Circuit d'art public

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NOUVELLE ÉDITION


Circuit d’art public de Saint-Jérôme Une expérience enrichissante

Un musée à ciel ouvert

De tout temps, les citadins ont compris l’apport des arts et de la culture à la création de lieux publics aussi beaux que rassembleurs. Fontaines, mosaïques et sculptures, par exemple, contribuent à la création de lieux bâtis à l’échelle humaine, où il fait bon vivre. Saint-Jérôme peut être fière de posséder une belle collection d'art public. De la vénérable statue de bronze à la structure d'acier audacieuse, on y trouve des œuvres diversifiées qui valent le détour.

On trouve les œuvres d’art public dans les parcs, les écoles, les hôpitaux, les édifices gouvernementaux, dans la rue, sur les murs ou sur le sol et il faut parfois lever la tête pour les découvrir au-dessus de nous.

Pour nous permettre de mieux vivre le contact avec ces œuvres, le Musée d'art contemporain a créé ce circuit d'art public, véritable présent offert à SaintJérôme dans le cadre de son 175e anniversaire. Plutôt que de découvrir les œuvres au hasard, il nous est maintenant possible de suivre un itinéraire planifié, documenté et de prendre le temps de nous imprégner de l'esthétique de ces œuvres. Marc Gascon Maire de Saint-Jérôme

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L’art public, c’est l’art à la portée de tous, l’art que l’on côtoie parfois quotidiennement. Les œuvres d’art public peuvent embellir la ville, mais elles peuvent aussi provoquer, questionner et surprendre. L’art public, c’est le musée d’art qui sort de ses cimaises et se disperse dans notre environnement quotidien. Le circuit proposé vise à faire découvrir et apprécier le travail des artistes qui ont réalisé ces œuvres en fonction du lieu, de l’espace et le cas échéant, de la mission de l’édifice. André Marion Directeur du Musée d’art contemporain des Laurentides

Le chemin à fréquenter Voici enfin ce guide qui présente un circuit de 15 sites accueillant des oeuvres d'art public et offert gracieusement. L’idée d’un tel circuit a germé il y a plus de deux ans. Ce patrimoine artistique est un trésor méconnu, parfois même par ceux qui le côtoient quotidiennement : c’est comme avoir des images sans l’histoire qui va autour. Souvent, un artiste dira que son œuvre parle d’elle-même, oui bien sûr, mais il y a des œuvres moins bavardes que d’autres. Dans une œuvre d’art, il y a la matérialité, l’œuvre en elle-même, mais il y a aussi un contexte, une histoire, une anecdote, quelque chose que les mots habillent. Pour élaborer ce circuit, il aura d’abord fallu arpenter les alentours, trouver ce qui était accessible à deux pas, ajouter quelques œuvres plus éloignées parce qu’elles valent bien le détour, éliminer à regret les œuvres intérieures dans les écoles (accès limité) ou à la pérennité trop incertaine. Ensuite, il aura fallu retrouver les artistes, sonder ce qu’ils sont, ce qui, dans l’élaboration de cette œuvre-ci les a inspirés, traduire cela en peu de mots pour ne pas altérer tous les sens qui sont contenus dans le silence. Tous, artistes ou ayants droit, ont accepté avec enthousiasme de participer à ce projet, contents que l’on se penche sur cet objet curieux qui existe par et audelà de sa matérialité.

Ce projet, jusqu’à l’étape ultime d’impression ainsi que dans l’exposition qui en fit la promotion du 20 mai au 31 juillet 2009, a été rendu possible grâce au financement de la ville dans le cadre du 175e anniversaire de Saint-Jérôme qui en a reconnu la valeur. Il ne s’agit pas tant ici de se pencher sur le passé mais sur les audaces, les témérités et les visions qui, du curé Labelle jusqu’à aujourd’hui, sont le ferment de cette communauté : voici, à travers ces œuvres d’artistes, son cœur qui bat. Colombine Léger Coordonnatrice de l’action éducative et culturelle au MACL

Une carte du circuit se trouve en page centrale Les œuvres d’art public sont numérotées de 1 à 15 Deux points d’intérêt sont indiqués par A et B 3


Pierre Leblanc

Pierre Leblanc

Les Voyelles ÂŤ Salut Rimbaud Âť

Les Voyelles ÂŤ Salut Rimbaud Âť L'Ĺ“uvre : Premières lettres apprises, les voyelles ĂŠvoquent les premiers pas dans l'apprentissage de la lecture et de l'ĂŠcriture, thème tout Ă fait appropriĂŠ pour une ĂŠcole primaire. AssociĂŠes Ă des images simples, les voyelles donnent la main aux consonnes et la magie surgit ; les mots ne sont plus seulement des sons, les mots sont des signes. Telle une haie d'honneur traçant en ligne droite le chemin qui mène Ă l'ĂŠcole, l'artiste a posĂŠ six colonnes, chacune surmontĂŠe de la reprĂŠsentation naĂŻve d'un objet, jolies images qui semblent tirĂŠes de nos premiers livres de lecture. Pas encore alignĂŠes, un peu dansantes, les voyelles s'inscrivent sur l'arche, porte d'entrĂŠe du savoir avec, en arrière plan, celle de l'ĂŠcole.

1990, acier peint

Pierre Leblanc : NĂŠ Ă MontrĂŠal en 1949, Pierre Leblanc s'installe dans les Laurentides en 1974. InitiĂŠ Ă la sculpture par compagnonnage, il apprend son mĂŠtier en cĂ´toyant des sculpteurs de la trempe d'AndrĂŠ Fournelle et Armand Vaillancourt. L'artiste incorporera Ă une rĂŠflexion sociale, une dimension historique oĂš le souci de l’architecture est très prĂŠsent. Il manie aussi habilement la poĂŠsie de l'anecdotique. Ĺ’uvres monumentales, petites boĂŽtes intimes, Pierre Leblanc est en quelque sorte un conteur.

DÉFI Le nom de chacun des ÊlÊments surmontant les colonnes commence par une des six voyelles, trouvez ces mots.

- ĂŽle - Yacht

Accès En tout temps 4

- enclume - Usine

Ă€ l’extĂŠrieur, en façade de l’Êdifice, entrĂŠe principale

RĂŠponse : - Avion - ombrelle

OĂš ?

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École SacrÊ-Coeur 70, boulevard des Hauteurs Saint-JÊrôme

Historique : Presque Ă l’emplacement de la première ĂŠcole du rang du Cordon, construite vers 1860 et qui ne comptait qu’une seule classe d’une vingtaine d’Êlèves, cette construction-ci date de 1955. En 1959, la surface est doublĂŠe grâce Ă une deuxième ĂŠcole qui sera reliĂŠe Ă la première par un portique au rez-dechaussĂŠe. L’ensemble portera dĂŠsormais le nom d’Êcole SacrĂŠ-CĹ“ur. Des travaux majeurs de rĂŠnovation ont ĂŠtĂŠ complĂŠtĂŠs en 1990.

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Danielle Sauvé

Danielle Sauvé

Des échos

Des échos L’œuvre : Tel un signal lancé à leur passage, le visiteur et l'usager du site sont conviés à une réflexion sur les dimensions fragiles que prennent les échanges de paroles et de gestes au sein de l'institution pénitentiaire. Par ricochet, l’œuvre se veut aussi un cri lancé au monde extérieur. Auparavant, il était possible de se rendre jusqu’au terre-plein. Pour des raisons de sécurité, une décision institutionnelle interdit désormais de pouvoir faire le tour de cette sculpture qui se décline sur 360 degrés dont tous les angles renouvellent la forme. Ironiquement, cette interdiction d’approche en souligne le message d’isolement et d’incommunicabilité lié à l’incarcération.

