Zone Campus 7 septembre 2009

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7 au 20 septembre 2009 | Vol. 5, No 1 | 24 pages | Bimensuel gratuit | zonecampus.ca

Les quotidiennes à CFOU, une première en 12 ans!

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ACTUALITÉS

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7 au 20 septembre 2009

ACTUALITÉS Pavillon Pierre-Boucher 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3412 Publicité: (819) 376-5011 poste 3411 Télécopieur: (819) 376-5239

Rabais étudiant pour le STTR

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières

Une équipe très heureuse de rentrer au travail ! Marc Périard | Directeur général et directeur de l’information dgcfou@uqtr.ca Felipe Antaya | Rédacteur en chef redaction@zonecampus.ca Nicolas Ducharme | Actualités actualites1@zonecampus.ca Claudine Paré-Lépine | Actualités actualites2@zonecampus.ca Mélissa Beaupré Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Daphnie Charest | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca André Martin | Sports sports1@zonecampus.ca Audrey Lafrenière | Sports sports2@zonecampus.ca Marie-Noëlle Marineau | Chroniqueuse marinema@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-françois.veilleux@uqtr.ca Jessica Grenier | Infographe infographe@zonecampus.ca Mathieu Plante | Webmestre webcfou.uqtr.ca François-Olivier Marchand Responsable de la publicité pub.zc@uqtr.ca Audrey Boulanger | Correctrice

Rubriques >ACTUALITÉS Pluie de subventions sur l’uqtr PAGE 6

>ARTS Rentrée 2009: qu’est-ce qui se trame pour la rentrée? PAGE 11

NICOLAS DUCHARME

Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Les étudiants de l’UQTR pourront dorénavant bénéficier du transport en commun pour 20$ par mois grâce à une entente entre l’université de Trois-Rivières, l’AGEUQTR et la Société de Transport de Trois-Rivières. Dans le cadre de ce projet pilote d’un an, 400 passes seront délivrées chaque mois, pour un total de 3200 passes durant les huit mois d’année universitaire. Les étudiants verront le prix de leur abonnement par mois réduit de 40$ (celui-ci était autrefois à 60$) ou 50$ pour les moins de 22 ans. Toutefois, l’entente ne sera pas sans répercussion pour ceux qui utilisent leur propre véhicule afin se rendre à l’université.Eneffet,l’AGEUQTR a accepté une augmentation de 5$ par session au prix de la vignette de stationnement. Ainsi, 40 000$ en revenus supplémentaires seront versés au comité de stationnement, qui s’engage à injecter un montant similaire dans l’entente. C’est donc un total de 80 000$ qu’engageront les deux partis, complété par la STTR qui accordera 15$ par laissez-passer vendu.

Réduire l’achalandage Un des buts de cet accord est de réduire l’achalandage dans les stationnements de l’université. Le problème était criant l’an dernier, alors que le manque d’espace enrageait plusieurs étudiants lors de leur arrivée sur le campus. L’entente, combinée avec la hausse du prix de la vignette, donne espoir au comité de voir plus d’espaces libres cette année. Chez la STTR, on espère attirer de nouveaux utilisateurs. « Cette entente servira de publicité pour nous, explique Guy DeMontigny, de la Société de transport trifluvienne. On vise ainsi à inciter les étudiants à laisser leurs automobiles à la maison et essayer le transport en commun ». Si le projet vient à connaître un franc succès, Joanie Pothier, présidente de

l’AGEUQTR, précise qu’il y a possibilité de réajustement au niveau du nombre de passes disponibles par mois. Différent de Sherbrooke Ce partenariat est différent de celui de Sherbrooke, où tous les étudiants de la ville, cégépiens ou universitaires, peuvent profiter de la gratuité totale du transport en commun. Une telle entente à Trois-Rivières n’aurait pas été viable. « Il n’y a pas vraiment de transport gratuit. Éventuellement quelqu’un finit toujours par payer, affirme René Garneau du Comité de stationnement, ciblant ainsi le contribuable. Le modèle tripartite de cette entente est vraiment propre à Trois-Rivières ». Chaque parti a décidé de faire son effort, main dans la main, pour que personne n’en sorte perdant.

L’achalandage sera supérieur cette année aux arrêts d’autobus du campus. Photo : N. Ducharme

Stationnement incitatif > SPORTS gratuits, les matchs des patriotes PAGE 23

Annulation du service de navettes pour l’UQTR L’an dernier, l’UQTR offrait aux étudiants un service de transport entre le stationnement incitatif adjacent au Ludoplex du boulevard Des Forges et l’Université. Cette initiative a engendré des coûts

Une université plus verte Il ne faut pas oublier l’aspect environnemental de toute cette démarche. Inévitablement, moins de voitures sur la route signifie moins d’émissions polluantes dans l’atmosphère, ce qui va dans le sens du plan de développement durable de l’AGEUQTR. De leur côté, les stationnements de l’Université de Sherbrooke ont vu leur achalandage être réduit de 24% depuis 2004, suite à l’entente avec la société de transport de la ville. Une telle réduction est-elle envisageable à Trois-Rivières ? Seul le futur le dira, mais personne ne pourra accuser les trois partis de ne pas avoir essayé.

importants par la location d’autobus de la STTR, et n’a pas obtenu le succès espéré. Par conséquent, ce service ne sera pas répété cette année. Le même espace de stationnement sera mis à la disposition des

étudiants qui se rendent à l’université en voiture, mais ceux-ci devront franchir la distance qui les sépare de l’UQTR par leurs propres moyens. (C.P.L.)

Les passeports d’autobus seront en vente au local 2218 du pavillon Albert-Tessier, au comptoir de services du pavillon MichelSarrazin ainsi qu’à un kiosque situé en face du centre multiservice lors de la rentrée.


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Pavillon interdisciplinaire en santé

Un investissement à long terme l’UQTR sont inscrits dans une discipline liée aux sciences de la santé. Ce nouveau pavillon leur permettra de bénéficier de locaux et d’espaces de travail appropriés à leur apprentissage, en plus de favoriser la communication entre les différents intervenants du milieu de la santé.

CLAUDINE PARÉ-LÉPINE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Les travaux de construction du pavillon interdisciplinaire en santé tirent à leur fin et l’ouverture officielle est prévue pour octobre 2009. Les étudia n t s des programmes d’ergothérapie, de pratique sage-femme et de sciences infirmières auront donc bientôt la joie d’être hébergés dans un pavillon capable de mieux répondre à leurs besoins et à leur nombre grandissant. L’UQTR est un milieu de formation qui se distingue pour ses programmes uniques dans le domaine de la santé, comme en témoignent les formations de podiatrie, de chiropratique et de pratique sage-femme. M. Ghyslain Bourque, recteur de l’université, affirme que près du tiers des étudiants de

Le nouveau pavillon est une bonne façon d’accueillir les futurs ergothérapeutes et de mieux servir les étudiants en pratique sagefemme et en soins infirmiers. –René Garneau Suite à l’entrée en vigueur du programme d’ergothérapie à la ses-sion d’automne 2008, la quantité d’étudiants en sciences de la santé a augmenté, tout comme la nécessité de leur offrir des infrastructures adaptées. M . R e n é Garneau, vice-recteur à l’administration, aux finances et à la

vie étudiante, explique que le nouveau pavillon est une bonne façon d’accueillir les futurs ergothérapeutes et de mieux servir les étudiants en pratique sage-femme et en soins infirmiers. Grâce à ce nouveau pavillon, l’UQTR espère pouvoir augmenter le nombre d’inscriptions dans les domaines de la santé, en plus d’offrir la possibilité d’élargir la gamme de formations offertes dans le futur.

Le nouveau bâtiment est muni de locaux et d’équipements qui favorisent un bon apprentissage, dont une clinique à vocation multiple où les étudiants pourront mettre leurs connaissances en pratique. Il y aura également des amphithéâtres et des salles de vidéoconférence. Même si ces dernières installations sont aménagées à l’intérieur du pavillon interdisciplinaire

en santé, M. G arneau affirme qu’elles pourront éventuellement servir à d’autres disciplines. Le pavillon interdisciplinaire en santé, financé conjointement par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) et par l’UQTR, est donc un investissement à long terme dont pourront bénéficier les prochaines cohortes étudiantes.

L’ouverture officielle du nouveau pavillon de la santé de l’UQTR se fera en octobre 2009. Photo: F. Antaya.


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Éditorial

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Le Service aux Étudiants

La mémoire courte Une aide précieuse

FELIPE ANTAYA

Rédacteur en chef redaction@zonecampus.ca

Au printemps 2003, Jean Charest est devenu le Premier ministre du Québec. Majoritaire, il a pu faire des changements qui ont provoqué la grogne. « Nous sommes prêts », scandait-il à tout vent. Vraisemblablement, il l’était car à ce jour, sa cote de popularité a atteint un nouveau sommet selon le dernier sondage CROP-La Presse. C h are st a su «garder le cap », comme il le disait également, et a franchi la tempête avec une certaine adresse. En effet, si des élections avaient lieu aujourd’hui, M. Charest obtiendrait 44% des voix comparativement à 33% pour le Parti Québécois. Pourtant, son niveau d’impopularité a déjà été très élevé. L’arrivée de Pauline Marois à la tête des péquistes n’a donc pas eu les effets escomptés chez les militants souverainistes qui souhaitaient redorer leur blason. Les intentions de votes sont demeurées stables à leur endroit, tandis que les libéraux ont récupéré les restes de la déconfiture adéquiste lors des dernières élections, les propulsant en avant. Mais comment expliquer que le Premier ministre et son équipe soient toujours le choix numéro un ? En ce qui concerne les étudiants, ils ont doublement raison de lui en vouloir. Il a d’abord coupé de 103 millions de dollars dans le programme d’Aide financière aux études, puis, quelques années plus tard, il a dégelé les frais de scolarité, une première en dix ans. Certes, il y a

un manque à gagner dans les établissements postsecondaires, mais ce n’est pas aux étudiants de payer la totalité de la facture. Ce mécontentement ne s’est pas limité aux bancs d’écoles. À la suite des élections de 2003, la majorité du Québec voulait la tête de Jean Charest. Pensons aux employés de la fonction publique qui ont vu des millions de dollars leur être soutirés, en plus d’être forcés à retourner au travail à l’aide de lois spéciales. Les nouvelles familles ont aussi vu le coup du service de garderie hausser de deux dollars par jour. Comment oublier si rapidement les faux pas de Jean Charest ? Peut-être espérons-nous toujours la fameuse baisse d’impôt d’un milliard de dollars, tant promise ? J’en doute. Ou encore, peut-être les fortes intentions de vote à son endroit s’expliquent-elles par le peu de popularité du clan de Mme Marois ? Aussi, la déconfiture du PQ d’André Boisclair, suivie de celle du parti de l’ex-chef Mario Dumont, laisse paraître le clan du PLQ comme l’option la plus fiable. Par ailleurs, l’option souverainiste s’essouffle. Pour plusieurs, à l’aube de changements climatiques, d’un ralentissement économique mondial ou de la course vers l’Arctique, des problèmes plus urgents sont à régler que celui du statut du Québec dans le reste du Canada. Certes, Jean Charest a priorisé l’économie. Malgré tout, il ne propose pas de mesures qui pourraient expliquer sa cote de popularité. Dès 2011, la TVQ (taxe de vente du Québec) augmentera d’un pourcent, gracieuseté de M. Charest. Cette mesure rapportera un milliard de dollars au Québec. En tant que consommateurs, nous aurons donc à débourser encore davantage. Dans ce cas, je pense de nouveau aux étudiants qui doivent déjà verser plus qu’il y a 5 ans pour faire des études avancées et qui, du coup, verront leurs dépenses augmenter.

