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Volume 13, numéro 1 Octobre 2017 24 pages Mensuel gratuit

NOUVELLE FORMULE! + DE REPORTAGES + DE CHRONIQUES + DE PORTRAITS

ACTUALITÉS

REPORTAGE: LA DOUBLE VIE DES PARENTS ÉTUDIANTS PAGE 4

ARTS ET SPECTACLES

LES COWBOYS FRINGANTS EN SPECTACLE À L’UQTR PAGE 10

RENTRÉE DES PATRIOTES

SPORTS

SOCCER FÉMININ: RETOUR DE MARIE-ÈVE NAULT PAGE 19

UNE ANNÉE CHARGÉE EN PERSPECTIVE ARTICLE COMPLET EN PAGE 22


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Volume 13, numéro 1 | Octobre 2017

PLUS DE FEMMES EN POLITIQUE… ?

Un projet multisectoriel Bimensuel distribué à 3 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

PHOTO: ANN-JULIE DUROCHER

DAVID FERRON

Rédacteur en chef

Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5184 poste 3 Publicité: (819) 376-5184 poste 1 Télécopieur: (819) 376-5239

Le vendredi 15 septembre avait lieu une conférence de presse annonçant Plus de femmes en politique? Les médias et les instances municipales, des acteurs clés! Piloté par la Table concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), ce projet vise à proposer des solutions facilitant l’intégration des femmes en politique municipale. Parmi les partenaires, mentionnons le Groupe des médias étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (GME UQTR).

Jean-Philippe Charbonneau | Directeur général dgcfou@uqtr.ca David Ferron | Rédacteur en chef redaction.zc@uqtr.ca Marie Labrousse | Chef de pupitre marie.labrousse@uqtr.ca Tanya Beaudin | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Photo de la une | Patriotes UQTR Magali Boisvert | Actualités magali.boisvert@uqtr.ca Chloé Rousseau | Actualités chloe.rousseau@uqtr.ca Gabriel Senneville | Actualités et correcteur gabriel.senneville@uqtr.ca Marianne Chartier-Boulanger | Arts et spectacles marianne.chartier-boulanger@uqtr.ca Caroline Filion | Arts et spectacles caroline.filion@uqtr.ca Marie-Christine Perras | Arts et spectacles marie-christine.perras@uqtr.ca Marc-André Arsenault | Sports marc-andre.arsenault2@uqtr.ca Étienne Lebel-Michaud | Sports etienne.lebel-michaud@uqtr.ca Samuel «Pédro» Beauchemin | Éditorialiste samuel.beauchemin@uqtr.ca Eliane Beaudry | Chroniqueur eliane.beaudry@uqtr.ca Vincent Boisvert | Chroniqueur vincent.boisvert@uqtr.ca Judith Éthier | Chroniqueuse judith.ethier@uqtr.ca Kévin Gaudreault | Chroniqueur kevin.gaudreault@uqtr.ca Alhassania Khouiyi | Chroniqueuse alhassania.khouiyi@uqtr.ca Gwendoline Le Bomin | Chroniqueuse gwendoline.le.bomin@uqtr.ca Anthony Morin | Chroniqueur anthony.morin@uqtr.ca Marie-Lou Denis | Chroniqueuse marie-lou.denis@uqtr.ca Louis-Étienne Villeneuve | Chroniqueur louis-etienne.villeneuve@uqtr.ca

Tenue au 1060 rue Saint-François-Xavier à Trois-Rivières, les conférenciers étaient Jean-Philippe Charbonneau (GME UQTR); la journaliste et auteure Pascale Navarro; Joanne Blais, directrice de la TCMFM; Carmen Massé, mairesse de Saint-Elzéar-de-Témiscouata. Cette dernière représente la région du BasSaint-Laurent, dont la TCMF est partenaires

La finalité de ce projet est de recommander aux médias et aux municipalités l’adoption d’une attitude positive quant à l’engagement politique des femmes. de l’initiative. En tant que politicienne, madame Massé a affirmé l’importance de briser les mentalités quant à la place des femmes en politique. De son côté, madame Blais a expliqué que Plus de femmes… est un projet dont la finalité

LE MOT DE LA RÉDACTION

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Chef de pupitre

ACTUALITÉS 2-9 AGE UQTR 5 ÉDITORIAL 5 ÉTUDIANTS HORS CAMPUS 8 ARTS ET SPECTACLES 10-18 SORTIES D’ALBUMS 12 MIKE WARD 13 FESTIVAL D’ART PERFORMATIF 17 SPORTS 19-23 YOGA 20 ZONE LAB

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est de recommander aux médias et aux municipalités l’adoption d’une attitude positive quant à l’engagement politique des femmes. Madame Navarro, auteure du livre Femmes au pouvoir: les changements nécessaires, affirme que le problème de l’intégration de celles-ci est systémique. Elle a donné en exemple les commentaires sur l’apparence physique. Pour monsieur Charbonneau, la place du GME UQTR au sein de ce projet se justifie car l’UQTR, endroit où les femmes sont majoritaires (66% en 2014 d’après une enquête des Services aux étudiants), accueille une relève s’impliquant éventuellement dans les milieux médiatiques

et politiques. Il y voit une opportunité pour sensibiliser la population étudiante à la cause. Preuve que la communauté étudiante est prise en compte, l’étudiante au doctorat en lettres (concentration communication sociale) Carol-Ann Rouillard a été choisie comme auxiliaire de recherche par Mireille Lalancette, professeur associée au projet et travaillant pour le département en lettres et communication sociale. De plus, sa collègue Marie-Claude Morin est agente de projets pour la TCMFM. Soulignons que l’initiative est rendue possible grâce à une subvention de Condition Féminine Canada (CFC).

Nouvelle parure d’automne

MARIE LABROUSSE

SOMMAIRE

Catherine Lemarier-Saulnier; Carmen Massé; Jean-Philippe Charbonneau; Ann-Julie Durocher, vice-présidente du GME UQTR; Joanne Blais; Marie-Andrée Gauthier, coordonatrice du Réseau des Tables régionales des groupes de femmes du Québec; Pascale Navarro; Marie-Claude Morin, agente de projets pour la TCMFM.

La chaleur estivale de septembre n’aura pas fait oublier l’arrivée de l’automne, la routine scolaire et la mystérieuse absence du Zone Campus dans les bacs de l’université. Serait-il arrivé quelque chose à votre journal? Pourtant, les lecteurs les plus assidus auront remarqué que le blogue zonecampus. ca continuait à publier régulièrement des articles… Que s’est-il passé? Eh bien, pour pouvoir rebondir plus efficacement sur l’actualité, la rédaction a décidé de couvrir la plupart des événements sur le blogue du journal. Toutefois, pas question d’abandonner complètement le papier. Ce dernier adoptera un rythme de publication

mensuel et non plus bimensuel. En contrepartie, vous aurez droit à un contenu plus fourni (24 pages!), et à des articles plus fouillés et plus détaillés. Deux nouvelles chroniques voient le jour cette année: Alhassania Khouiyi nous parle désormais de science (p.8), et Louis-Étienne Villeneuve est de retour dans nos pages avec une chronique cinéma (p.15). De nouvelles rubriques font également leur apparition, et l’équipe de journalistes s’est enrichie de quelques nouvelles têtes. Mais je vous laisse les découvrir par vous-mêmes… N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez!

Le Zone Campus adoptera un rythme de publication mensuel. En contrepartie, vous aurez droit à un contenu plus fourni! Pour continuer dans les changements: cette année encore, le Zone Campus fait honneur à l’automne en se parant d’une nouvelle couleur, le «menthe à l’eau» – ah, notre minutieux

infographiste Mathieu Plante me signale que ce n’est pas tout à fait la nuance exacte… Je reprends donc: cette année encore, le nom de la nouvelle couleur du journal provoque de vifs débats au sein de la rédaction. Voilà qui m’évitera une référence douteuse à une chanson française de 1980… Rassurez-vous néanmoins, certaines choses restent inchangées. Pour ne citer qu’eux, vous pourrez continuer à lire les réflexions sarcastiques de notre éditorialiste Samuel «Pédro» Beauchemin (p.5) ou les analyses sportives de notre chroniqueur Vincent Boisvert (p.21). Le tout sous la vaillante supervision de notre rédacteur en chef, David Ferron, pour une deuxième année consécutive. En effet, même si ce n’est pas lui qui vous présente toutes ces nouveautés, je ne suis pas devenue calife à la place du calife. Je me contente de la place nouvellement acquise de grand vizir – ou plutôt de chef de pupitre, pour l’aider à gérer toute cette équipe d’une vingtaine de personnes, qui travaille très fort pour vous offrir un contenu de qualité. En espérant être à la hauteur de vos attentes!


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ACTUALITÉS REPORTAGE SUR LA COMMUNAUTÉ LGBTQ2+

Pour la diversité PHOTO: CHLOÉ ROUSSEAU

CHLOÉ ROUSSEAU Journaliste

Depuis plusieurs années, la communauté LGBTQ2+ est de plus en plus affirmée et respectée. Malgré tout, il serait faux de dire que la diversité, qu’elle en soit le genre, est d’une facilité d’acceptation dans notre société. Comme le démontrent les médias, le monde artistique ou les chefs d’État, la communauté LGBTQ2+, entre autres, a besoin de soutien. Il est donc important de faire face au problème, en commençant par un établissement tel que l’UQTR. La définition de LGBTQ2+ s’explique comme suit: lesbienne, gai, bisexuel, transgenre (ne s’identifiant pas au genre qui lui a été assigné à la naissance) et transsexuel (personne ayant changé de sexe), queer, bispiritualité (l’équivalent de queer, en quelque sorte, pour la communauté autochtone) et «+» pour représenter les autres possibilités, tel que les pansexuels, les asexuels, etc.

«Il ne s’agit pas là d’adhérer à une vision moralisatrice de ce que devrait être la vie étudiante, mais de prôner un meilleur équilibre.» — Anthony Morin, vice-président de l’AES Rencontre avec Anthony Morin Pour bien faire le portrait des problématiques et solutions rencontrées au sein de cette communauté en milieu scolaire, le Zone Campus s’est entretenu avec M. Anthony Morin, finissant au baccalauréat en psychologie, cofondateur et vice-président de l’Association des étudiants en sexologie (AES), chroniqueur sous la chronique La p’tite vite et animateur principal de l’émission hebdomadaire CFOU le sexe! sur les ondes de la radio du campus. En entrevue, M. Morin explique sa perception face à la situation: «La communauté LGBTQ2+ se porte relativement bien. Je dis relativement puisque, en dehors des grands centres comme Montréal et Québec, la réalité y est différente. À vrai dire, bien qu’il n’y ait que peu ou pas de gestes à caractère homophobe, il n’y a pas non plus la présence d’une réelle communauté. Beaucoup restent de leur côté et comptent sur les réseaux de rencontres en ligne pour y rencontrer quelqu’un. En ce qui a trait à la transsexualité, l’effet est encore plus

Les locaux du Service aux Étudiants de l’UQTR sont accessibles à tous au pavillon Albert-Tessier. marqué. Simple comparatif, la parade de fierté gaie de Montréal attire plusieurs milliers de participants chaque année, ici, la marche contre l’homophobie organisée par Sidaction attire tout au plus quelques centaines de personnes. Il reste beaucoup à faire dans les régions afin de développer l’esprit de communauté.» La communauté LGBTQ2+ a un réel besoin au sein de notre société. Que pourraient alors faire des institutions telles que l’UQTR pour offrir de réelles ressources? M. Morin propose une réponse à cette question: «Dans un premier temps, engager des sexologues au sein de la clinique multiservice. Bien que les psychologues fassent un travail remarquable, ils ne sont pas spécifiquement formés pour répondre aux considérations de la communauté LGBTQ2+. Dans un deuxième temps, créer une ressource permanente qui s’occuperait de coordonner les actions de prévention, de sensibilisation et soutien à la communauté universitaire. Pour finir, soutenir davantage les initiatives étudiantes et autres qui œuvrent dans ce domaine.» D’ici là, il existe déjà à l’université une association des étudiants en sexologie (AES) qui a comme mission première le soutien des élèves en prônant la prévention et la sensibilisation en ce qui a trait aux diverses thématiques sexologiques, dont les causes LGBTQ2+. Ils ont, depuis un an, en partenariat avec Sidaction, implanté des rencontres hebdomadaires pour les étudiants désirant développer l’aspect communautaire LGBTQ2+. Anthony en dit plus sur le sujet: «Malheureusement, les rencontres n’ont eu que peu de succès. Néanmoins, nous récidivons cette année et nous espérons que les mesures prises pour corriger le manque de popularité

soient efficaces. De plus, L’AES organise des formations et des conférences en lien avec la thématique, et ce, plusieurs fois par année. Par ailleurs, nous participons aussi activement par le biais de chroniques ainsi que par les ondes avec notre émission de vulgarisation scientifique sexologique. Les différentes thématiques y sont régulièrement soulevées et les situations déplorables y sont décriées, ce qui contribue à un climat plus proactif. Pour finir, nous participons également à la marche contre l’homophobie, et ce, depuis notre constitution. Ainsi, nous renforçons les liens possibles entre le communautaire (et la communauté LGBTQ2+) et universitaire, ce qui nous permet d’être d’avoir un plus grand levier d’action qu’une simple association étudiante.»

Le rôle de l’AGE UQTR Solange Lapierre, présidente de l’AGE UQTR et porte-parole de l’Association autant à l’interne et à l’externe, s’est aussi entretenue avec le journal. L’AGE UQTR soutient fortement la communauté LGBTQ2+: «Nous croyons en l’égalité et l’acceptation de tous ce qui inclut la communauté LGBTQ2+. En 2017, il y a une acceptation sociétale de cette communauté. Elle découle historiquement des revendications, des luttes ainsi que du dialogue social afin de conscientiser la population sur la situation de cette communauté. Cependant, il ne faut rien prendre pour acquis et que l’ouverture est fondamentale. Toute forme de discrimination n’a pas sa place.» L’AGE UQTR s’implique depuis des années au bien-être de ses étudiants et donne son appui. Par ailleurs, il fut un temps où il existait un comité LGBTA qui proposait différentes activités:

«Cependant, ce comité est en dormance. Par contre, j’invite les gens qui désirent proposer des activités pour la communauté LGBTA à communiquer avec la vice-présidence à la vie associative et au développement durable, Mickael St-Pierre ou Amélie Trottier-Lacombe, vice-présidente aux affaires socioculturelles de l’AGE UQTR.» Il est important de savoir que L’AGE UQTR est prête à recevoir les commentaires de tous. Vous pouvez passer par la vice-présidence aux affaires sociopolitiques, Samuel Plante ou les instances comme l’Assemblée générale (AG) ou son conseil d’administration (C.A.). À partir du moment où l’AGE UQTR a une position sur le sujet, elle pourra par la suite faire de la représentation afin de faire valoir les revendications des étudiants.

L’AGE UQTR a participé au défilé de la fierté à Montréal le 20 août dernier, afin de souligner ce besoin de célébrer la diversité et l’ouverture. Autre que l’AES et l’AGE UQTR, il existe aussi de nombreuses ressources à l’université pour cette communauté, telles que les Services aux étudiants (SAE). Le SAE apporte une aide sur plusieurs points: l’intégration, l’infirmerie, le soutien psychologique et bien plus. Nous sommes entrés en contact avec le service de psychologie, mais par souci de confidentialité, ils ont préféré ne pas répondre à nos questions. Par contre, vous pouvez les rejoindre par téléphone au 819376-5011 (poste 2501), sur leur site internet, ou vous rendre directement à leurs bureaux au Pavillon Albert-Tessier, local 1275.


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ACTUALITÉS

Volume 13, numéro 1 | Octobre 2017

REPORTAGE SUR LES PARENTS ÉTUDIANTS

Jongler avec crayon et biberon PHOTO: MAGALI BOISVERT

de l’UQTR (APEUQTR). La présidente de cette association, Caroline Leroux-Cournoyer, accompagnée de ses collègues, tisse un lien entre leurs 10 différents partenaires et leurs membres. L’APEUQTR offre un soutien à la fois au niveau académique et familial. Ils plaident aussi pour une meilleure compréhension de la réalité des parents étudiants dans le cadre de leurs études. Par exemple, si un parent s’absente à un examen à cause d’une maladie de son enfant, les règlements de l’université ne sont pas clairs sur la possibilité de reprendre ledit examen, étant donné que ce n’est pas le parent lui-même qui est malade.

«Si l’on ne planifie pas, on se retrouve à se demander si on a dégelé assez de sauce à spaghetti pendant un examen sur les croisades.»

En 2011, 24% de la population étudiante du réseau des universités du Québec était responsable d’un ou de plusieurs enfants.

MAGALI BOISVERT Journaliste

La vie familiale n’est pas toujours facile à concilier avec le travail; la tâche est encore plus ardue lorsque l’un des parents doit également jongler avec des études. En 2011, 24% de la population étudiante du réseau des universités du Québec était responsable d’un ou de plusieurs enfants. À l’UQTR, les parents étudiants peuvent compter sur plusieurs ressources offertes par l’université, sans oublier l’aide du gouvernement et du milieu communautaire. La réalité de ces personnes reste toutefois souvent déchirante: quels sont les réels défis de la population de parents étudiants? Quels sont les sacrifices nécessaires afin de joindre succès scolaire, professionnel et familial? Quelles sont les ressources disponibles à l’UQTR pour leur permettre du répit? Il importe de dresser un portrait de ces piliers de famille.

