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Édition du 4 au 17 mars 2013 | Volume 8, numéro 13 | 20 pages | Bimensuel gratuit | www.zonecampus.ca

Par Nicolas Poulin

ACTUALITÉS

L’AGE UQTR EXCLUE DU SOMMET À la suite de la publication de la liste des associations étudiantes admises au Sommet de l’éducation, l’AGE UQTR a livré son mécontentement face à la décision du Parti québécois (PQ) d’exclure l’association mauricienne. Le Bureau du Sommet sur l’enseignement supérieur a révélé... ARTICLE COMPLET EN PAGE 2

HOCKEY

LES PATRIOTES REMPORTENT UN DUEL ÉPIQUE Par Philippe Doucet

La première rencontre opposant les Patriotes de l’UQTR aux Ravens de Carleton n’aura pas été le duel tant attendu. Les Ottaviens ont rapidement pris la mesure des Patriotes, l’emportant 4-1 en levée de rideau et acculant les Trifluviens au pied du mur. Ce match a mis la table pour une série épique.

Tout avait pourtant bien commencé pour les Patriotes qui étaient de toutes les occasions lors des dix premières minutes de la première période. Beaucoup de rapidité en possession de rondelle et une transition efficace assuraient aux Patriotes le contrôle du jeu. Le seul problème à ce moment du match pour Trois-Rivières s’appelait Ryan Dube, le portier des Ravens qui a fait face à quinze lancers en première période

Par Stéphanie Paradis

ARTS

SOIRÉES CACHÉES CFOU : O LINEA

et qui n’a rien cédé aux attaquants adverses. Après le match, Marty Johnston a souligné le travail de son gardien de but : «Ryan a été le meilleur en première période, et c’est grâce à lui si on est resté dans le match en première», a résumé le chef d’orchestre des Ravens. Puis, un mauvais but est venu briser l’élan...

Le 21 février dernier, le groupe O Linea était en prestation à Trois-Rivières dans le cadre de l’événement des Soirées cachées CFOU. C’est Olivier Lessard, étudiant au baccalauréat en Loisir, culture et tourisme, qui a assuré la première partie du spectacle avec ses propres compositions....

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4 au 17 mars 2013

ACTUALITÉS

L’AGE UQTR EXCLUE DU SOMMET SUR L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Décision controversée du Parti québécois

Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3414 Publicité: (819) 376-5011 poste 3409 Télécopieur: (819) 376-5239

Photo : N. Poulin

NICOLAS POULIN

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

«L’avenir est ce qu’il y a de pire dans le présent.»

À la suite de la publication de la liste des associations étudiantes admises au Sommet de l’éducation, l’AGE UQTR a livré son mécontentement face à la décision du Parti québécois (PQ) d’exclure l’association mauricienne.

– Flaubert Gustave Directeur général dgcfou@uqtr.ca Stéphanie Paradis | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Nicolas Poulin | Actualités actualites1@zonecampus.ca Cassandra Sabas | Actualités actualites2@zonecampus.ca Alexandra Carignan | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Karina Tardif | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca Isabelle Couture | Sports sports1@zonecampus.ca Philippe Doucet | Sports sports2@zonecampus.ca Maxime Bilodeau | Chroniqueur maxime.bilodeau1@uqtr.ca Michaël Da Silva | Chroniqueur michael.dasilva@uqtr.ca Simon Fitzbay | Chroniqueur simon.fitzbay@uqtr.ca Marie-Hélène Gauthier | Chroniqueur marie-helene.gauthier@uqtr.ca Stéphanie Gladu | Chroniqueur stephanie.gladu@uqtr.ca Jonathan Loranger | Chroniqueur jonathan.loranger@uqtr.ca Michaël Magny | Chroniqueur michael.magny@uqtr.ca Maxime Tanguay | Chroniqueur maxime.tanguay@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Hubert Samson | Caricaturiste hubert.samson@uqtr.ca Sébastien Dulude | Correcteur sebastien.dulude@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Virginie Lessard | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Philippe Doucet | Photo de la une

Le Bureau du Sommet sur l’enseignement supérieur a révélé, quelques jours avant l’événement, la liste des associations et organismes invités. L’AGE UQTR ne figurait pas sur la liste en question, ce qui signifiait que l’Université du Québec à Trois-Rivières ne pouvait être représentée lors du Sommet. «En excluant l’AGE UQTR d’une participation au Sommet, le Parti québécois est fidèle à lui-même, il confirme qu’il lève le nez sur la Mauricie», a affirmé Carol-Ann Rouillard, présidente de l’AGE UQTR. «La Mauricie exclue, c’est Montréal qui décidera une fois de plus pour l’ensemble du Québec. C’est déplorable!» «Depuis le début de son mandat, le PQ n’a jamais daigné consulter la population d’ici. Qu’on pense à la minicentrale en Haute-Mauricie, à la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly, maintenant en se délaissant de la voix des étudiantes et étudiants de l’UQTR», a ajouté Mme Rouillard. La présidente de l’AGE UQTR a même indiqué que le PQ semble avoir une dent contre la région mauricienne. «C’est à croire que le Parti québécois en a contre la Mauricie. N’oublions pas la saga entourant la non-nomi-

Le 20 février dernier, Francis Gendron, gradué de la Earthship Academy de Taos, au Nouveau-Mexique, est venu présenter son travail et ce concept peu connu de maison écologique.

SOMMAIRE ACTUALITÉS 2-6 Savoir partagé 3 4 6

SOCIÉTÉ ET OPINION

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ARTS ET SPECTACLES

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Improvisation

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Damien Robitaille

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Arts visuels

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SPORTS 16-19 Natation

nation d’un ou d’une ministre responsable de la Mauricie.» La sélection des associations participantes au Sommet s’est faite par tirage au sort. Mme Rouillard a mentionné que cette méthode pour choisir les associations illustre l’incompétence du Parti québécois en ce qui a trait à la consultation publique : «Le Sommet n’est qu’une grosse séance de relations publiques, a-t-elle souligné. À la question à savoir si l’AGE UQTR boycottera le Sommet, la réponse est simple : c’est le Parti québécois qui nous boycotte!»

elle au ministère a été envoyée par l’AGE UQTR, mais celle-ci n’a pas obtenu de réponse. Une demande similaire aux députés Noëlla Champagne et Yves-François Blanchet a été expédiée, mais cette demande est aussi restée sans réponse.

Beaucoup d’efforts, mais chou blanc

Après plusieurs tentatives infructueuses, l’AGE UQTR a contacté la députée de TroisRivières, Danielle St-Amand, et le député Gerry Sklavounos, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, et a obtenu de l’aide leur part. Par ailleurs, la rectrice de l’UQTR, Nadia Ghazzali, a promis de plaider la cause de l’AGE UQTR.

L’AGE UQTR a travaillé d’arrache pied dans le but de recevoir une invitation au Sommet, mais finalement, cela n’aura pas porté ses fruits. Entre autres, une rencontre avec le ministre Pierre Duchesne était prévue au cours des derniers mois, mais cette réunion est tombée à l’eau. Également, une demande offici-

«C’est à croire que le Parti québécois en a contre la Mauricie.» — Carol-Ann Rouillard, présidente de l’AGE UQTR

Un nouveau genre de maisons pour lutter contre le gaspillage

Date de tombée pour les textes d’opinion : lundi 11 mars à midi

Recherche en loisir

Carol-Ann Rouillard, présidente de l’AGE UQTR.

LES EARTHSHIPS À LA CHASSE GALERIE

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Journée carrière à l’UQTR

Journaliste

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Soccer

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Hockey

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C’est à la Chasse Galerie que M. Gendron a fait la démonstration des nombreux avantages et des quelques inconvénients que présentent les Earthships. Littéralement «vaisseaux terrestres», ce concept de maison est issu du travail de Michael Reynolds, un architecte ayant cherché des solutions aux problèmes de gaspillage d’eau et d’énergie liés aux maisons telles qu’on les conçoit habituellement. Ce type de maison repose sur plusieurs concepts, dont celui de réduire les gaspillages en eau potable. «C’est la société au complet et l’environnement qui paie pour notre inaction, pour notre gaspillage dans la maison […]. La consommation au Québec par personne et par jour est de 426 litres d’eau potable en

moyenne, ce qui est deux fois plus qu’en Europe […], ce qui est encore aberrant», annonce M. Gendron. Lors de l’énoncé des deux avantages majeurs des Earthships, Francis Gendron a expliqué à l’auditoire, composé d’une quinzaine de personnes, que ce type de maison est écologique et autonome grâce aux matériaux qu’elle utilise ainsi qu’à son design. Outre la récupération d’eau de pluie pour limiter le gaspillage en eau potable, elle permet de produire de la nourriture végétale (fruits et légumes) et animale (élevage) en un nombre assez important pour nourrir les habitants de la maison. L’autonomie et l’architecture de la maison permettent de responsabiliser encore plus les gens par rapport au gaspillage en faisant un geste pour l’environnement, puisque les matériaux dont elle est composée réagissent naturellement avec le milieu auquel ils sont soumis pour produire un climat favorable pour l’homme. (C.S.)

Photo : C. Sabas

La Chasse Galerie pendant la présentation des Earthships par Francis Gendron.


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ACTUALITÉS ASSEMBLÉES GÉNÉRALES SPÉCIALE ET ANNUELLE DE L’AGE UQTR

La parole aux étudiants CASSANDRA SABAS Journaliste

Le 19 février dernier, l’AGE UQTR a tenu une Assemblée générale annuelle et une Assemblée générale spéciale. En effet, l’Assemblée générale annuelle du 3 octobre dernier a été complétée. Les deux assemblées ont été l’occasion pour les membres de l’association de revenir sur l’avis de motion concernant la modification de l’article 3.11, de faire un suivi concernant les frais institutionnels obligatoires et de prendre position sur le Sommet sur l’enseignement supérieur. À la suite du printemps érable, durant lequel la première grève illimitée de l’histoire de l’AGE s’est déroulée, et aux problèmes de reconduction qui en ont découlé, il a été proposé que l’article 3.11 soit modifié de sorte que l’AGE UQTR reconnaisse officiellement trois types de grèves (à durée déterminée, illimitée ou reconductible). En outre, il a également été décidé, après un long débat en AG spéciale, d’ajouter, comme amendement à la proposition, les différents moyens pouvant être mis en place pour voter la reconduction d’une grève; la possibilité de maintien de la grève se votera désormais en Assemblée générale spéciale.

Sommet sur l’enseignement supérieur Lors de l’Assemblée générale spéciale, il a également été voté la modification de la position officielle de l’AGE UQTR par rapport au Sommet sur l’enseignement supérieur. Ainsi, elle est passée de «critique», initiative prise par le CA de l’association, à «dénoncer publique-

ment», au cours de l’assemblée. Cette position souligne les griefs de l’AGE UQTR envers la décision du gouvernement d’écarter les associations étudiantes non affiliées. Par ailleurs, le gouvernement a indépendamment décidé d’inviter des associations étudiantes non affiliées, choisies par tirage au sort.

De nombreux étudiants ne sont pas venus réclamer leur dû qui totalise un montant de 55 000$. L’AGE UQTR redistribuera l’argent aux étudiants. De l’argent non réclamé En 2011, un accord avait été conclu entre l’AGE UQTR et l’Université au sujet du remboursement du trop-perçu de Frais institutionnels obligatoires (FIO). En effet, le gouvernement plafonnait les montants pouvant être perçus par les universités pour les différentes cotisations, comme les frais d’inscriptions généraux ou le CAPS par exemple, et qui entrent dans la désignation FIO. Or, pour les sessions d’été de 2008 à 2010, cette perception avait été calculée au-dessus du plafond. À la suite des négociations, il avait été décidé que chaque personne ayant payé cet excédent de frais serait remboursée et ce, de manière individuelle. Malgré des démarches administratives importantes, les chèques de remboursement n’étaient que de 1 ou 2 dollars chacun pour la plupart. Ainsi, de nombreux étudiants ne sont pas venus réclamer leur dû qui totalise un montant de 55 000$. Il a donc été annoncé, lors de l’Assemblée générale annuelle, que l’argent non réclamé sera remis à l’AGE UQTR qui redistribuera l’argent aux étudiants sous forme de bourses.

SAVOIR PARTAGÉ

La recherche accessible au public NICOLAS POULIN Journaliste

Du 25 au 28 mars prochains, l’Université du Québec à Trois-Rivières organisera différentes activités de vulgarisation scientifique pour permettre aux étudiants ainsi qu’à la population trifluvienne d’en savoir plus sur les travaux des professeurs et des étudiants chercheurs. L’événement Savoir Partagé est une semaine d’activités qui permettra aux gens de la région d’échanger avec des professeurs de l’UQTR sur différents thèmes scientifiques. Les participants auront entre autres l’occasion de prendre part à l’événement Ma soutenance en 180 secondes, soit une tribune offerte aux étudiants de cycles supérieurs pour la présentation de leur projet de recherche en un temps restreint de trois minutes. La semaine se clôturera avec le concours d’affiches scientifiques, mettant au premier plan les travaux de recherche des étudiants de l’UQTR. Le 26 mars prochain au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières, un événement permettra aux gens de prendre connaissance de plusieurs projets menés à l’UQTR dans les domaines des sciences naturelles et génie, des sciences de la santé ainsi que sciences humaines et sociales. Cette activité proposera des kiosques d’information, des tables rondes et des miniconférences portant sur divers sujets : guérir le SIDA, personnes âgées et urgence, technologies mobiles et réadaptation, motivation et santé au travail, le bénévolat d’aujourd’hui, les non-publics, CSI à l’UQTR, biotechnologies, revitalisation de l’industrie forestière, papiers bioactifs et nanocellulose.

Ma soutenance en 180 secondes Ma soutenance en 180 secondes aura lieu le 25 mars prochain, à 17 heures, à la Chasse

Galerie de l’UQTR. Des étudiants de cycles supérieurs présenteront un résumé de leur projet de recherche. Le but de cet événement est de faire connaître leur sujet de thèse ou de mémoire dans un format accessible au public. Les meilleures performances seront récompensées par des bourses. Le jury d’évaluation sera dirigé par Nancy Sabourin, chef des services français à Radio-Canada MauricieCentre-du-Québec. Le vainqueur de cette conférence de recherche deviendra finaliste au concours provincial de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS).

L’importance de la recherche L’UQTR compte grandement sur la recherche et cet aspect est très important à partager avec la communauté. «En rendant les travaux réalisés par ses chercheurs accessibles, l’UQTR souhaite faire découvrir la variété et la qualité des recherches menées en ses murs tout en offrant des espaces privilégiés d’échange entre les professeurs, les étudiants et la collectivité, condition essentielle d’un enrichissement mutuel», a souligné Lucie Guillemette, vice-rectrice intérimaire aux études de cycles supérieurs et à la recherche de l’UQTR. Photo : Flageol

Lucie Guillemette, vice-rectrice intérimaire aux études de cycles supérieurs et à la recherche, Geneviève Hardy, présidente, Manufacturiers de la Mauricie et du Centredu-Québec et Loïc Boulon, professeur au Département de génie électrique et génie informatique.


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4 au 17 mars 2013

ACTUALITÉS

JOURNÉE CARRIÈRE À L’UQTR

SOMMET DE L’ÉDUCATION

Une journée pour l’emploi Le verdict CASSANDRA SABAS

de la CREPUQ

Photo : C.Sabas

Les propositions gouvernementales annoncées lors du Sommet sur l’enseignement supérieur, qui a eu lieu à Montréal, ont été perçues en grande partie de façon positive par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).

Journaliste

Le mercredi 20 février dernier s’est tenue la Journée Carrière au CAPS de l’UQTR. Cette journée était l’occasion pour les étudiants de l’université de tenter de trouver un stage ou un emploi auprès de différentes sociétés québécoises. Sur place, 87 stands de diverses entreprises étaient prêts à recevoir les étudiants et les diplômés. Répartis entre cinq catégories en fonction de leur domaine, chaque stand représentait une entreprise, un centre ou une association. L’une des organisatrices de la journée, Marie-Ève Perron, conseillère en information professionnelle du Service aux étudiants (SAE) de l’UQTR, est venue assister à la journée. Elle affirme que «la Journée Carrière répond à un besoin qui est celui d’aider les étudiants et les diplômés à se trouver un emploi ou un stage dans leur domaine d’études. C’est pourquoi le Service d’aide à l’emploi organise cette journée depuis maintenant 11 ans.»

