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a été inventé afin de rendre (…) toutes les modulations possibles. »

n° 1 – Été 2008

« Ce méchanisme très ingénieux,

Le fanzine de la discothèque

bibliothèque discothèque centrale

Park Stickney ,« Motorcycle » ; photo: Harrison Hurwitz © D.R

(Dictionnaire des sciences de Diderot et d’Alembert, 1779, cité par A. Emmanuel, op. cit.)

10 place de la République 93400 Saint-Ouen Tél. : 01 49 18 16 70 Tél. : 01 49 18 16 76

Horaires mardi mercredi jeudi vendredi samedi

16 h/20 h 14 h/19 h 10 h/14 h 16 h/19 h 14 h/18 h

Direction de la communication

bibliothèque discothèque centrale

L A

H A R P E


Harpe, subst. fém. Instrument de musique, de forme triangulaire ou arquée, muni de cordes de longueur décroissante que l’on pince avec les doigts. (Dictionnaire de la langue du XIXe et du XXe siècle, Tome 9 page 695, CNRS, 1981). Anglais : harp ; allemand : die harfe; italien: arpa

Un instrument pluri-millenaire

Bibl. Mun. D’Angers, ms.242, fol. 1 / © Cliché CNRS-IRHT, base Enluminures. © D.R

O

n ignore les origines exactes de la harpe, mais il s’agit certainement de l’un des plus anciens instruments répertoriés. Des documents iconographiques attestent que la harpe existe dès la plus haute Antiquité, au Proche-Orient. Elle a connu depuis diverses transformations, aussi bien dans sa forme, sa taille, que dans le nombre de cordes installées, de même que leur matière: arc musical* (encore joué en Afrique et en Amérique du Sud), pluriarc, harpe arquée, galloise ou angulaire ; de cinq à quarante-sept cordes; en boyau, en métal, en nylon… De fait, il s’agit d’un instrument très répandu sauf en Extrême-Orient. On trouve tout de même un modèle birman coudé appelé harpe saung gauk, dont la forme rappelle la harpe égyptienne antique. La harpe arquée se rencontre sur des bas-reliefs et dans des hiéroglyphes égyptiens, dès la quatrième dynastie de l’Ancien Empire. Au Moyen-Orient, la harpe était considérée comme un instrument à vocation religieuse ou royale. Ce sont les Babyloniens qui fabriquèrent le modèle en deux parties distinctes, et qui fut adopté par la suite dans toute l’Europe : la harpe angulaire.

En Europe, le mot harpa se rencontre pour la première fois au VIe siècle dans un texte du gallo-romain Saint-Venance (Venantius Fortunatus). Sa description distingue clairement cet « instrument barbare » de la lyre1. On estime qu’elle intègre le paysage musical européen à partir du VIIIe siècle et s’impose réellement vers le XIVe siècle. À cette époque, la harpe sert principalement à accompagner des poèmes épiques et fait aussi partie des attributs du pouvoir. Il semblerait que sa diffusion provienne essentiellement des pays scandinaves et anglo-saxons. C’est dans les pays celtiques, notamment en Irlande où elle orne le blason du pays, que la harpe devient très populaire aux alentours du XIIIe siècle: elle remplace peu à peu la lyre et le crwth (instrument à cordes frottées). Pour autant, en Bretagne, la harpe n’est semble-t-il véritablement adoptée qu’ à la fin du XIXe siècle et retrouve sa 1 - Cf. H. Chamassé & F.Vemillat : voir bibliographie / Venance Fortunat « Poèmes » (Les Belles Lettres 2004)


Ce type de harpe se modifiera encore, à la fin du XVIIIe siècle, avec Cousineau et surtout grâce au facteur de pianos Sébastien Erard, créateur du mécanisme à fourchettes, qui réalise le modèle à double mouvement muni de sept pédales et quarante-sept cordes. Au XIXe siècle, le directeur de la maison Pleyel, Gustave Lyon, invente la harpe chromatique à cordes croisées. Depuis le début des recherches techniques concernant cet instrument, mentionnons des inventions plus ou moins loufoques qui sont tombées rapidement dans l’oubli: la harpe-psaltérion, la harpe-lyre, la clavi-harpe… De nos jours, deux sortes de harpes sont utilisées : celtique, gaélique ou encore dite latine pour la harpe sans pédales d’une part, et chromatique (à simple ou à double mouvement) pour la harpe à pédales, d’autre part.

