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19 octobre au 1er novembre 2009 | Vol. 5, No 4 | 16 pages | Bimensuel gratuit | zonecampus.ca

Incendie aux rÊsidences de l’UQTR: plus de peur que de mal

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ACTUALITÉS

19 octobre au 1er novembre 2009

ACTUALITÉS

Quand la protection de l’UQTR sème la confusion Pavillon Pierre-Boucher 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3414 Publicité: (819) 376-5011 poste 3411 Télécopieur: (819) 376-5239

La sécurité sur le campus étudiant

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières

Une équipe qui n’est pas en décadence ! Marc Périard Directeur général et directeur de l’information dgcfou@uqtr.ca Felipe Antaya Rédacteur en chef redaction@zonecampus.ca Nicolas Ducharme Actualités actualites1@zonecampus.ca Claudine Paré-Lépine Actualités actualites2@zonecampus.ca Mélissa Beaupré Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Daphnie Charest Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca André Martin Sports sports1@zonecampus.ca Audrey Tremblay Sports sports2@zonecampus.ca Marie-Noëlle Marineau Chroniqueuse marinema@uqtr.ca Jean-François Veilleux Chroniqueur jean-françois.veilleux@uqtr.ca Jessica Grenier Infographe infographe@zonecampus.ca Mathieu Plante Webmestre webcfou.uqtr.ca François-Olivier Marchand Responsable de la publicité pub.zc@uqtr.ca Audrey Boulanger Correctrice

Rubriques >ACTUALITÉS Forces avenir: Trois finalistes proviennent de l’uqtr PAGE 5 >ARTS Censure à l’uqtr PAGE 8 >SPORTS les patriotes hockey inaugurent leur saison 2009-2010 PAGE 15

CLAUDINE PARÉ LÉPINE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Récemment, Le Nouvelliste annonçait que près d’un demi-million de dollars a été investi en 2008 afin de protéger l’Université du Québec à Trois-Rivières. Le Zone campus s’est posé la question pour savoir de quelle façon cet argent a été reparti. Ces 450 000$ font allusion à la somme allouée par l’UQTR en 2008 pour le contrat à l’agence de sécurité Eureka. Ce montant « représente le coût de main d’œuvre associé aux contractuels. Ça n’implique pas les officiers qui, eux, sont embauchés par l’université », explique Monsieur Christian Montembeault, directeur du Service de la protection publique de l’UQTR. En tout, quinze agents de sécurité travaillent pour l’UQTR de façon con-

tractuelle. « Concrètement, il y en a trois par quart de travail, quatre équipes de travail pour un total de douze. En plus, on en a un treizième qui joue le rôle de superviseur de l’équipe et deux autres qui travaillent à temps partiel. Notre équipe opère 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par année. Si on met tout ça ensemble, on est près de la réalité du 450 000$ mentionné par le quotidien », renchérit-il. Ainsi, les nouvelles mesures d’urgence en place depuis peu n’ont rien à voir avec cette somme rondelette. Les frais liés aux stratégies de sécurité en place sur le campus, comme le système de télésurveillance, le remplacement du signal d’alarme, le nouveau plan d’urgence et les publicités le concernant, sont payés à partir du budget des activités courantes, disponible pour des besoins ponctuels. Le montant précis attribué à ces opérations est toutefois difficilement quantifiable, souligne M. Montembeault, car un grand nombre d’employés, issus de plusieurs secteurs de l’Université, y ont travaillé et y travaillent toujours. Chose certaine, une cinquantaine de milliers de dollars a été investie pour remplacer le signal d’alarme, qui émet maintenant un son différent selon le type d’urgence. Les dispositifs d’alarme s’apparentent davantage à des haut-parleurs qu’à des cloches et sont capables de projeter une voix préenregistrée qui suggère un compor-

tement à adopter comme évacuer les lieux, se barricader ou se confiner. En fait, le nouveau plan d’urgence est le résultat de plusieurs années de travail et est la réponse aux menaces qui guettent le campus de l’UQTR, comme celles de la Polytechnique et

du Collège Dawson. Depuis deux ans, une étude concernant les risques qui peuvent survenir sur le campus était en branle, suite à des pressions gouvernementales, et les autres universités québécoises ont elles aussi renforcé leurs mesures de sécurité.

Un nouveau plan d’urgence a été mis sur pied à l’UQTR. Photo: C. Paré-Lépine

Plus de peur que de mal Incendie aux résidences de l’UQTR FELIPE ANTAYA

Rédacteur en chef redaction@zonecampus.ca

Vendredi 9 octobre, tôt en début d’après-midi, le Service incendie Trois-Rivières (SITR) a été contacté afin de se rendre à la résidence 1640 des Résidences du campus 1997 de l’UQTR et y combattre un début d’incendie dans un des appartements. Sans peine, les pompiers ont rapidement éteint le brasier, qui a endommagé la cuisinière du logement et le système de ventilation qui se trouve au-dessus. Deux camions de pompiers, l’unité d’urgence, l’ambulance et les policiers ont tout de même été dépêchés sur place par mesures préventives. « C’est surtout la ventilation qui a été touchée, souligne le capitaine de division du Service incendies Trois-Rivières, André Marcotte. Pour l’instant, on va s’assurer que la chaleur ne s’est pas propagée dans

les tuyaux. Les autres occupants de l’immeuble devraient tout de même pouvoir regagner leur logis bientôt. » En fait, tous les occupants de la résidence 1640, qui abrite 28 étudiants au total, ont dû être évacués pour des raisons de sécurité. « Nous étions prêts à partir pour la fin de semaine lorsque nous avons attendu l’alarme de sécurité, souligne un des occupants de la résidence. Lorsque nous sommes arrivés dans le corridor, il y avait de la fumée partout. Maintenant, on doit attendre que les pompiers nous donnent le ok pour rentrer chercher nos affaires ». À l’heure actuelle, les occupants du bâtiment ont déjà réintégré leur habitation, mais ceux qui occupaient l’appartement en question devront attendre la fin des réparations avant de pouvoir le faire. Pour l’instant, elles logent chez des amis. Au moment d’envoyer sous presse, nul ne sait si des recours seront portés contre eux. Les résultats de l’enquête doivent d’abord être

connus, souligne-t-on du côté des responsables des Résidences du campus 1997. À première vue, la cuisson (probablement dans l’huile) est à l’origine des dégâts, mentionnait l’un concierge du bâtiment. D’ailleurs, les occupants du logement en seraient à leur deuxième frasque du genre

en peu de temps. La première fois, aucun dégât substantiel n’a été constaté, mais cette fois, les dommages sont plus considérables, même s’il n’y a rien de majeur. La cuisinière et le ventilateur ont été endommagés par les flammes alors que l’eau des boyaux d’incendie a abîmé l’espace en périphérie.

Deux camions de pompiers, l’unité d’urgence, l’ambulance et les policiers ont été dépêchés afin de combattre le début d’incendie au 1640 des Résidences du campus 1997. Photo: F. Antaya


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ACTUALITÉS

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Assemblée générale de l’AGEUQTR

Les étudiants questionnent leur affiliation à la FEUQ

NICOLAS DUCHARME

Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

L’assemblée générale annuelle de l’Association des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGEUQTR), qui avait lieu jeudi 1er octobre à 14h au 1012 du pavillon Nérée-Beauchemin, s’est déroulée paisiblement jusqu’à l’élément « FEUQ » inscrit à l’ordre du jour. En effet, Monsieur Mathieu Oligny, coordonnateur aux affaires internes et aux communications de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), était présent à l’assemblée de l’AGEUQTR et a du répondre à de multiples questions à propos du

putsch commis par la FEUQ lors de l’assemblée générale extraordinaire de l’Association des étudiants de la Télé-Université de l’Université du Québec (AETELUQ). Manifestement, plusieurs membres de l’AGEUQTR désiraient savoir ce qui s’était passé lors de cette assemblée. M. Oligny eut beau expliquer que la destitution des officiers de l’AETELUQ avait été faite de façon honnête, la foule semblait peu convaincue. Des membres de l’AGEUQTR prirent alors la parole pour raconter une version qui laissait entrevoir un renversement sauvage afin d’installer la FEUQ à la tête de l’AETELUQ. Suite à ces révélations, il fut proposé et adopté par les membres de l’AGEUQTR de réévaluer leur affiliation avec la Fédération étudiante universitaire du Québec. Certains ont reproché la «montréalité» de cette dernière, affirmant qu’elle représentait peu les universités situées dans les régions québécoises. Un comité de consultation publique sera donc mis en place dans un avenir plus ou moins rapproché par l’AGEUQTR et celui-ci aura pour mandat d’évaluer l’opinion des étudiants du campus sur leur relation avec la FEUQ. Par la suite, ce comité pourra orienter l’AGEUQTR vers des actions

plus concrètes. À noter par ailleurs qu’en levée d’assemblée, l’élément « FEUQ  » était identifié «  présentation du plan d’action de la FEUQ  », mais il fut proposé et adopté de le nommer « FEUQ ».