NICOLAS DUCHARME

Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Le Service aux Étudiants (SAE) est méconnu de plusieurs à l’UQTR. Pourtant, celui-ci offre une vaste diversité de services et peut s’avérer très utile, autant pour les étudiants étrangers que pour les Québécois. Les étudiants étrangers ont l’obligation de passer par les bureaux du SAE. Ils profitent d’ailleurs d’un suivi tout au long de l’année. Entre autres, lors de leur arrivée au pays, où ils sont recueillis à l’aéroport ou pour leur début à l’Université. L’aide aux étudiants s’assure également que ces nouveaux arrivants possèdent tous les papiers nécessaires pour étudier. Ce service facilite aussi la tâche aux étudiants désireux d’étudier à l’étranger, en leur expliquant les règles et en gérant le système de bourses disponibles.

En effet, en plus de soutenir les étudiants pour l’obtention de l’aide financière aux études du gouvernement québécois, le SAE offre plus de mille programmes de bourse, que ce soit celles de la fondation ou de donateurs externes. La directrice de ce service, Marie-France Gagnier, spécifie toutefois qu’« il faut absolument procéder par l’outil pour s’inscrire aux bourses ». Celui-ci est accessible par le dossier universitaire sur le portail étudiant du site www.uqtr. ca. Au niveau médical, le service d’aide met à la disposition des étudiants des infirmières et médecins qui se déplacent à l’université. Un rendez-vous peut être pris au secrétariat. Le SAE s’assure ainsi du bien-être de la population étudiante qui bénéficie rarement d’un médecin de famille. Les frais de ces rencontres sont assurés par la Régie d’Assurance Médicale du Québec, comme pour tout examen en clinique. Le Service offre aussi

gratuitement aux étudiants deux psychologues. Si des rencontres ultérieures sont nécessaires, elles coûteront 15$. La réussite académique est de plus un point important pour les SAE. Plusieurs ateliers de gestion d’études y sont disponibles, particulièrement pour ceux qui effectuent un retour aux études, les gens ayant des difficultés d’apprentissage et ceux avec un handicap. Également, un service d’orientation est disponible pour les universitaires indécis face à leur futur. Finalement, le SAE se charge d’autoriser les événements qui se déroulent sur le campus, des relations avec l’AGEUQTR aux associations respectives de chaque département. Pour plus d’informations sur les Services aux Étudiants, le Centre de documentation permet d’obtenir tous les renseignements dont l’étudiant a besoin.

Membres du personnel du Service aux étudiants de l’UQTR. Photo: N. Ducharme


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7 au 20 septembre 2009

Un 1012 rafraîchi

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La salle s’est refait une beauté cet été NICOLAS DUCHARME

Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Avec des améliorations qui visent à rendre l’endroit plus fonctionnel et plus agréable à regarder, les mercredis soirs au 1012 seront différents cette année. Pour ceux qui avaient l’habitude de s’y rendre, des changements majeurs ont été apportés à l’architecture. L’endroit aura davantage l’allure d’une discothèque que d’un ancien gymnase. La scène, située au bout de la salle, a été agrandie et les escaliers ont été déplacés vers les côtés de celle-ci. Elle a aussi subi un changement dans sa décoration. Quant au bar principal, il a été totalement changé. Il sera beaucoup plus large avec une forme ronde. Ces nouvelles dimensions permettront de servir beaucoup plus de clients en même temps et les gens feront moins la file.

Il était en effet difficile d’aller chercher une consommation lors des années précédentes et le travail des serveurs était difficile vu l’espace très restreint derrière le bar. « L’endroit avait l’air d’une cantine, souligne Joanie Pothier, présidente de l’AGEUQTR ». La salle a également bénéficié d’une toute nouvelle couche de peinture, faisant ainsi disparaître les dernières traces du gymnase. Une porte de garage a de plus été installée, celle-ci donnant sur l’allée entre les pavillons Nérée-Beauchemin et Léon-Provancher, ce qui sera grandement apprécié des fumeurs lors des soirées chaudes du début d’automne. La sonorisation a aussi été grandement améliorée, grâce à l’ajout de panneaux acoustiques. Les Disc Jockey et les amateurs de musique en seront réjouis. « Plus besoin d’être 700 personnes dans le bar pour avoir un bon son », indique Mme Pothier. Plusieurs groupes de musiques pourront être

invités à venir jouer dans cet endroit. L’Association générale des étudiants vise en effet à rentabiliser la salle et à en augmenter son occupation. Avec la fermeture du Maquisart, il y a un manque pour la location de salle de spectacle à TroisRivières. L’amélioration de l’acoustique, combinée avec les autres améliorations faites à la salle, permettra donc à celle-ci de devenir multifonctionnelle, que ce soit sous son format de bar, son format salle de spectacle ou son format activité de financement. Le format de soirée restera toutefois le même, alors que les mercredis resteront la grosse soirée du 1012. Les rénovations visent d’ailleurs à attirer les gens de Trois-Rivières qui ne sont pas étudiants à l’université, mais qui n’appréciaient pas l’ambiance des années précédentes dans la grande salle. Les autres soirs de la semaine seront disponibles pour les associations étudiantes qui désireraient

organiser des soirées de financement. Mais l’AGEUQTR vise aussi les particuliers qui désireraient louer la salle pour diverses activités. Le 1012 est en activité depuis l’année scolaire 2 0 0 0 - 2 0 0 1 , e t l e s p ro f i t s d’opération, tout comme ceux de la Chasse-galerie, sont retournés à l’Association Générale Étudiante. Malgré les rénovations, l’accès

restera gratuit pour tout étudiant présentant sa carte de l’université à l’entrée. Mme Pothier soulignait d’ailleurs que chaque dollar dépensé dans l’endroit revenait aux étudiants, d’où l’importance d’encourager les deux bars. Les rénovations devraient être complétées pour le début de la session d’automne.

En plus d’être muni d’un nouveau système de son, le 1012 s’est refait une beauté cet été. Photo: F. Antaya

l’ageuqtr adopte leur plan d’action annuel Plusieurs projets sur le chantier CLAUDINE PARÉ-LÉPINE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

La réduction du coût de la passe d’autobus, la construction d’un pavillon à la vie étudiante, l’amélioration des services et des communications de l’AGE ainsi que l’obtention de la correction anonyme des examens écrits sont les priorités de l’Association générale des étudiants pour l’année 2009-2010. Déjà, le premier objectif de l’AGEUQTR est atteint. En effet, à partir de maintenant, tous les étudiants de l’université pourront se procurer une passe mensuelle d’autobus pour la modique somme de vingt dollars, alors

qu’elle en coûtait le triple jusqu’à tout récemment. Cela fait plusieurs années que des efforts sont fournis dans le but d’obtenir une amélioration de services et des prix plus abordables pour la population étudiante, précise Joanie Pothier, présidente de l’AGE. En tête de liste du plan d’action annuel de l’Association générale d e s é t u d i a n t s f i g u re l’amélioration des communications. Pour ce faire, il était nécessaire de renouveler le site Internet qui sera en ligne dès la rentrée scolaire. Beaucoup plus interactif, il favorisera une auto-gestion de la part des étudiants et des associations étudiantes, explique Mme Pothier. Dans ce même souci de bonification des moyens de communication, l’association souhaite instaurer à l’univer-

sité un système d’écrans pour faciliter la diffusion d’information. L’érection du pavillon de la vie étudiante est un projet qui flotte dans l’air depuis longtemps. Il s’agit d’un lieu où cohabiteraient les différentes associations étudiantes, les bureaux de l’AGEUQTR et de la sécurité, pour ne nommer que ceuxlà. La construction d’un tel bâtiment permettrait entre autres à l’Association Générale des Étudiants de se rapprocher des différentes associations étudiantes. Les discussions portant sur le projet, soutenu autant par les étudiants que par l’université, seront entamées au courant de l’automne. Enfin, l’AGE réfléchit sur un projet de correction anonyme. Cette méthode qui, comparativement aux procédés de correction

traditionnels, sous-entend un rapport objectif entre un professeur et l’étudiant dont il corrige l’examen. Ce type de correction grandement utilisé en France élimine les chances de conflits entre le correcteur et l’étudiant. Si l’UQTR l’adopte, elle sera le premier établissement du réseau des universités du Québec à le faire, ajoute Mme Pothier.

