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L’exposition

a été montrée en mars 2014 à l’espace La Baignoire, Alger. CATALOGUE Design et mise en page Mourad Krinah Couverture Walid Bouchouchi Photographies des œuvres © Walid Bouchouchi et les artistes

Photogravure Colorset www.colorset-dz.com

Impression Imprimerie Mauguin 18, place du 1er novembre, Blida, Algérie

Cette publication a été réalisée grâce au soutien des éditions Barzakh.

Les artistes tiennent à remercier : M. Samir Toumi M. Sofiane Hadjadj Mme. Nadira Laggoune Thala Production pour leur contribution à l’exposition Ainsi que tous ceux qui nous ont soutenus par leur présence et leurs encouragements : M. Atef Berredjem Mme. Sarah El Hamed Mme Fanny Gillet Mme Nabila Kalache Mme Rym Mokhtari M. Karim Sergoua M. Hellal Zoubir

[barzakh]

www.editionsbarzakh.dz ISBN : 978-9931-325-66-6 dépôt légal : 131-2014


picturie générale


picturie générale

3, rue des Frères Oukid, Square Port Saïd, Alger


picturie g

AGAGNIA BELHAMITI EL FEGOUN - BESSAÏ - BO CHAFAA - CHER GOURI - KHACHE TAMZALI - TOUIM


générale

- AÏDOUD - BEN CHIKH - BENTOUNSI OUCHOUCHI ERFI - DJELIL EBA - KRINAH MER - ZOUGGAR


Nadira Laggoune-Aklouche

L’art, ici et maintenant

Une activité artistique intense est incontestablement visible aujourd’hui en Algérie et en particulier à Alger. Dans des espaces publics ou privés consacrés au culturel, les expositions s’enchaînent et les artistes se succèdent pendant que, parallèlement, un phénomène du même ordre se produit dans « l’informel » où l’on voit apparaître des espaces alternatifs, réels ou virtuels, dans des lieux circonscrits ou sur le net, moins visibles mais tout aussi effectifs. Ces événements artistiques alternatifs sont d’autant plus intéressants qu’ils échappent à la médiatisation officielle et révèlent une production artistique contemporaine qui ne s’inscrit pas vraiment dans un consensus esthétiquement concret et établi. Ce phénomène n’est pas nouveau dans le monde de l’art car de tout temps et un peu partout, les artistes qui commencent à s’exprimer, les moins connus ou les « rebelles », ont cherché des lieux de rencontre et d’exposition de leur travail hors des circuits habituels. Ces « îlots artistiques » comme Picturie générale, Box 24, Collectif annabaartscene sont souvent nés d’initiatives plus ou


moins spontanées, collectives ou individuelles de natures diverses (associations, espaces privés, etc.). Ils sont fondés sur l’énergie et la volonté de groupes ou communautés d’artistes orientés vers des pratiques audacieuses et variées qui stimulent de manière plus ou moins visible l’apparition d’intelligences collectives esthétiques. Pour ces artistes qui veulent apporter un autre regard sur le monde, la société et eux-mêmes, la difficulté est celle de la visibilité. Peu sollicités par les espaces institutionnels et les rares galeries existantes, ils cherchent des espaces disponibles (sans trop de frais) qu’ils détournent de leur usage d’origine. Ces lieux alternatifs sont ceux de nouvelles générations d’artistes qui utilisent (de manière plus ou moins temporaire) comme espaces d’exposition ou de création, des appartements, des locaux à usage commercial ou autre. Parfois, comme c’est le cas pour Picturie générale, des mécènes, artistes ou passionnés d’art, s’intéressant aux nouvelles expressions et à la culture émergente, leur ouvrent les portes de leur appartement ou de leurs locaux, les transformant, le temps d’une exposition, en des lieux de monstration et d’expérimentation. Il faut, pour mieux le comprendre, situer ce phénomène dans son contexte : urbain, économique et artistique. D’un point de vue historique, il revêt une spécificité particulière, indissociable du contexte sociopolitique. D’un côté, la mondialisation et internet ont permis aux artistes de développer un autre regard sur la société et sur soi et d’aborder le réel différemment pour en proposer une autre lecture. De l’autre, il y a une réappropriation du champ du pouvoir symbolique par l’expression artistique pour construire des discours artistiques et esthétiques autres que ceux qui dominent l’espace plus ou moins officiellement. Ce dernier point est particulièrement important parce qu’il s’agit d’une reconstruction qui suit une période de crise destructurante ; une période historique tragique, que, vu leur âge, certains de ces artistes n’ont certes pas vécue ―

12.13.


