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6 au 19 avril 2009 | Vol. 4, No 15 | 16 pages | Bimensuel gratuit | zonecampus.ca

>ARTS

FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE UNIVERSELLE PAGE 8

>SPORTS

HOCKEY : QUATRE JOUEURS DES PATRIOTES HONORÉS PAGE 12


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6 au 19 avril 2009

ACTUALITÉS

Ouverture officielle du centre de documentation de l’UQTR

Un investissement pour les étudiants Pavillon Pierre-Boucher 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3414 Publicité: (819) 376-5011 poste 3411 Télécopieur: (819) 376-5239 Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières

Une équipe bien documentée Marc Périard | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Nadia Trépanier | Rédactrice en chef redaction@zonecampus.ca Maxime Lemieux-Laramée | Actualités actualites1@zonecampus.ca André Barrette | Actualités actualites2@zonecampus.ca Mohamed Jebri | Éditorialiste / collaborateur mohamed.jebri@uqtr.ca Kamel Otsmane | Collaborateur kamel.otsmane@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Martin Bertrand | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Daphnie Charest | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca André Martin | Sports sports1@zonecampus.ca Felipe Antaya | Sports sports2@zonecampus.ca Maxime Gélinas | Infographe infographe@zonecampus.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre webcfou@uqtr.ca François-Olivier Marchand Responsable de la publicité pub.zc@uqtr.ca Sébastien Dulude | Correcteur sebastiendulude@gmail.com Conception de la une | M. Gélinas Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

MAXIME LEMIEUX-LARAMÉE Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Lundi le 30 mars dernier, le Service aux étudiants (SAE) de l’UQTR inaugurait l’ouverture officielle du nouveau Centre de documentation à l’université. Situé au 1251 du pavillon Albert Tessier, face au centre de ressources et multiservices (CRMS), l’endroit sera réservé aux étudiants à la recherche d’informations ou d’orientations à propos d’emplois, d’information scolaire ou de stages à l’étranger. Le financement de ce projet s’est fait en partie grâce à l’appui de l’Association générale des étudiants de l’Université (AGEUQTR). Effectivement, signée il y a trois ans, l’entente d’exploitation entre l’Association générale des étudiants et l’Université permet – avec les frais de loyer que paie l’AGEUQTR pour la Chasse-Galerie à l’Université – à

Marie-Josée Marion, Jean-François Therrien, Jean Couillard et Yan Martel : conseillers en orientation au Service aux étudiants et références au nouveau Centre de documentation de l’UQTR. Photo : M. Lemieux-Laramée un comité paritaire de choisir des projets dans lesquels il veut investir ce montant. Ce comité, formé de deux représentants de l’AGEUQTR et de deux employés du SAE, a choisi d’investir dans le projet du Centre de documentation. Questionné à propos de la participation de l’AGEUQTR dans ce projet, Jonathan Fortier,

président de l’AGEUQTR, s’avoue satisfait de voir l’argent versé par les étudiants être réinvesti dans des services pour les étudiants. «En tout, l’Association générale des étudiants a investi 20 000$ dans la création de ce nouveau Centre de documentation qui servira majoritairement aux étudiants», expose-t-il.

Pour l’occasion de cette ouverture officielle, Mme Marie-France Gagnier, directrice du SAE, a tenu à souligner la brillante idée de l’instigateur du projet, M. Jacques Langlois, conseiller d’orientation scolaire au SAE. «Le Centre de documentation permettra aux étudiants d’être référé par des professionnels en orientation. De plus, ce local est situé dans un endroit stratégique très convoité par les étudiants de l’Université», mentionnait Mme Gagnier en ouverture de l’inauguration. Deux postes d’informatique, un lieu de consultation de documentations très confortable ainsi qu’un conseiller en orientation sont mis à la disposition des étudiants de l’UQTR du lundi au vendredi de 8h30 à midi et de 13h30 à 17h00 dans ce local. Toutefois, comme l’a indiqué M. Jean Couillard, également conseiller d’orientation en mobilité étudiante, présentement le Centre n’est qu’une esquisse de ce qu’il sera et pourra offrir aux étudiants dès la rentrée scolaire en septembre prochain. «Nous sommes encore en période de test. D’ici la fin de cette session d’hiver le Service aux étudiants désire augmenter la documentation disponible pour les étudiants», d’expliquer M. Couillard. Qui plus est, Yan Martel, conseiller en information professionnelle, a également ajouté que très prochainement un immense écran sur lequel seront projetés des informations adressées aux étudiants ornera le local du Centre de documentation.

Sommaire Actualités

2-7

Centre de documentation

2

Frais étudiants internationaux 3 Résultats élections AGEUQTR 4 Virage vert

5

Semaine multiculturelle

5

Éditorial

6

Petites mythologies

6

Bacc Vert

6

Vie étudiante / vox pop

7

Deviens ce que tu es!

7

Arts et spectacles

8-11

FIMU

8

Tryo

9

Exposition Michel Lancelot

9

Val Salva

10

Fred Pellerin

11

Spectacle d’humour Sports

11 12-15

Soccer masculin

12

Hockey

13

Golf

14

Marie-Ève Nault

15

Statistiques

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Utilisation non autorisée du logo de l’AGEUQTR

Qui dit vrai? Le 20 mars dernier, un étudiant de l’UQTR, Martial Busque, a utilisé sans autorisation le logo de l’Association générale des étudiants (AGEUQTR) en plus de s’autoproclamer responsable du dossier des étudiants internationaux. Pour ce méfait, l’étudiant en question pourrait écoper de quelques ennuis. En effet, Martial Busque a envoyé un communiqué de presse au journal Le Nouvelliste dans lequel il dénonçait, sous le titre de responsable du dossier des étudiants internationaux à l’AGEUQTR, la hausse des frais de scolarité de ces derniers. À la suite de cette appropriation d’identité, l’attaché politique de l’AGEUQTR, François Landry, a publié un communiqué de presse afin de dégager l’Association des propos de M.

Busque et de préciser que celui-ci n’agissait pas à titre de responsable du dossier des étudiants étrangers à l’AGEUQTR. De plus, comme le mentionne M. Landry, l’étudiant accusé d’usurpation pourrait faire face à certaines conséquences encore indéterminées. «Dans nos statuts et règlements, il est inscrit que si un membre ou une institution ou quelqu’un de l’extérieur de l’AGEUQTR utilise le logo et le nom à mauvais escient, un comité d’éthique doit être saisi du dossier et doit rendre rapport par la suite», souligne-t-il. Cependant, M. Busque mentionne avoir été en lien avec certains membres de l’AGEUQTR sans toutefois dévoiler l’identité de ceux-ci. «J’en ai ni contre l’UQTR, ni contre l’AGEUQTR, c’est du gouvernement dont je veux des explications. Malgré la polémique entourant cette

Photo : M. Lemieux-Laramée

histoire, je tiens à ce que le dossier progresse et que le gouvernement nous explique pourquoi il laisse le droit aux universités d’augmenter les frais de scolarité des étudiants internationaux», explique l’étudiant international. De plus, celui-ci admet qu’il y a eu un malentendu entre lui et les membres de l’AGEUQTR  :

«J’aurais dû m’informer davantage et m’assurer que ma démarche était adéquate.» Puisque l’Association des étudiants enquête actuellement à l’interne en ce qui concerne ce dossier, aucun commentaire de la part de leurs représentants n’a pu être recueilli. (M.L.-L.)


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ACTUALITÉS

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Augmentation des frais des étudiants internationaux

Les étudiants et l’Administration se lancent la balle

ANDRÉ BARRETTE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Les demandes réitérées de Frédérik Borel, vice-président aux affaires académiques de l’Association générale des étudiants (AGE), et des étudiants internationaux à l’Administration de l’UQTR ne semblent pas porter fruit. Les représentants de l’AGE continuent de se battre avec acharnement pour contrer la hausse des frais des étudiants étrangers. Par contre, de son côté, l’Administration continue d’affirmer que la situation actuelle, considérant les mesures qu’elle a prises, est plus que raisonnable. Qu’à cela ne tienne, l’AGE ne lâche pas le morceau et augmente le ton de ses manifestations d’un cran. Si rien ne bouge au niveau de l’Administration de l’UQTR, les étudiants internationaux auront vu leurs frais de scolarité augmenter

de 36% entre 2006 et 2010. Tout porte à croire que plusieurs d’entre eux ne pourront plus se permettre d’étudier à l’UQTR, faute de moyens financiers. Pire encore, beaucoup moins d’étudiants étrangers, pour la même raison, seront tentés de venir poursuivre leurs études parmi les Trifluviens. Par conséquent, l’Université subira une perte de clientèle et TroisRivières ne pourra plus s’enrichir d’une culture étrangère. De cette forte augmentation, 10% provient de l’UQTR même. «Monsieur Garneau se vante que l’Université est en surplus depuis quatre ans. Ce 10% n’est rien pour l’Administration, mais il est très alarmant pour les étudiants internationaux. Pourquoi ne l’enlèvet-il pas?», de commenter M. Borel. M. Ghislain Bourque, recteur de l’UQTR, se défend résolument en affirmant que toutes les universités au Québec, sauf l’Université Laval, ont adhéré à cette hausse des frais. M. Garneau, vice-recteur aux finances, à l’administration et à la vie étudiante, vient appuyer ses dires en vantant les nombreux services offerts aux étudiants étrangers à l’UQTR. Elle serait la seule université à s’être donnée l’obligation de redonner aux étudiants, sous forme de services, l’argent non dépensé après avoir couvert les frais de recrutement et de support aux étudiants. «Cette année, 75 000$ ont été versés au Service aux étudiants (SAE), somme réinjectée exclusivement pour les étudiants internationaux et un autre 50 000$ seront versés l’an prochain», avance M. Bourque. «Les

frais d’inscription obligatoires et autres frais (FIO) à l’UQTR sont bien en deçà de la moyenne québécoise», d’ajouter M. Garneau. Selon lui, en faisant l’exercice d’additionner les frais globaux que comprend une année d’étude dans certaines villes universitaires du Québec, la conclusion serait qu’il en coûterait autant, sinon moins cher d’étudier à Trois-Rivières.