«La Journée Carrière répond à un besoin qui est celui d’aider les étudiants et les diplômés à se trouver un emploi ou un stage dans leur domaine d’études.» — Marie-Ève Perron, conseillère en information professionnelle du SAE de l’UQTR Des entreprises de la ville, de la région et même d’ailleurs Des entreprises de Trois-Rivières étaient bien évidemment présentes à cette journée. On pouvait entre autres y voir le stand de la Ville tenu par Diane Leblanc et Isabelle Dupuis : «La raison principale de notre venue à la Journée Carrière était de représenter la ville de Trois-Rivières en tant qu’employeur pour les étudiants, mais aussi de nous créer des

La Journée Carrière de l’UQTR a attiré de nombreux étudiants et diplômés. banques de bonnes candidatures que nous aurons déjà en ligne lorsqu’il y aura des postes à combler et ainsi accélérer les mouvements d’embauche […]. On a aussi des postes pour le travail de bureau où on va aller chercher des techniciens de tous les niveaux […], mais aussi des candidatures de niveau universitaire pour les postes de cadres en administration, finance, génie électrique, etc.» Également sur place, le stand de la Stratégie régionale Destination Mauricie, venue pour contrer l’exode des jeunes et les aider à venir s’établir en région. L’hôpital Santa Cabrini de Montréal était aussi venu recueillir des CV et recruter des externes en soins infirmiers et des préposés ainsi que des professionnels de la santé en ergothérapie, en physiologie et en diététique. «On est venu pour montrer que tout le monde peut être accepté, pas seulement les étudiants de Montréal», a déclaré Mme DiBlasio, agente de gestion du personnel de l’hôpital. «C’est certain que si on prend le domaine de la santé

et des services sociaux, qui sont en grosse pénurie de main d’œuvre, les infirmières et les ergothérapeutes […] vont se trouver un emploi assez facilement. Les gens d’administration, d’ingénierie et d’informatique également», a précisé Mme Perron.

Des services aux étudiants En plus des nombreuses offres d’emploi et de stages disponibles sur place, le Carrefour jeunesse-emploi de Trois-Rivières/MRC des Chenaux (CJE) proposait plusieurs services lors de cette journée carrière pour aider les étudiants et les diplômés. «C’est pour avant tout aider les futurs diplômés à être prêts pour le marché de l’emploi. Beaucoup de services sont proposés et la première chose, c’est la vérification des outils : lettre de motivation, lettre de présentation, curriculum vitae, ciblage d’entreprise et lien avec le marché de l’emploi, simulation d’entrevue ciblée avec feedback, etc.», explique Philippe Compagnon, agent de projet au CJE.

Luce Samoisette, présidente du Conseil de la CREPUQ et rectrice de l’Université de Sherbrooke, a donné son point de vue sur les suggestions du gouvernement. «Ces propositions sont globalement encourageantes et contribueront à faire de l’éducation supérieure une priorité nationale. Elles confirment les intentions annoncées par le gouvernement depuis quelques semaines de revoir la reddition de comptes afin de la rendre plus efficace, plus transparente et plus stratégique ; de créer un Conseil national des universités qui conseillera le gouvernement sur les orientations et le développement du réseau universitaire tout en s’assurant que le Conseil respecte le rôle des conseils d’administration des établissements universitaires et sans que le gouvernement ne se déleste de ses responsabilités», a mentionné Mme Samoisette.

«Ces propositions [...] contribueront à faire de l’éducation supérieure une priorité nationale.» — Luce Samoisette, présidente du Conseil de la CREPUQ Quant au président-directeur général de la CREPUQ, Daniel Zizian, lui aussi a indiqué que les propositions du gouvernement tendent vers la bonne voie. «Nous accueillons de façon positive l’engagement du gouvernement d’assurer un financement stable et prévisible pour les universités à compter de 2014-2015. On a beau annoncer aux étudiants et aux employés qu’il y aura un réinvestissement à compter de 20142015, il n’en demeure pas moins que les deux prochaines années seront extrêmement difficiles à vivre au sein des universités», a affirmé M. Zizian. Les intentions du gouvernement à l’effet de revoir la reddition de comptes pour qu’elle soit davantage bénéfique, de créer un Conseil national des universités qui recommandera le gouvernement sur les orientations et le développement du réseau universitaire sont bien accueillies et cela est bien sûr un pas vers l’avant pour le réseau universitaire. Tout n’est cependant pas rose dans ce dossier. Quelques zones grises restent au cœur des discussions. Pour ce qui est des conseils d’administration, l’application d’une démarche semblable pour toutes les universités du Québec serait inacceptable. La formation des conseils est une question de gouvernance propre à chacun des établissements universitaires et la culture de chacune des universités doit être respectée. Pour ce qui est de la recherche, il faudra explorer davantage le sujet au moment des assises qui se dérouleront en avril prochain. Également, selon la CREPUQ, il sera important d’empêcher un réseau parallèle de recherche publique et poursuivre dans la même veine afin d’avoir la meilleure coordination entre les collèges et les universités. (N.P.)


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ACTUALITÉS

QUESTIONS POUR UN CHAMPION

Tout savoir pour la victoire! NICOLAS POULIN Journaliste

Le jeu questionnaire Questions pour un champion battait son plein jeudi le 21 février dernier à la Chasse Galerie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Cette activité permettait aux différentes associations d’engranger des points pour la Coupe des associations. Ce sont seize étudiants qui ont pris part à ce quiz. Cette activité comportait sept rondes et chacune d’elles permettait à quatre participants de s’affronter. Ces quatre personnes devaient lutter pour passer à la prochaine étape en répondant correctement au plus grand nombre de questions possible. Les rondes pour se qualifier pour la finale comportaient toutes vingt questions chacune. Deux étudiants du Département de mathématiques et informatique, Daniel Rock Généreux et Simon Boudreau, se sont affrontés pour la première position. Finalement, c’est M. Généreux qui est sorti vainqueur. En plus de rafler les honneurs, M. Généreux a empoché une somme de

200$ en remportant le jeu Questions pour un champion. Le gagnant était bien content des différents thèmes abordés lors de l’activité : «D’abord, j’ai bien aimé le format choisi pour le quiz. C’était honnête et sain comme ambiance. Le choix et la variété des questions m’ont vraiment plus, on a touché à tout.»

«J’ai bien aimé le format choisi pour le quiz. C’était honnête et sain comme ambiance. Le choix et la variété des questions m’ont vraiment plus, on a touché à tout.» — Daniel Rock Généreux Voici, en guise d’exemple, une question qui a été posée lors de l’événement : «Combien de couleurs y a-t-il dans une boîte de Smarties?» Celle-ci prouve que le choix de questions concernait un grand éventail de sujets. «Mon seul bémol : le taux de participation, qui me laisse croire qu’il y aurait eu place à un peu plus de publicité pour l’événement», a indiqué M. Généreux.

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OPINION EN PLEINE FACE

Indexez-moi SIMON FITZBAY Chroniqueur

Le mouvement étudiant vient de franchir une nouvelle étape. Pour la première fois en près de 20 ans, nous sommes en situation de dégel. C’est le pire cauchemar de certains et la fin d’un des chapitres les plus importants de l’histoire du mouvement étudiant pour la majorité. En imposant une indexation modulée à l’inflation, le gouvernement du Québec prend ses responsabilités auprès de la population et demande aux étudiants un effort de raison. Le printemps érable est terminé. La hausse déraisonnable du gouvernement précédent a été annulée et le gouvernement de Pauline Marois a choisi la voie du dialogue et du compromis afin de réévaluer la contribution à demander aux étudiants universitaires. L’indexation n’est évidemment pas l’issue idéale sur la question des droits de scolarité. Cependant, dans la position dans laquelle se trouve le Québec, le gel ou la gratuité représentent un luxe qu’on ne peut se permettre maintenant. La réalité économique dans laquelle nous sommes n’est pas propice au gel ou à la gratuité. Dans une situation de déficit budgétaire, alors que l’on coupe dans la recherche et qu’on impose une taxe santé aux citoyens, il semble logique de demander aux étudiants d’en faire un peu plus. Cette contribution très modeste s’accorde également avec l’opinion publique qui a démontré à plusieurs reprises qu’elle désirait que les étudiants participent plus raisonnablement au financement de leurs études. Rien n’empêche que dans quelques années, lorsque les finances du Québec iront mieux, nous puissions renégocier notre contribution avec le gouvernement. Cependant, il faut savoir accepter le compromis lorsque celui-ci s’offre à nous et choisir les batailles que l’on peut gagner. Soulignons d’ailleurs une victoire importante des étudiants lors du Sommet, avec la promesse faite par le gouvernement de se pencher sur le cas des frais institutionnels obligatoires, une tare de la facture universitaire sur laquelle il faut absolument s’attarder.

L’équité D’une certaine façon, l’indexation s’avère plus équitable que la gratuité. En effet, elle représente un réajustement en dollars constants qui se marie avec un réinvestissement considérable dans le programme de prêts et bourses ainsi qu’un rehaussement du seuil de contribution parentale dans le calcul de ce programme. Cela aidera à rendre l’université encore plus accessible à tous. Ne l’oublions pas, le programme des prêts et bourses est ce qui rend notre système équitable entre les étudiants issus de familles plus riches et ceux venant de familles plus pauvres. Les plus fortunés sont appelés à contribuer aux études de leurs enfants et les

plus modestes ont accès à un support considérable venant du gouvernement. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un système parfait. Certains accuseront les institutions financières de s’enrichir, mais pour les plus pauvres d’entre nous (dont l’auteur de cette chronique a malheureusement fait partie), il s’agit d’un support nécessaire et grandement appréciable. Non seulement pour payer sa facture universitaire, mais aussi pour se loger et se nourrir.

Dans un autre ordre d’idées... Le Sommet n’a pas été un exercice futile. Outre les droits de scolarité, le fonctionnement des universités a aussi scruté à la loupe. D’ailleurs, un nouveau Conseil des universités et la création d’une loi-cadre sur la gouvernance ont émergé de ce Sommet. Les recteurs comprendront qu’ils n’ont pas carte blanche en ce qui concerne la gestion. Il est vrai que les universités ne sont pas des sociétés d’État, mais il reste qu’il s’agit tout de même du denier public dont il est question ici. D’ailleurs, les étudiants seront plus impliqués dans l’organisation de leurs instituons. Soulignons par contre une très grande déception issue de ce Sommet : le manque flagrant de financement de nos universités et le peu d’ouverture de la part du gouvernement à aborder les questions de la recherche et de la qualité des programmes. Il s’agit d’une réalité sur laquelle il faudra se pencher lors des chantiers de travail ainsi que lors des prochaines rencontres ce printemps.

En somme : Lorsque l’on y pense, plusieurs des chantiers que le gouvernement met en place au lendemain du Sommet concernent des préoccupations et des revendications des étudiants. L’adaptation des prêts et bourses, la gestion des universités et les orientations de celles-ci ont toutes déjà été relevées par les fédérations étudiantes ainsi que d’autres associations étudiantes et civiles. Le gouvernement a accepté de revoir le milieu des études supérieures et d’en améliorer certains aspects. Évidemment, ces nouvelles mesures ont un prix pour les étudiants : l’indexation. L’indexation risque fort d’être entérinée par la FEUQ, la FECQ et la TaCEQ. Personne, sauf l’ASSÉ, ne souhaite revivre les périodes troubles du printemps passé. Il faut en venir à l’évidence : nous sommes en bien meilleure posture qu’à la même date l’an passé. Ne serait-il pas temps de mettre un peu d’eau dans notre vin? L’AGE UQTR a une position très ambivalente concernant les droits de scolarité en refusant toute modification à ceux-ci sans la tenue d’États généraux. Il serait intéressant de se demander si cette position a toujours sa place dans la nouvelle réalité post-Sommet. Il serait peut-être souhaitable de demander l’opinion de nos membres concernant la nouvelle réalité des droits de scolarité et peut-être réévaluer notre position face à ceux-ci. Chose certaine, cela doit se faire de la façon la plus démocratique qu’il soit, avec une pluralité de membres et de voix, pas à 72, un mardi aprèsmidi.


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ACTUALITÉS

RECHERCHE EN LOISIR

MANIFESTATION ÉTUDIANTE

Plusieurs éléments influencent les jeunes à courir des risques Émilie Belley-Ranger, étudiante à l’Université du Québec à Trois-Rivières, a effectué une recherche sur les facteurs qui poussent les jeunes à prendre des risques lors de leurs loisirs. Mme Belley-Ranger, ainsi que son groupe de recherche, en est venue au constat que les garçons semblent avoir plus de comportements à risque que les filles. Ce comportement résulterait de plusieurs facteurs humains, sociaux, environnementaux et technologiques. L’étudiante au Département d’études en loisir, culture et tourisme a d’abord commencé sa recherche avec une méthode de travail qualitative. Cette procédure a fait en sorte qu’elle a priorisé les entrevues pour constater la variété des opinions des personnes sondées. Émilie Belley-Ranger a voulu connaitre les divers angles des répondants concernant son sujet de recherche. «En prenant une méthode qualitative, on peut comprendre les différents points de vue des gens», a expliqué l’étudiante.

Une étude tissée d’intérêt Les études de la chercheuse ont joué un rôle prépondérant dans le choix du thème de l’étude mise sur pied par Mme Belley-Ranger avec l’appui d’Hélène Carbonneau et de Pascale Marcotte. C’est Mme Carbonneau, directrice de recherche, qui a proposé le sujet à l’étudiante. Elle a accepté de produire une recherche sur ce thème, étant donné son intérêt significatif pour l’aspect sportif. Il est important de prendre en considération que cette recherche a été exécutée uniquement auprès de sujets masculins. «Le groupe de recherche s’était entretenu avec 26 jeunes hommes pra-

Photo :: Photo Flageol Photo

L’AGE UQTR appuie les étudiants Le 26 février dernier s’est tenu le Sommet sur l’enseignement supérieur à Montréal. Au même moment, une manifestation sur l’éducation s’est levée au Square Victoria.

Émilie Belley-Ranger avec les professeures de l’UQTR Hélène Carbonneau et Pascale Marcotte, du Département d’études en loisir, culture et tourisme. tiquant des loisirs différents dans un contexte récréatif ou compétitif», a mentionné la chercheuse.

pour montrer leur capacité à accomplir des loisirs à risque.

Quelques constats Blessures reliées à la témérité Chaque année, sur le territoire québécois, environ 5 100 individus sont hospitalisés à la suite de blessures sportives, et 175 d’entre eux en meurent. D’autre part, chez les hommes, la mortalité accidentelle lors des loisirs est prépondérante entre 15 et 24 ans, ensuite elle est en baisse à partir de 25 ans. L’étude a permis de constater que les buts principaux des loisirs chez tous les répondants sont la quête du plaisir et le dépassement de soi. Évidemment, la chercheuse s’en réjouit : «C’est fort positif.» D’un côté plus négatif, la prise de risque vient la majorité du temps du public et des médias. Cela fait en sorte que les jeunes hommes sont poussés à faire des prouesses. De plus, avec l’émergence des médias sociaux, ils peuvent mettre de nombreuses vidéos sur le Web

Le groupe de recherche a recueilli les résultats escomptés suite à l’étude. Par contre, le projet de recherche n’est pas finalisé présentement. La principale intéressée continue ses travaux de recherche au sein d’un plus grand nombre de répondants. Ces nouvelles données permettront la création de campagnes de prévention concernant les risques possibles lors de la pratique de loisirs. «Il y a actuellement 45 entrevues qui ont été réalisées pour la recherche», a souligné Mme Belley-Ranger. Ces autres entretiens concernant la recherche en loisir ont comme objectif principal de conscientiser les individus à moins commettre de gestes dangereux pour réduire les blessures. «Il faut inciter les jeunes à bouger tout en minimisant les risques», a renchéri la chercheuse de l’UQTR. (N.P.)

Bien qu’elle n’ait pas participé au rassemblement, l’AGE UQTR a tout de même tenté de mettre en place un système de transport pour ceux souhaitant s’y rendre. Cette aide est cependant restée limitée. En effet, alors qu’un appel avait été publié sur les divers sites de communication de l’AGE (via son site Internet et sa page Facebook), trop peu d’étudiants y ont répondu. Ainsi, l’association représentant les étudiants de l’UQTR n’a pas pu affréter l’autobus qu’elle espérait obtenir ; elle n’a donc que relayé le lien vers la page Facebook de l’évènement pour faciliter le covoiturage. «On a seulement diffusé cet événement, car on savait qu’un certain nombre d’étudiants désiraient s’y rendre [...]. La population étudiante était très mobilisée au printemps dernier, donc on peut supposer que c’est une cause qui lui tient encore énormément à cœur. Donc pour eux, c’était important de se rendre à cette manifestation là», a déclaré Ann-Julie DuRocher, vice-présidente aux affaires sociopolitiques.