1992-1995, aluminium, granit noir, dimension : 13’ x 11’ x 13’, intervention au sol : approx. 30’ x 30’

Où ? À l’extérieur sur le chemin privé, terre-plein

Accès Le chemin privé est interdit mais la sculpture est visible du chemin public

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Établissement de détention de Saint-Jérôme, 2, boulevard de La Salette, Saint-Jérôme

Historique : Ce bâtiment provincial a été bâti en 1979 pour recevoir 102 personnes contrevenantes. Il a été agrandi en 1995 et sa capacité d’accueil aujourd’hui se situe à 388.

Danielle Sauvé : Après l’obtention d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval et d’une maîtrise en Open Media à l’Université Concordia, Danielle Sauvé a débuté une carrière centrée principalement sur la pratique de la sculpture et de l’installation. Depuis 2001, elle partage son temps entre Cambridge au Massachusetts et le Québec. Les installations de l’artiste incorporent plusieurs techniques et matériaux combinés avec l’utilisation de la lumière, de la vidéo et du son. La sculpture délaisse les descriptions littérales au profit d’une vision qui relève plus de l’intériorisation des événements et de notre relation au monde.

« Je peux dire que cette commande a été pour moi une des plus difficiles à concevoir, ceci à cause du contexte, un centre de détention et de la notion de pénitence. La pièce réfère à l’isolement forcé du prisonnier, au désir et au manque d’intimité et de communication avec ceux qui nous sont chers. » Danielle Sauvé Note de l’établissement : Des programmes internes procurent aux personnes incarcérées des activités de travail, de bénévolat, de formation et de loisirs adaptés à leur réalité sociale. Ces programmes leur permettent de faire des apprentissages, d’assumer des responsabilités et de développer des valeurs et attitudes socialement acceptables.

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Alain Buscarlet

Alain Buscarlet

Œuvre sans titre

Œuvre sans titre L'œuvre : L’œuvre doit s’intégrer à la vocation du bâtiment : une bibliothèque, donc un endroit fréquenté par un public de tout âge, un lieu qui inspire sérénité, calme et apaisement. Pour représenter le calme, la pensée réflexive, la méditation, l'artiste a choisi la nuit ; pour représenter la nature : la lune ; pour l’apaisement et l'introspection : le cycle lunaire. Une colonne de béton inclinée selon un angle de 15 degrés (qui correspond à la déclinaison de la terre), reliant le sol au plafond, la terre au ciel, évoquant l'image d'une lunette astronomique, de l'homme tourné vers l'univers. La colonne est sectionnée dans sa partie supérieure (à cinq pieds de hauteur) tandis que la partie inférieure de la colonne intègre à son faîte un projecteur, de telle sorte que la lumière projetée au plafond est entravée plus ou moins par la partie supérieure de la colonne et y symbolise le disque lunaire.

Alain Buscarlet : Né en Italie en 1951 et résident du Québec depuis 1988, l’artiste est détenteur d'une maîtrise en « peinture monumentale » de l’École nationale supérieure d’architecture et des arts visuels de La Cambre en Belgique. Sa carrière emprunte diverses voies qui se rejoignent dans l’utilisation d'un seul et même matériau, le béton. Il a, au cours des dernières années, développé et mené de front deux champs parallèles de recherche, l'un sculptural et l'autre axé sur le design. Son parcours, en tant qu'artiste en arts visuels, a donné lieu à de nombreuses expositions, tant en Europe qu'en Amérique du Nord, et son cheminement comme designer a attiré l'attention d'un public professionnel, québécois et étranger.

1991, béton

Où ? À l’intérieur de l’édifice, suivant le vestibule d’entrée

Accès Aux heures d’ouverture

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Bibliothèque du FrèreMarie-Victorin*, 450, boulevard de La Salette, Saint-Jérôme

Historique : Cette bibliothèque municipale a été inaugurée le 4 octobre 1991. Avec sa tourelle, elle ressemble à une bonbonnière et ses nombreuses fenêtres s’ouvrent sur un environnement boisé. *Frère-Marie-Victorin (1885-1944), botaniste et écrivain canadien, débute comme frère-enseignant au collège de SaintJérôme en 1903. Il est surtout connu pour ses travaux en botanique et la publication en 1935 de la Flore laurentienne qui fait la synthèse de 30 ans de travaux. Il fonde le jardin botanique de Montréal en 1931.

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Dominique Valade

Dominique Valade

Il ĂŠtait une fois

Il ĂŠtait une fois L’œuvre : Tout comme le conte enfantin et musical de Prokofiev*, l’installation sculpturale de Dominique Valade est d'abord dĂŠdiĂŠe aux enfants (la dimension des bancs par exemple) et leur rĂŠvèle un moyen de communication universel et sans frontières : la musique. Les instruments reprĂŠsentĂŠs : piano, violon, contrebasse, cor français, flĂťte, tambour et violoncelle sont disposĂŠs en demi-cercle comme un orchestre, tandis qu'au centre, sur le bĂŠton, deux empreintes de pieds et des notes incrustĂŠes ĂŠvoquent le chef d'orchestre, image transposĂŠe des ĂŠlèves et du maĂŽtre d'ĂŠcole. Tel un mobilier fantaisiste, certains ĂŠlĂŠments permettent de s’asseoir et crĂŠent ainsi un espace de rencontre. La reprĂŠsentation des animaux et l'intĂŠgration paysagère complète l'installation et suggère l'influence de la musique sur notre environnement.

1992, granit, pierre, aluminium, cuivre

OĂš ? Ă€ l’extĂŠrieur, en façade de l’Êdifice, près de l’entrĂŠe principale

Accès En tout temps 10

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École de la Source 520, boulevard de La Salette Saint-JÊrôme

Historique : Cette ĂŠcole a ĂŠtĂŠ bâtie en 1992 pour rĂŠpondre aux besoins de ce secteur en dĂŠveloppement qui abrite alors de nombreuses jeunes familles. Son nom rĂŠsulte d’un concours proposĂŠ aux ĂŠlèves de l’Êcole et a un caractère purement symbolique.

Dominique Valade : NĂŠe Ă MontrĂŠal en 1958, Dominique Valade dĂŠtient une maĂŽtrise en arts plastiques et un doctorat en ĂŠtudes et pratiques des arts. Ses Ĺ“uvres se distinguent par la polyvalence des disciplines exercĂŠes : de la photographie Ă la crĂŠation d'images numĂŠriques, des jeux de rĂŠflexion aux projections lumineuses, des techniques de la sculpture traditionnelle Ă l'amĂŠnagement paysager ou intĂŠgrĂŠ Ă l'architecture. Pour Dominique Valade, il ne s'agit pas tant de dĂŠlimiter un territoire Ă notre regard ou de fabriquer du paysage, mais d'y installer l'humain.

*Ĺ’uvre musicale cĂŠlèbre, Pierre et le Loup fut composĂŠe par SergeĂŻ Prokofiev en 1936. L’auditeur novice y identifie les principaux instruments de l'orchestre symphonique tandis que l'intĂŠrĂŞt est soutenu par la rĂŠcitation du conte et la personnalisation musicale des personnages.

