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C’est parti pour un tour du monde en 24 heures !

SOMMAIRE L’Heure en voyage......................................................................................1 La pratique du temps, une antiquité..................................................2 Chacun voit midi à sa porte ! ................................................................3 Le calcul de l’heure en mer, attention aux vagues !.....................4 Les innovations techniques de l’horlogerie portative..................6 La révolution du chemin de fer, la fin d’un train-train..................8 Le chemin de fer met les pendules à l’heure ! .............................10 Les fuseaux horaires, une heure universelle et durable............12 L’essor de l’horlogerie de contrôle à Saint-Nicolas d‘Aliermont.................................................................................................14 La vogue du tourisme balnéaire........................................................16 L’heure sur la route des vacances......................................................18 Vers la chronométrie de marine.........................................................21 Un voyage dans le temps ....................................................................23 L’histoire de l’heure en voyage...........................................................24 En couverture : carte postale ancienne, fonds ancien et local de la médiathèque JeanRenoir, Dieppe. Timbre extrait d’une carte postale ancienne, ADSM, fonds Chesneau. Pendulette de voyage, collection du musée de l’horlogerie. En 4e de couverture : cadran solaire de poche, en ivoire, Dieppe. Collection privée.


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+/- 12 heures Greenwich : les Iles Fidji, Wallis et Futuna

L’heure en voyage S

elon le célèbre dicton, les voyages forment la jeunesse. Dans le cadre de cette exposition, les voyages liés à la révolution du chemin de fer et à la vogue du tourisme balnéaire au XIXe siècle ont diffusé l’horlogerie portative et également développé notre heure, celle des fuseaux horaires et du méridien de Greenwich.

Les plus anciennes techniques de mesure du temps sur terre et en mer utilisaient la course du soleil, puis les systèmes d’horlogerie mécaniques se sont généralisés à partir du Moyen Âge. Les mécanismes n’ont eu de cesse de devenir miniatures, portatifs et précis. L’horlogerie portative est certes une création médiévale mais c’est l’uniformisation de l’heure et l’instauration des fuseaux horaires au XIXe siècle qui la vulgarisent dans les stations du littoral normand, et sur les navires. La ville de Saint-Nicolas d’Aliermont a d’ailleurs grandement participé à cette diffusion pendant le XIXe et le XXe siècles, grâce aux productions de pendulettes de voyage des usines Couaillet Frères, des réveils de voyage Bayard, ainsi que les enregistreurs de locomotives des Ateliers Vaucanson.

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La pratique du temps, une antiquité

- 11 heures Greenwich : Hawaï, Honolulu

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epuis l’Antiquité, les hommes sont obsédés par la maîtrise du temps. Après l’utilisation naturelle de la terre - course des astres, phases de la lune, alternance des saisons…-, ces derniers ont inventé des instruments capables d’exploiter ces ressources, comme le gnomon (simple bâton planté dans le sol dont l’ombre se projette), le cadran solaire, l’horloge à eau, appelée clepsydre ou encore l’astrolabe. Transmis des Égyptiens aux Grecs puis aux Romains, ces instruments ont continué de régir la vie des citadins, des ruraux et même des marins. Au Moyen Âge, l’utilisation du sablier se vulgarise, et surtout les premiers mécanismes horlogers, de taille monumentale ou miniaturisée, apparaissent pour prendre le relais de ces premiers instruments. ASTROLABE EN CUIVRE DORÉ, VIe siècle. Collection du musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds.

CADRAN SOLAIRE EN IVOIRE, réalisé à Dieppe, XVIIe siècle. Collection privée. SABLIER POSÉ SUR UNE SUSPENSION. Collection du musée de l’horlogerie.

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- 10 heures Greenwich : Tahiti, Fairbanks (Alaska)

Chacun voit midi à sa porte ! L

a majorité des instruments utilisés jusqu’à l’époque médiévale étaient très dépendants des intempéries, à l’exception de la clepsydre et du sablier. Ils ne donnaient également qu’une heure approximative et surtout locale.

L’heure officielle dite « vraie » était l’heure locale solaire. Suivant l’endroit où la personne se plaçait pour effectuer sa mesure, elle n’obtenait pas la même heure et cela, même parfois d’un village à un autre. Que dire d’un pays à un autre… À l’époque, le calendrier est élastique et la ponctualité n’est pas de rigueur ! À partir du XVe siècle, les citadins se réfèrent aux horloges mécaniques installées sur les façades des églises et des beffrois qui fournissent cette fois une heure officielle dite « temps local moyen », cependant cette dernière se limite à l'étendue de la ville. Le saviez-vous ? En 1665, une malle poste mettait 10 jours pour rallier Paris à Lyon et plus que 68 heures en 1814 ! Il fallait 3 jours et demi à un messager pour parcourir cette distance en 1830 et plus que 6 heures et 50 minutes en 1903 !

