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14 au 27 janvier 2014 | Volume 9, numéro 9 | 24 pages | Bimensuel gratuit

ACTUALITÉS

RECHERCHE SUR LE RESVÉRATROL Justine Renaud, étudiante au doctorat en biologie cellulaire et biologie moléculaire, effectue des recherches sur le resvératrol, un antioxydant qui se trouve entre autres dans le vin rouge et qui aurait des propriétés cardioprotectrices et anticancéreuses. Le but de ses recherches est d’explorer le potentiel... ARTICLE COMPLET EN PAGE 4

PARTY PARTY DE DE LA LA RENTRÉE RENTRÉE

DU ROCK À L’ÉTAT PUR!

SPORTS

HOCKEY: VICTOIRES ÉCRASANTES L’équipe de hockey des Patriotes a remporté ses deux matchs à domicile lors de la fin de semaine du 10 janvier au Colisée de Trois-Rivières. La formation trifluvienne a affronté les Lakers de l’Université de Nipissing le vendredi 10 janvier. Tôt en début de partie, les Patriotes ont imposé leur technique... ARTICLE COMPLET EN PAGE 22

Le 9 janvier dernier, l’AGE UQTR présentait son Party de la rentrée alors que la Chasse Galerie et le 1012 accueillaient respectivement Triple Rock et Mononc’ Serge avec les sportifs. Depuis quelques années, l’AGE UQTR organise une soirée de spectacle au mois de janvier pour bien commencer la session d’hiver. Alors Par Alexandra Carignan, journaliste

que l’année dernière était moitié rock et moitié dance avec The Matchup, M.T.L., The Options et Dany Fernandez, les organisateurs ont décidé de rocker notre mois de janvier en invitant Triple Rock et nul autre que Mononc’ Serge.

Les différents côtés du rock La soirée a commencé à la Chasse Galerie avec le groupe Triple Rock qui se spécialise

dans les covers de groupes rock, autant anglophones que francophones. Comme son nom le dit, la formation est constituée de trois musiciens, soit un batteur, un bassiste et un guitariste. Ces deux derniers alternaient d’ailleurs pour interpréter les chansons. C’est devant un public bien rempli que le groupe a... ARTICLE COMPLET EN PAGE 12


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ACTUALITÉS

14 au 27 janvier 2014

BILAN 2013 DE L’AGE UQTR

Une année chargée en nouveautés

Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5184 poste 3 Publicité: (819) 376-5184 poste 1 Télécopieur: (819) 376-5239

ANNIE BOISJOLI-BÉLANGER Journaliste

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

«À papier coupé ne regarde pas l’arbre plein d’argent.» — Jean-Philippe Charbonneau

L’année 2013 en a été une de nouveautés et de changements pour l’AGE UQTR. De nombreux projets ont pris vie et plusieurs successions au sein des postes d’officiers ont été de la partie.

Halte-garderie

Jean-Philippe Charbonneau | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Stéphanie Paradis | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Diamondra Arlhy Ramisahanitra | Actualités actualites1@zonecampus.ca Annie Boisjoli-Bélanger | Actualités actualites2@zonecampus.ca Alexandra Carignan | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Félix-Antoine Désilets-Rousseau | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca Marie-Philippe Bibeau | Sports sports1@uqtr.ca Hugo St-Pierre Hould | Sports sports2@uqtr.ca Myriam Lortie | Journaliste myriam.lortie@uqtr.ca Lili Brunet St-Pierre | Chroniqueuse lili.brunet.st-pierre@uqtr.ca Sébastien F. Guertin | Chroniqueur sebastien.fguertin@uqtr.ca Kévin Gaudreault | Chroniqueur kevin.gaudreault@uqtr.ca Nicolas Gauthier | Chroniqueur nicolas.gauthier@uqtr.ca Cindy Gilbert | Chroniqueuse cindy.gilbert@uqtr.ca Jean-Samuel Guay | Chroniqueur jean-samuel.guay@uqtr.ca Normand Leclerc | Chroniqueur normand_leclerc@hotmail.com Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Alexandre Laramée Zouéki | Illustrateur alexandre.laramee.zoueki@uqtr.ca Valérie Venne | Correctrice valerie.venne@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Virginie Lessard | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Photo de la une : A. Carignan Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

SOMMAIRE

La session d’automne a commencé en force pour l’AGE avec l’inauguration du nouveau pavillon à la vie étudiante le 18 septembre. Ce pavillon, qui se veut un lieu de rassemblement, mais aussi d’échanges entre les différentes associations, a été un projet s’échelonnant sur plusieurs années et impliquant ainsi plusieurs officiers et administrateurs. Les locaux des officiers de l’AGE ainsi que ceux des différentes associations étudiantes ont tous été transférés dans ce pavillon, qui est situé près de la Chasse Galerie. En plus des locaux des officiers et des étudiants, le pavillon comporte aussi la halte-garderie ainsi que quatre salles de réunion et une salle d’archives. Les étudiants semblent de manière générale être satisfaits par les nouveaux locaux.

Démissions, nouveaux officiers et postes à pourvoir L’AGE a aussi dû accuser la démission de trois de ses officiers. Il s’agit des postes de viceprésidence aux finances et développement, de secrétariat général et de vice-présidence aux

La réunion en séance ordinaire des membres du Conseil d’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières s’est tenu le 10 décembre dernier. Lors de cette rencontre, ces derniers se sont principalement focalisés sur certains dossiers dont les objectifs visaient le développement de l’institution, notamment le projet de complexe sportif multifonctionnel, l’avancement des projets de recherche au pavillon du CIPP et le début des travaux du campus de Drummondville.

Compétition québécoise d’ingénierie

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Recherche sur le resvératrol

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Création du CIRODD

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À l’issue de la rencontre du 10 décembre, le Conseil d’administration a donné son feu vert à la direction de l’UQTR concernant les études préliminaires impératives que celle-ci aura à effectuer pour le projet d’un aréna. Un rapport technique et financier doit être remis au CA pour lui permettre de statuer sur la faisabilité de ce projet de colisée à l’UQTR. Il revient donc à la direction de l’institution de réaliser toutes les démarches relatives à la confirmation de financement du projet par les instances gouvernementales et les partenaires financiers potentiels. Par ailleurs, la direction a tenu à souligner que la présence d’un complexe sportif multi-

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Caïman Fu

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Improvisation

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Vernissage de Thaïs Barbieux

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SPORTS 19-23 Soccer

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Volleyball

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Hockey

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Photo: Archives D. Janvier

Mathieu Roy, président de l’AGE UQTR. pour des blocs d’une heure plutôt que par tranches de trois heures. Monsieur Roy a expliqué que c’est justement pour avoir une certaine souplesse d’horaire que l’AGE a opté pour une halte-garderie plutôt qu’un CPE, qui a des horaires beaucoup plus fixes. D’ailleurs, l’AGE est une des seules universités à avoir une halte-garderie plutôt qu’un CPE.

Site Internet À la session d’automne 2013, le site Internet de l’AGE a fait peau neuve. En effet, il est désormais plus facile pour les responsables de le mettre à jour et l’interface graphique a été en partie modifiée afin de le rendre encore plus convivial. Il est ainsi possible pour les étudiants de connaitre les activités à venir, les services offerts par l’AGE et plus encore en visitant le www.ageuqtr.org.

L’UQTR priorise les projets liés à son développement

Projet de colisée

SOCIÉTÉ 8-11

Selon le président de l’AGE UQTR, Mathieu Roy, les officiers de l’Association sont généralement satisfaits de la première session de la halte-garderie. Aucun problème dans le fonctionnement interne ne s’est présenté et les compétences ainsi que la formation des éducatrices satisfont aux exigences de l’AGE. Seul petit bémol, la fréquentation est légèrement en deçà des prévisions, mais selon Monsieur Roy, ce fait est principalement dû à l’ouverture plus rapide que prévue. En effet, au départ, le service devait entrer en fonction seulement à partir de l’année suivante, mais comme toutes les installations étaient déjà en place et fonctionnelles, il a été décidé de devancer l’ouverture à la session d’automne 2013. Monsieur Roy croit donc que le peu de temps que l’AGE avait pour faire la promotion de la halte-garderie est la principale raison pour laquelle le taux de fréquentation a été moins important que ce qui avait été prévu au départ. Il devrait aussi y avoir des changements quant aux périodes de garde. Les parents devraient donc pouvoir envoyer leurs enfants

RÉUNION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

ACTUALITÉS 2-7

ARTS ET SPECTACLES

affaires académiques de premier cycle. Lors du CA de l’AGE UQTR tenu le 10 janvier dernier, Yannick Salvas et Marie-Florence LemireDubuc ont été élus respectivement aux postes de vice-présidence aux finances et développement et de vice-présidence aux affaires académiques de premier cycle. Avec l’élection de ces nouveaux officiers, le seul poste vacant restant est celui du secrétariat général.

fonctionnel de haut niveau serait à la fois un atout indéniable et un prestige pour l’Université et pour sa région d’appartenance. Non seulement une infrastructure de cette envergure permettrait un recrutement massif des étudiants, mais permettrait aussi le développement du programme d’excellence sportive des Patriotes, par exemple. À noter qu’en plus des étudiants, le public pourra aussi profiter de ce complexe sportif.

Campus de Drummondville Un des sujets abordés en Conseil d’administration était l’avancement du projet du campus de l’UQTR à Drummondville. En vertu d’un bail emphytéotique, ce bâtiment de l’UQTR restera la propriété de cette ville. Jusqu’à présent, les échéanciers ont été respectés et le campus devrait voir le jour en septembre 2015. À son ouverture, l’UQTR sise à Drummondville espère accueillir plus de 500 étudiants, tout en espérant voir grimper ce chiffre d’ici 2020.

Pavillon du CIPP Parmi l’ordre du jour de cette réunion du Conseil d’administration figurait le compterendu de l’état d’avancement des activités de formation et de recherche au sein du pavillon du Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP). Les recherches effectuées par les chercheurs du Centre de recherche sur les matériaux lignocellulosiques (CRML) de l’UQTR et du Centre d’innovation sur les produits cellulosiques Innofibre du Cégep de Trois-Rivières ont été au centre de la discussion. Pour l’année 2013 seulement, la somme de 2,8 millions de dollars a été accordée au CRML en subvention aux recherches qui y sont réalisées. Le CRML possède les laboratoires du nouveau profil en criminalistique du programme de baccalauréat en chimie de l’UQTR.

Budget 2013-2014 révisé La direction a profité de cette session du 10 décembre pour présenter le budget 2013-2014 révisé. Malgré une hausse des revenus, les exigences gouvernementales de compression ont dicté les actions prioritaires de l’institution. À cet effet, l’équipe de la direction a donc proposé un nouveau plan d’action à fonction correctionnelle en proposant des mesures d’identification et de gestion des risques. Enfin, cette rencontre a aussi permis aux membres du CA de ratifier la nomination de Sébastien Charles, ancien vice-doyen à la recherche de la Faculté de théologie, d’éthique et de philosophie, au poste de doyen de la recherche et de la création de l’UQTR, et ce, pour un mandat de cinq ans. (D.A.R.)


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ACTUALITÉS COMPÉTITION QUÉBÉCOISE D’INGÉNIERIE 2014

DÉPENSES ADDITIONNELLES

L’UQTR accueillera la 30e édition L’UQTR Photo: UQTR

DIAMONDRA ARLHY RAMISAHANITRA

rend des comptes

Journaliste

L’UQTR a tenu à éclairer les principaux concernés sur l’utilisation de son budget pour l’année 2012-2013. Bien qu’une partie de ce budget ait été notamment investi dans un souci de diagnostiquer un climat organisationnel défaillant et contre-productif, d’autres faits sont également à considérer.

Cette année, c’est au tour des étudiants de l’École d’ingénierie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) d’accueillir la Compétition québécoise d’ingénierie (CQI). L’évènement se déroulera du 30 janvier au 2 février à l’Hôtel Sacacomie de Saint-Alexis-desMonts où se tiendront majoritairement les épreuves. Le thème de la CQI 2014 portera sur «Les énergies de demain» et les participants auront la chance de séjourner dans un hôtel dont la renommée dépasse les frontières canadiennes. Deux-cent-cinquante étudiants en provenance de 13 universités québécoises se verront en affrontement sur sept épreuves, pendant ces quelques jours de compétition. L’épreuve de Design innovateur se tiendra à l’UQTR et sera ouvert au grand public. «Cette compétition rassemblera les meilleurs étudiants en génie de la province; et la CQI constitue l’une des meilleures expériences compétitives que peut vivre un futur ingénieur», explique Alexandre Richer, président du comité organisateur de la CQI 2014.

Les challenges Étudiants avancés ou moins expérimentés devront faire leurs preuves à travers sept challenges, dont la Conception senior, épreuve consistant à fabriquer en 12 heures un prototype qui devra épater les membres du jury. En plus d’évaluer leurs compétences à résoudre des problématiques d’ordre technique, la CIQ se veut aussi mesurer la polyvalence des participants. En effet, la CIQ propose des compétitions qui exigent des talents oratoires et persuasifs telles que l’épreuve Communi-

À l’avant: Judy-Ann Leclerc, vice-présidente logistique, Alexandre Richer, président, et Nawal Tamou Elmquirmi, vice-présidente aux communications. À l’arrière: Denis Marcotte, vice-président compétitions, Joël Lapointe, adjoint commandites, et Bouchaib Bekri, adjoint communications. cation scientifique au cours de laquelle leurs capacités de vulgarisation seront testées et évaluées. Par ailleurs, l’épreuve de Design innovateur réunira une trentaine d’étudiants, toujours en ingénierie, qui présenteront le fruit de leurs recherches dans des kiosques accessibles au public, le vendredi 31 janvier, de 9h à 16h, dans le hall Gilles-Boulet du pavillon Albert-Tessier de l’UQTR.

«La CQI constitue l’une des meilleures expériences compétitives que peut vivre un futur ingénieur.» — Alexandre Richer À noter que les gagnants des défis de cette 30e édition auront la chance de participer à la Compétition canadienne d’ingénierie qui sera présentée en mars prochain à la Western University (Londres, Ontario).

Une récompense gratifiante Comme à l’accoutumé, les vainqueurs de la CQI 2014 repartiront avec des récompenses exceptionnelles. «Les énergies de demain» étant au cœur de cette 30e édition, les compétiteurs qui désirent remporter le prix Sensibilisation à l’efficacité énergétique devront confirmer l’espoir nourri par les énergies renouvelables et démontrer leurs fonctionnalités. En considérant l’environnement comme ayant également une importance capitale dans la société d’aujourd’hui, la CQI 2014 n’oubliera pas de décerner le prix Sensibilisation à l’environnement à une équipe qui saura allier innovations technologiques et responsabilités écologiques. Par ailleurs, les organisateurs de cet évènement n’ont pas oublié la gent féminine: un prix Distinction féminine sera attribué à une femme ingénieure. Enfin, Alexandre Richer n’a pas oublié de remercier chaleureusement tous les partenaires financiers de cette édition 2014, qui à travers leurs apports, soutiennent l’inventivité et le dynamisme de la relève en génie québécois.

Selon le rectorat, l’implication de l’institution dans les causes sociales a certes engendré des dépenses exorbitantes, mais aux yeux de la direction, ces investissements s’avéraient être prioritaires. 200 000$ ont été mobilisés pour rendre effective la nouvelle politique de l’UQTR dans la prévention et la lutte contre toutes formes d’intimidation ou d’incivilité.

Commandite des activités extrascolaires Outre sa mission d’éduquer, l’UQTR accorde une place prépondérante aux activités extrascolaires. Depuis son existence, l’institution a été présente à travers un appui financier aux équipes sportives universitaires. La prise en charge des frais de déplacement et des frais de séjour absorbent considérablement la majorité du budget de l’UQTR. Par ailleurs, l’organisation de rencontres scientifiques telles que l’évènement Savoir-Affaires Centre-Québec à Drummondville constitue un des évènements où les dépenses sont importantes. La direction de l’UQTR rappelle le caractère exceptionnel de cette année 20122013 avant de terminer son intervention en assurant que sa nouvelle équipe mettra en œuvre des plans d’action rigoureux pour faire place à une nouvelle ère de stabilité budgétaire et d’optimisme. (D.A.R.)


