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Édition du 23 janvier au 5 février 2012 | Volume 7, numéro 10 | 20 pages | Bimensuel gratuit | www.zonecampus.ca

Par Marie-Michèle Caron

ARTS

COEUR DE PIRATE CHARME LE PUBLIC Depuis son premier album en 2008, les succès s’enchaînent pour la talentueuse Cœur de pirate. Le 14 janvier, elle était de passage au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières afin de faire découvrir au public les pièces de son tout nouvel album Blonde, sorti en novembre dernier... ARTICLE COMPLET EN PAGE 12

JEUX DU COMMERCE 2012

SIX PODIUMS POUR L’UQTR Par Claudia Berthiaume

C’est avec la plus grande fierté que la délégation 2012 des Jeux du commerce de l’UQTR est revenue de Québec le 8 janvier dernier, après quatre jours d’efforts soutenus. En effet, les 83 délégués ont réalisé la meilleure performance des huit dernières années en montant six fois sur

le podium lors de la plus importante compétition académique interuniversitaire au Canada.

Les Jeux pour les nuls Les Jeux du commerce (JDC) sont littéralement le happening annuel des étudiants universitaires en administration et en sciences comptables. Cet évènement réunit annuellement

Par Maxime Pronovost

SPORTS

LA CONFIANCE RÈGNE plus de 1200 étudiants de l’Est du Canada, provenant de 13 universités différentes, qui s’affrontent dans des épreuves académiques, sportives et sociales. Cette année, c’est l’Université Laval qui était hôte de la 24e édition des Jeux. L’Université du Québec à Trois-Rivières...

Les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa étaient en visite à Trois-Rivières pour la première fois de la saison, le 13 janvier dernier, pour affronter les Patriotes. Au classement, tout juste avant le match, les Gee-Gees talonnaient les Patriotes, avec 4 points qui séparaient les deux équipes...

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23 janvier au 5 février 2012

ACTUALITÉS

MEILLEURS RÉSULTATS DEPUIS 2005

Six podiums pour l’UQTR aux Jeux du commerce Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3414 Publicité: (819) 376-5011 poste 3409 Télécopieur: (819) 376-5239

CLAUDIA BERTHIAUME Actualités

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

C’est avec la plus grande fierté que la délégation 2012 des Jeux du commerce de l’UQTR est revenue de Québec le 8 janvier dernier, après quatre jours d’efforts soutenus. En effet, les 83 délégués ont réalisé la meilleure performance des huit dernières années en montant six fois sur le podium lors de la plus importante compétition académique interuniversitaire au Canada.

«Les mots les meilleurs sont ceux que nous cherchons en vain.» – Ivo Andric François-Olivier Marchand | Directeur général dgcfou@uqtr.ca David Ferron | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Audrey Tremblay | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Demmi Dolbec | Actualités actualites1@zonecampus.ca Claudia Berthiaume | Actualités actualites2@zonecampus.ca Mélissa Beaupré | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Marie-Michèle Caron | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca Magalie Chauvin | Sports sports1@zonecampus.ca Maxime Pronovost | Sports sports2@zonecampus.ca Maxime Bilodeau | Chroniqueur maxime.bilodeau1@@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Marie-Andrée Gauthier | Chroniqueuse marie-andree.gauthier1@uqtr.ca Michaël Magny | Chroniqueur michael.magny@uqtr.ca Simon Fitzbay | Chroniqueur simon.fitzbay@uqtr.ca Hubert Samson | Caricaturiste hubert.samson@uqtr.ca Sébastien Dulude | Correcteur sebastien.dulude@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Photographe | Dany Janvier prodcfou@uqtr.ca Photo de la une | Véronique Beaulieu

Les Jeux pour les nuls Les Jeux du commerce (JDC) sont littéralement le happening annuel des étudiants universitaires en administration et en sciences comptables. Cet évènement réunit annuellement plus de 1200 étudiants de l’Est du Canada, provenant de 13 universités différentes, qui s’affrontent dans des épreuves académiques, sportives et sociales. Cette année, c’est l’Université Laval qui était hôte de la 24e édition des Jeux. L’Université du Québec à Trois-Rivières suite de la une (UQTR) participe aux 17 épreuves des JDC depuis près d’un quart de siècle, mais attention, ne va pas aux Jeux du commerce qui veut. Une sélection doit être effectuée chaque année afin de déterminer les membres de la délégation de l’UQTR. Par exemple, pour les compétitions académiques, plus de 115 étudiants ont dû se soumettre à un processus d’entrevues cette année. Seulement le tiers était retenu pour les Jeux.

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

ACTUALITÉS 2-6 Jeux de génie

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Bourses de la Fondation de l’UQTR

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Dossier alcool

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SOCIÉTÉ 7-9 LUITR

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Les Zapartistes

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Exposition CERL

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SPORTS 15-19 Soccer

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Profil de Jean-François Fournier

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Profil d’Olivier Hotte

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Hockey

«À l’aide d’un comité tenace et rigoureux, nous avons réussi à atteindre le niveau que l’on espérait : le niveau supérieur.» – Véronique Beaulieu, présidente de la délégation La récolte Il va sans dire que toutes ces heures de préparation et d’implication ont porté leurs fruits : six podiums (cinq académiques et un social). L’UQTR a livré la meilleure performance pour les cas de Gestion de ressources humaines (Roxanne Desrochers, Maxime Laquerre et Catherine Lefebvre-Therrien) et de Stratégie (Véronique Beaulieu, Florence Lefebvre SaintArnaud et Hugo V. Thibeault). La délégation est montée sur la deuxième marche du podium dans les épreuves de Débat oratoire (Andréanne Paquin, Andrew D’Amours, Roxanne Martel-Dionne et LouisPhilippe Poisson) et de Comptabilité (Ariane Cossette, Marie-Marthe Guillaume et Simon Oury-Asselin). Finalement, les étudiants ont raflé la troisième

Photo : Véronique Beaulieu

La première place de l’épreuve de Gestion de ressources humaines aux Jeux du commerce 2012. L’équipe était composée de Catherine Lefebvre-Therrien , Maxime Laquerre et Roxanne Desrochers. place lors de la compétition de Marketing (Sandrine Charrière-Hivon, Maxime Vallée-Gravel et Gabriel Vanier). Le dernier podium remporté par l’UQTR (deuxième place) a été pour le volet Participation de l’évènement qui récompense l’apport positif d’une délégation à «l’Esprit des Jeux». Dans plusieurs catégories, les étudiants trifluviens ont même réussi à évincer leurs principaux rivaux, c’est-à-dire Concordia, Ottawa et HEC. Pour l’an prochain, le comité organisateur souhaite améliorer les performances de l’UQTR sur les plans académique et sportif, espérant ainsi un podium général et, qui sait, peut-être mettre la main sur le trophée Patrice Bourbonnais (remis à l’université détenant la première position au classement général) d’ici quelques années. Le trophée est présentement dans les mains de l’Université d’Ottawa qui compte sensiblement le même nombre d’étudiants en administration et sciences comptables que l’UQTR. Au département des sciences administratives, tout comme au sein du comité d’organisateur, on fonde beaucoup d’espoir dans l’activité «Place à la Relève» qui vise à préparer les étudiants pour les Jeux dès le niveau collégial, tout en les incitant à s’inscrire dans notre université par la suite, évidemment. L’an prochain, l’évènement en sera à sa troisième édition et on devrait donc commencer à en voir les effets.

Mission accomplie

SOMMAIRE

ARTS ET SPECTACLES

En ce qui a trait au volet sportif et social, la quarantaine d’étudiants qui se sont qualifiés ont dû passer à travers trois semaines intenses de sélection pendant lesquelles ils devaient participer à plusieurs évènements pour se faire remarquer par le comité organisateur. Et ce n’est pas tout, à la suite de leur sélection, les 84 délégués ont dû investir près d’une centaine d’heures en préparation pour l’évènement, le tout sous la supervision de membres du corps professoral et de coachs accompagnateurs.

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L’objectif de cette année était d’amener l’UQTR à un niveau supérieur, et c’est chose faite pour la présidente de la délégation, Mme Véronique Beaulieu. «En tant que présidente de délégation, des petits et des gros problèmes j’en vois passer, des crises à gérer il y en a et ce, durant une année complète. Néanmoins, à l’aide d’un comité tenace et rigoureux, nous avons réussi à atteindre le niveau que l’on espérait : le niveau supérieur! Chaque délégué sort grandi de cette aventure et c’est là que l’on se dit : mission accomplie», commente-t-elle. Mentionnons également l’apport important des nombreux commanditaires qui ont permis à 83 étudiants de l’UQTR de vivre une expérience fabuleuse. Le comité organisateur tenait aussi à souligner le support constant de M. Claude Mathieu, du Département des sciences de la gestion, sans qui tout cela n’aurait pu être possible.


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ACTUALITÉS IMPORTANTE DÉCISION DU CA DE L’AGE UQTR

Affichage en français only CLAUDIA BERTHIAUME

de services en anglais, puis en français, à son kiosque du hall Albert-Tessier, en avait choqué plusieurs.

Actualités

Discussions et résolution Ce fut l’un des sujets les plus débattus lors de la dernière séance du Conseil d’administration (CA) de l’Association Générale des Étudiants de l’UQTR (AGE UQTR), le 11 décembre dernier : l’affichage en français sur le campus. Plusieurs minutes de discussions, deux amendements, un sous-amendement et maints votes secrets plus tard : voici la décision prise par vos représentants étudiants. Antécédents L’avenir de la langue française au Québec est un sujet qui éveille les passions dans la province tout entière et cela n’est pas moins vrai au CA de l’AGE UQTR. Les discussions avaient débuté lors de précédentes rencontres et les administrateurs ont demandé aux officiers de faire leurs devoirs afin de savoir ce qu’il était possible de faire pour avoir des affiches arborant davantage de français sur les babillards de l’AGE. Il va sans dire que la «saga Tim Hortons», qui annonçait son offre

Les exécutants sont donc revenus en décembre avec des détails de la Loi 101 et une proposition qui a été longuement débattue par les administrateurs. Au final, le libellé est le suivant : «Que l’AGE UQTR ne fasse la promotion que des événements dont le nom est en français ou possède un sous-titre français dans une police de caractère lisible, dès le 1er février 2012.» La subjectivité des mots «police de caractère lisible» a été critiquée par certains; une proposition a même été faite visant à les remplacer par «police de caractère équivalente», ce qui a été rejeté par le CA. Par la suite, on a voulu donner un certain laps de temps aux associations étudiantes pour ajuster le tir pour les évènements de la session d’hiver; on a donc discuté d’une date d’entrée en vigueur qui a finalement été arrêtée pour début février. Certains fervents défenseurs de notre langue maternelle ont même proposé d’éliminer l’anglais (principal «ennemi à abattre» – mais cela aurait également été valable pour toute autre langue) de manière

radicale en ne diffusant plus de publicité qui en ferait l’usage. Cela a été rejeté. Les administrateurs nommés par les associations de génie et d’administration se sont avérés être les plus farouches opposants au projet. Ce sont évidemment deux associations qui utilisent beaucoup les babillards de l’AGE UQTR pour faire la promotion de leurs nombreuses activités et qui seront touchées directement dans les changements qui devront être apportés aux affiches. Il faut cependant mentionner que, même si les administrateurs sont nommés par les associations étudiantes, ils doivent représenter les intérêts de tous les étudiants de l’Université lorsqu’ils siègent au CA.

En clair L’effet que cela aura sur les babillards de l’AGE dans les prochaines semaines est le suivant : davantage de francisation des noms de «partys». Du moins, c’est ce que souhaitent les administrateurs. Des «partys» qui existent depuis plusieurs sessions tels le Bock open, le Foam party, le Back to ‘50s, ou encore le Frosty auront deux choix s’ils veulent continuer à profiter des babillards de l’AGE UQTR. Soit ils francisent leurs noms en (choix de votre journaliste, non exhaustifs) :

«Verre sans fin», «Soirée mousse», «Retour dans les années cinquante» et «Frimas», par exemple; soit ils ajoutent un sous-titre français décrivant leur activité.

«Que l’AGE UQTR ne fasse la promotion que des événements dont le nom est en français ou possède un sous-titre français dans une police de caractère lisible, dès le 1er février 2012.» Par extension, si les associations étudiantes (ou tout autre utilisateur des babillards de l’AGE) ne respectent pas ces nouvelles conditions, leurs activités anglicisées ne pourront pas être inscrites dans l’agenda 2012-2013. Le jugement de la «police de caractère lisible» sera laissé à la discrétion du vice-président aux communications de l’AGE, qui doit d’abord approuver chacune des affiches avant d’en autoriser la diffusion. Pour éviter les refus, les étudiants sont invités à envoyer leurs maquettes au vp communications par courriel à l’adresse vpcomm. age@uqtr.ca avant leur impression finale.

