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INVESTISSEMENTS

NEIGE

TOUT SAUF UNE ANNÉE BLANCHE FOCUS

INTERVIEW

CHANTIERS

Les Arcs

France Montagnes

Le tour des massifs

Statioscopie

Jean-Marc Silva

Acte III


ÉDITO Capricieuse… « Neige qui tombe en temps qu'il faut, c'est or qui tombe et son prix vaut. » Ce proverbe rural, né comme beaucoup d’autres de l’observation empirique et du bon sens, oublie hélas la notion de quantité… Voilà trois hivers que l’économie des sports d’hiver la réclamait, en vain. Au final, cette saison laissera un souvenir marqué par l’abondance. L’or blanc est tombé très tôt et en quantité. C’est ensuite Eleanor qui a fait parler d’elle… Charismatique, imprévisible, oscillant entre les extrêmes - de l’enthousiasme à la mélancolie – les météorologues britanniques se sont-ils penchés sur l’éthymologie et les traits de caractère associés au prénom Eleanor avant d’en baptiser la tempête qui a touché l’Europe ? Toujours est-il que ces qualificatifs peuvent être déclinés à la neige elle-même. Tantôt symbole de l’hiver qui fait rêver tous les (grands) enfants, tantôt source de confusions routières d’envergure : la neige ne laisse personne indifférent ! Les précipitations de 2017-2018 auront le mérite d’alimenter les débats autour de la pertinence de certains sites dans l’économie des sports d’hiver. Beaucoup d’opérateurs n’avaient pas attendu ce début de saison pour faire le choix de limiter l’aléa climatique en s’équipant dans la perspective d’une quatrième saison « blanche » de neige. Bien aidée par des politiques publiques incitatives, la neige de culture est cette année le poste phare de notre enquête Investissements. Record à la clé : les domaines français ont consacré plus de 77 millions d’euros à ce secteur en 2017 ! Face à ces caprices insoupçonnés de la météorologie, la communication autour de cet or blanc se doit d’être maitrisée, que ce soit au sein des médias ou des réseaux sociaux. C’est le sens de la campagne « L’invasion commence communication adaptés, tous les professionnels et les élus de stations sont en capacité de devenir des ambassadeurs de Skizzz, qui attaque 2018 par une thématique primordiale : la neige ! n

L'équipe de Montagne Leaders

© T.Loubere OT Val Thorens

par vous » initiée par DSF, l’ANMSM et le SNMSF ; en disposant d’outils de

n°265 | Janvier -Février 2018 |  3


N° 265

S OM M AI RE

6 Leaders 12   Brèves Actus

Thierry MONIN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Lionel MELLAN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

Mountain Planet 2018, l’AGORA fait peau neuve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Koralp - Pas de limite à l'ambition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Le Mont Valezan s’aménage / Valmorel prolonge jusqu’en 2052 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Maulin.ski et St-Sorlin-d’Arves, l’histoire se poursuit / Un candidat au rachat des Gentianes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 GBC Montagne, un lancement au sommet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Le contrat Premium . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Plan Montagne : de l’Acte I à l’Acte II . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Rencontres Grand Ski : Séduire le nouveau touriste chinois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Poma et les Ficelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Eleanor, un doux prénom aux lourdes conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Le Cluster Montagne réunit ses adhérents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Le Mémo de l'Afmont . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Pour un damage vertueux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Les Trophées du Cluster Montagne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 L’invasion commence par vous . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 Cluster Montagne : le plan d’actions 2018 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 La montagne adopte la « Biom Attitude » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 Un chauffeur pas comme les autres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 ANENA, centre de formation agréé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Rencontres Climat Météo Montagne : un haut lieu d’échanges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80

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POMA

Interview

Jean-Marc Silva

Une inauguration exceptionnelle

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CHANTIERS

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88 DOSSIER

Enquête Investissements 2017

Directeur de France Montagnes

Megève. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 Le Grand Massif. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 Val Gardena . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .128 Le Grand Bornand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 Le Schnepfenried Gerardmer Les Arcs Saint-Anthème Prabouré . . . . . . . . . . . . 132 Les Arcs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 L’Alpe d’Huez. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136

Focus

LES ARCS

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IDM / SARRASOLA - A.I.M - MIAGE Techfun / Axess / Imagina International Cordel / Acro BTP / GTR Prinoth / Sunkid

ENTREPRISES est édité par Montagne Expansion SAS. RCS Grenoble B 351 775 036 6, avenue de l’Europe - 38029 Grenoble Cedex 2 - France Tél. : 04 76 90 84 38 - Fax : 04 76 90 80 63 - Principal actionnaire : Dovemed SAS - Président et directeur de la publication : Dominique Verdiel Président d’honneur : Michel Drapier - Directeur de la rédaction : Dominique Verdiel - Rédaction : Mickaël Frottier, mickael.frottier@montagneexpansion.fr – Martin Mazza, martin.mazza@montagneexpansion.fr - Publicité / Commercial : Sébastien Mittelberger - 04 76 85 50 51 - sebastien.mittelberger@montagneexpansion.fr Publicité / Webmarketing : Denis Réal - 04 76 84 32 16 - denis.real@montagneexpansion.fr - Administration des ventes / Abonnements et diffusion : Stéphanie Lucchino - 04 76 84 32 08 stephanie.lucchino@montagneexpansion.fr - Maquette : Fred Dumas 04 76 90 39 88 - Imprimerie : Rotimpres, Espagne ISSN : 1774 - 4547 - N° de commission paritaire : 0420T82362 Dépôt légal : à parution - Toutes photos non créditées : Dovemed SAS. Photo de couverture : T. Loubere/OT Val Thorens. La reproduction, même partielle, de tous les articles parus dans le magazine Montagne Leaders est interdite sauf accord écrit de la rédaction.

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One partner, many solutions

Architecte de solutions innovantes pour l’aménagement en montagne

MND - Parc d’Activités ALPESPACE - 74 Voie Magellan - 73800 SAINTE HELENE DU LAC - FRANCE | Janvier -Février 2018 |  5 Tél. : +33 (0)4 79 65 08 90 - Fax : +33 (0)4 79 65 08 91 - contact@mnd-group.com - n°265 www.mnd-group.com


LEADERS

BIO EXPRESS Date et lieu de naissance A Moûtiers, le 1er juillet 1956 Formation Dessinateur en architecture Etat civil Marié, 3 enfants Mandat Elu depuis 2001 6 | Janvier -Février 2018 |  n°265


Thierry MONIN Maire des Allues

Votre grand défaut ? L’impatience (sourire). Dans certains cas, j’ai l’obstination des échéances. Une devise ? Il ne faut jamais dire : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ! Le métier dont vous rêviez étant enfant ? J’aurai bien aimé être géomètre, pour le contact avec la nature. Vos débuts professionnels ? En 1975 en tant que dessinateurprojeteur. J’ai ensuite travaillé 25 années auprès d’un cabinet d’architecture, avant d’en devenir associé. En parallèle, nous avons monté deux commerces avec mon épouse. Pourquoi s'être présenté à la mairie des Allues ? Elu depuis 1983, l’élection en tant que maire en 2001 était une forme de continuité, et d’aboutissement dans mon envie de contribuer à la vie municipale. La commune des Allues est une collectivité importante qui demande une présence constante  ; il faut être proche de tous les services. Et nous avons la particularité de compter deux délégations de service public sur le territoire. Ce qui vous plaît le plus dans votre activité ? La vision globale du fonctionnement de cette vallée. L’une des forces de Méribel réside dans son positionnement géographique. Nous devons maintenir et embellir ce territoire en anticipant son développement.

Ce qui vous plaît le moins ? Rien : c’est un ensemble, une fonction, et il faut prendre la mesure de tout. Tout me plaît, et j’ai la chance d’être entouré d’adjoints et de conseillers municipaux investis dans leurs missions. Nous aménageons dans le respect et la continuité de schémas qui remontent parfois aux années 40 ! L’architecture est l’une des richesses de la vallée.

Votre prochaine destination ski ? Méribel évidemment. Et hors-ski ? La Bosnie et la Laponie. Votre dernier coup de téléphone ? A mes services techniques. Le prochain ? Toujours à mes services, cette fois en tant que président de la Communauté de communes Val Vanoise.

L’une des forces de Méribel réside dans son positionnement géographique. Nous devons maintenir et embellir ce territoire en anticipant son développement.

Votre prochain challenge ? Ce sera l’acquisition de terrains, pour réaliser une zone d’acquisition à la propriété. Votre meilleur souvenir professionnel ? Un dîner non-officiel avec Jacques Chirac, avant qu’il ne devienne président. J’avais apprécié sa convivialité et sa spontanéité, déjà très marquées. Un regret ? Aucun. Votre dernier coup de cœur ? Le bilan de l’exercice écoulé, et le travail accompli par les conseillers municipaux. Votre dernier coup de gueule ? Je n’en ai pas en tête…

Le fond d’écran de votre téléphone ? Je ne l’ai pas personnalisé.

Votre principale qualité ? La patience, pour mener et conclure les dossiers.

Des réseaux sociaux ? Je ne suis pas passionné de tout ça. Ce que j’ai à partager, je le partage avec mes amis. Votre lieu pour décompresser ? Mon bateau pour une partie de pêche. Télé, livre, musique ou internet ? Télévision et livres. Votre rêve le plus fou ? Rajeunir : je n’aime pas vieillir ! Ce que vous emmèneriez sur une île déserte ? Je n’irai pas ! Je me suis déjà rendu sur beaucoup d’îles : on s’ennuie rapidement, on tourne vite en rond. n°265 | Janvier -Février 2018 |  7


LEADERS

BIO EXPRESS Date et lieu de naissance 19/04/1981 à Chambéry Formation BEP, CAP puis Baccalauréat dans le domaine de l’électrotechnique. Etat civil En couple, deux fils de 6 et 7 ans, et une fille de 15 ans. 8 | Janvier -Février 2018 |  n°265

En poste depuis J’ai d’abord créé l’entreprise Mellan, spécialisée dans les travaux électriques notamment, qui a été transformée en M.E.G.I. en 2004. En parallèle, j’ai créé Mellan Energie, spécialisée dans le domaine de l’hydroélectricité.


Lionel MELLAN Dirigeant de M.E.G.I. et de Mellan Energie

Votre grand défaut ? Fonceur également (rires).

Ce qui vous plaît le plus dans votre activité ? Ce qui me séduit le plus, c’est la diversité des chantiers. Les journées ne se ressemblent pas.

Une devise ? Rien n’est impossible.

Ce qui vous plaît le moins ? Les imprévus.

Le métier dont vous rêviez étant enfant ? Enfant, je me rêvais chef d’entreprise.

Votre prochain challenge ? Le prochain challenge pour M.E.G.I. sera de maintenir notre croissance et de nous ouvrir à d’autres marchés, voire

Vos débuts professionnels ? J’ai fait mes débuts professionnels dans l’entreprise familiale, où j’ai notamment été bucheron. Pourquoi avoir créé votre société  ? Je souhaitais développer une activité professionnelle. J’ai appris l’électricité et l’électromécanique durant mon cursus, puis j’ai décidé de créer une société pour être mon propre patron. J’ai vu, notamment avec mon père, que ce n’était pas tous les jours simple, qu’il y avait des hauts et des bas, mais j’ai voulu me lancer dans cette aventure. C’était un peu mon rêve d’enfant qui se concrétisait, dans un domaine que j’aime toujours, même si à mes débuts, je n’intervenais pas ou peu en montagne. J’ai réellement mis un pied en montagne plus tard, à l’occasion du chantier de rénovation de la télécabine Roche de Mio à la Plagne, même si j’étais déjà intervenu dans le cadre de chantiers de plus petite envergure. C’est d’ailleurs à cette époque que j’ai décidé de transformer l’entreprise Mellan en M.E.G.I..

de la Maurienne. Certes, les grands chantiers en cours dans la vallée emploient beaucoup de personnels, mais je trouve déroutant d’avoir des emplois à proposer, et de ne trouver personne. Votre prochaine destination ski ? Je pense que ce sera Morzine. Et hors-ski ? Bonneval-sur-Arc, dans le cadre de mes activités professionnelles.

Votre principale qualité ? Je suis un fonceur.

Enfant, je me rêvais chef d’entreprise.

internationaux. Pour Mellan Energie, ce sera de développer l’entreprise autour d’autres projets hydroélectriques. Je souhaite développer ces deux activités pour accroître notre savoir-faire et créer des emplois. Votre meilleur souvenir professionnel ? Je n’ai pas un souvenir particulier qui me vient en mémoire. Chaque chantier est un beau souvenir. Dans le cadre notamment de nos travaux en accès difficiles, tous les chantiers sont des challenges en soit, que nous sommes fiers de mener à bien. Un regret ? Non, pas du tout. Je ne regrette rien. Votre dernier coup de cœur ? Une voiture de collection, car nous sommes, avec ma compagne, amateurs de veilles voitures. Votre dernier coup de gueule ? Mon dernier coup de gueule est lié à la difficulté de recruter du personnel qualifié dans la vallée

Votre dernier coup de téléphone ? A un client, concernant le domaine de la production hydroélectrique. Le prochain ? Il faut que je regarde mes mails, pour savoir à qui je dois répondre. Le fond d’écran de votre téléphone ? Mes enfants. Des réseaux sociaux ? Je suis un peu actif sur les réseaux sociaux, essentiellement sur Facebook. Votre lieu pour décompresser ? Chez moi, dans ma maison, avec ma compagne et mes enfants. Télé, livre, musique ou internet ? Plutôt télé et internet. Votre rêve le plus fou ? Je suis relativement terre-à-terre et préfère le concret : les rêves restent des rêves… (rires) Ce que vous emmèneriez sur une île déserte ? Ma famille. n°265 | Janvier -Février 2018 |  9


Livre Collection Hommes & Montagnes Guide de haute-montagne à Chamonix, cinéaste et écrivain, Denis Ducroz livre en ce mois de février son second ouvrage littéraire. Un roman dans lequel on progresse à corde tendue, tenu en haleine par les rebondissements d’une saison en montagne, dramatique à bien des égards. Ou comment un guide se retrouve confronté aux principes universels de sécurité, de responsabilité et de liberté… Repérer les dangers, les éviter, gérer le risque fait partie de la vie de Michel Charmoz. C’est l’obligation d’assumer ses responsabilités, la capacité d’exercer son libre arbitre, la notion d’engagement, le sens du devoir et le goût du partage qui lui ont fait embrasser le métier de guide. Là-haut, il est à son aise. Il connaît les lois de la montagne et les respecte. Il a plus de mal avec le fonctionnement et les codes du monde d’en bas, surtout quand ils vont à l’encontre de ses convictions et de ce qu'on exige de lui en haut. Le drame se joue souvent là où on ne l’attendait pas. • Editions Glénat - 312 pages

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La performance pure Nouveau PistenBully 600 Simple, propre, et efficace ! À l’occasion de son évolution vers des technologies qui en font la machine la plus propre du monde, le PistenBully 600 à été revu de fond en comble. Avec un objectif clair : plus simple à conduire et plus facile à entretenir, sans rien concéder à la performance. Faites passer votre gestion des pistes au niveau supérieur avec le LEVEL RED. www.level-red.com www.pistenbully.com

Les points forts : Moteur Cummins à la norme Euro 5 pour préserver l’environnement Treuil asservi pour se concentrer sur le travail de la neige Joystick intuitif pour une plus grande efficacité de conduite Système breveté Auto Tracer de la fraise pour une meilleure qualité des pistes n°265 | Janvier -Février 2018 |  11


ACTUS  Evènement

Mountain Planet 2018, l’AGORA fait peau neuve A l’occasion du dernier salon Mountain Planet 2016, Alpexpo innovait en proposant l’AGORA, un espace de discussions et d’échanges entre professionnels. A l’occasion de l’édition 2018, le salon mondial innove encore et revisite le concept même d’AGORA en développant deux nouveaux formats.

L

e souhait des organisateurs de Mountain Planet 2018 ? Faire de l’AGORA un lieu de prospective et d’échanges avec le milieu de la montagne internationale. Pour ce faire, le concept a évolué. Exit les présentations de 45 minutes qui rythmaient les trois jours de salon, et place à des présentations plus interactives de 15 minutes. Ces temps de paroles, dédiés aux exposants du salon, leur permettront de faire un retour d’expérience lié à une problématique, et de présenter les solutions innovantes mises en œuvre chez leur client. D’ailleurs, et c’est à souligner, le planning de ces présentations n’est pas encore arrêté, il reste encore des places disponibles… avis aux exposants du salon désireux de partager leurs expériences, que ce soit en France ou à l’international. Mountain Planet donne le ton Dans le cadre du développement du format de l’AGORA, Mountain Planet organisera trois tables rondes, une par jour, en partenariat avec Montagne Expansion. Dès le 18 avril, jour d’ouverture du salon, une table ronde intitulée « Point sur l’économie mondiale des stations de ski : Rapport International sur le Tourisme de neige et de montagne » réunira autour de Laurent Vanat, Laurent Vanat Consulting, des intervenants français mais surtout internationaux pour faire un tour du monde de l’économie montagnarde. Dès le lendemain, le jeudi 19 avril, Mountain Planet invitera à

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L'AGORA en 2016.

s’interroger sur le modèle économique des stations de ski, au cours d’une table ronde ayant pour thématique « Le modèle

économique des stations doit-il et peut-il évoluer ? ». Enfin, en guise de conclusion, la table ronde organisée le vendredi 20 avril s’intéressera à l’intégration des enjeux environnementaux dans la station de demain. Réunissant entre trois et cinq intervenants français et internationaux, chaque table ronde durera 45 minutes. Lors de votre pré-enregistrement visiteur, vous aurez la possibilité de vous inscrire aux différentes tables rondes, car le nombre de participants est limité. n Plus d’informations sur http://mountain-planet.com


ACTUS 

Economie

Pas de limite à l'ambition Partenariat, nouvelles installations, recrutement : pour Koralp, la saison 2017-18 est placée sous le signe du dynamisme et de la vitalité  !

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D

éjà active auprès des domaines skiables, écoles de ski et autres porteurs de projet pour l’aménagement de leurs ski rooms, l’entreprise iséroise s’est agrandie pour voir l’avenir avec une certaine ambition ; 4 collaborateurs sont venus renforcer l’équipe commerciale : deux chargés d’affaires, une assistante commerciale, et un designer d’espace pour imaginer les meilleures solutions d’aménagement aux côtés des clients, institutionnels ou privés. De la France au Japon, Koralp a su faire le grand écart pour le Club Med ; dans le cadre d’un partenariat entre les deux entreprises : les resorts Club Med de Samoëns et de Tomamu disposent désormais de ski rooms et de ski services équipés par Koralp. La saison est également marquée par l’ouverture de 5 nouvelles installations de consignes automatiques Skicase en France et en Suisse - Arc 1800, Gerardmer, La Tzoumaz (Suisse), l’Alpe d’Huez et Valfréjus - en plus des 14 déjà existantes. n


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Brèves Le Mont Valezan s’aménage Les extensions de domaines skiables ne sont plus légion… Alors lorsqu’une station comme la Rosière obtient l’autorisation administrative de s’agrandir, l’événement est à la hauteur de l’aménagement ! Le 11 octobre, la Rosière célébrait donc cette décision avec la pose de la première pierre de l’extension de son domaine skiable savoyard. Un « petit » événement qui s’est tenu au pied du départ d’un des futurs appareils qui ralliera le nouveau point culminant de l’espace San Bernardo, à près de 2 800 m d’altitude. Le projet devrait voir le jour pour la saison 2018-2019. Il ©DR

concerne l’aménagement du Mont Valezan (ou Mont Valaisan).

La première pierre en présence d’Alain Blas, directeur des Opérations Domaines skiables de Sofival, de Jean-Claude Fraissard, maire de Montvalezan-La Rosière, et de Jean Regaldo, directeur du Domaine Skiable de la Rosière.

Deux télésièges débrayables 6 places constitueront les ascenseurs de ce nouveau secteur : le TSD6 Moulins Express et le TSD6 Mont Valaisan Express emmèneront les skieurs de 1  935 à 2  797 mètres d’altitude. Depuis le sommet, cinq nouvelles pistes rouges verront le jour, ainsi qu’un domaine hors-piste. C’est donc là une belle opportunité pour le domaine savoyard d’équilibrer l’offre et la difficulté des pistes pour proposer un produit ski plus uniforme avec son pendant italien constituant l’espace San Bernardo.•

VALMOREL PROLONGE JUSQU’EN 2052

En mars 2017, la Communauté de Communes des Vallées d’Aigueblanche (CCVA) dénonçait la délégation de service public (DSP) qui la liait à Domaine Skiable de Valmorel (DSV), filiale du groupe SOFIVAL qui opère également sur les domaines de la Rosière et d’Avoriaz. La volonté de continuité entre les acteurs était toujours là mais il fallait insuffler une nouvelle dynamique à la station, acteur économique majeur de la Tarentaise. Sur la période 2017/2052, 88 M€ devraient ainsi être investis, soit 15% du chiffre d’affaires de DSV. 64 M€ seront notamment consacrés à des projets structurants  : 10 remontées mécaniques, et des projets de neige de culture. L’un des objectifs est de multiplier rapidement le taux de couverture en neige de culture du domaine par deux, tout en augmentant la

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Le 26 décembre, la Communauté de Communes des Vallées d’Aigueblanche et Domaine Skiable de Valmorel ont officialisé la prolongation de leur collaboration pour 35 ans. Une décision au bénéfice de tous les acteurs et du territoire.

capacité instantanée de production de neige de60 %. La CCVA, avec l’aide de ses partenaires locaux et de la région AURA, soutiendra financièrement plusieurs de ces projets de remontées mécaniques et de neige de culture. Pour que Valmorel reste la Belle ! •

La signature officielle et la présentation du programme d'investissements de la nouvelle DSP  : Jean-Michel Vorger, maire des Avanchers et vice-président de la CCVA, Antoine Bellet, directeur de DSV, Jean-François Blas, président de DSV-Groupe SOFIVAL, et André Pointet, président de la CCVA.


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ACTUS 

Stations

Maulin.ski et Saint-Sorlin-d’Arves, l’histoire se poursuit C’est officiel depuis le 24 novembre dernier et la signature du nouveau contrat de délégation de service public entre Alexandre Maulin, président du groupe Maulin.ski et Robert Balmain, maire de Saint-Sorlin-d’Arves  : la commune a renouvelé sa confiance à l’opérateur et délégataire actuel, Maulin.ski.

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«

La signature de ce nouveau contrat de délégation de service public témoigne de la confiance des élus de Saint-Sorlin-d’Arves envers notre travail et nos équipes  » a confié Alexandre Maulin, président du groupe Maulin.ski et de la SAMSO, l’exploitant du domaine. Filiale de Maulin.ski, la SAMSO, pour société d’aménagement de Saint-Sorlin, vient donc d’être désignée comme étant le « nouvel  » opérateur du domaine skiable. Avec ce nouveau contrat de DSP, la SAMSO se voit confier la gestion et l’exploitation du domaine skiable de Saint-Sorlin-d’Arves pour les 40 prochaines années. En outre, la signature de cette nouvelle délégation de service public s’accompagne d’un plan d’investissements portant sur un montant minimum de 76 millions d’euros. Dans les 10 ans à venir, la SAMSO s’est engagée à faciliter les liaisons avec les autres domaines des Sybelles, à sécuriser l’enneigement, à améliorer les espaces dédiés à l’apprentissage, ainsi qu’à réaménager le secteur des Trois lacs. Situé au cœur de la Savoie, Saint-Sorlin-d’Arves fait partie du domaine des Sybelles, qui regroupe six stations : la Toussuire,

les Bottières, le Corbier, Saint-Jean-d’Arves, Saint-Colomban -des-Villards et Saint-Sorlin-d’Arves. Plus grand domaine de Maurienne, les Sybelles sont le quatrième plus grand domaine skiable français avec 310 kilomètres et 142 pistes, situés entre 1  100 et 2  620 mètres d’altitude. n

Un particulier candidat au rachat des Gentianes L’histoire est belle et mérite d’être racontée. Alors que la station jurassienne des Gentianes a été mise en vente par ses propriétaires, un particulier s’est porté candidat à la reprise, au travers d’un projet certes ambitieux, mais un peu fou.

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© Station de ski les Gentianes

Le domaine des Gentianes est un paradis familial. C’est cet esprit que je veux sauver, continuer à faire en sorte que cette station donne l’amour de la neige et de la montagne à des jeunes qui deviendront un jour peut-être des grands champions de ski, ou qui auront pu au moins y découvrir une passion ». Pour Gérald Bertrand, un particulier passionné de montagne et de ski, il serait inconcevable que « ce site soit voué à une autre affectation que celui de faire le bonheur des petits, des familles ». Alors, quant il a eu vent de la mise en vente de la station des Gentianes, il a immédiatement lancé une cagnotte en ligne pour l’aider à réaliser son projet : reprendre et développer la station de ski. Son objectif ? « Magnifier cet espace en respect avec la nature et le site, travailler avec les écoles de ski, sensibiliser les familles et offrir encore plus de formules et de stages d’initiation afin d’attirer dans

18 | Janvier -Février 2018 |  n°265

les années à venir un maximum de nouveaux pratiquants ». Dénommé « Premiere piste », le projet lancé par Gérald Bertrand prend la forme, depuis le 1er janvier, d’une cagnotte en ligne avec pour objectif de récolter 4   000 euros afin de lui permettre de financer son business plan. Ensuite, « pour pouvoir acquérir la station, je compte passer par un prêt à taux 0 auprès de Jura Initiative et de l’ARDE, un apport personnel, un crowdfunding participatif régional avec des préventes de forfaits et package pour la saison 2018-2019, et un crowdfounding Equity & prêt bancaire. Plusieurs sportifs de haut niveau m’ont déjà fait part de leur enthousiasme » a t-il confié à la Voix du Jura. Un beau projet qui, s’il aboutit, permettrait de faire perdurer la philosophie des Gentianes, une station tournée vers l’apprentissage et la découverte du ski et des joies de la montagne. n


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ACTUS 

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GBC Montagne, un lancement au sommet Le 31 janvier, c’est au Skyway Monte Bianco que s’est tenue la réunion de lancement mercredi de la nouvelle société de courtage GBC Montagne.

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20 | Janvier -Février 2018 |  n°265

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e nombreuses personnalités, invités et professionnels de la montagne (guides, moniteurs, exploitants de domaines skiables) avaient fait le déplacement pour assister à la présentation des équipes et des objectifs dans ce cadre extraordinaire, ce fut l’occasion pour Christian Burrus, président du conseil de surveillance du groupe de rappeler la genèse de ce mariage. Cette nouvelle société, née de la scission de DIOT Montagne et de l’acquisition du courtier italien « 24hassistance », devient le premier courtier entièrement dédié à l’assurance des risques spécifiques liés à la montagne. Filiale du groupe DIOT, GBC Montagne compte 35 collaborateurs répartis entre Bourg-Saint-Maurice et Milan pour un chiffre d’affaires prévisionnel de plus de 4,5 M€ à fin 2018. Dirigée par Mattéo Fossati en Italie et Yannick Amet en France, GBC Montagne, leader des « assurances neige » sur l’Arc alpin avec plus 7 millions de journées-skieurs assurées ne cache pas ses ambitions.

Ces deux sociétés avaient grandi parallèlement durant des années et ont trouvé des complémentarités importantes, tant sur la création de contrats sur-mesure que sur des développements web. n


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ACTUS 

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Le contrat Premium

© JP. Gardet/Poma

A l’occasion du Critérium de la Première Neige, qui s’est tenu du 8 au 17 décembre, et qui donnait officiellement le coup d’envoi de la saison de ski depuis Val d’Isère, la Compagnie des Alpes a officialisé la commande de cinq appareils pour 2018 au constructeur Poma. Valeur du contrat : 38 millions d’euros.

Pierre Ract et Fabien Felli (Poma), David Ponson (Compagnie des Alpes), et Olivier Simonin (Val d’Isère).

C

inq téléportés, et non des moindres, sont prévus pour la seule année 2018, et seront implantés à Val d’Isère, Tignes, Méribel, La Plagne et Serre Chevalier. Pour renforcer l’attractivité de ces cinq sites et répondre aux attentes des clients, la Compagnie des Alpes a investi dans des équipements certes structurants, mais surtout premium. Ces appareils qualifiés de haut de gamme le sont tant par la technologie privilégiée que par le confort et la disponibilité souhaités. Au travers du contrat conclu avec la Compagnie des Alpes, Poma va pouvoir faire profiter deux sites de la CDA de premières pour le marché français. En effet, le constructeur isérois va implanter une TC10 équipée de cabines Symphony à Val d’Isère ainsi qu’un TSD6 avec sièges chauffants, coques et appui-têtes à Méribel : une première pour le marché hexagonal. Cinq appareils pour cinq sites Sur les 11 sites gérés par la Compagnie des Alpes, cinq sont concernés par le contrat conclu avec Poma. A Val d’Isère, la télécabine de la Daille, construite par Poma en 1966, fera place à une nouvelle télécabine Premium Symphony 10 places assises, aux sièges chauffants, et dont les véhicules ont été imaginés par Pininfarina, qui collabore régulièrement avec le groupe Poma et sa filiale Sigma Composite. Composé de 50 cabines et d’une cabine VIP, ce nouvel appareil disposera d’un débit de 2 800 personnes par heure. A Tignes, une nouvelle télécabine Poma remplaçant trois appa-

22 | Janvier -Février 2018 |  n°265

reils reliera le village des Brévières au site des Boisses, et sera exploitée sans agent en gare aval de 17 heures à minuit. Cette dernière s’inscrit d’ailleurs dans un plan de refonte complète du front de neige de la station savoyarde. Méribel verra de son côté le TSD Plan de l’Homme être remplacé par un appareil premium profitant d’un débit de 3 600 personnes par heure, et disposant d’assises chauffantes, de coques translucides rabattables et d’appui-têtes, et permettra d’assurer une meilleure desserte de la piste de Coupe du Monde notamment. A la Plagne, le TSF4 des Inversens datant de 1987 va être remplacé par un appareil à très haut débit et à faible empreinte écologique. En effet, c’est un TSD6 qui sera implanté en lieu et place de son prédécesseur, et qui disposera d’un débit de 3  600 personnes par heure et de la motorisation DirectDrive, plus silencieuse et économe en énergie. Enfin, à Serre Chevalier, c’est un TSD6 dénommé Côte Chevalier qui remplacera notamment l’appareil à pinces fixes éponyme datant de 1983, et qui proposera plus de débit et de confort aux passagers. L’ensemble des appareils sera réalisé en 2018, grâce à des éléments conçus et assemblés en région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment à Veyrins-Thuellins pour la partie véhicule, et à Gilly-sur-Isère au sein même du nouveau site industriel du groupe. Après la victoire d’Alexis Pinturault en géant, l’édition 2017 du Critérium de la Première Neige aura décidemment vu la France tirer son épingle du jeu, et marquer les esprits. n


INTERVIEW

Guillaume Riguet Direction des opérations Domaines skiables de la Compagnie des Alpes

MONTAGNE LEADERS Quelles sont les raisons qui poussent la Compagnie des Alpes à grouper ses achats ? Guillaume Riguet : Depuis 2010, nous avons repensé notre manière de consulter notamment en matière d’acquisition d’appareils neufs. Aujourd’hui, nous consultons de manière groupée pour toutes nos filiales, car cela permet d’avoir une cohérence d’une part sur la manière de consulter, et d’autre part sur la rédaction de nos cahiers des charges. Pour les constructeurs, ces commandes groupées permettent d’avoir des demandes constantes dans la forme et dans le fond, d’un appareil à l’autre. ML  Comment s’est opéré le choix des sites et des appareils privilégiés ? G.R. : Concernant le type d’appareil privilégié ainsi que les sites faisant l’objet d’investissement structurant, le choix qui a été opéré est inhérent aux plans d’investissements de chaque filiale, bien souvent liés au contrat de DSP conclu avec les délégants. La connaissance du contexte de chaque appareil et des besoins qu’elles ont, entrent également en ligne de compte. Ensuite je rédige avec les opérateurs le cahier des charges qui correspond à leurs besoins ainsi qu’aux contraintes éventuelles d’exploitation. Sur cette base, nous consultons ensuite les constructeurs. ML  Quelles sont les raisons qui ont poussé la CDA à faire confiance à Poma ? G.R. : Il y a plusieurs critères. Quand on prend chaque projet, il y avait une demande d’appareil que l’on pourrait qualifier de premium, qui pouvait induire une expérience client forte. Je pense notamment à Val d’Isère ou à Méribel, avec des véhicules et des sièges hauts de gamme, qualitatifs, où l’expérience client est différente. Poma a su répondre à ces critères, et a su présenter la meilleure copie technique associée au meilleur tarif.

TechnoAlpin, des solutions pour garantir le future de notre activité. Eduardo Valenzuela, Sierra Nevada

A nos côtés depuis de nombreuses années, TechnoAlpin nous permet d’assurer la production de la matière 1ère indispensable à l’exploitation de notre domaine skiable, la neige. Grâce à cette collaboration, Sierra Nevada, la plus méridionale des stations Européennes, peut accueillir non seulement des rendez-vous sportifs majeurs l’hiver, mais aussi pérenniser pour l’avenir son activité.

ML  Le contrat signé ne vise que la livraison d’appareils ou comprend-il d’autres prestations comme le montage ou la maintenance ? G.R. : Le contrat signé ne vise que la livraison de cinq appareils, tout en sachant que pour quatre d’entre eux – tout sauf Serre Chevalier – la construction se fera en partenariat avec Ingelo, filiale du groupe en charge de l’installation des téléportés notamment. n

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ACTUS  Evénement

Plan Montagne : de l’Acte I à l’Acte II

© Région AURA

Après l’Acte I du plan Montagne annoncé et présenté le 3 mai 2016, qui consistait à accompagner les stations dans leur équipement en solutions d’enneigement de culture, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a présenté, le 8 janvier dernier depuis la station savoyarde de Notre-Dame-de-Bellecombe, l’Acte II de ce plan, destiné à soutenir l’offre d’hébergement des stations.

Fabrice Pannekoucke, conseiller régional délégué aux vallées de montagne, Philippe Mollier, maire de Notre-Dame-de-Bellecombe, Vincent Rolland, député, et Laurent Wauquiez, président de la Région.

«

Le ski doit être accessible à tout le monde et non devenir une discipline élitiste. C’est un enjeu fondamental auquel doit répondre l’acte II du plan Montagne. La montagne est autant un lieu de vie que de développement économique. Nous avons donc pour objectif de répondre à tous ses enjeux, qu’il s’agisse d’enneigement, de mobilité et d’accès aux stations, ou encore de numérique », a expliqué Laurent Wauquiez, président de la Région, lors de son déplacement savoyard. Comprenant un soutien en investissement sans précédent de 20 millions d’euros sur la période 2018-2021, les nouveaux dispositifs ont été proposés au vote de l’Assemblée régionale lors de la Commission permanente du 18 janvier. Entre bilan et perspective Si la Région Auvergne-Rhône-Alpes s’active en faveur de la montagne et dévoile un nouvel acte de son Plan Montagne, elle ne fait pour autant pas table rase du passé : l’Acte II ne rempla-

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çant pas l’Acte I. C’est d’ailleurs fort du succès du premier plan que la Région AURA acte le second. En effet, selon les chiffres communiqués, « la Région a déjà soutenu 107 stations, soit 91% des 118 stations, pour un montant d’aide régionale de 33 millions d’euros (sur 130 millions d’euros d’investissements). Une dizaine de dossiers supplémentaires est en cours d’instruction et les stations peuvent toujours demander un soutien à la Région à hauteur de 30% pour leurs enneigeurs ». Un acte II en faveur de l’immobilier en station Après la neige, l’immobilier. L’Acte II du Plan Montagne dévoilé par Laurent Wauquiez vise en effet à soutenir l’immobilier en station, selon une stratégie s’articulant autour de trois leviers : le logement des saisonniers, la réhabilitation des centres de vacances, et le soutien aux démarches locales de maintien des lits chauds en station. Concernant le premier levier, la Région soutiendra la création et la réhabilitation d’hébergements collectifs à hauteur de 40%.


Elle apportera également son aide aux travaux d’aménagement et de sécurisation des aires de camping-cars pour les saisonniers à hauteur de 80%. Le deuxième concerne les hébergements collectifs, notamment ceux nécessaires aux classes de neige, dont le nombre est en baisse. Pour lutter contre cette régression, la Région soutiendra à hauteur de 40% les acquisitions foncières ou immobilières et jusqu’à 30% les travaux de création et de réhabilitation des hébergements collectifs, comprenant notamment un bonus jusqu’à 150 000 euros pour les structures

©JF-Vuarand

accueillant des classes de neige. Enfin, le troisième axe fort dévoilé par la Région AURA est le soutien aux démarches locales de maintien des lits chauds en station. Pour lutter contre l’érosion du parc d’hébergements touristiques marchands, la Région soutiendra à 40% les investissements des communes pour créer des « espaces propriétaires  », destinés à les aider à louer leur bien. Il en existe déjà en Savoie, aux Menuires. De plus, la Région soutiendra 40% des rachats de résidences touristiques par des communes et financera la rénovation de 40 appartements par station, dans le cadre des dispositifs mis en place par les communes. n

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ACTUS  Grand Ski

Séduire le nouveau touriste chinois Après le renouvellement des clientèles en 2017, les Rencontres Grand Ski ont cette année encore fait le plein au Manège de Chambéry avec un focus sur les clientèles internationales. L’après-midi était plus particulièrement dédiée à ce marché surveillé par tous les professionnels du tourisme : la Chine… utopie ou réalité ?

L

es chiffres de la croissance chinoise dépassent notre perception d’Européens ; et cette croissance impacte positivement l’économie touristique. Une opportunité selon Laurent Cormier, directeur adjoint de AuvergneRhône-Alpes Tourisme : n’est-ce pas le moment pour la montagne française, et avec elle tous ses acteurs, de raconter son histoire ? de s’adresser directement aux touristes de l’Empire du Milieu en leur exposant en quoi consiste une journée dans les Alpes françaises ? de leur décrire un patrimoine, des traditions, des activités, et le respect de cet environnement ? A ses côtés, l’écrivain et producteur Frédéric Lepage a introduit les débats dans un rôle de grand témoin. L’auteur de Bonjour China, fasciné par la tapisserie Voyageurs au milieu des Montagnes et des Ruisseaux – l’œuvre la plus célèbre de Fan Kuan – a compris combien la montagne peut être perçue différemment selon que l’on naît en Chine ou en Europe. Dans la culture ancestrale chinoise, la montagne est tout sauf un lieu d’amusement et de loisirs : lieu de méditation, source d’inspiration artistique, endroit refuge ou encore symbolique de l’obstacle. Les décennies passant, ces représentations traditionnelles cèdent face à un état de fait politique : pourquoi la Chine serait le seul pays à ne pas valoriser ses territoires de montagne, alors même que la demande intérieure pour cette destination connaît une croissance inédite ? Outre un large volet consacré à la question environnementale, le 13e plan quinquennal chinois prévoit qu’un pourcentage des dépenses des ménages doit être consacré aux sports. Une décision opportune alors que le président chinois Xi Jinping souhaite que le nombre de pratiquants de sports d’hiver, aujourd’hui évalué entre 7 et 15 millions, soit de 300 millions à l’aube des JO de Pékin 2022. Dans ce contexte, et alors que le ski reste en Chine une preuve de statut social, les Alpes ont une opportunité à saisir. Dépasser Epsilon Epsilon : c’est ce que tous s’accordent à dire lorsqu’il s’agit d’évaluer la part de la Chine sur le marché français des sports

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d’hiver. Autant dire pas grand chose. Laurent Chelle (Compagnie des Alpes) fait ainsi le parallèle avec l’ouverture du marché russe voilà quelques années. D’anecdotique, cette clientèle est devenue significative en France. Idem pour la Chine ? A condition de se défaire de certains préjugés erronés martèle Frédéric Lepage : le nouveau touriste chinois est bien loin de l’image d’Epinal l’associant aux voyages groupés en autocar, appareil photo autour du cou, et attiré par la maroquinerie estampillée «  LV  » ! Les nouveaux touristes chinois sont à la recherche d’une expérience émotionnelle en montagne. Et malgré des domaines skiables locaux toujours plus nombreux et variés, l’offre ski pourrait vite ne pas subvenir à ce besoin d’expérience des sports d’hiver. Frédéric Lepage rappelle ainsi quelques points d‘ombre au sein de l’industrie des sports d’hiver chinoise : des JO 2022 quasi exclusivement permis par la neige de culture alors que la ressource en eau est comptée, un froid intense pouvant devenir inconfortable, ou une vingtaine de sites seulement aux standards européens. Pour autant le Vieux Continent du ski doit revoir son concept traditionnel de séjour aux sports d’hiver pour séduire cette clientèle ; les habitudes de consommation des touristes chinois sont radicalement différentes, et peuvent se limiter à 1 ou 2 jours à la montagne sur la totalité d’un séjour. Mais dans ce défi de positionnement de son offre touristique, la France a un atout : l’épaisseur de son histoire. Frédéric Lepage conclut ainsi avec trois conseils à celles et ceux qui ambitionnent de réussir auprès des touristes de l’Empire du Milieu : – les rassurer : pour l’univers des sports d’hiver, cela passe notamment par une politique de one-stop qui permet d’accéder à tout le nécessaire (forfait, vêtements, matériel…), par des conseils destinés à apprendre par la pédagogie (se repérer dans la station, monter et descendre d’un télésiège,…), ou encore par des repères familiers (présence d’un restaurant chinois) ; – s’adapter : parfois ignorées, certaines spécificités chinoises doivent être prises en compte comme les « golden weeks » ;


Perrine Pelen, Xavier le Guillermic, Yan Lui, Philippe Gourgaud et Nathalie Saint-Marcel. groupe de 40 touristes à Chamonix dont la moitié skiait pendant que l’autre faisait les boutiques. Témoignage partagé par un habitué des lieux, Mathieu Dechavanne (Compagnie du Mont Blanc) : « Il ne faut pas se tromper : les Chinois ne re-

Mathieu Dechavanne et Laurent Chelle.

ces périodes de congés n’ont peut-être pas encore été identifiées par tous les acteurs français du tourisme qui se tournent vers la Chine ; – construire sa légende : la France a la chance de disposer d’un riche passé lié au développement des sports d’hiver, un véritable potentiel touristique pour pouvoir écrire son histoire et la raconter aux visiteurs du monde entier. A la recherche de l’entertainment Si l’offre de ski en Chine devrait rapidement se diversifier, en passant de 1 000 à 3 500 kilomètres de pistes d’ici 2020, la France reste le premier choix des touristes chinois, rappelle Nong Kang (Atout France Chine). Et le shopping est un élément moteur vers la destination, citant à titre d’exemple un

cherchent pas du ski mais quelques heures d’entertainment ». Et lorsqu’ils font leurs emplettes, ces visiteurs seraient ravis de pouvoir régler avec Wechat ! Ce réseau social permet de tout faire – depuis la réservation d’un taxi jusqu’au paiement de facture en passant par la prise de rendez-vous chez le médecin – et notamment payer. Cette technologie qui compte plus de 800 millions d’utilisateurs méritera toute l’attention des professionnels du tourisme de montagne pour exister sur le marché des micro-transactions . La région Auvergne-Rhône-Alpes a accueilli trois fois les olympiades d’hiver, rappelle Perrine Pelen (Savoie-Mont-Blanc Tourisme), elle est devenue un territoire d’expertise pour les grands évènements et les sports d’hiver. Sur un séjour de 6 nuitées passées en France, un touriste chinois n’en passe que 2 en AURA, un bilan plutôt positif même s’il reste à améliorer, précise Rachel Gregoris (Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme) ; ce constat de fréquentation ne doit pas faire oublier que les séjours au ski qui ont les faveurs des Chinois sont toujours packagés avec une grande ville (Paris, Lyon). Plus proche des montagnes, Philippe Gourgaud (Imperial Palace Annecy) partage l’importance d’un produit touristique composite ; selon lui, l’avenir passera à moyen terme par un produit touristique Ski & Bord de lac. Un peu plus haut en altitude, Yan Liu (ESF Courchevel), première Chinoise monitrice au sein d’une ESF, enregistre parfois le retour de ses compatriotes qui rencontrent des difficultés à trouver de bons packages en France… et trouvent leur bonheur en Suisse ! La Suisse parlons en : avec 400 000 Chinois visitant la Jungfrau, nos voisins de la Confédération ont un temps d’avance, comme l’a amèrement constaté Mathieu Dechavanne au moment de s’attaquer à ce marché de l’Asie : « Pour les touristes chinois, la France n’incarne pas l’image de la montagne, contrairement à la Suisse… Pour certains, Chamonix se situe …/… n°265 | Janvier -Février 2018 |  27


ACTUS  Grand Ski

en Suisse. » Si ce haut lieu de l’alpinisme, des sports d’hiver et de l’olympisme peine à être positionné sur la carte de l’Europe, que dire des autres stations tricolores… Une constatation qui a poussé la CMB à créer la marque Mont Blanc Natural Resort s’appuyant sur la plus haute montagne d’Europe, elle bien identifiée à l’étranger. Envoyer des signaux positifs Certains acteurs touristiques, ayant bien identifié ce marché chinois, ont fait d’autres choix stratégiques, c’est le cas du Club Med : « Aujourd’hui 100 millions de Chinois ont les moyens de se payer des vacances, relève Xavier le Guillermic, directeur de la stratégie Montagne du groupe, l’objectif est de les acculturer à la montagne. Pour cela, nous avons fait le choix d’apprendre aux Chinois à skier chez eux. » Une manière d’organiser maintenant leur consommation de ski dans 5 ans. Et le Club Med murit d’autres projets pour envoyer des signaux positifs, comme inviter l’équipe nationale chinoise à venir s’entraîner en France, ou imaginer des jardins des neiges dédiés aux adultes pour ne plus les catégoriser avec les enfants débutants. Il est important de séduire, et cela passe parfois par des détails. Li Guo (Shangai Business International Travel) témoigne  : la précision des informations sur les sites internet est fondamentale, à défaut d’être un critère essentiel de choix, elle peut devenir éliminatoire en un seul clic si le touriste ne trouve pas l’information utile dans sa langue ! 14 heures d’avion et 2 heures de route : c’est le passage obligé de tout touriste chinois qui souhaiterait venir au cœur des montagnes

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françaises, rappelle-t-elle. Seuls des visiteurs fortunés s’offrent ce type de voyage ; alors une fois sur place, l’objectif est de faire plaisir à toute la famille : les marques et la mode, la gastronomie Michelin et les hôtels multi-étoilés ! La séduction est également gustative : « La clientèle chinoise est sensible à la gastronomie, et de plus en plus « aventureuse » dans son assiette  » témoigne Philippe Gourgaud. Avancer groupés Autour de la table, deux principes font l’unanimité. L’esprit d’équipe tout d’abord, exprimé par Laurent Chelle qui évoque la nécessité de mutualiser pour une meilleure lisibilité, la compétitivité (face à l’Autriche, les Etats-Unis ou le Canada), et pour composer une équipe de France performante, à l’instar du mouvement mené par le Cluster Montagne et décrit par Nathalie Saint-Marcel. Perrine Pelen évoque également ce besoin d’un collectif de stations tournées vers la Chine. Des professionnels du tourisme de montagne fédérés et en adéquation avec les grandes agglomérations pour créer des city tour… Et l’accessibilité ensuite, la montagne française doit pouvoir proposer du ski et de l’altitude mais pas seulement, conclut Laurent Cormier, soulignant un autre détail et non des moindres : « On ne peut pas travailler indépendamment du monde des transports ; qu’il s’agisse d’avions, de trains, de bus, de taxis… la synchronisation doit être parfaite. » Et oui : que retenir d’un séjour, aussi beau soit-il, si la quinzaine d’heures de transport pour venir vous gâche la première impression… n


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ACTUS  Evènement

Poma et les Ficelles Lyon, capitale des Gaules, de la gastronomie, mais également berceau des funiculaires. Nées durant la Révolution industrielle, au XIXe siècle, les Ficelles ont très vite été adoptées à Lyon. Ce surnom, hérité du latin, funi signifiant ficelle, a immédiatement collé à la peau des funiculaires lyonnais. Soumis à une réglementation technique spécifique, ces derniers doivent, à l’image des remontées mécaniques, faire l’objet de contrôles périodiques, mais également de grandes inspections notamment liées au nombre d’heure de fonctionnement. 2018 marquera pour les Ficelles une nouvelle étape puisque les deux funiculaires de Fourvière et de Saint-Just vont subir successivement une grande inspection ainsi qu’une rénovation complète.

