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3 au 16 septembre 2013 | Volume 9, numéro 1 | 24 pages | Bimensuel gratuit

ARTS ET SPECTACLES

LUNDIS DE L’HUMOUR

Les Lundis de l’humour du Manchester sont de retour cette année pour une sixième saison. La première soirée humoristique aura lieu le lundi 9 septembre au pub Manchester dès 20h30. L’équipe du Manchester est heureuse de continuer ses soirées pour une autre année et est fière d’être une vitrine... ARTICLE COMPLET EN PAGE 16

associations étudiantes

SPORTS

HOCKEY : GRANDE NOUVEAUTÉ L’ancien entraineur de la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec (LHJMQ), Marc-Étienne Hubert, s’est joint à l’équipe de hockey des Patriotes. Il arrive avec de grandes ambitions, visant rien de moins qu’un titre canadien pour la formation de l’UQTR. C’est surtout la sécurité d’emploi qui... ARTICLE COMPLET EN PAGE 19

la TOUCHE FINALE AU NOUVEAU PAVILLON Les responsables étudiants et les ouvriers qui mettent la touche finale au bâtiment se côtoient dans le nouveau pavillon à la vie étudiante qui logera dorénavant les associations étudiantes départementales, l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE) et une halte-garderie. L’odeur de «neuf» envahit Par Anne Larose, journaliste

les corridors du pavillon dont les nouveaux bureaux disponibles seront inaugurés officiellement le 18 septembre prochain. Certains pourront jouir d’une vue sur l’extérieur grâce à la fenestration abondante de la structure, d’autres devront se contenter de bureaux fermés qui feraient tout de même l’envie de bien des travailleurs de cubicules. Selon des étudiants interrogés sur

place quant à leur première impression, c’est un lieu qui rendra l’ambiance très dynamique en comparaison aux anciens locaux situés, pour certains, dans le sous-sol du pavillon Pierre‑Boucher. «L’ambiance est beaucoup plus dynamique que dans les anciens locaux, ça facilitera le travail.» ARTICLE COMPLET EN PAGE 3


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ACTUALITÉS

3 au 16 septembre 2013

La rentrée de l’AGE UQTR

Invitations et postes à combler

Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5184 poste 3 Publicité: (819) 376-5184 poste 1 Télécopieur: (819) 376-5239

ANNE LAROSE Journaliste

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

«Estimer correctement son degré d’ignorance est une étape saine et nécessaire.» — Hubert Reeves Jean-Philippe Charbonneau | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Stéphanie Paradis | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Anne Larose | Actualités actualites1@zonecampus.ca Alexandra Carignan | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Félix-Antoine Désilets-Rousseau | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca Hugo St-Pierre Hould | Sports hugo.st-pierre-hould@uqtr.ca Lili Brunet St-Pierre | Chroniqueuse lili.brunet.st-pierre@uqtr.ca Laurent Constantin | Chroniqueur laurent.constantin@uqtr.ca Sébastien Dulude | Chroniqueur sebastien.dulude@uqtr.ca Kévin Gaudreault | Chroniqueur kevin.gaudreault@uqtr.ca Marie-Hélène Gauthier | Chroniqueuse marie-helene.gauthier@uqtr.ca Nicolas Gauthier | Chroniqueur nicolas.gauthier@uqtr.ca Stéphanie Gladu | Chroniqueuse stephanie.gladu@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Alexandre Laramée Zouéki | Illustrateur alexandre.laramee.zoueki@uqtr.ca Hubert Samson | Illustrateur hubert.samson@uqtr.ca Valérie Venne | Correctrice valerie.venne@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Virginie Lessard | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Photo de la une : Anne Larose Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Date de tombée pour les textes d’opinion : mardi 10 septembre 2013

L’AGE UQTR réserve de nombreuses activités pour tous ses membres au cours de l’année. Que ce soit sur le plan social ou politique, les invitations ne manqueront pas à l’appel. La première invitation à mettre à l’agenda est celle qui convie tous les étudiants à l’incontournable Party de la rentrée de l’AGE qui se tiendra à la Chasse Galerie et au local 1012 du pavillon Nérée-Beauchemin, dès 22h le 12 septembre. Le groupe Bears of Legend sera en prestation au café bistro alors que Bernard Adamus et Mario Estrada animeront le 1012. Beaucoup de monde est attendu, sans oublier que l’entrée est gratuite. Le 18 septembre, tous sont conviés à l’inauguration officielle du nouveau Pavillon à la vie étudiante (Pvé). La coupure du ruban sera suivie d’une visite guidée. Un party suivra en soirée avec collations sur le BBQ, offerts gracieusement. À l’Halloween, c’est une activité Laser Quest par équipe qui se tiendra dans les couloirs du pavillon tout neuf. Pour ce qui est des activités à venir, il faudra rester aux aguets. L’AGE invitera à nouveau les Associations départementales à se mesurer entre elles dans le cadre de la Coupe des Associations, une compétition où des points seront

Le Party de la rentrée aura lieu le jeudi 12 septembre 2013 à compter de 22h, l’entrée est gratuite pour les étudiants.

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Assermentation chiropratique 2013

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Université du troisième âge

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SOCIÉTÉ 8-12 Arts et spectacles

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Ligue universitaire d’improvisation

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Ensemble vocal de l’UQTR

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Nouvelle programmation CFOU

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Manoir Boucher de Niverville

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Sports 19-23 Nouvel entraineur Patriotes hockey

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Camp d’entrainement soccer

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Volleyball

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L’AGE UQTR invite ses membres à se procurer l’agenda 2013-2014. et du local 1012. Elle devra aussi assurer la gestion de l’équipement au cours des évènements.

Emplois offerts L’Association est présentement à la recherche d’un directeur ou une directrice administrative qui assurera le bon fonctionnement général de l’administration. La personne recherchée doit posséder un baccalauréat dans le domaine. Les personnes intéressées peuvent faire parvenir leur candidature au Secrétariat général avant le 13 septembre 2013, 17h. De plus, un nouveau poste a été créé au sein de l’association, celui de commis aux événements. La personne qui occupera ce poste aura pour tâche d’effectuer la préparation et le démontage nécessaires aux activités qui se tiendront dans les locaux de la Chasse Galerie

Un mot pour les nouveaux L’AGE, c’est quoi? Pour bien comprendre comment fonctionne cet organisme, le site ageuqtr.org est complet. En substance, l’Association «veille à la protection et la promotion des intérêts des étudiants». C’est un organisme financé entre autres par les cotisations des étudiants qui sont prélevées à chacune des sessions et il est dirigé par un conseil d’administration et un conseil exécutif orientés par de nombreux comités. Il est également composé de représentants étudiants et d’employés permanents. Il représente les intérêts des quelques 10 000 étudiants de l’UQTR.

Un événement et de bonnes valeurs En ce début de session, la section philosophie du Département de philosophie et des arts invite les étudiants et les professeurs à venir bouquiner ensemble au local 3057 du pavillon Ringuet, le 3 septembre de 14h à 17h ainsi que le jeudi 5 septembre de 12h à 15h.

de l’UQTR. «Nous avons choisi de verser les profits à la Fondation de l’UQTR parce que nos étudiants ont besoin de soutien concret. C’est aussi une façon de témoigner de notre confiance dans le potentiel de la relève et de nous impliquer par des services à la collectivité», explique Mélissa-Corinne Thériault, professeure au Département de philosophie et des arts. C’est Madame Thériault qui a eu l’idée de tenir cette activité qui lui permettrait de faire connaissance avec les étudiants et les nouveaux collègues dans un contexte informel.

«Nous avons choisi de verser les profits à la Fondation de l’UQTR parce que nos étudiants ont besoin de soutien concret.» —Mélissa-Corinne Thériault, professeure au Département de philosophie et des arts. d’enseignement pour le niveau collégial seront aussi disponibles. Les personnes intéressées à participer sont également invitées à contribuer par des dons de livres en bon état, destinés à la revente, dont les profits iront à la Fondation

Elle a également voulu collaborer aux objectifs de développement durable de l’UQTR. «J’ai rejoint le corps professoral de l’UQTR depuis peu et j’ai pensé à cette activité, qui s’harmonise avec les efforts de l’université pour appuyer le développement durable». Lorsqu’interrogée sur la nouveauté de cet événement, Madame Thériault a émis ce souhait : «C’est la première fois que nous tenons cette activité, mais j’espère que cela deviendra une tradition!». Les exemplaires invendus seront redistribués à des endroits jugés pertinents. (A.L.) Photo: Steve Martin

Actualités 2-7 Dîner de la rentrée 2013

Photo: S. Paradis

Vente de livres neufs et usagés

Les ouvrages neufs disponibles proviendront en partie de dons d’éditeurs qui parviennent au fil des ans au Département. Des livres usagés en sciences humaines, des romans, des DVD, des périodiques, des ouvrages de référence, des ouvrages classiques, des essais en sciences sociales et des manuels

SOMMAIRE

accordés pour divers défis entre les équipes tels que «danse ta vie», soirées artistiques, tir au poignet, 5 à 7 rallye et plus encore. Pour se rappeler de tous ces événements, l’AGE invite également les étudiants à se procurer un agenda 2013-2014 dont les points de vente se situeront dans le hall Gilles-Boulet, au 2218 pavillon Albert-Tessier de même qu’au local 1027 du Pvé, et ce, jusqu’au 10 septembre. Du 3 au 6 septembre, il sera également possible de se le procurer au pavillon Michel-Sarrazin.

Mélissa-Corinne Thériault, conceptrice du projet.


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www.zonecampus.ca

ACTUALITÉS Le pavillon à la vie étudiante devient réalité

Touche finale et inauguration à venir ANNE LAROSE Journaliste

Les responsables étudiants et les ouvriers qui mettent la touche finale au bâtiment se côtoient dans le nouveau pavillon à la vie étudiante qui logera dorénavant les associations étudiantes départementales, l’Association générale des étudiants de l’UQTR (AGE) et une halte-garderie. L’odeur de «neuf» envahit les corridors du pavillon dont les nouveaux bureaux disponibles seront inaugurés officiellement le 18 septembre prochain. Certains pourront jouir d’une vue sur l’extérieur grâce à la fenestration abondante de la structure, d’autres devront se contenter de bureaux fermés qui feraient tout de même l’envie de bien des travailleurs de cubicules. Selon des étudiants interrogés sur place quant à leur première impression, c’est un lieu qui

rendra l’ambiance très dynamique en comparaison aux anciens locaux situés, pour certains, dans le sous-sol du pavillon Pierre‑Boucher. «L’ambiance est beaucoup plus dynamique que dans les anciens locaux, ça facilitera le travail.» suite de la une L’AGE occupe dorénavant une dizaine de locaux attribués aux divers comités et services. C’est l’Association qui gèrera le bâtiment et coordonnera également quatre comités spécialisés directement reliés à sa gestion, soit le comité du pavillon à la vie étudiante, le comité de mise en place de la halte-garderie, le comité d’embauche des employés de la garderie et le comité d’inauguration du pavillon à la vie étudiante. Le pavillon a été construit en prolongement au Nérée-Beauchemin qui abrite toujours, quant à lui, le café bistro étudiant la Chasse Galerie et les médias étudiants, soit le journal Zone Campus et la radio étudiante CFOU, dont la rénovation des locaux accuse quelques retards. La Galerie r3, anciennement localisée au pavillon Nérée-Beauchemin depuis 10 ans, ouvrira de nouveau ses portes en septembre au pavillon Benjamin-Sulte après une cure de rajeunissement et d’agrandissement. La Galerie compte Photo: D. Janvier

Photo: D. Janvier

ainsi devenir plus attrayante pour les visiteurs de l’extérieur autant que pour les étudiants et les exposants. Rappelons que le projet imaginé par l’AGE de l’UQTR depuis 2006 a été entamé en octobre dernier en présence du maire de Trois-Rivières Yves Lévesque, la rectrice Nadia Ghazzali ainsi que d’autres dignitaires politiques et étudiants. Le cout initial du pavillon était évalué à 3,6 millions $. Une mise de fonds de 1,3 million $ devait provenir des dons volontaires octroyés à la Fondation de l’UQTR, dont une contribution de 400 000$ en provenance de la Ville de TroisRivières. L’UQTR, quant à elle, devait procéder à un emprunt hypothécaire de 1,5 million $ pour le financement nécessaire manquant. Celui-ci sera remboursé par les contributions volontaires étudiantes via la Fondation de l’UQTR. L’UQTR devait également financer la construction de toilettes et d’une nouvelle entrée électrique. Les travaux de construction ont été confiés à l’entreprise Paul A. Bisson inc. dont le siège social est à Grand-Mère. L’architecture du bâtiment est signée par l’entreprise Beauchesne Architecture et Design également créatrice du pavillon interdisciplinaire en santé de l’UQTR, du Centre intégré en pâtes et papiers de l’UQTR et de la rénovation du Palais de justice de TroisRivières.

La halte-garderie, services adaptés à la vie étudiante Les services de la halte-garderie Le P’tit Bacc s’adressent exclusivement aux enfants de cinq ans et moins de parents étudiants. Ces derniers ont été sondés par questionnaire électronique la session dernière afin de cerner les besoins. Interrogée brièvement sur la cohabitation des deux organismes, la directrice du CPE La Cul-

bute, historiquement situé également sur les terrains de l’UQTR, croit que le service devrait répondre étroitement aux besoins des parents étudiants si on en juge par la tendance à la hausse de la demande de la clientèle. «Plus de 60% de nos parents sont des étudiants ou des employés de l’UQTR et nous avons des centaines d’enfants sur nos listes d’attentes, dévoile-t-elle. Nous tentons de répondre du mieux possible aux besoins, mais ce n’est pas toujours possible». Les services du CPE offrent des programmes à la journée, tandis que ceux de la halte-garderie, tout en conservant les visées de qualité éducatives, seront étroitement reliés à la vie étudiante.

«L’ambiance est beaucoup plus dynamique que dans les anciens locaux, ça facilitera le travail.» Selon l’information disponible sur le site web de l’AGE, pour la première année d’opération, les répits seront offerts par bloc de 3h30 en priorité aux étudiants qui s’absenteront pour des cours ou des activités de nature académique. Pour l’instant, la garderie sera fermée le vendredi après-midi ainsi que les fins de semaine et n’offrira pas de repas. Les inscriptions seront reçues au local 1029 du pavillon à la vie étudiante au montant de 35$ et le tarif sera de 13,50$ par période, la réservation devant être faite 24 heures à l’avance. Une salle d’allaitement a également été prévue. L’éducatrice principale pourra s’entourer d’une dizaine d’autres employés qualifiés pour offrir aux enfants un support aux nouveaux petits membres de la communauté universitaire.


