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• Des analyses sont en cours pour estimer un éventuel excès de mortalité dans la population générale au Libéria et en Sierra Leone. • Concernant la prise de parole nous avons été sollicités par différents media, organismes de recherche ou de coopération ; nous sommes intervenus dans des réunions internationales (OMS notamment), dans la sélection de projets par des bailleurs de fonds. Nous sommes intervenus dans plusieurs réunions internes à MSF comme entité interne au mouvement. Fort de notre expérience dans et avec MSF, notre souci a été : de défendre une certaine idée de la recherche dans les urgences où l’intérêt des patients et des soignants sont pris en compte ; d’expliquer en quoi les modes opératoires traditionnels de la R&D ne permettraient sans doute pas d’atteindre des résultats intéressants dans un tel contexte ; et de rappeler la plus-value de la structure opérationnelle de recherche qu’est Epicentre dans un paysage où rares sont les acteurs scientifiques expérimentés dans de tels contextes. Les points positifs • L’introduction d’approches différentes : enquête de mortalité rétrospective par téléphone, méthode de capture-recapture pour l’estimation du nombre de cas manquants, lien avec la London School pour le suivi par modélisation des caractéristiques de l’épidémie, étude originale de suivi clinique des patients survivants, enquête de séroprévalence en population (en cours), mise en place d’une notification par SMS des cas potentiels en Côte d’Ivoire • Une reconnaissance comme institution de recherche de niveau international (universités, OMS, autorités politiques) • Des prises de position en interne à MSF sur l’importance des principes de l’épidémiologie et d’une recherche adaptée au contexte Une réactivité de l’équipe d’Epicentre et • une disponibilité de beaucoup d’épidémio-

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logistes pour se rendre sur le terrain Une première expérience de travail en • commun avec l’ONG ALIMA Les difficultés rencontrées • Ne pas avoir été reconnus et appréciés dans MSF comme partenaire crédible sur les études de traitement • Ne pas avoir convaincu sur la notion de stratégies thérapeutiques pour l’usage et l’étude de traitements dits expérimentaux (soit «  off label  », soit en usage compassionnel) • Ne pas avoir partout convaincu du besoin de se donner les moyens d’un suivi clinique des patients admis (données clinques généralement partielles) • Ne pas avoir su exploiter les données de modélisation (partenariat LSHTM) • Une incapacité à répondre à une sollicitation d’enquête en Guinée de l’Agence Française de Développement (torts sans doute partagés)

Développement L’équipe d’Epicentre s’est engagée pour les 3 ans à venir à évoluer sur plusieurs points critiques de son organisation. Nous ressentons le besoin de renforcer nos capacités d’administration des projets de recherche. Nous constatons «également un manque criant de moyens de communication institutionnelle, de capacité à rendre compte, voire même de secrétariat. Si nous souhaitons changer d’échelle sur le plan scientifique, attirer et diversifier les sources de partenariat il nous faut nous renforcer sur le plan administratif. Cela constituera l’essentiel de la feuille de route qui sera confiée au futur directeur du Département de l’administration et du support opérationnel. Nous travaillons sur un nouveau mécanisme de financement interne avec MSF qui devrait voir le jour en 2015. Le principe retenu par

Médecins Sans Frontières • Rapport annuel de l’année 2014 • Paru suite à l’Assemblée Générale des 6 et 7 juin 2015 à La Plaine Saint-Denis (France)

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Rapport annuel de Médecins Sans Frontières 2014-2015  

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