JOURNÉE INFORMATION-ADMISSION LE 28 JANVIER

Portes ouvertes à l’UQTR De nombreux collégiens, parents, adultes effectuant un retour aux études, ou tout simplement curieux envahiront le CAPS Léopold-Gagnon samedi le 28 janvier prochain dans le cadre de la journée Portes ouvertes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Tous ces gens viendront chercher un maximum d’informations sur notre institution et ses programmes d’études afin de faire un choix éclairé lorsque viendra le temps de leur

inscription universitaire. Entre 11h et 16h, plus d’une quarantaine de kiosques portant sur différentes sphères de la vie étudiante universitaire seront à la disposition des visiteurs dans les gymnases du Centre de l’Activité Physique et Sportive (CAPS). Les futurs étudiants pourront rencontrer sur place des responsables de programmes, des professeurs, des professionnels et des étudiants. Il sera possible d’y obtenir des renseignements sur les

divers programmes d’études offerts à l’UQTR, les services de l’établissement et les activités culturelles et sociales qui s’y déroulent. Tous les départements de l’Université seront représentés pour l’occasion. Des étudiants offriront également des visites guidées du campus à ceux qui le souhaiteront. Les intéressés pourront ainsi visiter les principaux pavillons, les résidences universitaires, la bibliothèque, les laboratoires

de certains programmes et le CAPS. Ceux qui seraient intéressés à faire une demande d’admission sur place seront en mesure de le faire. Ils pourraient même profiter d’un congé de frais de scolarité pour une session à la suite d’un tirage effectué parmi les futurs étudiants. L’UQTR, c’est plus de 12 500 étudiants répartis dans quelque 165 programmes sur trois cycles d’études, dont plus de la moitié provient de l’extérieur de la région. (C.B.)


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23 janvier au 5 février 2012

ACTUALITÉS

DEUX PROGRAMMES DISPONIBLES À COMPTER DE L’AUTOMNE 2012

L’UQTR MONTE CINQ FOIS SUR LE PODIUM

Première délégation Campus de l’UQTR complète aux à Drummondville, Jeux de génie

c’est parti! C’est officiel depuis le 12 janvier dernier, deux programmes de formation universitaire seront disponibles pour les étudiants du Centre-du-Québec. En attendant la construction du futur campus de l’UQTR à Drummondville, ce sera dans les locaux du c��gep de la ville que l’offre de cours sera donnée. Offre de services Pour le moment, seuls deux programmes seront accessibles à l’automne 2012 pour les étudiants désireux de poursuivre leurs études universitaires au Centre-du-Québec : les baccalauréats en sciences infirmières (volet DEC-BAC) et en enseignement préscolaire et primaire. «Nous avons décidé d’offrir dès l’automne 2012 des programmes de baccalauréat à Drummondville, en choisissant des formations répondant à des besoins pressants déjà identifiés dans la région du Centre-du-Québec. Le nombre d’étudiants potentiels s’avérant prometteur, nous nous attendons à une bonne réponse quant au nombre d’inscriptions», a déclaré M. Sylvain Delisle, vice-recteur aux études de premier cycle et au soutien académique de l’UQTR. Cette nouvelle offre de services arrive à point puisque les finissants collégiaux devront bientôt effectuer leur demande d’admission à l’université (avant le 1er mars) et ainsi choisir le programme universitaire (et la région) qui leur convient le mieux pour la poursuite de leurs études.

Les futurs bacheliers débuteront leur formation dans les locaux du cégep de Drummondville en attendant la construction du nouveau pavillon hors-campus de l’UQTR. «Pour nous, ce nouveau partenariat est la continuité naturelle des excellentes relations que nous entretenons avec l’UQTR. Il s’agit certainement d’une initiative qui est porteuse d’avenir pour notre collège», a tenu à souligner la directrice générale du Cégep de Drummondville, Mme Brigitte Bourdages.

Cette nouvelle offre de services arrive à point puisque les finissants collégiaux devront bientôt effectuer leur demande d’admission à l’université. Le projet à terme Il est important de mentionner que le projet de campus de l’UQTR à Drummondville est toujours dans l’attente de l’aval du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). L’UQTR continue donc les pourparlers, dans l’espoir d’offrir éventuellement d’autres programmes dans les domaines de l’administration, des sciences comptables et du génie, notamment. L’échéancier prévoit que le projet arrivera à terme en 2014, et le nouveau pavillon pourrait accueillir l’équivalent de 1000 étudiants à temps plein. (C.B.)

CLAUDIA BERTHIAUME Actualités

Pour la première fois, de mémoire d’homme, l’UQTR a envoyé cette année une délégation complète aux Jeux de génie, soit 44 étudiants. Les compétitions avaient lieu du 3 au 7 janvier à l’École de Technologie Supérieure de Montréal. Nos représentants se sont illustrés dans cinq épreuves, un résultat satisfaisant selon le comité organisateur. Les Jeux 2.0 Pour les futurs ingénieurs, les cinq jours passés aux Jeux de génie représentent bien plus que du pain (et probablement du vin) et des jeux. Cet évènement qui réunit près de 430 participants en provenance de onze universités québécoises est le plus grand rassemblement d’aspirants-ingénieurs au Canada. C’est en fait une occasion rêvée de tisser un réseau de contacts des plus variés dans un milieu où le travail d’équipe importe beaucoup. Les participants s’affrontent dans des épreuves d’ordre académique, sportif et culturel. Pour l’édition 2012, le comité organisateur des Jeux de génie d’Ingénierie Trois-Rivières (ITR) a dû faire des sélections car le nombre de représentants par université est limité à 44. Les délégués ont donc été choisis selon des critères d’implication, de performances académiques (notes) et d’assiduité (présence aux activités, réponses aux courriels des organisateurs, etc.). Il y a également la traditionnelle «course aux Jeux» qui vise à se présenter aux «partys» des autres universités pour se faire remarquer. «Nous cherchions des gens autonomes, de bon participants, de bons ingénieurs», a déclaré M. Guillaume Ducharme, co-chef de la délégation d’ITR.

Les résultats Sur le plan académique, nos «génies or-

ange et verts» ont remporté l’or dans la compétition de Génie industriel et le bronze pour l’épreuve de Génie conseil. Cela inspirait donc confiance pour le Congrès annuel des étudiants en génie industriel qui se déroulait dans la troisième semaine de janvier à Moncton. Là où nos étudiants ont le mieux performé, c’est dans la catégorie sportive, avec deux premières places (Frisbee et Ballon-Pêcheur), ainsi qu’une troisième place au volleyball. Pour la fameuse compétition de la machine, où les étudiants doivent concevoir une machine capable de traverser un parcours comprenant une série d’obstacles, ITR a pris la sixième place sur onze équipes. «Il s’agit d’une bonne performance puisque l’an passé, nous n’avions même pas participé à cette épreuve. Nous sommes l’une des équipes qui a le mieux réussi le parcours mais nous avons perdu des points pour le design de la machine», explique M. Ducharme. L’UQTR a donc terminé en sixième place au total du classement.

Vers l’avenir Pour le comité organisateur, les performances de cette année sont satisfaisantes, il s’agit même d’un retour en force si on compare à l’an dernier. Beaucoup des participants sont en début de baccalauréat et ne feront que s’améliorer d’ici les prochains Jeux, surtout dans les branches de génie électrique et mécanique, selon M. Ducharme. Pour 2013, nos futurs ingénieurs désirent obtenir de meilleurs résultats dans les compétions académiques, tout en maintenant un niveau d’implication élevé. «On veut faire d’ITR une délégation incontournable que tout le monde respecte, et pas seulement à cause de notre chienne orange», conclut le co-chef Ducharme. Le comité organisateur des Jeux pour l’UQTR souhaite remercier son commanditaire majeur (Desjardins), de même que tous les autres bailleurs de fonds qui ont rendu cette expérience possible pour la délégation.

Photo : Courtoisie


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ACTUALITÉS

La Fondation de EN PLEINE FACE l’UQTR remet près La honte de 600 000$ en bourses aux étudiants SIMON FITZBAY Chroniqueur

AUDREY TREMBLAY Rédactrice en chef

La Fondation de l’Université du Québec à Trois-Rivières a tenu le 16 janvier dernier sa cérémonie annuelle de remise de bourses au CAPS Léopold-Gagnon. Plus de 350 bourses totalisant près de 600 000$, seront versées au cours de l’année 2011-2012 aux étudiants lauréats grâce à la générosité de nombreux donateurs. Devant des centaines d’invités, des étudiants de tous les cycles d’études ont ainsi vu leurs efforts récompensés. La Fondation de l’UQTR a souligné de façon particulière l’excellence et l’implication des étudiants que ce soit dans les domaines scolaire, sportif ou social. «C’est avec plaisir que nous célébrons aujourd’hui le succès de nos étudiants lauréats. Nous les félicitons pour les efforts constants qu’ils déploient dans leur cheminement universitaire, ce qui les a menés à l’obtention d’une bourse amplement méritée. Nous leur souhaitons de poursuivre sur la voie de la

réussite sur laquelle ils sont déjà engagés», a déclaré M. Jean-Guy Paré, président du Conseil d’administration de la Fondation. Ce dernier a d’ailleurs tenu à souligner la précieuse contribution des nombreux donateurs. De nombreux donateurs ont encore une fois cette année encouragé financièrement la cause étudiante de l’UQTR. Tout au long de la cérémonie, ces partenaires ont rencontré les étudiants lauréats et leur ont remis diverses bourses. «L’Université du Québec à Trois-Rivières, de concert avec sa Fondation, est heureuse de couronner les efforts de ses étudiants les plus méritants en leur décernant une bourse d’études. C’est pour nous une façon de saluer la qualité de leur parcours académique, de reconnaître leur engagement dans la collectivité et de les encourager à poursuivre leurs efforts», a mentionné M. André Paradis, recteur par intérim de l’UQTR.

La Fondation de l’UQTR La Fondation de l’Université du Québec à Trois-Rivières joue un rôle de catalyseur du développement depuis sa création en 1986, en participant à la réussite des étudiants par l’attribution de bourses, de même qu’en soutenant les projets académiques, la recherche et l’innovation au sein de l’Université. À ce jour, elle a versé plus de 20 M$ à cette cause.

COLLOQUE DE L’AEHUQTR

«Raconte-moi une histoire...» MÉLISSA BEAUPRÉ

L’Association Étudiante d’Histoire de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AEHUQTR) présentera la nouvelle édition de son colloque le 23 mars prochain. C’est sous le thème «Raconte-moi une histoire...» que le comité organisateur invite la population étudiante à en apprendre un peu plus sur l’histoire et l’impact de la tradition orale. Que vous soyez friands d’histoire ou simplement curieux, vous êtes invités à assister à des présentations qui témoignent des récits fictifs de notre patrimoine culturel. Contes, légendes et mythes font partie de notre histoire et cachent parfois des significations surprenantes qui permettent d’analyser leur construction à une époque précise. De plus, il devient pertinent de se questionner sur la force de ces récits, sur leur valeur morale et leur part de vérité.

Depuis quelques années, les contes et légendes populaires ont refait surface dans notre société et la population leur porte une attention particulière. C’est l’occasion de démystifier ces récits et d’en apprendre un peu plus sur la question. Pour l’occasion, le comité organisateur réserve au public une journée fort intéressante où on aura droit à des communications de la part d’étudiants de l’UQTR issus des départements en sciences humaines ainsi que de professeurs invités. Geneviève Pagé, étudiante au baccalauréat en histoire et coordonatrice de l’événement commente l’organisation du colloque : «C’est une chance pour les étudiants de l’UQTR. D’une part, les futurs historiens peuvent travailler ensemble afin de réaliser un projet d’envergure et ensuite, c’est une possibilité pour tout le monde qui le désire d’en apprendre davantage sur un sujet donné.» Restez à l’affût de la programmation de ce colloque et des détails de son emplacement qui seront dévoilés dans les prochaines semaines à l’UQTR. Soyez au rendez-vous pour vous faire raconter une histoire le 23 mars prochain.

Nous sommes arrivés à l’âge d’or de la technologie, avec des composants de plus en plus petits et une façon de la concevoir littéralement différente de celle que nous avions il y a à peine vingt ans. Nous avons effectivement passé du gros PC ancré au bureau aux merveilles technologiques que sont les micro portables et les iPhone. C’est merveilleux. Mais toutes ces avancées techno ont un prix beaucoup plus gros que celui que l’on appose sur l’étiquette de vente. Connaissez vous Shenzhen? Il s’agit de la troisième ville la plus populeuse de la Chine. Autrefois un petit village de pêcheur, Shenzhen est devenue une mégapole abritant près de 10 millions d’habitants en ayant acquis le statut de Zone Économique Spéciale. Plus de 30 milliards de dollars d’investisseurs étrangers intéressés à stimuler l’économie locale en échange de crédits d’impôts du gouvernement chinois. Encore là, j’imagine que cette ville ne vous dit rien. Essayons un autre nom : Foxconn. Connaissez-vous Foxconn? Il s’agit d’un sous-traitant qui emploie près de 450 000 habitants de Shenzhen dans une seule usine. Foxconn est la plus prospère des compagnies chinoises puisqu’elle fabrique des produits qui sont maintenant considérés comme essentiels : de l’électronique. Si vous voulez vraiment replacer Shenzhen, j’ai un truc pour vous. Pensez simplement à ces trois mots : Made in China. C’est ça Shenzhen. Il ne s’agit pas ici des petites bébelles de plastique que l’on achète dans les magasins bon marché. Non! Il s’agit de bébelles beaucoup plus importantes et beaucoup plus chères que ça. Ce sont vos ordinateurs, cellulaires, consoles, télévisions, etc. Foxconn soustraite pour des compagnies comme Apple, Microsoft, Nintendo, Intel, IBM, Dell, Acer, Amazon, HP, Toshiba et j’en passe. Pratiquement tous nos appareils viennent des usines de Foxconn à Shenzhen et dans d’autres villes avoisinantes. C’est ça, la mondialisation. Plusieurs observateurs rapportent que les employés de Foxconn sont sous-payés et mal traités. Ils travaillent plus de 60 heures par semaine pour fabriquer nos bébelles qu’ils ne peuvent même pas se payer. Le tout est, bien sûr, fait à la main puisque le coût quasi inexistant de la main-d’œuvre permet aux humains, facilement remplaçables, de prendre la place des robots. On pourrait croire que les sous-traitants de grandes compagnies américaines et européennes offriraient aux employés de leurs usines un traitement semblable à ceux de l’Occident. Malheureusement, Foxconn ne s’intéresse pas au bien-être de ses employés. La compagnie a un taux de roulement de plus ou moins 20% par mois. Ça signifie que le cinquième des employés change à chaque mois.

