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10 décembre 2013 au 13 janvier 2014 | Volume 9, numéro 8 | 24 pages | Bimensuel gratuit

ARTS

AIMER LES MONSTRES Plus connu comme comédien, notamment dans les téléséries Toute la vérité et Les Hauts et les bas de Sophie Paquin, Émile Proulx-Cloutier a lancé, le lundi 25 novembre dernier, son premier album intitulé Aimer les monstres. Le premier projet de l’auteur-compositeur-interprète raconte les histoires de... ARTICLE COMPLET EN PAGE 17

NOUVELLE NOUVELLE LIGNE LIGNE DE DE VÊTEMENTS VÊTEMENTS DES DES PATRIOTES PATRIOTES

AUX COULEURS DE L’EXCELLENCE

SPORTS

LA DOMINATION CONTINUE Après un premier tournoi parfait de neuf sets gagnés en autant de tentatives à Chicoutimi, les Patriotes continuent sur leur lancé, passant au travers des trois autres formations de la ligue universitaire de volleyball division 2 du RSEQ. Le club trifluvien a néanmoins échappé sa première manche de la saison aux mains... ARTICLE COMPLET EN PAGE 20

Les Patriotes de l’UQTR offrent désormais l’opportunité à tous les partisans de porter leurs couleurs. Des vêtements signés Périgny, sur lesquels on retrouve un logo revampé des Patriotes, ont été créés spécialement pour que tous puissent s’afficher ouvertement comme fervents supporters des équipes sportives de Par Anne Larose, journaliste

l’Université du Québec à Trois-Rivières. Gérane Dorval, étudiante en communication sociale et stagiaire au Service de l’activité physique et sportive, espère que cette offre contribuera à faire grandir le sentiment d’appartenance de la communauté universitaire envers ses équipes, dont certaines sont des championnes dans leur discipline. «Les exploits des équipes sportives passent trop

souvent inaperçus à l’université. Certaines équipes championnes ont peu de partisans qui vont les voir». La jeune femme a tenu également à rappeler que de nombreux sports sont représentés, dont le plus connu qui est le hockey, mais également, entre autres, le soccer, le badminton, le cross-country et le... ARTICLE COMPLET EN PAGE 3


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ACTUALITÉS

10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

AGRÉMENT MINISTÉRIEL DES PROGRAMMES DE FORMATION EN ENSEIGNEMENT

Les efforts portent leurs fruits

Pavillon Nérée-Beauchemin 3351, boulevard des Forges, Trois-Rivières (Québec), G9A 5H7 Téléphone: (819) 376-5184 poste 3 Publicité: (819) 376-5184 poste 1 Télécopieur: (819) 376-5239

ANNE LAROSE

Bimensuel distribué à 5 000 exemplaires sur le campus de l’UQTR et dans la région de Trois-Rivières.

«Quand on décore un sapin de Noël, on a toujours l’impression qu’il nous faudrait une guirlande de plus.» — Loi de Murphy Jean-Philippe Charbonneau | Directeur général dgcfou@uqtr.ca Stéphanie Paradis | Rédactrice en chef redaction.zc@uqtr.ca Anne Larose | Actualités actualites1@zonecampus.ca Ann-Julie DuRocher | Actualités actualites2@zonecampus.ca Alexandra Carignan | Arts et spectacles arts1@zonecampus.ca Félix-Antoine Désilets-Rousseau | Arts et spectacles arts2@zonecampus.ca Marie-Philippe Bibeau | Sports sports1@uqtr.ca Hugo St-Pierre Hould | Sports sports2@uqtr.ca Myriam Lortie | Journaliste myriam.lortie@uqtr.ca Lili Brunet St-Pierre | Chroniqueuse lili.brunet.st-pierre@uqtr.ca Laurent Constantin | Chroniqueur laurent.constantin@uqtr.ca Sébastien Dulude | Chroniqueur sebastien.dulude@uqtr.ca Kévin Gaudreault | Chroniqueur kevin.gaudreault@uqtr.ca Marie-Hélène Gauthier | Chroniqueuse marie-helene.gauthier@uqtr.ca Nicolas Gauthier | Chroniqueur nicolas.gauthier@uqtr.ca Stéphanie Gladu | Chroniqueuse stephanie.gladu@uqtr.ca Jean-François Veilleux | Chroniqueur jean-francois.veilleux@uqtr.ca Alexandre Laramée Zouéki | Illustrateur alexandre.laramee.zoueki@uqtr.ca Hubert Samson | Illustrateur hubert.samson@uqtr.ca Valérie Venne | Correctrice valerie.venne@uqtr.ca Mathieu Plante | Infographe et webmestre montagezc@gmail.com Virginie Lessard | Partenariats dpcfou@uqtr.ca Photo de la une : D. Janvier Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

ACTUALITÉS 2-7 Journée conférences GRIAPS et CICC

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Questions pour un champion

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SOCIÉTÉ 8-12 ARTS ET SPECTACLES

Journaliste

L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a récemment reçu l’agrément ministériel pour ses programmes de formation des maitres, à la suite d’une visite du Comité d’agrément des programmes de formation à l’enseignement (CAPFE), relevant du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du Québec. En tout, six programmes de baccalauréat et un programme de maitrise en enseignement de l’UQTR ont obtenu leur agrément, lequel atteste le respect des exigences du MELS en matière de développement des compétences professionnelles des futurs enseignants. Tous les programmes ont été agréés pour une période de cinq ans, ce qui représente la durée maximale possible. «Notre université a obtenu d’excellents commentaires de la part du Comité d’agrément, ce qui témoigne de la qualité de nos programmes en enseignement. Nous remercions également tous nos partenaires du milieu scolaire dont la collaboration est essentielle à la réussite de ces programmes», a commenté Sylvain Delisle, vicerecteur aux études et à la formation de l’UQTR. Cet automne, plus de 1500 étudiants sont inscrits dans l’un des programmes de formation à l’enseignement de l’UQTR, plus précisément 1508 au baccalauréat et 54 à la maitrise.

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Les Soirées cachées CFOU

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Ligue d’improvisation mauricienne

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SPORTS 19-23 Natation

19/22

Hockey

22-23

Corneille Kazadi, directeur du Département des sciences de l'éducation, Nancy Goyette, agente de recherche au Décanat des études, Danny Dessureault, doyen des études, Louise Bélair, professeure au Département des sciences de l'éducation et Sylvain Delisle, vice-recteur aux études et à la formation. à relever pour assurer la vitalité de l’ensemble de ses programmes de formation à l’enseignement. Le CAPFE a constaté que l’UQTR a investi de nombreuses énergies dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes, particulièrement en ce qui concerne les grilles de cheminement, le travail de concertation entre les professeurs et les chargés de cours, les guides de stages et la création du Centre de soutien à la formation des maitres. Il a également noté que l’UQTR a fait un travail considérable pour développer une approche centrée sur le référentiel des compétences professionnelles, document clé édicté par le MELS pour orienter la formation des futurs enseignants. Le Comité d’agrément a aussi souligné l’augmentation du taux de réussite des étudiants de l’UQTR au Test de certification en français écrit pour l’enseignement.

Travail d’équipe Points forts Dans son rapport d’évaluation, le CAPFE s’est dit très satisfait des développements réalisés à l’UQTR depuis la dernière visite de suivi, remontant à 2006. Le Comité a particulièrement apprécié l’analyse rigoureuse faite par l’Université pour identifier ses forces et les défis

Pour formuler ses commentaires et ses recommandations, le CAPFE s’est appuyé sur les bilans d’évaluation préparés par l’UQTR et l’information recueillie, en avril dernier, auprès de différents acteurs, étudiants, diplômés, professeurs, chargés de cours et partenaires du milieu scolaire. «Tous les membres de la commu-

nauté universitaire impliqués de près ou de loin dans la formation à l’enseignement ont consacré de nombreux efforts à l’obtention de cet agrément», a souligné Corneille Kazadi, directeur du Département des sciences de l’éducation de l’UQTR.

Les programmes de formation à l’enseignement Les programmes de formation à l’enseignement de l’UQTR ayant obtenu l’agrément ministériel sont les suivants: baccalauréat en enseignement des arts (arts plastiques et art dramatique), baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et à la santé, baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale (primaire et secondaire), baccalauréat en enseignement au secondaire (profils: français, univers social, développement personnel, science et technologie, mathématique), baccalauréat d’éducation au préscolaire et d’enseignement au primaire, baccalauréat en enseignement des langues secondes (anglais, espagnol) et maitrise en enseignement (profils: français langue maternelle, mathématique, science et technologie, univers social, éthique et culture religieuse, anglais ou espagnol langue seconde).

JOURNÉE CARRIÈRE EN ÉDUCATION

23 représentants des milieux scolaires au rendez-vous Le mardi 10 décembre dernier, le Service d’aide à l’emploi de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a tenu sa Journée carrière en éducation, sous la thématique «Ensemble vers un milieu d’éducation qui NOUS passionne».

SOMMAIRE

Photo: Daniel Jalbert

Cette activité gratuite s’adresse à toute personne, diplômée ou en cours d’études, qui se destine à une carrière en éducation (niveaux préscolaire, primaire et secondaire) ou qui souhaite œuvrer comme professionnel dans le milieu scolaire (psychoéducation, psychologie, adaptation scolaire, orthophonie). L’évènement se veut une belle occasion pour les chercheurs d’emploi de rencontrer les représentants de plusieurs milieux scolaires. Les visiteurs ont eu accès à 23 kiosques d’information où ils pouvaient récolter des

renseignements sur les perspectives d’emploi en enseignement. Certains milieux scolaires s’étant regroupés pour le recrutement, un nombre considérable d’écoles primaires et secondaires, en provenance de différentes régions du Québec et du Canada, étaient représentées lors de cette journée. Selon le Service d’aide à l’emploi, cet évènement est une opportunité pour les étudiants qui peut être déterminante dans la carrière.

Une grande demande de main-d’œuvre La Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec a aussi participé à l’évènement. Parmi les milieux scolaires ayant répondu à l’invitation de l’UQTR, plusieurs manifestent d’importants besoins en main-d’œuvre, et ce, dans tous les domaines de l’éducation.

Certaines commissions scolaires sont à la recherche de professeurs en enseignement primaire et secondaire, mais ils ont sollicité également des candidatures en psychologie, en psychoéducation, en orthophonie, en adaptation scolaire, en enseignement de l’activité physique, en enseignement des arts et en enseignement des langues secondes. Parmi les régions québécoises représentées se trouvaient des commissions scolaires de l’Outaouais, de Chaudière-Appalaches, de la Gaspésie et de la Baie-James, ainsi que des représentants de la Mauricie et des régions de proximité telles que les Bois-Francs. La Commission scolaire francophone de la Colombie-Britannique et le Conseil scolaire acadien provincial, soit le conseil scolaire français en Nouvelle-Écosse, ont également participé à la journée carrière à titre d’exposants. (A.L.)


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ACTUALITÉS PATRIOTES DE L’UQTR

Nouvelle ligne de vêtements aux couleurs de l’excellence ANNE LAROSE Journaliste

Les Patriotes de l’UQTR offrent désormais l’opportunité à tous les partisans de porter leurs couleurs. Des vêtements signés Périgny, sur lesquels on retrouve un logo revampé des Patriotes, ont été créés spécialement pour que tous puissent s’afficher ouvertement comme fervents supporters des équipes sportives de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Gérane Dorval, étudiante en communication sociale et stagiaire au Service de l’activité physique et sportive, espère que cette offre contribuera à faire grandir le sentiment d’appartenance de la communauté universitaire envers ses équipes, dont certaines sont des championnes dans leur discipline. «Les exploits des équipes sportives passent trop souvent inaperçus à l’université. Certaines équipes championnes ont peu de partisans qui vont les voir». La jeune femme a tenu également à rappeler que de nombreux sports sont représentés, dont le plus connu qui est le hockey, mais également, entre autres, le soccer, le badminton, le suite de la une cross-country et le cheerleading. Les sportifs des Patriotes se sont déjà prévalus de la prévente. L’engouement des femmes s’est manifesté rapidement, ce qui annonce un début

prometteur pour la suite. «Les sportifs sont habitués de porter la veste des Patriotes au style de la marque Adidas. Les filles semblent déjà enthousiastes pour le modèle plus actuel offert par Périgny, a avancé Madame Dorval. Le t-shirt a un style et des couleurs qui rappellent un peu le look hawaïen», a-t-elle fait remarquer devant la palette d’orange, de vert et de noir du logo.

Initiative du nouveau coordonnateur L’initiateur du projet est Daniel Payette, nouveau coordonnateur au Service de l’activité physique et sportive du CAPS depuis l’été 2013. «Je suis un ancien joueur de l’équipe de hockey des Patriotes et j’aurais voulu acheter pour moi-même des vêtements pour garder un lien, mais ce n’était pas possible avant. Je connaissais aussi d’autres anciens qui étaient intéressés, alors j’ai pensé réaliser ce projet», a-t-il expliqué. Monsieur Payette a voulu atteindre deux objectifs par la création d’une ligne de vêtements accessibles à tous. «Le premier objectif est de faire voir plus les couleurs des Patriotes et le deuxième est d’amasser des fonds pour améliorer les programmes et rehausser la qualité de l’expérience des équipes». Des tests de vente ont été faits pour vérifier la demande. «Les athlètes se procurent les chandails depuis quelques temps et nous offrons maintenant les vêtements aux étudiants. À ce jour, le test semble concluant et Monsieur Payette espère que les anciens Patriotes et les membres du personnel de l’UQTR encourageront également leurs équipes sportives. Pour compléter le portait des personnes

impliquées dans le projet, on retrouve Tommy Tremblay de l’équipe de hockey qui poursuivra la tenue de l’inventaire après la fin du stage de Gérane Dorval, de même qu’une coéquipière de l’équipe de cheerleading qui s’impliquera dans la vente.

«Je suis un ancien joueur de l’équipe de hockey des Patriotes et j’aurais voulu acheter pour moi-même des vêtements pour garder un lien, mais ce n’était pas possible avant.» — Daniel Payette, coordonnateur du Service de l’activité physique et sportive Cout et points de vente Les cotons ouatés longs et courts de même que les t-shirts pour homme, femme et enfant sont disponibles à quelques points de vente, dont le CAPS, la Coopsco de l’UQTR ainsi que lors des matchs des Patriotes. À l’heure actuelle, le tarif du coton ouaté pour homme a été fixé à 45$, le coton ouaté long pour femme à 55$, tandis que les t-shirts seront au cout de 18$ pour les adultes et de 12$ pour les enfants. Des bracelets orange et verts sont également en vente au cout de 2$ pour ceux qui souhaiteraient afficher plus discrètement leur appartenance. Les profits de la vente des objets promotionnels seront redistribués aux équipes qui pourront utiliser leur part selon leurs objectifs respectifs.

Photo: D. Janvier

Des modèles des Patriotes se sont prêtés au jeu dans la salle d’entrainement haute performance du CAPS pour présenter les nouveaux vêtements. Danick Malouin, athlète de l’équipe de hockey, accompagné de Gérane Dorval, stagiaire en communication sociale.


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ACTUALITÉS

10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

CRÉATION D’UNE CHAIRE DE RECHERCHE INTERNATIONALE

Visite des représentants de l’UQTR à Limoges L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et l’Université de Limoges en France ont récemment signé un protocole d’entente pour la création de la Chaire de recherche internationale sur les ressources forestières et les usages du bois.

Les deux universités coopèrent depuis 2009, année où une entente de collaboration scientifique a été conclue entre l’UQTR et le Laboratoire de chimie des substances de l’Université de Limoges. «L’entente avec l’Université de Limoges allait de soi étant donné

Les travaux de recherche menés dans le cadre de cette chaire, dont l’entente est valide pour cinq ans, visent à contribuer au développement de nouvelles stratégies de valorisation des ressources forestières de moyenne montagne, plus particulièrement du massif central du territoire limousin. La filière bois représente un secteur d’activités à fort potentiel de croissance dans cette région de la France avec des segments porteurs, comme le bois de construction et l’émergence de nouvelles utilisations de la biomasse forestière. L’expertise des chercheurs du Centre de recherche sur les matériaux lignocellulosiques (CRML) de l’UQTR sera mise à profit dans ce projet, alors que les résultats des travaux répondront également à des besoins et à des enjeux de la Mauricie. «Nous avons chez nous une expertise qui fait l’envie de plusieurs pays et cette nouvelle

«L’entente avec l’Université de Limoges allait de soi étant donné la complicité que nous avons développée ces dernières années»

Photo: Université de Limoges

Nadia Ghazzali, rectrice de l’UQTR, et Hélène Pauliat, présidente de l’Université de Limoges, au moment de la signature de l’entente. chaire de recherche démontre tous les efforts mis de l’avant afin de positionner l’UQTR parmi les leaders mondiaux de la valorisation des matières forestières», a confié Nadia Ghazzali, rectrice de l’UQTR. L’entente a été signée lors d’une visite d’une délégation trifluvienne en territoire français. Pour

l’occasion, Sylvain Benoit, directeur du Bureau de l’international et du recrutement (BIR) de l’UQTR, les professeurs François Brouillette et Daniel Montplaisir ainsi que Madame Ghazzali se sont déplacés afin de mieux connaitre les équipes de recherche et les infrastructures de l’Université de Limoges.

— Sylvain Benoit, directeur du Bureau de l’international et du recrutement de l’UQTR la complicité que nous avons développée ces dernières années», souligne Sylvain Benoit. Depuis 2011, quatre étudiants ont également obtenu une double diplomation UQTR/Limoges au niveau de la maitrise et deux autres étudiants complètent actuellement leur doctorat en cotutelle. (A.L.)