Statuts et règlements généraux Les membres présents lors de cette assemblée, présidée par Alexandre Gauthier, vice-président aux communications de l’AGEUQTR, ont également voté en faveur des modifications apportées aux Statuts et règlements généraux (SRG) de l’AGEUQTR par la secrétaire-générale de l’Association, Marie-Line Audet. Les modifications apportées aux SRG ont été adoptées à l’unanimité, mais certaines personnes ont au préalable apporté des précisions en rapport au statut de membre de l’AGEUQTR. En effet, l’article 1.9 des SRG, concernant le statut des membres, stipulait auparavant que les étudiants ayant payé une cotisation sont de facto membres de l’AGEUQTR. Désormais, sont membres les étudiants inscrits à des crédits de cours, de recherche ou de rédaction ou inscrits en correction à l’UQTR et qui ont payé la cotisation pour la session en cours. Ce réajustement fait référence

Loi 38

Le recteur dévoile sa vision NICOLAS DUCHARME

Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Le recteur de l’UQTR Monsieur Ghislain Bourque a une position particulière au sujet de la loi 38, qui modifierait la gouvernance des universités québecoises. Il ne se situe pas dans un camp extrémiste. D’un côté, M. Bourque partage le point de vue des membres de la Conférence des recteurs et des principaux des Universités du Québec (CREPUQ), qui soutiennent que la loi est une atteinte à l’autonomie de certaines universités. La législation n’est pas mauvaise en soi, mais elle doit absolument subir des refontes, croit-il. À ses yeux, accorder 60% de la représentation à de membres de la

communauté au conseil d’administration est élevé. Un seuil de 50% serait plus raisonnable. De plus, M. Bourque insiste sur le fait qu’il est important d’avoir une définition claire d’un membre de la communauté. « Dans certains milieux modestes, il est difficile de trouver des candidats pour le conseil d’administration, parce que plusieurs chefs d’entreprises craignent de ne plus obtenir de contrats avec l’Université pour cause de conflit d’intérêts », explique-t-il. Encore, il faudrait que le Ministère de l’éducation, du loisir et du sport soit conséquent. Fréquemment, lorsqu’une candidature est proposée au gouvernement pour un poste au conseil d’administration, il n’est pas rare que celle-ci soit refusée au profit d’un autre candidat. « Les raisons sont obscures, mais le lien avec le parti en poste ou encore le manque

de représentation féminine peut causer le refus d’un candidat », précise M. Ghislain Bourque. Il croit donc qu’il est difficile de composer un conseil d’administration avec autant de restrictions. En contrepartie, le recteur voit beaucoup de potentiel dans cette loi pour les institutions du réseau de l’Université du Québec. Présentement, toutes les décisions importantes doivent être validées par le Ministère de l’éducation. « Avec une nouvelle loi, l’Université du Québec obtiendrait un gain d’autonomie face au gouvernement. Les comités d’administrations seront à égalité avec les autres universités [non-membres du réseau] », soutient M. Bourque. Par ailleurs, le recteur Bourque ne croit pas qu’avec la loi 38, les programmes déficitaires seront élim-

au statut des auditeurs libres au sein de l’AGEUQTR, car il s’agissait d’une zone grise par le passé. Lors de cette assemblée, les membres ont également pu adopter le dépôt du bilan financier 2008-2009 de l’AGEUQTR. À noter que l’Association a vu ses revenus diminuer de 57 000 $ à cause de l’abandon de leur comptoir

de photocopies. Enfin, la discussion se tourna vers la reprise de la cafétéria de l’université par les étudiants. Ce point a reçu une réponse extrêmement positive de la part des membres. Le contrat de la firme Sodexho, tenancière de la cafétéria actuellement, se termine à la fin de l’année 2010.

De gauche à droite: Marie-Line Audet, secrétaire-générale de l’AGEUQTR, Alexandre Gauthier, vice-président aux communications de l’AGEUQTR et président d’assemblée ainsi que Annick Sénécal, secrétaire d’assemblée. Photo: N. Ducharme

inés. « Un programme peut mourir s’il n’est pas autoportant au niveau de sa clientèle et de sa recherche, mais ce ne sont pas les personnes externes qui les éliminent. Dans la majorité des cas, les programmes évoluent avant de disparaître, en se mutant avec d’autres »,

faisant ainsi référence au programme de Mathématiques et Informatique. Selon lui, les gens de la communauté nommés sur les conseils d’administrations sont conscients qu’une université doit garder des programmes moins rentables dus à leur importance.

Le recteur de l’UQTR, Ghislain Bourque. Photo: N. Ducharme


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Éditorial

19 octobre au 1er novembre 2009

Du papier pas banal du tout !

Patrice Mangin mène des reÊtre membre de la cherches au CIPP de l’UQTR FEUQ ou pas : telle est la question

FELIPE ANTAYA

Rédacteur en chef redaction@zonecampus.ca

Lors de la dernière assemblée générale annuelle de l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGEUQTR), les étudiants de l’UQTR ont demandé la tenue d’une consultation publique concernant une reconsidération de l’affiliation entre l’AGEUQTR et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Est-ce justifié ? Chose certaine, une désaffiliation de la FEUQ mérite une longue réflexion. D’abord, si l’AGEUQTR se dissocie de la FEUQ, le mouvement étudiant sera encore plus morcelé. En effet, la Fédération étudiante universitaire du Québec, une des fédérations étudiantes les plus puissantes au Québec, qui regroupe seize associations membres et représente 125 000 étudiants, a déjà perdu plusieurs membres (près de 60 000) en peu de temps. Depuis 2004, l’Association des étudiants et étudiantes de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS), la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), l’Association étudiante de l’Université McGill (AEUM), l’Association étudiante du Secteur des sciences de l’UQAM (AESSUQAM), puis le Regroupement des étudiantes et des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS), ont tour à tour quitté la FEUQ. Maintenant, l’AGEUQTR manifeste son désir de quitter cette fédération. En se dissociant, elle enlèverait le poids du nombre à la FEUQ lors de négociations avec les grandes instances politiques. De plus, cette désaffiliation affecterait la FEUQ dans sa représentativité du territoire québécois car plusieurs associations régionales se désaffilient. La FEUQ deviendrait encore plus une fédération à saveur montréalaise. En effet, mis à part les petites universités du réseau Universités du Québec (UQ),

la majorité des autres établissements d’enseignement supérieur sont à Montréal ou en périphérie. Ces dernières, toujours membres de la FEUQ, n’ont cependant pas les mêmes intérêts que les membres de l’AGEUQTR par exemple, bien qu’elles constitueraient toujours le plus gros groupe d’étudiants du Québec. Lors des discussions avec les différents paliers gouvernementaux, la FEUQ pourrait prétendre parler au nom des étudiants, sans pour autant les représenter en totalité. D’ailleurs, c’est en partie le cas présentement. Alors, si la FEUQ défend davantage les intérêts des grandes universités montréalaises et ne peut protéger les intérêts des étudiants trifluviens, l’AGEUQTR doit se désaffilier. Par contre, désaffiliés de la FEUQ, les membres de l’AGEUQTR seraient grandement isolés dans le Centre du Québec, avec 10 000 membres. Il deviendrait difficile de défendre leurs intérêts au niveau provincial ou national avec une si faible représentation. Une nouvelle alliance avec les associations récemment désaffiliées peut représenter une solution. Chose certaine, avant de quitter la FEUQ, il est capital de la part de l’AGEUQTR de trouver des alliés pour s’assurer que les étudiants de l’UQTR aient une voix qui porte à plus grande échelle que sur le campus de Trois-Rivières. Par ailleurs, le putsch orchestré par des membres de la FEUQ à l’Association étudiante de la TéléUniversité du Québec (AETELUQ) est certainement la goutte d’eau qui a fait déborder le vase dans le clan étudiant à l’UQTR. Cette initiative des membres de la FEUQ laisse paraître des signes d’ingérence. Cependant, en jugeant l’ensemble de la FEUQ à partir de cet événement, certains font preuve de sophisme. D’abord, il y a procès d’intention. Cette situation sert à renforcer la mauvaise opinion que certains avaient déjà de la FEUQ avant même qu’un putsch ne soit effectué. Aussi, il y a certainement de la généralisation hâtive dans le dossier de la désaffiliation. Ce n’est pas parce que certains membres de la FEUQ ont posé des gestes malhonnêtes que la totalité de la Fédération étudiante universitaire Québécoise est à condamner. Par exemple, si des membres de l’AGEUQTR posaient des gestes condamnables en se payant une soirée de départ avec le budget du nouveau conseil exécutif, l’ensemble de cette association devrait-elle être condamnée en totalité ? Pas nécessairement.

CLAUDINE PARÉ LÉPINE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Directeur général du Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP) et professeur au département de génie chimique, Patrice Mangin mène de front des recherches sur le papier bioactif, une nouvelle technologie s u sce p tib l e de r évol u tio nne r l’industrie papetière. Le papier bioactif pourrait détecter, capturer et détruire des agents pathogènes. Ainsi, d’ici cinq à dix ans, il serait possible d’utiliser des mouchoirs qui tuent les germes, des pansements qui éliminent les développements bactériens sur les plaies, de voir les emballages de fromages empêcher les risques de contamination de la listéria et des masques capturer des virus comme celui du AH1N1. En fait, « le développement du papier bioactif est parti d’un grand projet canadien dont fait partie l’UQTR, le projet SENTINEL, qui en est à sa cinquième année », spécifie Patrice Mangin. SENTINEL est un projet s’échelonnant sur une période de cinq ans, soit de 2005 à 2010, et est majoritairement financé par le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSGC). Vingt-sept chercheurs provenant de dix universités canadiennes différentes y travaillent, sans oublier la participation d’une quarantaine de diplômés, de stagiaires post-doctoraux et d’étudiants du premier cycle. L’objectif premier de SENTINEL est de développer

des produits faits à base de papier capable de capturer et de désactiver des bactéries et virus qui se trouvent dans l’air, dans l’eau et dans la nourriture et qui pourraient nuire à la santé

«Le développement du papier bioactif est parti d’un grand projet canadien dont fait partie l’UQTR, le projet SENTINEL» - Patrice Mangin

humaine. Le papier bioactif n’est pas le seul objet de recherche et développement qui suscite de l’intérêt au CIPP. « La partie cristalline de la cellulose est dotée d’une résistance extraordinaire. Alors, imaginez du papier aussi résistant que l’acier. Il

faut seulement trouver une façon économique de le fabriquer, mais on espère pouvoir y arriver bientôt », explique M. Mangin. Ce type de papier pourrait servir autant dans le secteur de l’automobile et de l’aéronautique que dans celui de la pharmaceutique, en plus d’assurer le renouvellement de l’industrie papetière. Le CIPP, qui a été créé en 1999 pour recevoir le financement du gouvernement fédéral, reprend les recherches sur les pâtes et papiers de l’UQTR et se voue également à la formation des étudiants aux cycles supérieurs. Situé sur le campus, derrière les résidences Michel-Sarrazin, il héberge sous son toit les ressources matérielles et les projets du Centre spécialisé en pâtes et papiers du Cégep de Trois-Rivières (CSPP) ainsi que ceux du Centre de recherche en pâtes et papiers de l’UQTR (CRPP) et est muni d’équipement de haute qualité.

