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18 avril au 1er mai 2011 | Vol. 6, No 16 | 16 pages | Bimensuel gratuit | zonecampus.ca

BONNE FIN DE SESSION! >ACTUALITÉS

>ARTS

>SPORTS

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journée de grève DANSE MILLENIUM

GALA MÉRITAS


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18 avril au 1er mai 2011

ACTUALITÉS Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3414 Publicité: (819) 376-5011 poste 3409 Télécopieur: (819) 376-5239 Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières

«Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois.» – Pierre Dumayet

François-Olivier Marchand | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Audrey Tremblay | Rédactrice en chef redaction@zonecampus.ca Simon Fitzbay | Éditorialiste simon.fitzbay@uqtr.ca Marie-Noëlle Marineau | Actualités actualites1@zonecampus.ca Marie-Élaine Laroche | Actualités actualites2@zonecampus.ca Mélissa Beaupré | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Joanie Dufresne | Sports sports1@zonecampus.ca Nicolas Ducharme | Sports sports2@zonecampus.ca Sofia Tourigny | Chroniqueuse sofia.tourigny-kone@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Hubert Samson | Caricaturiste hubert.samson@uqtr.ca Laurie Hémond | Correctrice laurie.hemond@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre webcfou@uqtr.ca Photo de la une | Dany Janvier Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Un second vote de grève pour l’AGE UQTR LA RÉDACTION Zone Campus

Le 30 mars dernier avait lieu à l’UQTR pour une deuxième fois, une assemblée générale spéciale de l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE UQTR) sur la question d’une grève d’une journée qui devait se dérouler le lendemain, le 31 mars. Cette journée concordait avec la tenue d’une manifestation nationale à Montréal. La rencontre a eu lieu au 1012 Nérée-Beauchemin qui était rempli pour l’occasion avec quelque 650 étudiants, venus se prononcer sur la question. Le vote a finalement permis le maintien de la grève d’une journée.

Photo: A. Tremblay

L’assemblée avait été convoquée à 15h00, mais c’est à 16h00 que les premiers points de l’ordre du jour ont pu être traités. Ce sont sur des questions de procédures qu’a dû débuter cette assemblée puisque certains manques avaient été notés dans la convocation de cette rencontre. Après quelques mécontentements face à la lourdeur des différentes étapes avant de se rendre au vote, les étudiants ont pu argumenter et débattre sur la meilleure position à adopter. D’un côté,

on blâmait l’utilisation trop rapide du moyen de pression qu’est la grève, et de son utilité. En contre-partie, plusieurs étudiants sont venus défendre la grève comme moyen de pression légitime et de la nécessité d’envoyer un message clair quant à la nouvelle hausse prévue. Une intervention d’Ababacar Thiam, l’un des porteparole des étudiants internationaux dans le dossier de la hausse des frais des étudiants internationaux, a particulièrement fait réagir:  «  On

Manifestation étudiante nationale à Montréal

Sommaire

LA RÉDACTION Zone Campus

Actualités

2-5

Lancement collectif

3

Journée carrière

4

Colloque en psychoéducation 5 SOCIÉTÉ

6

Confessions de Sofia

6

Le Fantasque

6

OPINION Arts et spectacles

7 8-11

Finale de la LUITR

8

Spectacle de danse

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Exposition Corps Accords

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Bobby Bazini

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Soirée d’humour

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Programmation été 2011

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Sports

ne doit pas rester les bras croisés, nous, depuis 2008 que l’on milite, la lutte doit être commune pour qu’elle fonctionne  ». Il faisait dans ce cas référence à leur demande d’annuler la hausse optionnelle de 10% qu’a effectuée l’UQTR aux étudiants internationaux. Plusieurs officiers du nouvel exécutif de l’AGE UQTR ont cette fois défendu une position claire, ce qui n’avait pas été le cas lors de la première assemblée. C’est d’ailleurs une exécutante de l’AGE qui a mis fin

au débat des membres de son organisation, en demandant la question préalable. Le temps du vote venu, pour renverser la position prise lors de la première assemblée, les personnes en faveur de l’annulation de la grève devaient l’emporter avec le deux tiers des votes. Ce qui n’a pas été atteint. Selon les scrutateurs, il était évident qu’ils n’ont pas atteint cet objectif  : «je ne crois même pas qu’il y avait la majorité simple, c’était très clair vu de la scène», disait l’un d’eux. La journée de grève aura donc été maintenue pour le jeudi 31 mars. L’assemblée a même permis aux organisateurs de la journée du lendemain de récolter de nouvelles inscriptions pour les autobus qui devaient se diriger vers la manifestation nationale à Montréal. Rappelons que la première assemblée générale qui avait été convoquée sur le sujet n’avait pas pu obtenir de la part de l’Université une levée de cours pour permettre aux étudiants de se réunir. Il n’y avait donc eu qu’un peu plus d’une centaine d’étudiants présents. Lors de la deuxième assemblée, celle qui visait l’annulation de la grève, l’UQTR a accepté de donner une levée de cours aux étudiants. Cette fois, ce sont environ 650 étudiants qui se sont prévalus de leur droit.

12-15

Mérite sportif

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Golf

13

Soccer

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Lancement du CREEM

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Offre sportive à l’UQTR

15

Recrutement hockey

15

JEUX

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Quelques milliers d’étudiants se sont rendus à Montréal pour manifester contre la hausse drastique des frais de scolarité annoncée par le gouvernement libéral dans son dernier budget. À terme, cette hausse devrait faire doubler les frais que paient les étudiants québécois pour étudier. Les étudiants de l’UQTR, tout comme plus de 55 000 étudiants de partout au Québec, ont pris part à une journée de grève afin de signifier leur opposition à la hausse des frais. D’ailleurs, plusieurs centaines d’étudiants de diverses associations, qui n’étaient pas en grève, sont venus tout de même appuyer le mouvement. Une partie de contingent de l’UQTR à la manifestation s’était retrouvée inscrite suite à l’assemblée générale de la veille qui avait confirmé le mandat de grève de l’association. Dans la manifestation, plusieurs dénonçaient que la hausse drastique

des frais de scolarité empêchera des étudiants de familles pauvres et de classe moyenne de faire des études supérieures. D’autres soutenaient que cette hausse des frais profitera plus aux banques qu’aux étudiants. Et plusieurs semblaient craindre une explosion du taux d’endettement des étudiants québécois: « On pense qu’il faut réhabiliter le seul moyen qui a été trouvé dans les dernières années pour faire en sorte que tout le monde participe au financement de l’éducation selon ses moyens. Ça s’appelle l’impôt sur le revenu. Et non pas une hausse des frais de scolarité qui est régressive et qui donne à chaque personne un poids inégal », a affirmé M. Gabriel Nadeau-Dubois, de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), en entrevue à RDI. En fin de journée, les policiers anti-émeutes ont utilisé la force pour disperser un petit rassemblement de deux à trois cent personnes qui signifiaient leur appui à la vingtaine d’étudiants ayant pénétré dans les bureaux de la CRÉPUQ (édifice LotoQuébec). Ceux-ci sont finalement

Photo: Thomas-Élie Belley-Côté

sortis une heure plus tard pour rejoindre les manifestants. La CRÉPUQ s’est positionnée pour une hausse des frais de scolarité cet automne et était donc une simple symbolique pour les manifestants. Pendant ce temps à l’UQTR, une poignée d’étudiants sont restés pour inciter les étudiants à être solidaires du mouvement de grève et à ne pas se présenter à leurs cours. Certains pavillons sont restés vides pratiquement toute la journée tandis que d’autres départements ont tenu à donner les cours malgré le vote tenu en assem-

blée générale. De retour chez eux, plusieurs étudiants et associations se disent que cette manifestation n’est que le début d’un mouvement de contestation qui devra être plus large s’il veut faire reculer le gouvernement Charest sur son projet concernant les frais de scolarité des étudiants québécois. D’ailleurs, un comité de mobilisation s’est formé suite à cette journée de mobilisation à l’UQTR formé d’étudiants de divers départements désirant que l’action du 31 mars ne soit que le début des manifestations.


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actualités

Concours d’affiches scientifiques 2011

Participation à la hausse

Lancement collectif à l’UQTR

Quinze auteurs à l’honneur MARIE-NOËLLE MARINEAU Journaliste | Actualités

Le jeudi 31 mars, l’UQTR procédait à un lancement collectif de plusieurs ouvrages qui ont été écrits par des membres de la communauté universitaire au cours de la dernière année et demie. Le lancement était animé par Patricia Powers, chargée de cours au Département des lettres et communication.

La gagnante du Prix de la doyenne dans la catégorie sciences humaines et sociales, Catherine LemarierSaulnier. Photo : A. Tremblay

MARIE-NOËLLE MARINEAU Journaliste | Actualités

Le concours d’affiches scientifiques se tenait les 29 et 30 mars derniers, dans le hall Gilles-Boulet ainsi qu’à l’atrium Paul-Emile-Borduas. Cette année, un nombre record de participants ont pris part au concours, soit 122 étudiants. Trente de ces étudiants venaient du premier cycle alors que les autres étaient issus des cycles supérieurs. Aux cycles supérieurs, les récipiendaires du Prix de la doyenne sont Catherine LemarierSaulnier, étudiante à la maîtrise en communication sociale pour la catégorie sciences humaines et sociales, Jean-Daniel Dubois, doctorant en psychologie dans la catégorie des sciences de la santé et Marc-André Larose, étudiant à la maîtrise en sciences de l’environnement pour la

catégorie des sciences naturelles et génie. Ces trois étudiants se sont mérités un montant de 1000  $. Au premier cycle, les gagnants pour chaque catégorie sont Julie Baillargeon, étudiante au baccalauréat en psychologie, Justine Renaud, étudiante au baccalauréat en biochimie et biotechnologie et Laurianne Bonin, étudiante au baccalauréat en sciences biologiques et écologiques. Ces trois étudiantes ont remporté un prix de 500  $. Deux cent cinquante personnes s’étaient déplacées à l’atrium Paul-Émile-Borduas, le 30 mars en fin d’après-midi, afin d’applaudir les participants du concours. Étant donné la hausse du taux de participation au concours d’affiches scientifiques, l’UQTR évalue présentement la possibilité de trouver un espace assez grand pour réunir tous les participants lors de la prochaine édition du concours.