L

e vaste chantier portant sur le funiculaire de Fourvière, avec en tranche conditionnelle les mêmes opérations pour celui de Saint-Just en début d’année 2019, lancé par le Sytral, a été segmenté en trois marché publics : la rénovation électrique de la machinerie et des véhicules, la grande inspection de la partie fixe du funiculaire, ainsi que la grande inspection et la rénovation des véhicules, tous remportés par Poma. Mandataire de l'ensemble du contrat, Poma s'est entouré de ses filiales pour réaliser toutes les opérations. Les différentes étapes du chantier ont nécessité un phasage optimal entre les quatre principaux acteurs et un planning serré pour répondre aux attentes tant du maître d’ouvrage, le Sytral, que de l’exploitant des funiculaires : Kéolis. Pour Jérôme Marchand, directeur technique de Comag, le fait que Poma ait remporté les différents marchés est un véritable atout pour la bonne réalisation des diverses opérations. « Ce projet permet d'exprimer les savoir-faire des différentes entités du groupe. Les interlocuteurs se connaissent et travaillent main dans la main en ayant l'objectif commun d'optimiser chaque phase de réalisation ». Comag en habituée des lieux Déjà, en 2009, les équipes Comag avaient procédé à la dépose et à la repose des rames du funiculaire de Fourvière. Déjà, elles s’étaient confronté à l’étroitesse de la rue de Tramassac et aux manœuvres délicates nécessitant expérience et expertise. C’est donc en habituée des lieux que la société Comag est intervenue le 4 janvier dernier pour déposer les deux véhicules du funiculaire. Pour ce faire, Comag

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était à pied d’œuvre dès le 2 janvier au matin, le funiculaire de Fourvière ayant été exploité jusqu’au 1er janvier à 22h, pour faire un premier état des lieux du site, fermer l’entrée de la gare de départ via la mise en place d’une palissade, et préparer la manœuvre pour descendre les véhicules. Pour déposer les deux véhicules du funiculaire de Fourvière, il n’existe qu’un seul endroit pour ce faire et disposant d’une zone aérienne permettant d’extraire les véhicules : la rue de Tramassac, située en plein cœur de Lyon. En étroite coordination avec les services de la Métropole de Lyon, certaines rues ont été fermées à la circulation, de manière à mettre en sécurité les riverains et laisser les voies libres à la grue de levage, ainsi qu’aux deux camions sur lesquels ont été déposés les véhicules. Une fois les lieux mis en sécurité, l’opération a pu débuter. Au millimètre Depuis plusieurs jours, Samuel Roumi, chargé d'affaires pour Comag, avait préparé l'organisation des moindres détails de l'opération de dépose des véhicules. Le rôle et l’enchaînement des tâches pour chaque intervenant et chaque service concernés ont été rigoureusement planifiés. Sur les coups de 18 heures, les premiers gyrophares se sont fait percevoir depuis les rues adjacentes à la rue de Tramassac, avant que la grue ne fasse enfin son apparition. En parallèle les équipes Comag préparaient les véhicules au levage. Première étape, la mise en place de la grue et du mât, puis, faire légèrement descendre le premier wagon et l’équiper pour qu’il soit enfin levé. Entre temps, de nombreux riverains passaient la tête par leur fenêtre ou assistaient au début des opérations, et de nombreux personnels de Kéolis ou de simples curieux …/…


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ACTUS  Evènement

avaient fait le déplacement. Car, procéder à la dépose de deux wagons de funiculaire, qui plus est des Ficelles lyonnaises, n’est ni chose habituelle, ni chose aisée. Vers 19 heures, tout était en place et le moteur de la grue pouvait enfin se faire entendre. Tout doucement, le véhicule a décollé de ses rails pour finalement s’élever dans les airs de la capitale des Gaules. Ensuite, une manœuvre délicate : faire pivoter le véhicule, à quelques dizaines de mètres du sol, pour qu’il soit ensuite délicatement posé sur le camion qui l’acheminera vers les ateliers de Sigma. En quelques minutes, l’expérience déployé par Comag avait porté ses fruits et déjà le premier camion quittait la rue de Tramassac avec à son bord les quelques 7,4 tonnes du premier véhicule. Si l’opération peut, de prime abord, sembler simple, elle ne l’est pas. Déjà, le funiculaire est positionné sur une pente de 13%, ce qui ne facilite pas le levage : il est en effet plus simple de lever une charge à plat qu’en pente. Ensuite, la configuration du site, surtout son exiguïté, complique encore la mission confiée à Comag. Mais, le savoir-faire de la maison rend, visuellement, l’opération fluide et tellement simple. Chaque homme sait quoi faire et quand le faire. Le premier véhicule tournoie dans les airs sans jamais effleurer les façades des immeubles situées à seulement quelques centimètres, voire millimètres du wagon. Pourtant, les dimensions de chaque véhicule – 10,5 m de longueur pour 2,15 m de largeur et 3,15 m de hauteur – ne laissaient guère augurer une opération aussi rapide. Car, en quelques minutes, le premier wagon était chargé sur le premier camion, avant que le mât de la grue ne se repositionne et procède au levage du second véhicule.

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Sur les coups de 22h30, le second camion était chargé et faisait route vers les ateliers de Sigma, quelques kilomètres plus loin, à Veyrins-Thuellins. Le funiculaire de Fourvière fait peau neuve Avant que le funiculaire de Saint-Just ne subisse les mêmes opérations en 2019, le funiculaire de Fourvière, permettant d’accéder depuis le cœur historique de Lyon à la colline de Fourvière va être totalement révisé et revisité par le groupe Poma qui va exprimer l’ensemble de ses savoir-faire. Si Semer a la charge de toute la rénovation électrique tant au niveau des gares, de la voie et des véhicules, Comag est également à pied d’œuvre pour procéder à la Grande Inspection de la machinerie et au démontage de divers éléments électriques. De son côté, Sigma Composite s’est vue confier la mission de revisiter les véhicules, en les rendant plus confortables tout en apportant un design plus moderne, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des deux wagons. En étroite collaboration avec les équipes de Poma, l’ensemble des acteurs du chantier œuvre en simultané, afin de répondre aux exigences du Sytral et de respecter un planning serré puisque les wagons devraient être reposés dans quelques semaines pour une remise en exploitation en juin prochain. Avec les opérations en cours sur le funiculaire de Fourvière, puis sur le funiculaire de Saint-Just dans moins d’un an, Poma démontre une fois de plus que l’ADN du groupe reste la gestion de projets et la capacité à se mobiliser sur un temps très court d’exécution pour répondre en tout point aux exigences de son client. n


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PUBLI-REPORTAGESEMER

Emprunté par plus de 2,5 millions de passagers chaque année, le funiculaire de Fourvière fait intégralement partie du paysage lyonnais. Inauguré en 1900, il permet depuis le quartier historique du Vieux Lyon d’accéder à la colline de Fourvière, surplombant la capitale des Gaules. Dans le cadre des travaux de grande inspection, la société Semer, mandataire de l’opération, s’est vue confier avec Poma, la rénovation électrique des gares, de la voie et des véhicules : un chantier synonyme d’enjeux et de défis.

© Maxime Brochier/Sytral

Si le funiculaire de Fourvière avait fait l’objet d’importantes modifications en 1985, le SYndicat Mixte des Transports pour le Rhône et l'Agglomération Lyonnaise, ou Sytral, a décidé, en conformité avec la législation en vigueur, de procéder à la mise à niveau complète de l’architecture électrique de l’appareil, de la ligne, ainsi que des véhicules. Au travers de l’intervention de Semer qui va pouvoir exprimer toute son expérience et son savoir-faire, la Ficelle va s’offrir une véritable cure de jouvence et profiter des dernières technologies. En effet, l’intégralité des composants et câblages électriques sera remplacée pour être mise à neuf : des véhicules à la machinerie, en passant par le tunnel qui assure la liaison entre les deux gares. Pour ce faire, avec l’assistance de Comag, il a dans un premier temps été nécessaire de procéder au démontage de la machinerie et des véhicules.

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Une rénovation totale pour un engagement total Pour redonner une seconde jeunesse au funiculaire de Fourvière, Semer fait preuve d’un engagement total. En effet, le timing du chantier est serré car les travaux menés par la société haut-savoyarde se coordonnent avec d’autres entreprises du groupe Poma. Pour autant, dans ce délai contraignant, les missions de Semer ne manquent pas, puisqu’il est nécessaire de tout rénover, de tout remplacer. Dans la station amont, les automatismes de contrôle commande seront mis à neuf, tout comme les armoires de commande et de puissance, afin d’augmenter la disponibilité et la fiabilité de l’installation. Un nouveau moteur de traction haut rendement de type asynchrone permettant une meilleure efficacité

© Marie_Castagnola/Sytral

Funiculaire de Fourvière : SEMER dévoile les ficelles de ses missions


© Semer © Semer

© Semer

énergétique pour le treuil principal sera également installé, et un pupitre de conduite intégrant un écran de conduite avec gestion des départs, selon les plages horaires définies par l’exploitant Kéolis Lyon. Un écran du même type sera d’ailleurs installé en gare aval. En ce qui concerne les véhicules, en coopération avec la société Sigma Composite, Semer va intervenir pour installer des automatismes embarqués avec pupitre de commande dans chaque rame, ainsi qu’un automatisme de télétransmission pour l’échange d’informations entre chaque véhicule et le système de contrôle commande installé au sein de la station motrice. La sécurité est aussi prise en compte par le câblage à neuf des circuits électriques de chaque rame selon les règles spécifiques liées au risque « incendie ». De nouvelles motorisations pour les portes automatiques vont être aménagées, pilotées directement par le conducteur via un écran tactile. Car Semer a pensé au confort d’exploitation : les chauffeurs bénéficieront de nouveaux pupitres de commande équipés d’écran tactile, une attention toute particulière ayant été apportée au design et à l’ergonomie des postes de conduite en cabine. De nouveaux éclairages led équiperont en outre les deux wagons du funiculaire de Fourvière, participant ainsi au renouvellement du design de l’appareil.

de freinage performant, étudié et mis au point par les ingénieurs Poma, et qui équipe entre autre déjà le people mover de l’aéroport de Miami. Le taux de disponibilité de l’installation fait également partie des exigences mises en œuvre, afin d’apporter à l’exploitant un maximum de confort pour l’exploitation et la maintenabilité de l’appareil. Grâce au doublage « à chaud » de certaines fonctions et à la conception inventive des ingénieurs Semer, l’automatisme permet d’assurer une continuité d’exploitation en conditions nominales, même en cas de défaillance de composants. Le treuil est également pourvu de sous-ensembles fonctionnels et sécuritaires redondés : un second couple variateur / moteur et une seconde centrale de freinage sont installés pour garantir une meilleure disponibilité de l’installation. Plus qu’une entreprise intervenante, Semer est un véritable partenaire pour le Sytral et l’exploitant Kéolis, avec lesquels elle collabore depuis de nombreuses années. Et l’histoire ne devrait pas s’arrêter là, puisqu’après avoir été aux petits soins avec le funiculaire de Fourvière, Semer devrait intervenir sur le funiculaire de Saint-Just en début d’année 2019. w

La sécurité avant tout Pour Semer, la sécurité n’est pas qu'une exigence mais également un préalable. Dans le cadre de la grande inspection du funiculaire de Fourvière et de son sérieux lifting, Semer va équiper la Ficelle d’un système

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ACTUS  Météo

Eleanor, un doux prénom aux lourdes conséquences

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ès le 2 janvier la tempête Eleanor a commencé à pointer le bout de son nez provoquant ses premiers effets. Selon les services de Météo France, « la tempête qui a balayé la France est associée à une dépression creusée à 969 hPa, qui a circulé des îles Britanniques vers la mer du Nord et la Scandinavie […] Au cours de la journée du 3 janvier, la tempête a gagné les Alpes ». Face à l’arrivée de ce phénomène, les domaines skiables alpins ont pris des décisions radicales mais nécessaires : la fermeture des pistes à mesure que les vents forcissaient. Peut-on encore parler de vent quand les rafales enregistrées atteignaient 150 à 250 km/h ? Couplée à de fortes précipitations, neigeuses ou pluvieuses, la situation devenait explosive, et la seule décision à prendre était bien évidemment de mettre tout le monde en sécurité, tant les clients que le personnel, et de tenter de préserver le matériel. Si les domaines skiables fermaient les uns après les autres, d’autres décisions étaient prises en parallèle comme la fermeture de voies d’accès, ou des demandes de confinement. Au vu de l’instabilité du manteau neigeux, le risque d’avalanche a été relevé à 5, soit le maximum, dans de nombreux massifs, synonyme d’une activité avalancheuse spontanée et de grande ampleur. Quelques jours après le passage d’Eleanor, alors que les conditions météorologiques restaient dantesques dans bon nombre de massifs, avec notamment de fortes chutes de neige et des vents toujours importants, Météo France plaçait le lundi 8 janvier les massifs de Haute-Maurienne et du Sud de la Haute-Tarentaise en vigilance rouge : une situation exception-

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© C. Vibert

Qui l‘eut cru ? Après trois hivers sans neige, nombreux étaient les opérateurs de domaines skiables a attendre avec impatience un hiver « normal », comme il y en eut tant d’autres, avec un enneigement « normal », pour enfin avoir des conditions d’exploitation « normales ». Tout avait d’ailleurs bien commencé avec des précipitations neigeuses certes précoces dans certains massifs, mais permettant un démarrage anticipé pour de multiples stations, et surtout permettant aux équipes de se remettre dans le bain avant d’attaquer des vacances de fin d’année enfin enneigées. Pour autant, un « grain de sable  » est venu gripper la machine  : Eleanor.

nelle. Exceptionnels comme les cumuls de neige enregistrés qui ont, pour bon nombre de stations, battu des records. L’après Eleanor, le plus compliqué ? Appareils endommagés par des avalanches ou simplement par le passage de la tempête Eleanor, remise en état du domaine skiable et du parc de remontées mécaniques, évacuation de la neige, déblaiement des routes,…Les opérateurs de domaines skiables devaient faire face à de nombreux dégâts. Si la gestion des clients et habitants de stations a été compliquée, la remise en état et en condition d’exploitation le fut tout autant. De nombreux sinistres ont été déclarés en station, dont Tignes qui a souffert de nombreux dommages sur son domaine skiable et son parc de téléporté. L’après Eleanor a été compliqué à gérer car si des réparations étaient à mener de manière urgente, ce sont surtout les très forts cumuls de neige qu’il fallait gérer, évacuer. Val Thorens a beaucoup communiqué, notamment via les réseaux sociaux, sur l’enneigement record, tout comme Bonneval-sur-Arc et les impressionnantes photos du mur de neige érigé le long de la route menant à la station. Les équipes opérationnelles de tous les services ont été fortement mises à contribution, employées à déneiger, sécuriser et remettre en état infrastructures et domaines skiables. Si aujourd’hui Eleanor s’est éloignée et a disparu des écrans radars, cette tempête restera dans les mémoires pour encore bon nombre d’années…


Chamonix, au cœur de la tempête

© CMB

© T. Loubere / OT Val Thorens

Chamonix, à l’image d’autres domaines skiables, a été particulièrement impacté par le passage de la tempête Eleanor. Allez savoir pourquoi ? Peut-être la configuration du site, en fond de vallée, entouré de hautes montagnes, à l’instar de Tignes qui a également « bien trinqué », mais le berceau de l’alpinisme et des Jeux Olympiques a subi Eleanor de plein fouet. Dommages très importants causés à son parc de remontées mécaniques, conditions d’exploitation parfois dantesques, et prises de décision exceptionnelles comme le confinement d’une partie de la population ou l’évacuation de certaines zones habitées ont rythmé le quotidien des Chamoniards et de la CMB en ce début d’année. L’information a fait le tour des radios et télés : le Panoramic Mont-Blanc, appareil exceptionnel qui permet de relier depuis l’Aiguille du Midi, la Pointe Helbronner et l’Italie, a vu son câble porteur se rompre à deux endroits et deux cabines chuter sur le Glacier du Géant. Les causes d’un tel dommage ? De prime abord, les effets conjugués de la formation de givre et de vents très violents. Qu'en est-il concrètement ? Joints par téléphone, Mathieu Dechavanne, Pdg de la Compagnie du Mont-Blanc, et Emerick Desvaux, responsable technique, qui venaient de réceptionner les premiers éléments du rapport d’expertise portant sur le câble tracteur de l’appareil, livrent leur récit. L’expertise a confirmé que des traces de silice, donc du granit, ont été retrouvées sur le câble, ce qui confirme que le câble qui a déraillé puis est tombé, a probablement été coupé par la roche très abrasive située sous le pylône suspendu. Sur le câble à proprement parlé, toute la couche de fils Z a été sectionnée. De fortes traces de frottement et de cisaillement sur cette première couche ont également été constatées. Sur la deuxième couche, la même présence de silice a été relevée. La couche du milieu, qui correspond à du fil rond, est quant à elle arrivée à sa limite élastique, ce qui explique notamment l’incident. L’appareil, qui est exploité depuis 1957, n’avait jamais connu ni vécu une telle situation. Les gardiens, postés au sommet de l’Aiguille du Midi, en témoignent : la tempête a été d’une violence inouïe. D’ailleurs, il est impossible de connaître avec exactitude la vitesse du vent, puisque le dernier enregistrement constaté était de 220 km/h. Ensuite, l’anémomètre s’est bloqué… A noter également que les gardiens ont été coincés au sommet de l’Aiguille du Midi durant quatre jours, car les câbles porteur et tracteur de l’appareil avaient givré, ensemble, pour ne former qu’un amas entouré d’une couche de près de 80 cm de givre… Le gardien du refuge italien, situé à l’autre extrémité de l’appareil, dit avoir entendu le câble se rompre vers 3h du matin, et que son lit, suite aux vibrations enregistrées, s’est décalé d’environ 1,5 m ! Quand le câble porteur a été sectionné, la ligne du câble tracteur a perdu toute sa hauteur de survol, et les cabines en gare ont glissé dans la poulie et sont venues buter contre la porte de sortie de la gare d’Helbronner. …/… n°265 | Janvier -Février 2018 |  37


© CMB

ACTUS  Météo

Le chantier de rénovation, pour Mathieu Dechavanne, va être le chantier du siècle à Chamonix. La question qui se pose en effet est de savoir comment faire pour acheminer une bobine de 22 tonnes de câble à cette altitude, que ce soit par le côté italien ou français. De nombreux enjeux entrent en ligne de compte : le terrain, l’altitude, l’accès, le poids. La CMB travaille actuellement sur différents scénarios pour espérer au mieux une exploitation à la fin du mois d’août. Mais, le scepticisme règne quant à une ouverture à cette date, car parallèlement aux opérations de changement de câble, la CMB n’est aujourd’hui pas certaine que d’autres ouvrages de la ligne aient pu subir, au travers de l’onde de choc notamment, d’autres pathologies. Une campagne de contrôle a été lancée depuis quelques semaines sur les différents ouvrages. Un véritable groupe de travail associé au STRMTG a été mis en place pour s’assurer qu’aucun autre élément de l’appareil n’ait été impacté. Encore à l’Aiguille du Midi, une benne de service, qui n’était plus exploitée pour convoyer des passagers mais toujours présente pour acheminer du matériel, a vu son câble tracteur sectionné suite à la tempête. Résultat, la benne est tombée dans le glacier et est toujours portée disparue… Toujours à l’Aiguille du Midi, tout de suite après le passage de la tempête Eleanor, l’alimentation triphasée a été coupée : les trois câbles ont été sectionnés en même temps ! Du jamais vu… Les raisons : l’effet conjugué du givre et de vents violents enregistrés entre 160 et 180 km/h. La ligne haute-tension qui alimente toute l’Aiguille du Midi et qui survole le Glacier Rond sur 1 100 m sans appui et sans ouvrage, et qui est composé de trois câbles, a été chargée en givre, et la deuxième tempête de vent a sectionné les trois câbles. Aujourd’hui, l’ensemble du site de l’Aiguille du Midi, remontées mécaniques incluses, est exploité grâce à des groupes électrogènes. Entre le 8 et le 9

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février, un hélicoptère type Super Puma est venu dérouler les trois phases pour rétablir le courant, en accrochant le touret de câble sous l’hélicoptère pour le dérouler entre les deux portions sectionnées. Aux Grand Montets, la cabine n°4, alors qu’elle était stationnée en gare sommitale, a également subi d’importants dommages. Les câbles porteurs sur lesquels repose le chariot de la cabine ont subi une forte déviation horizontale, entraînant ainsi une rotation du chariot. Mais la cabine étant bloquée entre les quais, la suspente a subi une contrainte de torsion si violente que cela a eu pour conséquence de désaxer la cabine. Du jamais vu une nouvelle fois. L’exploitation a donc été stoppée une dizaine de jours suite à la prise de mesures et au retour des agents d’exploitation. En sus de ces importants dommages, d’autres dégâts matériels, à l’image d‘autres stations du massif, ont été constatés notamment sur les toitures de certaines gares de remontées mécaniques. Au total, les domaines skiables exploités par la CMB sur la vallée de Chamonix, hormis les Houches, ont été fermés six jours. Les cumuls de neige enregistrés sont records : près de 3,80 mètres de neige sont tombés en seulement 5 jours à 2 000 m d’altitude. Pour prendre un exemple concret, les agents d’exploitation de certains téléskis implantés au Col de Balme pouvaient, deboust, toucher avec leur coude le câble de l’appareil ! Pour autant, Mathieu Dechavanne l’assure. Après trois hivers délicats, pas question de se plaindre ou de s’apitoyer : « ce serait déplacé. C’est dans la tempête que l’on voit le marin, et je peux vous dire que je suis entouré de très bons marins car face à des conditions exceptionnelles, ils ont eu une attitude exceptionnelle ». n


© GMM

qui a été le cas. En revanche, les skieurs ont été épargnés car la montagne était impraticable à certaines périodes. Avec un risque de 5 sur 5 : les stations sont fermées. Heureusement, juste après le passage d’Eléanor, il y a eu un redoux, ce qui a très vite participer à stabiliser le manteau neigeux et à éviter le pire.

Dominique LÉTANG Directeur de l’ANENA

MONTAGNE LEADERS Avez-vous déjà connu pareil début de saison, marqué par de fortes chutes de neige ainsi que par le passage d’une tempête ? Dominique Létang : Non, pas à ma connaissance, même si je me souviens de l’hiver 1986 où les Pyrénées avaient connu un important phénomène de crues avalancheuses, mais pas concomitamment au passage d’une tempête. ML  Quels ont été les risques inhérents au passage de la tempête Eleanor ? D.L. : Cela présente de nombreux risques, notamment des risques d’avalanches spontanées. Et là, on le sait, ce sont des avalanches qui peuvent atteindre des voies de communication, des habitations et des infrastructures, ce

ML  Au moment de la tempête, et dans les jours qui ont suivi, quel a été le rôle de l’ANENA ? D.L. : A ce moment précis, le rôle de l’ANENA a essentiellement été de s’inscrire dans un rôle de relais de l’information, notamment des bulletins de Météo France sur les réseaux ainsi que de porter les informations directement auprès des médias locaux et nationaux. Il fallait à la fois expliquer ce qu’était un risque 5 sur 5, et ce qu’était la vigilance rouge mise en place, qui sont deux situations différentes. ML  Pouvez-vous nous expliquer ces deux notions ? D.L. : Pour faire simple, le risque 5 sur 5 a été affiché localement, alors que la vigilance rouge a concerné tout le massif des Alpes. ML  Quelles ont été les conséquences en matière de risques d’avalanche ? D.L. : Les dangers étaient surtout liés au mélange de neiges froides, puis chaudes, associé à des évènements pluvieux et à des vents très violents, un peu dans toutes les orientations. La chance que nous avons eu est que le très fort enneigement a eu pour effet de tasser les couches fragiles sous le poids de la neige. n

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ACTUS 

Evénement

Le Cluster Montagne réunit ses adhérents A l’occasion de l’un de ses principaux temps forts, le second après son assemblée générale annuelle, le Cluster Montagne a réuni le jeudi 18 janvier dernier bon nombre de ses affiliés, pour sa dorénavant traditionnelle « soirée adhérents ».

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uelques 150 personnes avaient répondu à l’invitation et s’étaient rendues dans l’un des salons du Château des Comtes de Challes à Challes-les-Eaux. Soirée conviviale et sympathique, où l’objectif n’est que la rencontre entre adhérents et la mise en réseau de ces derniers, elle a bien évidemment été ouverte par le président exécutif de l’association qui regroupe 209 adhérents, Xavier Gallot-Lavallée. A l’occasion de son discours d’accueil, ce dernier a tenu à saluer une association qui compte toujours plus de membres, et qui se structure. En effet, la volonté du Cluster Montagne est de réunir les entreprises et institutions de l’univers montagne, tout en fédérant les idées qu’elles véhiculent. L’association engage aujourd’hui une nouvelle dynamique, au travers de la mise en place de groupes de projets. Ayant pour but de faire émerger puis de mettre en place un plan d’actions collectif, ces groupes – au nombre de 16 – sont proposés dans la continuité des commissions thématiques et groupes de travail comme l’a rappelé Xavier GallotLavallée. n

Gilles Kraan (GMM), Maxime Rougeaux (TechnoAlpin), Nathalie SaintMarcel (Cluster Montagne), Pierre-Yves Manfredi (Domaines Skiables de France), Roland Didier (MND group) et Patricia Gallois (Techfun).

Christian Montaz (Montaz Equipement), Florence Eymeriat et Benoît Rol (Club CIC) et Lucas Meignan (Géolithe).

Frederic Burnier-Framboret (Mesur’Alpes) et Benoît Robert (Cluster Montagne).

Didier Bic (Kässbohrer E.S.E.), Jean-Philippe Monfort (Cluster Montagne), Jean-Michel Villot (JMV Resort) et Pascal Roux (MDP).

Christian Bouvier (Poma), Bernard Volk (GEO/ Alpipro), Alain Cornier (ENSAM), Cendryn et Jean-Marc Compain (Lux Media Digital).

Franck Machet (Alpes Ingé), Thomas Berger (Géolithe) et Pierre Ract (Poma).

Philippe Pellissier (Seirel Automatismes), Maxime Rougeaux et Olivier Chapelle (TechnoAlpin) et Isabelle Bouleau (Sun Conseil).

L’équipe d’Alpexpo/ Mountain Planet.

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Laurette Bonzy (Alpexpo/Mountain Planet), Aymerick Bonnot et Géraldine Gende (Ascenso).

Philippe Pellissier (Seirel Automatismes), Nicolas Chapuis (BMF) et Emmanuel Bolon (B2D Conseil).

Ludovic Bart et Antoine Dif (Wise Ride) et Marjorie Blanc (Agence économique de la Savoie).

Sophie Merindol-Bonnecuelle (Le Service Kom), Francine Casanova (Caisse d’Epargne Rhône-Alpes), et Michel Porte (ID Group).

Le Cluster Montagne : Pierre-François Adam, Stéphanie Sereno, Gwenaëlle Valentin, Benoît Robert, Elodie Coutin, Perrine Vial, Jean-Philippe Monfort et Nathalie Saint-Marcel.

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ACTUS 

Afmont

Le Mémo de l’Afmont by

En 2015, l’Association des Fournisseurs de matériels et services pour la montagne (Afmont) lançait «  Anticiper c’est gagner  ». Cette démarche vise à proposer aux opérateurs de domaines skiables d’anticiper leurs besoins dès que cela est possible. Eléments de rétro-planning.

SIGNALÉTIQUE DYNAMIQUE La saison a débuté et un premier constat by est déjà possible sur les manques ou les améliorations à apporter. La période de janvier et mars permet de formuler ces besoins auprès des fournisseurs spécialisés qui pourront construire et proposer des offres en adéquation.

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es investissements planifiés pour les stations, et des plannings de fabrication et d’intervention calés pour leurs fournisseurs : l’anticipation est au bénéfice de tous. Mot d’ordre, philosophie ou précaution, « Anticiper c’est gagner » a permis une prise de conscience de certains décideurs, maîtres d’ouvrage et porteurs de projet en station et plus généralement en montagne. Tous n’étant pas investis à 100% dans l’économie et le quotidien de leur domaine skiable, certains délais ou réflexes d’anticipation peuvent leur échapper, alors même que la définition précise des besoins est le point de départ d’un planning d’investissement réussi. Les équipes techniques des fournisseurs ont aujourd’hui la disponibilité pour répondre aux demandes de devis et accompagner les porteurs de projet pour préciser et affiner leurs besoins dans la perspective des saisons à venir.

PROTECTION AVALANCHES Si le projet a été défini l’année précédente et inscrit au budget, la période du début d’année permet le montage du dossier technique par le fournisseur en collaboration avec le maître d’ouvrage, ainsi que le chiffrage des postes pour le projet final ; l’ensemble reste dans l'attente des validations de budget en mars.

NEIGE DE CULTURE Analyse des vents dominants, historique des températures, analyse du débit des cours d’eau, un certain nombre de caractéristiques du site à équiper doivent avoir été relevées l’automne précédent, tout comme le recensement des points de livraison et de transformation de l’électricité à proximité de la zone. Dans le cadre d’une opération d’optimisation de l’existant, un historique de la production par piste, voire par abris, permet de guider les choix quant aux travaux à entreprendre. Les projets relatifs aux travaux sur des salles des machines nécessitent un dépôt de permis de construire et du génie civil. Les offres peuvent déjà être formulées par les fournisseurs, pour des installations neuves ou des opérations de maintenance.

L’Afmont livre quelques recommandations en ce début d’année 2018 pour anticiper au mieux chaque type de projet.

Anticiper… 42 | Janvier -Février 2018 |  n°265

© Montaz Equipement

MOTONEIGE Dès la fin de saison, à partir de la fin du mois de mars, les décideurs ne pourront faire l’économie d’un bilan de leur parc de motoneiges et des accessoires (traîneaux) ; kilométrage, besoins de réparation ou de SAV seront le support des décisions d’échange, ainsi qu’un point sur les besoins quantitatifs.


En ce début d’année, la priorité doit être la validation des besoins. S’ensuit la deuxième étape relative à l’analyse de la grille tarifaire, et dont le délai peut se trouver allongé dans la cas d’une grille tarifaire complexe avec plusieurs activités. Viendra ensuite la validation des visuels supports. L’installation d’un système de billetterie a une implication transversale au niveau des sociétés de remontées mécaniques, il convient de tenir compte de la dimension du projet et d’un éventuel groupement de stations qui vient complexifier le dossier.

DAMAGE Après le bilan des vacances de Noël et la perspective de l’enneigement pour celles de février, les collectivités devraient disposer de plus de visibilité pour planifier le montant des investissements dans leur budget à voter.

… c'est gagner !

REMONTÉES MÉCANIQUES Indépendamment, c’est le moment de relever les horamètres et de faire un état du parc pour affiner la stratégie d'utilisation des machines pour le reste de la saison. En fonction des budgets et de cet état du parc (machines à réviser ou à remplacer), des estimations peuvent être demandées aux constructeurs.

AMÉNAGEMENTS DE LOISIRS Certains équipements de loisirs pouvant être utilisés à l’année, la saisonnalité est moins marquée pour ces projets. L’anticipation reste primordiale afin de permettre une installation dans les meilleures conditions et les meilleurs délais. Dès lors que le besoin est identifié et le produit sélectionné, le délai global d’une opération oscille entre 10 et 13 mois, avec des exigences administratives proches du secteur des remontées mécaniques, et des études environnementales conséquentes.

Si les démarches relatives au permis de construire ont été initiées l’année précédente pour éviter toute mauvaise surprise, la période actuelle est au choix du constructeur (via appels d’offres pour les collectivités, dans le respect des dispositions du Code des marchés publics). Le choix de la typologie d’appareils est a priori déjà acté, et il est possible de consulter les constructeurs en fonction de la technologie retenue et de rapidement faire son choix pour début mars. (D’autres procédures administratives ont du être entamées auparavant : UTN, études d’impact, dossier de défrichement, dossier de destruction d’espèces protégées, dossier de servitude, déclaration d’utilité publique… Domaines Skiables de France a compilé ces procédures règlementaires au sein d’un livret.)

© Montaz Equipement

BILLETTERIE

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ACTUS  Environnement

Pour un damage vertueux

© DR

Organisé tous les 2 ans par Mountain Riders et Kässbohrer E.S.E. avec le soutien de Domaines Skiables de France, le Trophée de l'Eco-Damage a pour objectif de valoriser les pratiques et les initiatives mises en place par les exploitants de domaines skiables en faveur de l'environnement dans le domaine du damage. Quelle station inscrira son nom au palmarès ? Les inscriptions sont ouvertes !

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a technologie des engins de damage mais également les pratiques évoluent en matière de gestion du manteau neigeux. En parallèle, les engagements des stations se multiplient en faveur de la préservation de l'environnement et d'une meilleure gestion des ressources naturelles. Le Trophée de l'Eco-Damage, loin de vouloir établir un classement, recense, valorise et récompense les initiatives les plus significatives rapportées à la gestion globale du damage. Les critères qui permettent d’évaluer ces actions sont très variés, tant au niveau du garage (tri des déchets, recyclage, mode de chauffage, etc.), des machines (équipement, suivi de consommation, kits de

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dépollution, équipements de post-traitement, etc.), des chauffeurs (type de conduite, formation) que de la station (choix stratégiques, certification, management), etc. En parallèle de ces critères, le Trophée permet aux stations candidates de valoriser l’une de leurs actions concrètes déjà mise en œuvre ou qui devrait l’être prochainement. Après avoir examiné les questionnaires, le jury désignera 3 stations finalistes qui feront l’objet d’une visite afin d’attribuer à l’une d’elles le Trophée de l'EcoDamage 2018. Celui-ci sera remis le 20 avril 2018 sur le stand Kässbohrer à l'occasion du salon Mountain Planet à Grenoble. A cette occasion, les 3 stations nominées présenteront leurs initiatives

destinées à limiter l’empreinte écologique de l’activité damage. Objectif : sensibiliser tous les acteurs concernés aux mesures concrètes et inciter les uns et les autres à emboiter le pas des lauréats ! Alors après les Saisies, Soldeu, l’Alpe d’Huez et Peyragudes, qui se sont illustrées précédemment, quelle station pour l’édition 2018 ? n

Retrait des dossiers : yohan@mountain-riders.org ou info@pistenbully.fr Date limite d’inscription : 2 mars 2018


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Les Trophées du Cluster Montagne

© Cluster Montagne

Le secteur de l’aménagement touristique en montagne évolue en permanence et, pour répondre aux défis de la montagne de demain, les acteurs de la filière font de la performance globale, de l’innovation et du développement international des leviers d’actions prioritaires. Fort de cette dynamique et dans l’objectif de valoriser des réalisations remarquables des acteurs de la filière, le Cluster Montagne a ouvert la 3e édition de ses Trophées. La clôture des candidatures est fixée au vendredi 2 mars.

Les nominés seront mis en valeur sur le stand du Cluster Montagne à l’occasion du salon

Le jury est composé d’experts du monde

Mountain Planet 2018. Les lauréats seront révélés le jeudi 19 avril à 11 heures et les gagnants

de la montagne : ANMSM, Caisse

recevront un Trophée, ainsi qu’une dotation financière de 3 000 €, rendue possible par le

d’Epargne Rhône-Alpes, Cluster Montagne, Crédit Agricole des Savoie, Domaines

partenariat durable entre le Cluster Montagne et les acteurs bancaires Crédit Agricole des

Skiables de France, France Montagnes,

Savoie et Caisse d’Epargne Rhône-Alpes.

Montagne Expansion et Mountain Les Trophées du Cluster Montagne s’adressent aux professionnels de l’aménagement

Planet – Alpexpo.

touristique des stations de montagne et des domaines skiables : études de sites, transport par câbles, équipement et entretien des pistes, sécurisation, signalétique, solutions digitales,

> Informations et candidature :

etc. L’Observatoire du Cluster Montagne, mené chaque année, recense plus de 350

www.cluster-montagne.com/

entreprises dans cette filière économique au niveau national.

trophees-2018/ ou auprès de Elodie COUTIN

La réalisation proposée doit présenter

• … innovante, parrainée par le Crédit

un caractère performant (économique,

Agricole des Savoie : sera récompensée

sociétal, environnemental), innovant et/

l’entreprise française présentant l’innovation

ou international, autour des 7 expertises

la plus marquante en 2017 pour la

de l’aménagement touristique : urbanisme

montagne française, confirmée par un

& architecture, aménagements hiver,

succès commercial.

aménagements été, risques naturels,

• … internationale, parrainée par la Caisse

environnement, gouvernance & politiques

d’Epargne Rhône Alpes : sera récompensée

publiques et enfin exploitation, formation &

l’entreprise française présentant le

services.

plus beau succès à l’export de l’année 2017, marquant la montagne française

Chaque trophée récompensera une

à l’international (signature d’un contrat,

réalisation pour une montagne…

inauguration d’un nouveau site, nouveau

• … performante, parrainée par le Crédit

service ou produit...).

Agricole des Savoie : sera récompensée l’entreprise française présentant la plus

… auxquels s’ajoute un Trophée « Coup de

belle performance économique, sociale et

cœur » du jury.

environnementale sur l’année 2017.

Une initiative de

46 | Janvier -Février 2018 |  n°265

Avec le soutien de

e.coutin@cluster-montagne.com 04 79 85 81 85

Témoignage Bruno CHATAIGNON, PIC BOIS – Trophée Entreprise Performante 2016 « Le Trophée Cluster Montagne a récompensé l’ensemble des valeurs environnementales et sociétales de l’entreprise. Il a crédibilisé notre démarche et nous a permis d’être récompensés ensuite par le Ministère de l’Environnement, avec le Prix de l’Entreprise Remarquable en 2016.  » www.cluster-montagne.com


SAM - SALON DE L’AMÉNAGEMENT EN MONTAGNE INTERNATIONAL MOUNTAIN DEVELOPMENT FAIR

Rendez-vous à Grenoble du 18 au 20 avril 2018 pour le salon mondial de l’aménagement en montagne

Mountain Planet rassemble tous les acteurs de l’aménagement de la montagne sur plus de 42 000m² d’exposition. L’édition 2018 met l’accent sur la prospective à travers des tables rondes avec des interlocuteurs internationaux, un programme de conférences

Credits: Poma, Prinoth, Technoalpin

enrichi grâce aux partenaires et exposants du salon et un guide des innovations.

Inscrivez-vous sur WWW.MOUNTAIN-PLANET.COM

n°265 | Janvier -Février 2018 |  47


ACTUS 

Neige

L’invasion commence par vous !

au, Juste de l’e , d de l’air froi ? qui suis-je eau

neige de culture

www.amplitude.agency & www.inthebox.pro

air froid

REJOIGNEZ-MOI !

Skizzz l’extra-terrestre fait son retour en montagne cette saison. Adossé à un slogan «  L’invasion commence par vous », ce personnage de fiction est l’un des outils de communication des professionnels de la montagne. Et son premier message aura trait à la neige de culture  !

D

onner à tous les acteurs de la montagne les bons éléments de langage pour évoquer la neige de culture : c’est l’ambition partagée par Domaines Skiables de France (DSF), l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) et le Syndicat National des Moniteurs de Ski Français (SNMSF). Les fournisseurs Technoalpin, MND et DemacLenko ont également participé à cette initiative. Un mode d’emploi a été adressé début février

48 | Janvier -Février 2018 |  n°265

aux professionnels en station. Vocabulaire, éléments de comparaison, visuels de Skizzz… : cette charte doit leur permettre de disposer des outils nécessaires à une communication efficace autour de la neige. Les explications avec Annick Girard, présidente de la commission communication et économie de Domaines Skiables de France.


MONTAGNE LEADERS Qui est Skizzz ? Annick Girard : Skizzz est né en 2014, initialement pour un besoin de communication bien précis, celui de la sécurité sur les télésièges. En plus des solutions technologiques développées par les constructeurs de téléportés, il fallait trouver un moyen de toucher la clientèle, car le comportement des usagers sur l’appareil influence directement leur sécurité. Leur collaboration active était nécessaire. Or, au-delà du règlement de police et des pictogrammes des bons usages, jusqu’alors nous n’avions jamais fourni d’explications aux clients, et notamment aux enfants. C’est l’origine de Skizzz, un personnage extra-terrestre qui s’adresse à toutes les générations pour leur expliquer les gestes à faire et ceux à ne pas faire. ML  Pourquoi revient-il ? A.G. : Suite à cette première campagne, nous nous sommes rendus compte que Skizzz pouvait être un outil de communication utile. Il a donc repris du service ensuite, toujours pour des questions de sécurité, pour transmettre au grand public les bons comportements à avoir sur les pistes cette fois ! En 2017, il revient sur le devant de la scène pour aborder des sujets variés autour d’une plate-forme de communication grand public. En plus du noyau dur constitué de l’ANMSM, du SNMSF et de DSF présents dès l’origine, d’autres partenaires sont associés selon les thèmes abordés. ML  En 2018, son premier message concerne la neige de culture. Pourquoi ce choix ? A.G. : Après plusieurs initiatives publiques de soutien à la neige de culture - dont celle de la région Auvergne Rhône-Alpes pour plus de 30 M€ - il fallait se donner les moyens d’en parler dans les médias. Nous en parlons souvent entre professionnels ; désormais il faut dépasser la sphère BtoB et s’adresser au grand public. Skizzz est un canal BtoC.

