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UNITED NATIONS United Nations Mission for the Referendum in Western Sahara

NATIONS UNIES Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un Référendum au Sahara Occidental

MINURSO

Press Review 11 May 2009 LEADING STORIES Sahara : le Conseil de Sécurité confirme ses recommandations antérieures (11.05.09 Le Reporter [Mo]) ▲ Adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil de Sécurité, la résolution 1871 sur le Sahara confirme les recommandations de la résolution 1813 (2008)… Comme le demandait le Maroc. Le Conseil de sécurité a adopté, le 30 avril dernier, à l’unanimité de ses 15 membres, la résolution 1871 (2009) qui était très attendue après la présentation par le Secrétaire Général des Nations Unies de son dernier rapport sur l’évolution du dossier du Sahara (rapport du 13 avril 2009). Bien que le rapport ait déjà donné le ton –il était en effet fort improbable que le Conseil de Sécurité désavoue le Secrétaire Général pour la reconduction de recommandations entérinées par tous il y a un an seulement- la résolution du Conseil était attendue pour une clarification définitive des positions onusiennes sur la question du Sahara. Et la résolution 1871 du 30 avril 2009 a apporté cette clarification, répondant à toutes les questions posées. La première question et la plus importante de toutes était de savoir si la résolution en cours allait assurer la continuité des recommandations de la résolution précédente (la 1813 d’avril 2008), ou si elle allait en faire table rase. Après le départ de l’ex-envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU, Peter Van Walsum et son remplacement par l’actuel, Christopher Ross, l’Algérie et le Polisario (qui considéraient que le départ de Peter Van Walsum était leur victoire, ce dernier ayant estimé que la solution d’un Etat indépendant au Sahara n’était pas viable) avaient espéré une rupture avec tout ce qui avait été fait et/ou décidé sous Peter Van Walsum. Le Maroc -qui s’est opposé de toutes ses forces à cette « politique de la table rase »- a déployé d’intenses et incessants efforts diplomatiques afin de faire prévaloir l’option de la continuité, c'est-àdire la mise en application de la résolution 1813 d’avril 2008. Que répond la résolution du Conseil de Sécurité de ce 30 avril 2009 ? Le choix est clair. C’est celui de la continuité… Sur toute la ligne! Le Conseil demande aux parties « de garantir l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007) et 1813 (2008) ». L’option d’une solution politique est réaffirmée avec force. Le processus de négociation « sur la base du réalisme et de l'esprit de compromis », comme élément central, est également confirmé avec force. Et il est question de négociation « en tenant compte des efforts déployés par le Maroc depuis 2006 » (soit depuis la proposition marocaine d’autonomie élargie). Ce qui, non seulement exclut tout retour en arrière, mais relance la recommandation centrale de la résolution de 2008 dans les mêmes termes, mot pour mot. Les efforts du Maroc sont, exactement comme dans la résolution précédente, qualifiés de « sérieux et crédibles ». Enfin, le mandat de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara) est prorogé pour une nouvelle période d’un an (jusqu’au 30 avril 2010) et ses compétences restent inchangées. Les deux nouveautés de la résolution 1871 adoptée par le Conseil de Sécurité, la semaine dernière, sont relatives à la préparation du prochain round de Manhasset et aux visites familiales. Sur le premier point, le Conseil se félicite de ce que les parties aient accepté la proposition de l’Envoyé personnel, Christopher Ross, portant sur l’organisation de pourparlers restreints qui prépareraient un cinquième round de négociations… Une


2 sorte de pourparlers informels avant les pourparlers officiels. La seconde nouveauté concerne les mesures de confiance. Le Conseil se félicite « de ce que les parties soient convenues, ainsi qu’il ressort du communiqué de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental en date du 18 mars 2008, d’explorer la possibilité de l’organisation par voie terrestre de visites familiales qui viendraient compléter l’actuel programme de transport par voie aérienne, et invite les parties à œuvrer dans ce sens en coopération avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ». Dans un communiqué officiel en date du 2 mai, le Maroc a exprimé sa vive satisfaction à la suite de l'adoption de la résolution 1871. «Ce texte, approuvé à l'unanimité, réitère et conforte le soutien du Conseil à l'ensemble des dispositions de la résolution 1813 d'avril 2008, consolidant ainsi le référentiel fondamental et incontournable défini par les Nations Unies pour parvenir à une solution politique, définitive au différend régional sur le Sahara marocain », indique le communiqué du ministère des Affaires Etrangères. Washington's position on Western Sahara is subject to strong pressure on Obama’s Team (11.05.09 Al Khabar [Al]) Yahya Zoubir, Professor of International Relations at the University of Euromed Marseilles thinks that to guide US policy to become in favor of the Sahrawi issue requires efforts on the ground by the countries supporting the Sahrawi issue. This requires lobbies to exert pressure on decision makers within the US administration; especially, with the new administration which has not explicitly stated its position regarding Western Sahara conflict so far. In an autopsy to the nature of importance the United States assesses to the issue of Western Sahara, Yahya Zoubir pointed out that the region is not a top priority on the agenda of Washington compared to the Middle East and Gulf issues. He noted, in Echaab Conference Room in Strategic Studies Center, that the US administration has always been in favor of Morocco as it is a historic ally unlike Algeria and the POLISARIO Front, regarded as close to the former Soviet Union, a classification that is still considered up to now, in addition to the special relationship of Morocco with Israel which is an element that Washington takes into account in dealing with countries and classifying as with or against its interests. In terms of figures and historical events that show the proximity from Washington, Zoubir indicated that Morocco is the fifth African country to receive US aid, which increased 20 times between 1974 and 1990, during the war in Western Sahara. The warfare aid increased from 1, 4 million to 5, 59 million Dollars annually and reached currently 1, 3 billion dollars. The US administration, according to Zoubir, has given the green light to the Royal Palace to invade Western Sahara. David Welch, the former assistant to the US Secretary of State contributed in drafting the Moroccan proposal of autonomy. On the other hand, the non-application of international law in Western Sahara issue to enable the Saharawi people to exercise their right to self-determination is considered an abnormality in the history of international relations in spite of the international community's recognition of the Sahrawi right it remains reluctant in putting it into practice. (Unofficial translation from MINURSO) Sahara Occidental: «Les USA pour le statu quo», selon le professeur Yahia Zoubir professeur algérien à l’Université de Marseille (11.05.09 Horizons [Al]) La politique étrangère américaine et la question du Sahara Occidental ont été les thèmes d’une conférence-débat organisée hier par le quotidien national d’information Echaâb, animée par le professeur algérien à l’Université de Marseille, Yahia Zoubir. Les relations des USA avec les pays du Maghreb (le Maroc en particulier) et la position à l’égard de la question du Sahara Occidental ont constitué le gros de la conférence du professeur Zoubir,


3 spécialiste en relations internationales. Ce dernier constate que la politique étrangère de la Maison-Blanche est basée essentiellement sur des intérêts. «La position actuelle des USA à l’égard de la question du Sahara Occidental, connue proche de celle du Maroc, peut changer si leurs intérêts dans la région le dictent», dira le conférencier. Le choix stratégique actuel des Etats-Unis est lié étroitement à la période de la guerre froide où, rappelle-t-il, le Maroc était l’allié des USA tandis que l’Algérie a opté pour l’ex-URSS. Même si le Maghreb ne constitue pas pour les Américains une importance autant que le Moyen-Orient, une initiative économique pour la région du Maghreb a été entreprise par les USA, souligne le professeur. L’objectif était, dit-il, de faire de la région un ensemble économique favorable pour les investissements américains dans la région. D’ailleurs, constate l’orateur, la fermeture actuelle de la frontière algéro-marocaine n’arrange pas les intérêts économiques des USA. Il dira à ce propos que la demande de la réouverture de la frontière entre les deux pays, plaidée officiellement par le Maroc, est dans sa profondeur une doléance des Etats-Unis qui se servent du Maroc comme rempart dans la région. «Les Américains n’ont pas d’amis, ils ont des intérêts», a-t-il souligné, tout en constatant que les aides militaires américaines au Maroc se sont multipliées par 20 durant ces deux dernières décennies. Il cite que 72% des aides des USA à la région du Maghreb sont destinées au Royaume chérifien. Pour ce spécialiste, les USA ont donné même le feu vert au Maroc d’occuper le Sahara Occidental. «Les Américains ne sont pas contre le principe de l’autodétermination du Sahara Occidental, mais ils continuent de soutenir le statu quo puisque cette situation les arrange». Aux yeux du Pr. Zoubir, l’invasion de l’Irak avait plusieurs objectifs dont «en particulier» celui de barrer la route à l’envahissement de la Chine dans la région, a-t-il encore souligné. Sahara Occidental : «le chapitre 7 de la Charte de l’ONU doit être appliqué» (11.05.09 El Moudjahid [Al]) Le conflit du Sahara occidental ne devra trouver de solutions qu'avec l'application du chapitre 7 de la Charte des Nations unies imposant au colonisateur, en l'occurrence le Maroc, de se retirer des territoires occupés du Sahara occidental, a-t-on souligné hier à Alger lors d'un débat intitulé "Les Etats-Unis et la question sahraouie". “Le chapitre 7 de la Charte des Nations unies n'a jamais été appliqué pour obliger le colonisateur marocain à quitter le Sahara occidental qu'il a envahi en 1975, comme cela a été fait après l'invasion du Koweït", a rappelé M. Yahia Zoubir, professeur des relations internationales à l'université Euromed, à Marseille (France). Le chapitre 7 de la Charte des Nations unies aborde les conditions de l’action du Conseil de sécurité "en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’actes d’agression". Il définit essentiellement les conditions du recours à la force par les Nations unies et confie au seul Conseil de sécurité l’autorité de sa mise en application. Le chapitre prévoit un éventail de sanctions coercitives dont le recours à la force ne recouvre qu’une forme. L’article 40 prévoit que le Conseil de sécurité puisse faire des recommandations et "inviter les parties intéressées à se conformer aux mesures provisoires qu’il juge nécessaires ou souhaitables". Il peut choisir d’ordonner des sanctions politiques (rupture des relations diplomatiques) ou économiques (blocus, embargo) en cas d’atteinte grave à la paix et à la sécurité (article 41). L'expert a indiqué que l'impunité a engendré une situation de "blocage absolu" alors que, a-til dit, toutes les résolutions des Nations unies sont pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Il a indiqué, par ailleurs, que le Maroc a "toujours joué un rôle de substitut des Etats-Unis", affirmant qu'il "a reçu d'importantes aides financières de la part de ce pays lui permettant de continuer la colonisation du Sahara occidental". "Rien qu'entre 1975 à 1990, le Maroc a reçu plus du 1/5 de l'aide totale américaine destinée à l'Afrique, représentant ainsi un montant de plus d'un milliard de dollars en aide militaire seule, alors que l'aide économique s'est élevée à 1,3 milliard de dollars", a-t-il relevé, ajoutant qu'en 1974, "l'aide militaire était de 4,1 millions de dollars et s'est élevée en 1978 à 99,8 millions de dollars". "En 2002, le Maroc a reçu 72 % de l'aide totale au Maghreb et en 2005, elle s'élevait à 85% soit 51 millions de dollars", a poursuivi M. Zoubir. Il a souligné qu'au niveau du discours, les Etats-Unis ne s'opposent pas au principe de l'autodétermination des peuples, mais "se bornent toujours à protéger les intérêts de la monarchie marocaine garante des intérêts américains dans la région".