ou très peu ―, mais qui a plongé le monde de l’art dans une sorte de sidération, paralysant la création pendant plus de quinze ans. La distanciation et l’ingestion nécessaires au retour de la parole faisant leur effet, la porte s’ouvre enfin, par le biais de ces nouvelles générations, à une représentation libre et incisive de leur époque. S’exposer et investir un lieu alternatif signifie pour ces artistes, bénéficier d’une flexibilité et d’une liberté essentielles par rapport aux démarches et modes de représentation conventionnels en proposant une imagerie qui dénote face aux modèles dominants. Picturie générale 2, deuxième du nom, même label mais différente, avec plus d’artistes (au nombre de 16) et un plus grand espace, est à la fois un événement artistique et un lieu mobile alternatif qui n’est fidèle ni à une date ni à un espace précis. Cette appellation adoptée par les artistes sur proposition de l’un d’entre eux (Zineddine Bessaï), est délibérément humoristique. Inspirée de l’expression « Alimentation générale » qui s’affiche sur la façade de toutes ces boutiques qui vendent des produits alimentaires variés (biscuits, gâteaux, sucreries, limonades et sodas, pâtés, café, sucre, etc.), Picturie générale dont la traduction en arabe serait « Mawad fanniya 3amma »* est une combinaison de « picturie » et « épicerie ». Une façon de se moquer de l’action même de l’exposition artistique collective tout en désignant un ensemble de formes et d’expressions qui s’exhibent en groupe. Traversant de manière plus ou moins implicite l’exposition, la dérision est une position volontiers confirmée par Mourad Krinah qui déclare avec conviction : « J’estime personnellement que l’humour est une arme assez redoutable surtout dans un univers connu pour son sérieux et son esprit élitiste comme celui de l’art. La Picturie Générale aussi, parce que nous avons imaginé l’exposition comme une supérette où le public, pas forcément * Mawad fanniya 3amma : expression en arabe littéraire signifiant textuelement « produits artistiques divers », empruntée à l’expression « mawad ghidaiya 3amma » qui signifie « produits alimentaires divers ».


connaisseur, se balade nonchalamment et tombe sur des "produits" divers et différentes choses. » Initiée par deux artistes, Mourad Krinah et Sofiane Zouggar qui se désignent modestement comme « organisateurs » ou « animateurs », cette exposition discrète mais importante, doit être appréhendée sur la scène de l’art local comme l’émergence de nouveaux acteurs critiques dans le paysage artistique national. Les artistes participants ont entre 25 et 40 ans ; actifs et créatifs, ils ont en commun un passage quasi systématique par une école d’art et ils commencent à pénétrer le milieu de l’art en multipliant les expositions. Des talents peu connus mais qui promettent des expressions inédites qui donnent à penser, en opérant, au vu des œuvres présentées, un déplacement de point de vue qui illustre la volonté et la créativité d’un groupe et ce qu’il peut faire pour le mettre en lumière. Alternatif, émergent, résistant : trois termes qui pourraient résumer cette action, une exposition comme une exploration où les œuvres montrées questionnent le présent, l’actualité, la vie et bousculent, du même coup, les visions préconstruites. Alternative, parce qu’il s’agit de communautés de changement. Picturie générale constitue des moments de respiration où se produit un partage de nouvelles façons de faire et d’exister. Il est vrai que dans une certaine mesure, l’événement a la fragilité et la précarité des alternatives mais il constitue néanmoins un engagement que l’on rencontre rarement dans notre espace culturel. Dans le contexte artistique et politique actuel, la présence de communautés alternatives de changement est un fait important pour le devenir de l’art parce qu’elles proposent des perspectives sensibles au rapport esthétique au monde par leur interprétation d’un environnement en agitation permanente. Peut-être qu’ici plus qu’ailleurs, l’expression artistique constitue-t-elle pour nous une alternative et un éclairage en reflétant les représentations que l’on a de nous-mêmes, irrationnelles ou raisonnées, pessimistes ou rêveuses, désespérées ou joyeuses mais toujours critiques.

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émergente parce que, comme l’indique ce terme dans son sens propre, qui signifie « jaillir du désordre, du mélange… », Picturie générale annonce de nouvelles pistes, des audaces qui jaillissent au milieu d’un univers culturel où se confondent art et artisanat, culture et folklore, professionnels et amateurs. On peut entrevoir dans ces propositions plastiques, de nouvelles visions du monde, avec de nouveaux repères qui les singularisent non seulement par la nouveauté des outils utilisés mais surtout par la vision originale des sujets qu’ils abordent. Résistante enfin, parce que nous sommes en présence d’œuvres qui entrent en confrontation avec des modèles déjà existants, de déplacements, d’attitudes et de transformation du regard. S’agitil des prémisses d’une révolution ? Si l’on ne peut anticiper sur la réponse, on peut être sûr par contre qu’il s’agit de résistance car ces postures sont des incitations qui donnent le pouls du monde, des remises en cause parce qu’elles dévoilent/dénoncent les mécanismes du réel et ses contradictions et appellent à la transformation. De cette manière, s’enrichit et augmente le champ des pluralités, renforçant les résistances nécessaires à l’exercice de la citoyenneté. Nicolas Bourriaud considère à ce sujet que « l’artiste qui joue le rôle d’une multifocale sur les relations dans la société, permet de repenser les relations entre les individus et modélise des univers possibles d’être ensemble ». [Bourriaud 1998  –  27] L’époque actuelle se caractérise, sur la scène de l’art contemporain, par une sorte de besoin, chez les artistes, d’être présents, de s’investir, et par la représentation, de nouer des liens à différents degrés avec les questions sociales, politiques et culturelles. Conscients de l’existence du lien entre art et fait social, les artistes, en interrogeant les contraintes de liberté, de règles et de transgression, par le travail du sensible, tentent d’agir sur le corps social pour le transformer, le revitaliser. En construisant des voir et écouter pour montrer et dire, hors les institutions, ils déstructurent/restructurent les imaginaires. Paul Ardenne l’a