Pour l’instant, la priorité demeure d’établir un plan d’action avec de solides bases pour que les projets développés puissent perdurer dans le temps. Consultez le nouveau site internet de l’AGEUQTR afin de vous tenir au courant de l’évolution des dossiers. www.ageuqtr.ca

Pas d’avancement dans le dossier du Pavillon étudiant Le projet de construction du pavillon de la vie étudiante est toujours sur la glace. Ce bâtiment regrouperait, entre autres, les locaux de l’AGEUQTR, ceux des associations étudiantes et la galerie d’art R3. La construction du pavillon de la santé en est

en partie la cause, l’UQTR préférant se concentrer sur une seule construction à la fois. De plus, l’approbation du gouvernement du Québec est aussi en attente. Le dossier devrait connaître des développements en septembre. (N.D)


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7 au 20 septembre 2009

Pluie de subventions sur l’UQTR Plus de 5 millions remis à quatre différents projets

NICOLAS DUCHARME

Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Le secteur de la recherche de l’UQTR a reçu un beau cadeau le 24 août dernier alors que plus de 5 millions de dollars lui ont été octroyés conjointement par les gouvernements provinciaux et fédéraux. C es s u b v e n t i o n s o n t été accordées dans le ca d re d u p ro g r am m e d’infrastructures du savoir et ont été remises par le Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation ainsi que par Industrie Canada. La plus grande part de ce gâteau sera remise au département de chimie et biologie, plus précisément aux chercheurs et étudiants oeuvrant dans le domaine de la biologie médicale. Une somme de 2,2 millions de dollars sera consacrée à réunir tous les laboratoires dans un

même endroit, au pavillon Léon-Provancher, facilitant ainsi le travail des chercheurs qui ne seront plus dispersés à travers le campus. Ce pavillon verra aussi l’apparition d’un laboratoire consacré à l’analyse des eaux douces dans les bassins versants. Celui-ci relèvera d’ailleurs du tout nouveau Centre de Recherche sur les Interactions bassins Versants - Écosystèmes aquatiques (RIVE), situé à l’UQTR, et qui est le seul du genre dans l’est du Canada. Le laboratoire

Tous ces investissements permettront à l’UQTR de renforcer ses pôles de recherche et ses spécialités, et ainsi de mieux positionner l’établissement sur l’échiquier des universités québecoises. pourra même procéder à des analyses à la demande d’organismes privés.

Les départements de chimie et de biologie sont ceux qui recevront la plus grande partie de cette subvention. Photo: N. Ducharme De son côté, le Laboratoire d’anatomie se voit octroyer la somme de 810 399$, qui sera investie dans le laboratoire actuel afin d’améliorer son efficacité et sa capacité. En effet, le nombre de tables de dissection grimpera presque du double. Ainsi, plus d’étudiants y travailleront et l’endroit pourra même d’accueillir des étudiants de l’Université de Montréal, où une telle infrastructure n’est pas disponible. La capacité d’entreposage de corps sera aussi augmentée. Cet investissement place l’UQTR dans les chefs canadiens au

niveau de l’enseignement de l’anatomie. Les départements de chimie-biologie, chiropractie, ergothérapie, podiatrie et médecine profiteront le plus de ces installations. Finalement, la chaire de recherche sur les technologies de soutien à l’autodétermination recevra un montant de 495 017$. Celui-ci permettra la création d’une salle dite intelligente, au pavillon Michel-Sarazin, où seront testés plusieurs systèmes qui ont pour but d’aider les gens souffrant d’un handicap physique. Par exemple, comme l’explique

Claude Arbour, Directeur du Bureau du recteur, une personne qui prononcerait le mot « lumière » verrait les lumières de l’appartement s’allumer. Tous ces investissements permettront à l’UQTR de renforcer ses pôles de recherche et ses spécialités, et ainsi de mieux positionner l’établissement sur l’échiquier des universités québécoises. En plus de faire bénéficier les scientifiques qui y travaillent, les nouvelles installations aideront les étudiants à graduer avec des connaissances pratiques supérieures.

Status quo pour la terrasse de la Chasse-galerie Après avoir été déménagée l’an dernier lors de la construction du pavillon de médecine de l’UQTR, il semble que la terrasse ne sera pas de retour à son endroit habituel cette année.

Elle restera donc à côté de l’entrée extérieure de la Chasse-galerie. Toutefois, un budget pourrait être débloqué pour aménager l’endroit d’une façon plus officielle. (N.D)

Pour l’instant, la terasse de la Chasse-galerie demeurera là où elle est depuis son déménagement. Photo: N. Ducharme


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7 au 20 septembre 2009

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L’AGEUQTR au congrès de la FEUQ

L’argent au cœur des préoccupations

CLAUDINE PARÉ-LÉPINE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Lors de la fin de semaine du 21-23 août derniers, se tenait l’un des quatre congrès annuels de la Fédération des Étudiants Universitaires du Québec (FEUQ), où se sont rendus certains membres de l’Association Générale des Étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGEUQTR).

Ces assises avaient pour but d’échanger sur certains dossiers chauds, dont le non-renouvellement du mandat de la Fondation canadienne des bourses du millénaire, l’aide financière aux études et la rémunération du quatrième stage des étudiants au baccalauréat en enseignement. En effet, la Fondation canadienne des bourses du millénaire, qui était mandatée depuis 1998 par le gouvernement fédéral de dispenser différents programmes de bourses aux étudiants, vient à échéance et ne sera pas renouvelée. Elle sera plutôt remplacée par le programme canadien des subventions aux étudiants, qui entre en vigueur à partir de l’année 2009-2010. Il s’agit d’un dossier à suivre, mais, à cet effet, la FEUQ a fait une demande de retrait avec pleine compensation.

Le congrès a également été l’occasion de discuter du sort des sommes provenant du gouvernement provincial qui sont accordées aux demandeurs. Joanie Pothier, Présidente de l’AGEUQTR, affirme que les montants versés par l’Aide financière aux études reflètent rarement les besoins financiers réels des étudiants et que les dépenses admises n’ont été indexées que trois fois depuis 1994. Par conséquent, les prêts et bourses alloués aux étudiants en manque de revenus ne respectent en rien l’augmentation du coût de la vie. Finalement, il a été question de la condition des étudiants inscrits au baccalauréat en enseignement. Ceux-ci effectuent leur dernier stage, dans lequel ils s’investissent pour une durée frôlant les quatre

mois à raison de quarante heures par semaine, mais n’obtiennent pas la moindre rémunération. Pourtant, nos futurs enseignants doivent débourser des sommes liées à leurs frais d’inscription ainsi qu’à leurs besoins primaires. Ils abandonnent souvent leurs emplois à temps partiel pour se consacrer à leur stage en milieu scolaire. La Présidente de l’AGEUQTR exprime l’importance de voir ces stages devenir rémunérés, comme c’est le cas dans les départements de génie ou d’administration. L’année dernière, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a créé une table de concertation avec la FEUQ

et le Ministère d’Éducation, de Loisirs et de Sport (MELS) afin de discuter des démarches qui pourraient être entreprises pour rémunérer ces stages, ce qui constitue déjà une grande avancée, explique Joanie Pothier.

Pour de plus amples informations : h t t p : / / w w w . millenniumscholarships. ca/fr/index.asp ou le http://www.feuq.qc.ca/

Zone Campus

Portrait d’un rédacteur en chef impliqué Anciennement journaliste aux sports pour le Zone Campus, Felipe Antaya termine actuellement une maîtrise en études québécoises. Celui qui a co-fondé le cyberjournal Le Brulôt a su se démarquer notamment en assurant la présidence de l’association des Étudiants en Études québécoises (AEEQ) et

en s’impliquant à titre de co-responsable au colloque étudiant du centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ). Le poste qu’il occupe maintenant au sein de l’équipe du Zone Campus lui permet donc de réunir son intérêt pour un poste de cadre et sa passion pour le journalisme. (C.P.L)

Felipe Antaya, le nouveau rédacteur en chef du Zone Campus. Photo: J. Grenier


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OPINIONS

OPINIONS

7 au 20 septembre 2009

La comédie humaine

Quand sait-on qu’on est allé trop loin? des portes d’accès des universités, je me demande si on ne va pas trop loin... ou seulement à neuf mètres? Du moins, pour le moment.

MARIE-NOËLLE MARINEAU Chroniqueuse marinema@uqtr.ca

Je ne suis pas une fumeuse. Je ne l’ai jamais été. Je m’intéresse toutefois aux politiques et règlements concernant les espaces non-fumeurs avec un certain plaisir, je dois l’avouer. Depuis la mise en place des délimitations d’espaces non-fumeurs à proximité

Selon Santé Canada, au moins 800 Canadiens meurent chaque année des suites d’une maladie causée par la fumée secondaire. Que des fumeurs meurent d’une maladie causée ou accélérée par leur consommation de tabac est une chose, mais contaminer des gens qui ont choisi de faire une croix sur le tabac en est une autre. J’approuve donc l’interdiction de fumer à l’intérieur de l’Université, de même que l’absence d’un fumoir à l’intérieur des murs du campus. Mais à quoi le fait d’éloigner les fumeurs à neuf mètres de nos portes sert-il exactement ? À les envoyer « jouer dans le trafic »

? À empêcher le monoxyde de carbone de pénétrer la bâtisse ? Probablement la deuxième option. Résultat ? Ces sympathiques fumeurs envahissent maintenant les trottoirs et importunent les piétons. On a juste changé le mal de place. En bonne samaritaine, je me suis penchée sur la problématique et j’ai trouvé trois solutions pour contrer ce problème. D’emblée, j’enverrais les fumeurs dans la rue, en plein sur la ligne jaune. Ils mettent leur vie en danger à chaque bouffée : ces gens aiment donc le risque. Ensuite, je créerais un enclos extérieur pour fumeurs. Seul inconvénient ici: le manque d’espace. On manque suffisamment d’espaces de stationnement qu’on ne peut se permettre de perdre de la surface pour un enclos à fumeur. Ultimement, l’UQTR deviendrait un

campus sans fumée. Solution sans contredit injuste pour les fumeurs, mais si bonne pour leur santé ! Un peu comme leur donner un coup de pouce santé, leur ajoutant quelques minutes de vie. Peut-être qu’avec cette dernière solution, on irait trop loin... Quelle pourrait être la prochaine étape ? Plus de bar sur les campus ? Seulement de la nourriture saine et bio à la cafétéria ? L’alcool est néfaste pour la santé, la malbouffe et les pesticides aussi. Alors pourquoi ne pas revenir à la bonne vieille époque du vivre et laisser vivre ? Les fumeurs fument où bon leur semble (à l’extérieur, bien entendu), tentent de ne pas souffler leur boucane mortelle au visage des nonfumeurs et vers l’intérieur des bâtiments. Les non-fumeurs ajoutent des microsecondes en détours pour contourner

les «troupeaux» de fumeurs lors de leurs déplacements extérieur en murmurant des petits commentaires du style : « Ouach, ça pue », mais en restant tout de même polis et courtois. La vie ne seraitelle pas beaucoup plus simple ainsi ? Dans un tout autre ordre d’idées, peut-être êtes-vous familiers avec la controverse qu’a suscitée le don de 150 000 $ qu’Hydro-Québec s’est engagé à verser en 5 ans à l’Université d’Ottawa depuis 2005 ? Le don en question est destiné à la Faculté de droit de cette université et la majorité des étudiants sont originaires du Québec et reviendront pratiquer le droit dans notre province. Cependant, d’autres universités québécoises, également clientes d’Hydro-Québec, auraient besoin de ces dons, dont la nôtre.

