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Utopie Concrète ! NUMERO 68 SEPTEMBRE 2006

Journal des Jeunes Socialistes Gersois. SOMMAIRE: Page 1: Édito. Page 2: Agenda. Blog, Net. Publireportage. Page 3: Actualité. Pages 4 & 5 : Université d’été 2006. Pages 6 & 7: Education. Page 8: En bref...

Cinq ans après, où en est le Monde ? 5 ans après les attentas terroristes d’Al Quaïda qui frappèrent les Etats-Unis le 11 septembre 2001, il est de notre responsabilité, dans le cadre du débat présidentiel qui va s’ouvrir et de l’imbrication des problématiques internationales dans notre quotidien, de s’approprier cette thématique dans le cadre de nos propositions politiques. Ce 11 septembre, triste anniversaire, nous rappelle, chaque année, que les rapports de forces internationaux ont changé de configuration et que ses répercussions se font ressentir au quotidien. D’une part, la définition de l’Axe du Mal par Bush entraîne un activisme militaire aux quatre coins de la planète au nom de la démocratie ; cependant, cette légitimité pour agir, s’apparente à un raccourci trop facile et lourd de conséquences pour les civils, premières victimes de ces opérations militaires. D’autre part, le vote de lois anti-terroristes dans les Etats occidentaux, justifiables mais privatives à certains égards de libertés, a autant de retombées sur la vie de tous les jours que sur les préceptes de la politique internationale qui semble être en redéfinition récurrente.

De la fin d’un monde bipolaire avec la chute du mur de Berlin en 1989 à l’angélisme libéral et économique des années 90, le monde a subi des changements radicaux avec la recrudescence des conflits nationalistes et régionaux jusqu’à la mise en exergue des réseaux terroristes de toutes natures à l’échelle planétaire. Dans le même temps, la globalisation économique, l’envolée des échanges marchands entre les pays et les régions du monde ont connu une forte croissance tant en volume qu’en valeur. Ce phénomène caractéristique des « grandes puissances économiques » et des pays émergents ne doit pas nous faire oublier que les populations du Sud subissent ce modèle d’échanges asservissant. Alors que s’ouvre une Assemblée Générale à l’ONU qui doit élire le nouveau Secrétaire Général en remplacement de Kofi Annan, arrivée au terme de ses mandats. Les règlements de conflits multiples et variés et le terrorisme à multiples facettes et ramifications, rythment notre actualité. Il faut espérer qu’une prise de conscience politique naîtra de ce renouvellement et que l’ONU pourra se réformer pour imposer la paix et les choix des peuples. Passons de l’aire de la déclaration d’intentions aux actions spécifiques et mesurées. Aucun territoire ne doit échapper à la jurisprudence onusienne. Dans le même temps, à Cuba, le sommet des non alignés essaie d’apporter sa contribution au débat du monde. Ce Club d’Etats Nations avait sa légitimité pendant la période de l’opposition entre les 2 blocs « Est/Ouest ». A l’image de Fidel Castro, il apparaît aujourd’hui à bout de souffle. Même si les alternatives politiques d’Amérique du Sud autour de Chavez, Lula, Bachelet incarnent de nouvelles solutions au système libéral mondial, les non alignés devront revoir l’identité de ce regroupement et leurs choix politiques. Le conflit Israélo-libanais n’est que le reflet permanent de la poudrière du Moyen Orient autour d’enjeux de territoires, de reconnaissance de peuples, de religion et d’intérêts économiques. Les conflits sont entretenus, se nourrissent d’eux-

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AGENDA DU MOIS Toutes les dates (passées ou à venir) à retenir de l’activité du MJS 32.

Réunions :

Journal :

Samedi 21 Octobre Assemblée Générale à Auch RDV à 09h45

Prochain numéro d’Utopie prévu vers le 15 Octobre n’hésitez pas à envoyer vos articles.

Prochainement : Réunion de Formation à Auch Samedi 11 novembre.

