Issuu on Google+

Du 20 février au 19 mars 2013

CINEMA MUNICIPAL DE MONTPELLIER


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . .

Les rendez-vous du cinéma Nestor Burma Mar 26 février

19h

Ciné-rencontre Projection du film Les joies de la famille de Ella Lemhagen précédée d’un courtmétrage Demain sera meilleur réalisé par le Conseil Municipal de la Jeunesse.

Sam 9 et Dim 10 mars Ciné-rencontres en partenariat avec Regards sur le cinéma algérien. Sam 9 - 20h30: Harraga

blues de Moussa Haddad En présence du réalisateur Moussa Haddad

Dim 17 mars

16h

Ciné-ma différence avec en semaine de sortie nationale Le monde fantastique d’Oz de Sam Raimi.

Dim 10 - 18h: Taxiphone

de Mohammed Soudani

Vend 8 mars

20h30

Journée Internationale des Femmes Projection de Wadjda de Haifaa Al Mansour

Et u

t n film mue

Les Oscars ont été créés en 1929.

Bette Davis s’est plusieurs fois attribuée la paternité du mot Oscar, en rappelant qu’à l’origine c’était le surnon qu’elle avait donné à la statuette divine car celle-ci lui rappelait son mari prénommé Oscar.

Cinéma Municipal Nestor Burma 2 rue Marcelin Albert Quartier Celleneuve 34080 Montpellier 04 67 61 09 62 04 67 61 08 04 (programmation)

L’équipe : Programmation généraliste

Patrick Bedos

Responsable jeune public

Claire Legueil

claire.legueil@ville-montpellier.fr

Accueil / Projection

Belkacem Laouazi Frédéric Lecomte Margaux Rose-Giraud

2

Plein tarif : 6 €

Supplément 3D : 1 €

Tarif réduit : 5€

(Location lunettes 3D)

(Pour tous avant 17h. Tous les jours pour les moins de 25 ans, les seniors, les intermittents, chômeurs, bénéficiaires du rsa, les étudiants, les familles nombreuses.)

Séance scolaire : 2,70 €

(Non nominative, sans limitation de temps)

par enfant (Gratuit pour les accompagnants à raison de 1 pour 10 enfants).

L’écran des enfants : 3€

Dispositif scolaire : 2,50€

Carte abonnement 10 places : 45 €

(pour tous)

par enfant .

Le cinéma municipal Nestor Burma est un service de la Direction de la culture et du Patrimoine de la ville de Montpellier.

Directrice de la Culture et du Patrimoine : Valérie Astesano Chargée de mission arts visuels, cinéma et média : Sophie Menanteau


. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

C

ette année, au Cinéma Nestor Burma, «la journée de la femme» est célébrée… tout au long du mois de mars! Un mois d’instants cinéma sans autre revendication qu’un hommage brûlant à celles qui font, feront ou ont fait l’actualité cinématographique: comédiennes, réalisatrices ou encore personnages féminins aux destins tragiques… Nous espérons que vous serez nombreux à retrouver sur grand écran Victoria Page dans Les chaussons rouges , film culte de la fin des années 40 qui a inspiré les plus grands réalisateurs de Scorsese à Coppola «le seul film à voir avant de mourir » selon eux. Fêter la femme, c’est aussi et surtout leur laisser la parole. Deux d’entre elles sont à l’honneur ce moisci et elles sont exceptionnelles! Connaissez-vous Kathryn Bigelow? Cette réalisatrice américaine est la seule femme à avoir remporté un Oscar de la réalisation. Elle est aujourd’hui une référence du cinéma d’action et met en image une page de l’histoire américaine dans son film Zero Dark thirty. Quant à la seconde, l’équipe du cinéma a eu un véritable coup de cœur. Il s’agit de la première femme réalisatrice d’Arabie Saoudite Haifaa Al Mansour, 38 ans. Elle met en scène Wadjda une petite fille rebelle qui s’engage dans un concours de récitation coranique pour s’offrir une bicyclette verte allant ainsi à l’encontre de la société saoudienne masculine. Tout un symbole dans ce pays où les salles de cinéma sont interdites. Une seule séance est pour l’instant programmée le 8 mars. Spectatrices et spectateurs nous vous attendons nombreux pour rendre hommage aux femmes du monde entier !

Alceste à Bicyclette p.7 Ame et Yuki les enfants... p.12 Blancanieves p.16 Ernest et Célestine p.6 Gimme the loot p.17 Happiness therapy p. 9 Harraga blues p.14 Jean de la lune p.15 Les bêtes du sud sauvage p. 5 Les chaussons rouges p.7 Les joies de la famille p.6 Mariage à Mendoza p.17 Le monde fantastique d’Oz p.18 Monstres pas si monstrueux p.18 L’ogre de la Taïga p.5 La parade p. 8 Le petit dinosaure... p.9 Rendez-vous à Kiruna p.15 Shadow dancer p.12 Taxiphone p.14 The Master p.18 Tur f p.16 Wadjda p.13 Zero dark thir ty p.8

Mme Hélène MANDROUX, Maire de Montpellier. Mr Philippe SAUREL, Adjoint au maire de Montpellier, délégué à la Culture

3


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . .

