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1er au 14 novembre 2010 | Vol. 6, No 5 | 16 pages | Bimensuel gratuit | zonecampus.ca

AFFILIATION DE L’AGE UQTR À LA TaCEQ

ÉTUDIANTS, À VOUS LA PAROLE

>ARTS

>SPORTS

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INGRID ST-PIERRE SUR UN HIGH

Les Patriotes sont dominés


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1er au 14 novembre 2010

ACTUALITÉS Table de concertation étudiante du Québec Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3412 Publicité: (819) 376-5011 poste 3411 Télécopieur: (819) 376-5239

S’informer pour mieux voter la création formelle de la TaCEQ. Il s’agit d’une association nationale.

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières

«La lecture est l’apothéose de l’écriture»

MARIE-ANDRÉE GAUTHIER Journaliste | Actualités

– Alberto Manguel

François-Olivier Marchand | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Audrey Tremblay | Rédactrice en chef redaction@zonecampus.ca Marie-Andrée Gauthier | Actualités actualites1@zonecampus.ca Guillaume Rivest | Actualités actualites2@zonecampus.ca Mélissa Beaupré | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Marie-Noëlle Marineau | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca Joanie Dufresne | Sports sports1@zonecampus.ca Nicolas Ducharme | Sports sports2@zonecampus.ca Hubert Samson | Caricaturiste hubert.samson@uqtr.ca Laurie Hémond | Correctrice laurie.hemond@uqtr.ca Stéphanie Gagné | Responsable de la publicité pubcfou@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre webcfou@uqtr.ca Photo de la une | A. Tremblay Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

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Collecte de sang

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Remise de bourses du CEU

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SOCIÉTÉ

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Au pouvoir, citoyens!

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Le Fantasque

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Opinion

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VIE ÉTUDIANTE

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Ingrid St-Pierre

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Partie intime

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Cabaret bio dégradable

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Lorie Hamel

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Sports

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Soccer

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Natation

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Hockey JEUX

La Table de concertation étudiante du Québec est née au cours des années 2008-2009. Les piliers de sa fondation furent de signer communément des communiqués de presse, de s’unir dans l’action et de faire de la représentation lorsque les mandats étaient les mêmes. C’est donc à l’été 2009 que le processus politique et légal prit fin. Alors, on annonça

Logo: TaCEQ

poids politique au niveau politique, l’AGE UQTR s’est penchée sur cette voix. À ce jour, les associations représentées, et également les fondatrices, sont l’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux cycles supérieurs (AÉLIÉS), la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), Student’s society of McGill University (SSMU) et le Regroupement des étudiantes et étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS).

Plusieurs projets pour le Bacc Vert

Éditorial

Arts et spectacles

Lors du conseil d’administration de septembre, l’AGE UQTR décidait de sonder ses membres, par référendum électronique, concernant la possibilité d’affiliation à la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ). Mais qu’est-ce que la TaCEQ?

La TaCEQ ne perçoit aucune cotisation étudiante. Plutôt que d’être en constant recrutement de membres pour survivre financièrement, la TaCEQ vise des valeurs de coopération, d’initiatives locales et d’entraide. Pour le moment, les personnes impliquées sont bénévoles, mais bientôt elles recevront une compensation financière issue d’un programme gouvernemental provincial de bourses pour les représentants élus. La TaCEQ est décentralisée et valorise l’autonomie locale. Tirés de leur site Internet, ces extraits le prouvent. «[…] aucun exécutif ne pourra contraindre une association à adopter une position contraire à celles des intérêts ou des désirs de ses membres» et «la structure permet également la dissidence publique des associations face aux positions de l’organisation nationale». Des principes différents de ceux véhiculés par les autres as-

Semaine québécoise de la réduction des déchets

Sommaire Actualités

Caractéristiques

sociations nationales présentes au Québec dans le mouvement étudiant. La TaCEQ s’engage à n’être influencée par aucun parti politique. Cette neutralité s’applique tant au municipal qu’au provincial ou au fédéral. Finalement, la TaCEQ assure une désaffiliation aisée, c’est-à-dire que si une demande de désaffiliation est déposée et que celle-ci reflète une consultation directe des étudiants, aucun problème ne surgira quant à la légitimité de la demande. La Table de concertation étudiante du Québec s’est impliquée notamment dans les dossiers suivants : bourses du millénaire, frais de scolarité, rémunération du quatrième stage en enseignement, financement des universités et budget provincial 2010. Elle s’est démarquée récemment avec son idée originale de financer l’éducation postsecondaire par les entreprises. On parle de la TaCEQ maintenant, car voilà déjà un an que la désaffiliation d’avec la FEUQ a eu lieu. Consciente de la réalité du mouvement étudiant et voulant s’assurer d’un

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Le prochain numéro sera en kiosque le lundi 15 novembre 2010. La date de tombée est le vendredi 5 octobre à midi.

GUILLAUME RIVEST Journaliste | Actualités

Du 18 au 21 octobre dernier, le Bacc Vert de l’Université du Québec à Trois-Rivières a proposé une panoplie d’activités aux étudiants dans le cadre de la semaine québécoise de la réduction des déchets. Afin de sensibiliser les étudiants à l’importance de déployer au quotidien des gestes verts, le comité Bacc Vert a abordé plusieurs thèmes tout au long de la semaine. Tout d’abord, ce comité a organisé une journée Lunch sans déchets. Lors de cette activité, les étudiants ont été conviés à un kiosque où différents trucs et astuces étaient proposés afin de minimiser la quantité de déchets dans leur boîte à lunch. «Les étudiants pouvaient même faire vérifier leur lunch», souligne madame Virginie Carignan, membre du Bacc Vert

et responsable de la semaine de réduction des déchets. Aussi, l’organisation a mis sur pied le projet J’apporte ma tasse. Effectivement, les étudiants qui se présentaient avec leur tasse réutilisable à la cafétéria du pavillon Albert-Tessier obtenaient un café totalement gratuit. Madame Carignan souligne que «cet événement visait à remercier et à récompenser les étudiants ayant des pratiques écoresponsables». En quelques heures, deux cent cafés ont été offerts à la population étudiante. Le Bacc Vert a également organisé la journée Je composte. Encore là, les membres du comité répondaient aux questions des étudiants. Ils ont donné des trucs et des conseils afin de réaliser simplement et rapidement leur propre composte à la maison. Cette activité visait, entre autres, à solliciter la participation de la population estudiantine afin d’obtenir des bacs de composte à même le campus de l’Université. Enfin, la journée Survivre sans emballage a conclu cette initiative du Bacc Vert. Lors de cette journée, un kiosque de sensibilisation proposait, à la communauté universitaire,

Le comité Bacc Vert lors de la journée Je composte. Photo : G.Rivest

des moyens afin d’éviter les suremballages et les emballages qui ne sont pas recyclables. On y proposait également des solutions davantage éco-responsables. En ce qui a trait au suremballage, madame Carignan souligne que «nous devrions éviter l’utilisation du papier d’aluminium et opter, à la place, pour des plats de plastique. Un geste simple mais très important». Par l’ensemble de ces activités, le Bacc Vert a tenté d’amener les étudiants à l’adoption de plusieurs gestes verts, et ce, au-delà de la dite semaine de réduction des déchets. Il est important de se rappeler que chaque

geste compte. «Tout au long de la semaine, les gens ont répondu à l’appel. Il suffit simplement d’appliquer quelques changements dans son quotidien pour être davantage écoresponsable», rappelle madame Carignan. En terminant, il faut souligner que le Bacc Vert est un comité qui comprend une vingtaine de membres très impliqués. Ce comité est de plus en plus actif sur le campus en matière d’éco-responsabilité et d’actions concrètes pour l’environnement. Il sera d’ailleurs l’hôte du 18e colloque du campus durable qui se tiendra, à l’UQTR, en février 2011.


zonecampus.ca

actualités

Une moustache pour la cause ! AUDREY TREMBLAY Rédactrice en chef

Un ancien étudiant de l’UQTR, Keven Gélinas, se joint au mouvement Movember pour amasser des fonds pour le cancer de la prostate. Movember est un organisme international qui a vu le jour en Australie où des gens ont eu l’idée de donner de la visibilité et sensibiliser les gens au cancer de la prostate tout en amassant des fonds pour la recherche. Le concept est fort simple : les hommes doivent se laisser pousser la moustache durant le mois de novembre au complet et doivent bien se comporter puisqu’ils deviennent ainsi porte-paroles de la cause. L’organisme invite les gens partout dans le monde à y participer et à amasser des fonds pour la recherche dans leur coin de pays. Tous les profits amassés seront remis à Cancer de la Prostate Canada et à une fondation du CHRTR pour le Cancer de la prostate. L’organisateur de l’événement explique d’où est venue l’idée d’un tel projet  : «J’ai vu une pub sur le Web l’an dernier et ça m’a intrigué. Il était trop tard pour que je participe, mais je m’étais dit que je le ferais cette année. La motivation est simple: un homme sur six en sera atteint. Je m’étais fait couper la couette pour Leucan et j’avais ramassé une bonne somme en peu de temps et ça m’avait rendu fier. Je voulais revivre ça». Le tout se terminera en début décembre avec un gala : «Il ne s’agit pas de rasages de moustaches,

mais plus d’une compétition afin de trouver qui a la plus belle moustache».