En 2008 déjà, nous avions lancé la campagne d’information « Les talents insoupçonnés de la neige de culture  ». Certaines idées sont passées auprès du grand public, comme l’absence d’adjuvant ; des éléments de vocabulaire ont été intégrés : les « canons à neige » disparaissent progressivement… Toutefois certaines idées reçues persistent dans le grand public, voire chez les professionnels parfois... Cette fois le dispositif imaginé est largement digital : les outils que nous livrons sont complètement adaptés à une diffusion sur les réseaux sociaux. Nous espérons que le plus grand nombre de professionnels s’approprient et relaient ces messages : des données chiffrées, du vocabulaire, des éléments comparatifs avec d’autres pays ou activités… le tout relayé par une page Facebook dédiée à Skizzz. L’objectif est que chacun soit à l’aise pour en parler et que l’écosystème des stations apporte au public l’information qu’il attend. Skizzz a désormais vocation à démocratiser les grands enjeux des stations auprès d’un large public. Cela fonctionnera si les stations s’approprient les outils. Que l’invasion commence ! n

n°265 | Janvier -Février 2018 |  49


FOCUS  Les Arcs

Station

Hébergements

Altitude du domaine skiable : jusqu’à

3 250 m

lits touristiques

10

Hôtels sur l’ensemble des sites des Arcs/ Bourg St Maurice :

Population :

8 000 habitants Chiffre d’affaires brut du territoire :

380

35 625

millions d’euros

1 hôtel 5*

Le Taj-I-Mah (Arc 2000) 3 hôtels 4* 3 hôtels 3* 3 hôtels 2* 8 résidences hôtelières : groupe Pierre et Vacances à Arc 1950

112

restaurants

16 restaurants d’altitude Investissements de 2011 à 2020 :

720

© andyparant.com

millions d’euros (total investissements commune + domaine skiable + privés)

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1 destination,

cinq ambiances

avec : Arc 2000, Arc 1950, Arc 1800, Arc 1600 et Bourg-Saint-Maurice


Domaine skiable

1 676 610

Journées-skieurs (source TOP 100 2017)

128

pistes

54

remontées mécaniques

475 enneigeurs 430 moniteurs de ski

dont 320 hors vacances scolaires Chiffre d’affaires (source TOP 100 2017)

68,1 Clientèle Part de clientèle étrangère :

31,9%

majoritairement anglaise,

millions d’euros

Accès Un funiculaire reliant la gare de Bourg-SaintMaurice et les Arcs

belge, néerlandaise et

Une gare internationale

luxembourgeoise mais aussi

2h30 de voiture de Genève et de Lyon

développement des marchés russe et israélien

n°265 | Janvier -Février 2018 | 51


La gouvernance des Arcs

FRÉDÉRIC CHARLOT Directeur général ADS

Quelles sont les missions d’ADS ? ADS exploite le domaine skiable des Arcs, de Peisey-Vallandry et de Villaroger, dans le cadre de délégations de service public. Nous sommes en charge des projets d’aménagement du domaine skiable, de l’entretien et de l’exploitation des remontées mécaniques, ainsi que de l’entretien et de la sécurité des pistes.

skiable permet de profiter de 2 000 m de dénivelé : c’est rare. En outre, les Arcs sont la seule station de ski accessible en TGV puis par une remontée mécanique : le funiculaire. L’accès est ainsi facilité, et offre une véritable expérience à nos clients, dès leur arrivée en train. Quels sont les grands projets à venir ? De nombreux projets vont nous tenir en haleine dans les années à venir. Déjà, nous allons procéder à la rénovation complète du funiculaire. A l’avenir, il sera équipé par de nouvelles rames, plus confortables pour les passagers. Nous continuons également d’investir en faveur du domaine skiable, avec le remplacement notamment de l’actuel télésiège de Comborcière par un appareil débrayable ainsi que la création d’une nouvelle piste qui desservira ce nouveau téléporté. Nous poursuivons en parallèle nos investissements en matière de neige de culture. En 2018, les Arcs inaugureront en outre un nouveau Resort Club Med, 4 tridents et situé à Arc 1600. n

Comment se décompose la clientèle des Arcs ? La clientèle des Arcs est très variée, car les Arcs ont une caractéristique que l’on ne retrouve pas ailleurs : bénéficier d’un domaine skiable facile pour les familles, mais très attractif pour les jeunes freeriders également. C’est un domaine skiable qui a de multiples facettes et qui profite d’une grande diversité, notamment avec Arc 2000 qui est un site très sportif, Arc 1600 plus traditionnel dans l’esprit des Arcs, Villaroger qui est vraiment un village d’alpage, et Peisey-Vallandry qui offre également un caractère différent. Les Arcs sont une destination extrêmement variée, destinée à tous les types de clients. La station est fréquentée à hauteur de 70% par une clientèle française, et 30% par une clientèle étrangère, essentiellement britannique et en provenance du Benelux.

Quels sont les atouts des Arcs ? J’ai rarement vu un panorama aussi beau et exceptionnel en station. La station des Arcs offre un véritable panorama en balcon sur le Mont-Blanc. Son ensoleillement est magique, et c’est un domaine skiable qui offre un ski extrêmement varié : de l’Aiguille Rouge jusqu’aux forêts de Villaroger ou de Peisey, c’est vraiment incroyable, et il y en a pour tous les goûts. Le domaine 52 | Janvier -Février 2018 |  n°265

© MerciCreative

Quels liens entretient ADS avec les autres acteurs de la destination ? Le fait que nous soyons inscrits dans une délégation de service public nous amène à travailler en étroite collaboration avec les communes de Bourg-Saint-Maurice, de Peisey-Nancroix, de Landry et de Villaroger. Nous travaillons également en bonne intelligence avec toutes les écoles de ski, ainsi qu’avec les hébergeurs et les socio-professionnels de la station.


MICHEL GIRAUDY Maire de Bourg-Saint-Maurice

Quel est le rôle de la commune au sein de la destination des Arcs ? Le rôle de la commune est important puisque la station des Arcs fait partie du territoire de la commune. Nous déléguons l’exploitation du domaine skiable à ADS, par le biais d’une délégation de service public. Quels liens entretenez-vous avec les différents acteurs de la destination ? Nous avons noué des liens très étroits avec l’ensemble des acteurs de la destination des Arcs. L’Office de Tourisme, qui est un EPIC, dépend de la commune, et j’en assure d’ailleurs la présidence. Nos liens sont donc très serrés, et nous avançons ensemble. Nous avons également des liens étroits avec notre délégataire de service public, ADS, avec lequel nous travaillons dans une bonne entente, et avec lequel nous avons un beau parcours dans la délégation actuelle, notamment au travers des investissements qui ont été réalisés.

Et avec les autres communes, telles que Villaroger et Peisey-Nancroix ? Si elles font partie du domaine des Arcs, elles ont leur propre délégation de service public, avec le même délégataire d’ailleurs. Je pense que ces communes suivent bien évidemment l’évolution globale du domaine skiable et partagent la même envie que nous et les mêmes aspirations. Quels sont selon vous les atouts des Arcs ? Le principal atout des Arcs réside dans le site lui-même, qui est extrêmement scénique : c’est un énorme belvédère sur la Tarentaise, sur le massif du Mont-Blanc, et sur la Vanoise. C’est un site très agréable tant l’hiver que l’été. Nous avons également une montagne et un domaine skiable très variés, avec beaucoup de ski en altitude voire en forêt. L’un des atouts réside également dans la proximité de la station avec la vallée. Depuis la gare internationale de Bourg-SaintMaurice, où arrivent les TGV, Eurostar et autres trains à grande vitesse, il est possible d’emprunter le funiculaire et d’arriver directement aux Arcs. En été, ce grand balcon est également attractif, dispose de golfs, et propose de nombreuses activités. Nous nous appuyons sur un formidable produit créé par l’Office de Tourisme, qui se dénomme Héro les Arcs, et qui est un véritable succès. Il s’agit d’une carte permettant de bénéficier d’une multitude d’activités pour petits et grands, au travers de trois formules. Quel est l’impact de la station sur le territoire de Bourg-Saint-Maurice ? L’impact de la station des Arcs sur notre territoire est important. En terme d’emploi bien sûr, puisqu’avec environ 3 000 emplois aux Arcs entre les permanents et les saisonniers, la station est l’employeur le plus important et beaucoup d’habitants de Bourg-Saint-Maurice sont salariés aux Arcs ou ont des activités économiques ou commerciales au sein de la station. Globalement, j’estime le PIB de Bourg-Saint-Maurice à environ 380 millions d’euros, dans lequel les Arcs représentent 200 millions d’euros. n n°265 | Janvier -Février 2018 |  53


ACTUS  Evénement

Poma, une inauguration exceptionnelle Le 19 janvier, Poma inaugurait officiellement son nouveau site industriel savoyard. Un événement marqué par la présence d’une délégation ministérielle emmenée par Edouard Philippe, venu présenter les conclusions du Conseil interministériel du tourisme.

P

our l’inauguration de son nouveau site de Gilly-surIsère, Poma avait convié clients, élus, socio-professionnels et représentants des administrations. Une invitation en forme de remerciements pour leur vécu commun, mais aussi en forme de promesses tournées vers le futur. C’est d’ailleurs avec une certaine émotion que Jean Souchal a accueilli et remercié ces acteurs de la montagne et du tourisme. En évoquant le choix de Gilly-sur-Isère, le président du directoire a logiquement mentionné le souhait de se rapprocher de stations de sports d’hiver qui ont marqué l’histoire du ski. Cette implantation savoyarde marque également la volonté du groupe de poursuivre sa collaboration au sein d’un réseau d’entreprises locales partenaires, à l’échelle d’un territoire, d’un département et de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Plus largement cette dé-

54 | Janvier -Février 2018 |  n°265

cision est aussi une preuve de l’attachement de Poma au souci du Made in France. Jean Souchal a rapidement balayé les activités du groupe : environ 40% liés à la neige et aux sports d’hiver, 60% au transport par câble touristique ou en milieu urbain, quelques grandes installations consacrées à l’entertainment, et l’avenir de l’éolien. Il a ensuite rappelé les qualités des équipes Poma qui font le succès du groupe : l’humilité, la curiosité, le multi-culturalisme, la créativité et la disponibilité. Un exemple de collaboration européenne Autour du président du directoire, les représentants de l’actionnaire principal Michael Seeber et Anton Seeber sont eux aussi venus témoigner du passé, et se projeter vers l’avenir « Il s’agit de la plus grande usine du groupe ». Saluant « un exemple de


© Poma

collaboration européenne ces 10 dernières années », et « la loyauté des employés de Voreppe et de Gilly-sur-Isère, clé du succès », Michael Seeber a tenu à remercier tous les membres passés et présents du directoire, avec une mention particulière à Jen-Pierre Cathiard. Jean Souchal, Michael et Anton Seeber ont ensuite symboliquement actionné une armoire de remontée mécanique conçue par Semer, la filiale Ingénierie électrique du groupe, pour lancer un spectacle retraçant l’histoire de Poma. Ce show, dynamique et coloré, a fait voyager les invités en rappelant les implantations françaises de l’entreprise et son rayonnement sur les cinq continents. Ce choix de la France, de la région AuvergneRhône-Alpes et de la Savoie a été largement salué par les élus locaux, particulièrement les conseillers départementaux Franck Lombard et Hervé Gaymard venus témoigner leur fierté de …/… n°265 | Janvier -Février 2018 |  55


ACTUS  Evénement

compter sur le territoire ce nouvel ensemble industriel à l’heure où d’autres entreprises françaises auraient certainement préféré la délocalisation pour s’agrandir. Des visiteurs de prestige Ce rassemblement d’ampleur de la montagne touristique n’est pas passé inaperçu en haut lieu, et a valu à Gilly-Sur-Isère de recevoir une visite ministérielle de prestige emmenée par le Premier ministre en personne. (Un déplacement tout sauf anodin tant les apparitions ministérielles se font rares auprès de la montagne touristique.) Avant de visiter le Foyer du Col du Frêne à Saint-Pierre-d’Albigny puis le Centre de secours de Montmélian, la délégation ministérielle débutait en effet son déplacement en Savoie par le nouveau site industriel Poma. Pour cette première étape de l’après-midi, la délégation menée par Edouard Philippe, comptait le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, son secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne, ainsi que la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel. Après le traditionnel coup de ciseaux au ruban tricolore, le locataire de Matignon a pris le temps de visiter les nouveaux ateliers du groupe. Ce site de production de plus de 70 000 m2 regroupe la production des systèmes de transport par câble Poma, les activités des filiales Sacmi et Comag : la première spécialisée dans la fabrication d’ensembles mécano-soudés et le montage d’ensembles mécaniques, la seconde dans les travaux d’installation et de maintenance de remontées mécaniques. Le pôle de Gilly-sur-Isère abrite également l’unité d’assemblage des éoliennes PomaLeitwind et une plate-forme logistique globale pour le groupe. Au total, près de 20 millions d’euros investis pour un pôle qui compte plus de 1 50 salariés ! L’avenir du tourisme Ayant réuni le deuxième Conseil interministériel du tourisme ce 19 janvier, Edouard Philippe a profité de cet auditoire de professionnels du tourisme en montagne pour rendre compte des décisions actées le matin même. Et s’adressant au secteur touristique dans toute sa diversité et en rappelant l’objectif des 100 millions de touristes en 2020, le Premier ministre a proposé de s’inspirer du parcours et de l’état d’esprit d’un pionnier, Jean Pomagalski « De faire preuve de la même audace, de la même méticulosité, du même souci d’améliorer à la fois les « grandes choses », mais aussi tous ces détails liés au confort, au plaisir, à la simplicité, qui font, in fine, la différence. » Les enseignements majeurs de ce deuxième Conseil interministériel du tourisme : – le délai de 48 heures pour la délivrance de visas pour de nouveaux pays est effectif, avec déjà des conséquences positives pour la Russie et l’Inde ; – la réduction du temps d’attente dans les aéroports bénéficiera notamment d’affectations policières supplémentaires, ainsi que de l’installation de sas à reconnaissance faciale ; – un premier budget de 4 millions d’euros a été acté pour la propreté des grandes voies de circulation qui relient Paris à ses aéroports ; – le prochain chantier numérique sera la garantie d’accès au très haut débit pour tous d’ici 2022 ;

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Derrière le ruban : Vincent Rolland, Jean-Baptiste Lemoyne, Hervé Gaymard, Edouard Philippe, Jean Souchal, Jean-Yves Le Drian, Louis Laugier, Pierre Loubet, Sophie Cluzel et Franck Lombard. – l’économie touristique doit être régulée : la taxe de séjour applicable aux logements disponibles sur les plates-formes assise sur le coût de la nuitée y contribuera, tout comme l’obligation pour ces plateformes de collecter la taxe de séjour et de transmettre les informations aux administrations fiscales à compter du 1er janvier 2019 ; – le financement touristique sera renforcé, notamment par l’augmentation du plafond du prêt hôtellerie de la BPI, ou encore par l’implication de la Caisse des Dépôts qui va dédier au secteur 500 M€ sur 5 ans ; – en plus de la promotion, Atout France assurera une mission d’ingénierie avec la création d’un front office - rassemblant les acteurs concernés, dont la CDC, la future agence nationale des territoires et les collectivités – qui débutera avec l’accompagnement expérimental d’une dizaine de stations dans la réhabilitation de leurs hébergements touristiques marchands ; – après la réforme du classement des hôtels en 2016, la logique sera étendue à d’autres acteurs touristiques ; – la gastronomie française, désormais inscrite par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, sera soutenue financièrement pour en accroître l’attractivité et la visibilité. n n°265 | Janvier -Février 2018 |  57


© Poma

ACTUS  Evénement

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[1] Marco Goss (groupe HTI) et Philippe Laville (SACMI). [2] Jean-François Blas (SOFIVAL), Dominique Abinal (ERIC) et Alain Blas (SOFIVAL). [3] Didier Bobillier (DAL – Les 2 Alpes) et Pierre Balme (Les 2 Alpes). [4] Pierre Querlioz (Poma), Renaud Benoît (STGM - Tignes), Laurent Fine (SCV - Serre Chevalier), Anthony Vacherand (SEMVAL - Valmeinier) et Emmanuel Belmonte (SACMI). [5] Philippe Clément (Poma), Jean-Yves Le Drian, Edouard Philippe, Jean Souchal (Poma), Christian Bouvier (Poma), Jean-Paul Huard (Poma), Michael et Anton Seeber (groupe HTI). [6] David Ponson (CDA), Francis Bénet (Banque de France) et Dominique Verdiel (Montagne Leaders). [7] Daniel Leyssieux, Philippe Cordon (Chamrousse), Christophe Engrand (Conseil départemental de l’Isère) et Frédéric Geromin (Chamrousse). [8] Frédéric Burnier-Framboret (Albertville) et Annick Cressens (Conseil départemental de Savoie). [9] Vincent Jay (Club des sports de Val d’Isère), Marc Bauer et Gérard Mattis (Val d’Isère). [10] Pascal Abry (SEVABEL – Les Menuires) et Joël Peretto (Méribel Alpina). [11] Jean-Paul Huard et Fabien Felli (Poma).

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[1] Fabrice Estieu (SARM Megève), Mathieu Dechavanne (CMB-Chamonix), Laurent Berger (SARM Megève) et Cyril Gouttenoire (CADS). [2] Pierre Lestas (DSF), Blandine Tridon (Labellemontagne), Jean Souchal (Poma) et Dominique Marcel (CDA).[3] Michel Bouvard (Conseil départemental de Savoie), Geneviève Fioraso, Hervé Gaymard (Conseil départemental de Savoie) et le maire de Gilly-sur-Isère Pierre Loubet. [4] Jean-Luc Boch (La Plagne), Jean-Yves Noyrey (L’Alpe d’Huez) et André Vittoz (La Clusaz). [5] Michel Giraudy (Bourg-Saint-Maurice), Frédéric Charlot (ADS – Les Arcs) et Olivier Simonin (STVI – Val d’Isère). [6] Jean Souchal (Poma) et Pascal Vie (Affiniski). [7] Jean Souchal (Poma), Michael Seeber (groupe HTI) et Jean-Paul Huard (Poma). [8] Fabien Felli (Poma), David Ponson (CDA) et Anton Seeber (groupe HTI).

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ACTUS  Evénement

Rassembler, observer, analyser, restituer et agir collectivement  : l’ADN du Cluster Montagne Entre rappel de ce qu’est et de ce que fait le Cluster Montagne pour ses adhérents tant en France qu’à l’international, des bénéfices d’être adhérent de l’association qui soufflera cette année ses 7 bougies, et de la stratégie poursuivie, le Cluster Montagne avait invité, en décembre dernier, ses affiliés et partenaires pour une présentation de son Plan d’actions pour 2018.

F

ondé en 2012, le Cluster Montagne a, en quelques années seulement, relevé le défi de fédérer une filière, de rassembler en son sein 209 adhérents dont 171 entreprises, 28 institutions et 10 établissements de formation ou de recherche. Visant à promouvoir et à accompagner, en France comme à l’international, l’ensemble des acteurs de la filière française relevant de l’aménagement en montagne, l’association domiciliée à Montmélian a rapidement répondu aux attentes qu’elle suscitait, en devenant un outil efficace et opérationnel. Pour ce faire, et comme l’a souligné Benoît Robert, directeur du Cluster Montagne, à l’occasion de la présentation du plan d’actions 2018 le 1er décembre dernier depuis Mery et Savoie Hexapole, l’association « s’est structurée, organisée. Aujourd’hui, l’ADN du Cluster Montagne c’est rassembler, observer, analyser, restituer et agir collectivement ». Si en moins de sept ans le Cluster Montagne a su devenir un acteur connu et reconnu, tant dans l’hexagone qu’aux quatre coins du monde, il lui reste encore des défis à relever. Et, 2018 n’en manquera pas puisque le Cluster Montagne a l’ambition,

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outre la poursuite de sa stratégie visant à l’accueil de nouveaux membres, de développer un centre de ressources de la montagne touristique, et d’accompagner les réflexions du Think Tank de la montagne de demain notamment. 2018, une année charnière, collaborative et internationale. Déjà, 2018 sera marquée par le renouvellement de la gouvernance du Cluster Montagne puisque la prochaine Assemblée générale de l’association verra la désignation de nouveaux représentants. Après deux mandats en tant que président exécutif du Cluster Montagne, il y a fort à parier que Xavier Gallot-Lavallée transmettra le flambeau et que le bureau se renouvellera également pour partie. Ensuite, et si les adhérents étaient déjà investis au sein de l’association dans différentes commissions et groupes de travail, le Cluster Montagne engage aujourd’hui une nouvelle dynamique au travers de groupes de projets. Ayant pour but de faire émerger puis de mettre en place un plan d’actions collectif, ces groupes – au nombre de 16 – sont proposés dans la continuité des commissions thématiques et groupes de travail comme l’a


souligné Nathalie Saint-Marcel, directrice adjointe du Cluster Montagne. Intitulés groupe projet « Plateforme collaborative », « Salons et évènements », « Centres de ressources montagne », « Labellisation de formations », « Eductours décideurs » ou encore « Camp de base montagne » pour ne citer qu’eux, ces groupes projets comptent faire émerger des actions concrètes à court et moyen terme. Forcément, un groupe projet sera pour partie dédié à la préparation du prochain salon Mountain Planet qui se tiendra du 18 au 20 avril, car le Cluster Montagne aura notamment la lourde tâche de participer activement, par ses actions et accueils, à donner un caractère très international aux allées d’Alpexpo. A noter également qu’en 2018, le Cluster Montagne mènera sa première mission en Afrique, au Maroc, ainsi qu’en Océanie, preuve s’il en était besoin, de la reconnaissance des savoir-faire français liés à l’aménagement touristique de la montagne, des opportunités de développement encore à développer, et du travail du Cluster Montagne qui n’hésite pas à sortir des sentiers battus et à prospecter de nouveaux marchés, pour le plus grand intérêt de ses adhérents. Les yeux braqués vers la Chine Si aujourd’hui bon nombre de regards sont rivés vers la Chine, c’est que son potentiel est énorme, que le pays organisera ses premières olympiades d’hiver en 2022, et que les projets pullulent. Pour autant, Cluster Montagne n’a pas attendu la décision du CIO de confier l’organisation des XXIVe JO d’hiver à Pékin

pour tisser des liens avec les décideurs et porteurs de projets chinois. En effet, dès les années 1990 des échanges avec la Chine ont été noués, et force est de constater que la stratégie poursuivie par le Cluster Montagne porte ses fruits, aux vues de la qualité des nombreux accueils de décideurs chinois en France, et des missions réalisées en Chine. Grâce à ce travail, le Cluster Montagne s’affirme aujourd’hui comme un acteur incontournable, lui permettant de valoriser la filière et l’offre française. Benoit Robert a d’ailleurs profité de la présentation du Plan d’actions 2018 pour revenir sur les actions menées en 2017, et annoncer celles à venir, dont la création d’une antenne locale dédiée aux acteurs de la montagne et du tourisme en Chine. Ce projet dénommé « Camp de base » se veut fédérateur et collaboratif, et accueillera les expertises montagne de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Une fois la phase de démarrage initiée par le Cluster Montagne, son fonctionnement deviendra collégial et s’appuiera sur les différents acteurs concernés. L’objectif principal de ce Camp de Base sera de maximiser les actions communes, de rassembler les expertises de la montagne française, de les représenter au mieux en Chine et d’assurer l’interface entre les attentes chinoises et les offres françaises dans les domaines de la montagne. C’est ainsi que Benoît Robert décrit le projet : « le Camp de base a vocation à devenir une véritable caisse de résonnance des interactions déjà existantes en Chine ; le projet doit permettre de dépasser largement sa zone d’implantation, la région de Zhangjiakou, pour rayonner dans tout le pays ». n

n°265 | Janvier -Février 2018 |  61


Jean-Marc Silva

© SCALP

INTERVIEW

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Jean-Marc SILVA Directeur de France Montagnes

C’est depuis son bureau, situé à Francin, au cœur de la Savoie et du parc d’activités Alpespace, que Jean-Marc Silva nous a reçu. L’occasion de balayer l’actualité de France Montagnes, de se projeter vers l’avenir, et de parler montagne. D’ailleurs, le directeur de France Montagnes en connaît les différents prismes, les multiples facettes : l’aménagement, lui qui a collaboré au sein de l’entreprise Poma  ; l’exploitation, lui qui était à la tête de la station des 7 Laux, la promotion, lui qui a dirigé l’Office de Tourisme des Arcs et créé la Centrale de Réservation des Arcs en 1993. Puis, dix ans après, il rejoint le projet de création du site Arc 1950 porté par Intrawest. Egalement tour opérateur dans une compagnie maritime et agent de voyage à Saint Malo et passé par le monde industriel dans sa jeunesse, Jean-Marc Silva s’est forgé, au fil des années, une solide expérience ainsi qu’une vision complète des problématiques et enjeux du monde de la montagne. S’il a fait une partie de sa carrière aux Arcs, il continue d’ailleurs à y vivre. La raison ? En «  vivant les pieds dans la pente  », il se sent légitime à contribuer à porter la voix de la montagne française. Mais, s’il habite en montagne, c’est surtout la montagne qui semble l’habiter… Rencontre avec Jean-Marc Silva, directeur de France Montagnes.

 MONTAGNE LEADERS  Comment est née France Montagnes ? Pouvez-vous revenir sur la genèse de l’association ainsi que sur sa vocation et ses missions ? Jean-Marc Silva : France Montagnes a été créée en 2010 par la volonté de ses membres fondateurs : l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne alors présidée par Gilbert Blanc-Tailleur, Domaines Skiables de France présidée par Pierre Lestas et le Syndicat National des Moniteurs de Ski Français présidé par Gilles Chabert. La volonté, en créant France Montagnes, était de mutualiser trois missions et deux structures qui existaient précédemment. France Montagnes est ainsi devenu le regroupement de PAM, Professionnels Associés de la Montagne créé dans les années 1989, de Ski France International qui était l’organisme de promotion de la montagne française via les grandes stations qui allaient démarcher ensemble à l’international, et la mission de relations presse qui était tenue auparavant par l’ANMSM, qui s’est auparavant appelé ANMSSHE – pour Association Nationale des Maires de Stations de Sports d’Hiver et d’Eté – et qui œuvrait sous le nom de Ski France International. L’objet de France Montagnes présidée par Jean-Luc Boch est la promotion de la montagne française en France et à l’étranger.

C’est aujourd’hui le premier réseau des acteurs de la montagne, puisque autour des trois membres fondateurs, nous avons une cinquantaine de membres qui ont tous des réseaux importants. Par exemple, l’ANMSM présidée aujourd’hui par Charles-Ange Ginesy représente 105 stations classées, DSF 250 sociétés et 350 domaines skiables, et le SNMSF 250 écoles de ski et 17  000 moniteurs. Nous pouvons également nous appuyer sur la Fédération française de Ski, l’Union Sport et Cycle qui regroupe 1  200 magasins en montagne ainsi que les fabricants de matériel de montagne, du Syndicat National des Guides de Montagne, de Moniteur Cycliste Français, de Nordic France, de l’AFMONT et du Cluster montagne, des aéroports, des hébergeurs, des régions, des départements, des stations, des enseignes et des partenaires notamment avec Atout France. ML La vocation première de France Montagnes était d’assurer la communication de la destination France sous l’unique prisme des sports d’hiver, ou la promotion de la montagne estivale, voir quatre saisons, était-elle déjà présente dans l’esprit des fondateurs ? J.M.S. : Lors de la fusion, PAM était plutôt orienté vers l’hiver, …/… n°265 | Janvier -Février 2018 |  63


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Jean-Marc Silva

Ski France International également. Les relations presse couvraient quant à elles à la fois l’hiver et l’été, donc déjà il y avait un axe vers la montagne estivale. Quand France Montagnes a été créée, le nom juridique de l’entité était Ski France Montagnes. Pour des raisons liées à la promotion de la montagne quatre saisons, le nom commercial a été raccourci à France Montagnes. ML Quel est le rôle d’Atout France au sein de France Montagnes ? J.M.S. : Atout France est notre partenaire institutionnel numéro 1. Atout France n’a pas de cluster « montagne ». J’entends ici «  cluster  » au sens premier du terme, et non pas au sens Cluster Montagne, association que nous connaissons et à laquelle nous sommes adhérents réciproques. Atout France travaille par groupe, par thématique. Et, la thématique montagne est aujourd’hui « travaillée » avec France Montagnes. Nous sommes des spécialistes de la montagne, et nous travaillons bien évidemment de concert sur la promotion de la montagne, tout en étant indépendant puisque nous sommes une association loi 1901. France Montagnes peut s’appuyer sur les 35 bureaux internationaux d’Atout France, sur leur expertise et leur savoir-faire en matière de promotion de la destination France, et eux s’appuient au besoin sur notre expertise montagne. Grâce à notre collaboration, nous sommes en mesure de dire que sur tel ou tel marché, nous devons créer des actions purement montagne, et a contrario que sur certains marchés, il n’est pas encore nécessaire de réaliser des opérations spécifiques montagne. C’est une concertation, une stratégie que nous menons côte-àcôte, avec l’aide de nos experts : stations, régions et départements notamment. Notre travail est toujours collaboratif. Quand nous définissons nos plans d’actions, nous établissons des commissions où l’ensemble de la montagne française est représenté. Cela signifie que quand France Montagnes prend la parole, ce n’est pas la parole d’une association ou d’une agence qui s’exprime, mais bien celle de la montagne française. Il s’agit d’une voix forte, qui porte un message unique. Et ça, ça n’a pas de prix vis-à-vis de la concurrence. ML Vous êtes le premier directeur de France Montagnes, qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de création de France Montagnes ? J.M.S. : Quand l’idée de créer France Montagnes faisait son chemin, j’étais en poste à Arc 1950, au sein de la société Intrawest. En étant acteur de la montagne française, j’avais l’envie qu’une seule structure existe, qu’une seule entité porte la voix de la montagne française, tant sur le territoire national qu’à l’international. Quand il y a eu cette belle idée, ça m’a parlé, ça m’a concerné. Je me suis dit que si je pouvais apporter ma pierre et mon expérience dans ce beau projet, je le ferais. Même si j’habite toujours aux Arcs, j’ai accepté de m’inscrire dans le projet et de m’éloigner en journée, de mes belles montagnes. ML Vous avez fait vos débuts au sein de France Montagnes en 2010, aux côtés de Gilbert Blanc-Tailleur.

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Que retenez-vous de sa présidence ? J.M.S : Je trouve que les présidents qui se sont succédés à la tête de France Montagnes ont été très complémentaires. Gilbert Blanc-Tailleur, le premier président, a été pour moi le président fondateur. Il a été celui qui a posé les bases de France Montagnes. C’était un beau projet sur le papier, et il a su le concrétiser. Sa vision de station, lui qui a été maire de Courchevel, a été très utile car il a su fédérer les différents acteurs. Nous avons avancé de manière méthodique et logique, avec un beau modèle de gouvernance, car à partir du moment où l’on réunit les maires, les opérateurs de domaines skiables et les moniteurs de ski français, on se rend compte qu’avec ces trois piliers, les portes peuvent s’ouvrir. Sous la présidence de Gilbert Blanc-Tailleur, certes l’association est née, mais surtout un important réseau s’est mis en place, très rapidement. En 2010, un point important a également été la création de la baseline de France Montagnes : « la Montagne bienfaits pour vous », véritable tendance aujourd’hui. Il y a huit ans, c’était assez novateur et osé de le faire. Ça a été précurseur, notamment sur les sensibilités que devait avoir France Montagnes. Sous la première présidence, nous avons fait des campagnes d’achat d’espaces publicitaires avec des visuels décalés, misant sur des jeux de mots. L’idée était de déminer les freins à la pratique et à la consommation du ski et de la montagne, avec des messages qui interpellent, ludiques et percutants. C’était la première fois qu’une institution prenait une posture aussi impertinente, avec des messages forts, car on sentait que pour être entendu, il fallait que nous soyons décalés. ML Comment a été perçue cette communication « décalée » ? J.M.S. : Il y a eu un engouement de tous les acteurs qui nous ont accompagné, encouragé. Nous avons souhaité réinventer la

Nous avons des choses sérieuses à dire, sans se prendre au sérieux.

communication de la montagne, pour qu’elle soit à l’image de la montagne, à l’image des stations qui innovent constamment, qui sont très « fraiches » dans leurs idées, dans leurs actions. ML A qui cette communication s’adressait-elle ? J.M.S. : Dans un premier temps, nous étions convaincus qu’il fallait cibler les femmes, qu’il fallait leur parler. Aujourd’hui, nous sommes heureux de voir que cette stratégie a fonctionné et que de plus en plus de communications ou de supports (magazines,...) ont pris cette voie. Nous avons finalement été assez précurseurs dans ce domaine.


© France Montagnes

ML Quelles ont été les autres actions de Gilbert Blanc-Tailleur ? J.M.S. : Un accent tout particulier a été mis sur l’international. Au début, 15 stations internationales faisaient partie de France Montagnes (fusion de Ski France International), et rapidement nous sommes passés à 30. Nous avons vu l’arrivée de stations qui ne faisaient pas partie du « Top of the French Alps », mais qui voulaient se tourner vers l’international. Je parle par exemple de la Clusaz, du Grand Bornand, de Vars, de Montgenèvre, de Auron, d’Isola 2000, et de Peyragudes par exemple. Les stations ont vite compris que si elles n’allaient pas chercher les clients internationaux, ça allait devenir compliqué vis-à-vis de la concurrence. ML Michel Giraudy a ensuite succédé à Gilbert BlancTailleur. S’est-il inscrit dans la même ligne ? J.M.S. : Pour moi, Michel Giraudy a été le président novateur. Sous son impulsion, nous avons pu changer complètement notre posture. D’annonceur, nous sommes passés à une stratégie de contenu 100% brain content. C’est courageux, et il a fallu s’adapter. On a senti que c’était un véritable enjeu. Nous avons la chance d’avoir une communication positive, on vend du bonheur. Naturellement, l’ADN de la montagne fait rêver. On s’est dit qu’il fallait mieux aider à la création de contenus pour qu’ils

puissent être diffusés. Cela s’est fait en même temps que le développement des réseaux sociaux et de la viralisation des contenus. On s’est dit que l’on gagnerait beaucoup plus à faire des contenus, à les porter et à les faire porter qu’à acheter des espaces publicitaires. Ca a été une stratégie France et Europe. Pour ce faire, nous avons eu l’idée de créer des partenariats avec des médias. La première fois, quand nous avons fait une tournée à Paris, avec Philippe Gaillard de l’agence de conseil en marketing Kudeta, on nous a pris pour des « illuminés  ». Pourtant, nous avons réussi à collaborer avec le groupe TF1, Gulli, Libération et Canal+. L’idée était que ces médias parlent de la montagne, avec leur ADN. Ce que l’on voulait, c’était ouvrir la voie vers la montagne à des médias qui n’en parlaient pas ou peu. Ils avaient bien évidemment carte blanche en matière de contenu, et en ont fait plus que ce qui était convenu. Si je prends l’exemple de Libération, nous avions signé un partenariat visant à la rédaction de 44 articles, et au final ils en ont rédigé 110, car à leur grande surprise, ils ont rencontré un lectorat qu’ils n’imaginaient pas. Le but poursuivi au travers de ces partenariats, était de toucher des cibles qui ne nous attendaient pas sur ce segment. Avec TF1, nous avons créé Montagne Inside sur MyTF1 qui n’a fait que monter en puissance depuis trois ans, sur un ton nouveau, sous …/… n°265 | Janvier -Février 2018 |  65


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un format magazine, avec des sujets courts et dynamiques. En créant une relation avec le groupe TF1, nous avons également créé une relation avec la rédaction de TF1. Pour rappel, cette rédaction réalise plus de 100 reportages montagne par hiver, entre le 13h et le 20h. Grâce à TF1, nous avons pu grandir en qualité, car quand ils nous demandaient des idées de sujets ou des images, nous avons du pousser le niveau d’exigence de nos contenus. Le partenariat conclu avec le groupe Gulli est également très intéressant dans le cadre du renouvellement de la clientèle en montagne. Il ne faut pas oublier que si l’enfant n’a pas de pouvoir d’achat, il est un influenceur auprès des parents qui eux sont prescripteurs. Nous voulions que la montagne existe dans l’univers des enfants et le meilleur moyen était de créer une émission TV dédiée, dénommée « Dans ma télécabine ». La première année, l’émission était réalisée en studio. L’année d’après, une testeuse d’activité a rejoint l’émission, et cette année, le concept a évolué pour devenir : « Mission dans ma télécabine »  : des familles s’affrontent à la montagne au travers d’activité. Cette émission est d’ailleurs réalisée en partenariat avec le label « Famille Plus ». Depuis l’année dernière, nous avons également conclu un partenariat avec BFM TV, et cette année avec l’Equipe. L’Equipe cherchait à élargir son lectorat, à le féminiser, et à sortir un peu du tout football, en mettant en avant des sportifs qui sont de vrais ambassadeurs et de vrais influenceurs. Quand des ambassadeurs comme le navigateur Thomas Coville ou Sara Ourahmoune médaille d’or de boxe au dernier JO prennent la parole à notre place, la montagne gagne en crédibilité. Ce sont des vrais champions hors montagne qui ont vécu des expériences en

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montagne, et qui les racontent. A l’international, il en va de même. Nous souhaitons que l’image de la montagne française soit véhiculée par des personnes, sur des supports print et digitaux mais également au travers de vidéos. Et, ces vidéos fonctionnent bien. A titre d’exemple, la vidéo de promotion de ski de printemps destinée et adaptée aux Anglais, avec un ton et un humour très british, a totalisé plus de 1,6 millions de vues. Nous avons également fait des vidéos destinées à ce marché, toujours sur le ton de l’humour, où des Français se moquaient d’eux-mêmes, de leur accent anglais et des problématiques linguistiques : cette vidéo a enregistré plus de 1,5 millions de vues. Au travers de nos antennes locales, nous adaptons d’ailleurs nos messages aux marchés visés afin d’être certains de taper juste. ML France Montagnes dispose d’antennes locales ? J.M.S. : Oui. On parle ici de personnels France Montagnes, détachés ou de services dédiés à Londres, Amsterdam et Bruxelles, dans les bureaux d’Atout France. Nos antennes sont à l’écoute du marché et assurent l’interface entre le marché et la montagne française. Elles font remonter les informations et adaptent ensuite le message en conséquence. Jamais traduire mais toujours adapter, la clé de la réussite réside dans ce point. ML Et Jean-Luc Boch, votre actuel président, qu’est-il en train d’apporter ? J.M.S. : Je qualifierais Jean-Luc Boch de président entrepreneur. C’est un chef d’entreprise et un élu. Il a une vision de fédérateur, et est à la recherche de nouveaux budgets et partenaires. Aujourd’hui, France Montagnes voit son budget constitué par les acteurs de la montagne française. Récemment, nous avons


A l’international, jamais traduire mais toujours adapter : la clé de la réussite réside dans ce point.

ouvert de nouveaux statuts pour que des partenaires hors montagne puissent nous rejoindre, tels que des banques, des assurances, des marques qui se servent déjà de l’image et des valeurs de la montagne pour communiquer. Autant qu’elles soient partenaires de notre réseau et que l’on puisse avoir des actions communes, collaboratives ! Nous avons également le désir de travailler de manière plus étroite avec les institutions de la montagne : les grandes régions de montagne, les départements de montagne. La volonté de Jean-Luc Boch est de travailler de manière très complémentaire et très puissante entre nous. Il faut qu’ensemble, on fasse plus de bruit sur un périmètre plus large, et que l’on initie un nouveau modèle économique pour France Montagnes. ML A Beaune, à l’occasion du Congrès de Domaines Skiables de France, Jean-Luc Boch a exprimé la volonté de « reformuler la communication de la montagne française » pour faire face à la concurrence internationale, pouvez-vous nous détailler cette ambition ? J.M.S. : Force est de constater que face à l’Autriche, nous n’avons pas d’autre choix que d’être plus fort et plus puissant en matière de communication. Donc, nos actions et prises de parole, notamment à l’international, doivent être concertées avec les autres acteurs afin que l’on puisse mettre plus de puissance dans ce que l’on va dire et faire. Il faut que nous luttions contre le mitage. Individuellement, tout le monde peut aller faire une opération de promotion à Londres ou à Bruxelles. Si nous le faisons tous ensemble, nous aurons un autre poids.

ML Concernant les cibles de la communication France Montagnes, comment sont-elles identifiées ? J.M.S. : Autant sur la France, nous sommes sur une logique de renouvellement de clientèle et de recrutement grand public, tout âge ; autant à l’international, nous sommes sur un cœur de cible constitué de skieurs. Là, notre stratégie est que nous sommes en compétition directe avec nos confrères et néanmoins concurrents autrichiens, suisses et italiens notamment. Je ne considère pas les Etats-Unis comme des concurrents directs, car peu d’Américains hésitent entre skier dans les stations nord-américaines et en Europe. Notre stratégie est d’aller chercher des clients skieurs pour qu’ils skient en France et nulle par ailleurs. En France, le spectre de nos cibles est très large, nous ne sommes pas que sur le CSP+. Nous avons en effet la chance d’avoir six massifs ainsi qu’une diversité d’offres qui peut séduire tout le monde. Le prix du forfait est le moins cher au monde, et le montant moyen d’un séjour au ski est de 429 euros. Dire que le ski est réservé à une élite est dès lors faux, et c’est un travail quotidien que de combattre cet a priori car en France, l’une des barrières aux vacances aux sports d’hiver est la perception du prix. A l’international, on est plus sur du skieur et du CSP+, car le coût de transport est plus important. Après, on s’adapte marché par marché. Par exemple, les Hollandais sont plutôt des jeunes qui aiment bien s’amuser donc il faut leur proposer des offres festives, alors que les Belges sont plutôt concernés par une offre familiale. Pour accéder à ces informations, nous sommes présents à l’international aux côtés des professionnels : en moyenne, France Montagnes rencontre chaque automne 1 000 professionnels. Des études sont également menées en interne, au travers de notre service promotion, ainsi qu’en externe auprès de cabinets spécialisés afin de connaître les intentions de départ notamment. Si on constate par exemple que la France était mal perçue sur son après-ski par un marché spécifique, nous allons communiquer sur l’après-ski à la française, réelle valeur ajoutée aujourd’hui. Nous nous intéressons également sur des marchés en devenir comme la Chine. Je me suis déplacé l’année dernière, avec Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme et Savoie Mont-Blanc Tourisme, pour rencontrer notamment les tours opérateurs locaux, pour faire des formations d’agents de voyages et prendre des informations. Je pense que d’ici dix ans, ce marché comptera pour la France. Nous regardons les attentes des différentes clientèles, puis nous transmettons l’information aux stations. France Montagne n’est pas un bureau d’études, c’est un groupe de travail où on apporte de l’expertise. Nous ne réalisons pas d’études pour le compte de stations, mais nous commandons des études quand on identifie des problématiques particulières, afin de comprendre et d’agir. Ça a été le cas sur les « ailes de saison » et plus particulièrement sur le printemps du ski. On a fait faire une première étude pour comprendre les attentes de la clientèle, avec G2A Consulting et LHM Conseil il y a six ans qui a montré qu’il y avait un intérêt sur cette période. On a ensuite lancé une deuxième lourde étude, européenne cette fois, cofinancée par onze partenaires. On s’est rendu compte qu’il y avait …/… n°265 | Janvier -Février 2018 |  67


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≥ un intérêt, différent selon les marchés. Ensuite, nous avons lan-

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cé le Printemps du Ski, et nous avons demandé aux stations de créer des offres spécifiques pour cette période autour de trois thématiques : un ski familial, festif, et d’initiation. Les conditions météos sont plus favorables pour l’apprentissage du ski, les journées sont plus longues, plus chaudes : le ski est souvent exceptionnel. C’est une offre multi-cible, international et français. L’année dernière, sur le site dédié au Printemps du ski, nous avons communiqué autour de 124 offres, ce qui a généré 130 000 clics, donc plus de 1 000 clics par offre.

Pour moi, l’été est une saison stratégique, tant au niveau économique que social.