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Vingt-et-un ouvrages provenant de 15 auteurs différents étaient mis à l’honneur lors de ce 5 à 7 qui se déroulait à la bibliothèque de l’UQTR. Malgré quelques absents, une dizaine d’auteurs étaient présents lors du lancement, ainsi que plusieurs autres membres de la communauté universitaire, intéressés par l’événement. Le concept était simple et convivial; l’animatrice Patricia Powers s’entretenait quelques minutes avec chacun des auteurs afin que ceux-ci puissent parler de leur livre respectif. Les livres à l’honneur lors de ce lancement étaient  : Antartica  : espace(s) de fragilité de Philippe Boissonnet, professeur au Département des arts; Prise en charge systématisée des personnes atteintes d’hypertension artérielle et L’examen clinique infirmier, tous deux écrits par Lyne Cloutier, professeure au Département des sciences infirmières; Tango sans frontières de France Joyal, professeure au Département des arts; L’ordinaire parisien des Lumières édition critique de trois textes du for privé parisien du XVIIIe siècle de Laurent Turcot, professeur au Département des sciences humaines; Familles et réussite éducative ainsi

que deux autres textes qui étaient des participations à d’autres ouvrages, tous trois écrits par Gilles Pronovost, professeur émérite au Département d’études en loisir, culture et tourisme; Approches affectives et métacognitives vers les processus de compréhension en formation initiale et continue et trois autres textes faisant partie d’ouvrages de d’autres auteurs, écrits par Sylvie Fréquette, chargée de cours du Département des sciences de l’éducation; L’éveil culturel Théâtre et presse à Montréal 1898-1914 de Hervé Guay, professeur du Département de lettres et communication sociale; Un pied dans le vide de Monique Juteau, chargée de cours du Département de lettres et communication sociale; Mieux vivre avec le TDA/H à la maison de Line Massé, professeure du Département de psychoéducation; Photosynthesis Research Protocols de Robert Carpentier, professeur au Département de Chimie-Biochimie; Il était une fois la forêt de Patrice Mangin, professeur au Département de génie chimique; Absence de Denis Charland, chargé de cours au Département des arts; Numéro spécial sur la résilience dans la revue Le Bulletin de psychologie

écrit par Colette Jourdan-Ionescu, professeure au Département de psychologie; Psychopathologie de l’adulte fondements et perspectives de Serban Ionescu, professeur émérite et finalement; Le passage à l’acte dans la famille  : perspective psychologique et sociale de Suzanne Léveillée, professeure au Département de psychologie.

Vingt-et-un ouvrages provenant de 15 auteurs différents étaient mis à l’honneur lors de ce 5 à 7 qui se déroulait à la bibliothèque de l’UQTR. Une bibliographie détaillée de chacun des livres est disponible sur un site Internet qui a été mis en ligne pour l’événement  : www.uqtr. ca/lancementcollectif. La bibliothèque a, de plus, aménagé un coin présentant les ouvrages qui étaient à l’honneur lors de ce lancement, au deuxième étage.

Les livres sont disponibles à la bibliothèque de l’UQTR. Photo : M.N. Marineau


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18 avril au 1er mai 2011

actualités

Éditorial

Les lâches SIMON FITZBAY Éditorialiste

Le message était clair: n’allez pas à vos cours et venez manifester votre mécontentement envers la hausse des frais de scolarité. Malheureusement, certains étudiants ont décidé d’ignorer le mouvement de solidarité et d’aller à leurs cours. D’autres ont décidé d’ignorer notre particularité régionale afin d’aller manifester à Montréal, laissant quelques volontaires faisant le piquet de grève aux portes. Lorsqu’un choix démocratique est fait, il faut faire preuve de civisme et respecter la décision réalisée par l’ensemble. Malheureusement, ce n’est pas ce qui est arrivé le 31 mars alors que plusieurs étudiants, des lâches, ont franchi la ligne de piquetage afin d’assister à leurs cours qui n’étaient pas suspendus. Par contre, les professeurs n’avaient pas le droit de légiférer contre les absents qui avaient décidé de respecter la démocratie. Certains de ces étudiants étaient agressifs et très peu d’entre eux ont décidé de quitter leurs cours lorsque les grévistes leur ont demandé poliment. Que leur choix se base sur une obligation morale ou simplement sur une divergence d’opinion politique, ces gens ont décidé d’envoyer promener la démocratie soit en ne se présentant pas au vote de grève ou en ne respectant pas le piquetage. Ce non respect porte le triste symbole du clivage entre certains groupes d’étudiants. Il réveille un débat idéologique entre gauche et droite, entre sciences humaines et les formations professionnelles que sont les cours d’ingénierie, de comptabilité ou d’administration. Ces différences politiques s’étaient apaisées dans les dernières années, par contre, la grève les à réveiller et nous aurons droit à de nouvelles confrontations dans les mois à venir.

La particularité régionale Certains grévistes sont aussi des lâches. Une des raisons pour laquelle certains cours n’ont pas été perturbés pendant la journée repose dans le nombre de gré-

vistes qui étaient sur place pour inciter les étudiants à quitter les classes. Effectivement, si l’on retrouvait beaucoup de gens sur la ligne de piquetage le matin, ce nombre à drastiquement baissé en fin d’avant-midi parce qu’une majorité ont fait le choix d’aller manifester à Montréal. Ces lâches ont ignorés notre particularité régionale et l’indépendance de notre association en centralisant les maux des étudiants dans la métropole avec une manifestation organisée par les têtes brûlées de l’ASSÉ. L’ASSÉ est une association montréalo-centriste qui n’a aucun poids réel en tant qu’organisation politique dû à son manque de représentation étudiante et par l’extrémisme inutile de ses membres. Pendant ce temps, à Trois-Rivières, nous sommes pacifistes et réservés. Tout le monde se connaît et nous aimons débattre. De plus, et le point que je considère primordial, nous sommes indépendants. L’AGE UQTR n’est pas liée à aucune association nationale depuis notre cession avec la FEUQ l’an dernier. Justement, nous avons quitté la FEUQ parce que l’on considérait qu’elle ne représentait pas les universités de régions. Heureusement, l’ASSÉ n’est pas la bienvenue à TroisRivières. La réalité étudiante de l’UQTR n’est pas la même que beaucoup d’autres universités. Contrairement aux autres, certains étudiants viennent de l’extérieur de la ville et même de d’autres régions, ce qui implique qu’un travail de sensibilisation sur le terrain et non pas dans les grands centres, où la réalité est tout autre. Donc, à la place de s’attaquer au siège social de LotoQuébec armé de drapeaux rouges et noirs, ces étudiants auraient mieux servi leur cause en restant avec les quelques courageux qui ont manifesté dans les corridors de notre Université et sensibiliser les étudiants dans les classes. Ils ont même convaincu des professeurs et chargés de cours à quitter leur classe, et ce, dans le respect et le calme. Finalement, saluons les lâches qui ont voté pour la grève et qui sont restés bien au chaud dans leur lit douillet. Ils ont profité de cette journée pour s’avancer dans leurs travaux ou étudier à la maison. Ceux-là se sont moqués de la démocratie et de leurs confrères, enlevant beaucoup de poids au mouvement de grève.

Programme court de deuxième cycle en chiropratique sportive

Du nouveau pour le domaine de la chiropratique MARIE-NOËLLE MARINEAU Journaliste | Actualités

Le 28 mars dernier, l’UQTR annonçait le lancement d’un nouveau programme court de deuxième cycle en chiropratique sportive qui débutera dès septembre 2011. Ce programme s’adressera aux chiropraticiens qui voudront se perfectionner dans les soins à donner aux athlètes.

Le département de chiropratique de l’UQTR innove une fois de plus en lançant son programme court de 2e cycle en chiropratique sportive. Photo : M.N. Marineau

Les chiropraticiens sont déjà appelés à travailler auprès des sportifs et cette formation supplémentaire leur donnera davantage de connaissances sur cette clientèle comme le dit le docteur David O. Hayes, chiropraticien, professeur et responsable du programme de deuxième cycle en chiropratique sportive dans le communiqué officiel du lancement de ce programme  : « Depuis plus de 50 ans, les chiropraticiens sont présents dans le monde du sport d’élite et professionnel. Que ce soit en football, baseball ou hockey, la plupart des équipes professionnelles ont maintenant recours à des chiropraticiens spécialisés. Les sportifs professionnels de haut niveau profitent aussi des soins chiropratiques pour prévenir les blessures ou assurer une meilleure récupération, qu’il s’agisse de golf, cyclisme ou triathlon. Les chiropraticiens sont également de plus en plus partie prenante des équipes soignantes multidisciplinaires entourant les athlètes de haut niveau. L’arrivée

d’un programme en chiropratique sportive, à l’UQTR, permettra donc de parfaire la formation des chiropraticiens dans un secteur en croissance ». Depuis 1993, l’UQTR est la seule Université québécoise à offrir un doctorat de premier cycle en chiropratique. Ce programme a d’ailleurs été le premier à se donner dans une université francophone et il reste encore le seul à être donné dans une université publique à travers le monde. Le nouveau programme court de deuxième cycle en chiropratique sportive est un pas de plus pour le domaine chiropratique, comme l’a commenté le professeur Hayes : « La mise sur pied d’un nouveau programme de formation continue aux cycles supérieurs, dans une université publique, constitue une nouvelle étape importante pour le développement et la reconnaissance de la chiropratique au Québec, au Canada et à l’international ». Il pourrait également mener à la création d’autres programmes du même domaine. Dans cette optique,

le Département de chiropratique de l’UQTR travaille régulièrement en collaboration avec le Conseil chiropratique des sciences du sport du Québec, la Fédération internationale de chiropratique du sport et l’Ordre des chiropraticiens du Québec. Le nouveau programme court de deuxième cycle en chiropratique sportive est composé de 10 cours obligatoires. Pour répondre aux besoins des professionnels désireux de suivre cette formation, les cours se donneront de façon intensive pendant les fins de semaine et en utilisant les technologies de l’information privilégiant la formation à distance. Pour être admis à ce programme, les candidats doivent être membres en règle de l’Ordre des chiropraticiens du Québec (ou l’équivalent hors Québec), être titulaires d’un doctorat de premier cycle en chiropratique et maîtriser la langue française. De plus, les étudiants admis devront prévoir un milieu d’intervention pour le cours Activité synthèse en milieu sportif.

Une petite séduction à l’UQTR MARIE-ÉLAINE LAROCHE Journaliste | Actualités

Le 29 mars avait lieu à l’UQTR une journée carrière sous le thème: « Aller loin, c’est payant ».Trois régions participaient à cette journée dans le but de combler 350 emplois: La Côte-Nord, la Gaspésie-Îlesde-la-Madeleine ainsi que le Nord-du-Québec. Cette journée était à la fois pour les étudiants, les diplômés et les chercheurs d’emplois. Avec 350 emplois à combler, ces régions misent sur leurs grands espaces et la chaleur humaine pour convaincre des Trifluviens de se lancer dans cette aventure. La journée était suivie d’un 5 à 7 plus convivial et

d’un spectacle de l’humoriste Alex Pépin. Cette initiative avait lieu aussi à l’Université de Sherbrooke et à l’Université Laval. Plusieurs kiosques étaient occupés par des employeurs du domaine de la santé, tels que différents CSSS et par des industries du domaine minier ou de l’aluminium. Chacune des trois régions participantes effectuaient cette journée de recrutement dans le cadre de programmes ayant pour but de favoriser l’implication des jeunes au sein des diverses organisations régionales, et ainsi permettre le développement et le dynamisme des régions dites éloignées. Pour les régions de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, il s’agit du Portail Jeunesse, un outil Web pour permettre de à la fois aux jeunes travailleurs, mais aussi aux employeurs, de connaître les diverses opportu-

nités offerts par la région. Dans le Nord-du-Québec, il s’agit d’un site Internet appelé laruéeversl’or.com qui vise à faire connaître la région et actualiser les possibilités d’emplois. Pour terminer, la Côte-Nord a un portail semblable, mais celui-ci a aussi l’agréable idée de nous faire découvrir ce coin du Québec à travers les yeux de nouveaux arrivants dans la région.