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ACTUALITÉS

3 au 16 septembre 2013

Le Diner de la rentrée 2013

Un diner pour les étudiants de 1 cycle er

ANNE LAROSE

Photo: S. Paradis

Journaliste

Au moment de lire ces lignes, il est peutêtre encore temps de joindre, si ce n’est déjà fait, le Dîner de la rentrée organisé par le Service aux étudiants et à la réussite étudiante (SAERE) dans les gymnases 1 et 2 du Centre de l’activité physique et sportive (CAPS), au cours duquel plus de 700 personnes sont attendues. Tout comme par les années passées, le diner offre une occasion de fraterniser pour une première fois entre étudiants, mais aussi avec la haute direction de l’Université. La responsable de l’événement pour une troisième année consécutive, Véronique Myre, conseillère en gestion des études, constate l’importance que revêt l’activité : «C’est l’occasion d’un premier contact entre étudiants et haute direction, dans un cadre festif très apprécié de tous. Des allocutions officielles sont prononcées et les membres de la direction servent eux-mêmes les repas aux convives». Au cours du diner, le doyen des études de premier cycle, Danny Dessureault, agit à titre de maître de cérémonie pour l’occasion pour présenter l’allocution de la rectrice Nadia Ghazzali et celui du président de l’AGE UQTR, Mathieu Roy. Chacun des comités de programme qui of-

Véronique Myre, conseillère en gestion des études au SAERE. frent une journée d’accueil aux étudiants de premier cycle ou une journée «d’initiation» est présent, ce qui apporte de la couleur au rassemblement. Le choix d’opter pour un diner plutôt qu’une soirée permet à plusieurs de faciliter l’agencement des horaires en plus de permettre à tous les comités de département d’organiser leurs activités d’accueil, avant ou après, au choix. Des nouveautés ont été apportées en 2013 à une formule déjà gagnante. «C’est davantage

du point de vue de la salle que l’ambiance est un peu différente», poursuit Madame Myre, pour expliquer le choix de la section 1 et 2 du gymnase du CAPS, plus chaleureux et meilleur pour l’acoustique. Compte tenu de la présence sur place de la radio étudiante CFOU, cet aspect est apprécié. Le journal Zone Campus et l’AGE également sur place, cela permet un contact avec la communauté pour une implication éventuelle de nouveaux étudiants à ces activités.

Une nouvelle entité Le SAERE est une entité nouvellement formée par la fusion du Service aux étudiants (SAE) et le Bureau de la réussite étudiante (BRÉ). Ses locaux sont situés au local 1275 du pavillon Albert-Tessier. Il a comme mission «d’aider et de soutenir les étudiants dans leur projet d’études». C’est entre autres par le biais de cours, d’ateliers et de programme de mentorat que le Service compte remplir sa mission auprès des nouveaux étudiants et des nouveaux étudiants étrangers en plus des services d’accueil et d’animation traditionnels offerts. Avant le début de la session, des kiosques d’accueil occupaient déjà le hall du pavillon Albert-Tessier avec des pairs étudiants offrant une présence rassurante pour les nouveaux et les étudiants étrangers.

«C’est l’occasion d’un premier contact entre étudiants et haute direction, dans un cadre festif très apprécié de tous.» — Véronique Myre L’an dernier, 650 participants étaient au rendez-vous au diner de la rentrée et plus de 700 l’année précédente. Les organisateurs suggèrent donc de se présenter tôt pour profiter d’un repas frais gratuit (sandwich de type wrap et accompagnements), car les quantités et les places sont limitées.


ACTUALITÉS

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Laurent Constantin

Voyage au centre du campus

Assermentation 2013

L’Ordre des chiropraticiens du Québec accueille la 15e cohorte de l’UQTR Une image qui a du cout Photo: Daniel Jalbert

Chiro

MYRIAM LORTIE Collaboration spéciale

C’est devant plus de 150 parents et amis qu’ont défilé les nouveaux docteurs en chiropratique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) qui joignaient les rangs de l’Ordre des chiropraticiens du Québec (OCQ). L’événement a eu lieu à 13h le 24 aout dernier, à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la Culture de Trois-Rivières. Les nouveaux docteurs ont reçu le serment du président de l’Ordre et docteur en chiropratique, Dr Georges Lepage, qui rappelait la responsabilité de chacun dans l’édification de la profession chiropratique dans la société: «travaillons à bâtir le futur de notre belle profession, nos prédécesseurs le méritent bien.» André-Marie Gonthier, directeur du Département de chiropratique de l’UQTR, dont la mission est de former les étudiants selon les plus hauts standards, se disait fier de cet événement qui marque une étape importante pour ces étudiants qui entreprennent maintenant leur carrière dans le secteur de la santé. «C’est encore plus vrai cette année, alors que notre programme de formation

exclusif au Québec célèbre son 20e anniversaire», ajoute-t-il.

À propos de l’Ordre des chiropraticiens du Québec Constitué en 1974, l’Ordre des chiropraticiens regroupe près de 1300 docteurs en chiropratique et sa mission consiste à assurer la protection du public tout en veillant à l’excellence dans la pratique des soins par les chiropraticiens. Depuis 1988, la chiropratique fait partie des disciplines représentées au sein de l’Organisation mondiale de la santé.

Bonne rentrée à tous! Avez-vous remarqué ce qui vous accueillait à votre arrivée à l’UQTR? De nouvelles enseignes. En effet, l’Université a décidé de changer ses affiches vieilles de trente ans pour les moderniser au gout du jour. Combien cela a-t-il couté? Environ 210 000$. Pour certains, cela ne semble pas beaucoup, mais pour d’autres, c’est bien assez pour créer un ouragan de critiques sur les réseaux sociaux. Je plains d’ailleurs la personne qui gère la page Facebook de l’UQTR. Quelle tâche ingrate ce doit être. Dans le fil de commentaires de la nouvelle, il y a comme un arrière-gout de printemps étudiant et de carré rouge. Il est vrai que si on fait des mathématiques, 210 000$ divisé par 3000$ (le cout d’une année universitaire, disons) = 70. Au lieu d’installer de nouvelles affiches, l’Université aurait pu organiser une loterie afin d’offrir la gratuité scolaire à 70 de ces étudiants. Génial, non? Cela ressemblerait au tirage pour les vignettes de stationnement. Parlons-en du stationnement! Alors que certaines personnes associent la facture des panneaux à la hausse des frais de scolarité et l’augmentation du cout des prêts entre bibliothèques, personne ne parle de la rénovation du stationnement qui a couté 270 000$. J’avoue, c’est l’été et Monsieur Facebook n’a pas publié cela sur la page de l’UQTR, mais pour être passé devant tous les jours, je me demande encore pourquoi le stationnement du CAPS a été ré-asphalté au grand complet. Est-ce que la surface était à ce point abimée? Est-ce qu’il y avait des fils ou des tuyaux à faire passer en dessous? Est-ce que cela a ajouté des places supplémentaires? Est-ce qu’il y a eu des fouilles archéologiques? Est-ce que les compagnies mafieuses de Montréal avaient soif de nouveaux contrats? Je crois qu’on peut répondre non à chacune de ces questions. Ce n’était ni nécessaire, ni prioritaire. On peut au moins se consoler ̶ avec cynisme ̶ en se disant que le P8 est maintenant payant afin de prétendument financer cette dépense!

Nécessité et priorité

Les nouveaux docteurs en chiropratique ont reçu le serment du président de l’Ordre et docteur en chiropratique, Dr Georges Lepage, qui rappelait la responsabilité de chacun dans l’édification de la profession chiropratique dans la société. La chiropratique mise sur la capacité inhérente du corps humain à se maintenir en santé et à se guérir sans médicaments ni chirurgie, en portant une attention particulière à la colonne vertébrale.

Peut-être avez-vous accroché aux mots «nécessaire» et «prioritaire». Non, le renouvèlement des affiches de l’UQTR n’était pas plus prioritaire. Toutefois, c’était nécessaire. À moins que vous ne viviez dans le déni, l’image de marque d’une université est primordiale. Chacune d’entre elles se fait concurrence. Imaginez si le site internet de l’Université affichait des photos du soussol du Pierre-Boucher ou des belles œuvres d’art en macramé présentes dans les différents auditoriums. C’est beau ça! Donc, de renouveler de vieilles enseignes en béton avec un lettrage en fer forgé où nous pouvions lire «Univrsté du Quec à rois-ivièes», ça fait du bien.

Or, si l’étudiant critique ne peut plus douter de la nécessité des nouvelles affiches, il peut encore remettre en question le choix esthétique. On dirait qu’elles sortent tout droit de l’ère spatiale. Du moins, elles détonnent. Sur un fond de verdure et d’arbres matures, on nous a déposé là une belle navette spatiale en aluminium. Une réplique quasi-exacte du vaisseau de Buzz Lightyear. D’ailleurs, elles ne semblent pas encore achevées. Après deux semaines, il manque encore des morceaux à celle installée sur la rue Sainte-Marguerite. Elle ne résisterait sûrement pas à son entrée dans l’atmosphère. L’aluminium. Est-ce que ce matériau est présent ailleurs à l’Université? (En écrivant cette chronique, je me suis souvenu de la très belle sculpture en forme de U près du pavillon Pierre-Boucher… faite d’aluminium.)

Sur un fond de verdure et d’arbres matures, on nous a déposé là une belle navette spatiale en aluminium. Une réplique quasi-exacte du vaisseau de Buzz Lightyear. Esthétisme et incohérence En effet, il faut avouer que, bien que notre université se soucie de son esthétisme, elle n’a pas le souci de la cohérence. Il y a de très beaux pavillons et de très belles œuvres à l’Université. Nous ne sommes pas l’Université McGill où tout est antique et bien ouvragé, mais on peut tout de même trouver une certaine beauté dans l’entrée du hall Gilles-Boulet avec ses cubes et ses fontaines illuminées, dans la passerelle qui mène au pavillon de santé, dans l’observatoire du Pierre-Boucher, etc. Malgré tout cela, assoyez-vous un seul moment sur la terrasse de la Chasse Galerie et faites un tour sur vous-même afin de voir le panorama. Il n’y a à peu près aucune uniformité dans les styles architecturaux. Quelle université baroque avons-nous! Le béton blanc côtoie la brique beige, brune et rouge ainsi qu’une clôture vert forêt, de type frost, et un auvent d’un vert plus clair aux portes de certains pavillons seulement. Voudrait-on vraiment que le rectorat engouffre quelques centaines de milliers de dollars afin de déterminer le design à suivre dans le développement immobilier de l’UQTR? Non. Après tout, l’Université doit rester à l’image de sa ville hôte. Un lieu mal planifié avec quelques œuvres éparpillées, mais projetant une image soignée et médiatisée. Savoir TRès Surprendre. Resterait plus qu’à avoir notre amphithéâtre.


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ACTUALITÉS

3 au 16 septembre 2013

Les médias étudiants en action

CFOU à l’extérieur du campus et le journal devient plus «épais» Photo: J.-P. Charbonneau

ANNE LAROSE Journaliste

Avec Jean-Philippe Charbonneau comme nouveau Directeur général des médias étudiants depuis mars dernier, c’est une nouvelle période qui s’amorce pour le journal Zone Campus ainsi que pour la radio CFOU. Dès la rentrée, le Zone Campus sera plus épais... de quelques pages, pour atteindre 24 au total, avec plus d’articles d’actualité universitaire, de sports, de culture et de chroniques. Quant à la radio étudiante CFOU 89,1 qui diffuse déjà sur les ondes FM en Mauricie et sur la rive sud avec ses 3500 watts, elle s’est faite plus présente à l’extérieur du campus. Zone Campus poursuit son développement Alexandre Laramée Zouéki lors de la couverture du Grand Prix de Trois-Rivières 2013.

Rencontré dans les locaux encombrés que se partagent les employés et bénévoles des deux médias, Monsieur Charbonneau donnait un aperçu du plan stratégique: «Du point de vue de l’organisation, Stéphanie Paradis sera de retour comme rédactrice en chef. Les journalistes et chroniqueurs sont des employés étudiants rémunérés et notre mot d’ordre sera la rigueur. Nous déménagerons aussi dans d’autres locaux. Il était prévu initialement que les médias étudiants soient logés au nouveau pavillon à la vie étudiante, mais comme nous sommes une entité indépendante, je crois qu’il y a eu un oubli», ajoute-t-il avec le sourire. Du point de vue du format, le Zone Campus offre à ses lecteurs une nouvelle maquette et c’est maintenant sur un nouveau papier qui répond aux normes FSC (Forest Stewardship Council) qu’ils pourront lire ces lignes. Plus de 5000 copies seront distribuées à chaque deux semaines dans les pavillons de l’Université ainsi que dans certains commerces de TroisRivières, dont les cafés Morgane, pour être disponibles à la communauté. Contrairement à la tendance de plusieurs journaux d’amorcer un déplacement vers le format électronique, le Zone Campus compte

continuer d’offrir un bon produit sur papier, en ne négligeant pas d’harmoniser les outils Web. «Le ton est flexible et créatif, et certains de nos articles ont suscité des réactions par le passé. Nous nous distinguons des outils d’information plus formels qu’offre l’UQTR, donc il est normal que certaines chroniques génèrent des échanges», ajoute le DG qui affirme avoir quelques surprises encore en réserve pour les prochains mois.

CFOU, une radio qui déménage La radio étudiante déménagera, tout comme le journal, dans de nouveaux locaux avec un équipement mis à jour. La mobilité semble être la nouvelle réalité des animateurs qui se sont déplacés au Grand Prix de Trois-Rivières cet été. Ce sont eux qui ont fait vibrer les haut-parleurs du Grand Prix entre les courses. L’équipe était également présente au dernier Festival urbain et poursuivra dans cette veine.

«C’est un mélange de créativité et de rigueur que nous encourageons.» — Jean-Philippe Charbonneau «Contrairement au journal, la radio est animée par des bénévoles», précise Monsieur Charbonneau. «Cette année, il y aura le retour des deux émissions quotidiennes, Assemblage Requis et Le Dîner de Cons, ainsi que de l’émission hebdomadaire Rock Classique. Notre contenu est très diversifié parce que les projets de la communauté sont diversifiés. C’est une mission valorisante que d’offrir un tremplin pour les artistes de la relève. Encore là, c’est un mélange de créativité et de rigueur que nous encourageons». Le Conseil d’administration des médias étudiants est composé d’étudiants, de nonétudiants, d’un membre de l’AGE et de l’UQTR, et le financement est mixte en provenance des cotisations des étudiants, de commanditaire et de revenus publicitaires. La programmation complète et l’écoute en ligne sont accessibles au www.cfou.ca. Photo: D. Janvier

L’équipe du journal Zone Campus pour l’automne 2013. De gauche à droite: Sébastien Dulude, Lili Brunet St-Pierre, Anne Larose, Kévin Gaudreault, Jean-Philippe Charbonneau, Virginie Lessard, Mathieu Plante, Jean-François Veilleux, Alexandre Laramée Zouéki, Stéphanie Paradis, Laurent Constantin et Nicolas Gauthier. Absents sur la Photo: Alexandra Carignan, Félix-Antoine Désilets- Rousseau, Hugo St-Pierre Hould, Stéphanie Gladu, Marie-Hélène Gauthier, Hubert Samson, Valérie Venne et Dany Janvier.