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ACTUALITÉS

14 au 27 janvier 2014

LES PPP DANS NOTRE SOCIÉTÉ

RECHERCHES SUR LE RESVÉRATROL

Une nouvelle réalité Les effets positifs qui prend de l’expansion d’une molécule du Dorra Skander, du Département des sciences de la gestion de l’UQTR, effectue des recherches sur les projets en partenariat public-privé (PPP) depuis une dizaine d’années. Les PPP permettent entre autres de partager les risques, les ressources, les couts et les bénéfices entre les partenaires, ce qui évite les dépassements de cout et permet au public de profiter des expertises du privé, mais aussi au privé de partager la vision parfois plus sociale du public. Les PPP sont de plus en plus courants lorsque vient le temps de réaliser des infrastructures lourdes demandant des couts élevés. Ces projets, méconnus pour plusieurs, peuvent comporter de nombreux avantages s’ils sont gérés correctement. Comme les effets des PPP se mesurent à moyen et long terme, plusieurs demeurent réticents quant à leur efficacité. Peut-être que, dans quelques années, ces projets seront devenus la norme. Selon Madame Skander, les facteurs de succès se composent de plusieurs aspects. «Le plus important facteur de réussite d’un PPP

demeure la capacité partenariale des participants, affirme-t-elle. Pour accroitre les chances de succès d’un PPP, les partenaires doivent être capables de communiquer, de se faire confiance et d’avoir une vision convergente du projet. Les parties doivent devenir de véritables partenaires et trouver un juste compromis, quant à leurs objectifs et leurs valeurs. Le succès d’un PPP repose principalement sur l’efficience de la relation de collaboration entre les partenaires.» Il peut tout de même y avoir des projets se soldant par des échecs. S’il y a un manque d’harmonie dans la vision commune, qu’il y a mésentente entre les intervenants, manque d’appui politique ou que les partenaires s’en tiennent uniquement aux clauses du contrat, il y a possibilité que le PPP n’atteigne pas l’objectif désiré. Les pays précurseurs de ce genre de projet sont le Canada, les États-Unis et la GrandeBretagne. Au Québec, les PPP s’étant terminés avec succès sont, entre autres, l’autoroute 55, le portail Bonjour Québec.com et le développement d’un système de numérisation des cadastres. Au Canada, entre 2009 et 2011, ce sont 52 projets qui ont vu le jour. (A.B.-B.)

vin sur le cerveau

Photo: A. Boisjoli-Bélanger

Justine Renaud, étudiante au doctorat en biologie cellulaire et biologie moléculaire. ANNIE BOISJOLI-BÉLANGER Journaliste

Justine Renaud, étudiante au doctorat en biologie cellulaire et biologie moléculaire, effectue des recherches sur le resvératrol, un antioxydant qui se trouve entre autres dans le vin rouge et qui aurait des propriétés cardioprotectrices et anticancéreuses. Le but de ses recherches est d’explorer le potentiel neuroprotecteur de cette molécule. Dans un cas de diabète non contrôlé, le cerveau subit un stress à cause du trop haut taux de glucose. Cette situation peut causer des dommages aux neurones et ainsi favoriser le développement de maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. Les résultats escomptés de la recherche sont que le resvératrol améliore l’état du système nerveux des sujets en situation d’hyperglycémie. Madame Renaud n’a pas réellement choisi ce sujet de recherche, mais il lui a plutôt été donné par sa directrice, Maria-Grazia Martinoli. Cependant, le cerveau est un organe qui l’a toujours passionnée. «Je trouve qu’il y a un côté très spirituel au cerveau, expliquet-elle. C’est la complexité de l’organe qui me fascine.»

Les tâches concrètes liées à la recherche Madame Renaud explique qu’il y a plusieurs étapes à respecter pour que cette recherche puisse être un succès. Le traitement des cellules lui-même demande beaucoup de temps. En effet, il faut les laisser se développer et, à chaque une ou deux semaines, prendre le surplus et le changer de récipient. Il faut aussi s’assurer de l’équilibre de leur environnement. Par la suite, comme les neurones doivent être en situation de stress intense, une forte

dose de glucose est rajoutée dans leur environnement. Après quatre jours, le resvératrol est ajouté, puis des tests, qui peuvent durer plusieurs semaines, sont effectués pour voir si une amélioration de la santé des neurones est visible. C’est sur quoi portait sa maitrise. Dans le cadre de son doctorat, les recherches seront transférées sur des sujets vivants (ici, ce sont des rats). Avant de pouvoir effectuer les tests requis, il faut d’abord laisser les animaux un certain temps en quarantaine, puis les laisser s’acclimater à leur nouvel environnement. Ces rats seront ensuite mis en état d’hyperglycémie pendant une certaine période. Des tests de glycémie seront faits aux deux à cinq jours afin d’éviter un trop gros stress aux animaux. Après un certain temps, ils seront nourris avec des aliments forts en resvératrol, puis des tests seront faits pour voir si le même effet est présent chez les sujets que sur les cellules.

«Je trouve qu’il y a un côté très spirituel au cerveau. C’est la complexité de l’organe qui me fascine.» — Justine Renaud Madame Renaud confie que c’est beaucoup de travail, mais que, pour arriver à avoir la carrière que l’on souhaite, il faut se dépasser au quotidien. «J’ai l’impression de jouer mon futur à chaque instant», dit-elle. Elle espère que les résultats de la recherche soient concluants, car le resvératrol pourrait être utile à la fois pour les gens atteints de maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson, mais en plus, il pourrait aider l’organisme des patients atteints de diabète à devenir plus sensibles à l’insuline. Madame Renaud croit même que, si les résultats sont concluants, une alimentation riche en resvératrol pourrait faire partie d’un traitement complémentaire au diabète.


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ISABELLE LACHARME, ÉTUDIANTE AU DOCTORAT EN PSYCHOLOGIE

Des maux derrière les uniformes DIAMONDRA ARLHY RAMISAHANITRA Journaliste

Lorsqu’on a une douleur inexplicable et qui perdure, le réflexe est de consulter un centre spécialisé en santé qui nous confiera à un soignant. Leurs apparences rassurantes et leurs expressions bienveillantes ne nous laissent pas un seul instant soupçonner ce qu’ils endurent dans l’exercice de leur profession. Isabelle Lacharme, étudiante au doctorat en psychologie, examine les réalités des soignants en centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) en Abitibi-Témiscamingue dans son projet de doctorat. Sous la direction de la professeure Liette St-Pierre, du Département des sciences infirmières de l’UQTR, Madame Lacharme a accordé une importance aux vécus des soignants dans l’exercice quotidien de leur profession. En effet, dans ses écrits, elle dénonce qu’en plus de la situation stressante que ces derniers doivent affronter en faisant parfois l’impossible pour soulager les maux des autres, on ne pense pas que ces soignants sont peutêtre eux-mêmes dans un état de souffrance auquel ils ne peuvent pas remédier dans la plupart des cas. Les soignants ont la mission d’assurer les soins permis par leurs compétences tout en ne pouvant remédier eux-mêmes à leurs souffrances. Les investigations de la chercheuse (entretiens individuels et entretiens collectifs) ont permis de signaler l’existence de plusieurs formes de violences physiques et/ou psychologiques dont ces soignants sont victimes. Madame Lacharme rapporte que certains patients n’hésitent pas à agir de façon violente avec ces personnels de la santé en les griffant ou en leur crachant dessus, par exemple. À ceci s’ajoute aussi les mauvaises conditions de travail de ces soignants déjà frustrés et le manque de véritable communication entre le personnel soignant et leurs supérieurs.

Maux Aider les autres à moins souffrir peut générer un état de souffrance en soi. L’exercice de la profession de soignant est épuisant. «Rester disponible et veiller au bien-être d’un patient demande sept jours de travail sans interruption», a appris la chercheuse à l’issue de son terrain. Par ailleurs, les accidents au travail causés par la configuration des lieux et l’insuffisance des équipements peuvent être fréquents, comme les blessures musculosquelettiques. Toujours soucieuse du confort au travail, comme ses intérêts de recherche le confirment, Madame Lacharme souhaite la révision de la politique de soins dénonçant le caractère non ergonomiques des techniques de manutentions utilisées.

Certains patients n’hésitent pas à agir de façon violente avec ces personnels de la santé en les griffant ou en leur crachant dessus. Recommandations L’étude ergonomique réalisée dans trois CHSLD avec la collaboration de 35 soignants (infirmières, auxiliaires, préposés) a permis à la chercheuse de mettre en exergue des recommandations. À noter que ces recommandations visent à assurer un maximum de confort à ces soignants pour leur permettre de travailler dans de meilleures conditions. Un des problèmes urgents auquel il faut remédier est la constante souffrance psychologique présente dans ces centres spécialisés en soins. Madame Lacharme a aussi laissé comprendre que les médias ont tendance à informer le public sur les très rares cas de violence de soignants envers les patients. Les maux des soignants en CHSLD sont pratiquement tenus au silence, et dans cette jungle moderne camouflant une grande cacophonie, des clans de soignants souffrants se forment, chacun espérant assurer sa survie.

Photo: Daniel Jalbert

Isabelle Lacharme, étudiante au doctorat en psychologie, et Liette St-Pierre, professeure au Département des sciences infirmières de l’UQTR.

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Sébastien F. Guertin

La belle -mère

COMMENCER ‘14 DU BON PIED

Les douze travaux de l’AGE En ces temps de cynisme généralisé par rapport à la politique, le dernier souci de l’étudiant moyen est bien la politique étudiante. Si la politique provinciale et fédérale ressemble à un cirque de cravatés qui font des courbettes pour pouvoir continuer à se servir dans nos poches, certains semblent faire un rapprochement avec le fonctionnement des associations étudiantes. Si vous pensez que votre AGE se fout de vous... c’est peut-être qu’elle remplit mal son mandat. Si la vie politique est entachée par les enveloppes brunes, la vie associative est une tout autre paire de manches. Malgré quelques pommes pourries, mon expérience m’a appris que la grande majorité de ceux qui s’y impliquent le font avant tout par idéalisme, par volonté de réaliser quelque chose. Si mon prédécesseur insinue dans son ultime chronique qu’améliorer la rémunération des officiers diminuerait le nombre de démissions, je soutiens au contraire que ce ne sera aucunement le remède escompté. En effet, les démissionnaires actuels sont partis principalement pour des raisons personnelles, pas vraiment liées à l’argent. Je ne souscris de toute façon pas à cette théorie magique voulant que l’efficacité au travail varie en fonction du salaire. Ce sera de toute façon insuffisant pour réparer la confiance perdue entre les instances de l’AGE et les membres. Je propose donc une série de chantiers sur lesquels l’exécutif devrait se pencher à cette fin. Le premier, évidemment, est le remplacement des démissionnaires. Si on sait que certains conflits plus personnels ont eu lieu cette année, il serait bien d’éviter le retour d’un tel climat dans les instances. Celui-ci mine l’efficacité de tout le monde, en plus de donner une image peu reluisante à ceux qui connaissent moins la dynamique interne. Du sang neuf s’impose et des élections partielles en CA sont un bon moyen d’intéresser des gens moins impliqués, peu enclins à se coltiner une campagne électorale. Une fois bien hameçonnés par un poste intérimaire, ils peuvent servir de renouveau salutaire de la clique habituelle. Le second est plus bureaucratique. Il s’agit de la fameuse réforme décentralisatrice de l’AGE. Certains sont peut-être au courant de ce qui se passe du côté du Michel-Sarrazin, mais pour les autres, sachez que des associations y résidant en ont assez d’être considérées comme des «hors campus». Il est urgent de remettre entre leurs mains la capacité de fournir les services que leurs membres réclament. La dernière grève a aussi permis de voir à quel point il est faux de voir l’AGE comme un bloc monolithique. Il existe de grandes différences idéologiques entre les différents

secteurs d’études. La décentralisation des questions politiques permettra donc de prendre des décisions plus représentatives. Concrètement, cela signifierait par exemple qu’une association pourrait partir en grève sans attendre les autres. Le troisième est l’image projetée aux membres. Comme je l’ai mentionné plus haut, notre époque est désabusée par rapport à la politique. Il est triste de voir que la majorité des universitaires y inclut la politique étudiante. Même si elle touche de plus près la vie des étudiants, elle parait souvent hermétique. Les coupables évidents sont le formalisme dans les instances et la durée parfois exagérée de celles-ci, mais certaines attitudes de la part des officiers peuvent contribuer à ce sentiment. Si le principe que les absents ont toujours tort est inhérent à la démocratie, certains s’y sont appuyés pour éviter de tendre la main aux membres un peu plus réticents à participer. On tombe dans un cercle vicieux où chacun entretient le préjugé du manque d’intérêt de la part de l’autre. C’est aux élus de briser ce faux-semblant.

Je ne souscris de toute façon pas à cette théorie magique voulant que l’efficacité au travail varie en fonction du salaire. Ce sera de toute façon insuffisant pour réparer la confiance perdue entre les instances de l’AGE et les membres. N’étant pas un amateur de dilution du discours, je m’en tiendrai à trois travaux pour l’instant. J’énoncerai les neuf autres si jamais ces changements ont lieu avant la fin de la session, ce dont je doute fortement. Il est quand même permis d’espérer.

Nom de ma chronique Je finirai par le commencement, en prenant ces dernières lignes pour me présenter. Le nom de ma chronique fait référence à une expression que les aficionados de politique reconnaitront. Pour les autres, on traite de belle-mère un ancien d’un parti ayant quitté la vie politique, mais qui revient jouer au gérant d’estrade à chaque fois que ses anciens collègues font quelque chose de moindrement controversé. Vu que j’ai passé plusieurs années à m’impliquer à l’AGE, autant sur le CA que sur l’exécutif, cette chronique va me placer dans cette situation la plupart du temps.


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CRÉATION DU CIRODD

Un avancement pour le développement durable ANNIE BOISJOLI-BÉLANGER Journaliste

«Un des principaux freins à l’opérationnalisation du développement durable est sans aucun doute la crainte des entreprises et le manque de connaissances», explique Réjean Samson, directeur général du CIRODD et professeur titulaire au Département de génie chimique de Polytechnique. L’UQTR fait partie des 14 universités et cégeps s’étant joints au projet CIRODD (Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable), initiative du HEC, de la Polytechnique, de l’UQAM et de l’Université Laval. Parmi les membres du projet, on retrouve Patrice Mangin, professeur titulaire au Département de génie mécanique et directeur général du CIPP/UQTR. Il fait partie de l’unité de recherche portant sur les matériaux lignocellulosiques.

Le CIRODD, qu’est-ce que c’est? Le CIRODD, c’est un premier regroupement stratégique en développement durable au Québec. Réjean Samson, directeur général du CIRODD et professeur titulaire au Département de génie chimique de Polytechnique, explique qu’«un des principaux freins à l’opérationnalisation du développement durable est sans aucun doute la crainte des entreprises et le manque de connaissances. Comment identifier les bonnes solutions? Comment s’assurer de leur durabilité réelle? Les facteurs à considérer sont multiples et les solutions ne peuvent être identifiées en vase clos. Elles font appel à de multiples expertises et à la mise en commun des résultats».

Le but de ce centre est donc de rassembler le plus de gens possible avec des expertises différentes afin de faire la promotion du développement durable, mais aussi pour offrir des solutions et des réponses aux questions que les entreprises pourraient se poser face au développement durable. Pour ce faire, plusieurs experts issus de différents milieux (que ce soit en aéronautique, agroalimentaire, foresterie, bâtiment et immobilier, etc.) ont décidé de mettre leurs efforts en commun. Ce sont donc 15 chaires de recherche et 71 chercheurs issus de différentes universités qui travaillent sur le projet.

Le but de ce centre est de rassembler le plus de gens possible avec des expertises différentes afin de faire la promotion du développement durable. Ce projet bénéficie entre autres de fonds provenant de subventions du Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies, du Fonds de recherche du Québec - Société et culture, ainsi que des contributions provenant des chaires de recherche, universités et cégeps participants. En plus de mettre de l’avant l’expertise de plusieurs chercheurs, le CIRODD a aussi pour but de former la relève afin que, d’emblée, elle ait la formation adéquate pour assurer la pérennité du développement durable. Environ 450 étudiants participeront aux activités offertes par le centre et deviendront ainsi des experts en la matière. Plus d’information sur le Centre interdisciplinaire de recherche sur l’opérationnalisation du développement durable sont disponibles au www.cirodd.org.