Photo: A. Tremblay


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actualités

Belle réussite pour le colloque en psychoéducation 2011

Joanie Vadnais, gagnante du 1er prix, Sylvie Hamel, professeure au département de psychoéducation et David Lavergne, gagnant du 2e prix. Photo: Département de psychoéducation

MARIE-ÉLAINE LAROCHE Journaliste | Actualités

Une journée bien remplie pour les étudiants, professeurs, professionnels et autres curieux de la psychoéducation. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a vu son atrium se remplir rapidement pour venir assister à la première journée du colloque en psychoéducation 2011, qui se déroulait le vendredi 8 avril dernier. La deuxième journée de colloque aura lieu le 15 avril dans le complexe Bellevue à Québec, au Centre universitaire de Québec, l’un des centres hors-campus de l’UQTR. Le colloque était l’occasion pour plusieurs de présenter leurs projets de stage ou leurs mémoires de maîtrise. Plusieurs professeurs sont aussi venus expliquer les fruits de leur recherche en psychoéducation. En tout, ce sont près de 20 intervenants qui ont partagé leur passion pour ce domaine. C’était aussi une façon concrète de montrer aux étudiants de premier cycle les possibilités des études de cycles supérieurs:

«  C’était une journée très enrichissante, j’hésitais à faire une maîtrise en psychoéducation, mais maintenant je sais à la fois que c’est ce que je veux faire et comment je veux le faire  », racontait Andrew Bergeron Vandal, étudiant de premier cycle. Cette journée s’est entre autres terminée par la distinction des présentations qui avaient ébloui le jury par leur qualité et leur préparation. En première place, madame Joanie Vadnais, qui a présenté un outil d’évaluation psychoéducatif pour la clientèle des jeunes en difficulté d’adaptation, qui sera désormais utilisé par le CSSS avait lequel elle travaillait. En deuxième place, c’est monsieur David Lavergne qui a remporté les honneurs. Ce dernier expliquait son projet qui vise à évaluer le potentiel d’autodétermination qu’offrent certaines des technologies adaptées pour soutenir les personnes qui présentent une déficience intellectuelle afin de faciliter l’accès à un logement. Finalement, une troisième place s’est ajoutée au palmarès et a été décernée à deux présentations: celle de Marie-Andrée Boudreau-Paulette et de Raphaël St-Pierre. La journée s’est terminée par un cocktail et le lancement du livre de Line Massé, Martine Verreault et Claudia Verret - Mieux vivre avec le TDAH à la maison : programme pour aider les parents d’enfant ayant un TDAH.

Le plus jeune entrepreneur de France à l’UQTR Depuis le mois de janvier, le plus jeune entrepreneur de France est étudiant à l’UQTR. En effet, Benjamin Gallais, reconnu en France pour avoir mis sur pied son entreprise à l’âge de 18 ans, est venu profiter de l’expertise de l’Université trifluvienne en entreprenariat après que PierreAndré Julien, professeur émérite de l’UQTR, ait reçu le prix Wilford White Fellow de l’International Council for small business and entrepreneurship (IBSB) en 2010. L’entreprise de M.

Gallais, Sport Lorraine Promotion, consiste en la recherche de commanditaires pour les équipes sportives et a aidé les entreprises désireuses de commanditer une équipe à le faire de façon à ce que la commandite soit le plus rentable pour elles. « Sa présence au Québec est pour lui l’occasion de confronter non seulement la culture, mais aussi les modèles européens et nord-américains  », a commenté Marie Curnat, l’attachée de presse indépendante de M. Gallais. (M.-N.M.)

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18 avril au 1er mai 2011

SOCIÉTÉ confessions de sofia

18-24 ans : il faut faire mentir les aînés, allons voter! SOFIA TOURIGNY Chroniqueuse

Dans cette dernière chronique que je vous adresse, je vais encore décrire une situation qui me tracasse. Avec le titre, vous me voyez venir. Vous conviendrez avec moi qu’on a assez entendu le même refrain. Celui d’entendre de toutes parts que les étudiants ne votent pas, qu’ils ne sont pas intéressés par l’avenir de notre société ou qu’ils ne se sentent pas concernés par les enjeux dont il est question actuellement. Ça suffit les affirmations faciles et de surcroît généralisantes, qui nous font passer, tous les étudiants, pour des sociopathes qui n’ont aucun intérêt pour la politique.

Je suis d’accord pour encenser les faits qui confirment que la présence aux urnes de notre groupe d’âge est inférieure à celle des baby-boomers par exemple. Là où je ne suis pas d’accord, c’est quand on entend des commentaires comme celui de Louis-Philippe Savoie, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), dans une entrevue au Rue Frontenac, qui met la potentialité de la non-participation des étudiants au vote sur le dos de la fin de session. Bien que la FEUQ ne soit plus la voix qui représente l’UQTR dans ses négociations avec l’État, elle est malgré tout l’organe étudiant qui a la meilleure tribune médiatique pour exprimer ses positions, ce qui est à mon sens très malheureux. Ce genre de propos sont donc tenus dans l’espace public, et tendent à montrer une unification de la parole étudiante derrière cette position qui ne représente vraisemblablement pas l’état actuel de la question. De plus, on peut facilement penser que pour un parti comme les

Le Fantasque Par Hubert Samson, étudiant en histoire à l’UQTR

«Nous vivons un âge où le silence n’est pas un crime, mais un suicide.» – James Baldwin

Lors de la dernière grève étudiante contre la hausse des frais de scolarité, plusieurs manifestants de l’UQTR se sont mobilisés pour défendre le bien commun et l’équité sociale en matière d’éducation. En effet, la hausse des frais de scolarité risque de restreindre l’accès aux études supérieures. En franchissant les lignes de piquetage, les briseurs de grève témoignent donc d’une indifférence intolérable.

Conservateurs, il n’est pas utile de voir les étudiants voter massivement. En effet, compte-tenu de nos besoins actuels, pour plusieurs d’entres nous, l’appui à des partis qui se situent plutôt à la gauche de l’axe politique, est plus naturel. Ainsi, l’absence du groupe étudiant au scrutin n’augmente pas non plus l’appui aux partis opposants. Un gouvernement visant la représentation majoritaire a donc tout à gagner dans un tel cas de figure. Pas besoin de vous faire un dessin…

Ne croisons pas les bras! Les craintes d’Élections Canada sont certes fondées. Leur réaction est d’ailleurs des plus logiques. Les 18-24 ans ne votent pas  : intéressons-les à l’activité. Ainsi, ne vous surprenez pas de voir des publicités qui s’adressent à vous, étudiants, c’est le plan. Informer sur les possibilités qu’offre le vote : voilà la mission que s’est donné l’organisme dans le but d’essayer de nous convaincre. Sachez aussi que l’enjeu du déplace-

ment territorial relatif au lieu d’étude versus la circonscription électorale a été pris en compte. Vous pourrez voter avant, dès maintenant, en vous présentant au bureau du Directeur de scrutin de votre comté, en envoyant le bulletin de vote dûment rempli par

Ça suffit les affirmations faciles et de surcroît généralisantes, qui nous font passer, tous les étudiants, pour des sociopathes qui n’ont aucun intérêt pour la politique. la poste, ou en votant par anticipation, dans les trois journées prévues à cet effet. Cette fois-ci, on devrait se forcer, faire mentir toute cette génération qui nous pense complètement déconnectés des enjeux de la société!

Enfin, je voudrais mettre sur la table deux raisons qui motivent la nécessité de l’augmentation de notre présence aux urnes électorales. D’une part, nous devons continuer de conserver la place du Québec dans le Canada et pour ce faire, ce Québec dont on est fiers et qui nous est cher, doit être représentatif de sa population active. Nous sommes l’avenir décisionnel d’un peuple qui survit depuis des siècles dans une hégémonie anglophone trop présente pour qu’on cesse le combat. Avec la quantité de nos aînés qui tiennent de plus en plus le discours du virage à droite, il est de notre devoir de contrecarrer cette tendance dans le but d’avoir les mêmes possibilités sociales que nos prédécesseurs. D’autre part, compte-tenu du contexte mondial actuel, pendant qu’ailleurs dans le monde, les jeunes de notre âge se battent au péril de leurs vies dans le but d’améliorer leur accès aux droits civils et sociaux, nous devrions leur rendre hommage et se prévaloir de ce droit qu’on a le privilège d’exercer.


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opinion L’avenir de la bibliothèque

Qu’est-ce qu’une bibliothèque? SIMON COUILLARD Maîtrise en philosophie

L’étymologie du mot renvoie aux deux termes grecs qui le composent : « biblos » qui signifie « papyrus » d’où provient plus précisément «biblion», le livre, et « thêkê » qui veut dire « coffre » ou « entrepôt ». Par-delà cette définition originaire, il y a une tradition de la bibliothèque, une histoire et une culture qui, de la bibliothèque d’Alexandrie jusqu’à l’avènement des bibliothèques publiques, en passant par celles des monastères du Moyenâge, ont profondément marqué la vie intellectuelle en Occident. Les grands traités philosophiques et scientifiques, la littérature, la poésie, ont très largement vu le jour dans les bibliothèques. L’histoire raconte que Karl Marx a écrit Le Capital au complet à la bibliothèque du British Museum, ce qui lui permettait de fuir son exécrable logis mal chauffé et de pouvoir travailler dans un confort relatif… et dans le silence. Voilà où je veux en venir. Je fréquente l’université depuis déjà

quelques années et il me semble que la situation s’est détériorée sur cet aspect. Plus jeunes, on nous a appris (et rien ne m’est apparu plus naturel) que nous ne pouvions écouter un walkman à la bibliothèque, par exemple, que nous devions impérativement nous faire le plus discret possible. La bibliothèque m’est toujours apparue comme un lieu fascinant qui commande une certaine révérence. Comment ne pas être émerveillés devant l’amplitude du savoir disponible et sa sédimentation  : certaines œuvres de notre bibliothèque ont plus de 2500 ans! Mais pourquoi mon rapport à cette institution a-t-il changé? Il serait trop facile et trop court de prendre maladroitement Sartre à témoin et d’affirmer que l’enfer, c’est les autres. Nous nous retrouvons tous dans une situation similaire qui nous dépasse en quelque sorte. D’abord, il y a l’époque et l’évolution de la technique. Il est prouvé que le système neuronal, chez les individus, est très adaptable et qu’incidemment, il s’ajuste pour mieux répondre à la technologie ambiante. C’est ce que

