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SPORTS

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PORTRAIT – VINCENT PELLETIER-HUARD

Il faut jouer pour jouer Le hockey est un sport qui attire de milliers de jeunes joueurs chaque année au Québec, et les garde actifs l’hiver, durant une période de plusieurs années dans la plupart des cas. La vie après le hockey prend toutefois une tournure inerte pour un grand nombre d’entre eux et elles. Vincent Pelletier-Huard se penche sur la question dans le cadre de sa maitrise en sciences de l’activité physique. Le jeune homme, originaire de Rivière-Bleue dans le Bas-Saint-Laurent, a lui-même joué au hockey durant sa jeunesse. Il a également fait de l’athlétisme durant l’été. Après avoir arrêté le hockey lors de ses études collégiales par manque de temps, il a donc continué à être actif en faisant de l’entrainement en salle et s’adonne maintenant à la dynamophilie, discipline plus connue sous son nom anglais de «power-lifting».

Son sujet de mémoire porte sur l’encadrement des jeunes hockeyeurs québécois. C’est en partie en constatant le fait que son historique d’athlétisme l’a amené vers d’autres sports après son abandon du hockey qu’il en est venu au sujet de sa maitrise: l’encadrement des jeunes hockeyeurs québécois. Il souhaite que son projet permette d’assurer une continuité de l’activité physique et des saines habitudes de vie, puisque malgré d’excellents chiffres dans les sports organisés au Québec, de plus en plus de jeunes sont en surpoids. Un sujet qui lui va comme un gant, à la suite de sa technique en diététique et de son baccalauréat en kinésiologie. Depuis le début du projet à l’automne 2016, il a sondé 450 jeunes de 30 équipes des niveaux

pee-wee à midget et provenant de différentes régions du Québec. Il en est maintenant à la phase d’analyse préliminaire des données recueillies. «On observe leur pratique d’activité physique, l’influence des parents et s’ils sont encouragés à aller vers d’autres sports», décrit Pelletier-Huard.

PHOTO: GRACIEUSETÉ

«Il faut amener les joueurs d’élite à une pratique saine, les sensibiliser à jouer pour le plaisir.» — Vincent Pelletier-Huard Il veut également faire l’état de l’intérêt propre aux jeunes envers les autres sports, alors que le hockey reste un sport de premier plan au Québec, et des infrastructures disponibles. L’analyse des données est cependant loin d’être terminée: l’étape actuelle est de modéliser des équations structurelles, afin de mieux prédire la prédisposition des jeunes à pratiquer une variété d’activité physique à long terme. Bien sûr, il n’écarte pas la possibilité de poursuivre le hockey à l’âge adulte de façon récréative: «Il faut amener les joueurs d’élite à une pratique saine, les sensibiliser à jouer pour le plaisir.» Il ne s’avance pas sur ce sujet, mais le ton sous-entend que l’influence des parents pourrait probablement être en lien direct avec cette optique trop compétitive chez ces joueurs. Ainsi, une fois son analyse terminée, il espère qu’il pourra effectuer de bonnes recommandations à Hockey Québec. L’automne dernier, l’organisme a mis sur pied un nouveau plan stratégique pour favoriser la pratique à long terme dans le plaisir du hockey, et Pelletier-Huard souhaite ajouter son grain de sel. «On veut valider avec eux le portrait actuel des jeunes», explique-t-il.

L’objectif de Vincent Pelletier-Huard est simple: garder les gens en bonne santé. Le but ultime de son projet est donc d’orienter la mise en place de mesures favorisant le mode de vie sain et actif à long terme des jeunes hockeyeurs. Lorsque ce sera fait, un doctorat est déjà dans les plans afin de poursuivre sur cette lancée: la quantité faramineuse de données recueillies et le fait qu’il soit seul à avoir entrepris un projet sur le sujet facilitent ce choix. Celui-ci pourrait porter sur le suivi à long terme des jeunes hockeyeurs pour voir l’évolution de leur

profil d’activités physiques, l’implantation de programmes permettant aux jeunes de découvrir de nouveaux sports durant la saison estivale ou l’évaluation des mesures prises par Hockey Québec et la formulation de recommandations pratiques. Vincent Pelletier-Huard participera au 25e concours d’affiches scientifiques, qui aura lieu les 21 et 22 mars prochains, afin de présenter son projet. (E.L.M.)

SPORTS INTRAMUROS

Plus on est de fous, plus on joue Si la ligue de hockey cosom féminin, qui se tient les mercredis soir au Centre de l’Activité Physique et Sportive (CAPS), a pu sembler en difficulté devant un manque d’inscriptions en début de session, force est d’admettre qu’il n’en est rien à présent. Comme les autres sports intramuros qui prennent place dans les gymnases 5, 6 et 7 les soirs de semaine, la ligue bat maintenant son plein.

PHOTO: AUDREY-ANNE DE GUISE

«Les intramuros sont faits pour s’amuser et se dépenser entre amis»- Audrey-Anne de Guise

Les chiffres sont confirmés par Audrey-Anne de Guise, responsable du soccer le lundi soir et ex-responsable du hockey le mercredi. Le hockey féminin aligne quatre équipes cette session, tout comme à la session d’automne dernier et l’hiver précédent. Toutefois, ce ne sont pas les mêmes équipes, alors que seules les championnes en titre sont de retour cet hiver. L’étudiante en sciences de l’activité physique explique: «Souvent, c’est simplement dû aux horaires variables. Si on a un cours le soir, on ne peut pas participer.» L’écart de calibre était également grand, selon les commentaires reçus, entre les meilleures

équipes et les plus faibles, ce qui peut avoir eu pour effet d’en décourager un certain nombre. Un problème qui n’existe pas dans les autres sports: «Au hockey féminin, on ne peut pas faire différents pools pour les différents calibres, parce qu’il n’y a pas assez d’équipes», poursuit de Guise. En effet, le hockey masculin compte neuf équipes. Le volleyball et le soccer, tous deux seulement offerts en mixte, alignent 15 formations chacun. Ces sports ont donc une plus grande facilité à séparer les joueur.se.s plus compétitif. ve.s de ceux et celles qui sont là dans un but purement récréatif. Plus d’inscriptions pourraient alors régler les problèmes du hockey féminin. Il y a eu une tentative d’établir une ligue de hockey cosom mixte au CAPS les mardis soir. Celle-ci est toutefois morte dans l’œuf, car les inscriptions ont été très faibles. Certain.e.s se sont inscrit.e.s plutôt comme joueur.se.s individuel.le.s dans les ligues masculine et féminine du mercredi. Les joueur.se.s individuel.le.s sont intégré.e.s dans une équipe en manque de participant.e.s, lorsque possible, ce qui fonctionne généralement sans embûches. (E.L.M.)

Zone campus février 2018 (impression)  
Zone campus février 2018 (impression)  
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