ACTIVITÉS AU PROGRAMME

Quoi faire à l’UQTR pendant la session d’hiver? Pour la session d’hiver 2014, l’AGE UQTR invite les étudiants à participer à plusieurs activités organisées sur le campus. La plupart d’entre elles permettent, en plus de beaucoup de plaisir, d’obtenir des points pour la fameuse Coupe des assos. La Coupe des assos est une compétition amicale entre les différentes associations durant laquelle les étudiants s’affrontent dans diverses disciplines. Les activités ont lieu tout au long de l’année. Le 29 janvier aura lieu Humoriste d’un soir, une soirée durant laquelle les étudiants pourront montrer leur talent d’humoriste à la population étudiante. De plus, le 19 février, les étudiants auront la chance de faire sortir leur fibre d’écrivain lors d’un concours de poésie. Les meilleurs poètes recevront un prix en plus

de permettre à leur association de marquer des points pour la Coupe des assos. Le populaire Génie en herbes reviendra encore cette année. Lors de la soirée du 26 février, des équipes de trois personnes devront répondre à des questions de culture générale. Il y aura des points pour la Coupe des assos, mais aussi des prix pour les meilleures équipes. Une autre activité totalement gratuite et qui permettra de recevoir des points supplémentaires pour la Coupe se tiendra le 27 mars sous la forme d’une soirée de danse. Finalement, le 2 avril, les étudiants s’étant impliqués dans différents comités et dans la vie étudiante se verront remettre des bourses lors d’un 5 à 7 en leur honneur. Les étudiants souhaitant postuler devront remplir un formulaire (disponible aux bureaux de l’AGE) qui sera à remettre d’ici le 1er mars. (A.B.-B.)

GABRIÈLE DUBUC, GÉRANTE DE LA CHASSE À SARRAZIN

Bien plus qu’un café MYRIAM LORTIE Journaliste

«Quand tu trouves des signes sur ton chemin, tu peux les mettre dans ton sac wakan», m’avait dit cet été une vieille Amérindienne qui tentait de me vendre un de ces petits sacs de cuir qu’on porte sur soi. Je n’ai pas acheté le sac en question, mais si je l’avais eu sur moi ce jour-là, j’y aurais certainement mis... mon café! C’était un moment chargé de la session où je cherchais un sujet de reportage dans la file d’attente du nouveau café étudiant, entre deux cours au Michel-Sarrazin. En félicitant l’équipe pour leur initiative, je me rends vite compte que je parle avec la gérante bénévole et instigatrice du projet, Gabrièle Dubuc, qui en a long à dire. Nous nous rencontrons quelque temps plus tard, pour poursuivre cet échange précipité à travers le troc de coordonnées et les cappuccinos. Le café étudiant, c’est exactement ça: un lieu d’échange et de belles rencontres à mettre dans son petit sac.

Aidante «naturelle» Gabrièle Dubuc est une fière Trifluvienne d’adoption depuis maintenant cinq ans, ayant quitté Aylmer dans le but de venir faire son baccalauréat en pratique sage-femme. Elle se tournera plutôt vers la psychologie, où elle trouve ce qu’elle recherchait, toujours dans l’accompagnement d’un être humain dans une étape charnière de son existence. Elle y fait la déterminante rencontre avec la professeure en psychologie de la santé, Lyson Marcoux, qui sait transmettre «l’émotion avant la matière», grâce à qui elle est maintenant. C’est grâce à elle si elle est désormais bénévole pour la maison Albatros, qui accueille des personnes en fin de vie. C’est là que Gabrièle confirme son aisance avec cette clientèle âgée qui la fascine et qui lui inspire un éventuel projet de doctorat en psychologie gérontologique. Celle qui souhaitait au départ accompagner l’entrée dans la vie humaine accompagne maintenant sa sortie, et c’est un rôle qui lui plait beaucoup. Le contact avec les mourants, cette intimité dans un tout qui ne lui appartient pas, lui apporte beaucoup de réflexions, et contrairement à ce qu’on peut en penser, ce n’est pas une tâche si difficile, mais bien quelque chose de «naturel pour l’humain».

Le temps d’une grève Ce café que je croyais anodin est porteur de plusieurs sujets chauds dans l’implication étudiante que mes yeux contemplatifs n’avaient pas vus passer. Je vais donc en effleurer les faits de la pointe des mots, tout en me tenant à une distance raisonnable d’un bras d’une quelconque polémique. Tout a commencé au moment de la grève étudiante en 2012. Le pavillon Michel-Sarrazin est, par son emplacement géographique, une

forteresse qui renferme un bassin fermé que la grève a su souder, créant ainsi un fort sentiment d’appartenance détaché du reste du campus, en plus de politiser beaucoup de gens. Quelques étudiants, dont Gabrièle Dubuc, Jean-René Leblanc et Julie-Anne Jalbert, ont voulu faire perdurer ce sentiment et assurer une prise en charge de leurs propres besoins. Ils ont planché tout l’été sur l’idée d’un café étudiant, avant d’entrer dans les méandres de la démarche bureaucratique.

L’Association des étudiants du Michel-Sarrazin (AEMS) Pour fonder le café étudiant, ils ont d’abord du former une association de niveau 3, soit l’AEMS, dans le but d’instaurer une structure qui pourrait supporter d’autres projets pour le pavillon. L’AEMS veut assurer une cohésion entre les associations des trois programmes du pavillon, qui regroupe 12% de la population universitaire. Depuis septembre 2013, ils se sont dotés d’une structure semblable à celle de l’AGE, qui laisse entrevoir un projet de désaffiliation avec celleci. Selon Gabrièle, la centralisation des pouvoirs et de l’argent est désuète, ce qui impliquerait un remaniement complet de l’implication étudiante actuelle, au profit d’une gestion par faculté, comme il se fait dans les universités populeuses. Ce café, véritable quartier général de l’AEMS, représente donc bien plus qu’un simple café étudiant. C’est le symbole d’un fort sentiment d’appartenance à un pavillon qui se sent prêt à voler de ses propres ailes.

La Chasse à Sarrazin Preuve de ce sentiment: dès la première semaine, plus de 25 bénévoles s’étaient déjà proposés pour y œuvrer. C’est un lieu social agréable qui permet aux étudiants et professeurs d’échanger en dehors des cours. Gabrièle Dubuc est gérante bénévole avec l’aide des ses deux adjoints, soit Daniel D. Paré aux finances et Pierre-Luc D. Paré au service. La moitié des profits sont remis à l’AEMS, qui remet elle-même 30% aux trois associations étudiantes qu’abrite le pavillon. * À 24 ans, Gabrièle Dubuc n’a jamais été autant dans l’action. Elle souhaiterait d’ailleurs intéresser davantage de gens à l’implication étudiante et au bénévolat dans la communauté. Gabrièle ne s’intéresse pas aux choses, elle s’intéresse aux humains. Ce qui l’anime, c’est de faire partie de quelque chose de plus grand que soi, à travers les relations humaines et spirituelles, au sens de l’esprit que ça implique. J’aurais peut-être dû l’acheter, le sac wakan... Photo: M. Lortie


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14 au 27 janvier 2014 Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

SOCIÉTÉ ENTRE LES DEUX PÔLES

L’impression d’être utile: un «remède» face à l’ennui KÉVIN GAUDREAULT Chroniqueur

L’être humain est généralement fait pour s’occuper à plusieurs activités, tâches, projets et défis au cours de son existence. L’impression de se sentir utile ou avoir le sentiment de pouvoir participer ou de changer les choses peut se présenter comme un besoin au cours des différents cycles de la vie. Peut-être avez-vous déjà vu un enfant aller chercher spontanément un outil pour aider son père à bricoler, ou bien un adolescent faisant partie d’un groupe sportif, musical ou artistique qui consacre beaucoup de son énergie à l’accomplissement de cette activité profitable à autrui. Ceci continue également sous différentes formes à l’âge adulte et pour la personne âgée. Il est possible d’encourager le sentiment d’utilité lorsqu’il est exprimé par l’enfant, ou encore de l’alimenter s’il semble peu présent. L’exemple de l’école est, dans ce cas-ci, pertinent, car il s’agit du premier emploi qu’un être humain aura au cours de sa vie. Pour l’enseignant,

il peut être intéressant de laisser les enfants avoir chacun un rôle dans la classe, autant que faire se peut, tout dépendant des gouts et des intérêts de chacun: effacer le tableau ou le laver, s’occuper de la récupération, aller ranger les bâtons et les ballons sportifs, transmettre des documents au secrétariat, passer les feuilles aux élèves de la classe, poser des décorations, etc. Les élèves les plus doués peuvent aussi aider les élèves en difficulté à s’améliorer. Toutefois, un élément important à prendre en compte dans tout cela, c’est la présence de plaisir. À l’adolescence, les gouts, les intérêts et les besoins changent. Toutefois, le besoin d’utilité peut encore être présent, malgré les comportements allant dans le sens opposé à cette idée. Un élément est prioritaire à ce stade de la vie: l’utilité dans des activités que l’adolescent désire personnellement faire, et non dans des choses imposées. C’est une période où la personne est en pleine construction de son identité. Pour cette raison, l’adolescent doit avoir le sentiment d’être en pleine capacité de ses moyens et d’avoir un contrôle intérieur sur ce qu’il accomplit. Imposer des choses indésirables pourrait entrainer la perte de motivation. À partir de cela, il est possible de se questionner: pourquoi le taux de décrochage scolaire au niveau secondaire est si élevé? Peut-être pour la raison que l’imposition d’un modèle universel à tout le monde (surtout les garçons) n’est

pas souhaitable. L’adolescent ressent le besoin d’être utile pour son groupe d’appartenance ou encore pour un endroit spécial à ses yeux. S’il en témoigne l’intérêt, il peut avoir un emploi d’été. S’il n’en témoigne pas l’intérêt, peut-être aura-t-il quand même le désir de s’impliquer dans différents projets sportifs, artistiques, académiques ou communautaires (ex.: maison des jeunes). Ensuite, s’il semble peu bouger, il est possible de penser que le désir d’acquérir de l’argent se présentera généralement un jour ou l’autre… ce n’est qu’une question de temps. Une chose est toutefois primordiale: respecter le rythme de l’adolescent et non l’étouffer. Le sentiment d’être utile se poursuit tout au long de la vie et est à la source de notre modèle de l’emploi en société occidentale. La pratique d’une profession prend une bonne place dans l’identification de l’adulte et elle représente pour beaucoup de gens une source de sens à leur vie. Changer quelque chose quelque part peut motiver beaucoup de gens à se sentir utiles et motivés. La motivation d’apprendre, de pouvoir améliorer les choses, de participer à un projet ou à un groupe, de faire des découvertes pour aider l’évolution et les connaissances en sont différents exemples. L’adulte s’identifie beaucoup à son titre de profession. Toutefois, lorsque l’heure de la retraite approche, le titre de profession disparait… alors que le désir d’être utile, lui, reste.

Plusieurs personnes âgées s’ennuient à l’heure de la retraite en raison d’un sentiment de vide provoqué par la cessation de leur pratique professionnelle. Différentes raisons peuvent entrainer cela. Toutefois, un morceau important expliquant ce phénomène est la présence (toujours là) d’un désir d’utilité qui n’est pas extériorisé. Si la personne le désire, il est intéressant de continuer à se servir de la créativité utilisée durant la carrière pour la déplacer dans d’autres facettes de la vie de retraité. Et puisque les termes «utilité» et «appartenance» peuvent s’associer de très près, il y a chez beaucoup de gens un besoin de continuation de fréquentation d’équipes, de groupes ou d’organisations. Être impliqué dans les relations familiales (transmission des valeurs, entraide et services rendus aux enfants ou frère et sœurs, etc.) est aussi un moyen pour plusieurs personnes à ce stade de la vie. Pour cette raison, il est possible d’organiser des repas familiaux et des fêtes pour réunir la famille et non seulement pour les fêtes commerciales, mais pour le plaisir. Transmettre les connaissances et le vécu aux plus jeunes, par l’aide spontanée ou par l’organisation d’ateliers ou de conférences, est également un exemple de source de continuité par les ainés. Comme société, il est souhaitable d’encourager le sentiment d’avoir un pouvoir personnel sur sa vie et de valoriser le désir de vivre des gens autour de nous.

louche pour nous aujourd’hui de voir les hommes du XVIe siècle porter des collants et des jupes, mais la raison est simple, c’était pour exhiber les mollets. Car oui, à l’époque, le mollet est la partie la plus sexy et virile d’un homme. Plus il a de gros mollets, plus il est beau. C’est probablement en raison de la chevalerie; plus les mollets sont gros, plus cet homme doit être bon cavalier. C’est donc pour ça que les hommes de l’époque portent de grosses jupettes bouffies jusqu’en haut des genoux et des collants aux mollets. Aussi, beaucoup plus troublant, la braguette. Comme les hommes portaient des jupettes, ils se devaient de porter des sous-vêtements. La braguette était donc une pièce de vêtement recouvrant le membre viril. Mais le but n’était pas de le cacher, mais de le mettre en évidence. Ainsi, le membre viril était enveloppé dans des soieries, rembourré de fourrures, et devait sortir de la jupette. Les hommes avaient donc un pénis de soie qui sortait de leurs jupes. C’est suffisant pour traumatiser n’importe quel voyageur temporel. Les armures avaient aussi une braguette, mais en métal... Pour les femmes, c’était différent. Les seins étaient mis en évidence par des décolletés subtils, ce qui est intemporel. Par contre, les parties du corps les plus séduisantes étaient les pieds, qui devaient être longs pour bien danser, et le front,

qui devait être haut et dégarni. Ainsi, les femmes de l’époque tiraient leurs cheveux vers l’arrière dès l’enfance et arrachaient les cheveux du toupet, question d’avoir d’immenses fronts. Aussi, les femmes de la cour avaient les pupilles dilatées. Pour ce faire, les femmes consommaient des belladones, une baie sauvage contenant de l’atropine, une substance hautement toxique attaquant le système nerveux. De plus, à la fin du XVIe siècle, la graisse triomphante symbolise la femme oisive de la bonne société par opposition à la maigreur de celle du peuple annonçant maladie et mort. Les peintures du XVIIe siècle affichent aussi le gout pour les femmes épanouies qui va de pair avec celui de la cuisine grasse et sucrée. Être gros est alors synonyme de réussite sociale. Nous pouvons extrapoler que ce qui est rare et difficile devient souvent synonyme de beauté. Ainsi, dans le contexte du XVIe siècle, il est difficile de bien manger et d’engraisser. Encore aujourd’hui, l’embonpoint est synonyme de beauté dans de nombreux pays où les conditions de vie sont précaires. Dans notre contexte contemporain d’aisance et d’abondance, c’est l’inverse. Il est difficile de ne pas sombrer dans la gourmandise et l’oisiveté, ainsi la maigreur est considérée de bon gout. Aussi, à partir de la reine Elizabeth 1re, les

femmes se maquillent en blanc (avec de l’arsenic) avec du rouge très vif sur les lèvres et les joues. Leurs maquillages les empoisonnaient, réduisant considérablement l’espérance de vie. Au XVIIIe siècle, les notables se sont aussi mis à se maquiller en blanc et portaient tous des perruques blanches. La blancheur tant recherchée des perruques et de la peau s’explique du fait qu’elle pouvait témoigner que son propriétaire ne fréquentait pas les lieux sales et ne s’avilissait pas à travailler. Pour conclure, examinons l’origine de la cravate. À l’origine, elle était un attribut de l’uniforme d’un régiment de cavalerie Croate créé sous Louis III. C’était un foulard blanc noué qui devint rapidement populaire à la cour du Roi de France. Le mot «cravate» est d’ailleurs une déformation du mot «croate». Ce régiment de cavalerie a d’ailleurs reçu de Louis XIV le titre de «Royal cravate». La cravate a d’ailleurs été perçue comme un symbole de monarchisme lors de la révolution française, ce qui a contribué à la rendre populaire dans les autres cours d’Europe. Plus tard, lors de l’époque victorienne, elle a gagné en utilité. Elle servait aux soldats et aux ouvriers comme une guenille portative avec laquelle ils pouvaient s’essuyer le front et les mains. Maintenant, pensez aux modes actuelles, lesquelles seront les plus ridiculisées dans 500 ans?