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En 2010, une vague de suicides a touché l’usine qui produisait les iPhone à Shenzhen. Quatorze employés, à bout des mauvaises conditions de travail et des trop maigres salaires, ont fait le saut de l’ange du toit de l’usine, qui était également leur maison. En réponse à ces suicides, Foxconn a installé des filets pour empêcher les gens de se lancer dans le vide. Steve Jobs et Apple, pour leur part, ont répondu que les conditions n’étaient pas si pire et que le taux de suicide de l’usine restait plus bas que les statistiques normales d’une grande ville. Il y a deux semaines, ce sont 150 employés qui sont montés en même temps sur le toit de l’usine pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Mike Daisey, un monologuiste et fan d’Apple, raconte son voyage à Shenzhen dans son monologue «The Agony and the Ecstasy of Steve Jobs». Il a vu de ses propres yeux des travailleurs de 12 ans sortir des usines à la fin de leur journée de travail. Des balafrés et autres infirmes qui, à la fin de la vingtaine, ont laissé une partie de leur vie et de leurs membres pour que nous puissions avoir nos bébelles. Son témoignage est poignant et émouvant. Il décrit les usines qu’il a visitées comme des camps de travail à la limite de l’acceptable. Steve Jobs a répondu aux allégations de Daisey en affirmant qu’il ne «comprenait pas les subtilités des affaires». Personnellement, je considère qu’Apple, en particulier, une compagnie qui affichait les mots «Pensez différemment» au début des années 2000, nous a tout simplement endormis avec de belles phrases toutes faites. Cette compagnie qui se voulait tellement avantgardiste et non-conformiste a fini par faire comme toutes les autres et a déménagé sa production outre-mer pour épargner sur la main-d’œuvre aux dépens de la santé des travailleurs de Foxconn pour nous offrir des bébelles de moins en moins chères. Et nous, nous fermons les yeux. Nous aimons mieux ne pas nous poser de questions sur la provenance de nos appareils tant qu’ils sont dernier cri et abordables. J’aime mon MacBook, mais quand je pense aux conditions dans lesquelles il a été fabriqué, j’ai honte. Surtout que j’avais entendu parlé des suicides et des mauvais traitements des employés de Foxconn, mais pouvons-nous faire autrement qu’acheter les produits de ces compagnies qui font affaire avec ce soustraitant? Lorsque la majorité des composants est fabriquée en Chine, pouvons-nous vraiment trouver un produit électronique qui s’avère de construction éthique? Devonsnous nous fermer les yeux pour autant? En tant que clients, nous avons le droit de faire connaitre nos appréhensions quant aux méthodes de ces compagnies. J’ai bien l’intention de faire durer mon ordinateur le plus longtemps possible en pensant à ces employés. La prochaine fois, j’essaierai d’en trouver un fabriqué dans des usines ayant un peu de respect pour leurs travailleurs, avant de me tourner vers les clients de Foxconn. Et vous, que ferez-vous?


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23 janvier au 5 février 2012

ACTUALITÉS

CARNAVAL ÉTUDIANT DE L’UQTR 2012

L’alcool au centre des réjouissances DEMMI DOLBEC Actualités

Le Carnaval étudiant 2012 de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) est lancé et ce n’est un secret pour personne que ce sera quatre jours bien arrosés. Les recommandations de la direction de l’UQTR se résument à ne pas inciter les étudiants à consommer. «On n’oblige personne à boire, les activités qui incluent de l’alcool ne sont obligatoires pour personne», déclare la coordonnatrice du Carnaval étudiant 2012, Gabrielle De Grâce. Ainsi, à la soirée de la Choppe d’or, ce sont les participants qui choisissent le nombres de consommations qu’ils boiront dans une heure: «Il y en a toujours qui choisissent de boire 20 bières en une heure, c’est pour ça qu’on met des poubelles au bout des tables, il y en a qui vomissent. [...] Je ne crois pas qu’il soit jamais arrivé quelque chose de plus grave», continue la coordonnatrice. Dans le Cahier du participant, on peut voir que sur plus de 25 activités, seulement quatre suggèrent fortement la consommation d’alcool soit le Rallye bottine, le Tournoi de beerpong,

Une joke une bière et la Choppe d’or. Quelques autres activités la supposent, entre autres les soirées où le bar de la Chasse-Galerie est ouvert. Selon Mme De Grâce, ces épreuves sont des moments forts de la semaine : «Le Carnaval ne serait pas le même sans la Choppe d’or, c’est ce que tout le monde attend avec impatience.» Carole Mallette, l’infirmière clinicienne du Service aux étudiants (SAE) de l’UQTR déplore le manque d’originalité lors de ces activités : «Je donne un exemple, à la fin d’une course, à la place que celui qui gagne boit un pichet, il pourrait choisir un fruit ou n’importe quoi. On est à l’université, ce sont des gens intelligents qui organisent ça, ils pourraient innover!»

Influence sur les cours «Alcool, ne pas dormir et ne pas aller à mes cours», c’est ce que répond Karen Dufresne, étudiante au baccalauréat en enseignement au secondaire lorsqu’on lui demande qu’estce que représente le Carnaval étudiant de l’UQTR pour elle. Elle juge néanmoins adéquate la consommation d’alcool durant ces quatre jours, mais affirme qu’elle y participerait même s’il n’y en avait pas du tout. Gabrielle De Grâce avoue: «Les profs savent que pendant la semaine du Carnaval il y a beaucoup moins de monde dans les classes!»

Photo : D. Janvier

BINGE DRINKING

Les étudiants, rois de la fête «Je bois, tu bois, il boit...» Est-ce plus vrai pour les étudiants? Les moins de 25 ans boivent de l’alcool moins souvent, mais en plus grande quantité. C’est le phénomène qu’on appelle le binge drinking au Royaume-Uni et ça n’a qu’un seul but : la recherche d’ivresse. «Je ne crois pas que les étudiants boivent plus qu’avant ou que le reste du monde, mais quand ils boivent, ils boivent énormément», observe l’infirmière clinicienne du Service aux étudiants (SAE) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Carole Mallette. Deux chauffeurs de taxi de la compagnie Taxi Coop de la Mauricie qui travaillent le soir et la nuit font remarquer que leurs clients sont en majorité des étudiants de l’UQTR. L’un affirme: «Ils sont plus saouls qu’avant», alors que l’autre n’a pas noté de différence.

C’est parce que... Le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy, apporte des raisons scientifiques à l’abus

d’alcool chez les étudiants: «Vers cet âge, c’est la partie arrière du cerveau qui se développe. C’est la partie des sensations fortes, de l’excès. La partie avant, celle de l’anticipation, de la raison, continue de se développer un peu plus tard. Ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas intelligents que les étudiants se saoulent. C’est physiologique!» «Je bois parce que ça fait social. Quand je suis avec du monde, ça nous fait de quoi à faire. On est moins gêné. Les discussions sont plus intenses sauf qu’après quand on boit trop, les discussions n’ont juste plus aucun sens!», explique un étudiant au baccalauréat en loisir, culture et tourisme, Benoit Jobin. Mme Mallette croit que la raison pour laquelle les étudiants ingèrent autant d’alcool est qu’un besoin a été créé, que c’est devenu une mode. «On ne peut plus voir une activité sans alcool au bout du compte!» Karen Dufresne, qui fait présentement son baccalauréat en enseignement au secondaire, est d’accord: «Je bois pour avoir du fun, mais c’est vrai qu’il y a trop d’activités à l’Université en lien avec l’alcool.» (D.D.)

L’ALCOOL NUIT AUX ÉTUDES

En êtes-vous conscients? «L’alcool, ce n’est pas nécessaire, souligne l’infirmière clinicienne du Service aux étudiants (SAE) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Carole Mallette, ça excite sur le moment, mais après ça rend dépressif; on n’a plus le goût d’étudier, plus le goût de la vie.» Les étudiants ne vont pas directement la voir pour des problèmes en lien avec l’alcool. «Ils entrent avec des troubles de santé divers, se sentent étourdis dans leur vie, ne mangent pas bien, ne dorment pas bien, mais au fil des rencontres, on creuse et on tombe sur... l’alcool», explique Mme Mallette. Le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy, n’a pas de doutes que la consommation d’alcool nuit aux études : «Ça joue sur la concentration, l’assiduité et la capacité d’absorption d’information. On ne va pas mourir si on a pris une cuite la veille, mais tout ce qu’on va faire dans cette journée, on va le faire... moins bien!»

Selon eux Un étudiant au baccalauréat en loisir, culture et tourisme, Benoit Jobin, boit en moyenne deux fois par semaine, «dont au moins une brosse». Il est catégorique lorsqu’il lui est demandé si l’alcool nuit à ses études : «Non.» Et, il se ravise : «C’est sûr que quand j’ai un cours le lendemain, c’est mieux que ce ne soit pas à 8h et même à ça, je vais être moins attentif, je vais décrocher plus vite», avoue-t-il. Karen Dufresne, étudiante au baccalauréat en enseignement au secondaire, a la même consommation, mais elle n’hésite pas à affirmer : «Oui, l’alcool nuit à mes études! Soit je ne suis pas là mentalement ou physiquement quand j’ai bu la veille.» Selon Mme Mallette, c’est aussi une question d’attitude : «Pour les étudiants, leurs études, c’est leur travail. Personne ne va arriver au travail et dire qu’il a hâte de se saouler le soir au party!» (D.D.)


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SOCIÉTÉ SANS MERCI

Quand les hommes se proclament féministes MARIEANDRÉE GAUTHIER Chroniqueuse

Dans sa récente chronique, Sébastien Dulude annonçait que pour 2012, il voulait être plus féministe que 95% des femmes qu’il connaissait. Que cet universitaire adopte une telle résolution, ça vient me chercher (pour ce qui est des femmes, on y reviendra prochainement). En discutant avec d’autres collègues, nous en sommes venus à remettre en question ceux qui réclament l’étiquette de féministe, en considérant que certains gestes quotidiens pourraient ébranler leurs convictions. Par exemple, est-ce que c’est féministe d’accepter de toujours goûter la première gorgée de vin en premier au restaurant? Estce que c’est féministe de ne laisser conduire sa copine qu’en de rares occasions, prétextant que c’est votre voiture? Est-ce que c’est féministe de consommer de la pornographie? Est-ce que

c’est féministe de voter pour le parti libéral ou le parti conservateur aux élections fédérales? Les féministes ne sont pas anti-hommes. Non. Mais tout de même, lorsqu’un homme se qualifie de féministe, pour un instant j’ai les oreilles qui bourdonnent, les dents qui grincent et le cœur qui arrête de battre. Un homme, ce n’est pas une femme. Un homme ne fait pas partie des opprimés de la société; il est l’oppresseur. Un homme au Québec, à compétences égales, ne gagnera jamais moins qu’une femme et il ne subira aucune pression sociale à l’égard de sa prédisposition à avoir des enfants. C’est un fait. Il y a ces hommes qui se diront alors proféministes. Outre leur penchant pour l’égalité entre les femmes et les hommes et par notion de respect, certains se réclameront proféministes par confrontation, par séduction ou par sympathie. On peut également accuser certains d’hypocrisie, comme pour ces hommes qui investissent les réseaux féministes pour jouer la carte du pouvoir que leur sexe leur octroie de facto. Ou ces hommes en réaction positive qui souhaitent attirer sur eux l’attention en avouant que le féminisme les a blessé, les menace. Et il y aussi ces pro-féministes à qui l’on doit, lorsqu’ils découvrent leur fibre féministe, donner un cours

101 sur le féminisme… ralentissant ainsi nos échanges, nos réflexions, notre solidarité. Et il serait à leur grand désavantage de ne pas reconnaître toutes les luttes menées de front par les féministes! Et il y a bien sûr ceux qui se disent féministes parce que ça sonne bien… Lutte : résistance opposée à une force, à un mal contraire; volonté de vaincre des difficultés (Larousse).

En 1971, en France, lors des toutes premières manifestations pour le droit à l’avortement, qui avait-on le loisir d’observer aux premiers, aux seconds et aux derniers rangs? Des femmes? Non, des hommes pro-féministes! Nous n’avons pas besoin des privilèges des hommes pour atteindre l’égalité et l’équité. Il est faux de croire que sans les hommes nous ne parviendrons à rien.

