain » en gardant à l’esprit qu’elles ne retiennent que le plus gros des selles et absolument pas l’urine ! Accompagnez les tout-petits aux toilettes avant qu’ils le demandent. • Lavez-vous les mains avec du savon après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche. • Prenez une douche au savon avant de quitter la piscine.


Jardinage

puissent s’accrocher. Ces variétés produisent des fruits très prisés des oiseaux et des merles en particulier.

Les plantes grimpantes Les plantes grimpantes doivent être sélectionnées et plantées en fonction de l’effet recherché et du support à garnir. La vigne vierge sera capable de couvrir entièrement une façade alors qu’une clématite sera un élément décoratif apportant une touche de couleur. Il existe d’autres espèces de plantes grimpantes de culture facile comme le jasmin d’hiver, l’hortensia grimpant, les rosiers ou les kiwis. Toutes les plantes grimpantes ne sont pas capables de s’agripper seules sur un support, il faudra donc les attacher comme les rosiers ou le jasmin d’hiver. La glycine et les kiwis s’accrochent avec une telle vigueur que le support devra être très résistant. Pour la glycine attention aux descentes de chéneaux. La gamme de choix des plantes grimpantes est très large : feuillage caduc ou persistant, époque de floraison, couleurs automnales ou même fructification pour le kiwi ou la vigne de table. Le choix s’effectue également en fonction de l’exposition. Au nord, l’aristoloche, l’hortensia grimpant ou le jasmin d’hiver alors qu’au sud on préférera les kiwis ou la vigne. A l’est et à l’ouest, chèvrefeuille, rosiers grimpants, glycine ou vigne vierge. L’entretien est souvent réduit et se limite souvent à un simple nettoyage et une taille légère. Concernant la taille, un principe simple,

taillez les plantes à floraison printanière immédiatement après la floraison et non en hiver car vous risqueriez de supprimer une partie de la floraison suivante. Les plantes à floraison estivale se taillent en hiver pour favoriser la prochaine floraison. Ces principes s’appliquent à tous les arbustes à fleurs. Vigne vierge (Parthenocissus ou Ampelopsis)

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Glycine (Wistérias) Plante très vigoureuse, les pousses pouvant atteindre 8 à 10 mètres. La plantation s’effectue dans un terrain riche en humus mais drainant, à une exposition mi ombre. Le support devra être extrêmement solide. La floraison a lieu en mai, juin et les fleurs sont de couleur bleue, blanche ou violette. Les fleurs apparaissent avant le feuillage sauf pour certaines variétés. La taille se pratique immédiatement après la floraison pour supprimer les fleurs fanées. Une deuxième taille peut se pratiquer en été afin de réduire les pousses latérales, la taille définitive se pratiquant en février en réduisant les branches qui se sont développées sur la branche principale à 2 ou 3 yeux. Chevrefeuille grimpant (Lonicera) Le chèvrefeuille grimpant pousse à l’état naturel dans les sous bois, c’est donc une plante d’ombre ou de mi ombre préférant un sol très riche en humus et légèrement acide. Les tiges mesurent entre 3 et 6 mètres, mais le chèvrefeuille est surtout cultivé pour son parfum. Les fleurs apparaissent de juin à aout et sont blanches, jaunes, roses ou rouges. La taille s’effectue après la floraison et à pour but de limiter le développement. Clematite (Clematis) Plante auto grimpante pouvant couvrir une grande surface de façade. Cette plante est facile à cultiver, très connue et peu exigeante sur le sol avec une préférence pour les sols acides. La plante a un feuillage caduc mais elle offre un décor différent tout au long de l’année. Le feuillage d’un vert tendre au printemps se colore peu à peu pour devenir d’un rouge flamboyant à l’automne. La taille se limitera à l’empêcher de soulever les tuiles ou d’obstruer les gouttières. Certaines variétés de vigne ne s’accrochent pas au mur mais développent des vrilles, il faudra donc prévoir des supports pour que les vrilles

Les clématites sont des plantes grimpantes de culture facile à condition de respecter certaines règles de plantation. Enterrer la motte à une quinzaine de centimètres du mur contre lequel elle sera palissée. Il faut protéger le pied du soleil soit en mettant une tuile ou en réalisant un petit massif de plantes vivaces. La devise pour la réussite « la tête au soleil et le pied à l’ombre ». La taille se pratique immédiatement après la floraison. G. DIVOUX Mutame Territoire de Belfort


Mutame National N°55 - avril 2013  

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