«J’espère avoir un signe de la part de l’Administration ou un geste de bonne volonté, sinon la campagne va s’intensifier de plus belle.» – Frédérik Borel

Des appuis et de la pression N’étant pas satisfaite des réponses de l’Administration, l’AGE a commencé à intensifier sa campagne, qu’elle mène maintenant sur deux fronts  : au niveau de l’Université et au niveau provincial. Frédérik Borel, Jonathan Fortier, François de Flore et David Hounsounou se sont rendus à Ottawa pour rencontrer des ambassadeurs. Ceux-ci ont été mis au courant de la problématique et ont donné leur appui indéfectible. Des affiches ont été placardées partout à l’extérieur comme à l’intérieur du pavillon Pierre-Boucher. Parmi cellesci a été ajoutée une pétition signée par plus de 1100 étudiants. De plus,

L’entrée principale du pavillon Pierre-Boucher a été assaillie d’affiches dénonçant l’augmentation des frais d’inscription des étudiants internationaux. Photo : A. Barrette des caisses d’ananas, dont le prix équivalait au montant engendré par la hausse de 10% de l’Université, ont été données à M. Bourque. Les caisses gorgées du fruit préféré du recteur ont ensuite été données à Moisson Mauricie comme acte symbolique. Lors d’une réunion, les représentants des étudiants étrangers ont choisi pour thème de la campagne Réduire les frais : choix du

recteur. C’est au dernier c.a. de l’UQTR que l’adoption du maintien, du retrait ou d’une proposition sur la hausse des frais d’inscription des étudiants internationaux était censée être entérinée. Cela a été remis au prochain Conseil d’administration. Frédérik Borel est impatient d’entendre la décision : «J’espère avoir un signe de la part de l’Administration ou un geste de bonne volonté, sinon la campagne va s’intensifier de plus belle.»


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ACTUALITÉS

dévoilement des candidats élus à l’ageuqtr

Une période électorale animée qui finit en queue de poisson ANDRÉ BARRETTE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Le dévoilement des candidats élus aux instances de l’AGE ne s’est pas déroulé comme il avait été planifié. Au lieu d’en avoir fait un événement notoire suivi d’une soirée festive, François Fecteau, le directeur général des élections, n’a eu d’autres choix que de terminer la période électorale d’une manière plutôt ordinaire. La période électorale s’est tout de même bien déroulée. Sans éclat, le comité responsable des élections a livré la marchandise  : le débat des candidats était bien organisé et le taux de votation des étudiants s’est maintenu comparativement aux années passées. L’informatique n’ayant pas pu comptabiliser le suffrage à temps, le grand dévoilement et la soirée festive prévus le jeudi soir 26 mars sont malheureusement tombés à l’eau.

Le dévoilement s’est donc déroulé sobrement le lendemain, vendredi au midi. En l’espace de deux à trois minutes, le directeur général des élections a nommé le nom des candidats élus devant une foule aussi calme que singulière. «Il n’y avait pas beaucoup d’intérêts à reporter la soirée festive le vendredi soir, car la plupart des étudiants retourne dans leur famille à ce moment. Trop peu d’étudiants seraient venus», se défend M. Fecteau.

Seulement 12% des étudiants ont voté ce qui correspond à la moyenne des années passées. Le débat qui a eu lieu le lundi 23 mars à la Chasse-Galerie s’est avéré passionnant pour les étudiants qui y ont assisté. Les questions posées aux candidats venaient de partout  : du comité électoral, d’autres candi-

dats et de l’auditoire. Celles-ci ont vraiment assuré la réussite du débat, car elles étaient, pour la plupart, très pertinentes et elles ont permis de faire connaître et de valoriser les candidats en lice. Toutefois, le taux de votation des étudiants aux élections semble avoir un peu déçu M. Fecteau. Malgré tous les efforts que son équipe et lui ont investis dans la promotion de la campagne électorale, seulement 12  % des étudiants ont pris la peine de voter, ce qui correspond à la moyenne des années passées. «Je comprends que le taux de votation ne soit pas plus élevé, car les enjeux électoraux n’étaient pas cruciaux. Il est difficile de créer un momentum chez les étudiants quand ils ne se sentent pas directement concernés par les élections», dit-il. À tout le moins, le comité exécutif est formé et ses officiers sont prêts à relever de nouveaux défis. Voici la liste des officiers qui entreront en fonction le premier mai 2009.

Présidente Joanie Pothier (764 votes sur 860, 89%, affrontait: la chaise)

Secrétaire générale Marie-Line Audet (688 votes sur 827, 83%, affrontait: la chaise)

Vice-président, affaires académiques – cycles supérieurs David Hounsounou (765 votes sur 889, 86%, affrontait: la chaise)

Vice-président, communications Alexandre Gauthier (541 votes sur 970 votes, 56%, affrontait: G. Lucien et la chaise)

Vice-présidente, affaires socioculturelles Alexandra Loembe (753 votes sur 879, 86%, affrontait: la chaise)

Vice-présidente, affaires internes Marie-Andrée Gauthier (767 votes sur 871, 88%, affrontait: la chaise)

Vice-présidente, affaires sociopolitiques (affaires externes) Marie-Élaine Laroche (571 votes sur 887, 64%, affrontait : S. Fitzbay et la chaise)

Vice-président, finances et développement Thierry Merro (535 votes sur 980, 55%, affrontait: P. Cloutier et la chaise)

Vice-président, affaires académiques – premier cycle Frédérik Farid Borel (864 votes sur 956, 90%, affrontait: la chaise)

Photos : gracieuseté des candidats et de l’AGEUQTR


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ACTUALITÉS

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Des organismes sensibles à l’environnement

Avec les transports durables, facile de prendre le virage vert ANDRÉ BARRETTE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Afin d’inciter les Trifluviens à troquer la voiture pour les transports alternatifs, Mme Lucile Pagés, chargée de projets pour l’Organisme de la démarche des Premiers Quartiers (ODPQ), tenait à informer la communauté universitaire des choix environnementaux qui s’offrent à elle. La Démarche, s’occupant de la revitalisation des Premiers Quartiers de Trois-Rivières, a créé en 2008 l’organisme à but non lucratif Vire-Vert dont la mission est de sensibiliser la population à l’écocitoyenneté, l’écoconstruction et les transports durables. Émilie Hébert-Houle et Louis Lacroix, deux étudiants de l’UQTR participant au projet Bacc vert, s’y impliquent en assistant aux réunions du Comité citoyen. Mme Pagés, dans le cadre de son projet, fait la promotion des moyens de transport alternatifs, pour les personnes qui doivent parcourir autant de courtes que de longues distances. Puisque ce virage vert n’en est qu’à ses balbutiements à Trois-Rivières, les moyens alternatifs ne sont présentement pas tous disponibles ou ne sont pas développés à leur maximum. Selon Lucile Pagés, le problème qui gêne la population à emprunter ces moyens de transport est principale-

ment le manque d’informations. Pour remédier à la situation, elle s’affaire à construire un réseau reliant différents points de services. Ceux-ci fourniront aux citoyens plusieurs possibilités de transport pouvant remplacer la voiture. Un site Internet est également en construction dans lequel il sera possible de s’informer et de s’abonner afin de pouvoir profiter de ces transports alternatifs.

Il est désormais facile de remplacer sa voiture par un autre moyen de déplacement qui pollue beaucoup moins. Pour laisser sa voiture dans la cour, la Démarche et Vire-Vert font la promotion de plusieurs alternatives. Il y a entre autres  : la marche, le patin à roues alignées, le vélo, les transports en commun, le covoiturage et l’autopartage. L’autopartage est un système par lequel une flotte de véhicules est mise à la disposition des membres, pour la durée de leurs besoins. L’entreprise la plus connue en ce domaine est Communauto. Plusieurs points de services existent pour informer les citoyens sur les différents moyens de locomotion mis à leur disposition et prêtent gratuitement des vélos durant la saison estivale. D’ailleurs, il est pos-

sible d’emprunter des vélos à la Chasse-Galerie. La Démarche a en sa possession des passes d’autobus qu’il est possible d’emprunter, à la journée. Les gens peuvent également s’inscrire comme passagers et comme conducteurs à des listes de services de covoiturage, dont UQTR Covoiturage et Amigo Express. Le Comité citoyen pour les transports durables tient des réunions tous les mois. La prochaine est fixée le 20 avril prochain. Par l’entremise d’Émilie Hébert-Houle et Louis Lacroix, un partenariat entre l’AGEUQTR et la Démarche s’est créé dans le but d’organiser la journée «En ville sans ma voiture» qui aura lieu le 22 septembre. Pour la réussite de cet événement d’échelle mondiale, ce partenariat a comme visée l’élaboration d’activités conçues pour la population trifluvienne. Pour l’instant, le Comité citoyen travaille entre autres sur l’élaboration d’un projet qui consiste en la mise en place d’un circuit à travers la ville afin d’y présenter un défilé sur les transports alternatifs. Tous les étudiants intéressés sont invités à s’investir dans ce projet. Pour de plus amples informations, il suffit de composer le (819) 840-0459. Le virage vert est plus que possible à Trois-Rivières. Pour Lucile Pagés, il est très important de sensibiliser les citoyens à l’environnement. Plus nous serons nombreux à utiliser des moyens de transport alternatifs, plus ils se développeront. Il est désor-

Semaine multiculturelle organisée par le CIIU

Culture condensée Organisée par le Comité d’intégration international universitaire, la semaine multiculturelle s’avère, année après année, un moment d’échange culturel fort enrichissant pour les étudiants qui y participent. L’année 2009 n’a pas fait exception. En effet, les 22 et 23 mars derniers avait lieu dans le hall AlbertTessier l’exposition multiculturelle. Pour l’événement, plusieurs étudiants internationaux ont exposé dans divers kiosques la culture de leurs pays respectifs, dans une ambiance des plus festives. Cette année, 12 pays étaient représentés pour l’occasion, à savoir le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Gabon, le Brésil, la Co-

Quelques kiosques culturels. lombie, la République du Niger, l’île de la Réunion, l’Île Maurice, la Belgique, le Cameroun et la Guyane Française. Sympathiques et accueillants, les exposants des kiosques permettaient aux néophytes curieux de faire un léger voyage culturel.