bien souligné : « L’univers de travail et de prédilection de l’artiste devient l’univers en tant que tel, tout à la fois social, économique et politique. Un univers a priori familier, proche en tous cas et immédiat où son action va se révéler affirmative et volontariste ». [Ardenne 2002 – 12] Indirectement, ce genre d’expositions critique un ordre établi, fissurant des murs, ouvrant des voies pour le changement sensible par des formes de pratique qui constituent leur rapport à un monde qu’ils s’approprient, saisissent et interprètent. Nous sommes bien là en présence d’un engagement et d’une forme de résistance aux images par l’image. Un changement, une épistémè, est en train de s’opérer qui pourrait donner un nouveau souffle à la création ; une transformation qui n’est ni jolie, ni décorative, ni orientalisante mais qui mobilise et engage et surtout, fait éclater le confort des certitudes iconographiques en vigueur en réorientant l’esprit vers une pensée subversive. Ces artistes ne se réclament pas d’une tendance, courant ou autres classifications qui les enfermeraient dans une case préalablement préparée et déclarée, ce qui n’est d’ailleurs plus valable aujourd’hui, à l’heure où l’art connaît une diversité qui n’a d’égal que celle des artistes. Dans une préoccupation liée au présent, face au local, au contexte et à l’immédiat qui lui fournissent l’inspiration, l’artiste aborde les questions liées aux pouvoirs, mettant en débat le point de vue dominant. Walid Bouchouchi sème les images populaires de ses Akakir* dans l’espace public, pour épicer avec ses stickers le regard sur la scène sociopolitique et Assila Cherfi reprend les images d’archives d’une histoire dont elle interpelle « les utopies » avec l’ironie d’une génération qui réclame la vérité. * Akakir : qui devrait s’écrire plutôt « 3akakir », signifie ingrédients, épices et autres herbes culinaires ou médicinales que l’on trouve dans les drogueries.

16.17.


Le politique omniprésent dans le quotidien, ne peut être évacué ni ignoré, et Rafik Khacheba personnifie dans son installation un printemps arabe qui, contemplant ses rêves, se transforme en automne qui s’effeuille… La verve gouailleuse du langage populaire qui permet de désamorcer la dureté du réel, se retrouve dans le propos des artistes qui lui donnent une nouvelle dimension et chez Mehdi Djelil, elle transforme en grotesque les vanités de l’homme devenu bouffon. Quand Mourad Krinah rappelle avec ironie le déterminisme de la condition humaine attachée au pouvoir et son inéluctable disparition, Zineddine Bessaï tourne subtilement en dérision les hégémonies politiques en jouant avec les codes graphiques et les jeux de mots. Par cette expérience sémiotique et médiatique, les artistes font entendre le langage de l’art dont les dissonances salutaires reformulent les aspects symboliques d’une société qui élabore un langage commun face à la globalisation. Dans sa sculptureinstallation, Hicham Belhamiti soulève cette question autour de laquelle se retrouve réunies, pensives, deux générations : la mondialisation pousse les individus à se poser des questions sur les valeurs transmises au quotidien et qui se détermine en fonction de la sphère privée de l’individu et de sa condition. La difficulté à vivre, c’est ce qu’évoquent les personnages en procession, abattus et voûtés, des sculptures en céramique de Djamel Agagnia. Allant dans le même sens, mais avec une démarche différente, Fatima Chafaa photographie le signe, un mot, la trace de la quête tragique d’une vie meilleure. Cette quête de l’ailleurs, Sofiane Zouggar la sculpte comme une métaphore du voyage par deux images confondues en un objet : un astrolabe reconfiguré synthétise et réunit les départs douloureux et passionnés des harragas d’aujourd’hui et des voyageurs arabes des siècles passés. Au vu d’une certaine image « révoltée » que l’on pourrait associer aux « jeunes », ces artistes ne donnent pas à voir des


images forcément radicales ou tranchées ― ce serait trop simple. On y décèle plutôt un rapport au réel qui se distingue par une observation et une certaine distance par lesquels ils transforment le monde sur un ton à chaque fois renouvelé. C’est ce que fait Meriem Touimer dans ses photographies en rapprochant, par une indicible poésie, les effets d’une vie laborieuse et la délicatesse d’une nature éphémère. Sculptures, peintures, graphisme, vidéo, photographie, installations : tous les modes d’expression réunis ici vont à contrecourant des idées reçues, comme celle qui consiste à penser que l’art contemporain aujourd’hui, parce qu’il est en rupture avec des sens préétablis, aurait renoncé à utiliser les techniques de l’art moderne ou de la peinture classique. Bien au contraire, ces pratiques plastiques fondamentales, comme la sculpture et la peinture, constituent un champ inépuisable à partir duquel peuvent s’inventer les différentes pratiques de l’image, quelle que soit l’évolution des outils, supports et autres médias qui la transmettent. C’est ce que montre le graphisme sur aluminium de Walid Aïdoud qui sert la représentation de l’image brouillée renvoyée par le quotidien . Les peintures de Maya Benchikh El Fegoun ou de Fella Tamzali le démontrent aussi magistralement dans des œuvres où, sans buts ni discours prédéfinis, l’atmosphère, la mise en scène et les personnages plantent le décor d’histoires à imaginer. Autant de propositions qui, évacuant la sempiternelle question de l’abstrait ou du figuratif, renouent avec la dimension iconique de la démarche artistique. Dimension dont Adel Bentounsi élargit le sens par sa performance, où brûlant ses peintures, il évoque leur « confrontation au monde » et « à l’humain » ; parlant de la confrontation à soi par l’intermédiaire de l’autre, Mounir Gouri isole les regards des visiteurs de Marina Abramovic, l’artiste pionnière mondiale de la performance, pour les aligner derrière des « masques » noirs où se devinent les tensions, larmes et épanchements…

