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23 février au 8 mars 2009 | Vol. 4, No 12 | 16 pages | Bimensuel gratuit | zonecampus.ca

>ACTUALITÉS

REMISE ANNUELLE DES BOURSES DE LA FONDATION DE L’UQTR PAGE 5

>SPORTS

LES PATRIOTES HOCKEY FONT LES SÉRIES PAGE 12


2

23 février au 8 mars 2009

ACTUALITÉS

assemblée de consultation Des étudiants internationaux

Pavillon Pierre-Boucher 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5011 poste 3414 Publicité: (819) 376-5011 poste 3411 Télécopieur: (819) 376-5239

Des frais de scolarité qui grimpent en flèche!

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières

Une équipe qui aime le sucre à la crème Marc Périard | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Nadia Trépanier | Rédactrice en chef redaction@zonecampus.ca Maxime Lemieux-Laramée | Actualités actualites1@zonecampus.ca André Barrette | Actualités actualites2@zonecampus.ca Mohamed Jebri | Collaborateur mohamed.jebri@uqtr.ca Kamel Otsmane | Collaborateur kamel.otsmane@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Martin Bertrand | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Daphnie Charest | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca André Martin | Sports sports1@zonecampus.ca Felipe Antaya | Sports sports2@zonecampus.ca Maxime Gélinas | Infographe infographe@zonecampus.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre webcfou@uqtr.ca François-Olivier Marchand Responsable de la publicité pub.zc@uqtr.ca Sébastien Dulude | Correcteur sebastiendulude@gmail.com Conception de la une | M. Gélinas

ANDRÉ BARRETTE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

La situation financière des étudiants étrangers est alarmante. C’est pourquoi le 5 février, une assemblée s’est tenue au local 1012 du pavillon Nérée-Beauchemin sous-tendant deux objectifs principaux. Il fallait informer et sensibiliser les étudiants internationaux à l’augmentation vertigineuse de leurs frais de scolarité et établir un plan d’action afin d’amenuiser, à tout le moins, cette augmentation.

Depuis 2006, année du dégel des frais de scolarité, le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MÉLS) et l’UQTR font des étudiants internationaux leurs choux gras. Ceux-ci ont vu leurs frais de scolarité gonfler de 21% en trois ans. D’ici 2010, un autre 15% d’augmentation sera ajouté à leur facture. Présentement, un étudiant venant de l’étranger paie en moyenne entre 6700$ et 7400$ par session. C’est un montant difficile à payer pour plusieurs, surtout que ceux-ci n’ont pas le droit de travailler hors du campus. L’Université essuie constamment des pertes d’étudiants étrangers qui doivent quitter avant la fin de leurs études. Financièrement, ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Par-dessus l’augmentation progressive des frais exigés par le MÉLS, l’UQTR avait la liberté d’imposer sa propre augmentation. Celle-ci pouvait se situer entre 0 et 10%. Au lieu de donner une chance à ses étudiants étrangers, l’UQTR a tout de même décidé d’ajouter ce 10%, au grand désarroi de Frédérik Farid Borel, vice-président aux affaires académiques de l’Association

Les étudiants internationaux présents ne se réjouissaient pas de leur situation. Photo : A. Barrette générale des étudiants (AGE). Il ne comprend absolument pas cette hausse qui n’a, selon lui, aucune raison d’être. «Je ne peux pas concevoir qu’une institution, ayant une bonne santé financière, se permette de garder une telle hausse», affirmet-il.

«Notre but ultime est de faire enlever le 10% d’augmentation; tous les étudiants devraient se rallier à la cause, ils sont tous les bienvenus.»

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Sommaire Actualités

– Frédérik Farid Borel

2-7

Frais étudiants internationaux 2 C.A. UQTR

2

Jeux de la communication

3

Thomas Mulcair

3

Frédérik Farid Borel, à gauche, a rassemblé ses troupes pour son assemblée de consultation. Photo : A. Barrette

Afin de réussir à faire pression sur les instances de l’Université, M. Borel a organisé une assemblée de

consultation pour rendre compte de la situation aux étudiants internationaux. En plus de les informer, ce qui a provoqué maintes réactions, il a invité tous les participants à établir en table ronde un plan d’action pour faire bouger les choses. Plusieurs idées ont été mises en place : des lettres ouvertes, des lettres à l’Administration décrivant la situation d’un étudiant international, des kiosques d’information et une pétition. Plus de 1000 étudiants l’auraient déjà signée. Tous les étudiants, sans restriction, sont invités à se joindre au mouvement afin de faire baisser les frais de scolarité des étudiants étrangers. «Notre but ultime est de faire enlever le 10% d’augmentation; tous les étudiants devraient se rallier à la cause, ils sont tous les bienvenus», ajoute M. Borel.

Politique électorale AGEUQTR 4 C.A. AGEUQTR

4

Remise bourses fondation

5

Éditorial

6

Petites mythologies

6

Vie étudiante / vox-pop

7

Deviens ce que tu es!

7

Arts et spectacles

8-11

Semaine interdisciplinaire UQTR en spectacle

8 9-10

Antigone

10

Truffe

11

Nuits polaires

11

Sports

12-15

Hockey

12 / 15

Jennifer Carroll

13

Soccer

14

Patriotes de la semaine

15

Statistiques

15

Conseil d’administration de l’UQTR

La hausse des frais institutionnels obligatoires ne fera pas sursauter la communauté étudiante Le C.A. (Conseil d’administration) de l’UQTR s’est tenu le 16 février dernier. Parmi les quelques sujets figurant à l’ordre du jour, ce sont les FIO (frais institutionnels obligatoires et autres frais) qui tiennent les étudiants en haleine. Contrairement à l’année 2007, l’augmentation de ceux-ci ne fera pas scandale. Il y a maintenant deux ans, en 2007, après ne pas avoir bougés depuis 1996, les FIO avaient augmenté d’un

bond de 160$ par année. Puisque l’Association générale des étudiants (AGE) en avait été informée un mois à l’avance, elle avait eu le temps d’organiser une assemblée générale afin de rejeter cette augmentation. Plus de 500 étudiants s’étaient réunis et avaient voté à 96% contre cette hausse. Malgré cette contestation marquée, ce qu’on a appelé « frais afférents » avait tout de même grimpé comme prévu par l’UQTR. Cette année, telle qu’adopté au dernier Conseil d’administration, la

hausse prévue suit la conjoncture économique québécoise. Les FIO sont annexés au coût de la vie du Québec, ce qui équivaut donc à 6$ par année. Sur le C.A. siège comme administrateur Jonathan Fortier qui est également, par pur hasard, président de l’AGE. Lui, ainsi qu’un autre étudiant représentant la communauté étudiante hors campus, s’assurent en tout temps que l’augmentation des FIO soit attachée à un service dont pourront bénéficier les étudiants. D’ailleurs, dans le cas où il y aurait une

hausse de plus de 50$, l’UQTR doit conclure une entente avec les étudiants sur ces services. Pour ceux qui trouvent ces frais à l’inscription trop élevés, il est à noter que l’UQTR est loin derrière plusieurs universités en exigeant 358,82$ par année, comparativement à l’Université Mc Gill qui impose, elle, 1432$. Les membres du C.A. ont également adopté la création du doctorat en psychoéducation, une première au Québec. (A.B.)


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ACTUALITÉS

Jeux de la communication 2009

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Conférence de Thomas Mulcair

Ce n’est que partie remise De la grande visite sur le campus

Le 17 février dernier, Thomas Mulcair, député fédéral de la circonscription d’Outremont et chef adjoint du Nouveau Parti Démocratique (NPD), était de passage sur le campus de l’UQTR pour donner une conférence sur l’évolution de la pollution à des étudiants du programme en sciences écologiques et biologiques.

MAXIME LEMIEUX-LARAMÉE Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Les Jeux (franco-canadiens) de la communication (JDLC) s’avèrent, année après année, un événement enrichissant pour ses participants, ses organisateurs et pour ses nombreux bénévoles. Alors que les JDLC ont eu lieu ici même à Trois-Rivières l’an dernier, la délégation de l’UQTR ne participera finalement pas à l’édition de 2009 qui aura lieu à Montréal, faute de financement. La décision de ne pas participer aux compétitions des Jeux de la communication, qui auront lieu du 3 au 8 mars prochain, s’est prise à la fin du mois de janvier dernier. Comme l’explique Cloé Gélinas, l’une des trois chefs de délégation, le comité organisateur des JDLC exigeait que la délégation de l’UQTR acquitte le paiement pour les Jeux de 2009 en plus d’une légère dette accumulée l’année précédente lors des Jeux de Trois-Rivières. Ce montant s’élevant à 7 000$ aurait du être déboursé avant la date limite du 1er mars.

Délégation de l’UQTR qui a participé à l’édition 2008 des Jeux de la communication. Photo : Cloé Gélinas Anticipant l’incapacité de réunir un tel montant, les chefs de la délégation de l’UQTR ont décidé de ne pas participer à l’édition 2009 des JDLC. «Nous avons tenté par plusieurs moyens de financement d’accumuler des fonds afin d’acquitter les frais que nous devions. Toutefois, une légère démotivation de la part des membres de la délégation nous empêche de rembourser le montant de 7000$ avant l’échéance», a indiqué Mme Gélinas. La problématique ne date par contre pas d’hier. Dès la fin du mois d’octobre (quelques temps après la sélection des 32 étudiants qui auraient formé la délégation), des membres de l’équipe de l’UQTR ont quitté le groupe. Cloé Gélinas explique que les JDLC s’organisent habituellement longtemps avant la date de l’événement, ce qui peut engendrer un désintéressement chez certains

étudiants. Ces derniers ont souvent tendance à se désister en cours de préparation. «La longue démarche de préparation précédant les Jeux exige un dévouement nécessaire. Le manque de dévouement a été la lacune qui nous a empêchés de participer au Jeux de cette année», confie la co-chef de délégation. Le point positif Toutefois, avoir rencontré des embûches cette année prépare d’autant plus la délégation de l’UQTR pour l’édition 2010 des Jeux de la «com». En ce qui a trait aux activités de financement, les gens impliquées dans les JDLC ont déjà entamé un plan afin d’amasser des fonds. De plus, tous les étudiants qui croyaient participer aux Jeux et qui avaient déboursé quelque montant seront absolument remboursés sous peu.