DÉFI

Trouvez : - le canard - le violoncelle - le cor français - les trois violons - les deux tambours

- le piano - l'oiseau - le loup - le chat - les trois flĂťtes

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J. Pierre Bourgault

J. Pierre Bourgault

Ayarak*

Ayarak L’œuvre : De la rue où l’on aperçoit une grande sculpture derrière une verrière, on croira percevoir de l'art abstrait. Erreur. On supposera qu'il n'y en a qu'une : elles sont deux. L'une au nord, l’une au sud. L'une en bois, l'une en métal. Arpentée du dehors au dedans, l'œuvre exprime la socialisation, l'opposition, la complémentarité, la différence et tout ce qui nous lie. Tangible mais aussi immatérielle par ses projections d'ombre toujours mouvantes, cette œuvre est un véritable parcours initiatique semé d'exhortations écrites ou dessinées à même le pavement ou sur quelques éléments du mobilier, comme de petits cailloux qui nous amènent à prendre possession du lieu.

1998, sculptures et pavement, matériaux divers

Où ? À l’intérieur et visible de l’extérieur : niches surplombant les halls d’entrée des façades nord (De Martigny) et sud (Marchand), pavement près des ascenseurs au 1er étage, éléments du mobilier des aires d’attente

Accès 12

Aux heures d’ouverture

5.1

Palais de justice de Saint-Jérôme 25, De Martigny Ouest Saint-Jérôme

J. Pierre Bourgault : Né en 1942 à Saint-Jean-Port-Joli au sein d'une illustre famille de sculpteurs sur bois, symbole du patrimoine artistique populaire du Québec, J. Pierre Bourgault a cheminé de la tradition des métiers d'art vers une œuvre pleinement contemporaine qui se relie à l'œuvre familiale par la récurrence du récit et l'amour de la matière. L'œuvre témoigne de la grande poésie qui habite l'artiste, peut-être inspiré du très long côtoiement de la mer...

« Un palais de justice transparent qui brise la tradition des " bunkers ". C'est sans discrimination que, de partout, l’on pourra apercevoir autant les appelés que les lésés; cette philosophie, posée clairement par cette approche architecturale, initie une pensée sociale positive. Ce sens démocratique aura guidé mon travail de recherche… » J. Pierre Bourgault

Historique : Le précédent édifice (le « Vieux-Palais ») devenant trop exigu, le ministère de la Justice emménagera dans un nouveau bâtiment inauguré le 25 octobre 1969 (partie plus ancienne devant la rue Laviolette). Une nouvelle aile aux lignes simples, droites, jouant sur la transparence, sera achevée en 2000. *Ayarak en inuqtituk, ce mot signifie : la ficelle dont les deux bouts sont attachés ensemble et qui sert à fabriquer les différentes figures.

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François Soucy

François Soucy

Solo de trompette

Solo de trompette L'oeuvre : Solo de trompette devait s'appeler à l'origine Le procès de Kafka, titre jugé trop tendancieux par le comité de sélection. L'œuvre est composée de cinq colonnes d'acier semblables à de jeunes pousses montant vers la lumière et qui représentent les principaux acteurs de la justice, soit le juge, l'avocat de la défense, le procureur, les jurés et, au centre, le prévenu. Les courbures arquées vers le ciel au sommet des colonnes représentent la justice divine, celles recourbées vers la terre, la justice des hommes. Le jeu structural rappelle l'ogive des fenêtres de l'édifice en arrièreplan. La couleur représente la tension entre les différents moments d'un procès : le vermillon rappelle les temps chauds, la confrontation, les frictions; le noir traduit l'inconnu, les hésitations, les tâtonnements; le gris tempère les situations désagréables.

1971, acier peint

Où ? À l’extérieur, en angle avec l’édifice (rues Laviolette et De Martigny)

Accès

5.2

Palais de justice de Saint-Jérôme 25, De Martigny Ouest Saint-Jérôme

Historique : Cette partie plus ancienne a été bâtie de 1968 à 1969 et fut érigée sur le site de l’ancien collège commercial dirigé par les Frères des Écoles chrétiennes, le Collège Sacré-Cœur incendié en 1962.

François Soucy : (1929-2007) Né à Montréal, François Soucy a résidé dans les Laurentides pendant plus de 24 ans. Il a entrepris des études en art, sous la férule d'enseignants qui le mirent très tôt dans l'exigence créatrice, avec des maîtres tels que Dallaire, Pellan, Hudon et Lemieux. Il obtient le Prix de sculpture du Québec en 1965. Son processus de création s'associe souvent à des rythmes musicaux (ici, un solo de trompette de Miles Davis) qu'il traduit par la forme. Il travaille la sculpture mais aussi la peinture et l'estampe. De l'abstraction à la figuration, on dénote dans ses œuvres une construction et un assemblage étayés par une recherche constante, entre autres, sur les fresques et les mosaïques.

Pour la petite histoire, signalons que, sous la terre, une base en béton de 5 pieds cubes (.141 m3) assure la stabilité de la structure. L'ensemble a demandé à l'artiste plus de 1700 heures de soudure. Les colonnes sont des assemblages de tuyaux de 2 ½ pouces (6,35 cm). Le travail s'est échelonné sur deux ans.

En tout temps 14

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Jean-Yves Côté

Jean-Yves Côté

Odyssée III

Odyssée III L'oeuvre : Cette sculpture, une commande des propriétaires de la maison qui appréciait le travail de l’artiste, fut réalisée en écho à l’architecture de celle-ci. Fabriquée en aluminium, elle s’élève en décomposant la lumière avec son prisme qui est fait d’acrylique. « Cette lumière poursuivra sa route vers l’infini et reflète la pensée intérieure de ce que nous voyons à travers la vie. » JeanYves Côté

Jean-Yves Côté : Détenteur d’une maîtrise en arts plastiques (création sculpture), Jean-Yves Côté est sculpteur, c’est-à-dire « patenteur » d’espace et donc, forgeron, métallurgiste, ferblantier, dinandier, soudeur, bidouilleur, bricoleur, rêveur. Le travail des mains est sa filiation aux bâtisseurs, à ces hommes qui relèvent leurs manches. La sculpture en est la version poétique et elle n’est jamais exempte de sueurs.

1989, aluminium et acrylique

Où ? À l’extérieur

Accès En tout temps, observation permise à l’extérieur de la propriété 16

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Propriété privée (Maison Jean-Simard, résidence patrimoniale) 382, rue Laviolette, Saint-Jérôme

Historique : Bâtie vers 1882, elle appartiendra entre autres à M. Camille De Martigny, avocat de SaintJérôme, qui la lègue à sa fille Jacqueline lors de son mariage avec M. Jean Simard qui l’habitera jusqu’à son décès survenu en 1939. 17


Pierre Hardy

Pierre Hardy

Œuvre sans titre

Œuvre sans titre L'œuvre : Les murales de Pierre Hardy font souvent la part belle aux contes et légendes du pays ou sont parfois de véritables fresques historiques. Ici, des monuments (en chair ou en pierre) de l’histoire jérômienne. De gauche à droite : l’usine de papier Rolland, la fabrique de caoutchouc Dominion Rubber, la manufacture textile Regent Knitting Mills et le pont Vanier. En bateau de plaisance : un des premiers habitants, Casimir Testard De Montigny, le magistrat Godefroy Laviolette et le curé Antoine Labelle « le roi du Nord ».

Pierre Hardy : Pierre Hardy est un artiste de la rue, un muraliste libre et ses tableaux surdimensionnés sont comme des livres d’images qui surgissent et ouvrent une brèche dans la verticalité et la grisaille des villes. Le choix d’un art accessible (à la vue et au portefeuille), puisant dans la richesse de la culture populaire, est à lui seul un manifeste. Pierre Hardy tatoue les murs sans relâche depuis le début des années 80.