Tractages & Affichages. Campagne sur les 12 propositions du MJS. - Lun 18/09: Lycées Parda + Garros + IUT - Mer 20/09: Lycée de Lectoure - Dim 24/09 : Affichage Auch - Lun 25/09: Lycée du Garros + Mirande - Jeu 28: Lycée L’Isle-Jourdain + affichage

Cinéma Habituellement, la rubrique Cinéma d’UC n’évoque que des films qui sont déjà sortis sur les écrans. Une fois n’est pas coutume, nous assurons la promo d’un film-documentaire qui ne sortira dans l’hexagone que le 11 octobre prochain, après un passage remarqué au Festival de Cannes. Réalisé par Davis GUGGENHEIM (The Shield), « An inconvenient truth » ou plutôt « Une vérité qui dérange » évoque le thème du réchauffement climatique à travers le combat que mène l’ancien candidat démocrate malheureux, Al GORE. Le dérèglement de la planète est devenu une réalité : multiplication des ouragans, rallongement des périodes de sécheresse, … Al GORE répète aux 4 coins du globe la nécessité d’agir et de modifier sensiblement et durablement les comportements humains. Avant qu’il ne soit trop tard.

Net Quelques adresses Internet à visiter pour surfer intelligent et militant :

Les fondamentaux... www.mjsfrance.org « Think tank » de Gauche www.jean-jaures.org Actu ! www.educationsansfrontieres.org

Publireportage... COMMANDER LE PATCH « FERME TA BUSH !!! »

Tarifs: 1,5 euro Contact : www.goeland.fr Boutik à Paris.


ACTUALITE mêmes, des peuples sont humiliés, on confond « droit à se défendre » et « principe de représailles », la démocratie régresse, les injustices prospèrent et le désordre s’installe. Le combat pour la paix n’est jamais acquis, la décision de faire la paix est souvent plus difficile à prendre que celle qui consiste à faire la guerre. Au-delà des déchirements médiatiques, l’Afrique est mise à sang dans le silence. Tout comme au Rwanda, il y a douze ans, le 1er génocide du XXIème siècle se déroule dans une région de l’Ouest du Soudan, au Darfour. Depuis l’hiver 2003, 300 000 hommes, femmes et enfants y sont morts de l’incurie médiatique et politique. Aujourd’hui, plus de 2,5 millions de personnes ont été déplacées dans une région qui compte 6 millions d’habitants et l’on recense 10 000 morts par mois. A l’origine de ce massacre, un conflit ethnique et une dictature qui souhaite faire taire ses opposants. La réaction de la Communauté Internationale est urgentissime ! L’ONU et ses 5 membres permanents n’ont toujours pas pris de résolution pour le déploiement de casques bleus. Gommons cette indifférence immédiatement et évitons de nous réveiller dans dix ans sous la fibre de l’émotion avec l’instauration tardive d’un tribunal international à la poursuite des criminels de guerre ! (Pour en savoir plus et vous mobiliser www.sauverledarfour. org) Jusqu’aux frontières de l’Union Européenne, les révolutions se multiplient de l’Ukraine à la Biélorussie en passant par les opérations militaires que mènent la Russie de Poutine dans de nombreuses ex-républiques populaires, la paix sur le continent européen doit être une ambition renouvelée de l’Europe. En aidant au plus proche, nous ne pourrons que légitimer nos actions lointaines. L’UE doit jouer son rôle de puissance régionale pour apporter ses expériences au service d’une nouvelle méthode d’actions internationales. Dans un certain « désordre international ordonné » en partie par la puissance « tutélaire » américaine, les marges de manœuvres et les outils de réponse à des crises ne peuvent venir que d’une communauté internationale sensibilisée, qui prend en compte des avis divers, en se dotant de forces diplomatiques, militaires et politiques communes pour travailler sur les racines des conflits pour mieux les éviter. On ne peut pas raisonner de manière cartésienne sur ses questions, il faut informer, prendre en compte l’histoire des peuples et des pays, pour comprendre tout en se positionnant dans un prisme politique pour que la démocratie prévale sur d’autres paramètres, facteurs de troubles et de haines. Michaël BOUTINES Animateur JS 32