Les différents visages des parents étudiants La réalité des parents étudiants est aussi unique qu’il y a de parents. Chaque personne interrogée est inscrite dans un programme différent (en ligne, à temps partiel, à temps plein, avec stages non rémunérés, etc.) et prend soin d’une famille tout aussi unique. Ainsi, les difficultés sont variées pour ces derniers. Francis Lavigne étudie présentement au baccalauréat en enseignement au secondaire, profil sciences et technologies. Il y a quelques années de cela, il menait une vie confortable avec un emploi en informatique et avec une famille nucléaire. Cependant, un changement de vie s’imposait: une fois la décision prise de retourner aux études, alors que ses enfants ont 5 et 7 ans et que sa relation de couple se termine, c’est un nouveau départ.

Il confie que sans l’aide financière du gouvernement, notamment grâce aux prêts et bourses, il n’aurait jamais pu faire ce choix. Selon lui, l’aspect financier est définitivement le plus difficile à combler, étant maintenant père monoparental.

Gérer son temps, une sauce à spaghetti à la fois Un autre obstacle dans le parcours des parents étudiants: la gestion du temps. Francis doit renoncer à deux cours concentrés cette session, pour pouvoir économiser assez d’argent et passer assez de temps avec ses enfants, en vue de son stage non rémunéré de 6 semaines. Pour un étudiant qui habite chez ses parents, dit-il, un stage non rémunéré est plus facile à gérer, mais dans le cas de nombreux parents étudiants, il y a davantage sur la balance. Les cours de soirs, le gardiennage pendant les examens et autres paramètres de conciliation études-famille font partie du quotidien de ces parents. Karine Labelle, mère étudiant en enseignement de l’histoire, avance: «Les tâches des parents étudiants demandent une grande disponibilité, et si l’on ne planifie pas, on se retrouve à se demander si on a dégelé assez de sauce à spaghetti pendant un examen sur les croisades. Et si on a mal planifié notre étude, on se retrouve à faire des travaux la veille de Noël au lieu de faire des biscuits pour le père Noël!» Toutefois, les réponses sont unanimes lorsqu’on leur demande pourquoi ce choix en vaut la peine. Alexis Ferland est fier de montrer un bon exemple à ses enfants: «Ma plus grande joie est de pouvoir être très présent pour mes enfants, car je suis souvent à la maison. De plus, mes enfants ont une image de moi que j’aime, car je suis souvent en train d’étudier et de lire.» Karine constate que «pour les enfants, voir ses parents faire ce qu’ils aiment, c’est un beau cadeau… C’est contagieux, ça leur donne le goût».

Notamment, notons la Halte-garderie Le P’tit Bacc, sur le terrain même de l’université, qui offre pour des coûts raisonnables et dans des plages horaires calquées sur les horaires de cours, de prendre soin des enfants d’étudiants. Selon son site web, Le P’tit Bacc permet «d’accueillir jusqu’à 45 enfants par jour et servir plus de 200 familles par session. […] Le P’tit Bacc est un service de halte-garderie mis sur pied pour les parents étudiants. Il est adapté à la réalité étudiante». Cette halte-garderie, située dans l’ancienne chapelle de l’université, permet aussi de former des éducatrices/teurs qui étudient dans ce domaine.

L’Association des parents étudiants de l’UQTR (APEUQTR) Les parents étudiants peuvent également compter sur l’Association des parents étudiants

L’organisation déplore les disparités chez les différents départements et même chez les professeurs; certains accepteront que le parent amène son enfant en classe en cas d’imprévu, certains non. Un autre des chevaux de bataille de l’APEUQTR est d’offrir des activités familiales adaptées aux horaires de leurs membres. Ils ont d’ailleurs organisé le 22 septembre dernier la fête de la famille, ouverte à tous, enfants ou pas. Les membres de l’APEUQTR ont de nombreuses idées pour l’année: des conférences sur la nutrition et la gestion du temps, des soirées cinéma une fois par mois, une fête de Noël et plus encore. Cependant, ils ont besoin de plus de personnel pour chapeauter ces activités. Ainsi, malgré le sentiment d’isolement que peuvent souvent ressentir les parents étudiants, il existe un certain nombre d’outils afin de mieux gérer tous ces aspects de la vie parentale, que ce soit la halte-garderie, l’APEUQTR ou les autres ressources offertes par le gouvernement ou la ville. PHOTO: MAGALI BOISVERT

La Halte-garderie Le P’tit Bacc À l’UQTR, de nombreux outils offerts par différents groupes permettent aux parents étudiants de faciliter la conciliation crayon-biberon.

Un autre obstacle dans le parcours des parents étudiants: la gestion du temps.


ACTUALITÉS

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ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS DE L’UQTR

Jouer sur tous les fronts

Éditorial. L’HUMAIN APPROXIMATIF

PHOTO: GRACIEUSETÉ

Éclipse complète aux États-Unis, 2e partie SAMUEL «PÉDRO» BEAUCHEMIN Éditorialiste

La grande noirceur se poursuit chez nos voisins du sud. Dans cette deuxième partie, je me concentrerai sur la politique intérieure étasunienne.

Le CX de l’AGE UQTR avec le groupe Les Cowboys fringants, à l’occasion du spectacle de la rentrée de septembre. L’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR) se prépare à une année bien remplie. Entre prévention du suicide, campagne «Sans oui, c’est non!», élections municipales ou événements festifs, l’association multiplie les partenariats et entreprend de s’impliquer dans divers domaines touchant les étudiants.es sur le campus, que ce soit sur le plan festif, académique, politique, financier ou psychologique. Le conseil exécutif (CX) de l’AGE UQTR est actuellement complet depuis le 4 juin dernier, lorsque la vice-présidence aux affaires académiques de premier cycle a finalement été pourvue. Le conseil d’administration (C.A.) de l’association a élu à ce poste Camie Duhamel, étudiante au doctorat clinique en psychologie.

Festivités de rentrée Le mois de septembre a été bien chargé pour l’AGE UQTR. Au cours des premiers jours de la session d’automne, l’association a organisé des tournées pour aller à la rencontre des nouveaux. elles étudiants.es et faire la promotion de ses activités. On peut notamment citer le spectacle de la rentrée, organisé avec le Groupe des médias étudiants de l’UQTR (GME UQTR), qui a eu un succès notoire auprès de la communauté universitaire. Le pavillon de la vie étudiante (PaVÉ) a également ouvert ses portes aux étudiants.es durant le mois de septembre en même temps qu’un barbecue était organisé à cette occasion, en collaboration avec le Bureau de l’International et du Recrutement (BIR) et le Bureau des diplômés.

Implication politique Sur le plan politique, l’association est également active. Elle a un double mandat de représentation, à titre d’observateur, auprès de deux associations étudiantes nationales, l’Union étudiante du Québec (UEQ) et l’Association

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pour la voix étudiante au Québec (AVEQ). Une affiliation à l’une ou l’autre de ces associations n’est toutefois pas à l’ordre du jour pour le moment. De plus, à l’approche des élections municipales du mois de novembre, l’AGE UQTR a prévu de communiquer un manifeste présentant les enjeux pour la communauté universitaire. L’université étant en effet un point majeur de la ville de Trois-Rivières, l’association organise également un débat entre les candidats le 11 octobre au 1012 Nérée-Beauchemin, pour que les étudiants.es puissent leur poser des questions sur leur vision globale pour la ville ou sur des enjeux spécifiques (par exemple, les transports en commun ou la sécurisation de la piste cyclable sur le campus).

À l’approche des élections municipales du mois de novembre, l’AGE UQTR a prévu d’organiser un débat entre les candidats. Soutien aux étudiants.es L’AGE UQTR s’efforce également d’offrir du soutien aux étudiants.es en situation de détresse psychologique. Pour cela, elle travaille en collaboration avec les Services aux étudiants (SAE). L’activité Colore ta course, initiée par la vice-présidente aux affaires socioculturelles, Amélie Trottier-Lacombe, devrait permettre d’amasser des fonds destinés à l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) et au Centre prévention suicide les Deux Rives, en plus de rendre visible cette problématique. Par ailleurs, l’AGE UQTR continue également à lutter contre les violences sexuelles et à sensibiliser au consentement, en participant cette année encore à la campagne de prévention «Sans oui, c’est non!» Pour cela, l’association coopère non seulement avec les SAE, mais aussi avec le Groupe Actions Femmes (GAF) et l’Association des étudiants en sexologie (AES). (M.L.)

Il y a tellement d’incidents qui ne cessent de se produire, que je ne pourrai malheureusement pas tous les aborder ici. D’ailleurs, je ne parlerai pas de Charlottesville. Vice a déjà très bien couvert les évènements. Au milieu du mois d’août, le très controversé Steve Bannon est congédié. Il avait été jusque-là le stratège derrière la campagne du président Trump. Il va maintenant pouvoir revenir à la barre du site internet de droite Breitbart News. Bannon est un touche-àtout. Il a passé quatre années dans la Navy, a travaillé dans la finance et a même fait de la production cinématographique. Bannon produit ainsi plusieurs documentaires sur des personnalités politiques, telles que Ronald Reagan et Sarah Palin. Accusé à plusieurs reprises d’être sexiste et raciste, l’ancien conseiller présidentiel est réputé pour ses déclarations à l’emporte-pièce: «What if the people getting shot by the cops did things to deserve it? There are, after all, in this world, some people who are naturally aggressive and violent.» Personne ne versera de larmes à la suite de son congédiement, sauf peut-être, quelques membres du KKK. À la fin du même mois, «Dodo» accorde la grâce présidentielle à l’ancien shérif Joe Arpaio. Le cowboy du comté de Maricopa avait été reconnu coupable d’avoir patrouillé illégalement à la frontière. Il tentait ainsi de capturer des immigrants illégaux. Les conditions de détention n’avaient rien à envier à Auschwitz, avec pain et fruits rancis au menu. Sans soins médicaux ni psychologiques, les prisonniers étaient entassés dans des cellules chauffées par le dur soleil de l’Arizona. Le pardon pourrait s’avérer inconstitutionnel. En effet, des opposants politiques portent maintenant la décision en appel. Martin Redish, professeur en loi de l’université Northwestern et activiste libéral, a qualifié l’action du président de «dangereux précédent». Cela permettrait au président ou à tout autre haut placé gouvernemental de court-circuiter la loi. En protégeant the America’s toughest sheriff, il n’est pas surprenant que Trump veuille ensuite supprimer le programme des Dreamers. Le surnom provient d’une loi jamais adoptée, mais qui va inspirer le

programme Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA) en 2012. Ce dernier aidait jusqu’à maintenant 787 580 individus arrivés illégalement durant leur jeunesse. «Dodo» semble ne pas avoir besoin de rêver. Pourtant, plus de 91% des bénéficiaires du DACA affirment travailler. Plusieurs grandes compagnies telles qu’Amazon, Apple et GM ont signé une lettre pour tenter de raisonner Trump. Les démocrates essaient aussi de bloquer le projet présidentiel. Tous ces efforts vont peut-être porter leurs fruits, car depuis quelques jours, le président a affirmé être près d’un accord. La suppression du programme DACA et l’expulsion des bénéficiaires auraient des répercussions directes sur l’économie américaine. On ne remplace pas autant d’emploi en si peu de temps. Ils ont étudié dans les écoles du pays et ont intégré le marché du travail. Ils sont dorénavant étasuniens et plus rien ne les attend dans leurs pays d’origine.

«Dodo» semble ne pas avoir besoin de rêver. Comme je le disais dans mon article précédent, les éclipses ont longtemps été de mauvais augure. Puisqu’un malheur ne vient jamais seul, c’est maintenant le ciel qui tombe sur la tête de notre voisin du sud. L’ouragan Harvey s’est attaqué sauvagement au Texas, tandis qu’Irma a frappé la Floride. On estime déjà les dommages à 290 milliards de dollars. Il va falloir s’y faire. Car selon certains scientifiques, les phénomènes d’intempéries ne font que s’intensifier depuis quelques décennies. Les autorités étasuniennes n’auront donc pas le choix de mettre en place des stratégies adaptées à cette nouvelle situation climatique. C’est à penser qu’aucune leçon n’a été tirée de Katrina. Durant l’été 2005, cet ouragan avait tué 1800 personnes et fait pour 108 milliards de dégâts. Trump étant plus volatil qu’une fuite de gaz, il sera intéressant de tenir à l’œil le cours des évènements. Une volte-face ou de nouvelles déclarations ne seraient pas surprenantes de sa part. À suivre… Tant qu’à être dans le registre des bonnes nouvelles, il sera bientôt question d’élections municipales. Le dimanche 5 novembre se tiendra le scrutin qui déterminera le maire prochain de Trois-Rivières pour les quatre prochaines années. Ce sera aussi le moment de choisir son conseiller municipal de district. Je vous invite à visiter le site de la ville  http://www.v3r.net/a-propos-de-la-ville/ elections-municipales. On peut y trouver toutes les informations nécessaires concernant les candidats, les districts, etc. Je ferai, pour l’occasion, un article à ce sujet quelques semaines avant les élections.


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ACTUALITÉS

Volume 13, numéro 1 | Octobre 2017

LA P’TITE VITE

Nostalgie à l’odeur de «spray-net» ANTHONY MORIN, ÉLIANE BEAUDRY ET MARIE-LOU DENIS Chroniqueurs

Dans l’ombre d’une chevelure imposante et collante des années 90 se cache un amour secret… inavoué. Ah nostalgie, quand tu gagnes mon cœur, je ne peux que livrer mon âme à la douce mélancolie d’un passé révolu où tout avait une odeur de «spray-net» (fixatif pour cheveux).

Retour vers le passé Elle est loin l’époque de mon adolescence où, piégés dans un autobus en direction de l’école, nous subissions les goûts musicaux discutables de notre joyeux chauffeur moustachu. Aucune issue possible, je devais subir cette torture auditive. Un groupe musical en particulier, dont la chevelure défiait la gravité, a marqué ma jeunesse et a certainement inspiré cette chronique. À l’époque le groupe les «BB» inondait les ondes de ballades à l’eau de rose. L’un de leurs succès était Tu ne sauras jamais (1994, album 3). La chanson raconte l’histoire d’un amour secret, inavouable. Jusque-là pas trop compliqué? Certes! Toutefois, jusqu’à ce que la fiction rencontre la réalité…

Bien que l’amour soit un sentiment des plus bienveillants, révéler celui-ci peut être source de crainte et d’anxiété. Un amour caché, mise en contexte Imaginez-vous dans cette situation: elle (la personne) est belle au point où son image imprègne vos rêves et les rend plus beaux. Un simple sourire de sa part est comme une injection de pur bonheur. Vous devez faire tous les efforts possibles pour ne pas rougir lorsqu’elle plante son regard dans le vôtre ou bien vous parle. Dès l’instant où elle vous touche, votre cœur s’accélère à en perdre vos moyens. Malheureusement, cette idylle demeure une utopie, car jamais cette personne ne vous aimera en retour. La situation est compliquée! Il est possible que l’un ou l’autre des protagonistes, voire les deux, soi(en)t indisponible(s). Les embûches s’additionnent et occultent les possibilités d’une possible relation. Malgré tout (et malgré vous), vous aimez celle-ci et vous ne pouvez vous résoudre à couper les liens qui vous unissent à cette personne. Malheur, vous êtes porteur d’un amour impossible. À l’instar de Frodon et de l’Anneau unique (Tolkien, Le Seigneur des anneaux), il est fort à parier qu’au fur et à mesure que celui-ci grandira, plus la pression de le garder, sans le dévoiler, deviendra un grand fardeau dont il sera difficile de se départir.

Amour et confidence L’amour, un sentiment puissant dont les racines puisent ses forces dans l’inconscient. Il peut être difficilement gérable, surtout lorsqu’il est gardé secret. On a l’impression de n’avoir envie de rien, de manquer d’énergie, d’être maladroit, distrait, ainsi que de manquer d’attention. Même l’appétit peut être affecté. Non, ce n’est pas la dépression, c’est l’amour. Concrètement, les sentiments amoureux refoulés accaparent les ressources limitées de l’attention et de l’autorégulation. C’est un peu comme si les pensées amoureuses prenaient toute la mémoire vive de votre ordinateur et que vous ne pouviez même plus faire fonctionner internet. Voilà qui est embêtant… surtout dans le cas d’un secret. La réplique culte de la trilogie épique de Peter Jackson: «je ne peux le porter pour vous, mais je peux vous porter vous!» (Le retour du roi, 2003) prend ici tout son sens. En effet il peut être d’un grand réconfort que de confier à une personne de confiance ledit secret. Selon le docteur en neuroscience David Eagleman, dans son livre Incognito, garder un secret important serait néfaste pour l’organisme à cause des hormones de stress sécrétées, notamment le cortisol. Le simple fait de confier celui-ci à quelqu’un, verbalement ou par écrit, aurait une incidence significative sur la baisse du taux d’hormones. En gros, l’auteur suggère un conflit inconscient entre deux parties du cerveau qui génèrerait l’ambivalence entre le désir de révéler le secret et la peur qu’il soit découvert. (Eagleman, 2015)

Mais pourquoi garder le silence? Les raisons sont propres à chacun et, bien que l’amour soit un sentiment des plus bienveillants, révéler celui-ci peut être source de crainte et d’anxiété: la peur du rejet, la peur du jugement, l’anticipation des conséquences possibles sont quelques exemples de biais cognitifs pouvant interférer avec une révélation libératrice. C’est pourquoi il peut être salutaire d’écrire pour soi-même les sentiments ressentis, voire de les lire à haute voix (sans public). Cette stratégie déjoue les mécanismes antagonistes du cerveau et soulage partiellement la pression psychique causée par le secret (Eagleman, 2015).