ACTUALITÉS

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Université du troisième âge

Toujours apprendre, par simple plaisir MYRIAM LORTIE Collaboration spéciale

Le 29 août dernier, l’Université du troisième âge (UTA) recevait des centaines d’apprenants lors de sa Journée Découvertes qui marquait le début de la période d’inscription pour la session d’automne 2013. Dans le hall du Centre intégré en pâtes et papier (CIPP), les futurs apprenants de 50 ans et plus ont pu discuter avec des professeurs de divers domaines d’étude, échanger avec des bénévoles eux-mêmes apprenants au sujet de la vie étudiante à l’UTA, se familiariser avec les lieux et les salles de cours, et procéder à leur inscription. Les programmes sont accessibles à tous, sans conditions de niveau d’étude, mais ils ne donnent droit à aucun diplôme professionnel et ils ne préparent à aucun examen. On s’y inscrit pour le simple plaisir d’apprendre, pour satisfaire sa curiosité. Les cours s’étendent sur 10 semaines, à raison de 2 ou 3 heures par semaine.

Offerts sous forme de cours-conférences, les 47 formations différentes touchent les principales sphères de l’actualité et du savoir, allant de la psychologie à la musique, de l’étude du Moyen-Orient à la philosophie. Un enseignement de niveau universitaire est assuré en profondeur par d’anciens ou d’actuels professeurs des Cégeps ou des Universités. L’UTA recrute d’ailleurs actuellement 13 nouveaux professeurs. Robert Champagne, président du comité de gestion, est fier de la hausse de 10 à 15% du nombre d’apprenants par année depuis son lancement en 2009, avec plus de 2000 apprenants attendus cet automne. Il rappelle que son succès fulgurant ne serait pas possible sans l’aide précieuse de ses bénévoles. Selon Ginette Vadnais, responsable des relations avec les apprenants, «le fait de voir des personnes du troisième âge à l’université peut aussi inciter les jeunes à continuer d’étudier.» C’est d’ailleurs ce qui s’est produit pour Claire Germain, bénévole pour le comité d’accueil. «La mère d’un jeune homme avec qui j’ai discuté à l’Université m’a rappelée pour me remercier d’avoir fasciné et inspiré son fils à poursuivre ses études. C’est absolument fabuleux, on apprend tout le temps», dit-elle enthousiaste.

Du sang neuf autour de la rectrice

Photo : M. Lortie

Robert Champagne, président du comité de gestion, Ginette Vadnais, responsable des relations avec les apprenants, et Jacques Rainville, membre du comité de gestion.

Étendre son service à la communauté Suite à l’engouement des municipalités pour offrir un accès à des formations de niveau universitaire à leurs citoyens sans qu’ils n’aient à se déplacer très loin, l’UTA compte maintenant neuf points de service, soit Batiscan, Gentilly, Nicolet, Saint-Élie-de-Caxton, St-Narcisse, Saint-Tite et, depuis janvier, Shawinigan, La

Tuque et Louiseville. Ces développements auprès des gens du troisième âge s’inscrivent significativement dans la mission de l’UQTR, soit dans «le partage et la diffusion du savoir», et contribuent activement aux objectifs de cette dernière «d’évoluer avec la communauté et d’étendre son offre de services à la collectivité en étant connectée à son milieu».

pour s’organiser et s’orienter

Une nouvelle nomination Par où commencer pour au vice-rectorat démarrer la rentrée? L’UQTR dévoilait récemment la nomination d’une nouvelle figure au poste de vice-recteur à la recherche et au développement. Il s’agit de Robert W. Mantha. Robert W. Mantha occupait, au cours des dernières années dans le cadre d’une carrière bien étoffée et des études de haut niveau, le poste de doyen de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval de 2004 à 2012 et celui de professeur titulaire au Département des systèmes d’information organisationnels. Monsieur Mantha avait tenté sa chance comme aspirant recteur de l’Université Laval en mai 2012, mais avait été défait au 3e tour de vote, le recteur en place ayant été réélu. Monsieur Mantha a pu terminer en beauté son mandat à l’Université Laval. De grands développements de la Faculté des sciences de l’administration sont survenus au cours de son mandat de huit ans, dont la création de sept chaires et centres de recherche, les nombreuses innovations apportées aux programmes de BAA et de MBA ainsi que la création d’un Centre de valorisation des compétences et de la carrière. À titre de vice-recteur à la recherche et au développement de l’UQTR, il aura comme mandat de planifier et de réaliser les orientations stratégiques organisationnelles concernant la recherche, la valorisation de la recherche, les relations internationales, le développement institutionnel et le recrutement d’étudiants. Pour le seconder dans ses fonctions, il pourra compter sur le support d’un doyen de la recherche et de la création, poste vacant

présentement affiché sur les réseaux sociaux. Monsieur Mantha se joint à la nouvelle équipe autour de la rectrice, Nadia Ghazzali, ce qui porte à trois le nombre de nouveaux vicerecteurs. La Directrice des communications, Guylaine Beaudoin, a affirmé que ces nominations apporteront un vent de fraîcheur.

À titre de vice-recteur à la recherche et au développement de l’UQTR, il aura comme mandat de planifier et de réaliser les orientations stratégiques organisationnelles. L’Association générale des étudiants a un droit de vote pour ces nominations et a encouragé les membres à s’exprimer sur Facebook concernant la mise en candidature de Monsieur Mantha. Aucun commentaire n’a été affiché sur le réseau social, compte tenu de la saison estivale. (A.L.)

Photo: Courtoisie

Robert W. Mantha.

ANNE LAROSE

Photo: A. Larose

Journaliste

Certains étudiants très organisés sont peut-être prêts pour la session, mais des démarches doivent être complétées pour entamer l’automne du bon pied. Les différents services offerts le sont par l’UQTR, mais aussi par l’Association générale des étudiants ou des collaborateurs. À l’UQTR Au Centre de ressources multiservice (CRMS), situé dans le Hall Gilles-Boulet du pavillon Albert-Tessier, il est possible d’obtenir l’activation du code personnel d’accès (CPA) pour le Portail étudiant, la carte d’identité et les certificats de garantie pour les prêts et bourses. Les vignettes de stationnement préalablement obtenues par tirage au sort doivent être récupérées à cet endroit, à l’exception du 9 septembre où celles non réclamées pourront être achetées sur la base du premier arrivé, premier servi. Pour la location de cases, c’est également le bon comptoir. Pour les notes de cours, on s’adresse au Service de l’imprimerie de l’UQTR situé au 1254 Albert-Tessier. Directement sur Internet, l’accès au Portail étudiant permet de gérer le courriel, le dossier universitaire, le portail des cours et même de consulter les bourses offertes. Le dépannage informatique est accessible dans le hall de la bibliothèque ou par courriel à depanet@uqtr.ca.

Anais Nannini, Mélody Saint-Pierre et Anna Hofler, au kiosque d'accueil des étudiants internationaux. C’est le Service aux étudiants de l’UQTR, situé au 1275 Albert-Tessier, qui offre l‘information sur le logement et les résidences, l’aide aux étudiants en situation de handicap et l’accueil des étudiants étrangers.

À l’Association générale des étudiants À l’AGE, dont les bureaux sont dorénavant situés dans le nouveau pavillon à la vie étudiante, il sera possible de se procurer l’agenda 2013-2014. La halte-garderie est maintenant ouverte dans ce pavillon, de même qu’une salle d’allaitement. L’AGE planifie également des activités socioculturelles et artistiques à surveiller en plus du soutien académique.


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3 au 16 septembre 2013 Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

SOCIÉTÉ l’aplomb dans la tête

Le cynisme bachelier LILI BRUNET ST-PIERRE Chroniqueuse

De retour de l’été, l’université reprend son cours cette semaine. Les choses changent peu, les débuts de session se ressemblent tous. Gorgés de soleil, les poches un peu plus pleines, ou carrément plus vides, nous faisons nos choix de cours et l’horaire des prochains mois prend forme. On est motivés et on s’encourage matériellement en s’achetant des beaux stylos… peut-être dans une nostalgie enfantine du temps où nos parents se vidaient les poches à nous payer LA liste des fournitures scolaires. *huit crayons, deux effaces, un bâton de colle, un cahier-catéchèse-poisson-bleu, cinq duo-tangs* Ou peut-être est-ce typiquement féminin que de s’exciter devant une rangée de crayons multicolores? Toujours est-il que l’UQTR reprend vie, ou reprend notre vie, c’est selon votre niveau de cynisme. Personnellement, c’est cette chronique que je tiendrai dans le Zone Campus à partir de maintenant qui viendra alléger mon défaitisme universitaire. Appelez-le pessimisme bachelier

ou encore l’amertume de «la scolarisée», c’est un syndrome généralisé pour ma part, il n’y a plus rien à faire. C’est un diagnostic définitif dont les causes sont autant personnelles qu’acquises. Acquises, parce que le parcours universitaire se révèle parfois être plutôt un parcours à obstacles. Une confrontation à un système administratif digne de la maison qui rend fou des Douze travaux d’Astérix. *Formulaire jaune, guichet sept, cinquième étage, escalier K, couloir double-V* Le cynisme bachelier dont je fais preuve est apparu depuis peu sur le scanneur de ma réflexion, alors que je tentais de prévoir la fin certaine de mon premier cycle, devant les grilles de crédits obligatoires et optionnels, et il s’est plus tard révélé généralisé. Peut-être en êtesvous atteints aussi? Prenez garde: il apparaît habituellement lorsque malgré les efforts, les fameuses embûches administratives, les crédits et les équivalences, les cours inutiles et la répétition des notions à outrance, on termine avec un diplôme tout aussi inutile qu’onéreux. Des prêts accumulés, mais pas de travail. Ou encore, un poste qui ne demanderait qu’une technique. Observez que le premier symptôme est habituellement une envie irrésistible de s’inscrire à la Qualitech en ébénisterie, de s’envoler pour un pays lointain et de «gosser» du bois en salopette et en bottes de construction.

*Léger relent d’amertume* Or, cela fait longtemps maintenant que l’achat de stylos mauve-bleu-rose ne renforce plus ma motivation aux études universitaires. Mais d’écrire ici, au crayon de plomb s’il le faut, sans couleurs ni artifices, me donne un nouveau souffle et m’anime au plus haut point. Sans parler de mon niveau d’anxiété que je noterais à 8 sur 10. Toutefois, c’est souvent ce qui est empreint d’un certain niveau de stress qui nous rend aussi heureux et épanoui. Ce qui stimule fait d’ordinaire un peu peur aussi. Un certain Jean Grenier, naguère enseignant de philosophie du jeune Albert Camus, à Alger, disait qu’écrire, c’est mettre en ordre ses obsessions. Je ne me prendrai certainement pas pour Albert Camus (ce serait absurde!), ni pour Jean Grenier, cela va de soi. Mais je peux vous assurer, pour commencer, que j’ai énormément d’obsessions.

Ma madame à «capine» Afin de mettre un peu de baume (non, d’onguent) sur mon cynisme froid et aigre face aux études, je me rappelle les bons moments de l’été passé. Du travail, du soleil, des amis, des amis qui déménagent, beaucoup trop d’amis qui déménagent dans des appartements où la hotte de cuisinière est vraiment très jaune et sale. Mais aussi des spectacles, de la musique. J’ai pu voir Louis-Jean Cormier au Festivoix

entre autres, ce chanteur inconnu et sans talent selon les auditeurs de La Voix, l’émission où le talent musical égale la performance vocale lors d’une reprise de Céline Dion. Ce chanteur que j’adore, la faute à ses textes et à la musique intelligente de son groupe Karkwa. Louis-Jean Cormier jouait donc au parc des Ursulines cet été, devant un océan de têtes blanches en poncho assises sur des chaises en plastiques tout aussi blanches. Une ambiance digne du Rockfest. La musique débute et je me laisse aller à la contemplation du moment. Mon regard s’arrête soudain sur une vieille dame, vraiment mignonne avec sa «capine» en plastique pour ne pas mouiller ses cheveux. Elle suit le rythme du menton de façon énergique et semble vraiment apprécier ce qu’elle écoute. Ça me touche, je la trouve si belle cette femme de 85 ans qui hoche la tête à la cadence du batteur. Je me dis que je veux être comme elle à cet âge, ouverte à la nouveauté, expressive, avec une «capine» en plastique. La prestation terminée, je la croise sur le chemin à la sortie du parc, et j’envisage d’être émue encore une fois, au moment où je remarque qu’elle hoche encore frénétiquement la tête. Tout ça pour dire que ce n’était pas une vieille «hippie» qui tient le rythme du bassdrum dans les spectacles. Elle ne «tripait» pas du tout sur Louis-Jean Cormier. Elle avait le Parkinson.