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Pour tout connaître des enjeux étudiants

La Presse universitaire canadienne maintenant disponible pour tous GUILLAUME RIVEST

Journaliste | Actualités

ITR et CFOU embarque ! L’association d’étudiant en ingénierie de Trois-Rivières a décidé d’emboîter le pas  : «On ne se le cachera pas, c’est un bacc. majoritairement de gars, donc on est concernés et on aimait l’originalité de l’idée! On a même réussi à convaincre quelques professeurs et le directeur de l’école d’ingénierie», explique Charles Martin, président ITR. Les employés permanents de la Radio campus CFOU ont eux aussi décidé de prendre part à l’événement et vous êtes invités à faire de même messieurs. M. Gélinas se dit satisfait de la réponse positive  : «Je suis vraiment content de leur implication. C’est le fun de voir qu’ils sont prêts à investir du temps pour lever des fonds pour une bonne cause». Il mentionne également que son objectif est non seulement d’amasser des dons et de sensibiliser la population au cancer de la prostate, mais aussi de voir son événement devenir un rendez-vous annuel ! Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site Internet  : http://ca.movember.com/

Un nouveau portail concernant l’actualité étudiante de niveau universitaire est dorénavant disponible pour le grand public. Depuis plus de 50 ans, le fil de presse de la Presse universitaire canadienne était réservé à ses membres formés de journalistes, d’éditeurs et de personnes disposant d’un code d’accès. Le tout est maintenant chose du passé, étant donné que le grand public a dorénavant accès à l’ensemble des nouvelles disponibles sur ce portail fort réputé. Ainsi, toutes les nouvelles liées de près ou de loin aux enjeux étudiants et au milieu des études peuvent être lues, en quelques clics, dans le confort de votre salon. À travers le Canada, les étudiants, les professeurs et les autres parties prenantes des institutions d’enseignement bénéficieront d’un service de presse orienté spécifiquement vers leurs intérêts, leurs préoccupations et leurs objectifs. L’ensemble des articles et des nouvelles qui se retrouvent dans ce portail sont susceptibles de vous concerner ou, du moins, de vous intéresser. Cependant, qu’est-ce que la Presse universitaire canadienne? Il s’agit en fait d’une coopérative bilingue qui compte six bureaux régionaux et 90 journaux membres à travers le Canada. Ainsi, elle diffuse une couverture de l’éducation universitaire qui s’avère relativement complète.

Pour découvrir le portail de la Presse universitaire canadienne, visitez le www.cup.ca. Dans un communiqué émis par la Presse universitaire canadienne, madame Danielle Webb, chef de pupitre national et éditrice du fil de presse, a mentionné que «cette décision a été prise afin de mettre de l’avant le travail de nos membres et de leur fournir le support national dont ils ont besoin pour avancer dans l’industrie médiatique après avoir complété leurs études. Notre constitution stipule que la raison d’être de notre organisation est d’unir, de consolider et de supporter la presse étudiante canadienne et c’est exactement ce à quoi sert cette initiative». Ainsi, le portail de www.cup. ca, acronyme qui réfère à Canadian University Press, propose différents articles classés selon une panoplie de thèmes, dont l’actualité, la société, les arts et la culture, les sciences et la technologie et les sports. Bien que certains éléments demeurent en anglais dans la section française du

portail, il demeure que ce fil de presse permet de rester à jour en ce qui a trait à l’ensemble des enjeux pouvant toucher la vie étudiante du Québec et du Canada.

L’historique de la Presse universitaire canadienne Depuis sa création en 1938, la Presse universitaire canadienne offre une panoplie de services et plusieurs formes de support aux journaux universitaires qui y sont membres. En 1959, un service de presse a débuté afin que les journalistes puissent partager, entre eux, des articles et des sujets qu’ils trouvaient pertinents et intéressants. Au fil du temps, le portail s’est modifié et, par le fait même, il s’est actualisé. Il propose maintenant des reportages multiplateformes, incluant notamment des thèmes en baladodiffusion, du contenu visuel et des vidéos complémentaires.


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actualités

Éditorial

La TaCEQ... Oui ou Non?

AUDREY TREMBLAY Rédactrice en chef

Le 6 octobre dernier, l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières a annoncé en assemblée générale la tenue d’un référendum électronique, au suffrage universel, sur la possibilité d’affiliation à la Table de Concertation Étudiante du Québec (TaCEQ). Nous nous souviendrons qu’en décembre 2009, notre association étudiante a décidé de quitter la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), car celle-ci semblait plus préoccupée par son agenda politique que par les intérêts de l’étudiant moyen. Celle-ci en était venue avec le temps à ressembler davantage à une organisation jeunesse du Parti Québécois tenant plus à faire avancer les objectifs socialistes et séparatistes de ses dirigeants que de se soucier du bien-être de l’ensemble des étudiants. Également, on pouvait percevoir un biais nettement montréalais, pour ne pas dire très “Clique du Plateau” dans les décisions de cette organisation, méprisant complètement les problématiques pouvant être retrouvées en région, pour ne pas dire les régions en elles-mêmes. Par contre, malgré le bon travail de notre association étudiante, force est d’admettre que celle-ci ne pèse pas lourd dans la balance globale de la mouvance étudiante universitaire au Québec. Celle-ci se trouve donc devant deux alternatives, ayant heureusement fait le choix de reléguer aux ordures la FEUQ (mais pour plaire à ceux-ci et leurs copains d’Équiterre, disons plutôt “au bac à recyclage”). La première serait de rester indépendante, avec la liberté de cette indépendance, mais l’inconvénient du peu de visibilité venant avec celle-ci, puisqu’étant située entre Montréal la bien-pensante et Québec, siège du gouvernement. La deuxième consiste à trouver une option de substitution à la FEUQ. C’est là qu’apparaît la TaCEQ comme une alternative pou-

vant satisfaire les objectifs de la deuxième option. D’abord, définissons qu’est-ce que la TaCEQ. Celle-ci a vu le jour au printemps 2009 et représente maintenant 65 000 étudiants provenant de Sherbrooke, Laval et McGill ainsi que la CADEUL, principale association étudiante de l’Université Laval. Basée sur un principe de confédération, celle-ci permet aux organisations membres une plus grande latitude décisionnelle, puisque dans chaque dossier défendu par la TaCEQ, l’AGE UQTR aura le choix de se retirer d’une proposition. C’est un peu la même chose du côté monétaire puisque la TaCEQ n’impose pas d’imposantes cotisations comme celles autrefois payées à la FEUQ. Toutefois, il reste à celle-ci à faire ses marques, puisqu’elle n’est toujours pas reconnue par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), même si ceci est prévisible dans un futur rapproché. Également, celle-ci ne dispose pas des mêmes entrées auprès des journalistes et chroniqueurs bien-pensants du milieu journalistique vivotant sur le Plateau, et parmi lesquels les dirigeants de la FEUQ font bras dessus, bras dessous et bien souvent de petits câlins coquins. Malgré tout, nul doute qu’éventuellement la TaCEQ saurait non seulement donner une voix supplémentaire à notre association étudiante, mais une voix crédible auprès des gouvernements puisque moins partisane et biaisée comme pouvait l’être la FEUQ. Celle-ci cherchera davantage à se préoccuper des réelles problématiques étudiantes que de servir de marionnettes pour les dirigeants corrompus des centrales syndicales québécoises. En tant qu’étudiants, vous pourrez donc déterminer ce que vous désirez vraiment, et ditesvous que ce choix aura de véritables répercussions notamment avec l’important dossier du dégel des frais de scolarité. Dans ce vote, voyez la TaCEQ comme une option fortement intéressante, puisque celle-ci se trouvera à vous servir de porte-voix, et ce à peu de frais, sans travestir votre message ou offenser le récepteur de celui-ci comme sait si bien le faire la FEUQ; car la TaCEQ veut avant tout défendre tous les étudiants et non pas seulement ceux se cherchant des emplois à la CSN.

Collecte de sang d’Héma-Québec

Les étudiants donnent leur sang sans vergogne

MARIE-ANDRÉE GAUTHIER Journaliste | Actualités

Le 20 octobre dernier avait lieu à l’UQTR la première collecte de sang de l’année pour Héma-Québec. Deux fois par année, l’Association des Étudiants en Sciences Infirmières (AESCI) organise une collecte de sang en partenariat avec Héma-Québec. Cette année, ce fut la cinquième collecte préparée par Amélie Gauthier et son équipe. Depuis au moins trois ans, l’AESCI perpétue cette tradition qui peut sauver des vies. Publiciser les dons de sang sur le campus de l’UQTR offre une excellente fenêtre pour la cause. En effet, le haut taux de circulation dans le pavillon Albert-Tessier donne une visi-

bilité parfaite pour les organisateurs. C’est ainsi que 214 inscriptions ont été enregistrées, soit 2% de la population universitaire désirant donner leur sang. Pour Amélie, cette affluence est plus que satisfaisante, étant donné que la structure ne peut recevoir que 32 personnes par heure. L’objectif était de 185 donneurs. «Selon le personnel mobile d’Héma-Québec, les collectes de l’UQTR sont toujours les plus achalandées! Il y a de quoi être fiers!». De plus, une des missions d’HémaQuébec coïncide avec celle de l’UQTR, soit celle d’apprendre des habitudes de vie. Cela se résume par éduquer les étudiants à garder certains comportements pour la vie, comme celui de donner du sang lorsqu’une collecte est organisée près de chez soi. Mais pourquoi est-ce important de donner du sang? D’abord et avant tout pour répondre à la demande plus qu’élevée des centres hospitaliers. Chaque année, un peu plus de 450 000 dérivés de produits sanguins sont utilisés pour répondre à la demande d’environ 80  000 pa-

tients. Malheureusement, la requête d’Héma-Québec n’est entendue que par 3% de la population québécoise. Un écart flagrant persiste donc entre l’offre et la demande. Concrètement, pour 1250 dons, seulement 1000 dons passent les tests de contrôle. «Un simple don de sang peut contribuer à sauver jusqu’à quatre vies. Sachant que toutes les 80 secondes, une personne a besoin de sang, nous avons tous, individuellement et collectivement, un rôle à jouer».

Logo: Héma-Québec

Remise de bourses de la Fondation du Centre des études universitaires

Des bourses pour éviter des tracas financiers aux étudiants Fidèle à ses habitudes et à sa mission, le Centre des études universitaires (CEU) de Trois-Rivières a procédé à sa remise officielle de bourses. Au total, 26 bourses ont été octroyées, totalisant une somme de 55 000$. Six boursiers des cycles supérieurs sont des nouveaux étudiants inscrits soit à la maîtrise, soit au doctorat. Ils ont chacun reçu un montant de 5  000$. Leur mérite revient à la qualité de leur dossier universitaire et à leurs intérêts quant à l’enseignement et à la recherche à l’UQTR. Au premier cycle, on compte 20 boursiers du baccalauréat. L’appellation de leur bourse est relative à leur entrée à l’université à l’automne 2010, donc bourse d’accueil. Pour eux aussi, il est question de la qualité de leur dossier scolaire, mais au niveau collégial, car ils ont été jugés selon leurs antécédents académiques avant leur entrée à l’UQTR. De plus, leurs implications et leurs réalisations personnelles ont été prises en considération. Les cégeps participant sont  : le Cégep de Drummondville, le Cégep de Victo-

André St-Onge du CEU, Martin Caouette, doctorat en psychoéducation, volet recherche, Valérie Vinet-Baril, enseignement primaire et préscolaire, Lucie Guillemette, vice-rectrice aux études de cyles supérieurs et à la recherche et André Paradis, vice-recteur aux études de premier cycle et au soutien académique. Photo: Entête riaville, le Cégep de Trois-Rivières, le Collège Shawinigan et le Collège Laflèche. Dans cette catégorie, les nouveaux étudiants au premier cycle du doctorat étaient également admissibles. Le président de la Fondation, M. André St-Onge, se dit très fier de cet événement. «Aujourd’hui, nous sommes très heureux de pouvoir reconnaître à nouveau l’excellence de plusieurs étudiants de l’UQTR en leur attribuant des montants qui, nous

l’espérons, leur seront utiles pour la poursuite de leur formation. Ces lauréats peuvent être très fiers de leurs accomplissements et de leur réussite». La Fondation célébrait également ses 40 ans d’existence. Depuis 1970, un peu plus de trois millions de dollars ont été versés aux étudiants. Un geste symbolisant l’encouragement de la formation universitaire et l’avancement de la recherche. (M.-A.G.)