Les luttes féministes sont une affaire de femmes d’abord et avant tout. C’est à cause que nous vivons dans une société menée par et pour des hommes que nous devons solidariser entre nous et nous seules. Une fois l’égalité et l’équité acquises, nous pourrons peut-être parler d’alliances. Mais ce n’est pas le moment. Par contre, les luttes menées par les hommes qui revendiquent la mort du patriarcat sont, selon moi, beaucoup plus légitimes, car il s’agit d’un autre combat, mais sur une base conjointe. Allié : personne qui apporte à une autre son appui, prend son parti (Larousse). Néanmoins, je n’arrive toujours pas à saisir comment un mâle, avec ses positions sociales, arriverait à comprendre en profondeur les enjeux féministes, comment il pourrait lutter contre une oppression, auprès des opprimées, et représenter en même temps l’oppresseur… et dans l’esprit de bâtir une société meilleure et non pas seulement compatir avec le sexe opposé. Inclure les hommes dans les mouvements féministes équivaut à les maintenir au pouvoir, à renforcer le patriarcat. De nouvelles propositions émergent moins facilement. Il est bien louable, le comportement féministe des hommes, mais dans certaines sphères, à certains moments.

mistes s’en tenir à ceci : si fin du monde il y a, c’est plutôt la fin de la culture occidentale, la fin du capitalisme sauvage, de l’hégémonie américaine, du règne des businessmen bourgeois. C’est la fin d’une époque qu’ils n’aiment pas. Quand l’humanité en aura marre de s’autodétruire, se disent-ils, nous reviendrons à une plus belle mentalité d’antan : la naïveté grecque, la discipline romaine, la noblesse médiévale ou la romance de la Renaissance. L’époque dans laquelle nous sommes aujourd’hui aura un nom; certains la regretteront, d’autres se réjouiront d’en être sortis, et l’Histoire continuera de s’écrire, pour le meilleur et pour le pire. Je dois admettre que

je m’ennuie d’une époque où les optimistes avaient raison. Personnellement, je me range encore et toujours du côté des sceptiques : aucune autorité, fut-ce le Pape, Hubert Reeves ou Obama, ne pourrait me convaincre que je doive m’inquiéter du 21 décembre prochain plus que de demain matin. Personne ne me convaincra que nous avons réellement fait des progrès, qu’un doctorat est une preuve suffisante d’intelligence ou que le discours scientifique vaut véritablement mieux que le discours religieux. Ce que je sais hors de tout doute, par contre, c’est qu’il faut autant savoir prévoir qu’improviser. La fin du monde? On verra rendu là.

Lorsqu’un homme se qualifie de féministe, pour un instant j’ai les oreilles qui bourdonnent, les dents qui grincent et le cœur qui arrête de battre.

LE REVERS DE LA MÉDAILLE

Apocalypse, tantôt MICHAËL MAGNY Chroniqueur

Nous y voilà! Bienvenue en 2012, dernière année du calendrier Maya, preuve irréfutable que le volcan de Yellowstone va entrer en éruption, qu’une comète va frapper la Terre, que le réchauffement climatique va faire fondre les glaciers et causer l’inondation générale des continents, que le Soleil va mourir et se changer en trou noir, que la troisième guerre mondiale va raser les grandes villes à coups de bombes nucléaires et transformer les gens des campagnes en zombies-mutants agressifs, que Dieu va apparaître, ramener les morts à la vie et séparer les gentils des méchants, et tout ceci en même temps! Un chausson, avec ca? Si vous avez enfin votre dose de fantastique/ science-fiction pas chère, prenez le temps avec moi d’analyser le phénomène : pourquoi on s’invente une fin du monde? Pensez-y deux secondes : le calendrier d’une ancienne civilisation mystérieuse (pas parce qu’elle faisait de la magie, mais parce qu’on n’a pas encore tout expliqué à son sujet) se termine le 21 décembre

2012. Conclusion des plus crédules : les Mayas, grâce à leur contact avec des extra-terrestres supérieurs, savaient que le temps s’arrêterait là. Conclusion du gros bon sens : le gars qui écrivait le calendrier s’est écœuré ou est mort sur son travail (qui devait justement être d’un ennui mortel), et comme il avait des millénaires d’avance, personne n’a jugé bon de continuer le boulot. De toute manière, le «monde» des Mayas, leur civilisation, leur culture, leur vision, leur esprit, a pris fin bien avant le 21/12/2012, et l’humanité est simplement passée à autre chose. Ce que j’essaie principalement de vous faire observer, c’est notre crédulité. Bien que nous soyons au 21e siècle et qu’un bon nombre de gens croient dur comme fer que nous avons fait des progrès dans tous les domaines, notamment dans celui des sciences pures, l’ampleur sociale du postulat de la fin du monde nous ramène à l’état de pauvres ouailles tremblant devant des scientifiques (patentés ou non, impossible de le savoir), qui réécrivent plus ou moins les livres de la Genèse et de l’Apocalypse devant nos yeux. Nous avons «foi» en la science. Il suffit qu’un seul scientifique crédible dise que le beurre est cancérigène pour voir tripler les ventes de margarine. À mes yeux, ça ressemble en tout point à un sermon d’Église qui aurait retrouvé son autorité. Les fondateurs de la scientologie doivent mourir de rire. J’entends heureusement quelques opti-


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SOCIÉTÉ

23 janvier au 5 février 2012

JE ME SOUVIENS… AU POUVOIR, CITOYENS!

10 choses à savoir sur le drapeau du Québec JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

Le 21 janvier de chaque année depuis 1948, le Québec célèbre l’adoption de son drapeau national, symbole identitaire d’une nation francophone présente en sol d’Amérique depuis déjà plus de 400 ans. Voici quelques faits historiques et anecdotes concernant ce drapeau et l’emblème qu’il porte, soit la délicate et poétique fleur de lys. C’est en l’an 507 qu’apparaît pour la première fois la fleur de lys; sur le drapeau de Clovis, Roi des Francs depuis au moins dix ans, et qui symbolisera à jamais la royauté française. Plus tard, on la retrouvera également sur les armoiries des ducs de la Normandie, province viking jusqu’en 1204 et région colonisatrice du Canada. En 1534, Jacques Cartier accoste à Gaspé et prend possession d’un territoire qu’il nomme «Canada» au nom de François 1er. Il y plante une croix ornée du blason du roi de France (trois fleurs de lys en triangle) ainsi qu’une seconde croix sur l’Île Saint-Quentin lors de son deuxième voyage en NouvelleFrance, le 7 octobre 1535, après avoir jeté l’ancre de l’Émerillon à l’embouchure du StMaurice. 8 juillet 1758 : La bataille de Carillon, où 3 500 soldats français ont mis en déroute tout près de 15 000 Britanniques venus en-

vahir la Nouvelle-France, porte fièrement l’étendard qui sera témoin d’une des plus grandes victoires des armées françaises au Québec. «Un drapeau azur à croix blanches avec, dans chaque canton, une fleur de lys blanche pointant vers le centre». 26 septembre 1902 : L’abbé Elphège Filiatrault de St-Jude, près de Saint-Hyacinthe, hisse sur son presbytère un drapeau semblable à celui de la bannière de Carillon, voulant réunir les différents traits identitaires des Québécois. Dernière grande victoire de Montcalm avant la conquête anglaise, ce drapeau Sacré-Cœur devint rapidement le plus puissant emblème des nationalistes au Québec. 1935 : L’Assemblée législative décide d’enlever le Sacré-Cœur sur le drapeau, car la présence d’un emblème religieux pose des problèmes. Par l’entremise de la SSJB, tout le monde en discutait à l’extérieur du parlement; les associations, les conseils municipaux, les paroisses, tout le monde demandait un drapeau officiel et national selon Omer Côté, ex-secrétaire de la province. Puis, le drapeau prend le nom de fleurdelisé au même moment où l’Union Nationale est fondée par le député trifluvien Maurice Duplessis. 2 décembre 1947 : Le député de l’opposition René Chaloult dépose une motion à l’Assemblée qui doit être débattue le 21 janvier 1948 afin de doter le Québec d’un signe distinctif, aussitôt récupéré par le chef de l’Union nationale, alors premier ministre du Québec, qui voyait en l’Église un puissant allié contre les syndicats et les communistes. Duplessis n’était pas opposé au fleurdelisé mais il avait quelques réserves. Il pensait

placer au centre les armoiries du Québec, ou encore une couronne rouge, qui symboliserait celle de France ou d’Angleterre. Toujours à l’affût d’une occasion pour s’attribuer du mérite, on raconte que n’acceptant pas qu’un membre de l’opposition puisse lui ravir la paternité d’un tel symbole, Maurice Duplessis prit tout le monde par surprise. Le 21 janvier 1948, peu avant trois heures de l’après-midi, Duplessis consacre le fleurdelisé emblème officiel du Québec par un arrêté unanime du Conseil des ministres, pour enfin remplacer le Union Jack. Au moment où il annonce la nouvelle en Chambre, le drapeau flotte déjà à la tour centrale de l’hôtel du Parlement. Selon certaines rumeurs, ce serait le drapeau Carillon qui flottait cette journée car le fleurdelisé n’a pas été disponible avant le lendemain, alors que, selon d’autres sources, Duplessis aurait même été obligé d’accepter le fleurdelisé, déjà mis en place par l’Ordre de Jacques-Cartier, aussi connu sous le nom de La Patente… Grâce à l’appui et au travail de la FSSJBQ, la fête de la Saint-Jean-Baptiste sera célébrée partout cette année-là avec le fleurdelisé, qui deviendra bientôt un puissant symbole de l’appartenance au Québec. Le Journal de famille qui renseigne sur tout titra : «La plus solennelle affirmation du fait français depuis 1867»! 9 mars 1950 : Le fleurdelisé est officiellement adopté en tant que drapeau national en vertu d’un décret, puis sanctionné par une loi. En héraldique, l’azur correspond au bleu (qui rappelle la couleur du blason des souverains de France qui régnèrent durant la domination française en Amérique) et

l’argent au blanc (composé de la croix de Saint Jean-Baptiste – patron des Canadienfrançais depuis 1908 – représentant la foi chrétienne et, de nos jours, la nordicité de la nation). Par ailleurs, ce n’est qu’en 1965 que le Canada se dotera à son tour d’un drapeau national, l’unifolié. 1977 : La Saint-Jean (24 juin) devient officiellement la fête nationale légale (fériée et chômée) sous le gouvernement de René Lévesque qui, en 1984, adopte une résolution proclamant le 24 mai Fête nationale du drapeau!

9 mars 1950 : Le fleurdelisé est officiellement adopté en tant que drapeau national en vertu d’un décret, puis sanctionné par une loi. Par ailleurs, ce n’est qu’en 1965 que le Canada se dotera à son tour d’un drapeau national, l’unifolié. 2001 : Un sondage mené par la North American Vexillological Association vota le fleurdelisé comme étant le plus beau drapeau provincial/territorial et le troisième plus beau drapeau de tous les États, provinces et territoires du Canada et des États-Unis d’Amérique. Symbole authentique de son origine française, de sa langue et de ses traditions les plus chères, la fleur de lys est devenue pour le peuple un signe d’espoir et d’affirmation. Vive le Québec, vive son drapeau!


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JEUX

Par Hubert Samson, étudiant à la maîtrise en Études québécoises à l’UQTR

Horizontalement :

Comme une goutte dans l’océan, comme un grain de sable dans les dunes, la moindre activité humaine affecte l’environnement. Il s’agit d’un effet papillon. Mais dans l’Ouest canadien, les papillons se cachent pour mourir…

Verticalement :

1. Fou 2. Note. Groupe agroalimentaire français (BSN). Strontium 3. Habitant. Ville du Chili 4. Exagérations des besoins sexuels chez la femme 5. Grand figuier de l’Inde. Cérium 6. Se dit d’une pomme mûrie par la chaleur d’août. Opalin 7. Me jetai en l’air avec violence sur. Lucifer 8. Boisson alcoolisée (anglicisme). Données 9. C’est-à-dire. Roi de France (888 - 898). Cuivre 10. Amusement. Patois picard parlé dans le Hainaut français 11. Régiment d’infanterie. Bavardât 12. Ville d’Égypte. Confiscation

Sudoku

1. Préposée aux civières 2. Évêque de Reims (437 - 530). Antilopes 3. Couvris de vapeur d’eau 4. Néodyme. Trottinette 5. Garou. Physicien américain (1911-1993) 6. Dans. Niaises 7. Fit un gros plan sur. Aiguisas 8. Sottise. Retira 9. Tube fluorescent. Apaisé 10. Qui renferme de l’huile de ricin. Désignation officielle de l’hôpital psychiatrique 11. Lichens filamenteux poussant sur les vieux arbres. Appâtai 12. Kama grec. Plus loin

Au pays de l’or noir, au pays des sables bitumineux, les cowboys de l’Ouest tirent à bout portant sur tout ce qui entrave l’économie capitaliste, la protection de l’environnement en premier lieu. Et pendant que les bandits du Far West engrangent les profits générés par l’industrie pétrolière, la terre vomit son goudron malodorant. L’hémorragie coule à flot. En s’écoulant dans les bassins hydrographiques, les sécrétions viciées s’insinuent dans le système sanguin de l’écosystème. Les fluides opaques couvrent la paroi des artères fluviales, contaminant ainsi la faune et la flore comme un cancer. L’arrêt cardio-vasculaire est proche, mais qui s’en soucie?