Un deuil à vivre Il n’y a pas de recette miracle en ce qui a trait à l’amour. Lorsqu’il est réellement impossible, c’est la célèbre «peine d’amour», ni plus ni moins qu’un deuil avec les étapes que cela implique, pour enfin être capable de passer à autre chose sur le plan affectif. Cette capacité de résilience n’est pas chose facile à acquérir, mais la bonne nouvelle c’est que cela est possible... avec du temps. Malgré tout, au fond de soi, on portera toujours cet amour qui jamais n’aura vu le jour.

PORTRAIT D’UN ÉTUDIANT AU CYCLE SUPÉRIEUR

Suivre ses passions, malgré tout PHOTO: CHLOÉ ROUSSEAU

Gabriel Senneville, étudiant de 3e année à la maitrise en études québécoises à l’UQTR. Gabriel Senneville est un étudiant de 3e année à la maitrise en études québécoises ici, à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Après sa formation en sciences humaines au Cégep de Joliette, Gabriel a poursuivi son cheminement, tout d’abord en enseignement et en philosophie, pour finalement se consacrer à l’histoire. À la rédaction depuis l’hiver 2017, le passionné d’histoire a été interviewé par le Zone Campus pour nous parler davantage de son parcours.

Gabriel nous parle des principales défis rencontrés lors d’une maitrise: «Pour ce qui est d’une maitrise en études québécoises, je dirais d’une part la recherche d’archives selon le sujet choisi, certaines thématiques de recherche peuvent engendrer quelques problématiques pour les raisons suivantes: l’absence de documentation concernant un sujet ou bien encore la difficulté rencontrée lors de l’analyse de données. Par ailleurs, l’écriture demeure un exercice relativement difficile, puisqu’il s’agit de bien synthétiser ses idées et de les mettre sur papier.»

Le mémoire de Gabriel porte sur l’histoire de la nuit montréalaise dans la première partie du XIXe siècle sous les angles de la sociabilité et des loisirs. Outre la rédaction de son mémoire, Gabriel participe à plusieurs projets connexes à son parcours académique, tels que des colloques et la présentation d’une affiche scientifique dans le cadre du projet «Découvrir la métropole par ses quartiers» pour le 375e de Montréal. Il nous en dit plus sur le sujet: «Les colloques sont de belles occasions pour les jeunes chercheurs universitaires, puisqu’ils te permettent d’échanger avec d’autres personnes dans le domaine historique et d’acquérir diverses connaissances d’une part et d’autre. Il s’agit d’un lieu de rencontre important afin d’être en mesure de créer un réseau de connaissances dans le milieu scientifique. Une autre possibilité de rencontre est la création d’affiches scientifiques. Celle-ci permet aux chercheurs de tous les milieux universitaires de divulguer leurs résultats de recherche afin de les rendre accessibles à un plus grand nombre.»

Plusieurs étudiants hésitent à foncer dans cette voie, par peur de manque d’emplois dans le domaine.

Passionné malgré les épreuves Dans le milieu professionnel, l’aspirant maître voit la différence. Il nous explique que ces études supérieures lui permettent d’acquérir de la maturité et de parfaire ses techniques de recherche. En ce sens, il s’agit d’un atout important pour l’obtention de contrats de divers organismes œuvrant dans le patrimoine et l’histoire. Il n’est pas sans dire que pour arriver à de tels résultats, il faut travailler fort et être assidu.

Les études supérieures dans le domaine des sciences humaines, tel qu’histoire, philosophie, littérature ou art, par exemple, se veulent parfois objets de questionnements. Plusieurs étudiants hésitent à foncer dans cette voie, par peur de manque d’emplois dans le domaine. Pour notre part, Gabriel conseillerait fortement d’aller vers la maitrise si l’envie y est, puisque l’acquisition de connaissances doit être considérée comme une expérience enrichissante: «Il s’agit d’une formation qui, selon moi, est très intéressante. Elle permet de bien parfaire tes connaissances dans un domaine précis. Cependant, en raison de la rareté des débouchés, il est impératif de poursuivre au cycle supérieur en ayant une réelle passion et non dans le but d’acquérir absolument un emploi, puisque bon nombre de diplômés vont obtenir un emploi dans des domaines autres que l’histoire, où leur méthode de travail sera davantage utilisée.» En ce sens, il est primordial de suivre ses passions lorsqu’il est temps de s’inscrire à des études supérieures. La connaissance acquise à la maitrise ou au doctorat devient un outil pratique et essentiel à tout emploi, qu’elle soit connexe ou non. NB: Au moment, de l’entrevue, Gabriel ne travaillait pas encore pour Zone Campus. (C.R.)


ACTUALITÉS

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SERVICES AUX ÉTUDIANTS 2017-2018

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UN ŒIL SUR L’ACTUALITÉ INTERNATIONALE

Unis pour la réussite Les pays oubliés des étudiants.es GWENDOLINE LE BOMIN

Pour les Services aux étudiants (SAE), la rentrée est le moment de renseigner les étudiants.es sur tout ce qu’ils offrent, mais aussi d’organiser des activités d’intégration en début de session. Ils sont également présents pour l’orientation à l’emploi, le soutien à l’apprentissage, l’aide financière, la santé et la psychologie, ainsi que pour toute autre question concernant la vie étudiante. Pour Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes, déménagé depuis plus d’un an au pavillon de la Vie étudiante (PaVÉ), la réussite des étudiants.es est au cœur de son travail. Que ce soit au niveau académique, dans leurs diverses implications sociales et associatives, ou seulement dans leur vie personnelle, les étudiants.es peuvent compter sur les professionnels du SAE en tout temps. Martin est également présent pour agir comme lien entre les divers services de l’université et les étudiants.es, autant que comme facilitateur pour les activités des diverses associations étudiantes, ainsi que de celles de l’Association générale des étudiants (AGE UQTR). «Je leur partage mes idées, je leur propose des alternatives, mais c’est eux qui décident au final s’ils les prennent ou pas», disait-il, au sujet des événements et activités organisées par les étudiants. es. «Je suis toujours là s’ils ont besoin d’aide.» Ainsi, pour les étudiants.es, le SAE est essentiel s’ils souhaitent bonifier leur parcours scolaire, autant que s’ils veulent réussir dans les meilleures conditions possible. On pourrait penser être seul.e dans son cheminement, sans ressource pour favoriser sa réussite, mais avoir l’appui de professionnels n’est certainement pas négligeable pour surmonter la majorité des difficultés. Au cours des dernières années, le SAE a décidé de prendre les devants et d’aller vers les étudiants.es. Les professionnels souhaitent

être présents pour eux, mais également leur permettre de connaître tous les outils qui sont à leur disposition pour favoriser leur réussite et leur épanouissement. Pour Véronique Myre, conseillère aux activités étudiantes, la réussite des étudiants passe par plusieurs facteurs. Elle organise une multitude d’ateliers, notamment pour la gestion du temps, la préparation aux examens, la lecture et la prise de notes. En ce qui concerne la gestion de l’anxiété, elle rencontre les étudiants individuellement s’ils le souhaitent. Pour elle, le service aux étudiants est nécessaire pour aider chaque individu à maintenir l’équilibre dans sa vie personnelle, familiale et sociale, autant que dans ses études. Ils ont beaucoup à gagner à participer aux ateliers, et en plus, tout cela est offert gratuitement.

Pour les étudiants, ce service est essentiel s’ils souhaitent bonifier leur parcours scolaire, autant que s’ils veulent réussir dans les meilleures conditions possible. Ils se doivent d’être à l’affût des nouveautés qui se font dans le domaine des technologies: les professionnels du SAE s’adaptent également aux diverses réalités des étudiants.es. Que ce soit à travers des applications pour téléphone pour gérer son stress et son temps, ils testent et conseillent les outils les plus proches de leur réalité. On peut les voir dans plusieurs activités depuis le début de la session: ils ont notamment collaboré au spectacle de la rentrée et organisé récemment un dîner hot-dog, et c’est loin d’être la fin. Ils seront bientôt présents lors de l’événement «24 heures d’étude» pour offrir une bonification à l’événement. Soyez à l’affût, ils risquent d’annoncer le moment où vous pourrez vous tirer une bûche pour discuter avec eux! (C.F.) PHOTO: SERVICE DES COMMUNICATIONS DE L’UQTR

L’équipe du SAE rassemblée devant nos célèbres cubes, temporairement désinstallés.

Chroniqueuse

Les médias comme on le sait, sélectionnent les sujets à traiter. Ils privilégient l’actualité de certains pays, d’autres étant jugés moins sexy pour paraître dans les unes. On parle beaucoup du cas de la Syrie, au point qu’elle a tendance à voler la vedette à ses voisins, comme le Yémen. Heureusement, les organismes humanitaires ne les oublient pas et travaillent d’arrache-pied pour sauver ces populations. Le Yémen ne fait pas partie de la liste des «chanceux» qui bénéficient de l’attention sur la scène internationale. Sa situation déplorable ne semble pas assez grave pour qu’on la rapporte dans les médias. Depuis juin 2017, cinq attaques ont été menées par la coalition militaire arabe, conduite par l’Arabie Saoudite, tuant pas moins de 39 personnes, dont 26 enfants. L’organisation Human Rights Watch (HRW) dénonce ces agressions et les a qualifiées, en août, de «crimes de guerre». Le Yémen n’est vraisemblablement qu’une tache quasi invisible aux yeux des grandes puissances internationales. Loin des préoccupations et des débats, la coalition arabe complique le travail des journalistes, distribuant au compte-goutte leurs autorisations d’accès au territoire. Le pays a même été victime de la plus froide indifférence lorsqu’une nouvelle frappe aérienne, le 4 août dernier, a entrainé la mort de neuf membres d’une même famille dans la capitale yéménite. La coalition répond tout simplement qu’il s’agit d’un «incident malheureux». Le pays que l’on surnommait autrefois «l’Arabie heureuse» a perdu toute sa splendeur et fait pâle mine, condamnée pour le moment aux pires horreurs de la guerre.

Comprendre la crise au Yémen Le Yémen est un pays en guerre depuis mars 2015. Peuplé de 27 millions d’habitants, il est situé au sud de l’Arabie Saoudite et bordé par la Mer rouge. Tout commence le 26 mars 2015, lorsque l’Arabie Saoudite lance au Yémen l’opération militaire appelée «Tempête décisive». Cette dernière est destinée à restaurer le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi, destitué quelques semaines plus tôt par la rébellion houthi. Ainsi, la guerre oppose désormais la coalition des États arabes, appuyant le dernier Président et la rébellion houthi, peu soutenue par l’Iran. Les deux camps sont coupables de crime de guerre, mais aucun des deux ne semble l’emporter après deux ans de conflit. Pire encore, d’autres groupes profitent de cette instabilité, comme des cellules d’Al-Qaida, ou encore l’État islamique. Les autres pays tels que les États-Unis, la France ou encore la Russie, se montrent diplomatiquement passifs. Toutefois, Trump n’hésite pas à mettre

le feu aux poudres en soutenant le camp des Saoudiens, les plus belliqueux… Le conflit politique au Yémen est complexe. Finalement, il s’agirait d’un conflit essentiellement local, entre élites, auquel se greffent des rivalités entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Parce que les combats ne cessent pas, le pays est confronté dorénavant à une grave crise humanitaire, devant survivre à travers la pénurie des denrées alimentaires et à une récente épidémie de choléra.

La présence salvatrice des organismes humanitaires On nous dit que nous sommes en train de vivre la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. En effet, on compte aujourd’hui plus de 65 millions de déplacés à travers le monde (Haut-Commissariat des Nations unies), soit presque deux fois la population au Canada, qui compte environ 36 millions d’habitants.

Le pays que l’on surnommait autrefois «l’Arabie heureuse» a perdu toute sa splendeur et fait pâle mine, condamnée pour le moment aux pires horreurs de la guerre. On ne se doute pas alors que les organismes humanitaires ont fort à faire aux quatre coins de la planète. Au Yémen, plusieurs organisations sont sur place, réalisant un travail salutaire. La présence de Médecins Sans Frontières (MSF) est indispensable. Depuis une quarantaine d’années, cet organisme indépendant, composé principalement de médecins et d’infirmières volontaires, agit dans les zones les plus dangereuses au monde, comme dans les zones de conflit. Il met en place des systèmes de santé d’urgence pour les personnes en situation de détresse. Près de 1600 employés se trouvent actuellement au Yémen. L’accès aux soins est difficile, car de nombreuses structures hospitalières ne fonctionnent plus. Entre mars 2015 et juin 2017, MSF a reçu près de 552 000 patients dans ses services d’urgence et a pris en charge plus de 64 000 blessés de guerre (MSF, septembre 2017). L’organisme humanitaire lutte également contre l’épidémie de choléra: depuis juin dernier, 570 000 cas de choléra ont été déclarés. Cette maladie, pourtant facile à traiter, se développe facilement et peut provoquer la mort. MSF a traité plus de 91 600 patients (MSF, septembre 2017). Cependant, les organismes humanitaires risquent d’agir encore longtemps au Yémen si la situation politique du pays ne s’améliore pas. La question que l’on se pose aujourd’hui, c’est quand ces pays, comme la Syrie, l’Irak, le Yémen, ou encore le Soudan du Sud pourront enfin goûter à la paix? Car aujourd’hui, malheureusement, dans nos esprits, quand on pense à ces pays, on a tendance à les relier presque systématiquement à la guerre.


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ACTUALITÉS

Volume 13, numéro 1 | Octobre 2017

UN GRAIN DE SCIENCE À LA FOIS

Les extravagances de notre belle bleue ALHASSANIA KHOUIYI Chroniqueuse

Cyclone, ouragan, tempête, typhon… les mots diffèrent, mais les ravages sont les mêmes. Mais qu’est-ce donc que cette calamité qui envoie comme émissaire un calme à vous faire entendre les battements de votre cœur? Vous l’avez sans l’ombre d’un doute vu sur les fils des médias digitaux ou numériques, la fin de l’été s’annonce cyclonique. Il manquerait juste quelques insectes géants, car ce n’est pas les Van Pelt qui manquent, et l’on pourrait se demander qui joue à Jumanji. Mais avant de poursuivre, une définition des termes s’impose. La définition la plus intuitive d’un cyclone est que l’air tourne autour d’un point dans le sens horaire dans l’hémisphère sud et dans le sens contraire dans l’hémisphère nord, engendrant des vents pouvant atteindre 300 km/h. Il s’agit d’un phénomène tumultueux qui résulte du contact entre une zone dont la pression est plus basse que la pression atmosphérique et une zone de pression normale (1,01325x105 Pa, Pa étant l’unité de mesure Pascal). Ce n’est pas pour rien que les cyclones se forment dans l’océan. Lorsque la température de l’eau de surface s’élève, les courants ascendants d’air chaud suivant l’évaporation de l’eau créent une zone de dépression (une pression inférieure à 1,01325x105 Pa). Le conflit entre les deux pressions différentes produit des mouvements circulaires des airs chaud et froid ce qui se développe en cyclone.

Il faut imaginer le cyclone comme une symphonie de colère en quatre mouvements Les cyclones peuvent s’étendre sur une surface de 500 à 1000km. Comme il s’agit de mouvement tourbillonnaire, le centre du cyclone est généralement plus clément, les vents sont moins forts et les précipitations moins importantes. C’est ce qui est appelé dans le jargon de météorologie «œil du cyclone». Mais pour atteindre ce petit havre du cataclysme, il faut traverser les cumulonimbus, qui sont des nuages très denses formant un mur dévastateur où les vents sont les plus forts et les pluies diluviennes. On a par exemple enregistré près de 2m de précipitations en 24 heures à La Réunion au passage d’un cyclone. Il faut imaginer le cyclone comme une symphonie de colère en quatre mouvements: l’allegro serait le calme qui précède la tempête, l’adagio serait la première partie du cyclone jusqu’au centre, le menuet-trio

serait la bonace de l’œil, et finalement, le moderato molto presto serait la deuxième partie du cyclone. Alors, la question qui devrait se poser ici est le pourquoi de la chose: quelles conditions doivent se réunir pour que l’air commence à pivoter autour de luimême? Pour qu’un cyclone se forme, il faut que la température des eaux de surface, c’està-dire les 60 premiers mètres, atteigne un minimum de 28°C, afin que l’eau s’évapore de manière intense et qu’il y a un transfert important de l’humidité vers l’atmosphère. Il s’agit d’une condition climatique indispensable à la naissance et à l’évolution du phénomène, c’est pourquoi la saison des cyclones s’étend entre juin et octobre. C’est aussi une des raisons expliquant pourquoi on ne voit pas de cyclone en Atlantique Sud ou dans le Pacifique sud-est, où l’eau est froide même en été.

