Issuu on Google+

LES BRÈVES DU WEB 18 juin 2014


WE ARE THE BEST

LUKAS MOODYSSON

3/5

PUNK IS NOT DEAD We Are The Best c’est une rencontre déjantée avec la jeunesse suédoise des années 80. On fait la connaissance de trois collégiennes. Personnages typés. Bobo, mal dans sa peau mais pleine d’entrain, vit seule avec une mère collectionnant les amants. Hedvig, la plus délicate, réservée, très croyante. Et Klara, la leader, dévergondée, dominante. Ce trio infernal monte un groupe de punk alors que le disco envahit toutes les ondes. Comme l’esprit exubérant de ses trois héroïnes, cette comédie jongle entre les situations. Très écrite ou parfois presque improvisée, la narration trouve un juste milieu entre légèreté et règles du film de genre. Pas d’innovation en terme de mise en scène, mais l’énergie réside dans une atmosphère où tout s’oppose (et paradoxalement), se complète : le punk et le disco, les jeunes et les adultes, la liberté et les règles, l’amour et l’amitié. Le tout emmené par trois jeunes actrices très douées qui nous font regretter de ne pas avoir monté notre propre groupe de rock lors de nos années collèges. Dans un récit initiatique et musical, ces jeunes filles vont explorer, se confronter à l’autre et aux valeurs de la vie en société. Cette odyssée n’est pas sans rappeler la comédie loufoque apparue sur nos écrans deux ans auparavant, Une éducation norvégienne. Un père se retrouvait seul à élever ses trois garçons. Le jeune de douze ans se lançait également dans un groupe de punk avec ses amis. La musique est alors un échappatoire, une envolée loin du quotidien et de ses obligations. On prendra plaisir à voir ces jeunes demoiselles se lâcher et hurler à quel point le sport au collège est une torture. Cependant les enjeux sont mignons mais un peu faiblards. Le contraste de la vie en tant que punkette déchaînée avec celui de la vie de famille aurait valu qu’on lui porte un peu plus d’intérêt. Clémence Lipszyc


Les brèves de Screenshot