Photo : M. Lemieux-Laramée

De surcroît, cette semaine multiculturelle se clôturait le samedi 28 mars au Centre de l’activité physique et sportive (CAPS) avec le Gala des cinq continents. Pour l’occasion, un buffet du monde, un défilé de mode et une danse étaient au programme. (M.L.-L.)

Mme Lucile Pagés s’entoure fièrement des affiches promouvant les transports durables. Photo : A. Barrette mais facile de remplacer sa voiture par un autre moyen de déplacement qui pollue beaucoup moins. De plus, selon Mme Pagés, faire rouler une voiture entraîne des coûts très élevés, comparativement au transport alternatif. «Les transports durables sont plutôt rentables. Avoir une voiture n’est pas vraiment la liberté. Ça vaut le coup de se renseigner», affirme-telle.

ERRATUM Dans l’article Déclenchement d’une campagne de sensibilisation, de la parution du 23 mars, il est question de l’agent de la protection publique de l’UQTR Gaétan Veilleux, alors qu’il s’agit en réalité de l’agent Gaétan Villeneuve. Nous nous excusons pour cette erreur. (M.L.-L.)


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ACTUALITÉS

Petites mythologies bimensuelles

ÉDITORIAL

Semaine échue, La viande hachée culture déchue…

Deux fois par mois, et sur le même mode que les Mythologies qu’avait faites Roland Barthes en 1957, seront présentées des capsules sur différents produits de la culture de masse qui opèrent comme symboles, voire icônes, de la société contemporaine.

MARTIN BERTRAND

MOHAMED JEBRI

Éditorialiste mohamed.jebri@uqtr.ca

La tenue de la semaine multiculturelle du 22 au 28 mars a bien plus d’une signification. L’UQTR est devenue un creuset de civilisations. Cet événement orné par des expositions dépourvues d’animation suscite une profonde observation. La manifestation a manqué de fréquentation. L’envol entre les cultures n’a pourtant pas de destination. Ce fait alarmant ne peut que nous amener à lui trouver des interprétations. Il est cependant difficile de parcourir toutes les explications de ce flagrant manque de considération. Voyage au concert des nations. À l’école de la vie, l’être humain a pour mission de retenir les leçons tirées par ses aïeux et faire apprendre les siennes aux générations futures. Les temps passent, les générations se succèdent et l’héritage continue de tracer minutieusement son chemin vers les confins de l’existence de l’humanité. Cette odyssée ne se résume pas au passage de l’expérience humaine et se rattache intrinsèquement aux facteurs spatiotemporels. Chaque époque a ses spécificités, ses caractéristiques et son empreinte. La culture est la richesse des peuples, l’apanage des civilisations et le mérite des heureux élus sur terre! Les méthodes heuristiques ont démontré que la culture dépasse les jonctions d’histoire et de géographie. C’est un patrimoine, une trace du passé qui dépeint le vécu de toute une société qui n’a pas hésité un moment à transmettre ses acquis précieux et ne pas passer incognito dans les archives chronologiques. Dans ce contexte, les convenances et les mœurs se différencient d’une culture à une autre. La plupart des dogmes et des attitudes sont établis à partir des traditions léguées à travers les générations. Allant des croyances religieuses jusqu’aux habitudes usuelles et passant par les mythes, les superstitions, les langues

et les idéologies fondamentales, la culture est passée par là! À l’orée du dix-huitième siècle, le brassage des cultures a connu son ébauche. Le cours des choses s’est accéléré à un rythme vertigineux au point que la culture s’est libérée de son appartenance à une ethnie spécifique et est devenue une propriété intellectuelle collective. Durant ce stade, plusieurs rites et habitudes se sont démocratisés suivant le chemin à la conquête d’autres contrées. Les habitants de la planète bleue ont joui de ce chassé-croisé patrimonial et ont senti, de ce fait même, les parfums de l’Orient et de l’Occident! C’est sans conteste ces mêmes saveurs qui auront cordialement convié l’insigne écrivain Émile Henriot à avancer que la culture est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié. À présent, la culture a perdu de son éclat d’antan. Les expositions organisées dans le cadre de la semaine multiculturelle en sont une preuve irréfutable. Morne, seul ce qualificatif est capable d’illustrer l’atmosphère terne qui prévalait deux jours durant. Les pays participants se comptaient sur les doigts d’une seule main, ceci avec une ambiance peu reluisante et teintée d’un air de déjà-vu. Le décor monochrome, sans enjolivures ni fioritures laissait à désirer et ne tenait personne en haleine. Pire encore, certains participants à ces expositions ont pris le soin de piocher dans leurs greniers à la recherche de gadgets faisant office de bidules pseudo-authentiques pouvant apporter des profits pécuniaires, d’autres ont préféré la brillante idée de proposer des mets en guise de dégustation payante. Cela pousse n’importe qui à s’interroger quant aux objectifs réels de cette manifestation. La culture se conjugue elle désormais par les gourmandises, ou encore par des sculptures d’argile sous-traitées en Asie? La semaine multiculturelle ne doit pas abdiquer devant l’hégémonie des nouvelles tendances éphémères pouvant vicier son charme et sa séduction. Pour confirmer, les étudiants n’étaient pas au rendez-vous et ont brillé par leur absence. Dès lors, plusieurs tâtonnements font les questions et les réponses d’une ère aux doctrines sans scrupules envers les us et coutumes. La configuration de la société modernisée est-elle en train de fausser compagnie à l’une des valeurs irrévocables qui ont favorisé autrefois l’éducation saine de monsieur tout-le-monde? L’individualisme est-il en cours de verser dans un climat où civilisation et culture se regardent en chiens de faïence? Le cas échéant, c’est le monde allant à reculons...

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Parmi les produits de consommation culinaire les plus habituels se trouve, au supermarché, dans les réfrigérateurs du fond, la viande rouge hachée emballée dans le styromousse et le cellophane. Passage hebdomadaire obligé par les courses à l’épicerie, on oublie presque notre pèlerinage devant ce comptoir tellement il devient habituel. Et on préfère oublier toutes les étapes qui ont amené le produit jusque là. L’homo sapiens contemporain des sociétés dites civilisées n’est donc plus une espèce qui se nourrit d’animaux, il est un sarcophage (sarco-  : chair + -phage  : mangeur de). Il a aboli dans son esprit tout lien qu’il eût pu y avoir entre l’animal de départ et le produit de consommation qu’il retrouve sur les étalages, hypocrisie ultime ou autocensure mi-consciente. Mis à part quelques chasseurs, espèce en voie de disparition, il existe peu de nos contemporains qui seraient prêts à tuer, puis dépecer de leurs mains, se couvrant de sang, un animal. Peu seraient même prêts à souffrir la vue d’une vidéo montrant un cochon se faisant saigner vivant. Pourtant, on achète sans trop se poser de questions sur son origine, la résultante de la mort animale sans aucun haut-le-cœur. Loin de prôner le végétarisme, j’aime néanmoins appuyer sur la contradiction dans les comportements sociaux qui semblent anodins. Si autrefois les villageois voyaient bel et

bien l’animal se faire abattre avant de le manger, aujourd’hui il serait hors de question qu’on puisse souffrir la même chose. La preuve en est la grogne populaire qu’a pu soulever une émission comme Martin sur la route où l’on voyait le chef cuisinier Martin Picard partir à la chasse, dépecer ses proies et les apprêter ensuite. De même, si on laisse bel et bien les vaches brouter dans les champs à la vue de tous, on a relégué les abattoirs au plus profond des campagnes, dans des bâtisses fermées sans fenêtres (ou si hautes!) afin d’épargner à la vue du public la sale besogne de l’abattage. Ladite sale besogne n’en existe pas moins, mais si on ne la voit pas, elle n’est plus pernicieuse. Les chaînes de restauration rapide Le summum de l’hypocrisie est atteint, quant à moi, dans les grandes chaînes de restauration rapide (sans les nommer), où la viande hachée (qui n’a même plus l’air d’une viande) atteint le titre de friandise pour enfants sous forme d’un immense sandwich servi par un clown aux allures sympathiques dans un emballage de carton jaune et orangé bon marché. Dans ces joyeuses conditions, plus même question d’imaginer que la source de telles réjouissances puisse être un animal abattu. Ce serait pécher contre la si grande candeur du produit! Se fermer les yeux Premier aspect de cette hypocrisie institutionnalisée, il y a la société de consommation dans laquelle nous vivons où nous ne voyons que le produit et jamais le

processus, puisque la plupart des marchandises que nous achetons sont fabriquées à la chaîne. Même ceux qui les fabriquent ne voient qu’une infime partie des étapes de leur confection. Nous avons perdu tout contact avec le travail que peut nécessiter la création d’un objet. Le sens de l’effort en est oublié, condition ultime pour que l’on puisse jeter impunément tout ce qu’on achète pour le remplacer par la nouvelle nouveauté toujours tellement meilleure que la précédente. Ainsi, on se permet même de gaspiller notre nourriture et de jeter même de la viande (oubliant évidemment qu’elle a été prélevée sur un animal qu’on a tué pour l’obtenir). De la même manière qu’avec les produits manufacturés, l’abattage et le dépeçage sont devenus un travail à la chaîne et la chair animale, un produit de consommation comme les autres  : jetable. Deuxième aspect de la problématique, nous vivons dans une société aseptisée qui s’aveugle elle-même quand elle ne veut pas voir, quand une vision lui semblerait trop immorale ou insoutenable. Du coup, les comportements de nos contemporains ne changent pas, mais leur esprit est libre de remord. C’est sans doute là où se trouve le soleil éternel de l’esprit sans tache (pour reprendre un titre de film bien connu, mais dont la traduction ne rend pas honneur au titre original, The Eternal Sunshine of the Spotless Mind). De même, bien que la viande hachée emballée soit le produit évident de l’abattage et du dépeçage animal, nos contemporains préfèrent oublier les étapes intermédiaires entre l’animal et le produit fini, comme si elles n’existaient pas.