«La population étudiante était très mobilisée au printemps dernier, donc on peut supposer que c’est une cause qui lui tient encore énormément à cœur.» — Ann-Julie DuRocher Cette manifestation, organisée par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et nommée «Pour une éducation libre, accessible et gratuite», avait pour but de faire entendre la voix des étudiants. Organisé en opposition à la tenue du Sommet sur l’éducation, le rassemblement a réuni, selon les propos de l’ASSÉ, environ 10 000 participants. En effet, le Sommet restait critiqué par certaines associations étudiantes ; Carol-Ann Rouillard, présidente de l’AGE UQTR, l’ayant d’ailleurs qualifié de «grosse séance de relations publiques» par voie de communiqué peu avant son déroulement. Toutefois, la manifestation a tourné court vers 16h avec l’intervention du service anti-émeute de la SQ. (C.S.)

Photo : Juliane Gonzaga

La manifestation à Montréal le 26 février dernier.


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SOCIÉTÉ

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VA VOIR AILLEURS (J’Y SUIS)

Sottises 80’s. SÉBASTIEN DULUDE Chroniqueur

Dans ma dernière chronique, j’ai évoqué l’émission Épopée Rock. Ça a l’air que pas grand monde à l’université connaissait cet insipide navet télévisuel des années 80. Voici donc, pour notre plaisir le plus inoffensif – et par besoin de prendre une pause de critiquer le milieu culturel trifluvien –, quelques faits idiots sur les années 80. Mes années 80. J’étais vraiment excité quand j’ai appris le retour de Michael Ryder. J’ai été déçu : je croyais qu’on parlait de Knight Rider de K2000 (voir photo 1 pour ceux qui sont nés après que le Stade olympique ait eu un toit). Non, le sexy Mitch Bucchanon n’a pas commencé sa carrière télé sur une plage de Malibu! Parlant de K2000, je viens de lire sur Wikipedia qu’un film en avait été fait. J’ai jamais vu ça. Et la toune thème du film a été composée par Jan Hammer. Jan Hammer a été le claviériste du groupe culte de jazz fusion Mahavishnu Orchestra. OMFG! Jan Hammer a aussi composé le thème de Miami Vice.

Si ton père a des vinyles de Mahavishnu Orchestra, ça se peut qu’il ait déjà fumé des cigarettes spéciales comme on disait. Aussi, ça se peut qu’il rentre encore son chandail de laine dans ses pantalons. Bon, chacun son époque, chacun ses plaisirs coupables. Je n’ai toujours pas rencontré quelqu’un à Trois-Rivières qui aime vraiment le groupe glam metal Cinderella autant que moi (voir photo 2 pour ceux qui n’ont pas connu Traboulidon). Mais mon véritable plaisir coupable des années 80, c’est Samantha Fox. Ma première cassette (en même temps que Europe), mon premier kick érotique sur une chanteuse, ses cheveux roses dans la vidéo de Naughty Girls et I Surrender (To the Spirit of the Night) en playrewind non-stop dans mon Walkman jaune. Saviez-vous que Samantha Fox est une Anglaise qui a connu un succès démesurément important au Québec en comparaison avec les autres pays? Elle est même venue jouer à Thetford Mines quand j’y restais. C’était la folie. Le magasin de disques Polysons (mettons que c’est pas là où t’allais si tu cherchais du jazz fusion) a trouvé que c’était une bonne idée d’afficher partout dans le commerce des posters d’elle tout nue. Chic. Eille moi j’suis allé au secondaire avec les jumelles de Watatatow, pis au cégep avec la plongeuse Annie Pelletier. Toi? (On aime ça, ces histoires-là, hein?)

Holy cow! Dans le wiki sur Thetford Mines, on apprend que le Frère Marie-Victorin est décédé dans un accident de voiture près de Black Lake (à côté de Thetford). Tu sais c’est qui, hein, le Frère Marie-Victorin? Dis oui, pis va sur wiki au plus maudit. Bon, Black Lake, c’est peu connu. C’est là où a été tourné Mon oncle Antoine de Claude Jutras. Jutras lui s’est suicidé en 1986, en se jetant en bas du pont Jacques-Cartier. Triste. Il souffrait d’Alzheimer avancé. Tout ça pour dire que Black Lake, c’était comme le Rochon à Trois-Rivières. C’était rude. Glauque. T’allais pas là pour rien. Tu voulais surtout pas être renvoyé de la polyvalente de Thetford pour être obligé d’aller à Black Lake. Mais à la polyvalente de Thetford, ceux qui faisaient la loi, c’était ceux d’East Broughton. Des brutes qui tabassaient à tous les matins Photo : Courtoisie

Photo 1.

Photo : Courtoisie

Photo 2. les pauvres ti-enfants de cultivateurs de SteClothilde. Je me rappellerai toujours de Jimmy C. d’East-Broughton. Un jour il a donné un coup de poing au visage d’un gars (c’était pas un simple coup, c’était une masse sur une enclume, un carambolage de trains, un collision avec une immense météorite). Un gars qui était assis à 10 centimètres de moi. Le souffle de l’impact m’a dépeigné, ma coupe Longueuil était toute défaite. Celle de Jimmy C. avait même pas bougé. Un autre gars à l’école s’appelait Jim Boulanger. Ça c’était bien drôle. Ah bin tabarouette, il est sur Facebook. 32 amis. C’est clair qu’il est resté à Thetford. Hon. Malade, sur sa photo de profil, il a une Trans Am noire! Comme K.I.T.T., le char intelligent dans K2000! Dans les années 80, on pensait vraiment que l’an 2000 allait marquer le coup de départ d’un monde futuriste. Les autos allaient voler ou, à tout le moins, allaient parler comme K.I.T.T. Mais finalement, aujourd’hui, si t’as une mission d’enquête top secrète, pas besoin de char qui parle. Juste de Wikipedia.

ANTHROPOLOGIE MODERNE

Création de besoins 101 STÉPHANIE GLADU Chroniqueuse

Je suis probablement l’une des dernières Nord-Américaines à ne pas avoir encore de iPhone, et je suis sur le bord de craquer sous la pression. Je me confesse, j’ai même commencé à regarder les forfaits. Habituellement, je me porte bien sans : mon pouls est normal, mon système respiratoire fonctionne bien, mon cell fait la job quoi! Mais lorsque je me retrouve en présence de gens qui en possèdent un, il devient soudainement aussi performant que deux cannes de métal reliées avec un bout de ficelle : rien ne fonctionne assez vite, mes photos sont horribles, mon son est complètement nul. En plus, ceux qui en possèdent un l’ont toujours dans les mains. Peu importe la situation, dans le métro, en classe, à la Chasse Galerie pendant qu’ils sont avec des amis, ils ont les yeux rivés dessus et l’index qui s’agite! Il doit se passer quelque chose derrière ce petit écran 2,3» par 4,8» qui m’échappe... Il me le faut! Une des caractéristiques propres à notre espèce est bien la création de besoins. Je doute

fort que les singes aient besoin d’un abri Tempo ou d’une résolution HD pour survivre. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une caractéristique innée chez l’humain, je crois plutôt que nous avons été conditionnés à acheter. Pensons-y, depuis les années 50, une centaine de scientifiques notent nos faits et gestes pour arriver à développer des stratégies qui permettent à ceux qui les engagent de nous vendre leurs cochonneries. On nous fait croire à une fausse liberté. On nous dit qu’on a le choix, mais en fait, on n’a le choix qu’à travers les choix qui ont été établis par l’industrie. Toutes les raisons sont bonnes pour acheter: parce qu’il y avait un spécial, parce qu’on ne feel pas et que ça fait donc du bien de s’acheter des nouveaux accessoires, ou qu’au contraire, on a quelque chose à fêter, alors on se gâte un peu. En ce qui concerne la justification d’achats, je suis probablement la pire d’entre tous; je pourrais pratiquement fournir le tiers monde juste en chaussures. On se crée des besoins, car on doit constamment tout renouveler : les modes changent vite, les autos brisent vite et les technologies ne deviennent plus compatibles. Bref, on devient rapidement nous-mêmes désuets, il faut constamment se rééquiper.

Vivre à crédit

Depuis un moment, on parle surtout de con-

sommation rapide. On veut tout, tout de suite et maintenant. C’est fini, économiser pour s’acheter des trucs. Maintenant, pour se payer tous ces beaux cossins vitaux pour notre ego, on vit à crédit. La pression est tellement forte, elle est presque palpable. On n’a qu’à regarder à côté pour se créer de nouveaux besoins. On veut être accepté des autres, on veut être comme les autres, on veut vivre avec les mêmes moyens que les autres : le voisin a une nouvelle piscine, grâce à ma marge de crédit, je peux en avoir une aussi; toutes mes chums de filles partent dans le sud, je peux mettre ça sur mon prêt et y aller aussi. On ne réfléchit presque plus avant d’acheter. Dans notre belle société capitaliste chérie, nous avons un rôle très sérieux à accomplir : le rôle du consommateur. Par définition, un rôle social sous-entend une performance à livrer et une notion de compétence. En ce qui à trait à la performance, je crois qu’il n’y a aucun problème là-dessus, nous sommes des consommateurs très performants! Le problème se situe plutôt du côté de la notion de compétence : c’est bien simple, on ne connaît pratiquement rien au crédit. La majorité des gens ne sont pas assez informés. Lorsqu’on obtient notre permis de conduire, on doit apprendre le code de conduite, la signification des panneaux. Pourquoi ce ne serait pas la même chose lorsqu’on se procure une carte de

crédit ou un prêt? On apprend par nous-mêmes, par essai-erreur. Une chance que ce n’est pas comme ça sur la route! Notre rôle de consommateur n’est donc rempli qu’à moitié.

Et le bonheur? Un homme qui possède tout (matériellement parlant) est-il plus heureux qu’on homme qui ne possède rien? J’ai lu quelque part que lorsqu’on achète quelque chose qu’on voulait depuis longtemps, qui nous a couté cher et qui nous tenait vraiment à cœur, on ressent effectivement une émotion qui se rapproche de l’euphorie. Par contre, cette euphorie ne dure qu’environ deux grosses semaines. Après ça, nous perdons tout notre intérêt. Pour retourner sur notre high, on doit s’acheter de nouveaux trucs tout aussi éphémères. Je n’apprendrai rien à personne en disant qu’il s’agit donc d’un bonheur artificiel et passager, mais la question que je me pose est la suivante : si l’être humain doit «posséder» pour se sentir accepté des autres dans notre société actuelle, peut-il être heureux sans possession matérielle? En sommes-nous rendus là? Bref, le bonheur universel, le vrai, le pur, le dur, ne s’achète peut-être pas... mais ne nous décourageons pas chers amis, car pour toutes les autres bébelles, il y a Mastercard!


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SOCIÉTÉ

4 au 17 mars 2013 Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

JE ME SOUVIENS… AU POUVOIR, CITOYENS!

L’athéisme, une religion humaniste… JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

Au moment d’écrire ces lignes, le controversé Sommet de l’éducation n’a pas encore eu lieu, ni le premier véritable congrès tant attendu d’Option nationale (2-3 mars). En attendant de revenir sur ces évènements historiques, voici une courte réflexion philosophique sur l’incroyance en Dieu. Depuis des millénaires, la religion a trop souvent dominé la population principalement par trois outils: la peur, l’ignorance et la manipulation. La première rend stupide, la deuxième ne permet pas de développer l’autonomie des individus et la troisième est carrément révoltante, car les diverses Églises abusent trop souvent de leur pouvoir sur les masses. Et cela, que ce soit les trois grandes religions monothéistes (chrétienté, islam, judaïsme) ou encore les sectes comme le mouvement raëlien ou la scientologie. De récents sondages indiquent que 33% des Québécois ne croient pas à la vie après la mort (2005) et que 45% des gens de 30 ans et moins ne croient pas en Dieu (2008). Claude Braun, auteur du fabuleux ouvrage Québec Athée (Édi-

tions Michel Brûlé, 2010), précise : «Aujourd’hui, même si les églises catholiques québécoises sont vides, la proportion de la population québécoise qui se déclare sans religion (environ 12% selon plusieurs sondages sociologiques) est anormalement faible compte tenu des autres indicateurs du degré d’avancement de sa civilisation.» L’athée n’est pas celui qui ne croit en rien. Au contraire, il croit d’abord en l’inexistence de Dieu, surtout celui des soi-disant livres saints. Car disons-le tout de suite, la Bible, le Coran et autres écrits sacrés ont été créés par des humains, au nom de Dieu, notamment pour contrôler les mœurs des autres humains. Selon le professeur Georges Minois, auteur de L’histoire de l’athéisme (1998), ce mouvement philosophique qui reproche aux religions leurs obstructions à la liberté de conscience serait effectivement une «croyance – non pas en Dieu, mais en l’homme, en la matière, en la raison». Ainsi, l’athéisme fait la promotion de la croyance en soi, source de tout pouvoir et de liberté. Né libre et condamné à l’être selon Jean-Paul Sartre, père de l’existentialisme, l’homme est donc entièrement responsable de ses actions. Claude Braun a d’ailleurs élaboré les douze principales croyances des athées : «1- Le monde existe par lui-même, sans support extérieur; il n’a pas besoin d’avoir été créé délibérément. 2- La morale est immanente et naturelle; elle provient seulement et exclusivement du fait que nous sommes une seule espèce sociale. 3- La mort est

une finalité absolue, c’est-à-dire que rien ne la transcende; notre âme (ou esprit) s’éteint complètement avec le dernier relais de nos synapses. 4- L’apparition de la vie est le fruit du hasard; la matière s’est empreinte par elle-même de propriétés particulières. 5- L’humain est le résultat de l’évolution des espèces, qui se réalise par une dialectique du hasard et de l’impératif de la survie du plus apte. 6- L’esprit n’est rien d’autre qu’une propriété particulière d’agencements subatomiques, atomiques, moléculaires et cellulaires; plus spécifiquement, l’esprit est l’activité des réseaux neuronaux. 7- La Terre est un astre comme tant d’autres, qui a réuni par hasard les conditions de la vie telle que nous la connaissons; d’autres astres pourraient réunir ces mêmes conditions. 8- L’univers est passé par une phase de compression extrême suivie d’une explosion, il y a environ 15 milliards d’années. 9- Il vaut mieux et il sera plus efficace de viser la bonne vie pour soi-même et son prochain ainsi que les générations futures en faisant œuvre humaniste plutôt qu’en implorant le(s) dieu(x) ou en multipliant les incantations. 10- L’homme et la femme sont égaux parce que la femme n’a pas été créée pour servir l’homme. 11- La vie a un sens; c’est celui que nous lui donnons. 12- Les formes que doivent prendre l’orientation et l’identité sexuelle n’ont pas été prescrites par un diktat moral et, par conséquence, tant que la sexualité se passe entre adultes consentants, elle doit être tolérée.» Vous pouvez aussi consulter l’excellent livre

L’esprit de l’athéisme, introduction à une spiritualité sans Dieu, du philosophe André Comte-Sponville (Albin Michel, 2006) pour une meilleure perspective des valeurs athées. Soyons réalistes, l’athéisme peut aisément mener à une société organisée sur des bases et des valeurs réelles et pragmatiques, sur la compréhension philosophique de l’humanité en soi en dehors du carcan rétrograde qu’imposent les dogmes religieux. Comme le dit si bien Yves Lever, un jésuite québécois défroqué : «L’athéisme, donc, comme premier fondement d’une culture moderne.» Pourquoi? Tout simplement parce que «l’humanisme – ce mouvement philosophique qui postule que l’humain est la valeur suprême ainsi que la valeur suffisante pour justifier notre vie – est l’éthique naturelle des athées.» En conclusion, même si j’ai un penchant favorable et un intérêt nationaliste à promouvoir l’idée d’un pape québécois, cela n’empêche pas que l’homme devra passer un jour vers sa maturité intellectuelle et prendre conscience qu’aucun messie ne va venir le sortir des différentes crises qui le menacent (climatique, écologique, économique, alimentaire, etc.). Espérons que l’être humain saura replacer son espèce au centre de ses valeurs, non au détriment des autres formes de vie, mais dans l’idée d’être responsable envers son avenir, car il est faux de croire que l’absence de foi est équivalente à l’absence de lois.