L’écran des enfants Tarif unique de 3€ pour les enfants et accompagnants > Du 20 au 26 février

L’ogre de la Taïga Les chaussons rouges

A partir de 4 ans A partir de 9/10 ans

> Du 20 février au 5 mars

Ernest et Célestine A partir de 5 ans > Du 27 février au 12 mars

Le petit dinosaure de la vallée Ame et Yuki, les enfants loups

A partir de 3/4 ans De 8 ans à bien plus…

> Du 6 au 19 mars

Jean de la Lune

A partir de 4/5 ans

>Du 13 au 26 mars

Monstres... pas si monstrueux

A partir de 5/6 ans

Des projections en temps scolaires des films du programme ou d’autres à la demande peuvent être organisées. Tel. 06 21 13 71 99

Evénements jeune public Les ateliers sont ouverts aux enfants munis du ticket de la séance auquel l’atelier est rattaché. Les enfants restent sous la responsabilité d’un parent ou d’un accompagnant adulte. > Dimanche 24 février à 14h: CINÉ-P’TITE ANALYSE Les chaussons rouges Suite à la séance de 14h, observons le film de plus près et tentons de comprendre ce qu’il a de si particulier… > 25, 26, 27 février : DÉCOUVERTE ET PRATIQUE DU CINÉMA D’ANIMATION

Avec La Fabrique Association - Atelier proposé dans le cadre de Passeurs d’images. > Dimanche 10 mars à 15h: CINÉ-LECTURE Jean de la lune

La séance sera précédée d’une lecture en image du célèbre conte de Tomi Ungerer et suivie d’une discussion-jeu des différences entre le livre et le film…

4


. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NOMINATION OSCARS 2013

Les bêtes du sud sauvage

De Benh Zeitlin USA – 2012 – 1h32 - vostf Avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Levy Easterly > Du 20 février au 5 mars Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s’emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d’aurochs. Avec la montée des eaux, l’irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue. «Caméra

d’or, prix de la critique internationale et du jury œcuménique à Cannes, sacré à Deauville, Sundance et Reykjavik, titulaire d’une bonne demidouzaine d’autres trophées… Cette première œuvre aussi puissante que sensible, tournée dans les bayous de Louisiane, symbolise à elle seule bien des combats : pauvreté et solidarité, attachement à la terre et refus de l’exil, dérèglement climatique et puissance de la nature. Adaptation d’une pièce de

théâtre écrite par la jeune dramaturge américaine Lucy Alibar, le long métrage de Benh Zeitlin – dont le tournage a commencé le jour où, à une centaine de kilomètres de là, explosait la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon – ne se contente pas de cette métaphore évidente. Les Bêtes du Sud sauvage est une œuvre hypnotique, une expérience sensorielle qui, mieux que de longs discours, parvient à transmettre quelque chose d’essentiel. Une leçon de vie à la portée universelle.» Corinne Renou-Nativel – La Croix

L’écran des enfants

L’ogre de la Taïga

De K. Bronzit, S. Merinov, I. Korjnera, N. Berezovaya et E. Komarova

Russie, 2013, animation, 52 mn, vf A partir de 4 ans > Du 20 au 26 février Un chat glouton transformé en gouverneur de Sibérie, trois chasseurs rusés jouant un tour au géant de la forêt, la petite Khravoshka et ses trois méchantes sœurs et enfin un bouc et un mouton s’alliant pour effrayer les loups et ours de la forêt... voilà de quoi entraîner les jeunes spectateurs dans un tourbillon de belles et surprenantes rencontres! «Je vais vous parler de la Russie, le plus grand pays du monde…», ainsi commence chacune de ces quatre histoires. Elaborées pour un vaste programme appelé «La montagne des joyaux» (à l’origine composé de 52

courts métrages, dont vous avez pu avoir un premier aperçu avec «La balade de Babouchka» diffusé au Nestor Burma en décembre) qui a pour but de faire découvrir aux enfants russes, la richesse des contes folkloriques des peuples composant la Russie. C’est maintenant l’occasion de faire découvrir ces petites merveilles aux jeunes spectateurs français… Quatre petites perles originales et pleines d’intelligence. Plaisir et dépaysement garantis !»

5


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mardi 26 février19h. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . .

Ciné-rencontre

Projection en première partie de soirée d’un court-métrage Demain Sera Meilleur, hommage à la lutte contre l’homophobie réalisé par le Conseil Municipal de la Jeunesse. Tarif habituel.

Les joies de la famille

De Ella Lemhagen Suède – 2009 – 1h43 Avec Gustaf Skarsgard, Torkel Petersson, Thomas Ljungman Göran et Sven, un couple homosexuel vivant dans une banlieue suédoise idyllique, ont été jugés aptes à adopter un enfant. Un jour, ils reçoivent une lettre leur apprenant qu’ils vont pouvoir élever un jeune suédois nommé Patrik, âgé d’un an et demi. Mais quand Patrik arrive, ils ont une surprise... «Cette histoire drôle et émouvante d’un couple de Suédois homosexuels mariés, qui deviennent pères, nous a beaucoup séduits. Les parents hétérosexuels et homosexuels font de leur mieux pour élever leurs enfants, en leur donnant le meilleur d’eux-mêmes et en essayant de donner à leur enfant les meilleurs chances pour la vie. Mais, la grande leçon de ce film est que de vouloir devenir parents, c’est accepter son enfant tel qu’il est, tout simplement.

Ce film souligne aussi ce qui est entré dans les moeurs des pays qui ont ouvert le mariage et l’adoption aux personnes de même sexe. Leurs sociétés ne se sont pas effondrées. Le mariage des homos n’a rien enlevé à celui des hétéros. Cette ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe n’a pas provoqué la décadence des pays qui l’ont votée, elle a juste permis plus d’égalité entre les citoyens...» Doan LUU

La séance sera présentée et suivie d’une discussion avec Doan Luu, de l’Antenne Languedoc-Roussillon APGL (Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens).

L’écran des enfants

Ernest et Célestine

De Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier d’après un scénario de Daniel Pennac

France, 2012, animation, 1h19 A partir de 5 ans > Du 20 février au 5 mars

Dans le monde des ours, il est impensable de se lier d’amitié avec une souris. Et bien sûr, dans le monde des souris, rien n’est plus dangereux que les grands méchants ours. Parce que c’est bien connu, c’est toutes crues qu’ils préfèrent les manger... Ces deux mondes ne peuvent bien sûr pas se rencontrer. Et pourtant, c’est bien de la souris Célestine qu’Ernest, l’ours bougon, va devenir le meilleur ami... L’aventure peut maintenant commencer...