TOUT EST BIZARRE

La mode NICOLAS GAUTHIER Chroniqueur

C’est bien étrange une mode, non? Qu’estce qu’une mode sinon qu’une norme conformiste d’apparence? D’une autre part, les modes sont aussi un art. Qu’on les suive de manière assidue ou qu’on s’en éloigne le plus possible dans la marginalité et l’anticonformisme, il n’en demeure pas moins que l’on s’approprie un style qui, souhaitons-le, soit en synchronisation avec ce qu’on veut dégager. La mode et le style ne sont peut-être que deux versants d’un même objet. Personne n’échappe aux modes. On pourrait longuement discuter des modes actuelles, mais les modes du passé laissent poindre beaucoup plus facilement leurs bizarreries. Ainsi, je vous propose un petit survol des modes étranges du Moyen Âge et de la Renaissance. Il ne faut pas généraliser, les modes changent d’un pays à l’autre, mais les exemples suivants démontrent bien l’étrangeté des modes de jadis. D’abord, parlons des bas collants. Il est très


SOCIÉTÉ

www.zonecampus.ca

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L’APLOMB DANS LA TÊTE

La maison blanche de Marilou LILI BRUNET ST-PIERRE Chroniqueuse

Nouvelle année, nouveau toi. Nouvelle année, le succès, le bonheur, la santé! Pis un p’tit chum avec ça. La nouvelle année, occasion en or de se promettre d’être meilleur, de faire le point, de changer nos «habitudes de vie», qui disent. C’est bien pratique pour vendre un elliptique en spécial, mais aussi un mode de vie sain, et la santé. La santé qu’on galvaude, ce mot que l’on épuise jusqu’à s’en rendre malade. La santé blanche, l’absence de germe et de gras trans, la purification de son corps. On nous rebat les oreilles avec l’adoption d’une routine saine, du matin au soir. On nous invite à se fondre aux contours de ce moule à la mode de notre ère, de ce moule hipster-yoga-cultivé-en santé, le tout pour être heureux, mais surtout sain. On achète tout produit qui s’affiche bio et végé, parce qu’automatiquement, c’est santé. On se sent bien accompli et à sa place, après avoir fait sa routine de Zumba, avec l’affreux kit vert et rose qui vient avec. J’en viens toujours à cette constatation, devant toutes ces émissions, ces livres et ces conseils santé: la recherche de la santé frise parfois la re-

cherche de la sainteté. Comme si on espérait se faire canoniser pour avoir mangé du tofu soyeux ou des graines de chia. J’ai l’impression que nous baignons dans une recherche affirmée de perfection, et que nous rendons légitime et tout à fait normal de passer ses journées à s’appliquer cinq couches de vernis sur le nombril. Le tout avec un œil légèrement méprisant pour les consommateurs de Pepsi et de poulet pressé. Ça ressemble à quoi tout ça? Eh bien, ça ressemble à la tyrannie de la graine de lin, mes amis. Une race supérieure est née, et elle est intolérante au lactose. * Sur ce, je suis le blogue de Trois fois par jour de Marilou et Alex depuis son tout début, puisque je fais partie de ces jeunes dans la vingtaine qui se montrent beaucoup trop expressifs en mangeant de quoi de bon. Des recettes, j’en veux. Des biscuits au bacon, j’en veux plus. Mais voilà que notre chère cuisinière autodidacte a vu une opportunité en or et en stainless, en ce lendemain de temps des fêtes, de nous partager son «mode de vie sain». Ainsi, on nous invite à suivre la «semaine santé», liste d’épicerie et calendrier de recettes à l’appui. C’est dans ce contexte qu’on nous partage sur le blogue une jolie vidéo faisant état de la routine matinale de dame Marilou. Dame Marilou, à peine 23 ans, se réveillant telle une princesse dans son lit de magazine entourée d’oreillers soyeux. Dame Marilou descendant allégrement les escaliers de sa jolie maison blanche aux planchers de bois rutilants, à la rencontre de son petit chien, à l’apparence plus douillette qu’une boule de ouate.

Dame Marilou se préparant son eau citronnée, dans sa bouilloire étincelante, coupant les fruits de son couteau bien aiguisé, les mixant dans son blender Vitamix à 700$. Dans son pyjama spécialement choisi, et ses bas à froufrous, sa voix doucement empruntée nous raconte sa philosophie de la vie: «Vous trouvez pas ça fou de se dire que le bonheur, c’est un état dans lequel on peut CHOISIR d’être? Et qu’il y a du monde qui DÉCIDENT de prendre les choses du mauvais côté?» Faut dire que ce matin-là, je m’étais fait réveiller par une remorqueuse qui spinnait sur la glace juste en bas de la fenêtre de mon 3 et demi mal isolé. C’était la journée du 6 janvier, tsé le jour où la ville au complet s’est transformée en patinoire trois losanges. Dire que j’ai ressenti un énorme malaise à voir Marilou couper ses ananas dans son décor de magazine Ikéa ce matin-là serait un euphémisme. En fait, j’avais vraiment envie de l’inviter à choisir le bonheur avec moi, en route vers le garage, où j’allais chercher ma Toyota Camry 98 et payer ma nouvelle suspension avec de l’argent que j’ai pas, pis que j’aurai pas dans six mois. J’avais envie qu’elle m’explique quand estce-que j’ai fait le choix d’être de mauvaise humeur ce matin-là, devant ma boite courriel vide malgré la recherche intensive d’emploi, ou encore quand j’ai reçu ma dernière facture de frais de scolarité pour un baccalauréat complété qui n’ouvre aucune porte à part celle de caissier chez Couche-Tard. On se l’avoue pas assez souvent, ou peut-être qu’on évite de se le dire parce que c’est plus facile

de centrer sa vie sur l’apport vitaminique d’une eau citronnée, mais la vie c’est bien autre chose que la nourriture qu’on décide ou non d’ingérer. Pour mettre des mures blanches ou une cerise sur son gâteau, faut avoir un gâteau. Bien des gens ont même pas de farine dans le garde-manger. Bien des mères monoparentales n’oseraient même pas espérer un jour voir grandir leurs enfants dans une maison blanche comme celle de Marilou. Parce que les baies de Goji, les robots culinaires et les petits chiens en ouate, c’est les bonus d’une vie privilégiée. Tu donnes pas en exemple le quotidien qu’1% de la population mondiale a la chance de vivre, et tu viens surtout pas me dire, ce 6 janvier au matin, que le bonheur c’est un choix.

fois psychologique. Au fait, depuis quand un «bâton de cancer» permet véritablement de combattre le stress ou la tristesse? Si vous voulez vraiment relaxer, il y a des moyens pas mal plus sains. Oui, je sais bien, tout le monde est accroc à quelque chose: l’alcool, le sexe, la télévision, le chocolat, le fast-food, le sucre, le magasinage, la musique, etc. Chaque individu possède une manie qui lui permet de relaxer. Mais lorsqu’on confond poison et détente, il y a un méchant problème de société.

santé. Si au moins les fumeurs faisaient pousser leur propre plante, ça serait déjà moins dommageable, mais la lutte contre la drogue est tellement déficiente (menée par des incompétents?), et la volonté du gouvernement assez molle à cet égard, qu’un amateur de tabac (ou de cannabis) est toujours passible de prison d’en faire pousser. Au moins, la marijuana goute bon et donne de l’inspiration… Loin de banaliser le cannabis, il est quand même clair que tout le goudron (ce mélange de produits toxiques) contenu dans la cigarette peut nuire, entre autres, à la plasticité du cerveau.

Cela dit, Marilou a publié ce 10 janvier une vidéo d’excuses, expliquant qu’avec du recul, elle réalise que la vidéo de sa routine matinale était maladroite, et pouvait paraitre «ultra superficielle» et insultante pour les auditeurs dans la misère. Elle clarifie qu’elle voulait dire que le bonheur est un état indépendant, et qu’elle portera plus attention à ce genre de détails à l’avenir, réalisant l’étendue des personnes dans des situations variées qui écoutent ses vidéos. Je lui lève mon chapeau.

JE ME SOUVIENS… AU POUVOIR, CITOYENS!

À MORT LE TABAC! JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

Janvier, mois des bonnes résolutions. Profitons de ce début d’année pour parler d’un sujet social encore assez tabou malgré les nombreuses initiatives que le gouvernement entreprend depuis 30 ans pour faire décrocher les gens à une terrible drogue dure: la nicotine. C’est bien connu, arrêter de fumer réduit les recettes de l’État et risque d’augmenter les impôts! Mais cette taxe volontaire peut aussi vous ruiner si on s’y arrête un peu. Considérons un paquet par semaine à 10$, pour un total de 520$ par année. Pour celui qui fume un paquet par jour, on parle d’au moins 3650$, sans parler des briquets et autres accessoires. Sur seulement 10 ans, c’est presque 40 000$! Le problème va toutefois beaucoup plus loin, car les mineurs sont eux aussi touchés en étant initiés annuellement aux produits du tabac, et ce, même si l’on cache les paquets de tabac derrière le comptoir de vente. Par exemple, plus d’une Québécoise de 16 ans sur sept (15,5% au Québec, 13,1% en Mauricie) fume la cigarette. Selon le site De Facto.ca, chaque année, la cigarette «entraine 45 000 jeunes (de 11 à 24 ans) vers la dépendance»! Pas beaucoup vous me direz? C’est quand même trop, surtout pour un

jeune cerveau toujours en formation. Heureusement, la tendance commence à s’inverser. Au Québec, le taux de tabagisme chez les jeunes du secondaire est passé de 23% en 2002 à 15% en 2008, mais le taux de tabagisme chez les adultes est encore estimé à 23,3 % (2008). Il y a encore beaucoup à faire. Existe-t-il quelque chose de plus dégueulasse qu’une belle fille qui vient te parler avec son haleine putride de tabac industriel? Les filles, ça vous va pas pantoute, arrêtez-moé ça tout de suite, ça presse. Même le célèbre Lucky Luke a dû troquer son éternelle cigarette contre un brin de foin! En effet, dès 1983, il a échangé son mégot contre un brin d’herbe. C’est bien plus sain, car c’est à partir de ce moment-là qu’il a commencé à tirer «deux fois plus vite que son ombre»! Le dessinateur Morris sera même récompensé pour cette initiative par l’O.M.S. (l’Organisation mondiale de la Santé) dans le cadre de la Journée mondiale sans cigarette, le 7 avril 1988.

La dépendance Les études démontrent que la nicotine contenue dans le tabac est la drogue qui crée la dépendance, semblable à celle de l’héroïne ou de la cocaïne. Mon père a fumé pendant 25 ans (18 à 43 ans), il a essayé d’arrêter trois fois (des périodes de 6 à 12 mois), mais une seule cigarette le faisait rechuter. Ça fait 10 ans qu’il a gagné son combat. Mais je crois que la dépendance au tabac n’est pas que purement biologique, mais par-

La toxicité «Le tabac, c’est plus de 4 000 substances par bouffée», dont la plupart sont cancérigènes. Une cigarette légale et son filtre contiennent notamment: acétone (dissolvant), ammoniac (détergent), uréthane, pyrène, toluène (solvant industriel), arsenic (poison violent), naphtalène (antimite), méthanol (carburant pour fusée), nicotine (aussi utilisé comme herbicide et insecticide), cadmium (utilisé dans les piles), polonium 210 (élément radioactif), DDT (insecticide), chlorure de vinyle, mercure, plomb, etc. Selon la Société canadienne du cancer, le tabagisme est responsable d’environ 85 % des cas de cancer du poumon. Étonnant? J’ai l’impression que le tabac vendu sur le marché est comme le fluore, ce déchet d’usine qu’on veut jeter dans l’eau potable des villes en faisant croire que ça améliore la santé des dents. Je doute de l’efficacité d’une telle mesure, comme je doute que la cigarette rend vraiment les gens heureux et en meilleure

En conclusion Pourtant interdite dans les bars et les restaurants il y a dix ans, bannie de la publicité automobile, des hôpitaux et des institutions importantes il y a environ 15-20 ans, puis prohibée des studios de télévision il y a moins de 30 ans, la cigarette de tabac est - toujours - une véritable plaie. Cesser de fumer, c’est non seulement renouer avec le gout et les odeurs, améliorer votre haleine puis diminuer le jaunissement de vos dents et de vos doigts (et donc améliorer votre apparence), mais c’est aussi restituer la santé financière de votre porte-monnaie. Parlez-en à mes deux colocataires Peacy Falardeau et Michael Magny, bravo pour leur persistance depuis trois mois! Défi relevé. Quant aux autres fumeurs de tabac, j’espère qu’en 2014 ils auront le courage de cesser de s’empoisonner eux-mêmes.


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SOCIÉTÉ

14 au 27 janvier 2014

CHANGER LA VIE

L’être humain est-il un animal religieux? NORMAND LECLERC Chroniqueur

Qui suis-je? Je ne pense pas que la question intéresse grand monde. Mais, comme elle risque de se poser éventuellement, autant y répondre maintenant. Comme le chantait Charlebois, je suis un homme «ben ordinaire». Cependant, en tant qu’introverti, j’ai toujours été attiré par l’aventure intellectuelle: j’ai étudié 22 années, dont huit à l’université (un an en administration, cinq ans en théologie – bac et maitrise... études que j’ai rejetées à peine terminées –, un an en psychopédagogie, un an en sexologie); j’ai enseigné 30 années, principalement en catéchèse, formation personnelle et sociale, de même qu’en éducation au choix de carrière; j’ai lu environ 10 000 bouquins, en plus de visionner des dizaines de milliers de documentaires, de films, etc. Ce parcours en dents de scie m’a permis d’acquérir des connaissances dans des domaines rébarbatifs, comme la religion, la morale, la politique... ou dans des spécialités plus appréciées, comme l’économie, la sexualité. Quel est mon but? Proposer une alternative. Actuellement, le néolibéralisme l’emporte à plate couture avec ses privatisations, sa dérèglementation, sa fragilisation des employés, etc. Personnellement, je n’aurais pas aimé travailler dans un monde où les idées néolibérales dominent. C’est une situation que je ne souhaiterais pas à mes enfants, petits-enfants, ni même à mon

pire ennemi. Ce que j’aimerais? Présenter une réflexion sur différents sujets capitaux de façon à contribuer à édifier un monde plus juste, plus égalitaire, plus heureux, bref, à changer la vie.