2000, murale peinte sur plaque d’acier

Où ? À l’extérieur

Accès En tout temps

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Édifice commercial Tigre Géant En face du 299, rue Labelle Saint-Jérôme

Historique : Construit sur l’emplacement de la maison de Godefroy Laviolette (1er maire de la ville de Saint-Jérôme) cette succursale du magasin Woolworth* ouvre en 1951. Le Tigre Géant y loge maintenant et la chaîne a commandé ce tableau extérieur selon une politique qui vise à doter tous leurs magasins d’une murale à caractère historique. *Franklin Winfield Woolworth était un commerçant américain qui fonda en 1911 une chaîne de magasins à bas prix.

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Carole Lévesque

Carole Lévesque

La continuité

La continuité L’œuvre : C’est à titre de designer-architecte que Carole Lévesque a d’abord pris part à ce projet de construction sur le site même d’un édifice recensé dès 1871 et qui, après des propriétaires successifs, deviendra en 1906 l’Hôtel Lapointe, véritable institution jérômienne, détruit par un incendie en 1948 puis reconstruit et inauguré en 1950. Lors de l’arrivée de l’autoroute qui détourna la circulation du centre-ville, les activités de l’hôtel déclinèrent peu à peu et l’établissement ferma ses portes en 1985. Pour l’inauguration de ce nouveau bâtiment en 1996, les propriétaires demandèrent à madame Lévesque de concevoir une sculpture extérieure. À cet emplacement plein de mémoire, l’artiste a choisi l’oiseau qui, revenant sur son aire de nidification, assure une continuité mais aussi son avenir.

1996, acier peint

Où ? À l’extérieur

Accès En tout temps

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Carole Lévesque : Carole Lévesque est née à Saint-Jovite en 1963. Détentrice d’un baccalauréat en arts, son désir de création s’exprime avant tout dans son métier, le design architectural. Concevoir l’aménagement de bâtiments représente pour elle un défi visant à entrecroiser les exigences structurales mais aussi économiques d’une construction tout en considérant la vision des propriétaires et en y insérant sa propre interprétation.

Place Lapointe 10, rue Saint-Joseph Saint-Jérôme

Historique : L’édifice a été bâti en 1996 à l’emplacement de l’ancien Hôtel Lapointe.

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Jean-Sébastien Denis

Jean-Sébastien Denis

Ascension

Ascension

2012, acrylique, papier marouflé sur toile de coton brut montée sur contreplaqué et constitué en huit panneaux de 2 x 3 mètres

Où ? À l’intérieur de l’édifice, murs d’angle de la montée d’escalier central

Accès Aux heures d’ouverture 22

9.1

Université du Québec en Outaouais (UQO) Campus de Saint-Jérôme 5, rue Saint-Joseph Saint-Jérôme

Historique : Visant l’accessibilité aux études universitaires en région, l’UQO a offert, depuis les années 1980, des activités d'enseignement dans les Laurentides. En 2004, l'UQO crée le Centre d’études universitaires des Laurentides qui deviendra, le 22 janvier 2010, le campus de l'UQO à Saint-Jérôme par l’inauguration d’un nouvel édifice de 10 132m2 répartis sur 6 étages et qui permet d'accueillir près de 1 500 étudiants. On trouve dans cet édifice éco-énergétique, des salles de classe, des laboratoires d’enseignement et de recherche, une bibliothèque, une didacthèque, des bureaux, des services, une aire vitrée à chaque étage.

L’œuvre : L'espace encoigné ne semblerait laisser que des perspectives tronquées à l’œil mais pourtant l’immense tableau peint de Jean-Sébastien Denis s'empare de l'espace, le happe puis le déploie. S'étirant en angle et en hauteur sur deux paliers, certains le comparent à un livre ouvert, si c'est ainsi, alors c'est un pop-up : ces livres dont les illustrations surgissent lorsque l'on tend deux pages. On pourrait encore imaginer un mobile de Calder qui se serait soudainement figé. C'est que cette œuvre utilise le procédé de l'anamorphose, technique donnant à une surface plane et d'un point de vue privilégié, une impression de relief et donc de virtualité spatiale. La stabilité et la brutalité géométrique, graphique et architecturée se posent sur le flou, le fluide, l'éthéré. Le connu s'harnache à l’inconnu : jolie métaphore de la connaissance.

Jean-Sébastien Denis : Né à Sherbrooke en 1970, JeanSébastien Denis obtient un baccalauréat en arts visuels à l’UQAM en 1997 et reçoit le Prix d’excellence Jacques-deTonnancour. Durant ses études, il participe au Symposium de la jeune peinture au Canada, et depuis, à plusieurs expositions de groupe et individuelles. Ses œuvres font partie de collections prestigieuses tant publiques que privées. « Les œuvres de JeanSébastien Denis portent en elles les traces d’une incessante investigation motivée par ce qui semble être une véritable obsession de la peinture, du médium et de ses inépuisables potentialités. De ces recherches à jamais irrésolues se dégagent (…) des écosystèmes picturaux qui témoignent d’une singularité artistique plus affirmée que jamais. » Andréanne Roy

«...l'essentiel de mes efforts se concentre à la mise en place d'un espace instable pour la vision... » Jean-Sébastien Denis

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Jordi Bonet

Jordi Bonet

L'Homme-Soleil

L'Homme-Soleil

Création entre 1973 et 1975, production : 2008, bronze, 3/8 (troisième d'une édition de 8)

Où ? À l’intérieur de l’édifice, bibliothèque, 2e étage

Accès Aux heures d’ouverture 26

9.2

Bibliothèque de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) Campus de Saint-Jérôme 5, rue Saint-Joseph, 2e étage Saint-Jérôme

Historique : Certains Jérômiens se souviendront qu'une parcelle du site accueillait la boucherie chevaline Dubouil qui, pendant près de 50 ans, a eu pignon sur rue, et dont Simone, veuve de René, tint seule le commerce du 243 rue Labelle, durant plus d’une vingtaine d’années, jusqu’à ses 80 ans. Originaires du Sud-ouest de la France, ils étaient arrivés au Québec en 1953.

L’œuvre: Un imposant bas-relief de 221 cm x 145 cm x 3,8 cm, offert à la Fondation du Musée d’art contemporain des Laurentides par Guy Laliberté, président fondateur du Cirque du Soleil. L’œuvre originale en céramique, réalisée entre 1973 et 1975, se trouve au Musée du Mont St-Hilaire. L'artiste est décédé avant d'en avoir fait le moule et les tirages. Ceux-ci furent réalisés en 2008 par la Fonderie d'Art d'Inverness. Il existe au total deux épreuves en aluminium et huit en bronze. Par leurs couronnes dansantes, on pense aux tournesols de Van Gogh. Cette fleur, incarnation florale du soleil, symbolise l’orgueil, le rayonnement, l’éblouissement. Le personnage, bras ouverts, porte un « oui » affirmé sur son plexus. Le Québec est en grand remaniement social, cette période a vu l’emprisonnement de trois chefs syndicaux, la grogne des expropriés de Sainte-Scholastique, les grèves de la United Aircraft et de l’amiante à Thetford Mines, et en 1975, pour la première fois depuis sa création en 1968, le Parti québécois devance le Parti libéral dans les intentions de vote. Jordi Bonet est un humain, un artiste et un citoyen engagé. Jordi Bonet : Né en 1932 et d’origine catalane, Jordi Bonet s'est établi au Québec en 1954. Bien qu’ayant perdu son bras droit dans un accident à l’âge de 7 ans, ce garçon marqué par la guerre civile espagnole (1936-39), a étudié à l’École des Beaux-arts de