18.19.


Ainsi, bien que les approches et les esthétiques diffèrent, les travaux de cette exposition de groupe semblent se répondre les uns aux autres par le biais du privé et du quotidien, de l’intime et du social dans les univers qui s’imposent dans ces fragments de vie et d’émotions. Chaque œuvre, dans cette exposition, est unique autant par sa  forme que par l’expérience sensitive qu’elle propose. Le visiteur sera certainement surpris ― à mesure qu’il découvre les œuvres  ―, en entrant dans un monde différent qui invite à la perception du sens. Comme nous pouvons le constater, reproduire n’a plus de sens pour les artistes, et les limites ont disparu : les frontières entre les arts, la science et même entre auteur et récepteur de l’œuvre sont exploitées et dépassées pour produire des créations inédites ; c’est là que réside le caractère de contemporanéité de l’art : alimenté par le décloisonnement des disciplines, il étonne et porte le/les discours de son temps. Au bout du compte, sémantiquement ouvertes, les œuvres sont dynamiques et critiques parce qu’elles suggèrent la modification de la perception de la réalité environnante. Cette ouverture du sens, et donc de la portée de l’œuvre, permet un partage d’expériences avec l’Autre comme acteur de la création, ce que Marcel Duchamp confirmait déjà : « Somme toute, l’artiste n’est pas le seul à accomplir l’acte de création, car le spectateur établit le contact de l’œuvre avec le monde extérieur ». [Duchamp 1994 – 187, 189] Il est bien entendu qu’il s’agit de formes familières mais par une « re-sémantisation » de signes, formes et mouvements « déplacés-replacés », une réinvention du monde médiatisée par l’artistique, l’artiste crée un dialogue qui amène à revoir les liens entre les individus : c’est là qu’il exerce du même coup, dans sa fonction d’artiste, celle de citoyen. Dans un paysage artistique dominé par une culture où le divertissement et l’activité ludique sont survalorisés, où l’art est


plus volontiers support nationaliste ou folkloriste, les œuvres qui engagent une prise de position critique ne sont pas, ou peu, appréciées. Implicitement, ces œuvres réunies par Picturie générale remettent en question les mécanismes traditionnels de la réception de l’œuvre d’art correspondant à des postures de lecture préalablement conventionnées. En opposition à la réception passive, elles font jouer au spectateur un rôle différent dans lequel il serait plus impliqué ou en interaction, le but étant d’impulser un autre type de rapport à l’art que chacun découvrirait et expérimenterait. Il est nécessaire aujourd’hui d’interroger ce que les démarches artistiques contemporaines peuvent apporter à la société pour ce qui est du développement des capacités de création et d’exploration de la pensée. L’art est un lieu de l’exercice critique. Les artistes y produisent des œuvres traversées par des sujets relatifs à la mondialité, l’image de soi et de l’autre, l’identité et sa construction face aux altérités, l’activité humaine, la nature… tout ce qui constitue, en somme, le rapport de l’homme au monde. Dans cette logique, l’art est une forme d’alternative, car là où l’homme est confronté aux aléas du monde, l’artiste propose une reconstruction citoyenne et représente le rêve individuel face au rationnel et aux comportements défensifs que la vie nous impose aujourd’hui. Il peut bousculer les consciences, permettant à la société de prendre la mesure de ses potentialités, de se situer dans son époque et son lieu de vie, en lien avec ses origines, sa réalité, son présent et son avenir. Ces artistes qui questionnent, parlent et provoquent, sont installés dans le présent, le maintenant ; un maintenant qui a besoin de l’énergie et de la subversion que dégagent leurs œuvres, peut-être encore en devenir, mais tellement fécondes… N.L.-A.

20.21.


L’exposition


djamel agagnia

coup de barre La manipulation de l’opinion publique et de la société, les stratégies et les techniques couramment employées pour influencer les masses sociales sont multiples. Lorsqu’on observe la société actuelle, on peut affirmer qu’elle est manipulée par plusieurs moyens dont : la publicité, le maniement de l’information, la diffusion massive d’images, etc. Il existe, selon Noam Chomsky, dix stratégies de manipulation de masse, qui ont toutes un but commun : maîtriser la masse pour avoir plus d’argent et de pouvoir. De l’esclavage moderne, très efficace aux mains de lobbies et de politiques qui veulent manipuler l’Homme en marchandisant son temps et son effort, afin que lui-même devienne marchandise. Mon œuvre est une installation composée de figurines sur une palette de marchandises, au-dessus desquelles apparaît un code-barre. D’où le titre de l’installation, « Coup de barre » faisant allusion au « code barre » visible sur chaque figurine et à l’expression « coup de barre », qui symbolise la désorientation et l’inconscience.