L’être humain est-il un animal religieux? J’ai l’impression que la plupart des gens, aujourd’hui, n’aiment pas parler de religion. Ou bien elles se sentent menacées, ou bien elles sont ennuyées, ou bien elles croient, comme Stéphanie Gladu dans sa chronique du Zone Campus (volume 9, numéro 7), Les dix commandements, que «la religion est stupide, que nous sommes stupides de croire...» Alors, pourquoi commencer ces quelques articles sur «changer la vie» par un sujet aussi embarrassant? Une question d’anthropologie. Dans un premier temps, c’est une question d’anthropologie (anthropos = homme; logos = étude). Chronologiquement, une des premières questions qui se posent à l’être humain qui veut se connaitre est: suis-je un animal religieux? Plus globalement: sommes-nous stupides de croire? Ou avons-nous un besoin naturel de croire? Loin de moi l’idée de critiquer quelqu’un (Stéphanie) avec qui je suis si subjectivement en accord, mais, objectivement, est-il stupide d’adhérer à une religion? Je dirais plutôt que l’être humain est religieux dans son enfance. Il a besoin d’être rassuré dans ce monde qui lui parait si inquiétant. Les mythes (que, pour faire plus impressionnant dans la tradition chrétienne, l’on nomme Révélation), constituent un premier remède aux maux de l’existence. Où est le problème? C’est que «les mythes (grecs, romains, celtes, juifs, chrétiens, etc.), selon Mircéa Éliade, racontent comment, grâce aux exploits

des êtres surnaturels, une réalité est venue à l’existence.» Autrement dit, ils représentent des récits enfantins pour expliquer le monde, ou un élément de ce monde. Ils ne sont là que pour rassurer les enfants, de même que pour nous garder enfant... de façon à mieux nous exploiter. Devenus adultes, nous devrions prendre les mythes pour ce qu’ils sont: des histoires enfantines. Un principe de Marx. Dans un deuxième temps, nous devons être lucides sur notre point de départ: la civilisation judéo-chrétienne. Marx disait: «La critique de la religion est la condition préliminaire de toute critique.» Qu’est-ce qui rend cette critique indispensable? C’est que la religion (l’Église), au temps de sa quasi-toute-puissance, a colonisé toutes les disciplines, que ce soit la philosophie, la littérature, la morale, la politique, même la science et l’économie, de sorte qu’une critique de la religion s’impose si nous voulons, dans tous ces domaines, et bien d’autres, nous réapproprier notre cerveau, si nous voulons avoir l’ombre d’une chance de changer la vie. Et la Révolution tranquille? Ce discours n’estil par un peu, pour ne pas dire complètement, dépassé? Avec la Révolution tranquille, ne nous sommes-nous pas débarrassés de la religion, des églises et de tous ces rituels qu’on nous imposait? En fait, je pense que le travail est déjà, à tout le moins, amorcé. Sans cette Révolution tranquille, je ne pourrais écrire un tel article, et vous ne pourriez le lire: il aurait été censuré. Cependant, je pense que la Révolution tranquille n’est qu’une première étape. Elle a consisté à nous désencombrer de tous les signes extérieurs (crucifix, médailles, etc.), des associations chrétiennes (action catholique, JEC, JOC, etc.).

De quoi reste-t-il à nous libérer? De toutes les idées chrétiennes (que l’Église a transformées en dogmes. Donc, impossible de les remettre en question... sinon, je suis un hérétique). Exemples? La création... pour expliquer l’origine de l’univers, l’idée de l’homme: un être égoïste et dégénéré, l’idée de la femme: une tentatrice, l’idée d’un dieu provident qui veille sur moi dans les difficultés de la vie, l’idée de la mort: un jugement qui débouche soit sur le paradis ou l’enfer, etc. Mon but n’est pas d’essayer de faire perdre la foi aux personnes qui l’ont: ces personnes sont, d’une façon habituelle, imperméables à la raison, et aucun article, aussi bien argumenté soit-il (ce qui n’est pas le cas de celui-ci), ne peut les rejoindre. Je m’adresse plutôt aux autres (athées, agnostiques) de façon, peut-être, à leur fournir quelques outils de plus. Si nous voulons retrouver notre capacité de penser par nous-mêmes, nous devons critiquer le savoir religieux qui est non seulement illusoire, mais toxique (un vrai poison). Si nous voulons passer de l’étape de l’enfance à l’âge adulte, dans des domaines aussi variés que l’économie, la morale, la politique, la sexualité, les relations hommes/ femmes, il est indispensable de procéder, à un moment ou l’autre de sa vie, à une critique des idées religieuses. Mais ne nous faisons pas d’illusion: la religion a un côté increvable et, même aujourd’hui, elle demeure à la base de la conception du monde de bien des gens, de même que le fondement des lois et de l’éthique occidentale. Soyons tout de même conscients que si rien n’est plus facile que de croire, rien n’est plus dangereux... et tâchons de passer du surnaturel au naturel, de la foi à la raison.

PRNDS

Blague arabe: Il était une fois, une voiture de 5000 chevaux JEAN-SAMUEL GUAY Chroniqueur

La Sixteen a récemment été présentée au Salon international de l’automobile à Dubaï par la compagnie Devel. Les chiffres accompagnant celle-ci sont épouvantables. Il serait question d’un moteur V16, développant 5000 chevaux, pouvant propulser le véhicule à une vitesse de 560 km/h et qui effectuerait le 0-100 km/h en 1,8 seconde… Il faut cependant mettre la pédale douce entre le rêve et la réalité, puisque ces chiffres sont pour l’instant farfelus. La Bugatti Veyron, par exemple, l’une des voitures les plus puissantes du monde, développe plus de 1000 chevaux et a nécessité des années en développement et recherche. Il est possible d’atteindre plus de 400 km/h en Veyron, mais pas plus de 12 minutes, sinon les pneus exploseront! En conduite normale, il faut changer les pneus à chaque 4000 kilomètres et changer les roues après trois changements de pneus. Avec la Devel Sixteen, il faudrait multiplier la puissance encaissée par cinq… À moins d’annoncer la découverte d’une matière extraterrestre hyper résistante (ce qui ne serait pas

surprenant avec Dubaï), il n’existe pas de pneu, légal pour la route, qui soit suffisamment résistant pour survivre à 560 km/h. D’autres questionnements concrets subsistent quant à la concrétisation de ce projet aussi démesuré. Ne reste plus qu’à savoir comment l’essayer. Photo: Courtoisie

Devel Sixteen à Dubaï.

Astuces: Quelle voiture choisir? Après avoir porté le titre de chroniqueur automobile durant trois ans, j’ai eu le plaisir de répondre à de nombreuses questions de gens qui sont perdus et qui ont besoin d’aide pour choisir leur prochain véhicule.

Je sais exactement comment vous vous sentez quand je vais acheter du shampooing. Je n’en ai plus et je veux avoir une bonne hygiène. Ça semble simple et, pourtant, je me retrouve à tout coup planté dans un rayon de pharmacie devant une muraille de Chine de choix infinis d’hydratation, de fruits des champs ou de cette chose étrange que certaines personnes utilisent et qui s’appelle «revitalisant». J’ai toujours atteint mon but avec le shampooing, je n’ajouterai pas des produits superflus! Je ne partirai pas avec n’importe quelle bouteille non plus, sans quoi je risque de faire un mauvais choix et devrai retourner en acheter. Comme pour un choix automobile, l’idée est de prendre le bon, celui qui répondra à mes besoins et qui ne me donnera pas l’impression d’avoir été enfirouapé. Voici quelques petits trucs de base que vous devriez savoir avant d’acquérir une voiture: 1- Identifiez vos besoins: Espace, économie d’essence, sécurité, plaisir, etc. Une voiture sportive n’est pas nécessairement fiable et, si elle l’est, elle sera certainement dispendieuse. Les voitures allemandes sont mes coups de cœur tous les jours, mais ils ne constituent pas toujours le meilleur achat. Les Japonaises trainent une excellente réputation et ce n’est pas volé. Attention, certains constructeurs japonais trainent tout de même de la patte. Les constructeurs Honda et Toyota offrent des produits de bonne qualité, même d’occasion. Évitez Su-

zuki et Mazda, surtout d’occasion! 2- N’achetez jamais un véhicule neuf, sauf…: Les voitures japonaises sont fiables de nature. Évitez de les acheter neuves, le taux de dépréciation varie en moyenne entre 40% et 60% les trois premières années. Achetez d’un concessionnaire une voiture d’occasion avec «3 ans/ 60 000 km» d’usure. Elle sera presque neuve et vous la paierez environ 50% moins cher que son prix original! Évitez cependant de dépasser trois ans d’usure. Vous bénéficierez de la garantie restante sur le véhicule. N’achetez jamais un véhicule neuf, sauf s’il s’agit d’une voiture allemande réputée pour ses problèmes de fiabilité. La BMW 335i est l’une de mes voitures préférées pour sa fougue. Cependant, elle sera capricieuse et tannante. À moins d’être un peu mécanicien, vous la regretterez si elle n’est plus garantie. 3- Un vieux bazou pour la vie: L’idée d’acheter une vieille voiture à 500$ peut sembler une bonne affaire, mais ce n’est que retarder l’inévitable. Certains chanceux ont réussi à rentabiliser leur achat, mais en général, une voiture de ce prix est imprévisible et risque de vous décevoir jusqu’à la fin de ses jours. Et si vous devez en acheter une nouvelle tous les six mois, vous dépenserez moins d’argent avec un véhicule presque neuf que vous roulerez plus longtemps et que vous pourrez revendre avant qu’il ne brise lorsque vous traverserez le pont Laviolette…


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SOCIÉTÉ

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LOISIRS Le p’tit Zouéki illustré

Jeux

Thème: Peintres (4 lettres) Abildgaard Alechinski Altdorfer Asam Bellegambe Berruguete Bissière Bourdichon Broederlam Caillebotte Cano

Champaigne Chasseriau Che Chentchéou Chéret Corneille Dali Desvallières Elle Gainsborough Hia

Mot mystère

Sudoku

Par Alexandre Laramée Zouéki

Hundertwasser Jorn Kline Lam Largillière Lichtenstein Maulbertsch Rauschenberg Schongauer Vivarini

Mots croisés Horizontalement:

Verticalement:

1. Animer 2. Blocage - Adjectif possessif - Préposition 3. Régime politique où l’autorité est entre les mains de quelques personnes 4. Des Cévennes - Issue 5. Époque - Dans la rose des vents - De même 6. Cause la mort - Dirigeant 7. Tour - Causes, motifs d’une action - En les 8. Du Texas - Coutumes 9. Affluent du Danube - De l’Italie 10. Étoile la plus près de la terre - Mesure pour le bois 11. Pronom possessif - Personnes qui aiment lire 12. Infinitif - Plaquette de terre cuite - Note

1. Tendance à centrer tout sur soi-même 2. Embrouiller - Moment de la fin du jour 3. Fromage - Meurtri en parlant d’un fruit 4. Germanium - Épuisèrent 5. Se dit des composés de l’étain bivalent 6. Assemblage de plusieurs gros fils tordus ensemble Ayant sorti soudainement 7. Rigoureux - Pronom personnel 8. Interjection - Conjonction - Comm. de Belgique 9. Poème lyrique - Injure 10. Divulgue - Terme péjoratif pour désigner quelqu’un 11. Note - Éwé - Vitesse résiduelle d’un navire 12. Sièges des pensées intimes - Issus de...


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14 au 27 janvier 2014

ARTS ET SPECTACLES PARTY DE LA RENTRÉE

Du rock à l’état pur! ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Le 9 janvier dernier, l’AGE UQTR présentait son Party de la rentrée alors que la Chasse Galerie et le 1012 accueillaient respectivement Triple Rock et Mononc’ Serge avec les sportifs. Depuis quelques années, l’AGE UQTR organise une soirée de spectacle au mois de janvier pour bien commencer la session d’hiver. Alors que l’année dernière était moitié rock et moitié dance avec The Matchup, M.T.L., The Options et Dany Fernandez, les organisateurs ont décidé de rocker notre mois de janvier en invitant Triple Rock et nul autre que Mononc’ Serge.

Les différents côtés du rock La soirée a commencé à la Chasse Galerie

avec le groupe Triple Rock qui se spécialise dans les covers de groupes rock, autant anglophones que francophones. Comme son nom le dit, la formation est constituée de trois musiciens, soit un batteur, un bassiste et un guitariste. Ces deux derniers alternaient d’ailleurs pour interpréter les chansons. C’est devant un public bien rempli que le groupe a suite de la une enchainé les succès tels que Boys of Summer de The Ataris, The Middle de Jimmy Eat World, La Fin du monde de Xavier Caféïne et Deux par deux rassemblés de Pierre Lapointe.

Photo: A. Carignan

Mononc’ Serge et son sport Pour la deuxième partie de la soirée, les étudiants ont eu droit à un Mononc’ Serge déchainé au 1012. Dès 23h, il a pris place sur la scène avec ses sportifs, soit son band de trois musiciens. Si certains gagnaient des calories en buvant de la bière, l’artiste s’est assuré de leur faire perdre en présentant un spectacle dynamique et très rock. Il faut dire que dans un contexte de party de la rentrée, ce ne sont pas tous les artistes Photo: A. Carignan

Triple Rock a fait chanter la Chasse Galerie en reprenant des chansons rock. qui sont efficaces pour animer une foule de la sorte. Mononc’ Serge a été l’homme de la situation en interagissant fréquemment avec la foule et en remplissant le 1012 de musique rock et de plaisir. En l’honneur des jeux de Sotchi qui auront lieu en février prochain, Mononc’ Serge jouait devant un immense drapeau des Olympiques et partageait avec ses musiciens le typique uniforme d’activité physique des années ‘80.

Le meilleur de Mononc’

Mononc’ Serge a enflammé le 1012 avec son rock décapant et son énergie contagieuse.

Tout au long du spectacle, Mononc’ Serge avec les sportifs ont alterné les succès du célèbre chanteur québécois. Avec une discographie comptant dix albums, le choix ne manquait pas. Au grand plaisir des spectateurs, l’artiste a performé Le Blasphème, Saskatchewan, Fourrer, L’Âge de bière, Les Grosses torches acadiennes et Le Joual, durant laquelle le public s’en est donné à cœur joie pour accompagner le chanteur lors des refrains. Même si son dernier album est acoustique,

Mononc’ Serge a adapté ses dernières chansons pour leur donner un côté plus rock. Il a donc joué Paris keupon et son dernier extrait, tourné d’ailleurs en Mauricie, La Maladie du préjugé.

En l’honneur des jeux de Sotchi qui auront lieu en février prochain, Mononc’ Serge jouait devant un immense drapeau des Olympiques et partageait avec ses musiciens le typique uniforme d’activité physique des années ‘80. Constant divertissement par ses interventions entre les chansons, il a même été jusqu’à inviter des étudiants sur la scène pour leur lancer des défis qu’ils devaient compléter durant ses chansons.


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CAÏMEN FU AU GAMBRINUS

Une musique pour la scène Photo: Jocelyn Michel

FÉLIXANTOINE DÉSILETSROUSSEAU Journaliste

Le groupe de musique Caïman Fu est monté sur les planches du Gambrinus le mardi 10 décembre dernier dans le cadre des Mardis live. Il était de passage dans la région mauricienne pour présenter son dernier album intitulé À des milles paru le 2 octobre dernier. Une ambiance feutrée attendait la cinquantaine de spectateurs qui s’était déplacée pour l’évènement. La prestance sur scène de la chanteuse Isabelle Blais est remarquable, à un point tel que les musiciens qui l’accompagnaient semblaient détenir un rôle mineur, voire absent. Cela créait un contraste énorme avec la légèreté et la naïveté qui jalonnent ses textes. De par cette présence et ce charisme de la chanteuse, les textes évitent de tomber dans un registre populaire afin de plutôt s’inscrire dans une continuité poétique, ce qui apporte une singularité pertinente et attirante aux mélodies ainsi qu’aux paroles du groupe. Durant le spectacle, la formation musicale a réussi à établir une proximité avec son public. L’ambiance était détendue et propice à cette musique qui chante la trivialité. Malgré ces paroles qui se veulent proches du quotidien, les mélodies demeuraient ancrées dans une même essence, malgré un registre musical varié. C’est un style de musique qui s’inscrit dans le folk

Caïman Fu était de passage à Trois-Rivières. tout en gardant des caractéristiques d’un registre plus populaire.

Isabelle Blais, chanteuse Isabelle Blais est plutôt connue comme comédienne, mais elle a des talents multiples, particulièrement dans le domaine musical. Elle est l’auteure de tous les textes de Caïman Fu, à l’exception de trois textes qui proviennent de son avant-dernier album intitulé Drôle d’animal. Ces trois textes sont tirés des œuvres de poètes obscurs et oubliés, comme c’est le cas des pa-

LUNDI DE L’HUMOUR AU MANCHESTER

La fin d’une époque C’est peut-être la fin d’une époque au Manchester Pool Pub de Trois-Rivières. Après sept ans de soirées humoristiques, les responsables des Lundis de l’humour de Trois-Rivières ont décidé de cesser leurs activités. La formule des célèbres soirées d’humour du lundi soir était fort simple. Il y avait un animateur et trois humoristes par soirée. Deux des humoristes étaient issus de la relève tandis que le dernier, qui se présentait en troisième, était plus établi dans le milieu de l’humour tant sur la scène régionale que provinciale. Ces soirées ont vu se produire plusieurs humoristes maintenant reconnus qui, à l’époque, faisaient leurs premiers pas dans le monde de l’humour québécois. Philippe Bond a été un de ces noms qui s’est produit en tant qu’humoriste de la relève. La saison d’automne, animée par Derrick Frenette, n’a pas été une saison profitable autant pour le Manchester que pour le responsable d’engager les humoristes, Richardson Zéphir. «On a constaté une baisse d’achalandage dramatique cet automne, dit-il. C’est dommage que les soirées arrêtent, mais il y a tellement de spectacles à Trois-Rivières que je suis persuadé qu’il y a encore une place pour l’humour.