RECHERCHE EN TOXICOLOGIE MÉDICOLÉGALE

La détection du GHB dans les mèches de cheveux ANN-JULIE DUROCHER Journaliste

Dans le cadre d’un projet de recherche en toxicologie médicolégale, le professeur et chercheur de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), André Lajeunesse, tente de détecter des traces de GHB (gamma-hydroxybutyrate), communément appelé «drogue du viol», dans les cheveux. Grâce à la recherche de Monsieur Lajeunesse, du Département de chimie, biochimie et physique, on cherche à établir le seuil moyen de concentration de GHB dans les cheveux

humains, la substance étant déjà présente naturellement en très faible quantité dans le corps. Celui-ci contrôle les endorphines, source du sentiment de bien-être et de détente. Bien qu’il soit présentement possible de détecter le GHB dans l’urine et dans le sang des personnes en ayant consommé volontairement ou non, la substance disparait de l’organisme de six à huit heures après avoir été ingérée. On peut toutefois trouver des traces jusqu’à 15 heures après la consommation dans l’urine. Avec la recherche actuellement menée, cela pourrait faciliter le travail des policiers en permettant de prouver scientifiquement qu’une victime d’agression sexuelle a été droguée au GHB. En élargissant de beaucoup la période de détection de la drogue, cela permettrait de soulager plusieurs victimes en prouvant qu’elles ont été droguées au GHB.

Cueillette de cheveux Afin de mettre en place cette recherche, Monsieur Lajeunesse a procédé à la cueillette d’échantillons de cheveux les 27 et 29 novembre dernier auprès de la communauté universitaire et trifluvienne. Grâce à la catégorisation des échantillons basée sur leur couleur et sur le sexe du donneur, Monsieur Lajeunesse pourra déterminer les possibles variations. Ainsi, il espère établir un ratio de la concentration naturelle de GHB dans le corps pour être en mesure de voir facilement, lors d’une intoxication au GHB, si le taux est trop élevé. Éventuellement, il s’attardera aussi à l’âge de ceux qui ont fourni un échantillon. Cela pourra toutefois prendre des mois, voire des années, avant que les travaux de Monsieur Lajeunesse deviennent un protocole possiblement retenu

devant les tribunaux. Le gouvernement du Canada, via le site Internet Canadien en Santé, mentionne que le GHB «est un dépresseur du système nerveux central qui est présent naturellement dans l’organisme en très petites quantités. Cependant, il peut également être fabriqué.» Vendu illégalement sous différentes formes, il peut être ingéré, «généralement par voie orale, et peut être vendu sous forme de poudre blanche ou de capsules.» Parfois «vendu sous la forme d’un liquide transparent et incolore qui est inodore et sans saveur, il peut être glissé discrètement dans des boissons sans être décelé. Ses effets sédatifs empêchent les victimes de résister à une agression sexuelle. C’est la raison pour laquelle on l’appelle souvent la «drogue du viol».


ACTUALITÉS

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Laurent Constantin

JOURNÉE CONFÉRENCES

Deux groupes de recherches se réunissent

Voyage au centre du campus L’HEURE DES BILANS

D’une restructuration à l’autre Photo: Marc Ludvik

De gauche à droite: Sylvie Hamel, chercheure au GRIAPS et au CICC-UQTR, Julie Marcotte, codirectrice du GRIAPS, Natacha Brunelle, chercheure au GRIAPS, Robert Mantha, vice-recteur à la recherche et au développement, Marc Alain, directeur du CICC-UQTR, et Tristan Milot, codirecteur du GRIAPS. ANNE LAROSE Journaliste

Pour leurs 10 ans d’existence, deux groupes de recherche se sont offert une journée de conférences, le 29 novembre dernier, pour diffuser les résultats de leurs plus récentes études. Le Groupe de recherche et d’intervention sur l’adaptation psychosociale et scolaire (GRIAPS) et le Centre international de criminologie comparée - antenne UQTR (CICC-UQTR) ont uni leurs expertises afin de présenter des thèmes variés. Au cours de cette journée, à l’atrium C.E.U. du pavillon Ringuet, les conférenciers ont abordé des thèmes aussi variés que la résilience, la criminalistique, les gangs de rue, les jeunes toxicomanes, l’impulsivité des élèves présentant des troubles de comportement, les enfants et les adolescents traumatisés ainsi que la gestion du stress à l’adolescence. Plus de 180 personnes se sont inscrites pour assister aux 12 conférences offertes gracieusement. Tristan Milot, professeur au Département de psychoéducation et responsable du comité organisateur de l’évènement, s’est dit très content de la journée: «Des gens des cégeps, des centres jeunesse et des commissions scolaires se sont aussi déplacés pour assister à l’évènement», a-t-il commenté au terme de l’activité. La présence de représentants du Département de chimie et physique est également venue enrichir les connaissances des psychologues et des psychoéducateurs par un atelier sur la formation en criminalistique à l’UQTR. C’est en septembre 2012 que l’UQTR a lancé

un profil exclusif québécois en criminalistique au sein de son baccalauréat de chimie. Cette discipline souvent associée aux aspects fictifs de l’émission populaire CSI se veut une discipline scientifique à démystifier. Parmi les conférences offertes, la présentation des résultats préliminaires du projet novateur en toxicomanie en milieu carcéral, ayant fait l’objet d’une conférence au dernier congrès de l’Association des intervenants en toxicomanie par Chantal Plourde et Catherine Arseneault du Département de psychoéducation, a été présenté à ce nouvel auditoire. Le dernier atelier de la journée a fait état des nouvelles découvertes de Sylvie Hamel, professeure au Département de psychoéducation, ainsi que des chercheurs Marc Alain et Karine Messier-Newman, sur le phénomène des gangs de rue: «Avant, dans les interventions, on cherchait à sortir un jeune le plus rapidement possible d’un gang. Nous avons découvert que la rupture totale augmente la vulnérabilité. Maintenant, nous suggérons à l’intervenant de ”sortir le gang du jeune" avant de sortir le jeune du gang». Les autres partenaires de l’évènement étaient le Département de psychoéducation de l’UQTR, la Chaire de recherche du Canada sur les trajectoires d’usage de drogues et les problématiques associées, de même que l’UQTR. Le GRIAPS est composé de chercheurs qui étudient les problématiques liées à l’adaptation des enfants, des adolescents et des adultes de même qu’au développement et à l’évaluation des pratiques. Le CICC-UQTR est quant à lui composé de chercheurs qui s’intéressent aux phénomènes entourant la délinquance, la marginalité et les mécanismes de contrôle et de prévention formels et informels qui les régissent.

Il est arrivé décembre et, comme vous êtes probablement en fin de session, vous n’aurez peut-être pas le temps de lire cette édition du Zone Campus. Si jamais vous êtes en train de procrastiner, bonjour. En effet, c’est presque la fin. C’est la fin de l’année, de la session, de ma chronique bimensuelle au Zone Campus, du mandat de trois officiers de l’Association générale des étudiants de l’UQTR. Portons donc un dernier regard sur l’année 2013 et tentons de prédire ce que 2014 nous annonce. Depuis cet été, ou bien avant si on veut, on nous parle d’une restructuration administrative à l’AGE UQTR. Ça fait longtemps qu’elle est débutée, mais ça ne fait que depuis peu qu’on nous en annonce la fin. Du renvoi de la dernière directrice administrative, à l’été 2012, à l’embauche de celle présentement en poste, il se sera écoulé un peu plus d’un an. Durant ce long moment, l’Association générale des étudiants aura eu le temps d’engager et de renvoyer une adjointe administrative, d’ouvrir son nouveau pavillon à la vie étudiante ainsi que de faire décupler son nombre d’employés et de services.

Restructuration de l’exécutif Toutefois, ce n’est pas seulement au niveau de l’administration que l’AGE aura droit à une restructuration. Au niveau de l’exécutif même de l’Association générale des étudiants, il y aura un remaniement à effectuer. Avec le départ annoncé de François Arcand, à la vice-présidence aux finances et développement, le sage départ de Carol-Ann Rouillard, au secrétariat général, et le soudain départ de Mathilde Loiselle-Davidson, à la vice-présidence aux affaires académiques, ce sont de gros morceaux qui s’en vont. Sur un total de neuf exécutants, ces trois départs se sentiront assez rapidement, d’autant plus que deux d’entre eux avaient été élus par acclamation au printemps dernier. C’est à croire qu’ils se sont passé le mot. Non, écartons cette hypothèse. Décidément, le conseil exécutif de l’AGE UQTR a de la difficulté à retenir ses officiers ou, du moins, à afficher complet. L’an dernier, ce sont les communications qui ont été délaissées durant presque toute l’année. Ce printemps, le poste de vice-président aux affaires académiques des cycles supérieurs était resté vacant suite aux élections. Alors qu’il venait tout juste d’être comblé, JeanRené Leblanc, aux affaires sociopolitiques, tirait sa révérence. Cet automne, Mathilde Loiselle-Davidson s’absente pour une durée de six semaines en raison de son stage. Absence dont elle ne reviendra pas réellement. Que manque-t-il exactement à nos institutions démocratiques étudiantes pour

qu’elles soient plus attirantes? Des bourses d’officiers bonifiés? D’ailleurs, actuellement, l’Assemblée nationale du Québec croit que cela pourrait être une solution pour que de meilleurs candidats à la députation joignent les rangs. Dix mille dollars en une année, ce n’est peut-être pas assez comparativement aux efforts déployés par nos élus étudiants. Permettre aux officiers de prendre une sabbatique de leurs études? Cette mesure, prise dans d’autres universités, permet aux gens désirant ne pas mettre en péril leurs études de s’impliquer à temps plein. C’est ce genre de débat qu’il faudra tenir dans la prochaine année.

Magasinage des fêtes Je souhaite à Mathieu Roy et sa brigade que les jours de solde après Noël soient une belle occasion de recruter de nouveaux effectifs. Déjà que le conseil d’administration souffre depuis un bon moment de gens qui se couchent tôt, j’espère qu’il ne se réveillera pas dès janvier avec une dépression saisonnière. La lourdeur de la tâche que chaque exécutant effectue chaque semaine est assez importante. À effectif réduit, et ils l’ont vécu une bonne partie de l’année en 2013, cela a pour effet de rajouter encore plus de poids sur les épaules de chacun, puisqu’ils se partagent de nouveaux dossiers. J’espère donc que l’AGE ne reviendra pas les bras vides en janvier.

Élections printanières Sans aucun doute, le Québec tombera en élections au printemps. À la fin 2013, les élections municipales n’auront, que dans de rares cas, satisfait le jeune électorat. Maintenant que nous sommes pris avec Monsieur Lévesque pour les quatre prochaines années, pouvons-nous au moins nous débarrasser de la grande tragédienne libérale qu’est Danielle Saint-Amant? Avec la nouvelle loi électorale, les étudiants pourront enfin voter à partir de leur campus respectif pour le comté dans lequel ils sont inscrits. Alors, il n’y a aucune excuse pour ne pas aller voter. Simplement, il faudra encore attendre un peu avant de savoir qui sont les candidats qui s’opposeront à elle.

Joyeux Noël et bonne année Sur ce, profitez des deux semaines de vacances pour vous reposer et fermer vos livres. Probablement que vous en recevrez de nouveaux à Noël. Fêtez et mangez copieusement dans vos familles pour faire des réserves. Une nouvelle session va recommencer plus vite que vous ne le pensez, avec un Carnaval qui va foutre en l’air votre emploi du temps plus vite que vous ne le croyez.


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ACTUALITÉS

10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

QUESTIONS POUR UN CHAMPION

Une réussite pour la quatrième édition ANN-JULIE DUROCHER Journaliste

Le 5 décembre dernier, c’est dans une ambiance festive que la Chasse Galerie a accueilli la quatrième édition de Questions pour un champion, populaire activité de la Coupe des associations. Pour une deuxième année consécutive, Daniel Rock Généreux a été déclaré grand vainqueur. Comme à l’habitude, la participation à Questions pour un champion a été supérieure à celle des autres activités de la Coupe des associations, alors que quinze associations ont pris part à la compétition. «Il y avait environ une centaine de personnes dans la salle. Les gens s’emportaient, tellement l’engouement

était fort!», a affirmé la vice-présidence aux affaires socioculturelles, Marie-Laurence Audet. Les participants devaient tester leurs connaissances générales dans six catégories: art et littérature, histoire et géographie, actualité politique, biologie, sciences pures ainsi que sport. Les questions ont été élaborées par une partie de l’exécutif de l’AGE UQTR. Après les trois rondes opposant les différentes associations inscrites, c’est l’étudiant Philippe Pinard, représentant de l’Association des étudiants en ingénierie de Trois-Rivières (ITR), et Daniel Rock Généreux, de l’Association des étudiants en lettres et linguistique (AELL), qui se sont affrontés en finale, lors d’un match serré, pour le titre de champion ainsi que pour les cinq points remis à l’équipe gagnante pour la Coupe des associations. «C’est autant un test de connaissances générales pour moi qu’un plaisir de participer au quizz», mentionnait Monsieur Généreux à la suite de sa victoire.

Photo: Éloïse Bergeron

L’activité Questions pour un champion. Les spectateurs ayant été appelés à faire le plus de bruit possible dans la salle, tour à tour par association, c’est l’Association étudiante

en ergothérapie (AEE) qui s’est mérité les deux points pour l’esprit d’équipe et pour la participation.

NOUVEAU SITE INTERNET DU CIME

Faciliter l’accueil des étudiants internationaux Le 28 novembre dernier, Nadia Ghazzali, présidente de la Table régionale de l’éducation de la Mauricie (TREM) et rectrice de l’UQTR, accompagnée de Julie Anne Trottier, présidente du Comité international mauricien de l’éducation (CIME) et directrice générale du Collège Laflèche, ont procédé au lancement officiel de la carte de référencement du CIME et de son site Internet. Ces nouveaux outils de communication ont été mis en ligne dans une optique de développement de la coopération internationale et de la mobilité étudiante par les membres et les

partenaires du CIME. Ceux-ci «permettront de présenter la Mauricie de manière concertée et de valoriser la région comme lieu privilégié à découvrir», affirme Madame Trottier. «Que ce soit en nombre et en qualité, les programmes de formation offerts en Mauricie, dans tous les ordres d’enseignement, se comparent avantageusement à ceux qui sont offerts ailleurs dans le reste du monde», complète Madame Ghazzali. Ainsi, les étudiants internationaux qui seraient intéressés à venir faire des études dans la région peuvent y trouver un éventail d’informations allant du cout des loyers et du transport en commun aux informations sur les programmes collégiaux et universitaires. En

effet, les internautes ont accès, via un outil de recherche, à la liste des différents programmes de formation professionnelle, technique et universitaire offerts par les établissements scolaires de la Mauricie. Plusieurs liens permettent aussi aux visiteurs d’être redirigés vers d’autres sites d’information de la région. La réalisation de la carte de référencement a été confiée, à la suite d’un concours, à Luc Boivin, étudiant en procédés infographiques au Centre de formation professionnelle Bel-Avenir. Quant au site, le contrat a été donné à la firme LANEC à la suite d’un processus d’appel d’offres. La TREM regroupe des représentants administratifs des commissions scolaires, des

institutions d’enseignement privées (préscolaire, primaire, secondaire et collégial), des cégeps, de l’université et du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, en plus des organismes de développement régional et économique concernés par l’éducation à travailler de concert pour le développement en matière d’éducation de la région. Le mandat du CIME, sous-comité de la TREM, est de veiller à la réalisation d’actions concertées dans quatre champs d’activité: la mobilité étudiante et enseignante, la sensibilisation du public à l’international, la coopération internationale en éducation et le recrutement et l’accueil d’étudiants étrangers. (A.-J.D.)


ACTUALITÉS

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PROBLÈME DE CONSOMMATION

Recherche prometteuse en milieu carcéral De la première cohorte d’étudiants au doctorat en psychoéducation de l’UQTR, la doctorante Catherine Arseneault concentre présentement ses travaux sur les retombées du programme d’intervention en toxicomanie offert par le Centre de réadaptation en dépendance de Québec (CRIDQ) en milieu carcéral masculin de l’Établissement de détention de Québec (ÉDQ). Ce programme innovateur, dans le réseau des centres de détention québécois, vient en aide aux détenus aux prises avec des problèmes de consommation d’alcool ou de drogues. Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de recherche subventionné par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), intitulé «Évaluation des effets et bilan de l’implantation du programme d’intervention en toxicomanie offert par le Centre de réadaptation en dépendance de Québec à l’Établissement de détention de Québec». De 2011 à 2013, dans le cadre de son évaluation du programme, Madame Arseneault a comparé deux groupes: un groupe expérimental composé des détenus suivant le programme d’intervention à l’ÉDQ et un groupe contrôle composé de détenus ayant les mêmes caractéristiques que le premier groupe, mais provenant de l’Établissement de détention de Trois-Rivières. Ainsi, elle espérait pouvoir observer si le programme d’intervention en toxicomanie fait, tel qu’escompté, une différence et s’il entraine des effets sur les détenus. Au total, ce sont 150 détenus (80 de Québec, 70 de Trois-Rivières) qui ont participé à l’étude. «Le protocole de recherche prévoyait trois rencontres à différents moments avec chaque participant, soit au début, à la fin et six mois après le programme d’intervention. À chaque entrevue, j’ai utilisé plusieurs questionnaires d’évaluation mesurant, par exemple, la gravité de la toxicomanie, le pouvoir d’agir personnel, l’impulsivité, la détresse psychologique, le soutien social perçu, la motivation

au changement ou l’utilisation des services disponibles. Ces éléments permettent d’établir un portrait de la consommation et des autres sphères de vie des répondants», explique-t-elle.