Il manquerait juste quelques insectes géants pour se demander qui joue à Jumanji. Comme un caméléon, les cyclones changent de forme selon l’endroit où ils se trouvent, et juste parce ce n’est pas assez compliqué, ils changent aussi de nom. Ainsi, si le vent est inférieur à 63 km/h, on parle de dépression tropicale, s’il est entre 63 et 117km/h, c’est une tempête tropicale, et au-delà de 117 km/h, on parle de cyclone. Mais ce n’est pas fini: le terme de cyclone est réservé à l’océan Indien et au Pacifique Sud. On parle en revanche d’ouragan en Atlantique Nord et dans le Pacifique Nord-Est, et de typhon dans le Pacifique Nord-Ouest. Bien que les cyclones soient des phénomènes naturels, causés par des changements atmosphériques dus aux saisons, l’homme n’est jamais trop loin de ces changements. Il est vrai que les recherches actuelles n’ont pas établi explicitement le lien de causalité entre les comportements humains et les cyclones, mais il est très difficile de fermer les yeux sur le fait que depuis les années 1970, ces derniers suivent une tendance à la hausse. Non seulement ils sont plus fréquents, mais surtout plus forts et plus dévastateurs. Il serait candide de nier le rôle de l’humain dans cette perturbation atmosphérique si nous nous mettons d’accord que les cyclones résultent d’une perturbation de chaleur et de pression. Le premier homme qui alluma du feu, le premier qui coupa un arbre pour utiliser son bois, le premier qui tailla un outil dans la roche, cet homme-là n’avait nullement conscience de déranger l’ordre de la nature. Il entama pourtant le long processus au cours duquel les humains sont de plus en plus avides, qui fait que chaque jour, notre planète est un peu plus fragile que la veille. C’est à se demander quel serait le point de rupture.

ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS HORS CAMPUS DE L’UQTR

Entamer l’année en beauté Depuis plusieurs années, l’Association Générale des Étudiants Hors Campus de l’UQTR (AGEHC UQTR) représente les étudiants qui suivent des cours hors campus. Elle comprend le campus de Drummondville, mais également les centres universitaires de Longueuil, Joliette, Québec, Sorel-Tracy, Valleyfield, Vaudreuil et Victoriaville. Plusieurs projets sont à venir, et Alexandre Bonneau Daniel, président de l’AGEHC et également président de son association locale au campus Drummondville, nous en parle plus en détail. À travers plusieurs activités réalisées au courant de la session 2016-2017, les membres de l’AGEHC UQTR sont satisfaits de leur présence auprès des étudiants. Ils continuent d’aller de l’avant et de montrer aux étudiants qu’ils sont là pour eux. Malgré le fait que les rejoindre est un réel défi, puisque le seul lieu physique qu’ils ont est à Drummondville, ils ont bon espoir de mener à bien leurs projets. À ce propos, leur café étudiant, initié au campus Drummondville, a reçu un prix de l’UQTR et de l’AGE UQTR quant à la qualité du projet, ce qui rend l’exécutif très fier. Les associations locales ont également un bon taux de participation à leurs activités, soit 20 à 30% des étudiants actifs dans les villes, ce qui semble ravir l’AGEHC UQTR.

Une nouvelle orientation pour la prochaine année «Nous proposons trois à quatre activités par mois au campus de Drummondville, et une infolettre passera chaque mois pour informer les étudiants de ce qui s’en vient», explique Alexandre Bonneau Daniel, président de l’AGEHC UQTR. De plus, ils souhaiteraient éventuellement avoir un bar étudiant et une halte-galerie sur le campus, et ils travaillent fort pour mettre en branle ces projets. Il ne faut pas oublier que le campus de Drummondville est officiellement ouvert depuis janvier 2016, alors tout est à faire. Les associations locales ne seront pas en reste, mais l’accent sera plutôt mis sur l’offre des cours orientés pour chaque secteur, et dans

la diversification des programmes proposés. «Nous avons une merveilleuse collaboration avec les différents départements de l’UQTR, et nous travaillons fort pour maintenir celle-ci. Cela crée beaucoup d’avantages pour nos membres étudiants», a ajouté Alexandre. Une avancée importante pour l’AGEHC UQTR est surtout de pouvoir maintenant faire la remise de diplômes dans leurs centres, d’après le président. «Après quelques années où les diplômés devaient aller obligatoirement à Trois-Rivières festoyer, maintenant, l’UQTR reconnait la fierté des étudiants de recevoir leur diplôme dans leur centre où ils vivent et ont étudié. Ainsi, nous aurons le privilège de recevoir les hauts représentants de l’UQTR comme M. McMahon et Madame Parissier dans nos remises de diplômes officiels pour des années à venir».

«Nous avons une merveilleuse collaboration avec les différents départements de l’UQTR, et nous travaillons fort pour maintenir celle-ci. Cela crée beaucoup d’avantages pour nos membres étudiants.» — Alexandre Bonneau Daniel, président de l’AGEHC UQTR. Être président d’une association qui regroupe des étudiants de sept associations locales n’est pas rien. Avec le nouveau campus à Drummondville, les possibilités sont maintenant plus grandes. Ils peuvent se rencontrer dans un lieu fixe et avoir des projets concrets. Ils peuvent également collaborer plus étroitement avec l’AGE UQTR et les instances de l’université. Alexandre Bonneau Daniel termine sur une note optimiste. «Notre collaboration à l’externe et nos structures à l’interne en sont plus fortes. Le plus bel avancement c’est le résultat de tous ses dossiers dont je parle depuis le début qui se réalise à une vitesse inimaginable et qui rend chaque représentant fier d’être membre de l’AGEHC UQTR. Nous n’arrêterons pas là». (C.F.) PHOTO: MARC BOIVIN

Alexandre Bonneau Daniel, président de l’AGEHC UQTR, Catherine Polgari, 1ère vice-présidente, Jennifer Thibodeau, 2e vice-présidente, et Ninia Piol Phan, 3e vice-présidente.


ACTUALITÉS

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BUREAU DE L’INTERNATIONAL DU RECRUTEMENT

L’avenir par l’ouverture au monde

ENTRE LES DEUX PÔLES

Êtes-vous proche aidant sans le savoir?

PHOTO: BIR

KÉVIN GAUDREAULT Chroniqueur

La possibilité de vivre une impression de soutien social satisfaisant aide à faire face à diverses épreuves de la vie. Parmi les personnes significatives pouvant favoriser le soutien social, les proches aidants apportent une contribution très importante à la société.

Près de 1500 étudiants internationaux provenant de 67 pays étudient à l’UQTR. Comme à chaque début de session, les bureaux de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) sont très achalandés. C’est le cas du Bureau de l’international et du recrutement (BIR) de l’université qui s’occupe, entre autres, de la mobilisation étudiante et des échanges étudiants. Il y en a d’ailleurs près de 200 cette session. La mission première du BIR est de «donner un sens à l’internationalisation de l’UQTR», donc de permettre à l’UQTR de devenir un meilleur ensemble. Le BIR travaille de pair avec les universités de l’étranger pour les échanges étudiants. D’abord, des accords avec ces universités forment la base du processus: le BIR de l’UQTR a donc 197 accords avec 164 institutions à travers 45 pays, réparties sur les continents américain, européen, africain et asiatique. Des projets internationaux voient donc le jour à la suite d’échanges étudiants entre les pays de ces continents, que ce soit la Belgique, la France, le Mexique, le Brésil, etc. Plusieurs raisons motivent les étudiants de l’UQTR à passer une session à l’étranger, mais selon le BIR, le ressourcement et le réseautage mondial font partie des principales raisons.

Le Bureau de l’international et du recrutement a des ententes avec près de 200 autres universités un peu partout dans le monde. Pour le directeur du BIR, Sylvain Benoit, il devient de plus en plus important, à l’ère où nous vivons, de s’ouvrir à l’étranger et de faire des liens avec les différentes cultures. Le BIR collabore au développement de différents projets de recherches à l’international, projets qui ont pour but de contribuer à la résolution de certains problèmes mondiaux. Cette collaboration se fait

par le transfert d’expertises. Le secteur de l’administration est le plus achalandé en demandes d’échanges étudiants. Cependant, les étudiants ne sont pas les seuls à partir en échange: les professeurs collaborent également au transfert d’expertises et de connaissances à travers leurs enseignements.

L’organisation prévoit que le recrutement d’étudiants étrangers à l’UQTR s’accentuera au cours des prochaines années. L’équipe du BIR, composée de 15 employés. es et deux cadres, travaille non seulement à la gestion de la mobilité étudiante, mais aussi à développer de nouveaux accords et partenariats mondiaux. Présentement, les accords sont majoritairement en France. Certains programmes sont bloqués pour des échanges, en raison, entre autres, du contingentement de programmes. Par exemple, un étudiant étranger aura plus de difficultés à étudier en chiropractie à l’UQTR, étant donné que le programme est déjà limité par le nombre de places. Au cours de l’année, le BIR organise différentes activités de sensibilisation culturelle et de rassemblement. En avril dernier, l’évènement «Super soirée Bollywood» a été une opportunité de discussions entre étudiants provenant de l’Inde et étudiants québécois. Les musiques et danses de cultures différentes ont permis aux gens présents à la Chasse Galerie de se rassembler et prendre contact. Selon l’organisme, c’est d’ailleurs l’une des façons d’internationaliser l’UQTR. Pour les deux prochaines sessions, le BIR a comme objectif de poursuivre la création de nouveaux accords. L’organisation prévoit également que le recrutement d’étudiants étrangers à l’UQTR s’accentuera au cours des prochaines années. (M.-A.A.)

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Selon l’Institut de la Statistique du Québec (ISQ, 2015), plus d’une personne sur quatre (âgée d’au moins 15 ans) est proche aidante au Québec. Parmi celles-ci, il y aurait un plus grand nombre de femmes proches aidantes (29 %) que d’hommes proches aidants (21%). Cependant, malgré cette plus grande proportion chez les femmes, il n’existerait pas de différence significative entre les genres chez les proches aidants âgés de 65 ans et plus (ISQ, 2015). Le rôle de proche aidant consiste à fournir de l’aide ou des soins à une ou plusieurs personnes ayant des difficultés fonctionnelles physiques et/ou psychologiques. Celles-ci peuvent être liées à des problèmes associés au vieillissement, des limitations mentales ou physiques, ainsi que des problématiques de santé se présentant depuis plusieurs mois. À partir de cette définition, il est nécessaire d’exclure les soins professionnels du rôle de proche aidant. Même si ceux-ci sont inclus et importants dans le réseau social d’un individu «bénéficiaire» de l’aide des proches, ils ne font pas partie de la définition propre du «proche aidant». Le proche aidant peut donc être un conjoint(e) accompagnant son partenaire vivant une perte d’autonomie, un enfant aidant son parent âgé souffrant d’une maladie dégénérative, un ami accompagnant l’un de ses proches malades, un parent aidant son enfant malade dans le besoin, des frères et sœurs s’accompagnant face à des difficultés respectives, et bien plus. Puisque les proches aidants font souvent partie de l’entourage d’une personne bénéficiaire, le soutien offert par un proche aidant n’implique pas nécessairement de revenu financier. De plus, puisque plusieurs occupations reliées au rôle de proche aidant peuvent sembler «naturelles», il peut arriver que certaines personnes soient proches aidantes sans réellement s’en apercevoir. Généralement, les proches aidants s’occupent d’accompagner des personnes en perte d’autonomie; toutefois, elles leur offrent également un soutien émotif. Elles peuvent aussi prodiguer des soins variés et/ou rendre de nombreux services visant à soulager ou améliorer les conditions de vie de la personne touchée. Ces occupations peuvent donc impliquer des déplacements physiques (ex: se lever de son lit ou se rendre à la table), des travaux domestiques (ex: tondre la pelouse ou préparer les repas), des soins personnels (ex: se laver les cheveux ou changer ses vêtements), des traitements

médicaux (ex: superviser une piqure ou une prise de médication) pouvant inclure l’organisation de soins (ex: rendez-vous à l’hôpital), des opérations bancaires (ex: gestion du budget financier), de l’aide au transport (ex: déplacements à l’aide de véhicules) et plusieurs autres types de situations. Il est donc possible qu’un proche aidant puisse s’occuper d’une ou de plusieurs tâches. Cependant, il peut aussi arriver que la personne aidée reçoive de l’aide de la part de plusieurs proches aidants qui se partagent différentes occupations. En dehors des situations où il existe de la négligence ou de l’abus physique, psychologique et/ou financier de la part des proches de la personne en perte d’autonomie, une relation satisfaisante entre aidant et aidé implique nécessairement la présence de confiance et d’entraide. Cependant, même si les proches aidants font preuve d’entraide en accompagnant les personnes aidées et les autres proches aidants impliqués, il est également important de reconnaitre ses propres limites afin de ne pas s’épuiser.

Puisque plusieurs occupations reliées au rôle de proche aidant peuvent sembler «naturelles», il peut arriver que certaines personnes soient proches aidantes sans réellement s’en apercevoir. Dans certains cas, puisque la condition de la personne malade peut être irréversible et demander beaucoup d’énergie chez la personne proche aidante à long terme (ex: modifier son horaire, réduire ses déplacements et activités sociales, etc.), il est intéressant de souligner l’existence d’organismes comme le Regroupement des aidants naturels ou le Regroupement des proches aidants à l’intérieur de vos régions respectives. Ces groupes servent à soutenir les proches aidants, à répondre aux questionnements, à fournir de la documentation et à offrir des formations et/ou du soutien aux personnes proches aidantes. Il est aussi possible de consulter un(e) psychologue qui sera en mesure de vous accueillir et de vous accompagner au cours de votre expérience de vie. Ces différentes possibilités peuvent aider les proches aidants à demeurer disponibles pour les personnes aidées et diminuer leur niveau d’épuisement. Même si le rôle de certains proches aidants est plus exigeant à différents degrés (ex: isolement, désorganisation, etc.), il possède également ses bons côtés et peut être valorisant. Par exemple, certains proches aidants diront que cela peut leur permettre de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie d’une personne, favoriser leur impression de se sentir utile et solidifier ou enrichir des relations. À noter que selon l’Institut de la Statistique du Québec, 70% des proches aidants considèrent avoir l’impression que leur relation avec la personne aidée s’est renforcée avec le temps (ISQ, 2015).


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ARTS ET SPECTACLES SPECTACLE DE LA RENTRÉE 2017

Une tradition toujours aussi vivante Les premiers accords MARCANDRÉ ARSENAULT Journaliste

Comme la tradition le veut, l’évènement annuel de la rentrée de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), organisé par l’Association générale des étudiants. es de l’UQTR (AGE UQTR) et présenté par CFOU 89,1 FM, s’est déroulé sur les terrains du campus hier soir. Selon les premières approximations, environ 5000 personnes étaient présentes. Foreign Diplomates, Canailles et Les Cowboys Fringants étaient les têtes d’affiche de cette année. Services présents Dès l’ouverture du site vers 17 h, différents kiosques se trouvaient sur place: Le Temps d’une Pinte et le Trou du Diable pour les amateurs de bière de microbrasserie; le kiosque de cassecroute; l’unité mobile Vidéotron pour la recharge de téléphones intelligents; la tente CFOU 89,1; le Festival Bière et Poutine de Trois-Rivières. On pouvait également retrouver des kiosques reliés à la vie étudiante, comme l’AGE UQTR et la Fondation de l’UQTR. La directrice à l’administration et aux finances de la Fondation, Lucy Sicard, soutient que l’évènement est propice pour les premiers contacts avec les étudiants et que l’organisme offre ses services aux étudiants voulant implanter un projet dans le cadre d’un programme conçu à cet effet. La Fondation a profité de la soirée pour procéder au tirage de deux bourses étudiantes d’une valeur de 250$ chacune. Un kiosque de Plasvie – Salon des donneurs de plasma était également sur place pour faire de la sensibilisation.

PHOTO: ALEX DESCHÊNES

La soirée, animée par Tanya Beaudin et Mathieu Plante, s’annonçait bien remplie. La formation laurentienne Foreign Diplomats a ouvert le bal avec sa musique indie pop. Malgré une forte performance du groupe, l’assistance était plutôt timide. Malgré tout, la réception du public était excellente. «Je découvre pour la première fois ce band et je retournerais bien le voir en spectacle!» a mentionné l’une des quelque soixante personnes ayant assisté à la performance du groupe. L’assistance s’accentuait d’un spectacle à l’autre; la soirée s’est poursuivie avec la formation Canailles, qui a lancé au printemps dernier son plus récent album, intitulé Backflips.