6

«Les aventures d’Ernest et Célestine sont désormais un classique de la littérature jeunesse. Nous avons maintenant la joie de découvrir ces deux personnages extraordinairement attachants au cinéma dans une très belle adaptation servie par un graphisme pastel, fin et délicat respectant celui des albums. Une vraie petite merveille !»


. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Alceste à bicyclette

De Philippe Le Guay France – 2013 – 1h44 Avec Fabrice Luchini, Lambert Wilson, Maya Sansa > Du 20 au 26 février Au sommet de sa carrière d’acteur, Serge Tanneur a quitté une fois pour toutes le monde du spectacle. Trop de colère, trop de lassitude. La fatigue d’un métier où tout le monde trahit tout le monde. Désormais, Serge vit en ermite dans une maison délabrée sur l’Île de Ré… Trois ans plus tard, Gauthier Valence, un acteur de télévision adulé des foules, abonné aux rôles de héros au grand cœur, débarque sur l’île. Il vient retrouver Serge pour lui proposer de jouer «Le Misanthrope» de Molière. Serge n’est-il pas devenu une pure incarnation du personnage d’Alceste? Serge refuse tout net et confirme qu’il ne reviendra jamais sur scène. Pourtant, quelque chose en lui ne demande qu’à céder. Il propose à Gauthier de répéter la grande scène 1 de l’Acte 1, entre Philinte et Alceste. Au bout de cinq jours de répétition, il saura s’il a envie de le faire ou non... «Co-scénarisé par Luchini en personne, le récit d’ Alceste à Bicyclette est parcouru

d’un sentiment autobiographique féroce, qui dépeint un univers de coups bas et d’ironie blessante où chacun entretient son égo au détriment de la beauté de l’Art. On se tire beaucoup dans les pattes, parfois par références indirectes, d’une telle manière qu’une implosion n’est jamais loin, camouflé dans un compliment à double sens ou dans une expérience de tournage tronquée. C’est cette volonté de mettre à nu tout un milieu qui fait le sel du film de philippe Le guay (Les Femmes du sixième étage,Le coût de la vie). On y rit jaune mais on y rit franc, avec la distance nécessaire de ceux qui sont loin d’exercer le métier, tout en imaginant que le portrait au vitriol a bien dû faire grincer quelques dents. Saluons chapeau vers le bas les formidables interprétations de son duo vedette, régalant le spectateur des vacheries qui les agitent sans perdre de vue la vérité de leur personnage. Sans doute le meilleur film de son réalisateur. Jérémy Ponthieux – Ecran Large

L’écran des enfants

Les chaussons rouges

De Michael Powell et Emeric Pressburger

Gande-Bretagne, 1949, ressortie de la version restaurée: 2010, 2h13, vf et vostf A partir de 9/10 ans > Du 20 au 26 février Victoria, une jeune ballerine, et Julian, un jeune compositeur, sont plein de talent et d’ambition. Les deux voient leur rêve se réaliser lorsque Bori Lermontov les engage dans sa prestigieuse troupe de ballet qu’il dirige d’une main de fer. Celui-ci annonce son nouveau ballet : «Les chaussons rouges» et Vicky en sera la vedette tandis que Julian en composera la musique... Leur plus grand rêve se réalise, mais quel va en être le prix à payer ?

«Il y en a des souliers qui auront marqué

l’histoire du cinéma. Mais très peu auront eu un aussi grand impact que ces fameux chaussons rouges. Ils ont, en effet, bouleversé toute une génération de spectateurs et de réalisateurs. C’est d’ailleurs à Martin Scorsese que l’on doit

l’immense joie de redécouvrir ce film en salle et en version restaurée. Bien que s’étant inspirés du conte d’Andersen, M. Powell et H. Pressburger vont au-delà du conte et mettent en scène un ballet aussi magnifique que cruel dans lequel l’héroïne risque de perdre bien plus que le rôle principal… Un immense chef d’œuvre hors norme et incontournable!»

- 14h Dimanche 24 février E… CINÉ-P’TITE ANALYS

14h, observons le film Suite à la séance de tons de comprendre ten et s prè s plu de particulier… si de a il qu’ ce

7


...................................................................................................... ..... NOMINATION OSCARS 2013

Zero dark thirty

De Kathryn Bigelow USA – 2013 – 2h29 - vostf Avec Jessica Chastain, Jason Clarke, Joel Edgerton > Du 20 février au 5 mars Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

Ce film retrace la longue traque d’Oussama Ben Laden par la CIA, finalement conclue par son exécution en 2011. «Parmi les griefs faits au film de Kathryn

Bigelow par la critique américaine, le plus étonnant est celui qui consiste à lui reprocher de montrer l’efficacité des techniques de torture dans l’obtention d’informations. Comme si la question de l’inefficacité du procédé suffisait à le disqualifier, comme s’il n’y avait pas d’autres raisons, moins pragmatiques, plus humanistes, de proscrire la torture. En suspendant l’expression de tout jugement, de toute forme de commentaire ou d’indignation, le film produit malgré tout un très grand trouble – et ménage à sa façon, faussement détachée, un espace où le spectateur, sans qu’on lui flèche d’aucune manière ce qu’il doit penser, peut être profondément choqué par les méthodes utilisées. À aucun moment, les personnages soupçonnés de complicité dans l’attentat

du 11 Septembre ne sont montrés comme des pantins fanatiques qu’on agite pour épouvanter le spectateur occidental. De façon symétrique, la manière dont l’agent de la CIA qui pratique la torture est filmé, comme un sympathique beau gosse, affable et détendu, cinq minutes avant d’abandonner un prisonnier replié dans une cage minuscule, produit un effet de rupture très puissant. La froideur factuelle du film, qui frise l’aridité, est son meilleur atout. Sa forme tatillonne épouse le typage d’un personnage presque uniquement défini par sa détermination. Le sujet du film est l’aptitude d’une jeune femme (Jessica Chastain, immense), agente du renseignement américain, à poursuivre un objectif envers et contre tout, le film pointe la dimension névrotique de cette détermination. Zero Dark Thirty devient l’histoire d’une obsession qui dévore chez son sujet toute autre forme de rapport au monde…» Jean-Marc Lalanne-LesInrockuptibles