L’initiative d’inviter M. Mulcair pour une conférence traitant de la problématique de la pollution sur la planète revient à Mariannick Mercure, chargée de cours au département de chimie-biologie de l’UQTR. D’entrée de jeu, M. Mulcair a réitéré (humoristiquement) les belles années 1980, époque où il enseignait à l’UQTR au Département de traduction. Il a ensuite amorcé la conférence en s’appuyant sur les travaux de Rachel Carson, de Harlem Brundtland, et sur l’œuvre de Michael Moore, Roger et moi —­documentaire relatant la suppression de 30  000 emplois dans les usines de

General Motors à Flint au Michigan — pour faire un bref historique de l’évolution de la pollution dans notre environnement. Le député du NPD s’est également permis une attaque envers le gouvernement Harper. Alors qu’il discutait des apports de Mme Harlem Brundtland, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), suggérant qu’une génération ne peut prendre plus de ressources naturelles qu’elle en laissera aux générations ultérieures. M. Mulcair avance ceci  : «Stephen Harper ne se soucie absolument pas des générations futures dans ses décisions en cette crise économique.» Préalablement à la période de questions, M. Mulcair a émis l’hypothèse que la signature du protocole sous le gouvernement libéral en 2002 n’était que pour  galvaniser l’opinion publique. «Selon des études, les émissions de gaz à effets de serre au Canada ont augmenté de 30%, à la suite de la signature de Kyoto.» (M.L.-L.)

Mariannick Mercure, Thomas Mulcair et Martin Gélinas. Photo : N. Trépanier


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23 février au 8 mars 2009

ACTUALITÉS

L’AGEUQTR s’est dotée d’une nouvelle politique

Finies les confusions dans le processus électoral ANDRÉ BARRETTE

Journaliste | Actualités actualites2@zonecampus.ca

Depuis que le vote aux élections de l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGEUQTR) se fait électroniquement, il y a toujours eu des ambiguïtés, des conflits impliquant les candidats et le Comité électoral. Pour ainsi dire, aucune règle n’existait vraiment dans le but d’encadrer le déroulement de la période des élections des instances de l’AGEUQTR. Grâce à Marie-Line Audet, la secrétaire générale de l’AGE, une politique électorale est maintenant instaurée. Depuis les cinq dernières années, le scrutin ne s’effectuant plus par le biais du traditionnel vote papier, la procédure électorale renouvelée battait de l’aile. Le Conseil d’administration de l’AGEUQTR nommait un directeur des élections qui devait gérer la campagne électorale, sans avoir de balises pour le guider.

Marie-Line Audet travaille d’arrache-pied pour la bonne marche des élections des instances de l’AGE. Photo : A. Barrette

Toutes les décisions qu’il devait prendre, et notamment les conflits qu’il avait à régler, relevaient de son jugement personnel. Résultat  : des campagnes bafouées, boiteuses et très peu attrayantes pour l’électorat.

Pour pallier cette situation qui a assez duré, Marie-Line Audet a créé une politique d’élection qui a comme visée d’encadrer le processus électoral. Puisqu’elle a été administratrice de l’Association des étudiants

en études québécoises durant trois ans, elle a pu se rendre compte du déroulement des dernières élections. C’est par sa présence continue qu’elle a pu cerner la problématique. L’établissement de sa politique faisait d’ailleurs partie de ses promesses électorales lorsqu’elle a posé sa candidature au poste de secrétaire générale de l’AGE. «J’y ai travaillé depuis novembre dernier et elle a été adoptée au dernier CA», dit-elle. Cette nouvelle politique a pour première fonction de définir très clairement la nomenclature du processus électoral. Ses trois principes de base sont la participation, l’équité et la transparence. Le Comité d’élection est entériné, fixé à un directeur, une secrétaire et trois étudiants. «Le but est très simple : encadrer le processus d’élection en laissant le plus de liberté possible aux candidats», a affirmé Marie-Line Audet. Les trois principales restrictions des étudiants en lice sont  : l’obligation de faire campagne, l’interdiction de causer préjudice aux autres candidats et l’instauration du fait

qu’aucun propos discriminatoire n’est toléré. La deuxième fonction de cette nouvelle politique vise à augmenter le pourcentage de participation des étudiants aux élections. Ainsi, un débat entre candidats est désormais obligatoire et le délai entre la mise en candidature et le débat est raccourci à une semaine. De plus, contrairement aux élections fédérales et provinciales, les candidats continueront de faire campagne durant la période de vote. Mme Audet précise  : «On espère qu’avec ces nouvelles mesures, les candidats mèneront une campagne électorale visible, active et plus intense afin que les étudiants se sentent plus impliqués au sein de la vie étudiante.» La moyenne de participation aux scrutins des dernières années avoisine 7-8%. L’an passé, en raison de la grève des professeurs, le taux de participation avait grimpé à 14%. L’AGE, avec sa nouvelle politique électorale, espère égaler ou dépasser ce taux de participation record, en condition normale.

Le Comité électoral est formé

Place aux élections générales de l’AGE! C’est le dimanche 15 février dernier, que le C.A. (Conseil d’administration) de l’AGE a nommé les membres du nouveau comité qui portera ou reportera au pouvoir ses instances. Le processus électoral est enclenché depuis ce lundi 23 février. Il ne reste qu’à espérer une forte

participation de la communauté étudiante à déposer leur candidature et à se rendre aux urnes. Le nouveau DGE néral des élections) tête des élections l’AGEUQTR 2009

(Directeur géqui sera à la générales de sera François

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Fecteau, étudiant à la maîtrise en communication. Il siégera en compagnie de son secrétaire Dominic Beaulieu, étudiant au baccalauréat en administration. Un troisième étudiant prendra place à leurs côtés afin de les conseiller, d’alléger leurs responsabilités et de les aider à prendre des décisions éclairées. Il n’a pas été très difficile pour eux de se faire nommer, puisqu’ils étaient les seuls candidats en lice. Jonathan Fortier, président de l’AGE précise : «Évidemment, M. Fecteau et M. Beaulieu ont dû passer une entrevue devant le Conseil d’administration pour s’assurer de leur compétence, qui n’a pas fait défaut.» Les mises en candidature

débutent ce lundi 23 février et se termineront deux semaines plus tard, soit le mercredi 11 mars. Neuf postes sont ouverts  : président, secrétaire général, vice-présidents aux finances et développement, aux affaires sociopolitiques, aux affaires internes, aux affaires académiques au premier cycle, aux affaires académiques aux cycles supérieurs, aux affaires socioculturelles et aux communications. La description des postes est disponible au www.ageuqtr.ca/documents/elections. Tous les étudiants peuvent poser leur candidature en remplissant un formulaire disponible à l’AGE. Le début de la campagne électorale commencera officiellement le

lundi 16 mars et se déroulera jusqu’à la fin de la période de vote qui aura lieu les 24, 25 et 26 mars. Puisque le mode de scrutin ne se fait plus par voie papier, mais bien par voie électronique, il y aura un lien qui apparaîtra sur le portail étudiant comprenant, en plus du dépôt des suffrages, une description des candidats en lice avec leur photo. Ce lien apparaîtra le 24 à minuit et disparaîtra le 26 à 23 h 59.

Tous les étudiants peuvent poser leur candidature en remplissant un formulaire disponible à l’AGE. La veille de la période de vote se tiendront les débats des candidats à un endroit qui n’a pas encore été déterminé. En se référant aux années passées, il est probable que ces débats auront lieu à la Chasse-Galerie. Il s’agira d’une belle occasion pour les aspirants d’essayer de convaincre l’électorat qu’ils sont les meilleurs candidats pour le poste qu’ils souhaitent combler. Le dévoilement des résultats est prévu le vendredi 27 mars. La procédure sera déterminée par le Comité électoral tout comme l’emplacement de la tenue des débats. (A.B.)


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ACTUALITÉS

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Remise annuelle de bourses de la fondation de l’UQTR

600 000$ en bourses MAXIME LEMIEUX-LARAMÉE Journaliste | Actualités actualites1@zonecampus.ca

Le 9 février dernier, la Fondation de l'Université du Québec à Trois-Rivières a procédé à sa remise annuelle de bourses. Plus de 600  000$ ont été remis aux étudiants lauréats lors de la cérémonie qui s’est déroulée au local 1012 du pavillon Nérée-Beauchemin. Près de 300 bourses ont été distribuées, en partie grâce à la générosité de nombreux donateurs, à des étudiants de l’UQTR provenant de tous les cycles. De surcroît, plus de 400 invités ont pu assister au couronnement des lauréats s’étant démarqués de différentes façons, soit par leur implication ou par leur excellence dans les domaines sportifs, scolaires ou sociaux. Lors de l’événement, les boursiers ont reçu un montant variant entre 500$ et 35 000$. De distingués invités En plus des parents et amis des boursiers, quelques invités de marque ont également assisté à l’événement d’envergure. En effet, outre le président de l’AGEUQTR, M. Jonathan Fortier, et le président du Conseil

d'administration de la Fondation, M.  Léopold Gagnon, qui ont tous deux pris la parole devant le public, le recteur de l’UQTR, M. Ghislain Bourque, a également tenu à souligner la réussite des nombreux lauréats.

La Fondation de l’UQTR a versé près de 15 millions de dollars sous diverses formes de bourses au cours des vingt dernières années. De plus, le recteur Bourque s’est avoué très heureux de pouvoir couronner les efforts des étudiants les plus méritants en leur décernant une bourse d'études universitaires. «C'est une façon de saluer leur réussite académique ainsi que la qualité de leur engagement dans notre collectivité. Ces bourses signalent aussi la générosité de nombreux donateurs qui s'attachent à promouvoir l'enseignement supérieur dans la région», a-t-il affirmé. Qui plus est, tout au long de la soirée, les nombreux donateurs ayant encouragé financièrement l’élite étudiante de l’UQTR ont régulièrement été conviés sur scène pour remettre

Le recteur Ghislain Bourque a félicité les lauréats lors de la cérémonie de remise de bourses de la Fondation de l’UQTR. Photo : M. Lemieux-Laramée différentes bourses et rencontrer quelques-uns des différents lauréats. Active depuis plus d’une vingtaine d’années grâce, entre autres, à ses nombreux donateurs, la Fondation de l'Université du Québec à Trois-Rivières a versé près de 15 millions de dollars sous forme de diverses bourses, et ce, dans le but de soutenir les étudiants et de développer l’institution qu’est l’UQTR.

ERRATA Dans l’article Le MÉLS établit ses exigences de la parution du 26 janvier. Dans la phrase  : C’est officiel, les nouveaux étudiants qui se sont inscrits au baccalauréat en enseignement en automne 2009, auront un nouvel examen […], on aurait dû lire automne 2008. Au deuxième paragraphe, il est écrit

que M. Luc Ostiguy et M. Bougaïeff ont conçu le test SEL B. Ces deux professeurs au département de Lettres et communication sociale ont plutôt conçu le test préparatoire (auto-test) au SEL B. Nous nous excusons pour ces erreurs. (A.B.)