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actualités

Au cœur des énergies

Un projet coloré pour se mobiliser GUILLAUME RIVEST Journaliste | Actualités

Le 19 octobre dernier, l’UQTR a procédé, en compagnie de plusieurs partenaires, au dévoilement d’une campagne mobilisatrice liée à l’autoroute de l’Énergie et à son drapeau officiel. Saviez-vous que, depuis juin 2009, le tronçon de l’autoroute 55, situé entre Shawinigan et SainteEulalie, a été nommé l’autoroute de l’Énergie afin de rendre honneur aux nombreuses sources d’énergie que la région a la chance de posséder? Concrètement, le territoire couvert par l’autoroute de l’Énergie possède sept sources d’énergie. Plus précisément, elle compte des installations travaillant le silicium, le gaz naturel, l’éolien, l’hydrogène, l’hydroélectricité, la biomasse forestière et le nucléaire. Monsieur Jacques Bégin, directeur par intérim du Service du partenariat et du soutien au développement universitaire de l’UQTR et Monsieur Donald Angers, directeur du Développement des affaires et réseautage du Centre d’excellence en efficacité énergétique de Shawinigan, ont eu l’idée de créer un drapeau afin de promouvoir cette autoroute et, du même coup, de mobiliser les citoyens autour de celle-ci. Sous le thème Au cœur des énergies, ce drapeau a été hissé à plus de 100 endroits grâce à la collaboration de plusieurs partenaires, dont l’UQTR, les chambres de commerce et plusieurs municipalités de la Mauricie et du Centre-du-Québec. En ce qui a trait aux éléments graphiques du drapeau, ils visent à souligner la terre, l’écologie, le feu, l’eau et le gaz. La vague placée au centre du drapeau fait référence, à la fois, à une onde d’énergie, à une vague technologique, à un courant économique et à un mouvement évolutif. Il est donc à l’image de la région et de son dynamisme. «Notre région est unique en son genre au Canada. Nulle part ailleurs, au pays, on ne peut retrouver autant

de sources d’énergie sur un si petit territoire, s’étalant sur quelque 200 kilomètres», mentionne monsieur Bégin.

Journée de l’efficacité énergétique Les créateurs de ce drapeau et de cette campagne de mobilisation ont profité de l’occasion pour déclarer la journée de l’efficacité énergétique. Cette journée sera le 21 juin de chaque année. Pourquoi le 21 juin? Parce qu’il s’agit de la journée la plus longue de l’année. Dans cette optique, le 21 juin demeure la journée où nous recevons le plus d’énergie et que nous en dépensons le moins.

La vague placée au centre du drapeau fait référence, à la fois, à une onde d’énergie, à une vague technologique, à un courant économique et à un mouvement évolutif. Puisqu’il s’agit d’un projet qui se veut mobilisateur, les organisateurs invitent les entreprises, les organisations, les différents comités et tous les individus à prendre des initiatives en lien avec l’énergie et l’efficacité énergétique. Il faut garder en mémoire que chaque geste compte et que tous les projets sont importants. Quel sera le vôtre? En d’autres mots, les nombreux drapeaux hissés à travers la région démontrent à quel point les citoyens d’ici doivent être fiers de la région et de ses nombreuses sources d’énergie. «Nous souhaitons que ce déploiement ait des répercussions positives et suscite l’avènement de plusieurs projets, en Maurice et dans le Centre-du-Québec, dans la filière énergétique», conclut madame Lucie Guillemette, vice-rectrice aux études de cycles supérieurs et à la recherche à l’UQTR.

Le drapeau tenu par les créateurs et plusieurs partenaires du projet. Photo: UQTR

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Médaillé pour acte de bravoure

Un agent de sécurité incroyable Le 22 octobre dernier, Frédéric Dufresne, agent de sécurité à l’UQTR, recevait la médaille de bravoure du gouverneur général au Rideau Hall à Ottawa. Le 1er août 2005, Frédéric Dufresne faisait un arrêt routier dans une halte routière à Sainte-Monique avec sa troupe de scouts. C’est alors qu’il vit un garçonnet de trois ans tenter de traverser la rue, mais au même moment, à toute vitesse roulait un camion chargé de billots de bois. Le père de l’enfant criait : «Arrêtez-le! Arrêtez-le!». Il courut alors à sa rencontre pour éviter un accident mortel. Il se précipita sur l’enfant et roula par-dessus lui jusqu’au bord de la chaussée. L’enfant fut sain et sauf grâce à M. Dufresne; une histoire périlleuse qui n’apporta que des

M. Dufresne (à gauche). égratignures. L’élément déclencheur serait en lien avec une histoire de souliers… Pour ce qui est du chauffeur de camion, il n’aurait rien vu, simplement un homme musclé habillé en scout roulant par terre. M. Dufresne ne connaît pas même le nom de l’enfant, ni celui du père. Pour cette action, M. Dufresne reçu en 2008 la Médaille Héroïsme degré or remise par

l’Association des scouts du Canada. D’autre part, la Médaille du gouverneur général, créée en 1972 et décernée par David Johnston vise à «rendre hommage aux personnes qui ont risqué leur vie pour tenter de sauver ou protéger une autre personne». Plus précisément, la médaille de bravoure «reconnaît des actes de courage accomplis dans des circonstances dangereuses». M. Dufresne perçoit cette médaille comme un beau merci. C’est donc tout un honneur pour M. Dufresne que de recevoir cette récompense pour son geste plus que légitime. Et c’est encore plus un honneur pour l’UQTR que d’avoir dans son enceinte un tel homme à titre d’agent de sécurité! Les étudiants de l’UQTR sont assurément entre bonnes mains! (M.-A.G.)


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1er au 14 novembre 2010

SOCIÉTÉ au pouvoir, citoyens!

Le Fantasque

Souveraineté 101 JEAN-FRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca

À l’heure de trois crises majeures à l’échelle mondiale (financière, alimentaire et environnementale), un questionnement sur l’avenir de la société québécoise et de son rôle sur la scène internationale doit s’imposer. En effet, au crépuscule de la commémoration du 30e anniversaire du référendum du 20 mai 1980 (40% pour le oui, 60% pour le non) ainsi qu’à l’aube du 15e anniversaire de celui du 30 octobre 1995 (50/50), une mise à jour s’impose donc en faveur de l’argumentaire souverainiste qui semble être malheureusement boudé par de trop nombreux médias. Comme disait si bien monsieur Jacques Parizeau, ancien Premier ministre du Québec et ministre d’envergure depuis le gouvernement péquiste de René Lévesque élu en 1976 : «la souveraineté, c’est être responsable soi-même». Décider par soi-même ce qui est le mieux aux niveaux économique, politique, culturel, social, communautaire, artistique, pédagogique et environnemental. Certains rétorqueront que l’on peut déjà faire tout cela. Or, le récent jugement de la Cour supérieure qui a annulé la loi 104 vient encore de démontrer que nous ne sommes même pas libres d’imposer des

mesures satisfaisantes pour la protection de notre langue nationale! Le Québec est également riche de ressources et de potentiel intellectuel, scientifique, artistique, culturel et sportif! Le Québec est loin d’être pauvre, malgré ce que certaines personnes racontent! En vérité je vous le dis, le Québec est riche !!! Ce n’est pas pour rien que nous sommes la province la moins touchée par la récession et cette supposée « crise économique  »… Selon Wikipédia, les exportations québécoises ailleurs au Canada et à l’étranger totalisaient, en 2008, 157,3 milliards de dollars canadiens, soit 51,8 % de son produit intérieur brut (PIB). De ce total, la part des exportations internationales est de 60,4 % par rapport à 39,6 % pour les exportations interprovinciales. Saviez-vous qu’il y a 100 cidreries au Québec, dont certaines distribuent jusqu’à 20 sortes! Nous sommes de plus en plus reconnus mondialement pour cela d’ailleurs  : au moins une centaine de microbrasseries au Québec, plus de 103 industries du fromage en janvier 2005, une filière du vin en constante progression! Selon le MAPAQ, il y aurait plus de 200 vignobles au Québec, exploitant un total de 500 hectares. Tous ne produisent cependant pas du vin. Selon l’Association des vignerons du Québec (AVQ), on compterait entre 50 et 60 propriétés, dont la production totale avoisinerait 900 000 bouteilles par an. Nous fabriquons aussi 85% de la production mondiale de sirop d’érable – exporté dans 52 pays – par 13 500 producteurs : 104 millions de litres produits en 2009! Soyons aussi fiers du facteur d’orgue Jean-

Par Hubert Samson, étudiant en histoire à l’UQTR

Baptiste Casavant (1er orgue vendu en 1840), dont les orgues acquièrent au cours des années une réputation internationale inégalée. N’oublions pas que le Québec abrite 55% de l’industrie aérospatiale au Canada, nous sommes troisième au monde! La compagnie Couche-Tard possède un revenu annuel (en hausse) de plus de quatre milliards de dollars et s’apprêtait récemment à acheter une chaîne de dépanneurs états-unienne…. Au 31 mai 2009, la FTQ gérait des actifs de 7,4 milliards dollars canadiens… Et le modèle de coopérative de Desjardins prouve toute sa pertinence : 42 000 employés, 5,8 millions de membres et 160 milliards d’actifs! D’une superficie de 1,6 million de km carrés, c’est-à-dire presque 4 à 5 fois la France, qui regroupe pourtant 60 millions d’habitants alors que nous sommes seulement 7 828 879 (en 2009), le Québec est digne d’être un pays d’envergure sur la scène mondiale. Le Québec compte plus d’un million de lacs et cours d’eau, occupant 21 % de la superficie totale de son territoire, totalisant près de 3% de toute l’eau douce au monde. Déjà, notre population est formée à 80% d’un peuple normand qui possède sa langue, sa culture propre et son identité politique,  nous avons toutes les chances de notre bord pour exploiter les richesses de notre immense territoire et d’avoir un poids économique sur la scène internationale. Saviez-vous qu’au classement mondial des niveaux de vie, le Québec - avec son PIB de plus de 300 milliards canadiens - occuperait le 18e rang parmi les 192 pays membres des Nations Unies, autant que la France, l’Allemagne et le Japon?