La parade

De Srdjan Dragojevic Hongrie , Serbie , Croatie , Slovénie , Allemagne – 2013 – 1h55 - vostf Avec Nikola Kojo, Milos Samolov, Hristina Popovic > Du 27 février au 5 mars En voulant sauver son pitbull chéri et contenter sa fiancée capricieuse, Lemon, parrain des gangsters de Belgrade, se voit obligé d’assurer la sécurité de la première GayPride de Serbie. Pour l’aider dans cette mission impossible, il part à la recherche d’anciens mercenaires. Serbes, musulmans, bosniaques, albanais du Kosovo et combattants croates se retrouvent aux côtés des militants homosexuels. Comment cet équipage hétéroclite qui n’aurait jamais dû se rencontrer va-t-il arriver à transcender les frontières et leurs différences ?

«Dans La Parade, les situations sont drôles

8

et mordantes et s’enchaînent, campées par des personnages bien dessinés. Les clins d’oeil appuyés aux Sept Mercenaires sont amusants, et l’évocation du message homosexuel sous-jacent de Ben-Hur (film préféré du gangster homophobe) fait toujours sourire. La Parade n’en demeure pas moins un rappel de la situation des gays en Serbie, constamment passés à tabac, voire assassinés, et dont le premier défilé, en 2001, se termina dans un bain de sang. Et le film de marier intelligemment la truculence et la tragédie.» Christophe Carrière – L’Express


..... ...................................................................................................... NOMINATION OSCARS 2013

Happiness therapy

De David O. Russell USA – 2013 – 2h02 - vostf Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro > Du 27 février au 12 mars La vie réserve parfois quelques surprises… Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme. Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives. «Enfin

une comédie romantique qui sort des sentiers battus! Avec ses deux héros dépressifs et complètement barrés, Happiness Therapy dynamite

joyeusement les codes du genre. Ce qui n’est pas étonnant de la part de David O. Russell, cinéaste habitué à nous plonger dans des histoires originales, remplies de personnages fragiles, paumés, cassés par la vie (Fighter, Les Rois du désert). Acclamé haut et fort par la critique, Happiness a bénéficié d’un accueil exceptionnel de la part du public. Primé au dernier festival du film de Toronto, il a également permis à Jennifer Lawrence de décrocher le Golden globes de la meilleure actrice.» Benoit Pattex - CinémaCinéma

L’écran des enfants

Le petit dinosaure et la Vallée des Merveilles De Don Bluth

Etats-Unis, 1989, dessin animé, 1h07 A partir de 3/4 ans > Du 27 février au 12 mars En ces temps très lointains, la terre était peuplée de dinosaures végétariens et pacifiques. Mais tous avaient deux ennemis communs: les “Dents Tranchantes”, cruels dinosaures carnivores, et la sécheresse qui transformait peu à peu les verts pâturages en arides déserts. Contraints à l’exil, Petit Pied, dernier né d’une famille de “Longs Cous”, part avec sa mère et ses grandsparents, pour la “Vallée des Merveilles”: paradis terrestre de nos herbivores... Mais à la suite d’un tremblement de terre, Petit Pied est séparé de ses grands-parents et assiste à la mort de sa mère. Il continuera malgré tout son voyage et sera rejoint par cinq amis avec lesquels il rencontrera bien des dangers et difficultés jusqu’à la vallée mythique...

«Ce film a bercé toute une génération d’enfants et continuera de le faire avec les enfants de celle-ci. A la fois émouvant et drôle, avec des personnages attachants et une très belle musique. Le tout réalisé par Don Bluth (auquel on doit aussi «Brisby et le Secret de NIMH», «Fievel et le Nouveau Monde» et «Anastasia») et produit par Steven Spielberg et Georges Lucas, avec en prime en héros ces animaux disparus qui passionnent le plus les enfants. Et si on allait au cinéma ?»

9


. . . . . . . . . . . . . . . . . Calendrier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . du mercredi 20 au mardi 26 février mer 20 L’ogre de la Taïga

10h

Ernest et Célestine

14h

Alceste à bicyclette

16h

Les chaussons rouges - vostf

jeu 21

ven 22

sam 23 17h30 16h

16h

18h10

lun 25

mar 26

16h

16h

14h

14h

18h

17h

20h30 14h + animation

Les chaussons rouges - vf 18h30

20h

16h

20h 19h30

19h 19h + rencontre

Les joies de la famille - vostf

du mercredi 27 février au mardi 5mars mer 27 Ame et Yuki les enfants loups

jeu 28

ven 1er

14h

Le petit dinosaure et...

16h15

Happiness therapy - vostf

18h30

14h 20h40 14h

16h

Les bêtes du Sud sauvage - vostf

16h

18h

Zero dark thirty - vostf

20h40

dim 3

17h30

17h15

16h10

16h

18h30

14h

20h10

14h 14h

20h

mar 5

16h 18h15 20h40 19h30

Les places peuvent être achetées directement à la caisse aux heures d’ouverture du cinéma à partir du mercredi pour chaque semaine cinématographique .