Platon, en d’autres mots, faisait dire au sophiste Protagoras dans le mythe de Prométhée : nu, sans défense, sans sabots et sans fourrure, l’homme, pour survivre dans la nature, s’est vu doté d’un attribut divin qu’il ne contrôlerait pas  : la technè. Aujourd’hui nous sommes très sollicités par la technologie, d’abord parce que le loisir est devenu un horizon beaucoup plus obsédant qu’avant la mort de Dieu et des utopies : la télé, Internet, les jeux, etc., ensuite parce que l’information est devenue très accessible et rapide, et aussi parce que la gamme des gadgets est plus vaste qu’elle ne l’a jamais été : Ipod, Ipad, Iphone, que sais-je? Nous excellons dans le travail « horizontal », le multitasking! Les journaux comptent de plus en plus de brèves et de moins en moins d’articles de fond et nous sommes de plus en plus incapables de nous asseoir et de lire Proust ou Stendhal pendant une soirée complète. C’est la marque de notre époque : Divertissez-moi et vite! Mais de quoi se détourne-t-on ainsi? Une des tâches de la philosophie

est de départager jusqu’à quel point nous sommes libres ou jusqu’à quel point nous sommes déterminés. Cet après-midi, alors que j’étais incapable de lire Heidegger, je me suis mis à dénoter les bruits de bottes et de chaînes, le cliquetis des porta-

bles, la musique, les cellulaires (!), le parfum… pourrons-nous faire naître à nouveau une culture de la bibliothèque et, quand nous entrerions désormais dans ce lieu rempli de témoignages pertinents, voire plus qu’un entrepôt de livres?

Fête surprise pour l’aumônier de l’Université

Photo: Courtoisie

RACHEL DADZIE

Ma vie en Jamésie MICHÈLE BLOUIN

Sciences de la communication humaine

Avril 2008  : nouvellement finissante, je me suis mise à la recherche d’un boulot… LE boulot à mon goût. L’emploi de mes rêves existait bel et bien, mais se trouvait à six heures de route  d’ici... à Chibougamau! La recherche de défis et le goût de connaître de nouveaux horizons m’ont amenée à me lancer dans cette aventure. C’est ainsi que je me suis retrouvée un mois plus tard en Jamésie afin d’y vivre ma première expérience professionnelle. J’y ai découvert un milieu de vie exceptionnel : des gens accueillants et impliqués, des services accessibles, des emplois tout aussi stimulants que permanents ainsi qu’une nature enchanteresse, riche et abondante. Située au nord du 49e parallèle, la Jamésie comprend les villes de Chibougamau, Chapais, Lebel-surQuévillon, Matagami, Radisson, ainsi que les villages de Villebois, ValCanton et Beaucanton. Le tout est dispersé sur 350  000 km2, ce qui en fait la plus grande région du Québec. La Jamésie offre un milieu de vie chaleureux et accueillant. J’ai rapidement eu la chance de rencontrer des gens au cœur si riche qu’il pourrait avantageusement rivaliser avec les plus grandes mines de la région! Il

s’agit d’un pays aisé où tout est encore possible et où des personnes de partout au Québec affluent pour venir y poser leur bout de pierre, dans le but avoué de voir grandir cette région incomparable. Ce milieu de vie m’a offert une opportunité inestimable de m’impliquer et de faire une différence au sein d’une communauté qui ne demande qu’à être développée. Professionnellement, les défis ne manquent pas  : dans mon milieu de travail, on m’a fait confiance, on m’a offert de grandes responsabilités qui m’ont permis d’en apprendre davantage. Les emplois foisonnent en Jamésie et les possibilités d’avancement y sont très intéressantes. Un finissant peut facilement avoir les mêmes responsabilités qu’un professionnel d’une autre région ayant plusieurs années d’expérience. Et que dire des salaires! Pour un même emploi, les Jamésiens gagnent en moyenne 10 % de plus que dans toutes autres régions, sans compter tous les avantages financiers que révèle la vie en région nordique (crédits d’impôt pour jeunes diplômés, prime d’éloignement, etc.), ce qui donne un salaire d’environ 9  000 $ de plus par année, et ce, pour un coût de la vie moins élevé! Située au cœur de la forêt boréale, la région regorge de ressources naturelles. Elle fait le bonheur des

Chimie-biologie

chasseurs, pêcheurs, randonneurs et j’en passe. Amateurs de raquette, de vtt, de paraski, de baignade, de vélo de montagne, d’escalade où même de ski alpin, il est possible de vaquer à ses activités préférées à quelques pas de chez soi! On retrouve même, comme à Chibougamau et à Lebelsur-Quévillon, une plage de sable doré en plein cœur de la ville! Qui dit mieux? Quand je suis partie m’établir «  dans l’Nord  », comme le veut l’expression consacrée, j’étais loin de me douter que la citadine en moi allait tomber en amour avec la vie qui m’y a été donnée de découvrir à travers ses millions d’épinettes noires. C’est sûr il n’y a pas de Wal-Mart… mais il y a la simplicité, la chaleur des gens, la complicité, la sécurité et l’opportunité de faire la différence en relevant des défis personnels et professionnels enlevants. C’est une expérience que je souhaite à tous de vivre. Quelqu’un vous attend sûrement… en Jamésie !

Les textes d’opinion publiés dans le journal Zone Campus n’engagent que leurs auteurs respectifs dans les propos tenus. Vous pouvez réagir en écrivant à la rédactrice en chef à l’adresse suivante: redaction.zc@uqtr.ca.

Samedi soir, 19 mars, était une soirée bien particulière pour les personnes qui fréquentent la pastorale de l’Université du Québec à Trois-Rivières, étudiants actuels et anciens. C’était une soirée pour les dix ans d’implication pastorale de l’aumônier Georges Croteau à l’Université. En effet Georges Croteau avait quitté le professorat de l’UQTR en 2000 pour accéder à la demande de l’Évêque de prendre la direction de la pastorale. Donc samedi, le 19 mars dernier, un groupe d’étudiants lui avait demandé outre

l’eucharistie, une conférence sur l’Esprit dont la vie du chrétien. Ce qui fut fait de 4 à 6 et la soirée allait se terminer par un petit souper avec le groupe d’étudiants au Sieur de Laviolette. Mais ce que Georges ne savait pas, c’est qu’il allait se retrouver avec autant de personnes pour fêter les dix ans de la pastorale. Il y avait à ce souper un invité d’honneur  : L’Évêque de Trois Rivières, Mgr Veillette, qui était présent aux côtés du Père Georges Croteau pour célébrer ce grand événement. La pastorale fait partie depuis plusieurs années du service qu’offre l’Université à tous les étudiants sans distinction de races, de sexes et de religions.

Bourses d’implication de l’AGE UQTR

Les gagnants présents lors de la remise.

Photo: A. Tremblay

Les récipiendaires étaient: Vincent Grenier, Géraldine Crozier, Pascal Cholette-Janson, Chanel Ferron, Catherine Bezeau, Benoit St-Amand, Félix Lanthier, Louis Étienne Villeneuve, Caroline Moreau, Kevin Brasseur, Martin Lambert, Jeremie Perdriel, Pierre Hamel, Traore Mohamed, Lina Dambrevil, Joelle Champagne, Nicolas Ducharme, Gregory Marty Ribera, Joseph Anaël Lemieux, Alexandre Richer, René Beauparlant, Lawson Lartégo Yves, Nguidjol Njeng Derrick, Mariam Diarra, Ababacar Thiam et Alex Drouin.


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18 avril au 1er mai 2011

ARTS ET SPECTACLES Finale de la LUITR

Les Oranges triomphent La grande finale de la saison 20102011 de la Ligue Universitaire d’Improvisation de Trois-Rivières a eu lieu le 4 avril dernier à la ChasseGalerie de l’UQTR. L’équipe des Oranges a remporté le prestigieux trophée de la Perle face à l’équipe des Bleus, par la marque serrée de 9 à 8. Qui aurait cru que les Oranges remporteraient la coupe? En effet, l’équipe de Maxime Tanguay s’est classée au dernier rang tout au long de la saison. Le vent a tourné alors qu’ils ont tout donné lors de l’excellente demi-finale contre l’équipe des Rouges le 28 mars ainsi que lors de la grande finale.

L’équipe était composée de Maxime Tanguay (c), Alexandre Boisvert, JeanRené Boutin et Alexandra Carignan. Ces derniers ont affronté l’équipe des Bleus, composée d’Amélie Brouillette (c), Simon Charron, Laurent Constantin et de Guillaume Vermette. Comme à l’habitude, le public a eu droit à des improvisations surprenantes et majoritairement humoristiques. Suite à la première période de ce match décisif, l’équipe des Bleus a pris les devants avec quatre points contre trois pour les Oranges. Ces derniers avaient à ce moment deux points de pénalité. Suite à l’entracte, le match a repris avec la traditionnelle Impro UQTR qui

consiste à recueillir un thème de la part d’une personne du public. Pour cette dernière de la saison, le thème a été proposé par la photographe officielle de la LUITR, Marie-Eve B. Alarie. Cette dernière a suggéré une improvisation comparée de trois minutes dans laquelle les joueurs devaient prendre un minimum de trois poses originales afin que Marie-Eve puisse recueillir sa photo épique de l’année. Les deux équipes ont alors présenté des improvisations portant sur des scènes de ménage et ce sont les Oranges qui ont recueilli le plus de votes. Par la suite, les points se sont succédés d’une équipe à l’autre. Lors de la neuvième improvisa-

tion de la soirée, La cinquième saison, les Oranges ont alors eu leur troisième point de pénalité pour un retard au jeu, ce qui a donné un point supplémentaire à l’équipe des Bleus. Le public a cependant été tenu en suspens jusqu’à la fin de la soirée alors qu’il y a eu égalité lors de la dernière improvisation. La lettre d’amour, thème qui a été donné en prolongation, a alors permis aux sous-estimés Oranges de remporter la grande finale, par la marque de 9 à 8. Ce fut une très belle revanche pour la troupe de Maxime Tanguay, lequel était visiblement fier de ses joueurs lors de l’annonce de l’équipe championne de la saison.