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Mots croisés

Le Fantasque

SOCIÉTÉ

Mots mystères Thème : Compositeurs (6 lettres) Bartok Bizet Boito Chambonnières Chostakovitch Dallapiccola Dargomyjski Dussek Liszt Milhaud Moussorgski

Obrecht Pedrell Perotin Poulenc Puccini Purcell Rakhmaninov Rameau Ropartz Rossini Roussel

Salieri Schmidt Severac Smetana Stamitz Strauss Tartini Tchaikovski Tippett Torelli Weill


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ARTS ET SPECTACLES LIGUE UNIVERSITAIRE D’IMPROVISATION DE TROIS-RIVIÈRES

Match spécial : la LUITR remporte les honneurs MÉLISSA BEAUPRÉ Arts et spectacles

La Ligue universitaire d’Improvisation de Trois-Rivières a disputé son premier match de l’année 2012 le 16 janvier dernier. Pour l’occasion, elle recevait la KOCUS de Sherbrooke. À la suite de deux prolongations, l’équipe de Trois-Rivières a finalement remporté le match par la marque de 9 à 8. C’est sous l’oeil attentif de l’arbitre Andréanne Tremblay que les deux équipes se sont affrontées lors de la soirée du 16 janvier. L’équipe spéciale de la LUITR était composée pour l’occasion de Maxime Tanguay (c), Pascal Cholette-Janson, Magali Brousseau-Arcand, Laurent Constantin et d’Antoine Gélinas. Du côté de la KOCUS, nous avons apprécié le jeu de Mathieu Muir (c), Valérie Toupin, Charles Tessier et de Félix-Antoine Huard. Quant à l’animation de la soirée, elle fut une fois de plus confiée à Mathieu Roy. La soirée a débuté de façon plutôt exigeante alors que le premier thème, Amour et Rénovations, devait se faire dans le style d’une comédie musicale. Un défi relevé avec brio par Pascal Cholette-Janson de la LUITR et par Valérie Toupin de la KOCUS. L’équipe de Trois-Rivières a d’ailleurs remporté le premier point de la soirée grâce à cette improvisation. Lors de cette première demie du match, les deux équipes ont, chacun à leur tour, marqué un point, ce qui s’annonçait déjà comme un match très serré. Parmi les meilleures improvisations de cette première demie, le public a eu droit à une émission pour enfants

sous le thème de l’écologie, des histoires de cafés pour L’épopée de Micheline Sansfaçon ainsi que deux histoires très différentes au sujet de la Neige sur Saint-Jean-des-Piles, où le joueur Antoine Gélinas a usé de ses talents de conteur afin d’aller chercher le vote du public. Coup de coeur pour la sixième improvisation de la soirée qui avait pour titre Ce n’est pas ce que je voulais dire et qui devait être interprétée à la manière de Carbone 14, une troupe de danse-théâtre expérimentale. Laurent Constantin, Pascal Cholette-Janson et Valérie Toupin ont fait honneur à ce thème en n’hésitant pas à user de la danse pour l’occasion.

Suspense jusqu’à la fin Le public de la Chasse-Galerie a été tenu en haleine jusqu’à la toute fin du match. En effet, le pointage a également été des plus serrés lors de la deuxième demie. Les deux équipes se sont franchement démarquées dans les improvisations, notamment dans celle formée par des anecdotes imposées, où le public a appris des informations fort intéressantes sur la puberté d’un des joueurs de la KOCUS ainsi que de croustillants détails au sujet d’une soirée où la LUITR participait à la Coupe universitaire d’Improvisation l’an dernier. Chapeau aux deux équipes pour la dernière improvisation qui n’avait pas de thème et où les joueurs des deux équipes ont présenté des scènes coupées des improvisations présentées tout au long de la soirée. Suite au vote, coup de théâtre! L’égalité était constatée chez les deux équipes, lesquelles ont été deux fois plutôt qu’une en prolongation. C’est finalement la LUITR qui a remporté les honneurs par la marque de 9 à 8. Un match très serré où, comme à l’habitude, l’équipe de Trois-Rivières a été des plus sympathiques avec les membres de l’équipe invitée.

PÉRIODE D’INSCRIPTION

La Semaine des découvertes culturelles Du 26 au 29 avril prochains se déroulera la Semaine des découvertes culturelles, quatre jours qui présenteront l’art sous toutes ses formes. La période d’inscription se terminant le 3 février 2012, il faut s’inscrire rapidement pour avoir la chance de faire partie de cette semaine spéciale. L’objectif est de favoriser la participation des citoyens de Trois-Rivières de tous les âges, de stimuler la créativité et l’expression de soi et de rendre accessibles les équipements et locaux de la Ville de Trois-Rivières. Cet événement culturel rejoint environ 900 artistes-citoyens à chaque édition et près de 6000 citoyens au niveau du public.

Les catégories Peu importe votre expérience, la Semaine des découvertes culturelles a une place pour

vous. Les disciplines ont été séparées en trois catégories, celle des arts visuels, celle des arts de la scène et le spectacle Création jeunesse qui concerne les 5 à 17 ans. Tout d’abord, dans la catégorie des arts visuels, les techniques sont multiples : la photographie, le dessin, le modelage, l’artisanat, ainsi que la peinture. Une dizaine d’expositions de tous genres confondus seront présentées. La catégorie des arts de la scène compte, elle aussi, plusieurs volets. Les artistes pourront démontrer leur talent en chant, en danse, en musique, en humour, sans oublier le théâtre. Plusieurs spectacles seront offerts au public. Les inscriptions doivent se faire avant le 3 février 2012 en complétant le formulaire qu’on retrouve sur le site internet du www.citoyen. v3r.net sous l’onglet Arts et culture. Les sélections se feront au cours du mois de février et les artistes sélectionnés seront contactés dans la dernière semaine de ce mois. (M.-M.C.)

Photo : M. Beaupré

Valérie Toupin de la KOCUS ainsi que Laurent Constantin et Pascal Cholette-Janson de la LUITR lors d’une improvisation à la manière Carbone 14, une troupe de danse-théâtre expérimentale.


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ARTS ET SPECTACLES

23 janvier au 5 février 2012

SPECTACLE DES ZAPARTISTES

Une revue mordante de l’année 2011 Le 6 janvier dernier, le groupe d’humoristes engagés Les Zapartistes était de passage au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières. La formation a présenté sa traditionnelle revue de l’année avec, comme à l’habitude, un humour grinçant qui nous fait prendre d’une meilleure façon les moments les moins glorieux de la dernière année. Dans le cadre de sa revue de l’année 2011, la formation des Zapartistes a été modifiée. Le groupe humoristique était composé de cinq membres lors du spectacle du 6 janvier dernier. Parmi ceux-ci, nous avons pu voir les performances de Christian Vanasse, Brigitte Poupart et de François Patenaude, les membres les plus anciens de la formation. Il s’agit plutôt de l’absence de François Parenteau qui a été remarquée. Rien à craindre, Parenteau n’était pas absent en raison d’un départ des Zapartistes, mais plutôt dans le cadre d’une pause pour l’artiste cette année. Il écrivait d’ailleurs sur le site de la formation : «Il m’est seulement apparu que cet exercice

récurrent d’analyser une actualité annuelle trop souvent désolante et répétitive dans le but d’en faire des jokes avait sérieusement usé certaines de mes connexions neuronales, et précisément celles qui servent dans l’exercice de mes fonctions zapartistes.»

«Nadeau s’est révélé comme un coup de cœur de la soirée par ses imitations de Stephen «Darth Vader» Harper, de Lucien Bouchard et d’un Jean Charest tout échevelé revenant du Plan Nord.» Néanmoins, son absence n’a pas nui à la qualité du spectacle, puisque deux nouveaux protagonistes ont été invités à participer à la revue de l’année 2011 des Zapartistes. Nous avons donc pu apprécier les talents de Vincent Bolduc et de Jean-François Nadeau. Alors que Bolduc a brillé pendant la soirée en incarnant notamment les personnages de Régis Labaume,

de Pierre Bruneau et de Boucar Diouf dans une parodie de l’émission Des kiwis et des hommes, Nadeau s’est révélé comme un coup de cœur de la soirée par ses imitations de Stephen «Darth Vader» Harper, de Lucien Bouchard et d’un Jean Charest tout échevelé revenant du Plan Nord. Une nouvelle mouture qui a donné de bons résultats dans cette revue de l’année qui, encore une fois, nous a rappelé qu’il valait mieux rire que de pleurer les moins bons coups de la politique québécoise et canadienne.

Vanasse, Poupart et Patenaude : des valeurs sûres En ce qui concerne les membres les plus anciens de la formation des Zapartistes, leurs performances ont été égales à celles auxquelles nous nous attendions. Christian Vanasse, un maillon important du groupe, a bien fait rire par ses imitations de Mario Dumont, de François «Papa» Legault, d’André Boisclair, de PierreKarl Péladeau (alias Citizen Karl) et même de Karl Marx. En ce qui concerne Brigitte Poupart, ses inter-

Photo : Courtoisie

De loin, la meilleure revue de l’année que nous ayons eue pendant la période des Fêtes. prétations de Pauline Marois et de la journaliste Joyce Napier pour ne nommer que celles-ci sont à noter parmi les plus drôles. Quant à François Patenaude, sa force réside en une narration punchée des événements de l’année. Pendant près de 2h30, le public a eu droit à un retour sur différents événements de l’année tels que le printemps arabe, la crise au Parti québécois, les gaz de schiste, les mouvements «Occupy» contre les banques, la vague orange qu’a connu le Québec en mai dernier et, bien entendu, un hommage aux grands disparus de l’année, à la fois humoristique et touchant. Zap 2011: une revue de l’année fort intéressante, de loin la meilleure que nous ayons eue pendant la période des Fêtes. (M.B.)

SPECTACLE RÉUSSI AU THÉÂTRE DU CÉGEP DE TROIS-RIVIÈRES

Cœur de pirate charme le public Depuis son premier album en 2008, les succès s’enchaînent pour la talentueuse Cœur de pirate. Le 14 janvier, elle était de passage au Théâtre du Cégep de TroisRivières afin de faire découvrir au public les pièces de son tout nouvel album Blonde, sorti en novembre dernier. Photo : Courtoisie

L’artiste n’a d’ailleurs pas tardé à présenter ses nouveautés puisqu’elle a débuté avec deux morceaux de son plus récent album, Verseau et Danse et Danse. La charmante Cœur de pirate était visiblement très heureuse de se trouver en sol trifluvien pour son premier concert de 2012 au Québec. La première partie de son spectacle était assurée par l’excellent Leif Vollebekk, un artiste folk originaire d’Ottawa. Il a offert une prestation d’une trentaine de minutes où il a présenté quatre pièces sur lesquelles il s’est accompagné à la guitare, au violon et à l’harmonica. Il a ensuite cédé sa place à l’artiste principale de la soirée. Cœur de pirate et ses quatre musiciens ont joué des pièces du premier album telles que Le long du large, Ensemble, Francis, Comme des enfants et Printemps. Cette dernière est d’ailleurs la seule qui a fait lever le public nombreux. Le Théâtre du

Cégep de Trois-Rivières était rempli à pleine capacité de fans qui fredonnaient les succès de la chanteuse. Sous son air timide et réservé, on pouvait apercevoir un beau sourire se décrocher du visage de l’artiste en voyant tous ces gens qui connaissaient ses chansons. En ce qui concerne les pièces de l’album Blonde, Cœur de pirate s’est montrée audacieuse en jouant la presque totalité de son album. Celles qui ont suscité le plus de réactions sont Place de la république et Brutal Hearts, chanson qui se retrouve interprétée en duo sur le disque Light the Horizon de Bedouin Soundclash. Deux mois après la sortie de son deuxième album, Cœur de pirate a reçu un disque platine pour ses 100 000 exemplaires vendus. Elle les doit entre autres à sa pièce Adieu qui se retrouve au top des palmarès. La chanteuse a décidé de

terminer son spectacle avec cette chanson, sans pour autant dire adieu à son public. Après de longues minutes d’ovation pour l’auteure-compositrice-interprète, elle est revenue pour jouer seule au piano Golden Baby, ce qui a mis fin à la soirée. Avec ses couleurs énergiques et son décor original, le spectacle était d’une qualité exceptionnelle. Que ce soit pour sa voix, ses talents de musicienne ou sa mystérieuse personnalité, Cœur de pirate est une artiste à découvrir et à suivre dans ses futurs projets. Sa visite à Trois-Rivières précédait un court voyage aux États-Unis où elle sera en spectacle à Philadelphie, Washington, New-York et Boston du 24 au 28 janvier. Béatrice Martin alias Cœur de pirate sera de retour en Mauricie le 25 février pour un concert au Centre des arts de Shawinigan. (M.-M.C.)

Semaine du 16 au 22 janvier 2012 Jeudi à 14h, vendredi à 17h et lundi à 13h à CFOU

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes Salomé Leclerc Marc Déry Les Houlala Le Grand Nord Benoit Rocheleau Das Phonambule On a créé un monstre Cœur de Pirate Galaxie

Pièces Ne reviens pas L’Astroblème Tu dozes Fille de feu Viens-t’en Armé Tel un naufrage 5,0 Adieu Mélodie mécanique

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes The Decemberists Hanni El Khatib Ox Bruce Peninsula The Jezabels Duchess Says Nans & Nat The Barr Brothers The Kooks Steve Hill

Pièces E. Watson Built, Destroy, Rebuilt Indie Rock Radio Nation Chupacabra Endless Summer Time To Reiterate Huntington Give the Devil Back His Heart Junk of the Heart (Happy) It Ain’t Cool


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LES NOUVEAUTÉS DE L’ONF À TROIS-RIVIÈRES

Quand le cinéma envahit la ville! MARIEMICHÈLE CARON Arts et spectacles

Les nouveautés de l’Office National du Film du Canada (ONF) célèbrent cette année leur 15e édition à Trois-Rivières. Pour l’occasion, le rendez-vous cinématographique qui aura lieu du 19 janvier au 23 février propose plusieurs nouveautés. L’ONF, en collaboration avec la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, offrira cette année un événement qui s’étalera sur cinq semaines plutôt que trois, présentant ainsi le double de documentaires et de courts-métrages que par les années passées. Les sept documentaires sélectionnés sont saisissants, chargés en émotions et traitent de sujets d’actualité. Ils seront tous précédés d’un court-métrage d’animation allant de 4 à 9 minutes. Aussi, des échanges avec le réalisateur ou un invité sont

prévus après les visionnements. Pour leur 15e anniversaire, en plus d’augmenter la durée de deux semaines, les Nouveautés de l’ONF ajoutent quatre lieux de diffusion aux trois endroits de projections traditionnels. Depuis les débuts de l’événement, les documentaires sont présentés à la salle Anaïs-Allard-Rousseau, à la Bibliothèque Gatien-Lapointe et au CinéCampus. Cette année, à ces lieux s’ajoutent le Boréalis, le Centre culturel Pauline-Julien, le Centre d’exposition Raymond-Lasnier et la salle Louis-Philippe-Poisson. L’ONF à Trois-Rivières jouit maintenant d’une plus grande visibilité à travers la ville et pourra ainsi rejoindre plus de 10 000 personnes.