Genève Vienne Londres Berlin Paris Zürich

1780 1782 (?) 1792 1810 1816 1832

L’ ADOPTION DU « TEMPS LOCAL MOYEN » comme temps officiel. Bulletin de l’ANCAHA n°86, 1999.

Les décalages horaires ne posaient guère de problèmes dans la mesure où les hommes se déplaçaient peu en dehors des limites de leurs villages. Seules les personnalités les plus aisées, ainsi que les messagers et les marins parcouraient les grands espaces et les océans. 3


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Le calcul de l’heure en mer, attention aux vagues ! - 9 heures Greenwich : Juneau (Alaska), les Iles Marquises

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vant le XIVe siècle, les navigateurs ne quittaient jamais de vue les caps formés par les sinuosités des côtes, de peur de se perdre. La fragilité et le manque de précision des instruments de mesure du temps ne permettaient pas de s’élancer en pleine de mer et de s’orienter de manière fiable. Lorsque la vague des grandes explorations débute au XVe siècle, les navigateurs se repèrent à l’aide de boussoles, d’astrolabes, d’anneaux astronomiques, de sillomètres (cordes à nœuds pour mesurer la vitesse du navire) et de clepsydres. Ces instruments permettent en effet, de calculer l’heure solaire en haute mer, ainsi que la position géographique nord-sud, autrement appelée la latitude.

NÉCÉSSAIRE DE VOYAGE EN MÉTAL BLANC. Une des faces est équipée d’un altimètre portant une échelle de 0 à 2 400 mètres et un baromètre. L’autre face comporte une boussole et un thermomètre à mercure à deux échelles, Réaumur et centigrade. Collection privée.

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- 8 heures Greenwich : Los Angeles, San Fransisco, Vancouver

parallèle équateur Le concept de la latitude est né de l’astronome, géographe et mathématicien grec du IIe siècle de notre ère, Claude Ptolémée. C’est un axe est-ouest qui renseigne sur la position nord-sud d'un navire. Elle donne à l'équateur le degré 0. L'ensemble de nos parallèles actuels se positionne par rapport à cette ligne imaginaire. Pour calculer la latitude, un marin fixe l'étoile polaire et mesure alors l'angle entre cet astre et le niveau d'horizon. Plus on est près de l'équateur, plus l'étoile polaire se rapproche de l'horizon, plus on s'éloigne de l'équateur, plus elle est en hauteur par rapport à la ligne d'horizon. Cependant, pour savoir exactement où il se situe, un marin doit faire le point, c’est-à-dire calculer sa longitude. Il s’agit d’un axe nord-sud qui donne la position est-ouest d’un navire. Les marins la calculent difficilement avant le XVIIIe siècle.

GRAND ANNEAU ASTRONOMIQUE EN LAITON SIGNÉ P. HILL, ÉDIMBOURG, 1er quart du XIXe siècle. Cet instrument est destiné à calculer la hauteur du soleil. Sur la face portant la signature, nous trouvons deux échelles gravées de 0 à 90 degrés pour les latitudes nord et sud. Sur la face opposée, l’anneau intérieur est divisé en deux fois 12 heures. La réglette centrale, munie d’un curseur, permet de régler les dates de l’année, d’un côté avec l’initiale de chaque mois et de l’autre avec les signes du zodiaque correspondant. Collection privée.

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Les innovations techniques de l’horlogerie portative - 7 heures : Mexico, Denver, Salt Lake City

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’obsession de l’homme pour la maîtrise du temps associée au contexte de l’invention des premières horloges mécaniques, a fait naître la notion d’horlogerie portative, que l’on emporte avec soi.

L’horlogerie portative du XVe siècle fonctionne à partir d'un petit balancier circulaire et d'un ressort, utilisé comme force motrice à l'intérieur d'une boîte en laiton ciselé. Cette innovation est attribuée à Phillippo Brunelleschi, architecte de la cathédrale de Florence. Cependant, elle reste peu précise car la force du ressort est inégale. De plus, elle est également sensible au moindre changement de température ou ballottement d'un véhicule. Pour parer à ces faiblesses, des savants inventent le ressort-fusée qui permet d’égaliser la force motrice au fur et à mesure que le ressort se déroule. La précision de l'horlogerie portative devient une affaire européenne et suscite une véritable émulation. Si bien qu'en 1675, un savant hollandais du nom de Christian Huygens, invente un balancier-spiral très précis. Le balancier est cette fois-ci entouré à sa base par une lame de métal enroulée en spirale. Il permet au balancier, quelle que soit la position dans laquelle il se trouve, de garder un équilibre parfait et d'amortir les oscillations dûes à des ballottements. SCHÉMA D’UN BALANCIER-SPIRAL. Extrait de L’ évolution de l’horlogerie, du cadran solaire à l’horloge atomique, L. C. Balvay, Éditions du Tambourinaire, 1968, Paris, page 25.