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ML Vous nous parlez des « ailes de saison », importantes pour les domaines skiables et l’économie de montagne, avec en point d’orgue le Printemps du Ski. Les actions menées par France Montagnes concernent-elles également le début de saison ? J.M.S. : Oui, très clairement. Nous avons identifié une autre faiblesse qui était le début de saison alors qu’il est très important puisqu’il permet de créer les premiers réflexes, les premiers engagements financiers (réservation et achat de forfaits saison notamment). Il nous paraissait intéressant de créer un événement non pas de promotion, mais plutôt de lancement de saison. De cette idée est née Saint-Germain des Neiges qui en est a sa cinquième édition et qui a accueilli 50  000 visiteurs grâce à 56 partenaires en 2017. C’est une opération que nous souhaitons d’ailleurs faire grandir, et que nous pourrions adapter à l’international. Depuis l’année passée, nous avons également communiqué autour des vacances de Noël. Nous avions identifié une faiblesse sur cette période, surtout après trois hivers sans neige naturelle en-dessous de 2 000 m d’altitude. Nous avons donc fait faire deux études l’année dernière pour connaître les attentes de la clientèle sur cette période. Sont ressortis de la première enquête différents éléments dont une envie de ski, de neige, de magie de Noël, de retrouvailles en famille, de convivialité, mais également deux principales faiblesses que sont le prix et le froid. La problématique du prix se résout au travers de la diversité de l’offre française. Quant au froid, nous avons recommandé aux stations de communiquer sur le contraste chaud-froid : le feu de cheminée, le chocolat chaud, la descente aux flambeaux, la couette, les bains à remous… La seconde étude nous a permis de savoir ce qu’il se disait sur les réseaux sociaux. Sur la période concernée en 2016, les stations parlaient de ski et de neige, et très peu de Père Noël alors qu’il y avait une attente autour de la magie de Noël par exemple. Dès le 1er septembre 2017, aux Saisies, nous avons donc réuni les community manager des stations pour leur présenter ces deux études, et nous leur avons fait une recommandation : «  pour Noël, nous vous invitons à parler de ski, de neige, et aussi de la magie de Noël, au travers d’outils de communication que nous avons créé ». Nous avons également incité les stations à continuer de créer des offres spécifiques. Et, ça a fonctionné ! Je n’ai jamais autant entendu parler, depuis cet hiver, de magie de Noël. Il faut encore aller plus loin et continuer d’aider nos


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stations et nos membres avec des boites à outils, des outils de communication faciles à mettre en œuvre. ML Quels sont les atouts de la destination France ? J.M.S. : La France est le plus grand domaine skiable du monde, en nombre de pistes et en superficie, et est également le plus diversifié au monde. Aucun autre pays n’a six massifs différents, avec une telle diversité de stations : station village, petite, moyenne, grande, station d’altitude, créée ex nihilo, voir station village d’altitude. Cette diversité n’existe pas ailleurs. Quand on associe ces deux arguments forts, auxquels on ajoute l’art de vivre à la française, ça fonctionne. La France propose également une gamme très variée, cela va de l’hébergement en auberge de jeunesse jusqu’au palace. Il faut de tout. A cela, on ajoute notre bonne gastronomie, nos bons vins, la bonne cuisine, les belles marques. C’est un atout fort. On adapte la communication autour de ces atouts suivant les marchés visés. Par exemple, les Anglais sont une clientèle qui aime le ski et l’après-ski. A ce propos, on peut d’ailleurs dire que ce qui était une faiblesse hier, ne l’est presque plus aujourd’hui car la France propose aujourd’hui une offre après-ski reconnue et décomplexée. La clientèle internationale apprécie cet aprèsski très lounge, très moderne avec des DJ en plein air par exemple. ML La France, dans ce domaine, n’accuse-t-elle pas un retard par rapport aux Autrichiens notamment ? J.M.S : Oui, mais ce retard se résorbe. En Autriche, l’après-ski

est culturel. Ce n’est pas le ski pour le ski : c’est le ski pour la fête, pour la rencontre, pour partager un bon moment. Le ski est presque un prétexte à la retrouvaille. Aujourd’hui, ce frein n’existe presque plus en France. Qui plus est, la France n’essaye pas d’imiter ses voisins puisqu’un après-ski à la française a été créé. Le ski reste la locomotive, mais le ski sait bien s’entourer. Toutes les activités que l’on propose viennent compléter l’offre du ski. On sait qu’au travers notamment de la performance des remontées mécaniques, plus rapides et confortables, on a créé du temps aux skieurs. On doit être, je pense, sensiblement sur le même nombre d’appareils pris par un skieur dans sa journée de ski qu’il y a 25 ans. Sauf qu’avant, il nous fallait la journée pour le faire, alors qu’aujourd’hui une bonne demi-journée suffit. On parle également de capacité physique. Est-on capable de faire une journée de ski complète ? Pour moi la réponse est négative. C’est une vraie évolution car au départ de notre activité, l’entrée se faisait par le sport. Aujourd’hui, l’entrée se fait également par le plaisir et la thématique. On peut être un skieur festif, épicurien, photographe, amateur de zone de ski tranquille, de nature, de freeride, de freestyle, d’apprentissage, etc… ML Ce virage a été entamé il y a combien de temps selon vous ? J.M.S. : Il y a une dizaine d’années. Je fais le parallèle avec la création de notre base line « Bienfaits pour vous ! » créée il y a huit ans. Aujourd’hui, personne n’a honte de dire qu’il cherche …/… n°265 | Janvier -Février 2018 |  69


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juste à se faire du bien en montagne. Avant, on ne le disait pas, on cherchait le côté sportif : faire le maximum de pistes, de dénivelé, et on disait : « tu as fait la noire aujourd’hui, et le mur ? T’es tombé, pas tombé ? ». Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans ce schéma, il n’y a pas de scrupule à dire « je viens à la montagne, j’ai un livre à lire. Je vais aller faire de ski, mais j’ai envie de profiter de la cheminée, du sauna. Je veux me faire plaisir, à mon niveau ». Et ça, les domaine skiables l’ont bien compris. Je trouve sur ce point qu’il y a une très belle relation entre les acteurs du monde de la montagne et France Montagnes, qui relaient l’attente du client. Les stations proposent une série d’offres pour que le client se sente bien et se fasse du bien, au travers notamment de pistes ludiques ou thématiques pour tous les niveaux, pas seulement pour les champions locaux. Il ne faut pas que les clients soient spectateurs, mais acteurs. Avant, il était nécessaire que le meilleur skieur du groupe trouve station à son pied, alors qu’aujourd’hui c’est le maillon le plus faible du groupe en matière d’activité sportive qui doit y trouver son compte, au risque de perdre tout le groupe. Aujourd’hui, la montagne a des valeurs qui correspondent aux attentes de la société. ML Menez-vous des études ou sondages pour connaître voir anticiper les attentes des clients d’aujourd’hui et de demain ? J.M.S. : Oui, nous avons travaillé sur le sujet, notamment il y a quelques années sur l’influence de la femme dans le choix des vacances. Nous nous sommes aperçus que plus nous allions dans les pays du Nord, plus la femme était prescriptrice, un peu moins en Europe du Sud, hormis la France où nous étions à 58%. Atout France mène aussi beaucoup d’études sur le tourisme, et on voit bien que la montagne répond à des attentes sociétales. L’ANMSM mène également des études qualitatives sur les attentes de la clientèle. Toutes ses études sont lues et étudiées par France Montagnes avec attention, et nous permettent de constater que notre territoire est propice à toutes les attentes de la clientèle : du plus sportif à la déconnexion totale. ML On parle souvent de déconnexion alors même que les clients veulent, pour la plupart, rester connectés. N’est-ce pas antinomique ? J.M.S. : Non, c’est comme sur nos pistes : nous avons des pistes bleues et noires. Je pense qu’il en faut pour tous. Se dire que l’on est sur un territoire connecté, c’est rassurant, car il est possible de se connecter, de rester connecté avec son univers, de pouvoir communiquer. D’ailleurs, qui peut le plus peut le moins : en un clic on peut se déconnecter, c’est la liberté de chacun. Il y a également une phrase qui résume tout : « pas de wifi, pas de jeune ». France Montagnes soutient dès lors toutes les initiatives de wifi en station, de wifi embarqué, de wifi sur le domaine skiable. ML Nous avons évoqué les atouts de la destination France, mais quelles sont ses faiblesses ? J.M.S. : Ce qui est notre atout constitue également notre fai-

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Aujourd’hui, la montagne a des valeurs qui correspondent aux attentes de la société.

blesse : notre diversité touristique nationale. En France, nous avons la montagne, le littoral, la campagne, le tourisme urbain… La France est tellement riche de sa diversité touristique que finalement, on est moins compétitif financièrement par rapport à des pays qui sont mono-produit comme l’Autriche ou la Suisse par exemple. Pour ces deux pays, quasiment tout le budget de promotion est orienté vers la montagne. Notre richesse peut donc nous desservir par rapport à nos concurrents directs. Une autre difficulté est l’accès aux stations, mais il y a des solutions comme le ski en décalé, porté par le département isérois ou des acteurs comme le Club Med ou encore Pierre &Vacances. L’accès est un critère de choix, et il faut éviter les ruptures de charge. Il faut simplifier au maximum l’accès aux stations et éviter la multitude de moyens de locomotion. Nous avons la chance d’avoir le train (Eurostar, Thalys…) qui permet d’accéder aux stations ou tout du moins à proximité. Il faut que la SNCF continue cette présence et ne la réduise pas. C’est donc important que la montagne soit fréquentée toute l’année, pour que ces services ne soient pas réduits à la haute saison. Les zones blanches, en matière de téléphonie ou connexion, sont également un frein et peuvent constituer une faiblesse à date. ML Que pensez-vous de la montagne estivale ? J.M.S. : Pour moi, l’été est une saison stratégique, tant au niveau économique que social. Si demain on veut que la montagne se développe, il faut que l’été soit performant. J’aime à dire que l’été est le garant du chiffre d’affaires réalisé l’hiver. Il faut que l’on arrête de segmenter la montagne, il faut que l’on parle de LA montagne. Si l’on cherche de nouvelles clientèles, des clientèles qui ne connaissent pas ou peu la montagne, si on commence par leur demander s’ils préfèrent la montagne l’été, l’hiver ou le printemps alors qu’ils n’y sont jamais allés, ça devient compliqué. C’est comme si quelqu’un nous demande à quelle période on veut aller en Chine alors qu’on n’y est jamais allé, on ne saura pas quoi lui répondre. Il faut vendre la montagne, avec toutes ses entrées, toutes ses activités. La montagne estivale a souvent été un second choix alors que le client est bien souvent surclassé, qu’il profite des aménagements créés pour une clientèle avant tout hivernale, et que les prix sont très compétitifs. France Montagnes a un vrai travail d’accompagnement pour rendre la montagne estivale tendance, sexy et glamour. Il est également indispensable d’élargir l’activité en montagne pour proposer une véritable double saisonnalité aux saisonniers. Un saisonnier formé l’hiver, si on ne lui propose pas un


emploi l’été, va aller le chercher ailleurs. Il y aura donc sans arrêt un renouvellement d’employé et donc de formation. ML Est-il nécessaire de multiplier les activités estivales ? J.M.S. : Avant, la montagne estivale était synonyme de sport, de randonnée, d’escalade, de dénivelé. Arrêtez-moi si je me trompe, mais un vacancier qui se rend sur les plages de la Côte-d’Azur n’y va pas pour nager, mais pour se reposer, bronzer, ne rien faire ou presque. Aujourd’hui, nous travaillons sur un message qui est : « Venez vous ressourcer à la montagne ». Il faut rendre la montagne accessible. Elle l’est par le prix, il faut le faire pour les activités. Ce n’est pas faire l’apologie de ne rien faire, c’est de communiquer justement, d’une part sur les activités sportives mais également sur les activités douces. Dans l’imaginaire des gens, en montagne, on descend l’hiver et on monte l’été. L’un est attractif et l’autre fait peur. France Montagnes a un rôle pédagogique pour expliquer que la montagne a évolué, qu’elle est accessible.

collaboratif, car il n’y a jamais rien d’acquis. Nous sommes en train de changer de modèle économique : il n’y a plus de cotisation pour les stations ANMSM, pour qu’elles puissent bénéficier de toutes les actions de France Montagnes. Aujourd’hui, toutes les stations de l’ANMSM ont droit, moyennant une participation donnée, à l’action souhaitée. C’est un pari sur l’avenir. Ce sera plus facile pour une station de travailler avec France Montagnes, car elle pourra le faire spécifiquement, pour répondre à l’un de ses besoins. Il n’y aura plus de barrière, tout le monde pourra venir sur un marché aux côtés de France Montagnes. Il faut que nous soyons le plus représentatif possible.

ML Comment voyez-vous l’avenir de France Montagnes ? J.M.S. : Les fondations sont bonnes, saines. Nous sommes plutôt dans une logique d’élargissement du nombre de nos membres, et nous couvrons maintenant quasiment tous les massifs. On peut être fier de ce que l’on a fait, et de ce que l’on va faire. Il faut conserver notre état d’esprit collectif et

ML Le fait que le Président de la République française Emmanuel Macron skie, est un plus ? J.M.S. : Oui, très clairement. Le dernier président skieur était Valérie Giscard d’Estaing, et cela avait un vrai impact, tant en France qu’à l’international. Il contribue à la promotion du ski. C’est un influenceur très important. C’est très bien pour la destination Montagne française. w

© France Montagnes

ML Pensez-vous qu’à l’avenir, d’un modèle « 2 saisons  », la montagne passera à un modèle « 4 saisons » ? J.M.S. : Je pense qu’aujourd’hui, la montagne est articulée autour d’un modèle 3 saisons : l’hiver, le printemps et l’été. Nous avons réussi, en l’espace de quatre années, à réinstaller le printemps. Auparavant, on parlait de fin de saison, et non pas de printemps. Qui plus est, le terme « fin de saison » est un terme que je n’affectionne pas. C’est comme si on dit à un ami « je t’invite au restaurant en fin de service », on ne sait pas trop ce que cela veut dire et cela est négativement connoté. On ne parle donc plus de fin de saison, mais de printemps. Ce n’est pas un langage marketing, car le printemps est une saison à part entière, avec une nature qui se réveille, de nouveaux paysages, de nouvelles activités. Pour développer l’automne, je pense avant tout aux stations -villages qui sont ouvertes à l’année, qui ont des commerces et des infrastructures ouverts toute l’année. Nous avons toujours vu l’automne comme une période de fermeture, de chantier, de préparation à l’hiver, alors que c’est une belle période, avec de belles couleurs, propice à la pratique de la montagne, de la randonnée, de la cueillette, de la chasse et de la pêche notamment. Aujourd’hui, c’est encore un travail qu’il faut faire, et pour ce faire je pense qu’il faut attirer les gens de piémont. Le jour où l’ensemble des stations et des hébergements seront couverts en haut débit, qu’est ce qui empêchera d’ailleurs un propriétaire d’aller travailler dans son appartement en station  ? La montagne pourra développer une offre « business ».

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ACTUS Environnement

© Gourette

La montagne adopte la « Biom Attitude »

Agence d’évaluation indépendante depuis 2012, Biom Work est chargée de mesurer le service social et environnemental qu’une organisation apporte à la population et à son territoire dans le cadre de son activité. Pour ce faire, l’indicateur Biom issu de la Biom Attitude est né, et est d’ores et déjà adopté par l’univers montagne.

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U

tilisé par plus de 800 entreprises, l’indicateur Biom, par ailleurs labellisé Cop21, recense quelques 500 critères d’analyse issus de référentiels publics qui font foi. Calculé à partir d’un audit de la pratique des organisations sur quinze thématiques de développement durable et de leurs dépenses associées et vérifiées comptablement, l’indice Biom est un indicateur indiscutable. Mesurant la valeur économique du service social et environnemental qu’apporte une organisation à la population du territoire, l’indice Biom exprimé en pourcentage de dépenses recyclées sur le territoire attribue à chaque entité auditée un pourcentage compris entre 0 et 100%. Concrètement, l’indicateur Biom permet aux organisations de valoriser en euros le service sociétal et environnemental qu’elles apportent à leur territoire, exprimé en pourcentage de leur chiffres d’affaires. Pour information, le secteur de la grande distribution affiche un indice compris entre 20 et 30%, l’agroalimentaire entre 30 et 40% et le BTP entre 40 et 50%. Qu’en est-il des opérateurs de remontées mécaniques ? Selon Domaines Skiables de France et Biom Work, les adhérents de DSF affiche un indice Biom moyen de 60%, de quoi décomplexer l’ensemble d’une profession. Plus précisément, quatre stations ont mené un audit approfondi - Métabief, Gourette, La Pierre Saint-Martin et Peyragudes - et ont


© merci-creative

obtenu d’excellents résultats. En effet, l’indice Biom de Métabief est évalué à 71%, Gourette à 60%, Peyragudes à 64% et La Pierre Saint-Martin à 66%. Dès lors, si un client demande où va l’argent de son forfait, il est aisé de lui répondre, dans le cas de Métabief, que sur 100 euros dépensés, 71 euros financent l’emploi et des actions de développement durable du territoire. Un indice qui décomplexe C’est à l’occasion d’un chantier de création d’une retenue collinaire, et face aux critiques qui s’élevaient alors même que tout avait été fait en matière de préservation de l’environnement, que Olivier Erard, directeur de Métabief, a voulu, selon DSF, briser le cercle vertueux de la position défensive avec un « outil indiscu-

table ». Pour le directeur de Métabief, « il existe déjà des labels qui valorisent les démarche de progrès mais il manquait à la profession un outil d’analyse et de mesure adapté à nos activités. Ne pas se restreindre qu’à l’environnement, c’est tenir compte du fait que l’impact sociétal de nos entreprises sur les territoires est important ». Pour Annick Girard, présidente de la commission communication et économie de DSF, « il n’est pas question de donner des leçons à nos adhérents. Il s’agit simplement de montrer que d’autres voies sont possibles pour communiquer effica-

cement et de manière proactive sur toutes nos retombées sociétales. Nous devons être fiers du chemin parcouru et de notre légitimité à parler de développement durable ». Quand l’indice Biom fait des émules Pour la première fois en France, une agence locale d’assurance a adhéré à la démarche Biom Attitude. L’indicateur Biom touche désormais tous les secteurs d’activité : l’agence locale Allianz Souriguère & Gales, située dans les vallées d’Aure et du Louron s’y est soumise volontairement. « Nous sommes une agence de proximité, très impliquée dans notre territoire. Nous souhaitions mettre l’humain au cœur de notre métier, en démontrant notre savoir-faire et notre volonté de contribuer durablement au développement de nos vallées, comme le font les stations de skis à l’échelle locale et nationale », précise Franck Souriguère, agent général Allianz. Première agence locale d’assurance impliquée dans la démarche Biom, l’établissement travaille à développer une prestation de qualité, en consacrant du temps et du savoir-faire à ses clients : « la confiance est notre leitmotiv et nous accompagnons notre client de la souscription jusqu’à l’indemnisation, explique Franck Souriguère. Nos locaux basés à Sarrancolin et à Arreau, font de nous une agence locale et de proximité ». n n°265 | Janvier -Février 2018 |  73


ACTUS 

Damage

Un chauffeur pas comme les autres Grâce aux aménagements mis en place par les équipes de Kässbohrer E.S.E. et de la S3V à Courchevel sur un PistenBully 600, Antoine Motillon, paraplégique, réalise son rêve : devenir conducteur d’engin de damage  !

Antoine peut continuer d’assouvir sa passion du damage ! n

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© Kässbohrer / S3V

Intégrer le handicap, adapter la machine Il faut en parallèle trouver une station qui accepte le challenge. Certaines d’entre elles sont hésitantes, craignant que les aménagements de la machine soient compliqués tout comme l’intégration du handicap dans ce métier si particulier. Kässbohrer E.S.E. prend alors contact avec Courchevel et la station va relever le défi. Les équipes de Kässbohrer vont travailler à adapter la machine (blocage d’accélérateur et manettes de contrôle) en collaboration avec les techniciens de la S3V qui, en parallèle, installent un système de bras et de poulie pour faciliter l’accès du chauffeur à la cabine. Les premières semaines de tests et de formation peuvent être effectuées sur les pistes de la station et elles sont concluantes dès la fin de l’hiver dernier. Cette saison, Antoine a de nouveau intégré l’équipe de Courchevel et les aménagements de la machine ont été améliorés. Le système de bras et poulie a été remplacé par un élévateur adapté et performant dont la S3V a fait l’acquisition et qui a été astucieusement mis en place sur la machine d’Antoine par Kässbohrer E.S.E.. L’accélérateur initial, qui ne permettait que le blocage du régime, a été remplacé par un accélérateur permettant d’ajuster le régime voulu à la main. Enfin, un tube télescopique relié aux réservoirs à carburant permet au conducteur de faire le plein tout seul depuis une plate-forme installée par la S3V.

© Kässbohrer / S3V

L

e métier de chauffeur d’engin de damage est un métier de passion. Et chacun vibre selon ses clefs d’entrée. La conduite, la mécanique, la montagne, mais aussi la nuit, le calme et la solitude, les grands espaces, la confrontation à la nature et aux éléments, le plaisir de construire et de travailler les pistes… la liste est longue et chaque dameur a son histoire. Celle d’Antoine Motillon est pourtant singulière… Cet ancien couvreur a donné l’hiver dernier une nouvelle orientation à sa vie professionnelle : il est devenu chauffeur d’engin de damage. Rien d’exceptionnel à ceci près qu’Antoine est … paraplégique ! Un accident de moto l’a en effet privé il y a quelques années de l’usage de ses jambes. Il entame alors une reconversion et devient le premier moniteur de planeur paraplégique. Mais son rêve d’enfance c’est le damage. Il contacte alors Kässbohrer E.S.E. pour échanger avec les équipes sur la possibilité d’adapter une dameuse à son usage. C’est le début de l’aventure.


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ANENA : centre de formation agréé Lors de sa création en octobre 1971, l’Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches (ANENA) s’est vue confier comme missions principales la prévention, la sensibilisation et la formation des usagers de la montagne hivernale face au risque d’avalanche. Dès 1972, elle dispense les premiers stages CPT « certificat de préposé au tir » qui forment les futurs pisteurs au déclenchement préventif des avalanches. Depuis la première année, les stages artificiers ont lieu dans la station iséroise de l’Alpe d’Huez. En 1992, l’ANENA obtient l’agrément pour la formation des maîtres-chiens d’avalanche. Cette formation qualifiante se déroule chaque mois de décembre dans la station des Deux Alpes. Ce sont, à chaque session, une vingtaine de binômes maître/chien qui participent aux différents tests et ateliers en salle et sur le terrain.

Formations professionnelles 2017/2018 : les artificiers de demain en apprentissage aujourd’hui Les stages artificiers ont débuté à l’Alpe d’Huez le 6 novembre dernier. Cette année, ce sont trois sessions de pisteurs et agents des routes qui suivent assidument la formation. Le programme est intensif  : quatre jours sont consacrés au « certificat de préposé au tir », concrétisés par une journée en carrière. La deuxième semaine est consacrée au déclenchement avec des travaux pratiques sur le terrain (démo tir NONEL, tir à la mèche lente).

Ils ont fait appel à l'ANENA : → Montaz Equipement, → TAS, → Engineerisk,

Formations professionnelles 2017/2018 : les maîtres-chiens se donnent rendez-vous aux 2 Alpes

→ L'AFRAT,

→ Sysoco,

Le 4 décembre dernier débutait aux Deux Alpes la formation de 24 équipes cynotechniques. Comme chaque année, l’équipe pédagogique de l’ANENA composée de gendarmes, pompiers, CRS, pisteurssecouristes, veillait au bon déroulement de la formation et des exercices sur le terrain. Les recyclages artificiers sont actuellement en cours de réalisation dans tous les départements de montagne. Pour plus de renseignements, veuillez contactez Célia Ducros à l’adresse mail suivante :

→ Meteo France,

celia.ducros@anena.org

→ IRSTEA,

L’ANENA est référencée dans la liste des organismes de formation officiels, consultables sur : data.gouv.fr

→ EDF, → ERDF, → MIFORA,

→ ESI, → Les stations de : La Norma, la Plagne, la Clusaz… → ONF,

© DR

→ ONCFS (liste non exhaustive).

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Nos offres de formation : • S auvetage avalanche en autonomie niveau 1 et 2 ; • Déplacement hivernal en sécurité ; • Certificat de préposé au tir ; • Avalancheur ; • NONEL ; • Maître-chien d’avalanche ; • Recyclage artificier.

Faites appel à l’ANENA pour la formation de votre personnel Nos formateurs agréés (guides de haute montagne, chargés de mission formation ANENA) œuvrent dès le mois d’octobre et jusqu’en avril, pour dispenser les formations ANENA sur le terrain. Vous pouvez dès à présent contacter Frédéric Jarry (frederic.jarry@anena.org) ou Sébastien Escande (sebastien

escande@hotmail.com) pour programmer la formation de votre choix.

Formation annuelle d’artificier sur le terrain à l’Alpe d’Huez. Stéphane Bornet, formateur ANENA initie les stagiaires aux différentes méthodes de déclenchement.

Détail de la formation « Déplacement hivernal en sécurité ». • Déplacement hivernal en sécurité : consolider les connaissances et pratiques liées à sa propre sécurité et à celle des autres (à destination des pisteurs-secouristes dans le cadre du PIDA, des agents de l'environnement et de la fonction publique dans le cadre de missions d'observations, interventions : ONF, ONCFS, EDF, Météo France…). Intervenant : un formateur agréé ANENA Objectifs : – Préparer, organiser un déplacement dans le cadre d'une opération/mission à titre individuel ou en groupe ; – Être capable de se déplacer en sécurité dans des terrains variés en hiver ; – Savoir faire une analyse critique des situations à risques et savoir renoncer. Pédagogie : – Echanges et partages d'expérience. Ateliers interactifs et jeux de rôles, sous le contrôle du formateur. Mais aussi un choix de formations à la carte, en fonction des besoins et spécificités des entreprises.

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PUBLI-REPORTAGE

ABM SAS - Haute-Savoie

Des techniques urbaines de travail en hauteur et à accès difficile sur mesure en altitude

Créée depuis plus de vingt ans, la société Activités Bâtiment Montagne s’est positionnée dans une «niche» économique: le travail en grande hauteur et en accès difficile, lié au bâtiment, en milieu urbain, et haute montagne. Une équipe restreinte de professionnels au savoir-faire de pointe et ayant la capacité à appliquer des techniques fines et performantes à des solutions sur-mesure pour des travaux effectués dans des endroits normalement inaccessibles et des environnements complexes. Avant d’être cordistes, les agents spécialisés d’ABM ont une formation propre à chacun/e, que ce soit en charpente, ébénisterie, maçonnerie, élagage ou autre qualification professionnelle liée au bâtiment ou travaux publics, ce qui leur permet d’assurer un travail de qualité et des finitions haut de gamme. Mus par leur passion pour la hauteur et l’application de techniques complexes à des travaux sur cordes, les salariés mettent quotidiennement toute leur créativité et innovation au service des clients pour leur trouver des solutions différenciées qui les inspirent. ABM développe constamment des solutions et des services qui respectent des standards éthiques stricts afin de minimiser son impact environnemental lors de ses interventions. La qualité et la pérennité de ses prestations est au cœur de la réflexion quotidienne de tous les acteurs de la société. Forts de leur expertise et leur expérience, les techniciens d’ABM œuvrent dans des sites très variés, urbains ou en montagne, toujours avec la même rigueur et l’utilisation de moyens contemporains innovants. Ils interviennent pour tous types de travaux d’urgence en accès difficile hiver comme été en montagne en France, mais également dans des parcs d’attractions à l’étranger, pour les collectivités publiques ou sur des ouvrages d’art. Le responsable de site d’Argonay intervient également régulièrement à San Francisco pour la gestion du parc végétal de la ville. w

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« Small but beautiful » ABM est une petite boutique de travaux sur-mesure valorisant l’excellence au service du client.

400 route de l’Aiglière 74370 Argonay Tel : 04 50 27 36 49 expert@abm-aravis.fr www.abm-aravis.fr


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ACTUS 

Evénement

Les Rencontres Climat Météo Montagne : un haut lieu d’échanges Après quelques années d’absence, les Rencontres Météo Montagne sont devenues les Rencontres Climat Météo Montagne à l’occasion de leur retour au premier plan l’année dernière. Portées par Christian Reverbel, son fondateur par ailleurs vice-président de l’ADSP, les Rencontres se refont aujourd’hui une jeunesse et reviennent sur le devant de la scène, comme en témoigne le grand nombre de présentateurs météos et de journalistes qui avaient spécifiquement fait le déplacement. Pour son édition 2018, les Rencontres avaient à nouveau élu domicile à la Plagne, les 26 et 27 janvier derniers.

L

e but des Rencontres Climat Météo Montagne, fondées et organisées par Christian Reverbel, et accueillies par le maire de La Plagne-Tarentaise Jean-Luc Boch est de lier théorie et pratique, conférences et terrain. La volonté de Christian Reverbel est de remettre la montagne sur le devant de la scène en expliquant ce qui est fait en montagne, sur le terrain, en matière de relevé météo notamment, tout en étant à l’écoute des besoins de ceux qui communiquent en la matière. Car si les présentateurs météo sont les visages de la météo nationale, derrière se cache un réseau leur permettant de distiller les bonnes informations. En effet, comme l’a confié Christian Reverbel, « il existe un vaste réseau d’observateurs en France. Il y a par exemple plus de 700 personnes qui font des observations nivo-météo au sein des services des pistes, deux fois par jour, tous les jours de l’hiver, à destination notamment de Météo France qui a lui même des stations et qui exploite les résultats  ». Dès lors, il est nécessaire de présenter ce cheminement, d’expliquer comment la neige se construit sur un domaine skiable, est exploitée, mesurée, et quelles sont les conséquences notamment des bulletins sur l’économie de montagne. Avec Patrice Drevet à la baguette, les intervenants se sont succédés et les débats se sont enrichis sous le regard d’Audrey Pulvar, ancienne journaliste et actuelle présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme, qui officiait en tant que grand témoin des Rencontres Climat Météo Montagne 2018. A noter également l’organisation de pitch où se sont succédés Bruno Gastinne, président de la CCI Savoie, Michel Meunier, Albedo Energie, et Geoffroy Ville, Ataway. L’enneigement et météo, deux notions liées ? La météo est-elle la clé de l’enneigement ou l’enneigement est-il la clé de la communication météo pour les professionnels et amateurs de montagne ? Deux conférences successives sont revenues sur les liens entre météo et neige, et neige et communication. Il est certain que la météo est l’une des clés de l’enneigement

80 | Janvier -Février 2018 |  n°265


de culture. En effet, pour optimiser la gestion de la neige et la préparation des pistes il est nécessaire de pouvoir anticiper d’un côté les conditions météorologiques, et de l’autre les conditions d’enneigement. Les trois derniers hivers l’ont démontré, les fenêtres de froid sont réduites, il est donc nécessaire d’optimiser la fabrication de neige de culture, et donc de pouvoir s’appuyer sur de bonnes prévisions. L’enneigement est également l’une des clés de la communication des stations qui utilisent différents outils pour ce faire, dont les webcams, des applications et sites dédiés. Les conditions d’enneigement font partie intégrante des bulletins météos nationaux, et participent activement à la promotion de la destination montagne. Ils peuvent être un véritable outil d’aide à la décision : si de la neige est annoncée, pourquoi ne pas aller skier ? Encore faut-il que les informations soient transmises aux différents médias et services météos. Pour ce faire, et comme l’a indiqué Jean-Luc Boch, maire de la Plagne-Tarentaise et président du groupe de travail « communication neige-météo » de l’ANMSM, des bulletins d’enneigement sont édités et envoyés. Depuis près de 50 ans, le réseau d’observateurs nivo-météorologique collecte quotidiennement des informations sur le manteau neigeux, indispensables pour assurer la sécurité du public et des agents travaillant sur le domaine skiable. Météo France, de part son travail et des informations qui lui sont transmises, établit ensuite le BRA ainsi que les bulletins de prévision. Ces derniers ont d’ailleurs bien évolué depuis 1946 comme l’a démontré Jean-Luc Boch qui a présenté le premier bulletin d’enneigement édité à l’après-guerre, et dont le mode de transmission a subi les mêmes évolutions grâce à l’arrivée de nouvelles technologies comme internet. Hiver 2017/2018 : entre records et risques Le début d’hiver 2017/2018 a a connu cinq situations avalancheuses très marquées : deux en décembre et trois en janvier avec souvent des enjeux multiples : neige, vent et pluie, avec de nombreuses conséquences, notamment dans les Alpes du

Nord, comme l’a confié Cécile Coléou, coordinatrice technique nationale pour la prévision du risque d’avalanche – Météo France. Des mesures préventives ont été prises, parfois exceptionnelles. Exceptionnel est également le qualificatif utilisé pour aborder l’enneigement record enregistré cette année dans bon nombre de stations. A date, les Arcs ont enregistré un cumul de 3,35 m, soit un record par rapport aux 37 derniers hivers, Valfréjus 2,45 m, Bonneval-sur-Arc 2,25 m soit un record absolu par rapport aux 24 derniers hivers. De nombreuses autres stations comme les Gets, Tignes ou encore Val d’Isère ont enregistré pour le seul mois de janvier, des chutes records. Claude Schneider du service nivo-météo de la Plagne a tenu à expliquer comment étaient mesurées les hauteurs de neige ; et autant dire qu’avec un cumul de 6,81 mètres à date, le travail était important voir complexe puisque plus de 3 m de neige sont tombés durant le seul mois de janvier. Ce dernier est d’ailleurs revenu sur les difficultés d’exploitation car, « nous savons

travailler avec peu de neige, moins avec beaucoup de neige ». D’autant plus que les risques sont nombreux : « nous avons vu des cassures énormes que nous n’avons pas vu depuis longtemps  ». La montagne est-il le parent pauvre ? Si l’information était déjà dans l’air depuis quelques mois, elle a pris de la consistance à l’occasion des Rencontres Climat Météo Montagne : les stations météorologiques de Chamonix et de Bourg-Saint-Maurice sont menacées de fermeture. L’annonce n’est pas encore officielle, mais à l’occasion d’un déplacement à Lyon, le Pdg de Météo France Jean-Marc Lacave, a confirmé un plan de restructuration des différents sites de Météo France. Pourtant, la météo relève de la sécurité publique, et ce ne sont pas les derniers mois qui diront le contraire. Passage de la tempête Eléanor, vigilance rouge avalanche, les agents de Météo France ont eu un rôle primordial dans l’aide à la décision des maires, directeurs de service des pistes, opérateurs de domaines skiables, et autres représentants …/… n°265 | Janvier -Février 2018 |  81


ACTUS 

Evénement

de l’Etat dans leur décision de fermer des domaines skiables, de confiner des habitants, d’évacuer certaines zones résidentielles, de fermer des voies d’accès. Pour Christian Reverbel, il est «  impensable que la prévision météo se fasse de Lyon ou Grenoble. Chaque massif a sa particularité. Il est important de garder les valeurs humaines et de terrain. Il est important que Météo France comprenne qu’il y a des choses à faire et à ne pas faire. Nous avons besoin de conserver ce schéma d’information. N’attendons pas d’accident et de mort avant d’agir. Il faut que la raison l’emporte ». Présente dans la salle, la directrice de la communication de Météo France a tenu a prendre la parole et à indiquer que : « il y a effectivement des réductions budgétaires et financières de l’Etat. Nous allons tenir compte de ce qui est dit aujourd’hui, mais nous n’avons pas de baguette magique. On va essayer de trouver des solutions ». Une réponse qui n’a visiblement pas convenu à Jean-Luc Boch qui a immédiatement tenu à l’interpeller en demandant « à combien on estime et on prévoit le coût d’une vie car on a fait une mauvaise prévision, parce que localement on a fait des économies budgétaires  ?  ». Une communication anxiogène peut-elle avoir une influence sur l’économie de montagne ? Annoncer la fermeture de voies d’accès à certaines stations, un risque marqué ou fort d’avalanche ou encore de fortes chutes de neige, ont-ils une influence sur l’économie de montagne ? La question mérite d’être posée et a été posée, notamment par Jean-Marc Silva, directeur de France Montagnes qui a souhaité « apporter un point de vigilance par rapport à la

météo car France Montagnes est l’interface avec le grand public. La météo en montagne est complexe et a un effet direct sur l’économie de montagne. Une prévision mal interprétée, pour nous c’est un risque que des gens ne montent pas en montagne ». Après la question de la fermeture de certains centres météo de montagne, c’est un nouveau débat qui s’ouvrait car sur la question, les avis divergent. Si les acteurs 82 | Janvier -Février 2018 |  n°265

de la montagne se rejoignent pour souligner que certaines informations données par les présentateurs météo peuvent avoir une incidence négative sur l’économie des sports d’hiver et de la montagne, les présentateurs et journalistes tiennent de leur côté une autre position. Pour Evelyne Dheliat, «  notre rôle est de donner l’information que nous donne Météo France  ». Un constat partagé par Emmanuel Bocrie, ingénieur Météo France pour qui «  le but est de donner une information, pas d’être anxiogène. Le bulletin météo est une généralisation de ce qui se passe en France ». Pour autant, quelle est la réelle plus value de donner des informations concernant le risque d’avalanche à l’occasion d’un bulletin météo national, à une heure de grande écoute ? Environ 12% de la population française skie et parmi ces 12%, seuls 10% font du ski hors-piste et sont à la recherche d’informations précises et consultent pour ce faire le bulletin d’estimation du risque d’avalanche. Audrey Pulvard a tenu, sur cette question, à apporter son témoignage personnel : « je viens d’une région où on cumule tous les risques – cyclonique, sismique, volcanique et de submersion – la Martinique. Les populations sont averties et formées à ces risques. Durant la saison des pluies, il y a de nombreuses alertes. Pour autant, les gens ne sont pas systématiquement impactés, et ne sont pas pour autant blasés ». Pour Audrey Pulvard, il est nécessaire que l’on dispose de l’information, même si la météo peut se tromper et ne pas impacter une région pourtant sensibiliser à l’imminence d’un risque. Réchauffement climatique, est-il trop tard pour agir ? Après diverses conférences ayant trait aux phénomènes météos tels les ouragans qui deviennent de plus en plus fréquents et violents, les inondations et sécheresses qui commencent à être récurrentes, un seul constat s’imposait une fois de plus : les changements climatiques sont en cours et impactent de plus en plus les populations. Sur le climat, il y a un réchauffement global, le constat est indéniable. Pour Audrey Pulvard,


les transformations qu’il nous faut mettre en œuvre, sur l’ensemble de la planète, pour faire face au défi du réchauffement climatique, de la dégradation de l’environnement, et de l’effondrement de la biodiversité sont tellement profondes, d’une ampleur tellement indicible et inaudible que l’on a tendance à se dire que respecter l’environnement et lutter contre le réchauffement climatique c’est détruire des millions d’emplois. Pour autant, Audrey Pulvard a deux arguments à opposer à cela. Le premier est qu’à longueur de journée et depuis une dizaine d’année, on nous soutient que les nouvelles économies et que l’ubérisation de la société va détruire des millions d’emplois mais en créer d’autres. Et que donc, il faut se résigner à la disparition de ces emplois au nom de la modernité. Les mêmes personnes qui annoncent cela, quand on leur dit qu’il faut remettre en cause nos modes de déplacement, de consommation, de production d’énergie, et que cela aura des effets à court et moyen terme sur l’emploi, mais qu’on peut préparer ces conséquence, nous disent : « ah non, ne peut pas,

ce n’est pas possible   ». Audrey Pulvard propose que l’on renverse le prisme  : au lieu d’admettre de façon subie que la nouvelle économie et que les nouveaux modes de vies vont supprimer des emplois, essayons de créer, et c’est possible car des modèle en la matière existe, de nouveaux emplois, de nouveaux gisements d’emplois. En effet, si rien n’est fait, la société et le monde courent vers un point de non-retour et la catastrophe. Aujourd’hui, il n’y a pas un seul endroit de la terre et un seul humain qui soit à l’abri du changement climatique et de ses conséquences. Pour que l’on s’en sorte, nous seront obligés de faire des efforts car les nouvelles en matière de climat ne sont pas bonnes du tout. Les émissions de CO2 sont reparties à la hausse. La France n’est pas du tout dans les clous pour atteindre ses objectifs, et l’Allemagne a quasiment renoncé à tenir les siens. Les changements commencent à arriver. Il faut se mobiliser, il faut une mobilisation générale comme l’a évoqué Bruno Gastinne, président de la CCI Savoie.

Quelle place pour la science dans les médias français ? Si les scientifiques sont, selon Carlo Maria Carmagnola, chercheur au centre d’études de la neige de Grenoble, de véritables stars Outre-Atlantique, il est vrai qu’en France tel n’est pas le cas. De prime abord, la science pourrait ne pas intéresser le grand public, mais tant Audrey Pulvard que Michel Chevalet, journaliste-scientifique, pensent le contraire. D’autant plus que des émissions scientifiques pourraient sensibiliser le public aux problématiques en cours, notamment en matière de réchauffement climatique. « Pour changer la société, il faut changer les hommes. Et pour changer les hommes, il faut leur donner envie. Mon boulot a été durant plus de vingt ans, d’intéresser les gens à la science et à la technique » a précisé Michel Chevalet avant d’ajouter que bon nombre de directeurs de chaines n’ont que faire d’émissions scientifiques jugées trop onéreuses ou ennuyeuses. Pourtant, et comme l’a souligné Jacques Treiner, physicien, la place des scientifiques dans les médias contribue à faire la différence entre une opinion et un énoncé scientifique. En effet, une opinion peut dire n’importe quoi, alors qu’un énoncé scientifique ne le peut pas, même si en matière de changement climatique, « il y a des choses que l’on sait, des choses que l’on sait moins bien, et des choses qu’on ignore, et des choses qu’on ignore ignorer ». Pour Audrey Pulvard, les scientifiques ne sont pas assez mis en valeur par les médias français alors que le grand public est demandeur. « J’ai été journaliste pendant 25 ans, et je me suis battu pour que l’on respecte ceux qui nous lisent, nous écoutent ou nous voient. Je ne peux qu’inciter les journalistes à parler de sciences. Il faut que la science prenne plus de place dans les médias. J’ai vu dans ma carrière des patrons de presse qui refusaient de parler de science ». On dit souvent que science sans conscience n’est que ruine de l’âme, et conscience sans science ? n n°265 | Janvier -Février 2018 |  83


PUBLI-REPORTAGE

DOPPELMAYR

Bienvenue 

LA D-LINE EN UN COUP D’ŒIL • Vitesse de transport jusqu’à 7 m/s

• maintenance simplifiée

• TC10 : voie de 6,4 m et largeur de cabine supérieure

• 31 innovations

• TSD8 : voie de 7, 7 m et largeur de siège supérieure

• 14 brevets

• TSD6 : voie de 6,4 m et largeur de siège supérieure

• 205 nouveautés

Embarquez et décollez avec Doppelmayr sur la dernière génération de systèmes de transport par câble qui symbolise les standards de ce secteur d’activité. La D-Line est la technologie d’avenir pour le transport par câble. Le processus de développement de cette gamme s’est concentré sur des améliorations orientées vers trois groupes d’utilisateurs : les clients ou investisseurs, les passagers et enfin les opérateurs d’exploitation et

de maintenance. La D-Line apporte à tous des avantages essentiels : confort optimal pour les passagers, fonctionnement silencieux, maintenance simple et rapide, et bien d’autres qualités qui en font l’image même de la première classe. Précision technique, lignes simples et claires, esthétique d’avant-garde, avec la D-Line, Doppelmayr élargit le champ des possibles.

84 | Janvier -Février 2018 |  n°265


en première classe

LES RÉFÉRENCES DE LA D-LINE EN 2015 • 1 TC10 en Autriche

EN 2016 • 7 TC10 en Autriche • 1 TSD6 bulles en Autriche

EN 2017 • 9 TC10 en Autriche, Italie et Viêt Nam • 3 TSD6 bulles en Autriche et Suisse

n°265 | Janvier -Février 2018 |  85


PUBLI-REPORTAGE

DOPPELMAYR

Gare D-Line - Toitures R1 et R2

Cabine OMEGA IV-1O SI D

La gare D-Line s’appuie sur une technologie sophistiquée, réduite à l’essentiel, inscrite dans une esthétique raffinée. Deux nouvelles solutions de couverture offrent le choix de l’élégance et du design. Doppelmayr propose toujours la ligne classique (toiture R1) aux formes arrondies et optimisées pour la charge de la neige. La variante cubique (toiture R2) offre d’amples surfaces vitrées et la possibilité d’aménager des surfaces de communication extérieure : la façade multimédia peut être habillée d’images animées.

Le nouveau modèle de cabine de la D-Line maximise le confort de transport. Avec plus de place pour les jambes, un embarquement facile et une disposition totalement renouvelée des places, elle offre aux passagers une sensation d’espace inégalée. Un voyage exceptionnel en première classe.

ZOOM SUR LA GARE D-LINE • Pilier béton épuré • Embarquement confortable à fleur de quai dans la gare • Convoyeur à pneus avec tendeurs de courroies • Rail de roulement à garniture caoutchouc • Guidage extérieur insonorisé • Balanciers à palonniers en gare • Forme de poulie à réduction de bruit • Toiture recouvrant l’intégralité des véhicules • Equipements multimedia

ZOOM SUR LA CABINE OMEGA IV-1O SI D • Largeur de siège plus importante (460 mm au lieu de 416 mm) • Espace pour les jambes, grâce à une longueur de cabine de 1 943 mm au lieu de 1 876 mm • Hauteur générale de cabine de 2,22 m • Nouvelle suspente

Pince débrayable D-Line D3000 et D5000 Par ses performances, la pince débrayable de la D-Line est assurément l’un des points forts de cette nouvelle gamme d’appareils. Elle combine les avantages de la pince à barre de torsion (pince DT) avec ceux de la pince à ressort spirale (pince A).

86 | Janvier -Février 2018 |  n°265

ZOOM SUR LA PINCE DÉBRAYABLE D-LINE • Diamètre de câble jusqu’à 64 mm • Inclinaison de ligne pouvant atteindre 100 % pour un véhicule de 1 800 kg • Géométrie optimisée du dos de pince, réduisant les à-coups • Pince à genouillère avec ressorts spirales • Maintenance aisée


Siège DCD

Balancier D-Line

Le Doppelmayr Chair Detachable (DCD) combine la sécurité, la qualité et une esthétique moderne. Disponible en version 6 et 8 places, le DCD permet une variété de couleurs de sièges et la possibilité de marquages individuels sur la face arrière des banquettes offrant une option qualitative de communication. Durée de vie et résistance sont au rendez-vous grâce aux matériaux utilisés. La forme et la fonctionnalité de la nouvelle suspension de la D-Line ont été optimisées pour améliorer le confort de transport.