Utopie Concrète Journal N°68 – Parution Mensuelle Resp. de publication : M.BOUTINES. Comité de Rédaction: Collectif Fédéral du MJS 32. Imprimé par nos soins. Tirage: 120 exemplaires. Pour nous contacter : Tél: 06.81.27.28.21 E-mail: mjsgers@yahoo.fr

3 Qui a dit ? «Nicolas (Sarkozy) doit être président, je vais lui donner un coup de main ». Johnny Halliday, l’ex idole des jeunes du siècle dernier, rejoint les Clavier, Barbelivien, Jean Reno, Doc Gynéco, la grande famille de l’exception culturelle française…

Désir de revenir ? Ou plutôt bal des hypocrites à Bordeaux ... Comme si de rien n’était, la majorité des élus municipaux UMP ont décidé de démissionner pour organiser de nouvelles élections qui permettraient le retour d’Alain Juppé aux commandes de la mairie. Personne ne doit oublier sa condamnation à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs du RPR. De telles dérives monarchiques condamnent nos institutions. A moins que les Bordelais se laissent aller à le renvoyer à ses études au Canada ou tente Venise !


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UNIVERISTÉ D’ÉTÉ 2006.

« Le Bal des Prétendants » Quatre ans que des impondérables me détournaient du chemin de la Rochelle, mais cette année c’était la bonne ! J’étais des quelques 3000 militants socialistes réunis pour l’université d’été 2006 du PS et du MJS sur le site de l’Encan. Ma naturelle naïveté me laissait espérer que ces trois jours allaient pouvoir être l’occasion de débats francs, de mises sous projecteur de nos propositions pour 2007 et d’éclaircissements quant à la lutte pour l’investiture. Rien de tout cela ou presque… Récit (subjectif et partiel) de notre rentrée politique. Pour le militant sérieux et bosseur 31 ateliers thématiques étaient proposés où des problématiques toutes aussi diverses qu’intéressantes étaient abordées : « Banlieues : la République à l’épreuve de la crise sociale » ou « Quels changements proposer pour une nouvelle ambition pour l’école ? ». Ces débats associaient les analyses de personnalités du monde associatifs, syndical, professoral, aux propositions socialistes portées par nos responsables nationaux. Pour le militant avide de remplir son carnet d’adresses, soucieux de faire le tour de ses contacts, ou encore de prendre le pouls des derniers rapports de force, l’esplanade à l’extérieur et les couloirs étaient les lieux in-con-tournables ! Simples militants, cadors fédéraux, éléphants de passage, tous s’y retrouvaient sous l’objectif aiguisé d’une meute de journalistes. Les petites phrases assassines lâchées par un tel sur un ou une autre sont beaucoup plus vendeuses que couvrir un atelier défendant les propositions socialistes sur l’éducation par exemple... Mais l’essentiel des regards ont tout de même été tournés vers les séances plénières organisées par le MJS. Razzye & Co avaient réussi un grand coup : celui d’organiser le « bal des prétendants » sur la tribune du MJS. Tous ont répondu présent à l’invitation à l’exception d’une absente de poids, remarquée et critiquée pour son silence. Laurent (puisque tout le monde s’appelle par son prénom et se tutoie à la Rochelle, entre camarades) est entré le premier dans l’arène. Pour lui ou pour les autres les fauves n’ont pas été lâchés, comme pouvaient le craindre certains. Jeunes socialistes, nous étions à l’écoute