Au pouvoir, citoyens!

Les étudiants et le cynisme politique. JEAN-FRANÇOIS VEILLEUX

Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca

Avec la possibilité d’une quatrième élection fédérale en cinq ans, le cynisme politique peut gagner une grande partie de la population. Alors, pour débuter cette première chronique, je me suis inspiré d’un excellent livre que j’ai dévoré l’été dernier : Je vote moi non plus, pourquoi les politiciens sont les seuls responsables du cynisme et de la désaffection politique, écrit par Philipe Bernier Arcand, diplômé en communication et sciences politiques, aux éditions Amerik Media. L’auteur explique dans ce court mais brillant essai les raisons de l’effritement de la confiance du peuple envers leurs politiciens (maintenant aussi crédibles que des vendeurs de chars usagés), de l’indifférence collective et du désintéressement qui détruit lentement le sens même de

la démocratie. Parsemé de statistiques, de citations intéressantes, d’anecdotes croustillantes sur des politiciens de partout dans le monde, ou encore de certains détails historiques, ce petit livre qui coûte à peine 15$ est savoureux. Par exemple, saviez-vous que la saison 2005 d’American Idol a généré 500 millions de votes alors que les élections présidentielles états-uniennes de 2007 stagnaient à 122 millions de vote… ou bien que Jean Charest n’a qu’un baccalauréat en droit à l’université de Sherbrooke ? De plus, Philipe Bernier Arcand soutient que les politiciens, en voulant trop se rapprocher de leurs citoyens, se sont présentés comme des gens « ordinaires », se dépouillant alors de tout signe distinctif de supériorité, d’élitisme, de compétence. L’auteur souligne aussi que nos politiciens sont beaucoup moins instruits que leurs prédécesseurs. Ils engagent aussi des spécialistes d’images (comme si le contenant était plus intéressant que le contenu) et ils tentent toujours

de s’afficher en public avec des artistes ou des idoles populaires, bref, de démontrer qu’ils ne sont pas si différents que cela de nous. En effet, de nos jours, à peu près n’importe qui peut se porter candidat à une élection gouvernementale, peu importe son cheminement scolaire. Bien sûr, cela est très important pour notre génération, car il faudra un jour ou l’autre prendre la relève de notre civilisation, mais il se trouve que les gens votent maintenant plus pour un politicien qui leur ressemble, qu’un politicien qui les dépasse par ses compétences. Hormis le haut taux d’abstentionnisme, le problème n’est pas les électeurs, mais bien la politique elle-même. Il es t dif ficile d’entrevoir l’honnêteté des politiciens au-delà des nombreux scandales de commandites, de lobbying, de partisannerie, de milliers de promesses non-tenues, de sondages truqués, de campagnes publicitaires de dénigrement contre leur adversaire à même les fonds publics

qui ruinent la réputation de chaque candidat et multiplient la perception négative à leur égard. Ainsi, une multitude de facteurs favorisent le cynisme, par ticulièrement chez les étudiants, qui délaissent en grande majorité le patriotisme pour la cause environnementale notamment. Les spécialistes disent que les jeunes, pourtant la génération la plus instruite, vont moins voter que leurs aînés. À mon avis, lors d’élections, il faudrait mettre davantage l’accent sur des enjeux planétaires importants puisque la majorité des nouvelles générations se sentent investis dans cette communauté mondiale, beaucoup plus que leurs parents. Comme disait Yves Michaud : « le politicien pense aux prochaines élections, le politique pense aux prochaines générations ». Les politiciens ne sont pas « moins fascinants qu’autrefois », c’est tout simplement qu’ils n’ont pas de convictions profondes pour transformer la société. Ils ne veulent que « bien gérer » la situation actuelle au lieu de

préparer et de construire un futur grandiose et pacifique. Ils pensent trop à leurs poches plutôt qu’à leurs proches. Les politiciens régurgitent trop souvent des politiques à court terme et c’est ce qui peut déprimer ou écœurer les jeunes… Les hommes d’États manquent de vision positive, concrète et de longue durée ! C’est à peine s’ils parlent de l’avenir des institutions d’enseignement supérieur… L’été dernier, le gouvernement Charest a même pensé à fermer l’UQAM ! Vincent Marissal affirmait que « chaque génération est porteuse de ses propres priorités » et j’ajouterai qu’il est de notre devoir, nous les étudiants, en tant que futurs piliers de la société moderne du Québec, de faire part de nos intentions, de nos projets, de nos désirs, de nos rêves les plus profonds et de les concrétiser. Car le futur de nos civilisations ne réside pas seulement dans la responsabilité du politicien le plus populaire : nous sommes également cet avenir.


7 au 20 septembre 2009

9 | zonecampus.ca

VIE ÉTUDIANTE

VIE ÉTUDIANTE C’est la rentrée pour l’équipe du Zone Campus!

De gauche à droite, première rangée: Daphnie Charest, Marie-Noëlle Marineau, Claudine Paré-Lépine, Mélissa Beaupré, Jessica Grenier. Deuxième rangée: François-Olivier Marchand, Felipe Antaya, Nicolas Ducharme, Audrey Boulanger, André Martin. Absents sur la photo: Jean-François Veilleux et Audrée Lafrenière. Photo: M. Périard

L a re n t ré e de l’automne 2009 est significative pour le journal Zone Campus, car celui-ci en est à une cinquième année d’existence. Durant toutes ces années, le personnel du journal a offert le meilleur de lui-même et cette année ne fait pas exception. Toute l’équipe de production, composée de neuf étudiants de l’UQTR et de trois employés permanents, vous offrira l’information du campus de la plus haute qualité. Tous les employés du Zone Campus se joignent d’ailleurs à moi pour souhaiter aux étudiants ainsi qu’aux membres du personnel de l’UQTR la plus belle des rentrées.

VOX-POP Que pensez-vous de la réduction du tarif du Service de Transport de TroisRivières(STTR) de 60 à 20$ pour les étudiants de l’UQTR?

Vanessa Cusson Sciences comptables C’est normal que le prix soit réduit étant donné que nous sommes étudiants. À Sherbrooke par exemple, ce service est gratuit pour les étudiants.

Maude Loi-Zedda, BEPEP C’est super intéressant, mais le STTR est mal desservi. Le service n’est pas encore au point. Il faudrait améliorer la configuration du réseau pour maximiser le transport.

Christopher Laliberté Biologie-médicale Ça va peut-être inciter les gens du coin à prendre l’autobus, mais pour ceux qui demeurent loin, je ne crois pas que ça change grandchose.

Aubert Poirier-Forest Histoire Ça ne me dérange pas du tout. Moi, je viens à l’école en skateboard l’été et en ski de fond l’hiver !

Marie-Line Belleville BES-Univers social Je vais repenser mon choix de transport pour cet hiver. À 60$, je préférais prendre ma voiture, mais à 20$, je vais y repenser sérieusement pour cet hiver.

François Antaya Études québécoises C’est une excellente initiative. Les étudiants sont dans une situation précaire. Aussi, ça permet de limiter le nombre d’autos dans le stationnement.

Philippe Roy Psychologie-Intervention clinique Avec l’augmentation des coûts pour les cours et certains tarifs à l’université, si on peut réduire à gauche et à droite, c’est tant mieux.

Carlos Dulcey Biologie-médicale Je suis en faveur de cette réduction. Moi je prends tout le temps l’autobus. Il faudrait par contre revoir l’horaire des autobus et la configuration du réseau.

Véronique Boily Sciences de l’environnement C’est super. Il y a plein d’étudiants qui n’habitent pas à côté de l’université et qui n’ont pas la chance de se déplacer en voiture. Donc c’est une belle collaboration.

Mathieu Point Doctorat en éducation C’est très bien. Il était temps qu’ils y pensent. Le service devrait même être gratuit pour les étudiants.

Préparation et photos: F. Antaya


ARTS ET SPECTACLES

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7 au 20 septembre 2009

ARTS ET SPECTACLES Nouvelle émission du matin sur les ondes de CFOU 89,1 FM

La pilule du lendemain : l’ultime remède sans prescription

MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Suite à l’ajout d’émissions quotidiennes adopté par la station CFOU 89.1 FM, Marc Périard et Sylvain Blais seront à l’antenne dès le 8 septembre 2009 avec La pilule du lendemain. Cette émission matinale vise à accompagner les étudiants à leur réveil avec humour, musique et informations variées. Voilà ce qu’il faut pour bien commencer vos journées ! C’est la première fois en douze ans d’existence que la station met en onde une émission quotidienne dans une case horaire aussi matinale, soit de 7 à 9h. Ce projet, qui découle du plan de développement triennal, était jugé nécessaire par les membres permanents de l’équipe de CFOU. Marc et Sylvain, les nouveaux morning men comptent diviser l’émission sous trois aspects.