Des conclusions attendues Madame Arseneault explique: «Le programme fournit l’occasion aux détenus de réfléchir à leurs habitudes de consommation pendant leur période d’incarcération. Il leur permet aussi de s’outiller pour éviter la rechute et de s’orienter vers les ressources appropriées, une fois libérés. Offert dans un secteur réservé de la prison, le programme peut accueillir 14 participants à la fois. D’une durée de six semaines, il s’intègre à un programme de réinsertion professionnelle et propose, en alternance, des activités scolaires et thérapeutiques. Le volet d’intervention en toxicomanie aborde différents thèmes: développement d’attitudes prosociales, hygiène et habitudes de vie, gestion des émotions, affirmation et estime de soi, prévention de la rechute, impulsivité et agressivité, relations interpersonnelles et motivation au changement.» Selon le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies, le nombre de détenus fédéraux qui ont commis leur délit un jour où ils avaient abusé d’alcool ou de drogue est estimé à 54%. Le pourcentage serait semblable pour ce qui est des détenus provinciaux. Avec l’analyse statistique de la chercheuse, cela devrait fournir un portrait du programme d’intervention en toxicomanie de l’ÉDC. «Nous souhaitons que notre étude permette notamment de cibler les changements nécessaires pour mieux répondre aux besoins de la clientèle carcérale. Nous espérons aussi qu’elle apporte des arguments en faveur de l’implantation du programme dans d’autres établissements de détention du Québec. De plus, les résultats seront livrés à la communauté scientifique et aux milieux de pratique. Cette transmission favorisera l’avancement des connaissances, encore trop peu nombreuses sur l’efficacité des programmes luttant contre la toxicomanie en milieu carcéral». (A.-J.D.)

FACILITER LES ÉTUDES UNIVERSITAIRES

302 000$ en bourses Le 28 novembre dernier, l’Université du Québec à Trois-Rivières a remis 302 000$ en bourses d’excellence et de persévérance. Lors de la cérémonie, c’est près de 80 étudiants, tous cycles confondus, qui ont reçu une bourse pour souligner leur détermination. C’est «sur la base de l’exemplarité de leur cheminement universitaire et de la qualité de leurs réalisations» que les 36 étudiants des cycles supérieurs se sont réparti les 208 000$ octroyés en bourses d’excellence à l’admission. Un montant de 5000$ a été remis aux 22 étudiants récipiendaires à la maitrise et 7000$ aux 14 doctorants. Ainsi, l’UQTR «vise à reconnaitre leur dynamisme intellectuel et à faciliter la poursuite de leur formation universitaire». Pour neuf étudiants du baccalauréat qui poursuivent aujourd’hui leur formation à la maitrise, chacun ont reçu une bourse d’appui à la persévérance d’un montant de 2000$ afin de souligner leur détermination à poursuivre aux cycles supérieurs. De cette façon, l’UQTR

souhaite «accroitre la rétention des étudiants talentueux» de l’institution. Trente-deux nouveaux étudiants à temps complet de programmes non contingentés provenant d’institutions collégiales de partout à travers le Québec ont été les récipiendaires de bourses d’excellence à l’admission allant de 2000$ à 3500$. Celles-ci ont été attribuées en fonction d’une cote de rendement au collégial supérieur à 32.

Soutien aux activités scientifiques L’UQTR accorde aussi chaque année une aide financière aux étudiants de cycles supérieurs afin de faciliter la diffusion de leurs résultats de recherche ici et à l’étranger. L’an dernier, l’université a octroyé 135 000$ à cette fin. Les étudiants du premier cycle peuvent aussi bénéficier de bourses de soutien aux activités scientifiques. Celles-ci visent à «encourager le gout de la recherche […] dès le baccalauréat». Ainsi, une douzaine d’étudiants ont pu participer à diverses activités scientifiques pour un montant dépassant 5000$. (A.-J.D.)

MATHIEU ROY, PRÉSIDENT DE L’AGE UQTR

À micro éteint MYRIAM LORTIE Journaliste

Il n’était pas écrit dans le ciel que Mathieu Roy, originaire de Lévis, allait un jour devenir président de l’Association générale des étudiants (AGE). Quand on regarde son passé, c’est un bel exemple de quelqu’un qui a su frayer son chemin à travers les différents niveaux de l’implication étudiante. Tout au long de l’entrevue, je le sens articulé, posé et réfléchi. En réalité, je le sens un peu tendu, analysant par réflexe ce que la journaliste en moi pourrait recracher en un venin de mots vicieux. À vrai dire, je cherche tout le contraire. Je m’immisce donc doucement dans cette vie privée qui n’est pas mienne, scrutant une énergie que je saisis en morceaux de casse-tête, me laissant imprégner de cette essence singulière qui m’intrigue. *

Études, amour et voyages… Après l’école secondaire, le choix de carrière n’est pas une évidence. Mathieu met du temps à trouver sa voie, en naviguant entre la technique en chimie-biologie et le préuniversitaire en sciences humaines, en passant par le DEP en services de la restauration. Il se rendra dans l’Ouest canadien à deux reprises où l’amoureux de l’eau qu’il est travaillera comme guide de pêche. Il y fera une rencontre amoureuse déterminante, une fille du Costa Rica qu’il ira rejoindre, comme toute bonne histoire d’amour, pour un séjour de neuf mois. Ce voyage semble être un point tournant sur la ligne de vie où s’installe la conscience que tout le monde n’a pas la même chance. Un regard brillant accompagne l’anecdote de deux jeunes frères dans la rue qui partageaient leur jus d’orange durement obtenu. C’est au Costa Rica, dans cet emploi de guide touristique et d’interprète local, qu’il découvre ce qu’il veut vraiment faire: du développement économique concret et à petite échelle. Il est charmé par cette idée d’utiliser le tourisme comme moyen de financement, «plutôt que d’avoir de grandes idées et de ne rien voir de ce que tu accomplis». Alors que sa relation amoureuse tire à sa fin, Mathieu, devenu trilingue, décide de revenir au Québec pour entamer des études universitaires. Son choix s’arrête sur le baccalauréat en histoire parce que c’est une science humaine qui a l’obligation d’aller chercher des informations dans les autres sphères.

lui permettrait de mettre à terme les dossiers inachevés. Cette décision était la bonne pour celui qui est «excellent dans rien, mais correct dans tout». L’aboutissement du projet de la haltegarderie auquel on réfléchissait depuis six ans est sa plus grande réalisation. Comment c’est, le poste de président? Mathieu Roy ne s’en cache pas: «C’est très exigeant, parce qu’il faut être prêt à sacrifier beaucoup, pour une appréciation variable», mais il se dit confortable dans cette position. Je me demande s’il n’a pas l’impression de se travestir en oubliant parfois des morceaux de sa personne afin de mieux servir. C’est en quelque sorte volontaire de s’effacer au profit de l’opinion collective: «La vérité pure n’existe pas. Il faut être conscient que les décisions au sein de la société sont une forme de vérité.» Il lance le message aux étudiants de ne pas hésiter à s’impliquer pour le sentiment d’accomplissement qui en résulte. Ce pouvoir de changement à petite échelle n’est pas monnayable et permet d’évoluer grandement comme personne. * Mathieu Roy atteint cette année le maximum de trois mandats au sein de l’AGE, et il termine par le fait même son baccalauréat en histoire. Après avoir pris le temps de relaxer avec la famille et les amis un peu négligés après cette année intense, Mathieu compte bien retourner à ses premiers amours dans le tourisme ou encore dans un organisme à but non lucratif. Si on lui demande s’il aura une carrière politique, il répond que «ce n’est pas nécessairement un but, mais que la porte n’est pas fermée». Au terme de cette entrevue «plus difficile qu’avec les autres journalistes», à travers des yeux rieurs et la stature d’un cœur barricadé, je crois entrevoir une certaine fougue et une grande sensibilité, cachant les douces idées qu’un rêveur dissimule en son intérieur. Ce qu’on peut lui souhaiter pour la suite? Être heureux, à travers des changements tangibles autour de lui, dans de petites choses aussi simples que le sourire de touristes devant un gros poisson ou de jeunes garçons dans la rue au Costa Rica.

L’implication étudiante Après avoir été président de l’Association des étudiants en histoire, il obtient le poste de vice-président à la vie associative et à l’environnement au sein de l’AGE UQTR. Au printemps 2012, devant une équipe très forte et plusieurs défis à relever, il décide finalement de poser sa candidature comme président, ce qui

Mathieu Roy, président de l’Association générale des étudiants de l’UQTR.


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10 décembre 2013 au 13 janvier 2014 Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

SOCIÉTÉ L’APLOMB DANS LA TÊTE

L’Essence coute cher LILI BRUNET ST-PIERRE Chroniqueuse

Écrire. Écrire sur quoi? La fin de session m’a vidée de mon contenu, m’a saturée. On a dissout ma substance dans un liquide flou et je me sens flouée. J’ai relu mon livre d’histoire par nostalgie, et j’ai exécuté un dérapage en règle sur Wikipédia. J’ai passé d’hyperlien en hyperlien pendant des heures; Hippocrate, Aristote, la fresque L’École d’Athènes de Raphaël, Platon, la Raison, la gravure Le Songe de la Raison produit des monstres de Goya, l’animal-machine de Descartes. Puis j’ai écouté Dark Side of the Moon en simultané avec Alice au pays des merveilles. J’ai fait une chute interminable dans Internet comme Alice dans le terrier du lapin blanc. J’ai perdu trop d’heures sur mon étude. Je suis en retard, en retard, en retard. Run, rabbit, run Dans le mot «université», il y a «univers». Universalisme. Universel. L’éducation et le savoir, à Athènes puis pendant des siècles, constituaient l’idéal humain. On parlait du savoir et des idées avec des lettres majuscules. Mais aujourd’hui, qui

a-t-il de suprême ou de capital dans les études que l’on mène? Dans les diplômes que l’on reçoit? J’en appelle à votre humilité. Le lycée avait pour but premier pour Aristote d’ouvrir l’esprit humain à la raison, la raison qui s’épanouissait parallèlement à la connaissance. LA connaissance, englobant tout ce que l’on peut apprendre, un tout infini et sans limites. On voulait s’initier à la critique, à la remise en question, relativiser et réfléchir. Les séances de réflexion que relatent tous ces penseurs dans leurs écrits… on pourrait dire que c’était comme écouter les nouvelles du soir, ou faire la sieste en après-midi. * Des séances de réflexion, couché sous un arbre jusqu’à ce qu’une pomme te tombe sur la tête et t’inspire la théorie de la gravité. Méditer, couché sur ton lit jusqu’à ce que la position d’une mouche dans le coin de la chambre t’inspire un théorème géométrique. On se dit qu’Aristote, Newton ou Descartes sont les génies d’une autre époque. Des étoiles filantes du passé qu’on évoque dans toutes les disciplines, ou presque. C’est vrai, ne sont-ils pas géniaux? Ils ont touché à la , la géométrie, la politique, les mathématiques, la physique, la sociologie, l’économie. Nous les évoquons dans tous les champs de connaissance, au secondaire, au collégipsychologieal et dans toutes les universités. Mais est-ce que c’est possible aujourd’hui pour un tel génie de naitre? Est-ce-possible pour un génie

de pondre une théorie révolutionnaire aujourd’hui, étendu sous un arbre ou dans son lit, en regardant par la fenêtre? Aurait-il, avant toute chose, le temps de réfléchir? Prendrait-il le temps de considérer la position de cette mouche dans le coin de sa chambre? * Un génie, aujourd’hui, ça va à l’université. Un génie ça fait un bacc, une maitrise, un doctorat. Dans un domaine particulier, pas douze. Un génie, ça passe chaque saison de sa jeunesse à boire du café sous un néon usé. Les génies d’aujourd’hui ont des horaires et des notes. Des notes en pointvirgule pondérées. Ils se prononcent sur des questions précises et doivent synthétiser. Les génies, aujourd’hui, apprennent par cœur mais ne réfléchissent pas. Leur université ne le leur exige plus déduction, approfondissement et questionnement. Elle leur exige 1123,15$. On n’a pas le temps, aujourd’hui, d’être des génies. Descartes, s’il avait été au baccalauréat en mathématiques, aurait peut-être juste roulé bien serré son journal pour écraser la mouche sur le mur, et serait allé terminer son travail de session en flirtant sur Facebook. Newton aurait peut-être pris en photo la pomme qui lui est tombée sur la tête pour la mettre sur Instagram, comme un con. Les philosophes ont cherché l’Essence avant JésusChrist et ont fait couler toute l’encre du monde sur le sujet, mais avons-nous vraiment fait le tour de la question, aujourd’hui? L’Essence, la raison… Le

fondamental est affaire classée. Nous passons aux choses sérieuses, au concret. * Un diplôme de notions générales répétées au cube, c’est ça, la connaissance? Un diplôme qui t’en impose un deuxième, te fait lire une tonne de Power Points rébarbatifs et t’enfonce dans la marge de crédit, c’est ça, la culture? Elle est où, l’Essence, dans ton plan de cours? Dans l’horaire de travail, entre l’étude et Occupation double, quand est-ce qu’on y touche? Entre deux changements d’huile?

L’Essence, ça coute cher Peut-être que c’est dans les moments de pause, ceux où l’on perd le fil et qu’on fixe le vide, qu’on s’en approche. Quand on délire avec notre ami un peu sauté (celui qui étudie en philo) dans le divan à deux heures du matin, grisé et béat. Qu’on part sur des divagations argumentatives et contemplatives. C’est possiblement en écoutant du Pink Floyd qu’on touche à notre Essence. Ou à la dernière scène d’un film qui nous laisse émerveillé. C’est juste une phrase, parfois une image ou un moment qu’on essaie de décrire infiniment sans pouvoir le rendre proprement, jamais. Peutêtre que c’est en dévisageant ce qui nous entoure, en contemplant les jours et les plafonds que l’on trouve la solution. Et c’est peut-être précisément après un postdoctorat que l’on perd toutes nos questions. Run, rabbit run.

TOUT EST BIZARRE

La démystification de Noël NICOLAS GAUTHIER Chroniqueur

Nous y sommes enfin! La magie de Noël empeste les centres commerciaux, la musique traditionnelle étouffe nos oreilles, la neige s’accumule, les lumières pullulent, le kitsch est de mise et c’est le retour de l’Ô très sacré ciné-cadeau. Je dois le confesser, j’adore Noël. J’aime profondément tout ce qu’apporte le temps des fêtes, et j’ai mes traditions, comme écouter Die Hard. Mais d’où viennent tous ces archétypes étranges, comme le père Noël, le sapin, les cadeaux… Où est le rapport avec le p’tit Jésus? Je vous propose donc une enquête sur ces étranges traditions festives… et pardonnez à l’avance le caractère profondément ostentatoire de cette chronique! Sur les traces du père Noël Ce gros barbu immortel qui distribue des cadeaux est une bizarrerie prise pour acquise. Saviez-vous que le père Noël trouve son origine dans la rencontre de Thor et du dieu celte Gargan? C’est la théorie la plus probante, émise en 1952

par le chanoine de Cossé-Brissac. D’abord, le géant mythique celte nommé Gargan était très prisé des Gaulois. C’est un Dieu guerrier et bienfaiteur qui symbolisait la lutte des Gaulois contre les Romains. Dans la tradition, il était très gros, vieux, barbu et apportait des cadeaux aux enfants, qu’il transportait dans une hotte. Fait notable, il ne donnait des cadeaux qu’en temps de guerre et seulement aux enfants qui avaient perdu un parent au combat. Lors de la guerre de Cent Ans, la propagande française l’a remis au gout du jour et le personnage a été christianisé. Ce géant était souvent confondu avec Thor, le dieu scandinave de la foudre et du feu. Chez les vikings, Thor était parfois représenté en vieillard avec une barbe blanche, vêtu de rouge et qui descendait dans les cheminées lors des froides nuits d’hiver pour rejoindre son élément, le feu. Le père Noël est donc une synthèse d’archétypes païens. On retrouve aussi Saint-Nicolas de Myre, évêque de l’Empire romain d’Orient qui distribuait de la nourriture aux pauvres, vers l’an 300 de notre ère. Il a sans aucun doute rapport dans l’évolution du mythe du père Noël. Dès le Xe siècle, la culture française intégrait Saint-Nicolas qui, dans son costume d’évêque rouge, allait de maison en maison pour donner des cadeaux aux enfants sages. Dans le Saint-Empire romain germanique, c’était Sinterklaas, le Saint-Nicolas allemand, qui accomplissait

cette tâche, et c’est de là que vient Santa Claus. Il faut dire que les Allemands, toujours plus violents que les autres, avaient un père Noël méchant, le père Fouettard, pour punir les mauvais enfants. À la première infraction, il laissait un âne en papier sur la fenêtre de la chambre; à la seconde, il fouettait l’enfant pour ensuite le manger. Alors, pour se plonger dans l’esprit de Noël, voici une comptine moyenâgeuse à l’origine de cette tradition.

Un conte de Noël Ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs. Perdus, ils demandèrent l’hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir. Le Bon Saint-Nicolas vint à passer, sept ans plus tard, et demanda à son tour l’hospitalité. Il insista pour manger le petit plat salé sept ans plus tôt préparé. À la première bouchée s’enfuit le cruel boucher, et à Saint-Nicolas de ressusciter les trois enfants. Saint-Nicolas interpela le boucher fuyant et lui dit que s’il se repentait, Dieu lui pardonnerait. Le boucher fit pénitence, mais un peu trop tard, et pour l’éternité, devint le père Fouettard… C’était ça qu’on chantait aux enfants du Moyen Âge!