4 L'universitaire, qui a enseigné à l'université de Washington, a indiqué que dorénavant "il faut aller vers la création de lobbies pro-sahraouis aux Etats-Unis pour défendre sur le terrain politique le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination". "Le système aux Etats-Unis est conçu de telle manière qu'il faut créer des relais ou lobbies dans ce pays et dans d'autres pour pouvoir influencer le politique", a-t-il estimé. Selon un chercheur Algérien «Le Maroc joue le rôle de substitut des Américains» (11.05.09 L’Expression [Al]) «La non-résolution de la question du Sahara occidental aura des conséquences néfastes sur la région maghrébine, car les Américains engagent leurs positions selon leurs intérêts économiques, notamment», a déclaré le chercheur en stratégie et enseignant à Marseille, le Dr Yahia Zoubir, lors d’une conférence-débat animée hier sous le thème «Les Etats-Unis d’Amérique et la question du Sahara occidental» au centre Echaâb des études stratégiques, à Alger. Selon le conférencier, les Américains soutiennent le Maroc dans le but de contrecarrer une résolution juste pour le peuple sahraoui, qui exige des années durant le droit à l’autodétermination sans conditions. Pour mieux convaincre l’auditoire sur l’alignement des USA aux côtés des Marocains, le chercheur a souligné que «la question de l’alignement des USA aux côtés des Marocains remonte au Traité de 1781 signé avec le Maroc, d’une part, et l’alignement des Marocains aux côtés des USA durant la guerre froide, d’autre part». Se voulant plus explicite, l’intervenant ajoutera: «Les Américains ont préféré l’alignement avec le Maroc pour principalement empêcher les Soviétiques de se déployer dans la région.» Et d’affirmer que «le Maroc est un pays très important pour les Américains», puisqu’il leur permet, selon ses propos, de «se redéployer dans la région maghrébine». En d’autres termes, «le Maroc joue un rôle de substitut de la politique étrangère américaine dans la région maghrébine», soutient-il. Rôle qui a été joué en Afrique en matière d’ingérence étrangère. De révélation en révélation, le Dr Yahia Zoubir précisera que «l’aide militaire américaine au Maroc s’est multipliée de 20 fois depuis 1956. 1 milliard de dollars de subventions militaires a été accordé par les USA au Maroc». Abordant la réouverture des frontières algéro-marocaines, l’orateur affirmera que la question a été discutée au niveau du Congrès américain et de soutenir mordicus que cette initiative est une proposition des Américains pour qui la fermeture des frontières algéro-marocaines bloque le déploiement dans la région. La même explication est avancée concernant la région sahélo-saharienne. Dans ce sens, le chercheur dira que «cette question est une histoire fausse», car, a-t-il soutenu, cette guerre est créée dans le but de contrecarrer l’offensive chinoise dans la région, d’une part, et d’y préserver les intérêts américains dans la région, d’autre part. Sur la base de cet argumentaire, le conférencier conclura que les Américains engagent leur politique étrangère selon leurs intérêts économiques et les outils de pression sont, entre autres, la sécurité et l’énergie. Le Pr Yahia Zoubir décortique la politique ambivalente des USA sur le Sahara occidental et le Maghreb [11.05.09 Liberté [Al]) L’évolution du dossier sahraoui dépendra de la relation du tandem franco-américain. Alors qu’il est, selon le professeur Yahia Zoubir qui animait une conférence au centre des études stratégiques d’Ech-Chaab, en ce moment, dans une situation de blocage absolu. Autre indice du statu quo, la prudence de Ross, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental. Mais pour comprendre la complexité de ce dossier qui continue de miner le Maghreb, le professeur des relations internationales de l’université Euromed de Marseille remonte loin dans l’histoire, à l’époque de la jeune République américaine, dont les contacts avec le Maghreb datent du XVIIIe siècle. Les USA avaient signé le premier traité avec le Maroc en 1787, lequel traité est utilisé par le Maroc comme un “atout”, même si la région n’a jamais été, selon le professeur, aussi stratégique que le Golfe ou le Levant. Ses


5 relations avec le Maghreb ont souvent obéi à des intérêts bien déterminés suivant des périodes. M. Yahia Zoubir situe les plus importantes pendant la Seconde Guerre mondiale, la période des décolonisations des années 1950 – 1960, les années 1970 avec l’apparition de la question sahraouie où les États-Unis avaient joué un rôle fondamental, les années 1990 avec la crise algérienne et le 11 septembre, pour des questions sécuritaires. L’évolution des relations entre l’Algérie et les États-Unis est “victime” de la vision, de la perception qu’avaient ces derniers de l’Algérie qui avait, dans cette optique, contrairement à la Tunisie et au Maroc qui avaient fait le choix de l’Occident, opté pour le bloc soviétique, l’URSS particulièrement. Et pour l’anecdote, le professeur rappellera la double position de Kennedy vis-à-vis de l’Algérie, passant d’un soutien franc en tant que sénateur, avant de se rétracter une fois devenu président. Parce que considérant l’Algérie franchement alliée de l’ex-URSS. Cette perception est restée ancrée chez les Américains, a-t-il estimé. Si cette relation n’a pas connu de constance, obéissant souvent à des intérêts américains ne négligeant pas en même temps le soutien au Maroc, au plan économique les États-Unis étaient intéressés par bloc intégré, d’où l’offensive pour l’intégration économique de l’UMA et l’initiative Eisenstadt, initiative remise sur la table. Ce n’est pas étonnant qu’Eisenstadt figure parmi les relais de la demande marocaine de réouverture de la frontière. Le professeur relève le même paradoxe dans la politique “algérienne” des États-Unis durant les années 1990. Prônant ouvertement le soutien à la démocratisation, les USA n’ont pourtant pas soutenu la transition en Algérie et n’ont opéré de revirement que tardivement pendant la crise, non pas par positionnement anti-islamiste, mais par soutien au Maroc pour lui éviter la contagion. Il existe, a noté le professeur Yahia Zoubir, deux catégories d’intérêts US au Maghreb, les intérêts économiques avec les hydrocarbures et l’énergie comme aspect dominant et les intérêts militaires avec la nouvelle gestion sécuritaire de l’islamisme depuis les attentats du 11 septembre. Les USA favorisent alors la démocratisation non pas par conviction, a-t-il souligné, mais par intérêt. L’intégration des islamistes modérés, c’est-à-dire qui ne s’opposent pas aux intérêts américains et au processus israélo-palestinien, est devenue une donne dans la politique US. “Les États-Unis n’ont pas d’amis, ils ont des intérêts”, a-t-il affirmé. Depuis la victoire du Hamas, les ÉtatsUnis ont revu cette politique de soutien à la démocratisation en soutenant des États semi-autoritaires. Parallèlement, ils s’attachent à créer et renforcer les cordons sécuritaires en Irak, au Sahel pour la mainmise sur les sources des hydrocarbures et freiner l’offensive chinoise. Concernant le Maroc, les États-Unis, s’appuyant sur le postulat du choix du royaume de l’option Occident, ont en fait un “exécutant”, lui donnant un rôle de substitut. En contrepartie, le Maroc voit son aide américaine se multiplier par 20. Le Maroc a reçu un cinquième de l’aide américaine à l’Afrique. Son aide militaire est passée de 4,1 millions de $ en 1974 à 99,8 millions $ en 78. En 2002, le royaume bénéficie de 72% de l’aide totale américaine pour le Maghreb et de 80% en 2005. Le royaume jouait, avant, le rôle de rempart au communisme, et maintenant il joue le même rôle contre l’islamisme. Comme il bénéficie du soutien au Congrès et des lobbies qui le présentent comme un modèle de démocratie dans le monde arabe. Le dernier lobby a été récemment créé ; on y trouve, entre autres, Madeleine Al Bright, ancienne secrétaire d’État, et David Welsh qui avoua, selon le conférencier, avoir participé à la rédaction du plan de l’initiative marocaine de l’autonomie élargie, que M. Yahia Zoubir considère comme “une coquille vide”. Autre révélation tirée de documents déclassifiés, le soutien US à l’invasion marocaine en 1975. Quant au refus marocain du référendum qui lui serait favorable, il estime que le royaume craint un vote des colons en faveur d’une république et contre la monarchie. Autant d’éléments qui expliquent la position américaine sur la question sahraouie. Reste maintenant à voir la réaction de la nouvelle administration pour régler le problème. Interview avec Khadidja Hamdi, Ministre de la Culture de la RASD: «Nous défendons le cinéma des valeurs» (10.05.09 Horizons [Al]) Khedidja est née du ventre fécond du Sahara en lutte pour son indépendance qui a assuré à la femme une place de premier choix dans la société et dans l’Etat en construction. La première dame sahraouie mérite assurément de son