Encore une valeur sûre Les quelques brins de pluie tombée au deuxième entracte n’ont pas empêché les spectateurs d’être au rendez-vous pour le spectacle des Cowboys Fringants. D’ailleurs, une file d’attente s’était créée, débutant de l’accueil au site jusqu’au pavillon du CAPS de l’UQTR. Plus populaire que jamais, avec une feuille de route vieille de plus de vingt ans, neuf albums studio et trois albums live, le groupe a électrisé le sol du campus. Le spectacle a débuté avec Bye Bye Lou, chanson extraite de leur plus récent album Octobre, paru en 2015. En plus de leurs nouvelles chansons, la populaire formation a joué ses plus grands succès tels que En Berne, Le shack à Hector et Les étoiles filantes. Cette dernière a été une chanson marquante de cette soirée lorsque Karl Tremblay, chanteur de la formation, a demandé au public d’allumer les lumières de leurs téléphones intelligents et de les brandir dans les airs. Les musiciens ont terminé par un rappel durant plus de vingt minutes. Dans ce rappel, le groupe a répondu à une demande spéciale: Un p’tit tour, une chanson se retrouvant sur Motel Capri, parue en 2000 et qui était presque tombée dans l’oubli

Les Cowboys Fringants. par la formation. Toutes les réactions recueillies étaient positives. Une étudiante a lancé: «J’ai vu le spectacle des Cowboys plusieurs fois, et ce, depuis près de 10 ans. Je n’ai jamais été déçue.» Un autre spectateur est venu spécialement de l’Abitibi pour voir le groupe. «Le spectacle était excellent. L’UQTR n’a rien à envier aux spectacles de rentrée des autres universités.» Le directeur général du groupe des médias étudiants de l’UQTR (qui regroupe Le Zone Campus et CFOU 89,1 FM), Jean-Philippe Charbonneau, tenait dans un premier temps à remercier tous les bénévoles, les fournisseurs et les employés ayant contribué à cet évènement. Ce dernier qualifie cette soirée de «magique, à la hauteur de [ses] espérances.»

PHOTO: JOE WELLER

Canailles. PHOTO: ALEX DESCHÊNES

PHOTO: ALEX DESCHÊNES OU JOE WELLER

Foreign Diplomats.

Plus de 5000 personnes se sont présentées au spectacle, selon les premières estimations.


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GME UQTR EN PLAN STRATÉGIQUE POUR 2017-2018

Du changement à la radio et au journal

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LE QUÉBEC UNE PAGE À LA FOIS

Le «Grand fauchage intérieur» mais qu’elles restaient debout et fières» (p.96). Jeanne a donc beaucoup à apprendre d’elles.

PHOTO: MATHIEU PLANTE

JUDITH ÉTHIER

Chroniqueuse

Dans ma dernière chronique, je vous ai fait part de mon manque de temps cet été à consacrer à ma lecture personnelle. Je n’ai pas tellement eu plus de temps pour lire, sauf pour un ouvrage. Une nouveauté dans nos librairies. Un petit roman qui me fit du bien, coïncidant avec cette chaleur inattendue du mois de septembre.

Anthony Morin, animateur de l’émission CFOU le sexe. Le Groupe média étudiant (GME UQTR), qui chapeaute CFOU et Zone Campus, a un plan stratégique pour l’année 2017-2018, ce qui annonce changements et nouveaux défis à venir. Jean-Philippe Charbonneau, directeur général, ainsi que ses collègues Mathieu Plante et Tanya Beaudin, se sont entretenus avec nous pour nous parler de l’avenir de votre radio étudiante CFOU 89.1 et de votre journal étudiant le Zone Campus. C’est en effet avec un spectacle de la rentrée solide que l’on peut constater les efforts que mène l’équipe de GME UQTR pour offrir une programmation à l’image des étudiants. «CFOU fête ses 20 ans et le spectacle de la rentrée était le coup d’envoi pour souligner l’occasion», a mentionné Jean-Philippe Charbonneau, directeur général. La programmation 2018 sera teintée par cette célébration avec des nouveautés sur les ondes du 89.1. Tout d’abord, la quotidienne Assemblage Requis, animée par Mathieu Plante et Tanya Beaudin, a un nouveau concept de trois heures de direct les matins de semaine de 7h à 10h. Bien sûr, les habituelles chroniques politiques de Sébastien Guertin et scientifiques de Justine Renaud sont de retour à l’émission. Également, de nouveaux sujets sont abordés, autant culturels que d’actualité, pour combler le nouveau temps d’antenne. Parmi eux, la chronique Le vrai et le faux présente un certain nombre de nouvelles qui circulent: le but est de deviner si elles sont plausibles ou non. «C’est un beau clin d’œil à la désinformation qui est très présente en 2017», a fait remarquer Tanya Beaudin. Autrement, Marc-Olivier Dumas anime une nouvelle chronique sport, et Stéphanie Paradis des sujets télévisuels. Alain Lefebvre, directeur à la programmation et animateur depuis les 20 ans de CFOU, fait

revenir l’émission Rock Classique les vendredis. Finalement, les palmarès CFOU sont présentés le midi du lundi au jeudi, plutôt qu’un seul aprèsmidi, et ce, sous différentes thématiques, pour offrir une diversité musicale sur les ondes. Du point de vue du journal Zone Campus, celui-ci se transforme en un journal mensuel pour sa version papier. Vous pourrez y lire entre autres des chroniques et des articles comportant plus d’opinions. Autrement dit, le journal s’est réinventé pour s’adonner davantage sur la plateforme web, afin d’offrir plus d’instantanéité sur les nouvelles locales. C’est une configuration pour être au niveau du jour et une stratégie pour aller chercher davantage l’étudiant.

«CFOU fête ses 20 ans et le spectacle de la rentrée était le coup d’envoi pour souligner l’occasion.» — Jean-Philippe Charbonneau, directeur général de GME UQTR Comme l’équipe est en plan stratégique afin de projeter l’avenir du média universitaire, plusieurs de ses aspects sont sujets à révision. «Lors de notre dernière rencontre en conseil d’administration, nous avons retravaillé la mission et la vision de CFOU, prochainement ce sera les objectifs, les priorités et la conception d’un plan d’action», nous a révélé Jean-Philippe Charbonneau. Ces changements s’avèrent un réel défi au niveau du budget et de la programmation. C’est un réinvestissement qui est prévu dans le but d’assurer la pérennité du projet médiatique. C’est en autre pour ces raisons que les Soirées Cachées CFOU prennent un temps d’arrêt, afin de développer de nouveaux projets qui permettront une vie culturelle sur le campus. (M.C.-B.)

Avec un titre comme Grand fauchage intérieur, on peut s’attendre à ce que le roman soit de nature introspective et psychologique. Peut-être même déprimant, puisqu’il suggère une ablation de l’intérieur d’un être. Celui-ci perd alors tout ce qu’il avait en lui, se retrouvant démuni de tout, complètement seul et vide. Une sensation bien désagréable. Mais c’est cette sensation que vit la protagoniste du premier roman de Stéphanie Filion. Jeanne était une femme heureuse, amoureuse, enjouée, et qui acceptait tous les défis. Mais depuis qu’un drame lui a ravi son bonheur, elle a voulu quitter son corps et oublier ce qu’elle avait déjà été. Le roman débute alors qu’elle part se réfugier quelque temps au Liban, un pays marqué par des cicatrices de guerre, en quête d’une quelconque réparation d’elle-même. Un peu à l’image de ce pays qui s’est reconstruit en tentant d’oublier le passé. Là-bas, une amie de sa cousine l’héberge. Rania, de son prénom, organise alors une fête pour lui souhaiter la bienvenue et lui présenter son entourage. C’est à ce moment qu’elle fait une rencontre qu’elle qualifiera plus tard de «bénédiction». Julien arrive de Paris. Lui aussi est au Liban pour un bref séjour. Il est judoka professionnel et il est là pour une compétition. Mais il est surtout beaucoup plus jeune qu’elle et pressé de la revoir et d’en apprendre le plus possible sur elle, avant de repartir. C’est ainsi qu’ils se revoient, entre les compétitions de l’un et les visites de l’autre. Il lui apprend beaucoup de choses sur le judo, ce sport pour lequel il voue sa vie. Il lui montre entre autres le mouvement ō-uchi-gari, son préféré, qui veut dire «grand fauchage intérieur». Ce mouvement consiste à faire perdre l’équilibre à son adversaire à l’aide des jambes. L’autre est ainsi fauché et se retrouve au sol. C’est comme de se faire happer par la vie qui, sans crier gare, nous projette au sol, par un effet de surprise, rendant ensuite tout mouvement impossible. Mais il n’y aura pas que Julien pour la guider dans son voyage intérieur. Rania, chez qui elle séjourne, agira sur elle comme un phare lui permettant de retrouver son chemin, la guidant à travers ce pays rempli de richesses. Et Joy, une de ses amies, dont le prénom même est un indice qu’il ne faut pas mettre de côté. Il faut dire que «les femmes libanaises avaient de tout temps perdu leurs hommes durant la guerre,

Un petit mot sur l’auteur Originaire de Saint-Eustache dans les Laurentides, Stéphanie Filion est titulaire d’une maîtrise en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal. Elle a d’abord publié des carnets avec Isabelle Décarie, Almanach des exils (2009), avant de faire paraître deux recueils de poésie, L’Orient, Louisiana (2013) et Nous les vivants (2015). Grand fauchage intérieur (2017) est son premier roman. Mais c’est un premier roman teinté de poésie où les chapitres en prose sont entrecoupés de petits memoriæ, écrits sous forme de phrases courtes, nous révélant les pensées et les sentiments du personnage. L’écriture en elle-même reste poétique du début à la fin. C’est une écriture teintée de cette poésie contemporaine qui cible les détails du quotidien et qui frappe le lecteur dans sa vulnérabilité; d’une poésie toute simple et pleine de sens, que l’on ne peut lire qu’une seule fois en espérant tout comprendre; d’un symbolisme réfléchi et sans équivoque, nous montrant par ses images tout le chemin parcouru par le personnage. Au fond, une écriture de femme. Les symboles sont nombreux dans ce roman: d’abord Julien, qui lui apprend les bases de son sport qui a une influence directe dans sa vie. Jeanne découvre qu’un judoka doit «apprendre la chute» avant de pouvoir maîtriser les attaques. Pour elle, c’est un peu comme d’accepter la chute qu’elle a vécue plus tôt dans sa vie afin d’espérer reprendre place dans ce corps qu’elle avait fui. Puis, elle traverse une période de mue, «une étrange transformation, à la fois redoutée et salvatrice» (quatrième de couverture), au terme de laquelle Jeanne en sort changée. Malgré toutes les attentions qu’elle porte à sa peau, celle-ci s’effrite, tombe, mais laisse toujours place à une peau nouvelle, toute rose et sensible. Finalement, on peut y voir les étapes normales que l’on doit traverser lors de nos différentes épreuves de vie. Que ce soit la rencontre de quelqu’un, un voyage à l’autre bout du monde, un travail qui nous pousse à nous dépasser, ou la perte de quelque chose. Chaque fois, c’est un peu de nous-mêmes qui se transforme. Jeanne aura eu besoin de cet éloignement de son être, vécu en plusieurs étapes, dans un autre pays que le sien, avant de retrouver son chemin. Je vous laisse avec cette citation qui me semble bien résumer tout le sens du roman : «On dit que l’Occident favorise l’action, alors que l’Orient favorise la transformation. Je me sentais prise au milieu, comme ce pays. La langueur me gagnait, cette lassitude si caractéristique des mues, quand on sent qu’on doit s’absenter momentanément de son corps, car celui-ci a un travail à faire, un travail qui échappe à notre contrôle. Cette sensation, semblable à celle de l’embryon qui grandit en soi, ne m’était pas désagréable. Je me suis laissé porter par mes pensées, et le sommeil m’a rattrapée.» (p. 111)


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SORTIES D’ALBUM

Busty and the Bass, Mon Doux Saigneur et Laura Sauvage Mon Doux Saigneur – Mon Doux Saigneur Sorti le 8 septembre 2017 Découvert principalement lors de la finale de l’édition 2016 des Francouvertes, Mon Doux Saigneur, pseudonyme d’Émerick St-Cyr Labbé, a sorti cette semaine son attendu premier album. On lui connait un son folk très brut et de belles mélodies de guitares, et son album est fidèle à son projet. Le résultat est par contre beaucoup plus sensible, travaillé, et on remarque l’évolution depuis son passage au concours-vitrine. Le jeune homme a gagné en assurance et est plus enclin à se dévoiler, après s’être promené un peu partout au Québec pour chanter ses chansons. Il aborde beaucoup le thème des sentiments humains et de la philosophie dans ses chansons, d’une manière PHOTO: INDICA RECORDS

très réfléchie et planante. Une autre belle sortie de l’automne 2017!

Laura Sauvage – The Beautiful Sorti le 8 septembre 2017 Encore une fois une sortie qui n’a laissé personne indifférent. La jeune Acadienne Vivianne Roy, également membre des Hay Babies, offre un album coloré, très rock, évoquant les années 80. Sa voix se prête à merveille à ce style musical qui nous fait voyager. J’aime particulièrement la pièce Alien (Anything like it, Have you?) et le synthétiseur qu’on peut entendre en arrière-plan. L’auteure-compositrice-interprète a également travaillé à la réalisation de son album, en collaboration avec Dany Placard, ce qui lui a permis de réaliser un rêve de petite fille. On remarque également les riffs de guitare plus intenses, même bruts, qui ressortent dans les pièces comme Can Opener 777 et Patio Living. C’est une belle continuité à Extraordinormal, sorti l’an dernier. On peut dire que Laura Sauvage n’arrête pas, mais est loin de faire les choses à moitié.

Busty and the Bass – Uncommon Good Sorti le 8 septembre 2017

Mon doux saigneur, Mon doux saigneur.

PHOTO: SIMONE RECORDS

Avec le simple Memories and Melodies qui est paru au début de l’été, on pouvait s’attendre à un excellent album encore une fois. Le collectif de neuf musiciens Busty and the Bass frappe dans le mille avec Uncommon Good et son titre évocateur. Les musiciens sont très prolifiques dans

Busty and the Bass, Uncommon Good. leur musique, car depuis 2015, on a eu droit à un EP et deux albums. J’ai un faible pour la pièce Common Ground qui est très douce, mais révèle une rythmique de cuivres vraiment intéressante, des harmonies discrètes et une belle dose de hip-hop comme je l’aime. Un beau 5min30 bien investi. Si vous êtes fan de musique très rythmée, de jazz, de hip-hop, d’harmonies vocales ou de funk, je pense qu’avec Busty and the Bass, on a un curieux mélange de tout cela, mais qui est efficace et totalement à découvrir. (C.F.)

PHOTO: GROSSE BOÎTE

Laura Sauvage, The Beautiful.


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SOIRÉE HUMORISTIQUE

Mike Ward débarque à l’UQTR PHOTO : PHILIPPE BERGERON

GABRIEL SENNEVILLE Journaliste

Dans la soirée du 20 septembre dernier était présenté le spectacle de l’humoriste Mike Ward. Dans le cadre d’une collecte de fonds effectuée par l’Association des étudiants en science comptable (AESCA), l’humoriste a été invité à présenter son matériel devant une salle comble située au local 1012 du pavillon Nérée-Beauchemin de l’UQTR. De fait, 586 billets ont été vendus pour l’occasion. Le spectacle a débuté avec une présentation de l’artiste par les principaux organisateurs de la soirée, soit le président de l’association, Jonathan Berniquez-Levesque, la vice-présidente aux évènements, Meggie Vachon, et Philippe Bergeron, le vice-président aux communications.

«Moi ce qui me choque c’est quand je vois du monde qui ont besoin d’aide et que personne ne les aide.» — Mike Ward Vers 19h45, l’invité de la soirée entre en scène sous de nombreux applaudissements des spectateurs. Durant le spectacle, le rire est au rendez-vous, puisque le style et les textes de l’artiste provoquent une vague

Mike Ward entouré des membres du Conseil exécutif de l’AESCA, Tommy Lauzon, Alpha Diallo, V.P. aux finances, Philippe Bergeron, V.P. aux communications, Alanie Auger, V.P. à la vie étudiante, Marie-Luce Laguë, V.P. aux affaires sociopolitiques et environnements, Meggie Vachon, V.P. aux évènements, Étienne Desfossés, Représentant comptabilité et Marie-Pier Courtemanche, V.P. aux affaires académiques. d’applaudissements continue. Devant un public majoritairement composé d’étudiants, Mike Ward s’amuse tout autant que les spectateurs, il adapte notamment son discours et ses répliques en fonction des gens présents dans la salle. Au cours du spectacle, Mike Ward discute à sa manière de nombreux sujets de société, tels que le racisme, le féminisme, l’homosexualité et les différences linguistiques et culturelles des francophones et des anglophones du pays. Après avoir présenté près de 90 minutes de matériel, c’est sous les applaudissements chaleureux de la foule que l’humoriste se retire pour revenir sur scène quelques instants plus tard proposer un dernier numéro aux spectateurs. PHOTO : PHILIPPE BERGERON

Plus de 500 spectateurs sont venus assister au spectacle de l’humoriste Mike Ward.

