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VIS TA VUE Si vous êtes allé chez l’opticien ces derniers jours, peut-être avez-vous été confronté au grand bazar de l’application de la nouvelle loi 100% Santé dont la mise en route semble bien laborieuse. Toutes les parties prenantes ont promis une amélioration pour répondre à ce nouveau contexte réglementaire qui ne facilite pas le travail de l’opticien et embrouille le client. Il faut reconnaître que les législateurs ne s’intéressent que de très loin au volet application, et comme souvent le diable est dans les détails. Ainsi, en est-il avec ces fameux « panier A » (marché contraint) et « panier B » (marché libre) dont les offres peuvent se mélanger : vous pouvez acheter des verres dans le premier et une monture dans le second. Pour confirmer cette possibilité et convaincre les Français non équipés d’aller chez l’opticien, l’ex-ministre de la santé Agnès Buzyn avait même déclaré que « l’offre 100 % santé est une offre de très grande qualité équivalente à celle hors 100 % santé, avec des verres traités antireflets, anti-rayures… » Ce qui ne laisse pas de surprendre les professionnels irrités par cette confusion des genres qui ajoute du flou à une loi pas très claire. Si l’aspect financier est important pour la plupart des clients, il ne faut pas négliger qu’une paire de lunettes est plus qu’un équipement optique, elle est aussi et surtout le reflet d’un style, d’une personnalité, un accessoire embellisseur. On peut comprendre que ce n’est pas la priorité de la sécurité sociale, comptable des deniers publics, il ne faudrait pourtant pas mettre de côté cet aspect esthétique qui agit comme un placebo : être beau/belle avec ses lunettes, c’est être bien dans sa vue.

DOMINIQUE CUVILLIER

Directeur de la publication et de la rédaction

Photos Cover & Edito : Lunettes optiques VICTORIA BECKHAM (Marchon) modèle VB2108 © VB/Marchon

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