« AU

REGUARD DES INSTRUMENS DE MUSICQUE, IL APRINT À J O U E R D U L U C , D E L’ E S P I N E T T E , D E L A H A R P E , D E L A F L U T T E D E A L E M A N T E T À N E U F T R O U Z … »4

L’ancêtre de la harpe de concert n’apparaît véritablement qu’au début du XVIIIe siècle, grâce à l’invention d’un luthier bavarois, Hochbrücker, qui met au point un mécanisme muni de pédales. Il s’agit de la harpe à simple mouvement5. Cette nouvelle facture permet de raccourcir les cordes pour former les altérations (bémols, bécarres et dièses). L’instrument connaît alors une mode considérable en France, notamment sous l’impulsion que lui donne «l’élève » Marie-Antoinette.

2 - Ce modèle est appelé harpe bardique* cf. : Discographie & CD Focus 3 - Harpe pourvue de 2 rangées de cordes parallèles.permettent aussi de jouer des altérations. 4 - F. Rabelais Gargantua, texte original et translation en fr. moderne par G. Demerson ; Ed. du Seuil 1996 Chap.XXIII (« Comment Gargantua feut institué par Ponocrates en telle discipline qu’il ne perdoit heure du iour »)., p.198. 5 - Système qui sert à changer le ton d’une note au moyen d’une mécanique spécifique. Les taquets montés sur la partie supérieure de l’instrument.

La harpe sous le moyen empire © D.R.

Tombe n°100 de Rekhmirê vizir et gouverneur de Thèbes sous la 18ème Dynastie. © D.R.

filiation culturelle celtique au XXe siècle grâce au travaux de Gildas Jaffrenou et Jorg Cochevelou, le père d’Alan Stivell. C’est au Moyen Âge que la harpe diatonique acquiert ses lettres de noblesse en devenant un instrument majeur de la composition musicale, accompagnant troubadours et trouvères (lais, poésie courtoise…). Il s’agit de la harpe troubadour, instrument de petite taille qui possède vingt-deux à vingt-cinq cordes. Des modèles portatifs munis de sangles accompagnent les musiciens dans leurs pérégrinations2. À partir de la Renaissance, l’évolution de la musique occidentale entraîne des modifications de plus en plus complexes qui vont transformer le modèle traditionnel : l’instrument s’agrandit et son nombre de cordes augmente. La harpe dite celtique en compte trente-quatre. Elle comporte un système de loquets placés en haut de chaque corde qui permet de changer la hauteur du son de chaque note afin d’obtenir des demi-tons. Malgré ces apports, la structure de l’instrument ne permet pas toutes les modulations liées à l’apparition du chromatisme. Durant cette époque, les limites du modèle diatonique amènent les musiciens à préférer le luth et les premiers instruments à clavier. En Italie, la « arpa doppi » (harpe double)3 tente cependant de pallier certains de ces manques.


Chapiteau

Console

Cheville

Colonne

Table d’harmonie Terrasse

Caisse de résonance

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a technique instrumentale connaît, elle aussi, beaucoup de transformations au cours du temps. Portée en bandoulière durant le Moyen Âge, la harpe diatonique pouvait se jouer en marchant. Sa taille augmentant, la harpe est munie d’un pied et est inclinée pour reposer en partie sur l’épaule du musicien, qui doit par ailleurs actionner les pédales avec ses pieds dans le cas du modèle de concert. Les cordes sont pincées ou étouffées ; on utilise une main tandis que l’autre, posée à plat sur les cordes, amoindrit la résonance… L’emploi des deux mains en se servant du pouce, de l’index et du médius, débute au Moyen Âge. Auparavant, on en jouait aussi avec un médiator. C’est au XVIIIe siècle que l’annulaire est utilisé. Ce même siècle voit se constituer les bases de la technique instrumentale actuelle, avec l’emploi de quatre doigts, d’autant plus que la harpe acquiert sa forme définitive. Un siècle plus tard le jeu « harpistique » est enrichi par le développement de la technique spécifique du glissando6 qui augmente une palette de modes de jeu et d’attaque déjà conséquente. En règle générale, on utilise la pulpe du doigt pour faire résonner la corde, à l’exception de certaines techniques de jeu de harpe celtique où l’on pince les cordes à l’aide des ongles, pratique commune aux harpistes sud-américains. Des cordes sont colorées pour permettre au musicien de se repérer : les fa sont en rouge et les do en bleu. Elles sont généralement en métal dans les graves, en boyau dans les médium et en nylon dans les aigus. Pour finir, la harpe se prête également aux innovations de la musique contemporaine : elle peut être « préparée » comme un piano, avec l’aide de divers objets ou, plus récemment, électrifiée.