En entrevue avec Mike Ward Dans les quelques minutes qui ont suivi la fin du spectacle, Mike Ward a bien voulu rencontrer un représentant du Zone Campus. Durant cet entretien, l’humoriste marque par son humilité et accepte de répondre à de nombreuses questions. Il a été question de la perception face à un auditoire composé essentiellement d’étudiants universitaires. Malgré ces nombreuses années d’expérience, l’humoriste s’avère toujours fébrile et inquiet à l’idée de présenter du matériel devant des étudiants, surtout de nos jours à l’air du «politiquement correct». Le journal a notamment appris plusieurs informations concernant le parcours universitaire de Mike Ward. Avant de faire carrière en humour, M. Ward avait entrepris un baccalauréat en commerce et marketing à l’université McGill. Dans son parcours, il effectue un cours de psychologie qui le marque dans sa manière de voir l’humour. En ce sens, Mike Ward affirme qu’il est primordial d’accorder une place importante aux savoirs et à la connaissance dans le métier qu’il pratique. Pour l’humoriste, l’utilisation de moments provenant de sa vie et de ses expériences lui permet de ne pas tomber dans la facilité et l’humour de premier degré. Durant l’entrevue, Mike Ward dévoile son côté empathique, soulignant la présence d’Alain Gaudet dans la salle. Depuis cinq ans, Mike Ward

et plusieurs humoristes québécois effectuent une collecte de fonds afin de subvenir aux besoins de M. Gaudet, souffrant de dystrophie musculaire. Malgré un style d’humour parfois vu comme méchant, l’humoriste souligne l’importance de venir en aide aux personnes dans le besoin. En fin d’entrevue, il a notamment été question de son retour sur scène après quelque temps d’absence et de la joie de se retrouver à nouveau devant un public.

«Si tu parles de choses que tu as vécues et connues ça sonne moins colon, j’aime ça pousser la limite et ça me permet d’aller le plus loin possible sans tomber dans le racisme, la misogynie et l’homophobie.» — Mike Ward Durant le spectacle, Mike Ward a présenté près de 25 minutes de nouveau matériel, afin d’être en mesure de produire un spectacle complet d’ici quelques mois. Finalement, il a été question de ses projets futurs concernant la télévision. Cependant, les amateurs de l’artiste devront attendre un certain temps, puisqu’il désire consacrer toute son énergie à l’écriture d’un nouveau spectacle, ainsi qu’à la diffusion de son «podcast» Mike Ward Sous Écoute.

25 sept. au 1er oct. 2017 Lundi au jeudi de midi à 13 h, édition weekend le samedi dès midi

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Artistes Paupière Les Michel.le.s Zen Bamboo Canailles Catherine Leduc Mon Doux Saigneur Corridor Daze Makala Eman & Vlooper

Pièces Défunte lune de miel Tôle froide Vladimir Rendez-vous galant Rien comme le froid Ici-bas Coup d’épée Long Gone (version française) Piscine privée La plage

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Artistes Queens of the Stone Age Steven Wilson The Andy Kaufmans Gogol Bordello Cheap Trick Bend Sinister Alvvays Mise en scène Whitehorse Daniel Romano

Pièces Feet Don’t Fail Me Now Permanating Inked Heart Saboteur Blues Long Time Coming Move a Little Slower In Undertow Closer Pink Kimono Roya


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PORTRAIT D’ANCIEN ÉTUDIANT

Cindy Rousseau, diplômée en communication sociale de l’UQTR Cindy Rousseau est une jeune passionnée de communication, de théâtre et de tout ce qui entoure la culture et la création. Elle explique ici son cheminement depuis sa diplomation au baccalauréat en Communication sociale. Voici donc le court portrait d’une jeune femme qui travaille aujourd’hui à faire rayonner le milieu des arts de la scène dans la région. Cindy a commencé avec un diplôme d’études collégiales en Arts et lettres profil théâtre au Cégep de Trois-Rivières, et le Théâtre des Gens de la place est arrivé tôt dans son parcours personnel et professionnel. «Le théâtre est une passion de longue date. J’aime l’esprit d’équipe, la créativité et le contact instantané avec le public qu’il permet», confiait-elle. C’est donc avec cette vision qu’elle a poursuivi ces études à l’université, en Communication sociale. Elle a ensuite occupé le poste de journaliste culturelle à Radio-Canada Mauricie, pour bifurquer vers Rock Détente Mauricie en tant qu’animatrice. Plus tard, elle a travaillé comme journaliste au quotidien Le Nouvelliste. Ces diverses expériences l’ont amené à se diriger ensuite vers la diffusion des arts de la scène au sein de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, et l’ont menée à Montréal au Réseau indépendant des diffuseurs

d’événements artistiques unis (RIDEAU) et du Théâtre du Nouveau Monde. Au travers de cela, elle a coordonné l’équipe de La Fabrique culturelle à Télé-Québec Montréal pendant une année. Ces diverses expériences lui ont permis de revenir en région. «J’occupe actuellement le poste d’adjointe aux communications à la salle J.-Antonio-Thompson. Je suis également narratrice pigiste et comédienne», disait-elle.

«Le théâtre est une passion de longue date. J’aime l’esprit d’équipe, la créativité et le contact instantané avec le public qu’il permet.» — Cindy Rousseau Elle a toujours privilégié le secteur culturel, comme on le remarque dans son parcours professionnel. C’est pour cette raison qu’elle a choisi d’étudier en communication sociale à l’UQTR. «L’aspect créatif est ce qui me passionne le plus dans le domaine des communications. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours privilégié le secteur culturel». Bien entendu, la jeune diplômée de l’UQTR a beaucoup grandi depuis sa sortie, et cela grâce aux diverses expériences vécues au sein de plusieurs milieux ou elle a pu acquérir des notions

importantes. Elle se dit plus confiante de ses moyens, et surtout elle a appris à se connaître et à s’écouter au travers des choix qu’elle a faits et des choses qu’elle veut aujourd’hui réaliser. Les communications sont partout, et ce milieu est en constante évolution, surtout avec l’expansion des réseaux sociaux. C’est avec ouverture, créativité et innovation que Cindy Rousseau aborde ce domaine. «La diffusion des arts de la scène évolue constamment et, dans le but de se faire entendre et de se démarquer, on se doit d’être inventifs et originaux dans nos approches communicationnelles auprès des différents publics», explique-t-elle. De plus, elle ajoute que le taux de fréquentation des salles de spectacles ne cesse de diminuer depuis plusieurs années, et qu’il s’agit d’un problème auquel son équipe et elle doivent faire face. Il faut donc être prêt à s’adapter, mesurer, s’ajuster et à réinventer les actions de communications pour perdurer dans le domaine, ce qui n’est pas nécessairement tâche facile. On peut donc dire que le parcours de Cindy Rousseau, bien qu’homogène, est très diversifié. C’est intéressant de constater qu’avec un baccalauréat en Communication sociale de l’UQTR, on peut œuvrer dans tous ces milieux. (C.F.)

PHOTO: LAURÉANNE DANEAU

Cindy Rousseau, diplômée en Communication sociale à l’UQTR et aujourd’hui adjointe à la communication pour la salle J.-Antonio-Thompson.


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SOIRÉE-BÉNÉFICE

Humour, beerpong, et musique pour une soirée arrosée CAROLINE FILION Journaliste

Cette soirée du 13 septembre dernier a été annoncée comme le deuxième spectacle de la rentrée de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Dès 21h, un spectacle d’humour d’Alex Roof était au programme, avec en première partie l’humoriste Jerr Allain. Musique et beerpong ont clôturé cette soirée organisée par l’Association des étudiants au doctorat en chiropratique (AEDC). Le but de l’événement était de financer une mission chiropratique en Haïti. Tous les éléments étaient en place pour attirer un bon nombre de participants à la soirée. Près d’une centaine de personnes étaient présentes pour le spectacle d’humour, ce qui a semblé surprendre les humoristes. C’est Jerr Allain qui a ouvert le bal et est entré sur scène sans présentation devant le public du 1012 Nérée-Beauchemin. Avec son humour cru et sincère, il n’a pas eu peur de rire de lui-même, et

de ses blagues aussi. Il a bien rempli son mandat qui était de réchauffer la foule, mais également de présenter le programme principal. Les gens s’étaient majoritairement déplacés pour Alex Roof. Il avait même, selon ses dires, mobilisé quelques-uns.es de ses admirateurs.rices au local 1012 en les croisant dans les couloirs de l’université. À la blague, il a dit: «J’aurais dû faire une tournée des classes pour remplir la salle».

Alex Roof a attiré des gens déjà conquis au 1012, notamment grâce aux soirées d’humour qu’il a offertes dans la région auparavant. L’humoriste est connu dans la région notamment grâce aux soirées d’humour qu’il anime à la P’tite grenouille de Trois-Rivières, et plus récemment au Pub Broadway à Shawinigan. L’humour trash d’Alex Roof est assez adapté à la clientèle universitaire avertie qui n’est pas trop impressionnable et est capable d’en prendre. Ce genre de soirée s’apparente à une combinaison des activités favorites que l’on retrouve lors du carnaval étudiant de l’UQTR, qui se déroule en janvier. Il n’est donc pas étonnant de voir des gens enthousiastes y participer. PHOTO: GRACIEUSETÉ

L’humoriste Alex Roof.

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LE GARS QUI PARLE DE CINÉMA

«Et au pire, on se mariera» La réflexion LOUISÉTIENNE VILLENEUVE Chroniqueur

Quand on écoute un film et qu’on se dit simultanément: «C’est féminin» et «Ça fait du bien». Et bien ça fait du bien. Le film «Tu veux que je te raconte quoi là?» Jusqu’où le besoin d’être aimé, l’héritage psychologique et les idéaux d’émancipation peuvent-ils tordre notre perception de la réalité? C’est la question centrale que pose Léa Pool (La passion d’Augustine, Le papillon bleu) dans Et au pire, on se mariera, adaptation cinématographique du roman homonyme de Sophie Bienvenue. À mille pas de distance de l’histoire d’amour traditionnelle, le film explore les affects entachés d’Aïcha (Sophie Nélisse), une jeune adolescente de 14 ans qui cumule les ambitions prématurées. Si le scénario se construit essentiellement autour des tentatives de séduction de l’adolescente à l’endroit de Baz, un homme de deux fois son âge (Jean-Simon Leduc), c’est plutôt le regard sur le pourquoi de ces sentiments qui constitue la véritable trame du film. Ainsi, bien que l’amour (ou le désir amoureux) soit assurément au centre de l’œuvre, celle-ci se range davantage parmi les thrillers psychologiques que parmi les films de romance. En accentuant, on dirait: «Et au pire, on se mariera», bien avant «Et au pire, on se mariera». Un thriller, donc. Sur ce point, il importe de souligner que la trame narrative remplit très bien ses objectifs. Utilisant avec technique les révélations à rebours, alimentées par de courtes séquences d’interrogatoire où la protagoniste se prononce sur les événements vécus, le film amène le spectateur à constamment réviser ce qu’il a vu et à modifier les critiques qu’il a pu initialement jeter sur les personnages, leurs choix et leurs actions. Un travail intelligent de la part de Bienvenue et de Pool, qui plutôt que de nous laisser juges des comportements, nous obligent progressivement à adopter un regard plus compréhensif et plus senti face à cette réalité complexe qu’est le désordre amoureux à l’adolescence (et par extension, à la vie adulte). Pris dans son ensemble, le film a pour force de laisser en conclusion quelques pistes ouvertes qui incitent à réfléchir plus sérieusement sur les problématiques présentées (le désir en bas âge, la vulnérabilité émotive, la sélectivité de la mémoire et la non-sélectivité des processus inconscients). Malgré la présence de quelques redondances, – qui ne sont peut-être pas étrangères au jeu un peu répétitif de Nélisse - je recommande le visionnement de ce film bien construit et audacieux, qui nous rappelle comment nous ne sommes jamais bien loin, en amour, de certains aveuglements volontaires.

Aïcha et sa mère, captées par Léa Pool, à partir de la plume de Sophie Bienvenue: plus qu’un film mettant en scène des femmes, Et au pire, on se mariera me semble être un excellent film fait par des femmes et centré sur des femmes. En 1h33 de visionnement, les personnages masculins gravitent autour du noyau dur de l’œuvre: ils accompagnent et ponctuent le récit, marquent les enjeux. Mais ces enjeux, dans leur lecture, dans leur traitement, dans le temps de caméra alloué à chaque genre… eh bien, ils donnent la place aux femmes. Et même un pluraliste invétéré comme moi s’est senti, face à cette œuvre, en territoire nouveau.

En voyant le dernier produit de Léa Pool, je me suis rappelé que le cinéma est toujours à son meilleur quand il nous présente le film que nous n’aurions même pas pensé faire. Dernièrement, j’ai croisé un article en ligne de la revue de théâtre JEU, intitulé «Apprendre à compter», où il est soutenu statistiquement que les productions théâtrales québécoises des cinq dernières années affichent une sous-représentation nette des femmes dans la mise en scène et dans l’écriture des pièces sélectionnées. En lisant l’article, je me suis moi-même interrogé sur les différentes catégories «À la manière d’un réalisateur» que j’ai pu rencontrer dans le (petit) circuit d’improvisation du Québec. Les plus fréquents: Quentin Tarantino, Wes Anderson, Tim Burton et Xavier Dolan (et Michael Bay, mais ça, c’est à cause de mon ami Maxime). En me demandant finalement quelle réalisatrice aurait pu faire le palmarès, il m’a fallu prendre quelques secondes pour réfléchir. Et c’est Kathryn Bigelow (The Hurt Locker, Detroit) qui m’est venue la première à l’esprit, elle qui a été doublement oscarisée pour l’un des films les plus masculins que je connaisse (The Hurt Locker). Je serais curieux de voir les statistiques des scénaristes et des réalisatrices au Québec pour faire la comparaison. Mais assurément, en voyant le dernier produit de Léa Pool, je me suis rappelé que le cinéma est toujours à son meilleur quand il nous présente le film que nous n’aurions même pas pensé faire. En ce sens, les films féminins qui sont «bien» seront toujours les bienvenus dans ma vie.

À VENIR AU CINÉMA LE TAPIS ROUGE La ferme et son État, de Marc Séguin (À partir du 29 septembre – Documentaire québécois sur l’identité commerciale et les politiques agricoles) AVA, de Léa Mysius (À partir du 6 octobre – Drame français sélectionné pour la 56e Semaine de la Critique)


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arts et spectacles

Volume 13, numéro 1 | Octobre 2017

BIENNALE INTERNATIONALE D’ESTAMPE CONTEMPORAINE DE TROIS-RIVIÈRES

Les princesses de la Sainte-Catherine MARIECHRISTINE PERRAS Journaliste

La dixième édition de la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières a battu son plein tout l’été dans la ville. Rassemblant 300 œuvres, 51 artistes représentant 19 pays, l’événement a de quoi faire rayonner la région tous les deux ans. La présence de l’Atelier Presse-papier au centre-ville et la formation en arts visuels de l’UQTR contribuent à l’envergure d’une telle manifestation. C’est d’ailleurs à ces deux endroits que travaille l’artiste Valérie Guimond, qui expose pour la deuxième fois à la BIECTR. Privilégiant l’estampe lors de ses études à l’UQTR, la désormais chargée de cours remporte la Bourse Presse-papier pour son projet final en 2002. Membre de l’atelier depuis ce temps, elle cumule un deuxième mandat à la présidence du centre d’artistes. Cette deuxième invitation à la biennale a été l’occasion pour l’artiste de mettre sur pied un projet solo, dans le cadre des expositions parallèles parsemées un peu partout dans la

ville. Elle a présenté, à l’Espace 0…3/4 de l’Atelier Silex, Les fausses princesses, un travail qui a débuté dans un cours de deuxième cycle, et qui continue d’alimenter ses recherches. Le lieu d’exposition est rempli de photographies de fillettes habillées en princesse, sérigraphiées sur de longues bandes de tissu vaporeux. S’ajoutent à ces spectres mystérieux des femmes vêtues légèrement, rappelant l’accoutrement des prostituées. Ces images sont imprimées sur des panneaux de bois, balafrés parcimonieusement par l’artiste de l’estampe. Valérie Guimond se plaît à parer ses personnages d’un masque à gaz. Il représente pour elle un objet qui coupe du monde et dirige vers une introspection obligatoire.