LE REVERS DE LA MÉDAILLE

L’argent rend aveugle MICHAËL MAGNY Chroniqueur

Bande de pingouins endimanchés toute la semaine. Bande de mangeux de caviar, de têteux de vin, de sangsues des systèmes, de profiteux du moindre effort, de pincezmoi-je-rêve d’idéalistes de la pire espèce de zouaves parvenus à leur faim. Bande de cloportes colporteurs de gestion parfaite de non-production, de pelleteux de ciel bleu sans arc-en-ciel du saint calice. Ayez la décence de vous habiller en gens du peuple si vous osez vous poser comme tel (Madame Marois, le chapeau vous fait, mettez-le). Ras le bol. Madame Ghazzali, dans sa suprême arrogance, dans son discours à la remise de bourses de la Fondation, eût le culot de citer «de mémoire» alors qu’elle lisait un texte. Des fautes au power. Point. Un ramassis de sottises pour les amateurs de pertes de temps en robes de bal. Une insulte aux honnêtes qui s’entêtent à faire quelque chose, à ceux qui étudient le monde dans sa plus simple expression. Tout nu, et tous nus, à leurs heures. Comment peut-on s’interroger sur l’existence du crime dans les pays «civilisés» quand on porte, pour une fausse grande occasion essentiellement publicitaire, un morceau de vêtement qui

représente un mois de nourriture? Faut pas voir plus loin qu’un nid-de-poule contre lequel on peste parce qu’il laisse une scratch sur sa Audi. Faut pas être conscient qu’avoir faim, c’est encore possible. Je connais des étudiants qui gèrent un budget serré, et des recteurs/trices qui exa-gèrent sur les desserts. Après la faim, le pire ennemi, c’est l’ennui. Lisez Baudelaire, un peu : le Spleen, c’est pour les biensportants qui réalisent qu’ils devraient avoir mieux à faire que de la poésie, mais qui sont incapables de s’en empêcher. En Occident, on n’a pas faim : on s’emmerde. On s’invente des problèmes comme autant de malades imaginaires de Molière. On ne peut pas parler de problèmes réellement fondamentaux : on n’en a pas. J’aimerais donc que celles et ceux qui ont atteint le sommet de la pyramide de Maslow se mettent à aider leurs voisins à en faire autant. Si vous n’aimez pas vos voisins québécois (ce qui peut être parfaitement compréhensible), regardez l’Afrique. C’est beau la musique, le cinéma, la technologie, Disney World et les souliers Crocs, mais il me semble que danser au son du tambour, c’est plus inspirant que Gangnam Style, qu’assister à une bagarre de lions en direct, c’est plus épique que Avengers, qu’un récupérateur d’eau de pluie, c’est plus utile qu’une piscine creusée, que Le Roi Lion, c’est une pâle copie de Hamlet et qu’être pieds nus, quand tu t’habitues et qu’il n’y a que de l’herbe partout autour de toi, c’est tout à fait confortable. «Le problème avec l’Afrique, c’est la famine pis

la guerre». Le problème ici, c’est les dépressifs et les crosseurs. Je pars donc pour l’Afrique avec de la nourriture et de la diplomatie, avant de finir par mentir à un médecin pour me faire prescrire des antidépresseurs. Qui m’aime me suive! Au fond, l’idée, c’est seulement que quand on arrête de croire que notre culture a raison sur tout, on se rend compte qu’on a trop de ce que d’autres n’ont pas assez, que l’inverse est aussi vrai, et qu’on est crétin quelque chose de rare d’attendre d’avoir un ennemi commun pour faire front commun.

Libârté Non, je n’écoute pas Radio X. Non, Éric Duhaime ne figure pas sur la liste des gens qui ont mon admiration, même loin de là. Par contre : «Je ne suis pas d'accord avec tout ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous ayez le droit de le dire». Il s'agit d'une phrase que certains attribueraient, à tort, à Voltaire. Tant mieux s'il ne l'a jamais dite : je la revendiquerai pour moi. Vous pouvez, et même vous devez dire ce qui représente selon vous un problème. Vous pouvez et devez dire pourquoi, et, idéalement, vous devriez même suggérer une solution. Par exemple, il se peut que vous jugiez les philosophes comme étant parfaitement inutiles. Inutiles parce que peu ou prou rentables. Et que vous suggériez de supprimer ce programme des universités. S'ils sont réellement philosophes, ils ne le prendront pas comme une insulte, mais ils ne seront pas d'accord avec vous. Ils chercheront à

comprendre pourquoi vous les jugez inutiles. Si vous avez de bonnes raisons de les juger inutiles. Comment ils pourraient devenir utiles s'ils ne le sont pas. D'ailleurs : sont-ils inutiles, ou inutilisés? Comme les connaissances que la plupart d'entre vous avez acquises dans vos cours de maths de secondaire 3? Comme tout ce qu'il y a de plus élémentaire dans la réflexion? Dur choix de vie que celui du philosophe d'aujourd'hui. Mais je m'égare. Proverbe français : il n'y a que la vérité qui blesse. J'ai tendance à être d'accord. Une réaction courroucée envers une critique légitime témoigne soit d'un caractère volcanique, soit d'avoir touché une corde sensible. Je doute fort que les psychologues me donnent tort sur ce point. J'espère de tout cœur que vous ne cédez pas à la discrimination positive. J'espère que vous faites la différence entre ce qui est un choix de la part d'un individu et ce qui ne dépend réellement pas de lui ou elle, comme son sexe ou la couleur de sa peau. J'espère que vous dites les choix que vous n'approuvez pas. J'espère que vous dites pourquoi. J'espère que vous condamnez les batteurs de femmes de toutes nationalités, incluant la vôtre, à part égale. J'espère que vous condamnez les manipulatrices, et j'espère que vous dites à toutes les victimes, de tous les genres de bourreaux, d'arrêter de se comporter comme des victimes quand le bourreau est parti. Surtout, j'espère que vous n'haïssez pas toutes les femmes ou tous les hommes, ou tous les noirs et tous les arabes, pour les erreurs de quelques-un(e)s. C'est surtout ça, être libre.


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JEUX Le Fantasque Mots croisés

Rédaction et illustration: Hubert Samson, étudiant à la maîtrise en Études québécoises

Horizontalement :

Avec la nouvelle année qui a commencé, avec la rentrée des classes, Léo Bureau-Blouin s’est fait de nouveaux camarades dans la cour de récréation. Il adopte le style, l’attitude, la mentalité et le langage de sa clique d’adoption. Fier comme un paon, c’est sous la bannière péquiste qu’il se pavane maintenant.

Verticalement :

1. Principal port d’Érythrée - Petites 2. Fragments d’un ensemble - Réponse affirmative 3. Corps consulaire - État d’une personne ivre 4. Mordantes - Ce qui est dur à supporter 5. Grandes étendues d’eau - Timoré 6. Le moi - Rapportée - Prométhéum 7. Qui marque la tranquillité d’esprit Demander avec instance à qqn de faire qqch (part. passé, fém. sing) 8. Chocolat - Peuple germanique qui donna son nom à la Gaule romaine 9. Médiocre - Centre hospitalo-universitaire 10. Issue - Soldat employé aux terrassements 11. Actions honteuses 12. Vedette - En les - Côté d’une pièce de monnaie

Sudoku

1. Qui sont alcalins 2. Dévasta - Posséda 3. Samarium - Dépouillera un animal de sa peau 4. Rias - Liquide - Praséodyme 5. Nourrisson - Artisans pauvres à Florence, au XIVe s. 6. Écrivain italien (1492 - 1556) - Pénis 7. Causa un dommage à - Manquent de netteté 8. Alliance formée en 1936 par l’Allemagne et l’Italie Se trompe sur qqn 9. Sélectionnera - Grand vaisseau spatial 10. Point d’une affaire complexe qui fait problème - Entailla 11. Europium - Télégramme 12. Titre porté par les seigneurs - Modérée

Le chant du cygne n’a pas encore sonné pour l’ex-leader étudiant. Durant l’automne, le baptême politique de l’enfant prodige aura suscité la fierté de maman Pauline. Délesté du poids des carrés rouges, l’oisillon peut maintenant prendre son envol. Et portée par son amie la cigogne, le jeune Léo vole jusqu’au Sommet de l’éducation. Ça ne vole toutefois pas haut dans la volière. Tandis que l’ASSÉ porte un chapeau d’âne dans son coin, et que la FEUQ jacasse comme une pie en se livrant à un concours de popularité, l’UQTR, elle, est en retenue. Non-affiliée, elle est privée de sortie comme une perruche enfermée dans sa cage dorée. Et comme c’est le Parti québécois qui fixe les règles du jeu, à quoi bon jouer du bec au Sommet? On nous y gave comme des oies avec le mauvais grain de la démagogie. On y attaque ouvertement les principes de la démocratie, fragile comme un pigeon d’argile. Il ne reste donc qu’à attendre le son de la cloche pour que prenne fin la récréation, et que cesse cette mascarade puérile.

Mots mêlés Thème: Artisanat (6 lettres) Antiquité Art Bijouterie Bracelet Brocante Chandelle Chevalet Collier Coudre Cuir Cuivre Encadrement

Étain Granit Horloger Marbre Maroquinerie Marqueterie Meuble Mosaïque Natte Papier Pierre Porcelaine

Poterie Rénovation Roche Rouet Sculpture Soudeur Tisser Tour Vannerie Vase Vendeur Vitre


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4 au 17 mars 2013

OPINION

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La désaffiliation incomplète de la FEUQ : une histoire de démocratie et de transparence JEAN-SÉBASTIEN BERTHELOT Étudiant au Département de chimie-biologie

En décembre 2009, il a été décidé par les membres de l’AGE UQTR, à la suite d’un référendum, de quitter la Fédération universitaire du Québec (FEUQ). Le manque de transparence et les structures antidémocratiques de la fédération sont les principales causes de cette désaffiliation. Il est plutôt ironique que, quatre ans plus tard, cela soit les principales critiques qui

soient adressées au Conseil d’administration et au Conseil exécutif de l’AGE UQTR comme si nous avions désaffilié de corps de la FEUQ, mais pas d’esprit. Le principal symptôme est là : le moins de démocratie directe et le mieux nous nous porterons. La démocratie directe dans une association étudiante a lieu dans une instance : l’Assemblée générale. À l’UQTR, lorsqu’il y a une AG, celleci est habituellement excessivement lourde et est un véritable parcours du combattant, même pour les plus aguerris du mouvement étudiant, car il est dur avec le peu d’AG par session que nous avons d’avoir un ordre du jour léger. Pas étonnant qu’il y ait si peu de participa-

tions à celles-ci, surtout lorsque jumelée à une absence de travail d’information auprès des étudiants autrement que via les réseaux sociaux. S’ajoute à cela que les points à l’ordre du jour sont souvent du «rubberstamping» en l’absence d’initiatives étudiantes. À quoi sert l’adoption d’un plan stratégique qui dit simplement que nous sommes pour la vertu sans rien d’autre de réellement tangible? J’entends souvent des gens se plaindre du quorum de 60 personnes, mais ironiquement rarement du quorum de 12 personnes du Conseil d’administration. Pourtant, c’est dans cette instance que les véritables points importants sont discutés. S’il n’avait pas été question d’interventions étudiantes lors de la

dernière Assemblée générale, les étudiantes et étudiants du campus n’auraient jamais pu se prononcer sur le Sommet de l’éducation, ni sur la toute nouvelle politique électorale qui sont tous deux des points touchant de manière importante les étudiantes et étudiants du campus. La dernière Assemblée générale a été très dure à l’égard de ses instances sous-jacentes (CA/CX) pour son manque de transparence et de démocratie, mais s’il y a un message à retenir, c’est le suivant : si une seule personne dit qu’un dossier devrait être discuté en Assemblée générale, que cela soit le cas. Seules les mauvaises langues s’indigneront pour un zèle de démocratie et de transparence.

LETTRE À L’OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE

Le zèle de certains de ses fonctionnaires DAVID FERRON Étudiant au Département des sciences humaines

Cher Office québécois de la langue française (OQLF), devine pourquoi je t’écris? D’abord, j’ai une confession à te faire : je possède un Larousse, édition 2011. L’ouvrage maudit où cohabitent «steak», «basket-ball» et même le désormais condamné «W-C». Maintenant que j’ai fait mes aveux, passons aux choses sérieuses.... Ton comportement m’inquiète. Certains de tes soldats abusent de la bouche de tes canons. Ils tirent à bout portant sur un ennemi imaginaire, mais tangible pour eux. Leur schizophrénie linguistique va même jusqu’à bombarder des enrichissements culturels considérés comme parasitaires... Une langue ne se transforme pas en un cou-

teau poignardant ses imperfections. Elle sert encore moins à créer des tranchées abritant des procédures sectaires. Elle ne sert pas. Point à la ligne. À mes yeux, le français ne s’incarne pas en outil bureaucratique. La langue de Molière ne s’incarne pas en virus provoquant des maladies imaginaires et encore moins à créer un précieux ridicule quant à la manière de la pratiquer. Cher OQLF, regarde devant toi. Devant un champ que tu crois miné se cachent en réalité de beaux trésors. Ces trésors se nomment Chanson («Mon Home» ne se retrouve pas dans le coffre), Poésie, Littérature, Cinéma, Discussions, etc. D’accord, «truck», «bumper» et «windshield» sortent parfois de notre bouche. Toutefois, ça ne veut pas dire que nous ignorons comment conduire la voiture de la culture québécoise francophone dont la langue constitue l’une de ses magnifiques routes. Fermer une route complète pour un petit nid de poule? Mauvaise idée... Valoriser une langue s’oppose à oppresser ceux et celles qui ne suivent pas exactement les

ordres de tes subalternes. Faire respecter une langue signifie la promouvoir, montrer son amour pour elle et ses moyens de médiation, donner l’exemple en profitant justement de ces moyens. Cette valorisation se complète également par la rencontre de l’«Autre», voire ton ennemi juré. Il s’agit de celui ou celle dont les langues, origines et bagages culturels peuvent cohabiter ensemble. Ainsi, ton ennemi s’avère plutôt ton meilleur allié : en t’ouvrant à cette personne, celle-ci risque de se montrer davantage encline à s’intéresser à son tour à ton bagage. Alors, cesse de harceler son pauvre four. Profites-en plutôt pour prendre un mochaccino (ou si tu préfères, un simple café) avec ton nouveau frère ou nouvelle sœur d’arme. J’espère, cher OQLF, que tu comprends que la langue française fait partie intégrante d’une culture riche en émotions, en évènements et en rencontres lui permettant d’être dynamique, de se remettre en question et ainsi trouver le meilleur moyen de ne pas trop s’étioler, ni de devenir un vulgaire marteau dont le clou risque de se tor-

tiller à force de trop cogner dessus. Ainsi, je t’invite à lire du Tremblay (non, il ne s’agit pas d’un complot manigancé par le joual, mais d’un chef-d’œuvre ayant traversé les frontières, les époques et les formules...), à écouter Pierre Lapointe, à dire bonjour à un proche. Et si ce proche ne parlait pas encore français? Dis-toi que tu pourrais devenir un lieutenant de l’ouverture et de l’accueil pour lui... mais pour toi aussi! J’aime ma langue, la langue française au Québec. Mais j’aime aussi boire de la sangria (je t’offre un verre, Richard?), préparer des muffins, faire du cross-fit et jouer au soccer. Toutes ces activités sont réalisées dans un contexte francophone et ce, depuis des années. J’espère que ça ne t’étonne pas trop... Merci OQLF d’avoir pris le temps de lire ma lettre. Merci aussi de comprendre ceci : une mine peut être autant explosive qu’être en or : tout dépend de la manière de la percevoir et de l’aimer.

Semaine du 4 au 10 mars 2013 Jeudi de 15h à 18h, en rappel vendredi à 17h et lundi à 14h

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes Hôtel Morphée Aline Biobazar Tire le Coyote Gros Mené Pierre Lapointe Atomic Baobab Rouge Pompier Mauves Tremblay

Pièces Des histoires de fantômes Deux hirondelles And Friends Chainsaw St-Prime La sexualité La ride du dimanche Anne Dorval Beetle ou T-Bird Comme en Californie

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes The Damn Truth Run with the Kittens Mother Mother Young Rival Bears of Legend Boy The Vaccines Rah Rah Fidlar This Hisses

Pièces Kinda Awkward Life Inside a Chocolate House The Sticks Two Reasons Let Me Be Little Numbers Bad Mood Prairie Girl No Waves Blacksmith


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ARTS ET SPECTACLES SIVELL AND THE BAD HABITS

Un groupe à découvrir KARINA TARDIF

Photo : Courtoisie

gars ont des influences musicales différentes, et cela vient apporter une touche de diversité et fait que leur musique est propre à eux.