6 dur métier d’épouse, de mère, de militante convaincue et de dirigeante. C’est que la jeune étudiante de l’université de Sénia, qui manie à souhait les langues arabe, française, espagnole et, épisodiquement, anglaise, a réussi toutes les écoles de la formation et du militantisme dans le milieu estudiantin et les organisations féminines pour se présenter, aujourd’hui, aux premières loges du front culturel. Elle est, depuis le dernier congrès du Front POLISARIO, à la tête du département de la Culture et vit intensément l’espoir fou de la culture au service de la liberté et du développement. Q- Nous sommes à la sixième édition du festival international du cinéma qui reste une expérience unique dans l’histoire du mouvement de libération nationale. Quelles sont les principales caractéristiques du rendez-vous culturel de Dakhla? R - Merci pour Horizons qui reste notre soutien et notre message non seulement en Algérie mais aussi de par le monde. C’est une fenêtre ouverte pour la connaissance de la réalité sahraouie. En ce qui concerne la 6e édition, vous savez que le festival international n’est pas un cinéma classique au sens propre du mot. C’est la première fois que l’expérience cinématographique brise les carcans traditionnels. A travers les camps sahraouis, il a pour but de promouvoir le vécu d’un peuple en lutte pour ses droits nationaux. Par ailleurs, le festival international a une nouvelle dimension, celle d’un cinéma qui dépasse la logique des écrans fermés à travers une projection qui se déroule dans les camps de réfugiés. Il s’agit d’une nouvelle manière de témoigner de la souffrance du peuple sahraoui. J’ai été particulièrement touchée par un documentaire de la chaîne Al Jazira sur les souffrances des Palestiniens, notamment lors de la guerre de Ghaza. Il s’agit pour nous d’un message, et d’un succès d’un cinéma qui n’a pas le souci de la commercialité. Il véhicule la défense des valeurs de liberté, de démocratie et d’expression souveraine. Q - Au Maroc se tient un festival parallèle sur le cinéma. Quelle appréciation tirez-vous de cette manifestation? R - Le festival à la marocaine, est une forme d’hystérie qui n’est pas nouvelle. Qui participe de la volonté de donner une autre image de la réalité sahraouie. C’est un festival parallèle. Nous n’avons pas peur de ce combat. Comme je vous l’ai dit, nous travaillons à la promotion du cinéma des valeurs, alors que le Maroc est en train de faire dans le cinéma commercial pour pervertir les consciences. Nous n’avons ni l’agent ni les moyens du Maroc. C’est sûr. Mais, nous avons la richesse de la solidarité qui nous permet de porter très haut la voix sahraouie et de défendre nos droits légitimes. Q- Que pensez-vous de l’absence des pays arabes à ce festival? R - Au cours de la conférence de presse, j’ai eu à déplorer ce fait. Nous sommes sincèrement touchés par cette absence qui n’est pas à la hauteur de nos attentes et de la dimension de ce festival suivi pourtant par un grand nombre de pays étrangers. Permettez-moi de saisir cette occasion pour lancer un appel aux réalisateurs et aux producteurs arabes pour leur dire : venez, vous êtes chez vous. Pourquoi est-ce que les Algériens, les Français, les Cubains, sont parmi nous au même titre que toutes les autres nationalités du monde? Elles sont là pour transmettre une vision réelle de la réalité sahraouie. Q- Quels sont les échos que vous avez recueillis des éditions précédentes? R - Evidemment, à chaque événement on attend un impact politique, humanitaire et médiatique. Il faut savoir que la cause sahraouie est portée aujourd’hui par les médias internationaux et que la communauté internationale prend désormais conscience du fait sahraoui. C’est aussi un témoignage à l’instar de Javier Bardem (Oscar) qui représente la position de la société civile espagnole et qui manifeste une pression constante sur le gouvernement pour le mener sur une attitude plus équilibrée. Q - Le slogan du 6e festival porte sur la vision et les perspectives du cinéma sahraoui. Pouvez-vous nous expliciter cet aspect de la lutte culturelle? R - Nous voulons un cinéma qui fera tout pour défendre la cause sahraouie, et de faire connaître la réalité de notre peuple à travers le regard des femmes. Nous voulons un cinéma de la paix, respectueux de notre droit intangible à l’autodétermination. Nous voulons aussi transmettre notre message au monde pour dire que la culture sahraouie peut servir la consolidation de la paix et de stabilité, malgré les différences religieuses et culturelles.


7 Q- Avez-vous l’intention de produire un film retraçant la lutte du peuple sahraoui? R - Nous disposons d’une expérience appréciable et de beaucoup de projets, notamment de documentaires traitant de la question. Je vous cite l’exemple du film historique «Les Balises du retour» retraçant l’espoir du retour des réfugiés. D’autres films ont été faits dans ce sens, et qui seront présentés durant cette édition par des réalisateurs sahraouis à l’instar de Men Chaguaf et Salem. Des groupes de jeunes filles qui ont travaillé sur l’Intifadha et les souffrances des Sahraouis qui feront l’objet d’une exposition le 9 mai. On ne peut pas être en deçà, nous avons une vision et une stratégie très claires. La première pierre d’un centre de cinéma dans le camp du 27 Février va être incessamment posée. Q- Comment appréciez-vous les relations entre l’Algérie et la RASD dans le domaine de la culture? R - Les relations ne peuvent pas être isolées de la position algérienne courageuse à tous les niveaux tant sur le plan humain que culturel. En atteste la présence de groupes de musique et de grands chanteurs comme Mami, au camp de Smara et de groupes de Biskra. Je vous signale que du 13 au 18 mai, aura lieu la semaine culturelle sahraouie à l’occasion du mois du patrimoine. Nous avons bénéficié également de l’aide algérienne au niveau des experts du théâtre et de la danse populaire. Nous avons été associés à la préparation du 2e Festival culturel panafricain qui reste pour nous un événement important, dans le sens qu’il représente une opportunité pour faire connaître la réalité sahraouie et son patrimoine aussi bien matériel qu’immatériel. Je vous annonce que la khaïma sahraouie sera la khaïma de l’ouverture du festival. Khadidja Hamdi, Une femme d’élite, une femme en lutte N’était la mauvaise foi des pays occidentaux, la France en tête, plus prompts à distribuer les bons points à leurs thuriféraires au nom de la «probité», du «bon sens» voire, le comble, de l’«humanisme», Khadjidja Hamdi, elle, passerait, sans coup férir, pour une femme d’Etat, avec tout ce que ce prestigieux titre compte comme honneurs et attributs. Une reconnaissance dont elle s’est gardée pourtant de clamer, ni même de réclamer, se fichant comme d’une guigne du Guinness mondial des «personnalités» sur lequel plastronnent, en boucle, les starlettes du show politique. La probité de la ministre sahraouie n’est pas le fruit des feux de la rampe et du marketing politique de bas étage et du Bling Bling. Mais plutôt celle d’un noble combat pour l’indépendance de son pays, qu’elle mène, depuis trois décades, sur tous les fronts de l’engagement politique, et pas seulement en tant que ministre de la Culture. Une vie entière dédiée à une cause, que la «communauté internationale» impuissamment impuissante, refuse de soutenir, y compris même au nom des «idéaux» qu’elle dit porter tout haut, mais qu’elle a, hélas, toujours foulés au plus bas, leur préférant les étroitesses, voire les pires atteintes, aux droits humains les plus élémentaires. Difficile, en effet, d’extraire la femme Khadidja de la militante. Vous lui parlez de son passé? C’est un florilège de souvenirs de combat et de lutte qu’elle vous livre sans jamais se lasser. Avant même d’arriver aux centres de la décision, et d’être par la suite, la femme du président de la RASD, c’est en Algérie, à l’université Essenia d’Oran, où elle décroche, en 1977, une licence en littérature arabe. Un premier titre avec quoi elle commence très jeune à fourbir ses armes politiques qu’elle met au service de son peuple, au sein du mouvement estudiantin. Il se trouve, pour l’anecdote, qu’elle fut la première femme sahraouie qui a accédé au droit à la scolarisation. Et plus tard, bien sûr, comme députée, élue du Front POLISARIO, et aujourd’hui comme ministre de la Culture. Une fonction qui lui va comme un gant, tant sa culture, pas seulement sahraouie, est grande, connue et reconnue. Une charge pour laquelle elle a jeté tout son dévolu dans le noble but de mettre en valeur une culturesahraouie-vieille comme le monde-et dont la richesse n’est pas seulement la première vocation. On parle de ministre, mais souvent on oublie l’écrivain qu’elle a toujours été. Bien sûr, loin de l’effervescence médiatique, voire éditoriale. On la pensait poète, on découvre une «proseuse» au talent affirmé pour la nouvelle, un genre qu’elle manie avec brio, en atteste d’ailleurs le recueil qu’elle s’apprête à publier probablement en Algérie. Il s’agit, pour le tout petit résumé, de récits mettant en scène les souffrances des femmes sahraouie aussi bien dans les territoires occupés, dans les camps de réfugiés en Algérie ou encore au sein de la communauté établie à l’étranger. Son engagement pour la promotion de la femme est tel qu’il se confond souvent avec sa personne et pour lequel elle n’a jamais cessé de donner le meilleur d’elle-même. Et ce même si son statut de femme de