Installation, technique mixte, dimensions variables, 2013-2014.

22.23.


walid aïdoud

GRAPHIQUEMENT CORRECT Ce travail se présente comme une « attitude » graphique qui consiste à orienter d’une manière volontaire l’acte pictural vers une thématique imposée par un quotidien surmédiatisé.

Technique mixte sur aluminium, 2 x (60x75) cm, 2013-2014.

26.27


hicham belhamiti

le penseur, papa & moi Trois sculptures à échelle humaine en position de réflexion. La première est « le Penseur » de Rodin, elle est accompagnée de mon père et de moi. Toutes les trois sont posées sur des barils de pétrole. Le Penseur, c’est l’évocation de la réflexion et de la contemplation à travers l’Histoire. Mon papa et moi, c’est le discours entre générations et les problèmes hérités d’une décennie à l’autre. Le pétrole, énergie maléfique, est source de tous nos malheurs (pauvreté, guerres, pollution, etc.). L’enfant pose à son père une question dérangeante : « D’où vient l’Homme ? » et, en tant qu’artiste, ma propre question dérangeante est  la suivante: « Où va-t-il ? ».

Sculpture-installation, Dimensions variables, 2013-2014.

30.31.


maya ben chikh el fegoun

sans titre Rothko disait : « La peinture se ranime dans les yeux de l’observateur sensible, elle meurt pareillement. C’est un acte qui devient risqué de l’envoyer de par le monde ». Là où l’on doit se taire, on parle et là où l’on doit parler peu, on parle beaucoup. Un univers de mots. Des mots sans sens et sans objectifs. Je fais du silence un objectif à atteindre. Un silence mystique. Une religion, où la peinture est le noyau et où le silence est le chemin qui mène à lui. Pour beaucoup de personnes, le silence est un signe de sauvagerie, de manque de culture, d’antipathie et de manque de respect. En ce qui me concerne, le silence est précieux, sage et riche de sens. Je propose une peinture sans mots, sans concepts, sans idées prédéfinies. Ma langue est la peinture, mes mots sont les couleurs et mes phrases interminables sont toute ma composition.

Acrylique sur toile, triptyque de 2m20 x 3m20 : (1,70 x 1,70 / 0.50 x 1,70 / 2,20 x 1,50) m, 2013.

34.35


adel bentounsi

brûlure au cœur La chaleureuse et heureuse disparition de mes œuvres. Le monde a changé, le monde n’est plus ce qu’il était, l’humain n’est plus aussi sensible à la douleur, la pauvreté et la misère. C’est à cela que mes œuvres ont été confrontées. Mes œuvres et les personnages qui les animent ont vécu une période de sérénité, de sentiments partagés et de multiples échanges culturels. À travers mes œuvres, je me suis épanoui, elles m’ont accompagné dans mes peines, mes tristesses et mes joies, elles ont adhéré à mes engagements contre le dysfonctionnement politico-social. Mes œuvres et moi avons choisi de nous séparer, le feu était l’un des moyens purificateurs afin qu’elles gardent ainsi leur intégrité, leur sensibilité et leur dignité. Une période est révolue, une autre est née, je suis un artiste inspiré, je resterai fidèle à mes convictions que j’exprimerai à travers mes créations. En espérant que cette nouvelle phase m’ouvrira d’autres horizons et libérera en moi l’esprit artistique le plus convoité et le plus apprécié par son originalité et sa simplicité.

Vidéo de la performance réalisée en 2013. Durée : 4’55’’.

38.39


zineddine bessaï

KHATAR ! Le danger fait partie de notre vie, de notre quotidien. Il nous entoure constamment, il est, dans le sens le plus commun, ce qui constitue une menace, un risque pour quelqu'un, quelque chose, revêtant différentes formes, il peut être physique, idéologique, économique ou culturel...

03 posters, tirage numérique sur forex, 3 x (42x60) cm, 2012.

42.43


walid bouchouchi

in ball we trust Une installation qui met en scène la sacralisation du football en Algérie. Une adoration qui n’est pas forcément due à une performance sportive ― contrairement à ce qu’on peut voir dans d’autres pays où cette discipline est réellement développée ― mais plutôt à un mouvement social. Cet engouement général ― qu’il soit spontané ou commandité ― crée, qu’on le veuille ou non, une réelle union au sein de notre société et une convergence les jours de victoire. Si ailleurs le foot est « Roi », chez nous il est « Religion ».

Triptyque tirage numérique sur papier 150x92 cm, 2014.

46.47.


fatima chafaa

cli d’alger La société de consommation se développe aux quatre coins du monde. Dans la culture urbaine, les graffitis se répondent et véhiculent souvent des messages politiques clandestins dans des circonstances de tensions sociales et politiques. « CLI » est un artiste graffeur français qui a réussi à imposer son style unique dans le monde du graffiti. Son sigle est repris partout dans le monde, y compris en Algérie, où il est reproduit sur les murs des quartiers populaires d’Alger. Le jeune graffeur algérien « CLI » (qui s’est inspiré du « CLI » français), quasiment inconnu du public (personne ne l’a jamais rencontré). Tout ce qu’on sait de lui, c’est qu’il a traversé clandestinement la Méditerranée pour tenter sa chance de l’autre côté, précisément à Marseille, mais la chance n’a pas tourné pour lui, il a été expulsé. Il s’est retrouvé à la case départ.