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23 février au 8 mars 2009

ACTUALITÉS

Petites mythologies bimensuelles

ÉDITORIAL

Apprendre en voyageant

NADIA TRÉPANIER

Rédactrice en chef redaction@zonecampus.ca

La semaine de relâche ou plutôt semaine de travaux et d’étude approche à grands pas et plusieurs escapades seront mises à votre disposition. Mais les voyages et les études sont-ils compatibles  ? Tout dépend de la nature de ceux-ci. Il est certain que le traditionnel «spring break» n’a pas une réputation très reluisante. Bien entendu, le temps passé à s’amuser enlève du temps qui aurait dû être consacré à l’étude et aux travaux comme le nom de ce répit de fréquentation scolaire l’indique. Toutefois, ce relâchement peut parfois être bénéfique en ce sens qu’il permet de se changer les idées et de se reposer. S’évader et décrocher de la routine pendant quelques temps permet d’évacuer le stress et de s’aérer l’esprit et ainsi être prêt pour un nouveau départ. Frais et dispo pour affronter la deuxième moitié de la session, le travail n’en sera que plus efficace, non ? D’un autre côté, il se peut que certains exagèrent et fassent un peu trop la fête. Ceux-ci auront peut-être du mal à rattraper le retard accumulé et à reprendre le dessus. Bien sûr, il faut bien profiter de ses vacances, mais tout de même avec modération. Simple voyage d’agrément, il ne poursuit pas vraiment de but précis et n’a d’autre utilité que le plaisir, mais certains périples sont parfois motivés par des objectifs plus sérieux. Tel est le cas de Émilie HébertHoule, une étudiante de l’UQTR, qui est partie en Antarctique pour une expédition avec des chercheurs. C’est un défi de taille à relever, mais son séjour au pays de glace en compagnie d’imminents chercheurs s’avèrera sans doute très enrichissant. Même si ce voyage est d’ordre purement personnel, il s’inscrit directement en complément de ses études en géographie. Les découvertes qu’elle y fera approfondiront ses connaissances d’une façon qu’aucun livre ne saurait le

faire. La théorie est importante, mais l’application concrète du savoir ajoute une autre dimension. N’y a-t-il pas meilleur moyen pour apprendre que d’être sur le terrain  et de mettre ses acquis en pratique? De plus, partir avec un groupe qui partage des intérêts similaires aux siens peut donner lieu à des échanges très intéressants. D’autres disciplines se prêtent également à une incursion dans un environnement différent. Une personne étudiant en traduction, par exemple, ne saura trouver de méthode plus efficace pour maîtriser une nouvelle langue que de se retrouver plongée dans un milieu où cette langue prédomine. L’apprentissage se fait ainsi beaucoup plus vite puisque la personne n’a pas le choix de se débrouiller et de fournir un effort continu si elle veut se faire comprendre. Les domaines artistiques seront, pour leur part, bien servis par une visite culturelle… de l’Europe. Là où se côtoient les plus célèbres musées, monuments et œuvres d’art, là où l’architecture est des plus spectaculaires, les artistes devraient trouver de quoi satisfaire leur curiosité. Pouvoir observer soi-même ces réalisations doit amener une perception différente de la réalité, car les moindres détails peuvent être analysés. D’ailleurs, les voyages ne doivent pas être si mauvais puisque plusieurs établissements d’enseignement offrent aux étudiants la possibilité d’effectuer une session à l’étranger dans le cadre de leur formation. Participer à un échange étudiant permet de poursuivre ses études tout en découvrant une nouvelle culture. Prendre conscience de ce qui se passe ailleurs et de comment les choses sont perçues d’un endroit à l’autre doit susciter une plus grande ouverture d’esprit. Outre les sessions de cours, des stages peuvent également être réalisés à l’étranger. Une autre catégorie de voyage a ceci de particulier que ses répercussions seront probablement moins rationnelles et plus émotives. L’impact d’un voyage humanitaire sera porté beaucoup plus au niveau de la sensibilisation. Voir la misère dans laquelle certains individus vivent, venir en aide aux plus démunis modifie certainement le regard que le voyageur porte sur les choses. Mettre à profit ses compétences pour améliorer le sort d’autrui et se rendre utile pour son prochain doit générer un sentiment d’accomplissement personnel. Certes, partir à l’aventure n’est pas accessible à tous, mais ceux qui ont la chance de le faire devrait en profiter. Partir à la découverte du monde constitue sans doute l’une des plus belles expériences.

Second Life

Deux fois par mois, et sur le même mode que les Mythologies qu’avait faites Roland Barthes en 1957, seront présentées des capsules sur différents produits de la culture de masse qui opèrent comme symboles, voire icônes, de la société contemporaine.

MARTIN BERTRAND

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Lieu de tous les échanges, Second Life est un «métavers» ou univers virtuel où se dirigent les utilisateurs afin de troquer leur vie réelle pour une vie numérique. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’un jeu, en ce qu’on n’y propose aucune finalité autre que celles que les utilisateurs y déploient. Le mouvement a pris beaucoup d’ampleur depuis que le concepteur, Linden Lab, a mis sur le marché ce métavers en 2003. Une des caractéristiques novatrices de ce monde parallèle est qu’il permet une certaine passerelle avec le monde réel. En effet, l’argent électronique dont disposent les utilisateurs (dollar Linden) est échangeable contre de l’argent américain réel. Il s’y est donc développé une économie parallèle et ceux qui le désirent peuvent y acquérir des services bien réels. Ainsi, depuis quelques années, des universités et centres de formation y ont un pied à terre et les utilisateurs peuvent acquérir grâce au métavers un diplôme absolument authentique. Ajoutons qu’on peut y rechercher un emploi, et vous aurez une bonne idée des liens réel/virtuel que permet ce logiciel. Avatar Pour entrer dans l’interface de Second Life, l’utilisateur dispose

d’un avatar, c’est-à-dire un alter ego virtuel qui lui permet de se déplacer dans l’espace virtuel. Cet alter ego, on peut le créer comme on le désire, ce qui laisse, entre autres, aux gens complexés par leur physique le loisir de «devenir» désirables. Pas étonnant, donc, de constater que certains utilisateurs se transforment en fanatiques et délaissent la réalité au profit du virtuel. Dans ce métavers, l’utilisateur peut disposer également d’un territoire qui lui soit propre avec une maison et tout ce qui vient avec. Donc, il peut jouir de tout ce qui lui fait cruellement défaut dans la réalité et prendre le contrôle sur cette vie même si la réalité, elle, s’échappe entre ses doigts. Un phénomène Étrange, pourtant qu’un monde virtuel qui ne propose rien de réellement extraordinaire (sinon de pouvoir voler), pas de quête, pas de défi, rien qui ne ressemble à un jeu proprement dit, puisse emballer autant de gens. On s’y borne à imiter la réalité en faisant les coins ronds. La vie réelle est-elle si peu emballante? En fait, le virtuel est devenu un refuge avec Second Life. Les gens peuvent y présenter une image d’eux-mêmes qu’ils ont choisie, contrairement à leur corps qui leur est imposé. Cet avatar, ils peuvent l’assumer d’autant plus qu’ils l’ont modelé à un idéal. Les échanges qu’ils ont avec les autres usagers sont facilités par le fait qu’ils leur présentent un idéal du moi exempt

de leurs faiblesses. Paradoxalement, dans la réalité, on communique de moins en moins depuis l’avènement de l’ère du cocooning. La place publique se vide et la société est atomisée. Or, l’être humain est un animal social et le vide relationnel pèse tant et si bien que les communautés virtuelles pullulent pour pallier le manque. Pourtant les échanges sur le Net sont factices du fait même que les usagers ne présentent pas d’eux-mêmes l’authentique, mais un idéal. Sur ces lieux d’échange, on parle donc beaucoup, mais on communique somme toute peu. Les usagers y transigent par fantasmes interposés. Ainsi, «en mai 2007, un reportage réalisé par une émission d’information allemande, Report Mainz, a soulevé une polémique en Allemagne, en montrant un avatar mâle adulte ayant une relation sexuelle avec un avatar d’apparence enfantine. Une enquête de la police allemande, en collaboration avec Linden Lab, a conduit à la clôture des comptes des deux utilisateurs, qui se sont révélés être un homme de 54 ans et une jeune femme de 27 ans.» (Wikipédia) Second Life, de cette manière, devient le lieu de tous les ébats et des relations les plus protéiformes qui n’ont de limites que les travers de l’esprit humain, car le virtuel permet de laisser libre cours au fantasme à travers son avatar. Les gens peuvent y transcender le réel pour un monde qui devient fantasmatique.

Lancement d’un doctorat en psychoéducation

Une première dans la francophonie Le mardi 17 février dernier, l’UQTR a procédé au lancement d’un nouveau programme de doctorat en psychoéducation, une première au Québec et dans le monde de la francophonie. Ce nouveau programme permettra entre autres, dès septembre 2009, de former de futurs chercheurs et enseignants en psychoéducation. Comme le mentionne M. Ghislain Bourque, recteur de l’UQTR, l’annonce du premier doctorat en psychoéducation offert en français à l’université s’inscrit dans une perspective qui vise à promouvoir l’enseignement et la recherche universitaires dans les régions. De plus, l’arrivée de ce nouveau doctorat concorde avec la pénurie de professi-

Chantale Plourde, Jocelyne Moreau, Danielle St-Amand, Marcel Renou, Lucie Guillemette et Ghislain Bourque. Photo : Flageol

onnels dans le domaine. Ce nouveau programme permettra donc de former les futurs enseignants des prochains psychoéducateurs.

À noter que pour ce nouveau doctorat, la date limite d’admission a été exceptionnellement repoussée jusqu’au 30 avril 2009. (M.L.-L.)