Les fausses princesses de Valérie Guimond sont le fruit d’un questionnement sur le déguisement, surmonté des stéréotypes rattachés aux genres. Les fausses princesses de Valérie Guimond sont le fruit d’un questionnement sur le déguisement, surmonté des stéréotypes rattachés aux genres: le super-héros pour les garçons et la princesse pour les filles. L’un est davantage positif, soulignant la force et le courage, à connotation masculine, l’autre est plutôt PHOTO: VALÉRIE GUIMOND

PHOTO: VALÉRIE GUIMOND

Le lieu d’exposition est rempli de photographies de fillettes habillées en princesse, sérigraphiées sur de longues bandes de tissu vaporeux. négatif, véhiculant des idées de soumission et de superficialité. Pour entretenir ses réflexions, des auteures aussi variées que Lili Boisvert, Emily Witt et Anaïs Barbeau Lavalette se retrouvent tour à tour sur sa table de travail. Valérie Guimond collabore actuellement avec l’Unité de recherche en arts visuels de l’UQTR. Douze professeurs, chargés de cours et étudiants de deuxième cycle du département de Philosophie et des arts participent à un projet audacieux, conjointement avec l’Université de Belgrade, en Serbie. Jumelée à une artiste serbe, Valérie Guimond a dû s’approprier une proposition de création qui lui a été remise. Déstabilisée d’abord, elle a su respecter sa démarche de recherche-création, et ce

dépaysement lui a même permis d’explorer de nouveaux médiums. Bien qu’elle travaille en premier lieu avec la photographie, donc avec des modèles humains, elle a attaqué ce projet différemment. Toujours derrière la caméra, elle a mis en scène un stéréotype de prostituée sur la rue Sainte-Catherine Est à Montréal. Cette immersion dans le monde de la performance et de la vidéo lui a valu son lot de réactions en direct et une nouvelle tangente. Pour la première fois, Valérie Guimond présentera une vidéo, projetée sur une sérigraphie. À l’aube de sa quarantaine, Valérie Guimond peut se réjouir d’être devenue une excellente ambassadrice de l’estampe pour la région. PHOTO: VALÉRIE GUIMOND

Le masque à gaz représente pour l’artiste un objet qui coupe du monde et dirige vers une introspection obligatoire.

Privilégiant l’estampe lors de ses études à l’UQTR, Valérie Guimond remporte la Bourse Presse-papier pour son projet de fin d’études 2002.


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FESTIVAL D’ART PERFORMATIF DE TROIS-RIVIÈRES

Une fin de semaine TRès performance Jadis nommée capitale culturelle du Canada, Trois-Rivières se taille une place de choix quand vient le temps de célébrer les arts visuels. Biennales et festivals se succèdent depuis des décennies, attirant visiteurs et touristes. Les nombreuses manifestions artistiques auront permis la rencontre entre Sébastien Goyette-Cournoyer et Isabelle Clermont, co-fondateurs du premier Festival d’art performatif de Trois-Rivières. Se déroulant le temps d’une fin de semaine, les deux soirées du 16 et 17 septembre derniers ont accueilli des artistes de la région ainsi que de la métropole québécoise. Dans la cour arrière d’un quadruplex de la rue Bureau, une centaine de curieux et d’initiés se sont côtoyés. Côté jardin, l’ambiance est festive depuis plusieurs années. Les locataires se partagent une grande cour vivante, surnommée le Chic camping Bureau, un lieu convivial où l’esprit de communauté rassemble des convives lors d’événements en tout genre.

De café en verre et de verre en café, le germe muri se présente plutôt comme un festival indépendant. Tous deux artistes de la performance, Isabelle Clermont et Sébastien Goyette-Cournoyer se fréquentent d’abord dans certains événements artistiques, et ensuite comme collègues et amis.

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PHOTO: EDENA SAWYER

C’est d’ailleurs l’an dernier, autour d’un café de l’amitié, que les deux créateurs voient germer l’idée d’une soirée performance dans le cadre du Off-festival de poésie. De café en verre et de verre en café, le germe muri se présente plutôt comme un festival indépendant.

Le mannequin indiquant l’entrée du festival.

Dans la cour arrière d’un quadruplex de la rue Bureau, une centaine de curieux et d’initiés se sont côtoyés. Les deux comparses organisent avec aisance le festival, les réponses positives des invités les enchantent. La complicité administrative les amène inévitablement à se commettre en duo. Leur toute première collaboration artistique se fait tout aussi naturellement, tous deux ayant déjà des connivences dans leurs démarches individuelles. Bien que la performance mette nécessairement la présence et le corps de l’artiste en évidence, certains privilégient le ludisme et la théâtralité. Les organisateurs cherchent plutôt à mettre en avant le risque associé au contraste entre la douce vulnérabilité de leur corps et la difficulté physique qui s’étend jusqu’à la douleur symbolique, sans pour autant glisser dans la mutilation. L’excellent bilan, tant pour la présence du public que pour la participation des collaborateurs, fait en sorte que Sébastien Goyette-Cournoyer et Isabelle Clermont préparent déjà la deuxième édition du festival. (M.-C.P.)

PHOTO: MARTIN CÔTÉ

L’artiste trifluvienne Isabelle Clermont, le samedi soir. PHOTO: MOTOJIROPEDRO

PHOTO: MARTIN CÔTÉ

L’artiste montréalaise Marilyne Fournier, le samedi soir. PHOTO: MARTIN CÔTÉ

La performance de Sébastien Goyette-Cournoyer et Isabelle Clermont, le samedi soir. PHOTO: EDENA SAWYER

L’artiste montréalaise Yasenia Fuentes, le dimanche soir.

Les cofondateurs, Sébastien Goyette-Cournoyer et Isabelle Clermont, lors de l’ouverture du festival.


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CAUSERIE À L’EXÈDRE

L’Inéducation, de Joëlle Tremblay PHOTO: ELIAS DJEMIL

MARIANNE CHARTIERBOULANGER Journaliste

La librairie indépendante l’Exèdre offre à quelques moments durant l’automne des causeries avec des auteurs, ainsi que des tables rondes littéraires. Mercredi soir, l’auteure et enseignante en philosophie Joëlle Tremblay nous a parlé de son nouvel essai: L’inéducation, de la maison d’édition Somme Toute. La soirée a été animée par Christian Bouchard, ami de la librairie, mais aussi ancien chroniqueur au Nouvelliste et à ICI Radio-Canada, et également professeur retraité. Il s’est en effet entretenu avec Joëlle Tremblay, professeure de philosophie (Cégep de Trois-Rivières et de Granby) pour parler de son nouvel essai: L’inéducation.

«Nous vivons dans une société qui demande de plus en plus de polyvalence sur le marché du travail quand le système, lui, demande d’être hyperspécialisé». — Joëlle Tremblay, professeure de philosophie au collégial et auteure «Pourquoi l’éducation?» lui a-t-il subitement demandé. Son mémoire de maîtrise portant sur le sujet, elle a répondu qu’elle croit en la liberté de pensée que permet l’enseignement de la philosophie. Elle souhaite permettre aux jeunes adultes

L’auteure Joëlle Tremblay. de créer leur propre pensée dans cette masse de culture générale que véhicule l’éducation, qu’elle caractérise elle-même comme conservatrice. C’est entre autres ce qu’elle dénonce dans son ouvrage, mais aussi à travers sa stratégie d’enseignement. Son but est de transmettre des valeurs générales, pour ensuite laisser les jeunes les dépasser et les contester, et finalement créer leurs propres modèles de pensées. Elle a souligné également les paradoxes du

système d’éducation actuel, ainsi que le fossé qui se creuse tranquillement entre celui-ci et les écoles. En effet, «nous vivons dans une société qui demande de plus en plus de polyvalence sur le marché du travail quand le système, lui, demande d’être hyperspécialisé», a-t-elle déclaré, et ce, que ce soit dans les formations continues ou les études supérieures. En lisant le livre de Joëlle Tremblay, qui célèbre ses dix ans d’enseignement, c’est une prise de conscience envers

ce système que prendra le lecteur de L’inéducation. Prochainement, la librairie offrira une autre causerie avec Stéphanie Larue et Amélie Panneton le 8 octobre, dans le cadre du Off-Festival de Poésie de Trois-Rivières. Également, une table ronde sur le contre-exemple en littérature avec Jean-Philippe Baril-Guérard, Katherine Raymond et Chloé Savoie-Bernard sera offerte le 26 octobre.


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SPORTS RETOUR DE MARIE-ÈVE NAULT

Une addition de taille ÉTIENNE LEBELMICHAUD Journaliste

La formation de soccer féminin des Patriotes prend du galon rapidement au sein du Réseau du Sport Étudiant du Québec (RSEQ). Pour continuer sur cette lancée, l’équipe peut maintenant compter sur l’expérience incomparable que lui procure le retour derrière le banc de Marie-Ève Nault. La nouvelle entraineuse-adjointe pratique ce sport depuis l’âge de sept ans et n’en démordra pas de sitôt. Bien qu’elle avoue n’avoir jamais aimé courir, que ce soit derrière un ballon ou non, ses raisons d’être amoureuse du sport restent nombreuses. Selon elle, «c’est être en équipe, jouer ensemble à l’extérieur, la stratégie et les tactiques ainsi que le dépassement de soi», qui font du soccer le sport qu’elle a choisi. Un choix judicieux, puisqu’elle est maintenant reconnue comme l’une des meilleures joueuses de l’histoire de la Mauricie, tout comme son idole de jeunesse Luce Mongrain. Cette dernière faisait partie de la première équipe canadienne à participer à la Coupe du Monde de la FIFA (Fédération

International de Football Association) et son histoire a convaincu Nault qu’elle était capable d’en faire de même. La défenseure a cependant poussé la barre encore plus haut aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Elle faisait alors partie de l’équipe canadienne qui a remporté la première médaille olympique du pays dans cette discipline, une médaille de bronze arrachée à la France 1-0. «C’était vraiment le summum. J’en parle et j’en ai encore la chair de poule. Quand l’arbitre a sifflé à la fin du match, sur le podium, recevoir la médaille, c’était un moment superbe à partager avec l’équipe», confie-t-elle.

«On a le groupe pour accéder aux séries.» — Marie-Ève Nault En plus de cela, elle apporte dans son bagage une autre médaille de bronze en tant que substitut à Rio l’an dernier, deux participations en Coupe du Monde de la FIFA (Allemagne 2011 et Canada 2015) et de nombreuses années de soccer de haut niveau en Amérique et en Europe, notamment en Suède où son équipe a accédé à la finale de la Ligue des Champions. Maintenant de retour derrière le banc des Patriotes après quelques brefs séjours au fil des années, elle affirme que la décision de revenir était naturelle pour elle. «Je m’ennuyais déjà du soccer,

je suis excitée de revenir.» C’est pourquoi elle n’a pas hésité et a sauté sur l’occasion lorsque l’entraineur-chef Durnick Jean l’a contactée pour le poste. De nombreux changements ont eu lieu au sein des Patriotes depuis son dernier passage. «L’université encadre beaucoup plus les athlètes avec la salle de performance, les services de kinésiologie et la thérapie du sport. [Les entraineurs] sont beaucoup plus concentrés sur les détails.» Hormis l’existence d’un terrain extérieur praticable sur le campus, les Patriotes semblent avoir tous les éléments clés pour devenir un programme dominant. Revenir entrainer à l’UQTR lui permettra également de redonner davantage à sa région natale. En s’impliquant et en affichant son parcours, elle pourra certainement inspirer de nombreuses autres jeunes filles à se donner à fond dans leurs sports pour atteindre elles aussi les plus hauts niveaux de compétition, comme Mongrain l’avait fait pour elle. Concrètement, Nault veut mettre ses vastes connaissances défensives à la disposition de l’équipe afin de permettre à Jean et aux autres adjoints de se pencher davantage sur l’offensive. Cette façon de faire porte déjà ses fruits, alors que les Patriotes connaissent un excellent début de saison et semblent sur la bonne voie pour accéder aux séries, l’objectif de toutes. «On a le groupe pour. Les filles croient de plus en plus en elles et en nos chances.»

PHOTO: SOCCER CANADA

Nault est fière du parcours qui l’a amenée à entrainer les Patriotes.

ENTREVUE AVEC MATHIEU GRAVEL

Une première dans l’histoire des Patriotes PHOTO: PATRIOTES UQTR

Mathieu Gravel, entraineur.

Le début de la saison automne 2017 chez les Patriotes se fait avec des changements et des nouveautés notables. Entre autres, l’équipe de hockey aura, pour la toute première fois, un entraineur adjoint qui offrira ses services à temps plein. Il s’agit de Mathieu Gravel, qui sera aux côtés de l’entraineur-chef actuel, Marc-Étienne Hubert. Le jeune homme, natif de Greenfield Park connait très bien l’équipe des Patriotes de l’UQTR. De 2005 à 2009, il a fait partie de l’équipe de hockey, en plus d’avoir été capitaine pour cette équipe, soit entre 2007 et 2009. En parallèle avec ses débuts de l’équipe des Patriotes, Mathieu Gravel fait également partie de la première équipe d’étoiles des recrues de Usports. Ses premières expériences avec les Patriotes demeurent, pour lui, de très bons souvenirs: «Vraiment, j’ai adoré. C’est avec les Patriotes que j’ai eu le plus de plaisir à jouer au hockey. C’est aussi avec les Patriotes que

ma carrière s’est définie», dit-il en entrevue au Zone Campus. Nouveauté cette année: un entraineur adjoint, et c’est lui qui en est le premier élu. Selon lui, l’équipe de hockey des Patriotes est constamment en changement: «Beaucoup de choses changent année après année», mentionne-t-il. «Le sport évolue beaucoup et il y a beaucoup de changement dans l’équipe. On essaie toujours de s’améliorer.» Le fait d’embaucher un entraineur adjoint à temps plein est, selon lui, une des améliorations apportées aux Patriotes. Interrogé sur son poste, Mathieu Gravel dit qu’il sera le bras droit de l’entraineur: deuxième avis, support de l’entraineur, ce sont, entre autres, quelques tâches importantes accordées à l’entraineur adjoint. Il devra également s’occuper de la partie défense de l’équipe. Toutefois, il n’en sera pas à sa première expérience en tant à ce poste: l’équipe des Voltigeurs de Drummondville l’a connu dans ses rangs alors qu’il portait déjà ce titre.

La feuille de route de Mathieu Gravel, en tant que sportif est très longue: ses débuts notables se font en équipe junior avec les Drakkars de Baie-Comeau. Puis, en 2010, il participe à l’entrainement pour l’équipe Hamburg Freezers de la ligue professionnelle hockey en Allemagne, ainsi que l’équipe Eisbären de Berlin. En 2012, il est l’entraineur-chef de l’école de hockey mineur des Canadiens de Montréal, et devient également conférencier pour Hockey Québec en 2013. Il portera le titre d’entraineur pour Hockey Canada en 2014. Notons sa participation pour une autre équipe de hockey célèbre en région, Les Cataractes de Shawinigan, entre 2001 et 2004. Ce qui a motivé Gravel à l’acceptation de ce poste, ce sont, entre autres par rapport aux conditions. «C’est, selon moi, l’un des emplois les plus sécuritaires financièrement. La conciliation travail-famille est beaucoup plus facile.» Mathieu Gravel est devenu membre du temple de la renommée de l’équipe des Patriotes de l’UQTR en 2010. (M.-A.A.)


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SPORTS

YOGA

Une activité à la mode? MARC-ANDRÉ ARSENAULT Journaliste

Le Centre d’activité physique et de santé (CAPS) Léopold-Gagnon de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offre différentes séances de yoga en groupe. Il existe également quelques autres endroits dans la ville de Trois-Rivières où l’on peut pratiquer le yoga: un nouveau centre est d’ailleurs apparu dans le paysage cette année. Peut-on parler d’un engouement pour cette discipline? Plus de 115 étudiants.es de l’UQTR se sont inscrits.es au cours de yoga du CAPS pour la session d’automne 2017. Durant l’heure du dîner, 50% des personnes inscrites aux différentes séances de yoga sont des étudiants. es à l’UQTR, un chiffre qui monte jusqu’à 95% pour les participants.es fréquentant ces cours en soirée. Le CAPS offre quatre types de yoga différents. Tout d’abord, le Power Yoga arrive en première position sur l’échelle de la popularité; vient ensuite le yoga athlétique, plus physique, qui répond particulièrement à la demande de grands sportifs.ves; puis une nouveauté apparue pendant la session d’hiver dernier, le Hiit yoga, qui obtient de plus en plus de succès auprès des étudiants.es; enfin, le yoga «100% zen» ferme la marche en quatrième position de popularité. Avec la nouveauté du Hiit yoga, l’engouement pour cette pratique s’est accentué chez les étudiants.es de l’UQTR. Mais même sans cette dernière variété, le yoga en général demeure très populaire au CAPS, selon Isabelle Arsenault, attachée d’administration. «C’est parmi nos cours forts (le yoga). En fait, les trois cours forts au CAPS, c’est le yoga, la zumba puis les cardio-vélos. C’est quand même des cours qu’on remplit facilement. Notre clientèle étudiante recherche un style de yoga qui bouge.» Le nouveau centre de yoga, Solia yoga, a

été fondé à Trois-Rivières il y a un peu plus d’un an. Le centre compte actuellement 950 membres inscrits et offre 19 différentes alternatives en yoga. Certaines d’entre elles se concentrent plutôt sur la stabilité et sur l’équilibre, alors que d’autres demandent plus d’intensité énergique. Selon Elizabeth Fugère, professeure de yoga dans ce centre, cette discipline demeure actuellement marginalisée en Mauricie. «Dans les grands centres tels que Montréal ou Québec, on peut retrouver plus d’une soixantaine d’endroits», estime-t-elle. «Ici [à Trois-Rivières], on retrouve quelques locaux pour le yoga, mais on est loin de rentrer dans des techniques spirituellement avancées.»