Lorsque le pouvoir s’en mêle Spoiler, Jésus n’est pas né le 25 décembre! Ni la date, ni l’année ne peuvent être établies avec

certitude. L’histoire stipule que la naissance de Jésus coïncide avec un recensement général des citoyens de l’Empire romain, ordonné par César Auguste. Or, il y a eu trois recensements sous César Auguste, soit en -28, en -8 et en 14. La date du 25 décembre de l’an -1 de l’ère chrétienne a été fixée vers l’an 500 par un moine nommé Denys le petit. Par contre, les peuples germaniques et celtes célébraient entre le 21 et le 25 décembre le solstice d’hiver, qu’ils avaient parfaitement calculé grâce aux mouvements des étoiles. C’était pour eux, en quelque sorte, le début d’une nouvelle année. D’ailleurs, ils utilisaient souvent un sapin pour symboliser le renouveau de la vie, le conifère étant un des rares arbres à ne pas «mourir» l’hiver. Finalement, ces traditions ont été intégrées au christianisme. La colonisation européenne a ensuite transporté Noël partout sur Terre. Puis, un jour, les marchands exploitèrent le filon. Les Américains normalisèrent ensuite les dogmes de Noël au cours du XXe siècle, notamment lors de la Deuxième Guerre mondiale, pour qu’enfin, aujourd’hui, Noël soit la célébration du renouveau de l’économie. Chaque année, on peut compter sur le père Noël pour venir sauver Wall Street. J’oubliais, en Australie, le père Noël va de maison en maison sur une planche de surf!


SOCIÉTÉ

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ANTHROPOLOGIE MODERNE

L’affront des générations STÉPHANIE GLADU Chroniqueuse

Les X, les Y, les Z ou les C, appelez-les comme vous le voulez, mais une chose reste certaine: il y a, entre les générations québécoises, des fossés infranchissables. Personne n’écoute personne, personne ne comprend personne et tout le monde crie sur tout le monde. Par contre, il y a un élément sur lequel tout le monde s’entend, c’est que c’était donc bien mieux dans notre temps...! Je me suis amusée à dresser un bref portrait des générations du moment. Ça n’a rien de scientifique ni même de subtil. Ce ne sont que des observations remplies de préjugés comme je les aime!

Génération X: Les post-boomersà-marde. Tout d’abord, il y a la fameuse génération X, celle dont tout le monde parle depuis des années. Des vieux croutons qui ont passé leur jeunesse à fumer de l’herbe et à danser nu dans les champs pour ensuite finir en habit cravate dans une tour à bureaux quelconque... Des rêveurs. Ce sont eux qui ont été les pionniers de la mode des prénoms unisexes: Marcel/Marcelle, André/Andrée, Daniel/Danielle et, pour les moins chanceux, Carol/Carole. Quelle mau-

vaise idée. C’est la génération où les Ghislain, les Réjean et les Robert ont de grosses compagnies pis bien des blocs sur la Rive-Sud. Les mêmes qui prennent une semaine de vacances l’été pour amener leur petite femme se faire griller les fesses à Myrtle Beach aux States (une semaine, parce que deux semaines c’est beaucoup trop de temps libre à gérer). C’est également la génération où les Francine, les Sylvie et les Louise sont capables de te faire n’importe quel rebord de pantalon entre deux épisodes du Banquier et ont les capacités pour te gosser des rideaux à partir de tout, même d’un drap contour. Les Yves, les Johanne et les Denis de cette génération ont la fâcheuse manie de toujours essayer de nous faire feeler cheap d’être née dans les années où il y avait plus que trois postes à la télé. Ils essaient toujours de nous faire croire qu’ils ont grandi dans la misère noire comparativement à nous... Ils ont peut-être grandi dans des conditions moins douillettes que nous, mais une chose est sure, ils vont vieillir dans le confort et la ouate, les vieux maudits... liberté 55, gang de chanceux!

«non» et remettent tout en cause. Les Maude, les Alexandre et les Catherine n’appartiennent à personne, pas même à un employeur. Ce sont d’heureux infidèles, que ça vous plaise ou non, et que ça leur plaise ou non. C’est avec cette génération qu’est arrivée la folie des prénoms-composés. Pour les filles, on jumelait les prénoms avec «Marie»: MarieÈve, Marie-Pierre, Marie-Soleil. Pour les gars, un peu plus de choix, on jumelait les prénoms avec «Marc», «Jean» ou «Pierre»: Marc-André, Marc-Antoine, Jean-François, Pierre-Luc. Si ton prénom était jumelé avec un autre prénom que ceux-là, bahhh... t’étais fucké.

Génération Y: Génération de perdus, oui!

En 90, le Maxime était un peu comme la Sylvie des années 70, il était partout. Il y en avait au moins quatre par classe! Étrangement, au primaire, toutes les mères de mes amis prénommés Maxime s’appelaient Sylvie... En fait, oubliez ça! Toutes les mères de mes amis au primaire s’appelaient Sylvie...

Personne n’écoute personne, personne ne comprend personne et tout le monde crie sur tout le monde. Par contre, il y a un élément sur lequel tout le monde s’entend, c’est que c’était donc bien mieux dans notre temps...!

Génération Z: Les petits *** d’enfants roi. En terminant, la génération Z, ou C pour «hyper-connecté», a été élevée avec Caillou qui pétait des coches à chaque émission pour avoir sa bébelle. Ils ont appris à parler de leurs Zémotions avec un grand Z pour épanouir leur petit Moi intérieur. Ils ont grandi avec les réseaux sociaux et n’ont aucune idée qu’il fut un temps où il y avait une barrière entre la vie privée et la vie publique. J’aimerais bien vous dire ce que font les Mathis, les Justine et les Noah de différent des autres générations, mais je ne le sais pas pantoute, parce qu’on vit carrément sur deux plateformes différentes. Par contre, ce que je sais, c’est qu’ils ont repris la bonne idée des prénoms-composés et les ont adapté à leur génération pour les rendre origi-fucking-naux. Maintenant, plus question de «Marie», de «Jean» ou de «Marc», non! On accorde n’importe quel prénom, ou devraisje dire n’importe quel son primitif, avec un prénom, ce qui donne des Lou-Ann, des YanNoam, et des christis de Lili-Rose...

Personne ne comprend personne Pas bien bien mieux que la génération précédente, la génération Y est la génération de fouteurs de trouble. Ayant grandi avec Passepartout, Mortal Kombat et les Tortues Ninjas, les Marc, les Carl et les Guillaume refusent de grandir. Ils sont encore pris dans la phase du

C’est normal qu’on se comprenne pas, on ne parle juste pas le même langage: les X parlent de piasses, les Y parlent avec leur nombril et les Z parlent un dialecte informatique qui contient beaucoup trop de voyelles à mon gout. C’était donc bien mieux dans mon temps!

ENTRE LES DEUX PÔLES

Réflexion à propos de la guerre et de l’amour KÉVIN GAUDREAULT Chroniqueur

Deux mots, deux extrêmes. Au nom de l’amour, plusieurs sont prêts à «aller en guerre». Que ce dernier soit vrai, ou faux, il est possible d’aller loin à partir de celuici. L’amour et la guerre sont deux réalités ayant des motivations opposées, mais pouvant également se rejoindre sur certains points de vue. Il n’est pas souhaitable que les deux se chevauchent dans les similarités. Toutefois, lorsque nous y accordons une attention, il est possible d’y avoir matière à réflexion. Si nous partons d’un point de départ affirmant qu’un amour est vrai, il serait donc un type d’antagoniste de la guerre. Dans cette avenue, l’amour serait teinté d’une capacité à respecter autrui, autant que soi, dans la satisfaction de ses besoins. C’est la possibilité de reconnaissance dans le monde de ce qui est beau, paisible et de nature bienveillante. L’amour (non seulement en relation conjugale, mais en général) pourrait aussi être caractérisé par la disponibilité, le partage et la générosité de soi avec l’environnement et les gens qui y sont impliqués. Les sacrifices par rapport à soi-même

sont envisageables vis-à-vis les autres, et cela, sans attente quoi que ce soit en retour. De l’autre côté, il y a la guerre, source de violence sous toutes ses formes. Elle a comme caractéristique de s’approprier par la force, l’environnement et les gens qui la composent. La guerre est également représentée par la soif d’appropriation de territoires, de matériaux et de satisfactions, et ce, autant à simple qu’à grande échelle. Elle a avant tout comme motivation la domination. Sur cette piste, le pouvoir sur l’autre et sur son environnement pourrait être un besoin à combler, pour toutes sortes de motivations directes ou indirectes.

Le harcèlement, les attaques et les homicides sont l’équivalence au niveau individuel des menaces, des tirs de missiles et des génocides au niveau collectif. Ces descriptions respectives de l’amour et de la guerre sont des suggestions caricaturales. Toutefois, comme nous le verrons un peu plus loin, l’amour et la guerre peuvent s’entremêler, autant collectivement qu’individuellement. Que ce soit l’homme ou la femme avec la personne qu’il ou qu’elle «aime» ou le gouvernement d’un pays qui veut le «bien» pour une collectivité, certains sont capables d’aller jusqu’où ils ne se

sont jamais rendus avant. D’un point de vue sombre, il est possible qu’un(e) partenaire exige à l’autre certaines restrictions dans sa liberté et ses droits. Ses motivations peuvent être de nature à vouloir s’approprier l’autre personne. Prenons l’exemple d’un homme qui empêche sa conjointe d’aller voir des ami(e)s pour faire une activité amicale. Ou une conjointe empêchant son mari d’avoir des discussions avec d’autres femmes. Ces personnes agiraient comme si elles étaient en guerre (dictature), sans réelle présence de principe égalitaire ou de respect de la liberté. À la base, selon la plupart des définitions que les gens accordent à l’amour, ce dernier ne sert pas prioritairement à satisfaire ses besoins personnels. Lorsqu’un(e) partenaire se comporte dans ses relations de manière à vouloir satisfaire ses propres besoins avant tout, il peut y avoir possibilité de se questionner à propos de sa capacité d’aimer. Il est aussi possible qu’une personne ayant peu de respect pour elle-même ou une estime fragile puisse trouver difficile d’en «aimer» une autre. À partir de cela, il est également envisageable de suggérer comme hypothèse que celle-ci pourrait continuellement tenter de répondre à ses propres besoins insatisfaits, sans réel succès. La pertinence de l’expression qui dit que «pour aimer, il faut être capable de s’aimer soi-même» pourrait alors prendre un certain sens. La guerre peut s’installer dans un couple, tout autant qu’entre des groupes. Un partenaire

laissé par l’autre peut ressentir le besoin d’avoir le dernier mot ou de faire souffrir en retour, en raison d’une profonde soif de vengeance face à la colère. Le harcèlement, les attaques et les homicides sont l’équivalence au niveau individuel des menaces, des tirs de missiles et des génocides au niveau collectif. La guerre n’est jamais juste ou acceptable. Mais selon les opinions qui diffèrent, dans certaines conditions particulières, elle peut se permettre d’exister (par la défense) lorsque les droits et libertés d’autrui sont brisés. Dans ce cas, il serait nécessaire d’encourager l’expression, les actes de courage et l’affirmation face à ces différentes injustices. Car cette guerre, au nom de «l’amour», peut sembler digne de ce nom pour l’initiateur… et se doit de ne pas être alimentée. Les parallèles entre les deux thèmes sont possibles et le sujet est discutable, puisqu’il peut toucher chacun d’entre nous. L’amour et la guerre font partie de l’existence humaine et, sur certains points, ils peuvent se confondre de façon surprenante. Combien d’agresseurs ou de meurtriers disent agir violemment par amour pour une autre personne? Le sentiment de ne pas être aimé par l’autre à un juste niveau ou équivalent peut être un élément alimentant ces actes. De plus, il est possible de proposer l’hypothèse que dans certaines conditions, il ne s’agit pas d’amour, mais de possession, et cela au même titre qu’une possession territoriale ou qu’une possession de ressources par un gouvernement en guerre.


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SOCIÉTÉ

10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

VA VOIR AILLEURS (J’Y SUIS)

Êtes-vous narcissique? Réponses: 1. a=2 points, b=1 point, c=3 points ; 2. a=1, b=2, c=3 ; 3. a=2, b=3, c=1 ; 4. a=3, b=1, c=2 ; 5. a=2, b=3, c=1 ; 6. a=3, b=1, c=2 ; 7. a=3, b=1, c=2 ; 8. a=2, b=1, c=3 ; 9. a=2, b=1, c=3 ; 10. a=1, b=3, c=2.

SÉBASTIEN DULUDE Chroniqueur

Cette semaine dans votre magazine Fail d’aujourd’hui, le quiz indispensable: «Êtes-vous narcissique?» Prêts pour la vérité-choc? À vos crayons! Photo: Courtoisie

1. À l’aéroport, votre chum/blonde revient d’un voyage de deux semaines. a) Dès son arrivée, vous postez sa photo sur Instagram #deretour #enfin #likes4likes #pleasefollow #followback #me #love. Ensuite vous vous embrassez. b) Dès son arrivée, vous lui demandez qui sont ses trois ami/e/s ajouté/e/s récemment sur Facebook. c) Dès son arrivée, il/elle reçoit votre texto: «ctait trop long dsl jai rencontre kkun dsl :/ ++ yolo»

c) Sérieux, si c’était pas des fautes, j’aurais eu C-.

2. Tout le monde s’entend pour dire qu’il est important d’aller voter. Personnellement, votre principale raison d’aller voter est:

5. Laquelle de ces situations vous enrage le plus?

a) Vous voulez plus de services et moins d’impôts. Moins d’attente à l’hôpital et moins d’impôts. Moins de trafic sur le pont et moins d’impôts. Plus de stationnements et moins d’impôts. Moins de taxes et moins d’impôts. Plus de retour d’impôts et moins d’impôts. b) Vous n’avez pas envie d’entendre parler du même premier ministre pendant encore quatre ans à la télé. c) Vous prenez le congé de quatre heures offert par votre employeur et vous allez au centre d’achat.

4. Votre style musical préféré est: a) Le reggae (et la musique de hippie en général) b) «Bonne fêêêête (votre nom), bonne fêêêête (votre nom)…» c) Le karaoké

a) Le téléphone de votre ami/e peut faire des selfies et pas le vôtre. b) Vous avez assisté à l’enregistrement de TLMEP et on ne vous a pas assis/e dans le champ des caméras. c) Votre nouvelle photo de profil est en ligne depuis 10 minutes et personne n’a encore liké.

6. Dans un monde de rêve, vous seriez:

a) Un écrivain célèbre b) Un acteur célèbre c) Un musicien célèbre

7. Parmi les personnalités suivantes, vous vous identifiez le plus à:

3. Vous venez d’obtenir un E dans un examen. Laquelle de ces réactions vous apparait la plus normale?

a) Sérieux, le/la prof me voulait trop, je l’ai ignoré/e, et là je paye le prix. b) Sérieux, le/la prof veut trop me revoir la session prochaine.

8. Laquelle de ces situations vous semble la moins acceptable?

a) Doc Mailloux b) Luka Rocco Magnotta c) Gab Roy

a) Vos amis Jean-Philippe Auger-Aucoin et

Marie-Emmanuelle Gerber-Larue ont nommé leur fille Marie-Philippe Auger-Gerber-AucoinLarue. b) Votre chum/blonde ne veut pas d’enfants parce qu’il faudrait transformer la pièce où il/ elle expose tous ses trophées en chambre de bébé. c) Votre chum/blonde veut un enfant parce qu’il/elle est tanné/e de toujours recevoir les mêmes compliments par des passants à propos du chien.

9. Vous croisez une célébrité internationale dans la rue. Quel sera votre souvenir le plus marquant? a) Vous avez une paire de souliers qui ressemble un peu aux siens. b) Votre photo de ladite célébrité a été retweetée 11 fois. c) Vous n’en gardez aucun souvenir, puisqu’immédiatement après vous avez cru entendre quelqu’un prononcer votre nom. (Erreur, c’était un clodo qui éternuait.)

10. Parmi ces scénarios, lequel vous apparaît le plus vraisemblable? a) Vous êtes agent d’immeuble et vous apparaissez en chest sur votre photo. b) Vous êtes drummer dans un groupe et songez à une carrière solo. c) Vous êtes gynécologue et vous replacez vos cheveux en vous regardant dans le spéculum (du latin speculum, miroir). *

OPINION

Vous avez obtenu entre 10 et 16 incl.: Vous êtes terriblement narcissique. Limite asocial. Vous choisissez des ami/e/s moches pour mieux vous faire paraitre. Vous partez en voyage pour montrer votre photo de passeport. Vous avez ouvert un compte Facebook pour votre chat. Vous avez fait imprimer, sur la même tasse à café, l’origine étymologique de votre nom, les caractéristiques de votre signe astrologique et votre face. Vous avez obtenu entre 17 et 23 incl.: Vous êtes épouvantablement narcissique. Limite paranoïaque-psychotique. Lorsque vous écoutez le hockey à la télé et que le coach demande un temps d’arrêt pour un conciliabule de joueurs, vous croyez qu’ils parlent de vous. (Rassurezvous: ils ne parlent pas de vous. Ils parlent du tueur à gages qu’ils ont engagé pour vous buter.) Vous avez obtenu entre 24 et 30 incl.: Vous êtes atrocement narcissique. Limite mégalomane. Vous possédez une pièce secrète dans le sous-sol où vous exposez quelques centaines de moulages en plâtre de vos organes génitaux. C’est dans cette pièce que vous faites du vélo stationnaire chaque matin en écoutant I’m Too Sexy dans le tapis. Il vous arrive, lors de certaines soirées mondaines où vous ne connaissez personne, de faire semblant de parler anglais et de vous présenter en disant: «Hi, my name’s Fred. I wrote I’m Too Sexy back in the days.» Si vous êtes une femme, vous dites plutôt: «Salut, moé c’est Marie-Pierre. Éric Lapointe a écrit une toune pour moi, tsé. J’sais pas si tu connais Marie-Stone…» Toujours dans ce même sous-sol, vous avez enregistré plus de cd que Normand L’Amour et plus de capsules vidéos que Violongay. Vous êtes pour votre entourage ce que l’herpès buccal crée le jour de vos noces: un immense malaise.