Gala Mollusque Comme à chaque fin de saison, le Gala Mollusque suit le dernier match afin de récompenser les joueurs de la LUITR qui se sont le plus démarqués. Voici les noms des joueurs qui ont récolté ces prix. La recrue de l’année : Dave Belley (Verts), le joueur le plus constructif : Pascal Cholette Janson (Verts), le joueur le plus apprécié par ses pairs: Laurent Constantin (Bleus), le prix

L'équipe des Oranges, gagnante de la finale de la LUITR. Photo: Marie-Eve. B Alarie Coup de Coeur du public : Jean-René «Cocotte» Boutin (Oranges), le prix de la meilleure joueuse: Laurence Gélinas (Verts), le prix du meilleur joueur : pour la deuxième année consécutive, Louis-Étienne Villeneuve (Rouges). À la suite du gala, Maxime Tanguay a voulu remercier sincèrement le public qui a permis la survie de la Ligue Universitaire d’Improvisation de Trois-Rivières. En effet, la LUITR attire de plus en plus de gens tous les lundis soirs, ce qui a permis de maintenir la présence de l’événement hebdomadaire sur le campus. Malgré quelques temps difficiles, on a pu constater par le nombre de personnes présentes lors des derniers matchs que la LUITR est vivante plus que jamais. (M.B.)


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arts et spectacles

Spectacle de danse

La troupe Millenium charme le public AUDREY TREMBLAY Rédactrice en chef

Le 5 avril dernier, la troupe de danse Millenium de l’UQTR a présenté sa revue musicale «  Greatest Hits  » au 1012 Nérée-Beauchemin devant quelques centaines de personnes. Le spectacle haut en couleurs proposait des chorégraphies au rythme des plus grands succès du XXe siècle : Motown, broadway, musique du monde, disco, western, passant par les succès de Céline Dion et de Lady Gaga. Tout y était! Philippe Boulianne, directeur artistique et chorégraphe du spectacle, semblait plutôt satisfait du résultat  : «  On est satisfaits du résultat et du déroulement de la soirée. On a vendu plus de 400 billets!» Bien que la troupe de danse soit amatrice, trois danseuses ont particulièrement attiré l’attention : Jade Séguin, Glorianne Paquet et Andréanne Trudel. Cette dernière n’a cependant pas participé à la deuxième

représentation, comme l’explique Philippe Boulianne : « Andréanne s’est blessée à la fin de la première partie, elle s’est fait une entorse et elle a dû arrêter le spectacle et on a dû ajuster le tir pour la deuxième représentation.» Il ne faudrait pas passer sous silence les costumes qui occupent une part importante du spectacle. Plumes, paillettes, chapeaux, robes et un éventail d’accessoires, ajoutent une touche particulière à l’excellent travail des danseuses  : «  C’est entre 25 et 30 changements de costumes par personne!», explique l’organisateur. Quant au décor, on pouvait retrouver au milieu des structures bien décorées un écran qui apportait la touchent finale en présentant des vidéos de l’époque concernée ou de l’artiste mis de l’avant. Il faut également mentionner qu’une partie du spectacle était réservée aux chanteuses Audrey Isabelle, Sherilyn Brodeur et Fadji Koffi. Greatest Hits Millenium représentait un énorme travail préparatoire pour la troupe, comme l’explique M. Boulianne  : «  Le spectacle représente environ 420 heures de travail pour moi. Pour les danseuses, c’était mini-mum quatre heures de pratique par semaine et huit heures par semaine dans le dernier mois.»

De retour l’an prochain Le directeur artistique de la troupe confirme déjà un retour de la troupe et prévoit quelques changements. Premièrement, les auditions de septembre seront offertes à tous les étudiants de l’UQTR et le nombre de danseurs pourrait passer de 14 à 20 : « Cette fois-ci, ce sera plutôt 20

« C’est entre 25 et 30 changements de costumes par personne!» – Philippe Boulianne

danseurs et je veux des danseurs de plus haut niveau pour augmenter le niveau des chorégraphies. Cette année, le but était de faire un spectacle avec chorégraphie simpliste avec un synchronisme parfait pour garder une qualité semi-professionnelle. Au niveau des changements, ce sera probablement plus gros mais je préfère garder la surprise!», explique-t-il.

La soirée de poésie Semi-automatique est réussie La soirée de poésie performance et de slam semi-automatique a attiré une cinquantaine de spectateurs au Centre Pauline Julien le 25 mars dernier. Il s’agissait de la toute première édition d’une série d’événements biannuels qui se proposent de faire voir et entendre la poésie en voix et en action. Naïd, Alexandre Dostie, Paul Dallaire, le collectif CLS Poésie, Pascale Bérubé et Annie Beaulac étaient les artistes invités. Les moments forts de la soirée sont sans doute les irrésistibles délires de Paul Dallaire, la poésie trash et crue de Pascale Bérubé et la performance d’Alexandre Dostie qui a répondu en actes à la ques-

Photos: Sébastien Dulude

tion : «As-tu déjà pété une baguette de pool sur la tête de quelqu’un?». «  C’est une soirée de poésie non conventionnelle. Les éclairages verts, les projections vidéo et l’animation qui consistait en un programme informatique de «text-to-speech » ont contribué à rendre l’ambiance à la fois ludique et étrange», explique Sébastien Dulude, organisateur de la soirée. Si vous avez manqué cette soirée hors norme, sachez que vous pourrez à nouveau découvrir la poésie dans ce qu’elle a de plus spectaculaire le 7 octobre prochain en assistant à brassecamarade, le deuxième événement de la série. (A.T.)

Photos: Audrey Tremblay

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18 avril au 1er mai 2011

arts et spectacles

Exposition

Corps Accord MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles

L’association des étudiantes et des étudiants des programmes en arts (APARTS) a exposé plusieurs oeuvres dans le hall Gilles-Boulet du pavillon Albert-Tessier dans le cadre de l’exposition Corps Accord. Le tout s’est tenu du 1er au 9 avril derniers. La thématique du corps était à l’honneur lors de cette exposition. Introduite sous diverses formes et matériaux, l’exposition offrait au visiteur une représentation du corps à la fois surprenante et diversifiée. Une vingtaine d’étudiantes

et d’étudiants ont réuni leurs talents afin de présenter des oeuvres qui présentent non seulement une réflexion sur le corps humain, mais également la façon dont nous le concevons en 2011. «Le sujet du corps demeure toujours d’actualité en arts comme dans plusieurs domaines. Les réflexions l’entourant sont diverses et soulèvent parfois des débats», écrit Caroline Moreau, Commissaire de l’exposition et Présidente de l’APARTS. En effet, l’exposition présente toute une réflexion face aux enjeux du corps en 2011, de la perception et du regard qu’on lui porte. Parmi les oeuvres présentées, notons La Renaissance de l’homme de Louis-Philippe Boucher. Cette oeuvre au fusain se veut une repro-

La Renaissance de l’homme de Louis-Philippe Boucher, une déconstruction au fusain d’une oeuvre de Michel-Ange. Photo: M. Beaupré duction déconstruite de La Création d’Adam de Michel-Ange. La fragilité du corps est alors exploitée. Autre oeuvre intéressante de

l’exposition, Illusion de Joëlle Champagne. Un buste de bois orné d’un corset vise à représenter la dualité

«Le sujet du corps demeure toujours d’actualité en arts comme dans plusieurs domaines. Les réflexions l’entourant sont diverses et soulèvent parfois des débats» – Caroline Moreau, Commissaire de l’exposition et Présidente de l’APARTS

Illusion de Joëlle Champagne, un mélange de douceur et de rudesse entre le tissu du bustier et la rudesse du bois. Photo: M. Beaupré

entre le critère de la beauté face à la rudesse et aux imperfections que peuvent contenir le bois. «L’humain a fait souffrir la nature en lui faisant

subir toutes sortes de massacres qui ont fini par la transformer, puis il aura choisi de ne montrer que les beaux attraits de ce qu’il pense être sa réussite : la nature maîtrisée», explique Joëlle sur son cartel. On peut donc voir que plusieurs influences ont été prises un peu partout afin de produire cette exposition sur la thématique du corps. L’étudiante Anny Levasseur s’est inspirée de l’exposition Body Worlds du controversé Dr. Von Hagens afin de concevoir ses oeuvres Body Woods, L’emprise et Identité. La sérigraphie et l’estampe numérique sont les techniques utilisées quant à la réalisation de ses oeuvres. Plusieurs autres oeuvres ont également été présentées lors de cette exposition très originale qui s’est installée dans le hall d’entrée de l’Université. Encore une fois, les étudiants du département des arts ont su montrer leur originalité ainsi que leur talent.

Spectacle de Bobby Bazini

Folk & Soul MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles

Bobby Bazini était en spectacle à la Salle J.-Antonio-Thompson de Trois-Rivières le 9 avril dernier. Après avoir joué à guichet fermé au Théâtre du Cégep lors de son dernier passage en sol trifluvien, le jeune chanteur a attiré tout autant de spectateurs, sinon plus, qui se sont déplacés pour entendre ses chansons. Le spectacle a débuté avec le groupe Play the Angel en première partie. La formation montréalaise a interprété quelques-unes de ses compositions en version acoustique, ce qui n’a pas engendré de contraste musical pour l’ensemble de la soirée. Les quatre membres du groupe ont offert quelques ballades, avant de

terminer leur prestation par des chansons plus rock. Suite au passage de Play the Angel sur scène, ce fut au tour de Bobby Bazini d’offrir ses compositions. C’est d’une façon graduelle, un musicien à la fois, que la deuxième partie a donc commencé avec la chanson Mellow Mood. Se sont enchaînées par la suite les autres chansons qui figurent sur le premier album de Bobby Bazini, Better in time paru en 2010. Le jeune chanteur est assez versatile sur scène, chose que le public a pu constater lors de l’interprétation de la chanson Broken Road, alors que Bobby joue de l’harmonica en plus de la guitare et du chant. Lors de la soirée du 9 avril, quatre nouvelles chansons ont été présentées au public. Parmi celles-ci, Cherish Heart Love que le chanteur a interprété seul sur scène avec sa guitare, jusqu’à ce que les musiciens le rejoignent un à un afin de compléter

avec des choeurs et des claquements de doigts. Le public, majoritairement adulte, s’est d’ailleurs montré très réceptif face à ces nouvelles pièces. Parmi les autres nouvelles pièces présentées lors du spectacle, notons Together Again, Rock and Roll Baby ainsi que Stories from California, encore une fois d’excellentes chansons dans le même style des autres pièces du chanteur. Un medley de reprises qui l’ont inspiré depuis le début de sa courte carrière a également été interprété. Il contenait notamment les chansons Folson Prison Blues de Johnny Cash, et Love me 2 times du groupe The Doors.