8 président, de mère de six enfants lui incombe tant de responsabilités qu’elle dit d’ailleurs accomplir avec une grande fierté. Une femme fière? C’est vraiment le moins que l’on puisse dire. Representantes del cine español piden que España reconozca a la RASD (10.05.09 EFE [Spain], El Mundo [Spain] Actores y directores del cine español pidieron hoy, durante la clausura de la sexta edición del Festival Internacional de Cine del Sahara (FISahara), que el Gobierno de su país reconozca a la República Árabe Saharaui Democrática (RASD). Una petición para la que ya se han recogido 240.000 firmas, que la gente del cine piensa entregar próximamente al presidente del Gobierno español, José Luis Rodríguez Zapatero. Tras cuatro días de proyecciones bajo las estrellas del desierto, la película "Che guerrilla", de Steven Soderbergh, se llevó el favor del público y recibió la Camella blanca, el primer premio del festival, que no es competitivo y cuyos galardones se conceden a través de las votaciones de los espectadores. El jurado otorgó también dos menciones especiales a la película argelina "Al otro lado del espejo", de Nadia Cherabi-Labidi, y a "El clavel negro", coproducción danesamexicana dirigida por Ulf Hultberg. Además, los organizadores rindieron un reconocimiento especial a la actriz marroquí Farah Hamed, quien participó este año en el festival, pese a los problemas que le puede acarrear en su país su apoyo a la causa saharaui. "Estoy muy emocionada por el caluroso recibimiento que me ha brindado la gente aquí, tenía un poco de miedo y no me lo esperaba", dijo a EFE la actriz marroquí, que vive en España y que acudió al FISahara, pese a la oposición de algunos miembros de su familia. Fue la primera edición en que una ciudadana de la considerada por los saharauis "potencia ocupante" del Sahara Occidental participó en la muestra, al igual que lo hizo también en su cobertura informativa por vez primera un periodista marroquí. Para Hamed, el cariño que le mostraron estos días los habitantes del campo de refugiados de Dajla es una muestra de que "los pueblos no son los enemigos y son los gobiernos y los intereses económicos y políticos los responsables del sufrimiento del pueblo saharaui, abandonado a su suerte". También acudió al Fisahara el joven refugiado Brahim Husein Ladeid, de 16 años, que perdió la pierna derecha a la altura de la rodilla por la explosión de una mina durante una cadena humana contra el muro marroquí el pasado 10 de abril. Brahim, que es originario de Dajla, no quiso perderse el festival y dejó el hospital de Rabuni, donde aún le atendían de sus heridas, para ver a sus amigos y asistir al concierto que el grupo Macaco ofreció anoche en el campamento de refugiados. "Esto es normal, hay mucha gente igual o peor que yo, sin dos piernas o dos brazos, forma parte de la lucha del pueblo saharaui desde hace ya 34 años porque queremos la libertad", afirmó a Efe el refugiado, antes de subrayar que esperará a que le curen la pierna para "volver a combatir" porque "los intentos de una solución pacífica hasta ahora no han servido para nada". El campamento de Dajla sirvió de escenario también estos días para la grabación de un vídeo clip de Dani Carbonell, líder del grupo Macaco, con niños saharauis a cargo del cineasta Javier Fesser, que presentó en el FISahara su película "Camino", triunfadora de los últimos premios Goya de la Academia de Artes y Ciencias Cinematográficas de España. Es la tercera vez que Fesser acude al festival de cine saharaui y, en esta ocasión, lo hizo por primera vez con su mujer y sus tres hijos lo que les ha permitido "viajar conociendo, que al final es la única forma interesante de viajar, porque lo demás es desplazarse". "La gran sorpresa es lo a gusto y lo confortable que uno se siente en un lugar tan duro y tan difícil", destacó a Efe el director, quien reconoció que le encantaría rodar una película en los campamentos "porque aquí hay historias debajo de cada piedra". "Estoy seguro de que acabaré rodando algo aquí, aunque tendrá que ser una comedia bastante divertida, emocionante y emotiva porque soy consciente de que como tema genérico es difícil de vender", agregó. Otra de las presencias destacadas de este año en las jaimas de Dajla fue la del escritor valenciano Manuel Vicent, que soportó el duro viaje hasta el campamento más alejado y con más carencias y el sofocante calor de estos días para mostrar su apoyo al pueblo saharaui, "injustamente olvidado por la opinión pública mundial". Elena Anaya y Sergio Peris Mencheta fueron los encargados de leer el manifiesto final de los representantes del cine español y Guillermo


9 Toledo el responsable de conducir la gala de clausura, en la que participó también el músico Fermín Muguruza. Eduardo Noriega, Kira Miró, Hugo Silva, Álvaro Longoria, Fran Perea, Alberto Amarilla, José Luis García-Pérez, Fernando Tejero o Dafne Fernández fueron otros de los actores participantes en el festival, cuya vocación es desaparecer o poder celebrarse un día en el territorio del Sahara Occidental, junto al océano Atlántico. Les jolies colonies des vacances des enfants du POLISARIO (09-15.05.09 Le Journal Hebdo [Mo]) Pendant deux mois, des centaines d'enfants nés dans les camps de Tindouf viennent chaque année se prélasser sous le soleil espagnol, auprès d'une famille d'accueil. Un programme dit de détente mais aussi de militantisme pour le conflit sahraoui. Diana Fernandez, 34 ans, est exaltée comme une enfant Dans moins de deux mois, elle s'apprête à recevoir Sabah, sa fille adoptive qui vient passer les vacances d'été chez sa «maman» et son «papa» espagnols le temps d'un été. Mais pour atteindre Séville, la ville natale de Diana, Sabah, 9 ans, parcourt un long trajet, très long : elle débarque des camps de Tindouf. «A chaque fois, c'est un plaisir de la recevoir. Nous nous séparons dans la douleur, mais nous nous retrouvons comme si nous nous n’étions jamais séparés», raconte Diana, le visage illuminé, la voix allègre et gesticulant dans tous les sens comme une Andalouse. Sans se faire plier, Diana s'est mise à chercher dans son sac un téléphone portable qu'elle tend: «C'est elle, c'est Saba», un diminutif qu'a choisi la famille pour la petite au visage angélique et au sourire envoûtant. Pour la troisième année consécutive, Sabah retrouvera son foyer espagnol. Et elle n'est pas la seule. Tous les ans durant l'été, des centaines d'enfants sahraouis désertent les camps de Tindouf, avec la bénédiction du Front, pour une période d'estivage de deux mois dans l'ile ibérique. Ils sont environ 2.500 enfants rien qu'en Andalousie, la région la moins lotie de l'Espagne, à bénéficier de ce programme. Cette région dénombre pas moins de 400 associations dédiées exclusivement au soutien aux réfugiés de Tindouf. Tout a commencé en 1993 quand un groupe de sympathisants avec la cause du Front Polisario a initié un programme intitulé «vacaciones par Paz», des vacances pour la paix. Les enfants doués à l'école, talentueux ou orphelins se voient offrir des vacances de rêve, loin du campement, dans un pays qu'ils ne connaissent que trop bien, vu que tout autour d'eux y fait référence: à l'école, l'espagnol est une seconde langue officielle et les aides qui parviennent sont toutes estampillées de la couronne espagnole. Une double vie Dans son bureau sis au centre de Séville, Abidin Bucharaya Yama, délégué du Front Polisario en Andalousie, et son adjoint travaillent d'arrache-pied pour bouder les listes du prochain voyage. Un regard furtif sur l'une des listes posées sur son bureau, on aperçoit des noms de filles et de garçons ainsi que des numéros de passeports commençant tous par le chiffre 9. Rien que deux mois les séparent de l'un des événements phares pour lequel se mobilisent toutes les délégations du Front. «Nous avons voulu, à travers ce programme devenu une tradition, que nos enfants ne soient pas une génération de vengeance et qu'ils ne no unissent aucun sentiment de rancune à l'endroit des Marocains. Nous avons voulu qu'ils s'ouvrent sur d'autres civilisations et découvrent le monde extérieur. Une sorte de deuxième vie loin des campements», explique Abidin Bucharaya Yama d'une voix conviviale comme s'il s'adressait à un ami de longue date et non à «un ennemi», comme les Sahraouis se plaisent à désigner les Marocains. Abidin entrecoupe son récit par des gorgées de thé sahraoui fraichement préparé par son collaborateur, sur une petite table jouxtant le bureau du délégué. Le local de la délégation sahraouie est dénué de tout confort et richement équipé. Les deux bureaux derrière lesquels sont assis les collaborateurs du chef rappellent étrangement ceux des mouqataâs marocaines. Curieusement, le local est dégarni de tout symbole de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), honnis un fanion et le porte-dé de la délégation accroché à la porte d'entrée. Abidin s'étale sur les origines de cette action. Au commencement, les enfants étaient logés dans des résidences touristiques, avec le concours des collectivités et des mairies des régions, lesquelles ne lésinaient pas sur les moyens afin que le séjour des mômes soit le plus agréable possible. Après deux années,