À l’affiche Le documentaire Trou Story sera présenté le 19 janvier et le 2 février à titre de film d’ouverture de l’événement. Réalisé par Richard Desjardins et Robert Monderie, le documentaire touchera ceux qui ont à cœur l’environnement, la santé et l’économie du pays. Le documentaire On me prend pour une chinoise! de Pauline Voisard est une œuvre qui a

PARC DE L’ÎLE SAINT-QUENTIN

Aimer l’hiver, facile! Photo : Courtoisie

Le Parc de l’île Saint-Quentin prend tous les moyens pour rendre l’hiver agréable et amusant. Pour toute la saison hivernale, le Parc offre une multitude d’activités qui plairont à tous. Rares sont les endroits à Trois-Rivières où l’on peut s’amuser dehors, à bas prix et avec cinq sports d’hiver différents. Le Parc de l’île Saint-Quentin est le lieu idéal pour se divertir à l’extérieur. Il offre un magnifique sentier de patin à glace de 3,5km. Il est même possible de patiner aux flambeaux tous les samedis soirs de 17h à 21h. De plus, des sentiers de ski de fond sont aménagés et on y retrouve des pistes de 1km, 2,4km et de 3,5km. Si le ski et le patin ne vous sont pas familiers, une promenade en raquette sera un choix tout indiqué. Le Parc de l’île Saint-Quentin est aussi équipé d’une patinoire de hockey ainsi que de glissades sur tube. Pour les adultes, le coût d’entrée est de 4,50$ et les heures d’ouverture sont de 11h à 16h30 en semaine et de 9h à 21h la fin de semaine. Ne soyez pas déçus; allez consulter les conditions de chacune des activités sur le site internet www.ilest-quentin.com. Un pourcentage des conditions est attribué selon la situation météorologique. (M.-M.C.)

Photo : Courtoisie

Photo : Courtoisie

Socalled, le film avec l’artiste Josh Dolgin. eu beaucoup de succès au Festival des films du monde et qui a été présentée à guichets fermés

au cinéma de l’ONF. Il sera diffusé le 25 janvier à la salle Anaïs-Allard-Rousseau. L’événement de clôture est le point fort de la programmation. L’ONF nous offre Socalled, le film, en plus du spectacle! Le 23 février à la salle Louis-Philippe-Poisson, ce sera la projection du documentaire Socalled, le film qui met en vedette l’artiste multidisciplinaire Josh Dolgin. La vedette de renommée internationale est filmée dans son quartier montréalais, mais aussi à New York, en France et en Ukraine. À 20h30, c’est à la salle Anaïs-Allard-Rousseau que les gens pourront voir l’artiste en spectacle. L’agente de partenariat de l’ONF Diane Hétu, qualifie ce programme double de «soirée éclatante!» Les autres documentaires présentés sont Grace, Milly, Lucy… des fillettes soldates le 24 janvier, Les fros le 26 janvier, À la guerre comme à la guerre le 30 janvier et Une force de la nature : David Suzuki le 1er février. La programmation complète des Nouveautés de l’ONF est disponible sur le site www.culture. v3r.net et sur le blogue de l’ONF au www.onf. ca/trois-rivieres. Toutes les projections seront présentées gratuitement.


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ARTS ET SPECTACLES

23 janvier au 5 février 2012

CENTRE D’EXPOSITION RAYMOND-LASNIER

Deux nouvelles expositions MÉLISSA BEAUPRÉ Arts et spectacles

Jusqu’au 12 février prochain, le Centre d’exposition Raymond-Lasnier présente deux nouvelles expositions fort différentes. Il s’agit de La Quête – Histoire d’équilibre de Karine Hébert et d’Érosion de Valérie Guimond et de Mylène Gervais. Peinture et estampes sont les techniques à l’honneur dans le cadre de ces deux nouvelles expositions. De plus, il s’agit du travail fort intéressant de trois artistes féminines que présente le CERL ce mois-ci. La première salle est consacrée aux oeuvres de l’artiste abitibienne Karine Hébert. Celle-ci présente un important corpus d’œuvres réalisées entre 2005 et 2011 et qui explorent l’idée de la quête d’équilibre à travers la représentation du corps féminin. Il s’agit d’une quête qui se veut à la fois psychologique et physique, représentée par une série d’œuvres teintées de rouges éclatants qui sont à la fois synonymes de douleur et de passion. Le travail de Karine Hébert est fait à partir de bâtons d’huile, médium qui permet une création organique des œuvres et leur donne beaucoup de texture. Tout au long de l’exposition, les visiteurs auront droit à la vision de l’artiste

concernant cette quête d’équilibre et des bouleversements des états d’âme de l’être humain. Une vision prenante du corps féminin, à la fois sensuel et érotique, représentant la recherche de cet état de grâce.

Photo : M. Beaupré

Une vision prenante du corps féminin, à la fois sensuel et érotique, représentant la recherche de cet état de grâce. Il s’agit d’une très belle exposition où le visiteur doit absolument plonger dans la réflexion de cette quête d’équilibre afin de profiter au maximum des œuvres présentées. De plus, il est très intéressant de voir le travail d’une artiste qui n’est pas de la région. Karine Hébert se spécialise dans plusieurs autres types d’art, que ce soit l’illustration pour enfants, des projets de performance ou la photographie. Ce dernier médium devrait notamment prendre une place très importante pour les prochains projets à venir chez cette artiste. Une belle découverte!

Valérie Guimond et Mylène Gervais – Érosion Le travail des deux Trifluviennes se retrouve dans la deuxième salle du Centre d’exposition Raymond-Lasnier. Les deux artistes titulaires d’un baccalauréat en arts plastiques de l’UQTR proposent une série d’estampes très originales dans ce projet qui a d’ailleurs voyagé jusqu’au

Les œuvres de Karine Hébert se caractérisent par l’utilisation de rouges éclatants et une vision prenante du corps féminin. Mexique, précisément à l’Universidad de las Ciencias y artes de Chiapas. Le tout, dans le cadre d’un atelier de collagraphie en février 2011. Les œuvres de Valérie Guimond et de Mylène Gervais posent un regard sur l’usure de l’habitat et sur une remise en question de nos milieux de vie. La présence récurrente d’oiseaux et de fils barbelés dans les œuvres témoigne de cette contradiction entre l’aisance de l’habitat et la rudesse que peut comporter

celui-ci. D’ailleurs, on retrouve l’installation d’un immense nid de fils barbelés dans la salle d’exposition, ce qui offre ainsi un rappel à ceux représentés dans les estampes. Ces éléments accompagnent différents personnages rachitiques, lesquels sont touchés par cette érosion créée par le passage du temps sur leurs corps. Les sujets de leurs œuvres touchent le malaise et le déni, mais l’utilisation de couleurs vivantes donne une tout autre dimension aux œuvres. À voir absolument.

JEUX DU QUÉBEC À SHAWINIGAN

Véronique Marcotte à la mise en scène Depuis la mi-décembre, nous savons qui remplacera Bryan Perro concernant la mise en scène des cérémonies d’ouverture et de clôture de la 47e finale provinciale de Jeux du Québec à Shawinigan. Il s’agit de Véronique Marcotte, auteure, metteure en scène et native de la région. Véronique Marcotte vit de l’écriture et de la mise en scène depuis 1999. Outre l’écriture de romans (Véronique a lancé en novembre dernier Aime-moi, son quatrième roman qui a reçu, jusqu’à maintenant, d’excellentes critiques), elle possède de nombreux projets d’envergure à son actif. On compte notamment la direction artistique de la Fête du Canada en 2009 sur la Colline parlementaire à Ottawa, le mandat de deuxième assistante au metteur en scène Denis Bouchard et régisseure de plateau lors du Coup d’envoi du 400e anniversaire de la ville de Québec et plusieurs autres. Des événements d’envergure qui prouvent que la jeune femme possède le talent et la créativité afin de participer à ce grand défi que représente la mise en scène des cérémonies d’ouverture et de clôture de la finale provinciale des Jeux du Québec à Shawinigan. Véronique Marcotte possède un style

éclaté, tant au niveau de l’écriture que de la mise en scène. Un style rafraîchissant qui fait en sorte que la jeune femme se démarque du lot et qui justifie sa nomination au sein du COFJQ. Il s’agit donc d’une excellente nouvelle pour celle qui habite Montréal, mais qui a vécu de nombreuses années en Mauricie. L’année 2012 s’annonce donc chargée pour Véronique Marcotte, qui signe également l’adaptation de la pièce Orange Mécanique qui sera présentée au Théâtre de l’Olympia en février 2013. (M.B.)

Photo : Mathieu Rivard

Véronique Marcotte, originaire de la Mauricie, signera la mise en scène des cérémonies d’ouverture et de clôture de la 47e finale provinciale des Jeux du Québec à Shawinigan.


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SPORTS DÉBUT DE SAISON VICTORIEUX

Les Patriotes l’emportent 2-1 MAGALIE CHAUVIN Sports

La bête noire de l’équipe de soccer féminin de l’UQTR n’est plus! Les Patriotes filles ont finalement vaincu le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke dimanche le 15 janvier dernier, après avoir encaissé plusieurs défaites contre cette équipe au cours des saisons précédentes.

Au froid glacial qu’il faisait ce dimanche, plusieurs se réjouissaient de retrouver le confort intérieur du Centre Alphonse-Desjardins et de revoir les Pats à l’œuvre. D’autant plus que la saison hivernale s’était très bien amorcée pour la troupe de Ghyslain Tapsoba. Cette victoire signifie beaucoup pour le pilote et il s’est dit satisfait du travail effectué par ses joueuses : «On commence la saison du bon pied et c’est la première fois que nous battions l’Université de Sherbrooke!» La première demie de jeu a toutefois été plutôt tranquille. L’action s’est principalement déroulée en milieu de terrain et les gardiennes

Photo : M. Chauvin

de but n’ont pas été souvent confrontées à l’adversaire. Cela a permis aux partisans de revoir à l’œuvre les joueuses de l’UQTR et de découvrir aussi les nouveaux visages qui ont fait leur apparition dans l’alignement des Pats. Il a fallu attendre plus de 60 minutes avant de voir une équipe s’inscrire au pointage. Le Vert et Or a pris les devants en deuxième période avec un tir localisé dans la cage supérieure et la gardienne trifluvienne Stéphanie Rousseau n’a pu bloquer le ballon.

«On commence la saison du bon pied et c’est la première fois que nous battions l’Université de Sherbrooke!» – Ghyslain Tapsoba Les Pats ont toutefois répliqué alors qu’il ne restait que 19min35 à la demie. La milieu de terrain Josiane C. Pothier a tiré avantage d’un lancer franc et a égalisé la marque 1-1. Alors qu’il ne restait que huit minutes au match, Marie-Michèle Lapointe a déjoué la gardienne du Vert et Or, permettant ainsi aux Pats de prendre l’avance et de dominer leurs rivales. Cette avance a motivé la troupe universitaire de l’UQTR qui a manqué de belles opportunités de

Les Patriotes étaient fières de leur victoire.

Hockey

Natation

Mercredi 25 janvier à 19h vs. Concordia (Colisée de Trois-Rivières)

Championnat RSEQ – Réseau du sport étudiant du Québec 11 et 12 février à 10h (CAPS)

Mardi 31 janvier à 19h vs. McGill (Colisée de Trois-Rivières) Vendredi 3 février à 19h vs. Queen’s (Aréna de Trois-Rivières O.)

marquer en fin de match. Alors qu’il ne restait que 2 minutes de jeu, la gardienne de but du Vert et Or a cédé sa place après s’être blessée en voulant arrêter une joueuse des Patriotes.

Des vacances bénéfiques Les vacances du temps des Fêtes ont porté fruit. Les filles étaient prêtes et motivées à retourner sur le terrain. Un programme d’entrainement leur avait été remis durant le congé afin qu’elles puissent garder la forme et cela s’est avéré payant selon l’entraîneur-chef Ghyslain Tapsoba. «Les filles ont suivi le programme de façon assidue et ça paraissait sur le terrain aujourd’hui.» N’ayant pas de match à l’horaire la semaine prochaine, les joueuses de soccer féminin bénéficieront de six séances d’entrainement afin d’être prêtes pour le prochain affrontement. L’entraineur-chef est content de l’issu de la partie d’aujourd’hui, mais il reste encore quelques petits trucs à travailler. «Les filles doivent apprendre à mieux circuler avec la balle. Nous avons perdu beaucoup de ballons aujourd’hui et nous allons travailler là-dessus au courant des prochaines pratiques», précise Tapsoba. Elles visiteront donc la grande métropole le 29 janvier prochain et se mesureront aux joueuses de l’UQAM.


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23 janvier au 5 février 2012

SPORTS

DUR RETOUR AU JEU POUR LES PATS

L’UQTR s’incline 4 à 1 contre l’Université de Sherbrooke MAGALIE CHAUVIN Sports

La formation de soccer masculin de l’UQTR n’a pas effectué le retour en force souhaité en laissant leurs rivaux de l’Université de Sherbrooke filer avec la victoire. La saison intérieure s’annoncet-elle comme une réplique de l’automne dernier? Les Pats ont pourtant imposé leur rythme en inscrivant leur premier but après 11 minutes de jeu. Le #19, Abdoulaye Kante, a été à l’origine de cette avance avec un tir puissant. Le Vert et Or a riposté alors qu’il restait moins de 15 minutes de jeu, créant ainsi l’égalité jusqu’à la mi-temps. La parité n’aura pas duré longtemps en deuxième demie. À peine trois minutes de jeu écoulées au tableau indicateur, qu’un joueur de l’Université de Sherbrooke déjouait la défensive des Pats par un tir au sol bien positionné dans le coin droit. Le Vert et Or menait donc 2-1. Les Sherbrookois ont par la suite déjoué à deux reprises le gardien de but Raphaël BélangerVaillancourt et sont repartis avec la victoire.