Sur la D-Line, les passagers éprouvent de toutes nouvelles sensations de transport. Les balanciers, en combinaison avec la nouvelle pince débrayable, sont essentiels pour ce confort exceptionnel. Le passage des pylônes est désormais encore plus doux pour tous les types de balanciers disponibles.

ZOOM SUR LE SIÈGE DCD • Largeur d’assise : 520 mm • Nouvelle suspente • Siège chauffant avec fiche de raccordement • Différentes possibilités de couleur et de design • Affichage individuel et facilement interchangeable (mesh) sur la face arrière des banquettes

ZOOM SUR LE BALANCIER D-LINE • Diamètre de câble jusqu’à 64 mm • Capacité supérieure pour des dénivelées encore plus importantes • Balancier support avec + 30 % de charge par galet et + 42 % de contrainte vent • Balancier compression avec + 14 % de charge par galet et + 16 % de contrainte vent • Balancier support/compression avec + 25 % de charge par galet et + 16 % de contrainte vent

Chaque constituant ou élément de la D-Line a été totalement repensé. Fonctionnalité, confort, silence, exploitation, maintenance, esthétisme, l’ensemble de la gamme préfigure l’avenir du transport par câble sur les domaines skiables … et en ville : la D-Line a été imaginée pour s’adapter au mieux aux applications urbaines. Grâce à son design moderne, elle contribue à la personnalité de la ville, et ses performances ouvrent de nouvelles possibilités à la télécabine comme véritable moyen de transport.

n°265 | Janvier -Février 2018 |  87


INVESTISSEMENTS2017

©Shutterstock _ FD_OTJ Design

Inv es ti

n e m e s s

Photos double page : © Agence Zoom, © Montaz Equipements, © TechnoAlpin, © DR

88 | Janvier-Février 2018 | n°265

7 1 0 2 ts


SOMMAIRE 94 ............................................................ R  . M. neuves 98 ............................................................ R. M. modifications, maintenance 104 .......................................................... Neige de culture 107 .......................................................... Damage 108 .......................................................... Sécurité 110 ........................................................... Travaux de pistes 112 .......................................................... Billetterie 114 ........................................................... Equipements de loisirs 116 ........................................................... Signalétique 119 ........................................................... Véhicules - Divers 120 .......................................................... Marketing numérique

113,3 M€ 50,9 M€ 77,1 M€ 38,5 M€ 5,1 M€ 14,7 M€ 5,2 M€ 7,5 M€ 2,1 M€ 19,4 M€ 2,4 M€

n°265 | Janvier-Février 2018 |  89


INVESTISSEMENTS2017

Investir c’est dépasser le présent. Investir, c’est croire en l’avenir.

puisque notre taux d’équipement est largement inférieur à celui de nos voisins et concurrents (35% en France, contre 49% en Suisse, 60% en Andorre, 70% en Autriche). Comme notre capacité d’investissement n’est pas illimitée, on peut regretter que cet effort se fasse pour partie au détriment des autres postes, notamment les remontées mécaniques. Cela étant elles continuent d’occuper environ la moitié de nos investissements. Avec nos partenaires Montagne Leaders et Atout France nous avons aussi voulu faire apparaître cette année une nouvelle catégorie d’investissements immatériels car nos stations prennent le virage digital.

T

el est le montagnard : il ne baisse pas les bras, il se retrousse les manches. Fidèles à notre tempérament et à nos valeurs nous prouvons une fois de plus notre capacité d’adaptation. Confrontés à plusieurs saisons difficiles, nous avons continué d’investir car nous croyons en notre produit. Et nous avons adapté la nature de nos investissements aux changements qui sont en cours. Je me félicite de la résistance et de la progression de l’investissement ces dernières années, malgré un contexte adverse. C’est aussi l’effet des mesures prises par le gouvernement (CICE et sur-amortissement Macron) et par les collectivités locales (je pense en particulier à l’aide des régions alpines). Le tourisme mérite ces attentions car il contribue à la balance du commerce extérieur et crée des emplois non délocalisables. Si la neige de culture connaît une place plus grande dans nos priorités d’investissement c’est non seulement qu’elle sécurise l’emploi et l’activité de tous les acteurs de la station, mais aussi que nous avons un retard à combler dans ce domaine

90 | Janvier-Février 2018 | n°265

Je regrette que la Cour des Comptes dans son récent rapport ait jugé avec sévérité les stations des Alpes du Nord. Elle relève pourtant avec acuité les enjeux de l’immobilier de loisir et notre vulnérabilité à l’aléa d’enneigement. Elle appelle même à un nouveau modèle de développement, mais sans avoir apparemment compris le fondement de l’attractivité de nos stations, ni les spécificités de l’exploitation des domaines skiables que le droit français « enferme dans un régime de droit public ». Il est surprenant de voir un organe comme la Cour des Comptes prôner une reconversion des sites tout en soulignant le déséquilibre financier des activités de diversification, ou présenter les exploitants dans une situation qui serait à la fois avantageuse et très vulnérable. Quand je considère ensemble l’emploi que nous portons et notre contribution majeure au fonctionnement des services en station, je me dis qu’il n’est pas surprenant que plus de la moitié des dépenses de nos domaines skiables soient des dépenses de développement durable comme nous l’avons montré en appliquant l’indice BIOM à nos entreprises. Pour finir, je rappelle que notre capacité à investir dépend aussi - on ne le dit pas assez - de notre niveau de recettes. D’où l’importance du renouvellement de notre clientèle, du calendrier scolaire qui sera prolongé en 2018 et revu en 2019, et de l’immobilier de loisir. n  

Pierre Lestas, Président de Domaines Skiables de France


1500

Evolution des recettes brutes des domaines skiables

1 351

en millions d’euros courants TTC

1 325

1200

1 171 1 136

1040

938 900

884

500

770

618

604

400

418,99

600

533

348,5

334,6

336,4

310,7 300

311

298,13

300 276

234

200

166

Evolution des investissements en millions d’euros courants HT

117 101

103

100

2017

2016

2015

2014

2013

2012

2011

2010

2009

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

2001

1999

1998

1997

1996

1995

1994

1993

1992

1991

1990

0

2000

47

Cet indicateur se base sur un montant d’investissements HT et un chiffre d’affaires TTC issu du panel des répondants de l’enquête Top100 (ML263). Le chiffre d’affaires doit être divisé par 1,1 pour refléter la réalité.

n°265 | Janvier-Février 2018 |  91


INVESTISSEMENTS2017

Remontées mécaniques neuves

113 352 362 € Coup d’arrêt ! 2016 n’était donc pas une année de reprise comme nous l’avions espéré. Avec un peu plus de 113 millions d’euros, les nouveaux appareils sont en recul : -9% par rapport à 2016, et -18% par rapport à la moyenne des 5 derniers exercices. Il faut remonter à 2010 pour retrouver un plus faible total pour ce poste. Malgré les montants importants consacrés à 3 télécabines (tout de même !), le contingent d’appareils marque le pas : 45 installations… A titre de comparaison, l’une des dernières belles années pour le secteur, 2014, affichait 64 appareils et plus de 167 M¤ investis. Les typologies d’appareils qui avaient les faveurs des opérateurs de domaines skiables sont en retrait : seulement 7 télésiège débrayable 6 places, et 16 tapis-bande. Petite année également pour les TSF4 avec 4 unités. Anecdote symbolique : il a même fallu recréer une ligne au sein de l’un de nos indicateurs pour faire apparaître un TSF2… une technologie que les domaines skiables avaient délaissé dans les années 90 ! Nb : Mentionné au sein des installations neuves cette année, le tapis installé à La Rosière fonctionnait déjà durant la saison 2016-2017. Quant au TSF4 Buisses, en construction, il n’apparaitra que sur l’exercice 2018. n

Installations nouvelles de 1999 à 2017 Type d’appareils

1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017

Téléphérique 1 2 1 Téléphérique 3S 2 1 Funitel va-et-vient 1 1 1 1 Funitel 1 1 1 1 1 Télésiège Débrayable + cab. 1 1 3 1 1 3 1 3 2 1 Télécabine 16 places 1 1 1 Télécabine 10 places 1 1 1 3 1 1 3 1 1 1 1 Télécabine 8 places 2 2 2 2 4 1 2 3 3 2 1 2 1 1 2 Télécabine 6 places 1 1 Télésiège Débrayable 8 pl. 2 3 1 1 1 Télésiège Débrayable 6 pl. 6 10 14 10 18 23 24 21 13 7 12 7 14 13 7 14 9 11 7 Télésiège Débrayable 4 pl. 4 4 2 1 3 1 3 1 2 1 4 1 3 Télésiège pinces Fixes 6 pl. 2 1 1 1 Télésiège pinces Fixes 4 pl. 9 19 14 18 13 15 16 16 10 10 9 11 12 6 4 7 4 9 3 Télésiège pinces Fixes 2 pl. 1 Téléski (non précisé) 19 18 26 10 1 11 17 12 7 1 3 3 Téléski Débrayable 15 12 3 5 6 1 1 1 1 1 4 1 Téléski Enrouleur 3 5 11 7 12 3 2 10 11 11 20 7 9 12 11 Télécorde 2 5 2 5 6 5 1 2 3 1 3 3 3 Tapis Bande * 9 23 35 34 27 26 30 21 16 Fil neige 1 2 1 4 Ascenseur incliné 1 Funiculaire 1 1 Total 41 57 60 47 60 69 65 61 53 41 60 71 85 72 78 64 66 63 45

92 | Janvier-Février 2018 | n°265


Remontées mécaniques - Constructions nouvelles : 113 352 362 € STATION

Maître D’OUVRAGE

Maître D’ŒUVRE

type et nom de l’appareil constructeur

ENTREPRISES INTERVENANTES

Longueur Denivelé (en m) (en m)

débit (en p/h)

MONTANT TOTAl (en €)

Châtel

SAEM

AIM

TKE Douanier

Poma

Comag

260

34

800

Clusaz (La)

SATELC

ERIC

TKE Nant

Doppelmayr

VLM

158

28

855

235 000

Clusaz (La)

SATELC

ERIC

TSD6 Crêt du Merle

Poma

1 480

451

2 100

6 900 000

Flaine/Morillon /Samoëns/Sixt

GMDS

DCSA

TSD6 Coulouvrier

Doppelmayr

MBTM - Somerm

2 847

943

3 000

10 000 000

Gets (Les)

Commune

CNA

TSD6 Ranfoilly Express

Leitner

STM Pugnat

1 762

420

3 000

8 800 000

St-Gervais/St-Nicolas-de-V.

STBMA

DCSA

TSD6 L’Epaule du Mt Joly

Poma

Comag

800

270

2 400

5 400 000

400 000

Semnoz (Le)

SIPAS

MTC

TKE Bambi

Poma

Comag

197

27

900

270 000

Semnoz (Le)

SIPAS

MTC

TKE Aigle

Poma

Comag

866

226

900

579 500

Semnoz (Le)

SIPAS

MTC

Tapis couvert Les P’tits Loups

Sunkid

Joly&Philippe

50

4

1 000

Haute-Savoie

Albiez-Montrond

ESF Albiez

CNA

Tapis **

Sunkid

Arcs (Les)/Peisey-Vallandry

ADS

ERIC

TSD6 Pré Saint Esprit

Doppelmayr

Somerm

15

2 850

470

2 700

114 300 32 698 800 144 000 11 550 000

Arcs (Les)/Peisey-Vallandry

ADS

ERIC

TKD * Lac des Combes

GMM

Somerm

157

36

900

150 000

Bonneval-sur-Arc

Régie

CNA

TKE Pré du Vas

Poma

Vernier Frères

133

18

736

245 000

Bonneval-sur-Arc

Régie

Vernier Frères

Courchevel/La Tania/Le Praz S3V

CNA

TKE Pierre Fendue

Poma

DCSA

TC8 Ariondaz

Poma

174

41

736

2 378

457

2 600

251 000 14 700 000

Méribel Les Allues

Méribel Alpina

ERIC

Tapis Loupiots

Ficap

85

14

Méribel Mottaret

S3V

DCSA

TSD6 Roc de Tougne

Poma

Comag

1 120

400

2 000

6 300 000

Plagne (La)

SAP

DCSA

TSD6 Crozats

Doppelmayr

SAP

1 033

311

3 600

9 200 000

Plagne (La)

SAP

DCSA

Tapis Ange

Ficap

190

25

1 500

850 000

Plagne (La)

SAP

DCSA

Tapis Plan Bois

Ficap

123

15

1 500

300 000

Plagne (La)

SAP

DCSA

TKE Plan Bois *

Ingelo

439

66

545

195 000

Rosière (La)

Evolution 2

Cime

Tapis Panda

Ficap

41

4

15 000

Valloire

SEM

Tapis couvert

Thimel

TUSA - IDM

90

100

2 500

472 241 300 000

Jacquard Electroméca.

Valmeinier

SEMVAL

CNA

TKE Pré Varel

Poma

Somerm

208

48

900

Valmorel

ESF Valmorel

Halec

Tapis **

Sunkid

51

Val Thorens/Orelle

SETAM

DCSA

TC10 Moraine

Doppelmayr

MBTM

2 449

465

2 800

Savoie

220 000

144 000 14 000 000 59 036 241

Alpe d’Huez (L’)

ESF Auris

ERIC

Tapis Piou Piou

Ficap

19

3

50 000

Font d’Urle

Département

ERIC

Télécorde Dahu

GMM

50

5

1 500

90 000

574

113

2 000

7 000 000

25

3

SPL Oz-Vaujany MDP/TIM TC8 Enversin BMF Oz-en-Oisans/Vaujany Villard-de-L./Corrençon-en-V. Isère - Drôme

ESF Corrençon

ERIC

Tapis Puit

CETA - Jacquard Elec.. Joly&Philippe Seirel - Carron

Ficap

60 000 7 200 000

Chabanon Commune

CNA

TSF2 Monges

CCM Finotello

979

371

900

2 000 000

Serre Chevalier

SCV

TSF4 Rocher Blanc

GMM

770

138

2 400

2 800 000

ERIC

Trame

Val d’Allos

Synd. Mixte

ERIC

Tapis Chauvet 1

Ficap

157

23

450 000

Val d’Allos

Synd. Mixte

ERIC

Tapis Chauvet 2

Ficap

165

18

450 000

Alpes du Sud

Angles (Les)

ESF Les Angles

MDP

Tapis **

Sunkid

Ax 3 Domaines

SAVASEM

DCSA

TSF4 *Savis

Poma

DCSA

Télécorde

Esp. Cauterets

Cauterets Pyrénées

Socabat

Sunkid

Gerardmer

Commune

ERIC - AD2i

TKE Petite Mauselaine

GMM

Schnepfenried (Le)

Synd. Mixte

MTC

TKE Débutant

GMM

Schnepfenried (Le) Vosges

Synd. Mixte

SARL Les Gent.

Gentianes (Les) / Morbier Jura

MTC

MTC

Télécorde * Tapis Les Gentianes

63

1 150

350

1 600

60

5 700 000 144 000 2 700 000 120 000 2 964 000

209

30

800

690 000

289

53

850

500 000

Montage Evolution Jacquard Elec.

GMM

Montage Evolution

Ficap

34

4

48 500

25 000 1 215 000

1 000

48 500

3 400 000

Lioran (Le)

SAEM

ERIC

TSF4 Combe

GMM

Vernier Frères

929

320

2 200

Prabouré/St Anthème

Com. Com.

MTC

TKE Crêtes du Forez

GMM

CETA - Jacquard Elec.

527

121

850

484 000

Super Besse

SAEML

CNA

Tapis couvert

Patinoire

TUSA - IDM

255

40

2 000

509 104

Super Besse

SAEML

CNA

Tapis couvert

Piou Piou II

TUSA - IDM

30

3

1 200

Massif Central

96 717 4 489 821

* : Considéré comme appareil neuf au regard des modifications substantielles ** : Montant moyen issu du panel déclaré de l’enquête n-1

n°265 | Janvier-Février 2018 |  93


INVESTISSEMENTS2017

%

Part des RM neuves par type d’appareil TOTAL : 45 appareils pour 113 352 362 € 7,85 %

3 Télésièges pinces fixes 4 places 8 900 000 €

1,76 %

1 Télésiège pinces fixes

0,13 %

1 Téléski à perches

3,66 %

11 Téléskis à enrouleurs :

0,21 %

3 Télécordes : 235 000 €

3,59 %

16 Tapis Bande* : 4 067 862 €

12,35 %

1 Télécabine 10 places

19,14 %

2 Télécabines 8 places

51,30 %

7 Télésièges pinces :

2 places : 2 000 000 €

débrayables : 150 000 €

4 149 500 €

14 000 000 €

21 700 000 €

débrayables 6 places 58 150 000 €

* : dont 4 installations couvertes.

Bilan des investissements 2017 : une nette reprise Des efforts d’investissement confirmés En 2017, 336,4 millions d’euros ont été investis sur les domaines skiables des stations françaises. En hausse de 10,3% par rapport à la saison précédente, ce montant s’affiche comme le plus haut de ces 10 dernières saisons (supérieur de 9,4% à la moyenne décennale), confirmant la timide reprise amorcée en 2016. En France, les exploitants ont réinvesti cette année 28% de leur chiffre d’affaires hors taxes : un ratio légèrement au-dessus de la moyenne décennale (27%). Même si le taux moyen affiché de 38% sur la période 2000-2007 semble bien loin, il est cette année encore témoin de la bonne santé et du dynamisme exceptionnel d’investissement du secteur et ce, malgré un nombre de journées skieurs inférieur de 7% à la moyenne décennale. (51,1M JSK en 2017 contre 55M JSK sur la période 2007-2017) Nous introduisons cette année un nouveau ratio d’analyse permettant d’appréhender le poids de cet investissement au sein 94 | Janvier-Février 2018 | n°265

des domaines skiables. Il s’agit du rapport entre le montant d’investissement et la fréquentation des stations en journées skieurs, de manière plus synthétique l’investissement moyen par journée-skieur. En 2017, les domaines skiables français ont investi 5,92 ¤ HT courant pour chaque journée de ski vendue. Il s’agit du plus haut montant des dix dernières années, supérieur de 5,7% à la moyenne décennale (ou 2,3% à euro constant permettant de masquer les effets de l’évolution des prix à la consommation). Ces bonnes performances révèlent néanmoins de grandes différences selon les postes de dépenses et les massifs. Les remontées mécaniques : un poste toujours important mais en sérieuse baisse En effet, si les remontées mécaniques (neuves, modifications et entretien) composent toujours le principal poste avec 49% (164 M¤) du montant global des investissements, il n’en reste


pas moins que le montant et la part qui leur sont consacrés sont en baisse significative (respectivement de 5% et 8% par rapport aux moyennes décennales). A un niveau historiquement bas, les installations de remontées mécaniques neuves sont en tendance baissière. Après la timide reprise de 2016 et si les exploitants leur accordent toujours une très large part de leurs dépenses (113 M¤) représentant un tiers des dépenses), c’est ce poste qui affiche la baisse la plus sérieuse de tous les types d’investissements (16% sous la moyenne de la dernière décennie). A contrario, les modifications et entretiens d’infrastructures de remontées mécaniques (15% des dépenses pour 51  M¤) ne cessent de croître ces dernières années atteignant en 2017, une hausse de 33% par rapport à la moyenne décennale. Ainsi, les besoins des domaines skiables semblent être en pleine évolution. Du fait des efforts réalisés ces 10 dernières années sur de nouveaux appareils ainsi que les rationalisations d’équipements, les stratégies d’investissement et les préoccupations se portent aujourd’hui de plus en plus sur l’entretien, la modernisation et le confort d’utilisation. La sécurisation de l’enneigement : les deux tiers de la croissance de l’investissement Atteignant un montant de 77,1 M¤, soit près d’un quart des dépenses d’investissement, le montant d’investissement sur les installations de neige de culture est historique. Il représente une progression de 36% par rapport à l’année précédente et de 51% par rapport à la moyenne décennale. Concrètement, deux tiers de l’augmentation des investissements par rapport à l’exercice précédent sont liés aux stratégies d’extension ou de modernisation (ou de création dans une moindre mesure) de réseaux de neige de culture. C’est dire l’importance accordée aujourd’hui à la sécurisation du produit ski sur les 5 dernières saisons. Les politiques incitatives des Conseils régionaux Auvergne-Rhône-Alpes et dans une moindre mesure Provence Alpes Côte d’Azur ont certainement accéléré ces investissements en 2017. Néanmoins, les ratios de couverture des domaines skiables en neige de culture sont encore en retard par rapport à nos concurrents autrichiens ou suisses. Des tendances marquées selon les massifs On constate cette année une tendance affirmée et distinctive pour chaque massif traduisant les adaptations aux différents contextes endogènes et exogènes de nos massifs. Les Alpes du Nord concentrent logiquement près de troisquarts des investissements annuels nationaux, et affichent par ailleurs une progression de 7% sur les ratios moyens quinquennaux. Ainsi, ce sont près de 151  M¤ investis en Savoie (le plus haut montant d’investissements du massif depuis 20 ans en valeur courante) et 92  M¤ en Haute-Savoie. Sur ces deux départements, 55% des budgets ont été consacrés aux remontées mécaniques avec néanmoins 2 orientations différentes : l’une sur des constructions neuves pour le département savoyard (39% des montants investis), l’autre sur des entretiens ou modifications en Haute-Savoie (23% des montants investis). Les stations de Drôme/Isère, Alpes du Sud et des Vosges engagent quant à elles, des investissements proportionnellement

plus importants sur la sécurisation de l’enneigement de leurs domaines. En effet, plus d’un tiers de leurs dépenses d’investissement 2017 s’est orienté vers la neige de culture avec respectivement, 12,7 M¤ et 9,2 M¤ et 1,6 M¤ investis (contre « seulement  » 20% pour les stations des Alpes du Nord ou 23% sur le massif Pyrénéen par exemple). L’Alpe Huez, les 2 Alpes, les 7  Laux et Lans-en-Vercors pour le secteur Drôme/Isère, Montgenèvre et Risoul sur le massif Alpes du Sud et La Bresse pour les Vosges ont fortement axé leur stratégie 2017 sur ce volet de développement. Les Alpes du Sud et les Pyrénées se distinguent également cette année par leurs investissements sur le poste engins de damage. Ces deux massifs concentrent à eux deux, le tiers des investissements de la catégorie et surtout le quart de leurs propres investissements. Plus précisément, les Pyrénées ont investi à hauteur de 26%, ou 5,1 M¤ de leur efforts annuels et les Alpes du Sud à hauteur de 23%, ou 6 M¤, alors que la moyenne des autres massifs est plus de deux fois moindre sous les 10%. Cet effort met en évidence la volonté d’offrir de meilleures conditions de skiabilité sur leurs domaines. Le massif du Jura qui connaît depuis plusieurs années un déficit d’investissement a engagé cette année d’importants travaux de modifications et d’entretien de ses installations de remontées mécaniques. Le poste représente 40% (1,9 M¤) de ses dépenses  ; ajouté au poste damage (23% pour 1,1 M¤), ils représentent les deux tiers des investissements du massif. Il faut souligner que les données convergent sur la seule station des Monts du Jura qui concentre plus de la moitié des efforts jurassiens. Il en est de même sur le Massif Central, légèrement à la hausse avec 6,5 M¤ d’investissements : les remontées neuves qui représentent près de 70% des efforts (4,5 M¤) et en particulier sur la station du Lioran avec un nouveau TSF4 (3,4 M¤) qui concentre, à lui seul, plus de la moitié des investissements du territoire. A noter par ailleurs que les équipements de loisirs, qui reflètent des stratégies de diversification, constituent en 2017 seulement 2% des investissements nationaux. Si ce score est relativement décevant, il doit être rapproché de sa progression pour l’estimer à sa juste valeur. En effet, l’analyse en base 100 atteste que, bien qu’encore trop faibles, ce sont les équipements de loisirs qui ont généré la plus grande progression en 15 ans, atteignant en 2017 un score de 220. On constate que la part de ce poste de dépenses sur les stations des départements de l’Isère et de la Drôme est 6 fois supérieure (13% pour 4,2 M¤) à la part accordée à l’échelle nationale. C’est notamment au travers de deux installations majeures de luge 4 saisons aux 7 Laux et à l’Alpe d’Huez que cette ambition est soutenue. On notera enfin, l’apparition d’un nouveau poste « marketing numérique  », qui met en évidence l’importance de ces nouvelles approches clients permettant de sécuriser le chiffre d’affaires au-delà du produit et qui nécessitent des investissements conséquents (bases de données, outils de CRM, applis...). Les initiatives positives de certaines stations vont probablement se déployer dans les années qui viennent et faire croître ce poste de dépenses encore émergent, représentant cette année 2,5 M¤HT. n  Atout France

n°265 | Janvier-Février 2018 |  95


INVESTISSEMENTS2017

Remontées mécaniques - Modifications, entretien, grandes inspections

50 909 078 € Grande année Le lifting de la télécabine Rosay au Grand Bornand, la nouvelle version de la télécabine du Chamois à Megève, la poursuite de la modernisation du téléphérique de la Grande Motte à Tignes ou encore la suite des travaux sur le train du Montenvers et sur le tramway du Mont-Blanc : comme chaque année, ce poste profite des opérations de rénovation d’envergure. Avec les travaux d’inspection et de maintenance règlementaires (grandes inspections et inspections à 30 ans), elles viennent contribuer à une année record en la matière  : près de 51 M¤ investis par les opérateurs pour perfectionner ou faire durer leur parc de remontées mécaniques. En 2017, c’est la plus forte progression, après l’incontournable neige de culture, +22% par rapport à la moyenne quinquennale. Confort d’exploitation, mise en conformité technique ou électrique, confort d’utilisation et sécurité pour les usagers - au départ, à l’arrivée et durant le transport – les opportunités de modifier les appareils ne manquent pas ! n

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Remontées mécaniques - Modifications, maintenance : 50 909 078 € STATIONS

MAITRE D’OUVRAGE

MAITRE D’ŒUVRE APPAREIL

Abondance Régie MTC Avoriaz SERMA Avoriaz SERMA Avoriaz SERMA Avoriaz SERMA Avoriaz SERMA Avoriaz SERMA Bellevaux-Hirmentaz Bellevaux-Hirmentaz Bellevaux Chèvrerie SAEM Bellevaux Chèvrerie SAEM Brasses (Les) Synd. Interco. Brasses (Les) Synd. Interco. Carroz d’Arâches (Les) SOREMAC Chamonix/Les Houches Chamonix/Les Houches Chamonix/Les Houches Chamonix/Les Houches Chamonix/Les Houches Chamonix/Les Houches Chamonix/Les Houches Chamonix/Les Houches Chamonix/Les Houches Châtel SAEM AIM Châtel SAEM AIM Châtel Châtel Châtel Châtel Clusaz (La) SATELC Clusaz (La) SATELC Clusaz (La) SATELC Contamines (Les) SECMH Contamines (Les) SECMH Contamines (Les) SECMH Flaine-Morillon-Samoëns-Sixt Gets (Les) SAGETS Gets (Les) SAGETS Gets (Les) SAGETS Gets (Les) SAGETS Gets (Les) SAGETS Grand Bornand (Le) SAEM Grand Bornand (Le) SAEM DCSA Grand Bornand (Le) SAEM DCSA Grand Bornand (Le) Commune Habères (Les) MTC Manigod-Merdassier Labellem. Manigod-Merdassier Labellem. Manigod-Merdassier Labellem. Megève SA Megève SA Megève SA Megève SA Megève SA Megève SA Mont Saxonnex Commune Morzine SA Morzine SA Portes du Mont Blanc (Les) SEM Portes du Mont Blanc (Les) SEM Praz-de-Lys/Sommand SPL La Ramaz Praz-de-Lys/Sommand SPL La Ramaz Praz-de-Lys/Sommand SPL La Ramaz Praz-de-Lys/Sommand SPL La Ramaz Praz-de-Lys/Sommand SPL La Ramaz Roc d’Enfer SEM St-Gervais/St-Nicolas-de-V. STBMA St-Gervais/St-Nicolas-de-V. STBMA St-Gervais/St-Nicolas-de-V. STBMA Sambuy (La)/Seythenex Commune MTC

ENTREPRISES INTERVENANTES OPERATIONS

TC de l’Essert MBTM - Poma - Jacquard Electroméca. TS Stade et Mossettes Partech TS Stade et Fornet Seirel Auto. TC Super Morzine Seirel Auto. TS Léchère Seirel Auto. - GMM TS Lac-Intrêts et Mossettes Blue Cime TS Mossettes - TC Super Morzine Partech TS Souffles GMM Plusieurs TK SERM TS Torchon GMM TK Follys GMM TK Crépyr Jacquard Electroméca. TS Mont Meton GMM TK Plein Soleil IDM Train du Montenvers Tramway du Mont Blanc TS Parsa TPH Brévent - TS Sources TC Plan Praz et Mer de Glace TPH Grands Montets - TS La Herse, Tabé, Index et Autannes - TC Vallorcine TPH Lognan, Aiguille du Midi, Plan de l’Aiguille TC Bochard, Charamillon et Panoramique Mont Blanc TK Col de Balme Jacquard Electroméca. TS Maison Neuve TS Chaux des Rosées Leitner TS Conche - TC Linga Coppel Mainten. - Poma TC Super Châtel Poma TK Tour de Don, Corbeau et Bossons Coppel Mainten. TS Petit Châtel et Barbossine BME Divers appareils TC Beauregard TC Patinoire TS Combe des Juments TS Aiguille Croche TEC Câble TC Gorge et Signal TC Gorge TS Lindars Jacquard Electroméca. TS Planeys GMM TS Chavannes et Nauchets Leitner - Poma 4 TS Aix Hydro - Coppel Mainten. 3 TS Coppel Mainten. Divers appareils TS Outalays GMM TC Rosay BMF - Gangloff - Seirel Auto. TS Chatelet Poma - Coppel Mainten. - VLM Tapis Alpage Express TUSA - IDM - Deloche TS Cretes et Darandet SMOP - Poma TS Chevreuil Vernex-Lozet - Dekra - Poma TS Crête blanche Poma - Jacquard Electroméca. TK Grand Chamois Jacquard Electroméca. TC Chamois Poma - STM Pugnat TBV Rochebrune Semer Divers appareils Poma - Coppel Mainten. - Joly&Philippe DMV Rocharbois Poma Divers appareils Semer Divers appareils TS Morsullaz GMM TS Charniaz Leitner - GI (sur 3 ans) TPH Nyon CIC Orio TK Crève-cœur Tronchet TK Pattes I Seirel Auto. TS Col de Sommand et Véran Jacquard Electroméca. TS Pierre Rouge Partech Tapis La Mary - TK Chevaly I et Canevet LST - PTP Industry TS Véran TK Farquet TC Grande Terche Jacquard Electroméca. DMC Bettex - TC Mont d’Arbois TS Arbois et Saint Nicolas Joly&Philippe - GMM Plusieurs TS Plusieurs TK TK Ecureuils

MONTANT (en €)

Remise en état 287 000 Système anti-sous marinage 25 600 Télécommande exploitation sans fil 24 400 Rénov. électrique - Modifi. des traînages 570 000 Rénovation électrique - Travaux GI 50 940 Système contrôle fermeture garde-corps 17 000 Adaptation porte-vélo 11 372 Entretien 5 377 Entretien 4 463 Travaux GI 63 380 I30 4 595 Rénovation élec. 15 400 Travaux GI 7 835 Raccourcissement câble 11 000 Travaux sur voie 1 507 987 Travaux sur voie - Révision moteur traction 4 587 130 (Solde) 191 600 GI

410 000

Divers GI Travaux sur câble

618 500 619 000

Travaux sur mors ou sabot 316 000 Rénovation élec. 25 000 Remplacement armoire commande 82 000 GI lignes et véhicules 480 000 Divers GI 241 000 Remplacement câble 94 091 Remplacement câble 34 420 Révision moteur 11 629 Protection enfants 28 000 GI - Révision pinces 284 500 GI 144 500 Révision pinces 57 400 Remplacement câble 60 000 Conformité pinces 80 000 Insonorisation gare 20 000 Recâblage ligne sécurité 7 600 Travaux GI 4 100 GI 478 200 Diverses révisions 47 927 Pinces 60 125 Centrale hydrau. - Sécurisation escaliers 15 800 Travaux GI 2 030 Remplac. cabines et armoire commande 1 250 000 Changement de sens 350 000 Allongement 140 000 Travaux GI 89 500 GI 130 000 Remplacement véhicules - Commande radio 158 000 Rénovation glissière et départ auto. 20 000 Remplacement 4 750 000 Remplacement SATEC 84 000 GI 707 000 Remplacement poulie retour 85 000 Modifications élec. 110 000 Amélioration sécurité personnel 70 000 Travaux GI 2 545 200 000 Réfection cabines - Divers 150 000 Reprise massif 5 100 Groupe sécurité 1 196 Télécommande sans fil 7 900 GI - Chalet gare retour - Anti-sous-marinage 36 000 Divers entretiens 24 500 GI 42 000 Chalet 12 000 Rénovation élec. 176 000 Divers GI Quinquennale pinces Câbles - Maintenance réducteur - Armoires I30 - Remplacement armoires électriques

260 000 80 000 60 000 111 102

Haute-Savoie : 20 718 744 €

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INVESTISSEMENTS2017

Remontées mécaniques - Modifications, maintenance : 50 909 078 € STATIONS

MAITRE D’OUVRAGE

MAITRE D’ŒUVRE APPAREIL

Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Arêches-Beaufort Arêches-Beaufort Arêches-Beaufort Aussois Bonneval-sur-Arc Courchevel/La Tania/Le Praz Courchevel/La Tania/Le Praz Karellis (Les) Karellis (Les) Menuires (Les) Menuires (Les) Menuires (Les) Menuires (Les) Méribel Mottaret Méribel Mottaret Norma (La) Norma (La) Norma (La) Norma (La) Plagne (La) Pralognan-la-Vanoise Pralognan-la-Vanoise Pralognan-la-Vanoise Sainte-Foy-Tarentaise Sainte-Foy-Tarentaise Sainte-Foy-Tarentaise Sainte-Foy-Tarentaise Sainte-Foy-Tarentaise Saint-François Longchamp Saint-François Longchamp Saint-Sorlin d’Arves Saisies (Les) Saisies (Les) Saisies (Les) Savoie Grand Revard Tignes Tignes Toussuire (La) Val Cenis Val Cenis Val d’Arly Val d’Isère Val d’Isère Val d’Isère Val d’Isère Val d’Isère Valloire Valloire Valmeinier Valmorel Valmorel Val Thorens/Orelle Val Thorens/Orelle Val Thorens/Orelle Val Thorens/Orelle Val Thorens/Orelle Val Thorens/Orelle

ADS ADS ERIC ADS SEMAB SEMAB SEMAB Commune Régie S3V S3V DCSA Régie Régie SEVABEL DCSA SEVABEL SEVABEL ERIC SEVABEL S3V S3V CCHMV TIM SOGESPRAL SOGESPRAL SOGESPRAL Commune Commune SFTLD SFTLD SFTLD Labellem. Labellem. SAMSO Régie CNA Régie Régie Synd. Mixte MTC STGM DCSA STGM SOREMET SEM SEM Labellem. ERIC STVI ERIC STVI STVI STVI STVI SEM SEM SEMVAL DSV DSV SETAM SETAM SETAM DCSA SETAM SETAM STOR DCSA

ENTREPRISES INTERVENANTES

Divers appareils Somarem Alpes - Comag - Joly&Philippe - GMM TS Plagnettes Poma TC Transarc II TS Grand Mont Joly&Philippe TS Bonnets Rouges Poma - FBI TS Combettes Emmegibelt TS Fournache Poma TS Vallonnet Vernier Frères TC Praz et Grangettes - TPH Saulire Comag TK Pyramides TS Arpons et Granges GMM TS Arpons GMM - Vernier Frères TS Granges Eiffage - Leitner TPH Preyerand Semer - Poma TB Croisette GMM - Seirel Auto. TC St Martin I TC Vallon MBTM TS Plan des Mains Leitner TC Melezet Poma - Vernier Frères - SCSI TS Norma II et Clot Seirel Auto. TS Repose et Clot Mille TS Carrelet - TK Saint Joseph Divers appareils TS Gentianes GMM TS Edelweiss Poma - Comag - SavoyControl TS Ancolie et Génépi Leitner TS Arpettaz Poma - Ferraris TS Aiguille SATNA - Ferraris TS Aiguille Cordel - Poma - FB Industrie TS Marquise et Grand Plan Doppelmayr TS Arpettaz et Marquise TS et TK IDM TS Lauzières et Marquis TS Perron Vernier Frères TK Foret GMM TK Coqs TS Rosières et Jorets Vernex-Lozet - Joly&Philippe TS Orionde Jacquard Electroméca. - Emmegibelt - SMOP TPH Grande Motte Doppelmayr - Garaventa - Seirel Auto. - VLM Divers appareils TS Soleil Vernier Frères - GMM TK Mont Cenis TS Ramasse TK Vernier Frères TS Datcha Somerm - Seirel Auto. TS Leissières TS Borsat Seirel Auto. 3 TS Jacquard Electroméca. Funiculaire Funival TC Brive - TS Lac de la Vieille TK Grand Plateau IDM TS Gros Crey, Roi, Pré Aynard et Girodière Vernier Frères TK Charmettes I & II Jacquard Electroméca. TS Altispace Leitner TS Boismint Somerm - BMF Funitel Péclet Jacquard Electroméca. Funitel Thorens Somerm - BMF - Rhône Alpes Fondation TS Col Seirel Auto. TS Cascades MBTM TC 3 Vallées Express Semer

Savoie : 20 417 573 €

98 | Janvier-Février 2018 | n°265

OPERATIONS GI Augmentation débit Raccourcissement câble GI partielle GI partielle Remplacement tapis d’embarquement Remplacement suspentes GI station retour Divers GI LSP Travaux GI Tapis d’embarquement Garage - Augmentation débit Rénovation élec. - Réducteur Rénovation élec. - Moteur GI GI GI GI Simulateur de couple Sécurisation gares départ Divers entretiens Divers (sécu. enfants, postes contr., surveilL.) Travaux GI GI (gares et véhicules) Travaux GI Anti-sous-marinage - Mise en conformité Toilette en gare - Mise en conformité Rép. échelles et lignes de vie - Maintenance Révision pinces Périmètres protection gares Câbles Travaux GI GI LSP I30 GI Tapis d’embarquement Modernisation Améliorations GI Retour sous poulie GI Remplacement massif Transformation en débrayable GI - Câble Rénovation élec. Commande radio GI Radiocommandes Câble GI Rénovation élec. Réparation suite tempête Ligne de sécurité Recâblage ligne sécurité Confortement pylone 2 Rénovation élec. GI ligne Rénovation élec.

MONTANT 1 030 000 40 000 20 000 9 000 10 000 23 000 80 000 19 000 50 000 70 000 6 725 165 000 1 900 000 250 000 430 000 200 000 520 000 140 000 96 256 12 500 11 000 3 000 640 000 14 030 35 000 34 000 13 255 13 050 5 475 14 000 6 962 56 720 52 700 18 000 40 000 2 000 360 000 156 000 6 700 000 1 500 000 150 000 60 000 205 000 16 000 1 700 000 240 000 200 000 10 500 350 000 9 700 16 500 1 474 000 22 000 270 000 70 000 19 200 400 000 70 000 163 000 225 000


Jérôme Grellet Directeur général de la SETAM – Opérateur de Val Thorens

« 2017 est une année standard : nous investissons en moyenne 20 M€ chaque année, répartis sur les sites de Val Thorens et Orelle. C’est un rythme que nous voulons tenir dans les prochaines années, même si nous reprendrons notre souffle en 2018. L’avenir sera en effet marqué par un nouvel appareil d’importance pour moderniser la liaison entre Orelle et Val Thorens ; nous souhaiterions pouvoir l’inaugurer à l’automne 2020. Outre la télécabine de Moraine, nos autres investissements se sont tournés vers la neige malgré notre situation en altitude, cela reste une priorité, une retenue collinaire est d’ailleurs prévue cette année - et toujours bien entendu vers l’amélioration des pistes et la rotation de la flotte de damage. Même si nous avons connu les effets de la tempête, avec 4 jours de fermeture, la neige de ce début de saison est bénéfique. Certes nous n’avons pas connu d’effet de report comme les années précédentes car la neige est partout, mais c’est très bien pour la profession : la neige est là, cela permet de le remettre à l’esprit de tous, il y a du bon ski à faire ! » Frédéric Charlot Directeur général de ADS Opérateur des Arcs – Peisey-Vallandry

Pascal de Thiersant Président du directoire de la S3V – Opérateur de Courchevel/La Tania et Méribel Mottaret

« C’est une belle année d‘investissements pour Courchevel. Avec le remplacement de la télécabine de l’Ariondaz, nous avons supprimé un appareil vieillissant et pas évident d’accès, pour améliorer le confort client. Au plan de l’intégration paysagère, cela nous a permis de démonter 3 téléskis, un poste de transformation et une ligne haute tension et de choisir le site d’implantation le plus discret pour ce nouvel appareil. L’Ariondaz a également été un chantier pilote, en partenariat avec l’IRSTEA de Grenoble, avec la récolte de semences sur place pour le réengazonnement. Cela présente plusieurs atouts en terme environnemental : le réensemencement de plantes autochtones, de surcroît sur une zone de production de l’AOP Beaufort, et le tout en circuit court ! Aux côtés des remontées mécaniques, nous sommes heureux de pouvoir proposer une nouvelle piste de luge scénarisée ; c’est d’abord un service en plus à notre clientèle, mais aussi une source de chiffre d’affaires additionnel nécessaire. Des nouveaux investissements de bon augure pour la saison, malgré quelques journées difficiles. Les équipes ont beaucoup œuvré compte tenu des quantités de neige à travailler mais le moral est très bon ! »

« L’année aura été marquée par nos travaux dans la Vallée de l’Arc, jusqu’alors peu fréquentée. La piste a été remodelée, élargie et équipée en neige de culture pour gagner en attractivité. En y ajoutant l’efficacité du télésiège Pré-SaintEsprit, c’est presque un « agrandissement » de notre domaine skiable. Cet appareil, permettant un retour rapide vers Arc 2000, devrait être rejoint cette année par une autre nouvelle remontée mécanique : le télésiège de Comborcière. Avec cette installation, nous ouvrirons le terrain de jeu que constituent les pentes de Comborcière, et nous souhaitons créer une piste rouge pour compléter l’offre ski. Tous ces aménagements ont pout objectif de redonner vie à cette vallée. La neige reste une priorité : la capacité en eau a été doublée, et nous travaillons avec la commune à l’équipement de la piste de retour vers Villaroger. L’occasion de saluer ici le soutien financier de la région AURA pour la neige de culture, et celui du département pour les travaux de sécurisation autour de Pré-Saint-Esprit. »

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INVESTISSEMENTS2017

Remontées mécaniques - Modifications, maintenance : 50 909 078 € STATIONS

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MAITRE D’ŒUVRE APPAREIL

ENTREPRISES INTERVENANTES OPERATIONS

2 Alpes (Les) DAL TS Alpette 2 Alpes (Les) DAL TS Signal 2 Alpes (Les) DAL TK Lutins, Viking, Bosuqet, et Orée des Pistes 2 Alpes (Les) DAL TK Lauze 2 Alpes (Les) DAL TS Village 2 Alpes (Les) DAL Télécorde Toura 2 Alpes (Les) DAL DMC Jandri Alpe d’Huez (L’) SATA DMC Grandes Rousses Alpe d’Huez (L’) SATA TS Chalvet, Herpie et Lièvre Blanc Alpe d’Huez (L’) SATA TPH Pic Blanc Alpe d’Huez (L’) SATA TCP Télécentre Alpe d’Huez (L’) SATA TC Marmottes II Alpe du Grand Serre (L’) SIAG TIM TS Blache et Seriou Alpe du Grand Serre (L’) SIAG TIM TK Cloutons Autrans Commune TK Crêt de la Sure Col de Rousset Département TK Berger Col de Rousset Département TK Echelette Gresse-en-Vercors Régie TS Blanchon Lans-en-Vercors Régie Tapis Oz-en-Oisans/Vaujany SPL TPH Oz-en-Oisans/Vaujany SPL Plusieurs téléportés

SMOP SMOP SMOP Doppelmayr Seirel Auto. SMOP - Altim Seirel Auto. - SMOP CETA - MBTM - Transcable Halec - Faure Auto. - Poma CETA - MBTM - Transcable-Halec - Poma CETA - MBTM - Transcable-Halec CETA - Transcable-Halec MBTM - Poma CETA - Halec - Poma - AixHydro - Bois des Alpes CETA - GMM GMM Jacquard Electroméca. GMM Poma Jacquard Electroméca. Semer SMOP - Altim - CETA

MONTANT

GI Maintenance Maintenance Enrouleurs hydrauliques Armoires électriques Réglages Armoires électriques - Divers GI

9 300 5 200 30 700 40 000 250 000 42 690 590 000

GI GI GI GI GI GI I30 I30 Rénovation élec. I30 Remplacement sièges Remplacement variateur vitesse Mise en conformité électrique Divers travaux GI

75 000 140 000 80 000 35 000 65 000 264 670 50 000 14 375 18 800 6 980 60 000 1 300 400 000 450 000

Travaux GI Remplacement variateur vitesse Modification GI Rénovation élec. - Révision réducteur Télécommande - Selest Système anti-sous-marinage Remplacement transformateur Rénovation élec. Rénov. complète - Change. motoréducteur Rénovation élec. GI pinces Marche incendie GI ligne et gares Rénovation élec. Travaux GI

500 300 3 900 60 000 125 000 120 000 20 000 20 000 50 000 12 000 40 000 54 500 51 000 16 400 180 000 60 000 4 050

GI Travaux GI GI partielle Remplacement arceaux - Rempl. câble Révision réducteur Remplacement groupe sécurité Remplacement câble Raccourcissement câble Embarquement synthétique Commande radio Architecture électrique Remplacement réducteur Travaux GI GI (pinces, véhicules) GI (pinces, véhicules, ligne) Travaux GI - Rénovation élec. I30 Travaux GI I30 Galerie tapis Travaux élec. GI Mise en conformité GI poulies Divers GI Divers

160 000 19 145 450 000 210 000 80 000 8 159 10 860 1 888 2 295 4 500 75 000 29 500 72 000 26 000 84 500 135 400 32 505 148 400 8 030 126 700 24 700 116 500 15 000 49 000 77 000 22 000

Divers GI Remplacement câble Commande radio Révision motoréducteur - Mise en conformité Remplacement réducteur GI partielle Galerie tapis

214 700 18 800 19 000 15 000 52 000 218 000 160 000

Isère - Drôme : 2 629 015 € Auron Chazelet (Le) Colmiane (La) Grave (La) Montgenèvre Montgenèvre Montgenèvre Montgenèvre Orres (Les) Pelvoux Reallon Serre Chevalier Serre Chevalier Serre Chevalier Val d’Allos Vars

Synd. Mixte ERIC Synd. Mixte Régie SATG SATA RARM RARM RARM RARM SEMLORE Alpes Ski Dév. ERIC SCV SCV SCV VALD AIM SEM Sedev

TS Chalvet, Abris et Blainon Trame - Poma TK Les Plagnes Jacquard Electroméca. Tapis TPH Ruillans I - TS Ruillans II Transcable-Halec TS Chalvet Seirel Auto. - GMM TS Montquitaine et Prarial Seirel Auto. TS Gondrans et Prarial Plusieurs RM Ineo TK Galopins II Jacquard Electroméca. TK Château d’Eau GMM TK Aigue Noire et Font Garnière Jacquard Electroméca. TC Fréjus TS L’Aya et Lauzières Jacquard Electroméca. TS Lauzières et Bletonnet Trame TS Pouret Jacquard Electroméca. TS Fontbonne GMM

Alpes du Sud : 1 317 150 € Angles (Les) Régie TS Pla del Mir Doppelmayr Artouste Fabreges Altiservice TS Ours et Sorbiers GMM Ax 3 Domaines Commune DCSA TC Saquet Poma - Mécamont Ax 3 Domaines Commune DCSA TS Ours Poma Ax 3 Domaines Commune DCSA TS Tute Leitner Camurac Com. Com. TK Pins et Coste Rouge I & II GMM Camurac Com. Com. TK Coste Rouge II IDM Camurac Com. Com. TK Combe IDM Gavarnie Gèdre STEM Int. TS Pic des Tentes et Labas Blanc IDM Gavarnie Gèdre STEM Int. TS Belvédère Jacquard Electroméca. Gavarnie Gèdre STEM Int. TS Pic des Tentes Gourette TK Sarrière III GMM Guzet Altiservice TS Col d’Escot et Picou MBTM - Pyrem Luz Ardiden Régie TS Aulian Express Poma Luz Ardiden Régie TS Béderet Express Poma Luz Ardiden Régie TS Caperette GMM - Jacquard Electroméca. Mijanès-Donezan Com. Com. MDP TK Trabe I & II et Canrusc GMM Peyragudes SEMAP TS Cimes, Carrousel et Lac Bourbioules MBTM - Seirel Auto. Peyragudes SEMAP TK Bourbioules Peyragudes SEMAP Tapis Bourbioules TUSA - IDM Piau Engaly SEM TS Pic de Piau et Hourc Jacquard Electroméca. Pierre-Saint-Martin (La) EPSA TS Braca Mécamont - FFT - Apave - Poma Pierre-Saint-Martin (La) EPSA Tapis Oursons et Marmottes Saint-Lary Soulan Altiservice DCSA TPH Pic Lumière Mécamont Saint-Lary Soulan Altiservice TC Portet - TS Fondeurs et Tortes Fabre Fourtine Travaux Saint-Lary Soulan Altiservice TS Soum - TC Village Poma - Samep Saint-Lary Soulan Altiservice TS Aulon, Mouscades, Soumaye, Bouleaux et Saboures Fabre Fourtine Travaux MBTM - Cables & Montage Saint-Lary Soulan Altiservice TK Arrouyes et Gentianes Cables & Montage Saint-Lary Soulan Altiservice Divers TS Jacquard Electroméca. Saint-Lary Soulan Altiservice Tapis Ecole et Kid Park Saint-Pierre dels Forcats TK Pla GMM Tourmalet/La Mongie RICT 6 TS Val Louron Tapis TUSA - IDM

Pyrénées : 2 686 582 €

100 | Janvier-Février 2018 | n°265


STATIONS

MAITRE D’OUVRAGE

MAITRE D’ŒUVRE APPAREIL

ENTREPRISES INTERVENANTES OPERATIONS

Bresse (La)-Hohneck Labellem. TS Grand Artimont Poma Bresse (La)-Hohneck Labellem. TS Lande GMM Bresse (La)-Hohneck Labellem. TS Belle Hutte, Chitelet et Petit Artimont Bresse (La)-Hohneck Labellem. TK Goulet Rouge Jacquard Electroméca. Bresse (La)-Hohneck Labellem. TK Ecole I Gerardmer Régie TK Hêtres GMM Gerardmer Régie ERIC - AD2i TK Hêtres I IDM Lac Blanc (Le) Lac Blanc T. TK Tinfronce et Montjoie Jacquard Electroméca. Lac Blanc (Le) Lac Blanc T. TS Montjoie - TK Lac, Carrefour I et II et Bichette Jacquard Electroméca. Markstein (Le)/Grd Ballon SMMGB TK Grenouillère I & II Jacquard Electroméca. Schlucht (La) Labellem. TK Montabeu Jacquard Electroméca.