10 l'expérience sera revisitée. Dorénavant, les enfants seront accueillis par des familles espagnoles. Chez le couple Fernandez, Sabah dispose de sa propre chambre, laquelle reste intacte et inoccupée durant son absence le jeune couple n'a pas encore d'enfants mais a été attiré par cette expérience suite aux recommandations d'un couple ami. «Nos amis recevaient un enfant alors qu'ils avaient déjà le leur. Et on les voyait comblés et respirer le bonheur à chaque fois que le petit revenait. Alors, mon mari et moi, on s'est laissé tenter», explique Diana. Cette technicienne du travail dont l'emploi du temps surchargé ne lui permet pas de s'occuper d'un enfant et qui sillonne l'Espagne pour des raisons professionnelles, a plongé dans cet échange civilisationnel sous l'impulsion de son mari, un acquis à la cause du Polisario. A propos du conflit, Diana ne sait que quelques bribes, voire des clichés. «C’est mon mari qui maitrise l'aspect politique», lance-t-elle sans le moindre complexe, préférant s'attarder sur les goûts de «sa» Sabah et les quinze sandales qu'elle lui achetées l'été dernier. Mais si, de prime abord cette Espagnole appartenant à la classe moyenne laisse échapper l'impression d'être plu attendrie par la situation des enfants dans le camps que par la cause elle-même, Fernand Peraita baigne, par conviction, dans cet univers depuis le déclenchement du conflit en 1975 alors qu'il n'avait que 21 ans. Soutien de tout bord. C'est au Sahara qu'il a effectué son service militaire comme soldat colonialiste. De cette expérience, il dit n'avoir gardé que de mauvais rêves. Fernando se montre réticent et n'hésite pas à exprimer son malaise de s'épancher sur les colonnes d'un magazine marocain, convaincu de l'inutilité de la chose. Il se dit un peu échaudé par le système marocain. Il a fait partie de l'une des délégations refoulées à Laâyoune pour ses positions pro-séparatistes. Sauf que le sujet lui tient à cœur, et il décide de sauter le pas. «J'ai vu de mes propres yeux les atrocités commises par l’armée marocaine contre les Sahraouis, les chars marocains qui écrasent comme des mouches des civils sahraouis. Ces images m’ont choqué et marqué à vie. Le plus inadmissible pour moi est la passivité des Espagnols que jusqu'à présent je n’arrive toujours pas à accepte», se remémore cet ingénieur civil, voué corps et âme à la cause du Polisario. De retour en Espagne, celui qui était plus porté sur le sport que sur la politique épouse la cause des Sahraouis. Avec l'appui d'autres amis, il organise le soutien et monte une association pour venir en aide aux réfugiés de Tindouf l’association «Amigos del pueblo saharaui» voit ainsi le jour. Dans les locaux de son association, à quelques centaines de mètres de la délégation du Polisario, banderoles et écriteaux affichent la couleur: ils sont tous à la gloire du Polisario et de sa lutte au point que l'on se croirait dans une représentation diplomatique du Front. Que nenni. Il s'agit bien d'une association espagnole gérée par des Espagnols. Contrairement au bureau de la représentation du Front, une immense carte du Sahara tapisse le mur de l'une des cinq salles de l'association. Mea culpa espagnol. «Il a fallu choisir son camp, et j’ai choisi le mien», tranche Fernando. Tous les moyens sont mis à contribution pour jeter la lumière sur le conflit, et plus précisément mettre en exergue la souffrance des enfants dans les camps. C'est ainsi que le programme est né. Pour ce militant et ses compagnons, il est naturel de venir à la rescousse des victimes du régime marocain. «L’été est infernal dans les camps où le mercure affiche 50 degrés. Ces enfants sont le maillon faible du conflit et il fallait les sortir de ce climat de tension», renchérit-il. Mais pas question d'improviser. La logistique mise en place reflète l'ampleur de l'engagement des sympathisants espagnols. A peine arrivés les enfants ont droit à un check up médical approfondi. Les associations se chargent de les placer chez les familles d'accueil, lesquelles n'ont au qu’un mot à dire sur l'enfant qu'ils hébergeront et qu'ils doivent accepter les bras bien ouverts. A en croire le président de l'association, des familles marocaines font partie de ce programme et reçoivent chacune à leur tour, sous leur toit, des enfants des campements de Tindouf «Les enfants reviennent souvent auprès de la mime famille car des liens commencent à se tisser. Seulement, si le môme exprime le souhait de changer de famille à cause d'un malaise lors de son précédent séjour, on accède à son vœu», souligne Fernando. Les bénéficiaires sont âgés entre 7 et 12 ans et doivent faire leurs preuves dans les études pour pouvoir prétendre à cette récompense. Quant au choix des foyers hôtes, c'est le bouche à oreille qui sert de moyen de recrutement. Les associations organisent tout au long de l'armée des activités pour collecter des fonds au profit du programme et la mobilisation est impressionnante. Pas du tout


11 surprenant quand on sait que séjour d'un seul enfant coûte environ 3.000 euros de l'aveu du chef de la délégation du Polisario. Mais les petits sont aussi utilisés comme une caisse de résonance du conflit Durant ces deux mois, ils descendent dans la rue, au grand complet, pour scander à tue-tête des slogans aux relents politiques. De gigantesques marches sont organisées en Espagne où les enfants crient à pleine gorge «Maroc coupable, Espagne responsable». De la pure utilisation? Fernando rejette toute accusation d'exploitation politique des petits. Sauf que tout porte à le croire. D'ailleurs, l'itinéraire de la marche est mûrement tracé, incluant une petite halte devant le consulat du Maroc. Mais pour Diana, la portée de ces vacances va au delà du volet politique. «Sabah et sa smala sont pour nous une deuxième famille en quelque sorte. Durant les vacances de Pâques et du Nouvel an, on se rend, nous aussi, chez eux aux camps. Un voyage qui nous coûte 600 euros par personne et que nous finançons par nos propres moyens. Et durant le reste de l'année, le contact reste toujours de mise. On échange au moins une communication téléphonique par semaine», argumente-t-elle. Serait-elle prête à recevoir des enfants marocains si un pareil projet existait ~ Un lourd moment de silence s'abat avant qu'elle ne lâche: «Si c'est pour aider, je le ferai. Mais j'estime que je dois abandonner cette cause, chose que je ne suis pas prête à faire». Venir en aide aux enfants sahraouis, Diana n'y voit que justice. Car tous les Espagnols, même ceux qui font fi de la politique, sont persuadés que l'Espagne assume une grande part de responsabilité dans ce conflit. Pour Diana Fernandez, son mari ou pour Fernando Peraita comme pour les milliers de familles qui ont participé à ce programme, chérir ces enfants et les choyer est une dette envers leur cause, une catharsis. Elections. The campaign has already started (09-14.05.09 Nichane [Mo]) Some representatives from Al Ittihad Al Ichtiraki Party (USFP) and the Development and Justice Party (PJD) have accused Hamdi Ould Errachid, the brother of Khallihanna Ould Errachid and his first deputy in Laayoune Municipal Council, of starting an electoral campaign before time. Hamdi was accused of distributing 2254 piece of land and 1300 financial assistant card just as elections are approaching. According to parliamentary resources, the Minister of Interior Chakib Ben Moussa has received many petitions calling for opening an investigation concerning the violations of Ould Errachid and his family but he opted to redirect the issue to the parties in the Parliament calling them to establish a fact-finding commission but El Himma refused. The latter considers the parties as having no representation in Sahara and said in an official communiqué that it’s up to the Ministry of Interior and the government to take in charge the issue. (Unofficial translation from MINURSO) Les seigneurs de la ville (09-15.05.09 Le Journal Hebdomadaire [Mo]) Laâyoune. Sur fond de campagne électorale, le dossier relatif à la gestion de la ville refait surface. Le Parlement entre en lice, même s'il semble incapable de changer un système cautionné au plus haut sommet de l'Etat. La fièvre électorale regagne les dunes du désert. Rien ne va plus pour les frères Oulderrachid, Khalihenna et Hamdi, respectivement président et vice-président du Conseil municipal de la ville de Laâyoune et maîtres incontestés de la ville. Dans une lettre envoyée aux présidents des groupes parlementaires, Ahmed Zaïdi, président du groupe socialiste à la première Chambre, demande la constitution d'une commission parlementaire pour enquêter sur la gestion des affaires de la ville de Laâyoune devenue, depuis peu, un autre champ de bataille de la guerre entre l'Union socialiste des forces' populaires (USFP) et le parti de l'Istiqlal. Selon le document élaboré par les socialistes, la Commission d'enquête, si elle voit le jour, devra enquêter sur plusieurs hectares appartenant aux domaines de l'Etat et qui seraient distribués gratuitement par le président du CORCAS (Conseil royal consultatif des affaires sahariennes) et son frère à des électeurs potentiel". Mais la liste des accusations n'est pas aussi