Barcelone et est devenu peintre, céramiste, muraliste et sculpteur. De 1960 à 1977, il a réalisé une centaine de murales dont, à Montréal, Citius, Altius, Fortius à la station de métro Pie-IX, et Hommage à Gaudí à la Place des Arts. D’abord en céramique et en béton, puis en aluminium et en bronze, ses murales se caractérisent par l’impression et parfois l’ajout d’éléments de la nature ou d’objets divers dans des moulages. Initié par son père, il porte un intérêt particulier pour l’art sacré et réalise plusieurs œuvres pour des édifices religieux : à Montréal, les églises Saint-Jean-Vianney, Notre-Dame de la Salette ainsi que l’Oratoire Saint-Joseph, les églises Notre-Dame de Roberval, du Précieux Sang à Repentigny, Sainte-Augustine à Saint-Bruno, Saint-Raphaël à Jonquière, le séminaire de Métabetchouan, le couvent des Ursulines de Loretteville. De plus, il a fait une série de vitraux et de sculptures pour la chapelle de l’aéroport JFK de New-York. Sa murale au Grand Théâtre de Québec, triptyque de plus de mille mètres carrés, fait scandale en 1971 avec cette inscription d’une citation du poète Claude Péloquin « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ! C’est assez ! », que Bonet refuse d’effacer malgré les pressions. En pleine ascension, Jordi Bonet doit affronter la mort accidentelle de son plus jeune fils et le diagnostic d’une leucémie. Il est mort six ans plus tard à l’âge de 47 ans. Il est considéré comme l’un des artistes majeurs du Québec. 27


Monique Giard

Monique Giard

Jaune

Jaune L’œuvre : « Quand l'être humain est restreint dans sa liberté physique, la qualité des bonheurs qu'il vit s'en trouve affectée. J’ai voulu en créant cette œuvre, apporter un moment de bonheur à ceux qui la regarderont ; un moment de bonheur similaire à celui que l'on ressent lorsque, assis près de la fenêtre, un rayon de soleil nous enveloppe et nous inonde. Sur le mur extérieur, à l’entrée de l'édifice, l'élément mural symbolise cette fenêtre pleine de ce jaune soleil chaud et ardent qui attire et anime l'accès principal de l'édifice. Près de la fenêtre, une forme bleue. Dans cette forme bleue disparaissent les mouvements, les formes et les sons, lorsque, assis sur le banc, elle nous amène vers le chemin de l'infini où le réel se transforme en imaginaire ...le chemin du rêve. L'imaginaire est un jardin où l'on s'assoit pour rêver. » Monique Giard

1996, métal, pierre

Où ? À l’extérieur, près de l’entrée principale de l’édifice

Accès En tout temps

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10

Monique Giard : Sculpteure et céramiste, Monique Giard vit et travaille à Montréal et à Val-David au Québec. Elle est directrice générale du Centre de céramique Bonsecours et y enseigne depuis 1979. En plus d’exposer régulièrement tant au Québec qu’à l’étranger, elle a agi à titre de commissaire de l'exposition Faënza-Québec en Italie et fait partie de la représentation du Québec à la Biennale de céramique contemporaine de Châteauroux (France). Monique Giard a contribué à dévier la céramique de l’utilitaire spécifique (poterie) à la création esthétique. La représentation féminine est son sujet de prédilection.

Centre d’hébergement Lucien-G. Rolland 175, rue Durand, Saint-Jérôme

Historique : Autrefois, cette maison de retraite des religieuses du Bon Pasteur servait également d’hébergement aux familles et amis résidant à une trop grande distance pour visiter un proche hospitalisé. L’Hôtel-Dieu se porte acquéreur de la bâtisse en 1995. Lucien G. Rolland, 4e génération du fondateur de la Compagnie de Papier Rolland* offre un terrain permettant d’ériger une aile supplémentaire. Aujourd’hui, le centre compte près d’une centaine de lits et accueille des personnes en perte d’autonomie.

*Cette toute première usine de papier fin au Canada fut fondée en 1882 par Jean-Baptiste Rolland et a grandement participé au développement de la région.

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Dominique Valade

Dominique Valade

Dans chaque étendue d'eau vit une image

Dans chaque étendue d'eau vit une image

2005, cadre, structure et grillage d'aluminium, laminage numérique et verre trempé, laiton et feuilles en bronze patiné, éclairage

Où ? Salle d’attente de l’urgence, entrée rue Durand

Accès En tout temps individuellement 30

11.1

L'œuvre : Pour conjurer le temps d'attente et le stress induit par la fonction même du lieu, l'artiste a mis en scène un monde apaisant et serein composé de photographies prises dans les Laurentides qui rappellent une promenade au bord de l'eau. Les images modifiées numériquement sont imprimées sur verre directement sur la couche de laminage, puis insérées entre deux vitres de verre trempé. Certains tableaux s’enchâssent dans un coffrage lumineux, d'autres s’impriment sur des plaques de verre dont les images translucides s’éclairent grâce à des lampes fixées le long d'une structure d'aluminium, dissimulant le filage électrique au pourtour de l'œuvre. Des éléments comme des petites pierres de rivière, des feuilles de bronze ou des brindilles de laiton créent des liens entre les tableaux. Les planches du quai sont des plaques de laiton rehaussées d'une patine. Remarquez le grillage qui produit des effets de miroitement.

Dominique Valade : Voir la description de l’artiste (œuvre #4)

Hôpital régional de Saint-Jérôme 290, rue De Montigny Saint-Jérôme

Historique : Un premier agrandissement à l’établissement en 1973 et un second entre 1979 et 1983 permettent la création d’unités de soins intensifs, généraux et psychiatriques. Une autre phase de travaux s’étendra de 1987 à 1990 par l’acquisition de l’école primaire adjacente à l’hôpital. Le réaménagement de l’urgence, quant à lui, a eu lieu en 2005. 31


Pierre Leblanc

Pierre Leblanc

Passage est-ouest, direction nord,  L’origine de l'humanitÊ à travers l'architecture 

Passage est-ouest, direction nord, ÂŤ L’origine de l'humanitĂŠ Ă travers l'architecture Âť L'Ĺ“uvre : Dans cette installation Pierre Leblanc fait rĂŠfĂŠrence Ă cinq ères de notre civilisation : mĂŠgalithique, grecque, romaine, romane, industrielle, chacune rĂŠvĂŠlĂŠe par un ĂŠlĂŠment architectural caractĂŠristique. Le titre de l'oeuvre Passage est-ouest direction nord fait rĂŠfĂŠrence Ă l'orientation et Ă la localisation de l'installation. Partie prenante de l'oeuvre, le trottoir franchissant la sculpture crĂŠe un passage orientĂŠ d'est en ouest, de la rue Ă l'entrĂŠe principale de l'hĂ´pital. Historiquement, rappelons que Saint-JĂŠrĂ´me ĂŠtait dĂŠsignĂŠe comme ÂŤ Reine du Nord Âť Ă l'ĂŠpoque oĂš elle devint le point de dĂŠpart d’une colonisation dont le cĂŠlèbre curĂŠ Antoine Labelle fut le grand promoteur.

OĂš ? Ă€ l’extĂŠrieur, sur le terreplein en façade de l’Êdifice

Accès En tout temps 32

11.2

HĂ´pital rĂŠgional de Saint-JĂŠrĂ´me 290, rue De Montigny Saint-JĂŠrĂ´me

Historique : Le 4 dĂŠcembre 1950 s’ouvre l’hĂ´pital HĂ´tel-Dieu de Saint-JĂŠrĂ´me fondĂŠ par la communautĂŠ des Hospitalières de Saint-Joseph sous l’Êgide de mère Marie-Berthe Thibault qui en sera ĂŠgalement la première directrice gĂŠnĂŠrale. Le centre hospitalier est ĂŠrigĂŠ sur un terrain gracieusement offert par la Compagnie de Papier Rolland.