des messages délivrés et prêts au dialogue en toute sérénité. Ainsi l’ex-ministre de l’économie sous Jospin a pu dégager les trois conditions qu’il juge nécessaire pour que le PS gagne et réussisse en 2007 : « une vision lucide de l’expérience passée entre 97 et 02 », « un projet clairement à gauche », et une troisième condition permise par les deux précédentes, « le rassemblement durable de la gauche ». Le rassemblement, des socialistes et de la gauche, était également le mot pendu aux lèvres de François, en bon premier secrétaire. Dominique (je sais DSK l’aurait mieux fait mais je poursuis sur les prénoms ça vous met dans l’ambiance !) quant à lui s’est voulu être le meilleur candidat anti-sarko en s’opposant « au bushisme et au bougisme » du ministre de l’Intérieur. Ses troupes de jeunes, très en forme durant le week-end (Réso et la campagne antisarko) n’ont même pas eu besoin de jouer la claque, le public semblait déjà enthousiasmé par un discours clair, concret et offensif. « Il professore » abordait donc le jeu des questions serein, même quand on lui demanda dans l’assistance : « Que réponds-tu à ceux qui disent de toi que tu es de droite ? ». Notre bon vieux Jack est intervenu fidèle à lui-même, à ses expériences, à ses combats, sans jamais surprendre. Ni foule en délire, ni des « Jack président » comme il en rêve… Je relèverais l’idée qu’il se fait de ce que doit être le PS selon lui : « le parti du mouvement et non le parti de l’ordre, le parti du courage et non celui qui suit l’idéologie dominante, la théologie de l’opinion. » Il a conclu par un appel à faire barrage à l’expulsion des enfants de sans-papiers, et on l’en remercie car ils sont peu nombreux nos ténors à se faire entendre sur le sujet. Dans la famille socialiste je demande Martine ! Martine l’énergique, Martine la femme de cœur, Martine la hargneuse ! La mère des 35h et de la CMU a appuyé son discours rythmé sur les valeurs. Pour elle, c’est en réincarnant les valeurs fondatrices du socialisme que nous parviendrons à « ré-ouvrir » les gens à la politique, au goût du vivre ensemble, à l’espérance d’un monde meilleur. Moi qui la connaissais peu j’ai découvert une femme humaniste chez qui les Hommes tiennent la place centrale de son discours. Bravo ! Je tiens à laisser une place spéciale à l’intervention de Lionel, tant elle était attendue, tant elle a été forte et tant elle a été commentée.


UNIVERISTÉ D’ÉTÉ 2006. Depuis son retrait de la vie politique en 2002 Lionel n’avait plus reparlé directement aux militants socialistes. D’où l’impatience qui régnait dans une salle électrique. La nuée de journalistes était sans commune mesure avec celle réservée aux autres tribuns. A son entrée il fut accueilli par une ovation, ovation à un camarade éminent, qui dirigea le parti 9 ans durant, qui nous a conduit à la victoire en 97 et permit la tenue d’une mandature de 5 ans au bilan honorable. Après cinq minutes de « assis » lancés aux journalistes les militants du MJS pouvaient enfin voir celui qu’ils n’avaient plus vu depuis plus de quatre ans ou même jamais vu pour ceux qui comme moi font partie de la génération du « 21 avril 2002 ». Quatre ans et pourtant cet homme là semblait être resté le même, sans remise en question. Pendant une heure il disserta sur le rapport de la gauche au pouvoir. Il ne loupait pas une occasion de jouer la carte de l’autosatisfaction en réhabilitant sa méthode, son travail, son bilan. Il est même allé jusqu’à irriter la salle en renvoyant la responsabilité de la non réforme des retraites sur la direction du PS à l’époque. Il a également fait peser la défaite de 2002 sur le sabordage de la gauche plurielle par nos alliés. Aussi, il a insisté sur la « culture de la faute » qui pèse à gauche et à laquelle il veut échapper. A travers cette première phase de monologue j’ai vu un Jospin en quête de reconnaissance, et surtout préoccupé par le fait qu’on ne lui laisse pas la place qu’il mérite dans l’histoire. Après les premières questions et l’ébauche d’une remise en question, il aura fallu attendre que certains camarades courageux ne le poussent dans ses retranchements pour que Lionel, le personnage sobre, froid, quasi frigide que l’on connaît, casse l’armure et se laisse emporter par l’émotion. Non, non pas de gros sanglots ou un tombé dans les bras de Razzye, mais une petite larmichette et des trémolos dans la voix qui lui donnaient le petit plus d���humanité et de sensibilité qui lui manque peut-être. Il nous lâchera un « ma campagne était mauvaise ». L’émotion culmina quand il justifiera son retrait de la vie politique. Il nous a dit avoir fait ça pour nous, car il pensait qu’on avait plus de chances sans lui qu’avec lui pour les législatives. Sa réponse à la question « es tu alors de retour ou pas ? » fut laconique : « Depuis le temps qu’on dit que je reviens c’est que je dois être revenu, non ? ». Ses lieutenants, tous présents dans la salle, devront encore attendre pour une éventuelle candidature à l’investiture… Ce mea culpa et cette explication je pense que nous en avions tous besoin. Le soulagement s’exprima dans une longue et appuyée ovation, standing ovation s’il vous plaît ! Ta place dans l’histoire t’attends Lionel, rejoins la. Après autant d’émotions rien ne valait la traditionnelle soirée scellant l’union des socialistes autour d’un repas et du dance floor. François et Razzye clôturèrent le week-end dans des discours appelant au devoir de victoire en 2007 ! A nous donc aujourd’hui de tout faire pour que l’université d’été 2007 ne soit pas l’occasion d’une nouvelle séance de psychanalyse collective mais soit celle du pouvoir retrouvé ! Romain Sabathier Romsabathier@aol.com