D’abord, une partie information à laquelle se grefferont les nouvelles régionales et parfois internationales de RadioCanada, les capsules InfoCampus ainsi qu’une revue de presse commentée de façon originale et humoristique. Du côté musical, les groupes émergents de la francophonie seront à l’honneur de même que quelques vieux succès rock des années 60-70. Parmi le palmarès de la semaine, une nouvelle chanson sera présentée à chaque jour afin de promouvoir les nouveautés musicales, toujours en fouillant dans un grand bassin de groupes émergents. Finalement, un segment de chroniques diverses sera présenté par les animateurs ainsi que par quelques étudiants. Ces derniers sont d’ailleurs éligibles à un programme de bourses totalisant 1000$ afin de souligner leur participation à CFOU. Plusieurs thèmes seront abordés lors de ces chroniques, tels que la culture à Trois-Rivières et celle un peu plus en marge, l’environnement, des nouvelles sur les Patriotes de l’UQTR ainsi que les activités de la Chasse-Galerie. Ces chroniques joindront celles de nos deux animateurs qui ne se priveront pas d’interagir de façon humoristique tout au long de l’émission.

Marc et Sylvain, les deux animateurs de La pilule du lendemain, tenteront de faciliter le réveil des étudiants par leur humour et leur grande complicité. Photo: M. Beaupré sera en lien avec la revue de d’une chronique. Dynamique et accessible, c’est le portrait Avec peu d’ex- presse de Sylvain. Des tirages e t de la saison qui s’annonce périence dans le domaine de l’animation, Marc et Sylvain concours seront également avec cette nouvelle émission programme afin du matin. ne veulent pas se prendre au trop au sérieux. « À la base, de renforcer l’idée de l’émission représente un participation du public à beau défi personnel pour l’émission. Tout ce beau nous deux mais le but que projet n’aurait pas pu être si Ne manquez pas La pilule nous voulons atteindre est bien conçu sans la précieuse du lendemain avec Marc de mieux répondre aux aide financière du service Périard et Sylvain Blais besoins des étudiants et de aux étudiants de l’UQTR, Du lundi au jeudi, de 7h à développer un lien avec eux le commanditaire principal », déclare Marc à ce sujet. A de l’émission La pilule 9h sur les ondes de CFOU 89,1 FM cet effet, ils iront directement du lendemain. D’ailleurs, personnes du prendre le pouls du public sur quelques divers sujets en intégrant un service auront l’occasion de bloc de lignes ouvertes qui se joindre à l’équipe le temps


ARTS ET SPECTACLES

7 au 20 septembre 2009

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Rentrée 2009

Qu’est-ce qui se trame pour la rentrée ?

DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

L’AGEUQTR voit grand pour ce nouveau départ de l’année scolaire 2009 et prévoit une panoplie d’activités offertes aux nouveaux étudiants ainsi qu’aux anciens qui voudront bien se joindre à la fête.

Le party de la rentrée du 9 septembre commencera l’année vigoureusement avec une programmation bien chargée. Les festivités prendront place dans un chapiteau géant situé dans la cour du Café Bistro Bar la Chasse-Galerie et du 1012. La journée débutera à 10 heures avec l’activité ENTART’AGE où les étudiants pourront allégrement entarter leurs amis et professeurs pour 5 petits dollars. L’AGE utilisera les profits pour financer les Paniers de Noël. La fête se poursuivra en musique avec la performance d’Amélie Gagnon et ses caméléons qui présenteront gratuitement quelques pièces poprock jazzées à partir de 17 heures. Gagnants à

Le café Bistro-Bar la Chasse-Galerie, témoin de tous les ébats. Photo: Archives.

Ligue Universitaire d’Improvisation à Trois-Rivières

Une nouvelle saison qui promet ! La LUITR revient en force cette saison. Tous les lundis soirs dès 19h30, les équipes s’affronteront sur les planches de la ChasseGalerie. Le 14 septembre, la ligue accueillera quelques anciens membres pour un match promotionnel en vue du camp de sélection qui se tiendra les 21 et 22 septembre, de 19h à 22h. Quant au match d’ouverture, il se tiendra le 28 mettant en vedette l’équipe des Bleus

contre celle des Rouges. À ne pas manquer ! (M.B)

Photo: Archives

UQTR en spectacle, les musiciens promettent un joli moment musical qui sera immédiatement suivi d’une période d’animation menée par des cracheurs de feu. C’est à 19h30 que Maytiss et ses brillants musiciens prendront le contrôle de la scène et entreprendront de faire vibrer le chapiteau de leur musique qui groove. Les plus dégourdis pourront se laisser transporter pour quelques heures par des chants tribaux et des rythmes aux fortes influences reggae, créoles, afro et latines. Pour

les inquiets, les festivités ne se terminent pas si tôt puisque 3 DJ invités joueront les maîtres de la vibe jusqu’aux petites heures à la Chasse-Galerie, au 1012 ainsi que dans le chapiteau extérieur. La Chasse-Galerie prévoit aussi la venue de plusieurs artistes et événements au cours du mois de septembre 2009. Bien que le Café-Bar du campus souhaite réserver quelques surprises à ses étudiants, certains spectacles sont déjà à noter dont le tant espéré Éric Masson qui viendra une autre

fois répandre sa folie musicale. Le fameux chansonnier sera présent le 14 septembre ainsi que tous les premiers lundis du mois. Le 21 septembre, Sylvain d’Enfer viendra aussi faire son tour sur la scène de la Chasse-Galerie. Pour les amateurs d’improvisation, la ligue universitaire, la LUITR, reprendra la tenue des matchs le 21 septembre et répètera l’expérience tous les lundis suivants. Bonne rentrée à tous !


H



ARTS ET SPECTACLES

14 | zonecampus.ca

7 au 20 septembre 2009

Nouvelle émission du retour sur les ondes de CFOU 89,1 FM

Assemblage Requis: une fin de journée tout en humour

MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Dans la lignée des nouvelles émissions quotidiennes de CFOU, celle du retour à la maison ne passera pas inaperçue. Animée par Mathieu Plante et Keewan Laliberté, Assemblage Requis sera en onde dès le 8 septembre à 15h. Cette émission basée sur la musique émergeante et les actualités culturelles offrira un contenu dynamique aux allures humoristiques, comme son nom le laisse présumer ...

Co-animateurs lors de l’émission Les Palmarès CFOU, Mathieu et Keewan offrent maintenant une nouvelle émission qui accompagnera les étudiants afin d’alléger les fins de journées. L’ancienne collaboration entre les deux animateurs, qui aura permis l’acquisition de connaissances dans le domaine de l’animation, sera transposée dans leur nouvelle émission, qui sera également l’intégration des différents contenus que l’on retrouvait dans leurs émissions respectives. Beaucoup plus basée sur l’actualité culturelle de la région que les autres émissions quotidiennes, Assemblage Requis offrira également une panoplie de sujets avec des chroniqueurs invités. Sébastien Dulude sera aux sorties culturelles dites « underground », Simon Fitzbay pour les mythes et légendes du rock, Maxime Lemieux-Larramé aux tendances musicales sur les sites de téléchargement

Mathieu Plante et Keewan Laliberté, vos deux accompagnateurs pour la nouvelle émission du retour à CFOU. Photo : M. Beaupré

Début de Kino3R

Vidéastes en herbes, à vos caméras ! Les soirées Kino3r sont de retour pour une toute nouvelle saison ! Située au resto-bar «Le Charlot», la cellule Kino de Trois-Rivières accueille les vidéastes amateurs tous les deuxièmes mardis de chaque mois. Les soirées se composent de films de tous

genres d’où la devise du mouvement Kino: « faire bien avec rien, faire mieux avec peu et le faire maintenant ! » Dès mardi le 8 septembre à 19h30. Pour information: infokino3r@gmail.com (M.B)

l ég a ux et, f i na l em ent, François Landry aux actualités politiques locales et internationales. Une belle brochette de chroniqueurs avec des sujets originaux, à l’image de l’émission. Les animateurs veulent également intégrer des éléments présents lors de leurs autres émissions dont des capsules humoristiques, des palmarès ainsi que plusieurs entrevues avec des artistes de passage dans la région. Plus qu’une quotidienne Assemblage Requis, c’est beaucoup plus qu’une émission quotidienne, c’est aussi un site internet complet. En effet, Mathieu et Keewan misent beaucoup sur le site comme étant un bon complément à leur émission.

Bon nombre de capsules vidéos dans le style « Web Télé » se retrouveront sur le site ainsi que quelques blogues réservés aux chroniqueurs mentionnés précédemment. Plusieurs capsules audio sont d’ailleurs présentement en ligne afin de donner le ton de l’émission qui sera en onde dès la rentrée. Qui dit nouvelle émission dit nouveau thème musical. Les deux animateurs ont la chance d’en avoir un qui a été fait sur mesure par le groupe Vanesse Pariétaire. « C’est un groupe que moi et Mathieu aimons bien. Nous avons donc écrit aux membres en leur demandant de nous composer une introduction pour l’émission et ils ont accepté. Ce fut très généreux de leur part », explique Keewan.

Avec autant de personnes qui collaborent à une seule émission, on comprend tout à fait le sens du nom Assemblage Requis. Chaque personne apporte un petit quelque chose et fait de l’émission une construction permanente qui ne pourra qu’évoluer au fil des semaines.