Série de 05 photographies, tirages numériques sur papier, 5 x (40 x 30) cm, 2013.

50.51.


assila cherfi

hadi hiya Les images de « Hadi hiya » proposent une relecture de l’Histoire à travers des photos d’archives et de photogrammes extraits de films. Elles représentent des visages et des paysages pris en temps de guerre, le quotidien, réel et fictif, de ceux qui l’ont vécu. Ces images ont été prises dans le passé et se développent dans le futur. Elles peuvent nous lier à notre propre passé historique comme elles peuvent se référer à l’Histoire universelle. Elles nous relient aussi à notre présent, insérant ce même présent dans la ligne temporelle de l’évolution historique de notre pays et des autres peuples.

Projection vidéo d’images d’archives et de photogrammes de films (20x15 cm chacune environ), enregistrement son et mix audio. 2013-2014.

54.55.


mehdi djelil

3emmar rassek - feed your head Après avoir amusé le Roi et son public, le Bouffon se retire. Seul, épuisé, ne ressentant en lui que son imbécillité. Imbécile éternel, vide de tout.

Sculptures-installation, terre cuite, 15x17x25 cm et 15x17x22 cm, 2013.

58.59.


mounir gouri

no woman no cry Cette œuvre est inspirée de la performance de Marina Abramovic « The Artist Is Present ». Je me suis inspiré plus précisément des larmes des femmes présentes lors de la performance. J’ai vu sur leur visage une forme de message télépathique entre l’artiste et le reste de monde…

Technique mixte (collage et acrylique) sur toile, 50 x 70 cm, 2013.

62.63.


Rafik khacheba

qui ment à qui ? Mon installation s’intéresse à un processus qui nous concerne ― en tant qu’état faisant partie du monde arabe ― et à son aboutissement ; celui qu’on appelle communément « le Printemps arabe » ― et de ce que les médias ont volontairement ignoré ou précisément détourné. À mon sens, la question qui s’impose aujourd’hui est la suivante : s’agit-il vraiment d’un printemps ? Si on retient le sens figuré du mot printemps, ceci pourrait signifier le début d’une destinée ficelée à juste mesure pour exploiter les peuples du monde arabe. Comme le titre l’indique : « Qui ment à qui ? ». Voilà un premier lot des vraies questions auxquelles nous devons répondre en priorité. Je cède les mots à mes « objets » qui pourront être plus explicites, car, de nos jours, les mots, en dépit de leur précision et de leur beauté, sont émoussés par l’usure et le détournement.

Installation interactive, matériaux divers, dimensions variables dans un espace de 6m², 2013-2104.

66.67.


mourad krinah

dust « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière. » La série « Dust » est une réflexion sur le pouvoir, la richesse et la célebrité, dans la tradition picturale séculaire des « Memento Mori ». Une mise en scène des grands de ce monde dans tout l’apparat de leur puissance qui restera pourtant éphémère et passagère.

De la série « Dust » : « Dust Warhol » et « Dust Queen », sérigraphies sur toile, deux couleurs, 70x120 cm chacune, 2013.

70.71.


FELLA TAMZALI

sans titre Mes peintures sont des scènes où prennent place des figures qui s’opposent. Celles-ci sont des archétypes, des représentations de types sociaux : « la Femme », « l’Homme », « l’Enfant », « le Chien ». Le décor choisi pour ces figures est un espace intérieur assimilable à un espace domestique. L’effet recherché est celui d’une certaine étrangeté due à l’opposition des figures dans ce lieu a priori familier et rassurant de la maison. Par sa forme, le décor met en tension l’espace de la toile pour en faire celui de la scène. Lumière et ombre dramatisent l’ensemble. La couleur, qu’en général je veux « sourde », participe à l’atmosphère tendue de la scène. Ainsi, par la conjugaison des différents éléments qui entrent dans la composition et qui représentent les figures, la scène du tableau est dressée. Dès lors, une histoire peut s’esquisser, se deviner, car, s’il y a histoire, celle-ci est ouverte à toutes les interprétations.

Acryliques sur toile, 90 x 172 cm, 2012.

74.75.


meriem Touimer

Cacher c’est montrer, montrer c’est cacher L’homme, cette ombre qui montre par ce qu’elle cache, qui cache par ce qu’elle montre… Ces images ont été réalisées lors de la première résidence euromaghrébine de photographie, un projet organisé par la délégation européenne en Tunisie.

Installation photographique, tirage numérique sur papier, 124,5 x 81,5 cm : 8 x (30 x 40) cm, 2013.

78.79.


sofiane zouggar

astrolabe L’installation est une image comme les autres : « Astrolabe » est composée de deux objets qui symbolisent le même sujet mais dans différentes périodes de l’histoire. Cette superposition a donné une troisième connotation, un contraste relatif au même sujet : une image qui change à travers le temps.