5 Chanson « Et j’ai crié, crié… ALINE !!! » Il ne s’agit pas d’une reprise de la chanson de Christophe mais le nom de la nouvelle Allocation pour l’Installation Etudiante. Elle ne va bénéficier qu’à 80.000 d’entre eux soit 3,5% des 2,2 millions d’étudiants français. Pire, le gouvernement a débloqué pour la financer seulement 25 millions d’euros, c’est très loin des 250 préconisés. Si tu es étudiant, il ne te reste plus que tes yeux pour pleurer, pleurer...

Classement. L’association Europ Agora (www. europagora.eu) a publié le classement de l’assiduité des députés européens français selon leur présence aux séances plénières et le nombre de questions posées à la Commission. Une vraie étude pour mesure l’engagement européen de nos représentants. Sans surprise la famille Le Pen, père et fille sont députés européens, ont quelques difficultés pour se rendre à Strasbourg… et plafonnent aux 72 et 75ème place sur 78.


6 Sarko Academy.

Education : Rentrée scolaire 2006 : un Ministre hors sujet !

Rarement une rentrée scolaire n’aura été aussi morose et angoissante que celle qui vient de se produire. Morose parce que l’école publique est loin de garder son image de promoteur social et de lieu de formation des citoyens. A l’inverse, elle nous renvoie l’image crue de la dégradation de ses établissements, de celle des conditions de travail et enfin la progression des phénomènes Progrès alarmants comme l’échec et la vioOui aux camé- lence scolaires. ras dans les commissariats Angoissante, parce que cet été pendant les gar- l’école a cessé de représenter le derdes à vue ! Ça nier refuge de la République pour de sera toujours nombreux enfants sans papiers memieux tourné nacés de se faire expulser avec leurs que Julie LES- parents. Comme celle qu’il prévoit CAUT. d’instaurer sur la prévention de la délinquance, la politique d’immigraBon tion de Nicolas SARKOZY s’attaque courage. sans complexe aux plus jeunes en alMontebourg a lant les chercher dans nos écoles. Ce été n o m m é qui est plutôt choquant. porte-parole de Le sursaut de familles et d’enseiSégolène Royal. gnants, à travers RESF (Réseau EduPorte-parole d’une muette ça cation Sans Frontières), organise une va pas être fa- résistance citoyenne à ces mesures cile comme barbares. Ces enfants garderont un souvenir amer de cette « non renboulot... trée ». Nos efforts doivent redoubler pour leur permettre d’accéder à la Sondage. citoyenneté française. L’école est un Selon l’IFOP, droit pour chaque enfant résidant 3% des sondés sur le sol français. Ce droit n’est pas veulent que négociable. Chirac soit le Échéances électorales en 2007 candidat UMP obligent, quelques politiques en vue en 2007. En décembre son se sont sentis obligés d’avancer quelscore n’attei- ques unes de leurs propositions sur gnait que 1%. le thème de l’éducation. L’un veut réL ’ h y p o t h è s e duire l’influence « soixante huid’une nouvelle tarde » qui y règnerait, autant croire candidature de à la main mise des bolcheviks, il est Chirac pro- tellement parano qu’il en devient ridicule. Une autre veut s’attaquer à la gresse... carte scolaire, véritable outil de mixiA la Sarko Academy on recrute un nouveau citoyencontribuable belge et un ancien bouffeur de poulets, façon de parler !