Patrice Mangin, à droite, figure ici avec deux membres de son équipe dans un local à l’intérieur du laboratoire de fabrication du papier du CIPP. Photo: C. Paré Lépine

Collecte de sang à l’UQTR CLAUDINE PARÉ LÉPINE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Mercredi 14 octobre 2009 avait lieu à l’Université une collecte de sang d’Héma-Québec organisée

en partenariat par les membres de l’Association des étudiants en sciences infirmières et le Service de santé de l’UQTR. L’événement, qui se tenait dans le hall d’entrée du pavillon Albert-Tessier, entre 13h et 20h, a attiré plusieurs don-

neurs. L’objectif était d’attirer un minimum de 175 donneurs. Au moment d’envoyer sous presse, la collecte n’était pas terminée alors le nombre exact de donneurs n’est pas connu.

La correction anonyme bientôt à l’UQTR ? NICOLAS DUCHARME

Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

L’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGEUQTR) veut mettre en place un projet de correction anonyme d’ici la fin de l’année.

Les étudiants pourraient alors soumettre leurs travaux à des correcteurs anonymes. Chacun serait identifié par un numéro, explique Frédérik Borel, vice-président aux affaires académiques du 1er cycle de l’UQTR. Ainsi, les étudiants pourraient éviter le jugement de leurs pairs et en contrepartie, cette

mesure protégerait les correcteurs en matière d’impartialité. Ce projet s’inspire de méthodes employées en Europe et en Afrique, mais une telle initiative est toujours inexistante sur les campus universitaires du Québec. Si l’UQTR met la correction anonyme en place, elle serait une pionnière au Québec.


19 octobre au 1er novembre 2009

Concours Forces Avenir 2009

Trois finalistes proviennent de l’UQTR NICOLAS DUCHARME

Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Le concours Forces Avenir 2009, qui récompense et fait la promotion de l’engagement des étudiants universitaires québécois, a fait connaître les trois finalistes qui représenteront l’Université du Québec à Trois-Rivières lors de la finale, qui se tiendra le 17 novembre prochain au Capitole de Québec. La première finaliste est Alexandra Krissy Martel, étudiante en génie chimique. Grâce au projet Éclosion, elle a été sélectionnée dans la catégorie « Entraide, paix et justice ». L’organisme Éclosion a pour mission de dynamiser le potentiel local des endroits dans le monde où la pauvreté et l’exclusion font rage. Ainsi, grâce à ce projet, nombre d’étudiants peuvent voyager dans différents pays défavorisés et donner un précieux coup de main à la population. Mme Martel souhaite d’ailleurs une responsabilisation des individus dans la construction d’une société plus juste et durable. Dave Desrosiers, étudiant en psychoéducation à l’UQTR, fait également partie des finalistes. L’étudiant est en lice dans la catégorie « personnalité 1er cycle », grâce à son implication et son positivisme, remarqués dès le secondaire. Il mène aujourd’hui le projet PREPQuébec (Partage des ressources des étudiants en psychoéducation de Québec), qui permet de mettre en commun des ressources communautaires et d’offrir des services aux personnes en difficulté. Finalement, Alexandre Gauthier, étudiant en Communication sociale, est en nomination dans la catégorie « Arts, lettres et culture ».  En tant que co-propriétaire du café-bistro Le Charlot, M. Gauthier fait la promotion de la culture émergeante en

permettant aux artistes ou aux organismes communautaires, parfois peu connus, de se produire gratuitement dans leur établissement. À ce jour, plus de 200 activités culturelles et communautaires ont eu lieu dans cet endroit. En étant sélectionné pour cette grande finale, chaque étudiant a reçu une bourse de 2000$. Cette somme sera augmentée à 4000$ si le ou la finaliste remporte le premier prix de sa catégorie et pourra même atteindre les 15 000$ si l’étudiant remporte la grande finale. Le gala du concours aura lieu le 17 novembre prochain au Capitole de Québec. Petit historique En 1997, l’embryon du projet Force Avenir voit le jour afin de montrer aux yeux de tous le brio de la jeunesse. Et depuis 1999, chaque année, un gala Forces Avenir, qui regroupe des gens de tous les horizons professionnels et de tous les milieux d’enseignement, a lieu afin d’honorer l’excellence de la jeunesse québécoise.

Alexandra Krissy Martel, finaliste au concours Force Avenir 2009 grâce au projet Éclosion. Photo : N. Ducharme

Lancement collectif d’ouvrages à l’UQTR Dimanche 18 octobre, de 15h à 17h, à l’atrium Paul-Émile Borduas de l’Université du Québec à TroisRivières, a eu lieu le lancement collectif d’ouvrages réalisés par des auteurs de la communauté universitaire de Trois-Rivières. Cette activité, qui se tenait dans le cadre du 40 e anniversaire de l’Université,

a permis à Félix Bouvier, Denis Charland, Rollande Deslandes, Danny Dessurault, Suzanne Foisy, Sylvie Fréchette, France Joyal, Carl Lacharité, Frédéric Laurin, Gilles Pronovost, Jean Roy, Madelaine Roy et Jean-Marc Denommé de faire connaître leur œuvre au grand public. (F.A)

ACTUALITÉS

La Ruée vers le nord CLAUDINE PARÉ LÉPINE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

La Ruée vers le nord est un projet de développement minier situé en Jamésie au Nord-du-Québec. L’organisme, qui est présente-

ment en période d’embauche, cherche à combler près de 1000 postes. Il offre des salaires compétitifs et d’excellentes conditions de travail dans un environnement sécuritaire. Les finissants en génie, en informatique ou en comptabilité pourront y trouver

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d’intéressantes opportunités de carrière. Afin d’obtenir plus d’informations sur le projet et les offres d’emploi visitez le larueeverslenord.com


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OPINIONS

OPINIONS

19 octobre au 1er novembre 2009

La comédie humaine

Du concret, s’il vous plaît sitaires, on travaille rarement avec le concret, on est toujours dans le domaine du fictif, on apprend à faire semblant...

MARIE-NOËLLE MARINEAU Chroniqueuse marinema@uqtr.ca

Comme la plupart d’entre vous, je suis ici afin d’acquérir des connaissances, et d’obtenir un bout de papier qui certifiera à un employeur que je maîtrise un domaine X. Cependant, entre les attentes qu’un étudiant peut entretenir envers l’université et ce qui en est réellement, il peut parfois y avoir un certain décalage. Pour la majorité des programmes univer-

Pour des programmes de littérature ou de mathématique, il va de soit que le concret, c’est justement de lire/analyser un livre ou de résoudre une formule mathématique. Nous pouvons nous attendre, avec raison, à ce qu’un programme menant à l’enseignement forme ses étudiants dans une matière spécifique ainsi qu’en pédagogie, en leur faisant, par exemple, préparer des exercices adaptés à différents groupes d’âge. S’ils restent fictifs, ces travaux et activités en classe préparent tout de même les étudiants au monde du travail, leur font expérimenter du concret et sont relativement faciles à évaluer objectivement pour le professeur. Cependant, certains domaines semblent plus difficiles à insérer dans l’expérience du concret. Les études de cas fictifs, c’est bien beau, mais ne faudrait-il pas qu’un minimum de ce qui est fait lors de

notre formation universitaire soit basé sur du vrai ? Les professeurs ne sont pas nécessairement à blâmer, ils doivent parfois faire preuve de grande originalité afin de noter leurs étudiants. Un petit bricolage de « scrapbooking » fait déjà partie des devoirs évalués de l’un de mes cours. Je ne m’en plains pas, même que je me suis drôlement amusée à le faire, mais ce n’était vraiment pas en lien avec le but du cours en question.