Le Bacc Vert lance un défi de consommation locale

Un Défi écoresponsable

Quelques membres du Bacc vert. L’Association environnementale étudiante de l’UQTR, le Bacc Vert, lance un défi de consommation locale d’une durée de 15 jours (du 1er avril au 14 avril) à tous les étudiants volon-

Photo : N. Trépanier

taires. En proposant un tel défi, le Bacc Vert tente de prouver qu’il est possible de consommer des produits locaux et souhaite conscientiser les gens que leur consommation présente des aspects

bénéfiques pour l’environnement. Le seul critère à respecter : consommer des produits provenant d’un rayon de distance moindre à 160 km de Trois-Rivières. La clôture de ce défi concordera avec un 5 à 7 de dégustations à saveur locale suivi d’une projection du documentaire L’Erreur boréale de Richard Desjardins, de même qu’une conférence de celui-ci le mardi 14 avril au 1200 pavillon Albert-Tessier. Pour plus d’informations, visitez le www.uqtr.ca/ baccvert. Le Bacc Vert a également créé son propre groupe Facebook. (M.L.-L.)


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ACTUALITÉS

Vie étudiante MOHAMED JEBRI

Collaborateur mohamed.jebri@uqtr.ca

Sol Y Luna Voyages À l’occasion du congé de Pâques, le bureau de voyages de l’UQTR vous propose des formules de voyages très concurrentielles pour visiter les attraits de la ville de New Jersey du 11 au 13 avril. Le forfait inclut l’hébergement à l’hôtel Holiday Inn Parsippany ainsi que plusieurs activités et visites. Les prix proposés sont  219$ pour les chambres de quatre personnes, 269$ pour les chambres de trois personnes et 289$ pour les chambres doubles. Faites vite pour réserver vos places au 2218 Albert-Tessier. Sommet du millénaire La troisième mouture du Sommet du millénaire se déroulera le 16 avril au Palais des congrès de Montréal. Cet événement d’envergure et de renommée internationale vise à transmettre l’expérience vécue par une pléiade de conférenciers de grande réputation sur la scène internationale. L’auditoire aura l’occasion d’échanger et d’engager un dialogue pertinent avec les conférenciers conviés à cet effet. Les sujets à l’ordre du jour traiteront de la protection

des enfants du monde entier contre l’extrême pauvreté, la famine, les maladies contagieuses et transmissibles sexuellement. Ceci en vue de promouvoir les études primaires pour tous et assurer un climat de bien-être pour ces enfants. Pour participer à ce sommet, vous n’avez qu’à vous adresser à M. Martin Lambert, animateur d’activités étudiantes à l’UQTR. Le coût du billet est fixé à 50$ par personne et inclura les frais de transport si le nombre de participants excède 40 étudiants. Soyez au rendez-vous pour confirmer votre dévouement à la cause des enfants démunis! Concours Forces avenir Avez-vous un esprit ingénieux? Ne ratez pas l’occasion de faire parvenir les projets auxquels vous avez participé lors de votre cheminement de cycle d’études au comité d’appréciation Forces avenir. Le concours, organisé sous sa onzième édition, se veut consistant et bénéfique à l’ensemble des étudiants ayant fait preuve de détermination, de leadership et d’engagement au cours de la réalisation d’un projet universitaire dénotant une incidence significative sur un champ de compétence particulier. L’organisme Forces avenir a pour mission de promouvoir et d’honorer

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DEVIENS CE QUE TU ES! le potentiel estudiantin investi dans l’accomplissement d’une ébauche ou d’une création suscitant le goût de la réussite et enrichissant le savoir. Une somme totalisant 114 000$ sera mobilisée et distribuée en guise de bourses aux créateurs des projets primés par le jury de sélection. Si l’idée du concours vous intéresse, vous n’avez qu’à contacter Mme Marie-France Gagnier, directrice du Service aux étudiants, au 1262 du pavillon Albert-Tessier pour prendre connaissance des conditions d’admissibilité. La date limite de la remise des projets est fixée au 30 avril. Participez et démontrez vos esprits créatifs! Bacc Vert Une conférence gratuite organisée le 14 avril par le Bacc Vert et animée par nul autre que M. Richard Desjardins, auteur-compositeur-interprète, portera sur la célébration du 10e anniversaire de son film-choc intitulé L’erreur Boréale. Cette rencontre avec les étudiants leur permettra de débattre des différents sujets évoqués dans le film et fera office de foire aux questions. L’activité aura lieu à l’amphithéâtre 1200 Albert-Tessier à partir de 18h. Pour toute information supplémentaire, veuillez adresser vos courriels à l’adresse suivante : baccvert@uqtr.ca.

Vox pop

Qu’attendez-vous de la nouvelle équipe de l’AGEUQTR?

Yves-Cedric Koyo Administration «J’attends du nouveau bureau de l’AGE, la mise en place de dispositions effectives permettant un réel brassage culturel.»

Gabriel St-Pierre Lemieux Biologie-Médicale «J’espère que la nouvelle équipe de l’AGEUQTR saura mieux attirer et impliquer les étudiants dans l’Association.»

Haytheim Jedai Électronique «La nouvelle équipe devra résoudre le problème sur l’augmentation des frais de scolarité des étudiants internationaux.»

Alexandre Tannai Géographie «Je n’ai pas trop lu les objectifs des candidats, mais j’espère que les causes des petits baccs comme Géographie seront mieux représentées.»

Marine Lefebvre Géographie «J’espère que la nouvelle équipe restera aussi ouverte et innovante que son prédécesseur, tant au niveau des activités que de sa communication.»

Jade Ritchear Enseignement des Langues Secondes «Membre des Patriotes, j’espère que la nouvelle équipe favorisera l’obtention des bourses des étudiants-athlètes de l’université.»

Préparation et photographies : Kamel Otsmane

La littérature sauvera l’humanité présent, je crois qu’il faut envisager chaque ouvrage comme un ultime testament d’un être humain mortel sur son époque. Le livre est bien l’une des seules choses qui peut survivre à son créateur, lui laissant ainsi la meilleure des postérités possible par son héritage littéraire comme le prouvent encore abondamment Aristote, Lucrèce, Léonard de Vinci, Rousseau, Émile Zola, Spinoza, Marx, Nietzsche et Gandhi entre autres. •••••

JEAN-FRANÇOIS VEILLEUX

Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca

Étant donné que notre belle grande bibliothèque universitaire vient de refaire peau neuve pour accueillir encore plus chaleureusement ses étudiants, il est important de se rappeler à quel point le livre prend une importance capitale dans le développement d’une société. Combien de livres lisez-vous en moyenne par année? Moi, j’essaie d’en lire au moins un par semaine, c’est donc dire plus d’une cinquantaine par année. Étant philathète – qui aime la vérité –, j’aime me retrouver dans un univers réel et documenté, sur des époques révolues où je ne peux plus vivre ou alors plonger dans l’opinion philosophique d’un libre penseur sur la non-nécessité de l’existence de Dieu. En général, je déteste les romans et les fictions mais comme disait Einstein, l’imagination est plus importante que l’intelligence! Et vous, qui lisez-vous? Pourquoi lisez-vous? La détente, la fuite, la perversion, le désir de connaître ou de fabuler sur des mondes possibles? Et quand je parle de lecture, je ne parle pas des livres obligatoires ou en lien direct avec vos recherches et vos études scolaires, ou de la boîte de céréales du petit déjeuner, mais bien du simple désir de partager une expérience, une opinion, de se reconnaître dans l’écriture «vécue» d’un autre être humain. Qui d’entre vous a déjà rêvé de côtoyer les grands de ce monde pour vivre ou connaître leur mode de vie ou leurs pensées intimes? Que ce soit le harem de 200 femmes de Ramsès II, les méthodes hallucinogènes de Nostradamus pour voir dans l’avenir, les stupéfiantes méthodes pour jouir d’A.D. Sade ou les brillantes idées des philosophes des Lumières au 18e siècle tel que Diderot, Voltaire ou Rousseau? On dit qu’un livre dont on ne parle pas est un livre mort. Mais au-delà du

Certains scientifiques racontent qu’en 2012, le Soleil pourrait entrer dans une furie telle que ses rayons solaires vont brûler les fragiles circuits électroniques des satellites. Résultat : ni communication, ni Internet, ni télévision, et possiblement en conséquence ni électricité, ni ordinateur, ni musique en disque compact; le silence total, ou presque. Lorsque ces catastrophes arriveront, le jour où l’humain ne sera éclairé à nouveau que par la lumière du Soleil, vers quoi pensez-vous que l’humanité se tournera pour conquérir le savoir des temps révolus? Le livre bien entendu. D’après l’Institut de la statistique du Québec, les librairies québécoises ont connu une hausse de 9% des ventes de livres en 2007. Il s’agit d’une excellente nouvelle à mon avis. Toutefois, par grand malheur, nous venons d’apprendre aussi que la seule librairie francophone de Toronto, nommée Champlain et ouverte depuis 1960, vient de fermer ses portes… Je vous encourage donc à plonger droit devant dans l’univers infini de la littérature pour vous ouvrir les portes de tous les secrets de l’Histoire de l’humanité, de la réalité du passé et du présent à la fiction sur l’avenir et l’interprétation de nos origines. Sachez que la piqûre de la littérature est aussi un vaccin pour l’amélioration de la langue écrite et parlée. Lire davantage c’est faire beaucoup moins de fautes! Je vous mets au défi de lire un seul livre à votre goût personnel par mois et je vous garantis que vous serez à nouveau mordu de cet excellent exercice du cerveau, si gratifiant et si réconfortant. Peu importe la situation dans laquelle nous nous trouvons, les livres ne jugent pas, ils nous réconfortent, ils nous expliquent la vie. Profitez de l’immense richesse contenue dans la bibliothèque de l’UQTR pour apaiser votre soif de connaître, de comprendre, de visiter, d’imaginer ou de vous souvenir. Ils n’attendent que vous.