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- 6 heures Greenwich : Chicago, La Nouvelle-Orléans

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1-Horloge de table en forme de tambour à Dôme, signée Amable Marie, 1600, p.103. 2-Horloge de table de forme tambour, signée Plantard à Abbeville, 1579, p.133. 3-Montre de forme bassine signée Pierre de Seine, Paris en 1680, p. 60. 4-Montre en forme de poire, signée David du Chemin, Rouen en 1640, p. 25. 5-Montre de carrosse, extraite de L’évolution de l’horlogerie, L.C. Balvay, Éd. du Tambourinaire, 1968, Paris, page X. Photographies extraites du catalogue de l’exposition Les inventeurs du temps, musée des Beaux-arts d’Arras, Éditions Degeorge, 2009, Arras. Photographe : Pascal Brunet.

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- 5 heures Greenwich : Québec, New York, Cuba, Lima

La révolution du chemin de fer, la fin d'un train-train A

ccueilli comme la plus grande invention de tous les temps, le chemin de fer transforme les modes de vie en permettant le déplacement de voyageurs plus nombreux, sur de plus grandes distances et plus rapidement. Jusqu'alors, les hommes vivaient sur la base d'une heure locale. Mais alors, comment concilier voyage et ponctualité ? La première ligne de chemin de fer de l’histoire apparaît en 1823 en Angleterre pour relier Manchester à Liverpool. En France, il faut attendre 1827 pour voir émerger une ligne de train de marchandises entre SaintÉtienne et Andrézieux. Cette révolution du rail raccourcit le temps de déplacements et multiplie le nombre de voyageurs. Pour la ville de Dieppe, les voyageurs étaient acheminés grâce aux biens nommés, trains de plaisir, spécialement destinés au tourisme balnéaire - en provenance directe de Rouen et Paris par la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest. AFFICHE DE LA C DES CHEMINS DE FER DE L’OUEST ET DE BRIGHTON POUR LE TRAJET PARIS-LONDRES VIA ROUEN, DIEPPE ET NEWHAVEN. Fonds ancien et local de la médiathèque de Dieppe. IE

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- 4 heures Greenwich : Buenos Aires, Guadeloupe, Martinique

La gare de Dieppe a d’ailleurs été inaugurée en juillet 1848. Il existait, en parallèle de ce réseau ferré de premier ordre muni de lignes à grande vitesse, des réseaux ferroviaires de petite vitesse, situés en fond de vallée, qui desservaient les villages de l’arrière pays, et notamment le pays aliermontais. Face à la généralisation du trafic, les habitants de Saint-Nicolas d’Aliermont ont d’ailleurs sollicité par deux fois la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest, en 1899 et en 1923, afin d’obtenir le prolongement de la ligne Aumale-Envermeu jusqu’à Dieppe et la création d’une gare. Pourtant, cette dernière a toujours refusé, prétextant l’insuffisance du trafic de petite vitesse dans l’arrière pays. En réalité, d’autres facteurs semblent expliquer l’absence d’un réseau ferré à Saint-Nicolas d’Aliermont, notamment sa position topographique sur un plateau. Les lignes de petite vitesse sont installées en fond de vallée. Ainsi, construire un réseau à Saint-Nicolas d’Aliermont supposait des travaux d’envergure. Au XIXe siècle, les décalages horaires deviennent un problème considérable et intolérable qu'il faut enrayer afin d'éviter les accidents et les retards. Désormais, pour bien circuler, un train a besoin d'un horaire de départ et d’un horaire d'arrivée… LA GARE MARITIME DE DIEPPE AU DEBUT DU XXe SIÈCLE. Carte postale ancienne, Fonds ancien et local de la médiathèque Jean-Renoir, 9 Dieppe


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Le chemin de fer met les pendules à l’heure ! - 3 heures Greenwich : Brasilia, Rio de Janeiro

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elon l’écrivain Henri Vincenot, « Avant le chemin de fer, posséder une montre était une marque de richesse, mais depuis, c’est devenu une preuve de civilisation. Il n’y a pas de civilisation sans le chemin de fer, et il n’y a pas de chemin de fer sans montre. » Pour remettre les pendules à l'heure des pays et des voyageurs, les savants et les horlogers se sont creusé la tête. Ils ont tout d’abord imaginé des tableaux indiquant les différences d'heures locales entre les villes et les gares, puis des télégraphes capables de transmettre une heure commune à toutes les gares d'un même réseau ferré.

TÉLÉGRAPHE MORSE DE TYPE BEAUDOUIN, COUAILLET FRERES. BOIS et laiton, années 1914-1918. Cet instrument a été mis au point par Charles Beaudouin dans les années 1907. Il utilise le code morse mis au point par Samuel Morse à partir de 1838. Les établissements Couaillet Frères en fabriquent pour l’armement pendant la Première guerre mondiale et sans doute après. Inv. 209.17.01, don de M. Jean-Paul Cousin. Collection du musée de l’horlogerie. HOROMÈTRE SIGNÉ TRONCET BREV. Le disque des noms de villes et des pays est mobile et se règle suivant la ville ou le pays où l’on se trouve. Collection privée.