10

lun 4

20h

Ernest et Célestine La parade - vostf

sam 2

Séance

Zero dark thirty - vostf

18h10

Séances

20h30

16h

18h

Séance

Les bêtes du Sud sauvage - vostf Séance unique

dim 24


..... ...................................................................................................... du mercredi 6 au mardi 12 mars mer 6 Jean de la lune Happiness therapy - vostf

14h

18h15

Mariage à Mendoza

20h30

Ame et Yuki les enfants loups

Séance unique

ven 8

sam 9

dim 10

lun 11

18h30 18h30 14h 16h

14h

17h30

Gimme the loot - vostf The Master - vostf

20h10

Wadjda - vostf

16h 20h15

10h, 16h15 18h30

mar 12

15h + ciné-lecture

16h

16h

Shadow dancer - vostf Le petit dinosaure

Séances uniques

jeu 7

16h

18h15

20h40 20h 20h30 20h30 + rencontre

Harraga blues - vostf

18h + rencontre

Taxiphone - vostf

du mercredi 13 au mardi 19 mars mer 13 Jean de la lune

14h

The Master

17h

Turf

dim 17

20h10

20h

lun 18

mar 19

20h15 20h30

16h

18h30

Rendez-vous à Kiruna

17h30

16h

Mariage à Mendoza

sam 16 16h

Gimme the loot - vostf

Blancanieves

Séance unique

ven 15

10h, 15h

Monstres... pas si monstruex - vostf

jeu 14

20h30

16h 18h30

14h 18h

18h30 18h30 14h

16h 20h10

CINE - MA DIFFERENCE Le monde fantastique d’Oz

16h

11


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . .

L’écran des enfants

Ame et Yuki, les enfants loups De Mamoru Hosoda

Japon, 2012, dessin animé, 1h57 De 8 ans à bien plus… > Du 27 février au 12 mars Hannah, une étudiante de 19 ans, tombe amoureuse d’un homme-loup qui lui donnera deux enfants, moitié humains, moitié louveteaux: Ame (Neige) et Yuki (Pluie). La famille vit dans une grande ville et cache sa nature lupine. Mais lorsque le père meurt, Hannah décide de partir s’installer à la campagne, dans un endroit reculé où les enfants vont grandir tiraillés entre leur nature humaine et leur nature animale... «Après "La traversée du temps" et "Summer wars", le talent de Mamoru Hosoda n’est plus à démontrer. Il nous invite cette fois à suivre pendant une douzaine d’années l’histoire de cette jeune mère qui va devoir élever seule

deux enfants pas tout à fait comme les autres et amenés à faire des choix parfois difficiles. Considéré par beaucoup comme le nouveau Miyazaki, il nous livre une fois de plus un film resplendissant, émouvant, des dessins somptueux avec des personnages très attachants, le tout servi par une merveilleuse musique. En résumé, un film superbe !»

Shadow dancer

De James Marsh Irlande, GB, France – 2013 – 1h42 - vostf Avec Clive Owen, Andrea Riseborough, Gillian Anderson > Du 6 au 12 mars Collette, jeune veuve, est une républicaine, vivant à Belfast, avec sa mère et ses frères, de fervents activistes de l’IRA. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5, lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille. Elle décide de faire confiance à Mac, et retourne parmi les siens… «Venu du documentaire (on lui doit l’intense Funambule, récompensé par un Oscar, sur l’épopée de Philippe Petit, marchant sur son fil entre les deux tours jumelles de New York) et s’appuyant sur le livre d’un reporter de guerre qui avait couvert cette période périlleuse en Irlande du Nord, James March reconstitue avec réalisme le Belfast de l’époque et joue sans cesse sur l’opposition de deux mondes. L’atmosphère sèche, rude

12

et glauque des « terroristes » implacables et la froide détermination des services secrets qui tirent, depuis leurs bureaux capitonnés, sans états d’âme, les ficelles d’un jeu biaisé. Il s’intéresse moins aux arcanes et aux raisons de ce conflit sanglant où la violence fut autant psychologique que balistique qu’à ses conséquences collatérales sur les familles, enfermées dans un cycle de haine perpétuelle. Ce thriller haletant, aux situations et dialogues tendus à l’extrême, est incarné par deux acteurs impeccables. James March installe un climat d’angoisse qui repose sur une transaction infernale et ne se détourne jamais de l’essentiel : le dilemme moral initial, entre tuer ou trahir.»

Jean-Claude Raspiengas – La Croix


. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Vendredi 8 mars. . . . . . . . .

Journée internationale des femmes Séance unique

Wadjda

De Haifaa Al Mansour Arabie Saoudite – 2013 – 1h37- vostf Avec Waad Mohammed, Reem Abdullah, Abdullrahman Al Gohani Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles. Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l’argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée. «Wadjda montre les rues d’une ville saoudienne, la vie d’une famille de la classe moyenne, la condition féminine, l’école, les mille stratégies par lesquelles se libèrent les jeunes filles, la coexistence entre traditions archaïques et modernité globalisée. Topographiquement, sociologiquement, Wadjda est très précis, bourré d’informations pour nous qui n’avons jamais posé le pied au royaume des Saoud, et Al-Mansour ne faiblit pas pour capter notre attention.

Tarif habituel.

Les acteurs et actrices sont au diapason, emmenés par la petite Waad Mohammed, irrésistible de malice, héroïne de poche qui écoute du rock et brave tous les pouvoirs. Wadjda est le tout premier film saoudien de l’histoire. Son auteur n’est pas un Saoudien mais une Saoudienne, ce qui en redouble la singularité et la puissance séditieuse. Mais le plus important, c’est que Wadjda est un excellent film. Pour l’Arabie Saoudite, mais plus encore pour la cause féminine et pour le cinéma, ce coup d’essai est un coup de maître.»