Humble et timide À 22 ans, Bobby Bazini apparaît relativement timide lorsqu’il s’agit de parler en public, mais on peut très bien voir que la scène lui permet de s’exprimer aisément. Le chan-

Photo: Archives

teur était particulièrement gêné de l’ovation que lui a offerte le public à la fin du spectacle: «C’est le plus long applaudissement que j’ai eu (…) Je me sens gêné!», a-t-il affirmé alors que les spectateurs en redemandaient encore et encore. La réception du public trifluvien face au travail de Bobby Bazini est excellente et son passage dans la ville est toujours fort apprécié. Malgré

le fait que sa tournée est terminée, les amateurs de sa musique étaient enchantés lorsque l’artiste a affirmé qu’il entrerait très bientôt en session d’écriture pour son prochain album. Si on se fie à la réaction positive des spectateurs lors de l’interprétation des nouvelles chansons, le deuxième album de Bobby Bazini devrait probablement se mériter un bon succès.


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arts et spectacles

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Soirée d’humour au profit de Clown sans frontière AUDREY TREMBLAY Rédactrice en chef

Lundi le 4 avril dernier, un groupe d’étudiants du cours de Développement et consolidation des équipes de travail ont organisé un concours d’humour à la Chasse-Galerie au profit de l’organisme Clown sans frontière. Les organisateurs de l’événement précisent qu’ils ont choisi cette cause parce qu’il s’agit d’un organisme qui leur tient a cœur  : «  C’est un organisme qui soutient des adultes et des enfants partout dans le monde en envoyant des délégations d’amuseurs publics dans les pays en difficulté, notamment Haïti, où ils ont quelques missions en ce moment. Ils leur redonnent le sourire, ce qui est très important pour nous. » Au total, sept futurs humoristes se sont partagés la scène en vue des grands honneurs. Il s’agit de : Michael Grenier, Anne-Marie Lemieux, Benoit Tellier, Antoine Gélinas, Samuel Contant,  Daniel Lemoine et Jean-René Boutin. Le public a finalement eu la lourde tâche de remettre le nez d’or à un des participants. C’est Antoine Gélinas qui a été couronné grand gagnant de cette soirée qui a attiré plusieurs dizaines de personnes. « C’était mon

premier concours d’humoriste. J’ai fait UQTR en spectacle, mais tu affrontes des chanteurs, des danseurs, c’est différent.  C’est agréable de

Le gagnant de l’événement, Antoine Gélinas. Photo: A. Gélinas

gagner, j’ai eu beaucoup de plaisir et en plus, je me suis fait voir!», lancet-il. Aux termes de l’événement, le comité organisateur se dit satisfait  : «  On est très satisfaits du déroulement de la soirée, les humoristes étaient de qualité, le public attentif et très impliqué. La foule était très impressionnante, bien plus grande que celle qu’on attendait au départ. » Au total, c’est plus de 500$ qui seront remis à l’organisme. «  Nous avons vendu tous nos nez rouges, soit 150 », ajoute une des organisatrices. Pour le chargé de cours Yves Campagna, il s’agit également d’une réussite  : «  J’ai apprécié le choix du projet qu’ils ont fait et je suis fier de l’équipe. Ils ont mené ça à bon port malgré les contraintes.  » M. Campagna a quand même tenu à préciser que les étudiants étaient évalués sur tout le processus et non pas exclusivement sur la réalisation de l’activité. Le comité organisateur était formé de Patricia Caouette (Études en loisir, culture et tourisme), JeanFrançois Poirier (Communication sociale), Michael Grenier (Communication sociale), Camille Lalonde (Sciences de la gestion), Justine Boulanger (Sciences de la gestion), Gabriel Filion Simon (Sciences de la gestion) et Annie De Grace (Communication sociale).

Programmation Été 2011

Estival et festivals MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles

En cette dernière édition du Zone Campus de la session, voyons ce que l’été 2011 nous réserve en termes d’art, de culture et surtout de festivals. Voici donc un bref aperçu de ce qui vous attend pour les vacances. Au moment d’écrire ces lignes, la fébrilité de l’été 2011 commence déjà à se faire sentir. On peut s’en rendre facilement compte avec toutes ces rumeurs de venues d’artistes dans les différents festivals. C’est le cas avec le Festival d’été de Québec qui, depuis quelques semaines, fait objet de spéculations sur la présence de groupes lors de l’édition 2011. Cependant, quelques noms sont déjà confirmés : The Black Keys avec Cage The Elephant et Girl Talk le 10 juillet prochain sur la scène Bell des Plaines d’Abraham. Thomas Fersen, qui a lancé très récemment son nouvel album Je suis au Paradis, sera à la

Place Metro de la Place d’Youville le 17 juillet prochain. Il faut malheureusement attendre jusqu’au 27 avril pour voir l’intégrale de la programmation se confirmer. Du côté des sorties CD, on surveille le nouvel album de Fleet Foxes, Helplessness Blues, qui sera sur les tablettes des disquaires le 3 mai prochain. Le groupe de Seattle fait dans le rock/ folk et leur nouvel album devrait ravir les amateurs du groupe. Pour ceux et celles qui préfèrent profiter de la climatisation des musées, surveillez l’exposition Rome qui sera en place dès le 8 mai au Musée de la Civilisation de Québec. L’exposition promet un voyage à la fois historique et artistique dans la ville éternelle.

Programmation trifluvienne Du côté de la Trifluvie, le même enchaînement de festivals prendra place, particulièrement dans les rues du centre-ville. Du 2 au 5 juin, le Festival DansEncore présente sa 17e édition. Des spectacles de

tous genres vous feront danser dans les rues. Le tout sera suivi par le Festivoix de Trois-Rivières qui n’a malheureusement pas encore dévoilé l’intégralité de sa programmation. Pour l’instant, les chanteurs populaires s’inscrivent au calendrier, mais nous n’avons aucun indice sur les artistes émergents qui seront présents lors de l’événement qui se tiendra du 30 juin au 10 juillet prochains. Toujours du côté musical, le Festival Urbain sera de retour encore une fois cette année, du 19 au 21 août 2011. Le comité organisateur travaille également à concocter une programmation attrayante pour la septième édition. Du côté des arts visuels, on ne manque surtout pas la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières qui se traduira par plusieurs expositions dans les différents centres de diffusion d’art visuel de la région (Centre d’exposition Raymond-Lasnier, Galerie d’art du Parc, etc.). En ville comme en région, une excellente saison estivale à vous tous.

Ils étaient nombreux à s’être déplacés à la Chasse-Galerie. Photo: Annie De Grace


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SPORTS

JEUX mots croisés

39e mérite sportif de l’UQTR

Lapierre-Lemire grande gagnante NICOLAS DUCHARME Journaliste | Sports

L’UQTR tenait son 39e mérite sportif le 7 avril dernier. Tous les joueurs des Patriotes étaient réunis au CAPS pour un gala visant à honorer les meilleurs athlètes, mais aussi les meilleurs étudiants du programme. C’est Caroline Lapierre-Lemire qui est sortie grande gagnante de la soirée.

1. Conciliateur 2. Cosse. Pélagique 3. Agacer. Avalé 4. Ver marin. Belgique. Marque la surprise 5. Délicatesse 6. Indivisibles. Disposer en réseau 7. Moqueries. Amoncellement 8. Producteur du film Lawrence d’Arabie (1962). Strophe. Ville de Belgique 9. Aménager un endroit en agglomération. Interjection exprimant le rire 10. Comédiennes 11. Expulser. Assure la stabilité aux navires 12. Île de l’océan Atlantique. Se dit d’une publication qui comporte l’indication de la date et de l’heure Verticalement :

Caroline Lapierre-Lemire et Jean-François Fournier, athlètes par excellence à l’UQTR. Photo: N. Ducharme devançant de peu celle de volleyball qui a tout de même obtenu une fiche parfaite cette saison. Il faut se demander si le fait que l’équipe féminine évolue en deuxième division n’a pas nui à ses chances d’obtenir le trophée. C’est Jean-Sébastien Breton qui a obtenu le titre d’étudiant-athlète de l’année. Joueur de quatrième saison au hockey, Breton a réussi à maintenir une cote de 4 sur son bulletin. Breton en est à sa première année à la maîtrise en Communication sociale. Les Patriotes ont aussi profité de la soirée pour remettre de multiples bourses à ses étudiants-athlètes. Au total, c’est plus de 122  000$ que se sont partagés les différents récipiendaires. Finalement, l’organisation sportive de l’UQTR a profité de la soirée pour introniser deux nouveaux

membres dans son temple de la renommée, Mathieu Gravel et Peter «Doc» Ryan. Gravel a porté le chandail de hockey des Patriotes pendant quatre ans, en plus d’aborder le C de capitaine. De son côté, Ryan a fait la pluie et le beau temps au basketball en 1976 et 1977 en plus de représenter le Canada aux Olympiques.

Les gagnants Athlète féminine de l’année: Caroline Lapierre-Lemire Athlète de l’année masculin : Jean-François Fournier Recrue de l’année : Caroline Lapierre-Lemire Équipe de l’année : Soccer masculin Étudiant-athlète de l’année : Jean-Sébastien Breton Bourse Raymond-Champagne (500$) : Kim Gladu et Jean-François Dionne

mots mystères

Golf

Louis-Pierre Godin… Reviendra, reviendra pas? Louis-Pierre Godin est toujours indécis face à son futur comme pilote de la formation de golf de l’UQTR. C’est que le joueur qu’il est a décroché un poste comme assistant professionnel au prestigieux club de golf Le Mirage de Terrebonne. « Tout dépendamment de mes disponibilités en septembre, si j’ai le

1. Peindre 2. Acerbe. Contester. Sujet qui parle 3. Praticable 4. Insulaire. École nationale d’administration. Cheval-vapeur 5. Amulette. Organisation du traité de l’Atlantique Nord (ang.) 6. Levant. Frapper latéralement une balle pour lui donner un effet 7. Instrument de musique. Note. Élément du lat. (astre) 8. Actinium. Écrin 9. Ville de l’Algérie. Montagne de l’ouest de la Bulgarie 10. Aqua. Peuple de Djibouti et de la Somalie. Adjectif démonstratif 11. Adjectif numéral. Enlève. Proposition 12. Personne qui effectue des recherches pour des médias

sudoku

La nageuse a non seulement mérité le prix de recrue de l’année, mais aussi celui d’athlète féminine de l’année. Tout un exploit pour l’athlète originaire de Rouyn-Noranda. Elle ne l’a toutefois pas volé ce prix. Lapierre-Lemire s’est démarquée tout au long de la saison, et a même participé aux championnats canadiens. Elle est passée à une seule position de représenter le Canada aux Universiades de 2011. L’athlète semble marcher dans les traces qu’a laissées Jennifer Carroll dans le paysage sportif de l’UQTR. D’ailleurs, Lapierre-Lemire est la première depuis Carroll à accomplir l’exploit d’être nommée athlète de l’année à sa première saison avec le club trifluvien. Lapierre-Lemire était visiblement émue même plusieurs minutes après avoir reçu son prix. «  Je savais que j’allais être dans les nominées, mais de là à gagner la première année, je ne m’y attendais pas. » Chez les hommes, la palme est allée à Jean-François Fournier de l’équipe de soccer des Patriotes. Muté de la défensive au milieu de terrain avant la saison d’hiver, Fournier a été un atout pour sa formation, particulièrement sur les coups francs. Fournier et ses collègues ont aussi obtenu le titre d’équipe de l’année,

Horizontalement :

temps et si Monsieur (Pierre) Clermont est intéressé à ce que je revienne, je ne dirai jamais non. D’un autre côté, si je vois que le temps que je peux mettre là-dedans n’est pas suffisant pour aider l’équipe et les jeunes à s’améliorer, c’est sûr qu’il faudrait mieux pour moi de laisser ma place. Mais j’espère vraiment que ça peut fonctionner. »

Godin, qui en était à sa première saison comme entraîneur des Pats, a aimé l’effort que ses protégés ont fourni durant la saison. « J’ai été super heureux de mes jeunes. Je pense qu’ils ont mis du temps et des efforts pour bien performer et ça fait en sorte qu’on a eu des résultats qui étaient intéressants. » (N.D.)