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- 2 heures Greenwich : Recife, Groënland MONTRE À TROIS CADRANS, signée Breting Frères au Locle, Suisse. Deux cadrans indiquent les heures : le premier, sans doute pour l’heure de la ville de départ, l’autre pour la ville d’arrivée et le troisième indique les secondes. Collection privée.

Et enfin, vers le milieu du XIXe siècle, se sont généralisées les montres ou pendules à plusieurs cadrans, dites pendules géographiques, qui indiquent l'heure de la ville de départ et l'heure de la ville traversée ou encore les heures des grandes villes européennes et mondiales par rapport à Paris.

MONTRE DE VOYAGEUR ET SA CUVETTE signée Modeste Anquetin, 1856, portant l’indication de « l’heure universelle ». MONTRE OU RÉGULATEUR DE CHEMIN DE FER en acier bruni. Le cadran indique les heures en chiffres romains, et les minutes en chiffres arabes. Collection privée. GRANDE MONTRE DE VOYAGEUR, en acier bruni, signé et breveté Bône. Le cadran en émail blanc comporte les chiffres arabes de 0 à 23 pour les heures, les chiffres arabes de 5 en 5 pour les minutes. Au centre du cadran, un petit disque en argent porte les noms de dix-neuf villes du monde ainsi que leurs longitudes. Paris est ici le méridien 0. Collection privée.


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- 1 heure Greenwich : Iles Canaries, Reykjavik, Dakar

Les fuseaux horaires, une heure universelle et durable L

'épineux problème des décalages horaires trouve finalement sa solution dans la création d'un temps universel sous forme de fuseaux horaires. Les fuseaux horaires découpent le globe terrestre en vingt quatre zones d'une heure chacune. Chaque fois qu'un fuseau est franchi, il faut ajouter ou soustraire une heure par rapport à un méridien de référence. Il existait un méridien 0 avant celui de Greenwich : le méridien de l'île de Fer à l'ouest des Canaries. Imaginé par Claude Ptolémée, ce méridien était seulement connu des scientifiques et des marins.

CARTE DE 1759 REPRÉSENTANT LE PREMIER MÉRIDIEN DE L’HISTOIRE qui passe par l’Islande et l’Ile de Fer (deuxième méridien en partant de la gauche). Bulletin de l’ANCAHA n°114, 2009. GRAVURE REPRÉSENTANT L’OBSERVATOIRE ROYAL DE GREENWICH AU XVIIe SIÈCLE, doté d’un quadrant et d’un télescope. Histoire des horloges, montres et pendules, Eric Bruton, Ed. Atlas, Paris, 1983.


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Méridien de Greenwich : Londres, Paris, Alger, Bamako

La naissance des fuseaux horaires revient en partie à l'Angleterre. En 1818, cette dernière sélectionne après décret, un méridien 0, en l'occurrence celui de l'observatoire astronomique de Greenwich, dans la banlieue sud-ouest de Londres, afin de régler toutes ses horloges à une même heure. Cette initiative fructueuse suscite questionnement et débat, si bien qu'en 1887 une commission internationale dénommée Congrès de Washington se réunit pour créer les fuseaux horaires à partir de ce méridien. La France a tenté dans un premier temps d'imposer le méridien de Paris en vain, avant d'adopter tardivement celui de Greenwich en 1911. Angleterre 1818 Suède 1879 USA 1883 Canada 1883 Autriche 1891 Suisse 1891 Allemagne sud 1892 Allemagne nord 1893 Italie 1893 Norvège 1893 France 1911

CARTE DES FUSEAUX HORAIRES, 1954, encadrée par les élèves du CAP Métallerie du lycée professionnel L’Émulation dieppoise en 2009. Collection du musée de l’horlogerie.

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Le méridien de Paris a servi de référence de 1891 à 1911. DATES D’ADOPTION DU MÉRIDIEN DE GREENWICH COMME BASE DU TEMPS UNIVERSEL. Bulletin de l’ANCAHA n°86, 1999.


