Issuu on Google+

N°3 décembre 2010

Le Journal L’Edito : Un remaniement révolutionnaire a eu lieu ! Après avoir mis en avant l’ouverture, le social, l’écologie, la mixité et la diversité. Le gouvernement fait un virage à 180°, comme si pendant 3 ans le travail ou plutôt le non travail fut une erreur. Si toutes ces questions centrales ne sont plus au cœur de la communication du gouvernement - car dans la pratique la politique UMP n’est qu’un instrument au service des nantis, des détenteurs du pouvoir et du capital - celle de la solidarité auprès des jeunes ne fait même pas partie de leurs préoccupations. Le RSA Jeune ou encore l’allocation autonomie sont des pistes urgentes qu’il faut développer. Malheureusement cela n’est pas à l’ordre du jour. Il faut alors se préparer à changer de politique et à porter les socialistes au pouvoir. Cela passe dès 2011 avec les prochaines élections cantonales qui se dérouleront dans plusieurs cantons de Seine-Maritime. Ces élus siègeront au Conseil Général où des décisions importantes qui pèseront fortement dans le quotidien des seinomarins comme par exemple le RSA, les différentes bourses, les aides aux familles, le logement ou encore la formation… seront votées. Wasil


Quelles sont les mesures de solidarité pour les Jeunes ?

A l’heure actuelle les jeunes de 18-25 ans sont, parmi les jeunes européens, ceux qui subissent le plus de chômage, un jeune sur quatre en France est au chômage ce qui est énorme. Pour y remédier et tenter d’apporter une réponse, le gouvernement a décidé d’étendre au moins de 25 ans (sous conditions) le RSA et depuis quelques temps on parle de la création de l’allocation autonomie. Le RSA Jeune Depuis la loi de finance de 2010, le RSA est étendu aux 18-25 pouvant justifier deux ans d’activité en temps plein au cours des trois dernières années soit 3214 heures d’activité. A cela il faut ajouter les conditions générales :

Cette extension était censé toucher plus de 160 000 jeunes or si l’on regarde les statistiques environ 15 000 jeunes bénéficieront de cette aide. Avec ces conditions restrictives, c’est encore une fois de la part du gouvernement un coup d’épée dans l’eau. La mise en scène indécente de cette mesure qui au final ne règle rien et surtout laisse penser que les jeunes pourront bénéficier de cette action montre combien la préoccupation de la souffrance des jeunes n’est pas une priorité.

Allocation Autonomie Jeunes Depuis septembre 2010, le gouvernement veut expérimenter deux types d’allocations pour les jeunes ceux qui sont peu qualifiés et les jeunes diplômés de licence qui sont au chômage depuis une durée de 6 mois. Ce montant serait d’environ 250 euros et serait versé en contrepartie d’un engagement dans une formation. Là encore on le voit bien, la théâtralisation du gouvernement qui donne l’image de vouloir donner des solutions aux jeunes. Une manipulation des mots qui ne répond à rien. Avec ses belles paroles le gouvernement met en place des dispositifs ridicules, avec des conditions drastiques et donne une impression simple : le travail est fait avec les riches, par des riches et pour les riches ! Wasil


L’invité du mois : Nicolas Rouly

Nicolas Rouly viendra au Havre le 6 janvier 2011 pour débattre avec les jeunes de la Pointe de Caux. Venez nombreux !

Elodie : Peux-tu te présenter ? Nicolas Rouly : Je suis né dans une famille de militants de gauche. "Tombé dedans quand j'étais petit", j'ai adhéré au PS à l'âge de 15 ans, lors des régionales de 1992. J'ai pris alors des responsabilités locales et nationales au MJS, que Benoît Hamon venait de créer. Avec Christophe Bouillon, nous avons travaillé en Seine-Maritime à l'émergence d'une nouvelle génération militante, dont plusieurs représentants sont aujourd'hui des responsables PS, dans les sections, les collectivités ou à la fédération. Pour ma part, je suis actuellement conseiller municipal délégué et conseiller général de Grand-Quevilly, secrétaire-adjoint de la section et membre du bureau fédéral.

Elodie : Que fais-tu au Conseil Général ? NR : Comme conseiller général, je siège dans les commissions "éducation-jeunesseculture-sports" et "finances-économies-administration-personnel", mais aussi dans plusieurs structures où le Département est représenté : collèges, SDIS, foyers sociaux, etc. Je suis également président du groupe PS, qui regroupe 30 élus et constitue le pôle central de la majorité de gauche. A ce titre, j'organise le travail et l'expression du groupe, avec l'aide de nos collaborateurs : préparation des sessions; information des élus; prises de parole en séance; tribunes dans le magazine départemental; communiqués de presse; etc. Cette fonction m'amènera aussi à participer activement aux cantonales, aux côtés de Didier Marie, car nous tenons à ce que tous les conseillers généraux s'y impliquent, renouvelables ou pas. Elodie : Peux-tu nous dire quelques mots sur la Réforme Territoriale ? NR : Mieux vaut parler de "régression territoriale", car cette loi verrouille l'action engagée par la droite ces dernières années, pour liquider la décentralisation. Première étape : les lois Raffarin de 2003-2004 ont transféré aux collectivités de nouvelles dépenses, sans compensation suffisante. Deuxième étape : la refonte de la fiscalité locale a réduit à néant l'autonomie des Départements et des Régions, qui dépendent désormais des transferts de l'Etat. Troisième étape : la réduction de ces transferts, jusqu'au récent gel des dotations, qui n'évoluent même plus selon l'inflation. Ajoutés à la crise économique, ces mauvais coups sont en train d'asphyxier les collectivités. La pseudo-réforme territoriale ajoute à cet étouffement financier une amputation juridique, en interdisant aux Départements et Régions d'intervenir hors de leurs compétences strictes ou de soutenir ensemble certains projets. Elle constitue donc la quatrième étape d'un piège qui vise à contraindre les élus de gauche, sur le terrain, à porter le chapeau, alors que c'est le désengagement de l'Etat qui est en cause. Le refus de cette arnaque sera l'un des enjeux des cantonales de mars 2011.


L’inscription sur les listes électorales Pour pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes électorales. Néanmoins, certaines conditions doivent être remplies : - Etre âgé d’au moins 18 ans la veille du premier tour du scrutin - Etre de nationalité française (les citoyens européens résidant en France peuvent s’inscrire sur les listes complémentaires, mais seulement pour les municipales et européennes). - Jouir de ses droits civiques et politiques Cependant les jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans sont inscrits d’office, toutefois, il est préférable de se renseigner auprès de la mairie pour vérifier son inscription. Les autres personnes ne relevant pas de la procédure d’inscription d’office doivent déposer eux-mêmes une demande d’inscription à la mairie de leur domicile. Tu as jusqu’au 30 décembre de l’année en cours. Pour changer notre avenir, votons ! Gaétan

Pour nous contacter … Par courrier :

11 rue Georges Braque, Le Havre (76600)

Par téléphone :

02 35 43 48 80

Par mail :

jeunes.socialistes.havrais@gmail.com

Site internet :

www.mjs-lehavre.org

Par Facebook (groupe) : Jeunes Socialistes Havrais Permanence :

les mardis et vendredis de 14h00 à 18h00 au local (rue Georges Braque)


Journal décembre 2010