té sociale qui mériterait certes d’être rénové, repensé mais certainement pas supprimé. Les préoccupations budgétaires ne font pas tout. Les questions de l’organisation du « mammouth » et du contenu des enseignements dispensés à l’école sont un autre chantier à revoir, à réformer selon le courage des uns et le pragmatisme des autres, qui ne va pas sans des moyens financiers et humains adaptés. Sans douter de son inconsistance, le Ministre de l’Education, Gilles de Robien, s’auto attribue par rapport à la rentrée une mention « très bien »… soit il est idiot, soit il préfère se voiler la face. Il aurait intérêt à revoir sa copie tellement elle est hors sujet ! De retour au pouvoir en 2002, la droite a régulièrement réduit le budget de l’éducation comme peau de chagrin. Malgré la valse des ministres (Ferry, Fillon, de Robien), la logique libérale s’est imposée selon une règle simple « on crée moins qu’il ne faudrait ici, on supprime plus de raison là ». Premier employeur de l’Etat, c’est là aussi qu’elle a trouvé le moyen de réduire les effectifs de la fonction publique en vue de faire des économies et donc des cadeaux fiscaux à sa clientèle électorale. Rien que pour l’année 2007, ce sont près de 8.500 postes qui ne seront pas reconduits. La suppression de milliers de postes d’enseignants, de surveillants, d’aides éducateurs dégrade considérablement les conditions de travail dans des salles de classe surchargées. Pire, pour sa dernière trouvaille, le gouvernement recourt à des emplois précaires pour palier au manque de personnels administratifs ou chargés des enfants handicapés.


Réflexions

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Mis en place à la va vite et intégré dans le cadre Pour le MJS, des contrats d’avenir, le dispositif « EVS » abandonner la carte scolaire (Emploi Vie Scolaire, environ 30.000 postes) préc’est mettre en ordre l’injustice. voit de faire appel à des Rmistes qui n’ont et ne La carte scolaire est un découpage géorecevront aucune formation pour ce type de tragraphique national définissant l’établissevail. Autant dire qu’ils ne sont créés que dans ment que l’enfant ou le lycéen doit fréquenter l’unique but de faire baisser artificiellement les et qui tient compte de la proximité de son dochiffres du chômage. micile.

Réductions budgétaires, réductions du nombre de postes d’enseignants, fermetures de classes, voilà le triste tableau d’une détérioration continue et programmée. Pour ceux qui croient en une non différence entre la droite et la gauche, la démonstration entre cette législature et la précédente est bien plus que criante, sur le dos de la référence de la République son école !

Ce mécanisme permet en principe de lutter contre la ségrégation sociale puisque le critère d’affection ne tient pas compte de la fortune des parents mais de leur lieu d’habitation. Renoncer à la carte scolaire c’est favoriser la compétition entre les établissements. Renoncer à la carte scolaire c’est créer une école pour les riches et une école pour les pauvres. Renoncer à la carte scolaire c’est dévitaliser l’école républicaine.

En fragilisant et discréditant l’école publique, comme l’université, la droite renforce l’enseignement privé, en prévoyant par exemple d’obliger les communes à leur donner des subventions de Comment appendre à vivre ensemble fonctionnement. Elle conçoit une école à deux vidans un système qui favorise l’entre-soi ? tesses loin des principes d’égalité des chances enL’apprentissage républicain se fait à l’école, tre chaque jeune. quels sens auront les principes d’égalité et de Ici même, on constate de manière criante ces fraternité dans une école qui suffoque par manque de brassage social ? effets. Les enjeux de l’école en milieu urbain, et plus particulièrement en banlieue, sont presque Il ne faut pas supprimer la carte scoidentiques à ceux de nos territoires ruraux. Le re- laire, il faut la faire appliquer ! Le Mouvedéploiement des enseignants n’est pas satisfaisant ment des jeunes socialistes se réjouit de la tant il est régulièrement en baisse alors que les ef- détermination des socialistes qui, dans leur fectifs d’élèves augmentent. L’école reste un des projet, entendent "veiller à ce que la carte derniers lieux publics de vie de nos communes, scolaire permette la mixité sociale". qui permet de garder des populations. Le manque Comme ils s’y sont engagés les candide moyens les oblige à recourir au système D et à dats socialistes à l’investiture, respecteront le quelques bouts de ficelle. projet défini et voté à 85% par les militants ;