Révision réducteur Rempl. poulie motrice - Révision pinces GI - Remplacement véhicules Divers GI Remplacement armoires Rénovation station retour I30 I30 et rénovation Rénovation élec. Travaux élec. Remplacement variateur Remplacement groupe sécurité

MONTANT 187 000 171 000 103 000 16 000 5 000 2 030 20 000 41 000 6 700 5 200 5 800

Vosges : 562 730 € Bellefontaine Foncine le Haut Metabief Metabief Metabief Metabief Metabief Metabief Metabief Metabief Monts Jura Monts Jura Rousses (Les) Rousses (Les) Rousses (Les) Rousses (Les) Rousses (Les) Rousses (Les) Val de Morteau Val de Morteau

EAB Synd. Mixte DCSA Synd. Mixte Synd. Mixte DCSA Synd. Mixte Synd. Mixte Synd. Mixte Synd. Mixte Synd. Mixte SMMJ ERIC TIM SOGESTAR SMDT CNA SMDT SMDT SMDT SMDT

TK Entreroches Jacquard Electroméca. TK Grandes Côtes Jacquard Electroméca. TS Morond STM Pugnat TS Paradis Jacquard Electroméca. TK Citerne TS Troupézy Coppel Mainten. 4 TK Coppel Mainten. TS Berche, Paradis, Piquemiette et Roches TS Morond Leitner Divers TK TC Catheline et Fierney Coppel Maint. - Joly&Philippe - Poma TS Loges Ingelo - Joly&Philippe TK Combe du Lac Jacquard Electroméca. TS Jouvenceaux Hansen Industrial - Poma - Comag TS Balancier GMM - ERDF TS Serra ERDF TK Baby Entreroches Multi-Pat TK Jacobeys TK Balossi Marguet Fil neige Halec

Remplacement groupe sécurité Remplacement variateur vitesse Réparation massif béton Remplacement variateur Remplacement fut pylone Travaux GI Travaux sur câble Visite triennale Quinquennale pinces - Assises - Divers méca. Révision peches et suspentes GI Construction garage véhicules Rénovation élec. GI partielle Modif. Cadenceur - Batterie de condensateur Batterie de condensateur Révision réducteur Démontage Armoire électrique Sécurisation station retour

3 200 1 600 17 000 53 800 3 500 32 300 21 000 111 000 23 500 3 500 753 500 706 750 18 200 78 374 16 310 10 600 3 740 10 606 5 117 1 000

Travaux GI - Maintenance - Sécurisation Maintenance Maintenance Maintenance GI Maintenance Travaux GI Mise en place de galeries

337 812 4 677 1 661 3 177 65 000 150 000 20 360 99 000

Jura : 1 874 597 € Chalmazel Chalmazel Chalmazel Chalmazel Lioran (Le) Lioran (Le) Mont Dore (Le) Super Besse

Département Département Département Département Département ERIC SAEML DCSA

TS Jasseries Leitner - Seirel Auto. TK Couzan II GMM TK Cimes Leitner TK Pierre Haute Doppelmayr TS Prairie Pryrem Controles Divers appareils TS Dore GMM Tapis Lou Madeliot et Piou Piou TUSA - IDM

Massif Central : 681 687 € Val d’Ese

MTC

TK Vaccaghjiu

Jacquard Electroméca.

Rénovation élec.

21 000

Corse : 21 000 €

n°265 | Janvier-Février 2018 |  101


INVESTISSEMENTS2017

Neige de culture

77 137 997 € SENSATIONNEL 2016 avait été très bon, 2017 est exceptionnel ! Le secteur de la neige de culture signe une progression pour la troisième année consécutive. Et quelle progression ! Si les références aux années passées ne sont pas toujours riches d’enseignements, le comparatif pour cet exercice est éloquent : +36% au regard de 2016, mais surtout +86% par rapport à la période 2012-2016 ! Après les difficultés rencontrées par bon nombre de domaines skiables les trois derniers hivers, les soutiens financiers publics et divers plans neige ont trouvé preneurs. Installations prévues de longue date, projets ressortis des cartons, aménagements décidés en dernière minute : les enneigeurs et réseaux installés en 2017 n’ont pas tous suivi le même cheminement. Avec 26 projets dépassant le million d’euro, l’essentiel est là : la volonté de garantir le produit ski, et plus généralement les sports d’hiver et l’ambiance des stations. Au plan concurrentiel, les domaines skiables français étendent leur surface garantie par l’enneigement de culture, et refont ainsi une partie de leur retard en la matière sur d’autres destinations européennes. n

102 | Janvier-Février 2018 | n°265


Neige de culture : 77 137 997 € MATeriel retenue genie civil STATIONS opérations entreprises & process colLin. canalisation bâtiment ELECTRICITÉ AUTRES Avoriaz Extensions - Optimisation TechnoAlpin - DemacLenko - Marjollet 908 271 37 530 970 199 Gaydon - Caratelli - Famy - Serpollet Bellevaux-Hirmentaz Enneigeurs - Rempl. têtes enneigeurs Sufag 58 928 Bernex Divers TechnoAlpin 28 200 Carroz d’Arâches (Les) Nouv. usine - Extension - Enneigeur - Bullage Sufag - Aquago 973 000 37 000 535 000 Chamonix/Les Houches Nouv. installations - Fin usine à neige TechnoAlpin - DemacLenko 885 000 50 000 870 000 70 000 Réhausse lac Flégère Châtel Enneigeurs - Brasseurs 357 500 Clusaz (La) - Commune Bouclage réseau Fernuy - Retrofit usine TechnoAlpin 1 129 428 1 001 000 205 000 218 000 67 000 et réseau du Merle Contamines (Les) Retrofit TechnoAlpin 490 000 25 000 Flaine-Morillon-Samoëns-Sixt Retenue collinaire - Confortement TechnoAlpin - DemacLenko 2 400 000 2 100 000 Gets (Les) Pompe - Enneigeurs - Extension réseau TechnoAlpin - DemacLenko 118 000 12 300 Jacquard Electroméca. Grand Bornand (Le) Divers TechnoAlpin - Sufag - Abest 950 000 518 000 Megève Ajout pompes - Remplacement pompes TechnoAlpin 484 000 et vannes - Enneigeurs Morzine Optimisation réseau TechnoAlpin - Caratelli - Serpollet 320 000 280 000 Praz-de-Lys/Sommand Extension DemacLenko - Decremps 760 000 650 000 St-Gervais/St-Nicolas-de-V. Bouclage réseau Chateluy TechnoAlpin 121 000 129 000 Sambuy (La)/Seythenex Etude faisabilité - Etude hydrologique 13 300

TOTAL (en €) 1 916 000 58 928 28 200 1 545 000 1 875 000 357 500 2 620 428 515 000 4 500 000 130 300 1 468 000 484 000 600 000 1 410 000 250 000 13 300

Haute-Savoie : 17 771 656 € Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Extension Arc 2000, Peisey-Vallandry, Villaroger Nouveau pompage Pré Saint Esprit Augment. de débit Adret des Tuffes Arêches-Beaufort Extension Bonneval-sur-Arc Extension Corbier (Le)/St-Jean-d’Arves Extension - Renforcement booster Renouvellement pompes Courchevel/La Tania/Le Praz Extension réseau et rempl. matériels Crest-Voland Cohennoz Extension piste retour Karellis (Les) Ventilateurs - Retrofit Menuires (Les) Rénovation réseaux Méribel Les Allues Divers Méribel Mottaret Mise à niveau et optimisation Norma (La) Renforcement install - Enneigeurs - Divers Plagne (La) Equip. secteur Crozats - Enneigeurs, pompes, compresseurs - Divers Pralognan-la-Vanoise Extension x3 Rosière (La) Enneigeurs ventilateurs RemplACEMENT têtes perches Augmentation débit usine Sainte-Foy-Tarentaise Modification réseau - Perches Saint-François Longchamp Retenue collinaire Locaux techniques - Extension Saint-Sorlin d’Arves Extension - Pompe - Brise-charge Saisies (Les) Enneigeurs - Renfort alim. retenue Tignes Ajout de 3 regards Toussuire (La) Extension Val Cenis Extension réseau Val d’Arly Maintenance Val d’Isère Transfert usine Regroupement prise eau - Extensions Adduction d’eau (Commune) Valloire Extension Valmeinier Extension - Retrofit Valmorel Extension et optimisation Val Thorens/Orelle Retrofit - Optimisation

TechnoAlpin - Caratelli STR - Chevalier - Socco

1 388 469

1 705 548

229 132

3 323 149

TechnoAlp. - Martoïa TP - BBTP - Sybille TechnoAlpin

292 785 140 000 486 476

280 000 106 000 4 800

25 000

12 000

572 785 246 000 528 276

TechnoAlpin TechnoAlpin - Martoïa TP LTVA - Caratelli SMI Snowmakers TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin

1 186 000 572 047

879 000 940 000

2 065 000 1 512 047

72 541 1 000 000 159 400 50 000 560 547 1 020 785

1 200 000 157 343 965 000

28 662

42 200

20 050

72 541 2 200 000 159 400 50 000 808 802 1 985 785

TechnoAlpin TechnoAlpin - Sufag - Serpollet

225 000 313 000

240 000

20 000 52 000

TechnoAlpin TechnoAlpin

240 000 695 000

3 000 000

705 000

240 000 4 400 000

TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin - Duverney TP Caratelli - Serpollet Sufag

75 000 308 694 103 000 589 000

58 000

161 000

15 000

31 000

61 000 67 000 211 000

343 000 366 694 170 000 800 000

115 000 17 000

115 000 17 000

TechnoAlpin TechnoAlpin - Caratelli Serpollet - Martoïa - AD2i Sufag - TPLP TechnoAlpin - DemacLenko TechnoAlpin

647 000

800 000

553 000

2 000 000

2 044 501 400 000 718 000

795 225 400 000

359 353 150 000

154 448 200 000

40 000 986 000 782 000

3 393 527 986 000 1 150 000 1 500 000

485 000 365 000

Savoie : 29 855 006 €

n°265 | Janvier-Février 2018 |  103


INVESTISSEMENTS2017

Neige de culture : 77 137 997 € MATeriel retenue genie civil STATIONS opérations entreprises & process colLin. canalisation bâtiment ELECTRICITÉ AUTRES 2 Alpes (Les) 7 Laux (Les) 7 Laux (Les) Alpe d’Huez (L’) Alpe du Grand Serre (L’) Col de Rousset Collet d’Allevard (Le) Font d’Urle Lans-en-Vercors Méaudre Oz-en-Oisans/Vaujany Villard-de-L./Correnç. en-V.

Augment. débit - Equipement glacier Couverture piste Extension Nordique Retrofit - Extension Extension Maitrise d’œuvre pour 2018 Divers Maitrise d’œuvre pour 2018 Nouv. installation - Retenue collinaire Divers Pistes des Outres et Alpette Divers

TOTAL (en €)

TechnoAlpin - DemacLenko

1 880 000

1 000 000

2 880 000

DemacLenko TechnoAlpin TechnoAlpin - Mutte TP - Altitude Elec TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin

800 000 100 000 2 500 000 92 197 26 989 551 953 62 807 540 000 46 948

714 900

1 000 000 1 800 000 26 211 237 566

144 719

900 000 7 156 75 800

25 000 25 000 110 000

1 900 000 5 200 000 125 564 25 000 26 989 25 000 1 724 938 62 807 650 000 46 948

Isère - Drôme : 12 667 246 € Ancelle Chabanon Champsaur3Gliss Colmiane (La) Isola 2000 Montgenèvre Orcières Orres (Les) Pelvoux Pra Loup Puy-Saint-Vincent Risoul Sauze (Le) Serre Chevalier Stations du Queyras SuperDévoluy Val d’Allos

Divers Extension Extension (St-Léger-les-Mélèzes) Confortement et extension Retrofit Nouveaux enneigeurs Enneigement piste Chalvet Etude retenue collinaire Confortement Extension Extension et retrofit Divers Rénovation réseau - Etanchéité retenue Augmentation de capacités - Extensions Divers Mutualisation ressources en eau Retrofit - Matériel Divers Divers

TechnoAlpin SMI Snowmakers SMI Snowmakers DemacLenko SMI Snowmakers - Jacquard Elec. TechnoAlpin - Allamano - Emerson

332 600 16 297 252 200 51 000 193 700 1 419 000

20 000

450 000

381 000

49 000

332 600 16 297 252 200 100 000 193 700 2 270 000

DemacLenko SMI Snowmakers SMI Snowmakers TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin

798 000 167 000 116 199 421 400 55 000 1 254 500 486 000 450 000 420 000 19 800 182 000

285 000

100 000 534 000 450 000 305 000

11 500

798 000 167 000 116 199 421 400 440 000 1 800 000 486 000 900 000 725 000 19 800 182 000

320 000 2 366 756 813 38 800 14 446 164 200 100 000 16 900 40 000 10 000 5 500 1 300 000

Alpes du Sud : 9 220 196 € Angles (Les) Amélioration - Ventilateurs Ax 3 Domaines Extension réseau Camurac Clôture retenue collinaire Cauterets Divers Gavarnie Gèdre Amélioration réseau - Equipement élec. Gourette Divers Mijanès-Donezan Divers Piau Engaly Divers Pierre-Saint-Martin (La) Divers Porté-Puymorens Confortement Saint-Lary Soulan Moteur pompe Tourmalet/La Mongie Extens. piste Sapins - Amélior. réseau Val Louron Confortement

TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin DemacLenko TechnoAlpin - SOC/SADE/GTS Pratdessus - SPIE Sud-Ouest - HTA DemacLenko

300 000 1 370 756 38 800 5 019 164 200 100 000 16 900 40 000 10 000 550 000

813

20 000 953 000 550 000

43 000 68 000

5 737 100 000

3 690 5 500 32 000

36 000

283 000

1 520 000 20 000 55 000

383 000

19 600 976 000 94 000

25 000

24 695 352 000 149 183

36 000

Pyrénées : 4 413 415 € Bresse (La)-Hohneck Gerardmer Larcenaire

Retrofit et renforcement install.existante TechnoAlpin Enneigeurs Sufag Confortement DemacLenko

1 237 000 20 000 55 000

Vosges : 1 595 000 € Metabief Monts Jura Rousses (Les)

Enneigeur Retrofit en cours Enneigeurs mobiles Remplacement têtes enneigeurs

TechnoAlpin TechnoAlpin

19 600 593 000 94 000

Jura : 1 089 600 € Chalmazel Lioran (Le) Super Besse

Matériels Rempl. enneigeurs et booster - Entretien Divers

TechnoAlpin TechnoAlpin TechnoAlpin

24 695 327 000 149 183

Massif Central : 528 878 €

104 | Janvier-Février 2018 | n°265


Damage

38 510 775 € Sur la bonne pente Relativement stable depuis 2010, l’investissement dédié aux engins de damage affiche de bons chiffres en 2017. Ces 38 M¤ représentent une progression de 17% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Avec un marché équivalent à l’année passée – 114 contre 113 en 2016 – cet exercice fait la différence grâce à un contingent supérieur de machines neuves ou reconditionnées, au détriment des engins d’occasion. Le marché de ces dameuses reconditionnées s’est créé année après année et reste stable - une dizaine de machines par an - ce qui confirme l’intérêt de ce concept pour un certain nombre de stations de moyenne montagne. Aux côtés des engins de damage à proprement parler, les accessoires ont également les faveurs des opérateurs de domaines skiables dans les montants recensés. Des équipements « classiques » comme des trains de chenilles ou des traceurs, mais aussi d’autres pour l’optimisation de la ressource neige après trois hivers compliqués ; les équipement GPS sont sélectionnés principalement pour leur fonction de mesure de l’épaisseur de neige, tandis que les fraises et autres godets permettent aux stations de transporter l’or blanc ou d’en gérer leur stock dans les carrières à neige. n

Damage et accessoires : 38 510 775 € MASSIF Nombre de machines neuves ou reconditionnées

Nombre de machines d’occasion

Isère (38) 9 Savoie (73) 44 Haute-Savoie (74) 18 Alpes du Nord 71 Alpes-de-Haute Provence (04) 4 Hautes-Alpes (05) 11 Alpes Maritimes (06) 3 Alpes du Sud 18 Ariège (09) 0 Hautes-Pyrénées (65) 11 Pyrénées Orientales (66) 2 Pyrénées 13 Vosges (88) 2 Vosges 2 Doubs (25) 1 Jura (39) 1 Jura 2 Cantal (15) 1 Puy-de-Dôme (63) 0 Massif Central 1 Nombre total de machines 107 Montant total (en €) 36 600 000 Accessoires (en €) MONTANT TOTAL (en €)

0 1 2 3 0 0 0 0 1 0 1 2 0 0 0 1 1 0 1 1 7 1 135 000 775 775 38 510 775

n°265 | Janvier-Février 2018 |  105


INVESTISSEMENTS2017

Sécurité des pistes

5 156 423 € La sécurité pour tous 2017 affiche une stabilité avec -0,17% par rapport à la moyenne quinquennale. Oublions donc le record anecdotique de l’année passée en précisant à nouveau que ce poste est essentiel pour les opérateurs de domaines skiables et l’accueil de leur public. Matériel de balisage et de protection sur le domaine, matériel de secours et d’évacuation, solutions de déclenchement préventif d’avalanches, sécurisation des stoc-

kages d’explosifs… ce poste d’investissements recense bien entendu tout ce qui peut garantir la sécurité de la clientèle des stations, mais aussi la sécurité des professionnels qui agissent en ce sens ! Nb : l’intitulé de ce poste a évolué de Sécurité à Sécurité des pistes pour éviter toute confusion avec d’autres investissements liés à la sécurité, particulièrement ceux réalisés dans le secteur des remontées mécaniques. n

Sécurité des pistes : 5 156 423 € STATION PROTECTION CATEX GAZEX AUTRES ENTREPRISES Avoriaz Barrières à neige Remplacement satellite Bellevaux-Hirmentaz Filets, matelas… Altitudes Carroz d’Arâches (Les) Filets, matelas… Chamonix/Les Houches Sécurité des pistes Gazex Châtel Barrières à vent - Paravalanches Montaz Equip. - MBS Filets, matelas TDR Catex Clusaz (La) - Commune Paravalanche Retrofit partiel Catex Création poste secours Barrachin - Vittupier - Montaz Equip. Contamines (Les) Matériel Gets (Les) Filets pare-neige Grand Bornand (Le) Filets, matelas… Modification Catex MND - TAS Manigod-Merdassier Sécurisation par rondins Ancrages dameuse Acro BTP - MBS Morzine Filets, matelas… Barrières, ponts… St-Gervais/St-Nicolas-de-V. Reptation Sambuy (La)/Seythenex Banderoles, filets BP Context

MONTANT (en €) 47 000 6 682 30 000 177 540 161 146 270 000 10 000 5 000 30 000 45 000 70 000 45 000 1 500

Haute-Savoie : 898 868 € Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Filets, matelas… Catex Tuffes MBS - Context - Montaz Equip. Travaux Catex Signal Jacquard Electroméca. Bonneval-sur-Arc Filets, matelas… Gazex TAS Corbier (Le)/St-Jean-d’Arves Filets, matelas… Courchevel/La Tania/Le Praz Filets, matelas… Sécurité Menuires (Les) Catex - pilotage Gazex Montaz Equip. - TAS Méribel Mottaret Paravalanches Catex - Gazex Montaz Equip. - Basso Plagne (La) Divers Pralognan-la-Vanoise Filets, matelas… Altitudes - MBS Rosière (La) Modification Catex Montaz Equip. - Jacquard Electroméca. Sainte-Foy-Tarentaise Sécurisation piste Révision accessoires Traçabilité explosifs Alticoncept - AMS - Montaz Equip. Saint-François Longchamp Barrières à neige Sécurité dépôt explosifs Altitudes - Panthera Saint-Sorlin d’Arves Filets, matelas… Saisies (Les) Filets, matelas… Tignes Filets, matelas… Gazex TAS - MBS Tignes (Mairie) Filets, matelas… MBS Val Cenis Filets, matelas… Maintenance Gazex Val d’Arly Filets, matelas… Valloire Logiciel Leika - Réseau radio Valmeinier Tunnel sous le stade de slalom Mithieux TP Val Thorens/Orelle Accessoires Gazex Canons avalancheurs

Savoie : 3 032 594 € 106 | Janvier-Février 2018 | n°265

427 900 38 000 15 000 135 000 130 000 120 000 137 000 3 500 120 000 32 094 8 500 36 000 20 000 340 000 180 900 60 000 21 000 107 700 800 000 300 000


© TAS

STATION PROTECTION CATEX GAZEX AUTRES ENTREPRISES MONTANT (en €) 2 Alpes (Les) Catex et Gazex Divers Alpe d’Huez (L’) Filets, matelas - Paravalanches MND - Context Col de Rousset Filets, matelas… Font d’Urle Filets, matelas… Lus La Jarjatte Filets, matelas… Vaujany (Mairie) Filets, matelas… MBS Valdrôme Filets, matelas…

517 000 62 000 5 000 5 000 5 000 29 820 5 000

Isère - Drôme : 628 820 € Auron Sécurité dépôt explosifs Altec Colmiane (La) Sécurisation domaine Puy-Saint-Vincent Filets Risoul Poste de secours Val d’Allos Amélioration Catex

5 815 150 000 15 000 15 000 30 000

Alpes du Sud : 215 815 € Angles (Les) Luz Ardiden Monts d’Olmes (Les) Peyragudes Pierre-Saint-Martin (La) Saint-Lary Soulan Tourmalet/La Mongie

Filets, matelas… Banquettes - Râteliers Filets, matelas… Ancrage tripode MBS Filets, matelas… MBS Matelas Alticoncept Filets, matelas… Gazex MBS - ATTM - TAS Filets, matelas…

20 000 13 675 16 900 15 500 1 000 232 000 23 000

Pyrénées : 322 075 € Bresse (La)-Hohneck Gerardmer

Matelas - Potences Luge évacuation Filets, matelas… MBS

16 700 16 700

Vosges : 33 400 € Metabief

Filets, matelas…

Initiateur Nonel

4 100

Jura : 4 100 € Chalmazel Lioran (Le)

Filets, matelas… Context - MBS - Altitudes Barrières à neige

10 751 10 000

Massif Central : 20 751 €

n°265 | Janvier-Février 2018 |  107


INVESTISSEMENTS2017

Travaux de pistes

14 748 430 € Les aménagements de l’ombre Certains de ces aménagements sont bien visibles, c’est le cas pour les créations de piste pures et simples, notamment au Corbier et à Val Thorens, ou les élargissement de tracés existants destinés à accroître le confort de circulation autant que la sécurité des utilisateurs. D’autres travaux sont bien plus discrets, qu’ils aient lieu en profondeur (drainage, terrassements) ou en surface (broyage/défrichement ou au contraire végétalisation) ; leurs objectifs sont identiques : proposer des tracés agréables, maximiser leur enneigement et en faciliter l’entretien. Le terme Pistes doit être considéré ici au sens large puisque certains opérateurs y placent également certains de leurs aménagements ludiques, comme des pistes de luge sur neige, ou sportifs à l’instar de la préparation de stades d’entraînement ou de compétition. Quelques chiffres pour les statisticiens, si ce poste affiche une croissance de 35% par rapport à l’année passée, il convient de prendre du recul avec le moyen terme : ces 14,7M¤ représentent +0,65% seulement au regard de la moyenne des 5 années précédentes. n Nb : aucun montant n’a été recensé pour ce poste dans les massifs des Vosges et de la Corse. 108 | Janvier-Février 2018 | n°265


Travaux de pistes : 14 748 430 € STATIONS

opérations

entreprises

Avoriaz Bellevaux-Hirmentaz Carroz d’Arâches (Les) Chamonix/Les Houches Châtel Clusaz (La) - Commune Contamines (Les) Grand Bornand (Le) Megève Morzine Portes du Mont Blanc (Les) Praz-de-Lys/Sommand St-Gervais/St-Nicolas-de-V. Sambuy (La)/Seythenex

Travaux Abricotine, Blanchot, Proclou Marjollet - Famy - Maulet TP Terrassement Favrat MTP Elargissement piste Marmottes Travaux de pistes - Engazonnement Travaux Linga Aménagement pistes - Broyage - Végetalisation Perillat - Le Cropt Engazonnement Pistes : Aiglon, Lanches, Tolar Mithieux TP - Deloche TP - Lathuille TP Amélioration tracé - Création piste de luge Reprofilage Marjollet TP - Coppel Terrassement - Végétalisation Pugnat TP - ONF Terrassement - Drainage Decremps Divers : création, finition, reprise, reprofilage Broyage - Engazonnement Berthelon - Gazons de France

MONTANT (en €) 286 425 7 179 80 000 305 760 400 000 148 000 7 000 670 000 312 300 250 000 346 597 50 000 85 000 6 500

Haute-Savoie : 2 954 761 € Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Arêches-Beaufort Bonneval-sur-Arc Corbier (Le)/St-Jean-d’Arves Courchevel/La Tania/Le Praz Menuires (Les) Méribel Mottaret Norma (La) Plagne (La) Pralognan-la-Vanoise Rosière (La) Sainte-Foy-Tarentaise Saint-Sorlin d’Arves Saisies (Les) Tignes Toussuire (La) Val Cenis Val d’Isère Valmeinier Valmorel Val Thorens/Orelle

Piste Vallée de l’Arc STR Amélioration existant Beaufortain TP Terrassement TPLP Création piste 3BTP Travaux de pistes Famy Remodelage Mithieux TP Piste de la Chambre Famy Travaux - Végétalisation VTSV - Jardins du Thabor - ONF Travaux - Terrassement - Végétalisation Terrassement - Génie civil RTP - Avenir Protection - Enedis - RTM Terrassement 5 pistes de Mont Valaisan Bruno TP - STR Création piste Bruno TP Extension 3BTP Terrassement - Végétalisation Pistes : Edelweiss, Boïu Confortement Clivio Tourne de protection Terrassements - Végétalisation Gravier TP - Boch TP Travaux et végétalisation Buttard - Barbier Engazonnement Végétalisation - Reprofilage - Création pistes

128 000 58 500 110 000 604 800 1 700 000 300 000 800 000 29 446 840 000 419 000 1 015 000 318 000 468 000 70 000 400 000 50 000 50 000 290 000 85 040 15 000 1 112 000

Savoie : 8 862 786 € 2 Alpes (Les) 7 Laux (Les) Alpe d’Huez (L’) Col de Rousset Font d’Urle Gresse-en-Vercors Oz-en-Oisans/Vaujany Valdrôme

Terrassements Travaux de pistes Aménagement piste ludique - Prépa. snowpark Famy - Gravier TP Terrassement - Végétalisation Terrassement - Végétalisation Terrassement Pelissard Stade de slalom Terrassement

250 000 30 000 240 000 45 000 45 000 6 000 350 000 20 000

Isère - Drôme : 986 000 € Auron Montgenèvre Serre Chevalier

Drainage - Végétalisation Elargissement et amélioration Reprofilage - Végétalisation

Alpes Azur Environnement Allamanno Allamanno - Blanchard - Gazons de Fr.

29 035 100 000 60 000

Alpes du Sud : 189 035 € Angles (Les) Ax 3 Domaines Guzet Peyragudes Pierre-Saint-Martin (La) Saint-Lary Soulan Tourmalet/La Mongie

Terrassement - Végétalisation Piste Estagnole, Liaison… Barrières à neige Terrassements SARL Visago Entretien - Terrassement Funslope Lonné Peyret Terrassement - Engazonnement - Barrières à neige SLTS Piste des Sapins SLTS - Lonne Peyret

55 000 640 000 7 000 29 400 64 000 63 000 860 000

Pyrénées : 1 718 400 € Rousses (Les) Val de Morteau

Drainage piste Terrassement - Végétalisation

412 1 990

Jura : 2 402 € Chalmazel Super Besse

Travaux piste Jardins faciles Terrassement - Barrières à neige

2 046 33 000

Massif Central : 35 046 €

n°265 | Janvier-Février 2018 |  109


INVESTISSEMENTS2017

Billetterie

5 226 123 € Dans la moyenne En retrait par rapport à N-1 (-12%) mais en progrès vis-à-vis de la moyenne quinquennale (+3%), il sera difficile ici de dégager une tendance. Avec un peu moins de 6 M¤, la billetterie est un poste d’investissements stable. A de rares exceptions près, toutes les stations de sports d’hiver sont déjà équipées de solutions main libre : le marché a surtout trait au renouvellement

Billetterie : 5 226 123 € STATIONS

OPÉRATIONS

PROCESS

Avoriaz Bellevaux-Hirmentaz Carroz d’Arâches (Les) Chamonix/Les Houches Châtel Clusaz (La) Gets (Les) Grand Bornand (Le) Manigod-Merdassier Morzine Portes du Mont Blanc (Les) St-Gervais/St-Nicolas-de-V. Sambuy (La)/Seythenex

Bornes 300 000 Bornes 137 000 Renouvellement TPE 7 000 Remplacement bornes et TPE 87 000 Bornes - Codeurs - Caisses auto. 66 206 Bornes lecture 24 000 Bornes accès 43 600 Bornes contrôle 125 000 Supports forfaits Bornes - Supports forfaits 75 000 Bornes rechargement 19 755 Bornes contrôle 50 000 Supports forfaits

CONSOMMABLE

FournissEURs

20 000 40 000 8 000

Axess Axess AVEM Axess Skidata Axess Skidata Skidata Axess Dynappli Skidata Axess

MONTANT en €) 300 000 137 000 7 000 87 000 66 206 24 000 43 600 125 000 20 000 115 000 19 755 50 000 8 000

Haute-Savoie : 1 002 561 € Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Aussois Bonneval-sur-Arc Corbier (Le)/St-Jean-d’Arves Courchevel/La Tania/Le Praz Crest-Voland Cohennoz Menuires (Les) Méribel Mottaret Plagne (La) Pralognan-la-Vanoise Sainte-Foy-Tarentaise Saint-François Longchamp Saint-Sorlin d’Arves Saisies (Les) Toussuire (La) Val Cenis Val d’Arly Val d’Isère Valloire Valmeinier Valmorel Val Thorens/Orelle

Rénovation point de vente 150 000 Borne - Codeuse 65 000 Skidata Borne - Codeuse 28 000 4 caisses automatiques 70 000 Remplacement bornes 247 000 Skidata Bornes contrôle 83 000 Alfi Bornes contrôle - Automates vente 320 000 Skidata - Kafeine Remplacement bornes 88 000 Skidata TPE - Tablettes - Bornes de vente et d’accès 462 000 Axess Supports forfaits 40 000 Skidata Supports forfaits - Démarrage saison 1 800 26 000 Axess Bornes 52 255 Skidata Supports forfaits 48 000 Skidata Contrat - Supports forfaits 30 000 35 000 Alfi Supports forfaits 20 000 Skidata Caisse automatique 22 000 Supports forfaits 85 000 Alfi Borne contrôle - Automates ventes 179 000 Skidata - Cafeine Bornes Skidata - Dynappli Borne - Codeuses 22 890 Skidata Bornes - Codeuses - Supports forfaits 30 000 32 000 Skidata Codeuses 130 000 Skidata

Savoie : 2 406 055 €

110 | Janvier-Février 2018 | n°265

150 000 65 000 28 000 70 000 247 000 83 000 320 000 88 000 462 000 40 000 27 800 52 255 48 000 65 000 20 000 22 000 85 000 179 000 139 110 22 890 62 000 130 000


et à la maintenance des installations existantes. Quant aux volumes des supports forfaits, la lisibilité est là encore loin d’être évidente. Pour autant les lignes de ce marché pourraient être amenées à bouger avec les solutions connectées, permettant notamment l’accès à de multiples activités, tant en hiver qu’en saison estivale. Il convient également de noter le souci apporté aux points de vente « traditionnels » : les caisses ont encore de l’avenir ! n

STATIONS

OPÉRATIONS

PROCESS

CONSOMMABLE

FournissEURs

MONTANT en €

2 Alpes (Les) Alpe d’Huez (L’) Alpe du Grand Serre (L’) Lans-en-Vercors

Point de vente Photocompare Ordinateurs Accès main libre

50 000 12 000 4 575 89 744

Skidata DAG System - Webatelier

50 000 12 000 4 575 89 744

Skidata - ITP - Sud Antenne Skidata - JB Concept Axess - Loisirs Equipement Skidata Axess

74 440 15 000 66 000 440 000 280 000

50 000 10 000 100 000 40 000

Axess Axess Axess - ISRA Skidata - ISRA Axess - ISRA

50 000 10 458 14 500 21 500 100 000 53 000

100 000

Skidata Skidata

49 000 175 000

Axess Skidata

83 700 38 972 1 018

99 200

Axess

8 000 180 600

Isère - Drôme : 156 319 € Auron Grave (La) Montgenèvre Stations du Queyras Val d’Allos

Equipement TS Butieres Vente en ligne Accès nordique - Rénov. existant - Point de vente nordique Contrôle d’accès Contrôle d’accès

74 440 15 000 66 000 440 000 280 000

Alpes du Sud : 875 440 € Angles (Les) Luz Ardiden Peyragudes Pierre-Saint-Martin (La) Saint-Lary Soulan Tourmalet/La Mongie

Caisses - Contrôle d’accès Matériel Divers - Supports forfaits Supports forfaits PC caisses - Supports forfaits

10 458 14 500 11 500 13 000

Pyrénées : 249 458 € Bresse (La)-Hohneck Gerardmer

Codeuses, bornes - Pupitres Logiciel bornes - Supports forfaits

49 000 75 000

Vosges : 224 000 € Metabief Monts Jura Val de Morteau

Billetterie - Maintenance Bornes Divers

83 700 38 972 1 018

Jura : 123 690 € Lioran (Le) Super Besse

Borne contrôle Automates - Bornes - Supports forfaits

8 000 81 400

Massif Central : 188 600 €

n°265 | Janvier-Février 2018 |  111


INVESTISSEMENTS2017

Equipements de loisirs

7 451 476 € Portés par de gros projets Sans le ski tout est fini… mais le tout-ski est fini. Inversons pour une fois les éléments de cette désormais célèbre maxime afin d’observer les efforts des stations de montagne en faveur des loisirs hors ski. Certains ont tiré les conséquences des trois dernières saisons hivernales difficiles en faisant le choix d’activités ludiques complémentaires. Rapide détour par les chiffres : 35% d’investissements supplémentaires versus 2016… et +1,5% par rapport à la moyenne 2012-2016. Cet exercice reste pourtant le troisième plus important sur ce poste.