D’autres soirées du même genre vont revenir, j’en suis persuadé», renchérit-il.

Un nouveau projet à l’horizon? Un nouveau projet d’humour pourrait voir le jour dans ce même endroit, et ce dès le mois de février. Par contre, la formule serait changée. Au lieu d’un spectacle hebdomadaire, ce serait plutôt une soirée mensuelle qui accueillerait un seul grand nom de l’humour au Québec. Toutefois, rien n’est encore décidé. «Le format serait intéressant et surtout possible, mais le projet est présentement sur la glace. Nous en saurons davantage dans les prochaines semaines», mentionne Boule Lamothe, gérant de l’établissement. (F.-A.D.-R.) Photo: Courtoisie

C’est la fin d’une époque, les fameux Lundis de l’humour de Trois-Rivières ne sont plus.

roles de la chanson Le Mot et la chose qui ont comme origine les mots du poète du 18e siècle l’Abbé de l’Atteignant. «J’avais déjà ma musique, dit-elle, mais on était sur le point d’entrer en studio, et il me manquait trois textes. J’avais mes mélodies vocales, et presque comme de la magie, je suis tombée sur ces trois textes.» La comédienne et chanteuse, originaire de Shawinigan, ne se situe pas en terrain méconnu lorsqu’elle entre dans l’univers musical. «Plusieurs choses se ressemblent entre la chanson et le métier de comédien», affirme-t-elle. Par contre, il est évident que le monde de la télévision et du cinéma détient une promotion titanesque comparativement au monde de la musique. Cela peut occasionner quelques différences notables que la scène réunit aussitôt.

«C’est comme au théâtre où il faut travailler sa voix par exemple. Et bien, c’est la même chose quand je suis sur scène pour présenter mes

La prestance sur scène de la chanteuse Isabelle Blais est remarquable, à un point tel que les musiciens qui l’accompagnaient semblaient détenir un rôle mineur, voire absent. chansons, je vais interpréter mes chansons, ma musique, affirme-t-elle. Bref, les deux mondes me plaisent.»


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ARTS ET SPECTACLES

14 au 27 janvier 2014

LES FRÈRES LEMAY AU NORD-OUEST CAFÉ

De la musique traditionnelle pour le temps des fêtes FÉLIX-ANTOINE DÉSILETS-ROUSSEAU Journaliste

Les Frères Lemay étaient de passage au centre-ville de Trois-Rivières le 26 décembre pour célébrer la venue de la nouvelle année. De la musique traditionnelle, du plaisir, mais surtout une ambiance festive ont envouté le premier étage du Nord-Ouest Café. La formation originaire de Saint-Boniface a employé à bon escient l’accordéon et le violon pour exploiter l’essence de la musique. Pour bien présenter leur musique sur scène, les frères Michel et Daniel Lemay sont maintenant accompagnés de deux autres musiciens, Yannick Boudreau au violon et Mathieu Gélinas à la batterie, et ce, depuis leur deuxième album intitulé La Marmite. «Être quatre sur scène nous permet de recréer les mêmes sons que sur l’album», mentionne Daniel Lemay, guitariste de la formation. Les Frères Lemay ont présenté un best of de leurs deux premiers albums. Même si c’était le temps des fêtes, les quatre musiciens ont fait le choix de conserver leurs chansons, c’est-àdire qu’ils n’ont pas adapté leurs chansons au temps des fêtes ni joué un répertoire folklorique plus connu. Ils ont tout simplement joué leur propre musique. «Notre musique est festive, elle se prête bien à toutes les sauces, et ce, tout au long de l’année, mais particulièrement durant le temps des fêtes. Nous, on veut s’amuser. On a donc gardé notre musique pour le spectacle», lance Michel Lemay. «Durant le temps des fêtes, on se laisse aller pour les plus trad de la gang! On se gâte un peu», renchérit son frère Daniel. C’est effectivement ce qu’ils ont fait, soit

mettre le party dans le premier étage du Nord-Ouest Café en laissant parler la musique traditionnelle devant une foule particulièrement dansante. Durant le spectacle, les musiciens interagissaient avec le public, notamment lorsqu’ils ont commencé à entonner un air de Pink Floyd, ce qui a momentanément déstabilisé l’auditoire et provoqué quelques éclats de rire. Les musiciens ont su transmettre leur gout de la fête à la foule.

Photo: Courtoisie

«Ça nous permet de faire ce genre de musique à l’année longue et non seulement durant la période des fêtes, parce que le néo-trad est un hybride de plusieurs styles.» — Daniel Lemay Une musique folklorique Les Frères Lemay reprennent sensiblement les mêmes thèmes et formules que la musique folklorique, car on retrouve dans leurs chansons cette gigue de pieds fidèle au genre traditionnel qui est alliée au style de la chanson à répondre. De plus, des paroles du type «Mademoiselle pour une soirée voulez-vous m’héberger», tirées de la chanson La Gigue à Gigolo, nous ramènent dans cette thématique du folklore. Bien que plusieurs formules et paroles rappellent la musique traditionnelle d’antan, la formation mauricienne fait plutôt de la musique du genre néo-traditionnelle, comme l’explique Daniel Lemay: «Ça nous permet de faire ce genre de musique à l’année longue et non seulement durant la période des fêtes, parce que le néo-trad est un hybride de plusieurs styles.»

Les Frères Lemay ont célébré la venue de la nouvelle année au Nord-Ouest Café le 26 décembre dernier.


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IMPROVISATION

La LUITR, plus forte que jamais La Ligue universitaire d’improvisation de Trois-Rivières est maintenant rendue à la moitié de sa saison 2013-2014. Mise au point des quatre équipes qui se disputent La Perle. Ce sont trois nouveaux capitaines qui ont pris la relève de la LUITR en septembre dernier. Vannessa Fortier, qui en est à sa quatrième année à la LUITR, a choisi les Oranges. Antoine Lacasse, recrue de l’année en 2012-2013, a quant à lui opté pour les Verts, alors qu’Élodie Mongrain, élue joueuse de l’année 2012-2013, a pour sa part choisi les Bleus. De son côté, Jean-René «Cocotte» Boutin est resté avec les Rouges qu’il a menés en finale l’année dernière. Si toutes les équipes avaient beaucoup de nouveaux joueurs, ce sont des matchs très rythmés que les spectateurs ont pu voir tout au long de l’automne à la Chasse Galerie.

Les Bleus à la tête du classement Même si le bonheur plane dans la ligue, il ne faut pas oublier que l’improvisation est un sport où la compétition est forte. Toutes les équipes s’affrontent les lundis pour tenter d’avoir une

bonne place au classement et, ultimement, gagner La Perle, le trophée remis à l’équipe gagnante de la saison. Pour l’instant, ce sont les Bleus qui sont à la tête du classement avec aucune défaite à leur actif. Il ne faut pas oublier que la capitaine Mongrain a choisi dans son équipe le vétéran et deux fois gagnant de La Perle, Maxime Tanguay. N’ayant pas peur des défis, elle a recruté deux nouveaux joueurs pour compléter son équipe. «La relève est surprenante! Je lance le défi aux autres équipes de battre les Bleus… ça ferait changement!», renchérit-elle.

Rien n’est perdu À cette demi-saison, les Rouges et les Verts sont presque à égalité au classement. Effectivement, les deux équipes sont à deux victoires et trois défaites. Les Verts ont cependant un point d’avance dans le différentiel, ce qui leur donne une petite marge d’avance. Leur capitaine, Antoine Lacasse, a foi en son équipe: «Les Verts sont toujours en pleine prise d’expérience... vers La Perle et plus loin encore! Aucune équipe ne peut atteindre le niveau de folie des Verts», renchérit-il.

Photo: Gitane Charron

La LUITR est maintenant à sa mi-saison et les Bleus sont premiers au classement. Pour sa part, le capitaine des Rouges, JeanRené «Cocotte» Boutin, ne perd pas le moral pour autant. Accompagné de son complice Philippe Grenier et de ses deux nouvelles recrues, il promet une deuxième saison haute en couleur. D’ailleurs, il n’hésite pas à mentionner la dernière place au classement des Oranges: «De la meilleure impro à venir pour la deuxième demie de la saison! Ben on espère pour les Oranges en tout cas!» La capitaine des Oranges, Vannessa Fortier, défend son équipe en mentionnant qu’en 2010-

2011, les Oranges ont fini dernier au classement, mais ont tout de même remporté la coupe. Malgré sa présente dernière position au classement, elle reste optimiste: «Je me demande sincèrement si les autres capitaines resteront mes amis quand je tiendrai La Perle en avril?», ajoute-t-elle. L’équipe ne compte à son actif qu’une seule victoire, mais pourrait faire revenir les choses en sa faveur. Les matchs de la LUITR réguliers recommenceront le lundi 13 janvier 2014. Ils auront lieu comme à leur habitude à la Chasse Galerie dès 19h30. (A.C.)

LIGUE UNIVERSITAIRE D’IMPROVISATION DE TROIS-RIVIÈRES

Le KIK de Québec l’emporte sur la LUITR ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Le 9 janvier dernier, l’équipe d’improvisation du KIK de Québec était de passage à l’UQTR où ils ont gagné contre la LUITR. C’est maintenant une tradition de recevoir l’équipe du KIK de Québec chaque année. Depuis cinq ans, les joueurs bravent les climats hivernaux pour venir affronter l’équipe de la LUITR. Le KIK, c’est une équipe flottante, c’està-dire qu’elle n’est pas attachée à une ligue en particulier. Bref, ce ne sont que des amis qui se sont regroupés pour faire de l’improvisation ensemble. Le contexte de formation de l’équipe est im-

portant, puisqu’il donne tout le plaisir à jouer avec le KIK. Loin d’être compétitive, elle souhaite simplement avoir du plaisir sur l’improvisoire et donner un bon spectacle. L’équipe était constituée de Tommy Girard, Cathy Lessard, Claudie Rivard, Tegwen Gadais et Karl-Alexandre Jahjah (c). Pour affronter le KIK, la LUITR a proposé une équipe composée d’Élodie Mongrain (c), Maxime Tanguay, Vannessa Fortier, Vincent Rainville et Charles Doucet. C’est Jocelyn Garneau qui arbitrait pour la soirée, lui qui l’année dernière avait joué avec l’équipe du KIK contre la LUITR. Les partis pris n’étaient cependant pas au rendez-vous puisqu’il a été, comme à son habitude, impitoyable.

Pointage serré du début jusqu’à la fin

C’est devant une Chasse Galerie bondée que

les équipes se sont échangé les points tout au long de la partie. Loin de prendre pour l’équipe locale, le public a utilisé son jugement pour récompenser les meilleures improvisations. Ainsi, les points se gagnaient en alternance, jusqu’à créer l’égalité à la fin de la première partie. Il faut dire que l’ambiance était propice au rire, et les deux équipes s’en sont donné à cœur joie. Mentionnons d’ailleurs l’improvisation mixte «Ghostown: La malédiction de l’amiante», à la manière d’un film fantastique, qui a été un délire de blagues mélangé à l’attaque des Zorgloc, des monstres qui changeaient de formes et vivaient dans l’amiante. Le public a même eu droit à une suite en deuxième demie avec «Retour à Ghostown: Fatal destin», qui se déroulait 50 ans plus tard. De belles comparées ont été présentées au public, et ce de la part des deux équipes. Du

côté de la LUITR, c’est l’improvisation démoniaque qui a été la plus marquante, alors que le joueur Doucet jouait un enfant possédé. Les jeux de lumière ainsi qu’une pièce du groupe hardcore Converge, ajoutés par le joueur Tanguay, ont su rendre l’improvisation hilarante et efficace. Du côté du KIK, c’est l’improvisation «Les jeux de la mort» que l’on retient. Dans cette dernière, les improvisateurs jouaient leur propre rôle face à la Mort qui leur donnait comme défi de mimer des expressions pour accéder au paradis. C’est d’ailleurs cette improvisation qui a fait gagner le KIK avec la marque de 7 à 8. Le joueur Jahjah s’est mérité l’étoile de la LUITR, tandis que le KIK a donné la sienne au joueur Tanguay. Pour sa part, l’arbitre a doublé son étoile pour en donner une à Vincent Rainville de la LUITR et l’autre à Tommy Girard du KIK.


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EXPOSITION

L’échangeur Turcot rencontre l’art Jusqu’au 9 février prochain, le Centre de diffusion Presse Papier présente l’exposition Matrice signalétique pour la réfection de l’échangeur Turcot, de l’artiste Étienne Tremblay-Tardif. Étienne Tremblay-Tardif a un sujet plutôt original pour son exposition au Centre de diffusion Presse Papier. En effet, il a choisi de s’inspirer de la polémique autour du fameux échangeur Turcot à Montréal. Construite en 1967, la structure en décrépitude a fait les manchettes à de nombreuses reprises avec les couts faramineux qu’elle nécessite pour être fonctionnelle. Cette nouvelle exposition se situe entre la

recherche historique, la proposition architecturale et la prise de position sociopolitique. Au départ, c’est plus de 350 estampes qui ont été produites pour ce projet. Dans chaque lieu d’exposition, Étienne Tremblay-Tardif sélectionne une certaine quantité de ces estampes pour présenter une installation unique.

L’échangeur Presse Papier L’exposition est d’ailleurs une installation en soi, puisque les estampes ne sont pas exposées sur les murs, mais plutôt accrochées à des fils de fer qui rejoignent les différents murs du centre. Ainsi, le tout représente les bretelles qui se chevauchent normalement sur un échangeur routier. Les estampes, faites avec des couleurs

vives, s’alternent en représentant des images géographiques, des articles de journaux ou des figures librement inspirées par des panneaux de signalisation. Sur les murs, les visiteurs peuvent lire des informations inscrites à la manière des tags que l’on retrouve souvent sur les structures de béton. L’exposition Matrice signalétique pour la réfection de l’échangeur Turcot se veut informative, mais aussi commémorative envers cette construction magistrale. L’exposition sera présentée jusqu’au 9 février prochain. (A.C.) Étienne Tremblay-Tardif s’inspire de l’échangeur Turcot pour présenter une exposition impressionnante d’estampes.

Photo: Étienne Tremblay-Tardif

RECRUTEMENT

L’Ensemble vocal de l’UQTR recrute Photo: EVUQTR

L’Ensemble vocal de l’UQTR (EVUQTR) est en période de recrutement jusqu’à la fin du mois de janvier.

contemporaines et traditionnelles, qu’il performe à l’occasion.

Une institution à l’UQTR

Tous les ans, l’EVUQTR présente une œuvre chorale en concert.

L’EVUQTR est à la recherche de nouveaux membres féminins pour joindre son équipe. L’ensemble est constitué exclusivement de femmes, ce qui fait d’ailleurs sa particularité régionale. Avec déjà 30 membres à son actif, le groupe souhaite en recruter davantage pour compléter sa formation. Plus particulièrement, l’EVUQTR est à la recherche de candidates alto, bien que les sopranos soient les bienvenues. Sous la direction de Claude Léveillé, l’Ensemble vocal de l’UQTR privilégie la musique chorale classique. Le groupe performera d’ailleurs Stabat Mater, une œuvre musicale religieuse écrite par Giovanni Battista Pergolesi, le 4 mai prochain. L’ensemble ne dédaigne cependant pas pour autant les compositions

L’Ensemble vocal de l’UQTR est actif depuis 1987. Faisant tout d’abord partie du Département de musique de l’Université, il était alors constitué d’hommes et de femmes. Cependant, en 2008, par manque de voix masculines, le chœur s’est réorienté pour être seulement constitué de femmes. Des centaines d’œuvres chorales, et ce, de toutes les époques, ont été interprétées depuis sa fondation. Toutes les personnes intéressées à joindre le groupe ont jusqu’à la fin du mois de janvier pour se manifester. Les répétitions débuteront le 16 janvier 2014 à 19h à la salle Rodolphe-Mathieu du pavillon Michel-Sarrazin. Pour savoir comment s’inscrire, il suffit de visiter le www.uqtr. ca/ensemblevocal ou leur page Facebook. (A.C.)