Sculpure-installation, résine, 45 x 65 x 65 cm, 2012.

82.83.


biographies


djamel agagnia

hicham belhamiti

Né en 1977 à Guelma. Vit et travaille à Alger. Diplômé de l’école supérieure des Beauxarts d’Alger, option Peinture (2006), il est actuellement enseignant à l’école régionale de Tipasa. Il a participé à plusieurs expositions et manifestations artistiques, dont « Picturie générale », Espace Artissimo (Alger 2013) ; « Attention peinture fraîche », Galerie Art4You (Alger 2011) et « Artifariti » (Territoires libérés du Sahara occidental 2009-2010-2011).

Né en 1980 à Mostaganem où il vit et travaille. Diplômé de l’École régionale des Beauxarts de Mostaganem, spécialité Peinture et de l’École supérieure des Beaux-arts d’Alger, spécialité Sculpture. Il occupe aujourd’hui le poste d’enseignant à l’École régionale des Beaux-arts de Tlemcen. Il expose régulièrement ses œuvres : Artifariti (Sahara occidental 2009, 2010 et 2013) ; « Picturie générale », Espace Artissimo (Alger 2013). Sa dernière exposition, « Points-Sutures », s’est tenue au Box 24 à Alger, fin 2013. http://hichambelhamiti.jimdo.com/

WALID AÏDOUD

Maya Ben Chikh el Fegoun

Né en 1979. Diplômé de l’école supérieure des Beaux-arts d’Alger, option Design aménagement, il est enseignant à l’école régionale des Beaux-arts de Tipaza. Membre fondateur du collectif Box 24 et chargé de coordination d’Artifariti (Rencontres internationales d’art aux Territoires libérés du Sahara occidental). Il a participé à plusieurs événements artistiques (expositions, rencontres internationales, biennales), ainsi qu’à de nombreux workshops (photographie, vidéo, sculpture, etc.).

Née en 1988 à Constantine. Vit et travaille à Alger. Elle est diplômée de l’École supérieure des Beaux-arts d’Alger (2013). Son mémoire explore l’univers mythique d’El ghoula / l’Ogresse, pour en faire une série de peintures, traitant des thèmes tels que la laideur, la beauté, le crime et la manipulation, la bêtise et l’entêtement, le désir ou le fantasme. Son travail pictural est un mélange entre réalité dramatique tirée du quotidien et un imaginaire fantastique s’approchant de l’univers des contes et des histoires.

88.89.


adel bentounsi

walid bouchouchi

Né en 1982 à Annaba où il vit et travaille. Il a étudié à l’École régionale des Beauxarts de Annaba. Il a participé à plusieurs expositions dont « Picturie générale », Espace Artissimo (Alger, 2013) ; « K », exposition personnelle à l’Institut français de Annaba (2013) ; la 2e Biennale méditerranéenne d’art contemporain (Oran 2012) ; exposition personnelle à la salle Aladin (Annaba, 2012) ainsi que d’autres manifestations en Algérie et à l’étranger.

Né en 1989. Vit et travaille à Alger. Diplômé de l’école supérieure des Beauxarts d’Alger, option Design graphique. Il a participé à l’exposition «Crossways/ El Multaqa », Leighton House Museum (Londres 2013) ; « YAA », galerie Talmart (Paris 2013) ; « Picturie générale », Espace Artissimo (Alger 2013) ; 6e édition d’Artifariti (Tindouf 2012) ; « Médias, Détournement et Récupération », exposition du workshop animé par Mourad Krinah au Box 24 (Alger 2012) ; « Je Palestine », Bergson&Jung (Alger 2009).

ZINEDDINE BESSAÏ

Fatima chafaa

Né en 1985. Vit et travaille à Alger. Diplômé de l’école supérieure des Beauxart d’Alger en Design graphique. Il a participé à de nombreuses expositions en Algérie et à l’étranger dont le FIAC 2011 au Mama (Alger 2011) ; « New Cartographies: Algeria-France-Uk », galerie Corner House, (Manchester 2010) ; 2e Festival panafricain d’Alger ( Alger 2009) ; et la XIIIe Biennale des jeunes créateurs de l’Europe et de la Méditérrannée à Bari (Italie 2008)... http://zineddinebessai.ultra-book.com/

Née à Alger où elle vit et travaille. Elle a étudié à l’école des Beaux-arts d’Alger. Elle reçoit le Prix de la fondation Asselah (2006) ; Médaille de bronze (exposition « Grains de femmes tourmentées »). Grand prix du Président de la République « Prix Ali Maâchi du jeune créateur » (2008). Fatima Chafaa expose régulièrement en Algérie (Mama, Musée des Beaux-arts, Festival panafricain, galerie Racim, Bastion 23, galerie Baya,etc.) et à l’étranger : Le Mois de l’international « Consul’Art », pavillon M (Marseille capitale européenne de la culture 2013) ; baktash & Fatima, AB galerie (Suisse 2012) ; « Family unity is the unity of the world : Ekaterinbourg Art Foundation » (Moscou 2011).