Tout est bizarre

L’animal indestructible NICOLAS GAUTHIER Chroniqueur

Mes hommages, nobles lecteurs, et bienvenue dans cette chronique bien étrange. Pour la présentation, sachez que je me targue d’une curiosité arrogante devant toutes ces petites choses surprenantes dont on ignore souvent l’existence. Ainsi, après plusieurs années de curiosité maladive, je me présente à vous avec l’idée féconde de vous partager mes grandes découvertes qui, je l’espère, sauront vous surprendre. Mais trêve de mondanité, abordons par l’exemple. Je vous présenterai, en guise d’entrée, le premier de mes animaux favoris qui, de circonstance, sont toutes de bien étranges créatures. Saviez-vous qu’il est possible qu’une espèce extraterrestre soit présente sur Terre? Voilà une affirmation surprenante, n’estce pas? C’est pourtant possiblement le cas. En effet, le tardigrade, aussi nommé «ourson d’eau», est un minuscule animal pluricellulaire d’un demi-millimètre présent partout sur Terre. Là où la plupart des petits invertébrés remuent

dans tous les sens, les tardigrades, eux, se déplacent avec lenteur, escaladant posément de minuscules débris dans une démarche nonchalante et pataude. Leur nom vient d’ailleurs du latin tardigrada, qui signifie «marcheur lent». Il est même possible de les voir à l’œil nu. Mais pourquoi seraient-ils extraterrestres dites-vous? Premièrement, répondrai-je, ils forment une branche zoologique à part entière dans le merveilleux monde des animaux invertébrés. De plus, ils ne ressemblent à aucune autre espèce et n’ont aucun cousin génétique connu. Ils sont aussi très variables, plus de mille espèces de tardigrades sont connues à ce jour. Deuxièmement, les tardigrades vivent partout sur la planète. Du sommet de l’Everest jusqu’au fond des fosses océaniques, dans les glaces de l’Antarctique et dans le sable des déserts. En fait, ils peuvent aisément survivre à des températures comprises entre -270°C et 150°C. Ils peuvent aussi résister aux radiations, à la sécheresse, aux toxines les plus puissantes et même au vide de l’espace. Finalement, et c’est là qu’ils deviennent incroyables, les tardigrades ont un superpouvoir, celui de devenir invulnérable. En effet, ces petites créatures sont les seuls animaux connus à pouvoir accomplir une cryptobiose, c’est-à-dire qu’ils arrêtent leur métabolisme et entrent en état de stase. Pour faire cette prouesse qu’aucun de l’ensemble du vivant connu n’est capable, ils

transforment l’eau contenue dans leurs cellules en un sucre non réducteur, le tréhalose, qu’ils sont capables de synthétiser. Ainsi, totalement inactifs et aux allures de raisins secs, les tardigrades deviennent presque indestructibles, immuables, immortels, et peuvent attendre très longtemps, en stase, que leur environnement soit propice à la vie. Ils peuvent donc survivre à des contraintes extrêmes qui tueraient même les bactéries et organismes unicellulaires connus. C’est ce dernier point, et aussi le fait que le tardigrade soit une espèce singulière dans notre biosphère, qui a poussé les scientifiques à envisager l’hypothèse que ce petit animal soit arrivé sur Terre sur une météorite ou une comète, ce qui en ferait, le cas échéant, le premier voyageur intersidéral rencontré par l’Homme. En fait, les chercheurs de la NASA sont si convaincus de cette hypothèse qu’ils ont envoyé des tardigrades en orbite pendant une semaine, exposés aux radiations et au vide de l’espace, pour ensuite faire écraser le satellite les transportant... Et les tardigrades ont survécu, ils s’étaient même reproduits! Ces petites créatures fascinantes sont donc, possiblement, d’un autre monde. Néanmoins, pour ma part et sans vouloir briser la magie, je crois que la Terre est suffisamment vieille pour avoir mis au jour un tel chef-d’œuvre d’évolution. En fait, l’unicité du tardigrade dans la biosphère peut s’expliquer par

son extraordinaire adaptation aux contraintes possibles. Ainsi, il ne possède pas de proches parents génétiques pour la simple raison qu’il n’a pas eu à évoluer ni à se diversifier. Le tardigrade a donc, à mon sens, atteint une sorte de perfection évolutive. Incroyable cependant de voir le potentiel du Darwinisme. Pour qui voudrait se gaver davantage des singularités du tardigrade, sachez qu’il n’augmente jamais le nombre de ses cellules dans sa croissance. Il procède d’un grossissement cellulaire. On peut en déduire que ses cellules sont incapables de procéder à une mitose cellulaire, ce qui accroit d’autant plus le mystère entourant son existence surévoluée. Aussi, sa capacité à entrer en stase ne justifie pas une survie prolongée sans apport en oxygène. À cela, le tardigrade réagit par une anoxybiose. Lorsqu’il entre dans cet état, il se gonfle et flotte dans son environnement. Les chercheurs n’ont malheureusement pas encore élucidé les raisons de sa survie sans oxygène, ni les subtilités de l’anoxybiose. C’est pourquoi le tardigrade est un de mes animaux préférés, et pourquoi la possibilité qu’il soit extraterrestre existe, bien que dans des proportions beaucoup plus limitées que ne laissait croire la démagogie de mon entrée en matière. Alors voilà un bon exemple de curiosité surprenante, et le tardigrade pourrait bien offrir à l’humanité les secrets d’une survie efficiente dans les conditions terribles du vide spatial.


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Anthropologie moderne

Quand septembre revient STÉPHANIE GLADU Chroniqueuse

Septembre: mois des pommes, des cônes orange, des téléromans qui recommencent et du back to school. Toute bonne chose a une fin: on range le Banana Boat et on sort les vieux PC et/ou Mac. (Je tenais à mettre les deux, pour ne pas recevoir de lettre d’injure de la part des fanatiques d’Apple qui ne veulent surtout pas être mis dans le même panier que, comme le disent certains, les «déchets technologiques de PC». On ne rigole pas avec un fanatique d’Apple. Vous l’apprendrez à vos dépens.) Préparez-vous à ne pas tenir vos belles résolutions d’étudiants remplis de bonnes intentions, à perdre votre joli bronzage d’été et à revoir en boucle les reportages touchants sur la tragédie du World Trade Center pour la cent-soixante-dixième fois consécutive... Et on n’y échappera sûrement pas avant encore une couple de mois de septembre. Vos fils d’actualité Facebook vont bientôt être envahis de statuts dont on se fout complètement sur le «frette», les journées qui raccourcissent et les millions de lectures à faire... Les plus chanceux auront même de jolies photos de feuilles d’automne dans leur

Instagram, parce que la vie est tellement plus belle sur «Insta», tout particulièrement les feuilles d’automne... On redécouvre nos vieux fonds d’écran dépressifs de mai dernier, on les change pour une photo de notre fin de semaine du travail passée à Old Orchard pour s’accrocher le plus longtemps possible à ce qui nous reste de l’été, mais on sait tous qu’il va bien falloir se résigner et retourner au bon vieux fond d’écran dépressif. Dépressif, mais tellement épuré et propice à la concentration... J’ai déjà hâte d’y être.

Préparez-vous à ne pas tenir vos belles résolutions d’étudiants remplis de bonnes intentions, à perdre votre joli bronzage d’été et à revoir en boucle les reportages touchants sur la tragédie du World Trade Center pour la cent-soixantedixième fois consécutive. On redécouvre également les beautés du campus: la rareté des stationnements, la cacophonie dans les corridors, l’interminable file d’attente devant le Tim Hortons, les trouvailles auditives de toutes sortes, et j’insiste

sur le «de toutes sortes», aux mardis karaoké de la Chasse Galerie. On redécouvre l’odeur louche de pâte et papier dans la cage d’escalier du pavillon Ringuet et on se demande : «Mais comment ai-je pu vivre sans tout ça tout l’été durant!?» Une des choses qui ne changent pas en septembre, c’est notre niveau de consommation d’alcool. Pas de trêve pour personne, le party continu! La seule différence est qu’au lieu de se souler en bikini sur la plage avec des amis en buvant des mojitos aux fraises, on le fait dans le bois, au «frette», attaché à la cheville d’un inconnu déguisé en Schtroumpf avec de la bonne Molson tablette... Vive septembre et les joies des initiations universitaires! Les cours recommencent et on revoit nos amis et coéquipiers. Comme bienséance oblige, on leur demande : «Alors comment s’est passé ton été?». Quand vient notre tour, on essaie très fort de résumer, en deux phrases, quatre mois de pures spontanéités. Entre nous, on se fout un peu de ce que les autres on fait durant leurs vacances, n’est-ce pas? On cherche seulement à briser la glace avec des gens que l’on n’a finalement pas vus depuis mai dernier, avec qui on s’était juré entre deux «toi je t’aime», un peu pompette, au party de fin de session, d’aller faire du camping durant l’été. La rentrée était si amusante quand on était enfant: on avait la surprise de voir qui allait

être notre enseignant pour l’année, la surprise de voir si nos amis allaient être dans la même classe que nous, quel allait être notre nouveau bureau. On avait du beau «stock» tout neuf. Les petits riches avaient même fait faire des autocollants à leur nom pour identifier leur matériel. Pour les autres, il fallait gratter avec des ciseaux le bout de nos Crayola, un par un, pour enlever la peinture, question d’y inscrire nos initiales. Maintenant, le «fun» de la rentrée, c’est d’éviter l’heure de pointe à la Coop et de choisir entre le cahier spirale 180 pages bleu et le cahier spirale 180 pages rouge. Pour certains, l’arrivée de septembre est un grand soulagement. Il annonce le retour au calme après un été passé à travailler comme des fous ou à faire la rumba. C’est la remise en ordre du foie, de l’estomac et même du cerveau. Pour d’autres, c’est le stress qui recommence, la vie sociale qui se termine, la dépendance à la caféine qui reprend et l’eczéma qui réapparait. Une chose est certaine, on ne peut éviter septembre. Il s’agit d’un passage obligé. C’est pourquoi je vous souhaite à tous une bonne rentrée scolaire: amusez-vous, étudiez avec passion et ne prenez pas trop de résolutions que vous ne pourrez pas tenir... en fait, ne prenez pas de résolution tout court. Profitez de vos belles années. Après tout, pour plusieurs d’entre nous, il s’agit de nos dernières rentrées scolaires. Sans vouloir être trop nostalgique, toute bonne chose à une fin.

Entre les deux pôles

«Le problème… c’est les autres.» KÉVIN GAUDREAULT Chroniqueur

Que ce soit dans la famille, le cercle d’amis ou les collègues de travail, les personnes touchées par les troubles de la personnalité sont perpétuellement impliquées dans des problèmes personnels et professionnels. Vous connaissez probablement quelqu’un dont la compagnie est tellement désagréable, qu’il vous arrive même de douter de votre propre comportement en sa présence. Vous pensez: «Cette personne se prend pour quelqu’un d’autre!». Ou bien: «On dirait qu’elle fait exprès pour toujours être dans le trouble!». Vous pouvez aussi vous demander: «Est-ce que c’est de ma faute si elle se comporte si souvent de cette façon?». La plupart du temps, ce sont les proches de ces personnes qui s’épuisent et ressentent le besoin d’aller en suivi thérapeutique, ou qui demandent à celles-ci d’aller rencontrer un aidant. Cette situation peut également se produire en milieu de travail, lorsqu’un(e) collègue fort déplaisant suscite des réactions importantes chez ses partenaires, et que le patron ne trouve plus d’autres choix que d’intervenir en raison de plaintes répétées des employés. Dans la vie, il est normal de ressentir de

la méfiance, de l’ennui, de la peur, un besoin de solitude ou de la colère. Toutefois, dans le cas des troubles de la personnalité, le niveau d’importance de ces émotions devient démesuré et peut d’ailleurs être dérangeant pour les proches. Les différentes perceptions de leur réalité deviennent aussi très convaincantes et ancrées en elles. Les possibilités de changement et de flexibilité sont alors plus rares.

Types de troubles de la personnalité Selon le DSM-V, manuel des troubles mentaux en Amérique du Nord, ces troubles sont classés dans trois catégories : bizarres, émotives et anxieuses. Il ne s’agit pas de «maladies mentales», mais d’ensembles de traits de personnalité. Par ailleurs, ils sont fréquents, puisqu’ils touchent de 6 à 15% de la population. La première catégorie comprend les troubles de la personnalité schizotypique, schizoïde et paranoïaque. Ils sont caractérisés par un mode de vie plutôt solitaire, la méfiance, le sentiment de persécution lors de contacts sociaux, les discours et les habitudes hors de l’ordinaire et la froideur concernant le niveau d’affectivité. L’entourage est menaçant à leurs yeux et ils peuvent paraitre différents aux yeux d’autrui en raison de leurs croyances ou comportements excentriques. Ces personnes ont une vulnérabilité aux épisodes psychotiques, cependant les gens atteints de psychose (ex: schizophrénie ou bipolarité) ne sont pas nécessairement inclus dans cette catégorie. Dans ce cas, on parle plutôt de maladies men-

tales et non de traits de personnalité. La deuxième catégorie (dramatique) comprend les personnalités antisociale, narcissique, borderline et histrionique. Ces individus vivent des relations tumultueuses avec leur entourage, ont des relations intimes ou sexuelles instables, ont besoin d’émotions fortes et violent fréquemment les lois depuis leur jeune âge (antisociaux). Ils peuvent aussi être arrogants, agressifs et violents, peu empathiques, manipulateurs et impulsifs. Ces gens sont également vengeurs. Il est important de souligner une caractéristique de haute importance pour la personnalité antisociale: l’absence de remords, même si ces personnes sont capables de feindre des émotions. C’est tout particulièrement le cas chez les psychopathes, terme utilisé pour décrire cette personnalité. Du côté des personnes ayant un trouble de la personnalité borderline, il est possible d’observer des comportements autodestructeurs et des crises de colère fréquentes. Les narcissiques, eux, sont assoiffés par le besoin d’admiration des autres et ont une attitude hautaine. Tandis que pour les personnes histrioniques, elles ont un continuel besoin d’attention et agissent de manière «théâtrale». La séduction a donc une place importante dans leurs relations. La troisième catégorie est composée des troubles de la personnalité obsessionnelle‑compulsive, dépendante et évitante. Ils sont caractérisés par une rigidité ou un manque de flexibilité dans les relations, activités quotidiennes et professionnelles.

L’individu vivant le trouble de la personnalité évitante hésite souvent à aller vers de nouveaux projets et de nouvelles opportunités par inquiétude de ne pas être à la hauteur ou d’être critiqué. La personnalité dépendante, quant à elle, a continuellement besoin du soutien d’autrui dans la plupart de ses activités et a une peur importante d’être abandonnée ou d’avoir à se débrouiller seule. Finalement, la personnalité obsessionnelle‑compulsive a un besoin de structure (perfection). Souvent bourreaux de travail, ces gens imposent sans cesse leur façon de faire lors de travaux d’équipe, tout en rejetant les idées d’autrui. Ces personnes exigent excessivement à leurs enfants, proches et collègues de faire les choses à leur manière, sans aucune remise en question. Il est tout à fait normal de vous questionner à propos de la présence de ces troubles chez vous ou chez vos proches. Parfois, certaines personnes touchées peuvent même aussi avoir des personnalités attachantes. Toutefois, il vous appartient de choisir la place que vous voulez accorder à ces personnes dans votre vie. Pour les moins agréables, il est possible que vous ressentiez le besoin de vouloir les changer. Ce qui peut être difficile, car même s’ils s’améliorent avec l’âge, les traits de personnalité peuvent demeurer en bonne partie pour la vie. Il est de votre responsabilité d’établir et reconnaitre vos propres limites. Elles différeront selon la proximité et la nature du lien affectif avec ces personnes, et si vous décidez de vous rapprocher ou de vous éloigner de celles-ci.