© Caratech

2017 est porté par quatre projets importants, dépassant chacun les 500 000  e de budget ; la scénographie de l’Aiguille du Midi à Chamonix, les luges sur rail iséroises des 7 Laux et de l’Alpe d’Huez ou la diversité de la Colmiane contribuent pour plus de 5,5 millions d’euros cette année. Les autres s’adressent aux contemplatifs, aux sportifs, aux familles ou à la génération Y, et ce autant en hiver qu’en été ! n

112 | Janvier-Février 2018 | n°265


Equipements de loisirs : 7 451 476 € STATIONS MATERIEL FournissEURs

MONTANT en €

Avoriaz

Aménagements zone ludique

80 000

Bellevaux-Hirmentaz Chamonix/Les Houches

Création fil neige Favrat - Jacquard Electroméca. - Sufag Suite scénographie Aiguille du Midi Photopoint - Piste synthétique

Châtel Gets (Les)

Ligne de vie - Rail snowpark Tables d’orientation

Fantasticable Thuria

76 038 7 800

Megève Morzine

Création zone ludique Entretien luge

HO5

45 000 15 000

Sambuy (La)/Seythenex

Kart estival, tubby, décollage parapente

Mont Blanc Mobility - Bigairbag - Fooljump - Basso TP

71 000

9 018 597 000

Haute-Savoie : 900 856 € Corbier (Le)/St-Jean-d’Arves

Piste enfants - Zone ludique

80 000

Méribel Mottaret Plagne (La)

Création tunnels Eclairage front de neige - Aire pique-nique Videoluge - Scénarisation (suite)

50 000 212 000

Rosière (La) Saint-François Longchamp

Belvédère panoramique - Borne photo - Piste ludique CrÉation piste Opoual, zone enfants, point photo…

Joly&Philippe - Trinum - HO5 Sun Conseil

71 025 278 000

Saisies (Les) Toussuire (La)

Aménagement zone ludique - Matériel piste de luge Création tubing Caratech

55 000 110 000

Val Cenis Val d’Isère

Luges Village enfants Solaise

HO5

5 000 90 000

Valloire Valmorel

Equipements ludiques Création et extension espace loisirs

HO5

12 115 47 500

Savoie : 1 010 640 € 2 Alpes (Les)

Slalom parallèle

Skiline

100 000

7 Laux (Les) Alpe d’Huez (L’)

Luge 4 saisons Luge 4 saisons

Caratech Caratech

2 090 000 2 000 000

Isère - Drôme : 4 190 000 € Colmiane (La)

Tyrolienne - Chalet jardin d’enfant Rénovation : minigolf, accrobranche, VTT

830 000

Montgenèvre Puy-Saint-Vincent

Embellissement front de neige - Tables Eclairage piste

40 000 160 000

Serre Chevalier

Kart, signalétique, aménagement piste

Mountain Cart

80 000

Alpes du Sud : 1 110 000 € Peyragudes

Supports VTT - Modules espace ludique

Partech

41 400

Pierre-Saint-Martin (La) Saint-Lary Soulan

Equipement ludique - Fatbike Supports VTT - Tables pique-nique

Q-Parks Partech - Pyrénées Concept

50 000 12 180

Dynappli - IPM - Trinum - Techfun

96 200

Pyrénées : 103 580 € Metabief

Bornes comptoir - Travaux corner - Borne photo Eclairage piste - Matériel luges été

Jura : 96 200 € Mont Dore (Le)

Création « fat scoot »

Globe

30 000

Super Besse

Modules espace de jeux enfants

Proludic

10 200

Massif Central : 40 200 €

n°265 | Janvier-Février 2018 |  113


© Pyrénnées Concept

INVESTISSEMENTS2017

Signalétique

2 091 627 € Dans la bonne direction ? Petite année pour la signalétique ? Certes 2017 est en retrait : -9% comparativement à 2016, et -24% par rapport aux 5 années passées. Pour autant ces comparaisons ne doivent pas permettre de dégager une quelconque tendance tant ce marché dépend de grandes opérations de renouvellement décidées ou ajustées en fonction des budgets. Qu’ils sont loin les simples disques numérotés et installés sur des piquets en bois en bordure de pistes. Les panneaux et fléchages sont en métal ou en bois, affichant un design moderne, rétro ou personnalisé. La signalétique a même dépassé sa fonction première d’indiquer une direction ou un itinéraire. Intégrant des solutions dynamiques et des affichages lumineux, elle permet désormais des informations en temps réel. Aux côtés des traditionnelles informations météo ou liées aux domaines skiables, la signalétique est aussi devenue une source assumée de contenu relatif à la vie en station (activités, publicités, videos, bons plans…). n

114 | Janvier-Février 2018 | n°265


Signalétique : 2 091 627 € STATIONS MATERIEL FournissEURS Chamonix/Les Houches Plans - Ecrans - Panneaux de piste Kaliblue - Lumiplan Montagne Châtel Portiques Clusaz (La) Plan des pistes Lumiplan Montagne Contamines (Les) Signalétique Lumiplan Montagne Gets (Les) Signalétique SMTK Grand Bornand (Le) Programme pluriannuel Lumiplan - Sun Conseil Manigod-Merdassier Signalétique piste et accueil Megève Balises - Panneaux indicateurs Morzine Flèches directionnelles - Plan Essor BVD St-Gervais/St-Nicolas-de-V. Totems Pic Bois

MONTANT en € 54 000 36 000 8 000 40 000 17 300 43 000 10 000 6 000 100 000 30 000

Haute-Savoie : 344 300 € Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Aussois Corbier (Le)/St-Jean-d’Arves Courchevel/La Tania/Le Praz Crest-Voland Cohennoz Menuires (Les) Méribel Mottaret Norma (La) Plagne (La) Pralognan-la-Vanoise Rosière (La) Sainte-Foy-Tarentaise Saisies (Les) Tignes Toussuire (La) Val Cenis Val d’Arly Val d’Isère Valloire Val Thorens/Orelle

Divers Portique - Flèches - Plan des pistes Signalétique piste Panneaux Signalétique pistes Portiques - Bandeaux lumineux Divers - Dalles graphiques Panneaux sécurité et directionnel Ecrans - Panneaux lumineux avalanches Jalons - Balises - Leds Portique RM Directionnels Signalétique (40%) Rénovation Flèches - Signalétique dynamique Totem - Flèches - Ecrans - Ecrans exterieurs Signalétique Divers Directionnels Départ RM - Info temps réel

Essor BVD - SMTK - Lumiplan Montagne Essor BVD - Lumiplan Montagne Essor BVD Essor BVD Sun Conseil Essor BVD - Lumiplan Montagne 70 000 Essor BVD - Box snowpark Ecobalise - Pic Bois Lumiplan Montagne Altitudes Essor BVD Stineo Essor BVD - Lumiplan Montagne Wallrus - Trinum Essor BVD Wallrus Essor BVD Essor BVD - Lumiplan Montagne

163 417 33 000 45 000 200 000 10 500 40 000 4 900 153 000 3 500 9 544 6 417 45 000 80 000 65 000 140 000 13 000 22 000 17 500 100 000

Savoie : 1 221 778 € 2 Alpes (Les) Alpe d’Huez (L’)

Affichage - Directionnels Signalétique files d’attente, piste ludique, snowpark

Lumiplan Montagne - Essor BVD Essor BVD

75 000 85 000

Isère - Drôme : 160 000 € Grave (La) Montgenèvre Risoul Serre Chevalier

Signalétique client - Files d’attente RM Portique espace nordique - Rénovation signalétique pistes Signalétique - Info. dynamique Panneaux portique fléchages - Signalétique point de vente

Essor BVD Essor BVD SunConseil - Lumiplan Montagne Lumiplan Montagne - Brain Juice

70 000 50 000 38 380 60 000

Alpes du Sud : 218 380 € Angles (Les) Artouste Fabreges Camurac Gavarnie Gèdre Gourette Peyragudes Saint-Lary Soulan Superbagnères

Signalétique Balisage snowpark Panneau d’information Bâches pour pylones Signalétique pistes Panneau plan des pistes - Portiques RM Signalétique pistes - Dép. RM - Portiques bornes contrôle Signalétique pistes

Pyrénées Concept PHD Diffusion Pyrénées Concept Lumiplan Montagne - Pyrénées Concept - Essor BVD Pyrénées Concept Pyrénées Concept

30 000 1 000 1 969 510 10 744 20 800 24 500 852

Hans coffrage GMM - Essor BVD

1 950 11 000

Numatex Masso Publicité

3 100 535

Pyrénées : 90 375 € Bresse (La)-Hohneck Gerardmer

Totem et portiques pistes VTT Signalétique - Panneaux

Vosges : 12 950 € Metabief Val de Morteau

Corner Panneau départ

Jura : 3 635 € Chalmazel Super Besse

Banderoles - Balisage - Panneau informations Informatisation et portiques des départs RM

Context - MBS - Altitudes Lumiplan Montagne - Mic Signaloc

2 208 38 001

Massif Central : 40 209 € n°265 | Janvier-Février 2018 |  115


INVESTISSEMENTS2017 PART ET HISTORIQUE DES INVESTISSEMENTS 2017 PAR MASSIF TOTAL : 336 375 115 € Jura : Vosges : 4 663 529 € - 1,39 % 4 220 870 € - 1,25 % Pyrénées : 19 236 810 € - 5,72 %

Massif Central : 6 496 922 € - 1,93 %

Alpes du Sud : 26 351 313 € - 7,83 %

Corse : 21 000 € - 0,01%

Isère - Drôme : 32 777 125 € - 9,74 %

Savoie : 150 561 719 € 44,76%

Haute-Savoie : 92 066 827 € - 27,37 %

Haute-Savoie

Alpes du Sud

Jura

2017 : 92 066 827 €

2017 : 26 351 313 €

2017 : 4 663 529 €

2016 : 70 322 777 €

2016 : 27 635 516 €

2016 : 4 641 907 €

2014 : 99 309 981 €

2014 : 28 461 153 €

2014 : 6 000 255 €

2012 : 88 793 996 €

2012 : 43 181 564 €

2012 : 2 644 087 €

Savoie

Pyrénées

Massif Central

2017 : 150 561 719 €

2017 : 19 236 810 €

2017 : 6 496 922 €

2016 : 135 996 095 €

2016 : 24 303 827 €

2016 : 2 521 029 €

2014 : 117 944 499 €

2014 : 32 922 820 €

2014 : 8 797 937 €

2015 : 76 787 985 € 2013 : 74 985 817 €

2015 : 127 414 329 € 2013 : 123 732 415 €

2015 : 26 434 840 € 2013 : 50 886 352 €

2015 : 30 248 870 € 2013 : 18 127 435 €

2015 : 1 930 434 € 2013 : 8 998 346€

2015 : 8 134 283 € 2013 : 3 152 469 €

2012 : 128 016 227 €

2012 : 14 448 589 €

2012 : 2 455 892 €

Isère - Drôme

Vosges

Corse

2017 : 32 777 125 €

2017 : 4 220 870 €

2017 : 21 000 €

2016 : 35 149 849 €

2016 : 1 866 877 €

2016 : 276 827 €

2014 : 36 528 723 €

2014 : 4 184 369 €

2014 : 436 400 €

2015 : 19 162 609 € 2013 : 26 244 248 € 2012 : 19 770 949 €

116 | Janvier-Février 2018 | n°265

2015 : 8 598 878 € 2013 : 3 559 492 € 2012 : 6 942 097 €

2015 : 541 600 € 2013 : 0 €

2012 : 33 491 €


Véhicules - Divers

3 105 229 € et 16 279 725 € Aussi discrets qu’utiles Ecartons d’entrée les tentatives de déduction sur les tendances de ces deux marchés, bien trop variables pour être cernés. Pour ce qui relève des véhicules, il convient en revanche de préciser que les stations n’investissent pas uniquement dans les classiques motoneiges, quads et voitures 4x4 ; d’autres engins ont leur faveur et trouvent toute leur utilité  : c’est notamment le cas des bus, mini-pelles, SSV, camions 6x6 ou tracteurs. Au sein du volet Divers, deux catégories peuvent être isolées. Les bâtiments tout d’abord pèsent 13,5 M¤. Ces aménagements sont voués aux services techniques - garage pour les engins de damage, atelier, local pour le personnel – ou au service de la clientèle : garderie, toilettes, mise en conformité PMR… En parallèle, près de 2 M¤ sont consacrés aux réseaux, dont la fibre optique et le wifi, devenu un critère essentiel au sein d’une offre de sports d’hiver. n

Divers : 16 279 725 € MASSIF

BÂTIMENTS (en €)

RÉSEAUX (en €)

AUTRES (en €)

Total (en €)

Haute-Savoie Savoie Isère - Drôme Alpes du Sud Pyrénées Vosges Jura Massif Central TOTAL

6 381 900 5 045 548 300 000 0 1 111 633 0 691 261 0 13 530 342

393 342 702 300 300 000 415 000 40 000 20 000 20 000 0 1 890 642

204 040 278 125 80 000 250 000 0 0 26 926 19 650 858 741

6 979 282 6 025 973 680 000 665 000 1 151 633 20 000 738 187 19 650 16 279 725

Véhicules : 3 105 229 € MASSIF MOTONEIGE QUAD 4x4 AUTRES Total en € Haute-Savoie Savoie Isère - Drôme Alpes du Sud Pyrénées Vosges Jura Massif Central TOTAL

10 16 2 4 2 1 1 0 36

1 2 0 1 3 0 0 0 7

9 26 5 4 5 1 2 0 52

6 10 2 3 3 3 1 2 30

512 410 1 312 295 191 000 408 378 413 678 177 790 71 483 18 195 3 105 229

n°265 | Janvier-Février 2018 |  117


7

INVESTISSEMENTS2017 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS PAR POSTE SUR LES 5 DERNIÈRES ANNÉES (EN €)

RM - Constructions nouvelles

RM - Modifications & Maintenance

Equipements de loisirs

2017 : 113 352 362 €

2017 : 50 909 078 €

2017 : 7 451 476 €

2016 : 125 395 156 €

2016 : 41 868 752 €

2016 : 5 484 490 €

2014 : 167 380 116 €

2014 : 39 913 487 €

2014 : 6 985 024 €

2015 : 115 641 784 € 2013 : 134 840 402 €

2015 : 44 183 519 € 2013 : 48 882 687 €

2015 : 8 796 098 € 2013 : 11 261 068 €

2012 : 150 239 075 €

2012 : 33 474 875 €

2012 : 4 182 673 €

Travaux de pistes

Sécurité

Véhicules

2017 : 14 748 430 €

2017 : 5 156 423 €

2017 : 3 105 229 €

2016 : 10 884 548 €

2016 : 6 964 212 €

2016 : 3 569 412 €

2014 : 21 482 536 €

2014 : 3 377 804 €

2014 : 3 301 640 €

2015 : 18 802 124 € 2013 : 9 637 853 €

2015 : 6 205 698€ 2013 : 5 179 784 €

2015 : 3 271 790 € 2013 : 1 697 487 €

2012 : 12 455 851 €

2012 : 4 099 029 €

2012 : 2 135 113 €

Neige de culture

Signalétique

Divers

2017 : 77 137 997 €

2017 : 2 091 627 €

2017 : 16 279 725 €

2016 : 56 563 556 €

2016 : 2 297 861 €

2016 : 11 549 536 €

2014 : 33 231 991 €

2014 : 3 807 796 €

2014 : 17 342 272 €

2015 : 42 058 163 € 2013 : 39 658 136 € 2012 : 35 725 349 €

2015 : 3 596 756 € 2013 : 2 368 776 €

2015 : 18 123 139 € 2013 : 16 755 170 €

2012 : 1 742 175 €

2012 : 27 413 413 €

Damage

Billetterie

Marketing numérique

2017 : 38 510 775 €

2017 : 5 226 123 €

2017 : 2 426 870 €

2016 : 32 150 000 €

2016 : 5 987 181 €

2014 : 33 605 000 €

2014 : 4 158 471 €

2015 : 33 350 000 € 2013 : 33 389 000€ 2012 : 30 805 000 €

118 | Janvier-Février 2018 | n°265

2015 : 5 224 757 € 2013 : 6 016 211 € 2012 : 4 015 339 €


Marketing & Numérique

2 426 870 € L’art de la séduction Ces deux secteurs intégraient auparavant le poste « Divers ». Devenus incontournables au sein de la stratégie des domaines skiables, ils font leur entrée cette année dans notre enquête en tant qu’indicateur à part entière. Pas de comparatif donc pour cet exercice, mais quelques détails sur les investissements recensés cette année. Devenus une nécessité, les sites internet fleurissent ou se refont une beauté, qu’il s’agisse des portails d’accueil, de ceux des centrales de réservation ou de vente en ligne. Les CRM sont également au cœur de la bataille commerciale, tout comme les plans marketing. Plus directement à destination de la clientèle, les stations ont également investis dans les applis, les capsules video ou encore les webcams pour séduire les touristes. n Nb : aucun montant n’a été recensé pour ce poste dans les massifs des Vosges et de la Corse.

Jura : 25 800 € Pyrénées : 38 614 €

Massif Central : 11 885 €

Alpes du Sud : 421 919 €

Haute-Savoie : 406 949 €

Isère - Drôme : 107 925 €

Savoie : 1 413 778 €

Total Marketing - Numérique : 2 426 870 €

n°265 | Janvier-Février 2018 |  119


INVESTISSEMENTS2017 TOP 10 DES INVESTISSEMENTS

21 204 200

1] Val Thorens/Orelle

20 874 000

2] Courchevel/La Tania/Le Praz

19 615 466

3] Arcs (Les)/Peisey-Vallandry

17 598 785

4] Plagne (La)

15 747 600

5] Flaine-Morillon-Samoëns-Sixt

13 915 938

7] Clusaz (La)

TOTAL des investissements 2017

10 830 900

8] Tignes

%

10 268 224

9] Gets (Les) 10] Oz-en-Oisans/Vaujany

TOTAL TOP 10

153 841 490 M€

14 606 557

6] Chamonix/Les Houches

9 179 820

336 396 115 M€

PART DU TOP 10 dans les investissements 2017

45,73

TOP 10 Au sein de la répartition des investissements par massif, la Savoie et la Haute-Savoie pèsent plus de 72% du total national. La représentation massive de ces deux départements au sein du Top 10 ne surprendra donc personne.

Et tous ou presque sont des habitués : les 6 premiers de ce classement totalisent 45 mentions dans les Top 10 de la décennie écoulée. Val Thorens/Orelle s’est ainsi illustré 8 fois sur 10 (à l’exception de 2008 et 2012).

Pour autant, la tendance observée sur les exercices précédents s’accentue encore un peu plus ; en 10e position, Oz-en-Oisans/Vaujany est la seule exception au sein d’un classement composé de quatre domaines skiables de Haute-Savoie et de cinq domaines skiables de Savoie, dont les 4 premiers.

Avec 153 millions d’euros, ces dix stations représentent plus de 45% de l’investissement national. Compte tenu de la répartition sur les différents postes, il est intéressant de souligner qu’en cette année morose pour les remontées mécaniques nouvelles, ce Top 10 en a assumé plus de 74% (83,8 M¤). n

Top 10 des Investissements 2017 rapportés au chiffre d’affaires moyen RANG STATIONS MASSIF Statut Investissements Moyenne de CA juridique 2017 (en M€) 2012-2017 (en M€) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Val Thorens/Orelle Courchevel/La Tania/Le Praz Arcs (Les)/Peisey-Vallandry Plagne (La) Flaine-Morillon-Samoëns-Sixt Chamonix/Les Houches Clusaz (La) Tignes Gets (Les) Oz-en-Oisans/Vaujany

Savoie Savoie Savoie Savoie Haute-Savoie Haute-Savoie Haute-Savoie Savoie Haute-Savoie Isère-Drôme

SA SEM SA SA SA SA SEM SA SEM SPL

21 204 200 20 874 000 19 615 466 17 598 785 15 747 600 14 606 557 13 915 938 10 830 900 10 268 224 9 179 820

65 217 079 45 922 311 64 407 871 71 974 859 36 069 728 77 002 709 18 958 851 48 933 787 17 098 929 8 684 751

RATIO Investissements 2017 moyenne CA (en %) 32,51 45,46 30,46 24,45 43,66 18,97 73,40 22,13 60,05 105,70

Cet indicateur se base sur un montant d'investissements HT et un chiffre d'affaires TTC issu du panel des répondants de l'enquête Top100 (ML263). Le chiffre d'affaires doit être divisé par 1,1 pour refléter la réalité.

120 | Janvier-Février 2018 | n°265


TOP 10 PAR ANNÉE, DE 2005 À 2017

2005

2006

Isola 2000 20,5 Cauterets 17,15 Plagne (La) 16,46 Serre-Chevalier 15,31 Auron 14,89 Menuires (Les) 14,02 Chamonix 12,53 2 Alpes (Les) 12,42 Courchevel - La T. 11,72 Alpe d’Huez (L’) 11,58 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

146,58 419 34,98

2008

116,98 298 39,24

2011

110,80 302 36,69

2014

115,24 361 31,94

St-Lary-Soulan 17,86 Val Thorens/Orelle 16,52 Châtel 14,52 Valfréjus 13,91 Flaine/Mor./Sam./Sixt 13,61 Plagne (La) 13,21 Chamrousse 11,50 Alpe d’Huez (L’) 11,41 Pra Loup 9,57 Carroz d’A. (Les) 9,28 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

131,39 311 42,29

168,91 335 50,48

138,73 306 45,31

117,91 334 35,34

Val Thorens/Orelle 13,76 St-Sorlin d’Arves 11,53 Serre-Chevalier 9,71 Tignes 9,04 Flaine/Mor./Sam./Sixt 8,29 Pra Loup 8,12 Arcs (Les)/Peisey. 7,69 Villard-de-L./Correnç. 7,41 Gourette 7,32 Contamines (Les) 7,16 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

90,03 276 32,62

Val Thorens/Orelle 22,83 Alpe d’Huez (L’) 15,94 Chamonix/Les H. 12,26 Serre-Chevalier 11,76 Tignes 11,62 Courchevel - La T. 10,98 Flaine/Mor./Sam./Sixt 10,49 Arcs (Les)/Peisey. 9,96 Pra Loup 8,82 Morzine 8,50 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

123,16 310 39,77

2016

Arcs (Les)/Peisey. 25,00 Menuires (Les) 18,23 Chamonix/Les H. 17,20 Plagne (La) 16,62 Méribel-Mottaret 14,01 Auron 11,18 St-Lary-Soulan 10,37 Avoriaz 9,70 Alpe d’Huez (L’) 8,17 Val Thorens/Orelle 8,11 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

2013

Avoriaz 26,99 Méribel-Mottaret 18,40 Courchevel - La T. 14,14 Chamonix/Les H. 13,54 Plagne (La) 13,12 Valloire 11,47 Méribel Alpina 10,84 2 Alpes (Les) 10,33 Flaine/Mor./Sam./Sixt 10,29 Clusaz (La) 9,61 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

Val Thorens 22,71 Clusaz (La) 13,14 Combloux/Jaill./Giett. 12,80 Arcs (Les)/Peisey. 11,57 Val d’Arly 11,45 Flaine/Mor./Sam./Sixt 10,64 Serre-Chevalier 9,81 Chamonix 9,05 Val Cenis 8,60 Méribel 8,14

2010

2015

Chamonix/Les H. 29,97 Courchevel - La T. 20,22 Val Thorens/Orelle 18,93 Châtel 17,25 Arcs (Les)/Peisey. 16,56 Clusaz (La) 15,14 Pierre-St-Martin (La) 14,48 Avoriaz 13,83 Plagne (La) 12,25 Alpe d’Huez (L’) 10,28 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

2012

Plagne (La) 13,34 Valmorel 12,62 Flaine/Mor./Sam./Sixt 11,74 Valmeinier 11,42 Méribel Alpina 11,15 Val Thorens/Orelle 10,80 Châtel 10,31 Alpe d’Huez (L’) 10,18 Arcs (Les)/Peisey. 10,14 Courchevel - La T. 9,10 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

Plagne (La) 14,57 Font Romeu 14,29 Arcs (Les)/Peisey. 14,14 Méribel 11,14 Tignes 10,97 Ax-3 Domaines 10,86 Les Houches 10,35 Val d’Isère 9,84 Chamonix 9,60 Peyragudes 9,48

2009

Chamonix 22,13 Montgenèvre 19,85 Super Besse 14,88 Tignes 11,88 Arcs (Les)/Peisey. 9,43 Arêches-Beaufort 8,00 Plagne (La) 7,89 Peyragudes 7,84 Alpe d’Huez (L’) 7,66 St-Léger-les-M. 7,42 Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

2007

138,59 299 46,32

Chamonix/Les H. Val Thorens/Orelle Corbier (Le)-St Jean d’A. Val d’Isère Alpe d’Huez (L’) Tourmalet/La M. Saisies (Les) Plagne (La) Carroz d’A. (Les) Val Cenis

26,23 25,60 16,79 16,76 13,84 10,63 9,72 9,03 8,99 8,84

Total Top 10 (en M€) Total Invest. (en M€) Part du Top 10 (en %)

146,43 303 48,37

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INVESTISSEMENTS2017

Méthodologie de l’enquête Devenue au fil des éditions un document très attendu par nos lecteurs, professionnels ou passionnés, cette « Enquête Investissements » a pour objectif de présenter les différents investissements réalisés par les opérateurs des domaines skiables français ainsi que par les collectivités supports de ces domaines.

Panel Pour cette édition, nous avons adressé, en partenariat avec Atout France et Domaines Skiables de France, un seul et même questionnaire à l’attention des opérateurs d’un ou plusieurs domaines skiables, de leurs collectivités, mais aussi des constructeurs, fournisseurs et bureaux d’études. Réponses Après plusieurs relances, le total des répondants s’élève à 24 fournisseurs, ainsi que 3 bureaux d’études, 105 opérateurs représentant pour la plupart plusieurs domaines skiables, ainsi que leurs collectivités ; nous les remercions pour leur collaboration *. Ce bilan d’investissements a pu être réalisé en croisant les données collectées via ces différentes déclarations. Pour certains postes, un travail d’harmonisation a été mené entre opérateurs et constructeurs afin de présenter des chiffres cohérents. Nous tenons également à remercier le STRMTG pour sa collaboration au sujet des remontées mécaniques neuves. Il est d’ailleurs possible que les montants de notre enquête diffèrent de ceux du STRMTG : le STRMTG ne comptabilise que la pure partie Remontée mécanique d’une affaire, quand Montagne Leaders tient compte de l’ensemble des travaux généraux afférents à l’installation d’un nouvel appareil de remontée mécanique. (Certains travaux de génie civil et/ou de montage, les travaux électriques, les bâtiments, les installations d’accès, tels que des escaliers ou des passerelles, et bien d’autres opérations complémentaires à une remontée mécanique relèvent pour l’exploitant de son budget Investissements.) Pour l’indicateur relatif à l’évolution de l’investissement comparé aux recettes des opérateurs de domaines skiables, il convient de préciser que le chiffre des recettes est issu du total panel de notre enquête Top 100 2016/2017 parue dans le numéro 263.

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Saisie Ce travail de saisie et de compilation des données et montants est long. Il est possible que malgré de multiples vérifications, certaines erreurs subsistent, ce dont nous nous excusons par avance. Afin d’éviter toute confusion ou interprétation, nous n’avons fait apparaître le maître d’ouvrage que lorsqu’il était mentionné précisément pour une opération donnée. Depuis 2009, nous avons scindé le poste « Divers   »   : l’un comprend les bâtiments, voirie et autres (« Divers »), l’autre les motoneiges, quads, tout-terrains et autres (« Véhicules »). Cette année, les investissements relatifs au marketing et à la stratégie numérique font également l’objet d’un traitement à part. Mode de calcul Nous travaillons toujours en euros courants et ne répercutons ni les augmentations de prix, ni l’inflation. Informations Nous sommes conscients que certains chiffres ne sont pas forcément l’exact reflet de la réalité ; pour autant ils correspondent aux montants qui nous ont été déclarés. Malgré tous nos efforts pour contrôler la cohérence des données, nous ne pouvons pas garantir l’exactitude de ces chiffres qui ont surtout pour objectif de permettre la comparaison des différents postes, la part d’investissements de chaque domaine skiable et de chaque massif, ainsi que leur évolution dans le temps. n Dossier réalisé par Mickaël Frottier, Martin Mazza, Laurent Reynaud (DSF), Damien Zisswiller et Jean Berthier (Atout France)

* MERCI à Alain, Alexandre, Anthony, Antoine, Benoît, Bernard, Bruno, Cécile, Céline, Charles, Christophe, Claire, Claude, Daniel, David, Didier, Dominique, Emilie, Eric, F., Fabienne, Fabrice, François, Frédéric, G., Georges, Gérard, Hubert, Jacques, Jean, Jean-Claude, Jean-François, Jean-Philippe, Jérôme, Joël, Julien, Laurent, Lucas, Ludovic, Marc, Marcus, Marie-Annick, Marine, Marion, Mathieu, Michel, Michèle, Miguel-Ange, Nathalie, Nicolas, Odile, Olivier, Pascal, Patrick, Pauline, Philippe, Pierre, Sébastien, Serge, Sophie, Stéphane, Sylviane, Sylvie, Vincent, Yann, Yves, Yvette et à leurs différents services.


SIGMA remains faithful to you and your project along the realizaaon process.

Mont Faron Cablecar Rehabilitaaon - France

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Chantiers

MEGÈVE

Plus qu’un chantier, un challenge technique

Rénover une télécabine sans modifier structurellement ni la ligne, ni les gares n’est assurément pas une mince affaire. Pourtant, c’est bien le challenge auquel la SARM Megève, exploitant le domaine skiable de Megève, a du répondre pour mener à bien son projet de modernisation de la télécabine du Chamois.

S

i le challenge technique est indéniable, comme l’a confié Fabrice Estieu, directeur technique de la SARM Megève, la nécessité de moderniser et de rénover totalement l’appareil l’était tout autant. Les raisons ? Tout d’abord l’âge, puisque la TCD6 du Chamois a été mis en service en 1983, mais surtout l’appareil en lui même qui ne correspondait aujourd’hui ni aux attentes actuelles de la clientèle, ni au confort que l’exploitant souhaitait offrir aux passagers. « C’est un appareil qui s’emprunte depuis le centre-ville de Megève, et qui donne accès à la télécabine 12 places de Caboche qui permet de rejoindre rapidement notre domaine d’altitude et le secteur très prisé de Rochebrune » précise Fabrice Estieu. Plus qu’un « ascenseur » permettant aux clients de pendre rapidement de l’altitude, la télécabine du Chamois, de par son implantation en plein cœur du centre-ville piéton, est une véritable vitrine pour la SARM de Megève. Suite à une vaste étude menée notamment auprès des clients et socio-professionnels,   le secteur de Rochebrune et plus particulièrement la télécabine du Chamois ont été identifiés comme étant la priorité en terme d’investissements à mener. En effet, de par son implantation géographique et donc de sa facilité d’accès, la téléca-

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bine du Chamois est un appareil très fréquenté. « La télécabine du Chamois enregistre quotidiennement des pics de fréquentation très important, notamment à la montée en début d’exploitation et à la descente en fin de journée puisqu’aucune piste ne permet un retour skis aux pieds. L’ancienne télécabine du Chamois était équipée de cabine 6 places exiguës, qu’il était complexe de remplir à leur capacité maximale. Ajouté au débit de 1 500 personnes par heure, l’appareil était régulièrement saturé en période de pointe. Il devenait donc nécessaire de le revisiter. En outre, les conditions de pérennisation de l’appareil n’étaient plus réunies. Nous avons donc pris la décision de rénover entièrement l’appareil » tient à souligner le directeur technique de la SARM de Megève. Un Chamois en remplace un autre Si la SARM de Megève envisageait de moderniser la télécabine du Chamois, elle n’a cependant pas opté pour un remplacement pur et simple de l’appareil car elle souhaitait conserver le tracé de la ligne et surtout les bâtiments hébergeant les deux gares. Poma, qui a remporté l’appel d’offres, s’est vu confier la rénovation de l’appareil, chantier qui incluait notamment une problématique liée à l’urbanisa-


TCD6 CHAMOIS •M  aître d’ouvrage : SA Remontées mécaniques de Megève • Maître d’œuvre : Cabinet ERIC • Type d’appareil : TCD6 • Constructeur : POMA • Montage : STM Pugnat • Etudes topographiques : Sintégra • Génie civil : STM Pugnat • Terrassement : STM Pugnat • Installation électrique : SEMER • Date de mise en service : 16/12/2017 • Altitude station motrice : 1  103 m • Altitude station de tension : 1  299 m • Dénivellation : 196 m • Longueur suivant la pente : 1  260 m • Débit définitif : 1  750 p/h • Vitesse nominale : 5 m/s • Durée du parcours : 5 min s • Largeur de la voie : 4,3 m • Fournisseur du câble : ArcelorMittal • Diamètre du câble : 36 mm • Type de pince : LP • Nombre de pylônes : 13 • Nombre de véhicules : 55 • Puissance du moteur : 281 kW

tion du site. En effet, la gare de départ étant situé en centreville, la ligne longe une zone très urbanisée. Autre contrainte, et non des moindres, « arriver à faire rentrer les nouvelles cabines ainsi que les nouvelles voies dans les bâtiments existants, tout en réutilisant les massifs bétons des anciens pylônes ». En équipant l’installation de nouvelles cabines 6 places, la largeur des voies devait être conservée, un véritable casse-tête en perspective, mais « Poma a répondu présent et a proposé les bonnes solutions » confie Fabrice Estieu. Une fois les solutions trouvées, il fallait encore régler la problématique du stockage des éléments. Pour ce faire, la SARM de Megève a œuvré en étroite collaboration avec STM Pugnat qui outre la logistique du chantier, a procédé au démontage de certains éléments de l’ancien appareil, et à l’installation des nouveaux. On ne parle en effet pas d’un appareil neuf car les contraintes, notamment liées aux bâtiments hébergeant les gares, étaient trop importantes : il n’était tout simplement pas possible d’implanter un nouvel appareil dans ces derniers, que l’exploitant souhaitait conserver. Les cabines ont donc été remplacées, à l’image des pylônes, de la poulie, des lanceurs et ralentisseurs notamment, alors que le câble, l’architecture électrique ainsi que de nombreux éléments mécaniques ont été révisés par les équipes de Poma,

et conservés. A pied d’œuvre, Poma a su répondre aux attentes de la SARM de Megève, et redonner une seconde jeunesse au Chamois. Un challenge technique L’ensemble des acteurs du chantier, épaulé par le cabinet ERIC, ont également du plancher sur une problématique liée à la reprise des efforts dans les gares. « Il y a eu une véritable discussion technique autour de cette problématique, pour finalement arriver à une solution ». En outre, la suppression des pylônes en gare a été compensée par la mise en place d’imposants massifs béton en G1 et G2 afin de reprendre les efforts, ce qui a bien évidemment nécessité des travaux de terrassement, en plein centre de Megève. Un important travail autour de la sécurité des agents d’exploitation a également été mené avec l’aide des équipes Poma, et un soin tout particulier a été porté à l’esthétique des gares, via un habillage bois. Grâce à cette rénovation complète, la SARM de Megève peut dorénavant proposer un appareil au standard actuel, avec des cabines modernes et spacieuses, disposant d’un débit de 1 750 personnes par heure, soit une augmentation de 15% par rapport à son prédécesseur. n n°265 | Janvier -Février 2018 |  125


Chantiers

GRAND MASSIF

Après le télésiège Demoiselles et les téléskis Babuches et Plateau en 2016, Grand Massif Domaine Skiable et Doppelmayr France ont remis ça pour l’imposant télésiège de Coulouvrier sur les communes de Samoëns, Morillon et Arâches-la-Frasse.

V

oilà une vingtaine d’années que l’aménagement de la combe de Coulouvrier faisait parler… L’arrivée du Club Med sur le domaine de Samoëns aura été le coup d’accélérateur nécessaire pour franchir le cap. En évoquant cet aménagement, le directeur de Grand Massif Domaine Skiable (GMDS) Pascal Tournier, plutôt enclin à la modestie, mentionne un exploit : « Le télésiège était en service pour l‘ouverture du domaine alors que les travaux de déboisement ont débuté le 1er août. » L’exploit prend tout son sens au regard des dimensions du projet : – le dossier de 1 300 pages, dont l’instruction prévue sur 3 ans n’aura pris qu’une année grâce à une collaboration efficace avec la Direction Départementale des Territoires, – les 25 hectares défrichés (à raison de 1  000 m3 hebdomadaires) et compensés par un arrêté de protection de biotope de 480 ha, – ou encore les 150 000 m3 de terrassement pour implanter la gare d’arrivée et modeler les pistes.

Des caractéristiques imposantes ! Après le TSF6 Demoiselles et les TKE Babuches et Plateau installés en 2016, Doppelmayr France est de nouveau intervenu sur le domaine de Samoëns pour un appareil aux caractéristiques imposantes : au départ du fond de la combe, à proximité du torrent du Verney, la ligne dépasse les 2 800 126 | Janvier -Février 2018 |  n°265

mètres de long et permet de franchir quelques 900 mètres de dénivelé ! Comme le TSD6 Chariande Express qui emmène la clientèle venant de Samoëns vers le sommet de la Tête du Pré des Saix, celui de Coulouvrier vient compléter en accueillant celle venant de Samoëns et de Morillon. Devancé par Pré-Saint-Esprit aux Arcs pour le record du plus long télésiège de France, Coulouvrier offre certainement au Grand Massif le plus grand dénivelé skiable proposé par un TSD6 en Europe. Et l’appareil réalisé par Doppelmayr France se distingue également par ses composants, à commencer par son réducteur, le plus imposant de la gamme GPW Doppelmayr ZF installé en France (13,6 t). Compte tenu de ces dimensions, la machinerie du télésiège et sa double motorisation sont enterrées. Le câble a été livré en une seule longueur de 5 900 m, réparti sur deux bobines chargées sur deux camions accouplés ; l’ensemble du convoi représentait 130 tonnes. Sur place, le câble a été rembobiné sur le touret principal, avant d’être déroulé directement depuis le 1er camion, équipé d’une dérouleuse hydraulique. Et la descente dans tout cela ? En aménageant la combe, GMDS a créé 5 kilomètres de tracés – les deux pistes bleues pour accéder à Coulouvrier – et en fera autant en 2018 avec deux nouvelles pistes rouges à proximité de la ligne. L’ensemble de ces nouveaux tracés est équipé par une soixantaine d’enneigeurs.

© Doppelmayr

Le Grand Massif s’offre un record


TÉLÉSIÈGE DE COULOUVRIER • Maître d’ouvrage : GMDS • Maître d’œuvre : DCSA • Type d’appareil : TSD6 • Constructeur : Doppelmayr • Montage : MBTM & Somerm • Etudes topographiques : Mesur’Alpes •D  éboisement : ONF et entreprises de bucheronnage • Génie civil : MBTM & Somerm • Terrassement /réseaux : Marjollet, Benedetti • Héliportage : SAF, Blugeon Hélicoptère • Chalets : Nicodex • Installation électrique : Seirel Auto. • Date de mise en service : Déc. 2017 • Dénivellation : 945 m • Longueur : 2 849 m • Débit définitif : 3 000 p/h • Largeur de la voie : 6,10 m • Diamètre du câble : 54 mm • Nombre de pylônes : 21 • Nombre de véhicules : 157

© Doppelmayr

• Vitesse d’exploitation : 5,25 m/s

• Puissance du moteur : 2 x 700 kW

En démontant deux anciens télésièges pinces fixes – Lanche et Gouilles – remplacés par le seul Coulouvrier, GMDS s’inscrit dans une stratégie identique à celle appliquée par le domaine voisin des Carroz d’Arâches, qui avait fait disparaître en 2016 les appareils Airon et Gentianes au profit du TSD6 Tête des Saix Express. Et c’est tout le paysage du domaine relié haut savoyard du Grand Massif qui s’en trouve éclairci ! n n°265 | Janvier -Février 2018 |  127


Chantiers

VAL GARDENA

Val Gardena Symphony sur la Sellaronda !

©Leitner

Cette saison, les clients du domaine skiable de Val Gardena découvrent un nouvel appareil pour rallier la célèbre Sellaronda : la télécabine 10 places Piz Seuter. Une nouvelle collaboration réussie entre Leitner et Pininfarina.

L

a télécabine Piz Seuter signée Leitner allie les nouveaux standards du confort, du design et de la performance. Avec cet appareil, Val Gardena consolide son positionnement et son image, notamment au travers de nouvelles réalisations Leitner Pininfarina. La collaboration entre le constructeur de remontées mécaniques et le designer italien aboutit à un nouvel appareil aussi emblématique qu’esthétique pour le compte de l’opérateur du domaine, Piz Sella S.p.A. basé à Selva Val Gardena. Installé sous le relief du Sassolungo, cet appareil en deux tronçons est une nouvelle porte d’entrée sur le célèbre itinéraire skis aux pieds de la Sellaronda. Si Pininfarina réalise une première en signant le design de la station intermédiaire, la station aval, imaginée par Perathoner Architects, abrite une technologie sur-mesure. En gare de départ, le confort de Piz Seuter débute avec la solution d’embarquement mise au point par Leitner  : au total six cabines passent en gare à vitesse lente, toutes portes ouvertes pour un temps d’embarquement de 90 secondes. Un train de véhicules qui laisse le temps à tous les usagers d’embarquer en toute tranquillité !

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Confort, esthétique et mobilité durable En ligne, place à une première mondiale avec les cabines Symphony 10 : «  petites sœurs  » du véhicule imaginé par Pininfarina et réalisé par le cabinier du groupe, Sigma. Elles associent 10 places assises dans un espace intérieur agrandi, encore plus confortable, avec des assises chauffantes. Signature du célèbre designer italien, ces 77 cabines bleues et noires permettent d’atteindre un débit horaire de 3  450 personnes. Mise en service le 6 décembre dernier, la télécabine Piz Seuter servira l’économie des sports d’hiver avant de devenir un outil de mobilité durable à la belle saison, comme l’explique Igor Marzola, Pdg du Piz Sella ski resort de Val Gardena : «  Grâce à la nouvelle télécabine du Sassolungo et du secteur de Passo Sella, c’est un tout nouveau concept de mobilité douce qui prend corps. Dès cette saison on peut aller du parking de Plan de Gralba jusqu’au Passo Sella en moins de 25 minutes, en empruntant cette télécabine et le télésiège de Gran Paradiso. On peut donc maintenant se rendre sur le Passo Sella facilement sans utiliser sa voiture. » Cabines, design, fonctionnalités : la télécabine Piz Seuter est l’un des appareils transalpins de l’année ! n


Experts sur vos projets

©Leitner

Génie civil, montage et maintenance de remontées mécaniques

InfluenSo by Le Service Kom. Sophie Bonnécuelle-Merindol. Photos Trame

TÉLÉCABINE PIZ SEUTER • Type d’appareil : télécabine 10 places assises • Constructeur : Leitner • Longueur suivant la pente : 1 456 m • Dénivelé : 313 m • Débit : 3 450 p/h • Nombre de pylônes : 14 • Nombre de cabines : 77

©Leitner

• Motorisation : DirectDrive 710 kW

ZA le Guillermin 05600 Saint-Crépin Tél. 04 92 45 18 16 Fax 04 92 45 22 19 contact@trame-montagne.fr

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Chantiers

LE GRAND BORNAND

Si le Grand Bo m’était conté…

© Alpcat Medias

55 nouvelles cabines équipent la télécabine du Rosay. 55 véhicules au design unique : GrandBorama, fruit de la collaboration du Grand Bornand, de BMF France et d’artistes locaux.

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ette opération artistique a pu voir le jour grâce au coup de jeune opéré sur tous les véhicules de la télécabine. L’opérateur du domaine hautsavoyard pouvait rénover ou remplacer, il a choisi la seconde option ; « Nous recherchions à la fois le confort et l’esthétique » précise Jean Bourcet, le directeur de la SAEM Grand Bornand. Souhaitant remplacer les véhicules de l’appareil, la station a retenu BMF France et Gangloff parmi les différentes offres de constructeur. « Cet appareil est typique de la fin des années 80, rappelle Nicolas Chapuis, directeur général de BMF France, les cabines étaient prévues pour 8 à 10 personnes. Dans les faits, elles n’étaient pas souvent complètes ; et dans une position ni vraiment assis, ni vraiment debout, le confort pour les utilisateurs n’était pas optimal. » Le constructeur a donc modélisé de nouveaux véhicules, quasiment sur-mesure pour intégrer les éléments existants comme le profil de ligne, le gabarit, ou le passage des véhicules en gare. Ce sont donc 55 nouvelles cabines qui équipent la télécabine du Rosay new look : « Nous avons libéré de l’espace à l’intérieur : au final les nouvelles cabines proposent huit véritables places assises et deux debout. La capacité est identique mais avec un réel confort. De la conception, à la fabrication puis à l’installation, toutes

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les équipes ont fait preuve d’une grande flexibilité pour concrétiser le projet. Un support artistique original « Elles se ressemblent toutes, mais chacune est unique  »  : c’était la volonté de Jean Bourcet. C’est désormais ce qu’observeront les skieurs empruntant la télécabine du Rosay. « Au-delà du confort, nous souhaitions que l’appareil ait une vocation artistique marquée. » Comptant un collectif d’artistes locaux, l’opérateur du domaine hautsavoyard a fait appel à Pierre Amoudry qui partage sa vie entre Barcelone et le Grand Bornand. Trois projets de décoration naîtront de son imagination, dont un basé sur des photos d’hier et d’aujourd’hui : GrandBorama retrace l’histoire d’un village haut savoyard. Recherche et sélection d’archives, adaptation à la forme des véhicules, stickage des véhicules : « Chaque cabine est illustrée par deux grandes photos à l’extérieur, associées à un poème en français et en anglais à l’intérieur. » C’est le noir et blanc qui a été privilégié pour éviter que les réalisations ne se démodent. Pour autant, l’une des cabines est dédiée à la communication et aux événements de la station ; et le premier thème n’est pas des moindres puisqu’il illustre le Tour de France alors que le Grand Bornand accueillera une arrivée de la Grande Boucle 2018. De quoi donner aux clients, déjà ravis de l’hiver, l’idée de revenir cet été ! n


© Alpcat Medias

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Chantiers

GMM

Si précieux téléskis…

©GMM

L’année 2017 de GMM ce sont les télésièges de la Combe au Lioran et du Rocher Blanc à Serre-Chevalier, mais aussi de plus petits appareils, tout aussi importants pour leur territoire d’implantation !

LE SCHNEPFENRIED S’inscrivant dans un nouveau projet de front de neige imaginé par MTC, le téléski à enrouleurs « Débutants » remplace un appareil à perches fixes. Imaginé par le Syndicat mixte des stations de montagne de la vallée de Munster pour ses clients novices, ce nouveau téléski GMM propose un lâcher intermédiaire, et dessert une piste de ski facile, mais aussi une autre un peu plus difficile. Déjà en fonctionnement, l’appareil séduit son petit monde en proposant notamment des perches de couleur verte et un éclairage pour skier de nuit ! GÉRARDMER Toujours dans le massif des Vosges, GMM est intervenu à Gerardmer, là encore pour un remplacement d’appareil. Pour la Petite Mauselaine située en front de neige, la régie des remontées mécaniques souhaitait un appareil simple et fiable. L’ancien téléski a été réinstallé sur un secteur moins fréquenté en laissant la place à un téléski à enrouleurs performant signé Gimar Montaz Mautino.

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LES ARCS Le Lac des Combes : un petit téléski dans une grande station  ! C’est ainsi que Gilles Kraan, pdg de GMM, présente cet appareil à perches débrayables. Installé sur le front de neige d’Arc 2000, le Lac des Combes est un remonte-pente reconditionné ; GMM a pour cela réutilisé les éléments d’un téléski démonté à Val d’Isère. A noter pour cette opération particulière, la coordination des équipes dont celles d’ADS, de Somerm et de Jacquard Electromécanique. SAINT-ANTHÈME - PRABOURÉ Après le téléski des Jonquilles voilà 5 ans, le constructeur isérois est retourné dans les Monts du Forez pour un nouveau remplacement d’appareil pour le compte de la Communauté de communes Ambert Livradois Forez. Et quel appareil : plus de 520 mètres de long ! Coup de chapeau aux équipes de CETA, en charge du génie civil et du montage, qui en 5 grosses semaines de travaux, ont permis une mise en route début décembre. Le téléski à enrouleurs des Crêtes du Forez était déjà en service dès l’ouverture du domaine, malgré les conditions météo difficiles !


©GMM

TÉLÉSKI DES CRÊTES DU FOREZ • Maître d’ouvrage : CCALF/ SEM Prabouré • Maître d’oeuvre : MTC

LES TÉLÉCORDES Outil idéal pour les plus petits des débutants, le télécorde dispose également de son marché. Et GMM est bien l’acteur de ce remonte-pente si particulier. En 2017, le domaine de Font d’Urle s’en est équipé ; avec une commande début décembre, l’appareil était tout de même en service pour le début de l’année. Et un télécorde GMM a même traversé l’Atlantique à destination de la station d’Arapahoe Basin ; le constructeur isérois et le domaine du Colorado s’étaient rencontrés à l’occasion du salon Interalpin. Enfin, un autre sera installé dès cette année au Col de Porte.