Thème : Députés et ministres fédéraux en 2010 (8 lettres) Ablonczy Aglukkaq Arthur Ashfield Beaudin Bellavance Blackburn Bouchard Bourgeois Brunelle Cannon Coderre Day De Bellefeuille Deschamps Desnoyers Dion Dorion

Flaherty Fortier Généreux Guay Hill Laforest Laframboise Malo Merrifield Nicholson Oda Paquette Plamondon Pomerleau Rodriguez Roy Scarpaleggia Shea


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18 avril au 1er mai 2011

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Travailler sur l’homme JOANY DUFRESNE Journaliste | Sports

L’heure est au bilan pour l’équipe masculine de soccer des Patriotes. Après avoir connu une saison automnale plutôt désastreuse, les protégés de Pierre Clermont ont su mettre leur talent à profit lors de la deuxième moitié de l’année. « On a plus travaillé sur l’homme que sur le joueur », confie l’entraîneur.

La pensée positive Les Patriotes s’étaient dûment préparés afin de mieux performer lors de la saison intérieure. Les joueurs ont dû faire quelques sacrifices afin de réaliser la totalité des objectifs qu’ils s’étaient fixés. Les Trifluviens souhaitaient améliorer leur image. Suite à de nombreuses expulsions à l’automne, les équipiers de Clermont avaient tendance à écoper des cartons qualifiés de ridicules par l’équipe. «  Parfois, on se tuait nous-mêmes en prenant des cartons inutiles. Il fallait donc être capables de mieux contrôler nos émotions sur le terrain  », commente le doyen. En prenant sur soi, les Patriotes ont donc été en mesure de remonter la pente et de revenir dans la partie à plusieurs occasions. La

formation désirait conclure la saison avec un différentiel de buts pour et de buts contre positif contrairement à l’automne alors qu’ils avaient eu une différence de -12. « Il y a aucune équipe qui se classe parmi le top 4 en ayant un différentiel négatif », relate Clermont. L’entraîneur confie aussi le désir qu’ils avaient de se rendre en finale et de ne perdre aucune partie à domicile.

« On a une équipe assez enthousiaste. Les gars ne peuvent pas jouer de façon passive et attendre l’autre équipe en défensive. On a donc transformé ça pour être plus dangereux offensivement » – Pierre Clermont

Mettre les bouchées doubles Avec un nouvel horaire d’entraînements bonifiés, les Patriotes ont travaillé sur leur forme physique depuis janvier. «  Si on est prêts physiquement, on peut faire bien des choses  », dit Clermont. Plus endurants, les Patriotes ont adopté une approche plus offensive. Grâce aux deux attaquants toujours présents sur le terrain, les Trifluviens ont exercé beaucoup plus de pression sur

l’adversaire. «  On a une équipe assez enthousiaste. Les gars ne peuvent pas jouer de façon passive et attendre l’autre équipe en défensive. On a donc transformé ça pour être plus dangereux offensivement  », explique l’instructeur. Néanmoins, les Patriotes n’ont pas négligé le jeu défensif qui leur a permis de survivre à maintes reprises. Les preuves sont nombreuses selon Clermont : « Lors de la première demie de la finale, l’UQÀM a effectué huit tirs cadrés et douze corners. Nous n’avons encaissé qu’un but. Donc, ça veut dire qu’on se défend bien. »

Un gros défi Les Patriotes auront un gros défi à relever à l’automne prochain selon leur entraîneur  : ne pas oublier comment ils se sont rendus en finale. « Il ne faut pas oublier comment on a travaillé fort pour se rendre là, car ça ne s’est pas fait spontanément », dit-il. Grâce à des leaders tels qu’Olivier Dumont St-Louis et Geoffrey Jouvin, le lien d’appartenance de l’équipe s’est soudé davantage cette saison. «  Ils ont apporté beaucoup au groupe, car ils avaient un peu plus d’expérience. Ils ont réussi à canaliser les joueurs comme il le fallait », révèle Clermont. L’entraîneur espère donc que cet esprit collectif soit toujours présent à l’automne. Même si la formation sera privée des services de Robin Manceaux et peut-être de ceux de Jonathan Brunelle, l’arrivée d’une demi-douzaine de recrues lui apportera plus de challenge.

Grande amélioration JOANY DUFRESNE Journaliste | Sports

Même si les joueuses de la formation de soccer féminine des Patriotes n’ont pas atteint tous les objectifs qu’elles s’étaient fixées, elles n’en sont pas moins fières des progrès qu’elles ont effectués lors de la saison hivernale. Suite à sa première année au poste d’entraîneur-chef, Ghislain Tapsoba a fait un récapitulatif qui ne peut qu’améliorer les performances de son équipe à la saison prochaine. Les protégées de Tapsoba ont commencé à croire en leur capacité en cette deuxième moitié de la saison, ce qui les a grandement aidées selon ce dernier  : «  Elles ont mis les efforts qu’il fallait et ça l’a été payant.  » Bien que les Trifluviennes visaient la quatrième position au classement général, elles sont fières du travail qu’elles ont accompli pour atteindre le cinquième rang. L’équipe désirait aussi passer le premier tour des séries éliminatoires, ce qui n’a pas été le cas suite à leur défaite en quart de finale contre l’Université Laval. «  On s’attendait à passer le premier tour, mais ça l’a été différent. Ce n’est que partie remise pour l’année prochaine  », commente l’entraîneur. Les Patriotes ont cependant réussi à réaliser l’un de leurs objectifs qui était de réduire drastiquement leur différentiel de buts marqués et de buts encaissés. En effet, les filles

sont passées d’une différence de -31 à l’automne à -3 à l’hiver. «  On est tristes de la manière que la saison s’est terminée, mais on est fiers de ce qu’on a accompli, car derrière tout ça il y a beaucoup d’efforts et de sacrifices », avoue Tapsoba. Ghislain Tapsoba et son assistante, Mélissa Lessage, ont été plus exigeants envers leurs joueuses pour la saison hivernale. Les instructeurs ont mis l’emphase surtout au niveau de la récupération de balle. « En ayant toujours un bloc qui suivait la balle, ça nous a permis d’avoir plus souvent le ballon et d’être beaucoup plus dangereux qu’à l’automne  », ajoute l’homme de l’équipe. Bien que cet aspect du jeu soit toujours à améliorer la saison prochaine, le progrès qu’ont connu les Trifluviennes leur a permis de renforcer leur attaque. «  On a pas été passifs. On a fait de belles séquences, donc il va falloir travailler encore plus fort pour être encore meilleurs dans ce domaine  », dit Tapsoba. Parallèlement, l’entraîneur souligne le rendement qu’a offert Mélanie Soulard tout au long de l’année. « Toutes les filles se sont améliorées, mais Mélanie a franchi une étape de plus cette saison et on espère qu’elle ne s’arrêtera pas là. » L’ajout de nouvelles recrues au noyau déjà existant va permettre à Ghislain Tapsoba de présenter une équipe plus compétitive, espère-til. « Il y a des filles de bon calibre qui arrivent. Ce sont donc les meilleures et les plus combatives qui feront leur place dans l’équipe », confie-t-il.

lancement du Centre régional d’entraînement et d’événements de la Mauricie

Encore plus de soutien pour les athlètes

Ensuite, les efforts fournis par le CREEM concernant les entraîneurs sont concentrés à la professionnalisation et à la reconnaissance de leur métier. Plusieurs outils seront mis en place tels que des formations pour soutenir ces professionnels. En outre, les événements sportifs de la

JOANY DUFRESNE Journaliste | Sports

Au cours des dernières années, plusieurs éléments ont fait de la Mauricie un lieu propice au développement sportif. L’élite sportive de la région est de plus en plus florissante. Dans l’optique d’offrir un soutien supplémentaire aux athlètes et de rendre plus accessibles les services sportifs en région, le Centre régional d’entraînement et d’événements de la Mauricie (CREEM) a été inauguré au début du mois d’avril.

Photo: Centre régional d’entraînement et d’événements de la Mauricie

Regroupant plusieurs partenaires de la Mauricie tels que l’UQTR, le CREEM s’inscrit dans la lignée des centres d’entraînements régionaux du Québec. Souhaitant devenir un leader dans le domaine de l’activité sportive aux niveaux régional, provincial et national, le CREEM agit à trois niveaux : développement des athlètes, formation des entraîneurs et tenue d’événements sportifs.

Tout d’abord, plus de 1500 sportifs de la Mauricie peuvent bénéficier des services offerts aux deux pôles créés : l’un au Collège Shawinigan et l’autre au Centre sportif Alphonse-Desjardins. Le CREEM désire contribuer à l’évolution des jeunes tant du niveau élite qu’émergence. « Nous répondons au désir du ministère de permettre aux athlètes de s’entraîner près de leur famille tout en ayant accès à ce dont ils ont

besoin pour atteindre leurs objectifs », commente le président du CREEM, Jonathan Duguay. Par ailleurs, Michel Angers, maire de la ville de Shawinigan qui est partenaire du CREEM, soutient l’importance d’investir dans l’émergence de modèles de réussite dans des disciplines ciblées : « C’est par la rigueur et le respect que ces athlètes seront des modèles pour les jeunes qui s’y identifient. »

« Nous espérons que l’UQTR pourra investir au niveau de la recherche et du développement des athlètes. » – Jonathan Duguay

Mauricie se verront offrir de l’aide du CREEM tant sur le plan de la logistique que financier. « En somme, le CREEM facilitera la pratique du métier d’entraîneur et offrira un partage d’expertise et des moyens financiers, humains et techniques aux organisateurs d’événements sportifs », ajoute Jonathan Duguay.

Avec toutes ces mesures, le CREEM veut permettre à la Mauricie de se positionner dans le peloton de tête provincial dans le secteur sportif. «  Lorsque nos athlètes atteignent les sommets, c’est une fierté pour sa ville et sa région », explique Ginette Bellemare, conseillère municipale à la ville de Trois-Rivières, aussi partenaire dans l’aventure.