Journaliste

Les projets Sivell and the Bad Habits, un groupe de style folk, rock et pop, est très présent sur la scène culturelle de la Mauricie. Les musiciens seront à la Chasse Galerie le 14 mars ainsi qu’à la salle Louis-Philippe-Poisson le 25 avril. Ils pourront présenter leurs chansons autant en formule acoustique ou réduite qu’en formule complète. Sivell and the Bad Habits lors de son dernier passage à la Chasse Galerie. David Leclerc, le bassiste de Sivell and the Bad Habits, est évidemment passionné par la musique et par son groupe. Les autres membres, Florent Sivell à la voix, Johan Strohmeier à la guitare et Vincent Fréchette à la batterie, ont tous aussi la volonté de répandre leur musique partout à travers le Québec.

Une touche de diversité Les thèmes exploités dans les chansons de leur premier album EP sont l’environnement, la pauvreté et tous les thèmes sociaux d’actualité. Ce premier album se voulait une maquette pour leur permettre de faire des spectacles. Ainsi,

de plus en plus, ils travaillent à peaufiner chacune de leurs chansons pour leur apporter une touche plus personnelle. Il y a parfois des idées qui surgissent lors de leurs prestations sur scène et ils en profitent pour ajouter des éléments au matériel existant. De plus, les quatre

Dernièrement, ils ont eu la chance de collaborer avec Olivier Duval Laberge pour la réalisation de leur premier vidéoclip, celui de la chanson I don’t want things to change. Il y a aussi des compositions à venir pour un prochain album, mais ce ne sera pas avant 2014 que nous pourrons les entendre. En attendant de pouvoir vivre de leur passion, ils se créent un réseau, font des collaborations ainsi que beaucoup de spectacles et profitent du moment pour travailler tranquillement leur style pour le rendre encore plus unique. De plus, ils ont reçu une bourse mi-annuelle de Culture Mauricie qui les aidera assurément à poursuivre leur rêve de vivre de leur art et de leur passion. «On aime ce qu’on fait et on trippe!», s’exclame David.

IMPROVISATION

LUITR: victoire serrée pour les Bleus ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Le 25 février dernier avait lieu le match des Verts contre les Bleus à la LUITR. C’est finalement les Bleus qui, par un point, ont remporté la victoire. C’était un match d’une grande importance puisque les Verts, en deuxième place, tentaient de rafler le plus de points afin d’obtenir la première place au classement. Les Bleus sont en première place depuis le début de la saison et ne semblent pas prêts de céder leur place. Ce sont les alignements habituels que l’on retrouvait pour les Verts et les Bleus. Chez les premiers, il y avait Dave Belley (c), Alex Drouin, Vannessa Fortier et Antoine Lacasse. Pour les Bleus, c’était Maxime Tanguay (c), JulieAnne Pelletier, Camille Tremblay-Lalancette et Louis-Étienne Villeneuve. Le tout était sous la supervision de l’arbitre Andréanne Tremblay et l’animation assurée par Mathieu Roy, accompagné de Philippe Grenier des Rouges.

Forte compétition, pointage serré Les séries arrivent, et l’ambiance est pal-

pable à la LUITR. Les Verts, qui n’ont jamais tenté de cacher leur fort caractère, ne se sont pas laissés impressionner par la première position des Bleus au classement. D’ailleurs, durant la première demie, dès que les Bleus gagnaient un point, les Verts contre-attaquaient en raflant le suivant. Ce fut un échange de points constants qui a mené à une égalité à la fin de la première période. Même si la compétition était présente, elle n’a pas eu de conséquences sur le bon fonctionnement des improvisations. Le public a eu droit à une improvisation «À la manière d’un film d’horreur» délectable et humoristique à souhait. Il ne faut pas oublier non plus les comédies musicales faites en comparées sous le thème «La gardienne», qui ont prouvé que l’imagination peut mener loin. Alors que les Verts ont fait une gardienne qui succombait aux désirs des enfants, les Bleus ont habilement recréé l’univers d’une prison où une histoire de cœur se trouvait derrière les barreaux.

Suprématie des Bleus Au retour de l’entracte, les deux équipes ont mis tous leurs efforts pour tirer leur bout de couverture. Cependant, le même scénario qu’à la première partie s’est produit, soit un échange de points très serré. Les Verts autant que les

Photo : Marie-Ève B. Alarie

Tout au long de la soirée, ce fut un échange de points entre les deux équipes. Bleus se sont démarqués avec plusieurs improvisations. Le public n’oubliera pas de sitôt l’originalité des Bleus lors de la catégorie «Taxi», où le joueur Tanguay ne conduisait pas une automobile, mais bien le traîneau du Père Noël. Et que dire des talents de conteur du joueur Lacasse des Verts qui a très bien expliqué l’histoire d’un schizophrène désirant faire un saut en parachute? Il n’y a pas à dire, les spectateurs ont eu droit à un spectacle endiablé et bien rythmé. Au final,

c’est la dernière improvisation, gagnée par les Bleus, qui a scellé la fin de la soirée. Effectivement, si le point avait été aux Verts, il y aurait eu égalité. C’est par un pointage de 6 à 8 que les Bleus se sont assuré la première place au classement. Pour ce qui est des étoiles du match, celle décernée par les Bleus est allée au joueur Alex Drouin, celle des Verts au capitaine Maxime Tanguay, et l’arbitre a donné la sienne à Antoine Lacasse des Verts.


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ARTS ET SPECTACLES

4 au 17 mars 2013

SPECTACLE

Le charme et la chaleur de Damien Robitaille ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Le 28 février dernier, l’auteur-compositeur-interprète Damien Robitaille était de passage à Trois-Rivières à la salle Anaïs-Allard-Rousseau dans le cadre de la tournée de son dernier album, Omniprésent. Si, la veille du spectacle, la grande tempête avait baissé le moral de certains, Damien Robitaille s’est fait un devoir de chasser ces idées noires. Avec son décor qui nous transportait humoristiquement dans un genre de Club Med, il n’en manquait que peu pour se croire en croisière dans le sud. C’est dans cette ambiance chaleureuse qu’il a performé devant une salle comble à la Maison de la Culture.

Critiques mitigées, spectacle réussi Il faut dire que l’accueil du troisième album de Damien Robitaille ne s’est pas fait aussi chaudement que prévu. Effectivement, plusieurs critiques musicales ont été déçues de l’allure de son troisième opus. Il faut mentionner qu’avec son deuxième album, Homme autonome, le chanteur avait développé un personnage charmeur efficace qui tanguait vers le crooner, mais sans pour autant mettre de côté les textes recherchés. Avec Omnip-

résent, on lui a reproché d’avoir trop exploité son personnage au détriment de sa qualité musicale et parolière. L’album est assurément plus chaleureux que les autres avec ses sonorités de tamtam et ses rythmes endiablés. Il incarne un Michel Louvain moderne et l’assume amplement. Et bien que les critiques se soient montrées plus froides, le public, lui, était certainement au rendez-vous. Même avec un album moins efficace que son deuxième, Damien reste une bête de scène qui ne manque pas de faire passer un bon moment à son public.

Photo : Pascal Ratthé

Charmante croisière Durant la soirée, Damien s’est efforcé de plaire à tout le monde en divisant son spectacle en deux parties distinctes. La première était toute dédiée à son récent album, empruntant un décor ludique aux pays du sud. Nous pouvions donc voir des banderoles lumineuses fantaisistes accrochées en hauteur, ainsi que des hélices d’avion tout aussi lumineuses à l’arrière de la scène. De plus, il était accompagné de quatre musiciens, dont un aux percussions exotiques. Attriqué d’une chemise à fleurs agilement agencée à un chapeau d’été, il a enfilé les «chansons soleil» d’Omniprésent avec l’aisance qu’on lui connaît bien. Son air charmeur a fait fondre les plus résistantes et ses clins d’œil à la foule ont scellé le sort de la soirée : la légèreté et l’humour prendraient toute la place. Avec une performance fidèle à ses disques, le public a pu chanter avec lui Ta maman m’amadoue, Quelles

sont les chances et Exotique. Musicien polyvalent, il passait de la guitare sèche à l’électrique ainsi qu’au piano.

Retour aux sources La deuxième partie a été plus sobre, mais pas pour autant moins énergique. Traquant sa chemise fleurie pour un complet veston noir décontracté, il était accompagné d’un jeu de lumière misant moins sur les banderoles et plus sur une scénographie traditionnelle. C’est aussi durant la deuxième partie qu’il a joué les chansons de ses albums précédents. Il en a d’ailleurs modifié quelques-unes, dont Mètre de mon

être et Porc-épic, refait à saveur haïtienne, en l’honneur du temps qu’il a passé là-bas dans le cadre d’un documentaire. Pour combler les conservateurs, il a fait Casse-tête, Homme autonome, Je tombe et On est né nu durant la dernière heure. En gros, c’est un méli-mélo plus que jovial que Damien Robitaille a présenté aux spectateurs trifluviens. Peu importe la popularité de ses albums, il restera toujours une bête de scène que l’on ne se fatiguera pas de voir en spectacle. Si vous l’avez manqué à Trois-Rivières, vous pourrez vous reprendre lors de son passage à Shawinigan le 20 avril prochain à la salle Philippe-Filion.

LES SOIRÉES CACHÉES CFOU

O Linea : faire rocker le français Photo : Soirées cachées CFOU

STÉPHANIE PARADIS Rédactrice en chef

Le 21 février dernier, le groupe O Linea était en prestation à Trois-Rivières dans le cadre de l’événement des Soirées cachées CFOU. C’est Olivier Lessard, étudiant au baccalauréat en Loisir, culture et tourisme, qui a assuré la première partie du spectacle avec ses propres compositions. Cette édition des Soirées cachées CFOU s’était cette fois déroulée dans hall du pavillon Pierre-Boucher. Les spectateurs ont pu profiter des quelques nouveautés offertes par les organisateurs. En effet, il s’agissait de la première soirée où de la bière était vendue sur place. Un système d’éclairage a aussi été mis en place pour créer une ambiance plus colorée. En plus de ces quelques premières, les gens présents ce soir-là ont eu droit à un spectacle apprécié de tous. Ceux qui connaissaient déjà le groupe ont été satisfaits de la prestation live, alors que pour les autres, O Linea a été une belle découverte : «J’ai découvert ce soir un band qui était incroyable, un band vraiment extraordinaire. J’ai vraiment très bien apprécié la

Montminy à la basse. Pourquoi le nom O Linea? Maxime explique qu’ils voulaient tout simplement un nom en latin, de là le départ avec «linea». «Julien, le créatif du band, a dit que ‘’linea’’ c’était comme une ligne, mais que nous on allait rajouter un ‘’o’’ en avant qui est une espèce d’infini, comme une opposition entre plate et pas plate. Plate et créatif».

«On va en jouer le plus possible. Jusqu’à temps que Julien tombe dans les pommes, on va jouer.» Les musiciens ont joué des chansons de leur nouvel album, Distractions, mais aussi de leurs deux précédents albums. musique, et j’ai même acheté le CD! Ça a vraiment été une belle soirée!»

The show must go on C’est surtout la belle énergie du groupe qui a été particulièrement remarquée, «malgré l’état du chanteur», comme certains l’ont souligné. En effet, Julien Vézina était plutôt malade ce soir-là. «Julien, notre chanteur, s’est réveillé avec une gastro. Donc il a vomi à peu près huit fois en avant-midi. Et Julien quand il est malade, il est beaucoup beaucoup malade. Quand il vomi, tous les petits vaisseaux sanguins en-dessous de ses yeux explosent […].

Fait qu’il a les yeux au beurre noir en ce moment», a raconté Maxime Viens, le batteur d’O Linea. Malgré tout, les musiciens ont joué des chansons de leur nouvel album, Distractions, mais aussi de leurs deux précédents albums. «On va en jouer le plus possible. Jusqu’à temps que Julien tombe dans les pommes, on va jouer.»

Plate et créatif Le groupe O Linea est formé de quatre membres : Julien Vézina à la voix et à la guitare, Félix-Antoine Couturier à la guitare et à la voix, Maxime Viens à la batterie et Sébastien

— Maxime Viens, batteur d’O Linea Peut-être «plate» dans le sens de «linéaire», mais certainement pas dans le sens d’«ennuyant». «J’ai vraiment aimé ça, et c’est une musique qui bouge, ça fait différent et c’est l’fun», racontait un spectateur lors de la représentation du 21 février. Félix-Antoine Couturier expliquait que ce n’est pourtant pas toujours facile de faire rocker le français, mais que ça donne des textes très imagés. «Je pense que c’est relativement recherché comme musique. On ne se contente pas toujours de l’idée la plus simple.» Si vous avez raté la prestation d’O Linea, le groupe sera en spectacle le 20 avril prochain à l’App’Art de Trois-Rivières.


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UQTR EN SPECTACLE

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CRITIQUE MUSICALE

Musique, humour et magie Eels – Wonderful, Glorious La 9e édition d’UQTR en spectacle s’est tenue le jeudi 28 février dernier au Théâtre du cégep de Trois-Rivières. En tout, neuf numéros ont été présentés au cours de la soirée. Les gens présents ont aussi pu profiter de l’humour et de la magie du porte-parole de l’événement, Vincent C. UQTR en spectacle a permis à douze étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières de faire la démonstration de leur talent. Que ce soit en chant, en danse, en musique ou en humour, tous ont su plaire au public. En plus des participants au concours, les trois animateurs de la soirée, Marie-Laurence Audet, Alexandre Jetté-Léger et Benoît Mercier, ont aussi eu l’occasion de partager leur talent. En effet, ils ont présenté chacun des numéros à l’aide de sketchs humoristiques. Malgré quelques petites maladresses dans la livraison de leur texte, ils étaient drôles et divertissants. Bien que tous aient livré des prestations de haut calibre, quatre étudiants (dont un duo) ont su se démarquer des autres par leur originalité, leur maintien sur scène et leur talent. Des bourses de 400$, 300$ et 200$ ont été remises aux trois premières positions. C’est Marie-Pier Laforge-Bourret qui a raflé la troisième place avec son numéro de danse contemporaine et de ballet classique. Francis Galarneau Girard, auteur-compositeur-interprète, est arrivé en

seconde place. La première place, quant à elle, a été décernée à Jean-François Veilleux et à Daniel H.-Dugas qui ont présenté «un vibrant mélange de compositions et d’interprétations du répertoire folklorique, québécois, russe, juif et norvégien». De plus, les deux musiciens auront la chance de représenter l’UQTR lors de la finale provinciale à l’UQAM le 6 avril 2013. La finale locale d’UQTR en spectacle a été clôturée par une prestation du magicien et humoriste Vincent C, porte-parole de l’événement. Ce dernier s’est dit honoré d’avoir été choisi pour soutenir les étudiants. «C’est l’fun de donner un coup de pouce et d’encourager des gens qui ont d’autres talents et qui ont une passion qu’ils veulent partager.» (S.P.)

Photo : UQTR en spectacle

Les gagnants d’UQTR en spectacle 2013: Marie-Pier Laforge Bourret (3ème prix), JeanFrançois Veilleux et Daniel H.Dugas (1er prix) et Françis Galarneau Girard (2ème prix).