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ACTUALITÉS

Vie étudiante MOHAMED JEBRI

Collaborateur mohamed.jebri@uqtr.ca

ITR (party F1) Les activités repartent de plus belle chez l’association des étudiants en ingénierie avec le party F1 qui sera organisé le 26 février au 1012 à compter de 21h jusqu’à 2h du matin. Une soirée stimulante vous attend, Dj, musique rythmique, ambiance, et ce n’est pas tout, car un décor plus que spécial vous attend lors de cette soirée fignolée avec soin par l’association. Des étudiants provenant d’autres écoles d’ingénierie (Université de Sherbrooke, École polytechnique de Montréal, etc.) seront présents à cette date événementielle pour fêter avec leurs confrères trifluviens. Les billets sont en prévente au coût de 10$ au local de l’association situé au sous-sol du pavillon Pierre-Boucher,

et à 15$ devant la porte le soir même. Le prix des boissons alcoolisées est fixé à 1$. «La réputation du party F1 n’est plus à faire, car tout au long des trois dernières sessions, les soirées ont été à guichet fermé» souligne Steve Lapointe, président de l’ITR. AGEUQTR L’association générale des étudiants donne rendez-vous aux amateurs de Babyfoot le mercredi 24 février à partir de 15h30 pour venir disputer des prix d’encouragements aux qualifiés à la Chasse-Galerie. Formez des équipes de deux, inscrivez-vous au local de l’AGE et tenez-vous prêts à vivre un challenge de grand calibre. «L’événement est gratuit, rien de mieux pour inciter les étudiants à venir évacuer le stress de la période d’examens», a indiqué Marie-Andrée Gauthier, vice-présidente aux affaires internes de l’AGE. Par ailleurs, l’association organisera un 5 à 7 pour tous ceux qui ont

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DEVIENS CE QUE TU ES! fait du bénévolat pendant le carnaval étudiant. L’événement se tiendra le 26 février à la Chasse-Galerie. CIIU Le comité d’intégration international universitaire renoue avec ses activités pour la session hivernale avec une sortie à Québec prévue pour le samedi 28 février. Comportant un paquet d’activités distrayantes, le forfait à 50$ comprend la visite du Musée de la civilisation, de l’Hôtel de glace et du Village Vacances Valcartier. Les étudiants étrangers auront plus que jamais l’occasion de découvrir les attraits de la capitale nationale et de profiter du climat pour faire des glissades et du rafting. Les participants courront la chance de gagner trois billets d’entrée au Gala multiculturel du 28 mars. Veuillez vous rendre au local 0073b du sous-sol Pierre Boucher entre 13h30 et 16h30 pour acquérir vos billets.

Vox pop

Que pensez-vous de l’augmentation des frais de scolarité ?

Alexandre Morin Étudiant en Administration « Finançant moi-même mes études, cette augmentation va immédiatement diminuer mon budget de vie (habitation, nourriture et loisirs) »

Vladimir C. Étudiant en sciences comptables « On devrait plafonner ces frais. L’UQTR est une université publique et l’augmentation des frais de scolarité fait une sélection non pas sur le mérite mais sur le portefeuille. »

Don Legris Étudiant en Biologie Médicale « Je ne suis pas d’accord avec cette augmentation, ce n’est pas tant le montant qui me tracasse, mais les universités du Québec sont censées rester les moins onéreuses. »

Cedric Lucas Proulx Étudiant en Génie Électrique « Dans le contexte économique actuel, je pense que l’on peut faire un effort et ne pas trop se plaindre de cette augmentation. Il faut faire un choix entre études ou loisirs. »

Janvier Boutchi Étudiant en Génie Électrique « Je trouve cette augmentation exagérée pour les étudiants internationaux. Deux sessions me coûtent plus de 19 000$ »

Lhoussain Boumaaza Étudiant en Sciences Comptables « Personne n’est jamais satisfait dès qu’on parle d’augmentation, personnellement celle-ci ne me dérange pas.»

Préparation et photographies : Kamel Otsmane

L’optimisme est l’attitude de l’avenir

JEAN-FRANÇOIS VEILLEUX

Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca

Mercredi le 11 février dernier, je suis allé assister à la 6e philo-conférence organisée conjointement par le département de philosophie de l’UQTR, le collège Laflèche et le Cégep de Trois-Rivières. JeanClaude Guillebaud, un journaliste philosophe très respecté est venu nous parler de la nécessité de l’optimisme. Dans la vie, il y a deux types de personnes, il y a ceux qui agissent et qui croient en l’avenir, et ceux qui sont plutôt pessimistes, comme le dirait Goethe, qui se contentent d’être spectateurs. Actuellement, je symbolise par pessimisme entre autres le manque d’engagement politique de ma génération. Les deux dernières élections au Québec ont fait ressortir un constat troublant  : le groupe des abstentionnistes obtient la majorité! Le faible taux de participation étudiante aux débats présentés à la Chasse-Galerie en est aussi un bon exemple. Pourtant, chers étudiants, sachez que vous êtes de ces bâtisseurs d’époques, de ces accoucheurs d’avenirs, dépositaires d’une civilisation qui ne doit pas s’éteindre, car oui, elle en est malheureusement capable. M. Guillebaud faisait remarquer que de nos jours, le terrorisme a plutôt un impact psychologique avec ses 1000 morts par année. La guerre défensive d’Israël en a fait autant en quelques jours! D’ailleurs, on se rappellera que la guerre du Vietnam a causé la mort, en 6 ans, de 56 000 soldats G.I. et d’un million de victimes civiles alors que l’Irak, pour la même période, chiffre les décès à 4000 soldats et 100 000 civils. Donc oui, le monde est meilleur qu’il y a 40 ans, en constant progrès, mais il n’est pas parfait! Le laisser-faire n’est pas une solution. L’optimisme s’impose donc. Cependant, il n’y a pas qu’Internet et l’appel à la surconsommation du capitalisme sauvage qui divisent le

monde, mais bien l’absence de défis communs. À ce sujet, le philosophe Guillebaud soulignait qu’on assiste présentement à une «parcellisation du savoir  et une multiplication des divisions». Dans un sens, ce manque chronique de buts sociaux est à mon avis l’un des facteurs de l’individualisme forcené. Aujourd’hui, on n’a plus le temps de faire ce que l’on veut, on vit caché derrière nos écrans d’ordinateurs, on mange cancérigène pour sauver du temps, tandis que les gouvernements méprisent l’éducation, l’apprentissage des connaissances et l’expression artistique de soi. Il faut non seulement garder espoir, mais agir. C’est pourquoi je vous appelle à en finir avec le désarroi car selon moi, nous sommes en train de vivre la perte de l’instinct de groupe… En effet, même à l’université, je trouve qu’il y a un manque de communication entre les diverses disciplines. Chacun travaille dans son coin et «la pensée globale se sclérose», pour reprendre les termes de M. Guillebaud. Cette séparation négative peut mener au désintéressement de l’autre et du nous. Je lance donc un appel aux étudiants de Trois-Rivières et de partout à travers le Québec pour mettre sur pied une campagne politique et philosophique – non pas au sens partisan mais bien dans le sens de l’engagement – pour replacer l’humain au centre de nos préoccupations vitales, car la création de projets par la fraternité et l’échange est la plus belle marque de positivité que l’on peut avoir! Nous vivons actuellement une ère révolutionnaire où l’humain subit une «mutation anthropologique» qui ne se produirait qu’à chaque 1000 ans. Quatre grandes révolutions nous transforment : économique, informatique, écologique et génétique (un enfant peut maintenant avoir jusqu’à 5 parents!). Le monde balance sur un nouvel axe. Lequel? C’est à nous, chers étudiants, en tant que créateurs responsables de la société du futur, qu’il appartient de participer à la création d’objectifs et de projets communautaires. Il faut donc s’allier peu importe nos différences de castes, d’opinions, de races, de cultures, de religions pour former un dialogue ouvert entre les nombreux participants de cette société, afin de promouvoir une riche activité publique et communautaire. Et cela commence ici même à l’UQTR. Mais comment est-il possible de réconcilier tout ce beau monde étudiant malgré toutes les diverses ethnies, opinions religieuses et politiques qui nous composent ? À suivre…


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23 février au 8 mars 2009

ARTS ET SPECTACLES

Semaine interdisciplinaire sur l’environnement

Quand l’art et l’environnement ne font qu’un DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

L’oeuvre de Aimé Zayed.

Photo : D. Charest

Le projet interdisciplinaire initié par Mireille Pilotto, coordonnatrice du Centre d’expérimentation et de diffusion des arts et des sciences de l’UQTR (CEDAS r3), offrait tous les jours des activités et conférences relatives à l’environnement. Toujours en lien avec une certaine forme artistique, les présentations donnaient la chance aux étudiants et au grand public d’observer nos écosystèmes d’un angle bien différent.

L’ouverture de l’événement a pris place à la Chasse-Galerie le lundi 16 février. Vers midi, une petite femme bien dégourdie, Louise Paillé, a fait une entrée surprenante dans le café-bistrot en présentant La criée, intervention à la manière des anciennes criées sur les marchés publics qui donnait un peu le ton de la semaine Écosystèmes. L’artiste et chargé de cours, Roger Gaudreau, lui succédait sur scène en présentant à l’écran plusieurs de ses œuvres qui traduisent toutes grandement l’inspiration environnementale de leur auteur. Pour donner un exemple des réflexions de l’artiste, il a mis en évidence l’absurdité des OGM en créant un arbre carré, en forme de planche prête à utiliser. Au CEDAS r 3 avait lieu un peu plus tard le vernissage de l’exposition collective rassemblant les chargés de cours, également artistes, dans leurs différentes visions de l’écosystème. «À mon avis, l’exposition ÉCOSYSTÈMES est un exemple de préservation de la biodiversité  artistique, en ce sens que des préoccupations distinctes et individuelles sur l’environnement coexistent en harmonie», explique Mireille Pilotto.

Parmi ces préoccupations se retrouve celle de Aimé Zayed qui rappelle que la population est constamment surveillée. À côté d’une toile peinte où deux yeux semblent regarder le spectateur, une caméra de surveillance est braquée sur celui qui regarde. Philippe Boissonnet, en duo avec Lorraine Beaulieu, exprime son inquiétude face au réchauffement planétaire en installant une piscine gonflable remplie de glace et d’images vidéos représentant le «spectacle involontaire que les changements climatiques dans les environnements arctique et antarctique nous dévoilent déjà.» Les autres artistes exposés sont Louise Boisvert, Guylaine Champoux, Denis Charland, Louise Paillé et Akiko Sasaki. Tous les jours, de 12h30 à 13h30, un artiste ou chercheur animait une conférence traitant de divers sujets artistiques toujours en relation avec l’environnement. Par exemple, MarcAndré Bernier, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en rhétorique, rendait compte de l’expression de la nature dans les œuvres des peintres du XVIIe siècle ainsi que des romanciers de la même époque.