Serge Kaganski - Les Inrockuptibles

« Je suis si fière d’avoir écrit et mis en scène le premier long métrage jamais réalisé dans le Royaume. Je viens d’une petite ville en Arabie Saoudite où on trouve beaucoup de petites filles comme Wadjda. Des petites filles qui ont de grands rêves, de fortes personnalités et tant de potentiel. Des petites filles qui peuvent et pourront façonner et définir à nouveau notre nation. Il était important pour moi de travailler avec un casting entièrement saoudien, de raconter cette histoire avec des voix authentiques. Le tournage a été une incroyable collaboration qui a rassemblé des équipes talentueuses, de l’Allemagne à l’Arabie Saoudite, jusqu’au coeur de Riyad. J’espère sincèrement que le film offre une vision intérieure unique de mon pays, et qu’il parlera à tous, à travers ces thèmes universels que sont l’espoir et la persévérance. » Haifaa Al Mansou, réalisatrice

13


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Samedi 9 et dimanche 10 mars. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ciné-rencontres

Partenariat avec Regards sur le cinéma algérien https://regardscinemaalgerien.wordpress.com

Tarifs habituels. Samedi 9 mars 20h30

Harraga Blues

T

I De Moussa Haddad INED Algérie – 2012 – 1h50 Avec Karim Hamzaoui, Zakaria Ramdane

C’est l’histoire de deux amis, Zine et Rayane, qui caressent le rêve de gagner la rive nord de la méditerranée en quête d’un nouvel Eldorado. Pour des raisons financières, ils ne partent pas ensemble, et c’est Zine, qui le premier, tente la traversée vers l´Espagne. Rayane lui préfère partir à la recherche de l’argent nécessaire à son voyage. Zine dont l’entreprise échoue revient et tente de convaincre son ami de ne pas mener l’aventure. Dimanche 10 mars 18h

Taxiphone

IT De Mohammed Soudani INED Algérie – 2010 – 1h34 Avec Stefan Kollmuss, Bruno Ganz, Jean-Luc Bideau, Mona Fueter et Pasquale Aleardi.

En présence du réalisateur Moussa Haddad

Les projections sont présentées et suivies d’une discussion en présence des intervenants de Regards sur le cinéma Algérien.

Oliver et Elena, un couple suisse, traversent en camion le grand désert en direction de Tombouctou, au Mali, où ils doivent remettre le véhicule à Moussa, un client qui attend avec impatience leur arrivée. Une panne en plein désert va contraindre Oliver et Elena à s’arrêter à Tar. Des difficultés de tout genre, pas de pièces de rechange, pas de garagiste spécialisé, font que le séjour se prolonge indéfiniment…. Moussa Haddad Né en 1937 à Alger, Moussa est d’abord assistant à l’ORTF. À son retour en Algérie, il devient assistant réalisateur pour Gillo Pontecorvo et Luchino Visconti, avant de co-réaliser avec Enzo Petri Trois pistolets contre César. Il réalise de nombreux films pour la RTA dont El Fidaiyioune (1970), ainsi qu´un long métrage vidéo après douze ans d´absense : Mad In (1999). Parmi ses long métrages : Auprès du peuplier (1972), Les Vacances de l’Inspecteur Tahar (1973), Hassan Terro au maquis (1978). En 2012, le cinéaste sort Harraga Blues.

14


. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

L’écran des enfants

Jean de la Lune

De Stephan Schesch d’après le conte de Tomi Ungerer

Allemagne-France, 2012, dessin animé, 1h35, vf A partir de 4/5 ans > Du 6 au 19 mars Seuls les enfants le voient. Il est là, lové dans la belle blanche, petit bonhomme tout rond. Il veille sur leur sommeil. Mais Jean de la Lune s’ennuie tout seul sur sa Lune. Il décide de visiter la Terre et profite du passage d’une comète pour s’accrocher à elle et ainsi atterrir sur notre planète. Le Président du Monde, persuadé qu’il s’agit d’un envahisseur, le pourchasse. Mais Jean de la Lune ne songe plus qu’à rentrer chez lui et pour cela, il va avoir besoin de l’aide de ses amis et des enfants... «Cette première adaptation au cinéma du

livre de Tomi Ungerer est une vraie réussite. Les scènes se déroulant majoritairement la nuit permettent l’utilisation d’une couleur trop peu utilisée dans les films jeune public  : le noir. Le réalisateur, également

producteur des «Trois brigands» sorti en 2007, en profite pour jouer sur les contrastes en ponctuant cette obscurité de couleurs vives (rouge, jaune, bleu, vert, violet…) créant ainsi des images splendides. Les oreilles des spectateurs ne sont pas laissées pour compte et seront bercées par la voix envoutante de Tomi Ungerer ainsi que par de grands morceaux de musique que les parents se régaleront de réécouter… Une aventure hors du commun pour un vrai régal de tous les instants.»

- 15h Dimanche 10 mars CINÉ-LECTURE

ée d’une lecture en La séance sera précéd de Tomi Ungerer et te con images du célèbre n-jeu des différences suivie d’une discussio … entre le livre et le film

Rendez-vous à Kiruna

De Anna Novion France, Suède – 2013 – 1h37

Avec Jean-Pierre Darroussin, Anastasios Soulis, Claes Ljungmark

> Du 13 au 19 mars

Ernest, un architecte renommé, ne vit que pour son travail. Un jour, il reçoit un appel de la police suédoise qui le décide à entreprendre un long voyage jusqu’à Kiruna, en Laponie. Il doit y reconnaître le corps d’un parfait étranger, son fils qu’il n’a jamais connu. Son chemin va croiser celui de Magnus, un jeune homme sensible et perdu que tout oppose à Ernest, autoritaire et méfiant. Ce voyage en compagnie d’un fils possible, va révéler à Ernest une part inconnue de lui-même et l’aider à mieux comprendre ce rendez-vous à Kiruna. «A peine a-t-il commencé qu’on l’imagine déjà, ce road movie de la franco-suédoise Anna Novion. Son architecte au coeur de pierre, on sait qu’il s’adoucira, et trouvera l’émotion au bout du chemin. Il a le visage de Jean-Pierre Darroussin, alors comment

ne finirait-on pas par l’aimer ? Mais, au fil du trajet, les rencontres qui se nouent surprennent. Une réalité nouvelle s’installe, filmée en toute liberté. Sans crier gare, les repères du monde familier changent, et sans rien souligner, la réalisatrice nous entraîne ailleurs. Dans sa part suédoise, déjà explorée avec Les Grandes Personnes, elle puise un sens différent des relations humaines, un autre rapport au collectif et à la solitude. Elle multiplie les portraits d’hommes, jeunes ou vieux, confrontés à une place vide dans leur existence. Une place où la sensiblerie ne s’engouffre pas. C’est une autre émotion qui naît, intime, au milieu des grands espaces. Une belle surprise finalement.»