DÉFI Le nord est indiquÊ de trois

façons. Tentez de les repÊrer.

RÊponse : 1. La pierre supportÊe par trois colonnes d'acier pointe en direction nord. 2. Le mot nord est inscrit sur un linteau (pointÊ par la roche). 3. Une flèche au sol.

1986-89, acier, bĂŠton, pierre

Pierre Leblanc : Voir la description de l’artiste (œuvre #1)

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Pierre Leblanc

Pierre Leblanc

Le visible et l'invisible ÂŤSouvenirs d'enfanceÂť

Le visible et l'invisible Souvenirs d'enfance Pierre Leblanc : Voir la description de l’artiste (œuvre #1)

DÉFI Trouvez le point commun aux divers ÊlÊments  dessinÊs  RÊponse : Ce sont tous des moyens de transport

L’œuvre : La partie maĂŽtresse de la sculpture est une pièce monumentale d'acier et de bĂŠton illustrant une maison-phare, allĂŠgorie du savoir dont le fanal guide Ă travers la nuit. Souvenirs d'enfance, cet ĂŠlĂŠment amalgame la maison natale de l'artiste, situĂŠe Ă proximitĂŠ du canal Lachine, Ă ses origines madelinoises. Du sommet de la tour, une sĂŠrie de dessins tridimensionnels s’Êchappent tel un jet de lumière mĂŠtaphorique. Parmi ces images tracĂŠes Ă la manière d’esquisses, un petit bateau de papier ainsi qu’une bicyclette convergent vers l'ĂŠdifice, le premier au sol et le second par voie des airs. Obliquement Ă la maison-phare, une table de bĂŠton oĂš s'embosse une paire de ciseaux personnifie l'invisible Ă fabriquer, matĂŠrialisation des fantaisies de l'imagination. Ă€ la base de la tour, une petite porte donne sur l'invisible. 1993-94, acier peint, bĂŠton

OÚ ? À l’extÊrieur, au rond-point latÊral à l’Êdifice (en prolongement de la rue des Pinsons)

Accès En tout temps 34

12

École de l’Horizon-Soleil 1155, avenue du Parc Saint-JÊrôme

Historique : Cet Êtablissement scolaire à vocation rÊgionale fut construit en 1992 et accueillait à ses dÊbuts des Êlèves prÊsentant une dÊficience intellectuelle. En 1995, une aile s'ajoute permettant de recevoir une clientèle rÊgulière d'âge primaire. 35


Pierre Leblanc

Pierre Leblanc

Hommage à Matthias Grünewald & Keith Harring

Hommage à Matthias Grünewald & Keith Harring

2010-2011, aluminium découpé à l'eau, poli et brossé et acier bleui, 335 x 426 x 91cm

L’œuvre : Ce triptyque s'inspire du célèbre retable de Grünewald et, plus contemporain (1990), de celui de Keith Harring*. Du premier, on retrouve trois éléments : le Christ en croix, l'agneau et Saint-Antoine transformé ici en Saint-Jérôme. Du deuxième, Leblanc reprend la forme en ogive qui fait écho tant à l'alcôve, qu'aux fenêtres et aux grilles. Ces emprunts, intégrés au travail récent de l'artiste avec les végétaux, sont une signature avant d'être une dédicace morale. Cet ouvrage est un des jalons d'une longue réflexion sur le patrimoine bâti que sont les églises, un testament d'artiste créé dans l'urgence mais longuement mûri.

13.1 Où ? À l’intérieur, autel latéral, fonds baptismaux

Accès Aux heures d’ouverture

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Cathédrale de Saint-Jérôme 355, place du Curé-Labelle Saint-Jérôme

Historique : De style romano-byzantin, la cathédrale de SaintJérôme fut érigée de 1897 à 1900 et modifiée dans un style néoclassique entre 1923 et 1925: ainsi les clochers qui étaient à l'origine à dômes devinrent en flèches. Construite sur une partie de l'ancien cimetière, elle remplace une plus ancienne église devenue trop exiguë*, démolie en 1902 et située à l'origine plus près de la rivière, aujourd'hui Parc Labelle. Sur la photo, on remarque que le contraste des deux différentes pierres qui composent la cathédrale s'est beaucoup altéré avec le temps. *En 1868, à l'arrivée du Curé Labelle, cette église en pierres des champs desservait 1500 fidèles, et à son décès en 1891, 5000.

*Keith Harring, artiste américain rendu célèbre par ses graffitis et ses tags, est une figure de proue de l'art urbain. En pleine notoriété, il meurt du sida en 1990, à 31 ans, après s'être impliqué dans la lutte contre ce fléau.

Pierre Leblanc : Voir la description de l’artiste (œuvre #1)

Note : Inscription de deux citations de Saint-Jérôme, considéré comme le traducteur (de l'hébreu et du grec ancien au latin) de la bible : la Vulgate, qu'il acheva vers 405. Le moine Jérôme de Stridon mourut à Bethléem en 420 à l'âge de 73 ans. Parmi ses hauts faits, il aurait retiré une épine de la patte d'un lion, évocation que l'on retrouve ici dans une tête de fauve puisée des armoiries de la ville. Associé au saint, on trouvera également un crâne, symbole de la nature passagère et vaine de la vie humaine. À l'origine, le retable est une simple construction verticale, de bois ou de pierre, placée derrière l'autel : l’étymologie du mot traduit d’ailleurs sa position : re « en arrière » de la table (autel). Dans la liturgie chrétienne primitive, la table d'autel est le symbole du Christ, il est donc interdit d'y poser quoi que ce soit. Ainsi la fonction du retable est d’abord utilitaire (gradins destinés à recevoir des objets liturgiques), puis à partir du Moyen Âge, ils prendront une dimension exclusivement décorative et narrative avec une iconographie qui évoque la vie du Christ, de la Vierge et des Saints. Il est fréquent qu'un retable se compose de plusieurs volets, deux (diptyque), trois (triptyque), voire davantage pour un polyptyque. Dans le transept opposé, le maîtreautel de la première église sur lequel a officié le curé Labelle.

Retable de Grünewald dit aussi retable d'Issenheim, dont la partie sculptée (face externe) fut réalisée par Niklaus von Hagenau autour de 1490 et les panneaux peints (face interne) par le peintre Matthias Grünewald entre 1512 et 1516.

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Barbara Claus

Barbara Claus

Au commencement était le Verbe

Au commencement était le Verbe L’œuvre : Barbara Claus dialogue avec l'espace. Elle veut à la fois l'ouvrir et le déborder, l'investir tout en gardant son essence, le transformer par un geste coloré.