Vernissage à l’Atelier Presse Papier

Pascal Blanchet vous convie à La Grande Parade

Pascal Blanchet lors de son vernissage. Le Centre de diffusion Presse Papier présentait, le vendredi 13 février, l’exposition de l’artiste trifluvien Pascal Blanchet lors d’un vernissage en formule 5 à 7. Pour l’occasion, le plancher avait été recouvert de confettis afin de camper le décor et des microphones à l’aspect art déco avaient été placés au fond de la salle afin de donner un aspect solennel à l’événement. L’exposition présente une vingtaine d’impressions numériques dans des tons noir, gris et blanc entrecoupés de bleu-vert et orangé uniquement. Les affiches ont

Photo : M. Bertrand

l’aspect de publicités de l’entredeux-guerres aux accents à la fois ludiques et subversifs. La ligne très droite y côtoie la ligne courbe dans un contraste intéressant et les dessins y sont de formes très simples et épurées. Le tout prend l’aspect d’une parade sociale où les acteurs, bien qu’ils veuillent paraître solennels, se révèlent dans leur aspect burlesque en une sorte de fête un tantinet sinistre. L’exposition aura lieu jusqu’au 15 mars à l’Atelier Presse Papier du centre-ville situé au 73 Saint-Antoine. (M.B.)


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ARTS ET SPECTACLES

UQTR en spectacle

Une initiative d’ici DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

La présentation offerte par les finalistes d’UQTR en spectacle approche. Pour une cinquième année, une sélection d’étudiants de l’université ira faire valoir ses talents artistiques sur la scène du Théâtre du Cégep de Trois-Rivières, le 26 février prochain. Il y a cinq ans, deux étudiants d’ici, Fanny-Isa Breton et Mathieu

St-François, décidaient d’offrir la possibilité à la population universitaire de s’investir dans un événement francophone orienté vers les arts de la scène. Constatant le succès et la valeur que prenait cette initiative, d’autres universités ont contacté les deux fondateurs pour former une alliance : Univers-Cité en spectacle. Le projet n’a jamais cessé son expansion puisque de nouveaux établissements universitaires s’y joignent chaque année. La mission La formule d’UQTR en spectacle prend une grande valeur au sein de la population universitaire. En plus de permettre l’épanouissement culturel de la communauté étudiante, elle met en place un événement rassembleur où les artistes-étudiants peuvent contribuer au développement du potentiel artistique québécois. Aussi, l’initiative tente de valoriser l’implication étudiante et d’augmenter le sentiment d’appartenance des étudiants envers leur institution. Ce spectacle de qualité, qui met en scène les talents extra-académiques des musiciens, poètes, danseurs ou acteurs dans l’âme, est offert autant aux étudiants qu’au grand public. Les organisateurs offrent aussi la chance aux chanteurs seuls de former leur groupe avec d’autres musiciens talentueux. La présentation aura lieu ce vendredi le 26 février, à 19h30 au coût de 12$. Des billets sont aussi en prévente sur le campus au coût de 8$.

Les gagnants d’UQTR en spectacle 2008 reviennent à titre d’animateurs de l’édition 2009 : Alexandre Gauthier, Hélène Martin et Guillaume Cholette-Janson. Photo : Félix Amyot

Site Web de l’événement : www.univers-citeenspectacle.com

Auditions d’UQTR en spectacle

En français s’il vous plaît! Les auditions 2009 pour UQTR en spectacle ont été très réussies et les 11 formations participantes présenteront leur numéro au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières. Pour mériter leur sélection, ceux qui ont eu l’audace de se faire voir sur scène devaient se conformer à plusieurs règles, notamment celle du respect et de la qualité de la langue de Molière. Désireux de promouvoir le français d’ici, les organisateurs sont très stricts quant à l’utilisation de la langue. 90% des textes, chansons et trames sonores doivent être présentés en français sous peine de disqualification immédiate. Le calcul

se fait rigoureusement à partir du nombre de mots utilisés à l’intérieur des 10 minutes règlementaires. Les participants sont aussi mis hors concours s’ils excédent le temps alloué. En plus des contraintes de la langue et du temps, les artistes doivent absolument étudier à temps plein ou temps partiel à l’UQTR au moment des auditions et fournir une attestation officielle d’inscription. À ce niveau, aucun passe-droit. Naturellement, le contenu des mises en scène doit rester dans les limites de la décence et exclure les propos contrevenant à la Charte des droits et libertés. La première sélection est faite par un pré-jury composé de trois bé-

névoles, mais la décision finale est prise par les deux fondateurs FannyIsa Breton et Mathieu St-François, ainsi que le stagiaire en communication sociale à l’UQTR, Jean-Gabriel Pothier. Cette année, 11 numéros ont été présentés et ont tous été sélectionnés pour la demi-finale locale. Parmi eux, plusieurs auteurs-compositeurs offraient des performances musicales chantées dans un style rap, jazz, opéra ou acoustique ainsi que des présentations théâtrales. Le numéro le plus audacieux était certainement celui des deux clowns qui ont réussi à épater les juges grâce à leur originalité et leur professionnalisme. (D.C.)

Site Web de l’événement : www.univers-citeenspectacle.com

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23 février au 8 mars 2009

ARTS ET SPECTACLES

UQTR en spectacle

Stagiaire-à-tout-faire Les semaines de Jean-Gabriel Pothier sont bien remplies depuis l’amorce de son stage au sein du groupe organisateur d’UQTR en spectacle, le mois dernier. Bien heureux de participer à ce projet d’envergure, le nouvel assistant tire profit de ses talents artistiques et sociaux pour aider le comité organisateur qui en a déjà beaucoup sur les épaules. Le finissant au baccalauréat en communication sociale a pu mettre à l’épreuve ses talents de graphiste dans le projet de publicité d’UQTR en spectacle. «J’ai eu un seul cours de graphisme durant mon BAC et c’est là que j’ai découvert mes talents dont je me suis servi pour la pub du projet», raconte Jean-Gabriel Pothier. Cette tâche n’est pourtant qu’une mince portion de toute l’organisation nécessaire et mise en branle en septembre dernier par le comité organisateur. Le comité, qui renouvelle ses membres chaque année, a entre autres déployé beaucoup d’énergie dans la recherche de partenaires. «Le gros du

boulot est de trouver des partenaires qui nous aident à couvrir les frais des présentations. Ensuite, il faut commencer la publicité et enclencher les démarches de recrutement», explique le stagiaire. La publicité a été diffusée par des radios locales ainsi que par le biais d’affiches et dépliants publicitaires et lors de quelques conférences de presse. Toute l’organisation entourant les techniciens de scène est aussi très importante. Les techniciens sont nombreux et fournis par la salle de spectacle, mais doivent être informés de tous les détails pour chaque numéro. Aussi, une équipe de bénévoles s’occupera du bon fonctionnement du spectacle tandis qu’une autre équipe formée d’Alexandre Gauthier, Guillaume Cholette-Janson et Hélène Martin animeront humoristiquement les courts intervalles entre les numéros. Après les représentations, tous les spectateurs, organisateurs et artistes seront conviés dans le hall du Théâtre du Cégep de Trois-Rivières pour une

petite fête offerte par la micro-brasserie le Trou du Diable de Shawinigan. «Une chose est sûre, c’est que je n’ai pas le temps de m’ennuyer!», conclut Pothier qui est impatient de voir les résultats de tant d’efforts, le 26 février prochain. (D.C.)

Jean-Gabriel Pothier, stagiaire à UQTR en spectacle. Photo : D. Charest

Malajube sort son nouvel album Labyrinthes

Pochette de l’album Labyrinthes de Malajube. Photo : M. Bertrand

Mission accomplie pour le Théâtre des gens de la place MARTIN BERTRAND

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Le Théâtre des gens de la place (TGP) avait décidé de terminer sa saison théâtrale 2008-2009 en présentant la pièce Antigone du 12 au 21 février à la Maison de la culture de Trois-Rivières. Défi de taille que de faire revivre un récit de la Grèce antique au public contemporain.

Sortie CD

Après une courte absence de deux ans, Malajube présente son nouvel album Labyrinthes. Les fervents du groupe sauront y retrouver la même énergie que sur l’album précédent, Trompe l’œil, la même guitare électrique omniprésente, la même ambiance sonore déjantée, la voix du chanteur Jérôme Mineau si caractéristique, mais avec une maturité plus assumée. Le rock alternatif qu’offre le groupe s’avère toujours aussi puissant et les mélodies, accrocheuses. Comme à son habitude, la voix du chanteur contribue à une ambiance

ANTIGONE De Cocteau

sonore noyée par le son de la guitare et la poésie cède le pas sur la mélodie, mais les amateurs du groupe sont tombés sous le charme de leur son si caractéristique et non pas de leurs mots. Voilà un disque qui ne devrait décevoir personne. Au contraire, les amateurs de rock sauront y reconnaître un album incontournable. (M.B.)

Pour en savoir plus sur Malajube, visitez : www.myspace.com/malajube

Il s’agissait pour le TGP d’une mission compliquée: réussir à présenter à un large public le récit d’Antigone que Jean Cocteau avait écrit à Paris en 1922, adaptation du classique du théâtre grec qu’avait écrit Sophocle deux millénaires et des poussières auparavant. Beaucoup plus près de Sophocle que dans la version de Jean Anouilh, on y retrouve un chœur comme dans le théâtre ancien.

L’intérêt de la pièce vient donc d’un thème universel, celui de l’honneur familial. C’est sans doute là où le public contemporain s’y sent rejoint. Le récit Autre écueil, les référents culturels dont traite la pièce n’ont pas véritablement d’équivalent dans le monde contemporain et le prétexte de la pièce tourne autour du roi Créon qui interdit aux habitants de Thèbes de donner une sépulture et de pratiquer les rites funéraires à Polynice, frère d’Antigone, qu’il considère comme traître à la patrie. Antigone, malgré l’interdiction, rendra les hon-

neurs mortuaires à son frère et, pour cela, s’attirera l’opprobre de Créon, ce qui sonnera sa mort. Il faut mentionner que dans la religion grecque, les rites funéraires étaient censés permettre à l’âme du défunt de passer dans le monde des morts et que le fait de laisser la dépouille aux vautours et aux corbeaux garantissait au mort une après-vie d’errance. L’intérêt de la pièce vient donc d’un thème universel, celui de l’honneur familial. C’est sans doute là où le public contemporain s’y sent rejoint. Mise en scène sobre mais efficace Le metteur en scène, Patrick Lacombe, a misé sur la sobriété de la mise en scène: scène recouverte de sable, projection dépouillée sur un rideau semi-transparent au fond et éclairage neutre. Le chœur utilise également de longs bâtons de bois qui deviennent tour à tour des lances, une maison, une prison. Malgré cette frugalité dans le décor et les accessoires, la mise en scène s’est révélée tout à fait efficace puisque tout repose sur le mouvement des comédiens et sur leur talent dans l’interprétation. Le chœur, uniquement constitué de femmes, fonctionnait à l’unisson et scandait magnifiquement le rythme de la pièce, lui conférant son unité. Mission accomplie, donc!