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SOCIÉTÉ

3 au 16 septembre 2013

Va voir ailleurs (j’y suis)

Vickie was here (1ère partie) SÉBASTIEN DULUDE Chroniqueur

Le 11 mai dernier, une des mes amies est décédée, moins d’un an après un diagnostic d’une tumeur cancéreuse au cerveau. Elle s’appelait Vickie Gendreau et elle aura toujours 24 ans. Vous avez peut-être entendu parler d’elle. Vickie, moins de 6 mois après son diagnostic, a réalisé son rêve d’être publiée. Elle est entrée en littérature par la grande porte. Son livre, Testament, dans lequel elle met en scène sa propre mort, a connu un accueil critique exceptionnel. On a invité Vickie à Tout le monde en parle, où, évidemment, sa condition de malade du cancer et de jeune retraitée des bars de danseuses ont attiré l’attention de Guy A. Lepage plus que son écriture. Mais bon, on ne peut pas s’opposer à ce qu’une écrivaine de qualité ait de la visibilité. Et puis, c’est vrai qu’elle dansait, vrai qu’elle avait un cancer incurable. J’ai appris la nouvelle de sa mort après une heure seulement, par Sophy, une amie qui tenait au courant les amis plus éloignés. La dernière semaine avait été difficile pour Vickie, elle s’en allait. Elle est morte un samedi matin où il pleuvait des cordes sur Trois-Rivières. Ce matin-là, je surveillais, trempé, un examen de compensation à l’UQTR. Journée merdique, tu dis? Je crois que les étudiantes ont vu que je pleurais. Ça m’était parfaitement égal. J’écris ceci aujourd’hui parce qu’il existe un lien fort entre Vickie et Trois-Rivières. Elle a passé de bons moments ici, et d’autres plus difficiles. Je me disais que ça vous intéresserait

peut-être de savoir ça. J’écris pour sa mémoire. Aussi parce qu’elle me manque. J’ai rêvé à elle quelques fois, j’essaie de ne pas oublier sa voix, son drôle de rire. Son visage, je ne l’oublierai jamais. Je n’arrive pas à accepter qu’elle soit morte. À 24 ans. Je ne l’accepte tout simplement pas. Vickie, je l’avais vue quelques fois dans des lectures de poésie à Montréal. Fille d’une beauté stupéfiante. 19 ans. Immenses yeux, grains de beauté dans le cou, corps superbe. Danseuse nue, à ce qu’on disait. Un style d’écriture cru, trash, drôle à mourir, et puis, slash, elle nous tranchait la gorge de beauté. Fille réservée, mystérieuse, avec encore cette noirceur adolescente qui lui collait au corps.

Premiers contacts Le premier souvenir marquant que j’ai de Vickie, c’est à Trois-Rivières. C’est chez moi, dans la maison que je louais, rue St-Olivier. C’est un dimanche matin d’octobre 2008. Je viens d’emménager, mes boîtes ne sont pas encore toutes défaites, c’est parfait pour un party de poètes. Quelques heures auparavant, une douzaine de jeunes poètes fous et saouls se sont retrouvés chez moi après le 2e OFF-Festival de poésie de Trois-Rivières, qui se tenait alors au Charlot. Je me réveille, complètement dévissé. Ouf. Ouch. Je louche vers la droite, et découvre avec perplexité qu’une fille flambant nue dort à mes côtés. C’est Vickie. Moi aussi, je suis tout nu. Aucun souvenir précis de m’être couché avec Vickie ne me revient. Qu’importe. J’effectue un léger déplacement dans le lit, et me colle, doucement, contre elle. C’est ce genre de lendemain où seule une fille nue à ses côtés peut rendre la vie supportable. Elle s’éveille, ne dit rien. Puis : «Euh, j’suis pas à l’aise, là.» «Ok, je réponds (j’ai dû râler épouvantablement en fait), y’a-tu quelque chose qui – OH! Ok.» Je m’interromps.

Photo: Courtoisie

Y’a quelqu’un d’autre dans le lit. Mon lit, by the way. Il y a donc non pas un, ni deux, mais bien trois poètes nus dans mon lit. Et y’en a clairement un qui est de trop. Je me lève, chancelant. Me rappelle que j’ai une blonde. Good, c’est mieux de même. Je descends faire du café. La maison avait trois étages, mais pas tellement de possibilités d’hébergement. Cette nuit-là, une douzaine de poètes sur le party ont trouvé des lits de fortune un peu partout dans la place. Le plus chanceux, à part Vickie et l’autre poète, a shotgunné le lit de mon fils. Quelquesuns ont niché sur le plancher du salon, deux autres sur mon divan. Les autres ont opté pour le sous-sol, où la salle de lavage a pu fournir suffisamment de mon linge sale pour qu’ils puissent se patenter un «motton» de vêtements en guise d’oreiller. J’ai fait du café pour tout ce beau monde, les mains tremblantes, heureux comme un poète libre. Je les vois s’éveiller, un à un, un peu confus. Y’a des verres pétés partout, des centaines de bouteilles vides, une pile de boites de livres a crissé le camp, y’a du vin renversé sur le mémoire de maitrise de ma blonde. Wow. Ils ont

tous la gueule de bois et ont droit au meilleur café en ville. Vickie a participé à tous les OFF-Festival de poésie depuis. Presqu’à chaque année, il y a eu un party chez moi après. Je me souviens qu’en 2010, Vickie a livré une performance hallucinante. Elle brillait. Son écriture s’était précisée. Elle avait trouvé une forme à elle, elle avait un rythme fou, des images vives, épileptiques. Puis, munie d’un épouvantable chapeau en forme de lèvres (photo), elle avait convaincu le poète Jean-Paul Daoust de lire son classique, Les lèvres ouvertes, qu’elle sous-titrait en direct avec ces immenses lèvres cochonnes sur la tête. Inoubliable. En 2011, elle a lu ce qui m’apparait être son meilleur texte à vie, Are You The Ultimate Pacman? (je ne sais pas si c’en est le véritable titre), dont elle a repris des fragments dans Testament. Toute la salle a été soufflée par sa lecture. Elle a participé à son dernier OFF en octobre 2012. Je vous en parlerai dans ma prochaine chronique, et d’autres moments qu’on a passés ensemble à Trois-Rivières. D’ici là, procurez-vous Testament, je vous garantis que vous n’avez jamais lu un livre qui ressemble à ça. C’est cru, dur, drôle, déconcertant, magnifique. C’est Vickie.


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LOISIRS Le p’tit Zouéki illustré

Jeux

Aicheras Cementant Laminai Quezac Recueillies Sequoia Aoutiens Davidiennes Nippant

Mots mystères

Sudoku

Par Alexandre Laramée Zouéki

Rechapions Riotames Soupassiez Barbifiat Edentasse Prosternera Recriates Samara Taque

Mots croisés Horizontalement :

Verticalement :

1. Préambule 2. Fis des rides. Apogée 3. Croqueuse de pommes. Exécuté par une personne seule (pl.). Architecte américain d’origine chinoise (1917-) 4. Ferrure en forme de T. Auréole. Note 5. Époques. Accumuler 6. Vienne au monde. Aciérie 7. Concierges. Docteur 8. Compositeur français (1890-1962). Cuir 9. Homme politique italien (1874-1961). Nui 10. États-Unis. Volcan actif de l’Antarctique 11. Fiefs. Poisson 12. Plante très toxique. Nuée

1. Guindée 2. Attachera. Pigeon sauvage 3. Ville du Nigeria. Ville d’Allemagne 4. Ici. Garantit. Se dit entre ami 5. Natif. Mises 6. Lisières d’un bois. Serrée 7. Mahomet. Tronçonner 8. A causé un dommage à. Empester. Danone 9. Américium. Dépravé 10. Discourtois. Interrompit 11. Allée. Signature. Argent 12. Partir. Allure


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SOCIÉTÉ

3 au 16 septembre 2013

Je me souviens… Au pouvoir, citoyens!

Bilan d’un été chaud et bouleversant JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

Afin de mieux nous ancrer dans la réalité de notre existence commune, profitons de cette nouvelle rentrée scolaire pour faire un retour sur trois choses qui ont retenu mon attention pendant les vacances estivales. La catastrophe de Lac-Mégantic Le sinistre du 6 juillet dernier a causé un déversement de plus de 5 millions de litres de pétrole brut, transporté dans des wagons inadaptés pour cette ressource. En contrepartie, la Croix-Rouge a amassé plus de 7,2 millions de dollars en moins d’un mois. Sauf qu’un litre de pétrole, ça coûte davantage qu’un dollar à nettoyer. La compagnie ferroviaire MMA a fait faillite et a cessé toutes ses activités au Canada. Malgré tout, les cicatrices seront toujours visibles. Un centre-ville a été complètement rasé, peu importe la cause exacte. Cet incident, vraisemblablement lié à une erreur humaine ainsi qu’à une défaillance de la technique, devient l’occasion ultime de contester notre stupide dépendance au pétrole. Certains vont rétorquer que le transport en pipeline est plus sécuritaire, mais ils sont incapables de voir la vraie racine du mal. Cette soif de l’or noir coûte chaque année au Québec plus de deux milliards de dollars, même si 80% de notre énergie provient de l’hydro‑électricité. Quant au Canada, il importe au total chaque année pour 30 milliards de dollars en pétrole. À quand un «rapport Khrouchtchev» sur notre potentiel en énergie verte (éolien, maréemoteur, solaire, biomasse)?

La légalisation de la marijuana Grand sujet de débat depuis le début août dans les médias depuis la déclaration du libéral Justin Trudeau qui veut en faire un enjeu de sa campagne électorale. Pourtant, même si John Lennon avait déjà discuté avec son père en 1969 et devant une Commission du sénat de l’énorme potentiel du chanvre et des propriétés médicales du cannabis, nous en sommes toujours là: le pot reste un tabou social, une plante associée à beaucoup trop de préjugés, de mensonges et de politiques inefficaces. Selon un rapport indépendant du Sénat en 2001, la criminalisation du cannabis occupe 30% du système judiciaire! J’ai déjà eu l’occasion d’en parler à trois reprises dans ce journal. Non seulement je reste convaincu de sa faible toxicité et de son aspect thérapeutique, mais les répercussions de la marijuana sur la santé sont minimes. Il a été démontré qu’il n’existe pas de dépendance physiologique au cannabis comme il y en a avec la nicotine, les opiacés, les médicaments délivrés sur ordonnance (en particulier les analgésiques) et l’alcool. De récentes études démontrent également que le THC réduit le nombre de cellules cancéreuses et que le can-

nabinol aurait des effets anti-inflammatoires! À quand une chaire de recherche en santé à l’UQTR sur cet enjeu crucial et mondial?

La démission de Jean-Martin Aussant Le 19 juin, le chef option-nationaliste quittait le parti politique qu’il a aidé à fonder deux ans plus tôt, et ce, pour des raisons familiales: il veut voir grandir ses deux jumeaux. Considérant que la tranche zéro-cinq ans est l’époque la plus importante dans la vie d’un individu, c’est très noble. Il y a un temps pour chaque chose. Selon lui, «on peut mettre sur la glace une implication personnelle dans un projet collectif qui se poursuit, pour ensuite y revenir. On ne peut pas le faire pour des enfants qui n’ont pas deux fois trois ans et qui ne demandent rien de collectif dans une relation parentale solide.» Aussant profite aussi de l’occasion pour retourner à la grande passion de sa vie, la musique.

Par Hubert Samson

«Le besoin s’exprime dans les sociétés, emportées par la dynamique conquérante et prédatrice du capitalisme, d’une compréhension plus profonde de la marche de la nature dans le but avoué d’étendre et d’augmenter l’efficacité de son exploitation.» — Jean-Paul Deléage

L’incident de Lac-Mégantic devient l’occasion ultime de contester notre stupide dépendance au pétrole. Avant de le critiquer, remercions-le de son temps malgré les embûches sur son chemin (son absence du débat des chefs, le PQ qui a tenu à le battre pour finalement faire passer un Caquiste pro-Gentilly-2). Quant à l’absence d’offre d’emploi au Québec pour ce grand économiste ouvertement souverainiste, il est là le véritable scandale. Néanmoins, le jeune parti a réussi à recruter en moins de deux ans plus de 8000 membres, c’est‑à‑dire trois fois plus que Québec solidaire en trois fois moins de temps, et près de 2% de l’électorat a voté pour eux, soit environ 82 500 personnes. Pour avoir assisté au congrès de fondation ainsi qu’au premier congrès national au printemps dernier, je persiste à croire que ce parti a toute sa raison d’exister, comme l’avait le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) dans les années 1960. Déjà qu’Option nationale a réussi à rallier une partie des abstentionnistes (40% de la population), donc à faire voter des personnes qui avaient un dégout ou une haine de la chose politique, c’est un exploit. Toutefois, l’idée d’indépendance n’appartient ni à un parti politique, ni à une seule génération. Elle appartient avant tout au peuple, car c’est par le peuple que la volonté générale pourra se réaliser. Espérons que d’autres tribuns pourront continuer de galvaniser les foules et de stimuler l’éducation populaire à propos du véritable coût de notre «dépendance» au Canada. Nous en reparlerons, car ce projet anime encore 40% des Québécois. À quand une position de l’AGE UQTR sur cet enjeu national?

Articles sur la légalisation de la marijuana : zonecampus.ca, octobre 2012

Le capitalisme réduit l'environnement à une série de données scientifiques compilées dans les relevés d'ingénierie. Les maitres d’œuvre du grand capital et leurs sbires en sarrau blanc produisent ainsi des plans d’aménagement en faisant fi des dynamiques complexes et holistiques des écosystèmes. Avec sa logique d’abstraction de l’environnement, le capitalisme transforme la nature en terrain vague, en espace neutre et malléable ouvert à l’exploitation industrielle des ressources. Les industries laissent ensuite derrière elles des terres en friche et des jardins de ronces, l’Homme agissant en souverain sur ce champ de désolation qui est le sien. Sa couronne d’épines ne fait-elle pas de lui un roi? Peut-être, mais la nature n’est pas un sujet docile. Partout, elle refuse l’assujettissement et les numéros qu’on lui accole. Les pluies acides s’abattent comme du schrapnel corrosif, tandis que la nature saturée par les contaminants humains vomit ses effluves toxiques. L’Homme tente de se prémunir des intempéries anthropiques à l’aide de calculs et de prévisions mathématiques, sa scientificité lui servant d’abri de fortune contre les rafales d’une nature en révolte. Les tempêtes qui s’écrasent inlassablement sur l’édifice fragile de la civilisation humaine démontrent toutefois qu’il est illusoire de chercher à se dissocier de l’environnement. Il vaut mieux comprendre les dynamiques intrinsèques de la nature, et vivre en harmonie avec elle, plutôt que de lui imposer notre logique d’exploitation industrielle.


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ARTS ET SPECTACLES Ligue universitaire d’improvisation de Trois-Rivières

Du sang neuf pour la LUITR Photo : Marie-Ève B. Alarie

ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

«La LUITR a toujours été comme une grande famille, où un sentiment d’unité se trouve. C’est ce qu’on veut continuer à faire sentir au public, comme s’ils étaient dans une grosse réunion de famille, et non à un spectacle banal»

La Ligue universitaire d’improvisation de Trois-Rivières (LUITR) est de retour cet automne avec un vent de fraicheur. Alors que plusieurs vétérans ont pris leur retraite, la relève reprend le projet en main. Une nouvelle ère, nouvelle heure Après de nombreuses années à donner des spectacles à la Chasse Galerie, la LUITR a maintenant fait ses preuves à plusieurs reprises. La saison 2013-2014 est toutefois signe de changement puisque plusieurs joueurs établis dans la ligue ont fait leurs adieux en mai dernier. Il ne faut cependant pas s’alarmer puisque le flambeau est donné à des joueurs d’expérience qui ont à cœur la santé de la ligue. «La LUITR a toujours été comme une grande famille, où un sentiment d’unité se trouve. C’est ce qu’on veut continuer à faire sentir au public, comme s’ils étaient dans une grosse réunion de famille, et non à un spectacle banal», renchérit Philippe Grenier, président de la LUITR. De plus, ce sont en majorité des nouveaux capitaines qui représenteront les couleurs cette année. En effet, seul Jean-René «Cocotte» Boutin reprend le rôle parmi ses compatriotes. Ce dernier gardera sa couleur des deux dernières années, soit le rouge, avec laquelle il a remporté la coupe en 2011-2012. Pour représenter les Oranges, c’est Vannessa

enne François Laneuville. Malgré leur avantage numérique, la LUITR s’était inclinée devant son adversaire. Les paris sont donc ouverts pour le match du 9 septembre prochain à 19h30 qui se tiendra comme toujours à la Chasse Galerie.