MAXIME TANGUAY Journaliste

Après le succès de leur trilogie d’albums parus en 2009 et 2010, les vétérans de Eels nous reviennent avec un dixième opus. Si la majorité du travail était normalement accomplie par le chanteur de la formation, Mark Oliver Everett, on se retrouve ici avec un résultat beaucoup plus collaboratif. Encore une fois, il s’agit d’un album complet et efficace.             Personnage plutôt cynique et dépressif, Everett semble se trouver à une nouvelle étape de sa vie. Les repères habituels sont toujours présents : voix légèrement distorsionnée, chansons courtes où la musique est plus légère que les propos et petit esprit cabotin du côté obscur de la chose. Cependant, on sent que le chanteur semble finalement moins affecté par son sombre passé (décès et déceptions). Un bel exemple est la pièce Kinda Fuzzy où il déclare se sentir bien et prêt au combat. Même les accidents semblent positifs avec la tranquille et touchante Accident Prone. La participation accrue des autres membres du groupe a permis de rajouter un côté inattendu à la musique de Eels. On peut entendre ce résultat particulièrement dans les pièces Bombs Away ainsi que Peach Blossom, où les percussions sont dominantes, à la limite de la lourdeur. Les structures sont plus éclatées et difficiles à prévoir. Plusieurs petites sections de cuivres discrètes sont éparpillées

sur l’album pour ajouter une profondeur très intéressante. La liste des chansons est bien équilibrée et forme un tout. Tous les morceaux ont leur juste place. Selon le chanteur, il s’agit du premier album depuis plusieurs années pour lequel il n’avait pas de plan avant d’entrer en studio. Cette approche a été judicieuse étant donné la suite de quatre albums concepts dont sort le groupe. Les thèmes des textes varient d’une chanson à l’autre, les ambiances également, sans être trop contrastées. Le titre de l’album et la couleur de la pochette (orange) sont une manifestation de ce sentiment de renouveau, où la couleur signifie l’énergie et l’espoir pour Everett. Bref, après dix albums, Eels a réussi à me déstabiliser et me faire vibrer encore une fois. Le groupe maîtrise parfaitement l’art de conserver son style en modifiant quelques éléments ici et là afin de poursuivre son évolution. Je le conseille fortement à tous les gens aimant le bon rock émotif. Pour Wonderful, Glorious, le groupe de Californie se mérite un A-.

Photo : Courtoisie

Jim James – Regions of Light and Sound of God L’homme derrière le son de My Morning Jacket lance un premier album solo. Ayant forgé un son si unique pour son groupe, la crainte d’un son identique était très présente face à cet album. C’est avec surprise que Jim James semble s’être réinventé en conservant le meilleur de sa contribution pour son autre projet. Parfois rock, souvent planant et utilisant même quelques échantillonnages, Regions of Light and Sound of God est étonnant. Dès la première chanson, State of the Art, on comprend que le voyage ne sera pas si prévisible que ça. La chanson se construit morceau par morceau dans nos oreilles pour atteindre un résultat qui se situe exactement entre le rock et le planant. Le tout étant centré sur la voix de James qui est toujours aussi efficace. Il réplique immédiatement avec la chanson «coup de poing» de l’album, qui m’a jeté par terre. Faisant déjà partie de mon top des meilleures chansons de 2013, Know Til Now est simplement sublime. Ambiance mélancolique, échantillonnage qui est la colonne vertébrale de la chanson, batterie qui

tient le tout en simplicité, il s’agit d’un court voyage vers le climax de la chanson où les instruments à cordes vont vous faire vibrer à coup sûr. Dear One va nous ramener sur terre avec une structure plus conventionnelle, mais tout aussi efficace. Le voyage nous mène alors au premier extrait de l’album, New Life, qui commence douce et intime pour finir en véritable explosion des années 50. On croise même certains vides du côté de la production, que je crois volontaires, qui font respirer l’album en accentuant son côté plus planant. Certains diront qu’il y en a trop et ils n’auront pas tout à fait tort, même si le résultat est très intéressant. James a réussi à atteindre un équilibre efficace pour faire lever les auditeurs dans les airs tout en gardant un crochet constant pour ne pas les faire tomber dans un état ne permettant plus d’écouter la musique. Même si les paroles semblent tourner autour de la remise en question, il sait clairement où il s’en va. Il ne s’agit pas d’un album non publié de My Morning Jacket, il s’agit bel et bien de Jim James. Pour un album audacieux qui m’a surpris, Jim James mérite un A.


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ARTS ET SPECTACLES

4 au 17 mars 2013

LES LUNDIS DE L’HUMOUR

De l’humour pour tous les goûts KARINA TARDIF

C’est ce qu’a fait Sébastien Haché en nous offrant ce numéro simple, efficace et stupide.

Photo : K. Tardif

Des habitués de la scène

Journaliste

Depuis le début du mois de février, le Manchester accueille, tous les lundis, des humoristes de la relève. Place à la relève En première partie, les Lundis de l’humour de Trois-Rivières nous offrent toujours deux humoristes de la relève, c’est-à-dire des gens qui, la plupart du temps, commencent dans le milieu de l’humour et de la scène. Cela laisse place à de belles découvertes. Bruno Lee, Silvi Tourigny, Sébastien Haché et Benoit Tellier m’ont particulièrement épatée. D’abord, Bruno Lee est monté sur scène avec un grand calme, lançant à gauche et à droite des blagues racistes d’une façon tellement nonchalante que ça en était drôle. Il nous a aussi fait quelques imitations bien réussies et tout de même intéressantes. Puis, la seule femme qui a eu le courage de monter sur la scène du Manchester, Silvi Tourigny, ne s’est pas gênée pour se mo-

L’humoriste Martin Perizzolo. quer d’elle-même. Elle l’a fait avec beaucoup d’humilité et de charme et c’est ce qui rendait le tout drôle et ironique à la fois. Benoit Tellier, quant à lui, nous a fait tester son numéro qu’il présentera lors de son examen d’entrée à l’École nationale de l’humour. La réponse du public a été assez bonne. En effet, c’était un bon petit numéro, avec des choses à améliorer bien sûr, mais

c’est de bon augure pour une carrière en humour. Aussi, j’ai été impressionnée par Sébastien Haché lors de sa prestation du 25 février. Il ne réinvente cependant pas l’humour en faisant le numéro du gars timide, les cheveux léchés et mal habillé. Toutefois, il ne s’agit pas de toujours réinventer la roue, mais de bien formuler ses phrases et d’acter de façon appropriée.

Il y a toujours, lors de ces soirées, des humoristes qui ont un peu plus d’expérience de la scène. En duo avec François Bellefeuille, nommé Union libre, Simon Leblanc a déjà donné plusieurs spectacles. Ainsi, il a de la facilité à nous transmettre sa folie, aussi simple et drôle soit-elle. Excité et dynamique, comme à son habitude, il nous parle de sa vie à Montréal, du métro et de son appartement. Bref, il nous amène dans sa belle folie à travers la vie de tous les jours. Ben Lefebvre, quant à lui, nous a offert un numéro rempli de souvenirs et d’anecdotes de vie. Avec une belle absurdité et une façon simple de raconter, il a su conserver l’effet de surprise jusqu’à la fin de chaque blague. Rappelons qu’il fait la première partie des spectacles de Sylvain Larocque et c’est pourquoi il semblait très à l’aise sur la scène du Manchester. Pour terminer, Martin Perizzolo nous a offert une demi-heure remplie de blagues sur le sexe. Un peu obscènes, mais très appréciées des spectateurs.

MARDIS LIVE

Des artistes prometteurs En grand défendeur de la langue française et de notre «pays», David Robert a ouvert le spectacle du 26 février au Gambrinus avec ses chansons de style folk, pop et traditionnel. S’en est suivi une prestation très ressentie de Simon Walls. Fais-moi chanter! Pour ceux qui ne le connaissent pas, David fait partie intégrante de la culture et de la relève artistique de la Maurice. Il fait aussi partie du

groupe Les tireux d’roches. Après 15 ans de collaboration et de spectacles ainsi que cinq ans d’écriture, David Robert a sorti son album solo. Artiste engagé qu’il est, ses textes peuvent sembler simples, mais chacun d’eux est empreint de ses voyages et de ses convictions. Il nous raconte qu’il aime jouer pour le plaisir et pour rencontrer de nouveaux artistes. Sa chanson Un jour y’aura pu de covercharge mentionne le fait qu’il voudrait qu’un jour la musique soit gratuite. Il y va aussi plus doucement avec des chansons

comme T’aimer quand même et Ensemble encore. Puis, avec de classiques chansons à répondre, il a fait chanter le public du Gambrinus tout en tapant du pied.

Le périple de Simon Walls Même si David Robert aurait continué à faire chanter le public toute la soirée durant, il a laissé sa place à Simon Walls, auteur-compositeurinterprète de Montréal. Pendant son spectacle, il nous a expliqué comment il a fait pour écrire

ses textes pour son album. Il est parti, un jour, faire le tour du Canada à pied. En un an, il a fait une traversée d’Ouest en Est, de Victoria à StJohn’s. À chaque chanson qu’il nous offrait, il y avait une référence à son périple à travers le Canada, que ce soit par rapport à un moment de solitude, de tristesse, de pur bonheur ou par rapport à des rencontres qu’il a faites. C’est sa relation et son interaction avec le public qui a fait que la soirée a été remplie d’émotions. (K.T.)


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EXPOSITION

La vie colorée d’Andrew Remington Bailey ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Jusqu’au 24 mars prochain, le Centre de diffusion Presse Papier présente l’exposition Mind Games de l’artiste torontois Andrew Remington Bailey. Diplômé au baccalauréat en arts visuels de l’université OCAD, établissement spécialisé en art et design, Andrew Remington Bailey présente une série d’impressions couleur qui est l’aboutissement de sa thèse de premier cycle. Mind Games est composée de sérigraphies finement travaillées et parsemées de motifs obsessionnels. S’inspirant des parodies sombres de sa propre vie, l’artiste dépeigne des récits impliquant des personnages stylisés et colorés.

moderne. À l’époque, ce médium était au service de la contestation du pouvoir en place et de la critique de la société. C’est dans la même direction que se dirige l’artiste, mais celui-ci a plutôt décidé de critiquer sa vie, et non pas celle des autres. Ce sont des assemblages hybrides que l’on retrouve sur les toiles. Des textes, crus et satiriques, et des portraits se côtoient, créant une trame narrative non linéaire. À plusieurs endroits, on peut même trouver des textes mnémoniques inspirés de la culture littéraire et pop. Le format des œuvres invite le visiteur à participer de manière active dans le récit proposé par l’artiste. C’est une relation d’attraction-répulsion qui se développe entre les œuvres et le spectateur puisque, même si les sujets sont parfois durs, la fascination prend le dessus, montrant au grand jour des œuvres magnifiquement laides. (A.C.)

Troublante satire Dès que l’on entre dans le centre, on se sent attiré par les différentes œuvres. D’un premier coup d’œil, les œuvres semblent simples, mais en s’attardant un peu plus, on y voit des infimes détails qui créent une complexité hypnotisante. La technique de sérigraphie utilisée par Andrew Remington Bailey rappelle les gravures satiriques qui étaient abondamment utilisées en Europe

Photo : Jean-Sébastien St-Pierre

HÉRÔLE

Un monde à découvrir! Le mercredi 27 février avait lieu le lancement de l’épisode 7 du jeu Zombi, conçu par l’entreprise mauricienne de tourisme et de divertissement Hérôle. Fondé en 2011 par Marie Milette et Éric Paul Parent, Hérôle s’est aujourd’hui forgé une solide réputation dans le milieu du divertissement. «Hérôle transporte les gens dans un autre monde, tout en étant dans la réalité», affirme Amélie Brouillette, directrice des communications. Cette entreprise propose trois formes d’immersion. En effet, les producteurs créent des concepts de jeux, d’activités ou de scénarios. Chacun de ceux-ci peuvent être adaptés sur mesure pour les clients.

Zombi Comment le jeu de rôle fonctionne-t-il? C’est simple. Il faut d’abord s’inscrire, seul ou en équipe, et participer à la soirée prévue pour le 20 avril prochain. Lors de cette soirée, les participants sont appelés à se costumer en fonction de leur profession et à se donner un surnom, s’ils le désirent. Par exemple, Danik Archambault, l’un des participants, possède deux personnages, soit Raymond «Le magnifique» Castonguay et Rohelio Ramirez «Le mariachi beige». Il y a quatre possibilités de professions. Les joueurs peuvent être un militaire, un prêtre, un civil ou un soigneur. Lors de cette soirée, chaque équipe ou personne a une mission à remplir. Cela pourrait être d’assassiner un membre précis d’une autre équipe ou encore de trouver les in-

grédients demandés pour un antidote. Le tout se déroulera dans des lieux choisis à l’avance par les organisateurs. Cela peut se dérouler dans une salle des machines d’un édifice, dans un hôpital ou dans un entrepôt désaffecté. Le but, à la fin de la soirée, est de survivre aux zombies. Si les quêtes sont accomplies, cela donne des points bonus aux équipes pour les épisodes suivants.

Les «immerseurs» Ceux qu’on appelle les «immerseurs» sont les animateurs-comédiens qui font que la fiction devient réalité. Pour un jeu comme Zombi, où plus de 200 personnes se présentent, il faut la collaboration d’environ 40 employés. En effet, 15 à 20 animateurs agissent à titre de zombies contaminés, environ cinq à dix personnes s’occupent de donner des indices pour faire avancer les équipes dans le jeu et dix autres se chargent de la sécurité et du respect des règles. Il faut préciser que tout est fait de façon sécuritaire et le matériel (décors, costumes, etc.) est de qualité professionnelle. Patrick Pomerleau, qui n’en est pas à sa première expérience avec Hérôle, aime expérimenter le fait de pouvoir devenir quelqu’un d’autre et d’être en immersion totale le temps d’une soirée. «Les amateurs de sensations fortes sont comblés par le maquillage, les scénarios et les costumes», dit-il. Selon lui, il est aussi intéressant que les différentes équipes se fassent compétition et cela donne lieu à de réels débats. M. Pomerleau affirme que Hérôle est bien plus qu’une activité : c’est une deuxième vie, une deuxième personnalité! (K.T.)

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ARTS VISUELS

Expositions de Benoît Perreault et Monique Sarfati Jusqu’au 7 avril prochain, le Centre d’exposition en art contemporain et actuel Galerie d’art du Parc présente deux expositions, Pandore revisitée de Monique Sarfati et Gratte pellicule de Benoît Perreault. Pandore revisitée Artiste aux influences internationales, Monique Sarfati, originaire du Maroc, présente dans son exposition ses multiples influences liées à ses résidences en Afrique et en Europe. Pour Pandore revisitée, elle s’est inspirée du célèbre mythe pour faire une exposition où le visiteur peut voyager à travers différentes histoires. C’est un univers fascinant que nous présente l’artiste avec plusieurs œuvres représentant des boîtes ou des coffrets révélant leurs secrets. Constitués de techniques mixtes, regroupant ses objets qu’elle a amassés au fil du temps dans son atelier, ses créations contiennent des poupées qui troublent et rendent les images plus réelles. Les nombreux détails qui s’y retrouvent poussent

le visiteur à se poser des questions sur des enjeux de société.

Gratte pellicule Artiste trifluvien bien connu dans le milieu artistique de la région, Benoît Perreault a une prédilection pour la gravure. Fasciné par les arts plastiques, la bande dessinée et le dessin animé, il a lié ses passions pour présenter l’exposition Gratte pellicule. Cette dernière présente ses plus récentes expérimentations en gravure sur bois qui s’inspire du travail d’animation image par image, souvent utilisée au tout début de l’histoire des dessins animés. L’adaptant à son art, il utilise la gravure pour démontrer cette technique, présentant un assemblage cohérent de différents univers qui lui sont chers. L’objectif de Benoît Perreault est en fait de faire une mise à jour d’une pratique différente du médium traditionnel plus souvent utilisé. C’est tout un questionnement sur l’estampe à travers la technique du dessin animé que l’on retrouve dans cette exposition. (A.C.)


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SPORTS NATATION

Les Trifluviens s’illustrent à Calgary ISABELLE COUTURE Journaliste

Du 21 au 23 février derniers avaient lieu le Championnat SIC de natation à l’Université de Calgary en Alberta. Ayant connu de bonnes performances aux championnats provinciaux, c’était pour les nageuses et nageurs trifluviens l’occasion de mesurer leur talent à celui d’athlètes venus de tous les coins du Canada. Non seulement le bassin de nageurs étaitil plus grand vu la superficie du pays, mais plusieurs équipes, dont celle d’universités comme Laval, emmenaient une imposante équipe de nageurs. L’UQTR se présentait avec moins d’une dizaine d’athlètes pour rivaliser à cette compétition nationale. Les Patriotes ont encore une fois prouvé que la quantité n’est pas garante de qualité. Se jouant des statistiques, ils sont allés chercher de bons résultats au nom de leur université dès le jeudi, premier jour du championnat, alors que Marie-Pier Couillard décrochait une quatrième place au 50m dos, enregistrant également un meilleur temps de 28 sec 71. Elle s’est aussi illustrée au 100m papillon en terminant sixième devant Caroline Lapierre-Lemire qui terminait, pour sa part, onzième. L’équipe féminine a aussi terminé onzième au relais 4x100m crawl en battant un record personnel d’équipe par deux bonnes secondes. Aux préliminaires du vendredi, Caroline Lapierre-Lemire s’est classée au troisième rang du 50m papillon et deuxième au 50 m crawl et Marie-Pier Couillard au sixième rang du 100m dos, soit des résultats qui laissaient prévoir

des records pour les finales de ce soir-là. En effet, non seulement Mme Couillard a-t-elle terminé sixième au 100m dos, mais Mme Lapierre-Lemire est aussi devenue la championne canadienne au 50m papillon, ainsi qu’au 50m crawl, se qualifiant en même temps pour les Universiades qui auront lieu à Kazan en Russie. De plus, son temps en crawl a fait baisser le record des championnats SIC.