Certes, les connaissances acquises lors des cours sont souvent intéressantes, mais encore faut-il être capable de les utiliser dans la vraie vie. Aucun programme universitaire, en effet, n’exige d’avoir une imagination débordante dans le but de remettre des travaux portant sur un problème fictif à régler. Aucun programme encore n’exige la rédaction

de rapports de réunions qui n’ont jamais eu lieu, ou encore, d’effectuer la comptabilité de compagnies inventées et qui ne verront jamais le jour. Il s’agit pourtant de détails qui sont demandés sans cesse dans les devoirs et travaux des étudiants d’administration, de loisir, de communication et j’en passe. La question demeure : quel est le but d’un programme universitaire de 1er cycle ? La préparation aux études supérieures ou la préparation pratique, pensée pour le marché du travail ? Dans le cas de la première option, les cours nous préparent probablement aux études avancées au fil d’un bacc : il n’y a aucune inquiétude à avoir à ce sujet, nous pourrons y survivre. Cependant, plusieurs personnes en fin de baccalauréat visent l’intégration immédiate au marché du travail, et l’un des seuls éléments valables de leur formation, en ce sens, demeure le stage de fin d’études, s’il y en a un de prévu au programme. Certes, les connaissances acquises lors des cours sont souvent intéressantes, mais encore faut-il être capable de

les utiliser dans la vraie vie. L’idéal serait donc une formation qui prépare à la fois les étudiants aux études supérieures et au marché du travail. Est-ce une option envisageable, ou faudrait-il avoir le choix entre deux cheminements distincts ? Une chose est sûre : il y a place aux interrogations. Les programmes universitaires ont-ils tous leur place dans leur format actuel? Les étudiants sont-ils seulement formés pour penser et non pour agir? Si c’est le cas, la faute revient-elle aux professeurs ou à la façon dont les programmes universitaires sont structurés? Sans nécessairement transformer certains programmes en « technique de luxe  », il serait probablement utile pour tous (du moins pour ceux qui ne visent pas les études supérieures) de travailler davantage sur des projets concrets dans le cadre de leur cheminement scolaire et d’être évalués sur cet aspect sans nécessairement mettre de côté l’acquisition de connaissances: le but étant un jour d’arrêter de faire semblant pour tout simplement faire.

Au pouvoir, citoyens !

250 ans de résistance culturelle du futur et du passé simple, ainsi qu’un appauvrissement de la conjugaison. Comme il le proclame, étant donné que « notre pensée passe par des mots » et que « l’écrit est en train de perdre son statut supérieur de mémoire du langage », il est plus qu’urgent de se pencher sur ce phénomène de réforme linguistique.

JEAN-FRANÇOIS VEILLEUX

Chroniqueur jean-françois.veilleux@uqtr.ca

Lancé par certains spécialistes, un débat social sur la simplification de la grammaire fait rage. Ces personnes tentent depuis quelques années de réformer la langue française, désirant la rendre plus accessible non seulement aux immigrants mais aux nouvelles générations. Une réflexion sur le sujet s’impose donc. Certains proposent notamment d’enlever l’utilisation des cédilles et des accents circonflexes. L’auteur François de Closets dénonce, quant à lui, l’abandon progressif de l’usage

La culture d’une société est l’expression de sa différence, la formule visible de son identité. Et cette spécificité s’est transmise grâce aux livres, à la littérature, à nos journaux, nos poèmes et notre histoire écrite, conservés précieusement. Certes, je reconnais que la technologie numérique et virtuelle, source infinie d’informations, est devenue une bibliothèque mondiale positive en elle-même car son accès est de plus en plus répandu,

mais certaines problématiques refont surface. Je trouve également bien ingénieux tous ces jeunes qui utilisent un langage rempli de raccourcis, celui-là utilisé sur Internet ou par messages texte, mais il faut faire une différence entre le langage commode et le langage utilisé pour écrire une thèse universitaire. D’ailleurs, je ne crois pas que la simplification de l’orthographe grammaticale arrangera les choses ! Par ailleurs, 35 ans après l’adoption de la loi 22, consacrant le français comme unique langue officielle du Québec, la langue française souffre. Je suis ébahi d’apprendre qu’au Québec, près de la moitié de nos futurs enseignants ne maîtrise pas la langue française et que précisément 800 000 adultes sont analphabètes : 4 sur 10 sont âgés de 26 à 46 ans. Disons-le franchement, la langue est le véhicule de notre culture nationale et ce n’est sûrement pas le Canada qui va se battre pour que les Québécois puissent conserver la pureté de leur langue. Beaucoup trop d’institutions canadiennes ne respectent pas le bilinguisme instauré par la Loi des langues officielles votée il y a déjà 40 ans. Par exemple, en septembre dernier, on apprenait dans La Presse que les «  Américains ensei-

gneront le français à des militaires canadiens basés aux États-Unis, car les leçons de l’armée canadienne ont été jugées insuffisantes ». De plus, de nombreuses lacunes et déficiences linguistiques dans les transports publics (avion et train) puis dans le domaine touristique (parcs nationaux, jeux de Vancouver) sont décriées chaque semaine par des lettres d’opinions dans différents journaux. Alors, «  se sentir menacé, est-ce que c’est une preuve ou une perception ?!  » demandait récemment de façon pertinente Guiliano d’Andrea, vice-président du Canadian Italian Business and Professional Association (CIBPA) à Montréal. Pourtant, « près de 90 % des Québécois francophones estiment que la langue française est menacée à Montréal  » (Le Devoir, 22 juin 2009 ). Il y a de quoi méditer sur l’importance de transmettre le goût de lire, d’écrire, d’analyser et de comprendre la signification et la provenance de ces mots que nous utilisons dans notre vie quotidienne et qui disparaissent au fil du temps. Pourtant, la culture d’une société est l’expression de sa différence par rapport au monde, la formule visible de son identité. Et cette spécificité s’est transmise grâce aux livres, à

la littérature, à nos journaux, nos poèmes et notre histoire écrite, conservés précieusement par nos bibliothèques et nos archives nationales. En terminant, du 17 au 24 octobre se tiendra la semaine des bibliothèques. Voilà donc l’occasion de prendre conscience de l’importance du livre et surtout, de réfléchir sur l’avenir de notre langue commune, ainsi que l’urgence d’États généraux sur l’éducation post-secondaire dont la nécessité est d’ailleurs toujours remise à plus tard par le gouvernement en place. En effet, Jean Charest préfère plutôt construire des barrages dans le Grand Nord ou hausser les frais de scolarité, ce qui pénaliserait pourtant davantage d’étudiants qui ne veulent qu’apprendre et s’intégrer dans la société. D’ailleurs, Gilbert Rozon affirmait récemment à l’émission Les Francstireurs que « notre belle langue a survécu parce que nous avons été vaincus.  »  Il y a six millions de personnes qui parlent le français en Amérique du Nord. Il est beau de dire qu’ils « parlent » le français, mais à quoi bon, s’il s’agit d’une langue à la syntaxe déficiente, au vocabulaire pauvre et endommagé par de trop nombreux anglicismes et d’abréviations ?


VIE ÉTUDIANTE

19 octobre au 1er novembre 2009

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VIE ÉTUDIANTE vox-pop

Que pensez-vous de toutes les mesures de sécurité à l’UQTR ?

Stéphane Beaupré Géographie

Marc-André Germain Loisir, culture et tourisme

Simon Turner Administration

C’est un peu exagéré. Il y a de la désinformation. C’est certain qu’il faut faire de la prévention, mais présentement, il ne faut pas capoter.

Lauriann Martel Administration-gestion ressources humaines C’est bien publicisé mais je ne comprend pas la necessité de cela présentement. On a l’air en danger tout le temps.

Je ne sais pas vraiment si toute cette campagne est utile. Même s’il y a plusieurs affiches, on ne les voit pas vraiment. En plus, on ne sait pas exactement ce qu’il faut faire.

C’est un bon moyen de sensibiliser les gens. Pourtant, même s’il y a beaucoup d’affiches, on dirait qu’on ne les voit pas beaucoup.

C’est une bonne chose. C’est sûr que ces mesures sont beaucoup plus préventives, étant donné les attentats comme au collège Dawson, la Polytechnique ou aux Etats-Unis.

Linda Bélanger Géographie Il vaut mieux être au courant de ces mesures de sécurité. Par contre, ça demeure des informations de base. Il serait peut-être intéressant de rajouter d’autres informations.

Noémie Boulanger-LapointeSciences de l’environnement De telles mesures sont nécessaires car il faut avoir un protocole au cas où. Par contre, dans le cas présent, on peut presque croire que ça encourage le climat de peur.

Catherine Picotte Administration-marketing Malgré les affiches, on peut se demander ce qu’il faut faire en cas d’urgence. Il serait intéressant de faire une simulation.

Rajaofetra Gatien Mathématiques-informatique Ça permet d’être au courant. Il vaut mieux l’être, même si le risque qu’un événement de la sorte se produise est faible.

Valérie St-Arnaud Ergothérapie C’est rassurant. Ça prouve que l’université est prête si jamais quelque chose se produit. Je pense entre autres au savon pour contrer la grippe.

Anne-Christine Foisy Pratique Sage-femme

Préparation et photos par: Felipe Antaya


ARTS ET SPECTACLES

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19 octobre au 1er novembre 2009

ARTS ET SPECTACLES

Censure à l’UQTR En septembre dernier, trois toiles réalisées par des étudiants en arts de l’UQTR considérées comme inappropriées et ont dues être retirées du corridor Ringuet.

DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

Selon certains, les œuvres présentaient des propos à caractère pornographiques, voir pédophiliques. Pour cette exposition qu’on peut admirer depuis avril dernier dans les corridors de l’Université, les étudiants devaient représenter le corps dans l’espace à l’aide de captures numériques. Une des toiles montre par exemple l’agrandissement d’un nœud d’arbre ayant plus ou moins la forme

d’un sexe féminin. Des plaintes auraient été formulées et ont menées à la censure du supposé propos pornographique.