2012, peinture murale in situ intégrant l'alcôve, le passage et le confessionnal

13.2 Où ? À l’intérieur de l’édifice, autel latéral

Accès Aux heures d’ouverture 38

Cathédrale de Saint-Jérôme 355, place du Curé-Labelle Saint-Jérôme

Historique (suite): L'édifice mesure 24,6 m de hauteur, 76,9 m de longueur et 30,7 m de largeur. Le grand narthex (avant-nef) est situé en-dessous des orgues Casavant. La rosace près du jubé s'harmonise avec les vitraux, fabriqués en France. Delphis-Adolphe Beaulieu a créé les verrières groupées en triptyques et coulées dans le plomb. Fabriqué en France également, un chemin de croix en plâtre (chaque station fait 8 pieds de haut, soit 2,44 mètres) est ajouté en 1908. Elle devint cathédrale en 1951 avec la nomination du premier évêque du diocèse de Saint-Jérôme, Mgr Émilien Frenette, qui en fit son siège épiscopal. Certaines parties ont été réaménagées depuis le concile Vatican II, comme l'ambon (tribune), l'autel, le baptistère et la cathèdre*. Depuis quelques années, la cathédrale possède un musée honorant le curé Labelle et l'histoire diocésaine. Un sanctuaire est dédié à la Vierge Marie et les restes du premier évêque ont été ramenés dans un tombeau. *trône de l'Évêque, d'où la désignation du bâtiment qui l'abrite : église cathédrale.

« L’œuvre ne raconte pas une histoire à la manière du peintre Giotto*, elle fait vivre une expérience de perceptions, de rapport d'échelle, d'être, de lumière, de couleurs et de mots. Trois éléments interreliés se déclinent telle la trinité : la peinture murale de nuages symbolisant le père, la statue de la Vierge et l'Enfant symbolisant le fils, le passage (ouverture à gauche de l'alcôve), symbolisant l'esprit saint(...) À la base de ce triangle, le confessionnal symbolise l'écoumène (relation de l'humain à son milieu) tandis que les mots choisis et inscrits dans le passage sacré ouvrent la réflexion de l'être à sa foi et à ses croyances: Immanence, lumineux, silence, intangible, transcendance, vénérable, sacré, numineux**, impermanence, ici, là, ailleurs, cheminement... » B. C. *Giotto (1267-1337) : l'influence de sa peinture va provoquer le vaste mouvement de la Renaissance. **Concept avancé par le théologien Rudolf Otto en 1917. Le numineux regarde toute expérience non rationnelle du mystère, se passant des sens ou des sentiments, et dont l'objet premier et immédiat se trouve en dehors du soi. Le numineux est aussi, selon Carl Gustav Jung : « ce qui saisit l'individu, ce qui, venant d'ailleurs, lui donne le sentiment d'être ».

Barbara Claus : Née en Belgique en 1962, son atelier est dans les Laurentides. Barbara Claus est diplômée de l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre à Bruxelles, elle détient également une maîtrise en arts visuels de l'UQAM. « Mon travail s’articule autour de questionnements tels que la représentation, le temps, les rituels, l’Ici et l’Ailleurs, l’éphémère et la permanence. J’explore les espaces de silence ainsi que le rôle de l’image, du sacré et de la lenteur dans un monde où tout semble s’accélérer. J’aime concevoir mes œuvres pour un espace et l’investir dans sa matérialité, sa résonance, par une qualité de présence, par des interventions, plus souvent éphémères, mais aussi par des images, des projections, de la vidéo. Mon travail artistique se prolonge également dans la création de blogues et de livres d’artistes. » Note : L’œuvre de Barbara Claus a été sélectionnée parmi 29 projets d'artistes. Cette intervention in situ a pu se concrétiser grâce à une contribution financière provenant de l’entente de développement culturel entre la Ville de Saint-Jérôme et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et fut développée en synergie avec le MACL et la paroisse de la Cathédrale.

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Alfred Laliberté

Alfred Laliberté

Hommage au curé Labelle

Hommage au curé Labelle L'œuvre : Durant la première décennie du 20e siècle, on projette d'élever un monument à la mémoire du père de la colonisation, le curé Antoine Labelle (1833-1891), initiateur de la construction du chemin de fer, le célèbre « P'tit train du Nord ». Ce n'est finalement qu'en 1924 que le monument en l'honneur du « Roi du Nord » sera érigé. La statue de bronze au sommet du monument, nous montre l'imposant curé, il mesurait 6 pieds et pesait 333 livres (1,82 m et 151 kg), le bras tendu vers ce nord à défricher. Plus bas, on retrouve une seconde statue représentant un colon et, sur la base de granit, des scènes de la colonisation gravées en bas-relief. Note : En 1934, afin de célébrer le centenaire de Saint-Jérôme, deux autres sculptures en bronze sont commandées à Alfred Laliberté. L’une souligne l’emplacement de la première église et du premier presbytère et l’autre, le premier couvent. De plus, soulignons au passage, le monument qui honore la mémoire des citoyens de la ville, tombés au combat lors de la Première et Deuxième Guerre mondiale.

1924, sculpture, bronze sur une base de granit

Où ? Extérieur, parc face à la cathédrale de Saint-Jérôme

Accès En tout temps 40

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Parc Labelle Quadrilatère formé par la place du Curé-Labelle, entre les rues Labelle et Saint-Georges, Saint-Jérôme

Alfred Laliberté : (1878-1953) Fils de cultivateur, Alfred Laliberté est né à Sainte-Elisabeth de Warwick. À l’âge de dix-huit ans, il s’inscrit à Montréal à la Société des arts et au Conseil des arts et manufactures et en 1902, il se rend à Paris pour étudier à l'École des beaux-arts. II remporte une mention honorable au Salon de Paris dès sa première participation. À son retour à Montréal trois ans plus tard, Laliberté obtient un poste d'enseignant là où il avait étudié au Conseil des arts. Membre de l'Académie royale canadienne (R.C.A), Laliberté mena une carrière artistique prolifique. Ses œuvres connues comprennent plus de 900 sculptures en bronze, marbre, bois et plâtre ainsi que plusieurs centaines de peintures. II a honoré plusieurs commandes publiques, entre autres, des monuments dédiés à Laurier, à Dollard des Ormeaux et à Louis Hébert. Il est connu pour ses bustes et ses sculptures religieuses et allégoriques, cellesci largement influencées par les œuvres de Rodin. Il est reconnu surtout pour sa série hautement acclamée de 214 petits bronzes qui célèbrent les légendes, coutumes et métiers du Québec rural. Tout comme d'autres artistes de son époque, Laliberté était profondément attaché à sa province et à son histoire.

Historique : C’est sur cet emplacement que fut érigée de 1837 à 1839 la première église de SaintJérôme qui fut démolie en 1900. 41


Mariette Rousseau-Vermette

Mariette Rousseau-Vermette

Ombre et lumière

Ombre et lumière L'œuvre : S'inspirant de la salle de spectacle à l'étage et mettant en valeur l'escalier à deux volets (superbe élément architectural d'origine), l'œuvre ressemble à un rideau de scène. L'artiste aimait marier un matériau brut, ici les câbles de jute, avec une laine brossée dans des effets duveteux. L'ajouré des câbles souhaité par l'artiste magnifie la brique, tandis que la couleur de ceux-ci s'associe au bois de l'escalier. La couleur rouge de la laine ajoute une touche de gaieté, tout en s'harmonisant à la brique.

1987, œuvre textile, laine et jute

15 Où ? Intérieur, au palier de l’escalier central

Accès Aux heures d’ouverture 42

Maison de la culture Claude Henri-Grignon 101, place du Curé-Labelle Saint-Jérôme Historique : Ce bâtiment d’un style néoclassique inspiré des temples gréco-romains est un ancien palais de justice bâti de 1922 à 1923 et marque l’accession de SaintJérôme au titre de chef-lieu du district judiciaire de Terrebonne. En 1970, l’édifice perd sa vocation première avec la construction d’un nouveau palais de justice et adopte une vocation culturelle. La Maison de la culture Claude Henri-Grignon abrite le Musée d’art contemporain des Laurentides (page 46), l’Espace Claude-Henri-Grignon, la salle de spectacle Antony-Lessard, une des trois bibliothèques de Saint-Jérôme, les locaux des ateliers culturels et de la Division culture et vie communautaire de la ville.