12 courte. Il est aussi question de plus de 2000 lots de terrains, aménagés à des fins d'habitat, et distribués gratuitement à des populations pour des motifs électoralistes. Enfin, des irrégularités inhérentes au budget, de la Promotion nationale figurent également sur la liste des accusations. Mais le groupe socialiste ne révèle pas de scoops. Le sujet a été ruminé à maintes reprises par la presse et depuis déjà plusieurs années. «Tout le monde est coupable dans cette histoire, martèle sans concession Hamoudi Iguilid, membre du bureau de l'AMDH (Association marocaine des droits de l'homme) à Laâyoune. Ce militant pointe du doigt à la fois la direction des Domaines d'Etat, Al Ormane, l'Agence urbaine de la ville et l'ensemble; des partis politiques. «Nous avons demandé à plusieurs reprise l'ouverture d'une enquête, bien avant la surenchère électorale, ajoute-t-il, mais en vain». Pour les socialistes, il fallait recueillir des informations, voire des preuves, pour pouvoir convaincre les élus de la première Chambre. «Nous venons de recevoir des actes de cession pour des terrains signés à blanc», explique Ahmed Zaïdi, président du groupe socialiste. « Et même si on a attendu l'approche des è1ections, où est le mal ?», s'interroge-t-il. Coup d’épée dans l’eau Encore faut-il que cette Commission d'enquête voie le jour. A l'intérieur de l'Hémicycle, rien n'est encore gagné pour l'USFP. La formation d'une Commission parlementaire d'enquête nécessite en effet plus de la moitié des sièges de la première Chambre. Il faut au moins 163 voix pour obtenir le feu vert pour sa création », explique un membre du PJD (Parti justice et développement), le seul parti qui a annoncé son accord de principe pour ce projet. Reste à savoir quelle serait la position des autres partis de la majorité et de l'opposition. Pour les premiers, il serait sans doute difficile de lancer une attaque contre les frères Oulderrachid alors qu'ils sont-membres du parti de l'Istiqlal. Pour ceux de l'opposition, certains risquent de manquer d'audace politique pour ce fajre: selon la propre analyse du député du PJD. «Il est peu probable que le Mouvement populaire (MP) adhère à ce projet'», lance un membre du parti de Mahjoubi Aherdane. Pour lui, tout ceci n'est que rivalités politiques entre Oulderrachid et Hassan Edderhem (USFP), l'autre seigneur de la ville de Laâyoune. Contacté par Le Journal Hebdomadaire, Khallihenna Ouldenachid a refusé de s'exprimer sur le sujet « je ne participe pas aux guéguerres politiques», lance-t-il avant de raccrocher son téléphone. Un membre du Conseil municipal de la ville a bien voulu défendre son président et le frère de celui-ci, mais tout en préférant garder l'anonymat. Cet élu dément toutes les accusations portées contre le Conseil de la ville de Laâyoune et ajoute qu'aucun lot de terrain n'a été distribué gratuitement. «Tout le monde sait que ta procédure de paiement pour les Domaines prend du temps», tonne+il avant d'ajouter que «la Conservation foncière exige un document attestant l'acquittement auprès des Domaines d'Etat». Ce qui explique la position du bureau local de l'AMDH qui nous informe qu'à quelques exceptions près, seuls les Sahraouis ont bénéficié de ces cessions. Et si le silence règne depuis des années, c'est certainement à cause de la politique générale du Maroc dans le Sahara occidental. Ces terrains n'entreraient que dans le système des multiples avantages accordés aux populations sahraouies afin de s'assurer de leur ralliement aux thèses marocaines. Enquêtes de façade Toutes les commissions parlementaires qui ont été constituées auparavant par le Parlement ont déçu, soit par leurs rapports finaux, soit par la non-application de leurs conclusions. La dernière en date est celle constituée pour enquêter sur les événements de Sidi Ifni et qui avait entrepris ses investigations deux semaines seulement après les incidents. La commission, dont les investigations ont été menées pendant six semaines, a conclu que l'intervention brutale des forces de l'ordre, le 7 juin 2008, «a constitué une option nécessaire après épuisement de tous les bons offices et l'échec des médiations entreprises par les députés de la région, les élus locaux et les notable». Dans son rapport, la Commission parle aussi de l'entêtement des auteurs du blocus du port de Sidi Ifni durant une semaine et leur «refus de répondre positivement aux différents appels au dialogue lancés par les autorités». «Les témoignages de certaines prétendues victimes se sont avérés par ailleurs complètement faux», selon le rapport. Un mois plus tard, une Commission d'enquête, constituée par des ONG nationales dont l'AMDH et le Centre marocain des droits de l'homme (CMDH), a rapporté le contraire de ces conclusions : les personnes


13 arrêtées ont été tabassées et maltraitées, des matraques ont été introduites dans les anus de certaines d'entre elles, et cela s'est déroulé dans les commissariats de police mais aussi dans la rue, en public. Nouvelle-Calédonie, la droite reste majoritaire (11.05.09 Le Quotidien [Réunion {France}]) La droite non-indépendantiste reste majoritaire en Nouvelle-Calédonie mais les indépendantistes progressent à l’issue des élections provinciales d’hier. 135.932 électeurs étaient appelés aux urnes pour renouveler les 76 élus des trois provinces (sud, nord et îles Loyauté), dont 54 siègent également au Congrès. Cette assemblée élit ensuite à la proportionnelle le gouvernement collégial de ce territoire autonome. Ce vote est crucial car il donne une idée du rapport de force qui prévaudra lors de la sortie de l’accord de Nouméa, entre 2014 et 2018, période durant laquelle un référendum d’autodétermination doit être organisé. Très éclatée, la droite non-indépendantiste voit son nombre d’élus passer de 36 à 31 au Congrès. Défait en 2004, le Rassemblement-UMP arrive en tête avec 13 élus mais il ne fait que profiter des divisions de la majorité sortante de l’Avenir Ensemble car tant en voix qu’en sièges, le parti est en recul. En revanche, le score de Calédonie Ensemble, du président de la province sud, Philippe Gomes, issu de la scission de la majorité sortante, a surpris car il obtient 10 sièges. La progression des indépendantistes, (23 sièges contre 18), illustre la progression de cet électorat et le bénéfice tiré de la discorde à droite. Dégringolade du nickel Nouveau venu, le parti travailliste, émanation du syndicat indépendantiste USTKE aux positions radicales, décroche trois fauteuils. En revanche, le Front national, qui avait quatre élus, disparaît suite à des querelles internes. Acquise aux non-indépendantistes, la présidence de la province sud devrait revenir au RUMP, grâce à une alliance avec l’Avenir Ensemble. Malgré un électorat en baisse, l’indépendantiste Paul Néaoutyine devrait être reconduit à la présidence de la province nord, à l’instar de Néko Hnépeune (UC indépendantiste) aux îles Loyauté. Les nouveaux élus vont avoir à gérer d’importants transferts de compétences, tel que l’enseignement secondaire, ainsi que le prévoit l’accord de Nouméa de 1998, qui a mis sur les rails une émancipation par étape. Malgré une croissance qui reste soutenue, l’île est touchée par la crise, au travers de la dégringolade des cours du nickel, dont elle détient un quart des réserves mondiales. Afin de résoudre les profondes inégalités sociales et de lutter contre la vie chère, thèmes récurrents de la campagne, les élus devront également s’attaquer à la réforme de la fiscalité, pour sortir de «l’économie de comptoir». REGIONAL NEWS Unemployment rate stabilizes at 9.6% in 2009 Q1, HCP (10.05.09 MAP [Mo]) The rate of unemployment has stabilized at 9.6% between the first quarter of 2008 and the same period in 2009, the High Planning Commission (HCP) said on Sunday. The unemployment rate decreased from 14.7% to 14.1% in the urban area while it increased from 4% to 4.7% in the rural zone, said an HCP briefing note on the job market. A rise of 1.4 point was registered in employment rate for the youth aged 15-24 whereas it lowered by 1.1 point for graduates. 40,000 jobs were created between the first quarter of 2008 and the same period of the current year, the source said. The employment rate fell from 46.1% to 45.4%, registering a drop of 0.4 point in the urban area (from 38.6% to 38.2%) and a decline of one point in the rural area (from 56.8% to 55.8%), HCP said. The sectors of buildings and public works and of services generated all the new jobs whereas other sectors lost around 126,000 jobs.


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L’Algérie menacée d’une récession prolongée (11.05.09 Algérie-dz [Al], Le Financier [Al]) L’Algérie pourrait souffrir d’une récession prolongée en cas de persistance de la baisse des prix du pétrole selon un rapport du FMI. Les économies des pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient, dont l’Algérie, risquent de connaître une récession prolongée si la tendance baissière de la demande et des prix du brut persiste, a souligné un rapport du le Fonds monétaire international (FMI) rendu public hier. Le rapport concerne les six monarchies pétrolières du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), l’Algérie, le Soudan, la Libye, l’Irak et l’Iran. Ces pays, qui guettent le moindre signe d’une reprise de l’économie mondiale et qui étaient considérés, jusqu’ici, comme moins vulnérables aux retombées de la crise financière internationale, commencent à s’adapter à cette situation, notamment en apportant des changements dans leurs politiques de dépenses publiques, note le FMI. L’institution de Bretton Woods avait déjà averti, en février dernier, dans ses prévisions, que les pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord risquaient de perdre plus de 300 milliards de dollars si les effets de la crise économique et financière mondiale, dont une chute vertigineuse des prix du pétrole, ne s’estompent pas. Des pays, comme l’Algérie, seront plus vulnérables pour faire face à cette situation, estimaient alors les experts du FMI. Les prévisions de cette dernière sont plutôt sombres. L’Algérie, à l’instar des 12 autres producteurs de pétrole brut, connaîtront une baisse de la croissance de deux points, passant de 5,6% à 3,6% durant l’exercice en cours, précise encore le FMI. Les recettes pétrolières de ces pays vont diminuer de moitié en 2009 en raison, notamment, de la baisse de la demande déjà amorcée en 2008 et qui a été à l’origine de la réduction de la production de plusieurs pays producteurs. Réduction qui n’a pas eu trop d’effet sur les cours qui restent bas, a expliqué Ahmed Massod, directeur du département du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale au sein du FMI. Les prix du baril de pétrole brut ont perdu 75% de leur valeur depuis juillet dernier où ils avaient atteint un seuil record avant que l’économie mondiale n’entre en récession. La Banque d’Algérie lucide La plupart des pays concernés vont devoir rationaliser leurs dépenses publiques, a préconisé le FMI. L’Arabie saoudite a annoncé qu’elle allait enregistrer un déficit de 17 milliards de dollars. L’Algérie a, quant à elle, vu ses recettes pétrolières diminuer de plus de 3 milliards de dollars, soit 77 milliards de dollars au lieu des 80 milliards attendus. Mais le manque à gagner sera plus important en 2009. Actuellement, les douze pays cités dans le rapport du FMI enregistrent, indique-t-on, un excédent de plus de 400 milliards de dollars qui va se transformer en déficit de 10 milliards de dollars, toujours selon l’institution dirigée par le Français Dominique Strauss-Kahn. Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, avait indiqué récemment que la balance des paiements globale de l’Algérie «pourrait être en équilibre», cette année, en dépit de la chute des prix des hydrocarbures. Il inonde notre pays de grandes quantités de drogue: que nous veut le Maroc? (11.05.09 L'Expression [Al]) Arrêtons de fermer les yeux. Le Maroc est le premier producteur mondial de cannabis avec une production annuelle de près de 100.000 tonnes, ce qui lui rapporte annuellement plus de 2 milliards de dollars. Il y a comme une attaque à la drogue contre l’Algérie. Des colis de kif arrivent chaque jour par mer et des tonnes sont saisies à nos frontières. Mais que veut le Royaume à notre pays pour l’inonder de tonnes de drogue? Hier encore, c’est au poste frontalier de Hassi Khebbi dans la wilaya de Tindouf que les gendarmes ont saisi 5739 kg de kif traité. Ces quantités en provenance du Royaume chérifien nous donne l’idée de ce que serait notre pays si les frontières étaient ouvertes. A propos des frontières justement, il convient de relever un fait important: au forcing des officiels marocains pour rouvrir ces frontières, les autorités algériennes ont opposé un niet catégorique tant que certains dossiers ne sont pas assainis dont celui du trafic de drogue. C’est juste après ce forcing que l’inondation de notre pays par la drogue a commencé. La source de cette drogue est donc vite trouvée. Arrêtons de fermer les