Et l’UQTR dans tout ça ? Pour l’instant, le partenariat entre le Centre régional d’entraînement et d’événements de la Mauricie et l’Université du Québec à Trois-Rivières n’a pas été déterminé. Jonathan Duguay est toutefois confiant que l’institution pourra être bénéfique à l’organisme : « Nous espérons que l’UQTR pourra investir au niveau de la recherche et du développement des athlètes.  » Par ailleurs, Stéphane Perreault, professeur à l’UQTR, agira en tant qu’intervenant auprès des jeunes en ce qui concerne la psychologie sportive.


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Offre sportive à l’UQTR

Une piscine et un aréna en vue?

NICOLAS DUCHARME Journaliste | Sports

Le Centre de l’activité physique et sportive (CAPS) de l’UQTR pourrait bien s’agrandir dans les prochaines années, le tout au profit des nageurs. La ville de Trois-Rivières et l’UQTR sont en grandes négociations pour procéder à la construction d’un deuxième bassin aquatique à l’intérieur du CAPS. Et ce n’est pas le seul projet d’infrastructure sportive qui fermente dans la tête des hauts placés du CAPS. Un aréna pourrait aussi être en chemin. Les habitués de la piscine du CAPS le savent, il est très difficile de trouver de l’espace libre dans les corridors de nage. On doit souvent partager le corridor avec une autre personne, et parfois plus. Les situations où des

nageurs sont entrés en contact sont chose fréquente. «Officiellement, on est à 100% d’affluence pour la piscine. On doit refuser des demandes pour certaines écoles et les Mégophias. On pourrait quasiment qualifier la situation de surutilisation », explique Claude Arbour, vice-recteur à l’administration, aux finances et à la vie étudiante. Il n’y a pas que le manque de disponibilité de la piscine qui ennuie les dirigeants du CAPS. «  Il y a aussi la problématique qu’on a une très belle piscine olympique, mais on n’arrive pas à attirer des compétitions de niveau national parce qu’il n’y a pas un deuxième bassin. Ce serait très intéressant en terme de renommée au niveau structurel dans la région de la Mauricie d’avoir une piscine qui pourrait attirer des compétitions de haut niveau. » Le nouveau bassin serait côte à côte avec l’existant, ce qui signifie qu’un mur entier devrait être mis à terre pour procéder à l’expansion. Un deuxième étage s’ajouterait où on retrouverait surtout de petits locaux pour des activités physiques de

groupe. La ville de Trois-Rivières a fait savoir qu’elle aimerait que des jeux d’eau y soient intégrés, une idée que ne partageait pas forcément la direction de l’UQTR. Mais si la ville s’offre à financer ce projet, l’UQTR ne s’y opposera pas selon Arbour. Les chiffres sont encore préliminaires, mais les coûts d’une telle construction s’élèveraient à une quinzaine de millions de dollars. À lui seul, le prix des jeux d’eaux est estimé à sept ou huit millions. Le reste de la facture irait à l’UQTR.

Un aréna hors campus? Il n’y a pas qu’une piscine qui s’ajouterait à l’offre sportive de l’UQTR. La ville de Trois-Rivières désire fortement ajouter un nouvel aréna du côté de Trois-Rivières Ouest. La nouvelle bâtisse serait adjacente à l’Aréna Jérôme-Cotnoir, qui est situé à quelques centaines de mètres de l’Université. C’est la ville qui insiste sur ce lieu, question de faciliter la gestion des deux arénas. L’UQTR serait partenaire dans cette construction avec la ville et le Séminaire St-Joseph. D’ailleurs, c’est le Séminaire St-Jo-

Même si les Patriotes hockey désiraient garder confidentielle la liste de ses futurs porte-couleurs jusqu’à la conférence de presse tenue au début du mois de mai, le Zone Campus a tout de même appris que l’équipe devrait compter dans ses rangs un enfant chéri de la Mauricie, Tommy Tremblay. C’est une excellente acquisition que les Patriotes ont réalisée. Tremblay amènera ce qui manque cruellement à l’UQTR année après année  : la robustesse. Même s’il ne jette pas les gants au hockey universitaire, les coups d’épaule de l’ancien des Cataractes de Shawinigan seront extrêmement utiles aux Patriotes. « Ça fait 10 ans que je reste à Shawinigan. C’est un choix logique que si j’allais à l’Université, ce serait à Trois-Rivières. J’ai aussi eu des offres d’Ottawa et Moncton, mais pour moi, rester dans la région était important. Dès que Jacques (Laporte) m’a appelé, je lui ai dit que je voulais jouer pour les Pats. » Il ne faut toutefois pas voir Tremblay comme un joueur uniquement physique. L’attaquant de 6’0’’ et 196 livres a obtenu 35 points cette saison avec les Olympiques de Gatineau et

Shawinigan dans la LHJMQ. Il pourrait s’avérer un bon ajout sur une deuxième ligne pour créer de l’espace à de plus petits joueurs comme Olivier Donovan et Félix Petit, un peu comme l’a fait Pierre-Alexandre Joncas cette année. «  Je ne connais pas grandchose du calibre universitaire. J’ai parlé avec Maxime Robichaud et il m’a expliqué à quoi ça ressemblait. Je vais devoir amener mon style de jeu et ne pas changer. » L’attaquant originaire de La Tuque compte s’inscrire en Communication sociale.

Recrutement actif Les Patriotes se doivent d’obtenir une excellente récolte printanière pour combler les départs de sept joueurs, soit Étienne BellavanceMartin, Francis Charland, Nicolas Désilets, Guillaume Chicoine, Jean-Christophe Blanchard, Steve Bellefleur et Philippe Bronsard. Le noyau de la formation sera radicalement différent la saison prochaine. C’est pourquoi Jacques Laporte et ses assistants ont redoublé d’ardeur à la tâche. Il est loin le temps où l’UQTR était la seule option valable pour les joueurs francophones qui terminaient leur stage junior majeur. Les universités McGill et Concordia mettent les bouchées doubles pour aller chercher les meilleurs espoirs francophones. Les résultats sont probants chez les Redmen, alors que les

joueurs francophones comme Francis Verreault-Paul, Alexandre PicardHooper et Marc-André Dorion sont le noyau de l’équipe. De nouveaux adversaires se sont ajoutés dans les dernières saisons. Les maisons d’enseignement des Maritimes et de la région d’Ottawa lorgnent de plus en plus vers le Québec pour renflouer leur banque de joueurs. On l’a bien vu cette saison lorsque les Patriotes se sont fait subtiliser à la dernière seconde les défenseurs Dominic Jalbert et MarcAntoine Desnoyers par Ottawa et Nouveau-Brunswick respectivement. En plus, les Patriotes doivent rivaliser avec la Ligue Nord-Américaine de Hockey. Avec les salaires qu’offrent les équipes de la LNAH, c’est parfois tentant pour un joueur de s’y joindre. L’an dernier, l’UQTR a annoncé la venue d’Adam Leblanc-Bourque, un gros défenseur qui avait évolué avec Shawinigan pendant quatre saisons. Mais à la dernière minute, l’arrière avait plutôt décidé de se diriger vers Sorel-Tracy de la LNAH. Jacques Laporte annoncera le reste de ses acquisitions lors d’une conférence de presse au début du mois de mai. C’est une bonne stratégie que de faire un tel exercice. Une fois devant les caméras, certains joueurs hésiteront sûrement à accepter une offre d’équipes de la LNAH.

Toutefois, on semble encore loin de voir les grues se présenter sur le terrain de l’UQTR. « On a rencontré le maire et on s’est entendus que les différents secteurs doivent se réunir pour voir à la réalisation du projet et le financement du projet. C’est sûr qu’on ne fera pas la première pelletée de terre demain matin », souligne André-François Lafond, directeur du Service de l’activité physique et sportive.

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Tommy Tremblay avec les Pats Journaliste | Sports

seph qui est l’instigateur du projet, lui qui abrite un programme sportétudes en hockey. « Pour nous, ce n’est pas une urgence (d’avoir un aréna). Les Patriotes ont déjà leur domicile au Colisée. Ce n’était pas une priorité contrairement à la piscine où il y a un problème d’espace. Mais comme nos partenaires sont très intéressés, on a accepté de se joindre à eux pour travailler sur ce projet », souligne Arbour.

JOANY DUFRESNE

Recrutement

NICOLAS DUCHARME

Photo: Archives

Dans son discours suite à la remise du prix de l’équipe de l’année au Gala des Patriotes, Olivier Dumont St-Louis, capitaine de la formation masculine de soccer, a abordé le thème de la grande famille des Patriotes. Pour la première fois depuis longtemps, une véritable synergie s’est développée entre les équipes sportives de l’UQTR. Devant ce nouveau sentiment d’appartenance, les dirigeants du sport d’excellence souhaitent élaborer des nouvelles mesures afin de perpétuer ce lien social.

Vous allez voir qui vous ? Que ce soit pour encourager ses compatriotes ou déstabiliser l’adversaire, les joueurs des diverses formations des Patriotes étaient présents lors des séries éliminatoires d’une ou l’autre des huit équipes. Peut-être les avez-vous vus? Les hockeyeurs et leurs casseroles au soccer, les joueurs de soccer déguisés au hockey ou Sébastien Truchon (natation) avec sa trompette… Pour Pierre Clermont, coordonnateur du sport d’excellence, ce phénomène doit devenir une véritable tradition : « J’espère que les joueurs vont continuer de s’encourager mutuellement. Ça apporte beaucoup aux athlètes et ils s’en rendent compte. » Pour y parvenir, Clermont et ses collègues travaillent à l’élaboration de différentes stratégies. Dans un premier temps, ces derniers souhaitent obtenir plus de compétitions

d’envergure à Trois-Rivières. «  Le Championnat provincial de natation aura lieu ici l’an prochain. Nous essayons de ré-avoir les provinciaux et une compétition régulière en volleyball. Nous regardons aussi ce que nous pourrions faire avec le cross-country et le golf », commente Clermont. Dans le but de créer plus d’ambiance aux parties extérieures de soccer, des estrades plus petites seraient installées près du terrain du CAPS. Suite aux nombreuses demandes provenant des athlètes, Clermont affirme que des activités telles que des 5 à 7 et des journées sportives seront organisées afin de permettre à la centaine de Patriotes de mieux se connaître. Puis, les dirigeants du sport d’excellence désirent instaurer un comité d’étudiants-athlètes qui pourra exprimer son opinion face à leurs décisions. «  Le comité permettrait aux joueurs de pouvoir mettre eux aussi les mains à la pâte. En plus, cela dynamisera leur implication au sein des Patriotes », relate le coordonnateur du sport d’excellence.

Photo: J. Dufresne



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