L’identité nationale est déterminée par les pratiques sociales qui façonnent le sol et le territoire. La territorialité conditionne également le référent collectif. Ainsi, la relation de réciprocité établie entre l’homme et la terre explique la manière dont la communauté perçoit son environnement. Aussi, le rapport intime qui existe entre le territoire et ses habitants se définit par l’appartenance au sol. Cet attachement émotionnel répond donc à un long processus d’appropriation et d’occupation de l’espace vécu.

opinion

Hommage à M. Pierre Huard, professeur au Département de lettres et communication sociale « Et nos poèmes encore s’en iront sur la route des hommes, portant semence et fruit dans la lignée des hommes d’un autre âge  » St-John Perse Les grands professeurs transmettent la passion et le désir d’apprendre d’abord, les connaissances ensuite. Pierre était de ceux-là. Les grands penseurs écoutent les novices avec considération pour leur permettre de devenir grands à leur tour. Pierre était de ceux-là. Les plus grands hommes sont ceux qui savent préserver leur simplicité dans la grandeur. Pierre était de ceux-là. Nous désirons lui rendre hommage

pour tout ce qu’il nous a apporté en tant qu’étudiants, en tant que penseurs ainsi qu’en tant que personnes. Pierre, merci ! Nous pleurons ta perte tout en nous consolant à l’idée de savoir que tu demeures vivant dans les connaissances, la pratique du métier et les songes de nombreuses cohortes d’étudiants. Nous désirons offrir nos condoléances à la famille, aux amis ainsi qu’aux collègues de travail de Pierre. « Mourir en laissant une œuvre, ce n’est plus mourir autant  » R. Martin du Gard – Les étudiants de communication sociale

opinion

Service de pastorale Mon nom est Rachel Dadzie, étudiante de deuxième année en biologie médicale. J’ai participé le 27 septembre dernier à un 5 à 7 organisé par le Service de la pastorale au 1012. Nous étions un peu plus d’une vingtaine et c’était vraiment agréable! Beaucoup d’entre vous n’ont peut-être jamais entendu parler de ce service offert par l’UQTR aux étudiants. Le Service de la pastorale est situé au local 1028 NéréeBeauchemin et chapeaute un réseau d’activités sociales, éducatives, caritatives et religieuses. Ces activités nous permettent de prendre un peu de temps pour nous. Il y a une panoplie d’activités

qui sont proposées à tous les étudiants. On offre entre autres des eucharisties, la possibilité de recevoir certains sacrements, des rencontres individuelles, des sorties enrichissantes, un cours de bible et plusieurs autres. S’il y a des activités qui ne figurent pas sur cette liste et que vous aimeriez bien organiser, vous êtes les bienvenus…. Présentez ces informations à vos amis sur le campus. Demandez-leur d’envoyer leur courriel au prêtre Georges Croteau à l’adresse georges.croteau@ uqtr.ca. – Rachel Dadzie


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zonecampus.ca

vie étudiante activités à venir

VOX-POP

Place à la Relève en Gestion La compétition Place à la Relève aura lieu le 13 novembre à 8h à l’UQTR. Elle permettra pour plusieurs élèves de relever le défi d’une compétition académique et de se mériter une bourse d’étude offerte par l’UQTR.

Travaux universitaires 101 Le Service d’aide à l’apprentissage et à la gestion des études vous propose un atelier qui vise à vous outiller dans la planification et la réalisation de vos travaux universitaires le 5 novembre prochain au coût de 3$.

Tribune Libre AGE UQTR Vous êtes invités, lundi le 8 novembre dès 11h30, à assister à Tribune Libre organisée par l’AGE UQTR au Café Bistro la Chasse-Galerie. L’invité cette semaine est M. YvesFrançois Blanchet, député péquiste.

BACK TO 50 Jeudi le 4 novembre, ITR, AEGI et le V Club & Lounge s’associent pour vous offrir le PARTY retour de la relâche. Les billets sont disponibles en prévente au coût de 10$. Des navettes seront disponibles à partir de l’UQTR.

LUITR La Ligue universitaire d’improvisation organise un match spécial contre une équipe de l’Université Laval le lundi 1er novembre à 19h30 à la Chasse-Galerie. Le tout vous est offert totalement gratuitement.

Le Club exT-Ra EXPRESSIF Vous cherchez une façon simple de vous procurer les compétences et la confiance pour vous exprimer dans toutes les situations? Le Club exT-Ra EXPRESSIF vous offre chaque jeudi soir des séances conviviales et amicales! Information : expressif@live.ca.

le campus...

en action!

«Qu’avez-vous fait pendant la semaine de travaux et d’étude?»

Party F1

Simon Fitzbay

Happening des Patriotes

Mathieu Roy

Maîtrise en études québécoises «J’ai fait beaucoup de lectures et de travaux pour avancer mes projets scolaires».

Janelle Authier Chiropratique

«Je suis restée à la clinique de chiropratique de l’Université pour accroître mes connaissances et j’ai fêté l’Halloween pour la fondation des maladies du coeur».

Histoire

«J’ai été voir des amis à Québec et j’ai avancé dans mes travaux».

Catherine Beaudet Études littéraires

«J’ai été voir des amis à Gatineau!»

Damien Pion

Audrey Martel

MBA

Maîtrise en études québécoises «J’ai fait des travaux ainsi que de la correction pour mon directeur de maîtrise».

«Je suis allé en voyage organisé à Toronto avec l’AGE et j’ai travaillé».

Préparation et photographie: Mélissa Beaupré

Votre association étudiante organise une activité et vous aimeriez l’annoncer dans le Zone Campus ? Écrivez à redaction@zonecampus.ca.


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1er au 14 novembre 2010

ARTS ET SPECTACLES Spectacle à la salle Louis-Philippe-Poisson

Ingrid St-Pierre sur un high Ingrid St-Pierre et ses lucioles lors de leur spectacle intime.

Photo : M.N. Marineau

MARIE-NOËLLE MARINEAU Journaliste | Arts et spectacles

Le 21 octobre, le premier spectacle officiel d’Ingrid St-Pierre avait lieu à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture, à guichet fermé. La veille du spectacle, la chanteuse et ancienne étudiante de l’UQTR a accepté de rencontrer le Zone Campus pour une entrevue. Alors que le public attendait pour entrer dans la salle, la chanteuse est sortie pour les accueillir au son de Nothing Else Matter de Metallica et Le repère tranquille de Vincent Vallières. Le ton était donné pour son spectacle : intimiste et tout en douceur. Elle a ensuite salué les gens, presque un à un, alors qu’ils entraient dans la salle de spectacle. Des lumières créaient un effet de lucioles emprisonnées dans du verre sur le piano alors qu’Ingrid St-Pierre attaqua les premières notes de la toute première chanson qu’elle a composée : Une luciole sur un high. Habituellement seule avec son piano, Ingrid St-Pierre s’était bien entourée pour son premier spectacle. Le quatuor à cordes Quatr’ailes  : le percussionniste Dominic Messier qui travaille avec Céline Dion et qui réalisera également l’album d’Ingrid St-Pierre et David Ratté de Will Driving West avec qui la chanteuse a fait deux chansons. Malgré l’ajout d’instruments, le spectacle était encore du Ingrid St-Pierre  : piano-voix en avant-plan, textes imagés et légers, mais non futiles. Pour son rappel, la chanteuse a demandé à ce que le public se lève et s’approche d’elle. Elle voulait vivre les derniers moments de son premier spectacle en symbiose avec son public.

La carrière d’Ingrid St-Pierre est en plein boom depuis quelques mois. Elle vient de sortir son tout premier vidéoclip pour la chanson Desjardins et d’autres sont à venir. «On veut faire des clips en studio pour suivre l’évolution de l’album […] c’est comme des petits ‘teasers’». L’album devrait sortir au printemps 2011. Il y aura des nouveautés sans toutefois changer le style actuel. « …on a le goût de garder le noyau Ingrid, c’est super important. […] Cependant, on a le goût de le faire briller un petit peu plus, de l’amener à un autre niveau». Ingrid St-Pierre est également ambassadrice pour Myco Anna, une griffe québécoise de vêtements et d’accessoires féminins éco-chics et produits au Québec. Malgré toutes ces démarches professionnelles déjà enclenchées, la jeune chanteuse originaire de Cabano au Bas-St-Laurent reste toutefois surprise de l’engouement envers son premier spectacle dont les billets se sont rapidement tous vendus. «Je ne m’en attendais pas. Je n’avais pas acheté de billets pour mes parents, ma famille et mon chum». Ils devront donc attendre la supplémentaire, le 25 mars 2011, pour voir leur Ingrid sur scène. Il faut dire qu’elle a travaillé fort pour en arriver là : elle chante au café Morgane et au restaurant le Rouge Vin et elle travaille quelques heures dans une boutique. Comme conseils aux jeunes qui aimeraient démarrer dans ce métier, elle dit de rester eux-mêmes. «Rester soimême, avoir confiance, ne pas lâcher. […]. Il faut viser haut, mais apprécier aussi ce qui se passe dans l’instant présent». Elle est d’ailleurs impliquée dans la soirée de reconnaissance Éclair de jeunesse ou elle fera la réalisation d’un medley avec des jeunes de la relève. Elle sera donc présente lors de cette soirée, le 23 novembre au Centre des arts de Shawinigan. Elle est également à nouveau en représentation les vendredis soirs au restaurant Le Rouge Vin et un samedi sur deux au café Morgane du boulevard des Forges.