PHOTO: GRACIEUSETÉ

Le yoga demeure très populaire au CAPS en général: l’engouement pour cette pratique emble s’être accentué chez les étudiants.es de l’UQTR. La diminution du stress, le fait de vouloir reconnaitre les forces de son corps ainsi que la recherche de flexibilité sont les raisons les plus courantes qui poussent les gens à se lancer dans cette pratique. Le yoga peut également apporter certains éléments complémentaires à une autre discipline sportive. Elizabeth fait du yoga depuis plus de 15 ans: «Je faisais du crossfitt et j’avais besoin de retrouver une certaine flexibilité. C’est avec le yoga que j’ai pu travailler [là-dessus].» Pour Andréanne, le yoga est aussi une philosophie: «Je suis inscrite à ce centre de yoga depuis deux semaines. Pour moi, le yoga permet d’unifier le côté physique et le côté mental.» Bien que le yoga soit un peu plus connu qu’il y a quelques années, il en demeure pas moins qu’il y a, tout de même, une ligne marginale même si elle s’amincit. Il existerait donc un certain engouement pour le yoga, sans que ce soit la folie furieuse. Toutefois, l’engouement serait plus important dans certains secteurs, comme celui du CAPS de l’UQTR.

Le centre Solia yoga.


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SPORTS

COURSE CHIROPRATIQUE

Une activité avec un nouveau souffle PHOTO: COURSE CHIROPRATIQUE

ON JASE

Les Alouettes de Montréal: le dindon de la farce VINCENT BOISVERT Chroniqueur

Bonne session à vous tous, étudiants.es et membres du personnel de l’UQTR. Afin de «célébrer» une autre année sans football universitaire à l’UQTR, pourquoi ne pas parler du football des Alouettes? L’évènement a rassemblé des coureurs.euses de tous âges. Le dimanche 10 septembre dernier, la course chiropratique organisée par l’Association des étudiants au doctorat en chiropratique (AEDC) a rassemblé des coureurs de tous âges confondus et divisés en catégories de distance (1km; 2,5km; 5km; 10km et 10km relais). Pour l’étudiante au doctorat en chiropratique Camille Dumas, l’édition 2017 a été un véritable succès. Elle se montre très satisfaite des améliorations apportées, ainsi que du taux d’inscription qui a été doublé par rapport à 2016. Un travail en amont a été réalisé par le trio formé par Camille Dumas (commandites, publicité, inscriptions), Frédérick Bériault (logistique et assurances) et Stéphanie Langlois-Laroche (aide à la commandite, coordination du groupe de kinésiologie). Grâce à une bonne préparation et aux partenaires financiers, l’équipe organisatrice a été capable de préparer un parcours sans heurts, en plus de pouvoir payer les assurances. Il faut dire que tous les profits ramassés par les inscriptions vont à Chiropratique Sans Frontières. Outre les commandites et une meilleure publicité, l’aide de la professeure au département des sciences de l’activité physique, Maryline Roy, a permis aux étudiants de son cours de kinésiologie de prendre part à la course. En comptant

les préinscriptions qui se chiffraient déjà à 198 personnes, Camille estime le nombre de coureurs à environ 275. Elle se montre également heureuse que Nathalie Sanfaçon, fondatrice du mouvement Une fille qui court, ait accepté la présidence d’honneur.

Le nombre d’inscriptions aurait doublé par rapport à l’an passé Malgré un temps incertain au départ («il pleut à chaque année», affirme Camille), le tout s’est déroulé sans problèmes et les coureurs, malgré l’effort, ont démontré beaucoup d’enthousiasme à la fin de leur course sous un ciel ensoleillé. De plus, des étudiants.es au doctorat étaient sur place pour faire du tapping (technique de massage musculaire) et fournir des collations. Le défi maintenant: assurer une relève pour la coordination. Puisqu’aucun étudiant ne s’est présenté, Camille et Frédérick seront encore jusqu’à maintenant les organisateurs principaux l’an prochain. (D.F.) PHOTO: COURSE CHIROPRATIQUE

PHOTO: COURSE CHIROPRATIQUE

Nathalie Sanfaçon, présidente d’honneur, ainsi que Camille Dumas, Stéphanie Langlois-Laroche et Frédérick Bériault, tous trois du comité organisateur.

Les gagnants de la course «5km (course ou marche)», de gauche à droite: Émile Marineau; Simon Lamothe-Gosselin; Guillaume Bouvet-Morrissette.

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Pendant des années, les Oiseaux étaient clairement LA référence dans la Ligue Canadienne de Football (LCF). Victoires, championnats, bon esprit d’équipe, les choses allaient bon train chez cette organisation montréalaise. Puis, avec le départ de Marc Trestman pour la Ligue Nationale de Football (NFL) chez les Bears de Chicago, et le départ à la retraite d’Anthony Calvillo, qui est le meilleur joueur de l’histoire des Alouettes, si ce n’est de la LCF en entier, on a fait plus que mal à l’organisation. Le 13 septembre dernier, le coach Jacques Chapdelaine a été limogé, après des résultats inadéquats quand l’on regarde le niveau de talent à travers l’organisation. Un autre entraîneur-chef qui quitte. Le coordonnateur défensif Noel Thorpe s’est aussi vu montrer la porte de sortie. C’est le directeur général Kavis Reed, celui-là même qui voulait devenir l’entraîneur-chef des Alouettes, qui assurera l’intérim. Selon quelques médias sportifs au Québec, la chicane se serait installée au sein du personnel, entre les entraîneurs et le directeur général. C’est sûr que quand une équipe accumule plus de défaites que de victoires, malgré un alignement plus que talentueux, ça n’aide pas à entretenir de saines relations. Tous ces hommes ont une soif de victoire et sont très compétitifs. Normal que certains accrocs se fassent entre les joueurs ou les entraîneurs, mais lorsque ces accrocs deviennent personnels, c’est là que le bât blesse. On peut aussi expliquer cette saison de misère par l’acquisition du vétéran quart-arrière Darian Durant. L’ancien des Roughriders de la Saskatchewan est reconnu comme étant un quart très fragile, qui se blesse facilement lorsqu’il se retrouve au sol. Malheureusement pour les Alouettes, le natif de Florence, en Caroline du Sud, n’affiche pas les statistiques espérées. Qui plus est, les départs de Bear Woods et de S.J Green font extrêmement mal à l’équipe. Green était un membre connu et respecté, autant du public que de ses coéquipiers. Je ne crois pas que beaucoup

de gens peuvent encore expliquer de façon logique pourquoi il a été échangé aux Argonauts de Toronto, les éternels rivaux, contre un simple choix de sixième ronde et un choix conditionnel au prochain repêchage. Quant à Bear Woods, qui s’aligne aussi avec les Argonauts, il a été libéré au début de la saison par le directeur général. Geste tout aussi incompris, car Woods faisait un travail honnête sous le règne de Marc Trestman et de Jim Popp. Les amateurs sont moins présents depuis quelques années, et je peux affirmer que j’ai été très déçu de mon expérience lorsque j’ai été les voir se faire massacrer contre les Blue Bombers de Winnipeg, il y a un an de cela. Espérons que l’équipe retrouvera bientôt le sentier de la victoire, parce que sinon, ils auront bien du mal à attirer les amateurs de partout dans la province.

La retraite pour Daniel Nestor Dans un an jour pour jour, le joueur canadien de tennis, spécialiste du double, Daniel Nestor, sera un retraité du meilleur circuit de tennis de la planète, l’Association de Tennis Professionnel (ATP). En effet, Nestor a indiqué qu’il avait réfléchi longtemps avant de prendre cette décision. L’Ontarien, qui a trôné au sommet du classement mondial en double à 10 reprises au cours de sa carrière, occupe présentement le troisième rang de l’histoire moderne avec 91 titres en double. Véritable monument du tennis canadien, Nestor, 45 ans, a connu une saison en dents de scie, et ce, avec plusieurs partenaires différents.

Dans un an jour pour jour, le joueur canadien de tennis, spécialiste du double, Daniel Nestor, sera un retraité de l’ATP. Avec la montée d’une nouvelle génération de joueurs et de joueuses de tennis, comme Denis Shapovalov, Alexander Sverev ou Madison Keys, qui détrôneront bientôt les Roger Federer, Rafael Nadal et Serena Williams de ce monde, ça me fait un petit pincement au cœur de savoir que Nestor n’évoluera plus sur les courts de l’ATP. Le gaucher, natif de Belgrade, en Serbie, a obtenu sa première victoire professionnelle en carrière en 1994 à Bogotá, en Colombie. Le naturalisé canadien, qui habite désormais Toronto, a aussi remporté une médaille d’or aux Jeux Olympiques de 2000, qui se tenaient à Sydney. Peut-être restera-t-il dans le giron du tennis de haut niveau, ou peut-être s’éloignera-t-il de cet environnement après tant d’années à avoir tout donné. Reste qu’il s’agira d’un repos bien mérité pour Nestor.


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Volume 13, numéro 1 | Octobre 2017

SPORTS

RENTRÉE DES PATRIOTES

Une année chargée en perspective Le coup d’envoi est donné pour la rentrée scolaire et, maintenant que l’année est bien amorcée, ce sont les Patriotes qui commencent à entrer en action graduellement. Ils devront non seulement se concentrer sur leurs sports, mais aussi sur leurs études et leurs activités de financement. Le plus gros événement commun aux neuf équipes est bien entendu le Salon des Vins, le vendredi 29 septembre au Centre de l’Activité Physique et Sportive (CAPS) Léopold-Gagnon. Il s’agit du principal moyen de financement organisé par les Patriotes et d’une activité qui rejoint une grande partie de la population trifluvienne, qu’elle soit universitaire ou non. Outre cela, les équipes de badminton et de volleyball organisent chacune de leur côté un tournoi de financement ouvert à tous. Une modification importante a été apportée à la formule du tournoi de volleyball pour augmenter le taux de participation, et on aura ainsi droit à quatre catégories différentes, afin d’inciter les gens à s’inscrire sans avoir peur des écarts au niveau du calibre.

Quelques changements importants ont également eu lieu au sein même des équipes. On note entre autres le retour de Marie-Ève Nault derrière le banc de l’équipe de soccer féminin, ainsi que l’embauche d’un nouvel entraineur adjoint pour la formation de hockey. En ce qui concerne les athlètes, on remarque un roulement impressionnant depuis l’an dernier avec de nombreux départs, et donc de nombreux nouveaux visages. On a ainsi cinq recrues sur 20 joueurs en badminton, huit sur 22 en cross-country, cinq sur 15 en volleyball, huit sur 21 en cheerleading, 12 sur 26 en hockey, sept sur 24 en soccer masculin, 12 sur 24 en soccer féminin, six sur 13 en natation, et une équipe presque entièrement neuve en golf avec sept nouveaux joueurs sur un total de huit. Avec une telle quantité de recrues, les attentes sont plus modérées que l’an dernier chez certains entraineurs, mais on affiche tout de même beaucoup de confiance. Leurs saisons déjà bien entamées, on peut voir que les équipes de soccer sont en voie de prouver leur point. Chez les femmes, la fiche de deux

victoires et deux défaites (au moment de l’écriture de ces lignes) les place sur le bon chemin pour atteindre l’objectif unanime, qui est de participer aux séries. Il faut mentionner que les Patriotes comptent sur une excellente organisation et un personnel d’encadrement très avantageux. Avec des entraineurs de renom, des installations réservées et un service de thérapie du sport unique au Québec, le programme des Patriotes peut sans problème rivaliser avec les universités concurrentes. Les Patriotes bénéficient également du support des étudiants en thérapie des sports, ainsi que d’internes en chiropratique et préparation physique, pour une deuxième année consécutive. Les attentes du programme envers les performances académiques des Patriotes sont elles aussi très élevées. On espère en effet maintenir le taux de réussite des cours audelà du seuil de 96%. Là encore, les athlètes peuvent compter sur l’appui de l’organisation, qui offre de nombreuses bourses d’excellence afin d’inciter les sportifs à se concentrer également sur leurs études. (É.L.-M.)

PUB AGE UQTR

PHOTO: PATRIOTES UQTR

Les Patriotes en hockey ne chôment pas l’été avec la tenue de l’École de Hockey des Patriotes.


www.zonecampus.ca

SPORTS

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CENTRE DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE ET SPORTIVE

Un centre rafraichi! Pour bien entamer l’année 2017-2018, le Centre de l’activité physique et sportive (CAPS) a décidé de se refaire une beauté et d’améliorer plusieurs aspects du pavillon. En effet, en plus de l’ajout de matériel, pour permettre à plus de gens d’utiliser le centre, une nouvelle activité est maintenant possible, en plus de beaucoup de rafraichissements esthétiques un peu partout. Pour les amateurs de course, il sera possible d’apprécier le tout nouveau revêtement de la piste au 2e étage. De plus, les gymnases un, deux et trois sont fraîchement vernis, la modification des lignes de basketball en fonction de la règlementation a été apportée, et la salle d’entrainement a été repeinte. Pour les amateurs de nouveautés, des lignes ont aussi été ajoutées pour permettre l’arrivée du sport récemment populaire, le pickleball. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, le pickleball est un mélange du tennis dans les mouvements, du tennis sur table pour la raquette à surface rigide, et du racketball pour ce qui est de la dimension de la raquette. Le but du jeu est d’envoyer la balle dans l’aire de jeu de l’adversaire sans que ce dernier puisse vous la retourner, à l’intérieur d’un terrain de 20 x 44 po comme au badminton. La balle est quant à

elle trouée et en plastique, comme au hockey cosom. C’est un sport moins exigeant pour les articulations et les muscles, ce qui fait que des personnes de tous âges peuvent y jouer. Cela amènera donc une nouvelle clientèle au CAPS pour pratiquer ce sport tendance. Tous ces petits changements ont été faits pour augmenter la fréquentation du CAPS, bien entendu, mais également pour améliorer le service et l’expérience des gens en général. Ils ont même ajouté quelques tapis roulants et un rameur dans la salle d’entrainement, pour le bien-être des utilisateurs. Il est un peu tôt pour savoir si tous les changements apportés porteront leurs fruits et permettront d’augmenter l’achalandage à long terme, mais il est certain qu’il y aura des bénéfices. La direction du CAPS ne tient pas de chiffres exacts sur la fréquentation en début de session, donc il est difficile pour le moment de se prononcer sur l’impact des changements, mais le calcul pourra être fait lors de la prochaine session. Pour ceux qui seraient intéressés par le pickleball, il est possible d’en faire depuis le mois de septembre. Les terrains seront disponibles pour la réservation, selon des horaires limités. La procédure est la même que pour la réservation de terrain de tennis ou de badminton. Pour plus de renseignements, consultez le caps.uqtr.ca. (C.F.)

PHOTO: CAROLINE LAPIERRE

La piste de course a maintenant un revêtement tout neuf.

ZONE LAB

On a essayé pour vous: les vélos stationnaires pour étudier PHOTO: DAVID FERRON

Nos deux journalistes en action.

Depuis peu, on retrouve, dans le hall d’entrée du pavillon de la Santé, deux vélos stationnaires adaptés pour l’étude, la lecture, ou pour les travaux sur ordinateur. En effet, les vélos sont près des prises électriques et sont munis d’une tablette avec une palette que l’on peut soulever pour accoter son livre. Il y a même un porteverre/bouteille, ainsi que le nécessaire pour calculer le temps d’entrainement.

que mentaux, ce qui aurait été une excellente chose.» – Caroline «Le fait de combiner exercice et étude est très intéressant au niveau de la gestion du temps. Personnellement j’ai trouvé que le fait de me dévouer entièrement à la tâche en cours m’a permis de me concentrer beaucoup plus que d’habitude. C’est plus facile d’être distrait par un cellulaire ou autre quand on est assis confortablement à une table que lorsqu’on pédale.

«L’idée de faire de l’activité physique en étudiant ou en faisant quelque chose d’intellectuel tel que lire peut sembler, de prime abord, excellent. J’ai essayé le vélo avec la meilleure intention du monde, mais je n’ai pas vécu l’expérience espérée. Premièrement, le confort est beaucoup mieux qu’un vélo stationnaire régulier, mais loin d’être optimal. Le siège est équipé d’un dossier qui n’est malheureusement pas ajustable, mais tout de même convenable. De plus, j’avoue ne pas être une personne très multitâche, donc j’avais une certaine difficulté à me concentrer sur deux choses à la fois. Lorsque j’étais confortable pour lire, je me surprenais à pédaler plus ou moins. Par contre, j’étais contente de faire un effort physique en réalisant quelque chose d’utile. Avoir été avec quelqu’un de mon programme pour étudier en prévision d’un examen, nous aurions pu nous donner des défis autant physiques

«C’est plus facile d’être distrait par un cellulaire ou autre quand on est assis à une table que lorsqu’on pédale.» — Étienne C’est une lame à double tranchant par contre, puisque ça nécessite plus de préparation si l’on veut vraiment se donner à fond sur le vélo. Et l’espace est très réduit et un peu instable, donc ça limite l’utilisation de plus d’un ou à la rigueur deux supports légers. C’est donc excellent pour faire de la lecture ou prendre des notes manuscrites, ou encore réécouter ses cours, pour ceux qui préfèrent enregistrer leurs cours au lieu de prendre des notes. Pour tout ce qui implique plus d’un gros livre ou cahier ou encore un ordinateur, c’est encore préférable de prendre un espace un peu plus vaste.» – Étienne (C.F. / É.L.-M.)


Zone campus octobre 2017 (impression)  
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