Selon l’entraineur-chef de l’équipe masculine de soccer, Pierre Clermont, le pointage final ne reflète pas la réalité de la partie. «On ne devrait pas perdre contre une équipe de la sorte, surtout pas avec un pointage de 4 à 1. On devrait à tout le moins annuler», a ajouté Clermont. Ce dernier est tout de même satisfait de la première demie, mais avoue que les joueurs ont moins bien livré la marchandise lors de la deuxième période. «La défensive a bien joué son rôle, mais on a pêché en ce qui a trait à la conservation du ballon.» La perte de Guillaume Surot en début de partie à la suite d’une blessure au dos n’a pas aidé l’équipe.

Photo : M. Chauvin

Photo : M. Chauvin

Il y a eu de l’action devant le but des Patriotes en deuxième période.

«On ne devrait pas perdre contre une équipe de la sorte, surtout pas avec un pointage de 4 à 1. On devrait à tout le moins annuler.» – Pierre Clermont Alignement important à l’infirmerie Les Patriotes ont entrepris la saison de soccer intérieur avec une formation mal en point. Plusieurs joueurs manquent à l’appel et cette partie n’allait pas aider l’équipe. Alors que le nouveau capitaine Jean-François Fournier s’est fracturé

le pied avant Noël, l’attaquant Émile DufourGallant, le milieu de terrain Michel Carbonneau et Seiffedine Dhaoui sont également blessés. Ajoutez à cette liste le meneur de jeu Guillaume Surot ainsi que Justin Beausoleil, qui a subi une petite commotion à la suite d’un coup de coude reçu derrière la tête en première période. Tout un casse-tête pour le pilote de l’équipe Pierre Clermont qui doit diriger un alignement décimé. Le fait de jouer avec un nombre élevé de blessés permet toutefois à l’entraineur de

découvrir de nouveaux joueurs. «Certains membres de l’équipe ont pu profiter de temps de jeu et c’est intéressant de revoir des joueurs qui avaient peut-être moins bien performé à l’automne revenir sur le terrain et offrir une bonne performance.» L’objectif de Clermont est de s’assurer que bon nombre de joueurs retrouvent leur forme d’ici la rencontre du 29 janvier contre l’UQAM. La semaine prochaine, les Patriotes de l’UQTR affronteront l’Académie de l’Impact au Centre Alphonse-Desjardins dès 16h.

ÉLOGE D’UN CAPITAINE BLESSÉ

Le profil sportif de Jean-François Fournier Blessé au pied depuis le 1er décembre, le nouveau capitaine de l’équipe de soccer masculin, Jean-François Fournier, nous fait découvrir l’univers de soccer dans lequel il baigne depuis l’âge de cinq ans.

taine. C’est un poste où tu as moins droit à l’erreur puisqu’il faut montrer l’exemple. Tu es une sorte de modèle pour les autres joueurs de l’équipe.»

Un avenir en soccer, est-ce possible? Avec un parcours sportif assez étoffé, JeanFrançois a su se tailler rapidement une place au sein des Pats depuis les deux dernières années. Son expérience acquise auprès de nombreuses équipes de soccer de haut calibre lui a permis de devenir l’athlète accompli qu’il est aujourd’hui. Vous avez sûrement entendu parler de ce joueur qui a marqué le but vainqueur, en fusillade, lors de la finale hivernale 2011. Cette finale demeure mémorable pour ce natif de Lavaltrie. «C’était un moment intense! La foule était nombreuse et il régnait toute qu’une ambiance!» Ce but a non seulement permis à son équipe de remporter les honneurs, mais l’a aussi aidé à se mériter le prix d’athlète de l’année en avril dernier.

Nouveau rôle, nouvel objectif Ces années d’efforts ont été récompensées plusieurs fois et la preuve est que son entraineur actuel, Pierre Clermont, vient de l’honorer du titre de capitaine. «Jean-François est un bon joueur technique et il est physiquement très fort. C’est un joueur présent qui sait rallier le groupe.» Le rôle de capitaine vient avec son lot de responsabilités et Fournier compte bien livrer la marchandise : «C’est une fierté de représenter les couleurs de l’Université en tant que capi-

Ce passionné de soccer souhaite faire carrière dans ce sport, mais il est conscient que de percer dans le domaine n’est pas évident. «Je préfère me fixer des objectifs à court terme au lieu de me projeter dans l’avenir et de rêver.» Quel but s’est-il fixé d’ici la prochaine année? «J’aimerais faire partie de la délégation nationale universitaire à l’été 2013.» S’il lui est impossible de faire carrière en tant que joueur, l’étudiant en kinésiologie pourrait travailler avec des joueurs de soccer professionnels à qui il pourra prodiguer ses bons soins et conseils. Si tout se déroule bien, Jean-François devrait rejoindre les rangs de son équipe dès la fin du mois de février. «Lors de mon retour au jeu, je ne veux pas que ça paraisse que je me suis cassé le pied et que je me remets d’une blessure.» Parole de capitaine! (M.C.) Photo : Patriotes


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SPORTS

PROFIL DE PATRIOTE

Olivier Hotte sous les projecteurs MAXIME PRONOVOST Sports

De l’Arizona à Trois-Rivières pour jouer au hockey et poursuivre ses études en sciences de l’éducation physique, Olivier Hotte a un parcours des plus intéressants. La recrue des Patriotes, qui a disputé son premier match dans l’uniforme trifluvien le 6 janvier dernier, a offert une performance exceptionnelle, soit 4 passes dans une victoire de 7 à 5 sur l’Université Carleton. Le hockeyeur de 21 ans, originaire de Mirabel, s’ouvre à Zone Campus le temps d’une entrevue. Il y a quelques semaines à peine, Hotte était en Arizona et jouait pour les Sundogs, une équipe de la Central Hockey League affiliée aux Coyotes de Phoenix, tout juste avant d’atteindre le seuil de la ligue américaine. Les Sundogs étant au dernier rang, l’opportunité de pouvoir continuer de jouer au hockey professionnellement avec une équipe performante tout en poursuivant des études, Hotte a donc saisi l’occasion de venir à Trois-Rivières : « Je voulais me joindre à des gagnants» dit-il d’un ton amusé.

«Dans l’équipe, présentement, les gars sont motivés à jouer, ils veulent gagner. On est conscient qu’on a une bonne équipe. On veut aller chercher le championnat canadien.» – Olivier Hotte «L’Arizona ça a été bien, c’est une belle expérience par rapport à la place, j’ai été bien traité et l’adaptation a été facile dans le sud. Quoiqu’on est laissé à soi-même, et il y avait le hockey seulement. Le calibre est un peu plus fort.» En comparant le type de saison, on comprend rapidement qu’il n’y avait qu’à se concentrer au hockey, 66 parties sont jouées dans une saison de la Central Hockey League versus 29 dans la ligue où évolue les Patriotes. Cependant l’adaptation d’Olivier se fait très rapidement à l’UQTR, puisque selon lui, la routine par rapport à sa discipline est semblable. Approché dans le passé pour venir jouer pour les Patriotes, le numéro 23 dit avoir eu peur de regretter de manquer l’expérience de jouer pour les Sundogs. Pour lui, il fallait vivre cette expérience, malgré le fait d’être éloigné de sa famille. Il ne regrette rien de son passage au sud de la frontière, mais le retour au bercail était inévitable : «J’ai pesé le pour et le contre, j’ai pensé aux études, aux bourses offertes, aux bonnes conditions et ça insiste à reconsidérer (rire). L’adaptation à Trois-Rivières a été facile, les gars sont plus de mon âge, c’est la température qui fait changement. (rire)»

Il faut croire que l’adaptation a été facile puisqu’à son premier match avec les Patriotes, Olivier Hotte a aidé son équipe à gagner en créant plusieurs opportunités et en accomplissant l’exploit d’avoir 4 passes à son actif dans un premier match, en étant nouvellement arrivé au sein de l’équipe. Il s’est dit surpris de l’exploit : «Je suis le premier surpris, je ne promettrai pas ça à chaque game. Honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je ne connaissais pas trop le calibre, même si j’ai déjà joué contre quelques gars de l’équipe dans le junior. C’était ma première fois avec la ligue universitaire, même si on a pratiqué toute l’équipe en retraite fermée.»

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20E ÉDITION DU TOURNOI DE SOCCER «INVITATION COLLÉGIALE LES PATRIOTES»

De la relève à l’UQTR Photo : Courtoisie

Le goût de la victoire Lors de son année recrue dans la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec, au sein des Voltigeurs de Drummondville, Hotte a remporté, avec ses coéquipiers, la Coupe du Président, remise à l’équipe victorieuse suite aux séries éliminatoires de fin de saison. Par la suite, l’attaquant a passé une autre année à Drummondville avant d’être échangé à Acadie-Bathurst. Son intérêt de gagner est toujours le même, à Trois-Rivières comme ailleurs : «Dans l’équipe, présentement, les gars sont motivés à jouer, ils veulent gagner. On est conscient qu’on a une bonne équipe. On veut aller chercher le championnat canadien.»

Pour le futur Dans quelques années, pour ce qui est du hockey, Olivier croit qu’il serait possible d’évoluer dans une ligue en Europe ou de retourner aux États-Unis. Questionné à propos de l’éternel rêve de jouer un jour dans la Ligue Nationale, Hotte répond ceci : «Si ça a à se faire, ça se fera. Mais ce n’est pas pour l’an prochain, c’est à long terme. Il y a des dépisteurs qui viennent voir parfois, c’est pas impossible, mais c’est vraiment pas fait encore. Si je reste motivé, tant mieux. Ça reste un rêve. Il ne faut pas brûler d’étapes.» Photo : Patriotes

Olivier Hotte a disputé son premier match le 6 janvier dernier.

L’équipe gagnante masculine : Les Élans du Collège FX-Garneau.

MAGALIE CHAUVIN Sports

La 20e édition du tournoi de soccer «Invitation collégiale les Patriotes» s’est déroulée le week-end du 7-8 janvier. Question de commencer l’année en beauté et de promouvoir l’avenir du soccer à l’UQTR, les Patriotes ont pu voir à l’œuvre plusieurs jeunes joueurs prometteurs. Ce sont 23 équipes collégiales québécoises qui se sont présentées au tournoi afin de compétitionner contre de nouvelles équipes et faire valoir leur talent auprès des membres des Patriotes. Cette année, le calibre de jeu s’est avéré un peu plus faible qu’en 2011, mais les deux entraineurs des formations universitaires, Pierre Clermont et Ghyslain Tapsoba, ont approché de futurs joueurs et joueuses potentiels afin de leur proposer le programme sport-étude de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ceux qui se sont démarqués du lot feront davantage partie de l’alignement de 2013 puisqu’ils ne termineront pas leurs études cette année.

Les résultats académiques avant les résultats sportifs Les entraineurs tentent évidemment de recruter de bons joueurs, mais misent aussi sur l’aspect académique. «Nous ne voulons pas d’athlètes qui ne seront parmi nous qu’une seule saison et qui n’ont pas à cœur leurs études.» C’est ce qu’a déclaré l’entraineur-chef de la formation masculine, Pierre Clermont, qui se donne comme mandat d’avoir au sein de son équipe des étudiants-athlètes.

«Nous ne voulons pas d’athlètes qui ne seront parmi nous qu’une seule saison et qui n’ont pas à cœur leurs études.» – Pierre Clermont Est-ce que l’UQTR est une université convoitée par la relève en soccer? Pierre Clermont croit que les deux équipes sont bien reconnues et la renommée des différents programmes d’études offerts à l’UQTR contribue aussi à la venue de certains athlètes. «Nous sommes la seule université à offrir un camp d’entraînement en France et cela suscite l’intérêt de plusieurs jeunes joueurs.»