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ARTS ET SPECTACLES

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Sortie DVD

Truffe, une incursion québécoise dans le film de genre

MARTIN BERTRAND

Journaliste | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca

Le film Truffe, scénarisé et réalisé par Kim Nguyen qui avait également donné Soleil glacé en 2000, est sorti en grande première lors du festival Fantasia de l’été 2008 qui célèbre les films de genre. Il s’agit d’une comédie noire aux accents fantastiques qui donne volontiers dans l’étrange.

Une image du film Truffe. Kim Nguyen a réussi à réunir une large palette d’acteurs pour participer à son long-métrage dont Roy Dupuis et Céline Bonnier dans le rôle des protagonistes, Alice et Charles, restaurateurs et prospecteurs de truffes. Dès l’abord, l’œuvre de Nguyen pose le spectateur dans une position trouble puisqu’elle ne ressemble vé-

ritablement à rien de connu et qu’elle laisse beaucoup de questions en suspens, mais joue énormément avec les clichés des films de série B. Il y a d’abord le prétexte de cette production qui s’avère original: le réchauffement climatique ayant fait son œuvre, Montréal est devenue la capitale mondiale de la production de

la truffe noire, tant et si bien que les prix ont chuté et que cette denrée qui valait autrefois de l’or ne vaut alors plus rien. Puis, il y a cette Compagnie des cols qui tente de prendre le contrôle du commerce de la truffe dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, devenu la plaque tournante de ce marché.

relativement bien, mais il faut accepter que le scénario fasse quelques écarts à la logique. Cette production se termine quelque peu en queue de poisson puisqu’elle laisse plusieurs interrogations du spectateur en suspens, entre autres en ce qui a trait aux créatures parasites du film et leur origine.

L’itinéraire du film se suit relativement bien, mais il faut accepter que le scénario fasse quelques écarts à la logique.

Une photographie impeccable Le long-métrage a été filmé en noir et blanc, ce qui rajoute à l’impression d’inquiétante étrangeté qu’il provoque. Par ailleurs, les images sont très léchées et, en ce sens, font preuve d’un esthétisme empreint de froideur qui se prête très bien au propos. Ainsi donc, le film réussit à plonger profondément le spectateur dans l’ambiance insolite qu’il met en place. Par contre, le spectateur qui souhaite retrouver un film à trajectoire linéaire ne saura sans doute pas s’y retrouver. Les autres sauront sans doute apprécier son originalité débordante.

Jusque là, l’idée s’avère intéressante, mais s’y insèrent également des créatures poilues, des parasites qui prennent le contrôle des esprits de leurs hôtes. À ce moment, le spectateur se perd un peu dans l’histoire qui prend des tournants insolites. Malgré cela, l’itinéraire du film se suit

Les Nuits Polaires

Sortie CD

Une formule frigorifiante

Ariel

DAPHNIE CHAREST

Journaliste | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca

Emmitouflés dans leur foulard de laine, les spectateurs étaient tous enclins à participer aux activités extérieures organisées par Les Nuits Polaires. Outre les nombreux spectacles musicaux au programme, plusieurs activités rassembleuses pour petits et grands étaient prévues et ont donné un brin de chaleur à la fin de semaine du 12 au 15 février. Amorçant leur parade devant le Colisée de Trois-Rivières, les courageux participants ont bravé la pluie du jeudi 12 février à travers cracheurs de feu et percussionnistes jusqu’au Parc Portuaire où le coup d’envoi a été donné. De là, les braves ont pu profiter d’un spectacle gratuit avec des groupes comme Sans Pression, The New Cities, Fabiola Toupin et le Band Zen. Animée par Babu et Yen, la soirée promettait d’avance son excentricité. Dommage que Dame Nature n’ait pas donné un peu du sien! En simultané, heureusement pour certains, Andréa Lindsay installait une ambiance pop cajoleuse tout en intimité bien au chaud dans la Salle Louis-Philippe-Poisson. Quoi de mieux qu’un petit remon-

tant «porto et chocolat» après une belle journée en plein air? C’est ce qu’offrait la jeune chanteuse Cœur de Pirate après quelques heures de patinage aux flambeaux ou une bonne partie de hockey bottine. Son spectacle en formule cabaret affichait par ailleurs déjà complet plusieurs semaines avant l’événement. Au même moment le vendredi soir, la formation trifluvienne en pleine ascension The New Cities électrisait le chapiteau Marmen du Parc Portuaire. Le groupe, qui a volé la vedette sur la scène extérieure du Centre Bell de Montréal au Match des Étoiles, a été à la hauteur de sa réputation et a servi au public une soirée électro-rock savoureuse. Sur le thème du vendredi 13, des cracheurs de feu s’occupaient d’illuminer la scène pendant que des mannequins défilaient en habits légers aux rythmes accrocheurs des musiciens. Le lendemain aux heures des lève-tard, la formation donnait une entrevue et recevait du même coup le titre honorifique « Étoile Polaire » remis au groupe qui rayonne hors du paysage trifluvien. L’étoile montante de la scène rock est présentement en tournée radio promotionnelle partout dans la province et en Ontario à l’approche de la sortie radio de leur hit Dead End Countdown. Les musiciens préparent aussi un premier vidéoclip et prévoit la sortie de leur

La formation trifluvienne The New Cities a agréablement réchauffé la scène du chapiteau Marmen. Photo : D. Charest album en mai prochain. Les journées de samedi et dimanche ont sûrement été les plus animées et aussi les plus appréciées des enfants. Au Jardin des Ursulines étaient installés des jeux gonflables, des glissades et des labyrinthes de neige, le tout dans une ambiance

festive d’animation. Couronnée d’un feu d’artifice sous le thème de la St-Valentin, la prestation de David Boisvert pour son Hommage à Joe Dassin a fait fondre le cœur des 400 spectateurs grelottant le samedi soir. Une belle réussite pour les Nuits Polaires 2009!

Le groupe Ariel présente son premier album, tout simplement intitulé Ariel. Cette formation pop rock tire son nom de son chanteur, Ariel Coulombe. Le groupe dit s’inspirer dans ses chansons des «travers de la bibitte humaine, des pulsions les plus primaires, angoisses existentielles, obsession de l’image, excès, paranoïa, auto-mutilation, dépression, hystérie… Y a de la joie!» Quant au son de l’album, l’auditeur croirait parfois entendre un rock britannique proche de celui des années 80-90, si ce n’était que les chansons sont en français. La voix du chanteur, toute en modulations, qui ferait penser à celle de Thom York (Radiohead), se moule très bien au rock non épuré du CD, fortement scandé par les rythmes d’une batterie omniprésente. L’album sonne un très bon départ pour Ariel, un groupe à suivre! http://myspace.com/arielgroupe/


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23 février au 8 mars 2009

SPORTS

Un creux de vague FELIPE ANTAYA

Journaliste | Sports sports2@zonecampus.ca

Après un début de saison du tonnerre, les Patriotes ont vécu leurs premiers moments troubles. Mercredi le 4 février, l’équipe s’est inclinée 4 à 1 à Montréal face aux Stingers de Concordia, puis, à son domicile deux jours plus tard, elle a baissé pavillon 4 à 3, cette fois aux mains des Redmen de McGill. Les Patriotes et les Redmen sont deux excellentes formations, mais c’est l’équipe la plus opportuniste qui l’a emporté. «Malgré nos 51 tirs, nous n’avons pas menacé leur gardien, de dire Jacques Laporte. En plus, dans notre territoire, nous avons été nonchalants dans l’enclave. À chaque erreur que nous commettions en défensive, ils en profitaient pour marquer. Malgré tout, c’était certainement notre meilleur match

depuis les fêtes.» La générosité du gardien des Pats, Jean-Christophe Blanchard, a d’ailleurs permis à McGill d’être la première équipe à toucher la cible. Son vis-à-vis, Kevin Desfossés, a quant à lui été solide, notamment lorsque Jonathan Boutin et Étienne Bellavance-Martin se sont présentés seuls devant lui, peu de temps après le but initial. Bénéficiant d’une supériorité numérique, les Redmen ont ensuite doublé leur avance en fin de première période. Heureusement pour les locaux, Étienne Bellavance-Martin, qui connaît une bonne séquence, a réduit l’écart quelques instants plus tard. Le deuxième tiers aura été à l’image du premier. Les deux équipes ont déployé beaucoup d’énergie, particulièrement les Pats qui cherchaient par tous les moyens à marquer le prochain filet. Ce sont plutôt les Redmen qui ont réussi à le faire grâce à un tir de la pointe redirigé à l’embouchure de la cage de Blanchard.

Nicolas Caouette réduisait l’écart peu de temps après grâce à un but qui ne passera pas à l’histoire, mais qui a donné de l’énergie aux siens. Les Redmen ont cependant donné un dur coup à leurs rivaux en s’inscrivant à nouveau en fin de seconde période. Par la suite, les Trifluviens ont été incapables d’acheter un but, jusqu’à ce que Jonathan Boutin ne marque avec quelques minutes à faire, mais il était déjà trop tard. Par ailleurs, la fin de match témoigne certainement de la rivalité qui existe entre les deux formations. Une mêlée a éclaté, puis, au moment de se serrer la main, les Redmen ont quitté la glace en faisant fi des joueurs des Pats, déjà en rang au centre de la glace. Pourtant, avant la rencontre, les recteurs des deux universités étaient présents pour souligner la saine compétition entre les deux équipes… Plus tôt dans la semaine, les Patriotes ont subi leur pire défaite de la saison face à Concordia. En plus d’être

L’altercation en fin de match témoigne de l’animosité qui règne entre les Patriotes et les Redmen. Photo : F. Antaya incapables de marquer des buts, ils ont connu des lacunes en défensive. En fait, le match s’est joué au deuxième tiers. Accusant un recul d’un à zéro après une période, les représentants de l’UQTR ont vu leurs hôtes exploser avec trois buts sans riposte. C’était donc la fin pour le gardien Michael Dupont, qui a laissé sa place à Blanchard au retour de l’entracte.

Celui-ci n’a rien accordé aux Stingers, mais la partie était tout de même hors de portée. La seule consolation revient au défenseur Tommy Lafontaine qui a fait secouer les cordages, alors qu’il ne restait que quelques secondes à jouer. Ce filet lui a permis de s’inscrire au pointage dans un sixième match consécutif.