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arts et spectacles

Partie intime

Alliance parfaite entre impro et théâtre AUDREY TREMBLAY Rédactrice en chef

Chaque mardi du mois d’octobre s’est tenue une série de spectacles de théâtre spontanés au Studio Théâtre de l’église Notre-Dame. Il s’agit d’un concept assez unique et très peu connu. D’abord, il ne s’agit pas de théâtre ni

d’improvisation, mais d’un mixte des deux qui donne un résultat impressionnant. Il faut dire au départ que les quatre participants maîtrisent d’une façon redoutable les deux types d’art. Alexandre Gauthier, Marc-André Fortin, Hélène Martin, Guillaume Cholette Janson, qui ont tous fait partie des rangs de la LUITR et qui agissent présentement à titre d’arbitre dans celle-ci, nous

plongent dans un univers parfois burlesque parfois insensé, mais chose certaine, le rire est de la partie. Partie intime porte bien son nom puisque le jeu est présenté devant une salle comble avec tout au plus une trentaine de personnes. La troupe en est à sa quatrième année d’activité. Pour tout connaître à leur sujet, vous pouvez vous joindre au groupe Partie Intime sur Facebook.

Photo: Lauréanne Daneau

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1er au 14 novembre 2010

arts et spectacles

Cabaret Bio Dégradable

Le mentaliste à la salle J.-Antonio-Thompson

Les écrits restent!

Le monde selon Kurtz

MÉLISSA BEAUPRÉ

MARIE-NOËLLE MARINEAU

Journaliste | Arts et spectacles

Journaliste | Arts et spectacles

La troupe du spectacle Cabaret Bio Dégradable ; les écrits restent en ont fait rire plus d’un le 21 octobre dernier. C’est à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture de Trois-Rivières qu’ils ont lu, devant le public, les autobiographies les plus drôles (malgré elles!) de nos artistes québécois.

Rémi-Pierre Paquin, en pleine lecture du badtrip sur l’acide de Martin Stevens. Photo: Madibou.ca

Le Cabaret existe depuis 2009. Chaque représentation, aussi différentes les unes des autres, regroupent environ huit artistes qui, sur une scène dénuée de décor, récitent des passages d’autobiographies d’artistes québécois. La beauté du concept est que les huit artistes qui lisent les extraits ne transforment en aucun cas les textes et récitent bien mot à mot ce qu’il y a dans le livre. Parmi ces huit artistes qui étaient présents à la Salle-Anaïs-Allard Rousseau, on pouvait notamment compter Rémi-Pierre Paquin, Sylvain Larocque, Karine Gonthier Hyndman et plusieurs autres. Quant aux extraits de biographies lus, nous avons eu droit au début de carrière de Mario Pelchat, au lavement intestinal d’Andrée Boucher, aux complexes de Marie-Chantal Toupin, aux années folles de Martin Stevens et plusieurs autres. En somme, des extraits d’une dizaine de biographies québécoises sont présentés lors de la soirée d’une

durée de presque deux heures. Dès le début de la soirée, les rires se sont enchaînés, spécialement à chaque apparition de Sylvain Larocque qui prenait un malin plaisir à lire des extraits du journal de Julie Lemay, la gagnante de la première édition de Loft Story. On y retrouve des passages croustillants tels que celui-ci : «Le mercredi 8 octobre 2003 – jour 3. Des miroirs ornent chaque bout de cloison, il y en a tellement que je peux aisément affirmer que j’aurai du mal à me regarder dans une glace après Loft Story. Je comprends maintenant ce que les Amérindiens ont ressenti lorsqu’on a voulu les prendre en photo». À l’endos du programme de la soirée, les producteurs ont même fait imprimer sa fameuse recette de sauce à spaghetti. On se rend compte après ce spectacle que ce n’est pas parce que nos artistes québécois sont bons à la télé ou en chanson qu’ils le sont nécessairement pour l’écriture. Et que même si le public québécois est forte-

Le mentaliste Gary Kurtz présentait son spectacle Le monde selon Kurtz à la salle J.-Antonio-Thompson le 22 octobre dernier.

ment attaché à ses vedettes, il reste toutefois des détails dans la vie personnelle des gens que l’on aimerait mieux ne pas savoir. Un spectacle pour une bonne cause L’équipe du Cabaret Bio Dégradable remet à chaque mois un montant tiré des représentations du spectacle à la Fondation Arbres Canada qui encourage les Canadiens à planter et à entretenir les arbres. Il s’agit de leur coup de pouce pour aider l’environnement afin de redonner à la nature tout ce qu’on lui a enlevé afin de produire ces biographies parfois lamentables. Voilà une bonne initiative, car il est vrai qu’après avoir entendu tous ces extraits d’autobiographies, on se questionne parfois sur l’utilité de leur publication. Le Cabaret Bio Dégradable ; les écrits restent est un spectacle à voir absolument pour son humour désopilant et la performance des artistes qui récitent ces cauchemars de la littérature avec brio.

Même les plus sceptiques ne peuvent nier que Kurtz est impressionnant et maîtrise bien son art, bien que tous les numéros n’aient pas fonctionné à merveille lors de cette représentation. Il y a de toute évidence beaucoup de travail derrière Le monde selon Kurtz et l’expérience de danseur professionnel du mentaliste est très bien utilisée dans la surprenante finale du spectacle. Kurtz est, de plus, un excellent orateur et beaucoup d’effets visuels sont présents dans ce spectacle qui est un réel divertissement. Le tout se passe avec une touche d’humour et une grande participation du public. Les numéros du mentaliste sont variés : il fait bouger des objets, devine les pensées

Gary Kurtz. Photo : J.-A. Thompson

des gens, explique la loi de la probabilité et risque sa vie par moment. Rien ne semble être à son épreuve. Gary Kurtz est en tournée québécoise pour la prochaine année. La tournée reviendra à Trois-Rivières en novembre 2011, à la salle J.-AntonioThompson.

Lorie Hamel, artiste en bodypainting

Un travail haut en couleurs! MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles

Lorie Hamel est une jeune artiste de 22 ans qui étudie présentement au baccalauréat en arts plastiques à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Spécialiste en bodypainting, Lorie accumule les succès et voit naître plusieurs opportunités qui s’ouvrent à elle. Tout a commencé pour Lorie en août 2009, alors qu’elle s’initie au bodypainting. Alors qu’elle travaillait dans des événements à titre de maquilleuse pour enfants, son talent à vite été reconnu par des personnes

de renom. «J’ai eu beaucoup de chance pour débuter ma carrière, ce fut vraiment une succession de chances et de rencontres», affirme la jeune étudiante. De fil en aiguille, cette passion qu’est la création artistique sur la peau a donné envie à Lorie de créer non seulement de véritables oeuvres d’art sur le visage, mais également sur tout le corps de ses modèles. C’est définitivement sa rencontre avec Alex Hansen, un artiste renommé du bodypainting qui a fait déboucher sa carrière. Ce dernier a enseigné plusieurs techniques à Lorie et lui a également donné le courage de pousser ses limites et de s’impliquer d’une manière encore plus importante dans le domaine. Le bodypainting ne se restreint pas qu’à la création d’une oeuvre sur un corps, mais également à s’assurer au confort du modèle. Comme une création prend environ sept heures, le bien-être

du modèle et la qualité de son environnement font partie intégrante du bodypainting. Par son immense talent, Lorie est récipiendaire à ce jour de plusieurs grands prix, et ce, à travers le monde; première position au Face and Body Art International Convention d’Orlando, troisième meilleure au monde pour l’épreuve internationale autrichienne et ça continue! Lorie récolte les reconnaissances parmi les artistes les plus renommés en bodypainting.

Consécration en Nouvelle-Zélande Lorie Hamel a participé dernièrement au NZ Body Art Awards. Sous l’invitation de son mentor Alex Hansen, l’artiste a rapidement pris la décision de participer à cet événement qui avait comme jury cette année Weta, une firme néozélandaise qui travaillera prochainement sur les effets spéciaux des maquil-

Lorie Hamel pratique le bodypainting depuis seulement un an et récolte déjà les honneurs les plus prestigieux dans le domaine. Photo: A. Barette-Proginor lages du film The Hobbit. Voilà toute une offre que Lorie ne pouvait refuser. Avec seulement une semaine de préparation, elle s’est envolée en Nouvelle-Zélande où un défi de taille l’attendait. Lorie a dû effectuer son bodypainting sur le corps d’un jeune garçon de neuf ans alors que sa modèle initiale ne s’est jamais présentée à l’événement. Sous le stress et l’adrénaline, la jeune artiste de l’UQTR a effectué sa création en ayant moins de temps et beaucoup moins de préparation que les autres participants. «J’étais inscrite dans la catégorie Créature Fantaisie mais je n’étais vraiment pas satisfaite de mon travail étant donné tous les obstacles que j’ai dû affronter lors de cette journée», affirme Lorie. À sa grande surprise,

elle s’est classée première lors de cette compétition, ce qui lui a donné une très belle visibilité et un coup de pouce supplémentaire pour sa carrière qui va déjà très bien. En entrevue, Lorie souligne à quel point les compétitions sont des lieux de partage et que la dynamique est très particulière. Comme le bodypainting n’est pas un art très connu, les artistes qui oeuvrent dans ce domaine sont friands de nouvelles techniques et sont extrêmement généreux dans le partage de leurs connaissances. Surveillez de près cette artiste talentueuse bien de chez nous qui prendra notamment part en mars aux Latine American Awards au Panama. On lui souhaite bonne chance pour son futur, lequel s’annonce des plus prometteurs.