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+ 1 heure Greenwich : Stockholm, N’Djamena, Rome

L’essor de l’horlogerie de contrôle en Aliermont

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’uniformisation de l’heure ouvre de nouvelles perspectives aux hommes, à leurs activités et à leurs productions. Dans le cas de l’horlogerie, l’alliance d’une heure standard à la précision des mécanismes, notamment portatifs, donne naissance à l’horlogerie de contrôle dans les transports. À Blesdal en 1914 puis à Saint-Nicolas d'Aliermont à partir de 1917, les Ateliers Vaucanson fabriquent des enregistreurs de vitesse pour les locomotives, autrement appelés mouchards de locomotive ou encore Systèmes Flaman, du nom de leur inventeur, Eugène Flaman, ingénieur aux Chemins de fer de l’Est. Installé dans la locomotive de tête, au poste de conduite, l'appareil est calibré pour résister à toutes les turbulences. Son mécanisme d’horlogerie, réglé sur l'heure du méridien de Greenwich, est indépendant du reste de l’appareil, il indique donc une heure parfaitement régulière. Il enregistre près de 750 fois en une heure, les horaires de passage du train dans les gares, les signaux et sa vitesse. Ces informations sont reportées sous forme d’un diagramme lisible sur un long rouleau de papier, qui peut mesurer jusqu’à vingt mètres. Réputée pour sa robustesse et sa fiabilité, la marque Flaman s'est exportée dans les locomotives étrangères. LES ATELIERS VAUCANSON À SAINT-NICOLAS D’ALIERMONT. Archives du musée de l’horlogerie, carte postale ancienne.

MÉCANISME D’UN SYSTÈME FLAMAN ET SON BOÎTIER. Collection du musée de l’horlogerie, inv. 78.10.02. Photographie : Yann Pelcat, Dieppe.


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+ 2 heures Greenwich : Kiev, Istanbul, Le Caire, Durban EXEMPLE DE DIAGRAMMES DÉROULÉS indiquant l’échelle du temps (bande supérieure), la vitesse du train (bande inférieure), leur temps de parcours et de station et leurs éventuels problèmes techniques. Archives du musée de l’horlogerie. Ce diagramme indique les durées de stationnement du train. En gare X le train s’est arrêté 8 minutes. Il indique que le train évoluait à une vitesse comprise entre 0 et 85 km/h.

Le diagramme I présente le trajet d’un train entre Lille et Douai. Sa vitesse est comprise entre 0 et 120 km/h. Le diagramme a enregistré des patinages violents sur certaines parties du trajet, cela pourrait expliquer le retard du train à son arrivée en gare S. Le diagramme J indique que le train a franchi sans encombre les disques ouverts et fermés sur une grande partie de son trajet. Mais à proximité de la station, il a franchi un disque fermé protégeant une traversée de voie… Il est entré en collision, au point V, avec un autre train engagé sur la traversée de voie.

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+ 3 heures Greenwich : Volgograd, Téhéran, Madagascar

La vogue du tourisme balnéaire L

a révolution du chemin de fer s'est accompagnée d'un engouement des élites pour les bains de mer sur le littoral normand. La ville de pêcheurs de Dieppe s'est transformée en une station balnéaire. La proximité avec Paris, les côtes anglaises et la venue de la duchesse de Berry, Caroline de Bourbon, belle-fille de Charles X, en firent une station à la mode jusqu'en 1914. L’argument thérapeutique prédominait suite aux précautions du corps médical : les bains de mer sont bons pour la santé et les infections. Puis, la recherche du pittoresque a amené sur les plages normandes des artistes, des intellectuels en quête de paysages inexplorés et d’inspiration comme Eugène Boudin, Claude Monet ou encore Marcel Proust à Cabourg. Les personnalités et les membres de la haute société française venaient s’adonner aux rites du bain. Ils ne s’accommodèrent qu’un temps des auberges rustiques et de l’immersion dans l’eau glacée, pour préférer assez rapidement les terrasses animées, les villas, les grands hôtels, les jardins, les séances de sport, les soirées et les défilés de maillot de bain féminins sur la plage ! L’affiche touristique balnéaire a d’ailleurs beaucoup participé à l’attrait des stations. Dans le cas de Dieppe, c’est la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest (1890-1901) qui a fait son intense promotion.

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+ 4 heures Greenwich : La Réunion, Kaboul

GUIDE OFFICIEL DU SYNDICAT D’INITIATIVE DE DIEPPE, 1935. Archives du musée de l’horlogerie, don de l’Office de Tourisme de Dieppe, 2006.

AFFICHE TOURISTIQUE DE DIEPPE, APRÈS 1923. Affiche commandée par le syndicat d’initiative de Dieppe. Dessinateur Charles Cox (signé en bas à gauche). Imprimée par Daude Frères, Paris. Chromolithographie sur papier. Fond ancien et local de la médiathèque Jean-Renoir de Dieppe. Elle existe en version anglaise. DIEPPE À LA FIN DU XIXe SÈCLE, carte postale ancienne. Fonds ancien et local de la médiathèque Jean-Renoir de Dieppe. LA PLAGE DE


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+ 5 heures Greenwich : New Delhi, Les Maldives

L’heure sur la route des vacances

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e tourisme balnéaire démocratise la vogue des horloges de voyage portatives, couramment appelées pendulettes de voyage.