ASSILA CHERFI

mounir gouri

Née en 1982 à Alger. Vit et travaille à Milan. Diplômée en Design graphique à l’école supérieure des Beaux-arts d’Alger et en Cinéma et Vidéo / New Media Art à l’Académie des Beaux-arts de Brera (Milan). Ses dernières œuvres personnelles ont été présentées à l’Espace Khiasma (Paris), au DOCVA (Centre de documentation pour les arts visuels, Milan), le Beirut Art Center (Liban), Les Rencontres internationales de Paris/Madrid/Berlin. Les projets collectifs de documentaires auxquels elle a participé ont fait partie de la programmation du Torino Film Festival et du Milano Filmmaker Doc Festival (Italie). http://blogdiaprile.blogspot.com/

Né en 1985 à Annaba où il vit et travaille. Il est diplômé de l’école des Beaux-arts de Annaba en 2009. Son travail a été montré dans différentes expositions : Festival panafricain (Alger 2009) ; invité d’honneur au Salon du dessin contemporain (Oran 2013) ; Dunkerque capitale régionale de la culture (2013) ; « Jiti L’3annaba », Box24 (Alger 2013). http://annabaartscene.jimdo.com/artist/ mounir-gouri/

MEHDI DJELIL

rafik khacheba

Né en 1985 à Makouda. Vit et travaille à Alger. Il est diplômé de l’école supérieure des Beaux-arts d’Alger. Il a exposé à la « Picturie générale », Espace Artissimo (Alger 2013) ; à la 2e Biennale d’art contemporain (Oran 2012) ; à l’exposition « Alger demain », 59 Rivoli et Centre culturel algérien (Paris 2011) ; à la 6e Biennale des Arts de la ville de Tunis (Tunis 2010) ; à la Semaine culturelle de l’Algérie à Moscou (2010) ; ainsi qu’à l’Hommage à Abd El Hamid Benzine, Frantz Fanon (Alger 2010) et au 2e Festival panafricain, ESBA (Alger 2009). Par ailleurs, il a monté une exposition individuelle, « Bardi, dessin contemporain » au Box 24, Alger 2012 et une autre à l’Institut français d’Alger la même année.

Né en 1977 à Alger où il vit et travaille. Il obtient un D.E.S.A, option Sculpture de l’École supérieure des Beaux-arts d’Alger, en 2008. En 2012, il obtient un magistère en « art et sciences de l’art » après avoir présenté un mémoire portant sur la présence de l’art dans l’espace public de la ville d’Alger. Parallèlement à ses études, il a exposé ses travaux à de nombreuses reprises depuis son accès à l’ESBA d’Alger, où il enseigne actuellement.

90.91.


MOURAD KRINAH

MERIEM TOUIMER

Né en 1976 à Alger où il vit et travaille. Diplômé de l’école supérieure des Beauxarts d’Alger en Design graphique (2006). Il est membre fondateur du collectif Box 24, créé en 2008. Il est co-commissaire de l’exposition « Picturie générale », Espace Artissimo (Alger 2013). Il a exposé à « Designers algériens », IMA (Paris 2012) et Bastion 23 (Alger 2013) ; « Newsfeed », MoCADA (New York 2012) ; 2e Biennale méditerranéenne d’art contemporain (Oran 2011) ; « Identités », Galerie Racim (Alger 2011) ; 2e Festival culturel panafricain d’Alger (2009) ; Biennale des jeunes créateurs d’Europe et de la Méditerranée, (Bari 2008).

Née en 1989 à Alger où elle vit et travaille. Elle est diplômée en 2013 de l’école supérieure des Beaux-arts d’Alger où elle a suivi une formation en Design graphique. Elle a participé à des expositions, festivals et résidences en Algérie et à l’étranger : « Algérie regard architectural », exposition de photographies (Tlemcen) ; « Ouverture », exposition individuelle à La Pérouse ; festival « Visa pour l’image » (Perpignan) ou encore la première résidence photographique euro-méditerranéenne à Sfax (2013).

FELLA TAMZALI

SOFIANE ZOUGGAR

Née en 1971 à Alger où elle vit et travaille. Elle est diplômée de l’école d’Architecture d’Alger (1995) et de l’école supérieure des Beaux-arts d’Alger, spécialité Peinture (2013). Elle a présenté en collaboration avec Walid Drouche une performance intitulée « Tableau vivant » à l’occasion d’une soirée de gala organisée par l’association Wassyla à l’hôtel Sofitel (Alger 2010). Elle a aussi participé à une exposition collective à la galerie Gaya avec une sculpture textile (Alger 2010).

Né en 1982 à Khemis Miliana. Vit et travaille à Alger. Il est diplômé de l’école des Beaux-arts d’Alger. Il était l’un des artistes invités en résidence à la Villa Romana de Florence (2013) ; a participé à la 1ère Exposition internationale de jeunes artistes à Nottingham (2012) ; à la 2e Biennale méditerranéenne à Oran (2012) et à l’exposition N’50iw à l’espace Box 24 (Alger 2012). http://zouggar-sofiane.blogspot.com/


Achevé d’impimer en février 2014 sur les presses de l’imprimerie Mauguin 18, place du 1er novembre, Blida, Algérie.


Picturie générale 2  

Catalogue de l'exposition "Picturie générale 2", espace La Baignoire, mars-avril 2014, Alger.

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