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arts et spectacles

Nouvelle vitrine pour les artistes québécois

Exposition d’Amélie Laurence Fortin

En pleine nature MARIE-NOËLLE MARINEAU Journaliste | Arts et spectacles

Du 15 octobre au 14 novembre, Amélie Laurence Fortin présente son exposition Spacieuses et luxueuses au Centre de diffusion Presse-Papier. Spacieuses et luxueuses, c’est quatre grandes gravures sur bois inspirées par la nature. Des reliefs de montagnes, d’arbres et d’eau viennent recréer des paysages naturels texturés. On perçoit un long travail derrière chacune des gravures qui se trouvent devant nous. En raison du grand format des gravures, le processus utilisé était l’impression à la cuillère. «C’est une technique très longue et artisanale, mais que j’ai beaucoup aimée». Le choix du médium était évident pour Amélie Laurence Fortin : «En travaillant la gravure sur bois, j’étais en relation directe avec une matière première riche de vie et d’odeur, ça a aussi influencé considérablement mon choix». L’artiste a utilisé le bois

d’épinette pour graver ses œuvres. Un concept très intéressant a été adopté par l’artiste dans le cadre de cette exposition : le changement de l’imaginaire par le voyage. En effet, deux des œuvres présentées ont été réalisées après une expédition d’aventure en Alaska d’une durée de trois mois. «… ce que j’ai affronté en Alaska m’a amenée à m’intéresser davantage au connu inconnu : à ce qu’on connaît parce qu’on nous montre sur image que ça doit exister, mais qu’on n’a jamais vu». L’artiste multidisciplinaire développant ses idées par le dessin, l’installation et la performance, s’intéresse aux grands formats en art visuel. Elle aime le défi qu’ils représentent pour elle et le réalisme qu’ils créent pour le public. «Mes gravures sont en ce sens comme des fenêtres découvrant des paysages du réel». Amélie Laurence Fortin est étudiante à la maîtrise en art visuel à l’Université Laval. Elle est également membre fondateur du collectif Le grand dessin et a présenté son travail au Canada et en Europe. Cette

Concours et offres de stage à l’Intercom

Amélie Laurence Fortin, l’artiste derrière Spacieuses et luxueuses. Photo : Fontaine Leriche année, elle a présenté son travail au Lieu, centre en art actuel, et à la Manifestation Internationale d’Art de Québec. Spacieuses et luxueuses peut être

vue jusqu’au 14 novembre au Centre de diffusion Presse-Papier. Le centre est ouvert du lundi au vendredi de 10-12h et de 13h30 à 16h ainsi que les samedis et dimanches de 14h à 17h.

auxquelles Lauréanne a eu droit lors de son périple européen en 2009. «À plusieurs reprises, j’imaginais les personnes qui ont servi de modèle, faire un face-à-face avec ces graffitis qui leur rendent hommage, peutêtre même sans leur consentement. Suivant cette idée, j’ai à mon tour donné aux photographies le prénom de véritables personnes rencontrées durant mon périple européen. J’espère que cette exposition saura

éveiller chez les spectateurs toute la poésie et la beauté que ces photos ont éveillées en moi», explique l’artiste dans son communiqué de presse. Tout est en noir et blanc, ce qui donne une touche encore plus spéciale aux oeuvres très stylisées et très urbaines de Lauréanne. Venez faire ce voyage visuel qui vous plongera dans les rues d’Europe et devant ses étrangers. (M.B.)

pliquent de façon très originale la création d’un album. Cette idée a pris forme il y a environ un an alors que Jérôme Minière craignait que Le vrai le faux pourrait être le dernier album sous forme plastique qu’il lancerait. «Nous sommes dans une période de transition en musique et je me trouvais pathétique de lancer un simple album de plastique avec des chansons pop», affirme le chanteur originaire d’Orléans qui habite Montréal depuis maintenant 15 ans. Se questionnant alors sur l’avenir des métiers dans le domaine de la musique, l’artiste a décidé de créer ces capsules rigolotes afin d’attirer

l’attention du public et ainsi créer un certain mystère entourant la sortie de son nouvel album.

Exposition photo au Gambrinus

Voyage visuel Vous avez jusqu’au 5 novembre prochain pour aller voir l’exposition Szablon de Lauréanne Daneau au Gambrinus de Trois-Rivières. Le voyage européen et les techniques au pochoir forment ensemble une symbiose dans les oeuvres qui font partie de l’exposition de cette photographe. Szablon signifie pochoir en polonais, une technique que l’on voit

trop peu souvent dans les expositions québécoises. C’est particulièrement par cette technique que Lauréanne Daneau produit les oeuvres de son exposition et présente des paysages urbains de l’Europe. L’artiste joue entre le portrait et le graffiti et nous fait voir d’un oeil très différent des villes de la France, de l’Ukraine, de la Hongrie, etc. Tout au long de l’exposition, c’est comme si on prenait part au voyage et aux rencontres

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Un vent de changement souffle sur le Québec depuis l’été dernier, depuis l’arrivée de l’Intercom. L’Intercom est le premier marché communautaire virtuel québécois. En août dernier, l’entreprise inaugurait la version bêta de son site Internet. Seuls les quelques privilégiés connaissant le mot de passe (disponible sur leur page Facebook) pouvaient utiliser le site avant son ouverture. Depuis septembre, le site est ouvert à tous, mais c’est à partir du 27 octobre qu’il sera officiellement lancé dans le cadre d’une conférence de presse à Montréal. L’entreprise, dont le porte-parole est Rémi-Pierre Paquin, représente une occasion unique pour des artistes, artisans et musiciens qui aimeraient se faire connaître et vendre les fruits de leur créativité. En effet, ils ont la possibilité de se créer une boutique en ligne à même le site et ainsi rejoindre une nouvelle clientèle, les autres membres du site, qui a déjà un intérêt marqué pour l’achat local. L’Intercom élargit maintenant son offre d’opportunité à la communauté étudiante en offrant des stages rémunérés et en lançant un concours pour trouver le blogueur officiel de l’entreprise. Les stages sont pour les étudiants qui sont dans des disciplines qui touchent au marketing, aux communications et aux médias sociaux alors que le concours de blogueur s’adresse à tous ceux qui publieront un billet sur leur blogue personnel sur les avantages d’avoir un profil sur le site de l’Intercom. Ces concours prennent fin le 31 décembre prochain. (M.-N.M.)

Nouvel album de Jérôme Minière

Bienvenue dans l’ère 2.0 Jérôme Minière a lancé le 6 octobre dernier l’album Le vrai le faux au bar La Quincaillerie de Montréal. C’est avec un concept des plus originaux que l’auteur-compositeur-interprète a fait découvrir à son public un excellent album, un des meilleurs en carrière pour cet artiste. C’est par l’idée d’une réflexion de la mise en marché d’un disque que Jérôme Minière a voulu présenter Le vrai le faux. À l’image de cet album, le lancement a servi de questionnement face à la forme que peut prendre la musique en 2010. En effet,

des disques sous forme de saucissons et de chocolats ont été distribués au public pour l’occasion. Grâce aux codes de téléchargements et aux multiples innovations qui donnent accès au travail des artistes, Jérôme Minière a voulu coupler son album avec des aliments afin de mettre en lumière la diversité des formes tangibles que peut prendre un disque. C’est donc tout un projet de création qui a amené Jérôme Minière à présenter le fruit de son travail. Quelques mois avant la sortie de l’album, une série de capsules humoristiques a également été présentée sur le site Internet de l’artiste, lesquelles ex-

Simple et léger Le nouvel album de Jérôme Minière contraste beaucoup avec le travail que l’artiste a fait auparavant. Plus simple, plus léger et moins intimiste que Coeurs lancé en 2007, Le vrai le faux a été littéralement conçu en réaction avec les projets précédents de l’artiste. Selon Jérôme Minière, «à la fin de la tournée de Coeurs, nous étions rendus à une forme très épurée du spectacle. J’ai donc gardé ce style moins chargé et plus rythmé afin

d’écrire l’album Le vrai le faux». Cette simplicité fonctionne certainement, car les 12 chansons de l’album sont simples, entraînantes et nous gardent presque dans une ambiance estivale. Jérôme Minière va entreprendre très bientôt une nouvelle série de spectacles et fera son premier arrêt à Trois-Rivières. C’est au Gambrinus que l’artiste et ses musiciens présenteront pour la toute première fois les chansons de l’album Le vrai le faux le 23 novembre prochain. Comme il a déjà joué à cet endroit auparavant, Jérôme Minière admet qu’il s’agit d’un excellent lieu pour briser la glace. C’est à ne pas manquer ! (M.B.)


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1er au 14 novembre 2010

SPORTS Soccer masculin

Gardons espoir! équipes permettent d’y croire encore», a confié le #12 des Patriotes, Yannick Fournier.

JOANY DUFRESNE Journaliste | Sports

Les temps sont difficiles pour l’équipe masculine de soccer des Patriotes qui doit absolument gagner ses deux prochaines parties si elle souhaite accéder aux séries éliminatoires cette année. En effet, la défaite qu’a subie la formation de Pierre Clermont contre le Vert et Or de Sherbrooke le 22 octobre dernier a eu l’effet d’une bombe sur le moral des athlètes trifluviens. «Cette défaite gâche un peu nos chances d’atteindre les séries, toutefois les résultats qu’ont obtenus les autres

Un excès de confiance a eu raison des joueurs de Clermont. Alors que ces derniers menaient la partie avec une avance de deux buts (2-0), ils ont pris pour acquis que la victoire leur était de mise et ils ont ainsi calmé leur jeu. Le Vert et Or a donc profité de cette occasion pour aller inscrire leur premier but de la rencontre. Malheureusement pour la formation de l’UQTR, Sherbrooke n’avait pas dit son dernier mot et ils se sont empressés de marquer trois autres buts pour ainsi voler la victoire des mains de leurs adversaires un peu trop confiants. Il fut impossible par la suite pour les Patriotes de rattraper cet écart. Notons que ce sont Mouhamadou Bachir Diop (#10) et Vedran Fustar (#15) qui ont inscrit les deux points des Patriotes.

Suite à cette défaite, les Patriotes occupent la cinquième position au classement général. L’Université de Montréal les devance de peu avec seulement quatre points de plus.