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6 au 19 avril 2009

ARTS ET SPECTACLES

FIMU

Hors normes DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

Dans le cadre de la 12e édition du Festival International de Musique Universelle (FIMU), l’Atelier Silex et Le Zénob ont accueilli une impressionnante palette d’artistes de la région venus étaler leurs talents devant un public averti. Musique, arts visuels, poésie et improvisation étaient au programme des deux soirées des vendredi 27 et samedi 28 mars.

L’atmosphère de l’Atelier Silex ne présageait rien de trop festif malgré l’événement prenant place en son sein pour souligner ses 25 ans d’existence. Ce lieu de réunion d’artistes sculpteurs, froid et sali par la pierre et le plâtre, a tout de même accueilli sur ses échafauds quelques dizaines de personnes prêtes à entrer dans le monde éclaté d’Alain Fleurent. L’artiste multidisciplinaires avait carte blanche, ce vendredi-là, et s’est donné pour mandat d’exploiter de fond en comble l’esprit de l’Atelier Silex, avec toute son histoire. Avec en fond une odeur de scie

mécanique, une présentation était projetée sur le mur blanc de l’atelier. Un sculpteur taillait un bloc de pierre, avec le bruit étourdissant des outils en trame de fond. Le même artiste suivi d’un deuxième exploitant le bois se sont retrouvés devant le public à entailler leurs pièces en direct. Effets sonores. L’énergie chaotique s’est ressentie quand Alain Fleurent s’est levé pour fermer la grosse porte insonorisée. Puis plus rien. Il l’a ouverte de nouveau pour laisser entrer le vacarme et faire vivre l’Atelier Silex dans toute sa sonorité. Et ce n’était que la première partie du spectacle!

Coup de théâtre d’Alain Fleurent pour la finale de Silex Live. Photo : D. Charest S’en est suivi une prestation de Laurent Bélanger et son incroyable zipophone. À l’aide de sacs à fermeture éclair de formes diverses, l’artiste a réussi à faire ressortir une musicalité intéressante et drôlement originale. Le poète Sébastien Dulude lui succédait sur scène avec son texte Le même poème, performé à l’aide de traitements électroniques. FIMU au Zénob La deuxième soirée du FIMU prenait place le lendemain au cafébar Le Zénob où plusieurs artistes étaient réunis. Avec comme invités l’écrivain Frédérick Durand, également excellent pianiste, ainsi que les poètes Paul Dallaire et Véronique Rhéaume, les participants de

la veille à l’Atelier Silex ont donné une performance musicale défiant toutes les conventions. Sébastien Dulude, Alain Fleurent, Luc Boissonneault, Francis Arsenault et Martin Corriveau ont réuni leurs talents d’improvisateurs pour donner un pouls aux récits des poètes. Armés de guitares, clavier, micros, thérémine, batterie et autres instruments suivant l’inspiration du moment, les musiciens recréaient à tout coup une bulle créative laissant place au texte, tout en le fixant dans une atmosphère bien à lui. Après trois bonnes heures de brillantes performances et d’émotions vives, les instruments retrouvaient leurs étuis pour laisser place à une petite fête bien méritée.

La Patère Rose

Une petite douceur Délicieuse et rafraichissante, l’énergie du nouvel album éponyme de la Patère Rose illuminera les passionnés de ce monde. De la voix enfantine de Fanny Bloom mêlée aux rythmes électro pop des claviers et bidouillages de Roboto et KiloJules sont nées une quinzaine de pièces à saveur ludique qui marqueront sans aucun doute par leur originalité la chanson québécoise comme on la connait. Le contenu ne surprend pas autant que la façon de l’amener puisque les déclarations coquines et les chansons nostalgiques appuyées par les notes de piano classique de la chanteuse parlent d’amour, d’amour et encore d’amour. Les trois jeunes Sherbrookois qui ont uni leurs forces lors de leurs études collégiales ont vu leur carrière musicale se précipiter alors

qu’ils remportaient la grande finale des Francouvertes 2008. Dès lors, la jeune fille ainsi que ses deux acolytes masculins, aussi du groupe Misteur Valaire, ont dû s’activer pour élargir leur répertoire de compositions qui ne contenait alors que quelques pièces. Le lancement de leur album a eu lieu le 19 mars dernier au National de Montréal. (D.C.)


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ARTS ET SPECTACLES

Musique

L’effet Tryo

DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

L’histoire d’amour entre le groupe français Tryo et le public québécois s’est enflammée le 26 mars dernier à la Salle J. Antonio Thompson. En tournée au Québec depuis plusieurs semaines, la joyeuse bande de gais lurons terminait magnifiquement son parcours en compagnie du public trifluvien qui l’a accueillie comme des rois. L’excitation des spectateurs venus écouter leurs cousins de France a bien servi en cris et en encouragements la formation Kodiak qui présentait la première partie du spectacle. L’attitude des cinq musiciens québécois collait parfaitement au style à la fois enjoué et détendu de Tryo et le public en a été ravi. Ils ont interprété

quelques jolies pièces aux rythmes reggae de leur dernier album La Mécanique avant de laisser place aux maîtres de la soirée. La salle en délire ne contenait plus son énervement à l’entrée des musiciens sur scène. D’une jovialité presque enfantine, le quatuor a longuement salué ses admirateurs avant d’entamer ce qui allait être une excitante aventure d’un soir. Accompagnés d’un percussionniste hors pair et d’un violoncelliste plus qu’énergique, Mali, Guizmo, Manu et Daniel en ont profité pour présenter les pièces de leur dernier album Ce que l’on sème en plus des incontournables de leur discographie bien garnie.

D’une jovialité presque enfantine, le quatuor a longuement salué ses admirateurs avant d’entamer ce qui allait être une excitante aventure d’un soir. C’est debout devant les bancs de velours de la Salle J. Antonio Thompson que le public a chanté en chœur les paroles engagées du quatuor contestataire. Alimentée par quelques prestations instrumentales envoutantes, l’intensité festive n’a pas baissé d’un cran jusqu’à la

La formation française accompagnée de deux musiciens invités. toute dernière pièce. Les admirateurs ont dû attendre le rappel pour finalement entendre le hit «Désolé pour hier soir», de l’album Grain de sable. D’un ton moins accusateur que les précédents, le plus récent disque de Tryo explore entre autres les horizons musicaux de l’Inde, la Jamaïque et l’Afrique. Cette musicalité nouvelle mêlée à leur poésie toujours juste et leur joie contagieuse a transporté le public dans un voyage rythmé autour de la planète. Ne se contentant pas de l’énergie reggae de ses débuts, le quatuor a opté pour une créativité renouvelable qui s’inspire des accents du monde tout en respectant ses valeurs d’engagement et de convivialité.

Exposition au Centre de diffusion Presse-papier

Le petit monde de Michel Lancelot MARTIN BERTRAND

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Depuis le 20 mars (et ce jusqu’au 19 avril), le Centre de diffusion Presse Papier (75, rue Saint-Antoine) présente l’exposition de Michel Lancelot intitulée Le centre du monde. M. Lancelot, graveur, explore dans ses œuvres l’hybridité entre les procédés traditionnels et contemporains. Pour cette exposition, il a décidé de présenter 17 monotypes de grand format imprimés sur des cartes géographiques. Il s’agit de visages humains, d’inspiration art naïf, sur fond blanc dont le remplissage, sous les traits, est une carte géographique. Ce procédé métonymique montre l’aspect humain du monde dont la vue aérienne des cartes ne rend pas la complexité, les possibles,

Monotype de l’exposition de Michel Lancelot. parce qu’elle est un rétrécissement. L’artiste commente son travail en affirmant que «nous sommes tous au centre du monde ou du moins de notre propre monde. Il n’y a donc pas

Photo : M. Bertrand

un centre du monde mais une infinité de centres et une infinité de métissages.» Site Web : http://sites.rapidus.net/ atelier.presse.papier

Photo : D. Charest

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6 au 19 avril 2009

ARTS ET SPECTACLES

Sortie CD

Musique

Inspiration du Sud

Le petit monde de Kevin Thompson Tout droit sorti du Festival de Petite Vallée en Gaspésie qui l’avait révélé en 2006, Kevin Thompson présente son premier album, éponyme. L’auteur-compositeurinterprète de Baie-Comeau y affiche un rock doux à saveur folk. Il a su bien s’entourer afin de produire son album et avoue, en entrevue, que sa participation à Petite Vallée a été le tremplin qui a fait démarrer sa carrière puisqu’il y a rencontré ses collaborateurs les plus proches. Les chansons qu’il présente sur l’album sont de rythmes et d’intérêt inégaux, parfois plus entraînants et

parfois versant dans le mélancolique. Plusieurs, par contre, se révèlent accrocheuses et laissent de l’album un bon souvenir en général. Par contre, et c’est là où le bât blesse, sa poésie manque souvent de poésie et il aurait eu avantage à retravailler ses paroles de chansons, par exemple : «Y’aimait tout c’qu’y’avait du sucre Y trippait su à Guerre des tuques Y perdait ses dents de lait d’en avant Ça c’était l’bon vieux temps» (Pas d’dents d’en avant) Ce détail mis de côté, pour plusieurs des chansons, il s’agit d’un album à découvrir. (M.B.)

Littérature

La formation Val Salva au spectacle à l’Embuscade.

DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

Avec des mélodies qui rappellent les heureux voyages dans les pays du Sud, la formation trifluvienne Val Salva a agréablement réchauffé l’ambiance de l’Embuscade le 25 mars dernier. Les pièces de leur dernier album éponyme, surtout en français, un peu en espagnol, ont donné au public un joli avant-goût de la saison chaude qui se pointe lentement le bout du nez. L’invitation de François Adams à sourire et à se détendre a été adoptée par les spectateurs dès son entrée sur scène. Entouré de Grégoire Brière à la guitare électrique, Annick Bernatchez à la basse et Éric Charland

Photo : D. Charest

à la batterie, Adams (voix et guitare classique) est entré et ressorti avec la même attitude pimpante et contagieuse. La première pièce chantée

Puisant leur inspiration de nombreux voyages en Amérique du Sud, les membres imprégnés de leur musique semblent revivre à chaque note ces merveilleux moments de liberté. en espagnol a donné le ton estival de la prestation qui n’a pas diminué en énergie jusqu’à la fin. Puisant leur inspiration de nombreux voyages en

Amérique du Sud, les membres imprégnés de leur musique semblent revivre à chaque note ces merveilleux moments de liberté. La formation trifluvienne n’en est pas à ses premiers spectacles. Ses rythmes reggae saucés à la musique du monde ont été enregistrés sur trois excellents albums depuis son alliance en 2001 et se sont faits connaître partout dans la province. Depuis, quelques membres ont été remplacés, mais leurs thèmes favoris sont restés les mêmes  : la condition humaine, l’environnement et l’engagement social. Les membres du groupe approchant maintenant la trentaine, leurs chansons traduisent moins les espoirs puérils de leurs débuts, mais exposent plutôt des solutions aux problèmes de notre monde.

Chick lit sans arrière-goût Isabelle, 26 ans, est Française et habite au Québec depuis un an. En manque d’amour, elle est à la recherche de son prince charmant, mais tombe assez rapidement de son nuage quand elle réalise que l’état des relations gars-fille d’aujourd’hui se résume très souvent au plaisir sans complications. Isabelle est l’héroïne du roman Passionnément givrée. Et elle ne perd pas espoir! Le tout premier rejeton de la jeune Trifluvienne Audrey Parily qui vient d’apparaître sur les rayons plaira très certainement aux lectrices en manque d’histoires d’amour sucrées, juste assez. Pas d’aventures incroyables, pas de dénouements abracadabrants, simplement la vie et l’amour, qui cohabitent dans l’existence d’une étudiante en quête de ses rêves. Le passage difficile vers la vie adulte, les complications

d’un déménagement outre-mer, les relations corsées parents-enfant et l’amitié inconditionnelle sont autant de thèmes que l’auteure aborde avec simplicité. Passionnément givrée est un petit bonbon léger… sans le mauvais goût de l’édulcorant! (D.C.)

Passionnément givrée, aux Éditions de Mortagne.


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ARTS ET SPECTACLES

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Entrevue avec Fred Pellerin

Autour de L’arracheuse de temps

MARTIN BERTRAND

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

dernier-né, L’arracheuse de temps, raconte l’histoire de la Scroup, riche propriétaire recluse au Lac des Sangsues, à Saint-Élie-de-Caxton, qui avait la réputation d’être sorcière et créait intérêt et défiance auprès des habitants du petit village. Quant à savoir d’où provient l’inspiration de ses spectacles, Fred affirme que ses protagonistes ont réellement existé : «Mes personnages sont du vrai monde, je m’inspire du personnage réel et je distortionne dessus. En fait, je trouve aussi dans la tradition orale du monde, je puise là-dedans et je mélange avec les histoires des gens de Saint-Élie, et il y a de mon délire personnel aussi!»

Résident illustre de la région et ancien du baccalauréat en études françaises de l’UQTR, Fred Pellerin s’est taillé une réputation de conteur d’envergure en narrant dans ses spectacles les histoires des anciens de son village. Il présentera sa nouvelle œuvre, L’arracheuse de temps à la salle J.-AntonioThompson le 30 avril prochain. Le Zone Campus a réussi à obtenir une entrevue téléphonique avec lui durant sa tournée en Beauce.

L’arracheuse de temps En ce sens, si la Scroup a bel et bien existé, elle n’en atteint pas moins une dimension légendaire dans l’imaginaire de Pellerin  : elle s’en prend à la mort elle-même dans le conte qu’il fait vivre aux spectateurs. Son histoire est entrecoupée d’intermèdes musicaux qu’il interprète, dont une chanson de Gilles Vigneault qui sied parfaitement à la situation, Quand vous mourrez de nos amours.

Au téléphone, questionné sur son nouveau spectacle, Fred se présente à l’image même de ses prestations  : simple et convivial, passionné. Son

La présence du folklore Quant à savoir pourquoi le folklore reprend une si grande importance au Québec par les temps qui courent,

Fred affirme ne pas trop savoir ce qu’il en est  : «C’est dur d’analyser le mouvement parce que je suis dedans. En fait, je pense que le Québec est construit sur une culture orale  : les gens n’écrivaient pas, mais les gens jasaient. On est un peuple de jaseux. Avec la télé, on a perdu un peu cette habitude. Le regain est sans doute attribuable à cette coupure et au fait qu’on veuille renouer avec la communication véritable.» Sur scène, il prend en effet tous les atours du conteur d’autrefois et maîtrise parfaitement les ressorts dramatiques dont se servaient les vieux lors des veillées. Le public se prend à se passionner pour ses personnages et son délire. Réalisations et projets Malgré son accent et ses mots arrachés à l’oubli, sortis du fond culturel des campagnes québécoises, il réussit à s’adapter au public lors de ses tournées à l’étranger. Fred explique qu’il se plaît à aligner son spectacle avec son auditoire, selon la rétroaction qu’il en reçoit. Il prend donc toujours une nouvelle saveur à chaque représentation. «J’adapte ben gros d’un soir à l’autre parce que j’improvise beaucoup. Je construis avec les réactions que le public me donne. C’est sûr que j’adapte plus quand je vais à l’étranger. Souvent, ailleurs,

Fred Pellerin, qui sera en spectacle le 30 avril à la salle J.-Antonio Thompson. Photo : Claude Dolbec j’explique mes expressions, mais je les dis pareil. J’y vais à la réaction et je joue sur l’incompréhension.» Quant à ses projets immédiats, il en est à organiser les derniers préparatifs qui précéderont la sortie de son livre-disque sur L’arracheuse

Univers-cité en spectacle

Spectacle d’humour

Rire pour la cause! MARTIN BERTRAND

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Le 26 mars passé a eu lieu, au théâtre du Cégep de Trois-Rivières, un spectacle d’humour organisé par des étudiants, histoire d’amasser des fonds pour le 375e anniversaire de la ville de Trois-Rivières et la troisième année du DEC/bacc en design d’intérieur. La soirée était animée par deux étudiants de l’UQTR  : Alex Drouin, qui a obtenu deux ans de suite le deuxième prix pour UQTR en spectacle, et Jonathan Roy Marois. Alex a d’ailleurs présenté un numéro de stand-up comique fort apprécié du public et Jonathan, un sketch sous forme d’histoire bruitée et mimée très créatif, nous plongeant dans l’histoire abracadabrante d’un livreur de pizza qui se présente devant une maison hantée. Évidemment,

les deux comparses assuraient la présentation des humoristes invités et interagissaient à plusieurs reprises avec eux durant le spectacle.

«Tu peux pas te plaindre du capitalisme quand tu te places directement dans son anus une journée de diarrhée.» –Guillaume Wagner

Le public n’a vraiment pas démenti la popularité des soirées d’humour au Québec puisque les spectateurs s’étaient amassés nombreux au théâtre du Cégep de Trois-Rivières pour l’événement. Guy Bernier Premier humoriste à se présenter, Guy Bernier a commis un numéro de stand-up trivial et grinçant, traitant

des habituels thèmes des comiques à la mode : relations hommes-femmes, sexe, alcool, drogue, le tout avec une énergie contagieuse qui semble être sa marque de commerce… et le public en redemandait! Dany Drouin Le deuxième humoriste, Dany Drouin (sans lien de parenté avec Alex, ils ont bien insisté) se spécialisait, lui, dans le sketch à personnages absents, c’est-à-dire qu’il faisait semblant d’interagir avec des personnages fictifs, créant des scènes de la vie quotidienne en les dénaturant. Le procédé s’est avéré intéressant, d’autant plus lorsqu’il a présenté une rencontre de la belle-famille, discutant avec ses personnages en leur expliquant qu’ils n’existaient pas vraiment mais qu’il les inventait. Ses intermèdes vidéo, entre deux sketchs, le représentaient également en conversation avec des amis, leur expliquant qu’il lui fallait un intermède afin de prendre

de temps qui devrait arriver sur les tablettes au début mai. Lors de l’entrevue, le manuscrit venait tout juste d’être corrigé. Il désire également faire tourner le spectacle encore un bout de temps sur les routes du Québec.

le temps de se changer entre deux parties de spectacle. Guillaume Wagner Dernier humoriste à se présenter, mais non le moindre, Guillaume Wagner s’est imposé comme le clou du spectacle dans un numéro de stand-up comique qu’il dépeignait lui-même comme simpliste dans son approche, bien que sa verve n’était résolument pas dénuée d’esprit. C’est d’ailleurs à lui que revient la perle de la soirée, en parlant de sa virée dans les magasins au Boxing Day  : «Tu peux pas te plaindre du capitalisme quand tu te places directement dans son anus une journée de diarrhée.» Versant beaucoup dans les travers de la vie à deux et dans les différences entre les sexes, le public s’y est reconnu et a résolument embarqué dans son analyse soulignant à gros traits les petits détails des comportements des hommes et des femmes. Il s’est d’ailleurs retiré devant une ovation debout des spectateurs.

