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NUMÉRIQUE

L’effet French Tech « booste » la technopôle Depuis le mois de juin, Orléans-Val de Loire Technopôle a quitté le centre d’innovation du campus pour prendre ses quartiers au Lab’O, l’accélérateur de start-up numériques orléanais. Ce changement de localisation donne une visibilité accrue à la technopôle qui s’intègre ainsi au réseau French Tech Loire Valley et travaille sur de nouveaux projets.

> L e Lab’O d’Orléans a ouvert ses portes à ses résidents en mai.

universitaire ou plus entrepreneuriat ? En choisissant l’entrepreneuriat, nous nous devions d’être là où se concentre l’innovation... », schématise Frédéric Ros, le directeur de l’OVLT qui compare le Lab’O à un « hub de l’innovation ».

Continuum entre universités et entreprises

> Frédéric Ros est à la têtE de la technopôle depuis huit ans.

Pionnière en matière de développement de l’innovation dans le paysage économique du Loiret, Orléans-Val de Loire Technopôle (OVLT) - créée en 1988  - cultive, emboîte et incube toujours les ébauches de projets portés par de jeunes créateurs. Grâce à ses trois pôles : entrepreuneuriat, ingénierie de projets et réseau et prospective. Mais l’équipe, composée de 14 personnes (en incluant le cluster Nekoé) et quelques bénévoles, œuvre désormais depuis le Lab’O d’Orléans (l’ancien site Famar reconverti il y a quelques mois en accélérateur de start-up). « Stratégiquement, nous nous sommes interrogés sur le positionnement de notre curseur : plus

Une façon aussi pour la technopôle de faire partie intégrante de la mouvance French Tech. Les premiers effets ne se sont pas fait attendre. Cet été, deux mois seulement après l’inauguration du lieu totem orléanais, la technopôle a constaté une forte augmentation de prises de contact. « L’installation au Lab’O a généré une densité de passages et a quasiment doublé le nombre de demandes. En quelques semaines, j’ai eu, au moins 75 contacts... Parmi eux, de nombreux porteurs de projet originaires de la région parisienne », confirme Anne Villieu, chef de projet création entreprise innovante à la technopôle. Ces avantages que représentent la proximité parisienne, une structure d’accompagnement à taille humaine et la jeune notoriété du Lab’O, la technopôle compte bien les utiliser pour mieux « sourcer les bons projets ». D’autant que la mouvance French Tech Loire Valley a eu d’autres effets que ­n’escomptait pas le directeur de l’OVLT, comme l’élargissement de leur écosystème. « Grâce à cette dynamique numérique, des grands comptes sont venus nous voir pour nous exprimer leur désir de participer à des projets. Cette relation avec ces grandes entreprises c’est « un boosteur ». Nous avons à cœur d’avoir le même type de relation avec le monde universitaire, - 13 -

pour ainsi créer un véritable continuum », complète-t-il. L’ouverture attendue d’une nouvelle antenne Fablab, pour concevoir de petites séries, va également permettre à des entreprises du secteur de participer à ce jeune écosystème qui se met en place. Forte de cette synergie, la technopôle peaufine en parallèle de nouveaux services (lire par ailleurs) avec toujours le même objectif : favoriser le développement économique du territoire.

Un accompagnement un peu plus « élitiste » Parmi les nouveaux services qu’elle souhaite mettre en place, la technopôle est en train d’élaborer un nouveau programme de soutien pour ses porteurs de projet. « Nous allons lancer un projet d’accélération où nous allons être un peu plus élitistes. Réservé aux entreprises de moins de cinq ans, ce dispositif va permettre à huit sociétés d’avoir un accompagnement renforcé pendant huit mois », détaille Frédéric Ros, le directeur de l’OVLT. Une plate-forme de troc inter-entreprises, Orléans Barter, devrait également entrer en fonction ces prochains jours. Son concept : permettre aux entreprises adhérentes de financer certaines dépenses ou projets d’achats directement, en échange de leur production, sans sortie de trésorerie.


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