— Philippe Grenier, président de la LUITR Camp de recrutement La LUITR vous invite à son camp de recrutement les 16 et 17 septembre 2013. Fortier qui, après trois ans comme joueuse régulière, reprendra le rôle d’Alexandre Laramée Zouéki. Pour les Verts, c’est Antoine Lacasse, la Recrue de l’année 2012-2013, qui prendra le poste que Dave Belley avait défendu l’année dernière. Finalement, pour reprendre la couleur gagnante de l’année dernière, c’est Élodie Mongrain qui sera la capitaine des Bleus. La soirée d’improvisation du lundi soir débutera dorénavant à 19h30 au lieu de 20h. L’heure a été devancée pour permettre de mettre la pause des cours en même temps que la LUITR. Le spectacle se terminera donc

à 21h30, laissant place aux chansonniers qui performeront par la suite dès 22h.

Le combat des générations Avant de commencer sa saison régulière le 23 septembre, la LUITR offre toujours au public un match spécial qui invite les gens à participer au camp de recrutement. Ainsi, le lundi 9 septembre prochain, les nouveaux capitaines de la LUITR affronteront d’anciens joueurs. L’année dernière, la formule était quelque peu différente puisque les capitaines de l’époque affrontaient la légende d’improvisation trifluvi-

La LUITR invite les gens intéressés par l’improvisation à son camp de recrutement qui se tiendra les 16 et 17 septembre 2013 au 0007 Benjamin-Sulte, et ce, dès 19h. Le camp est ouvert à toute personne qui veut tenter sa chance pour la LUITR. Une expérience en improvisation n’est pas obligatoire pour faire le camp puisqu’il est ouvert à tous. Pour faire partie de la LUITR, il n’est pas nécessaire de se présenter aux deux soirs, mais il faut absolument avoir été présent à un moment ou à un autre. De plus, il faut être inscrit à temps plein à l’UQTR pour être admissible à la LUITR. Suite à ce camp, les équipes seront choisies le 17 septembre en soirée dans le but d’être prêtes pour le lancement de la saison le 23 septembre.


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ARTS ET SPECTACLES

3 au 16 septembre 2013

Mieux vaut en lire

Pourquoi réglementer le prix du livre? MARIEHÉLÈNE GAUTHIER Chroniqueuse

Le 19 août dernier s’ouvrait une commission parlementaire sur la pertinence de limiter à 10% les réductions pouvant être accordées aux nouveautés pour les neuf mois suivant la sortie d’un titre. L’objectif principal de cette mesure législative serait de limiter la forte concurrence des grandes surfaces telles que les Costco et Walmart de ce monde qui peuvent se permettre, et le font d’ailleurs souvent, de sabrer dans les prix de détail suggérés et de vendre les succès littéraires de l’heure à peine au-delà du prix coutant (parfois même à perte), dans le but d’attirer des consommateurs. L’industrie du livre est la plus grande industrie culturelle au Québec. Elle emploie 12 000 personnes et atteignait en 2012 un chiffre d’affaires d’environ 700 millions de dollars, chiffre qui dépasse la valeur combinée des ventes des billets de cinéma et de spectacle. Est-ce pour dire que l’industrie est en pleine santé? Pas tout à fait. Les ventes de titres d’éditeurs québécois ont chuté drastiquement depuis 2010. Dans les cinq dernières années, seize librairies indépendantes ont fermé leurs portes. Les associations professionnelles québécoises du livre (formées d’éditeurs, de libraires, de bibliothécaires et d’écrivains) se sont unies pour sonner l’alarme. Un prix plancher pour les nouveautés pour un temps permettrait aux libraires indépendants de se battre à armes un peu plus égales. Pour le moment. Un grand nombre de pays ont choisi de règlementer le prix du livre, dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Portugal, le Mexique, Israël et le Japon. Le prix unique, une panacée? Non. La règlementation des prix des nouveautés permettra un sursis aux libraires durant quelques années. Les pays qui ont adopté une règlementation, comme la France depuis 1981, ne sont pas épargnés par la révolution du numérique et l’éclatement du monde de l’édition, et tous les acteurs de la chaine du livre devront trouver des moyens de tirer leur épingle du jeu. Depuis que le prix des livres n’est plus règlementé en Grande-Bretagne (il l’a été de 1840 à 1997), les librairies ferment leurs portes les unes après les autres et les grandes chaines font faillite. La libre concurrence qui devait faire baisser les prix a eu un effet pervers: le prix des livres a grimpé, au-delà du rythme de l’inflation. Le choix des gouvernements de prendre position dans ce domaine, c’est une question de valeurs. Le livre n’est pas un produit de consommation comme un autre. Le livre est un produit qui se marchande,

mais qui se prête peu aux aléas du marché. Les marges de profit sont trop minces. La production du livre, c’est une production culturelle à cout élevé. Le livre vaut bien plus que le papier sur lequel il est imprimé: pensons à l’auteur, au travail de correction et d’édition, à la mise en page, à l’impression, à la distribution et à la mise en marché. Le livre a une valeur commerciale et ludique, certes, mais aussi une valeur éducative, documentaire, littéraire, sociale, voire démocratique. Vous n’avez qu’à entrer dans une librairie (agréée) pour vous rendre compte de la diversité des titres, auteurs, de leurs visions, de leurs voix. C’est ce qu’on appelle la «bibliodiversité», qui passe par la diversité des points de vente. Entrez chez Costco et au rayon des livres, vous trouverez 300 des 30 000 nouveautés qui sont publiées chaque année. Comprenezmoi bien, ces titres à succès ont leur place. Ce sont eux qui permettent aux éditeurs de prendre des risques pour des auteurs inconnus, de diffuser de nouvelles voix. Ce sont ces succès littéraires, s’ils sont vendus à juste prix, qui permettent à un libraire en région de rester à flot, d’investir dans l’industrie qui le passionne, d’offrir une tribune à un auteur du coin, de tenir un fond, ces classiques, ces titres qui reviennent dans les listes de lectures scolaires. Il y a de véritables perles qui seraient passées sous le radar si des libraires ne s’étaient pas acharnés à les proposer à leurs clients (la trilogie Millenium de Larsson, par exemple).

Un prix plancher pour les nouveautés pour un temps permettrait aux libraires indépendants de se battre à armes un peu plus égales. Pour le moment.

Reprise des activités de l’Ensemble vocal de l’UQTR

L’automne, une belle saison pour chanter FÉLIX-ANTOINE DÉSILETS-ROUSSEAU

Photo : EVUQTR

Journaliste

L’Ensemble vocal de l’Université du Québec à Trois-Rivières (EVUQTR) reprend ses activités chorales le jeudi 5 septembre pour la saison 2013-2014. Cette année, l’EVUQTR se concentrera notamment sur Vivaldi. Quelques activités sont prévues à l’agenda de la formation trifluvienne pour cet automne 2013, en particulier une fin de semaine intensive de répétition dans un endroit où la nature offre le plaisir de chanter. Ce groupe est le seul ensemble féminin classique en Mauricie. Il est composé d’une trentaine de voix féminines dont la majorité des choristes ont un lien avec l’UQTR. En effet, il y a dans leurs rangs plusieurs professeures, employées, étudiantes et retraitées. Son but est d’explorer un répertoire moins connu pour faire rayonner les voix féminines. Le tout est dirigé par Claude Léveillé, qui occupe ses fonctions depuis 2006 et qui est accompagné à l’orgue par Claude Beaudoin, diplômé du Conservatoire de musique de Trois-Rivières.

De retour d’Europe Le chœur féminin est de retour d’Europe où il s’est rendu du 24 juin au 4 juillet 2013. Les choristes y ont présenté le récital littéraire et musical intitulé De glaces et d’espaces, écrit par Lucie Bartlett-Jeffrey. Ce concert représente la vision qu’avait de la Nouvelle-France Marie de l’Incarnation. En plus de se faire sur la mu-

sique des grands chansonniers québécois tels que Gilles Vigneault, Félix Leclerc et Claude Léveillé, cette prestation mettait en avantscène quelques poèmes notoires de Gaston Miron et Gatien Lapointe. Les organisateurs de cette tournée européenne affirment que ce fut un succès sur toute la ligne. D’ailleurs, il est important de mentionner le spectacle donné à Tours où plus de 200 spectateurs se sont déplacés pour assister à la prestation du chœur. Ce succès laisse présager que l’EVUQTR aura certainement d’autres tournées à l’extérieur du pays. Le chœur féminin est en mode recrutement. Les candidates intéressées à faire partie de l’ensemble peuvent consulter la page web suivante : www.uqtr.ca/ensemblesvocales. Photo : EVUQTR

La «bibliodiversité» passe aussi par l’omniprésence et la mise en valeur du livre dans nos environnements. Il faut en voir partout, de toutes les sortes, pour tous les gouts, de toutes les qualités même. Le gout de lire se développe quand nous sommes exposés à toutes sortes de livres: documentaires, albums illustrés, bandes dessinées, romans d’amour, d’aventure, de science-fiction, livres d’histoire et de sciences... Que reste-t-il quand une poignée de grands prennent toute la place, essoufflent les petits à grands coups de hache dans les prix, et décident de n’offrir plus que des valeurs sures? Quand on se limite dans nos choix de diffusion aux meilleures ventes, les éditeurs finissent par choisir les auteurs qui se conforment à ce qui est vendeur et les esprits innovateurs n’arrivent plus à sortir la tête de l’eau. À la longue, le choix n’en est plus un et les milliers de nouveautés annuelles se suivent et se ressemblent. À moins qu’on n’en décide autrement, un achat à la fois. L’Ensemble vocal de l’UQTR reprend ses activités le jeudi 5 septembre 2013.


ARTS ET SPECTACLES

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Radio étudiante

CFOU lance sa programmation automnale ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

La radio campus de Trois-Rivières CFOU commence la saison en force en proposant aux amateurs de musique une variété d’émissions pour tous les gouts. En plus des quotidiennes, quelques surprises se glisseront dans une programmation étonnante. Valeurs sures CFOU a déjà fait ses preuves à travers les années. Avec ses émissions variées et son ouverture d’esprit, elle se fait une mission d’encourager la culture émergente et de donner une tribune à qui souhaite se faire entendre. Culture, sport, philosophie, santé et électronique, la radio aborde tous ces sujets à travers une programmation diversifiée. Le slogan de CFOU parle de lui-même: «Les extrêmes, ça nous anime.» C’est exactement ce que la radio étudiante de l’UQTR diffuse: de la variété et de la musique de tous les genres.

Avec ses émissions variées et son ouverture d’esprit, elle se fait une mission d’encourager la culture émergente et de donner une tribune à qui souhaite se faire entendre. Puisqu’on ne change pas les formules gagnantes, plusieurs émissions maintenant bien connues sur le campus seront de retour pour la programmation automnale. Les deux émissions

Photo : S. Paradis

La complicité est évidente entre Mathieu Plante et Jean-Philippe Charbonneau alors qu’ils animent l’émission matinale Assemblage Requis. quotidiennes, Assemblage Requis et Le Dîner de Cons, seront toujours au programme pour animer respectivement le matin et le midi. Cet été, l’émission Assemblage Requis a allégé son contenu pour présenter Assemblage Requis…à la plage, émission estivale qui combinait des chroniques et le palmarès musical de la semaine. Quelques changements sont d’ailleurs apportés à Assemblage Requis pour commencer l’automne. Les auditeurs pourront entendre de 6h30 à 7h30 les meilleurs moments de la veille, et dès 7h30, ce sera Mathieu Plante et Jean-Philippe Charbonneau qui présenteront des chroniques pour égayer les matinées, le tout accompagné de bonne musique jusqu’à 9h30. Pour ce qui est du Dîner de Cons, toujours animé par Dany Janvier, il transposera sa même ambiance humoristique, de 11h à 13h du lundi

au jeudi. Avec l’aide de ses différents chroniqueurs, il plongera dans les nouvelles insolites pour égayer les diners.

Geek, rock et musique émergente Pour les émissions hebdomadaires, la nouveauté côtoie les vétérans. Maintenant à sa 17e année, Rock Classique, animé par Alain Lefebvre, présentera comme toujours les racines du rock les vendredis de 11h à 17h. La vie en MAUve, animée par Karina Tardif et Mylène Martin, continuera à l’automne à CFOU en abordant les différents aspects de la culture en Mauricie. Elles seront en ondes le mardi de 18h à 19h. M ta nuit récidive pour la rentrée avec son rock planant, le jeudi de 22h à 23h. L’émission, animée par Julien Fortier-Chicoine, Philippe Grenier et Olivier Brière, présente une théma-

tique différente chaque semaine en y intégrant des découvertes musicales. Une autre émission qui a fait ses débuts cet été sera de retour : Le Mathieu Plante Show avec Mathieu Plante, changeant de plage horaire pour le mercredi de 16h à 17h. L’émission à vocation geek présentera toutes les semaines les dernières nouvelles du monde de la technologie. Télévision, Internet et gadgets jusqu’à la musique de jeux vidéo, Mathieu Plante, en compagnie de l’apprentie geekette Marie-Ève Picard, se fera une mission d’instruire les auditeurs sur le monde de l’électronique. Finalement, Les Palmarès CFOU, diffusée le jeudi de 15h à 18h, reviendra pour une 8e année consécutive avec Mathieu Plante à la barre. Il sera accompagné de sa coanimatrice Stéphanie Paradis pour présenter la meilleure musique que CFOU a à offrir autant en anglophone qu’en francophone. La formule changera légèrement, mais offrira toujours trois heures de découvertes musicales.

Animateurs recherchés Pour toute personne intéressée à faire de la radio, la station CFOU 89,1 FM est à la recherche d’animateurs. Que ce soit comme simple chroniqueur ou animateur d’une émission, il est possible de s’inscrire auprès de la station pour faire partie de l’équipe. Membres de la communauté trifluvienne et étudiants sont les bienvenus. D’ailleurs, aucune expérience n’est requise puisqu’une formation gratuite sera donnée lors de votre inscription à la programmation. Pour soumettre un projet d’émission ou de chronique, il suffit de se rendre au www.cfou.ca et de remplir le formulaire de dépôt de projet avant de l’envoyer au directeur de la programmation à progcfou@ uqtr.ca.