e.Z va tla

L

Technique de jeu

Pédale

Pied

6 - Ou « sdrucciolando ». Façon de jouer en laissant glisser le doigt ou l’ongle sur l’ensemble des cordes dans le sens grave/aigu ou vice versa.


Le repertoire de la harpe et ses interprètes

J

usqu’à nos jours, la harpe s’illustre surtout dans les répertoires classique, traditionnel et folk. L’écriture pour harpe, réalisée en grande partie par des harpistes parfois dénués d’un véritable talent créatif, se développe particulièrement au cours du XVIIIe siècle, quand la structure de l’instrument se complexifie. On voit alors des compositeurs tels Mozart puis Boieldieu créer des œuvres pour cet instrument ; plus tard, et malgré le scepticisme d’un Berlioz sur les possibilités chromatiques de la harpe, le répertoire s’enrichit des compositions de Ravel, Roussel, Hindemith, Caplet ainsi que des transcriptions de Debussy. Berio, parmi d’autres compositeurs contemporains, a écrit une pièce pour harpe. Dans les pays celtiques, la pratique de la harpe est étroitement liée aux légendes. Ainsi vers 1800 av. J.-C., à l’époque des Tuatha Dé Dannan (« ancêtres » mythiques des Irlandais), on conte l’histoire d’un druide qui récupéra sa harpe dotée de pouvoirs magiques chez ceux qui la lui avaient ravie. Elle répondait à l’appel du harpiste et se jouait selon trois modes en usage : celui de la lamentation, et toutes les femmes pleurèrent ; celui du sourire, qui les fit rire ; celui du sommeil, qui plongea toute l’assistance dans un profond sommeil7. Toujours en Irlande, mais en quittant le monde des légendes, on retient les noms de Maelrooney O’Carroll, Carroll O’Daly (XIVe et XVe siècles) et surtout du compositeur Turlough O’Carolan (1670-1738). Quant au Pays de Galles, c’est William Pennlyn qui, au début du XVIe siècle, écrit pour la première fois la musique de la harpe celtique. Dans ces régions, la harpe est un instrument noble qui était emporté sur les champs de bataille.

« IL

Y AVAIT TROIS CHOSES QU’ON NE POUVAIT SAISIR POUR DETTES CHEZ UN HOMME LIBRE DU PAYS DE GALLES : SON CHEVAL, SON ÉPÉE ET SA HARPE »8

En Italie, Stefano Landi* intègre régulièrement la arpa doppia dans ses compositions orchestrales. Avec l’apparition de la harpe à pédales, au début du XVIIIe siècle, plusieurs solistes de renom vont se manifester sur la scène musicale européenne, notamment l’inventeur de ce système, Simon Hochbrücker, et son fils Christian dont les travaux vont intéresser Haendel qui écrit un Concerto pour harpe. 7 - Cf. le Lebor Gabal Erenn, compilation de manuscrits irlandais et C.J. Guyonvarc’h « Textes mythologiques irlandais » (1980) et T.Jigourel , « Harpe Celtique », p. 10 dans la bibliographie 8 - A l’origine : extrait d’un manuscrit gallois du XIIe siècle repris par Chateaubriand , Et. ou disc. hist., t.3, 1831, p.134 in Dictionnaire de la langue du XIXe et XXe siècle CNRS, 1981, t.9, art. Harpe, p.695