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Confiance ébranlée JEAN-FRANÇOIS CHAPDELAINE Département de sciences humaines

Si nous parcourons le procès-verbal de la réunion du conseil exécutif de l’AGE UQTR, tenue le 3 octobre 2013, il est possible d’y lire: «La vice-présidence aux affaires académiques exprime sa déception qu’un engagement ait été pris par la présidence quant à la validité des résolutions à la suite de l’AGA lors d’une perte de quorum alors qu’il existait déjà un flou.» Pour ceux à qui cette phrase semble ne

rien dire, il est écrit en gros que la vice-présidente aux affaires académiques, Mathilde Loiselle-Davidson, n’était pas d’accord avec l’engagement qu’a pris le président de l’AGE UQTR, Mathieu Roy, lors de la dernière Assemblée générale. Ce dernier avait affirmé à un étudiant inquiet qu’à l’avenir, lorsque l’Assemblée générale se terminerait par une perte de quorum (pas assez de personnes présentes), les décisions prises avant ce moment seront considérées valides. Ce fait s’ajoute à un autre évènement similaire, survenu l’an dernier lors de l’Assemblée générale annuelle de 2012. Lorsque le quorum a été perdu, le conseil exécutif a décidé sans aucune consultation et sans en informer les

membres que les décisions de l’Assemblée seraient suspendues jusqu’à une prochaine assemblée. Pire, le 8 novembre 2012, la secrétaire générale de l’époque avait informé son conseil que cette décision était erronée. Il fut proposé alors la publication d’un erratum pour expliquer aux membres et aux instances l’erreur qui avait été faite. L’exécutif a rejeté à l’unanimité cette résolution. La vice-présidente sociopolitique de l’époque, Ann-Julie Durocher, avait alors affirmé: «À première vue, je serais d’accord puisque je trouve dommage que nous nous soyons trompés. Je ne suis pas nécessairement en faveur d’un erratum, cependant. Je crois que nous avons créé un précédent, mais assumons ce que

nous avons fait […]. Peut-être avons-nous créé un précédent, mais j’assumerais cela et je crois que nous devrions aller de l’avant.» Ces faits illustrent une vérité bien triste concernant le Conseil exécutif de l’AGE UQTR. Cette instance a gardé toutes ses mauvaises habitudes «feuqiennes», préférant travailler derrière des portes-clauses, préférant ne pas consulter ses instances pourtant supérieures, préférant persister dans l’erreur qu’admettre des fautes. On prétexte des flous qui sont ensuite interprétés en défaveur de l’Assemblée générale, mais on «exprime une déception» lorsque l’inverse se produit. Voulons-nous vraiment de cette culture autoritaire pour diriger notre association?


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LOISIRS Le p’tit Zouéki illustré

Jeux

Thème: Rédiger (8 lettres) Alphabet Autographe Billet Braille Buvard Calligraphie Chapitre Clé Début Dialogue Encre En-têtes Épilogue Fin

Idée Lettre Mine Mot Notation Note Ordinateur Orthographe Page Palindrome Papier Paragraphe Plume Point

Mot mystère

Sudoku

Par Alexandre Laramée Zouéki

Potin Préface Prose Rapide Recherches Roman Signet Stylo Syllabe Titre Tome Virgule Vocable

Mots croisés Horizontalement:

Verticalement:

1. Participations volontaires 2. Molletonner. A grec 3. Mesure chinoise. Eau 4. Dérivés du beurre. Prénom féminin 5. Déguiser 6. A causé un dommage à. Laxatifs. Manuscrit 7. Rois. Cri de douleur 8. Sculpteur italien (1509 - 1590). Compisser 9. Réponse. Chronologie 10. Penserais 11. D’une seule couleur. Rivière du Congo. Largeur d’une étoffe 12. Muse. Calmes

1. Spécialiste des volcans 2. Écouter. Outil pour écanguer le lin 3. Lanthane. Article de fond qui exprime l’opinion d’un journaliste. Femme aimée 4. Langue indienne. Mépriser 5. Indispensable 6. Natter. Serrée 7. Révolté 8. Fais revenir à soi. Existent 9. Celui-ci. Trompai. Poulie 10. Signal. Empire de l’Amérique précolombienne 11. Thorium. Vallée de l’Argolide. Atoll 12. Bovin. Fleurs


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10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

JE ME SOUVIENS… AU POUVOIR, CITOYENS!

«Nous, on est des Y!!!» JEANFRANÇOIS VEILLEUX Chroniqueur

Il y a deux ans, le Québec sympathisait avec le mouvement Occupy Wall Street et toute la haine contre le système monétaire opéré par le 1% des gens qui détiennent presque la totalité des richesses mondiales. Même la région de la Mauricie a eu son «Occupons Trois-Rivières» au parc Champlain en octobre 2011. De là, entre autres, allait naitre notre vigoureux et stimulant Printemps érable. Les gens de la génération Y – qui ont été pour la plupart au cœur de la révolte étudiante – sont nés entre 1981 et 1998. Aujourd’hui, ils sont donc âgés entre 15 et 32 ans. Dans certaines philosophies sociales, on peut même élargir l’horizon entre 1980 et 2000. Pour mieux saisir la culture de ma génération, voici un regard intimiste, digne d’une confidence, sur mon enfance. Je suis né en 1984, l’année maudite de l’écrivain George Orwell. Mais une christie de bonne année au cinéma: le sanglant Bloodsport, l’impressionnant Terminator, le satanique Indiana Jones et le temple maudit, puis le fabuleux Amadeus, oscar de l’année. En musique, c’est la sortie du EP Haunting the Chapel de Slayer, un groupe que j’ai de tatoué su’l cœur depuis mes 18 ans. Je ne suis pas de la génération d’Albator ou de Goldorak, car c’est celle qui m’a précédée (celle de mes cousins plus âgés, qui m’ont aussi fait connaitre G.I. Joe), ni de la fin de ma génération qui eu les émissions débilitantes pour enfants qui s’y rattachent: Télétubbies, Pokémon, Caillou, etc. Au primaire, nous avions des ordinateurs 3.86 avec des disquettes molles plus grosses que ma main. Au secondaire, j’ai vu la mutation du 4.86 au Pentium et l’apparition des disquettes 1,44 Mo où il fallait séparer un seul mp3 téléchargé sur Napster (RIP) sur plusieurs disquettes grâce au programme Win Zip… Mes jeux préférés étaient Wolfenstein, Doom et Duke Nukem. On aimait les jeux violents comme Mortal Kombat ou Killer Instinct plutôt que l’ours Paddington ou l’aventurier Teddy Ruxpin! Et je vous rassure, je n’ai jamais eu de Tamagotchi… Être de la génération Y, c’est notamment avoir vu l’évolution du Nintendo au Nintendo 64 en passant par les chefs-d’œuvre du Super Nintendo (les trois Mario, Zelda, Mario Kart). Maudit que j’ai dépensé des heures à jouer à Golden Eye 007 (1997), je battais tous mes amis en multiplayer! Nos dessins animés n’étaient pas si pires non plus avec nos Tortues Ninja mutantes nées dans des déchets nucléaires, Inspecteur Gadget, Les Amis de la forêt avec le méchant Cyrille Rictus qui voulait couper la «forêt des sapins verts», ou les chasseurs de fantômes dans Ghostbusters, à condition d’oublier la catégorie «bizarre mais attachant» tel les Snorky ou les Calinours.

Par Hubert Samson

Dès 1988, vient le fantastique Canal Famille où j’ai fait mon éducation humoristique: TéléPirate (1991-96) avec Guy Jodoin, Élise Marquis et Christian Bégin, Le Studio (Bruno Blanchet, Guy Jodoin), la séduisante Princesse astronaute (Pascale Bussière), Sur la rue Tabaga, Bibi et Geneviève (1988-93), Alphabus (aussi avec Guy Jodoin), Enfanforme (1991-95), les étranges Fripe et Pouille, l’éternel Radio Enfer ou les aventureux Intrépides (1993-96). Je fais aussi partie de la génération qui s’endort en écoutant les albums de François Pérusse! Il est vrai que nous avons été choyés en humour de qualité au Québec: RBO, Taquinons la planète, 100 limite, La Petite Vie (1993-98), Piment Fort (1993-2001), La fin du monde est à sept heures (1997-2000) et tous les Bye-Bye.

Nous sommes des Y et nous continuerons avec fierté à prendre notre place en 2014 dans l’échiquier politique québécois et canadien. Le contenu télévisuel pour les jeunes était à Radio-Québec (Télé-Québec) avec le Club des 100 Watts (1988-95) animé par Marc-André Coallier et soutenu entre autres par le prof Bof (le talentueux Marc Labrèche). À RadioCanada, j’aimais les émissions comme Fais-moi peur (1990-2000), Frissons, mais j’ai toujours détesté profondément Watatatow (19912005). Pour finir, parlons un peu de politique. Je suis de la génération «qui était trop jeune pour voter en 1995»; j’avais 11 ans, mais je me rappelle qu’on en parlait au primaire. On était tous POUR et on le colorait sur nos étuis à crayons. C’était rigolo de faire changer les manuels de géographie! Mais aujourd’hui, l’heure est plus grave, face à un gouvernement fédéral royaliste qui gouverne sans le Québec. Pire que ça, en incluant tous les nouveaux arrivants depuis 1995, pratiquement la moitié de la population du Québec ne s’est jamais encore prononcée sur son avenir politique. * Nous sommes des Y et nous continuerons avec fierté à prendre notre place en 2014 dans l’échiquier politique québécois et canadien. Nous sommes rendus à un changement de génération dans la culture politique et ce processus social doit s’effectuer sans attendre afin de ne pas tomber, comme la France ou les États-Unis, dans la gérontocratie (le pouvoir aux vieux). Reposez-vous chers lecteurs pendant le congé des fêtes, car une nouvelle bataille démocratique s’impose au Québec lors du prochain budget du PQ au printemps prochain. Il n’est pas temps de lâcher notre combat contre la corruption, la domination des intérêts personnels en politique, la vente à rabais de nos ressources naturelles au secteur privé (voir scandale Anticosti) et la marchandisation du savoir. Notre avenir est entre nos mains, il suffit de s’y intéresser et de s’impliquer. Le militantisme n’est pas une maladie, mais une rampe de lancement pour l’espoir.

Le Fantasque, suite et fin Les mains de l’Homme ont oublié le travail de la terre. Elles rouillent avec les outils agraires dans les granges en ruine. Elles travaillent pour d’autres dans les usines et les magasins à grande surface. Nous sommes devenus des prolétaires privés du moyen de production le plus fondamental. Oubliés, sont les verts pâturages, les champs, les jardins et les potagers de nos ancêtres. Plus rien ne subsiste de l’ancien monde rural. La campagne vit maintenant dans l’ombre des gros monopoles agricoles, des business administrées par des mains qui ne connaissent pas la terre. Il existe néanmoins des alternatives à l’exploitation mercantile du sol. Il ne s’agit pas d’exploiter la terre en quête de profits, mais bien de la cultiver pour en assurer sa subsistance et ainsi tendre vers l’autonomie alimentaire. Prenez la terre, mes fils, expira le père sur son lit mortuaire. Prenez la terre et faîtes le partage en frères de cet héritage séculaire. Retournez la terre pour en extraire les pierres qui deviendront chaumières. Arrosez les labours à la sueur de votre labeur. Cueillez les fruits de la terre nourricière, ils sauront vous satisfaire. Et surtout, aimez ce terroir dans lequel s’enracine la mémoire de vos pères.


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ARTS ET SPECTACLES LES SOIRÉES CACHÉES CFOU

Keith Kouna fait des ravages FÉLIXANTOINE DÉSILETSROUSSEAU Journaliste

Le mercredi 27 novembre dernier, Les Soirées cachées CFOU ont présenté leur premier spectacle de l’année en accueillant l’artiste Keith Kouna. Il a offert une solide prestation devant près d’une centaine de personnes dans une ambiance inusitée. Il s’agissait d’une soirée réellement exclusive et privilégiée, puisque c’était la toute première fois qu’il donnait un spectacle complet en formule duo. Keith Kouna s’est présenté au local 0007, au sous-sol du pavillon Benjamin-Sulte, accompagné de son pianiste Frédéric Desroches. Guitare sèche à la main, le chanteur rock a entamé avec sa voix unique la totalité de son dernier album Du plaisir et des bombes. Malgré l’absence de percussions et la combinaison guitare sèche et clavier, le spectacle ne manquait pas de rythme pour autant. Le public s’est vraiment animé lorsqu’il a entamé la chanson Tic tac qu’il a aussitôt enchainée, sans guitare, mais à l’aide de deux claviers, la mélodie simpliste de Pas de panique. Afin d’ajouter à l’atmosphère qui régnait dans le sous-sol, il a réservé son succès Batiscan pour le rappel. Bien que modifiées afin d’être jouées en duo sur un clavier et une guitare, Kouna a su garder l’essence de ses chansons. Cette modification acoustique a

grandement plu au public. Ce qui devait être une prestation d’une heure a finalement duré près d’une heure quarante-cinq minutes. Keith Kouna semblait réellement s’amuser et s’imprégner de l’ambiance survoltée qui régnait dans la salle. Le fait qu’il n’y avait pas de scène et que ce ne soit que les haut-parleurs qui délimitaient l’espace scénique a créé plusieurs interactions intéressantes avec le public. L’artiste originaire de Québec a demandé plusieurs fois à la foule si elle voulait plus de chansons, et la foule n’a pas objecté. Au final, les spectateurs ont eu la véritable impression d’assister à un évènement inimitable et hors du commun.

«Nous sommes extrêmement satisfaits de la soirée, c’est la première fois qu’il y avait autant de monde.» — Sabrina Soucy Les Soirées cachées CFOU C’est une soirée cachée sur toute la ligne, puisque Kouna lui-même ne connaissait pas le concept de la soirée. C’est le matin même qu’il a su les modalités de la soirée via les réseaux sociaux. «J’ai vu le matin sur mon mur Facebook le concept de la soirée cachée, dit-il. Frédéric et moi avions la crainte que ce soit une formule party de fin de session, mais ce n’était pas le cas.» La foule était extrêmement accueillante, selon ses dires. Le concept des Soirées cachées a fait ses

UQTR EN SPECTACLE

À la découverte du talent La dixième édition d’UQTR en spectacle est en mode recrutement. La période d’inscription est ouverte depuis le 10 octobre 2013 et se terminera le 17 janvier 2014. C’est une activité qui propose à ses participants une expérience singulière et qui vise à recruter de nouveaux talents dans le domaine des arts de la scène. UQTR en spectacle aura lieu le 13 mars 2014 au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières. Toutefois, ceux qui désirent participer à l’évènement auront à franchir la première étape du concours, c’est-à-dire les auditions qui se tiendront le 28 janvier 2014. Les organisateurs de l’évènement souhaitent faire vivre une expérience unique aux étudiants qui leur permettront de transposer sur la scène un univers créatif propre à eux. Par le biais du concours, les participants pourront faire plusieurs rencontres avec des artistes et acteurs importants du milieu culturel. L’activité UQTR en spectacle se fait dans le cadre d’Univers-Cité en spectacle, un con-

cours universitaire qui offre à tous les étudiants inscrits dans une université francophone du Canada la chance de participer à un évènement culturel pluridisciplinaire d’envergure. Ce concours interuniversitaire permet aux étudiants de montrer l’étendue de leur talent dans une autre discipline que leur domaine d’études, soit l’art scénique. Sélectionnés par un jury qualifié, les numéros gagnants des universités participantes seront présentés par Univers-Cité dans une formule spectacle lors de la grande finale nationale. En plus de la diffusion télévisée du spectacle final, des bourses d’une valeur totale de 1800$ seront offertes aux gagnants. C’est une belle vitrine pour quiconque qui souhaite percer dans le milieu de la scène. Pour s’inscrire, il suffit de remplir le formulaire disponible sur le site Web officiel d’Univers-Cité en spectacle au www.universciteenspectacle.com et déposer la version papier à la réception du Service aux étudiants (SAE) situé au 1275 du pavillon Albert-Tessier. (F.-A.D.-R.)

Photo: Pier-Yves Bergeron

Keith Kouna a fait des ravages dans le cadre d’un spectacle des Soirées cachées CFOU, présenté dans le sous-sol du pavillon Benjamin-Sulte. preuves l’année dernière, mais, en ce soir de première pour l’année scolaire 2013-2014, le concept a connu de loin sa meilleure soirée depuis ses débuts. «Nous sommes extrêmement satisfaits de la soirée, c’est la première fois qu’il y avait autant de monde», mentionne la responsable du projet, Sabrina Soucy. On a été réellement chanceux d’avoir Keith Kouna et son pianiste en prestation ce soir.» Ef-

fectivement, ce sera difficile d’avoir l’artiste en spectacle dans les prochaines semaines, puisqu’il s’envole pour quelques mois faire le tour de la France, au début de 2014. Fort de ses trois nominations à l’ADISQ et de deux prix remportés au Gamiq, son nouvel album intitulé Le Voyage d’hiver, composé de 24 chansons et qui se veut une réécriture de Winterreise de Schubert, sortira à la mi-décembre.