La capucine a longtemps été considérée comme la toute première horloge de voyage. Ce qui n’était pas le cas, car certains modèles étaient transportables et d’autres pas. L'horloge de voyage est véritablement née des mains de l'horloger viennois Becker en 1776. Napoléon Bonaparte a lui-même eu recours à ce type d’horloge dans l’exercice de ses batailles, notamment lors de sa campagne en Égypte. En effet, il recommandait à ses officiers d’utiliser une pendule portative pour ne pas être en retard aux réunions de l’état major. Il a d’ailleurs fait appel à l'horloger Abraham-Louis Bréguet (17471823). Ce dernier, issu d’une famille bourgeoise, découvre l’horlogerie par son beau-père qui l’envoie en apprentissage chez un horloger de Versailles, les Tattet. Il se forme auprès des personnalités du monde horloger de l’époque : Ferdinand Berthoud, horloger mécanicien du roi et de la Marine ou Jean-Antoine Lépine, horloger du roi. Outil stratégique pour les uns, outils de plaisir pour les autres, la pendulette de voyage ou réveil de voyage s'est fait un nom à partir du XIXe siècle.

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+ 6 heures Greenwich : Lassa, Katmandou 1- HORLOGE DE VOYAGE, 1776, SIGNÉE BECKER. Bronze doré et patiné. Le cadran indique les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes. Au-dessus de celui-ci se trouvent deux guichets qui indiquent les jours et les quantièmes. Elle sonne les heures et les demies au passage. Collection privée.

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2- HORLOGE DE VOYAGE SIGNÉE ABRAHAM LOUIS BRÉGUET. Bronze doré. Mécanisme avec répétition des heures et des quarts, indication de la date, des jours, des mois et des phases lunaires. Elle a été vendue à Napoléon Bonaparte. Collection privée. 3

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HORLOGE DE VOYAGE DITE CAPUCINE.

Début du XIXe siècle. L’horloger Aimé Decrand est cité à Lyon, quai Humbert en 1826. Collection privée.

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4- PENDULETTE D’OFFICIER EN BRONZE DORÉ, XVIII SIÈCLE, SIGNÉE SARTON, LIÈGE. Collection privée. E

5- RÉVEIL DE VOYAGE EN LAITON, SIGNÉ LÉPINE, PARIS. Il est composé d’un réveil et d’une grande sonnerie, ce qui signifie qu’elle indique l’heure, sonne au passage des heures et des quarts avec possibilité de répétition et de mise en silence. Collection privée.


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+ 7 heures Greenwich : Hanoï, Singapour COUVERTURE D’UN CATALOGUE DE TARIFS, 1894, MANUFACTURE COUAILLET FRERES. Archives du musée de l’horlogerie, don de Michel Godefroy, 2008. PORTRAIT DE JOSEPH BLOQUEL ET PAUL DUVERDREY. Archives du musée de l’horlogerie.

De 1840 à la fin des années 1930, Saint-Nicolas d'Aliermont a produit des mécanismes d'horloges de voyage, malgré la concurrence féroce d’un patron d’une usine franc-comtoise, Frédéric Japy. Les associés et successeurs d’Albert Villon, Joseph Bloquel et Paul Duverdrey transforment, à partir des années 1910, la production d’horlogerie de luxe (pendulettes de bureau…) vers la fabrication de réveille-matin, invention solide et bon marché venant des États-Unis. En 1928, la marque Bayard est officiellement déposée. À partir des années 1930, ils créent le réveil de voyage enserré dans un écrin ou un portefeuille. Si les pendulettes plaisaient à la bourgeoisie aisée du XXe siècle, la Grande guerre et les Années folles ont raison de ce luxe et laissent place à l’avènement mondial du réveil. L'autre grande usine aliermontaise est celle des frères Couaillet. Fondée en 1903, elle fournit, au début du XXe siècle, entre trois et quatre mille pendules par mois, d’une quarantaine de modèles différents ! Seule l'usine L'Epée, en Franche-Comté, a produit il y a encore peu de temps d'authentiques modèles de pendulettes du siècle précédent. Cependant, cette manufacture a été rachetée par une société anglaise qui continue de fabriquer des pendulettes avec les mêmes outils et les mêmes machines. PENDULETTE DE VOYAGE, SIGNÉE LEROY ET FILS. Elle est ornée d’émaux de couleurs qui représentent des scènes champêtres avec de petits personnages, des bergers et des bergères. Collection du musée de l’horlogerie, inv. 92.05.02. Photographie : Studio Yann Pelcat, Dieppe.