Entreprise culturelle

De nouveaux locaux pour la boite de création visuelle Uppernative L’étape finale pour la compagnie de création visuelle et sonore Uppernative se célébrait le 24 août dernier. Olivier Duval Laberge, Pierre-Olivier Lessard et Michaël Yerly inauguraient fièrement leurs nouveaux locaux au 123 rue SaintAntoine. Convivialité Même si l’entreprise est en marche depuis juillet 2012, c’est seulement depuis fin aout qu’ils se considèrent accomplis. Avec leur nouvel emplacement, ils sont maintenant plus aptes à bien accueillir les gens. «On peut recevoir des clients à notre place. C’est beaucoup plus convivial, puisque nous n’avions pas de bureau. On était dans l’appartement d’un ami, dans la pièce du fond… On était tout éparpillé, c’était plus dur de se rencontrer et de s’organiser. Maintenant, on sait qu’on travaille tous à la même place, et ça va être plus facile», précise Olivier Duval Laberge, copropriétaire de la compagnie.

Malgré les anciens locaux peu conventionnels, l’entreprise a tout de même réussi, en l’espace d’un an, à se faire une place de choix dans le milieu culturel de Trois-Rivières. Vidéo promo pour le Festival Urbain et pour le Poivre Noir ainsi que vidéo-clip pour Sivell & The Bad Habits et pour Pat K7, le milieu trifluvien n’a pas fini d’entendre parler de cette entreprise locale.

Photo : A. Carignan

Choisir Trois-Rivières Uppernative a d’ailleurs une politique locale. En effet, la compagnie se donne comme mission d’encourager les initiatives de TroisRivières et de leur offrir des produits de qualité. «Tout le monde s’en va à Montréal dans notre domaine. Et vu qu’on vient de la région de Trois-Rivières, on s’est dit : pourquoi ne pas essayer de redorer l’image de Trois-Rivières? On veut essayer de donner la petite touche qu’il y a à Los Angeles ou à Montréal, et de montrer ce qu’on est capable de faire», ajoute Olivier Duval Laberge. (A.C.)

La boite de création Uppernative inaugurait ses nouveaux locaux le 24 aout dernier.


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ARTS ET SPECTACLES

3 au 16 septembre 2013

Les Lundis de l’humour

Un retour en force FÉLIXANTOINE DÉSILETSROUSSEAU Journaliste

Les Lundis de l’humour du Manchester sont de retour cette année pour une sixième saison. La première soirée humoristique aura lieu le lundi 9 septembre au pub Manchester dès 20h30. L’équipe du Manchester est heureuse de continuer ses soirées pour une autre année et est fière d’être une vitrine pour l’humour en Mauricie: «Nous trouvons que notre con-

cept est bon. D’ailleurs, l’intégralité de notre concept a été reprise pour un deuxième été consécutif par la boîte à chanson La p’tite grenouille», confie Boule Lamothe, gérant de l’établissement. «Nous pouvons dire que nous avons contribué à la relance de l’humour dans notre région.» La saison dernière s’est terminée en force et l’équipe veut continuer sur cette lancée. Cette saison sera tout aussi relevée puisque de grands noms de l’humour visiteront TroisRivières. Il y aura entre autres Martin Perizzolo, Stéphane Fallu, Mariana Mazza, Simon Leblanc et plusieurs autres. De plus, l’équipe du Manchester promet une grande prise pour cet automne. Ils ont toutefois refusé de dévoiler cet invité.

Photo : Courtoisie

Virginie Fortin, gagnante d’En route vers mon premier gala.

Les nouveautés cette année Considérant son grand succès, la formule restera la même, c’est-à-dire que deux humoristes de la relève feront leur performance et seront suivis par un artiste bien établi dans le milieu de l’humour au Québec. Il y aura par contre un changement majeur, car Martin Vachon, l’animateur de la dernière saison, laissera sa place au micro à l’humoriste de la relève Derrick Frenette. Ce dernier s’y connaît beaucoup en animation. En effet, il anime déjà aux soirées du Mardi de l’humour au bar le Saint-Ciboire à Montréal. Outre son expérience en animation, Frenette est également un habitué de la scène. En plus d’avoir fait le circuit des cabarets de l’humour au Québec, il participe activement à la tournée de Philippe Bond en faisant sa première partie. Il était particulièrement intéressé à mettre son expérience au profit des Lundis de l’humour de Trois-Rivières: «C’est moi qui ai contacté l’équipe trifluvienne pour poser ma candidature comme animateur, lance Frenette. J’étais déjà venu à une de ces soirées, et j’avais adoré le public. Il y a une ambiance incroyable dans cette

ville.» Il compte bien rendre ces soirées intéressantes en interagissant avec le public pour y amener une chaleur et une énergie envoûtante.

«Nous pouvons dire que nous avons contribué à la relance de l’humour dans notre région.» — Boule Lamothe La soirée du 9 septembre Pour la première de la saison, l’équipe accueillera trois habitués des Lundis de l’humour, soit Martin Vachon, ancien animateur de cette soirée humoristique, Virginie Fortin, gagnante d’En route vers mon premier gala et Franky, un humoriste établi dans le milieu. Cette soirée sera marquée par la présence du nouvel animateur Derrick Frenette et, pour célébrer cela, il y aura un numéro spécial sur la passation du flambeau. Ce sera une soirée forte en émotions, mais surtout une soirée où les fous rires seront les bienvenus.

Chasse Galerie

Tout un automne au café bistro La session d’automne sera chargée au café bistro Chasse Galerie. Les activités reprennent en force et le tout débutera avec le spectacle de la rentrée qui accueillera la formation Triple Rock ainsi qu’un DJ surprise au 1012, le mercredi 4 septembre 2013. Plusieurs artistes viendront montrer l’étendue de leur talent durant la session automnale. Bob Bissonnette débarquera en grande forme le lundi 9 septembre et Around Joshua sera en ville le jeudi 26 septembre, au grand bonheur du gérant Jonathan Cossette. «Le but de tous ces spectacles est d’agrémenter la vie étudiante en ayant le plus de variété possible dans les évènements, dit-il. Nous voulons tisser un sentiment d’appartenance chez les étudiants envers leur université. Nous voulons donc avoir une vie active non seulement scolaire, mais aussi sociale sur le campus.»

Les activités hebdomadaires Il ne faut surtout pas oublier les activités hebdomadaires qui ont lieu au café bistro. Chaque journée a son activité. Tous les lundis, la Ligue universitaire d’improvisation de TroisRivières (LUITR) prendra d’assaut la Chasse Galerie dès 19h30 pour divertir les spectateurs et ils seront suivis par des chansonniers dès 22h. Les mardis, les soirées karaoké animeront la place, alors que les soirées mythiques du mercredi porteront le nom de «Sort ton p’tit change», durant lesquelles plusieurs spéciaux seront en vigueur sur l’alcool. Le tout se terminera avec les soirées du jeudi qui seront réservées aux associations étudiantes pour des collectes de fonds. Il ne faut pas oublier aussi que plusieurs employés avec un sourire aux lèvres sont au service des étudiants pour d’excellents cafés tout au long de la session. (F.-A.D.-R.)


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Manoir Boucher de Niverville

Un automne tout en histoire et en conte ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Cet automne, le Manoir Boucher de Niverville ne fait pas relâche et offre un programme mélangeant l’histoire, l’animation et les traditions. Conférences, ateliers et contes sont offerts gratuitement pour les curieux et passionnés d’histoire. Cher Manoir… Pour les non-initiés, il faut préciser que le Manoir Boucher de Niverville est le plus vieux bâtiment de Trois-Rivières. Situé au 168 rue Bonaventure, il fut construit en 1730, et a été habité par Joseph-Claude Boucher de Niverville, un militaire important en Nouvelle-France. Ce dernier est d’ailleurs le petit-fils de Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières, celui-là même qui a donné son nom au pavillon administratif de l’UQTR. Menacé de démolition en 1940, le Manoir fut rénové par la Ville en 1970 pour lui redonner l’aspect qu’il avait au XVIIe siècle. Vrai bijou témoignant de l’époque de la Nouvelle-France, les visiteurs peuvent gratuitement visiter le bâtiment qui explique les différents modes de vie en Nouvelle-France. Deux expositions sont présentées au Manoir, soit Vie bourgeoise et D’encre et d’histoire. La première exposition présente comment vivaient les bourgeois et les nobles au XVIIe siècle. D’encre et d’histoire, pour sa part, est entièrement montée par les étudiants du Collège Laflèche et présente le résultat des fouilles archéologiques qui ont été faites par le programme Histoire et civilisation.

Une histoire plus que vivante Certains pourraient penser que les attraits touristiques historiques ferment leurs portes après la saison estivale. Si c’est le cas pour certain, le Manoir Boucher de Niverville fait exception. Durant l’automne, il offre tout

aussi gratuitement des soirées thématiques sur divers aspects de l’histoire de la Nouvelle-France. «Le but est d’aller chercher des gens qui ne fréquentent pas normalement le Manoir. C’est un bâtiment qui appartient à la population, et nous tentons de le rendre le plus accessible et attrayant possible», précise Julie Desaulniers, responsable du Manoir. Pour les amoureux de légendes, Les vendredis du conte sont proposés tous les derniers vendredis du mois dès 19h30. C’est dans l’ambiance chaleureuse du Manoir que les visiteurs pourront entendre trois conteurs cet automne: Jean-Philippe Marcotte le 27 septembre, Marc-André Fortin le 25 octobre et Maxime Plamondon le 22 novembre.

Photo : Pierre Grondin

«Le but est d’aller chercher des gens qui ne fréquentent pas normalement le Manoir. C’est un bâtiment qui appartient à la population, et nous tentons de le rendre le plus accessible et attrayant possible» — Julie Desaulniers, responsable du Manoir Pour les plus studieux, trois conférences différentes seront présentées au Manoir. Le 29 septembre à 14h, c’est Sylvie Dépatie, professeure au Département d’histoire de l’UQAM, qui offrira une présentation sur Les Filles du Roy. Elle tentera de démystifier certains mythes et controverses sur les premières femmes du pays. Le 20 octobre 2013, toujours à 14h, c’est Paul-Louis Martin, historien et ethnologue, qui discutera de L’évolution de l’architecture québécoise. Finalement, c’est Deni Blanchet qui fera la dernière conférence intitulée Le luxe en Nouvelle-France le 3 novembre. Il abordera les différentes facettes

Plusieurs activités sont offertes au Manoir pour faire découvrir l’histoire de la Nouvelle-France. du luxe chez les bourgeois et les nobles de la Nouvelle-France. Les plus manuels seront quant à eux comblés par les ateliers de savoir-faire. Durant le mois d’octobre, deux ateliers seront proposés par les artisanes de la Maison de la Tradition de Saint-Mathieu-du-Parc. Le 13 octobre, c’est la confection d’un objet bien connu de l’époque qui sera montré : le tapis tressé à cinq brins. Martine Champagne expliquera comment

en confectionner un, tout en permettant aux visiteurs de tenter l’expérience avec elle. Finalement, le 27 octobre, c’est Michelle Beauregard, artisane en textile, qui enseignera la technique pour filer la laine brute. Si vous désirez participer à une de ces soirées, il est préférable de réserver sa place, puisque le nombre de places est limité. Vous pouvez le faire en téléphonant au Manoir Boucher de Niverville au 819-372-4531.

Arts visuel

L’estampe à l’honneur avec la BIEC Jusqu’au 8 septembre prochain, la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières (BIECTR) envahit les centres d’art de Trois-Rivières. Tous les deux ans, en alternance avec la sculpture, la BIEC présente des œuvres d’artistes qui proviennent d’un peu partout dans le monde. Le but de l’évènement est de promouvoir l’estampe contemporaine et de montrer les tendances actuelles à travers le monde. C’est plus de 58 artistes provenant de 22 pays différents qui exposent, ce qui fait un total de 330 estampes, rien de moins. Offrant l’entrée gratuite de tous ses sites, la BIECTR expose dans quatre lieux principaux: au Centre d’exposition Raymond-Lasnier, au Musée Pierre-Boucher, à la Galerie d’art du Parc ainsi qu’à l’ancienne gare ferroviaire. Pour les passionnés, il y a plus d’une dizaine d’autres sites où la Biennale présente des expositions

parallèles. Il est donc possible d’élargir la visite en se rendant à la Suite 60, au Musée des Ursulines, à l’Atelier Presse Papier, au Musée québécois de culture populaire et plusieurs autres lieux. Chaque endroit présente différents thèmes desquels les artistes se sont inspirés pour créer leurs œuvres. Que ce soit le chaos, l’espace politique, la critique sociale, le dépaysement ou l’environnement, les artistes abordent des questions qui leur tiennent à cœur tout en exploitant leur style artistique propre.

Photo : Guy Langevin 

Prix de la Biennale Comme à chaque année, la BIECTR remet différents prix aux artistes ayant participé à leur évènement. Le grand prix de la Biennale 2013 a été remis à Kraisak Chirachaisakul, de la Thaïlande. De plus, la Québécoise Nancy Lambert a remporté le prix Télé-Québec. (A.C.)

Kraisak Chirachaisakul fait partie des 58 artistes à présenter à la BIECTR.


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ARTS ET SPECTACLES

3 au 16 septembre 2013

Les jeudis live

Le rock underground à l’honneur FÉLIX-ANTOINE DÉSILETS-ROUSSEAU

Photo : Kim Bergeron

Journaliste

Les groupes de musique The Options, Dundee et Fernand Cognac ont foulé les planches du Nord-Ouest Café le jeudi 22 aout 2013 dans le cadre des jeudis live. L’énergie du rock a su attirer plusieurs fervents rockeurs pour ce spectacle effréné. Ce fut un spectacle haut en couleur. Le groupe The Options a commencé la soirée vers 21h. Les anciens étudiants de l’UQTR se sont présentés sur scène avec leurs guitares pour offrir aux spectateurs un spectacle acoustique. «Nous faisons du punk acoustique : deux guitares, un «char», et on fait de la musique. C’est simple comme ça», nous dit Pierre-Olivier Brouard, le chanteur et le lead vocal du groupe. Les deux amis faisaient de la musique durant leur passage à l’université, mais depuis un an, ils ont concentré leurs efforts dans ce duo qu’est The Options. L’union de la guitare sèche avec la mélancolie de leurs voix a su charmer les spectateurs lors de la soirée musicale. Le groupe Dundee s’est ensuite présenté sur scène avec leurs lunettes soleil. Ils ont tout laissé sur scène. La présence de cuivres dans

s’est endiablée. Effectivement, les fans de ce trio underground local ont répondu présents. Le son incroyable et juste de la guitare d’Yves Manseau unit à la voix particulière et enrouée de Dany Girard ainsi que la guitare métronome de Martin Corriveau est un véritable bonbon pour les oreilles. Ils ont offert à leur auditoire une solide performance. Le trio a su partager leur énergie et leur fougue aux spectateurs. Ils ont présenté quelques reprises telles que des chansons de Tom Waits. Toutefois, ce sont leurs compositions qui ont volé le spectacle. La foule chantait à tue-tête leurs chansons. Malheureusement, ils n’étaient que de passage, car ils n’offriront pas d’autres spectacles cette année en sol trifluvien, à moins d’une belle surprise, qui sait?