Hockey

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Avec une fiche de 21 victoires, 4 défaites et 3 défaites en prolongation, les Patriotes terminent au premier rang de la section est de la Conférence ontarienne. De fait, l’équipe bénéficie d’une semaine de repos et attend maintenant ses adversaires pour la demi-finale de l’est. Cependant, en dépit de cette fiche reluisante, la fin de campagne a été plutôt hasardeuse pour l’équipe puisqu’elle a subi la défaite dans quatre de ses cinq derniers matchs, d’autant plus que ces défaites ont été contre de possibles adversaires en séries. Malgré tout, tout peut arriver lorsque débutent les séries, selon l’entraîneur Jacques Laporte. «Les séries, c’est une autre saison. Je suis dans le milieu du hockey depuis 25 ans et je sais par expérience que tu peux connaître une bonne saison et avoir de la difficulté en séries, alors que tu peux connaître une mauvaise saison et obtenir du succès en éliminatoires. Tout est une question de momentum.» Parlant de ce fameux momentum, l’équipe semble l’avoir perdu dernièrement, elle qui a fait la pluie et le beau temps en début de saison. En fait, c’est particulièrement sur le plan défensif que quelque chose cloche, car à l’offensive, l’équipe marque toujours des buts. Cependant, les Pats ont joué dernièrement du hockey de rattrapage ou encore, ils ont peiné à conserver leur avance. C’est pourquoi Laporte souhaite que sa formation retrouve ses repères, ceux-là mêmes qui lui ont permis de connaître du succès en début d’année. Le capitaine de l’équipe, Mathieu

Gravel abonde également dans le même sens. «La fin de saison n’est pas celle que nous aurions souhaitée, mais il y a beaucoup de points positifs sur lesquels nous pouvons bâtir pour les séries. C’est maintenant à nous de rebondir. Nous avons trop de talent dans l’équipe pour ne pas être en mesure de le faire. Maintenant, il faut ajouter le travail à tout ça et jouer durant 60 minutes. C’est peut-être cliché, mais c’est ça !» Qui aura le filet ? En début de saison, le gardien titulaire de l’équipe était Jean-Christophe Blanchard, mais depuis le retour des fêtes, lui et Michael Dupont se partagent la tâche. Tous deux ont bien fait, comme en témoignent leurs statistiques respectives, mais depuis quelques parties, ils ont plus de difficulté à garder leur équipe dans le match. Ainsi, nul ne sait qui sera le gardien partant pour la prochaine rencontre. Laporte décidera en fonction de l’adversaire à affronter. Chose certaine, Blanchard ou Dupont devra être efficace. «Le gardien est un élément clé et il doit faire la différence. Lors de nos récentes défaites, contre Concordia, McGill ou Ottawa, le gardien adverse a su faire la différence», disait le pilote de l’équipe. Un autre élément clé sera évidemment de continuer à faire fonctionner l’avantage numérique, renchérit-il. (F.A.) Ne ratez pas le premier match éliminatoire des Patriotes, le mercredi 25 février à 19h au Colisée de Trois-Rivières.


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SPORTS

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Carroll est toujours dans une classe à part ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

Les partisans des nageurs de l’UQTR devront attendre bien longtemps avant de voir une autre nageuse des Patriotes dominer autant la scène provinciale universitaire de natation. Assurément, les performances de Jennifer Carroll sont loin d’être égalées.

médailles d’or et d’une d’argent. Au total, la sprinteuse a donc amassé 18 médailles d’or et deux d’argent, lors des cinq derniers championnats du Québec. La Montréalaise a d’ailleurs inscrit trois fois son nom dans le livre des

records de la natation universitaire québécoise, alors qu’elle détient les meilleurs temps au 50m dos, 100m dos et au 50m papillon. Deux autres nageuses ont autant de records qu’elle, soit l’olympienne Audrey Lacroix et la nageuse de longues dis-

tances Chanelle Charron-Watson. Inutile de préciser que Jennifer Carroll était à surveiller lors du championnat universitaire canadien, du 19 au 21 février, à Vancouver. Elle voulait notamment y décrocher une médaille d’or pour s’assurer d’une troisième

participation au championnat mondial universitaire, qui se déroulera en Serbie, cet été. En 2007, Carroll avait pris part aux Mondiaux universitaires présentés en Thaïlande, alors qu’elle avait aussi représenté le Canada en Turquie, en 2005.

Les 7 et 8 février derniers, Jennifer Carroll a laissé ses rivales loin derrière lors du championnat provincial de natation universitaire, présenté à McGill. La vétéran de cinq saisons avec les Patriotes natation a conclu son dernier championnat universitaire québécois en beauté en amassant pas moins de quatre médailles d’or en autant de courses.

Lors des cinq derniers championnats du Québec, la Montréalaise Jennifer Carroll a amassé pas moins de 18 médailles d’or et deux d’argent, en 20 courses… Photo : A. Martin

La sprinteuse que plusieurs surnomment la «Ferrari» a survolé le 100m libre, le 50m libre, le 50m papillon et le 50m dos. Elle a de plus hérité du titre d’athlète féminine de l’année du circuit universitaire de natation du Québec, un honneur qui lui avait échappé l’an dernier, malgré ses quatre médailles d’or au championnat québécois. Son palmarès lors des cinq derniers championnats universitaires du Québec est assez impressionnant. La nageuse des Patriotes a réussi le quadruplé d’or en 2009, 2008 et 2005, alors qu’en 2007 et 2006, elle s’est contentée chaque fois de trois

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23 février au 8 mars 2009

SPORTS

Goyette met son orgueil de côté pour le bien de l’équipe Le gardien a changé son attitude et regarde vers l’avant ANDRÉ MARTIN

Journaliste | Sports sports1@zonecampus.ca

La dernière saison automnale a été vraiment désastreuse pour la formation masculine de soccer, mais le rendement de l’équipe depuis trois matchs indique que les hommes de Pierre Clermont ont ramené le navire dans la bonne direction. Et cette fois, TOUS les joueurs semblent avoir décidé de ramer… Le cas du gardien Roch Goyette illustre bien ce qui se passe chez les Patriotes depuis le mois de septembre. Lors de la saison automnale, alors que les attentes étaient élevées en raison de la présence de plusieurs vétérans de qualité, les Patriotes n’ont pu faire mieux que de récolter sept points sur une possibilité de 36, tout en décrochant l’avant-dernier rang du circuit. Quelques matchs avant la fin de la saison, le gardien Roch Goyette avait décidé de quitter l’équipe, mécontent de son temps d’utilisation.

Le gardien Roch Goyette n’a pas raté son retour au jeu, aidant les Patriotes à récolter un match nul et une victoire, en deux départs. Photo : Archives Le grand gardien a cependant pilé sur son orgueil il y a un mois et il a recommencé à s’entraîner avec l’équipe. Il était devant le filet la semaine dernière, lors du match nul de 1 à 1 contre McGill, ainsi que dimanche dernier, lors de la victoire de

2 à 0 sur Concordia. «J’ai commis une erreur à l’automne alors que j’étais blessé et insatisfait de mon temps de jeu, a-t-il souligné. Ce n’était pas le bon geste à poser. Dans ma carrière, je n’avais jamais été aussi poussé dans le dos par

un autre gardien. J’ai agi sur un coup de tête.» Goyette a fait preuve de beaucoup de caractère pour revenir avec l’équipe. Il a admis ses torts et a changé son attitude. Dimanche dernier, il n’a pas levé le ton du match alors qu’à l’automne, il ne se gênait pas pour crier ouvertement envers ses joueurs. «J’ai maintenant le goût de jouer et le goût de performer, a lancé Goyette. On essaie tous de se mettre moins de pression sur les épaules et on repart à neuf. Quand on commet une erreur, on se doit de l’oublier rapidement et de passer à autre chose. La défensive va très bien présentement et on joue en équipe, on doit bâtir là-dessus.» Travail d’équipe Dimanche dernier, Ghislain Tapsoba a ouvert la marque en première demie alors qu’il a profité d’un retour de lancer de Marco Torrens. Pierre-Charles La-Haye a complété le pointage en redirigeant une frappe de la tête d’Alejandro de Castro, en seconde mi-temps.

«C’est vraiment plaisant de gagner, a noté de Castro, le capitaine de l’équipe. Depuis trois matchs, on joue très bien. C’est vraiment notre équipe qu’on a vu sur le terrain, contrairement à notre premier match. Nous avons maintenant une belle ambiance et on est en excellente forme physique. On chiale moins sur le terrain et on communique plus. C’est encourageant.» Il y a une semaine, les Patriotes ont réussi à soutirer un match nul de 1 à 1 aux Redmen, à McGill. Ghislain Tapsoba avait créé l’égalité à la 62e minute. Ce dimanche 22 février, à 16 h, les Patriotes accueillaient le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke au Centre Alphonse-Desjardins. Le dernier match de la saison aura lieu le dimanche suivant, à Laval. Comme chez les filles, pour la saison hivernale, toutes les équipes font les séries. La première position obtient un laissez-passer pour la demi-finale alors que les quarts de finale sont complétés par les matchs opposant la 2e place à la 7e, la 3e à la 6e et enfin, la 4e et la 5e.

Premier gain des filles cet hiver Les Patriotes ont profité de la visite des Stingers de Concordia pour enregistrer leur première victoire de la saison, 3 à 2, dimanche dernier, au Centre Alphonse-Desjardins. Malgré l’absence de leur entraîneuse-chef Marie-Ève Nault, qui a accepté (comment pouvait-elle refuser?) une invitation pour un camp d’essai avec l’équipe nationale féminine, les Patriotes n’ont pas raté leur chance face à la deuxième pire formation du circuit universitaire.

Jessica Lavallée a inscrit un doublé, alors que le troisième filet des Trifluviennes est venu du pied du Rosalie Cadieux, qui a porté la marque 3 à 0 sur un splendide coup franc. «Je ne me rappelle pas la dernière fois où j’ai marqué deux buts, mais ça fait vraiment du bien, a souligné l’attaquante Jessica Lavallée. J’ai profité d’une erreur de la défensive adverse pour inscrire mon premier alors que pour le second, j’ai capitalisé sur une belle passe de Maude Bellerive.»