Ne manquez pas Assemblage Requis avec Mathieu Plante et Keewan Laliberté Du lundi au jeudi de 15h à 17h sur les ondes de CFOU 89,1 FM Site: www. assemblagerequis.com


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7 au 20 septembre 2009

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Mardis Live au Gambrinus

Et slam ! DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

Le poète slameur David Goudreault présentait son nouvel album Moins que Liens le 25 septembre dernier. Le jeune trifluvien s’en est donné à cœur joie avec de nombreux invités et un public complètement amoureux de son art. Le spectacle débute avec les présentations entraînantes du chanteur dont on devine très vite l’enthousiasme et la bonne humeur. Puis il enchaîne avec quelques pièces

de sa poésie chantée dont il maîtrise chaque mot et chaque émotion. Rapidement, les spectateurs sont entrés dans l’univers de David Goudreault, jeune homme d’ambitions qui n’a pas peur des mots. Les plus sensibles se sont laissé transporter par les paroles touchantes de ses pièces brillamment accompagnées des instruments de DJ Loustic, Audrey Bégin et Dominic Goudreault, son « p’tit bro ». Gagnant sa vie comme travailleur social, il s’intéresse profondément aux relations humaines, lesquelles forment la ligne directrice de son unique album. « Mon intérêt à

L’enthousiaste poète, rappeur, slameur, David Goudreault. Photo: D. Goudreault explorer les relations face à soi, au monde, à la poésie mais surtout aux autres me semble être une réponse plutôt qu’un questionnement ». Sa chanson « Meurtre de soi » raconte par exemple la triste réalité des suicidaires et des suicidés dont le nombre augmente considérablement chaque année. Ce poème, très chargé en émotions, sera publié aux éditions Vents d’Ouest cet automne. Photo: D. Goudreault

Plusieurs cordes à son arc Se baladant sur la scène hip-hop depuis la fin des années 90, le sympathique personnage a participé à plusieurs spectacles d’abord à l’intérieur de la formation les Maux-Dits puis en solo, gagnant plusieurs prix et mentions partout au Québec. En 1998, deux de ses poèmes sont publiés aux Éditions Des Forges dans le recueil Voir la lumière. Il se fait remarquer auprès des artistes de l’Estrie à cause de son style cru et de sa poésie

mordante. À partir de 2007, il décide de se consacrer au Slam poésie et reçoit en 2008 la première place au concours sherbrookois, l’emportant sur les villes de Gatineau, Québec et Montréal. Le poète entreprend une tournée provinciale pour la sortie de son album. Il participera aussi à l’album collectif des slameurs et slameuses du Tremplin dont la sortie est prévue en 2010. Visitez son site internet au www.davidgoudreault.org


ARTS ET SPECTACLES

16 | zonecampus.ca

Radio CFOU

7 au 20 septembre 2009

Dîner de cons DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

Une (autre) nouvelle émission quotidienne viendra enjoliver les ondes de la radio universitaire CFOU cet automne. Avec comme animateurs Dany Janvier et son acolyte André Beaudet, Dîner de cons servira aux auditeurs avertis un repas complet… Et pas du tout équilibré! Humour et légèreté : voilà les deux substances qui composeront principalement la nouvelle émission de Dany

Janvier. Ajoutez-y quelques découvertes musicales de bon goût, des nouvelles formelles ou insolites, un co-animateur enthousiaste et une bonne dose de joie de vivre et vous obtiendrez Dîner de Cons, l’animation musicale qui viendra mettre du piquant dans l’heure du lunch, du lundi au jeudi de 11h à 13h. D’un ton festif, les deux animateurs présenteront des nouvelles culturelles et scientifiques concernant les technologies actuelles, les jeux vidéo, le web ou simplement des faits divers de partout sur la planète. Bien sur, les maîtres des ondes Les deux animateurs (et amis) de Dîner de Cons: André Beaudet et Dany Janvier. Photo: D. Charest un peu moins exploité ne s’abstiendront pas de déclare le producteur. donner leur avis, ou de garnir En plus du palmarès par les émissions radio le tout de commentaires CFOU qui sera présenté CFOU actuelles. Surtout chaque émission, francophone, la l’animation personnels. « André est à mon ami dans la vie et notre Janvier prévoit gâter les musicale sera aussi composée complicité est incroyable. auditeurs d’une part de d’intéressantes découvertes L’échange sera facile et sa bibliothèque musicale du moment. vraiment agréable vu notre qui tend principalement puissante joie de vivre! », vers l’électronique, genre

Improvisation musicale

Un retour en force L’équipe d’improvisation musicale de Trois-Rivières (Lim3R) renouera les liens avec son public universitaire jeudi soir le 15 octobre prochain à la Chasse-Galerie. Pour la cinquième saison, les organisateurs promettent autant de délices sonores en plus d’une compétition doublement corsée. Chaque session, l’improvisation musicale de l’UQTR gagne en popularité et en qualité. Cet automne particulièrement, les spectateurs pourront jouir de performances exceptionnelles tous les troisièmes jeudis du mois. « Les nouvelles équipes sont de très haut calibre et on s’attend à des matchs assez intenses ! » explique Sébastien Dulude, représentant aux communications de la ligue. De talentueux musiciens de partout en Mauricie

viendront donc mesurer leur vivacité d’esprit, leur originalité ainsi que leurs talents musicaux sous des thèmes et contraintes imposés par Éric Granger, arbitre et concepteur des matchs. Les équipes devront entre autres composer un morceau à partir d’une pochette d’album douteuse

(impro-pochette) ou se plier aux exigences farfelues du public (impro-public). Les membres devront se démarquer toute l’année pour accéder aux demifinales puis aux finales qui auront lieu en avril prochain. Pour plus d’informations, visitez la page Facebook de la Lim3R. (D.C.)

Éric Granger, arbitre et concepteur des matchs ainsi que Sébastien Dulude, responsable des communications de la ligue d’improvisation musicale. Photo: D. Charest


ARTS ET SPECTACLES

7 au 20 septembre 2009

Plan de développement triennal de CFOU

zonecampus.ca | 17

Rentrée culturelle

L’avenir du 89,1 FM entre bonnes Septobre mains MÉLISSA BEAUPRÉ

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Dès septembre, CFOU prendra la voie du changement grâce au nouveau plan de développement triennal de la station. Après avoir longuement préparé ce projet et l’avoir présenté aux différentes voix de décisions de l’UQTR, la station de radio peut maintenant garder le focus sur les éventuelles améliorations à venir au cours des trois prochaines années. Lors de l’assemblée générale de mars 2008, les étudiants se sont portés favorables à l’augmentation de la cotisation obligatoire que proposait la radio étudiante CFOU, celle-ci passant de 4$ à 6$. Cette augmentation a permis de mettre en place le plan de développement triennal de CFOU qui s’est construit pendant la session d’automne dernier et a été, par la suite, adopté favorablement par le conseil d’administration. Créé par les cinq employés permanents de la station, le plan touche trois branches importantes de la radio étudiante. D’abord,

le volet programmation prévoit un financement pour l’arrivée des nouvelles émissions quotidiennes ainsi que la reconnaissance de l’implication des animateurs, collaborateurs et chroniqueurs par des bourses. Cette reconnaissance est également offerte aux animateurs d’émissions hebdomadaires. Le deuxième volet offre un mécanisme d’évaluation de la qualité des émissions qui sera maintenant fait par un comité. Les nouvelles émissions comme les anciennes seront évaluées afin de bien répondre au mandat de la station, c’est-à-dire promouvoir l’émergence sous différentes formes et être à l’image des étudiants. Le but est de créer un lien d’appartenance entre les étudiants de l’UQTR et leur radio, et de faire de celle-ci un complément. Ce mandat doit être plus clair, ce qui sera l’objectif de la troisième branche du plan, soit la mise en marché des produits et des services. Il est difficile de vendre de la publicité à CFOU car la station est souvent étiquetée comme étant une simple radio étudiante. Avec les changements qui s’annoncent, la station espère remédier à la situation.

Un plan qui dynamise Marc Périard, le D.G de la radio campus de l’UQTR, assure que le plan est une bonne façon de redonner du dynamisme à la station : « ce genre de plan était inexistant à CFOU. Nous avions un plan financier très limité et une dette importante à rembourser. Avec la mise en œuvre de ce projet, nous allons créer un fond de roulement pour les prochaines années ». Avec la hausse de la cotisation, la première année du plan visera à réduire les pertes d’environ 30% du montant total de l’augmentation. Lors de la deuxième année, on passera à 60% du fond financier de cotisation et à un auto-financement de la station pour la vente de commandites. Les profits, plus facilement générés lors de la troisième année, seront partagés également entre le fond de roulement et les bourses pour les émissions. Les initiatives ne sont pas absentes en ce qui concerne ce nouveau tournant de la station CFOU. Dès cet automne, la radio ira en sondages BBM afin de cibler ses cotes d’écoutes, lesquelles n’ont pas été prisent depuis 2004. Une évolution à suivre.

Les cinq instigateurs du plan de développement triennal de CFOU. De gauche à droite: Marc Périard (directeur général), Alain Lefebvre (directeur de la programmation), Dany Janvier (Producteur), François-Olivier Marchand (Directeur des partenariats) et Mathieu Plante (Webmestre) Photo : M. Beaupré

Cet automne, Le Hic! offre l’expérience ludique de l’une ou l’autre des nombreuses propositions originales en art audio de Septobre. Une programmation d’un mois, du 5 septembre au 9 octobre 2009, permettra aux curieux de découvrir des approches actuelles en art audio sous formes de récitals intimes, concerts live ou spectacles

multidisciplinaires. Le Hic!, c’est un récent regroupement m ul ti d i sc i p l i na i re e n stratégies de créations et diffusions qui se donne comme mission d’organiser des événements artistiques en gardant une ligne directionnelle innovatrice. Pour plus d’informations visitez la page Facebook de Septobre. (D.C.)

Photo: Le Hic 11 septembre 20h « Multipistes 01 : Éditeurs » à l’Atelier Presse Papier 12 septembre 20h « Le Marteau Arkestra » à l’Atelier Presse Papier 18 septembre 20h « Multipistes 02 : Libération conditionnelle » à l’Atelier Presse Papier 2 octobre 20h « Multipistes 04 : Empesons le poétique » à l’Atelier Presse Papier 3 octobre 20h « FIMU 13 : Thème-toi toi-même » à l’Atelier Silex 9 octobre 21h « Noize & Words » à la Galerie l’App’art


SPORTS

18 | zonecampus.ca

7 au 20 septembre 2009

Les Patriotes fêtent en grand leur 40 ans Retrouvailles le 26 septembre et inauguration d’un temple de la renommée ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

Près de 300 anciens Patriotes sont attendus au CAPS le samedi 26 septembre prochain dans le cadre d’une importante journée retrouvailles soulignant les 40 ans des équipes sportives de l’UQTR. On profitera aussi de l’occasion pour inaugurer un temple de la renommée. Le coordonnateur de l’événement, Daniel Payette, du Service des Partenariats de l’UQTR, a donc entamé une vaste recherche pour tenter de rejoindre les quelque 1500 personnes qui ont été associées de près ou de loin à l’une des 12 équipes de l’histoire des Patriotes. « Notre liste compte 800 noms, mais nous estimons que près de 1500 personnes ont fait partie des Patriotes, que ce soit comme entraîneur ou comme joueur, mais aussi comme responsable, note Daniel Payette, qui a fait partie des Patriotes

hockey de 1998 à 2000. Pour que ces sports aient pu être présentés, il a fallu qu’il y ait des bénévoles pour supporter les organisations. On s’attend à réunir plus de 250 personnes le 26 septembre, ce qui serait très intéressant. Ce ne sera pas la première journée de retrouvailles dans l’histoire des Patriotes, mais ça sera la plus imposante. Nous avons coordonné l’événement, mais nous avons eu un support de premier plan du Service des sports, de la direction et de l’Association des diplômées et diplômés de l’UQTR ». Les anciens Patriotes qui ont joué au hockey (féminin et masculin), soccer (féminin et masculin), basketball (féminin et masculin), natation, golf, badminton, football, volley-ball et athlétisme sont donc attendus pour cette journée. Plusieurs personnalités ont été contactées pour aider l’équipe de M. Payette dans son recrutement. Ces gens vont d’ailleurs chapeauter