Position des mains sur une harpe© domaine public

À cette époque, c’est l’école franco-allemande qui prédomine. Son plus illustre représentant est le Praguois Jean-Baptiste Krumpholz (1745-1790). Au XIXe siècle, la période romantique est notamment marquée par deux harpistes virtuoses et compositeurs : l’Anglais Elias Parish-Alvars et le Français Nicolas-Charles Bochsa. Ce dernier, personnage à la vie tumultueuse, fut autant connu pour sa virtuosité que pour ses talents d’escroc en matière de spéculations. Quant au premier, Berlioz dit de lui : « C’est le Liszt de la harpe ! On ne se figure pas tout ce qu’il est parvenu à produire d’effets gracieux ou énergiques, de traits originaux, de sonorités inouïes…»9. La harpe apparaît en solo accompagnée d’un orchestre ou intégrée à l’orchestre. Une importante quantité d’œuvres pour harpe de concert est écrite durant ce siècle. Enfin, la période contemporaine offre une palette d’écoles européennes réputées : allemande, italienne, espagnole avec Nicanor Zabaleta. Parmi elles, l’école française prédomine et permet à la harpe de conquérir la scène musicale mondiale : citons, entre autres, le grand harpiste et professeur Alphonse Hasselmans qui créée l’Ecole de la harpe contemporaine, Raphaël Martenot, auteur d’une méthode d’apprentissage toujours en usage, Henriette Renié, fondatrice de l’Ecole de la harpe Française, Lili Laskine, Pierre Jamet ou encore Denise Mégevand, d’origine suisse, qui se spécialise dans la harpe celtique et sera, entre autres, le professeur d’Alan Stivell… Concernant ce type de harpe, la période musicale folk est propice à son développement. 9 - Cf. Hector Berlioz « Mémoires », Flammarion, coll. Mille & une Pages, 2003, Premier voyage en Allemagne, V, p. 357.


. © D.R om. la.c zwat

Derek Bell favorise la reconnaissance du riche répertoire traditionnel irlandais. Le Breton Alan Stivell, dans les années 1970, place la harpe au premier plan. Il arrange et compose des airs traditionnels et folk mêlés de sonorités plus modernes, voire pop-rock et world, au moyen d’une harpe celtique électrifiée. Plus récemment, des artistes comme Loreena McKennitt* continuent dans cette voie. Dans le style folk-rock, l’américaine Joanna Newsom* s’accompagne à la harpe et se nomme plus volontiers harpeuse que harpiste, en référence au terme médiéval utilisé pour désigner l’instrumentiste qui pratiquait la harpe celtique. L’Amérique latine est un continent où la harpe s’est également bien diffusée sous l’influence de la musique baroque espagnole. Dans le registre traditionnel plus ou moins modernisé, le Vénézuélien Rafael Ochoa, le Paraguayen Ismael Ledesma ou encore la Mexicaine Graciana Silva Garcia s’imposent bien au-delà de leurs pays. Au Brésil, Cristina Braga a enregistré plusieurs disques en solo et accompagne différents chanteurs et musiciens de renom : Marisa Monte, Lénine… La musicienne allemande Annette Bjorling introduit la harpe dans le style musical klezmer, quant au continent africain, citons le blues de la harpiste et chanteuse éthiopienne Tsehaytu Beraki. Malgré l’étendue de ses possibilités techniques et d’improvisation, la harpe reste principalement cantonnée aux univers musicaux mentionnés plus haut. Pour autant, le jazz est aujourd’hui le genre musical qui donne une place de plus en plus grande à cet instrument. Dans les années 1940 déjà, de grands harpistes se sont illustrés au sein d’orchestres non moins célèbres:

Casper Reardon ou encore Betty Glamman qui accompagna les formations d’Oscar Pettiford et de Duke Ellington, par exemple. À partir des années 1950, la musicienne de jazz Dorothy Ashby reste la plus éminente figure de la harpe dans ce domaine. Citons aussi Corky Hale et Verlye Mills. Par la suite, des musiciens ont utilisé cet instrument afin d’ouvrir et d’enrichir certaines compositions comme, pendant la période free, la pianiste et harpiste de formation Alice Coltrane. Aujourd’hui, Isabelle Olivier ou Park Stickney font connaître à un plus large public la sonorité jazz de la harpe. Au début des années 1980, Bernard Szajner invente la harpe laser, utilisée par Jean-Michel Jarre. Ce sont les faisceaux, faisant office de cordes et coupés par les mains du musicien, qui créent le son. La dernière-née de la famille des harpes, appelée « harpe bleue »10, ouvre d’autres horizons. Des compositeurs contemporains comme Alain Louvier ou Thierry Escaïch ont écrit des œuvres spécifiques pour cet instrument qui propose à lui seul un modèle acoustique, électro-acoustique et électrique. La musicienne Martine Flaissier l’a adoptée pour interpréter un répertoire contemporain. D’autre, comme Nicolaz Cadoret l’utilisent en jazz. La multi-instrumentiste Zeena Parkins, qui a accompagné Björk dans l’album Vespertine, compose également pour harpe électrifiée dans un registre situé à mi-chemin entre l’open music et la musique contemporaine, tandis que le groupe Philing, de son côté, inaugure le « zouk harpé », comme le formule son leader, Phil Chardon. Malgré quelques périodes d’infortune, la harpe, qui fête ses 5 000 ans d’existence, n’a jamais vraiment quitté la scène musicale et de plus en plus de festivals lui sont consacrés. Des apports techniques continuent d’enrichir cet instrument qui ne cesse de charmer et d’étonner auditeurs, interprètes et compositeurs par ses multiples possibilités de jeu et par la beauté de sa forme et de ses sonorités.