SPECTACLE

Noël au Séminaire Saint-Joseph Le 8 décembre dernier, le Musée PierreBoucher organisait sa traditionnelle Fête populaire de Noël.

seulement des prix de présence ont été tirés parmi le public, mais le musée offrait aussi de la bûche de Noël ainsi que des breuvages.

Depuis plusieurs années, le Musée PierreBoucher, situé dans l’enceinte du Séminaire Saint-Joseph, organise sa traditionnelle Fête populaire de Noël. L’accordéoniste Louise Provencher a été réinvitée, cette année aux côtés du chanteur et animateur Réjean Robert, accompagné de sa guitare. Monsieur Robert et Madame Provencher ont comblé les amateurs du temps des fêtes en chantant les grands classiques hivernaux.

La magnifique chapelle du Séminaire Saint-Joseph, toute blanche avec ses ornements dorés, s’agençait à merveille à la thématique de l’évènement.

Décor enchanteur et ambiance hivernale Cette fête de Noël avait lieu dans la magnifique chapelle du Séminaire Saint-Joseph. Toute blanche avec ses ornements dorés, son allure s’agençait à merveille à la thématique de l’évènement. D’ailleurs, près de 120 personnes se sont déplacées pour assister au spectacle en ce dimanche après-midi. Non

Les spectateurs ont pu accompagner les chanteurs lors des célèbres Petit papa Noël, J’ai vu maman embrasser le Père Noël ou encore Écoutez les clochettes. Le public a même eu l’occasion de se joindre aux artistes en jouant de la cuillère sur La Bastringue. De plus, durant l’entracte, il était possible de visiter les deux expositions de Noël du Musée Pierre-Boucher. Bref, cela a été un après-midi complètement Noël et parfait pour introduire proprement le temps des fêtes. (A.C.)


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ARTS ET SPECTACLES

10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

MIEUX VAUT EN LIRE

Le Sabbat des éphémères d’Ariane Gélinas MARIEHÉLÈNE GAUTHIER Chroniqueuse

J’ai eu cette semaine la belle occasion de me plonger dans les dédales de l’imaginaire d’Ariane Gélinas. Doctorante en littérature à l’UQTR, l’auteure à l’aube de la trentaine a déjà publié une quarantaine de nouvelles dans nombre de périodiques. Active dans le milieu de la science-fiction et du fantastique québécois, elle est depuis 2008 à la barre de la direction artistique de la revue littéraire Brins d’éternité. Elle s’est mérité récemment le prix Aurora-Boréal et le prix Jacques-Brassard pour sa contribution à la littérature de l’imaginaire d’ici. On vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle sera l’invitée d’honneur de l’édition 2014 du Congrès Boréal dédié à la science-fiction et au fantastique qui aura lieu en mai prochain. Outre ses nouvelles, ses écrits se sont concrétisés en livres lorsqu’elle a publié la novella L’Enfant sans visage en 2011 aux éditions XYZ, puis en 2012 et 2013 lorsque sont parus les deux premiers volets de sa trilogie thématique les Villages assoupis, où elle explore les villages fantômes du Québec: Transtaïga et L’Ile aux naufrages au Marchand de feuilles. C’est avec un grand plaisir que j’ai fait la découverte de son tout dernier titre Le Sabbat des éphémères, publié aux Six Brumes, un recueil de treize nouvelles qui repoussent les limites de la réalité et du fantastique.

Aux frontières des genres On aime beaucoup éclater les littératures de l’imaginaire en genres, en sous-genres et en sous-sous-genres. À part la grande distinction science-fiction et fantastique, les fanatiques ont toutes sortes de dénominations plus ou moins justes pour décrire ces livres qui traitent d’horreur, de paranormal, de merveilleux, de fantasy épique, d’anticipation, de cyber punk, de gothique-romantique, de steampunk, de dystopies et d’utopies ou d’opéra de l’espace, et j’en passe. Ces étiquettes (carcans) de genres existent bien sûr pour guider le lecteur (ou encore le libraire et le bibliothécaire) et pour l’aider à choisir, et à trouver le rayon de ce qu’il cherche, de ce qu’il a aimé et de ce qu’il aimerait découvrir. Mais parfois, ces étiquettes le mettent en déroute plus qu’autre chose. Depuis que je suis petite, j’évite l’horreur comme la peste. J’osais à peine ouvrir un Frissons. Et pourtant, j’entretiens avec l’épouvante une fascination certaine. Je tourne autour du pot. J’opte pour un roman épique, mais il m’énerve quand tout est peint avec des arcs-en-ciel, que le héros est blanc comme neige. Je choisis des romans noirs, des polars, et j’espère pouvoir me raccrocher à la noblesse de l’enquêteur, aussi torturé soit-il, face au Mal incarné par le tueur en série sanguinaire. Les X-Files tiennent une place toute spéciale dans

mon cœur, probablement parce que la série télévisée me permettait de poser un regard clinique sur des possibilités extrêmes tout en façonnant mon imaginaire d’adolescente. Je digresse peut-être, et je tourne encore autour du pot, mais cette parenthèse m’amène à vous parler de ce recueil qui m’a touchée droit au cœur. Ariane Gélinas ne se limite pas à un genre, elle explore les facettes de l’imaginaire dans une suite de récits à la fois structurée et étourdissante qui touchent la science-fiction, l’horreur, le fantastique moderne et classique ainsi qu’un brin d’érotisme. Dans un ensemble onirique, l’auteure a moulé dans un cadre résolument moderne des sources romantiques gothiques d’une autre époque. En effet, la première nouvelle agit comme une introduction garante de la suite: une mathématicienne, obsédée par ses recherches théoriques, guide un chauffeur de taxi à travers les rues de Montréal, et le trajet sinueux transforme le lieu, les transporte, au même rythme que le lecteur, ailleurs. Cette nouvelle et les douze qui suivront sont toutes aussi différentes les unes des autres. Je n’ose vous les décrire plus en détail de peur de vous dérober le plaisir de les découvrir par vous-même.

L’art de se laisser submerger Souvent, les finales laissent un gout amer, une amertume de s’être mis dans la peau d’un personnage qui sombre dans une folie meurtrière de façon pourtant si logique ou encore l’inconfort de se prêter à la résignation face à la fatalité de l’existence. Ou pire encore, on se voit confronté à sa propre violence latente. Le malaise vient aussi de l’efficacité avec laquelle, en quelques pages, elle crée une atmosphère glauque et enveloppante. L’auteure joue très bien avec les codes des genres avec lesquels elle s’amuse; elle les adapte d’une façon très personnelle et crée un décalage entre les attentes du lecteur et suscite en lui une pointe de désir... qui reste délibérément inassouvi. Quoique les chutes de quelques nouvelles soient prévisibles et qu’on soit inondé de détails en très peu de mots, c’est cette ambiance décalée dans laquelle on se plonge pour quelque 150 pages qui rend l’expérience du Sabbat des éphémères si délectable. Les nouvelles dégagent des intensités variables, mais l’ensemble du dédale est construit avec un équilibre soigné. On en ressort transformé. Photo: Éditions Six brumes

EXPOSITION

Le territoire vu par Presse Papier

Photo: Presse Papier

Casse-tête territorial présente des estampes qui s’inspirent du thème de la territorialité.

Jusqu’au 5 janvier prochain, l’Atelier Presse Papier présente l’exposition Casse-tête territorial dans laquelle plus d’une dizaine de membres de l’atelier ont créé sur un même thème. Chaque année, l’Atelier Presse Papier consacre une exposition à ses membres qui doivent tous s’inspirer d’un thème commun. Cette année, c’est la territorialité et l’espace qui agissent à titre de muses pour les artistes. De plus, ils devaient tous produire quatre formats d’estampe d’une grandeur de 35 centimètres par 35 centimètres. Le but était d’ainsi créer un gigantesque casse-tête qui prendrait place dans la salle d’exposition.

À chacun son espace Ce projet in situ regroupe plusieurs artistes connus à travers le monde trifluvien, dont

Aline Beaudoin, Alejandra Basanes, Frédérique Guichard, Mylène Gervais et bien d’autres. Même si une thématique commune relie les œuvres, ce sont des œuvres très différentes que les visiteurs pourront retrouver à l’Atelier Presse Papier. L’organisation de l’espace, le territoire et la carte sont les multiples variantes dont les artistes se sont inspirés. Entre autres, l’artiste Karine Beaulieu y est allée avec la représentation d’une maison de bois qui, d’estampe en estampe, fini par être détruite, le tout mélangé avec un personnage qui transpire la nostalgie. Alejandra Basanes, pour sa part, est dans sa zone de confort puisque le rapport au territoire est un de ses sujets de prédilection. Son œuvre reste fidèle à ses créations précédentes, délicates et sentimentales. L’exposition regorge de belles estampes qui forment au final un magnifique casse-tête artistique. (A.C.)


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LIGUE D’IMPROVISATION MAURICIENNE

Une scène toute spéciale pour la LIM ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Le 3 décembre dernier, la LIM proposait pour la première fois une scène alternative où les joueurs des Verts et des Blancs se sont affrontés. Même si la scène était différente et aurait pu déstabiliser les joueurs, le public a eu droit à tout un spectacle. Un vent de changement C’est une nouveauté cette année à la LIM que d’avoir des scènes inusitées. Au courant de la saison, quatre matchs présenteront une scène différente de celle normalement utilisée. Le 3 décembre dernier, la première de ces scènes a été présentée au public. En forme de U, elle possédait des plateaux surélevés sur les côtés, rappelant ainsi la forme d’un colisée. Maxime Tanguay, directeur artistique de la LIM, présente cette nouvelle forme de spectacle comme un défi pour les joueurs, mais aussi pour le public. «Le but était de déstabiliser autant les joueurs que les spectateurs. Nous voulions briser le conventionnel et enlever la routine dans la mise en scène des joueurs. En changeant de scène, les improvisateurs perdent leurs repères, ce qui les force à être plus

alertes. Au final, ça apporte une nouvelle spontanéité dans leur jeu», précise-t-il. Ce qui était intéressant avec cette scène, c’est que ce ne sont pas seulement les improvisateurs qui avaient un nouvel espace à exploiter, mais aussi le public. Effectivement, les spectateurs pouvaient avoir une tout autre vue du spectacle, puisqu’ils pouvaient s’assoir au centre du U. Cette proximité avec les joueurs permettait de voir les improvisations d’un œil différent.

«Le but était de déstabiliser autant les joueurs que les spectateurs. Nous voulions briser le conventionnel et enlever la routine dans la mise en scène des joueurs.» — Maxime Tanguay, directeur artistique de la LIM À la hauteur du défi Si certains ont pensé que cette scène pouvait déstabiliser les joueurs dans le sens péjoratif du terme, ils se sont trompés. Sous la gouverne de François Laneuville, un vétéran de la Ligue d’improvisation mauricienne, les improvisateurs ont exploité la scène avec brio. C’est d’ailleurs une soirée forte en émotions que la LIM nous a offerte.

Photo: Jocelyn Garneau

Les Blancs et les Verts se sont affrontés sur une scène toute spéciale à la LIM. Mentionnons l’excellente improvisation faite par les Verts, alors que la contrainte était de laisser planer un malaise constant. Guillaume Cholette-Janson jouait un mari haineux avec sa femme, qui tentait tout pour l’aider. À la grande surprise du public, on se rend compte qu’il battait sa femme. Le tout a été fait dans une sobriété accablante, rendant le jeu encore plus véritable. Sur une note plus comique, on ne peut pas passer sous silence la mixte où le joueur des Blancs Marc-André Fortin devait jouer un vendeur très caricatural et où le joueur Simon

Potvin des Verts incarnait un client très terreà-terre. Le tout a été bien complété par l’entrée des joueurs Maxime Tanguay des Blancs et Guillaume Cholette-Janson des Verts, qui ont utilisé la scène pour bien séparer les jeux caricaturaux et réalistes. Le tout s’est terminé avec un pointage final de 26 à 28 pour les Blancs, résultat qui montre que les deux équipes ont su se démarquer avec habileté sur la scène spéciale. L’étoile des Verts a été remise à Camille Tremblay-Lalancette, celle des Blancs à Simon Potvin et celle du maitre de jeu à Gabrielle Champagne.


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10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

EXPOSITIONS

Le patrimoine de Steven Renald et l’exil de Yanick Sasseville

Photo: CER-L

Yanick Sasseville présente Exil: vérité trompeuse au CER-L jusqu’au 19 janvier prochain. ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Jusqu’au 19 janvier prochain, le Centre d’exposition Raymond-Lasnier présente l’exposition Petite fabrique de patrimoine de Steven Renald et Exil: vérité trompeuse de Yanick Sasseville. Le Centre d’exposition Raymond-Lasnier s’est vêtu de blanc pour le mois de décembre avec deux expositions plus qu’impressionnantes. Alors que la neige commence à colorer le sol trifluvien, Steven Renald nous présente son héritage matériel et culturel habillé d’une grande blancheur, alors que Yanick Sasseville aborde l’exil à travers l’origami.

L’histoire par les lettres Steven Renald n’en est pas à sa première exposition au CER-L. En 2010, il avait participé à l’exposition collective Jusqu’à ce que la mort vous sépare en présentant un étonnant complet de marié fait avec des pages de livres et de lettres. Dans le même ordre d’idée, il revient présenter son exposition solo Petite fabrique de patrimoine. Ce qui est intéressant avec la démarche de Renald, c’est qu’il utilise la poste, soit des lettres et des correspondances, pour créer son art. Dans la première salle, le visiteur retrouve des reproductions librement inspirées de la carte du monde. Sur chaque région ou continent, il y a des fils qui pendent, accrochés à la toile. Ces endroits marqués par les fils sont en fait les lieux où Renald a envoyé des lettres. N’ayant pas de destinataires, la plupart de ces lettres lui sont revenues, et c’est là tout

l’intérêt. C’est pour lui en moyen de découvrir les lieux sans même y avoir été, puisque l’état des lettres à lui seul raconte son histoire. Dans la deuxième partie de son exposition, l’artiste s’est tourné vers son héritage, soit les familles souches du Saguenay. Il a entretenu avec ces familles une correspondance dans laquelle il leur a posé plusieurs questions. C’est le résultat de ces questions que l’on retrouve dans les œuvres d’art de Renald. L’artiste a littéralement pris les réponses et les a pliées pour les jumeler à une antiquité recouverte d’une peinture blanche. Chacun de ces objets est identifié par une étiquette sur laquelle on retrouve les réponses et les noms de famille. Au final, l’exposition transmet le patrimoine de l’artiste avec une grande délicatesse.

L’envolée de Yanick Sasseville Dans la deuxième salle, le visiteur est accueilli par l’installation très imposante de l’exposition Exil: vérité trompeuse. À droite, se trouve un bureau vieillot sur lequel une dactylo est le point de départ d’une envolée d’oiseau en origami. Une centaine de petits oiseaux envahissent ainsi l’espace, donnant un sentiment de grandeur à la pièce. Alors que l’aspect de l’œuvre est presque enchanteur, une étude de l’œuvre nous amène à voir que tous les oiseaux se fracassent sur une vitre et échouent par terre. Ce contraste dans l’œuvre fait toute sa beauté. Yanick Sasseville l’avoue lui-même, il trouve intéressant d’exploiter la beauté et la tristesse dans une œuvre. C’est donc là que se trouve la vérité trompeuse de son exil. Alors que l’envol suggère la libération, la chute rappelle la réalité. C’est donc une exposition à couper le souffle que nous présente Yanick Sasseville jusqu’au 19 janvier prochain.


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PREMIER ALBUM D’ÉMILE PROULX-CLOUTIER

Aimer les monstres, ou aimer l’humanité FÉLIX-ANTOINE DÉSILETS-ROUSSEAU Journaliste

Plus connu comme comédien, notamment dans les téléséries Toute la vérité et Les Hauts et les bas de Sophie Paquin, Émile Proulx-Cloutier a lancé, le lundi 25 novembre dernier, son premier album intitulé Aimer les monstres. Le premier projet de l’auteur-compositeur-interprète raconte les histoires de personnages ensevelis depuis sa tendre enfance dans son imaginaire.

Un désir de raconter Les premiers pas d’Émile Proulx-Cloutier dans le monde de la musique sont à l’image de sa carrière dans le monde du théâtre, c’est-àdire fulgurants, prodigieux et empreints d’une certaine naïveté. Cette transition entre ces deux mondes s’est très bien passée. Toutefois, il a gardé certaines habitudes de ce monde scénique. En effet, les trames narratives de ses chansons rapprochent définitivement son album au monde de la théâtralité dont il est issu. «Pour moi, le récit est une façon idéale de faire voyager les gens, dit-il. Je veux forger, alimenter le film intérieur qui trame dans l’imaginaire des gens qui m’écoute.» L’artiste construit ses chansons comme un scénario avec des plans et des mécanismes utilisés au théâtre et dans les films.

Par exemple, le phénomène de cadrage est souvent utilisé dans les histoires qu’il chante, particulièrement dans la chanson Les Mains d’Auguste. Cette chanson raconte l’erreur d’un homme, mais la façon dont l’homme est présenté rappelle les films. Il s’agit d’abord d’une longue séquence de mots qui décrit un point bouger. Ensuite, on voit une personne, des bras, des mains et, finalement, les doigts d’un fumeur. «C’est ça le plaisir de la chanson, ça me permet de faire des plans sur des personnages que je n’aurais peut-être pas les moyens de faire au cinéma», avoue-t-il.