Photo : Olivier Croteau

À l’automne, les hommes atteignaient rarement le top dix lors des compétitions interuniversitaires. Les voir repousser leurs limites et obtenir des titres lors des championnats provinciaux est donc très prometteur pour eux. La nageuse s’est aussi surpassée le samedi en obtenant une troisième place au 100m crawl aux épreuves préliminaires avant de remporter la médaille d’or au 100m libre. Devant tant d’exploits, le RSEQ et l’UQTR l’ont nommée athlète féminine de la semaine. La ville de TroisRivières a aussi organisé une cérémonie le 28 février dernier pour souligner ses exploits, la décorer et lui faire signer le livre d’or de la ville.

Du côté des hommes Pas de top 20 chez les hommes des Patriotes. On aurait pu espérer de nouvelles surprises de la part des messieurs Gélinas qui ont si bien fait lors des championnats provinciaux, mais aucun n’a pu atteindre un classement plus haut que la 25e position. Ce n’est par contre que partie remise pour la section masculine de l’équipe de natation trifluvienne, car Alex Gélinas, Anthony Gélinas,

Caroline Lapierre-Lemire. Benoit Boutet-Marineau et Cédric Campanelli ont encore plusieurs années devant eux pour continuer de progresser. À l’automne, les hommes atteignaient rarement le top dix lors des compétitions interuniversitaires. Les voir repousser leurs limites et obtenir des titres lors des championnats provinciaux est donc très prometteur pour eux. On peut espérer qu’ils aient encore progressé davantage d’ici les championnats canadiens de l’an prochain.

«Les gars sont passés très près de se qualifier. Considérant que l’équipe était en grande restructuration cette année, c’est très encourageant pour les prochaines années», faisait remarquer l’entraineur-chef Yann Jacquier. En effet, il en était lui-même à sa première année en tant qu’entraineur de l’équipe de natation des Patriotes. Les Patriotes terminent donc leur saison d’hiver 2013 en force, mais aussi avec un avenir empli de promesses.

SOCCER MASCULIN

Deux invitations prestigieuses Même un spectateur amateur aura remarqué le talent de ces deux joueurs, alors il est plus que normal que des recruteurs à l’œil aiguisé aient apprécié les prouesses de deux athlètes trifluviens. Ces deux membres de l’équipe de soccer élite ont plus d’une fois prouvé leur importance à l’équipe : l’un s’est mérité le titre de capitaine de l’équipe et effectue un travail de premier ordre au centre du terrain en étant de tous les jeux importants, tant offensifs que défensifs, et l’autre est à peine arrivé au sein de l’équipe trifluvienne qu’il s’impose déjà comme un marqueur et un joueur de soutien des plus efficaces. Pas étonnant que des connaisseurs en la matière soient intéressés à les recruter!

Un Patriote en Russie... Le capitaine de l’équipe masculine de soccer de l’UQTR, vétéran de quatrième année et milieu de terrain Jean-François Fournier a

L’un s’est mérité le titre de capitaine de l’équipe et l’autre s’impose comme un marqueur et un joueur de soutien des plus efficaces, pas étonnant qu’on se les arrache! en effet été invité au camp d’évaluation pour la formation de l’équipe qui représentera le Canada aux prochaines Universiades. Trente

joueurs, tous originaires de l’est du Canada, soit de l’Ontario, des Maritimes et du Québec, ont été ainsi invités à ce camp qui emmènera les Canadiens à Kazan en Russie. Jean-François peut se vanter d’être l’un des cinq seuls Québécois à avoir reçu une telle invitation. De plus, c’est une première pour les Patriotes qu’un de leurs joueurs ait la chance de participer au camp prestigieux de l’équipe nationale universitaire. Celui-ci se tiendra du 22 au 24 février prochains à Toronto.

...et un Patriote chez l’Impact Déjà félicité par le circuit RSEQ pour son influence flagrante lors de ses premiers matchs avec les Patriotes, la recrue Florian Galley a aussi été remarqué lors du dernier match de

son équipe contre l’Académie de l’Impact du 17 février dernier. Grâce à son habituelle aisance avec le ballon, il a su impressionner le directeur de l’Académie et entraîneur adjoint de l’Impact de Montréal, Philippe Eullaffroy. Au courant de la semaine suivante, l’organisation a contacté les Patriotes pour inviter Florian à un essai avec le club montréalais lors d’un entrainement à venir. À seulement 18 ans, Florian peut encore faire partie de l’équipe U21 de l’Académie et méduser encore de nombreux adversaires avec sa vivacité et son contrôle déroutant. On n’enlève pas la balle à ce joueur, on la récupère quand il la libère! Encore une fois, c’est une première pour les Patriotes qu’un de ses joueurs actifs reçoive une telle invitation. (I.C.)


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SPORTS

SOCCER

ON VA SE L’DIRE LÀ…

Un dernier effort avant les séries

Je vous envoie ça en rafales PHILIPPE DOUCET Journaliste

Eh pétouche! Je viens de rentrer de la confrontation incroyable à laquelle on a eu droit dimanche soir (3 mars) au Colisée entre les Ravens de Carleton et les Patriotes de l’UQTR. Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus plaisir : voir les Patriotes remporter un match complètement fou, ou voir près de 2 000 personnes enfin constater que ce spectacle offert sur la glace est un des secrets les mieux gardés dans le sport canadien.

Photo : I. Couture

ISABELLE COUTURE Journaliste

Autant les femmes que les hommes disputaient leur dernier match de saison régulière le 24 février dernier. À cette occasion, les deux équipes complétaient leurs fiches respectives en affrontant les équipes de l’UQAM. Chez les femmes, ce sont les deux équipes occupant le bas du classement qui s’affrontaient finalement ce dimanche-là. Aucune des deux n’a de victoire d’inscrite à sa fiche. Toutefois, comme l’UQTR compte un match nul parmi ses cinq premiers matchs de saison régulière, ainsi qu’un différentiel de -7 contre un différentiel de -20 pour l’UQAM, les Trifluviennes étaient les favorites pour l’emporter. Statistiques mises à part, les deux équipes avaient une soif égale d’aller chercher une victoire pour son alma mater. Les chiffres des Patriotes tendaient à être confirmés par l’allure du match dès ses premières minutes. En effet, la majorité du temps, c’est l’UQTR qui était en attaque et qui dominait les joueuses de l’UQAM. En première demie, on a pu assister à de superbes occasions de compter du côté des athlètes trifluviennes, mais aucune n’a malheureusement été concrétisée. Jessica Desjardins s’est tout de même démarquée durant cette période par sa détermination et ses jeux déroutants avec la balle qui ont permis d’amener celle-ci près du but à de nombreuses reprises. Cette tendance aux occasions ratées a enfin été brisée dès la deuxième minute de la deuxième demie, alors que Josiane C. Pothier plaçait un ballon dans le coin supérieur gauche du but de l’UQAM, d’un superbe tir au-dessus des têtes de quelques défenseures. Il a ensuite fallu plus d’une demi-heure avant que la persévérance des joueuses, qui dominaient encore la zone de l’UQAM, paie à nouveau. Le deuxième but du match a en effet été compté vers la 80e minute du match, ce qui confirmait par le fait même la première victoire de

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l’UQTR par la marque de 2 à 0, obtenue au prix d’efforts soutenus.

Soccer masculin Chez les hommes, la rivalité était comparable puisque l’UQAM n’avait l’avantage sur l’UQTR que par une position au classement. L’UQAM comptait une victoire de plus que les Patriotes, qui auraient la même fiche n’eût été d’un match nul plus tôt contre Sherbrooke. Les deux équipes présentaient aussi à ce moment un différentiel de +2 pour l’UQTR et de +1 pour l’UQAM. Le match promettait donc d’être serré. Dès les premières minutes, le niveau semblable des deux équipes était évident. Les Patriotes se sont créé plusieurs opportunités de marquer un point en première demie, mais malgré un départ fougueux, ils semblaient essoufflés au bout de ces premières 45 minutes et leurs chances sont allées en s’amoindrissant. Quand même satisfait de ses joueurs, l’entraineur-chef Pierre Clermont s’est exclamé : «On commence à avoir du jeu, de l’expérience, on commence à savoir mieux placer la balle et à jouer vraiment intelligemment!», alors que ses joueurs trimaient dur à se tailler une place dans la défensive de l’UQAM. Tout devait donc se jouer en deuxième demie. Heureusement, à la 65e minute, sur un retour de tir de coin, les Patriotes se sont littéralement servi de leur tête en plaçant un premier ballon dans le but grâce à deux têtes consécutives. L’odeur de la victoire semblait ensuite leur donner des ailes, car le niveau d’intensité est monté d’un cran à nouveau. Si bien que dès la 70e minute, un autre Patriote plaçait un ballon dans les filets de l’UQAM. Faute de marquer à nouveau, les Patriotes ont néanmoins défendu leur terrain avec brio, ne concédant aucun point à l’UQAM et terminant eux aussi le match avec une marque de 2 à 0. L’issue de ce match décidait du premier adversaire des Patriotes durant les séries. Une troisième position leur permettra de jouer contre la sixième position, une avenue stratégique qui leur permettra également un début de séries un tant soit peu plus aisé.

Il suffisait de voir les réactions des deux entraîneurs après la rencontre pour voir à quel point ce match va être longtemps gravé en mémoire. Du côté des vaincus, Marty Johnston peinait à trouver des mots pour expliquer la défaite de sa troupe. «Je ne peux pas être plus fier de mes joueurs, mais on en vient à se demander pourquoi le résultat est le même après tant d’effort...» Visiblement abattu, Johnston faisait référence au fait que les Patriotes ont éliminé les Ravens pour une quatrième fois en cinq ans, et une troisième fois en prolongation de surcroît. Du côté des gagnants, Gilles Bouchard rayonnait. «Ce genre de matchs transporte ton équipe. Je suis content qu’au final, la meilleure équipe ce soir ait gagné». Son adjoint Simon Nadeau a d’ailleurs mentionné après la rencontre que tout était en place pour un match féérique : la foule, le spectacle, et quatre prolongations! Un match qui servira à coup sûr de tremplin pour la popularité des Patriotes. Oserais-je dire enfin? Les honneurs individuels ont également été connus plus tôt cette semaine. Les Patriotes y sont bien représentés. Félix Petit a été nommé joueur par excellence du circuit. Pierre-Luc Lessard, quant à lui, a remporté les titres de défenseur par excellence et de joueur le plus gentilhomme. Ces deux joueurs figurent bien évidemment sur la première équipe d’étoiles du circuit, accompagnés de leur gardien de but Guillaume Nadeau. Et, finalement, Gilles Bouchard a reçu le titre d’entraîneur de l’année dans le circuit ontarien. Gilles Bouchard a réussi cet exploit à sa première année, un fait unique dans le circuit universitaire. On connaîtra cette semaine le sort réservé à Brett Cook, le défenseur des Lakers de Nipissing. On se souviendra que Cook est ce joueur qui a sauvagement agressé un juge de ligne lors de la dernière rencontre entre les deux équipes à la fin du mois de février. Dans une cause perdue, les Lakers avaient explosé de colère après qu’Olivier Donovan eut asséné un violent coup de bâton à Brandon Biggers avant de retraiter à son banc. Dans la foulée de la mêlée qui s’en est suivie, Cook a frappé le juge de ligne Nicolas Piché d’un solide uppercut droit en plein visage. La ligue

n’a toujours pas rendu de décision, préférant rencontrer toutes les instances afin de prendre la décision qui se doit. Pourtant, la décision est bien simple à prendre : c’est banni à vie, c’est tout. Lorsqu’une ligue te dit que les combats ne sont pas permis dans le circuit parce que l’on souhaite garder l’image d’étudiants-athlètes, éliminer la violence et offrir un spectacle civilisé aux spectateurs, tu ne peux pas laisser passer ce genre d’actions. Je dirais même que je suis surpris que l’Université Nipissing n’ait pas encore elle-même sévi face à Cook, qui a fortement entaché les couleurs de son université. L’éternel débat des bagarres au hockey a évidemment refait surface, et je dois mentionner que je suis de ceux qui prônent un retour des bagarres dans le circuit universitaire. Le nombre de coups salauds et d’escarmouches qui tournent au vinaigre est beaucoup plus désolant à voir qu’une bagarre entre deux adultes. Quitte à pénaliser sévèrement la bagarre. Par exemple, donner un dix minutes pour bagarre, et une expulsion pour une deuxième, mais sans suspension de grâce. Les joueurs auraient alors à répondre de leurs actes. Dans ce cas précis, une bagarre aurait pu éviter que le spectacle dégénère. Je sais que cela semble paradoxal de prôner une bagarre pour éviter l’assaut sur un officiel, mais c’est néanmoins le cas. Et tout ceux et celles présents au Colisée le soir de l’incident vous diront la même chose. Qu’à cela ne tienne, les Pats sont champions, devant une des plus grandes foules de l’histoire des Patriotes. Un match épique qui restera longtemps gravé dans la mémoire collective. Maintenant, Trois-Rivières aura à relever le défi que s’annoncent être les Warriors de Waterloo, eux qui ont causé la surprise dans la division Ouest, terminant la saison régulière au sixième rang et éliminant au deuxième tour les dangereux Mustang de l’Université Western, la meilleure équipe du circuit ontarien. Par la suite, victoire ou pas à la Coupe Queen’s, les Patriotes prendront la route de Saskatoon et participeront au Championnat canadien pour une troisième fois en six ans. En passant, c’est la deuxième équipe des Patriotes qui performera au niveau national cette année. Les représentants des Patriotes soccer ont, je le rappelle, remporté la médaille de bronze au niveau national à Québec cet automne. Les Patriotes hockey sont donc les deuxièmes cette année à porter nos couleurs sur la scène canadienne. Sans compter les récents succès de Caroline Lapierre-Lemire au niveau national la semaine dernière, elle qui a abaissé le record universitaire canadien au 50m libre en plus de revenir avec trois médailles d’or et une qualification pour les Universiades en Russie. Et, il ne faut surtout pas oublier les athlètes de la formation golf des Patriotes qui participeront à leur deuxième championnat canadien consécutif cet été. Les Patriotes rayonnent sur la scène nationale, il serait peut-être temps d’en être fiers!


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SPORTS

D’UNE FOULÉE À L’AUTRE

Le Wushu? Aux Jeux olympiques?