XIXe SIÈCLE  Hector Berlioz: L’Enfance du Christ, op..25 / Radio-Sinf.-Orch. Frankfurt; E. Inbal, dir. (Columbia 1990) 

J.L. Dussek : Sonates pour harpe et piano-forte – K.-H. Kim: harpe. (Mandala 1995)  R. Gliere / A.Ginastera: Concertos pour harpe – City of London Sinfonia, A. Watkinson, dir.; R. Masters: harpe (Chandos 1992) 

XXe SIÈCLE  Lyra Hébraïque: Musique de compositeurs juifs – Trio Lyra, E. Goodman: harpe

Ismael Ledesma

Dispo à la disco

(CBC Rds 2003) 

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MUSIQUE ANCIENNE  Ave Eva : The essential : Vol.1 ; 2 ; 3 (CBS 1987)  Benjamin Bagby & Sequentia: Chants perdus d’un harpeur

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Faidit – Millenarium, C. Matras: harpe (Outhere 2005) 

E. Waardenburg, harpe (Olympia 1994)

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Chansons de Troubadours et danses de Jongleurs : Ventadorn,

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Richard Cœur de Lion : Troubadours et Trouvères – Alla Francesca, B. Lesne :

Ph oto : Pa

Vedru ne,

Design: Antonio Arroyo ©

à la cour de Champagne – Ensemble Venance Fortunat, A.-M. Deschamps, dir.

(Numen 1995)  Guillaume

D.R.

MUSIQUE CONTEMPORAINE  Luciano Berio: Circles in Circles, Sequenza I, Sequenza III, Sequenza V – F. Pierre, harpe (Wergo 1967/91)

de Machaut: Ballades, Rondeaux, Virelais, Motets – Ensemble Gilles Binchois, D. Vellard,

dir. (Harmonic Rds 1988)  Guillaume

Igor Stravinsky: Epitaphium, pour flûte, clarinette et harpe in Musique de chambre

Tokyo String Quartet; D. Platilova: harpe (Praga 1995) trick

harpe (Opus 1996)  Trouvères

Joseph Kosma: Chansons – F. masset: sop.; C. Icart: harpe (Zig Zag T. 2006) Albert Roussel: Impromptu, Op.21, pour harpe seule & Sérénade, Op.30, pour

flûte, trio de cordes et harpe in Intégrale de la musique de chambre, vol.2

ad





Arp

rhénan – Xe & XIe siècles (BMG 2004)

Elias Parish-Alvars: Récital / R. Talitman: harpe (Harp & Co 2004)

de Machaut: Remède de fortune – Ensemble Project Ars Nova (New Albion 1994)

RECITALS INSTRUMENTAUX  Frédérique Cambreling: Œuvres françaises pour harpe, Saint-Saëns, Fauré, Debussy, Roussel F. Cambreling: harpe (Adda 1989)

MUSIQUE BAROQUE  English Country Dances: 17th C. Music from the publications of John Playford – A. Lawrence-King, harpe (Harmonia Mundi 1998/2002) 

Stefano Landi: Il Sant’Alessio – Les Arts Florissants, W. Christie, dir.; S. Armstrong: arpa doppia

(Erato1996)

 Sandrine

Chatron: André Caplet et ses contemporains Debussy, Schmitt, Renié – S. Chatron:

harpe & Quatuor Elias (Ambroisie 2005)  Lily

Laskine: joue Boieldieu, Mozart, Pierné – L. Laskine: harpe (Erato 1964/70)  Andrew Lawrence-King: The harp of Luduvico, fantasias, arias & toccats by Frescobaldi and his predecessors – A. Lawrence-King: harpes baroques (Hyperion 1992/2006)  Isabelle