C’est le vendredi 10 avril qu’aura lieu la finale d’Univers-cité en spectacle, à 19h30, au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières. Cet événement réunira les gagnants des éliminatoires locaux de l’UQTR, de l’UQAM, de l’UQAT, de l’UQAC, de l’UdeS, de l’Université Laval et de l’ÉTS et visera à mettre de l’avant les talents du réseau universitaire en un spectacle déployant les arts de la scène sous toutes ses formes. Les billets sont en vente au coût de 8$ en pré-vente et à 12$ à la porte. Vous pouvez les réserver au 819840-2779 ou encore par courriel à univers-citeenspectacle@hotmail. com. (M.B.)

La prochaine édition de votre journal Zone Campus sera disponible en kiosque dès le lundi 20 avril. Vous pouvez lire les numéros précédents au : www.zonecampus.ca


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6 au 19 avril 2009

SPORTS

Dix minutes qui ont fait mal Les Patriotes éliminés par l’UQAM en demi-finale ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

La grosse machine des Citadins de l’Université du Québec à Montréal a inscrit trois buts en moins de dix minutes, pour éliminer les Patriotes en demi-finale de la Ligue de soccer universitaire du Québec. Avec ce gain de 3 à 1, les Citadins ont obtenu leur laissez-passer pour la finale, qu’ils ont remportée 3 à 2 contre Laval, une semaine plus tard. Au terme de ce revers, l’entraîneurchef des Patriotes, Pierre Clermont,

s’est néanmoins dit très satisfait de l’effort déployé par ses joueurs. «Je suis content de ce match et de notre saison. Les joueurs n’étaient pas déçus après cette rencontre. Ils savent qu’ils ont très bien joué et qu’ils ont bien terminé la saison. Je suis très fier de notre progression, tout au long de la saison.» Après avoir réussi à conserver le pointage à zéro partout après la première demie, les Patriotes ont forcé un peu la note, ce qui a créé des chances de marquer pour les Citadins. Le joueur par excellence de la dernière saison, Paul Darboux, des Citadins, a rapidement fait mal aux

L’attaquant Ghyslain Tapsoba manquera aux Patriotes, lui qui vient de terminer sa cinquième saison. Les Patriotes devront attendre sans doute plusieurs saisons avant de revoir un attaquant aussi rapide que celui qu’on surnomme «Mini»... Patriotes en marquant deux buts rapides. En moins de dix minutes en début de deuxième demie, les Montréalais se sont forgés une priorité de trois buts. Bachir Diop a réduit l’écart sur un beau centre de Philippe St-Laurent, mais les Patriotes ont manqué de temps. «J’ai vraiment été étonné du fait que les Citadins ont choisi de fermer les jeux lors de ce match, a noté Clermont. Ils avaient une grosse offensive, mais ils ont décidé de jouer la trappe. Leurs attaquants n’ont pas mis de pression sur nos défenseurs

en première demie et ils n’ont fait qu’attendre les chances. À la fin du match, ils se sont repliés à 11 dans leur zone, ce qui nous a empêché de revenir dans le pointage.» Les Patriotes ont surpris lors de cette saison hivernale en terminant au quatrième rang et en s’inclinant en demi-finale, eux qui avaient connu une saison misérable à l’automne. Les joueurs ont modifié leur attitude et ils ont réussi à former une équipe. «Les joueurs ont prouvé qu’ils étaient capables de bien se passer le ballon au sol et de jouer en équipe, a souligné Pierre Clermont, qui vient

Philippe St-Laurent a connu une excellente saison, cet hiver, avec les Patriotes. Il sera à surveiller à l’automne prochain. Photos : A. Martin

de compléter sa 17e campagne à la barre des Patriotes. Ce fut une saison satisfaisante parce que j’ai réussi à obtenir l’implication et l’engagement de tous mes joueurs, ce qui ne s’était pas produit à l’automne. Les joueurs se sont pris en main et je suis heureux de cette saison hivernale.» À l’automne prochain, les Patriotes perdront les services de leur attaquant vedette Ghyslain Tapsoba, qui a complété ses cinq années d’éligibilité. Le milieu de terrain Benjamin Petitjean retournera en France, lui qui n’était au Québec que pour un an. Le gardien Pierre-Alexandre Boisvert et l’attaquant Keven Millot ne seront pas non plus de retour puisqu’ils ont terminé leurs études. «Je m’attends à voir près de 30 joueurs au camp, au mois d’août prochain, estime Clermont. Certains gars sont en réflexion en raison de choix académiques, mais mon noyau de joueurs sera de retour. C’est certain qu’on aimerait revivre une saison comme en 2001, où nous avions remporté le championnat automnal et pris part au championnat canadien, mais le défi est grand puisque nous sommes la plus petite université de la Ligue. À titre d’exemple, l’Université de Sherbrooke, que nous avons battue deux fois cet hiver, compte environ 22 000 étudiants, contre un peu plus de 10  000 pour nous. Le soccer est cependant un sport d’équipe et les joueurs doivent y croire.» Ce jeudi 9 mars aura lieu le Gala sport-excellence des Patriotes. On saura alors quels athlètes ont été les plus méritants, tant au niveau académique que sur le plan sportif. Chez les filles, il est déjà certain que la nageuse Jennifer Carroll décrochera encore une fois le titre d’athlète par excellence, alors que chez les gars, la décision sera plus serrée.


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SPORTS

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Hockey

Quatre joueurs des Patriotes honorés FELIPE ANTAYA

Journaliste | Sports sports2@zonecampus.ca

Plusieurs joueurs ont été les artisans des succès des Pats au cours de la dernière campagne. Les efforts de certains ont été reconnus, puisque Jonathan Boutin, JeanChristophe Blanchard, Alexandre Demers et Tommy Lafontaine ont été nommés au sein des différentes équipes d’étoiles de conférence de l’Est du Sport Universitaire de l’Ontario (SUO). En plus, Blanchard a été choisi pour l’équipe d’étoiles canadienne des recrues. À sa quatrième année avec l’équipe, l’ailier droit Jonathan Boutin a reçu le titre de joueur par excellence de la conférence de l’Est du SUO en plus d’être nommé pour joindre la première équipe d’étoiles de sa conférence. «C’est une belle reconnaissance pour l’année que nous avons eue, ditil. Ça démontre que nous avons eu une belle saison en tant qu’équipe.» Boutin est d’ailleurs très reconnaissant à l’endroit de ses coéquipiers, particulièrement ceux de son trio.

«Ces honneurs, je ne les aurais pas eus sans le travail d’Alexandre Demers et de Mathieu Gravel», soutient-il. Cependant, ces titres individuels n’étaient pas les objectifs de Boutin. «L’objectif de départ était d’atteindre le Championnat canadien et nous n’avons pas réussi. C’est sûr que ça fait un petit baume d’être honoré comme ça, mais j’aurais échangé un accès au Championnat contre ces deux honneurs, n’importe quand», affirme l’athlète natif de La Pocatière. Ce dernier peut tout de même être fier puisqu’il a connu une saison incroyable. Avec une récolte de 51 points (21 buts et 30 passes), il a terminé la campagne à égalité au troisième rang des pointeurs parmi tous les hockeyeurs universitaires canadiens et au premier rang des pointeurs des Patriotes. Par ailleurs, Boutin est toujours indécis quant à son avenir avec l’équipe, lui qui sera bientôt diplômé en administration des affaires. Plusieurs options sont sur la table et il devra les évaluer prochainement. Malgré tout, il ne fait aucun doute que ce joueur a marqué l’histoire des Patriotes au cours de son passage avec la formation. En effet, il est devenu l’un des plus prolifiques pointeurs de l’histoire

Jean-Christophe Blanchard a été nommé pour joindre la première équipe d'étoile des recrues du SIC. Photo : F. Antaya

Jonathan Boutin a connu une saison exceptionnelle, ce qui lui vaut le titre de joueur par excellence de la Conférence ontarienne. Photo : F. Antaya de l’équipe en amassant 198 points (84 buts et 114 passes) en 147 parties. Blanchard se distingue L’équipe trifluvienne n’aurait pas pu être aussi dominante en saison régulière sans l’apport d’un gardien de premier plan. À sa première saison avec les Patriotes, Jean-Christophe Blanchard s’est démarqué autant à l’intérieur de la Conférence ontarienne que sur la scène canadienne. En effet, il a été sélectionné pour l’équipe d’étoiles des recrues et au sein de la deuxième équipe d’étoiles du SUO, puis, il a été invité par l’équipe d’étoiles canadiennes des recrues. Sa place parmi les étoiles canadiennes est d’ailleurs remarquable, car Blanchard est seulement le troisième gardien des Patriotes à obtenir une place avec une équipe d’étoiles au Canada depuis 1992. Ces nominations font évidemment chaud au cœur. «C’est plaisant de mériter de tels honneurs, ça prouve que l’équipe a connu une bonne saison», confie le numéro 57. La nomination parmi les étoiles ca-

Alexandre Demers. Photo : Patriotes

Tommy Lafontaine.

Photo : F. Antaya

nadiennes est certainement la plus gratifiante. «C’est plaisant d’être nommé sur une équipe d’étoiles toute canadienne. Surtout que c’est difficile de faire sa place au Canada lorsqu’on sait que les équipes de l’Ouest et des Maritimes sont habituellement très présentes pour ces honneurs», soutient-il.