15 yeux. Le Maroc est le premier producteur mondial de cannabis avec une production annuelle de près de 100.000 tonnes. Au moins 75.000 hectares de terres cultivés. Les rapports des organismes internationaux notamment onusiens se multiplient sur la drogue pour dénoncer cette situation. Bon an, mal an, la drogue rapporte au Maroc au moins 2 milliard de dollars, soit près de 12% de son PIB. Près 3 millions de personnes vivent directement ou indirectement de l’argent sale généré par le trafic de drogue. En janvier dernier, 29 fonctionnaires de la sécurité marocaine ont été arrêtés pour trafic de drogue à destination de la Belgique et des Pays-Bas via l’Espagne. Les organisations internationales ont exigé du Maroc de définir une politique claire de lutte contre les narcotrafiquants. Curieusement, le gouvernement français n’a jamais exigé du Maroc d’éradiquer ses cultures de kif. Par cette position, la France a voulu protéger ses liens privilégiés avec le roi Mohammed VI, comme elle l’avait fait avec son père Hassan II. C’est donc fort d’un soutien d’une puissance internationale que le Maroc agit presque dans l’illégalité et va même jusqu’à menacer la sécurité interne d’autres pays dont l’Algérie qui subit de plein fouet cette situation. La drogue s’est hissée au rang du phénomène le plus dangereux du pays, affirme M. Abdelmalek Sayeh directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT). «Pas moins de 80% des personnes impliquées dans des affaires de drogue et qui ont été présentées devant des tribunaux, ont moins de 35 ans», a-t-il expliqué hier sur les ondes de la radio El Bahdja dont il était l’invité de son forum hebdomadaire. Les facteurs expliquant cette statistique sont multiples. M. Sayeh refuse, cependant, de lier ce chiffre effarant uniquement au chômage. Le vide social, la déperdition scolaire, certaines maladies mentales et tant d’autres facteurs peuvent également mener à ce choix périlleux, indique l’invité de la radio El Bahdja. Le choix est à haut risque car le point de non-retour peut être facilement atteint. Qui sont ces gens qui égorgent des nourrissons, violent des femmes et se donnent la mort? Sans tergiverser, M. Sayeh a estimé que ces actes criminels se produisent sous l’emprise de la drogue. Estimé entre 20.000 et 23.000, le nombre de narcotrafiquants, toutes classifications confondues, montre combien la situation est inquiétante. Devant ce chiffre qui donne le tournis à tous les observateurs et orfèvres en la matière, M. Sayeh appelle à une réaction immédiate. «Il faut agir vite sinon la prison ne suffira jamais», souligne-t-il d’emblée. La consommation de la drogue effraie dans un pays qui est passé du statut de transitaire à celui de producteur. Même la gent féminine n’est pas épargnée. Pour diverses raisons, cette frange vulnérable de la société s’est noyée dans la fange, ne sachant à quel saint se vouer. En dépit des moyens colossaux déployés par l’Etat pour venir à bout de ce phénomène, la bataille est loin d’être gagnée. On n’est qu’au début du chemin. Le contrôle doit être de plus en plus rigoureux et les fouilles afférentes doivent se faire d’une façon systématique. Ce sont deux aspects sur lesquels le premier responsable de l’ONLCDT a longtemps insisté. A chacun son rôle, les familles, la société civile, les établissements scolaires, les universités...doivent apporter leur soutien pour endiguer ce fléau on ne peut plus inquiétant. «Les enseignants, les imams ne doivent pas attendre notre feu vert pour s’impliquer dans la lutte contre la toxicomanie», a précisé M. Sayeh. L’intervention du simple citoyen a tout son poids pour lutter contre ce genre de phénomène. «C’est grâce à une vigilance accrue des citoyens que notre pays est arrivé à bout d’un terrorisme cruel», rappelle-t-il. Evoquant l’aspect juridique, l’invité de la radio El Bahdja revient sur la loi 04/18 relative à la prévention contre la toxicomanie. En termes plus clairs, il explique que «cette loi est venue avec une nouvelle philosophie inexistante jadis, dans la loi sur la santé». Cette nouvelle philosophie issue du modèle scandinave est connue sous l’appellation de «philosophie sociale.» «Le toxicomane doit être pris en charge en tant que "toxicomane" avéré. On doit lui porter assistance car il se trouve dans un état critique. Ainsi la solution n’est pas celle de le punir», souligne Abdelmalek Sayeh, explicitant cette nouvelle approche. Et d’expliquer: «La punition intervient au cas où le consommateur n’accepterait pas de suivre des séances de désintoxication.» Cette méthode curative est suivie, est-il précisé, dans des centres spéciaux. En sus de ceux déjà existants, «15 nouveaux centres de désintoxication ouvriront prochainement leurs portes», a poursuivi le directeur général de l’ONLCDT. Le traitement que doit subir l’ensemble des personnes touchées par la toxicomanie peut être un sujet qui divise le médecin et le législateur. Et pour que cette divergence ne se produise pas, «on doit bien cerner la problématique pouvant exister entre ces deux experts», poursuit l’hôte de la radio El Bahdja. Rassurant quant à


16 l’issue que peut prendre le feuilleton de la drogue en Algérie, M. Sayeh révèle qu’une enquête nationale touchant 10.000 familles sera menée durant le quinquennat 2009-2014. «Ainsi on peut corriger les carences de la précédente stratégie nationale. L’un de nos premiers objectifs est de réduire le nombre de dépendants à la drogue estimé à 9936 jeunes Algériens traités actuellement dans quatre centres se trouvant à Blida, Bab El Oued, Annaba et Oran.» En fait, les déficiences d’hier peuvent servir de leçons aujourd’hui. Visite guidée à l’Académie Interarmes de Cherchell (AMIA), un circuit époustouflant dans la pépinière des officiers (10.05.09 Horizons [Al]) A priori, visiter l’ensemble des structures de l’Académie militaire interarmes de Cherchell (AMIA), à savoir, ses bases matériels, pédagogiques, son école annexe, ses champs d’application, de manœuvre et des entraînements ainsi que les autres équipements dont elle dispose, en une journée, relève, de l’avis des journalistes des médias nationaux conviés pour y effectuer une visite guidée, du domaine de l’impossible, tant l’immensité du territoire où trône cette forteresse, qualifiée à juste titre de mère des écoles militaires algériennes, s’étend à perte de vue et pour se déplacer d’une aile à une autre on est obligé d’emprunter des véhicules. Reçus par le commandant adjoint de l’académie au salon d’honneur, les journalistes ont eu, avant d’entamer la visite sur le terrain, un aperçu historique sur les différentes étapes ayant marqué l’évolution et le développement de l’AMIA depuis son ouverture en 1963 à ce jour. Phase par phase, le chef du bureau de communication, information et orientation a, à travers son exposé, mis en relief les différentes missions dévolues à l’AMIA. Ainsi, de son statut d’école interarmes en 1963, à sa promotion au rang d’académie en 1979, en passant, en 1991, sous la tutelle directe du commandement des forces terrestres (CFT), l’AMIA a été et est toujours la pépinière et le tremplin assurant constamment une formation de base complète et de perfectionnement pour les officiers de l’ANP. D’ailleurs, c’est dans le cadre du processus des réformes engagées depuis 2007 en matière de formation que le système LMD (licence, master, doctorat) y a été introduit et lancé dès l’entame de l’actuelle année scolaire (2008/2009). Une fois l’exposé achevé, le directeur de l’enseignement de base, en l’occurrence le colonel Agoun Kheyer a pris le relais, en compagnie de l’officier supérieur responsable de la cellule de communication au niveau du CFT ainsi que des cadres de l’AMIA, pour commencer la visite des différentes infrastructures de l’académie. Le colonel, toujours avenant et prenant tout le temps nécessaire pour assouvir la curiosité des journalistes, prévient d’emblée que le circuit programmé ne sera pas de tout repos. «Certes, faire tout le tour de l’académie en visitant l’ensemble de ses structures n’est pas facile à effectuer en l’espace d’une journée. Cela dit, nous allons à travers le circuit programmé essayer de visiter le maximum de notre base matériel et nos autres équipements», rassure-til. Une antre de la technologie moderne Le premier endroit visité est la salle de cours d’anglais destinés pour les élèves officiers. Dès l’entrée, l’on remarque assurément l’impressionnant matériel informatique mis à la disposition de tous les élèves. Tout en interrompant son cours, l’enseignante, dans un anglais parfait, fournit au groupe de journalistes des éclaircissements à propos de la méthode pédagogique et d’enseignement de la langue de Shakespeare aux élèves ainsi que les avantages qu’offrent les cours assistés par ordinateur. Toujours dans la même aile, le complexe des laboratoires scientifiques, doté d’un équipement technologique et de supports pédagogiques dignes des grandes universités, révèle en quelque sorte la concrétisation des réformes engagées dans le cadre de la refonte des programmes résolument tournée vers le savoir et les techniques modernes. Outre cet antre de la technologie où des laboratoires de chimie, de la résistance des matériaux (RDM) ainsi que d’autres spécialités techniques rivalisent en matériels et en encadrements de hautes compétences, le complexe dédié exclusivement au monde de l’informatique, situé non loin des laboratoires, est, à lui seul, un gage sûr pour la réussite de la mutation qui s’opère dans le volet formation des stagiaires. Constamment tenus par l’obligation de résultats, les élèves de la