Moretti: Musique de chambre pour harpe, Ravel, Debussy, Caplet, Cras – I. Moretti:

MUSIQUE CLASSIQUE  Wolfgang Amadeus Mozart: Concerto pour flûte, harpe et orchestre en ut majeur, K. 299 / Wiener

harpe (Auvidis 1995)

Philharmoniker, K. Böhm, dir.; N. Zabaleta: harpe (Deutsche Grammophon 1974)

N. Zabaleta, dir. (Polydor 1960/67/70)



Nicanor Zabaleta: Concertos pour harpe, Boieldieu, Saint-Saëns, Tailleferre, Ravel


MUSIQUES DU MONDE Europe  Elisa Vellia: Voleur de secrets (Le Chant du Monde 2005) Musique celtique

Séléction parmi la discographie d’Alan Stivell présente à la discothèque  Alan Stivell: Renaissance de la harpe celtique (Disques Dreyfus 1972/94)  Alan Stivell: Chemins de terre (Disques Dreyfus 1973/94)  Alan Stivell: Reflets (Disques Dreyfus 1970/94)  Alan Stivell: E langonned (Disques Dreyfus 1974/94)  Alan Stivell : Treman’n inis (vers l’île) (Disques Dreyfus 1976/94)  Telenn: Harpe celtique – L’anthologie Vol.1 (Coop Breizh 2004)  Triskell : Harpes celtiques (Keltia Musique1994) Cornouailles  Wales : Harps, bards and gwerin sounds (World Music Network 2000)

Derek Bell ; album « Ancient music for the irish harp» © D.R., et Alan Stivell ; album « Reflets » © D.R

Irlande  Derek Bell: Ancient music for the irish harp (Claddagh Rds 1992)  Derek Bell: Carolan’s favourite (Claddagh Rds 1989)  Irlande : Harpe irlandaise “Pub music” (Arion 1973) Séléction parmi la discographie de Loreena McKennitt présente à la discothèque  Loreena McKennitt: Elemental (Quinlan Road 1985/94)  Loreena McKennitt: To drive the cold winter (Quinlan Road 1987/94)  Loreena McKennitt : Parallel dreams (Quinlan Road 1989/94)  Loreena McKennitt: The book of secrets (Quinlan Road 1997) Bretagne  Cécile Corbel: Harpe celtique & chants du monde (Keltia Musique 2005)  Kristen Noguès : An evor (Coop Breizh 1999)  Anne Postic: An Delenn, la harpe vivante (Antourtan s.d.)  Sedrenn: Chemin faisant… (Keltia Musique s.d.)

Amérique latine  Amazonia : Ashaninka / Aguaruna / Jivaros (Grem 1991)  Raul Barboza: [Villa nueva] (Label La Lichère 1992)  Ismael Ledesma : Arpa danza (Encore Merci 2003)  Ismael Ledesma: Intimidad (Harposphère 2007)  R. Ochoa / R.Aponte: Arpa Venezuela (Sunset 1991/2005)  Astor Piazzolla: Concerto pour bandonéon, harpe, piano, orch. à cordes & percussions in Richard Galliano: Passatori (Disques Dreyfus 1999) 

Graciana Silva Garcia : En concert à Paris – Mexique : sones jarochos de Veracruz (Buda s.d.)

Afrique  Afrique: Jeux et rites des Lobi {Harpe arquée} (Arion 1995)  Tsehaytu Beraki: Selam (Terp 2004)  Ouganda: Aux sources du Nil (Radio France 1992)


JAZZ  Chet Baker: Grey december (Capitol 1992) avec Corky Hale: harpe  Alice Coltrane: Universal consciousness (The Verve 1971/2002)  Alice Coltrane: A monastic trio (Impulse! 1968/98)  Isabelle Olivier : Petite & grande (Métamorphose 2004)  Isabelle Olivier: Island # 41 (Nocturne 2005) ROCK  Björk: Vespertine (One Little Indian Rds 2001)  Jean-Michel Jarre: Les concerts en Chine (Dreyfus 1997) 

Joanna Newsom : The milk-eyed-mender

(Drag City 2004)  e Alic

OPEN MUSIC  Zeena Parkins : Necklace (Tzadik 2006)  Andreas Vollenweider: Book of roses (Colombia 1991)

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Joanna Newsom : Ys (Drag City 2006)

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© D.R.