Dès l’an prochain, l’école doit redevenir la ces derniers, le cas échéant sauront le leur priorité budgétaire dans une société qui fait le pa- rappeler le moment venu. ri de son avenir. Elle doit bénéficier de meilleurs moyens pour encadrer chacun comme il se doit et corriger les inégalités sociales. On le dit, on le répète, l’Education avec d’autres thèmes (Emploi, Europe, Environnement, je l’appellerai « le carré des E ») sera parmi les principaux enjeux de l’élection présidentielle de 2007. L’école doit pouvoir garantir un meilleur avenir à chacun. Elle seule permet l’épanouissement intellectuel et l’intégration au monde du travail en donnant sa chance à tous. En espérant définitivement que courage rime avec consensus. Cédric.B cbalech@cg32.fr


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En bref...

...Ce qu’il faut savoir de l’actualité politique ! Qui a dit ?

« Je veux dire par-dessus tout quand tout se mérite, que rien n’est acquis, que rien n’est donné. » Petit indice, c’est le même homme qui prône par ailleurs la suppression totale des droits de succession… le très cohérent Nicolas SARKOZY.

Ralliements de poids Le rappeur Doc Gynéco, converti au sarkozysme, est un apport intellectuel décisif pour l’UMP au regard de ses textes : sa femme est sa « taspée » à lui, sa pétasse en verlan ; son regard fera plaisir aux électrices de l’UMP : « tu peux pas comprendre que des mecs fourrent des meufs dans des caves. Mais ça dépend de quelle cave tu parles. Certaines sont aménagées, tu serais heureuse! »; et une petite dernière pour son « petit maître à penser », son pote Sarko : « j’kiffe quand les keufs cannent. » No comment.

Statistiques Sarkozy , décidément, promet des chiffres de la délinquance « incontestables ». Mais, ils ne seront publiés qu’après la présidentielle…

Indépendance de la presse « ROYAL en tête sur l’économie et le social », telle aurait du être la Une du journal la Tribune du 4 septembre dernier si elle n’avait pas été victime du coup de ciseau du directeur de la rédaction, mécontent des résultats d’un sondage exclusif avec l’agence CSA. Sur le terrain éconmique et social, les sondés faisaient d’abord confiance à Ségolène ROYAL (54%) avant Nicolas SARKOZY (49%). Ce sondage ainsi que les commentaires sur le mauvais score du président de l’UMP ont disparu du journal. Comme par hasard, La Tribune est contrôlé par le groupe LVMH de Bernard ARNAULT, proche du ministre de l’Intérieur…

Indépendance de la Justice aussi Sentant son heure approcher, Jacques CHIRAC met toutes ses chances de son côtés pour se protéger au maximum de la justice. Si il n’est pas reconduit à la présidence de la République, ça en sera fini de son statut pénal intouchable. C’est pourquoi il a décidé de nommer Laurent LE MESLE à la tête du parquet général de Paris. Laurent LE MESLE n’est autre que l’actuel directeur de cabinet du Garde des Sceaux et ancien conseiller judiciaire de CHIRAC. T’inquiète pas Jacques nous nous toujours là pour rappeler à tous les emplois fictifs, les électeurs fantômes, les manipulations avec les HLM, les frais de bouche à l’Hôtel de Ville de Paris…

Bientôt Noël ! Utopie Concrète offre une signature d’élu à Arlette LAGUILLER. A découper suivant les pointillés.


Utopie N°68 Sept06