17 première année du nouveau système LMD arrivent déjà à mettre au point des logiciels dans différents domaines. C’est le cas du stagiaire qui a présenté au cours de cette visite, un logiciel très performant en matière de cryptage de messages qu’on peut transmettre par voie de différents supports, notamment par e.mail. Une formation militaire de qualité Afin de stimuler les élèves officiers à se consacrer entièrement à leur formation, rien n’est laissé au hasard à l’AMIA. Que ce soit au niveau de l’hébergement, de la restauration ou autres équipements pour, à titre d’exemple, la pratique du sport, sont impeccablement entretenus. « Nous comptons introduire, dans un futur proche, des lignes Internet dans les chambres des stagiaires. Ainsi, ils auront tout le loisir d’entreprendre, sur place, leurs recherches dans le cadre de leurs études, sans pour autant rejoindre, notamment durant la nuit, les salles Internet. Tout ça pour dire que l’AMIA est en constante évolution, car soucieuse d’améliorer, par de nouveaux équipements et sur tous les plans l’environnement de nos stagiaires », souligne un cadre de l’AMIA. Après un saut dans les chambres des élèves officiers, l’heure est venue de quitter l’enceinte de l’AMIA pour rejoindre par véhicules le champ d’application et d’entraînement Benakache, situé à plus de trois kilomètres au sud. Sur place, les journalistes ont assisté à un exercice militaire qui consiste en un assaut donné par une section de l’armée contre une résistance isolée qui s’est retranchée dans des bâtisses abandonnées par ses occupants. Utilisant la technique de camouflage à l’aide de rameaux et autres artifices, la section militaire a pris le soin d’encercler tout le périmètre où se trouvent les maisons ciblées. Resserrant graduellement l’étau autour de la résistance, l’assaut a été enfin donné. L’échange de tirs et le crépitement assourdissant des balles, à blanc, bien évidemment, ainsi que les courses poursuites à travers champ qui s’en étaient suivies ont conféré à l’exercice une touche de réalité qui a subjugué tous les invités. Et dire que cette manœuvre est l’œuvre des élèves de la première année. Après cette montée d’adrénaline, la délégation s’est dirigée à l’école annexe de l’académie qui porte le nom d’Abane Ramdane, qui accueille l’ensemble des élèves officiers de la première année de tous les corps d’armée pour suivre une formation militaire de base commune. Placée sous la direction de l’enseignement fondamental, cette école, surplombant l’académie, est dotée de tous les équipements et supports assurant une formation de base de qualité. Equipée de plusieurs champs de tirs, de parcours de combattant, d’aire de sport ainsi que d’espaces pédagogiques, l’école se consacre quasiment à la formation militaire. « La formation des élèves officiers dans cette annexe est pratiquement d’ordre militaire. Toutefois, des plages horaires sont consacrées aux études scientifiques, au sport ainsi qu’aux langues étrangères. Lorsque l’élève achève sa formation ici, il est tout à fait préparé, notamment sur le plan de formation militaire, pour la poursuite de son cursus dans son corps d’origine », affirme l’officier supérieur chargé de la communication au niveau du CFT. Au demeurant, «force est de reconnaître que tous les moyens y sont mobilisés pour la réussite de la formation militaire au sein de l’école Abane Ramdane», répliquera à ce propos un des journalistes invités. De retour à l’AMIA, la délégation s’est dirigée directement au complexe réservé à l’enseignement supérieur. Dans ces quartiers les études dispensées sont destinées exclusivement aux officiers ayant réussi le concours pour suivre un stage d’une année avant d’intégrer les différents états-majors de leurs corps et directions respectifs. Toutes les salles visitées, (reconnaissance, commandement, tactique…) sont équipées d’impressionnants supports pédagogiques et toutes reliées à un système d’intranet et de visio-conférence. La dernière étape de la visite a concerné le musée qui a été, pour les visiteurs, une véritable aubaine pour se ressourcer dans l’histoire de l’Algérie, à travers toutes les époques successives qui l’ont jalonnée. Les reliques regorgeant d’histoire, les photos et les autres objets précieux qui y sont disposés, révèlent une importante facette de l’épopée d’un peuple qui a été et demeure viscéralement attaché à sa patrie. La visite de l’académie, première du genre d’ailleurs, a le grand mérite de faire connaître le quotidien de la pépinière, fer de lance de notre armée nationale. Le système LMD, un gage de professionnalisme L’académie militaire interarmes de Cherchell (AMIA) a, depuis le début de la saison scolaire (2008/2009) opté, dans le cadre de la formation des élèves officiers actifs, pour le système LMD (licence, master, doctorat). «L’académie militaire interarmes de Cherchell a lancé depuis l’entame de l’exercice en cours (2008/2009) le


18 système LMD. Cette mutation en matière de formation s’inscrit en droite ligne dans le processus de réformes déjà engagées dans le cadre de la professionnalisation qui permettra, par voie de conséquence, de nous mettre au diapason des exigences qu’imposent les avancées technologiques ainsi que le perfectionnement de notre défense nationale à l’aune des enjeux mondiaux actuels », a souligné le général Malti Abdelghani, lors de la visite guidée organisée au profit des journalistes des médias nationaux à Cherchell. Cela dit, les élèves officiers actifs qui effectueront leur formation à l’AMIA, soit quatre ans, doivent, avant de poursuivre leur cursus LMD, passer une année de formation militaire commune à l’école annexe de l’académie portant le nom d’Abane Ramdane. «Une fois le cursus terminé, les élèves auront un diplôme de licence délivré par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans les spécialités de la mécanique. L’adoption de cette option dans nos programmes est édictée par des considérations typiquement pratiques dans le sens où nos équipements et matériel militaires, tous types confondus, fonctionnent, à la base, par des systèmes mécaniques modernes. Cela étant, le potentiel acquis en termes de savoir et de techniques sera, à ne pas en douter, un avantage de plus dans le cadre de la professionnalisation et les défis de l’avenir », dira à ce propos, le directeur de l’enseignement fondamental à l’AMIA. Pour sa part, l’officier supérieur chargé de la cellule de communication au niveau du commandement (CFT) des forces terrestres assure que « tous les moyens humains et matériels ont été mobilisés par le CFT afin de réussir la refonte des programmes. La transition des programmes classiques au système LMD s’est déroulée dans de bonnes conditions». As a European country confirms 2 Westerners release in few upcoming weeks, Sahel countries suspend huge military attack against Al-Qaeda for 2 weeks (11.05.09 El Khabar [Al]) The British national and his Swiss companion are likely to be released in the few upcoming weeks following information furnished by a European country to Algeria, a high-ranking security source said. As a result, the Sahel countries have postponed the military attack scheduled against Al-Qaeda in the Islamic Maghreb, for 2 weeks later, while maintaining their military forces stationing across these regions and carrying on land patrols and air reconnaissance. According to the same source, the decision to postpone this large-scale military operation is because of the progress of negotiations reached between the terrorist group led by the notorious terrorist named Yahia Djouadi, and nicknamed Abou Amar, and mediators from Mali, as well as some Salafists living in Europe. Some European countries made pressures on the countries engaged in this military operation, obliging them to end the intensified air and land raids, in view of saving the lives of the aforementioned hostages. He further pointed out that a European country, - he did not unveil, - has informed Algeria that a progress has been reached in the negotiations with the kidnappers, without making important concessions. Consequently, the release of the 2 hostages is expected during the next few weeks, or later in July, if the negotiations will be maintained, concluded the same source. Due to disorders on the Asian-African line, disturbances in the Algerian web network (11.05.09 El Khabar [Al]) The Algerian internet network has experienced disturbances and many shutdowns for two days due to troubleshots registered at the Asian African line, which stretches along from Singapore to Algeria across Tunisia. Such technical problems have affected all internet service operators. The disturbances affected all regions at different levels, especially in big cities, as the internet users and cyber-cafés goers could not get access to high speed connexion. An informed source believes this problem is imputable to disturbances generating from the line stretching along from Asia to Africa, which have experienced successive technical shutdowns, which triggered a


19 network disturbance. This is not the first incident affecting the Algerian internet network, as the latter has already experienced in 2007 and 2008 similar incidents, following some technical problems that had affected cables linking Algeria and Europe. The network experienced even bigger problems as the Algeria-Marseille cable was cut. These incidents has led different operators to consider insuring their network by creating other technical alternatives, like using the new technologies, notably the optical fibres, as well as the 3G connection systems, which would guarantee providing services to more subscribers on one hand, and avoiding recurrent shutdowns on the other hand. L'échec de la médiation sénégalaise en Mauritanie se précise (11.05.09 Points Chauds [International])

Dans le cadre de la médiation sénégalaise en vue de trouver une solution consensuelle entre les différents protagonistes de la crise, le ministre d'Etat Gadio a été reçu en audience ce dimanche par le président par intérim Ba Mamadou dit M'baré. A l'issue de cette rencontre, le ministre des Affaires étrangères n'a pipé mot et aucune déclaration n'a été faite concernant le menu des discussions engagées avec le président Mbaré. Cette audience fait suite à la rencontre du chef de la diplomatie sénégalaise avec des parlementaires des Partis dits de la majorité soutenant le général Ould Abdel Aziz au cours de laquelle M Gadio avait déroulé son plan de sortie de crise. Dans la foulée, ces mêmes parlementaires avaient fait savoir à leur hote l'impossible report de l'agenda électoral qui fixe les élections présidentielles le 6/6/2009. INTERNATIONAL AND OTHER NEWS Media summaries are produced for the internal use of MINURSO, UNHQ, and UN Agencies. They are shared on the basis that the choice of articles translated is exclusive, and the contents do not represent anything other than a selected summary of articles likely to be of interest to a UN readership. NB Articles with ▲mention MINURSO and/or UN agencies