MUSIQUES DE FILMS  The Marx Brothers sing & play (Iris Musique 1994/2000)

Bibliographie  André Emmanuel : La harpe: Précis techniques (Ed. Dessain et Tolra; coll. «Métiers d’Art», 1980)  Hélène Charnassé & France Vernillat : Les instruments à cordes pincées: harpe, luth et guitare (Ed. PUF; coll. «Que sais-je ?» n°1396, 1970)  Thierry

Jigourel : Harpe celtique: le temps des enchanteurs; histoire et actualité (Celtics Chaden, 2004) Annie Glattauer : A l’origine de la Harpe (Buchet -Chastel, coll. Musique, 2000)  Hector Berlioz: Mémoires (Flammarion, coll. Mille & une pages, 2003)  Alexandre Buchner: Encyclopédie des instruments de musique (Ed. Gründ, 1980) 

Pour aller plus loin  Annie Glattauer : Dictionnaire du répertoire de la harpe (CNRS Dictionnaires 2003)  Michel Faul: Nicolas-Charles Bochsa harpiste, compositeur escroc (Ed. Delatour France) Méthode musicale / partitions  Nancy Calthorpe : Begin the harp (Waltons 1982)  Alan Stivell: Renaissance de la harpe celtique (IMP 2007) DVD  Isabelle Olivier: Harpe(s)… (Nocturne 2007)

Internet

www.aiharpe.org www.harpe-celtique.com www.harpa.com www.mediatheque.ircam.fr www.harpebudin.com www.ismaelledesma.com

Quelques festivals  Journées de la harpe: Arles (Fin octobre)  Festival de harpe: Antibes – Juan-les-Pins (Début avril)  Festival de harpe en Yvelines: Maisons-Laffitte (Début janvier)  CRIHC: festival des Rencontres internationales de la harpe celtique : Dinan (Mi-juillet) Maison de la Harpe: Ti an Delenn 6, rue de l’Horloge 22100 Dinan.

 Edinburgh  O’Carolan

International Harp Festival: Edinbourg, Ecosse. (Fin mars/Début avril) Harp Festival & Summer School : Keadue, Roscommon, Irlande.(Début août)


(en écoute sur place) 1- Harpo Marx : Thème harpe « Monkey Business » (Marx Brothers sing & play)

17- W.A. Mozart: Allegro du Concerto pour flûte et Harpe KV 299 / L. Laskine

2- Joseph Kosma: Si tu t’imagines / F. Masset, sop. ; C. Icart, h. (Chansons)

(Lili Laskine joue Boieldieu Pierné Mozart)

18- Alice Coltrane : Atomic peace (A monastic trio)

3- Indiens Jivaros : Arc musical pincé (Amazonia)

19- Lenine: Paciência (Acustico MTV)

4- Loreena McKennitt : Blacksmith (Elemental)

20- Anne Postic: Chouchenn (An delenn vev)

5- Camille Saint-Saëns : Morceau de concerto en sol majeur pour

21- Alonso Mudarra: Divisions on Spagnoletta: Improvisations / A. Lawrence-King

harpe & orchestre op.154 / N. Zabaleta (Concertos pour harpe)

6- Zeena Parkins : Solo for Neil (Necklace)

(The harp of Ludovico)

22- Björk: Aurora (Vespertine)

7- Anonyme: Canticum exercuit canticul letitie / Alla Francesca (Richard Coeur de Lion – Troubadours et Trouvères)

8- Rafael Ochoa : El Pajarillo (harpes du Vénézuéla) 9- Orla Brioscu : The foggy dew (Irish harp – Pub music) 10- Isabelle Olivier: Solo (Petite & grande) 11- Claude Debussy : Danse sacrée / I. Moretti (Musique de chambre pour harpe)

12- Graciana Silva Garcia : El Buscapiès (Mexique : Sones Jarochos de Veracruz)

14- Tsehaytu Beraki : Sport malet (Selam) 15- Anonyme : Bien m’ont amors / Ens. Venance Fortunat (Trouvères à la Cour de Champagne) 16- Joanna Newsom : Cassiopeia (The Milk-eyed-mender)

Trio d’enfants. © D.R.

13- Alan Stivell : Ar voraerion (E Langonned)


Focus