Jean-Claude Raspiengas – La Croix

15


....................................................................................................... .....

Turf

De Fabien Onteniente France – 2013 – 1h42 Avec Alain Chabat, Edouard Baer, Philippe Duquesne > Du 13 au 19 mars C’est l’histoire de quatre potes, quatre petits Français: le Grec (l’ostéopathe), Fifi (qui vit chez sa mère, concierge), Fortuné (l’Antillais qui travaille à la Cogex), et Freddy (le flambeur). Ils fréquentent assidument un PMU parisien, Le Balto. Fatigués de perdre le peu qu’ils ont, ils veulent arrêter de jouer au Turf… Oui mais, selon la devise bien connue des turfistes : Jour de perte, veille de gain, le destin frappe au carreau ! Un destin qui porte des costumes de grand faiseur, un joueur de légende, connu comme le loup blanc sur tous les hippodromes, de tous les turfistes et… de la Police des Jeux: Monsieur Paul. Ce «gentleman» de retour aux affaires leur propose d’acheter un crack, en réalité une vielle carne : Torpille. Ils sont quatre… et décident d’acheter chacun une patte du canasson ! La bande du Balto entre alors dans le monde des propriétaires, des combines et des milliardaires d’Auteuil à Monte-Carlo.

L’écran des enfants

Monstres... pas si monstrueux De J. Loubière J.-C. Rozec, P. Hecquet, J. Bueno, C. Li, C. Lepicard, I. Pagniez, J. Roguet et P. Torris

France, 2013, 41 mn A partir de 5/6 ans > Du 6 au 19 mars

Et si la réalité n’était pas toujours ce qu’elle paraît être ? Et le monde n’estil pas plus intéressant sans lunette? Un magicien sans lapin est-il toujours un vrai magicien? Et puis finalement, c’est quoi un monstre? «Loin

des bêbêtes qui effraient les enfants, ces films sont plein de tendresse et d’humour et font la part belle à l’ouverture d’esprit. Parce que finalement, les monstres, c’est bien souvent dans la tête des autres qu’ils sont monstrueux. Un très joli programme rempli d’imagination pour le plus grand plaisir de nos petits monstres…»

Blancanieves

De Pablo Berger Espagne – 2013 – 1h44 - muet Avec Maribel Verdú, Daniel Gimenez-Cacho, Ángela Molina > Du 13 au 19 mars Sud de l’Espagne, dans les années 20. Carmen est une belle jeune fille dont l’enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre. Fuyant un passé dont elle n’a plus mémoire, Carmen va faire une rencontre insolite : une troupe ambulante de nains toreros qui va l’adopter et lui donner le surnom de «Blancanieves». C’est le début d’une aventure qui va conduire Carmen/Blancanieves vers elle-même, vers son passé, et surtout vers un destin à nul autre semblable… «Blancanieves n’est pas ce que peuvent en dire les résumés. Ce n’est pas un film muet. C’est un film sans mots. La musique et le jeu des acteurs (incroyable Maribel Verdù) sont tels qu’ils disent beaucoup plus que n’importe quel dialogue. De même qu’il n’est pas en noir et blanc. Avec son travail sur

16

l’image, Pablo Berger a réussi à créer une infinité de nuances de noirs, de blancs ou de gris. Il ne raconte pas non plus l’histoire d’une Blanche-Neige, fille de toréador dans l’Andalousie du début du xxe siècle, mais celle d’une Espagne amnésique qui garde son passé en héritage pour mieux évoluer. Fasciné par les grands réalisateurs des années 1920, Berger a voulu poursuivre l’œuvre de ces artisans de l’âge d’or du cinéma. Ceux qui donnaient le seul pouvoir à l’image. Rien de rétro dans sa démarche. Au contraire. En mélangeant humour noir et satire sociale à tous les contes de l’univers infantile, il les rend intemporels et signe un film d’une modernité surprenante.» Florence Raillard - Le Nouvel Observateur


..... .......................................................................................................

Gimme the Loot

De Adam Leon USA – 2013 – 1h21- vostf Avec Tashiana Washington, Ty Hickson, Zoë Lescaze > Du 6 au 19 mars Malcom et Sofia sont de jeunes graffeurs qui arpentent les rues de New York pour couvrir de leurs noms les murs de la ville. Lorsque l’un de leurs tags disparaît sous un autre graffiti, les deux adolescents se lancent le défi de leur vie : tagguer la pomme géante du Shea Stadium. Pour cela, une seule contrainte et pas des moindres: trouver les 500 dollars nécessaires pour que le gardien de nuit les fasse entrer incognito… Entre rivalités de gangs et petites combines, parviendront-ils à prendre leur revanche ? «Tourné en trois semaines à New York, sur les trottoirs ou dans des appartements prêtés, avec un casting succinct, quasiamateur, une durée courte (1 h 20), cet étincelant «petit film» a été présenté à Cannes et Deauville. Familier, osé, gouailleur, Gimme the Loot l’est assurément. Mais il est surtout débrouillard. A l’image de ses deux héros, Malcolm et Sofia, tandem amical

formé par deux gamins noirs, couvrant de graffitis les murs décatis du Bronx. La brillance du film se niche dans son refus d’étouffer ses héros dans leur déterminisme misérable, de ne pas les accabler de tout ce que la société américaine voue à ses exclus, la culture de l’entertainment esthétisant leurs stigmates. Si la dimension sociale est au cœur du film, Adam Leon l’énonce avec subtilité, mettant en scène l’interaction plus que la dénonciation. Car la violence est là, parfois physique, mais surtout symbolique, rappelant que le New York contemporain est avant tout un mille-feuille social et ethnique. Une ville dont il fait le théâtre d’une aventure où ses héros errent entre adolescence et âge adulte, amitié et amour, poisse et astuce, drôlerie et mélancolie.» Clément Ghys - Libération