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ARTS ET SPECTACLES

14 au 27 janvier 2014

VERNISSAGE DE THAÏS BARBIEUX

Des Mandalas psychédéliques Le café-bar l’Embuscade du centre-ville de Trois-Rivières présente l’exposition Mandalas du 9 janvier au 5 février 2014. La quarantaine de personnes présente lors de la soirée du vernissage du 10 janvier dernier a pu entrer, momentanément, dans l’univers psychédélique et méditatif de l’artiste multidisciplinaire Thaïs Barbieux. On pourrait affirmer que Thaïs Barbieux est tombée dans les mandalas lorsqu’elle était toute petite, et on ne se tromperait pas. Effectivement, la jeune demoiselle originaire de Montréal, mais établie dans la région mauricienne depuis sa tendre enfance, a développé une passion pour cet art dès l’âge de quatre ans. «Ma mère nous en faisait colorier pour nous calmer, avoue-t-elle. J’en ai toujours fait, mais c’est à l’âge de quinze ans que j’ai commencé à créer mes propres modèles de mandalas avec les moyens du bord.» C’est aussi vers cet âge qu’elle a découvert l’acrylique, matériau avec lequel elle réalise ses œuvres. Cependant, ce sera vers l’âge de 17 ans qu’elle exposera pour la première fois ses pro-

Photo: Sarah Barbieux

L’exposition Mandalas de l’artiste mauricienne Thaïs Barbieux est en cours jusqu’au 5 février au café bar l’Embuscade. pres créations, plus précisément en mars 2001 au café-spectacle La Pierre Angulaire situé à Saint-Élie-de-Caxton. La démarche de Thaïs Barbieux est tout aussi intéressante que l’histoire de son intérêt pour ce genre artistique. Elle détient une démarche qui a une volonté de recherche artistique, mais qui à la fois s’intéresse à l’expérimentation spirituelle. «Il s’agit de juxtaposer l’élément

spontané à la méticulosité de la réalisation. Il est question de patience et de concentration», affirme-t-elle. Elle a la volonté de rendre accessible au plus grand nombre cet art qui est paradoxalement simpliste et complexe à la fois.

Mandalas, l’exposition L’Embuscade est un endroit idéal pour exposer les œuvres de Barbieux, puisque c’est un

endroit éclectique et mouvementé, mais aussi un endroit qui est propice à la réflexion, comme le sont les mandalas. «Dans cet endroit, le côté psychédélique est mis en valeur, affirme-t-elle. Le mandala est méditatif dans le thème et dans sa composition, mais il peut aussi être très psychédélique.» Les œuvres exposées sont des productions récentes de l’artiste mauricienne. Barbieux a produit plusieurs formats de mandalas. Les couleurs sont éclatantes et vives, mais ils projettent une aura sombre et déstabilisante. La majorité des mandalas sont faits en forme de cercle. Toutefois, une série d’œuvres détient plutôt une forme dont les traits débutent au centre de la toile et pointent vers l’extérieur. Sur le plan technique, cette série a été plus difficile à faire. «Ces mandalas ont une symétrie plus hasardeuse, précise-t-elle. Le mandala ressort de lui-même, et c’est à moi de le rehausser.» Ce type d’œuvres est une première pour l’artiste Barbieux, car elle a commencé à expérimenter ce genre l’automne dernier seulement. Il s’agit vraiment d’une exposition éclectique et psychédélique qui peut bouleverser l’amateur d’art.

HUMOUR

Une chevelure qui vaut le détour Le 14 décembre dernier, Adib Alkhalidey a présenté son premier one-man-show au théâtre du Cégep de Trois-Rivières. Il a accueilli son public dans un décor sobre mais coloré qui mettait habilement l’accent sur sa marque de commerce, c’est-à-dire ses cheveux. En effet, c’est devant un écran géant mettant en vedette son imposante chevelure bouclée qu’Adib a livré son spectacle intitulé Je t’aime! Au fil de la soirée, différentes représentations de ses cheveux

se succédaient en prenant part à des réalités qui appuyaient ses propos, mais n’ayant absolument rien à voir avec sa chevelure, mis à part l’allure caricaturale de celle-ci. Les spectateurs ont donc eu droit à des cheveux bouclés dans le rôle du pompon d’une tuque, de la laine d’un mouton ainsi que de la fumée sortant d’un pot d’échappement. Le tout accompagné de jeux de lumières enchainant les couleurs, le décor appuyait de façon intéressante le spectacle sans faire d’ombre à l’humoriste luimême. Le spectacle d’Adib Alkhalidey s’enchaine tout

naturellement sans laisser sentir de coupure entre les numéros qui le composent. Bien qu’il propose une introduction pour se présenter, lui, ses cheveux et ses origines, il passe rapidement à autre chose. C’est tout à son honneur, car cela lui évite tout bonnement de tomber dans le cliché. Adib propose plutôt à son public des comparaisons fortes et imagées qui permettent de voir la réalité sous un angle différent, à la fois intelligent et naïf. Avec son vocabulaire recherché et ses tournures de phrases distinctives, il tente de faire voir à quel point certains aspects sociaux majeurs, tels que le racisme

et l’homophobie, ou encore certains comportements comme la rage au volant, les conversations de filles ou le comportement des gars dans les bars, sont totalement illogiques. Bien qu’on retrouve un peu de vulgarité saupoudré ici et là durant le spectacle, rien n’est jamais gratuit et apporte toujours une finale punchée à chaque gag. Le seul petit défaut serait certaines blagues qui s’étirent à n’en plus finir, ce qui cause la perte de quelques-unes d’entre elles. Mais grâce à son one-man-show riche en images et en sens, Adib Alkhalidey vaut certainement le détour. (S.P.)


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SPORTS PROFIL D’ATHLÈTE

PROFIL D’ATHLÈTE

François Fortin, un athlète polyvalent Originaire de Baie-St-Paul dans la région de Charlevoix, François Fortin est certainement l’athlète du club de badminton des Patriotes qui s’est le plus amélioré depuis le début de la saison. Pourtant, il n’a pratiqué que très peu le badminton étant plus jeune alors qu’il s’adonnait surtout au hockey, au golf et à la planche à neige. L’étudiant de troisième année en loisir, culture et tourisme s’est tourné vers la toute nouvelle formation de badminton dans laquelle il est déjà passé du huitième meilleur joueur de simple au cinquième depuis le début de novembre. Ce sont surtout les sports individuels qui le passionnent, c’est pourquoi il ne participe que très peu aux tournois en double. «Le sport individuel me permet plus d’entrer dans ma bulle. Au golf, il m’arrive de passer plus d’une heure sur la même balle, attendant la concentration optimale!», avoue-t-il.

Une jeune passionnée de cheerleading

lopper rapidement une belle complicité avec son entraineur Carl Forand. Bizarrement, il n’aime pas trop les encouragements et préfère rester modeste, les deux pieds sur terre.

Âgée de 22 ans et étudiante au baccalauréat en communication sociale, Audrey Deschênes est une passionnée du cheerleading et de la gymnastique depuis quelques années déjà.

Objectifs 2014

Audrey pratique la gymnastique depuis plus de dix ans. Elle a cette discipline dans la peau depuis ses tous débuts avec Club de Gymnastique artistique Arabesque de Beloeil. Par la suite, elle a évolué au sein de l’équipe de l’Anneau Gym à Joliette. Aujourd’hui, c’est avec l’équipe de cheerleading des Patriotes qu’elle performe.

Individuellement, il souhaite entrer dans le top trois des joueurs de simple des Patriotes, objectif tout à fait réalisable vu sa progression depuis le début de la saison. «Pour ce faire, je devrai améliorer mes déplacements. Je suis un des joueurs les plus rapides de l’équipe, pourtant mes déplacement laissent à désirer, car il m’arrive trop souvent de plonger», commente l’athlète. Il aspire également à gagner un tournoi provincial civil dans la catégorie B. Jusqu’à maintenant, il a remporté deux matchs très importants en simple et compte bien continuer sur cette lancée. (H.S.-H.)

— Audrey Deschênes

Un exemple de persévérance La communauté universitaire de badminton sait quand les Patriotes font leur entrée dans le gymnase, car c’est sous la voix portante de François Fortin criant «TROIS-RIVIÈRES!» haut et fort qu’ils le font. Il se définit lui-même comme un leader. Bobby Robidas et lui sont des acteurs très importants du club et font en sorte que celui-ci possède un esprit d’équipe qui surpasse de loin celui des autres équipes du circuit universitaire du RSEQ. Cette persévérance et cette attitude de gagnant lui ont permis de déve-

«On a vraiment besoin d’être déterminé pour atteindre nos objectifs.»

Photo: Patriotes

François Fortin.

Audrey apprécie tout particulièrement le fait que le cheerleading rejoigne la gymnastique, qui était sa véritable passion depuis toujours. Elle aime pratiquer ce sport pour diverses raisons: «On peut mettre beaucoup d’efforts et se surpasser. On a vraiment besoin d’être déterminé pour atteindre nos objectifs, on a besoin de travailler fort et cela fait ressortir le meilleur de nous-mêmes», a-t-elle confié. Plus déterminée que jamais et malgré sa foulure à la cheville de l’an dernier, elle a tout de même travaillé fort afin de pouvoir participer aux compétitions de cheerleading.

Photo: Patriotes

Audrey Deschênes.

Sa carrière avec les Patriotes Au sein de l’équipe de cheerleading des Patriotes, Audrey tient le rôle de voltige, c’està-dire la cheerleader qui est lancée dans les airs. Cela fait maintenant un an et demi qu’elle a débuté avec l’équipe de l’UQTR. Avant son arrivée avec les Patriotes, Audrey n’en avait jamais fait auparavant. Elle doit donc s’entrainer semaine après semaine afin de toujours s’améliorer. Chaque semaine, elle participe à deux pratiques de cheerleading, deux entrainements au gymnase et une pratique de gymnastique. Travaillante et persévérante, sa passion pour le cheerleading et la gymnastique se reflète dans ses yeux lorsqu’elle en parle. (M.-P.B.)


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14 au 27 janvier 2014

SPORTS

ACTIVEZ VOTRE SANTÉ!

Les résolutions «miracles» du mois de janvier CINDY GILBERT Chroniqueuse

Nous voici au mois de janvier, le mois des résolutions. Quelles sont vos résolutions? Selon vous, qu’est-ce qui est important dans une résolution? La première question qu’on doit se poser c’est: «Est-ce que je pourrai maintenir cette résolution TOUTE l’année?» Si votre réponse est non, il faudra réviser celle-ci. Il nous arrive parfois de nous fixer des buts trop draconiens ou trop intenses pour pouvoir les maintenir à long terme, et c’est là que peuvent arriver des échecs dans l’atteinte de ceux-ci. Une des résolutions les plus populaires est la perte de poids et c’est de ce sujet dont je vais vous parler dans cette chronique.

alimentation et de l’exercice physique permettent à eux seuls de bruler des graisses, il est difficile de juger l’efficacité d’un tel produit.

Les régimes à base de protéines liquides Le principe est qu’on doit prendre un ou deux repas de protéines liquides par jour accompagnés d’un régime très restrictif. C’est évident que TOUT le monde perdra du poids à court terme et très rapidement avec de telles restrictions! Il y a plusieurs lacunes à ce type de diète. La première est que ça coute une fortune en poudre, il est donc difficile de se le permettre à long terme. La deuxième est que l’on n’apprend pas comment bien se nourrir dans cette diète. On nous lance une solution «facile» sans nous enseigner ce qui devrait se retrouver dans notre assiette. De plus, il faut se demander si on pourra maintenir cette alimentation liquide pour le reste de nos jours. Selon vous, que se passera-t-il après quelques semaines (ou mois pour les plus tenaces)? On reprendra nos anciennes habitudes de vie et donc nos livres perdues, en plus d’avoir causé un «stress» supplémentaire à notre corps par une diète hyper restrictive.

Chronique Cindy

Après un dur temps des fêtes, on décide de se reprendre en main et de perdre du poids. Mais comment allons-nous procéder pour y arriver? Une bonne quantité de publicités nous donne une tonne de solutions miracles pour y parvenir, mais comment s’y retrouver? Quelle solution est la bonne pour nous? Pour vous donner un indice, je vais déjà clarifier quelque chose: toutes les solutions miracles, rapides, magiques ou qui demandent peu d’efforts ne vous permettront pas d’atteindre votre objectif d’une façon saine et sans risque pour votre santé, et encore moins de maintenir cette perte de poids à long terme. Avant de commencer un programme de perte de poids, il faut se demander si on pourra maintenir la solution proposée pour le reste de notre vie ou si on ne veut tenir le coup que quelques semaines ou quelques mois. Voici quelques exemples de ces solutions dites «miracles», mais risquées.

Les régimes sous forme de pilules bruleurs de graisse Les bruleurs de graisses, dits «fat burner», seraient encore plus dommageables pour la santé que les produits de suppléments de protéines. Ils contiennent de la caféine, mais aussi du guarana (qui rend les effets de la caféine encore plus forts), en plus de contenir du thé (qui contient lui aussi de la caféine). De plus, si on commande ces produits d’une boutique obscure sur le net, on pourrait y retrouver de l’éphédrine, un produit qui n’est même pas autorisé par Santé Canada vu les dangers potentiels du produit. La liste d’effets secondaires est très longue, en voici quelques-uns: anxiété, insomnie, hausse de la pression, palpitations ainsi que des risques d’infarctus et même de psychoses. Il est aussi mentionné sur l’emballage que pour que le produit fonctionne, il doit être jumelé à une saine alimentation et à de l’exercice physique. Sachant qu’une saine

Les produits naturels On entend souvent parler de produits naturels qui aideraient à une perte de poids. Ils peuvent se vendre en capsules, en liquide, en gel ou en poudre. Règle générale, ils ne sont pas nocifs pour la santé, mais la plupart ne devraient être consommés sans l’avis d’un médecin. Ils sont souvent vantés pour leurs effets «antioxydants» qui contribuent à la perte de poids. Sachant que si nous avons une alimentation équilibrée, nous aurons toutes les vitamines, minéraux, antioxydants dont notre corps a besoin et que notre corps élimine dans les urines une partie des vitamines superflues, ce qui rend inutile la consommation de suppléments si vous consommez déjà l’essentiel. En regardant toutes ces solutions miracles proposées, on se rend compte qu’il y a un côté marketing très important dans toute l’industrie de la perte de poids. Les compagnies ont vite remarqué que les gens sont portés vers des solutions rapides et qu’il y a beaucoup d’argent à faire avec cela. Il n’y a pas de solution magique pour perdre du poids sans prendre le risque de mettre notre santé en danger. Le secret est tout simplement de manger mieux et d’être plus actif dans notre quotidien. Donnons-nous le temps de réapprendre à bien manger! Donnons-nous le temps de perdre nos kilos en trop, pour ne pas avoir à les reprendre aussitôt! Dans mes prochaines chroniques, je vous donnerai une multitude de trucs pour vous aider à apprendre à bien manger et à garder un mode de vie actif dans votre quotidien.

SOCCER MASCULIN ET FÉMININ

En mode préparation Les équipes de soccer intérieur masculine et féminine des Patriotes sont en mode préparation en vue de leur saison qui approche à grands pas. Les Patriotes débuteront la saison de soccer intérieur le dimanche 26 janvier à Québec où ils affronteront le Rouge et Or de l’Université Laval au Stade Telus-UL. Afin d’être fin prête pour cette nouvelle saison, la formation masculine s’entraine fort afin de bien performer. Les hommes de Pierre Clermont préparent celle-ci depuis que la saison extérieure est terminée en s’entrainant quatre fois par semaine. Aussi, l’équipe souhaite une identité plus propre au groupe et travaille énormément là-dessus. L’objectif de la troupe trifluvienne sera de gagner des matchs importants pour faire la finale. Pour cette saison de soccer intérieur, certains joueurs ne sont pas revenus au sein de l’équipe. En effet, c’est le cas des défensifs Francis Labrie et Gabriel Lehouillier-Capistran ainsi que pour le demi-centre Nouhoum Samaké. Cependant, la troupe pourra compter sur de bonnes ressources telles que Maxime Cormier et Daniel Abajo-Garcia qui joueront défensivement alors que Guillaume Comtois-Noël prendra le poste de demi-défensif. L’entraineur, Pierre Clermont, n’est pas inquiet face à cette situation: «Avec ces recrues, on croit qu’on va être capable de faire des bons matchs, et à l’attaque, on va souhaiter qu’on ait moins d’empressement, qu’on soit plus lucide», a-t-il mentionné. De plus, l’entraineur va essayer de ne pas trop déplacer les joueurs: «On va essayer de plus cristalliser les positions et de faire en sorte que chaque joueur ait une ou deux positions», a-t-il souligné.