«C’est sûr que ça fait un petit baume d’être honoré comme ça, mais j’aurais échangé un accès au Championnat contre ces deux honneurs, n’importe quand.» – Jonathan Boutin

Au cours de la saison régulière, le gardien de but de 6 pieds 5 pouces a récolté 12 victoires et essuyé 5 défaites, en plus de maintenir une moyenne de buts alloués de 2,24 et un pourcentage d’arrêt de 0,915%. Avec de telles statistiques, il a conclu la campagne au sixième rang des meilleurs gardiens au travers tout le Canada. Malheureusement pour lui, il n’a pas été en mesure de conserver une fiche aussi étincelante en séries d’après-saison et s’est fait damer le pion par son auxiliaire Michael Dupont. Demers et Lafontaine rejoignent Boutin Le joueur de centre Alexandre Demers a également une place de choix parmi l’élite du circuit ontarien. À l’instar de Boutin, il a été invité à rejoindre la première équipe d’étoiles de la conférence de l’Est, alors que l’an dernier, il avait été retenu pour

l’équipe d’étoiles des recrues du SUO. Depuis son arrivée avec les Pats, Demers n’a pas cessé de progresser et, avec Boutin, il a fait la pluie et le beau temps durant une bonne partie de la saison. Le numéro 10 a conclu la saison régulière avec 43 points (17 buts et 26 passes) en banque, ce qui le place au neuvième rang des marqueurs du SIC (Sport Interuniversitaire canadien) et au deuxième échelon des marqueurs de son équipe. Par ailleurs, malgré ses 5 pieds 9 pouces, l’athlète de 195 livres n’a pas peur du jeu robuste, comme en témoignent ses 72 minutes de pénalité. Il ne fait pas de doute que Demers est un joueur de caractère. Enfin, les succès des Patriotes ont aussi reposé sur la qualité du jeu des défenseurs. Un de ceux-là, le défenseur de quatrième et dernière année, Tommy Lafontaine, est le troisième joueur des Patriotes à se retrouver au sein de la première équipe d’étoiles du SUO. «Je suis content d’être sélectionné, mais surtout surpris, dit-il. Je ne m’attendais pas à ça du tout. C’est sûr que ça finit bien une carrière, mais ce n’était pas le but recherché. D’ailleurs, ça ne met même pas un baume sur la fin de saison que nous avons connue. Je ne joue pas au hockey présentement et ça me manque. J’aurais préféré jouer au Championnat canadien.» Cette année, le numéro 28 a affiché les meilleures statistiques offensives chez les arrières de l’équipe, avec 19 points (4 buts et 15 passes). Utilisé dans toutes les situations de jeu, il était notamment le quart arrière lors des supériorités numériques en plus de tuer les pénalités. Assistant au capitaine, ce vétéran a démontré du caractère et de la constance durant toute la saison.


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6 au 19 avril 2009

SPORTS

Golf

L’expérience de Myrtle Beach Durant la semaine de relâche, plusieurs golfeurs des Patriotes se sont rendus à Myrtle Beach, en Virginie, pour s’exercer une première fois à l’extérieur. Lors de ce point de contrôle, l’entraîneur Jean-François Auger a pu évaluer le travail que ses joueurs ont accompli à l’intérieur depuis les derniers mois.

FELIPE ANTAYA

Journaliste | Sports sports2@zonecampus.ca

«La semaine s’est bien passée. Les joueurs ont pu se familiariser avec le terrain pour la première fois de la saison. La transition de l’intérieur à l’extérieur a été un choc pour certains, mais j’ai pu évaluer le travail fait à l’intérieur durant l’hiver», soutient Auger.

À Myrtle Beach, les joueurs des Patriotes ont pu s'exercer sur une surface extérieure pour la première fois de la saison. Photos : Stéphanie Côté

«La transition de l’intérieur à l’extérieur a été un choc pour certains, mais j’ai pu évaluer le travail fait à l’intérieur durant l’hiver» – Jean-François Auger.

En fait, l’expérience de Myrtle Beach était essentiellement destinée à cette fin. Sans la pression des tournois et sans faire de jeu sur le vert, l’entraîneur a pu juger des points forts ou faibles de certains, de même que des points sur lesquels il faudra travailler davantage à l’intérieur. Dans l’ensemble, Auger considère que son équipe s’est améliorée, même s’il aurait aimé voir des résultats plus concluants à certains égards. Par ailleurs, l’expérience a également permis aux joueurs présents de tisser des liens. Malheureusement, l’équipe complète n’a pu faire le

voyage en raison des frais encourus. En effet, la totalité des frais devait être déboursée par les golfeurs euxmêmes. Moyennant la somme de 500$ canadiens, les joueurs avaient droit à un tout-inclus et ont pu s’exercer sur les terrains L’International ou le Lyon Spa, entre autres. Refonte du programme La donne risque peut-être de changer prochainement au niveau du support apporté aux golfeurs. Auger souhaite que les joueurs sachent clairement à quoi s’attendre. En contrepartie, «les exigences envers les

joueurs vont augmenter, affirme-t-il. Nous sommes rendus là.» Les joueurs des Pats sont toujours dans l’attente d’une confirmation positive à savoir s’ils participeront au championnat canadien disputé à Moncton ce printemps. Par contre, l’équipe de l’UQTR sera l’hôte du championnat de l’Est canadien prochainement. Le choix du terrain de golf trifluvien demeure à déterminer pour l’instant, mais les activités sont en préparation. Par ailleurs, TroisRivières accueillera aussi une tranche du championnat provincial 2009 disputé à l’automne.


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SPORTS

Une deuxième chance pour Marie-Ève Nault L’entraîneuse des Patriotes a bien fait avec l’équipe nationale tournoi international à Chypre. Plus cette compétition avançait et plus mon temps de jeu augmentait.» Lors de ce tournoi, l’équipe canadienne a atteint la finale en terminant première de son groupe, grâce à des victoires contre la Russie (2 à 0) et les Pays-Bas (2 à 1) et un match nul de 1 à 1 contre la Nouvelle-Zélande. Les Canadiennes se sont cependant inclinées 3 à 1 contre l’Angleterre, dans le match ultime.

ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

La Trifluvienne Marie-Ève Nault a passé un peu plus d’un mois en compagnie de l’équipe nationale de soccer, ce qui a ravivé encore plus son rêve olympique. En 2003 et 2004, Nault avait obtenu des essais avec l’équipe nationale, malgré le fait que cette formation avait raté l’occasion de se qualifier pour les Jeux olympiques d’Athènes. Cinq ans plus tard, à 26 ans, Marie-Ève Nault n’espérait plus une opportunité de la sorte. «J’avoue que je ne m’attendais plus à être invitée avec l’équipe nationale, d’expliquer celle qui maintient toujours le désir de jouer au niveau professionnel, dans la nouvelle ligue Women’s Professional Soccer (WPS). Ce fut une très belle surprise. J’ai été invitée à un premier camp, à Los Angeles, avant de suivre l’équipe à un deuxième camp à Rome et à un

Marie-Ève Nault a ainsi côtoyé plusieurs joueuses qui faisaient partie de l’équipe canadienne lors des derniers Jeux de Pékin, l’été dernier. «L’entraîneuse-chef Carolina Morace m’a fait savoir via un interprète qu’elle aimait bien mon intelligence avec le ballon, a indiqué Nault. Je savais aussi que je devais améliorer ma condition physique, mais c’était normal puisque je ne m’étais pas entraînée pour ce genre de défi. Il y aura un autre camp à Toronto en mai et je serai prête physiquement. J’espère que le téléphone sonnera de nouveau.» Marie-Ève Nault a ainsi côtoyé plusieurs joueuses qui faisaient partie de l’équipe canadienne lors des derniers Jeux de Pékin, l’été dernier. Le niveau de jeu était donc très élevé. «Je pense que c’est plus difficile mentalement que physiquement,

L’entraîneuse-chef des Patriotes, Marie-Ève Nault se rapproche d’un poste avec l’équipe nationale de soccer.

note Nault. La pression arrive tellement vite et il faut respecter le système de jeu, sans faire d’erreurs. Je suis contente de la façon dont j’ai joué. Je connaissais certaines filles, ce qui a facilité mon adaptation, mais les quelque 15 joueuses qui étaient aux derniers Jeux olympiques ont une grande expérience des matchs internationaux.» En mai prochain, Marie-Ève Nault se rapportera au FC Indiana, le clubécole des Red Stars de Chicago, dans la WPS. Nault en sera à une quatrième saison dans la W-League. «J’imagine que si je parviens à m’imposer avec l’équipe nationale, ça va augmenter mes chances de monter dans la WPS, explique Nault. Je vais prendre ça comme ça vient, mais si j’ai d’autres occasions avec l’équipe nationale, je vais tout donner.»

Patriote de la semaine Semaine du 16 au 22 mars Le dernier titre de Patriote de la semaine revient à Bachir Diop, une recrue de la formation de soccer masculine. Lors du dernier match de son équipe, en demi-finale de la Ligue universitaire de soccer du Québec, Diop a été l’unique marqueur des Patriotes dans une défaite de 3 à 1 contre les Citadins de l’UQAM. Bachir Diop est originaire du Sénégal, mais il a su s’adapter rapidement au style de jeu présenté au Québec et ce, tout au long de la saison hivernale de soccer intérieur à 11. L’attaquant devrait agir à titre de meneur offensif pour la prochaine saison, qui débutera en septembre prochain. Bachir Diop débute un baccalauréat en génie électrique. (A.M.)

Photo : Patriotes

STATISTIQUES Ligues intramuros

A

Hockey cosom féminin Équipes Les chatons dorés Des-si-belles Louves Moustaches de Dr. Les Provocantes Daiquiri Unna Boots

PJ 11 11 10 10 10 10 10

V 11 8 7 4 2 1 2

D 0 3 3 5 7 9 8

Volley-ball mixte

N PM PE Tot 0 22 22 44 0 16 22 38 0 14 20 34 1 9 20 29 1 5 20 25 0 2 20 22 0 4 16 20

B

C

Équipes Habs Marmen II Subluxateur Carrés Sympathiques Marmen I Challenger Bio med Kins Lightning crash Math info

SJ 3 6 3 6 6 9 6 9 6 9 9

V 2 5 1 1 6 4 3 2 6 5 1

D 1 1 2 5 0 5 3 7 0 4 8

PP 72 145 73 120 152 147 128 186 154 207 147

PC 61 132 68 149 116 133 132 215 102 185 221

Rg 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3

Préparation : A. Martin, F. Antaya et Mathieu Plante

La Trifluvienne conserve encore l’espoir de réaliser son rêve olympique.

Photos : A. Martin


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Zone Campus 6 avril 2009