« Il y a une bonne différence entre la pornographie et le nu. L’artiste utilise le nu pour s’exprimer. » - Les étudiants en arts

Les étudiants en arts manifestent leur mécontentement et entreprennent des mesures contestataires pour éviter que le cas se reproduise. « Il y a une bonne différence entre la

pornographie et le nu. L’artiste utilise le nu pour s’exprimer, car cette utilisation est de tout temps chargée de symboles et de revendications », expriment-ils. La présidente de l’Association du baccalauréat en arts, Mélina St-Onge, et quelques militants ont entrepris de signaler l’injustice. En peignant « censurée » sur les œuvres retournées et en posant des affiches sur la Commission canadienne des droits de la personne, ils souhaitent faire réagir l’administration tout en informant les passants de la situation choquante. C’est un dossier à suivre. L’œuvre d’Anny Levasseur a été censurée parce qu’elle affichait des propos à caractère pornographique… Photo: D. Charest

13e édition du FIMU

Intenses, les arts MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Le 3 octobre dernier, l’art émergeant a plongé l’Atelier Silex dans une ambiance hors du commun lors de la 13e édition du Festival international de musique universelle (FIMU). Un amalgame d’artistes se sont donné rendez-vous afin de passer une soirée des plus diversifiée, comme l’a toujours voulu la tradition du FIMU d’années en années. Sous la thématique Thèmes-toi toimême, plus d’une vingtaine d’artistes se sont livrés à différents projets artistiques au plus grand plaisir du public présent. Musique, performances, peinture, poésie et vidéo artistiques ont fait de cette soirée un succès. Divisé en trois parties, l’événement a fait place à plusieurs artistes de la région et d’ailleurs au Québec. Parmi eux, on remarque la présence du multidisciplinaire Alain Fleurant, des groupes Les Enfants Téflons et Pop sac-à-vie, pour ne nommer que ceux-là.

À travers l’impressionnante brochette d’invités, plusieurs en étaient à leur première performance, ce qui n’a pas freiné l’enthousiasme de la foule durant la soirée. La diversité des performances présentées ont démontré que l’art est accessible et qu’il regorge de nombreuses facettes qui sont en constante évolution et ce, partout dans le monde.

Plusieurs en étaient à leur première performance, ce qui n’a pas freiné l’enthousiasme de la foule. En fin de soirée, l’Atelier Silex a pris des allures de fête avec la participation du DJ Ktronortk, qui a su entretenir, avec sa musique festive, l’effervescence engendrée par la soirée. On attend déjà avec impatience le venu de la 14 e édition du FIMU afin de revivre une expérience sensorielle aussi diversifiée et débordante de talents !

Changement de salle pour Kino 3R Pour sa septième année d’existence, Kino3R change de décor. C’est maintenant à la galerie d’art émergente l’app’Arts, située au 45 rue St-Antoine à Trois-Rivières, que les projections mensuelles ont lieu. La formule demeure la même, c’est-à-

dire la projection de courts métrages de cinéastes amateurs, professionnels ou indépendants, le tout devant public. C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer, tous les deuxièmes mardis du mois dès 19h30. (M.B)


19 octobre au 1er novembre 2009

Nouvelle saison de la LIM3R

Audace Musicale

MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Le 7 octobre dernier avait lieu le lancement média de la cinquième saison de l’Impro musicale de TroisRivières. Les organisateurs sont venus présenter au public du cafébistro La Chasse-Galerie de l’UQTR le calendrier de la saison 2009-2010 ainsi que les quatre équipes en compétition. Inspirée de la Ligue nationale d’improvisation (LNI), l’Impro musicale est un spectacle imprévisible pour deux équipes qui s’affrontent sous des thèmes particuliers et qui tentent de défendre leur honneur sur les planches de la Chasse-Galerie. La LIM3R 20092010, c’est quatre formations, vingt joueurs, dont neuf qui se joignent à l’aventure pour la première fois, mais nul doute que la saison offrira des performances de gros calibre. Sébastien Dulude, organisateur et participant à la LIM3R, s’est dit

très heureux du retour de ces soirées qui, lors des années précédentes, ont toujours eu beaucoup de succès. « La Chasse-Galerie a déjà accueilli près de 100 musiciens différents sur scène. L’endroit est maintenant une sorte d’étape dans le circuit des shows en Mauricie depuis la fermeture du Maquisart en 2007 », soutient-il. Les soirées seront animées par Carl Hébert, le chanteur de l’incontournable groupe trifluvien Mimi VanDerGlow, accompagné de la nouvelle DJ Black Cat qui mettra de l’ambiance musicale lors des matchs. Ces derniers seront supervisés par l’arbitre Éric Granger qui sera, parait-il, beaucoup plus sévère cette année. Par ailleurs, la saison 2009-2010 de l’Impro musicale annonce six matchs de saison régulière, dont le premier, celui du 15 octobre, qui opposait l’équipe des Bruns à celle des Noirs. À cela s’ajoutent deux matchs éliminatoires en vue de couronner les champions de la saison. L’an dernier, l’honneur a été décerné à l’équipe des Bleus qui sera de retour cette année avec les mêmes participants. De plus, Sébastien Dulude a annoncé en primeur une prolongation possible de la LIM3R lors de la prochaine saison estivale. En effet, la présentation d’un match des étoiles regroupant les meilleurs joueurs de la ligue pourrait bien se dérouler aux alentours des mois de mai et juin 2010. Selon Dulude, il serait intéressant de sortir du campus afin de produire cet événement spécial dans d’autres salles puisque la ligue d’Impro musicale est une formule exportable.

Cette année encore, les matchs de la LIM3R ont lieu dès 21h tous les troisièmes jeudis du mois au café-bistro La Chasse-Galerie de l’UQTR. Photo: S. Dulude

OktoberFest à Shawinigan Du 5 au 11 octobre dernier s’est déroulé l’OktoberFest dans la région de Shawinigan. Plus qu’un simple festival sur la bière, l’événement a su non seulement faire connaître le milieu des micro-brasseries du Québec mais aussi transmettre les traditions culinaires bavaroises aux gens de la Mauricie. Plusieurs activités, notamment un casino, des épreuves bavaroises et plusieurs autres, se sont effectuées au Trou du Diable ainsi qu’au Broadway Pub. Toute une semaine s’est déroulée afin de promouvoir l’opulence brassicole en compagnie des gens qui ont festoyés avec ardeur cette vieille tradi-

tion de la fin des récoltes. Encore cette année, l’événement fut un grand succès! (M.B)

Le Trou du Diable, un des partenaires important de l’OktoberFest. Photo : Le Trou du Diable

ARTS ET SPECTACLES

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ARTS ET SPECTACLES

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19 octobre au 1er novembre 2009

Festival International de Poésie

Hubert Reeves à Trois-Rivières DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

Ceux qui se trouvaient par hasard le 8 octobre dernier en début de soirée au Café-Bar Le Zénob ont eu droit à une surprise de taille avec une apparition surprise du célèbre astrophysicien québécois Hubert Reeves. Ce dernier, qui se trouvait en ville pour prononcer une allocution dans le cadre du Festival international de poésie de Trois-Rivières (FIPTR), a fait un saut au Zénob, au plus grand plaisir des quelques personnes présentes. En réponse à l’invitation amicale de la directrice générale de

l’événement, Maryse Baribeau, l’astrophysicien a offert une lecture d’un texte de son cru s’intitulant Terre, planète bleue, poème empreint d’un amour de la nature, de sa beauté et de sa complexité, traits qui caractérisent particulièrement bien la pensée de M. Reeves. Sa prestation s’est méritée de chaudes acclamations et de profonds remerciements. Rarement avait-on vu un invité recevoir un tel accueil tant l’admiration et le respect étaient tangible. Il s’est par la suite dirigé vers la salle du foyer de la culture de la salle J-Antonio Thompson, où l’attendait une salle bondée, pleine de curieux de tous âges et de tous horizons. La diversité du public s’étant déplacé pour le voir était en effet consid-

Musique

La joie dans l’air DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

danseurs est venu couvrir l’avantscène d’une agitation propre à la musique ska et a maintenu la ca-

érable, attestant la réussite et le rayonnement de cet homme qui fut, dans sa jeunesse, conseiller scientifique à la NASA avant d’être directeur de recherche en France, tout en publiant plusieurs ouvrages théoriques de vulgarisation sur le thème de l’origine de l’univers, de l’origine des éléments chimiques ou des systèmes solaires.

L’astrophysicien Hubert Reeves a offert une lecture d’un texte de son cru s’intitulant Terre, planète bleue. La conférence, qui s’intitulait Cosmos et Poésie, était agrémentée

dence jusqu’aux petites heures. Très versatiles, les musiciens pouvaient passer sans désordre d’une chanson comme « Chop Suey  » de la formation américaine System of a Down à un hit comme «  Different people  » de No Doubt. Le public a aussi été agréablement surpris de voir sortir des archives

Le bar étudiant La Chasse-Galerie accueillait sur ses planches, jeudi 8 octobre, les musiciens du groupe Heliotrope qui sont venus répandre leur joie de vivre toute la soirée. Dans un répertoire très diversifié, le groupe pigeait avec goût des reprises rythmées tout en offrant au public quelques brillantes compositions de leur cru. Une énergie pure émanait des six montréalais aussitôt les pieds grimpés sur scène. Le chanteur principal, accompagné par une deuxième voix féminine, rayonnait par son dynamisme. Avec des pièces de Weezer et Sublime, en passant par Stevie Wonder et Bob Marley, la musique d’Heliotrope n’a fait que monter le niveau d’excitation de la Chasse-Galerie. Après quelques chansons seulement, un groupe de