Mariage à Mendoza

De Edouard Deluc France, Belgique, Argentine – 2013 – 1h34 Avec Nicolas Duvauchelle, Philippe Rebbot, Benjamin Biolay > Du 6 au 19 mars Deux frères débarquent en Argentine pour aller célébrer le mariage de leur cousin, à Mendoza, dans l’ouest du pays. La grande aventure, la vraie, voilà longtemps qu’ils en rêvaient… Mais à l’arrivée à Buenos-Aires, Antoine ne va pas bien du tout, comme un type que sa femme vient de plaquer. Marcus est sûr qu’aller au mariage du cousin remettra son petit frère d’aplomb. Il va lui sortir le grand jeu. Des nuits caliente de la capitale aux splendeurs de la vallée de la lune, ils croiseront sur leur chemin un réceptionniste illuminé, une beauté divine, des pierres qui portent bonheur… Sur la route du mariage, au gré d’étapes de plus en plus mouvementées, les deux frères se retrouvent. A un détail près : quand Antoine se requinque, c’est Marcus qui trinque.

«Premier long-métrage du réalisateur Edouard Deluc, Mariage à Mendoza est un film réflexif. Adapté de l’un de ses courts métrages, le film explore les notions de voyage, d’amour et de fraternité. Une aventure qui dégage une belle énergie et une jolie fraîcheur. Des situations, naît un délicieux décalage de ton entre les protagonistes, véritable réussite du film, naviguant toujours entre tragique et clownesque. Gaffeur au grand coeur, Philippe Rebbot étincelle. Absurde, comique et touchant, son jeu est un subtil mélange d’émotions antinomiques, un peu à la manière des personnages felliniens qui ont ce génie de nous faire passer du rire aux larmes. Estelle Charles - A voir A lire

17


. . . . . . . . . . . . . . . . . . Dimanche 17 mars 16h. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . .

Tarif unique: 3 €

Les associations «Halte pouce» et «Parents et amis de la villa St Georges» vous proposent une séance labellisée CINE-MA DIFFERENCE, un rendez-vous ouvert à tous où «la norme, c’est nous»: personnes handicapées ayant des troubles incompatibles avec les salles obscures (comme par exemple les personnes autistes): se lever, rire ou crier, se cacher sous les sièges: autant de comportements inappropriés au cinéma.

Cette séance est un peu particulière: des bénévoles vous accueillent et vous informent; la lumière est abaissée progressivement; le son est moins fort, il n’y a ni pub, ni bande-annonce.

Le Monde fantastique d’Oz De Sam Raimi USA – 2013 – 2h07

Avec James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz

De 8 ans à bien plus Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Theodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences….

NOMINATION OSCARS 2013

The Master

De Paul Thomas Anderson USA – 2013 – 2h17 - vostf Avec Joaquin Phoenix, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams > Du 13 au 19 mars Freddie, un vétéran, revient en Californie après s’être battu dans le Pacifique. Alcoolique, il distille sa propre gnôle et contient difficilement la violence qu’il a en lui… Quand Freddie rencontre Lancaster Dodd – « le Maître », charismatique meneur d’un mouvement nommé la Cause, il tombe rapidement sous sa coupe... «Philip Seymour Hoffman campe un convaincant gourou, aussi jovial et charismatique qu’inquiétant, doté d’une imagination et d’un culot sans bornes. En face, le paumé, Joaquin Phoenix, famélique, arborant un tel épuisement de lui-même qu’il rend presque logique son désir de se voir pris en charge au sein d’une organisation secte, religion ou escroquerie, peu importe -, à condition qu’elle lui donne de quoi manger et qu’on lui accorde un minimum d’intérêt. S’appuyant sur les relations tordues qu’entretiennent ces deux personnages

18

dans le contexte pas encore délétère d’un mouvement qui vient au monde. L’un est un charmeur vivant aux crochets de quelques excentriques en mal de vertige spirituel, l’autre un vétéran revenu du front du Pacifique avec une case en moins et une disposition à l’alcoolisme chronique. Le second, par hasard ou par instinct, trouve refuge chez le premier. Un maître et un disciple, un bourreau et une victime, un propriétaire et un valet. Et réciproquement, la dialectique mise en place dès la première rencontre des deux hommes offre un éventail extraordinairement vaste d’interprétations à propos de l’identité de celui qui détient le pouvoir sur l’autre. Comme dans une variation détraquée du stade du miroir, ils s’observent mutuellement, prenant peu à peu conscience qu’il n’y a rien à sauver ou à admirer dans le reflet sinistre que lui offre l’autre.» Bruno Icher - Libération


. . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Rendez-vous, le mois prochain... Dimanche 24 mars

Manifestation Cellanova 2013 Week-end multiculturel et festival de théâtre amateur

Fables d’été, fables d’hiver sera projeté, en partenariat avec la Maison pour Tous Marie Curie, à la suite du spectacle «Chapeau rond et rouge» de la compagnie Les marrons show et de la déambulation dans les rues de Celleneuve avec les Jibuls. Forfait pour les trois animations: 6€

(Information au 04 67 75 10 34)

En dehors du forfait la séance est au tarif habituel de l’Ecran des enfants.

19


Jappeloup de Christian Duguay Gangster Squad de Ruben Fleischer La religieuse de G. Nicloux Au bout du compte de A. Jaoui Fables d’été, fables d’hiver Hotel Transylvanie

...

REJOIGNEZ-NOUS SUR

Plus d’infos sur montpellier.fr

facebook

Direction de la Communication Ville de Montpellier / ZAGRAF / Photos : DR / Février 2013

Prochainement...


Programme Nestor Burma du 20 février au 19 mars 2013