«Cette défaite gâche un peu nos chances d’atteindre les séries, toutefois les résultats qu’ont obtenus les autres équipes permettent d’y croire encore»

Les chances de participer aux séries éliminatoires sont minces pour les Patriotes. Photo: Archives

L’équipe trifluvienne n’a aucune autre option que de gagner leurs deux prochaines joutes contre l’UQAM et Concordia. Ces deux équipes se classent respectivement à la deuxième

et sixième position. Les Patriotes ont réussi à annuler leur première partie contre l’UQAM, mais ils ont perdu contre Concordia. Malgré ces résultats, tous les connaisseurs de sports vous diront que cela ne veut rien dire et que ça se joue sur le terrain. «Il reste deux parties à jouer, nous avons encore

des chances… des minces chances», ajoute Yannick Fournier tout en relatant la déception qui règne au sein de son équipe. Toutefois, Pierre Clermont et son équipe doivent garder espoir, car tout n’est pas perdu. Qui sait? Peut-être que les encouragements de leurs spectateurs les raviveront!

donc réconfortante, car elle démontre le cheminement que l’équipe a effectué depuis le début de la saison. Rappelons aussi que Ghislain Tapsoba en était à sa première expérience en tant qu’entraîneur en chef des Patriotes. Dans un autre ordre d’idées, les Patriotes avaient un programme double lors de cette fin de semaine, car elles affronteraient le vendredi soir le Vert et Or de Sherbrooke. Bien que l’UQTR n’ait pas réussi à vaincre l’équipe qui occupe la deuxième position au classement général, les filles ont bien joué. Le #12, Marie-Ève Crépeau, a marqué,

ce qui empêcha Sherbrooke de s’en sortir avec un blanchissement malgré leurs quatre buts. Ainsi, la marque finale fut de 4 à 1 pour le Vert et Or. Les Patriotes concluront leur saison à domicile en affrontant l’Université du Québec à Montréal et l’Université de Concordia. Même si elles réussissent à remporter deux victoires, elles termineront dans les derniers rangs du classement. Malheureusement pour le corps entraîneur de l’UQTR, l’objectif fixé en début de saison ne sera pas atteint. L’an dernier, la formation féminine de soccer des Patriotes avait terminé à

la cinquième position du classement. Elle avait passé à un cheveu de faire les séries éliminatoires. Tapsoba, qui était assistant-entraîneur à l’époque, souhaitait donc renverser la situation. Les entraîneurs voulaient grimper un étage plus haut comparativement à la saison précédente, qui d’ailleurs, avait été une des meilleures saisons depuis fort longtemps. Cependant, cette nouvelle saison ne fut pas sans difficultés pour les Patriotes. La demisaison a toutefois montré que l’équipe trifluvienne s’est grandement améliorée et qu’elle a appris de ses erreurs. (J.D.)

– Yannick Fournier

soccer féminin

Bye bye les séries! Avec seulement deux parties à jouer avant la fin de la saison, l’équipe féminine de soccer des Patriotes sait maintenant qu’elle ne participera pas aux séries éliminatoires cette année. La saison fut difficile pour la formation trifluvienne qui n’avait toujours aucun but à son actif au début du mois d’octobre. L’équipe de Ghislain Tapsoba a toutefois réussi à obtenir sa première victoire de la saison le 24 octobre dernier contre l’Université Bishop’s. Gabrielle Rivest (#10) a inscrit le seul but de la partie grâce à une passe du

#3 Mélanie Soulard, ce qui permit à l’UQTR de blanchir ses adversaires par la marque finale de 1-0. Les Patriotes ont dominé l’attaque en effectuant neuf tirs au but comparativement à cinq pour Lennoxville. Depuis qu’elles ont marqué leur premier but, les Patriotes n’ont jamais cessé de performer. Après sept défaites consécutives sans point, il était difficile pour les joueuses de Tapsoba de garder le moral. Toutefois, grâce à leur acharnement et à leur effort constant, elles ont réussi à marquer à toutes les parties sauf à une exception. Cette victoire contre Bishop’s s’avère

Semaine du 25 au 31 octobre 2010 Les jeudis à 14h et les vendredis à 17h à CFOU

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes Les Frères Goyette Ariel Jipé Dalpé Atomic Baobab Chinatown Jérôme Minière Radio Radio Vulgaires Machins Dany Placard Chantal Archambault

Pièces La balle est dans mon camp Fringué pour le kill Mauvaise track Bombe cérébrale Bateau de querelle Des pieds et des mains Enfant spécial Je m’excuse… Je t’aime Madame Rose Cavale

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Artistes Tokyo Police Club The Gaslight Anthem The New Pornographers Of Montreal Weezer Meligrove Band Land of Talk Chilly Gonzales Ramdom Recipe Grinderman

Pièces Bambi Orphans Silver Jenny Dollar Coquet Coquette Ruling Me Ghosts at my Back Quarry Hymns Knight Moves Something On My Mind Kitchenette


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JEUX

Cheerleading

JOANY DUFRESNE Journaliste | Sports

Les espoirs sont grands cette année pour l’équipe de cheerleading des Patriotes. En effet, les 32 adeptes de l’UQTR dirigés par Samantha BeaulieuTruchon ne visent pas moins qu’une médaille pour leur première compétition qui se déroulera le 28 novembre prochain au Collège André Gracien de Montréal. À ce jour, les athlètes trifluviens démontreront leur potentiel lors de trois compétitions à travers le Québec dans le niveau universitaire 6 (le plus élevé). La saison se conclura vers la fin du mois de mars avec le Championnat provincial qui se déroulera à Québec. Entre-temps, il vous sera possible de voir votre équipe de cheerleading en action en janvier lors d’une compétition au CAPS. L’objectif numéro un pour les Patriotes cette année : se classer et ainsi obtenir des médailles. Les progrès effectués depuis les quatre dernières années à Trois-Rivières au

mots croisés

Visez haut ! niveau du cheerleading ont permis à la formation trifluvienne de gravir les échelons et d’être en mesure de faire compétition avec leurs rivaux. «Nous sommes déjà plus avancés que l’année précédente, donc nous avons de bonnes chances de mieux nous qualifier cette saison», commente l’entraîneure.

«Nous sommes déjà plus avancés que l’année précédente, donc nous avons de bonnes chances de mieux nous qualifier cette saison»

Horizontalement :

– Samantha Beaulieu-Truchon

Photo: Patriotes

L’harmonie régnant au sein de la formation aide d’autant plus à l’atteinte de ce but. «Il y a une belle alliance dans l’équipe, on s’entend tous très bien. De plus, le sentiment d’appartenance est très fort», explique Xavier Antho Aure, cheerleader qui en est à sa première année. Toujours selon les dires de Aure, les gens assimilent bien leur programme,

ce qui contribue à créer une belle osmose. Les athlètes travaillent ardument, entre autres sur les pyramides, les chorégraphies et la gymnastique, car ce sont des critères d’évaluation lors des compétitions. En outre, ils sont aussi évalués sur leur exécution et la difficulté des figures, en plus de devoir insérer des figures imposées dans leur routine.

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12.

Vernalisation Démocratique Fronde. Ne sont pas libres Cap d’Espagne. Avalé. Anciennement Macaque. Ennui Argon. Élégant. Gallium Esclavagiste. Brochet de mer Banlieue d’Anvers. Perroquet Sollicitation. Vecteur de l’hérédité Initiales d’une célèbre chanteuse du Québec. Délassai Inflammation de l’uvée. Grand musée de Madrid Peu fréquent. De métro ou de service

Verticalement : 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12.

Fils et successeur de Philippe III Rural. Convient Balai belge. Compteur de particules nucléaires Interjection espagnole. Jardin d’enfants Six. Premier signe du zodiaque Aussi. Menues Pillage. Vraie Appâter. Mit en correspondance un ensemble de valeurs avec un autre ensemble de valeurs (informatique) Brunes, grises ou mouchetées. Fait dodo Ville de Belgique. Bandai Construire. Impubère À nous. Nage

Des médailles pour l’UQTR L’équipe de natation des Patriotes a débuté sa saison 2010 le 8 octobre dernier à Sherbrooke. Pour cette première compétition, l’UQTR était représentée par huit nageurs dont cinq qui en étaient à leur première expérience au sein des Patriotes. En effet, la formation du sport d’excellence compte maintenant, parmi ses rangs, Jade Baillargeon Desjardins, Maxime Desbiens, Caroline Lapierre-Lemire, Sophie Germain-Lacroix et Sarah-Ève Savard. Ces nouveaux nageurs ont très

bien performé pour cette compétition que l’entraîneur Martin Gingras qualifie des meilleures depuis trois ans. L’équipe trifluvienne a récolté au total quatre médailles. Caroline Lapierre-Lemire est montée sur le podium au 100 mètres libre. Elle fut la seule à rapporter une médaille d’or dans une épreuve individuelle. Par la suite, Sarah-Ève Savard, MarieNoelle Folco, Sophie Baillargeon et Caroline Lapierre-Lemay ont gagné la médaille d’or dans le 4 X 50 mètres QNI. Puis, Caroline Lapierre-Lemire

a récidivé avec une médaille d’argent au 50 mètres papillon de même que Sarah-Ève Savard qui, elle, a ramené au bercail la médaille de bronze. Martin Gingras a de quoi être fier de ses nageurs avec d’aussi belles performances. Les exigences ne seront pas moindres pour la prochaine compétition. «On veut répéter les podiums», commente-t-il. De plus, la prochaine compétition se déroulera le 6 novembre prochain à TroisRivières. Ne manquez surtout pas cette occasion en or de voir vos athlètes en action. (J.D.)

sudoku

Natation

mots mystères Hockey Vendredi 5 novembre à 19h15 vs. Nippising Samedi 6 novembre à 14h vs. Ryerson Les matchs se tiennent au Colisée de Trois-Rivières

Natation Samedi 6 novembre à 13h Les Patriotes seront les hôtes de la 3e coupe universitaire de natation qui se déroulera au CAPS de l’UQTR


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1er au 14 novembre 2010

sports

Duels face à McGill

Les Patriotes sont dominés NICOLAS DUCHARME Journaliste | Sports

La rivalité entre les Redmen de l’Université McGill et les représentants de Trois-Rivières se poursuivait alors qu’ils disputaient une série aller-retour. McGill a éliminé les Patriotes lors des trois dernières classiques printanières. Tout d’abord, les Montréalais visitaient la capitale de la Mauricie le 14 octobre dans le cadre de la soirée Happening Patriotes. Plus de 120 étudiants se sont déplacés pour assister à la rencontre, ce qui a eu pour effet de créer une belle ambiance dans le Colisée de Trois-Rivières. Les spectateurs ont eu droit à une partie âprement disputée alors que le pointage était de deux à deux en début de troisième période. C’est à ce moment que les Trifluviens ont fait preuve d’indiscipline et ont permis à McGill d’inscrire le premier but d’une série sans riposte. Alors que la marque était 4 à 2 en

faveur de McGill, Steve Bellefleur a écopé d’une punition de cinq minutes pour mise en échec par derrière. Quelques secondes plus tard, Félix Petit et Nicolas Désilets rejoignaient Bellefleur au cachot, ce qui a permis aux Redmen de bénéficier d’un long cinq contre trois. Les rouges en ont profité pour inscrire deux autres buts pour porter la marque finale à 6 à 2 et ainsi mettre le match hors d’atteinte pour les Patriotes.

«Quand je mange une claque sur la gueule, je m’arrange pour ne pas en manger une deuxième» – Jacques Laporte

La troupe de Jacques Laporte a disputé un bon match, mais a eu de la difficulté à créer des opportunités offensives. «Il faut leur donner crédit avec la défensive qu’ils ont, explique l’entraîneur-chef. Ils ont un système assez hermétique. N’eût été de

Blanchard, le match aurait été encore plus désastreux». Après la partie, Jacques Laporte avait une directive claire pour ses protégés : «Quand je mange une claque sur la gueule, je m’arrange pour ne pas en manger une deuxième».