Le groupe Heliotrope a offert une grande diversité dans ses choix musicaux. Photo: D. Charest

d’un magnifique diaporama qui relevait d’une poésie de l’espace haute en couleur. La présentation rapprochait la science et la poésie en tant que deux démarches complémentaires d’exploration du réel, de la nature ou du cosmos. M. Reeves parlait en ce sens de tourisme cosmique pour qualifier cette entreprise exploratoire qui s’effectue soit sur le mode de l’intuition et de la poésie ou sur celui de la logique et de la science. Il explique qu’à la fois la science et la poésie sont des démarches consistant à interroger le monde afin de tenter de lui donner un sens. Les techniques sont différentes mais « le mystère est commun ». M. Reeves expliquait ensuite comment la marche de la vie sur

terre peut être conçue comme une complexification basée sur la combinaison infinie de particules plus simples. En résumé, de la même façon que les particules élémentaires s’assemblent et créent des atomes, qui se joignent et créent des molécules, qui prolifèrent en organismes, en population, en espèces, en écosystème, etc.…, les lettres s’assemblent en mots, les mots se joignent en phrases, les phrases font des paragraphes, qui deviennent des chapitres, des livres, des bibliothèques et ainsi de suite. Le public est resté accroché aux lèvres du charismatique personnage pendant toute la durée de sa conférence. Le cachet de M. Reeves a été généreusement versé à ADT Quart Monde.

la chanson « Beer  » de Reel Big Fish, classique jamais oublié de tous les amoureux de la musique Ska. Les compositions d’Heliotrope s’apparentent en plusieurs points aux sonorités funk-rock à saveur reggae dont ils sont si friands. Le public a entre autres apprécié la pièce «  Louis  » interprétée en fin de soirée et qui a remis en marche la machine à danser. La jeune formation, dont les membres se sont

solidifiés il y a à peine quatre ans, poursuit son rêve musical en peaufinant chaque jour un peu plus son son et son style.

Leur prochain spectacle est prévu pour le 30 octobre au Pub St-Paul, à Montréal. On peut entendre quelques extraits de leur musique au myspace.com/tripgroupe.


19 octobre au 1er novembre 2009

ARTS ET SPECTACLES

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Nouvel album de « M »

Multiplier le plaisir MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Le 6 octobre dernier, Mathieu Chedid alias « M  » a lancé au Québec son quatrième album qui a pour titre Mister Mystère. Déjà paru en France depuis le mois de septembre et avec plus de 100 000 copies vendues, l’album plongera le public québécois dans l’univers rock de ce mystérieux auteur-compositeur-interprète. En retrait depuis plus de cinq ans, « M » a collaboré avec plusieurs artistes dont Vanessa Paradis, Sean Lennon et Ariane Moffatt. C’est également lui qui chante la version française de Belleville Rendez-Vous du film Les Triplettes de Belleville. Avec Mister Mystère, « M » reprend le micro de façon moins exubérante que dans ses albums précédents mais offre du matériel à la hauteur de son talent. À l’aube de la quarantaine, Mathieu Chedid délaisse les personnages loufoques et s’extériorise du plus profond

de son âme par sa maturité, des mélodies beaucoup plus intenses et une touche de rêve. Pas de changement drastique dans le style de l’artiste, seulement des textes avec plus de sagesse, juste assez rock pour se démarquer. Quant au concept, c’est une vision multiple que « M  » propose au public. En effet, chacune des treize chansons sont associées à deux films qui se retrouvent sur le DVD inclus dans la pochette. La vision double et l’interprétation polysémique sont donc des aspects importants que l’artiste a voulu mettre en évidence sur Mister Mystère. Même concept sur la pochette de l’album, qui représente un reflet noir et blanc de la première lettre du nom de l’artiste. Au total, l’album regroupe trois disques de matériel audio et vidéo. Un concept original à l’image de « M », le dédoublement de personnalité de Mathieu Chedid. Une affaire de famille Pour son nouvel opus, Mathieu

Chedid s’est entouré de plusieurs membres de sa famille afin de concocter un projet éclatant. On retrouve sur l’album son père Louis Chedid au mixage, Joseph Chedid aux textes ainsi que ses sœurs Émilie et Anna Chedid, respectivement à l’image et aux chœurs. Un projet familial qui dévoile les racines d’un talent qui se transporte au fil des générations. Outre la contribution artistique de sa famille, l’auteur-compositeur-interprète a notamment fait appel à Brigitte Fontaine, artiste multidisciplinaire qui était considérée à une certaine époque comme étant l’icône de l’underground à Paris. Les prochains mois s’annoncent incroyablement chargés pour Mathieu Chedid alors qu’il entreprend une tournée européenne dont les spectacles sont presque tous à guichet fermés jusqu’au mois de juin 2010. Néanmoins, vous pouvez toujours vous procurer l’album Mister Mystère, en vente dès maintenant, et consulter le site internet de l’artiste qui, soit dit en passant, est magnifique. www.mistermystere.com

Mister Mystère, le quatrième album de -M-. Au total, l’album regroupe trois disques de matériel audio et vidéo. Un concept original à l’image de « M » Photo : LaTribu

Festival International de poésie 2009

Eros au Zénob DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

Dans le cadre du Festival international de poésie de Trois-Rivières (FIPTR), plusieurs poètes de talent étaient invités à partager une partie de leur art parfois laissée dans l’ombre : l’érotisme. Les curieux présents pour les lectures présentées au Café-Bar le Zénob, le 6 octobre dernier, ont pu jouir d’une diversité très intéressante, valsant de la passion enflammée à l’expérimentation ludique. D a n s l ’a t m o s p h è r e i n t i m e du petit bar du centre-ville, l’heure tardive agitait le public de ses breuvages alcoolisés. Dans

l’attente, l’excitation était palpable car on s’attendait à un moment original et mouvementé. Vers 23 h débutèrent les lectures avec le fougueux Jean-Paul Daoust. Tantôt lyrique, tantôt sauvage, les extraits tirés de quelques-uns de ses 30 recueils étaient imprégnés de l’élan vital qui le caractérise si bien. Les passages crus, qui auraient manifestement pu choquer ceux qui ne connaissent pas le langage fauve de Daoust, ont tout de même été adoucis par des vers plus imagés : « À l’ombre tous les deux, nos sexes comme des obélisques de lumière sacrée, jalousement gardés par le sphinx de l’amour… » L’homme originaire de Valleyfield participe depuis plus de 20 ans aux activités reliées au FIPTR.

L’humour Plusieurs artistes ont illuminé la scène de leur sourire en avouant : « Je ne sais pas si je fais de la poésie érotique, mais on va voir.  » Certaines poésies étalaient un contenu plus sobre, mais chargé de sentiments amoureux profonds. D’autres, comme Marie Borin, ont exploité un esprit plus ludique. Invitant le public à participer à une « petite devinette », la grande française a entamé la lecture de son poème qui laissait croire à une relation sexuelle colorée de fluides divers, pour finalement avouer en riant qu’il s’agissait d’une scène d’amour entre deux limaces. Les organisateurs ont préservé l’enthousiasme de la salle jusqu’à la fin en gardant pour le dessert le très honorable Herménégilde Chiasson.

L’honorable Herménégilde Chiasson était au programme de la soirée érotique Zénob. Photo: H. Chiasson Le 29e lieutenant gouverneur général du Nouveau-Brunswick, peintre renommé, réalisateur, dramaturge et poète, a fait honneur de sa présence pour la lecture d’une seule de ses

compositions teintée d’humour. Le grand homme a été chaudement applaudi et a honorablement clos la soirée de poésie érotique du Zénob.


SPORTS

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Amélioration et progression

19 octobre au 1er novembre 2009

Deux mots d’ordre pour l’équipe de natation ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

Les Patriotes natation viennent de compléter la première coupe universitaire de natation, qui avait lieu à Sherbrooke le 9 octobre dernier. On sait déjà que les podiums seront rares cette année, mais les dix nageurs de l’équipe ont beaucoup de potentiel. Pour l’entraîneur-chef des Patriotes, Martin Gingras, les mots d’ordre de cette année seront l’amélioration et la progression. « Lors de cette première coupe, nos trois vétérans, soit Shawn Campbell et les jumelles Gabrielle et Cecile Ketterer ont amélioré de 100 % par rapport à leurs temps de l’an dernier, explique Gingras. La dynamique était géniale à Sherbrooke. Nous avons eu beaucoup de plaisir. Nos athlètes ne peuvent que s’améliorer. » Pour la première fois de son histoire, le club de natation des Patriotes a présenté deux relais féminins lors d’une compétition universitaire. Au relais 4 fois 50 mètres libre, les Patriotes ont pris le sixième rang, à

moins de deux secondes de McGill. «Les filles étaient très heureuses parce qu’elles ont battu Sherbrooke lors de cette course, explique Martin Gingras. De plus, ma meilleure nageuse, soit Alexandra Gagné, n’était pas présente à Sherbrooke parce qu’elle se remettait d’une opération. Cette dernière nous permettra de retrancher au moins trois secondes dans nos relais, ce qui est encourageant pour le futur ». Les étudiants qui voudraient voir l’équipe des Patriotes en action pourront le faire le 7 novembre prochain, lors de la deuxième coupe universitaire, qui sera présentée au CAPS de l’UQTR dès 13 h. À Sherbrooke, Marie-Noëlle Folco a bien performé, obtenant une 10e place au 50 mètres papillon, tout comme Gabrielle Ketterer qui a obtenu la 11e place. Cette épreuve se voulait très relevée avec la présence de deux membres de l’équipe nationale, soit Audrey Lacroix et Geneviève Saumur. Ces deux athlètes étaient à Pékin lors des derniers Jeux olympiques. « Chez les hommes, le spécialiste de la brasse, Mathieu Bois, qui faisait également partie de l’équipe

canadienne à Pékin, était lui aussi à Sherbrooke pour cette compétition universitaire, explique Gingras. La présence de ces trois nageurs internationaux augmente la crédibilité du circuit universitaire. La présence de Lacroix et Saumur enlèvera sans doute des chances à Alexandra Gagné de faire un podium en papillon, mais elle peut au moins se comparer aux meilleures nageuses canadiennes. » Martin Gingras sait que ses nageurs devront oublier les honneurs individuels pour se concentrer sur leur amélioration. Il aime cependant bien ce qu’il voit depuis le mois de septembre. « Chez les gars, Sébastien Truchon n’a pas nagé depuis six ans, note Gingras. Il va s’améliorer grandement cette année, surtout à cause de son physique imposant (6’4’’). De plus, Marie-Noëlle Folco n’a jamais eu la chance de s’entraîner régulièrement puisqu’elle vient du club de Chibougamau et que la piscine était à plus de 30 minutes de chez elle. Je suis content parce qu’avec les athlètes Mégophias de plus de 15 ans, nous avons près de 40 nageurs de bon calibre. C’est très motivant pour

les entraînements. Enfin, j’attends deux nageurs de plus qui vont se joindre à notre équipe universitaire. Je pense que cette année, on va se

faire remarquer lors des compétitions provinciales, ce qui n’était pas le cas l’an dernier, alors que nous étions seulement trois ou quatre nageurs. »