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+ 8 heures Greenwich : Bali, Shangaï, Taïpei

Vers la chronométrie marine… E

n parallèle à la production des pendulettes de voyage, SaintNicolas d’Aliermont s’est forgé au XIXe siècle une réputation autour de la fabrication de chronomètres de marine. Ces instruments de mesure permettent d’emporter une heure précise et fiable aux quatre coins du globe. L'aliermontais Aimé Jacob, élève de Louis Berthoud, est à l'origine d'une industrie chronométrique réputée à Saint-Nicolas d'Aliermont. Il s'est fait connaître en 1834 suite à une victoire à un concours de la Marine. À partir de cette date, de grands chronométriers ou horlogers de marine s'installent à Saint-Nicolas pour fournir des mécanismes de qualité aux horlogers parisiens ; ils se nomment Honoré Pons, Victor Gannery, Bruno Scharf, Hollingue, Martin, Fournier, Émile et Boromée Delépine ou encore Onésime Dumas lauréat de l’exposition internationale des industries maritimes de Paris en 1875 et chevalier de la légion d’honneur. La chronométrie française est concurrente de celle de l'Angleterre, pourtant grande nation de scientifiques, de navigateurs et d’explorateurs. « Faites pour la chronométrie ce que d’autres ont fait pour la pendule, par la création d’une fabrique de blancsroulants de chronomètre, vous serez l’un des fondateurs de la chronométrie française », citation d’un horloger parisien à l’adresse d’un horloger nicolaisien. PORTRAIT ONÉSIME DUMAS, chronométrier installé à SaintNicolas d’Aliermont. Archives du musée de l’horlogerie. CHRONOMÈTRE DE MARINE, SIGNÉ DELÉPINE BARROIS. Collection du musée de l’horlogerie, inv. 82.07.02. 21


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+ 9 heures Greenwich : Tokyo, Vladivostok

Les chronomètres de marine ont été inventés afin de trouver une solution aux problèmes de calcul de la longitude et parce que le sujet faisait émulation au sein des gouvernements. Le parlement anglais et l’institut Board of Longitude offraient même une prime élevée à quiconque mettrait au point un prototype. Des horlogers et savants renommés ont réalisés, après maintes expérimentations, des horloges marines ou nautiques. Le premier lauréat est le britannique John Harrison, qui remporte en 1762, les vingt mille livres offertes par le parlement anglais pour avoir inventer un modèle extrêmement précis. Ses créations sont suivies de très près par celles de savants français, notamment Ferdinand Berthoud et Pierre Leroy. Ce dernier a d’ailleurs reçu le prix de l’Académie des Sciences. Les horloges marines retenues par les gouvernements étaient certes précises, elles étaient cependant, mécaniquement moins compliquées. En effet, il fallait pouvoir les réaliser en série pour équiper l’ensemble des navires d’un pays. méridien de Greenwich

équateur

HORLOGE MARINE DE JOHN HARRISON, exécutée entre 1729 et 1735 et éprouvée en mer en 1736. Elle est conservée au New Marine DESSIN DES MÉRIDIENS NÉCESSAIRES Museum de Greenwich. CALCUL DE LA LONGITUDE. 22 Bulletin de l’AFAHA n°34, 1993.

POUR LE


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+ 10 heures Greenwich : Sydney, Papouasie

Un voyage dans le temps U

n autre concept de voyage apparaît dés la fin du XIXe siècle : le voyage dans le temps passé et futur. En effet en 1895, l’écrivain anglais H.G. Wells publie son premier roman de science-fiction, La machine à remonter le temps. Ce genre est ensuite largement relayé au e XX siècle par des séries et des films américains mondialement connus, comme Retour vers le futur I, II et III de Robert Zemeckis. Si vous aviez une machine capable de voyager dans le temps, que feriez-vous ? Avez-vous déjà pensé aux risques d’un tel voyage ? Même si la tentation d’enfourcher une machine à remonter le temps peut être grande, retourner en arrière et changer le passé pourrait provoquer une crise de l’identité. C’est le principe de causalité, fondamentale en science : toute cause doit précéder son effet dans l’écoulement du temps. Pour sortir de ce casse-tête, les scientifiques ont imaginé des univers parallèles. Celui qui voyage dans le temps doit se dire que ce qu’il voit et ce qu’il change ne s’effectue que dans un univers parallèle, qui n’est pas celui d’où il est parti. Le seul véritable voyage que l’on peut faire dans le passé, et qui se produit d’ailleurs couramment, c’est la plongée dans la mémoire et les souvenirs. En attendant de pouvoir voyager dans le temps, les hommes voyagent dans l’espace. Selon la théorie d’Albert Einstein (1879-1955), un voyageur se déplaçant dans l’espace vieillirait moins vite qu’un homme resté sur terre. En fait, l’écoulement plus ou moins rapide du temps est lié à la vitesse de déplacement d’un objet ou d’une personne. Ainsi, un objet ou une personne qui se déplacerait à la vitesse de la lumière, soit 300 000 km par seconde, subirait plus lentement les effets du temps. Aujourd’hui, les astronautes se déplacent à une vitesse moindre que celle de la lumière, l’écart n’est donc pas spectaculaire. Le phénomène est le même pour les montres et les horloges qui retardent en partant dans l’espace. Alors, voyager dans le temps… une possible victoire contre la vieillesse !