«J’ai un haut respect des mots et de la langue. Je veux que la langue française sonne, que les mots fassent image, mais en même temps que le sens et le son des mots puissent être riches lorsqu’ils s’entrechoquent.» — Émile Proulx-Cloutier Les petites histoires chantées d’Émile Proulx-Cloutier sont paradoxalement grandioses, surtout dans les émotions qu’elles véhiculent. Les nombreux personnages présentés dans ces courts récits ont tous une part monstrueuse en eux. L’auditeur apprend tout de même à les aimer, d’où le titre Aimer les

Photo: Rolline Laporte

Le premier album d’Émile Proulx-Cloutier, Aimer les monstres, est paru le 25 novembre. monstres. Le chanteur ne dit pas qu’il n’y a rien de mal en ce monde, mais il implore plutôt les gens de «regarder l’humain en pleine face». «Ce qui n’est pas beau peut être épouvantable et peut parfois mener à ta perte, mais ça peut aussi devenir une force, une fournaise qui fait que tu as envie d’avancer, de devenir meilleur.»

Une poésie chantée Derrière la musique de l’artiste originaire de Montréal, il y a un désir de faire sortir la langue

française de son carcan habituel. «J’ai un haut respect des mots et de la langue, avoue-t-il. Je veux que la langue française sonne, que les mots fassent image, mais en même temps que le sens et le son des mots puissent être riches lorsqu’ils s’entrechoquent.» Race de monde, cet air qui a des allures de rap français, est un terrain de jeux pour la musicalité des mots. Dans cette chanson, les mots et les phrases portent un message, mais ils sont aussi porteurs d’une sonorité et d’une rime unique.

LES FRÈRES GOYETTE

Patenter la musique Les Frères Goyette étaient de passage au Centre culturel Pauline-Julien de TroisRivières le vendredi 6 décembre dernier. Ils étaient sur scène pour présenter leur tout dernier album intitulé Fidèles, tenaces et frères. Cela a été une soirée où la musique s’est nourrie du simple fait de patenter. Les Frères Goyette ont une tradition toute spéciale et unique lors de leur spectacle. En effet, Laurent Laganière, alias Sylvain Goyette, est un patenteux de nature et il le démontre sur scène. Il se sert de plusieurs objets inusités comme du bois, un vieil écran d’ordinateur, des feuilles de papier, bref de tout ce sur quoi il peut mettre la main pour créer une sorte de sculpture. «On se sert de ce qui est construit sur scène pour enrichir notre musique, avoue le chanteur Simon Laganière, alias Mario Goyette. Mais on ne sait jamais ce qui sera construit avant le spectacle», renchérit-il. C’est une façon pour la formation originaire de Champlain de rendre hommage à tous les patenteux québécois.

Fidèles, tenaces et frères Reprenant la devise de leur Champlain natal, Fidèles, tenaces et frères, le dernier album des Frères Goyette en est un aux airs folk et country. Ils ont adopté un ton humoristique,

Les interludes qui séparent les chansons en blocs aèrent l’album. Certains dialogues sont comiques, notamment la trame de l’Interlude II sur laquelle on entend les deux frères s’obstiner.

«On se sert de ce qui est construit sur scène pour enrichir notre musique. Mais on ne sait jamais ce qui sera construit avant le spectacle.» — Simon Laganière, alias Mario Goyette La légèreté de la poésie

Photo: Courtoisie

Reprenant la devise de leur Champlain natal, Fidèles, tenaces et frères, le dernier album des Frères Goyette en est un aux airs folk et country. mais il est aussi possible de déceler dans leur musique et dans leurs textes une certaine profondeur. La musique est prenante et les textes sont saisissants. Les sujets abordés au sein des chansons sont vastes. Certains thèmes sont profonds alors que d’autres sont plus légers. Par ex-

emple, la pièce Un thermos d’eau chaude dans une longue guerre froide aborde de façon drastique la période de la guerre froide du point de vue russe. À l’opposé, l’air country sur lequel la chanson Laurie est fredonnée se voit être à l’image de la chanson, c’est-à-dire naïve et comique.

La poésie qui jalonne les textes du dernier album des Frères Goyette a été écrite par Simon Laganière, plus connu sous le nom de ce chanteur passionné qu’est Mario Goyette. Il est possible de remarquer quelques influences de la musique de ce dernier, notamment en Jean Leloup et Jim Corcoran. «Je m’inspire de plusieurs artistes», lance le chanteur. Tous les arrangements musicaux sont fait par son ami de longue date Yannick Lambert-Brière. Simon Laganière partage son temps entre le cinéma et la musique. En 2012, il s’est mérité une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec pour son projet de court métrage Suivre la piste du renard. (F.-A.D.-R.)


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ARTS ET SPECTACLES

10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

ARTS VISUELS

Noël à l’honneur au Musée Pierre-Boucher ALEXANDRA CARIGNAN Journaliste

Jusqu’au 12 janvier prochain, le Musée Pierre-Boucher présente trois expositions sous la thématique de Noël, soit Dis-moi à quoi on joue de Solange Hubert, Mon Noël au musée de Jacques Thisdel ainsi que Crèches du monde présentant des crèches de la collection du musée. Les souvenirs d’enfance de Solange Hubert La première exposition présentée est celle de Solange Hubert, Dis-moi à quoi on joue. L’artiste originaire de Trois-Rivières, qui habite maintenant à Charlevoix, présente dans deux salles ses peintures de style naïf. Sur les murs, nous retrouvons ses œuvres et, au centre de l’exposition, une multitude d’objets, dont plusieurs anciens jouets provenant de la collection

personnelle de l’artiste ainsi que de celle du musée. Grandement influencé par son statut de grand-mère, son exposition présente des tableaux majoritairement d’enfants et de lieux reliés à son enfance. «Mes petits-enfants m’ont inspirée, et je me disais que ça serait intéressant de faire une exposition avec des jouets anciens d’enfants, de mon époque ou de l’époque de mes parents», explique-t-elle. Elle a d’ailleurs fait don de sa collection personnelle de jouets anciens au Musée Pierre-Boucher. Avec ses paysages chaleureux et son univers enfantin, l’artiste cadre parfaitement avec le temps des fêtes qui approche. Parsemées de lieux de Trois-Rivières, mais aussi de Montréal et de New York, ses peintures de style naïf transpirent la joie et l’innocence de l’enfance. Avec les maisons miniatures faites par Françoise Labbé au centre de l’exposition et avec la présentation des jouets anciens, l’exposition de Solange Hubert est un incontournable pour les amoureux de Noël.

Quand Noël rencontre les jeux de mots

Les crèches du monde

Comme deuxième exposition, le Musée Pierre-Boucher présente Mon Noël au musée de l’artiste Jacques Thisdel. Originaire de la ville de Québec, il présente des sculptures de sapin de Noël qui sortent de l’ordinaire. Grand amoureux des jeux de mots, il a lié cette passion à celle de Noël pour créer des sapins à double sens. «J’ai décidé de créer mes propres sapins en m’inspirant du format conique. Comme j’ai toujours travaillé avec le jeu de mots, j’ai mélangé les deux», poursuit-il. Ainsi, nous pouvons retrouver Noël pop qui consiste en un sapin fait en maïs soufflé, Un amour de bonbons où la forme conique est faite par des cœurs en sucre d’orge, Noël à l’Italienne dont la base est un bol et le sapin constitué de fourchettes avec du spaghetti à ses extrémités, et bien d’autres. Le but de l’artiste est de faire sourire les gens avec des jeux de mots, et c’est une mission réussie, puisque la plupart de ses œuvres sont agréablement drôles.

Entre les deux expositions principales, le Musée Pierre-Boucher a mis sa touche personnelle en exposant, dans le couloir, différentes crèches qui proviennent d’un peu partout au monde. Les visiteurs peuvent donc y voir des crèches du Pérou, de la Bolivie, de l’Allemagne, de la Chine, de l’Équateur et bien d’autres encore. Photo: Solange Hubert

Solange Hubert présente ses souvenirs d’enfance dans Dis-moi à quoi on joue.

CONCOURS INTERUNIVERSITAIRE DE PHOTOGRAPHIE ET DE BANDE DESSINÉE

Sous un même thème: «Éphémère» La 5e édition du concours de bande dessinée et la 28e édition du concours de photographie, tous deux de participation interuniversitaire, sont lancés depuis respectivement le 1er décembre et le 21 novembre 2013 et se termineront tous deux le 6 février 2014. Tous les étudiants fréquentant une université québécoise ou francophone hors Québec, peu importent le cycle et le régime d’études, peuvent participer à ces concours. Chaque concours présente plus de 1500$ en prix et en

mentions. En plus des premier, deuxième et troisième prix, il y aura quatre mentions spéciales, et cela pour les deux concours. Les deux épreuves se sont ralliées sous un même thème, soit «Éphémère». Le thème est vaste, mais également riche, puisqu’il joue sur ces secondes, ces minutes, ces heures, voire ces jours, qui créent des souvenirs parfois éternels ou fugaces. Bref, il vise ce qui est éphémère. Les deux concours seront accueillis par un jury formé de trois personnes qualifiées dans le domaine respectif. La remise de prix se fera

au Centre d’exposition de l’Université de Montréal le jeudi 3 avril 2014 lors d’un vernissage. Ce jury aura aussi comme responsabilité de sélectionner d’autres œuvres parmi le lot pour les faire voyager à travers les universités participantes. Cela constitue une belle forme de reconnaissance pour la relève.

Quelques détails intéressants Pour le concours de bande dessinée, les auteurs devront se choisir un pseudonyme et ne pourront pas utiliser leur propre nom. Les critères d’évaluation se fonderont sur

l’originalité de la vision de l’auteur, l’habileté technique lors de la création, l’impact de la mise en scène, la qualité du scénario et l’efficacité des dialogues. Les bédéistes peuvent soumettre jusqu’à deux projets. Quant au concours de photographie, les photographes peuvent soumettre jusqu’à un maximum de trois tirages, autant en couleur qu’en noir et blanc. L’originalité de la vision et l’habileté technique sont tous deux des critères d’évaluation, mais à ceux-ci s’ajoutent le traitement photographique et l’effet, ou la portée, que les images dégagent. (F.-A.D.-R.)


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SPORTS NATATION

À l’approche d’une saison historique HUGO ST-PIERRE HOULD Journaliste

Si Caroline Lapierre-Lemire a reçu depuis longtemps son billet pour le championnat du Sport interuniversitaire canadien, Benoit Boutet-Martineau et Alex Gélinas viennent tout juste d’enregistrer leur temps de qualification lors d’une compétition civile présentée à Trois-Rivières lors de la fin de semaine du 29 novembre au 1er décembre. Il ne reste plus qu’un garçon à se qualifier et les Patriotes auront un relais au championnat canadien pour la première fois de son histoire. Le relais comportant quatre nageurs, seulement trois doivent se qualifier pour que l’équipe puisse y présenter un quatuor. Les espoirs sont loin d’être surréalistes alors qu’Anthony Gélinas est pour l’instant à 0,05 seconde du temps requis et

Cédric Campanelli à seulement à 0,3 seconde. Chez les femmes, Alexandra Beaudoin espère également obtenir son invitation, elle qui est à 0,6 seconde du temps de qualification du SIC.

Photo: Patriotes

Il ne reste plus qu’un garçon à se qualifier et les Patriotes auront un relais au championnat canadien pour la première fois de son histoire. La saison ne fait que commencer «Alors que la saison estivale des athlètes se termine tard en juillet, ceux-ci ne sont pas en mesure d’offrir leurs meilleures performances lors des trois premières compétitions de la saison, elles ne sont donc pas primordiales», commente l’entraineur des Patriotes, Yann Jacquier. Ce dernier est donc bien confiant de voir ses athlètes améliorer leurs temps d’ici le championnat provincial qui se tiendra du 7 au 9 février 2014 au pavillon Univestrie de l’Université de Sherbrooke. Ensuite, ce sera les championnats de l’est, dernière compétition civile pour

Cédric Campanelli. laquelle les athlètes du club trifluvien auront la chance d’enregistrer leur temps de qualification donnant accès au prestigieux championnat du SIC. «Nous visons essentiellement de bonnes performances au championnat provincial, car nous aimerions avoir un maximum d’athlètes qualifiés avant de partir pour le championnat de l’est, compétition de la dernière chance. Ainsi, nous pourrons nager la tête tranquille», continue l’entraineur, ayant des objectifs bien précis en

revenant du congé des fêtes. Les athlètes en natation des Patriotes sont pour l’instant dans un léger congé bien mérité afin d’avoir la tête aux études. Ils seront de retour dans la piscine dès le 26 janvier pour leur camp d’entrainement. Ce sera alors le dernier droit de la saison. Ils devront donc redoubler d’efforts et d’intensité afin d’assurer une fin de saison qui s’annonce historique pour le club trifluvien.


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10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

SPORTS

VOLLEYBALL

Les Patriotes continuent leur domination Photo: Christopher Plamondon

Après un premier tournoi parfait de neuf sets gagnés en autant de tentatives à Chicoutimi, les Patriotes continuent sur leur lancé, passant au travers des trois autres formations de la ligue universitaire de volleyball division 2 du RSEQ. Le club trifluvien a néanmoins échappé sa première manche de la saison aux mains de l’Inuk de l’Université du Québec à Chicoutimi, comme quoi il doit porter attention à n’importe quelle équipe du circuit. Dans ce deuxième tournoi de la saison, présenté cette fois au CAPS de l’UQTR les 29 et 30 novembre, les Patriotes en ont donné pour leur argent à leurs nombreux partisans alors qu’ils ont encore une fois prouvé leur domination sur leurs adversaires. Entre autres, une belle performance de l’attaquante Ann-Marie Cloutier qui a été nommée Patriotes féminine de la semaine. L’étudiante en sciences infirmières mérite grandement ce titre grâce à une récolte de vingt attaques marquantes, dix as et un bloc en trois parties, selon les statistiques prises par le RSEQ. En plus de ces chiffres impressionnants, c’est elle qui a tenu la réception de l’équipe alors que ces coéquipières étaient plutôt chambranlantes, notamment lors du match de samedi midi face à l’UQAC.

Marie-Christine Gravel a dominé les Patriotes avec 39 points en neuf sets.

UQTR vs UQAR La compétition a relativement bien commencé le vendredi soir face au Nordet de l’Université du Québec à Rimouski, qui occupait alors le quatrième et dernier rang du classement général. La joueuse technique Amélie Chapleau a connu son meilleur match du tournoi avec sept attaques marquantes et trois as en seulement deux sets de travail. La rencontre s’est finalement terminée par les marques de 25-15, 25-21 et 25-17 en faveur des Patriotes. La supériorité de l’UQTR a permis à l’entraineur Étienne Lefebvre de faire voir un peu de terrain à toutes ses joueuses. À noter que la passeuse Corinne Trottier a connu une soirée de trois attaques marquantes en deux manches, statistique intéressante pour une joueuse qui évolue à cette position.

UQTR vs UQAC Adversaire en apparence pas de taille, l’Inuk de l’Université du Québec à Chicoutimi a donné des sueurs froides à la formation trifluvienne.

La première manche s’est d’ailleurs terminée 23-25 en faveur de l’UQAC. Ne se laissant pas marcher sur les pieds, les Patriotes sont sortis solides en seconde manche, l’emportant facilement 25 à 8. Les deux autres sets se sont joués de façon très serrée, soit 25-23 et 25-20, les deux victoires allant du côté de l’UQTR. Spécialiste en réception et en défensive, Rachel Trottier a connu une dure rencontre alors que ses adversaires servaient très profondément, elle qui avait de la difficulté à se déplacer correctement pour rejoindre les puissants services flotteurs de l’Inuk. «Rachel ne nous a pas offert une performance à la hauteur de ce qu’elle nous a habitués depuis le début de la saison. Par chance que nos attaquantes de 4 étaient présentes pour nous sortir de la misère à plusieurs reprises, parce qu’elles en ont eu du ballon!», commente l’entraineur-chef Étienne Lefebvre au terme de la rencontre. Effectivement, ce sont les deux attaquantes de la position 4 (côté gauche) qui sont ressorties du lot lors de cette rencontre: Marie-Christine Gravel, par ses puissantes frappes explosant le contre adverse, et AnnMarie Cloutier, par ses nombreux placements sur la ligne, ses services flotteurs dévastateurs et sa stabilité en réception.

UQTR vs UQAM Si les joueuses des Patriotes semblent avoir pris l’UQAC à la légère, elles étaient littéralement en mission face aux Citadins de l’Université du Québec à Montréal. Dans chacun des engagements, l’UQTR a rapidement pris une confortable avance pour l’emporter 3-0 au final par les marques de 25-23, 25-17 et 2515. L’UQAM est revenue de l’arrière lors du premier set, mais n’a rien pu faire face à des Patriotes plus forts et plus engagés dans la rencontre. Rachel est revenue dans le droit chemin, stabilisant la réception pour ce dernier match de la journée. L’attaquante de centre Myrianne Courteau était partout sur le terrain, combinant sept attaques marquantes, cinq blocs et deux as en trois en plus de ralentir plusieurs frappes de ses adversaires au contre. Marie-Christine Gravel et Ann-Marie Cloutier sont également ressorties avec respectivement dix et sept attaques marquantes en trois sets. Presque chaque joueuse de la formation des Patriotes a pu fouler le terrain pour donner un bon accomplissement face à la deuxième meilleure équipe du circuit. (H.S.-P.H.)