Marie-Noëlle Folco et ses coéquipières du relais doivent travailler leurs transitions, mais elles peuvent viser le 4e rang. Photo : André Martin

Les filles doivent battre le Rouge et Or Pour espérer une place en séries ANDRÉ MARTIN

de Laval, le 23 octobre prochain, au CAPS de l’UQTR.

Les joueuses de soccer des Patriotes ne doivent pas chercher 50 façons d’entrer dans les séries éliminatoires de la saison automnale. Il n’y en a qu’une seule : battre le Rouge et Or

Les protégées de Marie-Ève Nault occupent présentement le 5e rang du circuit québécois (avec neuf points), derrière le Rouge et Or (12 points). Seules les quatre premières formations accèdent aux éliminatoires.

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

Dans le passé, Laval occupait la première ou la deuxième position du circuit. Cette année, la surprenante formation de McGill (2e place avec 18 points) est montée dans le groupe de tête, complété par Montréal (première place avec huit gains en autant de rencontres pour 24 points) et Sherbrooke (3e place avec 16 points). Le 18 septembre dernier, les Patriotes avaient baissé pavillon 3 à 1, à Québec. Le pointage était cependant de 1 à 0 à la mi-temps et Marie-Ève Nault se rappelle bien cette rencontre. « Nous avions été dans le match jusqu’à la fin, indique Nault. Notre destinée est entre nos mains. Ce sera difficile puisque nous avons perdu notre meilleure pointeuse de l’an dernier, soit Marie-Michèle Lapointe, mais Claudie Ratté-Fortin a bien pris la relève en attaque. Elle seconde bien Jessica Lavallée et Maude Bellerive, qui jouent avec plus de constance cette année. » Les Patriotes ont encore six rencontres à jouer cet automne, dont deux matchs à domicile. Elles accueilleront Laval le 23 octobre, à 18 h 30, ainsi que McGill, le 1er novembre, à 13 h. De plus, les joueuses de l’UQTR visiteront l’UQAM, Bishop’s et Concordia, trois formations qu’elles ont vaincues plus tôt cette saison. Elles se rendront aussi à Sherbrooke, le 25 octobre. Par contre, le défi sera colossal contre le Rouge et Or. D’abord, souli-

gnons que la réputation sportive de cette université n’est plus à faire. Ajoutons que Laval accueille plus de 40 000 étudiants par année, comparativement à 10 000 pour Trois-Rivières. Le recrutement en est donc facilité. Enfin, il faut dire que depuis 2006, les Patriotes soccer féminin n’ont jamais battu le Rouge et Or. Elles ont d’ailleurs toujours perdu par un écart de deux buts ou plus... « J’ai confiance en mes filles,

explique Nault. Notre chimie est excellente. De plus, nous jouons de meilleurs matchs contre les puissances du circuit. Dans le passé, nous étions déclassées. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Lors de notre dernier revers de 4 à 1 contre Montréal, nous avons inscrit deux buts dans notre propre filet, en tentant de dégager le ballon. Mais lors de ce match, nous avons été capables de bien faire bouger le ballon au sol. On s’améliore à chaque match et c’est ce qui est le plus positif. »

Marie-Ève Nault sait que la marche à franchir pour accéder aux séries est haute, mais elle a confiance en ses joueuses. Photo : A. Martin


19 octobre au 1er novembre 2009

SPORTS

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Les Patriotes terminent leur camp d’entraînement Audrey Tremblay

Journaliste | Sports sports2@zonecampus.ca

Après s’être littéralement amusée avec les Stingers de Concordia, l’équipe de Jacques Laporte a eu droit à un vrai test pour clore leur calendrier pré-saison en affrontant leurs rivaux naturels, les Redmen de McGill. Les Patriotes de l’UQTR ont d’abord servi une véritable leçon de hockey aux Stingers de Concordia

en les ridiculisant avec plus d’une dizaine de buts. Les gardiens des Patriotes, Jean-Christophe Blanchard et Sébastien Comeau se sont quant à eux séparé la tâche devant les buts et ont été impeccables sur les 27 lancers dirigés contre eux. Au total, c’est neuf différents joueurs des Patriotes qui se sont partagé les 11 buts. La tâche n’aura par contre pas été si simple contre les Redmen de McGill. Lors de leur dernière rencontre préparatoire, les Patriotes ont baissé pavillon au compte de 7 à 3 devant une équipe rapide et visiblement bien structurée. Les visiteurs ont doublé les Patriotes au chapitre des tirs au but et ont inscrit trois fois en avantage numérique, comparativement à une seule fois pour les Patriotes. Au terme de ses deux dernières rencontres, l’entraîneur se dit satisfait des dernières recrues et a d’ailleurs procédé aux dernières coupures avant l’ouverture de la saison pour finaliser l’alignement en vue Cette année, le numéro 34, le défenseur Nicolas Désilet, partagera le rôle de capitaine avec son coéquipier Alexandre Demers. Photo: A. Tremblay

Patriotes de la semaine

Semaine du 12 au 18 octobre 09 Le numéro 23 des Patriotes hockey de l’UQTR, Alexandre Blais, a été nommé Patriote de la semaine du 12 octobre. L’étudiant au baccalauréat en kinésiologie en est à sa deuxième saison avec la formation de l’UQTR. Dans la victoire de samedi dernier contre les RAMS de l’université de Ryerson, Alexandre à inscrit 2 buts, dont le filet égalisateur à moins de deux minutes de la fin. Il a également déjoué le cerbère adverse en fusillade pour prolonger celle-ci, suite au premier but des RAMS, et ainsi permettre à son équipe de l’emporter 4-3. (A.T) Photos: Patriotes

Semaine du 5 au 11 octobre 09 L’étudiante de première année en Sciences comptables, Audrey-Ann Comeau, a reçu le titre de Patriote de la semaine du 5 octobre. La joueuse de Golf des Patriotes s’est méritée le titre pour ses exploits lors du championnat provincial de Golf qui avait lieu au club de golf des Deux montagnes, où son équipe s’est d’ailleurs qualifiée pour le championnat canadien de 2010. Elle a cumulé des pointages de 81-78 et 82. Audrey-Ann a également terminé au 5e rang du classement individuel des golfeuses universitaire. De plus, elle est la première Patriote à obtenir une reconnaissance sur l’équipe d’étoiles universitaire. (A.T)

de l’ouverture officielle de la saison 2009-2010. Au total, 26 joueurs sont encore de l’alignement : 15 avants, 8 défenseurs et 3 gardiens de but, incluant le défenseur Alex Lamontagne qui ne disputera aucun match avant l’hiver et Alexandre Boivin qui, pour des raisons personnelles, sera absent en début de saison. Le capitaine, ou plutôt, les capitaines ont également été nommés pour la présente saison  : Nicolas Désilet et Alexandre Demers se part-

ageront le « C ». Le premier portera la mention sur les chandails foncés lors des matchs à domicile tandis que le deuxième fera de même sur le chandail blanc lors des parties disputées à l’extérieur. À la mi-saison, les rôles seront inversés puisque les chandails blancs seront utilisés aux rencontres locales et les chandails foncés à l’extérieur. L’entraîneur Jacques Laporte mentionne qu’ils avaient le choix entre ces deux gaillards et que c’est eux-mêmes qui

ont proposé d’être co-capitaines. Il a d’ailleurs mentionné que ce n’est pas parce qu’il y a « deux clans dans la chambre  » qu’ils ont pris cette décision, bien au contraire, et que chacun d’eux allait pouvoir faire bénéficier l’équipe de leurs forces. Ni un, ni l’autre n’en sera à sa première expérience en tant que capitaine puisque Désilet l’a été avec les Cataractes de Shawinigan et Demers avec les Voltigeurs de Drummondville.