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23 janvier au 5 février 2012

SPORTS

D’UNE FOULÉE À L’AUTRE

Les formules toutes faites MAXIME BILODEAU Chroniqueur

Je déteste les formules toutes faites et ce, peu importe le domaine dans lesquelles elles s’inscrivent. Mais je les déteste encore plus lorsque celles-ci ont trait au conditionnement physique et à la mise en forme. Qu’est-ce que j’entends par «formules toutes faites»? Vous savez, tous ces plans d’entraînement et diètes alimentaires supposément efficaces promettant mille et un résultats en un temps record que l’on retrouve principalement (et sans surprise) dans les revues et sites internet grand public et qui sont endossés sans vergogne par les Josée Lavigueur de ce monde. Pourquoi me répugnent-elles? Pour la simple et bonne raison qu’elles simplifient (infantilisent?) quelque chose qui, à la base, est extrêmement complexe et qui, conséquemment, nécessite bien plus qu’une formule s’apparentant à du copier-coller. Pour vous faire un parallèle, c’est comme si vous regardiez une émission de décoration à Canal Vie et décidiez à la suite de ce visionnement de vous construire une maison de A à Z. Inutile de vous dire que cette idée ne viendrait probablement même pas en tête de la majorité des individus. Si toutefois elle venait par pur hasard (ou pure folie, c’est selon) s’y déposer, elle aurait tôt fait d’être expulsée par ce que l’on nomme le gros bon sens. En effet, à l’aide d’arguments matériels et logistiques tous plus flagrants les uns que les autres, celui-ci nous ferait réaliser l’ampleur de la tâche et l’illogisme de l’entreprise. Et pourtant, lorsqu’il est question de conditionnement physique, c’est comme si ce même gros bon sens prenait le bord chez ces mêmes individus. Je ne sais pas si c’est le désespoir causé par la vue de leur état de forme et/ou de santé ou simplement le manque de connaissances et d’informations quant à la chose sportive qui cause ce comportement dépourvu d’inhibitions face aux formules toutes faites, mais disons que celuici est assez inquiétant. Non seulement il mène à de nombreuses dérives et déceptions (dont la fameuse reprise de poids à la suite d’un régime tout simplement impossible à suivre et inadapté à la réalité de l’individu), mais en plus, et surtout, il cause un tort incroyable à la réputation de l’activité physique. Et oui, il lui colle une étiquette de chose simple et facile à faire, ne nécessitant pas trop de connaissances et pouvant être apprise dans un livre voire même, comble de l’insulte, dans une revue populaire. En voulant tout standardiser et en offrant une ligne directrice universelle, ces formules bafouent le plus important des principes d’entraînement, soit celui d’individualisation

qui veut que «tout programme d’entraînement doit prendre en compte les besoins spécifiques et les capacités de l’individu pour lequel il a été réalisé». La raison derrière ce principe est fondamentale (élémentaire) : aucun être humain ne possède la même capacité d’adaptation au stimulus d’entraînement pour la simple et bonne raison que tout un chacun est doté d’une génétique qui lui est unique. Concrètement, cela signifie qu’aucun individu ne devrait jamais adhérer exactement au même programme d’entraînement que son voisin. Vous comprendrez qu’en se fiant à des formules toutes faites prises à gauche et à droite, c’est exactement le contraire qui se produit. Idem lorsqu’on fait affaire avec un entraîneur peu scrupuleux (ou simplement blasé) qui propose, à quelques différences près, le même programme d’entraînement à sa clientèle depuis de trop nombreuses années.

Et n’oubliez pas que pour tripper sur quoi que ce soit dans la vie (comme le sport et l’entraînement), il faut invariablement se faire un peu chier pour l’apprendre. Tel que mentionné précédemment, il est non seulement contre-productif de procéder ainsi, mais c’est également le meilleur moyen de passer à côté de l’essentiel de la démarche d’entraînement. Qu’est-ce que l’essentiel, me demanderez-vous ? C’est un bagage de connaissances à partir duquel un individu puise pour initier des changements durables qui se traduiront par l’atteinte d’objectifs définis. Autrement dit, c’est la capacité de savoir ce que l’on fait au lieu de bêtement se le faire dicter par autrui. Car s’entraîner, ce n’est pas seulement un petit projet banal que l’on mène lorsque la saison estivale, synonyme de frivolité vestimentaire, se pointe le bout du nez. Non, s’entraîner, c’est un cheminement à part entière qui comporte son lot d’apprentissages, de remises en question et surtout d’échecs. Ces possibilités de revers sont d’ailleurs ce qui différencie les formules toutes faites des vraies démarches d’entraînement. Alors que les premières vous bercent d’illusions, les secondes vous gardent fermement les deux pieds sur terre. Alors que les premières vous déçoivent immanquablement, les secondes vous outillent pour mieux vous relever lorsque vous serez soumis à l’adversité. En définitive, je ne peux que vous suggérez de vous méfier de ces ouvrages et méthodes soi-disant scientifiques qui, en vous promettant monts et merveilles, trahissent d’emblée le caractère rigoureux et objectif de ce qu’est la Science de l’entraînement. Et n’oubliez pas que pour tripper sur quoi que ce soit dans la vie (comme le sport et l’entraînement), il faut invariablement se faire un peu chier pour l’apprendre.

PATRIOTES HOCKEY

Victoire de l’UQTR 7 à 5 sur Carleton MAXIME PRONOVOST Sports

Pour le premier match de 2012 des Patriotes, les Ravens étaient en ville. Brandon MacLean, le capitaine et meilleur marqueur des Ravens de l’Université Carleton d’Ottawa, a su profiter de sa rapidité et d’un tir du poignet précis en tout début de première période pour ouvrir la marque en moins d’une minute. Sans être intimidé, quoique tout de même surpris par la rapidité de MacLean, Guillaume Nadeau a su se reprendre par la suite en effectuant des arrêts importants qui ont pu ralentir les ardeurs des Ravens tout au long du match. Le premier but des Ravens n’a pu qu’être un catalyseur pour les Patriotes, qui ont eu le momentum pour toute la partie. Toujours en début de premier tiers, le défenseur Maxime Robichaud a tiré son épingle du jeu en servant une solide mise en échec à un des ailiers des Ravens, empêchant ainsi toute tentative de l’équipe adverse de s’installer en zone offensive. Charles Betty et Félix Petit marquaient un peu plus tard en première période. Félix Petit s’est démarqué du lot de joueurs en inscrivant le but qui allait montrer la domination des Patriotes, en plus d’avoir raté une échappée à la toute fin de la période. La deuxième période a commencé en force avec plusieurs arrêts importants des gardiens de chaque équipe; tant Dopud que Nadeau ont agi efficacement contre les différentes attaques. L’Université Carleton dominé au chapitre des tirs au but en 2e période. Malgré ce fait, les hommes de Jacques Laporte ont ajouté 2 buts. Le style de jeu a grimpé en intensité alors que de bonnes mises en échec ont été généreusement distribuées aux deux équipes, qui tentaient du mieux qu’elles pouvaient de s’installer en zone adverse, jusqu’à ce que Maxime Gravel marque le 4e but de TroisRivières, tout juste avant la 15e minute de jeu. Gravel a été aidé de Maxime Lévesque et Olivier Hotte. Cette avance n’était rien pour aider au surplus de frustration des Ravens qui ont passé les gants aux visages des trifluviens à plusieurs reprises. L’indiscipline était présente sans que les arbitres n’y voient l’opportunité de sévir.

Carleton s’est imposé en attaque à la fin de la période avec trois minutes à faire alors que Joe Pleckaitis inscrivait le 2e but des Ravens. Les Patriotes sont revenus en force pour la troisième période. Dans l’enclave, Félix Lefrançois a refilé la rondelle à Olivier Donovan, qui a fait une passe à Félix Petit, qui en a profité pour marquer pendant que le gardien des Ravens était étourdi par le jeu parfait de son adversaire. Quelques secondes plus tard, Pierre-Alexandre Joncas a redirigé la passe de Jean-Sébastien Breton pour porter la marque à 6 à 2. La frustration chez les Ravens se faisait bien sentir, plusieurs accrochages ont eu lieu et des pénalités ont été décernées. Jean-Sébastien Breton a par ailleurs marqué sur les passes d’Olivier Hotte et Emmanuel Boudreau alors qu’il ne restait que 6min55 à jouer au match. Nous pouvions lire 7-2 pour les Patriotes sur le tableau indicateur alors que les Ravens ont marqué 3 buts sans riposte en moins de 5 minutes, dont le 2e de la soirée pour Joe Pleckaitis. Mais il était trop tard pour Carleton. Le match s’est terminé par une victoire des Patriotes 7 à 5.

Les mots de l’entraîneur Questionné à propos de la fin de saison qui approche, Jacques Laporte dit qu’il reste très peu de matchs et que l’équipe doit construire sur des bases solides : «Offensivement, on est une équipe menaçante. Là où on en est de façon défensive, on ne peut pas se présenter dans les playoffs comme ça, il faut avoir une prise de conscience collective où défensivement il faut travailler.» Olivier Hotte a intégré la formation et a joué son premier match dans l’uniforme des Patriotes, qu’en est-il de sa performance? «On est content de ses points ce soir, on a remarqué que les Ravens rentraient moins bien ce soir [en zone des Patriotes]. Il va être utilisé en power play.» Questionné sur les performances de Felix Petit, Laporte affirme : « Il a retrouvé Felix Lefrançois au dernier match, ils ont une ligne qui n’est pas grosse, mais qui est ultra rapide, qui a une vision périphérique incroyable, en plus il compte des buts alors que ses qualités premières, c’est d’être un passeur, créer des ouvertures. C’est un joueur de premier plan pour nous. Dans les matchs où on en a besoin, il est là, c’est un joueur qui carbure à la pression puis à la tension qu’il a dans un match, c’est un compétiteur, tu te trompes pas avec ces gars-là.»

Photo : D. Janvier


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SPORTS

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CARNAVAL ÉTUDIANT

VICTOIRE DES PATRIOTES 5-1 FACE AUX GEE-GEES

La confiance règne Photo : M. Pronovost

Le calendrier des activités sportives des Patriotes MAXIME PRONOVOST Rédactrice en chef

Le carnaval des étudiants de l’UQTR édition 2012 aura lieu à partir du 23 janvier et pour ce faire, plusieurs activités sportives présentées par les Patriotes sont au programme.

Le gardien des Gee-Gees a été passablement occupé tout au long du match.

Les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa étaient en visite à Trois-Rivières pour la première fois de la saison, le 13 janvier dernier, pour affronter les Patriotes. Au classement, tout juste avant le match, les Gee-Gees talonnaient les Patriotes, avec 4 points qui séparaient les deux équipes.

en avantage numérique, mais n’a pas réussi à capitaliser. Contre toute attente, lors d’une infériorité numérique, alors que seulement 2min30 étaient écoulées à la période, Maxime Lévesque a réussi, d’un angle difficile, à déplacer le gardien des Gee-Gees avec une feinte pour loger le disque au fond du filet. Il s’agissait du

En début de première période, David ChabotMaltais a ouvert le pointage en profitant d’une ouverture pour loger la rondelle dans le coin supérieur gauche du filet derrière Aaron Barton, le gardien d’Ottawa. Moins d’une minute plus tard, Félix Petit faisait lui aussi vibrer le cordage des Gee-Gees avec l’aide d’Olivier Ouellet et d’Olivier Hotte. Avec moins de cinq minutes à faire au premier tiers, Olivier Donovan, dont le frère Guillaume évolue pour les adversaires, a marqué le 3e but de Trois-Rivières. Les Gee-Gees ont fait preuve d’indiscipline et ont tenté de changer l’allure du match en bousculant les joueurs de l’UQTR du mieux qu’ils le pouvaient. Même le gardien Guillaume Nadeau a goûté à la médecine d’Ottawa; à la dernière seconde de jeu, Kyle Ireland d’Ottawa a fait trébucher le cerbère des Patriotes, ce qui lui a valu une pénalité de 2 minutes à cette occasion. Trois-Rivières a donc débuté la 2e période

«Les attaquants des Gee-Gees ont collé à la ligne bleue toute la troisième période. Même en faisant ça, ils n’ont pas été capables d’en profiter et d’ouvrir le jeu suffisamment.» – Maxime Robichaud, défenseur des Patriotes premier but marqué en désavantage numérique cette saison par les Patriotes: «On ne prépare pas les gars pour ça, tant mieux quand ça arrive. Lévesque a pris le temps de s’avancer quand il a vu qu’il avait l’occasion, c’est tant mieux», explique l’entraineur-chef Jacques Laporte. À la 12e minute de jeu, le manque de discipline n’a fait qu’aggraver le cas des Gee-Gees.

Stephen Blunden a été chassé et Jean-Sébastien Breton en a profité pour porter la marque à 5-0. C’est en début de troisième période qu’Ottawa, par l’entremise d’Alexandre Touchette, a inscrit son seul et unique but de la soirée. Malgré le changement de stratégie à l’attaque par les Gee-Gees qui se sont mis à coller la ligne bleue en zone offensive dans le but d’ouvrir le jeu le plus possible, ceux-ci n’ont pas été en mesure de déjouer le rôle des défenseurs chez les Patriotes. «Les attaquants des Gee-Gees ont collé à la ligne bleue toute la troisième période. Même en faisant ça, ils n’ont pas été capables d’en profiter et d’ouvrir le jeu suffisamment. C’est correct, c’est leur stratégie, il faut faire avec», rapporte le défenseur Maxime Robichaud. La partie s’est donc terminée par la marque de 5 à 1 en faveur de Trois-Rivières qui continue d’accumuler les victoires et de se construire une confiance nécessaire à l’approche des séries éliminatoires. L’entraîneur des Patriotes s’est dit satisfait de cette attitude : « Les gars réalisent que les choses vont bien, qu’on a de plus en plus confiance en nos moyens. Ça tombe bien à l’approche des prochaines parties.» Les Patriotes seront sur la route pour rencontrer Concordia mercredi le 18 janvier et Ottawa le 22. (M.P.)

Mardi de 12h30 à 15h, les amateurs de soccer pourront participer à l’activité spéciale de confrontation avec les joueurs de soccer des Patriotes. D’autres sports sont à l’honneur lors de l’événement, notamment le volleyball, où vous pourrez vous mesurez entre associations au tournois organisé le mercredi à 14h30.

Le club de hockey vous invite à assister au match lors du happening des Patriotes le mercredi à compter de 19h alors que les Stingers de Concordia seront les visiteurs. Le club de hockey vous invite à assister au match lors du happening des Patriotes le mercredi à compter de 19h alors que les Stingers de Concordia seront les visiteurs. On vous suggère de vous habiller aux couleurs de l’UQTR. Le match se jouera au colisée de Trois-Rivières. Spécialement pour cette occasion, vous pourrez utiliser le transport en autobus à partir de l’UQTR qui se rendra jusqu’au colisée. Le lendemain, jeudi, il y aura un match de hockey bottines à l’air des patriotes de 13h30 à 15h30. Les équipes participantes tenteront de se tailler une place en finale pour affronter l’équipe de hockey des Patriotes. À l’exception du match de hockey en soirée, toutes ces activités ont lieu sur le campus. Bon carnaval.



Zone Campus 23 janvier 2012