Objectif atteint

Fernand Cognac était de passage au Nord-Ouest Café dans le cadre des jeudis live. leur quintette donne un esprit festif à leur musique. De plus, il est possible de voir dans leur son un mélange de plusieurs influences telles que le folk, le jazz, le reggae, le funk et punk. Ce quintette originaire d’un peu partout au Québec a vu le jour dans la région de Montréal

lorsque tous les membres du groupe y séjournaient pour leurs études.

Une foule en délire pour Fernand Cognac Lorsque le groupe originaire de Trois-Rivières, Fernand Cognac, est monté sur scène, la foule

Le nom Fernand Cognac peut paraitre particulier, mais pour ces Trifluviens avec un passé musical, c’est tout à fait normal. «On trouvait que ça rimait avec Fernand Gignac. De plus, ça allait de pair avec notre intention : être dans un état festif à la fin de la soirée», a dit Corriveau. «D’ailleurs, on n’aime même pas le cognac!» Pour eux, la musique est une passion. «Nous, on fait ça pour nous amuser, pour mettre le party dans la place», a lancé Martin Corriveau. Ce fut réussi, la fête était bel et bien prise au deuxième étage du Nord-Ouest Café en ce jeudi soir.


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SPORTS Grande nouveauté chez les Patriotes hockey

Marc-Étienne Hubert à la barre des Patriotes HUGO ST-PIERRE HOULD

Photo : Archives

Journaliste

L’ancien entraineur de la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec (LHJMQ), Marc-Étienne Hubert, s’est joint à l’équipe de hockey des Patriotes. Il arrive avec de grandes ambitions, visant rien de moins qu’un titre canadien pour la formation de l’UQTR. C’est surtout la sécurité d’emploi qui a fortement aidé l’entraineur à accepter l’offre des Patriotes et aménager à Trois-Rivières. Alors que son ancienne équipe de la LHJMQ, les Saguenéens de Chicoutimi, ne lui offrait qu’un court contrat d’un an, l’organisation trifluvienne pouvait lui assurer un poste à plus long terme. «Pour le bien-être de ma famille, j’ai dû quitter l’équipe avec laquelle j’ai vécu neuf très belles saisons dans la LHJMQ. L’idée de quitter ma région natale a été difficile à accepter, mais l’organisation de l’UQTR m’offre de belles conditions de travail. Ce nouveau poste avec les Patriotes me permettra d’élargir mon expérience et mes compétences dans le monde du hockey», commente Monsieur Hubert à l’approche de la nouvelle saison.

«Ce nouveau poste avec les Patriotes me permettra d’élargir mon expérience et mes compétences dans le monde du hockey.» — Marc-Étienne Hubert Un ancien des Patriotes L’entraineur n’est pas étranger au programme de hockey de l’UQTR, ayant fait partie de la formation comme joueur il y a quelques années. Il se dit néanmoins enjoué de la dé-

couvrir sous un autre angle. Défi intéressant: il aura un rôle bien différent de celui de simple entraineur-chef, comme il le faisait à Saguenay. Ses tâches seront également importantes en termes de gestion de l’équipe et de recrutement des joueurs. Ces nouvelles fonctions l’enchantent puisqu’elles lui permettront de participer aux succès de l’équipe à plusieurs paliers. Forts de leurs 16 participations au championnat du Sport interuniversitaire canadien, la tradition d’excellence des Patriotes réussit à attirer plusieurs bons joueurs. C’est une fois

de plus le cas cette année, notamment avec la venue de Cédrick Henley, ancien des Foreurs de Val-d’Or. Marc-Étienne Hubert a d’ailleurs affirmé qu’il visait une victoire au championnat canadien. À noter que le nouvel entraineurchef connait bien la victoire avec les Patriotes, lui qui a deux titres du championnat canadien en poche alors qu’il évoluait comme joueur à l’UQTR. Les matchs préparatoires commenceront

dès le 13 septembre à 19h alors que la formation trifluvienne accueillera les Stingers de l’Université Concordia au Colisée de TroisRivières. Les Patriotes entameront leur saison régulière le 11 octobre face à l’équipe ontarienne de l’Université de Guelph, ce qui promet un excellent test en débutant à l’extérieur. Le premier match local sera pour sa part présenté au Colisée de Trois-Rivières le 25 octobre à 19h face aux Gee-Gees de l’Université d’Ottawa.

Hockey *hors-concours* (Colisée de Trois-Rivières) Vendredi 13 septembre à 19h vs Concordia Vendredi 20 septembre à 19h vs U.P.E.I. Samedi 21 septembre à 13h vs Moncton Cross-country (Montréal) Samedi 14 septembre à 9h vs Invitation McGill Photo : Patriotes

Le nouvel entraineur-chef de l’équipe de hockey des Patriotes, Marc-Étienne Hubert, se dit confiant à l’approche de sa nouvelle carrière.

Soccer féminin (CAPS de l’UQTR) Vendredi 6 septembre à 18h vs Sherbrooke Vendredi 20 septembre à 18h30 vs Montréal Soccer masculin (CAPS de l’UQTR) Vendredi 6 septembre à 20h vs Sherbrooke Vendredi 20 septembre à 20h30 vs Montréal


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3 au 16 septembre 2013

SPORTS

Soccer des Patriotes

Le camp d’entrainement en France très bénéfique Pour une neuvième année depuis 1997, les formations féminine et masculine ont traversé l’Atlantique pour un camp d’entrainement en France. Treize séances d’entrainement et quatre matchs étaient prévus à l’horaire pour l’équipe masculine et douze entrainements et quatre matchs du côté des filles. Pierre Clermont sera de retour derrière le banc des garçons pour une 23e année et il sera assisté de Roch Goyette pour une 4e année. Ils tenteront de répéter leur exploit de l’année dernière, eux qui ont mis la main sur la bannière du championnat provincial et une médaille de bronze au championnat canadien. Pour l’équipe féminine, Ghyslain Tabsoba sera de retour pour une 4e année et il sera assisté de Stéphanie Rousseau pour une seconde année.

«Nous aurons une équipe avec un fort potentiel physique, mais aussi avec une certaine maturité au niveau du jeu.» — Pierre Clermont Soccer masculin Chez les gars, 17 joueurs participaient à ce camp d’entrainement. «Ce camp va permettre aux athlètes de disputer des matchs contre des équipes de haut calibre et de profiter d’installations d’entraînement de haut niveau. De plus, ce sera l’occasion pour certains joueurs de se tailler un poste au sein de la formation 2013-2014 des Patriotes», commente Pierre Clermont. Parmi les recrues présentes au camp, l’équipe peut notamment compter sur la présence de l’ancien des Diablos du Cégep de

Photo : Patriotes

L’équipe de soccer masculin consacrée championne universitaire 2012-2013. Trois-Rivières, Vincent Loranger. Le séjour de l’équipe masculine s’est terminé par une fiche de deux victoires et deux défaites. Notamment, un solide gain de 3-0 face à la formation de Vihiers le 28 août dernier pour solder ce camp pré-saison. Pierre Clermont se dit satisfait de ses troupes et fait remarquer l’amélioration constante de l’équipe, surtout au niveau de la cohésion. «Le bilan de ce camp d’entrainement tenu dans la région nantaise du 15 au 29 août est fort positif pour les Patriotes. Nous avions neuf recrues avec le groupe et la cohésion du groupe a été constante du début à la fin. Nous aurons une équipe avec un fort

potentiel physique, mais aussi avec une certaine maturité au niveau du jeu», se réjouit l’entraineur à la conclusion du camp. Vingtdeux autres étudiants-athlètes participeront au camp de sélection au CAPS de l’UQTR.

Entre autres, les trois gardiennes de but ont touché le terrain et ont démontré beaucoup d’assurance. Lizanne Castonguay, Gabrielle Lambert et Caroline Couture-Labbé se battront pour une place dans l’équipe lors du camp de sélection en septembre.

Soccer féminin Dans le cas des filles, c’était plutôt 20 joueuses dont neuf recrues qui ont fait le voyage en France pour y affronter des équipes de division 2. Parmi les recrues, Ghyslain Tabsoba et son équipe pouvaient compter sur les services de l’ancienne des Diablos du Cégep de Trois-Rivières, l’attaquante Annabelle Côté.

Matchs d’ouverture Tant chez les gars que chez les filles, la saison universitaire prendra son envol le vendredi 6 septembre, respectivement à 18h et 20h au stade du CAPS de l’UQTR. Les deux formations trifluviennes affronteront le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. (H.S.-P.H.)


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3 au 16 septembre 2013

SPORTS

Sport universitaire

Des encouragements pour les Patriotes! HUGO ST-PIERRE HOULD Journaliste

Les différentes formations des Patriotes invitent tous les étudiants de l’UQTR à venir assister aux matchs locaux gratuitement. Quelque neuf équipes dans huit sports différents viendront disputer des matchs enlevants dans les installations du CAPS et à Trois-Rivières. Les équipes de hockey, soccer (féminin et masculin), natation, golf, cheerleading, crosscountry, badminton et volleyball féminin attendent les étudiants en grand nombre, prêts à encourager les équipes trifluviennes prenant part dans le Réseau du sport étudiant du Québec.

Le retour officiel des Patriotes Badminton Absent depuis 2005, le badminton fait un retour en force chez les Patriotes. Suite à un projet-pilote, initiative de l’étudiant Bobby Robidas, une vingtaine d’étudiants-athlètes feront

parties de la formation qui aura la chance d’évoluer dans le circuit universitaire du RSEQ pour la saison 2013-2014. Ils pourront profiter des conseils d’un jeune entraineur de qualité en Carl Forand, qui bénéficie d’une bonne expérience autant au niveau civil que collégial.

Photo : Archives

Absent depuis 2005, le badminton fait un retour en force chez les Patriotes. Une vingtaine d’étudiants-athlètes feront partie de la formation. Sous la direction de Karine Ouellette et Frédéric Walczak, entraîneurs des Diablos, les étudiants de l’UQTR ont tenu deux entrainements par semaine de septembre 2012 à avril 2013 tout en participant à plusieurs tournois civils ainsi qu’au championnat provincial universitaire individuel en mars dernier. Madame Ouellet et Monsieur Walczak seconderont le nouvel entraineur de l’équipe. «Le retour de la formation de badminton avec les Patriotes allait de soi si l’on considère la très grande popularité de cette discipline

chez les étudiants de l’UQTR. Avec la participation d’une vingtaine d’étudiants et la présence d’un entraineur de qualité, nous sommes confiants que cette formation sera compétitive dans les prochaines années au RSEQ», souligne le coordonnateur du sport d’excellence Pierre Clermont.

Les Patriotes, équipes d’excellence Le programme d’excellence des Patriotes de l’UQTR a comme objectif principal le dévelop-

pement de l’étudiant-athlète par la pratique d’une discipline sportive sous un encadrement de haut niveau. Les Patriotes poursuivent leur tradition d’excellence depuis plus de 40 ans. Les Patriotes, ce sont 18 participations au championnat canadien de hockey dont quatre titres canadiens, trois records universitaires canadiens de natation, trois participations au championnat canadien de soccer dont une médaille de bronze et plusieurs participations au championnat canadien de golf.


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SPORTS

Les Patriotes à la défense de leur titre en volleyball féminin division 2

Une autre confrontation UQTR – UQAM au sommet du classement L’entraineur-chef de l’équipe de volleyball féminin, Étienne Lefebvre, prévoit encore une fois cette année une chaude lutte pour les grands honneurs de ligue universitaire de division 2. L’UQTR présentera toujours une formation très compétitive et ce sera certainement de même pour celle de l’UQAM. L’Université du Québec en Outaouais ayant quitté la ligue universitaire de division 2, elle comportera cette année quatre équipes, soit l’UQTR, l’UQAM, l’UQAC et l’UQAR. Il est difficile pour ces deux dernières formations de rivaliser avec les deux autres qui bénéficient d’un bassin de population plus grand. L’UQAM présentera certainement une fois de plus une équipe très physique alors que l’entraineur des Patriotes pourra compter sur une équipe plus technique et tactique. «Ce sont nos jeux rapides qui nous permettent de nous démarquer dans cette ligue. L’UQAM est difficile à contrer en raison de la grandeur de leurs attaquantes, mais nous sommes confiants d’y arriver, comme nous l’avons fait la saison dernière», lance Étienne Lefebvre, confiant d’amener son équipe à une autre belle saison.

Les sœurs Trottier se retrouvent chez les Pats Originaires de Lac-Mégantic, Corinne et Rachel Trottier fouleront une fois de plus un terrain de volleyball côte à côte. Elles sont déménagées à Trois-Rivières pour leurs études collégiales et faisaient partie de la formation des Diablos du Cégep de Trois-Rivières. Recrue chez les Patriotes en 2012, Corinne a évolué au poste de libéro (spécialiste en défensive) durant une bonne partie de la saison et a grandement contribué aux succès de l’équipe ainsi qu’au

gain de la bannière du championnat. Pour sa part, sa sœur plus jeune Rachel est une recrue très attendue chez les Patriotes. Elle a connu toute une saison collégiale l’an dernier étant nommée au sein de la deuxième équipe d’étoile de la division 1 du RSEQ. Elle est également passée à un cheveu de faire partie de l’équipe du Québec qui a terminé cinquième aux Jeux du Canada à Sherbrooke cet été. Elle qui espérait continuer sa carrière en division 1, elle a dû se tourner vers l’UQTR alors que la formation de l’Université Laval n’avait pas de place pour elle dans ses rangs. Fait intéressant, Rachel évolue également au poste de libéro. Les sœurs nous promettent une saine compétition, même si elles devront fort probablement se battre pour le même rôle.

Finissante en 2012-2013, l’attaquante étoile Marie-Ève Girouard reviendra avec l’équipe à titre d’entraineuse-adjointe. Quelques changements Finissante en 2012-2013, l’attaquante étoile Marie-Ève Girouard reviendra avec l’équipe à titre d’entraineuse-adjointe. Par contre, la perte de la joueuse de centre Sandra Trudel sera difficile à combler. En effet, les joueuses de centre se font rares et les deux personnes qui évolueront à cette position joueront un rôle très important dans l’équipe. Le volleyball universitaire de division 2 fonctionnant sous forme de tournois, les Patriotes débuteront leur saison les 1er et 2 novembre à l’UQAM. Le tournoi à l’UQTR sera présenté les 29 et 30 novembre. (H.S.-P.H.)

Photo : Patriotes

Au volleyball, les Patriotes tenteront de défendre leur titre de championnes provinciales.

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Zone campus 3 septembre 2013 (impression, press quality final)  

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