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+11 heures Greenwich : Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande

L’histoire de l’heure en voyage ANTIQUITÉ ÉGYPTIENNE, GRECQUE ET ROMAINE : les hommes utilisent la clepsydre, l’astrolabe, l’anneau astronomique et le cadran solaire pour mesurer le temps sur terre et en mer. IIe SIÈCLE DE NOTRE ÈRE : Claude Ptolémée découpe le globe en un ensemble de parallèles et crée ainsi le concept de la latitude. MOYEN AGE : le sablier puis les premières horloges mécaniques apparaissent suivis de l’horloge portative. Seules les familles aisées, les messagers et les marins exploitent ces nouveaux instruments, encore peu fiables. L’énigme du calcul de la longitude, nécessaire à l’orientation des marins, n’est pas encore élucidée. 1675 : le savant hollandais Christian Huygens met au point un balancierspiral très précis et surtout résistant pour mettre dans les mécanismes d’horlogerie portative. : sous la pression des gouvernements, des savants européens, John Harrison, Pierre Leroy, Sully et Ferdinand Berthoud, mettent au point plusieurs horloges ou chronomètres de marine pour permettre de calculer la longitude. XVIIIe SIÈCLE

DÉBUT DU XIXe SIÈCLE : l’arrivée du chemin de fer remet totalement en cause le principe du temps local solaire. La multiplication du nombre de voyageurs suppose en effet d’avoir des horaires équivalents pour tous. MILIEU DU XIXe SIÈCLE : la vogue des trains de plaisir est lancée. Les élites viennent en nombre sur le littoral dieppois, normand, breton et sur la Côte d’Azur. FIN DU XIX SIÈCLE : après plusieurs tentatives locales d’uniformisation de l’heure, le monde ratifie la création d’un méridien universel, celui de Greenwich. E

FIN DU XIXe AU DÉBUT DU XXe SIÈCLE : Saint-Nicolas d’Aliermont produit des pendulettes de voyage, ainsi que des chronomètres de marine et des mouchards de locomotives dans les Ateliers Vaucanson. Années 20 : l’usine aliermontaise d’Albert Villon se reconvertit dans la production du réveille-matin et du réveil de voyage, notamment sous la célèbre marque Bayard. 1972-2000 : l’usine de Franche-Comté L’Epée produit d’authentiques pendulettes de voyage. 24


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-/+ 12 heures Greenwich : Iles Fidji, Wallis et Futuna PENDULETTE DE VOYAGE BLOQUEL. Cette pendulette sonne les quarts, les heures et les demies ; elle est munie d’un dispositif de rappel de sonnerie. En laiton, la boîte est ornée d’émaux de couleurs bleue et verte. Collection du musée de l’horlogerie, inv. 93.05.01, don de Madame Marguerite Bloquel.

Bibliographie Bulletins de l’ANCAHA et de l’AFAHA. Bernard Sénéca, Les inventeurs du temps, Trésors de la haute époque horlogère (1500-1700), Editions Degeorge, Arras, 2009. Château-Musée de Dieppe, Affiches touristiques de Dieppe et de sa région, 1880-1970, Illustria, Deauville, 2006. David.S. Landes, L’heure qu’il est : les horloges, la mesure du temps et la formation du monde moderne, Gallimard, 1987. Lucien C. Balvay, L’évolution de l’horlogerie, du cadran solaire à l’horloge atomique, Editions du Tambourinaire, 1968. Science & Vie Junior, Hors-série « Le Temps, l’énigme qui résiste à la science », n° 30, octobre 1997.

Remerciements Nous remercions vivement l’ensemble des personnes et des institutions qui nous ont apporté leur aide pour la conception et la réalisation de cette exposition. Le musée de l’ancien évêché, Évreux. Le fonds ancien et local de la médiathèque Jean-Renoir de Dieppe. L’ESTRAN - Cité de la mer, Dieppe. Les éditions Degeorge et leur photographe Pascal Brunet. Monsieur André Lemaire, membre de l’association de l’horlogerie aliermontaise. Madame Turquet, Messieurs André et Larchevêque, pour le prêt de leurs collections privées. Recherche et écriture des textes : Lucile Durand, Master professionnel « Gestion des patrimoines », Quimper, mai à juillet 2009. Conception et réalisation de l’album : musée de l’horlogerie, Saint-Nicolas d’Aliermont, juillet 2009. Tous droits réservés.


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Musée de l’horlogerie 48 rue Édouard Cannevel 76 510 Saint-Nicolas d’Aliermont

www.musee-horlogerie-aliermont.fr

Catalogue l'heure en voyage  

L’heure en voyage 24 pages - 2009 - 6,50 € L’heure qui permet de voyager ou qui voyage : pour tout savoir sur les innovations techniques d...

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