L’organisation des retrouvailles pour les 40 ans des Patriotes a nécessité la collaboration de plusieurs intervenants, dont Roger Périgny, président de l’Association des diplômées et diplômés de l’UQTR; Martine Lesieur, directrice du Service du partenariat et du soutien au développement universitaire de l’UQTR; Daniel Payette, chargé de la gestion et coordonnateur du projet; Pierre Clermont, responsable des équipes d’excellence Patriotes; René Garneau, vice-recteur et Louis Beaudet, ancien Patriote et président d’honneur des Retrouvailles. Photo : collaboration spéciale

les joutes amicales qui auront lieu dans l’aprèsmidi. La cérémonie de l’inauguration du nouveau temple de la renommée suivra, ainsi qu’un cocktail

dînatoire. « L’idée de la création d’un temple de la renommée vient de Pierre Clermont et du Service des sports, précise Daniel Payette. Sans les retrouvailles du 40e, le temple de la renommée aurait vu le jour, mais on a voulu jumeler ces deux activités. Des bâtisseurs seront honorés, tout comme les étudiants qui font rayonner l’UQTR partout au pays. Deux murs du CAPS seront consacrés à l’affichage en permanence de ce nouveau temple de la renommée ». Tous ceux qui connaissent un ancien membre des Patriotes peuvent l’inviter à se rendre au www.uqtr.ca/ rendez-vous2009/ pour avoir plus de détails sur Plusieurs joueurs ont marqué l’histoire des Patriotes, dont Dany Dallaire. Photo: cette journée historique. Archives Il existe d’ailleurs une

grande liste d’étudiants qui sont toujours « recherchés » par le comité organisateur puisqu’ils ont changé d’adresse au fil des ans. On peut aussi contacter directement Daniel Payette au Service des partenariats. « Ici, au Service des partenariats, l’un de nos mandats est de garder le contact avec nos diplômés, note M. Payette. On accompagne souvent des départements q u i o rg a n i s e n t d e s retrouvailles. Cette fois, on voulait être pro actif. Nous avons ciblé quelques groupes et nous avons pensé que les anciens membres des Patriotes représentaient une belle locomotive pour l’université. Les surplus de l’événement iront d’ailleurs au Fonds des Patriotes de la fondation de l’UQTR ».



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7 au 20 septembre 2009

Chronique Histoires de Patriotes

De petits pas qui deviendront grands ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

Il y a trois ans, je mettais les pieds pour la première fois dans le temple du savoir de la Cité de Laviolette, l’UQTR. Ma vision de la vie universitaire se résumait en gros à quelques films de football américain. Je m’attendais donc à une ambiance sportive électrisante, surtout que nous avions la chance de miser sur l’une des meilleures équipes de hockey au pays : les Patriotes. J’avais aussi hâte de voir à l’oeuvre les équipes de soccer, de volley-ball et de golf, tout autant que de voir nager la Montréalaise Jennifer Carroll. Bref, j’anticipais un dynamisme et une fierté palpables dans la communauté universitaire. Ceux qui sont ici depuis plus de trois ans comprendront à quel point je suis tombé d’un sacré haut nuage. Une poignée d’étudiants à peine osaient franchir les quelques 1500 mètres qui séparent l’UQTR de l’aréna des Patriotes pour aller voir les matchs de la troisième université la plus titrée au pays (derrière Alberta et Toronto). Sur le campus, aucune trace d’un moindre logo des Pats, même dans le CAPS, où on sentait plus la présence

du Club de natation Les Mégophias que celle des Patriotes. Bref, on faisait vraiment rire de nous. Dans Zone Campus, j’avais lu un cri du coeur d’un journaliste qui démontrait que le sentiment d’appartenance des étudiants envers les Patriotes

vision quant à la promotion de leurs équipes sportives. Puis il y a eu la goutte qui a fait déborder le vase. En plein été, en catimini, on a décidé de fermer les livres de l’équipe féminine de volley-ball. On a prétexté un manque de joueuses et l’impossibilité de trouver un

Les nouveaux étudiants trouveront sans doute que le logo des Patriotes va de soi à l’entrée du CAPS, mais il n’est présent que depuis deux ans. Les dirigeants de l’UQTR n’ont pas toujours été de grands visionnaires... Photo : A. Martin était totalement absent. Il faut dire que les dirigeants de l’UQTR semblaient alors faire beaucoup d’efforts pour camoufler leurs équipes sportives, peut-être par gêne, sans doute par ignorance. J’ai ensuite fait mon entrée au Zone Campus, sans trop faire de bruit. Dans ma tête, cependant, je n’arrivais pas à comprendre comment les dirigeants pouvaient faire pour manquer autant de

nouvel entraîneur. De la belle foutaise, à mon avis, d’autant plus que l’équipe féminine des Diablos venait de passer au niveau collégial AAA. J’avais alors mis beaucoup d’énergie dans ma plume à faire comprendre à qui voulait bien l’entendre que les Patriotes, c’était en fait une grosse farce. Et puis l’eau a un peu coulé sous les ponts et les choses ont commencé

Les deux équipes de soccer en France Pour la première fois dans l’histoire des Patriotes, les deux équipes de soccer (masculine et féminine) prenaient part à un camp d’entraînement en France. Depuis 1997, les hommes de Pierre Clermont jouissaient de ce privilège tous les deux ans. Cette année, en raison de son passage avec l’AS de St-Etienne en tant que joueuse en 2005, l’entraîneuse des Patriotes femmes, Marie-Ève Nault, a créé des ponts qui ont permis à l’équipe féminine de se rendre sur le Vieux

à changer. Je suis loin de prétendre que je suis le seul qui a fait tourner le vent, mais fait important, il a tourné. On a enfin placé un immense logo des Patriotes à l’entrée du CAPS, on a embauché un agent de communication pour les équipes sportives, on a réalisé plusieurs efforts

Continent. L’inégalité qui régnait entre les filles et les gars est donc terminée. Du 23 août au 4 septembre, les deux formations ont pris part à plusieurs entraînements et à des matchs amicaux contre des équipes françaises. Les filles devaient même jouer une rencontre contre la première équipe de l’AS StÉtienne. Du côté masculin, les protégés de Pierre Clermont devaient affronter des équipes régionales de division d’honneur. Les joueurs et joueuses des Patriotes ont aussi eu la

chance de voir un match professionnel opposant l’AS de St-Etienne à Grenoble. En raison de notre date de tombée qui était avant le retour des deux équipes, nous devrons vous rendre le bilan de ce camp dans notre deuxième numéro de septembre, qui sortira le 21 septembre prochain. (A.M) L’entraîneuse MarieÈve Nault a réussi un grand coup en amenant son équipe féminine en France. Photo: A. Martin

de marketing pour entraîner des étudiants aux matchs, on a aussi accordé de la visibilité aux formations sportives à l’entrée de la cafétéria et on a reconnu l’équipe de golf comme étant un vrai membre des Patriotes. Demandez à n’importe quel Québécois quelle serait selon lui l’université la plus prestigieuse de la province et il vous répondra sans broncher l’Université

Laval. Pourquoi ? La réponse est simple: l’engouement et l’excellence entourant son équipe de football. C’est peut-être triste ou rabaissant pour certains, mais c’est à travers les équipes sportives qu’on fait naître un réel sentiment d’appartenance. Les dirigeants des Patriotes ont réalisé récemment de belles ententes avec l’AGEUQTR (gratuité aux matchs pour les étudiants) et la radio CFOU. On s’attend aussi à de gros événements pour les prochains mois pour encourager les étudiants à supporter leurs équipes sportives. Il y aura aussi une collection de vêtements aux couleurs des Patriotes. On sent qu’il y a enfin des efforts pour valoriser le sentiment d’appartenance. Les résultats des équipes deviendront ensuite des bonbons. Vous savez quoi ? Cette année, on assiste même à un événement historique avec la création d’une nouvelle équipe des Patriotes, soit celle du cheerleading. Je pourrai enfin prendre ma retraite du Zone Campus en paix. Par contre, si je me rends compte un jour que les dirigeants de l’UQTR reviennent à leurs anciennes habitudes, je vous promets que j’entamerai une maîtrise et que je reviendrai au Zone Campus... D’ici là, il me reste sept numéros avec vous.


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zonecampus.ca | 21

Plus de visibilité pour les Patriotes et CFOU L’entente entre les deux organismes a été reconduite pour une deuxième année et bonifiée En 2008-2009, pour la première année de cette entente, CFOU avait accordé aux Patriotes une valeur publicitaire de 5720 $ en échange de la mise en place de plusieurs panneaux de cette radio sur les sites sportifs

ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

Le partenariat entre l a st a t i o n de radio universitaire CFOU et les Patriotes a été renouvelé cette année, tout en étant amélioré.

Cette année, c’est près de 8000$ qui seront offerts par CFOU, alors que du côté des Patriotes, on a aussi accordé plus d’espace à la radio.

Le directeur général de CFOU, Marc Périard, ainsi que l’agent de communication des équipes sportives des Patriotes, Cédric Pinard, sont fiers du renouvellement de l’entente entre leur association. Photo : A. Martin

des Patriotes, ainsi que diverses mentions et affichages. Cette année, c’est près de 8000 $ qui seront offerts par CFOU, alors que du côté des Patriotes, on a aussi accordé plus d’espace à la radio. « Sur nos ondes, nous allons présenter plus de capsules qui traiteront des équipes sportives des Patriotes, a précisé le directeur général de CFOU/Zone campus, Marc Périard. Nous leur rendons donc un service en les aidant avec leur promotion sur le campus et en dehors alors que de leur côté, ils nous font connaître des joueurs et des amateurs qui sont présents aux matchs des équipes sportives de l’UQTR ».