Mariette Rousseau-Vermette: (1926-2006) Peintre-lissier, Mariette Rousseau-Vermette a étudié à l'École des beaux-arts de Québec. Elle est surtout connue pour ses immenses tapisseries et ses constructions textiles qui allient les techniques traditionnelles à de nouveaux matériaux tels que le métal et la fibre optique, mais également pour son travail d'intégration de la tapisserie à l'architecture. Durant sa carrière, qui s'étend sur un demi-siècle, elle a présenté ses créations au Canada et à l'étranger, soit en Belgique, au Japon, en Suisse, en Inde et aux États-Unis. Ses œuvres sont exposées dans de nombreuses institutions artistiques, notamment aux États-Unis, au Metropolitan Museum of Art de New York et à l'Art Institute de Chicago. Elle a créé entre autres les rideaux de scène du prestigieux John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington, également au Musée d'art moderne de Kyoto, au Japon, et au Centre national des Arts, à Ottawa. En 1976, elle est reçue Officier de l'Ordre du Canada.

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Tour de l’horloge

2000, réalisation : Filion Belleli Harvey, architectes

A

Place de la Gare Centre-ville de Saint-Jérôme

Cornet Casavant

Maître d’œuvre : Ville de Saint-Jérôme

Maître d’œuvre : Cornet Robinson

Historique : Plus répandue en Europe, l’horloge publique en plus d’indiquer l’heure aux passants, servait également de point de repère et était source de grande fierté parce qu’elle était synonyme de prospérité. En Amérique du Nord, elle fait son apparition vers la fin des années 1800. Son emplacement marquait souvent le centre d’intérêt de la ville avec commerces, édifices publics et souvent, la place du marché.

Historique : C’est en 1927 que fut créée la Crémerie SaintJérôme par Joseph Forget. À l’époque, le lait était transporté de porte-à-porte dans un bidon déposé à l’intérieur d’une voiture tirée par un cheval. On puisait à même le bidon pour remplir les contenants des clients. Le 1er avril 1946, monsieur Fernand Casavant en fit l’acquisition mais ne changera le nom pour Laiterie Casavant qu’en 1981. En 1990, le commerce fut vendu à un groupe industriel qui dû abandonner l'emplacement quelques années plus tard. L'édifice fut finalement démoli en 2010 et le cornet géant déménagé d'un coin de rue devant un bar laitier qui en perpétue le souvenir.

L’œuvre : La tour de l’horloge domine la Place de la Gare, qui a été inaugurée en 1997. Le campanile de la tour se dresse à l’extrémité est de la rue de la Gare, face au dôme de l’hôtel de ville érigé à l’extrémité ouest. Dôme et campanile appartiennent à une même famille de formes architecturales et occupent une position dominante. La tour est munie d’un belvédère qui permet un joli point de vue sur la place.

1945, enseigne commerciale, acier peint

B

Édifice commercial (La Crémière) 629, rue St-Georges Saint-Jérôme

Où ? À la Place de la Gare (coin des rues de la Gare et Parent)

Accès En tout temps

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Où ? À l’extérieur, en facade de l'édifice

Accès En tout temps

L'œuvre: Ce cornet géant fait partie du patrimoine jérômien. En effet, dès 1945, on venait de loin pour déguster un bon cornet à la célèbre crémerie Casavant. L’imaginaire et le ventre de bien des enfants le repéraient de loin et les touristes de partout faisaient une étape, si ce n’est un but, de cet arrêt gourmand. Bien qu’il ne s’agisse pas à proprement parler d’une œuvre d’artiste mais plutôt d’une commande industrielle, cet objet signalétique peint à la main est devenu une image d’Épinal pour SaintJérôme.

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L’art contemporain au cœur d’un édifice patrimonial Après quelques mois d’itinérance dans divers lieux, c’est avec fierté qu’en 1987 le Centre d’exposition du Vieux-Palais réintègre une bâtisse entièrement rénovée. L’année précédente, il a obtenu sa reconnaissance officielle du ministère de la Culture. Cet organisme, voué à la diffusion de l’art contemporain est issu de la Galerie d’art qui occupait une partie de l’édifice depuis 1977 et dont les membres ont grandement participé à la sauvegarde du Vieux-Palais menacé, à l’époque, de démolition. En 2003, le centre débute une collection justifiée par l’effervescence de la création artistique dans cette région porteuse d’histoire et changera alors sa dénomination en devenant le Musée d’art contemporain des Laurentides (MACL). En 2012, cette collection comprend près de 550 œuvres issues de donations dont une quarantaine orne les murs du Cégep de Saint-Jérôme et

plus de soixante font partie de la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée. Les expositions proposées couvrent un large éventail de techniques et de styles, osant avec un souci d’accessibilité, encourageant la relève et rendant aussi hommage aux persévérants et aux prestigieux, avec à travers cela, une sensibilité particulière pour les artistes des Laurentides. Des activités et événements rythment le calendrier alors qu’un programme scolaire couvrant annuellement chacune des 5 à 6 périodes d’exposition, voit des milliers d’enfants parcourir avec enthousiasme les salles, puis explorer la créativité dans des ateliers diversifiés. Permettez-nous en conclusion d’exprimer notre gratitude envers ceux-là qui sont, en ce lieu, la raison d’autant de gesticulations : les artistes et les visiteurs. Colombine

En couverture : Dominique Valade, Il était une fois (détail), 1992 Recherche et rédaction : Colombine Léger, coordonnatrice de l’action éducative et culturelle pour le Musée d’art contemporain des Laurentides en collaboration avec les artistes ou leurs ayants droit Coordination du projet : Colombine Léger et Julie Tourangeau, agente de développement culturel, VVAP pour la Ville de Saint-Jérôme Révision historique : La Société d’histoire de la Rivière-du-Nord Conception graphique : Carole Bouchard Photographies : Ville de Saint-Jérôme sauf œuvres 1 et 11.2 (Pierre Leblanc), 9.1 (Hervé Lalo), 9.2 (Jean Lafontaine, photo CDM), 11.1 (Michel Dubreuil), 13 (Lucien Lisabelle) Cartographie : Lithographie André Lachance inc. Révision des textes : Denis Doré, Julie Tourangeau Révision orthographique : Louise Tellier, Lynda Labelle Impression : Litho Mille-Îles Remerciements : Aux artistes : Pierre Leblanc, Danielle Sauvé, Alain Buscarlet, Dominique Valade, J.Pierre Bourgault, François Soucy, Jean-Yves Côté, Pierre Hardy, Carole Lévesque, Jean-Sébastien Denis, Monique Giard, Barbara Claus À leurs ayants droit : Mme Jeanne Desaulniers, M. Laurent Bonet, M. Marc Vermette Également : Comité du 175e de Saint-Jérôme, Service des communications de la Ville de Saint-Jérôme, Mme Audrey Jolicoeur du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Catherine Desaulniers-Soucy, Mme Luce Vermette, Mme Josée Lapointe, Mme Josée Mongeau, Mme Anne-MarieGuénette, Mme Josée Pilon, Mme Annik Gélineau, M. Martin Bündock ISBN : 978-2-922477-18-4 Dépôt légal-2e trimestre 2009 Bibliothèque et archives nationales du Québec, 2009 Bibliothèque et archives Canada, 2009

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Nous vous invitons à poursuivre vos découvertes en parcourant :

101, place du Curé-Labelle Saint-Jérôme (Québec), J7Z 1X6 Téléphone : 450 432-7171 www.museelaurentides.ca