Concordia a inscrit deux buts en fin de match, mais les Montréalaises ont manqué de temps. «On a eu un petit relâchement en fin de rencontre, mais notre gardienne Alexina Fraser-Sirois a fait du bon travail, a noté la milieu de terrain Gabrielle Rivest. C’est une victoire qui fait du bien à notre moral parce qu’on travaille très fort lors des entraînements pour jouer d’une façon plus compétitive.» Rivest fait partie des Patriotes depuis deux ans et comme plusieurs Jessica Lavallée (notre photo) a inscrit deux buts sur des passes de Maude Bellerive alors que Rosalie Cadieux a complété la marque lors du premier gain de la saison hivernale des Patriotes. Photo : A. Martin de ses jeunes coéquipières, elle gagne en expérience. «Le niveau de jeu n’est vraiment pas comparable à celui du collégial, note l’ancienne joueuse du Cégep de Joliette. C’est plus rapide, plus technique et plus intense. Dans notre ligue, il y a quatre équipes très fortes, mais nous sommes sur la bonne voie. Si on continue à jouer en équipe, on va être en mesure de compétitionner contre ces formations. Il faut cependant tenter d’être moins stressées quand on a le ballon.» Il y a deux semaines, les Patriotes s’étaient inclinées 6 à 0, à St-Eustache, contre McGill. Les représentantes de l’UQTR jouaient cependant très bien en première moitié de match et le pointage était

de 0 à 0 à la mi-temps. Ça s’est gâté par la suite… En ajoutant cette victoire contre Concordia au match nul de 2 à 2 réussi plus tôt cet hiver contre Bishop’s, les Patriotes ont maintenant quatre points et occupent le 5e rang, devant l’UQAM, Concordia et Bishop’s. Le dernier match des filles à domicile a eu lieu le dimanche 22 février, à 14 h, alors que le Vert et Or de Sherbrooke sera à Trois-Rivières, au Centre Alphonse-Desjardins. Le dernier match de la saison aura lieu le dimanche suivant, à Laval. Pour la saison hivernale, toutes les équipes font les séries. La première position affronte la 8e et ainsi de suite pour les quarts de finale. (A.M.)


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Fausse note à l’aube des séries Les Patriotes s’inclinent en prolongation lors du dernier match de la saison FELIPE ANTAYA

Journaliste | Sports sports2@zonecampus.ca

Jacques Laporte souhaitait certainement voir sa troupe terminer la campagne d’une meilleure façon. Vendredi le 13 février dernier, au domicile des Stingers de Concordia, les Pats détenaient une avance de 4 à 1 après une période, mais le vent a tourné lors du second tiers et leurs hôtes l’ont emporté 6 à 5. «On espère mieux que ça pour notre équipe. Nous avons fait des erreurs de débutants dans notre zone», a dit Laporte, visiblement mécontent de la prestation de son équipe. Pourtant, les Pats ont connu un excellent début de match, alors que les trois premiers trios à sauter sur la glace ont provoqué des chances en territoire offensif, menant d’ailleurs à un but d’Éric Beaudin. Les Stingers ont répliqué quelques minutes plus tard, mais Samuel Béland redonnait les devants aux siens moins d’une minute plus tard. JeanSébastien Breton en a remis en fin de période avec son onzième de la saison. Au retour de l’entracte, les Patriotes avaient toujours le vent dans les voiles puisque Étienne Bellavance-Martin inscrivait le quatrième filet des Pats, lors d’une supériorité numérique. Après coup, le tempo a changé. Les Stingers se sont mis à frapper les visiteurs pour changer le rythme et la stratégie a fonctionné. Ils ont déstabilisé la défensive des Pats pour ainsi s’inscrire une seconde fois au pointage. Les Stingers en ont rajouté à mi-chemin de la période lors d’un

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SPORTS

Patriotes de la semaine Semaine du 9 au 15 février La rapide attaquante Jessica Lavallée, vétéran de deux saisons avec les Patriotes soccer, a marqué deux buts pour aider sa troupe à décrocher une première victoire, cet hiver. Dimanche dernier, les représentantes de l’UQTR ont disposé des Stingers de Concordia par la marque de 3 à 2. L’athlète de Victoriaville avait habitué ses partisans à des doublés, l’an dernier, lors de sa saison recrue, mais n’avait pas réussi l’exploit depuis le mois de septembre. Jessica Lavallée complète sa deuxième année au baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et de la santé.

Semaine du 2 au 8 février Jennifer Carroll, l’athlète des Patriotes la plus décorée au cours des cinq dernières années, vient de remporter une fois de plus le titre d’athlète féminine de l’année du circuit universitaire de natation du Québec. Lors du championnat provincial universitaire, disputé à McGill, la Montréalaise a remporté quatre médailles d’or en autant d’épreuves. Jennifer Carroll a obtenu l’or au 100m libre (chrono de 56,61), au 50m libre (chrono de 25,94), au 50m papillon (chrono de 27,67) et au 50m dos (chrono de 29,67). (A.M.)

STATISTIQUES Hockey cosom masculin (mercredi)

Ligues intramuros Basketball féminin

Le quatrième trio des Patriotes a connu un très bon match contre les Ravens avec une récolte de 6 points. Photo : F. Antaya jeu de puissance. Ce but a signifié la fin de Jean-Christophe Blanchard, mais selon l’entraîneur, ce changement avait été prévu afin de ne pas laisser un des deux gardiens sans jouer durant un long moment. Malgré tout, Concordia n’a fait aucune distinction et nivelait la marque quelques secondes après l’entrée en scène de Michael Dupont. Éric Beaudin a ensuite redonné une priorité d’un but à son équipe grâce à son deuxième du match, mais les Stingers ont ramené les deux équipes à la case départ peu de temps ensuite. Aucune des équipes n’a pu faire de maître au troisième tiers, même si les Pats ont bénéficié d’un cinq contre trois ainsi que d’un tir de pénalité. L’impasse a été brisée en prolongation à la suite d’une série de cafouillages de la part des Patriotes en zones neutre et défensive. La fin de semaine précédente au

Colisée de Trois-Rivières, les hommes de Jacques Laporte avaient pourtant signé une victoire étincelante de 10 à 1 face aux Ravens de Carleton. Après avoir subi deux défaites consécutives, les Patriotes semblaient légèrement nerveux en défensive en début de rencontre, mais l’attaque s’est chargée de donner un coussin suffisant pour chasser les inquiétudes. En effet, les Trifluviens ont pris les devants 5 à 0 après seulement un tiers. À forces égales, Alexandre Blais, Charles Bergeron et Étienne Bellavance-Martin ont inscrit les premiers filets, tandis qu’Alexandre Demers et Francis Charland marquaient lors d’avantages numériques. Deux buts ont été marqués en deuxième période. En infériorité numérique, Jonathan Boutin enfilait l’aiguille lors d’une échappée, tandis que les Ravens privaient le gardien des Pats d’un blanchissage en fin de période. Malgré ce but, Carleton n’était déjà plus dans le coup. À 6 à 1 et en plein contrôle du match, les Patriotes se sont contentés d’exercer un bon contrôle de rondelle. Ils attaquaient presque uniquement lors de supériorités numériques, ce qui a permis à Jonathan Boutin, Louis-Étienne Leblanc et Éric Beaudin de marquer avec l’avantage d’un homme. Maxime LemieuxLaramée complétait le tableau avec son premier filet de la saison.

Jonathan Boutin a récolté 6 points dans la victoire contre les Ravens. Photo : F. Antaya

Équipes Les Pouliches Chapeau pointu Les Barbies Chiro Les Matantes

PJ 2 2 3 3 2

V 2 2 1 1 0

D 0 0 2 2 2

N Pts Éth Tot 0 4 4 8 0 4 4 8 0 2 4 6 0 2 4 6 0 0 3 3

SJ 9 9 9 9 9 9 9 9 12 12 12

V 7 5 4 2 7 5 4 2 9 5 3

D 2 4 5 7 2 4 5 7 3 7 9

Volley-ball mixte A

B

C

Équipes Carrés Habs Sympathiques Subluxateurs Marmen-2 Marmen-1 Kins Bio med Challenger Lightning crash Math info

PP 201 193 196 192 219 191 176 174 284 192 85

PC 171 195 199 217 171 187 194 208 198 179 150

Rg 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3

PJ 4 5 4 4 3 5 5

V 3 4 2 3 1 2 0

D 1 1 2 1 2 3 5

N Pts Éth Tot 0 6 6 12 0 8 6 14 0 4 7 11 0 6 5 11 0 2 6 8 0 4 6 10 0 0 6 6

PJ 3 3 5 4 3

V 3 2 2 1 1

D 0 1 3 3 2

N Pts Éth 0 6 6 0 4 6 0 4 10 0 2 6 0 2 4

Tot 12 10 14 8 6

N Pts Éth 0 8 8 0 6 8 0 4 6 0 4 6 0 2 8 0 0 6 0 0 6

Tot 16 14 10 10 10 6 6

Hockey cosom féminin Équipes Chatons dorés Des si belles Moustaches/ dragon Louves Una boots Provocantes Daiquiri

PJ 4 4 3 3 4 3 3

V 4 3 2 2 1 0 0

V 4 4 4 3 2 3 3 2 2 1 3 1 1 1 0 0 1 0 2

D 0 0 1 1 1 1 1 2 2 1 1 2 1 3 4 4 4 4 2

N Pts Éth Tot 0 8 8 16 1 9 10 19 0 8 10 18 0 6 8 14 1 5 8 13 0 6 7 13 1 7 8 15 0 4 8 12 0 4 7 11 1 3 5 8 1 7 6 13 1 3 7 10 2 4 6 10 0 2 8 10 0 0 8 8 0 0 8 8 0 2 7 9 0 0 7 7 0 0 5 5

Équipes des Patriotes

D 0 1 1 1 3 3 3

Équipes UQAM Laval UdeM Sherbrooke UQTR McGill Concordia

PJ 5 4 4 4 4 5 4

V 4 3 2 1 1 0 0

D 0 1 0 2 2 3 3

N 1 0 2 1 1 2 1

+/- Pts 11 13 6 9 5 8 -4 4 -6 4 -4 2 -8 1

PJ 5 5 5 5 5 5 5 5

V 5 4 4 2 1 1 1 0

D 0 0 1 2 3 4 4 4

N +/0 19 1 26 0 10 1 4 1 -14 0 -8 0 -12 1 -25

Soccer féminin

Soccer intérieur mixte Équipes MeanMachine Sublux FC Hublon International Individuels

PJ 4 5 5 4 4 4 5 4 4 3 5 4 4 4 4 4 5 4 4

Soccer masculin

Basketball masculin Équipes Blaireaux Bad Boys Phénix Messieurs Salvia Boys Sages Individuels

Équipes Bleus Naturels Lipton bacon Spider pigs Marins Suzies Lambert McLovin Mother Rookies Équipe de ta mère Chilleux Normandville Kuhsheide Hemdeez Tight Roochiro Una boots Billot écho Marroons

Équipes Laval UdeM Sherbrooke McGill UQTR UQAM Concordia Bishop’s

Pts 15 13 12 7 4 3 3 1

Hockey masculin (classement final) Équipes UQTR McGill Concordia Carleton Ottawa

PJ 28 28 28 28 28

Préparation : A. Martin, F. Antaya et Mathieu Plante

V 21 18 15 13 12

D DP +/- Pts 4 3 57 45 8 2 24 38 9 4 10 34 11 4 2 30 11 5 -17 29


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