Du côté des Patriotes, on est très heureux de cette nouvelle entente. Ce n’est un secret pour personne que les formations sportives de l’UQTR n’ont pas un budget publicitaire aussi imposant que ceux des équipes professionnelles. « C’est une bonne chose qu’on soit devenus des partenaires naturels, explique Cédric Pinard, qui travaille aux communications des Patriotes. Il y a une belle ouverture d’esprit entre les deux partis et on peut se permettre de tenter plusieurs choses au niveau du marketing. C’est un peu ce genre de collaboration qu’on vise à mettre sur pied avec l’Association générale des étudiants (AGEUQTR) ».

La relation entre CFOU et les Patriotes va tellement sur des roulettes qu’on se demande pourquoi le partenariat n’est vieux que de deux ans. « Avec les Patriotes, les dossiers évoluent rapidement, souligne Marc Périard. Personne n’accroche sur les détails. Cette entente fait l’affaire des deux partis et de notre côté, ça nous permet de faire notre part pour faire la promotion du sport universitaire ». Soulignons enfin que l’entente comprend notamment deux campagnes publicitaires de 50 messages chacune (automne et hiver) pour faire la promotion du Centre de l’Activité Physique et Sportive de l’UQTR.


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Du cheerleading chez les Patriotes

FELIPE ANTAYA

Rédacteur en chef redaction@zonecampus.ca

Cet automne, une nouvelle équipe des Patriotes fait son entrée à l’UQTR : l’équipe de cheerleading. Sous la supervision des entr a î n e u s e s MarieChristine Anctil et Samantha B e a u l i e u - Tr u c h o n , la formation effectuera trois compétitions au cours de l’année. En fait, l’équipe existe depuis trois ans, mais elle n’était pas affiliée à la bannière des Patriotes. Suite à des

discussiosn avec le personnel des Pat’s, elle a désormais droit à une reconnaissance institutionnelle. Membres de la Fédération de Cheerleading du Québec (FCQ), ces athlètes (hommes et femmes) bénéficient aujourd’hui des mêmes services que les autres équipes sportives de l’UQTR, notamment pour l’achat de matériel ou encore pour les outils de promotion. « C’est un avantage de faire partie des Patriotes, souligne MarieChristine Anctil. Nous avons maintenant une reconnaissance de la part de l’université en plus d’avoir la possibilité de la représenter. Aussi, il y a des avantages du côté de la publicité et du recrutement ». En contrepartie, ces athlètes n’ont pas droit à une reconnaissance financière, comme c’est le cas pour les équipes sportives d’excellence affiliée au SIC (sport interuniversitaire canadien). Elles auront tout de même la possibilité d’intégrer

le programme de bourses des Patriotes éventuellement. Rien n’est encore fixé à ce sujet. Partir à neuf Pour cette année, les attentes ne sont pas des plus élevées. C’est surtout la stabilité qui est visée. En effet, Mme Anctil souhaite que son équipe soit plus structurée que par les années passées, notamment au niveau de la participation et de la rigueur au travail. Elle aimerait aussi que sa troupe connaisse une belle progression en vue de la compétition finale qui se tiendra en mai prochain. «On repart sur de nouvelles bases. Le but, c’est d’évoluer toute l’année, mentionne l’entraîneuse Anctil ». Du côté de Cédric Pinard, il souhaite la régularisation de cette organisation et qu’elle prenne sa place au niveau des équipes sportives des Patriotes, comme l’a fait l’équipe de golf il y a quelques

Maxim Régimbald de l’équipe de cheerleading ainsi que Samantha Beaulieu-Truchon, entraîneuse et également membre de l’équipe. Photo: F. Antaya

Maxim et Samantha souhaitent progresser durant toute la saison. Photo: F. Antaya

Les Pat’s ont leur collection de vêtements Avis aux intéressés : les Patriotes offrent maintenant des vêtements à leur effigie. En vente chez Plante Sports du CAPS et à la COOP de l’université, ces morceaux de linges vont de la casquette à la tuque, en passant par le t-shirt, le polo de golf, ainsi que le kangourou et le manteau d’hiver (disponible sur commande seulement), tout cela pour un montant

qui va de dix à soixante dollars. Cette initiative a été prise pour construire et diffuser l’image de marque des Patriotes auprès des étudiants de l’UQTR. (F.A) Liste d’articles des Patriotes vendus chez Plante Sports du CAPS et à la Coop de l’UQTR. Photo: F. Antaya

années. Pour y parvenir, les Pat’s cheerleaders pratiqueront de façon hebdomadaire à raison de deux fois semaine. « Il faut une bonne force physique et une grande flexibilité, alors c’est important de pratiquer régulièrement pour conserver ces aptitudes, mentionne Mme Anctil ». Ainsi, la salle d’entraînement du CAPS leur sera ouverte.

Un camp de sélection se tiendra au CAPS de l’UQTR les lundi 14 et 21 septembre de 8h45 à 10h30 de même que le 23 septembre de 6h30 à 8h. Pour plus d’informations, consultez le groupe Facebook des Patriotes cheerleading.


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SPORTS

Gratuits, les matchs des Patriotes FELIPE ANTAYA

Rédacteur en chef redaction@zonecampus.ca

Suite à une entente conclue entre l’AGEUQTR et les Patriotes, les parties des différentes équipes des Pat’s sont désormais gratuites pour tous les étudiants de l’UQTR, sur présentation de leur carte étudiante. Le coût était autrefois de trois dollars par personne. « Il s’agit d’un projet à long terme, mentionne le responsable aux communications des Patriotes, Cédric Pinard. On ne s’attend pas à ce qu’il y ait une augmentation massive du taux de participation dès cette année. Mais, en plus de la gratuité, nous allons travailler sur des projets parallèles. Nous voulons que les gens soient conscients qu’il est plaisant d’aller voir les parties des Patriotes. Puis, il y aura différentes campagnes de publicités. Ensuite, on croit que les gens vont se déplacer en plus grand nombre ». L’ a s s o c i a t i o n générale des étudiants entre alors en jeu. Les Patriotes ont déjà leurs campagnes publicitaires, mais l’AGE moussera également les Patriotes. « L’an dernier, ce

n’est pas tant le coût des parties qui posait problème, soutient la présidente de l’AGE, Joanie Pothier, mais bien le fait que les gens ne savaient pas quand avaient lieu les matchs. Maintenant, ce ne sont plus juste les Patriotes qui vont se battre pour la publicité, mais l’AGE aussi ». L’horaire des rencontres des Pat’s est entre autres distribué un peu partout sur le campus, des affiches à l’effigie des équipes et bien plus encore serviront aussi à la promotion des équipes sportives de l’UQTR.

«L’an dernier, ce n’est pas tant le coût des parties qui posait problème, mais bien le fait que les gens ne savaient pas quand avaient lieu les matchs.» -Joanie Pothier, présidente de l’AGE

Un projet plus large Pour financer une telle initiative, une contribution volontaire de trois dollars a été ajoutée à la facture de chaque étudiant. Le montant recueilli servira notamment à déverser des bourses aux différents étudiants-athlètes pour souligner les bonnes performances sportives ou académiques. « On s’attend à ce que 60% ou plus de la population étudiante participe à ce mode de financement, mentionne Cédric Pinard. C’est important car il faut récompenser les bonnes performances académiques et sportives ». Même son de cloche du côté de Mme Pothier : « Il faut que les équipes des Patriotes sentent que les étudiants les appuient. De cette façon, elles risquent de mieux performer ». D’ailleurs, afin d’impliquer davantage les étudiants dans le processus de remise de bourses, des membres de l’AGE ont désormais une place au sein du comité de sélection des bourses accordées aux étudiants-athlètes. L’université Laval, un modèle Du côté de M. Pinard, comme chez Mme Pothier, l’Université Laval est un exemple à suivre. « À l’Université Laval, les

Cédric Pinard, responsable aux communications des Patriotes, et Joanie Pothier, présidente de l’AGEUQTR, se réjouissent de leur entente. Photo: F. Antaya étudiants trippent sur leurs équipes sportives. On aimerait que ce soit la même chose ici, affirme la présidente de l’AGE ». Quant à M. Pinard, il aimerait que les activités des Patriotes deviennent un happening,

comme c’est le cas à Québec. À ce sujet, des activités auront possiblement lieu lors du premier match de soccer qui se tiendra le 13 septembre sur le terrain extérieur du CAPS de l’UQTR.

Le bronze pour Richard Dober au championnat du monde Le Trifluvien Richard Dober, qui vient de terminer son stage de cinq ans en chiropratique à l’UQTR, a remporté en août dernier une médaille de bronze en K-2 lors des championnats du monde de canoë-kayak, qui étaient présentés à Dartmouth, en NouvelleÉcosse. En compagnie de son coéquipier, le Montréalais Andrew Willows, Dober est monté sur la troisième marche du podium, dans l’épreuve du K-2, 200 mètres. « Lors des prochains Jeux olympiques, à Londres, le 200 mètres

Richard Dober. Photo: Archives

en K-2 remplacera le 500 mètres, a noté Dober. C’est certain que je vais tout faire pour faire partie de ces jeux. Andrew et moi avons fait une très belle course et notre résultat va certainement encourager mon partenaire à continuer tout comme moi jusqu’en 2012 ». Dober a reçu en mai dernier son diplôme de chiropractie. Il avait complété ses cours en six ans au lieu de cinq puisqu’il avait pris une année de relâche pour se concentrer sur les Jeux olympiques de Pékin, en 2008. À Pékin, Dober et Willows avaient

pris le 6e rang en K-2, sur 500 mètres. « Disons que ça sera plus facile pour moi de m’entraîner en vue de Londres puisque je ne suis plus aux études. Je travaille à la même clinique que mon père et ma sœur sur la rue Jean Nicolet et je pourrai prioriser mes entraînements ». En plus du bronze, Dober a terminé au 5e rang au relais par équipe (4 fois 200 mètres) et au 9e rang en K-2, sur 1000 mètres. Pas moins de 80 pays étaient présents en Nouvelle-Écosse pour ces championnats du monde. (A.M)