Pour la saison hivernale, les Patriotes conserveront ce même style de jeu puisque les filles commencent toutes à comprendre leur rôle. «Il y aura peut-être des ajustements à faire, mais notre manière de jouer ne devrait pas changer», a confié l’entraineur, Ghislain Tapsoba. Le style de jeu de l’équipe féminine s’axe sur une meilleure possession du ballon et sur l’amélioration de l’efficacité dans la contre-attaque. La troupe de Tapsoba a déjà déterminé ses objectifs pour la saison à venir: «Nos objectifs seront d’être plus compétitifs, d’atteindre la finale et de la gagner. Nous avons été en mesure d’aller chercher de bons résultats cet automne et nous voulons répéter l’exploit», a invoqué l’entraineur.

Invitation au camp Les entrainements de soccer ont repris le vendredi 10 janvier. D’ailleurs, il est encore possible de tenter sa chance de faire partie de l’équipe des Patriotes, puisque le camp d’entrainement est ouvert à tous. Pour obtenir plus de détails sur l’horaire des entrainements de la formation masculine, il suffit de contacter Pierre Clermont à pierre.clermont@uqtr.ca. La formation féminine de soccer, quant à elle, s’entraine tous les mardis de 15h30 à 17h et les mercredis de 17h à 18h30 au CAPS ainsi que les jeudis matin de 6h30 à 8h au Centre sportif Alphonse Desjardins (CSAD), sur le terrain synthétique. (M.-P.B.)

Soccer féminin La formation féminine s’entraine depuis cet automne afin d’être à la hauteur pour la prochaine saison. Les filles sont très motivées et déterminées à son approche. Elles travaillent présentement en collaboration avec les préparateurs physiques lors de séances d’entrainement. L’équipe travaille aussi sur l’amélioration de ses prises de décision ainsi que de son style de jeu technique et tactique. Lorsque la saison d’automne s’est terminée, l’équipe a instauré un nouveau style de jeu qu’elle a pratiqué durant les séances d’entrainement.

Photo: Patriotes

Jade Marineau.

Hockey (Sudbury) Vendredi 17 janvier à 19h vs Laurentian (Oshawa) Samedi 18 janvier à 19h30 vs UOIT (Colisée Trois-Rivières) Vendredi 24 janvier à 19h vs UOIT

Volleyball féminin (Rimouski) Vendredi 24 janvier à 19h vs UQAM Samedi 25 janvier à 12h vs UQAR Samedi 25 janvier à 14h vs UQAC

Natation (Laval) Vendredi 17 janvier à 18h (Coupe universitaire)

Soccer intérieur masculin (Laval) Dimanche 26 janvier à 15h30

Soccer intérieur féminin (Laval) Dimanche 26 janvier à 13h30


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SPORTS

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VOLLEYBALL

Médaille de bronze pour les Patriotes à la Coupe de l’est HUGO ST-PIERRE HOULD Journaliste

Chaque année, le Cégep Limoilou accueille à la première fin de semaine de janvier la Coupe de l’est du Canada. Cette coupe se veut un tournoi préparatoire pour les équipes collégiales et universitaires du Québec, de l’Ontario et des maritimes. Pour la deuxième année consécutive, les Patriotes de l’UQTR sortent de ce tournoi avec une médaille en poche en division 1. Le club avait remporté l’argent l’année dernière et repartent avec le bronze cette année. Si la première journée de vendredi s’est plutôt bien déroulée, allant d’abord chercher la victoire face à Grenfell au compte de 2511, 25-10 et 25-15 et ensuite contre les Stings du Collège Seneca par la marque de 29-27, 25-19 et 25-20, les filles de l’équipe étaient déjà assurées d’une place en demi-finale. Lors du troisième match préliminaire, les Pa-

triotes ont subi leur toute première défaite de la présente saison face aux Griffons du Cégep de l’Outaouais, qui évolue sur le circuit de division 1 collégial du RSEQ. Le premier set a été chaudement disputé, se soldant par une victoire de l’Outaouais de 28-26. Les Patriotes sont revenues lors du second engagement, l’emportant de façon convaincante 25-17, laissant présager une fin de rencontre du tonnerre. Au contraire, ce sont plutôt les Griffons qui se sont imposées lors des deux manches suivantes, respectivement par 25-19 et 25-20. Terminant deuxième de leur section, les Patriotes devaient ensuite se mesurer à Mount St-Vincent University (MSVU). Le match de demi-finale a été très serré jusqu’à la toute fin. La formation trifluvienne s’est par contre avoué vaincue en quatre sets de 24-26, 22-25, 25-19 et 23-25. MSVU a d’ailleurs remporté le tournoi sur l’Outaouais par la marque de 3-0. Pour clore le tournoi, les joueuses des Patriotes ont connu une sortie très convaincante contre le Cégep André-Laurendeau qui l’avait emporté contre les Diablos du Cégep de Trois-Rivières 3-1 la veille. Il n’aura fallu que trois manches à l’UQTR pour venir à bout des Boomrangs au compte de 25-19, 25-21 et 2522.

Une étoile parmi les Patriotes Marie-Christine Gravel a habitué les supporters à de bonnes performances. Il n’en était pas autrement lors de ce tournoi préparatoire, elle qui a été nommée sur l’équipe d’étoiles. Celle-ci est nommée par les entraineurs des équipes adverses. Elle aura donc su tirer son épingle du jeu et impressionner les formations que les Patriotes ont affrontées. Les attaquantes Ann-Marie Cloutier et Amélie Chapleau ainsi que la joueuse de centre Myrianne Courteau ont également été fidèles à leurs habitudes, connaissant toutes trois d’excellentes performances en enregistrant notamment plusieurs aces au service.

Ça promet pour la deuxième moitié de saison La table est mise pour le dernier droit de la saison. Les Patriotes sont fortes de leurs six victoires en autant de sorties avec une seule manche de perdue durant celles-ci. Le prochain tournoi se tiendra les vendredi et samedi 24 et

Photo: Patriotes

25 janvier à l’Université du Québec à Rimouski. Le match le plus enlevant devrait encore une fois être celui opposant la formation trifluvienne à celle de l’UQAM, cette dernière qui aimerait certainement venger ses deux défaites de début de saison face aux Patriotes.


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SPORTS

HOCKEY

Victoires écrasantes MARIEPHILIPPE BIBEAU Journaliste

L’équipe de hockey des Patriotes a remporté ses deux matchs à domicile lors de la fin de semaine du 10 janvier au Colisée de Trois-Rivières. La formation trifluvienne a affronté les Lakers de l’Université de Nipissing le vendredi 10 janvier. Tôt en début de partie, les Patriotes ont imposé leur technique de jeu. Cela leur a permis de prendre les devants et c’est Jason Rajotte qui a ouvert la marque. En milieu de première période, Grant Toulmin a été le seul joueur des Lakers à être capable de déjouer le gardien des Patriotes, Guillaume Nadeau. En effet, malgré les opportunités et les efforts constants, les Lakers n’ont pas été en mesure de compter à nouveau et de revenir dans le match. Cela a été tout à l’avantage des Patriotes qui ont dominé leur adversaire lors de cette rencontre. Les Patriotes ont repris les devants tôt en début de deuxième période. Guillaume Asselin a vaincu le gardien, John Chartrand, en marquant le second but. Ensuite, les Patriotes sont

demeurés constants, permettant à Tommy Tremblay de marquer; Marc-Olivier Mimar et Pierre-Olivier Morin ont chacun obtenu une aide sur celui-ci. À la mi-période, Antoine Quévillon a marqué le quatrième but avec l’aide d’Anthony Verret et de Tommy Giroux. Finalement, un seul but a été marqué lors de la dernière période. Celui-ci a été compté par Guillaume Asselin avec l’aide d’Olivier Dallaire et de Tommy Tremblay. Le pointage final de ce match est de 5 à 1.

Photo: Patriotes

Patriotes vs Voyageurs Le samedi 11 janvier, les Patriotes recevaient les Voyageurs de l’Université Laurentienne. L’équipe de l’UQTR a tout simplement pris le contrôle du match et a littéralement intimidé son adversaire. Les Patriotes ont marqué six buts dans la première période seulement. Tout d’abord, Billy Lacasse a ouvert le pointage en comptant en désavantage numérique; celui-ci a faufilé la rondelle entre les jambières du gardien, Alain Valiquette. À peine quelques minutes plus tard, c’est Thomas Martin qui poursuivait l’ascension avec un deuxième but pour les Patriotes. Suite à ces deux buts, l’entraineur des Voyageurs a effectué un changement de gardien. Les Patriotes ont été très rapides et ils ont été en mesure d’être les premiers sur la rondelle. Guillaume Asselin a battu le gardien

adverse en marquant dans la partie supérieure de la mitaine, but qui a été marqué en avantage numérique. Par la suite, l’équipe a saisi une très belle chance alors qu’elle était en jeu de puissance à 5 contre 3; c’est Mikaël Langlois qui a marqué le quatrième but des Patriotes. Le cinquième but a été marqué par Thomas Giroux et le sixième par Antoine Quévillon. En deuxième période, les Voyageurs ont retrouvé leur rythme et leur motivation. Ils ont marqué tôt en début de période lors d’un jeu de puissance; ce but a été compté par Brian Nanne. Les Patriotes ont vite répliqué et Thomas Giroux a marqué son deuxième but du match en avantage numérique. Ensuite, le second but des Voyageurs a été compté par

Dylan Fitze et le troisième par Jordan Carroll en avantage numérique; ceux-ci ont été marqués alors qu’il y avait beaucoup de circulation et de confusion devant le filet du gardien, Guillaume Nadeau. Les Patriotes se sont retrouvés ensuite dans la zone adverse et Guillaume Bélanger a marqué. Pierre-Olivier Morin a ensuite profité d’une mauvaise sortie du gardien adverse, Charlie Millen, pour compter le neuvième but des Patriotes. En troisième période, l’équipe est demeurée constante et a ajouté trois autres buts au pointage. Les marqueurs sont Jason Rajotte, Guillaume Asselin et Olivier Hotte qui a marqué sur une mise au jeu. La marque finale de ce match est de 12 à 3.


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SPORTS

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HOCKEY

Les Patriotes ont récolté une belle victoire MARIE-PHILIPPE BIBEAU Journaliste

Après une pause pour le temps des fêtes, la formation de hockey des Patriotes a joué son premier match de l’année 2014 en affrontant les Redmen de l’Université McGill. Le 7 janvier dernier, les Patriotes ont accueilli les Redmen au Colisée de Trois-Rivières. Dès la première période, l’équipe trifluvienne s’est imposée face à son adversaire et elle a littéralement pris le contrôle. Guillaume Bélanger a ouvert la marque de ce match en comptant le premier but des Patriotes, avec l’aide de Tommy Tremblay et de Guillaume Asselin. Ensuite, Pierre-Olivier Morin a déjoué le gardien des Redmen, Jacob Gervais-Chouinard, et a inscrit son cinquième but de la saison. Les hommes de Marc-Étienne Hubert ont par la suite profité d’un jeu de puissance. En effet, Martin Lefebvre a marqué son premier but de la saison. Les Patriotes commençant la deuxième période avec une avance de trois points, les Redmen ont redoublé d’efforts afin de revenir dans le match. Tôt en début de période, Mathieu Pompei a inscrit le premier but de son équipe en supériorité numérique. Le deuxième but de McGill a été marqué par Ryan McKiernan. Vers la fin de période, Billy Lacasse des Patriotes a écopé d’une punition de 10 minutes pour mauvaise conduite; cela a donné un jeu de puissance à McGill. Les Patriotes ont

manqué d’agressivité et ils ne sont pas parvenus à dégager la rondelle de leur zone lors des désavantages numériques. Étienne Boutet des Redmen a marqué le troisième but pour son équipe et, par le fait même, a inscrit son premier but dans la ligue universitaire. Les Patriotes sont retournés au vestiaire avec une avance d’un point grâce à Martin Lefebvre qui a marqué le quatrième but de l’équipe en avantage numérique. De plus, Marc-Antoine Gélinas a su faire des arrêts clés et a ainsi sauvé la situation à quelques reprises.

Une belle fin de match En troisième période, les Patriotes ont perdu du rythme, mais ils ont su très bien performer vis-à-vis leur adversaire. Effectivement, cela a été le cas du quatrième trio de l’équipe qui avait beaucoup d’énergie et qui n’avait pas peur de s’imposer. L’équipe a encore une fois Photo: Patriotes

Marc-Antoine Gélinas a sauvé la situation à quelques reprises.

HOCKEY

De nouveaux visages chez les Patriotes HUGO ST-PIERRE HOULD Journaliste

Les Patriotes peuvent compter sur quatre nouveaux joueurs pour la session d’hiver. Ceux-ci font d’ailleurs sentir leur présence dès le début de la nouvelle année. Tous quatre des anciens joueurs de la LHJMQ, ils ont l’expérience du hockey de compétition. En effet, les quatre nouveaux venus ont cumulé un impressionnant total de 14 points en seulement trois matchs avec l’équipe. C’est l’ancien des Saguenéens de Chicoutimi, l’ailier droit Guillaume Asselin, qui a le plus impressionné en marquant six buts et en complétant une passe lors de ses trois premiers matchs dans le circuit universitaire. Sur ces six buts, deux ont été inscrits en avantage numérique. Il s’est également payé le luxe de marquer deux buts gagnants. Asselin a joué sous les ordres de l’actuel entraineur des Patriotes, Marc-Étienne Hubert, lors de son passage à Chicoutimi. Le joueur de centre

Tommy Giroux a pour sa part enregistré deux buts et deux passes en cette nouvelle année. L’ancien joueur de l’Armada de Blainville-Boisbriand avait joué deux matchs hors-concours avec l’UQTR en début de saison. Le défenseur Martin Lefebvre a également bien fait. L’ancien des Remparts de Québec a marqué deux buts en avantage numérique en plus d’amasser une passe. L’autre nouveau venu chez les Patriotes est l’ailier gauche Yannick Dubé, qui a joué son hockey junior majeur avec les Olympiques de Gatineau.

Des chiffres encourageants Ces statistiques prouvent que l’avantage numérique du club trifluvien sera d’autant plus dangereux à l’avenir. Les Patriotes occupent le treizième rang au Canada dans ce chapitre avec 17 buts. Leurs 79 buts marqués au total leur valent le cinquième rang du Sport interuniversitaire canadien. L’UQTR est littéralement en feu et est sur une séquence victorieuse de sept matchs. Elle occupe présentement le huitième rang du prestigieux top 10 du SIC, mais devrait améliorer ce classement lors de la semaine prochaine grâce à leurs trois dernières victoires convaincantes.

profité d’un avantage numérique en marquant un cinquième but; Guillaume Asselin a inscrit son premier but au sein de la formation trifluvienne. Cependant, les Redmen de McGill ont aussi profité d’un jeu de puissance en marquant leur quatrième but, compté par Jean-Philippe Mathieu. Les Patriotes ont répliqué suite à ce but et c’est Guillaume Asselin qui a marqué à

nouveau. En fin de match, il y a eu du brasse-camarade entre les deux équipes. Une rivalité est présente entre les formations et aucune poignée n’a été donnée. L’équipe de McGill a eu droit à des huées lorsqu’elle est retournée à son vestiaire. La marque finale de ce match est de 6 à 4.


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Zone campus 14 janvier 2014 (impression)  

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