• Type d’appareil : Téléski à enrouleurs • Constructeur : GMM • Montage et génie civil : CETA • Etudes topographiques : Mesur’Alpes • Terrassement : Brouillat • Installation électrique : Jacquard Electroméca. • Dénivellation : 124 m • Longueur horizontale : 536 m • Pente moyenne : 23 % • Débit définitif : 850 p/h • Durée du parcours : 3 min 35 s • Largeur de la voie : 2,50 m • Diamètre du câble : 16 mm • Nombre de pylônes : 6 • Nombre de suspentes : 104 • Puissance du moteur : 45 kW

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Chantiers

LES ARCS

ADS renforce la sécurisation neige sur le domaine

© TechnoAlpin

Les Arcs, Peisey-Vallandry, Villaroger : autant de sites qui ont connu des aménagements neige 2017, menés par TechnoAlpin. Sur ces secteurs des Arcs l’objectif était de conforter de manière significative la production de neige de culture. La garantie d’un haut niveau de qualité du produit ski et des conditions toujours optimums pour les clients tout au long de la saison, ce sont des priorités pour ADS, la filiale de la Compagnie des Alpes qui opère sur le domaine skiable de la station.

U

ne partie de ces travaux s’inscrit dans le cadre du réaménagement du secteur de la Vallée de l’Arc, qui s’accompagne du remplacement du télésiège du Pré-Saint-Esprit, cette démarche vise d’une part à apporter plus de confort aux skieurs et d’autre part à fluidifier les transferts entre Arc 1950 et Arc 2000. Deux autres volets ont concerné les secteurs de Villaroger et de Peisey-Vallandry, notamment avec des extensions des réseaux neiges respectifs. Pour accompagner l’augmentation des capacités de production sur les pistes du domaine skiable sur les secteurs des Arcs et de Peisey-Vallandry, les aménagements 2017, l’exploitant a tout d’abord choisi de renforcer le débit instantané en eau au niveau de la salle des machines de l’Adret des Tuffes, dont l’alimentation est assurée par la retenue du même nom d’une capacité de 406 000 m3. Le remplacement de deux pompes d’enneigement permet d’augmenter le débit existant de 400 m3/h. Ces nouvelles capacités de pompage servent à alimenter les nouveaux enneigeurs installés dans le cadre des travaux 2017. Dans le cadre du réaménagement du bas de la Vallée de l’Arc sur Arc 2000, avec le remplacement du télésiège du PréSaint-Esprit, la piste de ski principale a été reprofilée pour

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LE PROJET EN SYNTHÈSE • Canalisations : 6 500 m • Adduction : 2 600 m • 36 Rubis Evo 10 m • 10 V3 10 m • 6 TF10 sur lift 3,5 m • 1 TF10 sur tour 1,6 m • 3 TF10 mobile • 7 TL6 6 m • 18 TL6 10 m

être élargie et offrir une glisse plus confortable. L’enneigement a été sécurisé grâce à la création d’un nouveau réseau neige de culture. Sur cette extension de réseau, 36 abris équipés de Rubis Evo ont été mis en place. En complément, une canalisation d’eau a été rajoutée afin de permettre le remplissage de la retenue de l’Adret des Tuffes et d’alimenter en gravitaire depuis cette même retenue le réseau neige de Villaroger. Toujours sur le même secteur, une nouvelle salle des machines a été créée, la SDM du Pré-Saint-Esprit, pour permettre à l’installation neige de culture d’augmenter sa


Offrir 2 000 mètres de dénivelé L’autre volet important des travaux 2017, c’est la refonte du système d’enneigement sur le secteur de Villaroger. Après deux années de travaux, le nouveau réseau neige sur ce secteur est opérationnel. L’enjeu de cette opération était de sécuriser ce secteur du domaine skiable et de mettre en valeur la piste de l’Aiguille Rouge, qui offre un dénivelé de 2  000 m ! Pour faire face aux conditions météorologiques dominantes observées sur cette zone et à la configuration du terrain, l’installation d’enneigement dispose maintenant d’un débit gravitaire de 500 m3/h. Cette capacité permet de réduire le temps d’enneigement. Côté enneigeur, le choix a été fait de panacher les technologies ventilateur et perche pour plus d’efficacité notamment lorsque les températures sont marginales. Des ventilateurs TF10, sur tour ou lift, et des perches TL6 sont venus compléter le dispositif de production existant.

© TechnoAlpin

capacité de 50% en eau (environ 230 000 m3) La salle des machines dispose d’un compresseur ATLAS COPCO de type GA250 afin de répondre aux besoins en air supplémentaires suite à la mise en place des nouvelles perches Rubis Evo ; il alimentera également le réseau de Villaroger…

Enfin, sur le secteur de Peisey-Vallandry, le réseau neige de culture a bénéficié d’une extension afin de sécuriser la liaison Paradiski. Ces travaux permettront dès l’année prochaine d’augmenter également le débit d’eau instantané de 600 m3/h en mode gravitaire. Un enneigeur TF10 sur lift de 3,5 m a été installé afin de conforter l’enneigement d’une zone essentielle de ce secteur, ainsi que des perches V3. Grace à ces investissements ADS propose à ses clients un enneigement de qualité tout au long de la saison. n

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Chantiers

ALPE D’HUEZ

Une première française pour l’Alpe d’Huez

© C. Quintard / Alpe d’Huez Tourisme

Dans le cadre du développement d’offres complémentaires au produit ski l’hiver et de la diversification de son offre estivale, l’Alpe d’Huez poursuit sa stratégie de développement d’une offre ludique et s’est équipé d’une luge 4 saisons type Alpine Coaster sur le secteur des Bergers.

A

près avoir développé une offre ludique répondant aux nouvelles attentes de la clientèle sur le secteur du Signal avec l’aménagement d’une piste ludique dénommée « Marcel’s Farm », la SATA, opérateur du domaine isérois de l’Alpe d’Huez, poursuit sa politique en créant deux nouveaux espaces divertissants : une piste ludique « Roger le Berger », ainsi qu’une luge sur rail dénommée « Luge des Bergers ». Implantée sur le secteur des Bergers, cette installation signée Caratech est exploitée hiver comme été, de jour comme de nuit, et peut à l’image des autres luges Wiegand installées par Caratech, embarquer deux passagers simultanément. Coup de projecteur sur la luge des Bergers Dès la fin de la saison estivale, dans le courant du mois de septembre, le secteur du Berger a commencé à entrer en ébullition. Les entreprises Caratelli, habituée au montage des luges notamment, Midali Frères pour la partie génie civil

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et Vannier Bruno SARL pour le volet électricité, se sont complétées pour faire sortir la luge de terre en un peu plus de trois mois. Deux jours après sa livraison, le 15 décembre, la SATA organisait une première journée de découverte, et dès le lendemain, la luge des Bergers était ouverte au public. D’une longueur de 975 mètres et proposant une pente maximale à la descente de 22%, la piste est composée de dix virages dont 7 en épingle, de deux sauts, de deux vagues ainsi que de deux chicanes et flip-flap. Equipée de 28 véhicules, la luge des Bergers offre plus de trois minutes de plaisir, montée comprise. Sécuritaire, l’installation propose le système Tempomat, constitué du dorénavant traditionnel système de freinage magnéto-inductif sur l’ensemble de la longueur de la piste. Ainsi, la luge voit sa vitesse limitée automatiquement à 40 km/h. Couplé au système de verrouillage des ceintures au départ de l’installation, la luge dispose de l’ensemble des éléments de sécurité nécessaires à une bonne exploitation.


© C. Quintard / Alpe d’Huez Tourisme

La différenciation made in l’Alpe d’Huez D’autres luges sur rail ont été récemment inaugurées en Isère, notamment à Autrans et au Pleynet, mais l’Alpe d’Huez signe, avec la luge des Bergers, une première française. Car, non content de disposer d’un nouvel aménagement ludique à proposer à ses clients, la SATA a jugé bon d’y associer la réalité virtuelle. Pour ce faire, la SATA s’est faite accompagner par la société Blackmill qui conçoit, réalise et commercialise des solutions globales de réalité virtuelle (VR) et de systèmes de gestion VR destinées aux professionnels. Au final, la SATA signe une première française puisqu’il est possible que le passager de la luge soit équipé d’un masque de réalité virtuelle qui dope littéralement les sensations tant à la montée qu’à la descente. Grâce à son masque, le passager est immédiatement transporté dans un autre monde : celui de Roger, un univers peuplé de sommets enneigés, de verts pâturages, d’animaux, de bâtisses traditionnelle. Si la montée se veut ludique puisque le passager doit attraper

du regard le maximum de moutons pour obtenir le meilleur score, la descente l’est tout autant. Descente en luge juché sur le dos d’un mouton puis glissade sur une bûche de bois qui flotte sur une rivière  : les étapes franchies les unes après les autres sont autant de plaisir garanti. Plus qu’une descente en luge, on parle ici d’une expérience immersive… Deux produits différents mais complémentaires La luge des Bergers ne propose pas une mais bien deux expériences. En effet, il est bien évidemment possible d’emprunter, seul ou accompagné, la luge sans être équipé du masque de réalité virtuelle. Dès lors, le client vit une première expérience, et non des moindres. En s’équipant du masque, c’est une nouvelle expérience que découvre le client. La SATA fait ainsi coup double puisque dispose via une seule et même installation, de deux expériences à proposer à ses clients, certes totalement différentes mais bien complémentaires. n n°265 | Janvier -Février 2018 |  137


PUBLI-REPORTAGE

ELECTRALPES-FLDE

Une alliance évidente

Annoncé à l’automne dernier, le rachat de FLDE par Electralpes laisse augurer de belles synergies de compétences et d’activités.

L’opération est effective depuis le 1er janvier 2018 : en rachetant la société FLDE, Electralpes devient le groupe Electralpes-FLDE. FLDE est spécialisée dans la fabrication et le câblage d’armoires électriques (commande et puissance, TGBT, coffrets divers) ; elle intervient dans le secteur industriel et notamment pour les ouvrages hydro-électriques. L’entreprise a œuvré pour le compte d’acteurs d’importance comme Actemium, EDF, ou encore la SNCF.

L’autre synergie se situe sur les plannings : avec une entreprise spécialisée en montagne et une autre dans l’industrie, l’objectif est d’adapter les effectifs selon les pics d’activité et la saisonnalité de chacune des sociétés. Le plus fort du calendrier d’Electralpes s’étend d’août à février, quand celui de FLDE couvre mars à janvier. En mutualisant ses activités, le groupe Electralpes-FLDE pourra s’affranchir des problématiques liées à la saisonnalité.

Des synergies entre l’industrie et la montagne Si chacune des deux entreprises conserve sont identité, avec ce rapprochement, c’est une véritable synergie qui voit le jour entre les deux entités. La plus évidente est la complémentarité des activités pour gérer des projets de A à Z ; le savoir-faire industriel de FLDE se situe exactement en amont des travaux électriques d’Electralpes en montagne. L’entreprise de Bourg d’Oisans intervient notamment en sous-traitance sur les appareils de remontées mécaniques (câblage d’armoires, maintenance électrique, mise en conformité, création et recâblage de lignes de sécurité…). « Nous souhaitons décliner les compétences industrielles de FLDE à l’environnement des stations de sports d’hiver, précise Ludovic Capelli, sur les armoires électriques au sens propre mais aussi sur d’autres installations des domaines skiables comme les coffrets de pylônes de gares ou d’usine a neige et d’enneigeurs. »

Partout en France, et à Mountain Planet Prête à intervenir sur tous les massifs français, Electralpes a notamment procédé au déroulage d’un multipaire fibre optique avec hélicoptère aux Deux Alpes ; à L’Alpe d’Huez, l’entreprise s’est vu confier les travaux électriques de la caisse centrale de la SATA, ainsi que l’entretien des centrales incendie. La notoriété d’Electralpes auprès des opérateurs de domaines skiables faisant son chemin, l’entreprise a fait le choix d’exposer pour la première fois sur le salon Moutain Planet en avril prochain : « Ce sera pour notre équipe l’opportunité d’aller à la rencontre des stations, et de partager avec nos clients et prospects des moments à la fois professionnels et amicaux. » w

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ENTREPRISES

TUSA/IDM

Au cœur des espaces débutants A Valloire ou au Grand Bornand, les installations Thimel et Alpage Express de TUSA/IDM ont contribué au renouveau d’une zone débutants et à l’optimisation d’un secteur existant.

©IDM

Le Grand Bornand L’Alpage Express n’en est qu’à sa deuxième saison au Grand Bornand mais il a pris une autre dimension en 2017 ; la SAEM du Grand Bornand souhaitait procéder à son allongement : 30 mètres supplémentaires. « A certains endroits, la pente n’était pas suffisante, précise Thierry Nougué le directeur d’exploitation du domaine. Une traversée en particulier était trop compliquée pour les enfants qui devaient pousser sur les bâtons. Nous avons donc allongé l’Alpage Express de 30 mètres par l’aval. Après la reprise du terrassement de la zone de départ, l’allongement du tapis a été très rapide. Nous avons profité de cette intervention sur le tapis pour créer une petite piste de luge en parallèle, et reprofiler la majorité des tracés de la zone. »

cadre de notre plan neige, nous avons procédé au retrofit du réseau sur le secteur de la Sétaz. Profitant du reprofilage de certaines pistes, nous avons créé la zone débutants de Thimel, en altitude. Le téléski a été remplacé par un tapis de 94 mètres  ; cette longueur est un compromis entre les besoins des écoles de ski et notre volonté de limiter le terrassement de la montagne. Le tapis est utilisé par la société proposant du snowtubbing et par les écoles de ski, chaque activité proposant son propre espace de descente. Du terrassement jusqu’à la mise en route, ce sont les équipes de la SEM Valloire qui ont assuré le montage de l’appareil. Avec le soutien technique d’IDM, elles ont pu s’approprier le tapis, issu d’une bonne conception industrielle. Nous avions fait le choix d’une bande large ; cette largeur de 1,20 m a permis d’accueillir un public de skieurs atteints de déficience visuelle qui ont pu embarquer aisément avec leurs accompagnants. »

© SEM Valloire

Valloire Une bande-large, des zones de glisse dédiées, un montage par les équipes de la SEM, ou encore un poste de commande déporté depuis la télécabine de la Sétaz : avec le tapis couvert Thimel, Valloire a réaménagé la Sétaz pour les débutants et les loisirs. Le directeur et le chef d’exploitation de la SEM, Louis Cometto et Christophe Dupraz, détaillent le projet : « Dans le

Mais 2017 ne s’est pas limité à la Savoie et la Haute-Savoie pour TUSA/IDM, d’autres installations ont marqué l’exercice. En effet, dans les Pyrénées, plusieurs installations existantes ont été équipées de galeries pour en accroître le confort, notamment à Val Louron et Peyragudes. Par ailleurs, deux nouveaux tapis-bandes couverts ont rejoint le domaine de Super Besse. Vous pourrez les découvrir plus en détail dans la prochaine édition de Montagne Leaders. n

Pole Up : attention les bâtons !

©IDM

Développé par IDM et validé par le STRMTG, Pole Up est un accessoire destiné à rappeler aux skieurs de relever leurs bâtons avant le débarquement des tapis-bandes.

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Cet indice visuel pour les clients a été pensé pour remédier aux multiples arrêts d’urgence que les opérateurs peuvent connaître sur leur tapis du fait de l’inattention des skieurs, enfants ou adultes. En fin de bande, ses couleurs vives attirent l’œil et son implantation incite à ne pas laisser traîner les bâtons.


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ENTREPRISES

SARRASOLA - A.I.M - MIAGE

EVE, ou la maintenance prédictive

tions qui lui sont propres. Avec la méthode EVE il est possible d’enregistrer la réponse de la structure aux vibrations. »

EVE c’est l’Evaluation de la Vulnérabilité des Existants. Cette méthode d’investigation douce et non intrusive pourrait rapidement devenir un outil supplémentaire à la disposition des domaines skiables pour optimiser la vie de leurs remontées mécaniques.

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EVE

, propriété de l’entreprise MIAGE, a été développée depuis une vingtaine d’années. Elle est déjà appliquée aux bâtiments, aux structures béton ou métalliques, ou encore aux éoliennes. Jusqu’alors elle n’avait pas été déclinée à l’univers des remontées mécaniques. C’est l’idée des sociétés A.I.M et Sarrasola qui se sont retrouvées avec MIAGE autour de cette technologie. (voir page 149) « Toutes les structures sont soumises aux bruits de fond ambiants, d’origine anthropique ou naturelle (vent, microséismes, travaux…), explique Hervé Serpette, de Sarrasola - A.I.M. Chaque structure a des fréquences de vibra-

Un diagnostic à l’instant T « Une fois l’équipement préalable installé sur la structure à contrôler, la phase d’enregistrement proprement dite dure un quart d’heure environ. Cela permet d’établir un bilan de santé de la structure dans sa globalité. Si un déphasage entre deux capteurs est constaté, il peut traduire une anomalie de la structure. Une fois modélisée, il est alors possible de rechercher les causes possibles de cette anomalie : corrosion, fissure, soudure défectueuse, vieillissement… » explique Bertrand Pilot, président de la société MIAGE en charge des mesures et de leurs interprétations. Appliquée au secteur des remontées mécaniques, la méthode EVE fournit un diagnostic à l’instant T des bétons, gares, pylônes et interfaces sol/structure, devenant ainsi un outil d’aide à la gestion du parc. En France, les domaines skiables de Valmorel, Allos, Châtel, Métabief ou encore les Menuires ont recours à cette méthode pour l’analyse de leurs appareils. En Suisse, EVE a également été expérimentée sur des pylônes de type treillis. Connaître, maîtriser, planifier Plus complète que la technologie des jauges de contrainte, la solution EVE permet une analyse globale de la structure. Elle vient compléter les méthodes habituelles de contrôle non destructif


(CND) ; en intervenant en amont pour localiser les éventuelles anomalies, c’est un gain de temps pour un CND plus pertinent. C’est un outil supplémentaire à la disposition des opérateurs de remontées mécaniques ; « EVE n’est pas une solution

empirique : c’est une méthode observationnelle scientifiquement validée, qui continue de faire l’objet d’un développement sur son application aux remontées mécaniques » expose Pierre Pignoux, de Sarrasola - A.I.M. Depuis 2017, la méthode EVE est d’ailleurs reconnue par le STRMTG. Appliquée aux remontées mécaniques, elle permet de connaître l’état du parc d’appareils, de maîtriser le risque lié à son vieillissement, de préciser le potentiel de performances, ou de planifier à terme un remplacement éventuel. n

Pierre Pignoux (A.I.M), Bertrand Pilot (MIAGE), Jacques Cugnet (Sarrasola) et Hervé Serpette (A.I.M).

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ENTREPRISES

TECHFUN

Norvège, une première mondiale pour Techfun

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lations. La tyrolienne intègre pour rappel trois systèmes de sécurité : – Un chariot à frein magnétique : la dissipation d’énergie dans ce système se fait par freinage magnétique. La force de freinage s’auto-ajuste en fonction de la vitesse et elle devient beaucoup plus efficace dans la dernière partie plus plate. – Un frein à l’arrivée : la vitesse d’impact à l’arrivée est autour de 40 km/h et un double système de frein hydraulique stoppe le client. – Un système anti-collision : avant de lancer chaque client, il faut s’assurer que le client précédent est bien décroché de la tyrolienne et que le frein est prêt à recevoir un nouveau client. Le système anticollision empêche l’opérateur situé en haut de la tyrolienne de faire partir un client si ces deux conditions ne sont pas réunies. Un concept qui séduit En s’appuyant sur un pylône intermédiaire, les tyroliennes XXL conçues par Techfun entrouvrent de nouvelles perspectives pour les opérateurs de domaines skiables et porteurs de projet. En effet, pour séduire les clients, il est né-

© Techfun

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résenté dans le numéro 263, Techfun, en collaboration avec l’entreprise italienne Martello Teleferiche, a développé et conçu une tyrolienne XXL d’un nouveau genre, incluant un pylône intermédiaire pour prolonger le plaisir et les sensations fortes. S’adaptant à tous les profils et à toutes les envies, puisque conçue sur-mesure, la tyrolienne aménagée à Geilo est la première du genre installée par Techfun. D’une longueur de 1 200 m, elle permet d’atteindre 90 km/h ! Mais l’innovation n’est à rechercher ni dans la longueur de la ligne, ni dans la vitesse enregistrée par les passagers, mais dans la sécurité. En effet, pour franchir le pylône intermédiaire, il est normalement d’usage que le passager se décroche, encadré par un personnel d’exploitation, puis se raccroche. Grâce à Techfun, le client vit une expérience hors du commun et ininterrompue. Si Techfun, filiale de MND Group sur le pôle loisirs, se fait fort de proposer des tyroliennes XXL à sensations fortes, la société savoyarde porte une attention toute particulière à la sécurité des instal-

© Techfun

A Geilo, station de ski norvégienne située dans le centre du pays, au Nord-Est d’Oslo, Techfun a réalisé une première mondiale : l’installation de la première tyrolienne franchissant un pylône intermédiaire sans avoir besoin de se décrocher pour ce faire. Explications.

cessaire de faciliter l’accès au produit. Grâce à Techfun, il est aujourd’hui possible de faire coïncider le départ de la tyrolienne avec l’arrivée d’une remontée mécanique, et l’arrivée avec le départ d’un appareil. Via un pylône intermédiaire, il est dorénavant possible de s’affranchir de la topographie du site. Autre avantage : la tyrolienne XXL installée à Geilo pour le compte de Geilo Skisenter n’a nécessité que 3 semaines d’étude, 6 semaines de préparation puis 3 semaines de montage grâce à trois techniciens, sans compter la partie génie civil. S’adressant à tous les publics, de 30 à 130 kg, la tyrolienne XXL développée par Techfun a l’avenir devant elle, et devrait séduire bon nombre d’exploitants, en France comme à l’international. n


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PUBLI-REPORTAGE

JACQUARD ELECTROMÉCANIQUE

© DR

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Qui regarde le passé, se projette vers l’avenir

A n’en pas douter, le chantier mené aux côtés de la cimenterie iséroise Vicat a marqué l’année 2017 et les esprits. Tout en restant sur le transport par câble, Thierry Jacquard souhaitait inscrire son entreprise dans une stratégie de diversification de ses activités historiques, et en accompagnant Vicat dans la rénovation de son téléphérique à matériaux tout en se confrontant à nouveau à l’exigence du monde industriel, c’est dorénavant chose faite. Ce chantier a résolument tenu en haleine les équipes opérationnelles de Jacquard Electromécanique, car les opérations à réaliser étaient nombreuses et les délais d’intervention restreints  ; tout comme le cahier des charges qui imposait des automates de sécurité Rockwell de la série Compact Guard Logix : des contraintes et enjeux que Jacquard Electromécanique a su maîtriser avec brio. La collaboration avec SMI Snowmakers s’inscrit dans la même veine. En effet, en partenariat avec cette dernière, Jacquard Electromécanique est intervenue en 2017 à Isola 2000 pour la mise en œuvre de 6 variateurs de fréquence (4x250 kW et 2x450 kW) sur les salles des machines. 2018 ne sera pas en reste puisque cette collaboration sera également de mise aux Karellis où Jacquard Electromécanique avait déjà procédé au remplacement de toute la partie automate et supervision il y 6 ans. Au programme de cet été, l’ajout de 70 enneigeurs et la création de 2 salles des machines. La satisfaction client, le leitmotiv de Jacquard Electromécanique Si Jacquard Electromécanique voit la confiance de ses clients se renouveler chaque année, et de nouveaux lui faire confiance, c’est la preuve de la qualité et du soin apporté à chaque chantier, à chaque projet. Les équipes de Thierry Jacquard sont intervenues dans tous les massifs, et ont notamment procédé au remplacement de l’architecture électrique de vingt-deux téléskis et de cinq téléportés. La rénovation de l’architecture électrique contrôle-commande et puissance des deux

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Bien que déjà dans les starting-block pour les projets qui rythmeront l’année 2018, Jacquard Electromécanique prend le temps de regarder dans le rétroviseur, et de revenir sur les réalisations qui ont marqué 2017.

stations de la télécabine de la Grande Terche, à Saint-Jean-d’Aulps, a indéniablement été une opération qui a compté. D’une part car ce chantier a mobilisé de nombreuses ressources, et d’autre part car Jacquard Electromécanique a pu intégrer à l’appareil son dispositif radio pour plateau de service NanoStop 2 ainsi qu’une architecture contrôle-commande avec automate de sécurité Pilz Pss4000. Si de nombreux clients ont à nouveau fait confiance au sérieux de Jacquard Electromécanique, d’autres sont venus rejoindre la grande famille Jacquard, comme la Compagnie du Mont-Blanc qui a confié au voisin haut-savoyard la rénovation électrique du téléski du Col de Balme, ou encore la station pyrénéenne de Luz-Ardiden pour la refonte totale de l’architecture électrique du TSF4 de la Caperette. 2017 a résolument été une année stratégique pour Jacquard Electromécanique, aux vues des orientations prises par la société, elle aura également permis à l’entreprise basée à Viuz-en-Sallaz de conforter le pilier de son secteur d’activité : la montagne. w www.jacquard-electro.com Tel. 04 50 35 72 39


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ENTREPRISES

AXESS

L’avenir passe par Axess

Ainsi, après le lancement en décembre 2016 du module de gestion des salles de dépôts de ski (casier à serrure électronique, le forfait de ski recevant la permission d’accès au casier et à la salle, si celle-ci est contrôlée par un lecteur), Axess AG a lancé en décembre 2016 son module de location d’équipement de montagne : Axess.Resort Rental. Totalement intégré dans l’infrastructure Axess (base de données unique), ce module permet la gestion des locations, en hiver comme en été. Basée sur une architecture web légère, un design clair et innovant, la solution apporte la fluidité et la performance recherchées par les enseignes de location. Une première station en Suisse, Stoos Bergbahnen, reçoit ainsi une solution intégrée, proposant la location, la vente d’article au détail, la vente de forfait de ski mais aussi la réservation de casiers à ski, tout cela au travers d’un seul point de vente Axess 148 | Janvier -Février 2018 |  n°265

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uels sont les besoins des stations de montagne, comment mieux les appréhender afin de renforcer une stratégie de croissance déjà initiée il y a quelques années ? Quelle réponse apporter en tant qu’éditeur de logiciels à un marché mature et fortement concurrentiel, rencontrant des contraintes de plus en plus fortes, et qui pourtant doit impérativement renforcer son attractivité, en Europe notamment ? Voilà l’enjeu que la société Axess AG a perçu, et qui a été un moteur essentiel dans le développement des offres apportées aux clients de montagne, en considérant avec la même importance le tourisme d’hiver et le tourisme d’été.

SmartPOS, et l’identification du client (gestion de son profil) au travers de l’utilisation d’un support unique, le forfait de ski. D’autres clients en Autriche et Russie sont également équipés de la suite logicielle Axess.Resort. Combinés à la gestion des emplacements de parking, ces services apportent une solution presque complète, puisque Axess AG n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, Axess AG continue le développement de nouveaux services et solutions, notamment un module de gestion d’école de ski (gestion d’instructeurs au sens large), de la réservation en ligne, d’une meilleure gestion des flux des clients au sein de la station, dès leur arrivée, notamment grâce à la borne PickupBox. La finalité pour Axess AG est bien de proposer aux acteurs de montagne un panel de solutions innovantes, totalement modulaire, leur permettant d’améliorer ou d’étendre la qualité de service et les prestations fournies aux usagers. Axess AG continue donc son développement, avec la satisfaction de ses clients au cœur de ses préoccupations. n


PUBLI-REPORTAGE

A.I.M

Objectif EVE Depuis 2005, le cabinet A.I.M est spécialisé dans la maîtrise d’œuvre des remontées mécaniques, l’aménagement des domaines skiables et les travaux d’accès difficiles. Dès 2010, ses dirigeants, Pierre Pignoux et Hervé Serpette, avaient dépassé cette sphère en s’ouvrant aux technologies et aux projets innovants, comme le projet COPAS pour le CNRS en Guyane, ou le développement avec la société MIAGE de la méthode EVE * appliquée aux remontées mécaniques. EVE, c’est l’Evaluation de la Vulnérabilité des Existants, une technologie reconnue depuis 2017 par le STRMTG pour le contrôle des structures métalliques des installations de remontées mécaniques. Avec l’objectif de poursuivre le développement de cette solution EVE pour les bâtiments et les autres types de structures métalliques, A.I.M s’est rapproché de la société Sarrasola SAS, et s’est installé à Grésysur-Isère pour mutualiser les compétences et les moyens. Tout en conservant sa propre identité, A.I.M ouvre un peu plus son activité vers l’industrie. La SAS Sarrasola se diversifie quant à elle vers la montagne, une forme de retour aux sources pour l’entreprise qui intervenait dans le monde des remontées mécaniques dans les années 70. A.I.M et Sarrasola seront présentes à l’occasion de Mountain Planet. w * Voir page 142.

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Depuis le 1er janvier, AIM a intégré la société Sarrasola SAS, une entreprise du groupe Vinci Energies. Objectif : développer et promouvoir une nouvelle méthode non intrusive de contrôle des structures de remontées mécaniques.

Pierre Pignoux (A.I.M), Jacques Cugnet (Sarrasola) et Hervé Serpette (A.I.M).

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ENTREPRISES

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Au fil des années, Imagina prend de l’altitude !

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ten Altitude, logiciel spécialisé dans l’exploitation et la maintenance des remontées mécaniques, séduit de plus en plus de domaines skiables ! Depuis sa création par l’entreprise Imagina International en 2013, il est aujourd’hui utilisé par une cinquantaine de stations en France et à l’international. Composée d’une douzaine de modules, cette solution offre aux utilisateurs la possibilité de personnaliser leur logiciel en fonction de leurs besoins.tt

Pierre Mathieu, directeur associé, Gérald Amodio, chef de produits Aten Altitude

2017 : Une année clé pour Aten Altitude Dans le cadre de l’amélioration continue de la qualité de ses services, Doppelmayr France et Imagina International associent leurs solutions ! Un partenariat entre compagnies visionnaires permettant aux domaines skiables de rentrer dans l’ère des « smartstations » capables de proposer de hauts niveaux de services et de sécurité aux skieurs. Plus concrètement, les modules mis en œuvre GMAO (gestion de la maintenance) et GED (gestion électronique de documents) de la solution Aten Altitude permettent à Doppelmayr France de garantir aux domaines skiables une dématérialisation et une traçabilité totale de bout en bout de la chaîne de valeurs. Les domaines skiables clients de Doppelmayr France bénéficient ainsi d’un niveau de service optimum et conforme à la réglementation. 2018 : Une année innovante Pour ce début d’année, les stations de Pal Arinsal (Andorre), de Val d’Isère et des Arcs sont devenues utilisatrices d’Aten Altitude. Pour rappel, le logiciel est modulaire et évolutif, comprenant entre autre la dématérialisation des registres d’exploitation, la gestion journalière, les passages, la supervision en temps réel, la maintenance réglementaire, préventive, curative, la gestion des EPI, mais aussi des modules généraux comme la gestion électronique des documents, la gestion des ressources humaines, des finances et de la comptabilité analytique, des achats et des stocks, d’outils statistiques… Pour en savoir plus sur la solution Aten Altitude, ses différents modules et découvrir les innovations 2018, l’équipe d’Imagina International vous donne rendez-vous au salon Mountain Planet. L’équipe présentera l’ensemble des nouveautés de la solution et se tiendra à disposition échanger et répondre à toutes les questions ! n 150 | Janvier -Février 2018 |  n°265


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ENTREPRISES

CORDEL

Priorité à la qualité !

L’esprit d’innovation par Cordel © DR

Egalement présente aux côtés des professionnels de l’industrie, Cordel ne manque pas d’innover.

Depuis sa création en 1994, Cordel fait de la qualité son cheval de bataille. Impossible de transiger sur ce point lorsque les équipements pour la protection et la sécurité constituent le cœur même de l’activité de l’entreprise.

D

epuis octobre 2017, l’entreprise grenobloise a ajouté MASE (Manuel d’Amélioration Sécurité des Entreprises) à sa certification ISO 9001. Ces deux démarches visent à garantir le présent et à préparer le futur de Cordel et de ses clients. Ce sont deux étapes dans l’histoire de l’entreprise destinées à développer la qualité et à rassurer ses interlocuteurs. Cela revêt la technicité, les savoir-faire, la formation mais aussi la qualité du service. Et bien évidemment la qualité des produits eux-mêmes, qu’ils soient issus de l’entreprise ou de ses fournisseurs : « En plus d’en garantir la traçabilité, nous effectuons des

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En collaboration avec une équipe HSE des sites Total de la Mède et Feyzin, Cordel a développé la potence NOP destinée aux sites pétrochimiques et aux raffineries (www.potencenop.com). Ce système d’intervention, simple et léger, permet la maintenance de colonnes via des trous d’homme, et l’évacuation d’une personne par ces mêmes accès. Réceptionnée par l’Apave, cette potence a remporté le prix « Responsible Care » Sécurité & Santé à Vienne (Autriche) lors de l’Assemblée Générale du Conseil Européen de l’Industrie Chimique.

contrôles en interne sur toutes nos fournitures, précise Jean-Pierre Monteil, gérant de Cordel. De plus nous sommes audités chaque année sur la qualité. » Ces démarches sont incontournables pour des Equipements de Protection Individuelle (EPI) de catégorie III, impliquant une protection contre un risque mortel. La montagne, terre d’innovations « C’est le secteur de la montagne qui, très tôt, nous a poussé vers cette exigence de qualité. » relève Jean-Pierre Monteil. Une tradition qui a permis à Cordel d’échanger et de s’adresser aux domaines skiables dès ses débuts. Et la société a immédiate-

ment créé un poste de commercial dédié aux acteurs de ce secteur. Depuis 18 ans maintenant, c’est Alexandre Cormons qui entretient une relation de confiance avec ces professionnels de la sécurité en station. Aujourd’hui la montagne représente 30 à 40 % de l’activité de Cordel selon les années. Cordel a fait des choix stratégiques et acté des investissements en faveur d’une gamme dédiée à la montagne, symbolisé par le développement et l’aboutissement du harnais JAME. « Là encore, nous recherchons la quiétude des utilisateurs, les acteurs des domaines skiables. » rappelle Alexandre Cormons. n


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n°265 | Janvier -Février 2018 |  153


ENTREPRISES

ACRO BTP

Acro BTP, une réactivité

et une adaptabilité hors du commun

acro-btp.fr

D

ans un milieu réservé aux passionnés de la montagne, une cohésion d’agents spécialisés et de compétences s’opère entre les ingénieurs du bureau d’études interne, les conducteurs de travaux, les chefs d’équipes et les professionnels du terrain pour réaliser des ouvrages de qualité sur-mesure, en fonction des désirs des clients et des contraintes du milieu naturel. Grâce à son spectre d’intervention large, un savoir-faire unique de ses équipes qui sont formées constamment aux méthodes nouvelles de travail et un parc d’engins ultra-performant unique, Acro BTP a la capacité de piloter des chantiers à complications dans ses 4 domaines d’activité principaux (confortement, sécurisation, montagne et urbain) mais également à combiner toutes les techniques pour intervenir sur des projets nécessitant une association de connaissances dans toutes les disciplines. Depuis plus de 5 ans, chaque année, Acro BTP mène un chantier-phare exceptionnel pour la société qui permet aux équipes d’innover et de réaliser des ouvrages avec pour seules limites l’imagination du client et la topographie du terrain. La participation à la création du Pipe et d’une passerelle panoramique à l’Aiguille du Midi a été un des chantiers les plus fédérateurs au sein d’Acro BTP et le moteur pour mener à bien des affaires complexes où la connaissance et la créativité intellectuelle sont indispensables pour assurer la réussite. Miner en espace confiné à l’intérieur de l’Aiguille du Midi pour agrandir la cage

154 | Janvier -Février 2018 |  n°265

© Joëlle Bozon

Depuis 1999, Acro BTP accompagne les stations de ski, les collectivités publiques ou clients privés dans leurs projets de travaux en accès complexes, souvent en haute altitude et nécessitant un panel large de compétences techniques et un matériel de pointe. Acro BTP est certifié MASE et poursuit toujours le même objectif : garantir la bonne conduite des projets de ses clients, dans le respect de la sécurité, de la qualité et de l’environnement.

d’ascenseur ou la pose des ancrages accueillant le « Pas dans le vide » ont permis aux équipes d’Acro BTP de démontrer toutes leurs compétences. Les travaux pour l’extension des voies d’antennes au Pic de Bure à 2 552  m d’altitude ont requis une précision millimétrique de la part des ingénieurs et des maçons, où aucune erreur n’était permise. Les paysages lunaires et la neige ont ajouté une note exotique en fin de chantier. Lors de la réalisation des soutènements et la réhabilitation de la gare d’arrivée de la télécabine de la pointe Helbronner côté français à 3  500 m d’altitude et de celle de la gare du Montenvers, le savoir-faire des équipes a été mobilisé pour effectuer un travail et des finitions parfaites, identiques à celles réalisées à des altitudes plus standards. L’innovation, la formation et les investissements en matériel ont toujours été un des éléments primordiaux de la société et lui permettent de pouvoir se différencier dans un secteur qui évolue de façon perpétuelle et nécessitant une réactivité et une adaptabilité hors du commun.  n


ENTREPRISES

GTR

Année « sportive » pour Gillet Topo & Réseaux Maîtrise d’œuvre ou topographie, en 2017 Gillet Topo & Réseaux était de près ou de loin associé aux pratiques sportives, en montagne comme ailleurs…

Biathlon, ski et cyclo-tourisme Pour ce qui relève de son activité de maîtrise d’œuvre, GTR a conduit plusieurs projets dans le cadre de futures manifestations sportives. C’était particulièrement le cas à Châtel pour la nouvelle homologation de la piste de descente destinée au prochain championnat de France, ainsi qu’au Grand Bornand là encore pour une ré-homologation, celle du stade de biathlon. Sur le domaine haut-savoyard, GTR avait également la gestion de l’aménagement de la piste rouge du Mont Lachat, 45 000 m3 de terrassement dans un timing serré ! Et toujours du sport : GTR travaille actuellement sur ViaRhôna, la piste cyclable le long du

Les travaux de réhabilitation de la retenue de Pelluaz, à Bernex.

© DR

L

a topographie est aussi ancienne que l’humanité, pour autant GTR se tourne vers les technologies d’avenir ; en 2017, l’entreprise de Michel Gillet a de nouveau investi, dans un scan 3D et un drone : « La technologie du drone est particulièrement utile pour la visualisation et la représentation graphique. Pour ce qui concerne les relevés topographiques, particulièrement en zones de montagne, nous préférons la technologie LIDAR. »

Rhône ; une forme de diversification des savoir-faire pour GTR qui assure la maîtrise d’œuvre de certains aménagements de cet itinéraire touristique, menés par la Communauté de communes du Pays d’Evian et la Communauté de communes de la Vallée d’Abondance. Pour autant, ce projet n’éloignera pas GTR bien longtemps des sommets : après avoir travaillé sur le projet de retenue collinaire de la station de Bernex, la société interviendra notamment cette année pour la partie pistes dans le cadre du lifting du domaine skiable haut-savoyard. n

n°265 | Janvier -Février 2018 |  155


ENTREPRISES

PRINOTH

Les chenilles Prinoth : le moteur du succès

© DR

En matière de qualité de production des chenilles, Prinoth est intraitable. Et ce n’est pas un hasard, car l’entreprise du Haut-Adige propose la gamme de chenilles la plus vaste de tout le secteur. La gamme de chenilles Prinoth offre des possibilités illimitées d’emploi sur toute la ligne.

L

’objectif est clair : la piste parfaite. L’expérience des nombreuses années et le savoir-faire technique ont fait de Prinoth un expert dans la préparation des pistes. Voilà pourquoi Prinoth attribue une grande importance aux résultats de ses chenilles. Pour atteindre l’équilibre parfait entre les équipements pour les pistes et les conditions de neige, il est nécessaire d’utiliser des chenilles de grande qualité. Des chenilles pour toutes les situations Les chenilles en acier de la marque Prinoth sont un grand classique. Avec leur profil compact, elles se prêtent volontiers aux conditions les plus difficiles, et sont par ailleurs durables et simples à entretenir. Les chenilles au profil ouvert, en revanche, sont idéales en cas de neige fraîche ou de poudreuse. En un mot, l’idéal pour les quatre saisons. La serrure à recouvrement facilite par ailleurs son utilisation et est très simple à entretenir. En parallèle, Prinoth propose également des chenilles conçues en aluminium, extrêmement résistantes et polyvalentes, qui restent idéales en cas de poudreuse. Elles se distinguent par une

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excellente capacité ascensionnelle ainsi que par une très bonne maniabilité. Ces chenilles sont elles aussi pourvues de serrure à recouvrement, ce qui permet une utilisation et un entretien simple. Dans la gamme Prinoth, les chenilles 4 saisons sont elles aussi au rendez-vous, parfaites en cas de faible neige, pour protéger le sol. Comme leur nom l’indique, elles peuvent être utilisées été comme hiver, pour le transport de personnes ou de matériel par exemple, notamment dans les zones où le véhicule doit souvent traverser des routes. En plus des chenilles en acier, en aluminium et 4 saisons, Prinoth a conçu les chenilles Gamskette qui se distinguent par d’excellentes capacités ascensionnelles et une maniabilité maximale : combinant ainsi résistance et efficacité. Grâce à leur serrure à recouvrement, ce produit garantit une grande facilité d’utilisation et de maintenance, dans le respect de la tradition Prinoth. Autre avantage, et non des moindres, elles s’adaptent à tous les types de véhicules, que ce soient les engins Prinoth ou les autres véhicules présents sur le marché. n


Abonnez-vous Abonnez-vous ! 2018年1月–第六期

MOVILIDAD

WEB

冬奥会

¿EL DESAFÍO DEL FUTURO?

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INTERVIEW

FOCUS

Acte II

Laurent Chelle

Statioscopie

La montagne s'active

Compagnie des Alpes

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PDF ENTREVISTA Thomas Grob

Presidente de ACESKI

FOCO ANDORRA Esquí y Andorra, dos palabras íntimamente ligadas

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ENTREPRISES

SUNKID

La journée de ski commence dès le parking

Les trajets longs et parfois verglacés jusqu’au pied de la station empêchent souvent d’apprécier le début de la journée de ski. Avec le tapis roulant, vous venez chercher vos clients directement.

Une magnifique journée de ski commence. Cet exemple n’est que l’une des nombreuses possibilités d’utilisation du tapis roulant comme moyen de transport, même autour du domaine skiable. Cela vaut également pour le trajet du centre-ville au téléphérique ou pour rentrer à l’hôtel. Le tapis roulant, indépendant des conditions climatiques, n’est pas obligatoirement installé dans l’herbe. Il peut être également coulé dans l’asphalte pour une utilisation pendant toute l’année. n 158 | Janvier -Février 2018 |  n°265

Exemples de projets réalisés aux abords du domaine skiable : • Parking vers la station de vallée • Tunnels • Traversées de ponts • Transporteur pour les restaurants d’altitude • Retour au téléphérique • Connexion entre les domaines skiables • Glacier vers la station de montagne

© DR

P

resque sans exception, les domaines skiables offrent un grand degré de confort à leurs clients. Wifi, télésièges chauffés, télécabines confortables et pistes parfaitement entretenues sont aujourd’hui devenus des indispensables. Le client peut se réjouir de toute sorte de confort. Mais il est possible qu’il ne s’en rende plus compte car il doit, avant toute chose, pour commencer sa journée de ski, surmonter le trajet pénible du parking au premier télésiège. Ces trajets sont souvent abrupts, glissants et sont relativement fatigants avec des chaussures de ski aux pieds. Depuis le début de la saison, la région de coupe du monde et de jeux olympiques Tofana à Cortina d’Ampezzo (ITA) montre un exemple de la manière dont on peut « venir chercher » ses clients dès le parking. Après seulement quelques marches à l’extrémité inférieure du parking, les clients peuvent atteindre le tapis roulant et se rendre en tout confort à la station de vallée. Une fois descendus, ils n’ont que quelques mètres à faire sans grand effort ni stress pour rejoindre les caisses et le premier télésiège. S’ils souhaitent aller au télésiège suivant après avoir validé leur carte, ils ont à nouveau un tapis roulant à disposition avec lequel ils peuvent monter encore d’un niveau.


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De la fiabilité ...

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Val Thorens – TC 10 ESO de la Moraine Doppelmayr France fête les 10 ans de son concept « Exploitation Sans Opérateur » (ESO), concept unique au monde installé en 2007 sur les Télécabines de Cairn et Caron à Val Thorens. En 2017, La SETAM a une nouvelle fois accordé sa confiance à Doppelmayr France pour le développement et la construction de sa nouvelle télécabine de La Moraine. Grâce à une évolution profonde du concept (ESO-Evo), cette nouvelle télécabine offre une exploitation entièrement automatisée et ses aménagements particuliers offrent un débit de 3000 p/h à 6m/s et peut fonctionner avec des vents jusqu’à 100 km/h. www.doppelmayr.com

... à l’autonomie.

Doppelmayr France SAS, Pôle industriel du Fréjus, 73500 Modane, dmf@doppelmayr.com

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Montagne Leaders N°265 (Janv/fév 2018)  

LEADERS Thierry Monin Lionel Mellan BRÊVES, ACTUS Mountain Planet 2018, l’AGORA fait peau neuve Koralp - Pas de limite à l'ambition Le Mont...

Montagne Leaders N°265 (Janv/fév 2018)  

LEADERS Thierry Monin Lionel Mellan BRÊVES, ACTUS Mountain Planet 2018, l’AGORA fait peau neuve Koralp - Pas de limite à l'ambition Le Mont...

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