SPORTS

14 | zonecampus.ca

19 octobre au 1er novembre 2009

Soccer masculin

Cinq matchs cruciaux pour les Patriotes

ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

La fin de saison des Patriotes soccer s’annonce des plus intéressantes. Avec cinq matchs à jouer, les hommes de Pierre Clermont se trouvent à un point d’une place en séries, derrière les Redmen de McGill. La fin de semaine du vendredi 2 et du dimanche 4 octobre, les Patriotes

ont encaissé deux revers contre les Carabins de l’Université de Montréal. Ils se sont inclinés 2 à 0 dans les deux matchs. Ces deux défaites n’ont pas miné le moral de l’équipe, selon l’entraîneurchef Pierre Clermont. Les Patriotes n’ont pas été intimidés par la meilleure équipe du circuit universitaire. « Nous méritions un meilleur sort, note Clermont. On a bien gardé la possession du ballon et on a obtenu de bonnes chances de marquer. Par contre, nous avons certains problèmes lorsque nous sommes près du filet adverse. On veut trop précipiter les choses ». Clermont explique que plusieurs de ses joueurs manquent d’expérience. Les recrues Abdoulaye Kanté, Yannick Fournier, Tewfik Balkahla et Aly Sarr n’ont que 21 ans, ce qui est un âge jeune dans le circuit universitaire québécois. De plus, plusieurs joueurs ont été blessés cette saison, dont Stéphane Boisvert, Philippe St-Laurent et Marc-Antoine Simard.

« Nous avons une semaine de congé et ça nous fera du bien pour soigner nos petites blessures, souligne Clermont. Le retour de Stéphane Boisvert viendra ajouter beaucoup de profondeur au milieu du terrain. Cette année, certains de nos gars ont manqué d’expérience et ils veulent trop en faire sur le terrain. Plusieurs recrues ont dû s’adapter au niveau universitaire. J’espère que cette adaptation est maintenant chose du passé. » Lors du camp d’entraînement, l’attaquant Bachir Diop, qu’on avait découvert lors de la dernière saison hivernale, s’est fracturé un pied. Clermont aurait bien aimé voir son rapide attaquant compléter un duo de choc avec Abdoulaye Kanté, un autre marchand de vitesse. Par contre, il doit composer avec les éléments qu’il a sous la main. À l’heure actuelle, les Patriotes affichent un dossier de deux gains, trois revers et deux matchs nuls en sept rencontres, ce qui leur donne huit points. Ils ne sont qu’à un seul point de McGill et du quatrième rang donnant accès aux séries. « Je pense que si nous récoltons neuf points (sur une possibilité de 15) lors des cinq derniers matchs de

la saison, ça nous ouvrira les portes des séries, explique Pierre Clermont. La parité est cependant très grande dans la ligue. Il ne faut pas compter automatiquement les matchs contre Sherbrooke et Concordia comme étant des victoires assurées. De plus, le dernier match de la saison, contre McGill, risque d’être fort important. » Les Patriotes joueront trois de leurs cinq derniers matchs sur la

route, soit le 16 octobre (à Montréal contre l’UQAM), le 25 octobre (à Sherbrooke) et le 30 octobre (à Concordia). Les joueurs de l’UQTR espèrent donc un gros appui de leurs partisans pour les deux derniers matchs locaux de la saison. Ces rencontres auront lieu le vendredi 23 octobre, à 20 h 30 (Laval) et le dimanche 1er novembre, à 15 h (McGill).

Les Patriotes auront bien besoin du génie de leur recrue Tewfik Belkahla d’ici la fin de la saison, s’ils veulent prendre part aux éliminatoires. Photo : André Martin

Le salon des vins 2009 Audrey Tremblay

Journaliste | Sports sports2@zonecampus.ca

Le coup d’envoi de la 18 e édition du salon des vins des Patriotes s’est donné avec la conférence de presse, mardi 13 octobre, à la SAQ de la rue Jacques de Labadie, récemment ouverte après rénovation. C’es t sous la présidence d’honneur du Docteur André Trahan et de M. Michel Morin que

se déroulera l’évènement, le jeudi 29 octobre prochain, au CAPS de l’UQTR. Il s’agit de l’évènement financier le plus important, comme le mentionnait Nicolas Désilet un des deux co-capitaines de l’équipe : «  Cette activité représente beaucoup de retombées monétaire pour nous les joueurs: en fait, c’est la plus grande collecte d’argent pour remettre aux athlètes-étudiants des Patriotes hockey des bourses d’excellence, ce qui nous permet entre autres de joindre études et notre passion qu’est le sport. »

M. Trahan quant à lui a profité de l’occasion pour non seulement inviter la population à participer à cette activité de financement, mais aussi aux rencontres des Patriotes : «  Nous avons une équipe de grand talent, un spectacle de hockey très intéressant et qui mérite que les gens s’y rendent. J’inviterais particulièrement aussi les gens de l’UQTR. » Les billets sont en pré-vente au CAPS de l’UQTR et dans les succursales de SAQ de la Mauricie jusqu’à Shawinigan, Nicolet et Louiseville.


19 octobre au 1er novembre 2009

SPORTS

SPORTS

zonecampus.ca | 15

Les Patriotes inaugurent leur saison 2009-2010

Audrey Tremblay

Journaliste | Sports sports2@zonecampus.ca

C’est sur une note positive que les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières ont ouvert leur saison 2009-10 en signant deux victoires en autant de rencontres à l’Aréna Claude-Mongrain.

Vendredi soir, les protégés de

Jacques Laporte ont souhaité la bienvenue aux Lakers de l’Université de Nipissing en leur infligeant une défaite de 8 à 3. Les nouveaux arrivants de la Conférence de l’est se sont bien défendus en première période malgré leur jeu décousu. Par la suite, ces derniers ont rapidement cédé au travail acharné des Patriotes de l’UQTR en deuxième période et ils ont fait trop peu trop tard au dernier vingt. Alexandre Demers, le seul marqueur pour les locaux en première période, a ouvert le festival offensif en période médiane en inscrivant son deuxième but de la soirée. Pierre-Alexandre Joncas, Francis Charland et Étienne Bellavance-Martin ont à leur tour trouvé le fond du filet dans un intervalle impressionnant de 33 secondes à la 7e minute de jeu. Steve Bellefleur et Jean-Sebastien Breton ont été les deux autres marqueurs pour les Patriotes. « On a travaillé fort durant tout le match […] On a capitalisé sur nos chances même si le gardien a été faible

sur certains tirs. Ça aide à donner de la confiance », souligne Jacques Laporte.  Quant au gardien Jean-Christophe Blanchard, l’entraÎneur ne se cache pas que c’est un rouage très important  : « Notre gardien a très bien fait et c’est important de savoir qu’il est capable de bondir rapidement après une mauvaise performance ». Moins de 18 heures plus tard, les Patriotes recevaient la visite des Rams de l’Université de Ryerson. Les Trifluviens ont profité d’une équipe bien amorphe pour prendre le contrôle du match en première période et inscrire le premier but de la rencontre. N’eut été du solide gardien de but des visiteurs, le tableau aurait pu être beaucoup plus avantageux envers les favoris, qui ont dominé à part entière. Au deuxième tiers, les Rams ont complètement pris le contrôle de la rondelle. L’entraîneur Jacques Laporte  confirme  : «  Ils étaient beaucoup plus dominants, on a pris des risques dans notre zone […] on n’avait

pas de point de repère, au lieu de se concentrer à faire des petites choses simples, mais bien faites, on voulait faire des choses extraordinaires et on n’a pas capitalisé là-dessus. Ça aurait pu coûter encore plus cher que ça. » Le vent a tourné en troisième période après le troisième but de Ryerson et les locaux ont repris le dessus en bombardant le gardien de but. Finalement, Alexandre

Blais, qui a joué un excellent match, a touché le cordage à moins de deux minutes de la fin pour créer l’égalité et forcer la prolongation. Cette dernière a été infructueuse et a donné lieu à une fusillade pour déterminer l’équipe victorieuse. Alexandre Blais et Francis Charland ont touché la cible pour permettre aux leurs de signer cette deuxième victoire au compte de 4 à 3 contre les Rams.

Le but de Jean-Sébastien Breton contre Ryerson, le deuxième des Patriotes, a initié la remontée de l’équipe. Photo: A. Tremblay

L’équipe féminine de golf atteint le championnat canadien Audrey Tremblay

qui a terminé au sixième rang, a dû mettre un terme à sa saison.

Au terme du championnat provincial qui a pris fin avec les rondes cinq, six et sept au terrain de golf des Deux-Montagnes lors des dernières semaines, l’équipe féminine s’est qualifiée pour le championnat canadien, tandis que l’équipe masculine,

Jean-Francois Auger, entraîneur des deux formations de golf des Patriotes, explique : «  Notre formation féminine a causé toute une surprise en devançant le Rouge et Or de l’Université Laval. Nous sommes très heureux de cette première qualification pour le championnat canadien.

Journaliste | Sports sports2@zonecampus.ca

Par contre, l’équipe masculine est vraiment déçue de ne pas avoir performé à la hauteur du potentiel des membres du groupe. » Les filles ont très bien joué et ont devancé le Rouge et Or de cinq coups pour terminer en troisième position et obtenir un laissez-passer au championnat canadien, qui aura lieu en mai 2010. Les quatre golfeuses de l’UQTR, Audrey-Ann Comeau, Stéphanie

Côté, Stéphanie Monette et Noémie Chapdelaine, se sont également classées parmi les 15 meilleures du Circuit universitaire québécois. Elles ont pris respectivement les positions quatre, huit, douze et quatorze. L’entraînement se poursuivra pour les deux équipes dès la minovembre, comme l’explique l’entraîneur  : «  À la mi-novembre, ce sera un entraînement physique,

question de rééquilibrer le corps des athlètes, puisque le golf sollicite beaucoup plus un côté du corps que l’autre. Ensuite ils auront une pause et nous recommencerons les entraînements intérieurs à par tir de la mi-janvier.  […] Il y aura également un camp d’entrainement à Myr tle Beach au courant de la semaine de relâche en mars. »


Zone Campus 19 octobre 2009  

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