Hockey (Colisée Trois-Rivières) Mardi 7 janvier à 19h vs McGill Vendredi 10 janvier à 19h vs Nipissing Samedi 11 janvier à 14h vs Laurentian (Sudbury) Vendredi 17 janvier à 19h vs Laurentian (Oshawa) Samedi 18 janvier à 19h30 vs UOIT

Volleyball féminin (Rimouski) Vendredi 24 janvier à 19h vs UQAM Samedi 25 janvier à 12h vs UQAR Samedi 25 janvier à 14h vs UQAC Natation (Laval) Vendredi 17 janvier à 18h (Coupe universitaire)


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SPORTS

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PROFIL D’ATHLÈTE

Une carrière accomplie HUGO ST-PIERRE HOULD Journaliste

Marie-Christine Gravel est la seule joueuse du circuit universitaire de volleyball division 2 du RSEQ à avoir l’expérience de ligue universitaire division 1. Elle a effectivement fait partie de la formation du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke à sa première année au baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire. Originaire de Trois-Rivières, elle a complété ses études collégiales dans sa ville natale, évoluant pour les Diablos du Cégep de TroisRivières lors de leurs trois premières saisons en division 1. Ce sont d’ailleurs ces années qui ont été les meilleures pour le club trifluvien alors que plusieurs joueuses présentement chez les Patriotes faisaient partie intégrante de la formation. À la suite de sa belle carrière dans les rangs collégiaux, Marie-Christine s’est vue recrutée par Denis Fontaine, nouvellement entraineur pour le Vert et Or à l’époque.

Son séjour en division 1 n’aura duré qu’une saison, elle qui est revenue par la suite jouer senior à Trois-Rivières l’année suivante pour se joindre finalement aux Patriotes lors des deux dernières saisons. «C’est l’amour qui m’a fait revenir dans la région! Autant l’amour de la Mauricie que l’amour de ma vie, qui réside ici», se confie Marie-Christine. Elle en est à sa dernière saison avec les Patriotes, elle qui terminera ses études à l’UQTR avec un stage en septembre prochain.

«C’est l’amour qui m’a fait revenir dans la région! Autant l’amour de la Mauricie que l’amour de ma vie, qui réside ici.» — Marie-Christine Gravel Plusieurs habiletés Reconnue surtout pour sa grande constance en réception, Marie-Christine a tout de même plus d’un tour dans son sac. Avec les années, elle a développé une technique de saut

PROFIL D’ATHLÈTE

Un passionné de badminton Nommé Patriotes masculin de la semaine du 21 octobre, Vincent Gauthier est étudiant au baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et à la santé, mais également joueur de l’équipe de badminton des Patriotes. Vincent est passionné du badminton depuis longtemps; il a eu la piqure pour ce sport dès qu’il a commencé à jouer. En effet, il a commencé à pratiquer ce sport alors qu’il était à l’école secondaire Antoine-Manseau de Joliette. Il a ensuite évolué au sein de l’équipe Black Knight Laurentides, qui n’existe plus aujourd’hui. Au cégep, Vincent s’est blessé durant une pratique. Cette blessure l’a mis à l’écart des entrainements et des compétitions pendant trois ans. C’est en venant étudier à l’UQTR qu’il a repris gout à jouer au badminton, car lors de son arrivée, une équipe était en processus de création. Aujourd’hui, même s’il évolue au sein des Patriotes, il ressent encore un peu des douleurs au dos. Ce qui le passionne dans ce sport est le côté psychologique, le fait d’être seul avec soi-même et le jeu de duel. Aussi, il aime bien l’aspect stratégique du badminton, puisqu’il utilise certaines stratégies selon l’adversaire qu’il affronte.

pouvaient être de la compétition sur le réseau universitaire. Vincent en est donc à sa première année avec les Patriotes, comme tous les autres joueurs des Patriotes badminton. Il est un joueur de niveau B dans le circuit provincial et, jusqu’à maintenant, il a affronté des joueurs de gros calibres classés dans les meilleurs au Québec. Malgré les défaites, son objectif est de les battre dans les prochaines compétitions. Il représente un très bon espoir pour les Patriotes. Vincent est un très bon leader et il démontre une excellente attitude. (M.-P.B.) Photo: Patriotes

Une nouvelle équipe La formation de badminton a été mise en place l’an dernier par un groupe d’étudiants. Les joueurs ont travaillé fort durant l’année afin d’atteindre les objectifs fixés par Pierre Clermont. En effet, ils ont fait des pratiques, ils ont amassé de l’argent et ils ont prouvé qu’ils

Vincent Gauthier.

Photo: Patriotes

Marie-Christine Gravel. quasi-parfaite, ce qui lui confère une force de frappe qui donnent des maux de têtes à ses adversaires grâce à son dynamisme. Ses nombreuses saisons de volleyball de plage lui permettent d’avoir une excellente vision du contre et de la défensive adverse. Elle excelle pour jouer contre le bloc. Elle sait également

varier son jeu à l’attaque, passant d’une frappe très lourde et puissante à un léger placement alors que la défensive adverse est sur les talons. Marie-Christine occupe présentement le premier rang de la ligue avec un impressionnant total de 49 attaques marquantes et une moyenne de 3,39 points par set joué.


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10 décembre 2013 au 13 janvier 2014

SPORTS

NATATION

HOCKEY – BILAN DE MI-SAISON

D’excellentes performances

Une bonne progression

MARIEPHILIPPE BIBEAU Journaliste

La 13e édition de l’Invitation Mégophias de Trois-Rivières s’est tenue du 29 novembre au 1er décembre à la piscine du CAPS de l’UQTR. Lors de cet évènement, des nageurs de l’équipe des Patriotes ont connu d’excellentes performances. C’est le cas d’Alex Gélinas, étudiant au baccalauréat en biologie médicale, qui est monté sur le podium sept fois. Effectivement, il a remporté six médailles d’or ainsi qu’une autre d’argent. Ce jeune athlète figure parmi les plus médaillés de cette compétition. Le Trifluvien Benoit Boutet-Marineau, étudiant à la maitrise en administration des affaires, et la triple championne canadienne universitaire, Caroline Lapierre-Lemire, étudiante au baccalauréat en kinésiologie, ont chacun respectivement gagné à quatre reprises la médaille d’or. La Trifluvienne Alexandra Beaudoin, étudiante au baccalauréat d’éducation au préscolaire et d’enseignement au primaire, a décroché cinq médailles lors de cette compétition. En effet, elle en a reçu une d’or, trois d’argent et une de bronze. L’originaire de France, Cédric Campanelli, étudiant au baccalauréat en administration des affaires, et Anthony Gélinas, étudiant au baccalauréat en chimie profil criminalistique, sont

chacun leur tour montés sur la plus haute marche du podium. Ils ont remporté à trois reprises la médaille d’or en plus de récolter individuellement une médaille de bronze. Les nageurs de l’équipe des Patriotes ont tous très bien réussi. L’entraineur de l’équipe, Yann Jacquier, est satisfait des performances: «Nos nageurs universitaires ont très bien fait», a-t-il mentionné.

Compétitions à venir La dernière compétition universitaire aura lieu le 18 janvier prochain. Ce sera la quatrième Coupe universitaire de natation, présentée au PEPS de l’Université Laval à Québec. Ensuite, le championnat provincial de natation aura lieu à Sherbrooke du 7 au 9 février 2014. Plusieurs membres de l’équipe des Patriotes participeront à ces compétitions en 2014. Trois nageurs de l’équipe des Patriotes participeront au championnat canadien universitaire qui se tiendra à l’Université de Toronto du 20 au 22 février 2014. La nageuse Caroline LapierreLemire est qualifiée à cette compétition depuis la première Coupe universitaire tandis que Benoit Boutet-Marineau, au 50 mètres brasse, et Alex Gélinas, au 50 et 100 mètres dos, sont parvenus à atteindre des standards nationaux. Cela leur permet de participer au championnat. D’autres membres de l’équipe pourront s’ajouter à cette compétition. C’est le cas pour Cédric Campanelli, Anthony Gélinas et Alexandre Beaudoin. Si ceux-ci réussissent à obtenir leur standard universitaire canadien lors de la Coupe universitaire, ils seront qualifiés pour le championnat canadien.

L’équipe de hockey des Patriotes a connu un lent début de saison, mais a maintenant le vent dans les voiles. Effectivement, elle accumule les victoires et connait une bonne mi-saison. Beaucoup de changements ont été effectués en début de saison au sein de la formation universitaire. D’une part, l’équipe a changé d’entraineur. L’ancien entraineur-chef des Saguenéens de Chicoutimi (LHJMQ), Marc-Étienne Hubert, est maintenant l’entraineur des Patriotes pour la saison de hockey 2013-2014. Celui-ci est un ancien hockeyeur des Patriotes. Il a en effet joué pour l’équipe lors de son parcours universitaire, de 1999 à 2003. D’autre part, une dizaine de joueurs ont quitté l’équipe et ceux-ci ont été très difficiles à remplacer, surtout que le camp d’entrainement avait lieu deux semaines plus tard. Malgré les petites embuches du début de saison, tous sont satisfaits de la progression de l’équipe: «On a dû travailler fort pour trouver des joueurs qui étaient prêts à venir jouer dans notre équipe et à venir étudier à l’université. Donc, ça n’a pas été une tâche facile, mais on a réussi à bâtir une équipe qui a progressé tout le long de la mi-saison», a soutenu l’entraineur, Marc-Étienne Hubert.

Le classement Présentement, les Patriotes se situent au troisième rang dans la division est. L’équipe a récolté onze victoires et quatre défaites. Au classement canadien, les hommes de MarcÉtienne Hubert sont en quatrième position.

Photo: Patriotes

Marc-Antoine Gélinas. L’entraineur est fier de ses joueurs: «C’est un gros accomplissement qu’on a réussi à faire avec l’équipe et le personnel de mettre une équipe sur pied aussi rapidement, mais à voir progresser cette équipe-là vers le top 10 canadien, c’est une chose dont nous sommes très fiers jusqu’à maintenant», a-t-il confié. Chez les gardiens de but, les deux figurent dans le top 10 des meilleurs gardiens. En effet, Guillaume Nadeau apparait au sixième rang tandis que Marc-Antoine Gélinas est derrière son coéquipier à la septième position. Du côté des joueurs, l’ensemble de ceux-ci ont bien performé durant la mi-saison: «Le concept d’équipe est très fort et à chaque moment de l’année, il y a des joueurs qui ont connu des gros matchs et qui ont montré l’exemple et du leadership par leur action. C’est ce qu’on valorise beaucoup avec notre programme de hockey», a précisé Marc-Étienne Hubert.

«On a réussi à bâtir une équipe qui a progressé tout le long de la mi-saison.» — Marc-Étienne Hubert Un regard vers les séries La saison permet à l’équipe d’être bien préparée pour les séries éliminatoires. L’objectif principal des Patriotes est évidemment de faire les séries: «On veut amener l’équipe à être au maximum de ses capacités en séries éliminatoires. C’est ce qu’on s’est efforcé de faire depuis le début de l’année et on va continuer avec cette façon de penser pour la deuxième moitié de saison», a souligné l’entraineur. Homme d’expériences au hockey, l’entraineur pense déjà à la façon dont les Patriotes doivent jouer et se comporter durant les séries: «On doit avoir beaucoup de caractère, de discipline, d’intensité dans notre façon de jouer ainsi que de concentration. Le hockey des séries éliminatoires n’est pas un hockey qui est disputé de la même façon en saison. C’est cette mentalité qu’on veut amener avec notre programme», a-t-il mentionné. (M.-P.B.)


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SPORTS

HOCKEY

Toujours au sommet MARIE-PHILIPPE BIBEAU Journaliste

rondelle dans le fond du filet de Marc-Antoine Gélinas dans les dernières minutes de jeu. Ce but a été marqué avec l’aide de Dustin Alcock. Les Patriotes ont vaincu les Rams par la marque de 5 à 1. Photo: Patriotes

L’équipe de hockey des Patriotes était de passage en Ontario durant le dernier week-end de novembre afin d’y jouer deux parties. La formation universitaire trifluvienne rentre à la maison avec deux victoires. Le vendredi 29 novembre, les Patriotes affrontaient les Rams de l’Université de Ryerson au Mattamy Athletic Centre. En début de première période, les Patriotes ont littéralement dominé leur adversaire. À seulement 3 mi-nutes et 42 secondes de jouées, Marc-Olivier Mimar a réussi à déjouer le gardien adverse, Adam Courchaine, et à marquer le premier but du match. Le second but des Patriotes a été marqué par Olivier Hotte avec l’aide de Thomas Martin et d’Antoine Quevillon. Pendant cette première période, les Patriotes ont pris le contrôle en imposant leur façon de jouer. Billy Lacasse a marqué le troisième but de l’équipe et Antoine Quevillon a obtenu une aide sur ce but. Quelques secondes plus tard, Jason Rajotte a marqué un but avec l’assistance d’Olivier Hotte et de Vincent Marcoux. Suite aux quatre buts marqués en première période, l’entraineur des Rams a changé de gardien. Celui-ci a cédé sa place à Troy Passingham pour le restant du match. Lors de la deuxième période, les Rams se sont imposés un peu plus aux dépens des Patriotes. Cependant, l’équipe de l’UQTR a démontré beaucoup de caractère et s’est impliquée physiquement. Un seul but a été marqué durant cette période avec Pierre-Olivier Morin qui a déjoué Passingham en fin de période. En troisième période, les Rams sont revenus dans le match. Effectivement, Jason Kelly a réussi à mettre la

Patriotes vs Toronto Le samedi 30 novembre, l’équipe trifluvienne s’opposait aux Varsity Blues de l’Université de Toronto au Varsity Arena. Le premier but de la soirée a été marqué, à mi-chemin de la première période, par Tyler Liukkonen. Le capitaine de l’équipe, Blake Boddy, et Connor Cleverley ont chacun récolté une aide sur ce but. Liukkonen est le seul joueur de Toronto à avoir vaincu le gardien des Patriotes, Guillaume Nadeau. Ensuite, à seulement une minute de la deuxième période, Tommy Tremblay a égalisé le pointage en marquant avec l’aide d’Anthony Verret et de Jesse Gauthier-Le Breton. De plus, quatre pénalités ont été décernées aux Patriotes lors de la deuxième période. Heureusement pour eux, Toronto n’a pas été en mesure de profiter de ces opportunités en avantage numérique. L’unique chance de marquer a été ratée de justesse puisque le tir de Paul Van de Velde a frappé le poteau. En troisième période, les Patriotes ont été très chanceux alors que, dans les dernières minutes de jeu, l’indiscipline d’Olivier D’Aoust aurait pu couter très cher. Effectivement, Toronto était en supériorité numérique et avait beaucoup de chance de marquer, mais Guillaume Nadeau est demeuré solide face à l’adversaire. Lors d’un tir, Tommy Tremblay a saisi la rondelle et s’est amené rapidement dans la zone de Toronto. Il a réussi à déjouer à nouveau le gardien, Brett Willows, en inscrivant son deuxième but. Lors de cette rencontre, Guillaume Nadeau a effectué 23 arrêts. Les Patriotes ont battu 2 à 1 les Varsity Blues. La formation de l’UQTR a récolté deux victoires durant ce week-end et elle sera de retour sur la glace à domicile le 7 janvier 2014.

GALA DE LA FONDATION DE L’ATHLÈTE D’EXCELLENCE

Des Patriotes récompensés Le 26 novembre dernier, la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec a tenu sa 28e édition du Gala du sport universitaire québécois. Avant le gala, un total de 90 bourses ont été remises à plusieurs sportifs répartis à travers différentes catégories. Entre autres, deux Patriotes figuraient dans le volet recrutement. Karianne Chayer, une jeune recrue de 19 ans qui évolue au sein de l’équipe féminine de soccer, ainsi que Tommy Giroux, recrue de l’équipe de hockey, ont chacun reçu une bourse. Lorsque Karianne a reçu celle-ci, elle était un peu émue: «Je me sens reconnue et appréciée dans mon sport. Je me sens soutenue et ça me donne le gout de performer encore plus», a-t-elle confié.

En nomination Lors de la soirée du gala, Caroline LapierreLemire de l’équipe de natation était en nomination dans la catégorie Étudiante-athlète de l’année Sport individuel féminin. Malheureusement, elle n’a pas remporté ce prix, mais c’est tout de même

une belle reconnaissance d’être mise en nomination et d’être reconnue par ses pairs. Aussi, l’équipe masculine de soccer était en nomination dans la catégorie Équipe masculine de l’année, ce qui représentait une première pour elle. «Être en nomination comme équipe de l’année, tous sports confondus, est un honneur qui rejaillit sur tout le programme des Patriotes et qui démontre la valeur de notre programme d’excellence sportive à l’UQTR», a mentionné l’entraineur, Pierre Clermont. Cette reconnaissance par leurs pairs est très appréciée par Monsieur Clermont: «En 2012-2013, les Patriotes ont écrit deux pages importantes de leur histoire en remportant non seulement leur première victoire au championnat canadien, mais aussi en obtenant leur première médaille. L’exploit n’est pas banal si l’on considère que nous avons vaincu à deux reprises le Rouge et Or de l’Université Laval sur son propre terrain, soit une première fois pour le titre de champion provincial et une seconde fois pour remporter la médaille de bronze au Championnat universitaire canadien.». (M.-P.B.)

Guillaume Nadeau, gardien des Patriotes.

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Zone campus 10 décembre 2013 (impression final)  

Zone campus 10 décembre 2013 (impression final)  

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