Match retour à Montréal Le lundi suivant, les Pats se déplaçaient dans la métropole avec espoir de venger leur défaite de la semaine précédente. Malheureusement pour eux, ils se sont encore une fois heurtés au jeu défensif des Redmen qui l’ont emporté 6 à 3. Clairement déclassés en première moitié de partie, les Trifluviens tiraient de l’arrière 3-0 jusqu’à ce qu’Olivier Donovan et Francis Charland enfilent deux buts en l’espace de deux minutes. Les Patriotes étaient de retour dans la partie et disputaient du bien meilleur hockey. McGill a toutefois porté la marque 4-2 en début du troisième tiers. Avec un peu plus de cinq minutes à faire, en désavantage numérique, Olivier Donovan a compté son deuxi-

Les Patriotes n’ont pas fait le poids face aux Redmen. Photo: N. Ducharme

ème but de la partie. L’espoir était de retour dans le camp des Patriotes. Mais avec moins de trois minutes restantes au cadran, les Redmen ont inscrit un but crève-cœur suite à une erreur défensive et l’UQTR a été forcée de baisser pavillon. Le gardien de but Jean-Chris-

tophe Blanchard n’est pas à blâmer dans la défaite, lui qui a réalisé 42 arrêts. Depuis le début de la saison, Blanchard a dû faire des pieds et des mains pour garder son équipe dans le match, lui qui doit composer avec une défensive qui n’est pas à la hauteur des attentes.

Mauvais début de saison au hockey

Faut-il s’inquiéter? Année après année, les Trifluviens sont habitués de voir l’équipe de hockey de leur université dominer les classements de la Conférence des Sports universitaires de l’Ontario (SUO). Depuis deux ans, la formation a pris l’habitude de démarrer sur les chapeaux de roues et d’aligner les victoires avant Noël, pour finalement manquer d’énergie en fin de saison et s’incliner dans les séries éliminatoires. La situation est bien différente cette année. Après leurs quatre premières rencontres en saison, les Patriotes montrent une fiche de 1-3 avec un différentiel gênant de moins huit buts. Ce n’est clairement pas le type de performance que la formation nous a habitués au travers des années. Il s’agit du pire début de saison pour l’équipe depuis la campagne 1984-1985.

Plusieurs facteurs sont responsables de ce mauvais départ. L’équipe a tout d’abord affronté à deux reprises ses grands rivaux et une puissance dans la ligue : les Redmen de McGill. Si les deux défaites sont compréhensibles, les pointages de 6-2 et 6-3 sont très embarrassants pour une équipe qui aspire aux grands honneurs. Une des plus grandes lacunes des Trifluviens est son jeu en avantage numérique qui montre un taux d’efficacité de 18,8  % après quatre rencontres, bien différent de la dernière campagne où les Patriotes détenaient le troisième meilleur jeu de puissance des SUO avec 25,5% d’efficacité. Selon l’entraîneur-chef Jacques Laporte, le calendrier chargé est la raison de cette inefficacité. En effet, avec une série de sept matchs en 11 jours, il est impossible pour l’équipe de pratiquer cette facette

de son jeu. Pour une équipe offensive comme les Patriotes, la qualité du jeu en supériorité numérique est primordiale.

voit le tout d’un bon œil : «On s’est parlés des vraies affaires […] Ça va nous replacer ce voyage-là. Dans le futur, on va former une vraie équipe».

Calendrier trop chargé?

Certains ne produisent pas

La série de sept matchs en onze jours, en pleine mi-session de surcroit, n’a certainement pas été bénéfique pour la formation. Avec un tel calendrier, les joueurs montrent des signes évidents de fatigue, ce qui ne favorise pas un alignement décimé par les blessures. De plus, les séances d’entraînement se font rares, ce qui se répercute dans l’exécution lors des parties. Le jeu des Patriotes a nettement manqué de cohésion depuis le début du calendrier, particulièrement au niveau de la défensive. La bonne nouvelle est que ce voyage aura permis aux joueurs de tisser le lien ensemble. Joueur de deuxième année, Olivier Donovan

Quelques joueurs n’ont pas le début de saison escompté. Félix Petit est l’un de ces joueurs, lui qui n’a obtenu qu’un seul point lors des quatre premières parties de l’équipe, surprenant quand on sait qu’il avait une fiche de 16 points en 11 rencontres la saison dernière. Il ne semble pas être capable de trouver le fond du filet et l’équipe d’entraîneurs est en droit de s’attendre à beaucoup plus de lui. De son côté, Jean-Christophe Blanchard ne présente pas les statistiques dont il est capable. Toutefois il n’a pas reçu beaucoup d’aide de sa brigade défensive. Les Patriotes se devront de renverser la vapeur lors des prochains

Jean-Christophe Blanchard a une décevante moyenne d’efficacité de 85,5%. Photo: N. Ducharme

affrontements et d’aligner une série de victoires pour rattraper les McGill et Concordia. Les Stingers connaissent un début de saison incroyable alors que les attentes envers eux étaient inexistantes. Il n’y a pas encore lieu de s’inquiéter du côté des représentants de l’UQTR, mais le vent doit tourner au plus vite.


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sports

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Hockey

Deux victoires qui font du bien NICOLAS DUCHARME Journaliste | Sports

Les Patriotes se mesuraient aux Paladins du Collège militaire royal (CMR) le 23 février dernier. Bien que les militaires soient une équipe au conditionnement physique exemplaire, leur talent sur la glace est bien loin du calibre des autres équipes de la ligue. C’était donc l’adversaire idéal pour une équipe comme les Patriotes qui cherche à sortir de sa torpeur. Le résultat a été sans équivoque : un massacre de 10 à 3 en faveur de l’UQTR. Première étoile de la partie, Étienne Bellavance-Martin s’est offert une performance de deux buts et cinq passes. D’ailleurs, le trio qu’il complète avec Olivier Donovan et Francis Charland a amassé 17 points lors de la partie. La chimie opère entre les trois hommes depuis que Donovan a pris la place de Jean-Sébastien Breton sur ce trio. Fait à noter, l’entraîneur Jacques Laporte n’était pas derrière le banc pour cette partie, lui qui était ennuyé par un virus. D’ailleurs, il n’est pas le premier membre de l’équipe victime de cette maladie qui court dans le vestiaire.

Un joueur qui est soulagé de s’inscrire à la marque est Félix Petit. Le #17 n’avait toujours pas trouvé le fond du filet après quatre parties. «Il fait du bien celui-là. À partir de maintenant, je peux regarder vers l’avant et le reste de la saison va bien aller». Le gardien de but Jean-Christophe Blanchard a été peu occupé durant la rencontre, ne faisant face qu’à 18 lancers. Une situation qui peut s’avérer difficile pour un portier : «  J’avais les pieds qui me gelaient durant la partie. Et je ne niaise pas», lançait-il après la partie. Ce gain convaincant relancera-t-il les Patriotes? «Une victoire éclatante de même, ça fait du bien, mais je pense qu’il va falloir en sortir une grosse demain contre Toronto. Mais si l’on en enchaîne deux comme ça en fin de semaine, ça va bien nous relancer», soulignait Francis Charland après la partie.

Du grand Blanchard La fin de semaine se continuait donc avec la venue des Varsity Blues de l’Université de Toronto, un défi bien plus difficile pour les Patriotes que la veille. Les Trifluviens ont eu droit à une excellente performance de Jean-Christophe Blanchard qui leur a permis de l’emporter 2 à 0. Le gardien a bloqué les 37 tirs dirigés vers lui pour enregistrer son premier blanchissage cette saison. Étonnamment, les deux buts des Patriotes sont venus en infériorité numérique. Alors que le jeu de puissance de l’équipe connaît de sérieux

Parties d’exhibition aux États-Unis

Les Pats chauffent les Américains Les équipes de hockey de la National Collegiate Athletic Association sont en mode rodage et trois de ces équipes allaient se mesurer aux Patriotes alors que les Trifluviens se déplaçaient au sud de la frontière. Malgré trois défaites, l’UQTR a fait belle figure face à des équipes de calibre théoriquement supérieures. Les Patriotes ont tout d’abord affronté le Big Green de l’Université Darthmouth au New Hampshire, où ils se sont inclinés par la marque de 7 à 6. N’eût été d’une mauvaise performance de Jean-Christophe Blanchard, les Patriotes étaient en mesure de l’emporter. L’équipe se rendait par la suite au New Jersey pour affronter la prestigieuse Université Princeton. Encore une fois, les Trifluviens se sont bien débrouillés, alors que les Tigers ont peiné pour vaincre les Pats 5 à 4.

Francis Charland. Photo: N. Ducharme

En conclusion de ce voyage, la troupe de Jacques Laporte s’opposait au prestigieux programme de l’Université Cornell et ses 3000 partisans. Les Patriotes ont très mal entrepris la partie et ont accordé cinq buts lors du premier tiers. Au final, l’UQTR quitte Ithaca avec une défaite de 6 à 3. Francis Charland s’est illustré pour les Patriotes avec huit points durant ces trois parties. (N.D.)

ennuis cette saison, le jeu à moins d’un homme est premier de la conférence pour les buts comptés. Félix Petit et Alexandre Demers sont les deux joueurs qui ont agité les cordages. D’ailleurs, Demers croyait bien avoir marqué un deuxième but dans la partie, mais il a été frustré par nul autre que les arbitres qui n’ont pas vu le but entrer dans la cage du gardien, contrairement à tous les spectateurs présents à l’aréna. La victoire des Patriotes a toutefois été assombrie par le vicieux coup de coude à la tête qu’a reçu Francis Charland, meilleur joueur de l’équipe. Ce dernier a tenté un retour au jeu quelques minutes plus tard, mais le cerveau n’y était pas.

Francis Charland, Étienne Bellavance-Martin et Olivier Donovan ont accumulé 17 points dans la partie face au CMR. Photo: N. Ducharme «Je ne me rappelle absolument pas ce shift», confia-t-il après la partie. De toute évidence, Charland souffre d’une commotion cérébrale et son

cas sera réévalué. Cette blessure met un terme à sa séquence de 32 parties en saison régulière avec au moins un point.


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