CHEERLEADING

Les Patriotes gravissent un échelon Photo : Courtoisie

MAXIME BILODEAU Chroniqueur

Le mardi 12 février dernier, une commotion s’est produite dans le petit, mais néanmoins effervescent monde du sport. En effet, à la suite d’une résolution du Comité international olympique (CIO), il a été annoncé que la lutte serait exclue du groupe sélect des sports principaux des Jeux olympiques d’été de 2020. Motifs (non-officiels) de la décision du CIO : pas assez populaire, trop antique. La lutte se retrouvera donc en concurrence directe avec sept autres disciplines sportives pour se tailler une place dans le programme olympique 2020. Parmi cellesci, on en retrouve des bien connues telles que l’escalade et le baseball/softball, mais également d’autres plus atypiques comme la planche nautique (wakeboard) ainsi que le... Wushu. Le quoi? Le terme mandarin Wushu désigne en fait l’ensemble des arts martiaux chinois et constitue chez ce peuple millénaire une véritable institution. Parlez-en à Yannick Benoît, détenteur d’un diplôme d’études universitaires (l’équivalent ici d’un baccalauréat) en arts martiaux à l’Université des sports de Beijing et fondateur de l’Institut Québec Wushu situé à Drummondville, une des trois seules écoles spécialisées en la matière au Québec. «Là-bas, le Wushu est tout aussi populaire que l’est le hockey sur glace ici, nous confie-t-il. On y retrouve de nombreuses écoles privées ainsi que des structures à tous les niveaux scolaires. Chaque école est dotée de sa propre équipe de compétition.» Popularisé au cinéma par des acteurs comme Bruce Lee, Jet Li ou Jackie Chan, le Wushu est davantage connu en Occident sous le nom de Kung Fu. Or, selon Yannick Benoît, le Kung Fu réfère davantage à la maîtrise d’une technique qu’au Wushu. «Tu vas te faire comprendre si tu parles de Kung Fu en Chine, mais tu vas te le faire dire.» Encore aujourd’hui, on le retrouve abondamment dans la culture populaire. Que ce soit dans des films comme (2000) et (2002) ou encore dans des spectacles à grand déploiement comme du Cirque du Soleil, nous sommes dans les faits plus familiers avec cette discipline, et plus particulièrement avec sa forme artistique, le Taolu, que nous le croyons. Il faut l’admettre, le Wushu, ça en jette. Beaucoup même. «En compétition, on recourt à des armes comme l’épée, la lance ou les doubles sabres ainsi qu’à de nombreux styles de combat à mains nues pour créer des chorégraphies d’une durée d’environ

une minute et trente secondes. Allié à un mélange de souplesse, de coordination et d’explosivité, cela en fait un spectacle haut en couleur et en rebondissements», affirme le Québécois spécialiste du Wushu. Du même souffle, il ajoute : «Je pense même que le caractère flamboyant du Wushu est une des raisons qui expliquent sa présence sur la liste des huit sports susceptibles de figurer aux Jeux olympiques de 2020.» Venons-y d’ailleurs. Le Wushu fait un peu figure de bizarrerie sur cette liste, du moins à nos yeux d’Occidentaux. Y méritet-il vraiment sa place? «À l’extérieur du Québec qui compte grosso modo 500 participants, le Wushu est plus connu qu’on ne le pense. Au Canada, par exemple, à peu près 8 000 individus s’y adonnent et ce, malgré qu’ils se situent principalement dans des villes comme Vancouver et Toronto où la communauté chinoise se concentre. Au niveau mondial, de nombreux pays situés sur tous les continents possèdent leur propre fédération de Wushu. Le tout est administré par l’IWUF, la fédération internationale de Wushu». Ok, ça règle la question de la pratique universelle du sport, un critère essentiel à l’inclusion d’un sport au programme des Jeux olympiques. Mais qu’en est-il de ses chances réelles? Y a-t-il lieu d’y croire? «Bien honnêtement, j’y crois, dit le bachelier en Wushu. Déjà, à l’occasion des Olympiques de 2008 à Beijing, le Wushu avait été pressenti par le CIO. Seul le fait que ce soit un sport jugé lui a alors fermé la porte du programme officiel. Cela ne lui a néanmoins pas empêché d’être présenté dans un tournoi parallèle à la grand-messe sportive.» Ainsi, les probabilités de voir le Wushu aux Jeux olympiques sont bel et bien existantes. Génial, cela restaurera peut-être la couche de vernis «traditionnel» abimée par le retrait de la lutte. Couche qui ne sera sûrement pas restaurée par l’ajout de la planche nautique, si vous voulez mon avis. Dernière question à Yannick Benoît : admettons que le Wushu soit bel et bien repêché, qu’en sera-t-il alors de la compétition, de la joute olympique? Quelles sont les nations qui s’y démarqueront? «Si on se fie au classement des championnats du monde, la Chine finira première suivie de la Russie et du Japon. Le Canada, quant à lui, occupera le top dix. Or, le problème avec le classement de cette compétition, c’est que la Chine n’y délègue chaque année qu’un seul athlète qui rafle tout, tradition et bagage d’expérience obligent...» Traduction : la Chine dominera certainement. À méditer en attendant la décision du CIO à ce sujet. Celle-ci sera rendue en septembre prochain à Buenos Aires en même temps que l’annonce de la ville hôte des Jeux de 2020.

ISABELLE COUTURE Journaliste

Petit à petit, l’équipe de cheerleading de l’UQTR monte au classement universitaire. Ayant terminé bonne dernière à la dernière compétition de novembre, l’équipe désirait connaître une meilleure compétition cette fois-ci. L’équipe, composée de plus d’une vingtaine de filles et de plus de dix hommes, a tout donné pour remporter des points lors de cette compétition du 24 février dernier où elle devait présenter deux routines. Le contrôle et la stabilité, des éléments importants de l’évaluation lors de ces compétitions, étaient nettement meilleurs à ce dernier événement qu’à celui de novembre. En effet, l’équipe s’est un peu éloignée du bas du classement en prenant la cinquième place sur six. L’entraineure, Vickie Piché, a salué tout particulièrement le travail de Joannie Renaud, qui a rempli sa tâche avec brio et qui a su exécuter tous les éléments sous sa responsabilité malgré quelques erreurs de positionnement dans les airs. L’entraineure a aussi remarqué les performances de Florian Millereau, qui avait la tâche de réaliser un front avec arrivée en position debout après des séries de sauts dans les deux prestations présentées lors de cette compétition. «La principale difficulté de cette compétition était de réussir à faire tous les nouveaux

éléments de la routine lors des deux prestations, puisque nous n’avions pas eu l’occasion de les faire très souvent avant la compétition», explique l’entraineure. Misant sur la pratique et sur les meilleurs résultats obtenus lors de cet événement, l’équipe projette de conserver la même routine pour le championnat provincial du 17 mars prochain, en retravaillant toutefois la stabilité des éléments et en accentuant le dynamisme général.

«La principale difficulté de cette compétition était de réussir à faire tous les nouveaux éléments de la routine lors des deux prestations puisque nous n’avions pas eu l’occasion de les faire très souvent avant la compétition.» — Vickie Piché, entraineure Somme toute, cela a été une occasion satisfaisante pour les Patriotes. De plus, cet événement s’est déroulé dans l’esprit caractéristique du cheerleading, soit une convivialité bien loin des clichés américains. L’esprit d’équipe y est roi malgré la volonté de vaincre de toutes les équipes. D’ici le championnat provincial, l’équipe entend tout de même se reposer un peu, question de se refaire des forces et de bien performer le 17 mars prochain.


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SPORTS

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HOCKEY - CHAMPIONS DE L’EST

Les Patriotes remportent un duel épique PHILIPPE DOUCET

mérique. Ce but a d’ailleurs chassé Guillaume Nadeau de la rencontre. Marc-Antoine Gélinas est alors venu en relève.

Journaliste

L’indiscipline coûte cher La première rencontre opposant les Patriotes de l’UQTR aux Ravens de Carleton n’aura pas été le duel tant attendu. Les Ottaviens ont rapidement pris la mesure des Patriotes, l’emportant 4-1 en levée de rideau et acculant les Trifluviens au pied du mur. Ce match a mis la table pour une série épique. Tout avait pourtant bien commencé pour les Patriotes qui étaient de toutes les occasions lors des dix premières minutes de la première période. Beaucoup de rapidité en possession de rondelle et une transition efficace assuraient aux Patriotes le contrôle du jeu. Le seul problème à ce moment du match pour Trois-Rivières s’appelait Ryan Dube, le portier des Ravens qui a fait face à quinze lancers en première période et qui n’a rien cédé aux attaquants adverses. Après le match, Marty Johnston a souligné le travail de son gardien de but : «Ryan a été le meilleur en première période, et c’est grâce à lui si on est resté dans le match en première», a résumé le chef d’orchestre des Ravens. Puis, un mauvais but est venu briser l’élan suite de la une de la troupe de Gilles Bouchard. Le rapide attaquant des Ravens, Jeff Hayes, a récupéré une rondelle libre et a surpris Guillaume Nadeau entre les jambières. Un but qui a semblé assommer les Patriotes, qui ont complété le premier vingt avec moins d’énergie et moins de hargne. Du côté des Ravens, c’était tout le contraire, ce but en première a semblé fouetter les joueurs de Carleton qui ont commencé leur domination dès les premiers instants du deuxième vingt. Un but de Joey West en tout début de période, en désavantage numérique de surcroit, est venu galvaniser la troupe de Marty Johnston, qui n’a jamais regardé derrière par la suite. Mitch Porowski a rajouté deux buts, dont un rapidement en troisième période alors que les Ravens évoluaient en avantage nu-

Le peu de momentum que les Patriotes ont réussi à obtenir tout au long du match a systématiquement été anéanti par l’indiscipline. En troisième période, les Patriotes ont offert six avantages numériques aux Ravens. Bien que le jeu à quatre contre cinq des Patriotes ait été bien fait dans la rencontre, n’accordant qu’un but en onze tentatives, il n’en demeure pas moins que ces pénalités à répétition ont nui aux Trifluviens. Des joueurs importants au sein de la formation ont d’ailleurs pêché par excès de frustration et n’ont su montrer l’exemple. Pierre-Olivier Morin est un de ces joueurs qui a cédé à la frustration dans ce match : lui qui est continuellement la cible privilégiée des équipes adverses a semblé perdre ses repères en deuxième période. Morin a d’ailleurs écopé d’un dix minutes de mauvaise conduite en troisième période. Il en a été de même pour Lacasse et Beauchemin qui se sont fait montrer le chemin du vestiaire lors du troisième vingt. «Il y a des joueurs qui ont tenté d’en faire trop. Dans ces moments-là, tu veux sauver la planète, tu prends des mauvaises décisions et tes coéquipiers font de même. C’est lorsqu’on tente de trop en faire que l’on se fait surprendre en tant qu’équipe cette année. Un match, ça ne se remporte pas en cinq minutes», a précisé Gilles Bouchard. Marc-Olivier Mimar aura été le seul pointeur chez les Patriotes dans cette rencontre. Les Patriotes n’avaient plus droit à l’erreur alors qu’ils se dirigeaient vers Ottawa, le dos au mur. «Je n’ai jamais abandonné, il ne faut jamais abandonner», a conclu Bouchard après la rencontre.

Les Patriotes poussent la série à la limite Le vendredi 1er mars, les Patriotes avaient le dos dans les câbles. Pour l’occasion, Gilles Bouchard avait opté pour une stratégie différente devant le filet. Marc-Antoine Gélinas, qui n’avait pas commencé de match avec les Patriotes depuis le 9 février, était donc de garde

devant la cage des Trifluviens. Bouchard aura eu la main heureuse, puisque Gélinas a repoussé les 25 tirs dirigés vers lui, en route vers un blanchissage qui permettait aux Patriotes de forcer la tenue d’un match ultime. En attaque, c’est Olivier Donovan qui aura marqué le premier filet de la rencontre, à 7 min 56 de la première période. Cette marque a été tenue jusqu’en troisième période, alors que Pierre-Olivier Morin a permis à ses coéquipiers de respirer un peu mieux en enfilant son quatrième but des présentes séries en fin de troisième période. Les Patriotes auront surtout résisté aux assauts répétés des Ravens en deuxième période alors que les Ottaviens ont évolué à deux reprises en double avantage numérique. Le désavantage numérique est d’ailleurs un des points forts des Patriotes lors des séries éliminatoires cette année, n’ayant cédé qu’à trois reprises en 34 occasions.

Le match ultime On s’attendait à un match fort en émotions le 3 mars dernier, et les quelques 1500 spectateurs présents pour le match ultime n’auront pas été déçus. Tommy Tremblay a été le premier à inscrire son équipe au pointage grâce à un tir des poignets qui a déjoué Ryan Dube. La marque de 1-0 a tenu jusqu’en milieu de troisième période alors que Mitch Porowski a déjoué Marc-Antoine Gélinas. Le gardien des Patriotes avait auparavant arrêté un lancer de pénalité. L’impasse a perduré et la prolongation allait être nécessaire. On sentait les Patriotes un peu épuisés lors des deuxième et troisième périodes, cédant la cadence aux Ravens qui ont répété les attaques avant de finalement être capables de marquer. Mais en prolongation, les Patriotes ont rapidement repris le dessus, se butant toutefois à un Ryan Dube en grande forme. «En troisième période, les lancers venaient de partout, mais dès le début de la prolongation, c’est nous qui avons dicté le rythme du match. Je savais que nous allions finir par l’avoir», mentionne Gélinas après la rencontre. En effet, c’est finalement Pierre-Olivier Morin qui a réussi à déjouer Ryan Dube d’un tir du haut des cercles

Photo : P. Doucet

Les Patriotes lors de leur premier match contre Carleton le 27 février dernier. et ce, en quatrième période de prolongation. Plus de quatre heures de jeu auront été nécessaires afin de dénouer cette impasse. Le spectacle offert par les deux équipes durant tout ce temps aura plu aux spectateurs présents, dont la grande majorité est restée jusqu’à la toute fin. Avant la rencontre, Gilles Bouchard, l’entraîneur-chef des Patriotes, mentionnait que ce duel attendu représentait le genre de matchs que tout joueur veut disputer. Après la rencontre, son capitaine Pierre-Luc Lessard abondait dans le même sens : «On est cinq à terminer cette année, et les dernières années ont été difficiles face à McGill. C’est un match qu’on n’oubliera pas, on va la ramener la coupe.» Le héros du match, Pierre-Olivier Morin, était également d’avis que ce match n’allait pas être oublié de sitôt. «C’est incroyable, chaque équipe a tout donné. On avait un objectif en début de saison, et on y est. De plus, on entre au Championnat canadien par la grande porte.» Cet objectif, c’est la Coupe Queen’s que les Patriotes disputeront aux Warriors de Waterloo. La 101e édition de la Coupe Queen’s se déroulera à Waterloo le samedi 10 mars prochain. Gilles Bouchard n’avait que ceci à nous dire après la rencontre concernant cet affrontement : «Les Patriotes sont en mission!»

LES PATRIOTES ÉLIMINENT LES LAKERS EN 2

Deux petits matchs et puis s’en vont Les Patriotes n’auront eu besoin que de deux rencontres pour venir à bout des Lakers de Nipissing. Les Trifluviens ont remporté la série le samedi 23 février devant une des plus grosses foules de l’année. Vainqueurs du premier match disputé mercredi soir au domicile des Lakers par la marque de 3 à 1, les Trifluviens recevaient samedi leurs adversaires ontariens. Après avoir concédé le premier but aux Lakers, les Patriotes ont rapidement pris les devants dans le match en marquant deux buts rapides en première période, l’œuvre de Billy Lacasse et d’Antoine Quévillon. Après seulement deux minutes jouées, le score était déjà de 2 à 1.

En deuxième période, alors que le pointage indiquait 4-2 pour Trois-Rivières, Tommy Tremblay a marqué un but fort important en avantage numérique, poussant les Patriotes en avant par trois buts. «À partir de ce moment, le match a été en notre contrôle», souligne l’entraîneur Gilles Bouchard. Félix Petit et Maxime Gravel ont d’ailleurs ajouté à l’avance des Patriotes en deuxième. Au début de la troisième période, le tableau indicateur affichait 6-3 pour les locaux. Venus en renfort aux spectateurs présents, l’équipe masculine des Patriotes soccer a semblé déranger les Lakers toute la partie. Il faut bien dire que les partisans étaient fort bruyants et installaient ainsi une ambiance incroyable dans le Colisée. Peut-être un peu exaspérés à la fois par le

pointage (8-3 pour les Patriotes) et par le bruit ambiant, les joueurs des Lakers de Nipissing ont commencé à distribuer les mises en échec et les petits coups derrière le jeu, ou après le sifflet. Jusqu’au moment où Pierre-Olivier Morin, joueur marqué chez les Patriotes, en a eu assez. À la suite d’un coup reçu après le sifflet, Morin a répliqué à son agresseur, et s’en est suivi un peu de brasse-camarade. Jusque là, rien de trop grave, mais Olivier Donovan, victime à son tour d’un vicieux uppercut devant le filet alors que les arbitres avaient le dos tourné, a décidé de se faire justice lui-même, assénant un violent coup de bâton à Brandon Biggers avant de se retirer vers son banc. Il n’en fallait pas plus pour que les joueurs des Lakers voient rouges. C’est

Olivier Hotte qui aura eu la lourde tâche de calmer l’ardeur de certains Ontariens. Et pendant ce temps, le juge de ligne Nicolas Piché retenait près du banc des visiteurs le joueur des Lakers Brett Cook. Visiblement ulcéré, ce dernier a asséné deux violents coups de poing au visage de l’officiel qui a tombé sur la glace, tout en continuant de retenir Cook qui, lui, voulait surtout retourner dans la mêlée. Au final, il y aura eu dans ce match 195 minutes de pénalité, 11 buts et quelque 400 partisans présents pour assister à la victoire des Patriotes. En route pour la finale de la division Est des Sports universitaires de l’Ontario, les Patriotes ont dû affronter par la suite les Ravens de Carleton dans une série deux de trois qui a débuté au Colisée. (P.D.)


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