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ABOU DIARRA Sabou

Sortie le 29 avril 2013 Chez l’Autre Distribution / Warm Up / Mix et Métisse

REVUE DE PRESSE Extraits de presse : «Le nouvel album d’Abou Diarra est à écouter comme on emprunte un chemin de vie.» Mondomix - Mai 2013 Sur son nouveau projet, le Malien a associé son kamale ngoni, harpe-luth tradi-moderne dont il est devenu l’un des plus brillants ambassadeurs, à des instruments occidentaux. Avec succès.» RFI - Juin 2013 «Il joue du n’goni, la harpe-guitare des chasseurs mandingues qu’il a équipée de cordes supplémentaires, comme une guitare, une basse, une harpe ou une percussion, pour mieux métisser la tradition wassoulou avec du blues, du jazz et de l’afro-funk.» Télérama Sortir - Juin 2013 «Sur son nouvel album... il étale un sens mélodique indéniable, au ngoni et au chant. » Vibrations - Juillet 2013 «Un caractère intemporel ressenti à l’écoute de Ka Sikoum et son lyrisme mandingue. Une sensibilité cultivée avec audace... qui offre un écrin onirique surprenant.» Cumbe - Mai 2013 «Un véritable mix de cultures et de musique, une vraie culture à découvrir !» Africanaute - Avril 2013 «un style épuré et pétri d’un lyrisme apaisant où l’on ressent le souffle de la nature» Amina - Mai 2013 «L’inspiration musicale d’Abou Diarra explose les frontières. Et ce disque est, pour une fois qu’on peut l’écrire sans facilité, une véritable invitation au voyage !!» Radio Campus - Avril 2013 « Mystique et chaude, sa musique est planante... et nous mène ailleurs, en terrain inconnu, mais familier» Métro - Juillet 2013

«Insatiable ngonifola (joueur de ngoni), Abou Diarra propose ainsi sa recette du bonheur, entre blues, jazz, Afrofunk et reggae.» Touki Montréal - Juillet 2013 «Sa musique a du vécu et du «millage», comme on dit, mais les guitares électriques y foisonnent gaiement. Un garçon plein d’humilité avec un sac de pépites qui pourrait bien s’imposer comme une révélation.» Voir - Juillet 2013 «Diarra n’est pas un chanteur de puissance, mais un artiste sensible qui sait s’élever doucement sur les mélopées. Dans son afropop plus ou moins bluesy, il trace des lignes atmosphériques, parfois plus sautillantes, proches du reggae ou même à la limite de l’impressionnisme. Les moments de blues confèrent du panache et de l’élégance.» Le Devoir - Juillet 2013 «Une musique du monde particulière par l’instrument n’goni (harpe-guitare malienne), un homme au parcours atypique qui suscite la curiosité et nous offre une belle ouverture par des sonorités inhabituelles et très belles à l’oreille. Une révélation !» Info-Culture - Juillet 2013 «Un album mature et varié du talentueux chanteur et joueur de ngoni malien. Sa façon de jouer n’est jamais extravagante, mais chaque virage apporte son heureux incident» fRoots - Septembre 2013 « Onze longues pistes séduisent et ravissent leur public avec une grâce et une tranquillité si distinguées qu’il est difficile d’en détourner l’oreille.» Inside World Music - Août 2013 «Dans Sabou, Diarra mêle des morceaux au rythme impressionnant à des titres au tempo irrésistiblement lent. Abou Diarra prouve sa technique à travers des solos fabuleux et des interactions fascinantes avec des guitares et d’autres instruments.» World Music Central - Août 2013


Partenariats

Télévision Canal + d’Afrique : Interview - Live - 21 Juin 2013 Africa24 Journal : Interview - Live - Septembre 2011

Radio RFI - Vous m’en direz des nouvelles - 26 Avril 2013 France Inter - Live Me Do - 22 mars 2014 Afrika N° 1 - Interview spécial Nuit d’Afrique - Août 2013 RADIO RCF - Interview - Avril 2013 Radio Canada CA - Interview - Juillet 2013 Onda Corta CA - Interview - Live - Juillet 2013 Radio première - Chronique - Playlist Juin 2013 Radio Aligre Résonnance africaine - Interview - Live - Avril 2010 Radio Rennes - Chemin de terre - Interview - Live - Mai 2010 RFI - Musique du Monde - Interview - Live - Octobre 2010 RFI - Playlist RFI et sélection Afrique Mai 2013 Radio Campus Paris Playlist Próxima Estación - Playlist Mai 2013 Radio Campus Rennes - Playlist Avril 2013 Radio Campus Tours - Playlist Mars 2014 Ferrarock - Have a travel - Have a trip - Playlist Avril/Mai 2013 Radio Fréquence Mistral - Playlist et coup de coeur du mois Avril 2013 Radio Rec - Playlist Avril 2013 Radio Transparence - Playlist Juin 2013 Alternances FM - Playlist Avril 2013 Radio Canal Bleu - Gens de la Terre - Playlist Mai 2013 Cybl - Palmarès francophone - Playlist Juillet 2013 Radio Gresivaudan - Playlist Mai 2013 Radio La Boucle - Playlist Mai 2013 Radio Coteaux - Playlist Mars/Mai/Juin 2013 Sorgia FM - Playlist Mars 2014 Canal Bleu - playlist Mars 2014


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Abou Diarra, le marcheur au kamale ngoni Sabou, un album pour relier les musiques

04/06/2013 - Comme les élèves d’Aristote dans la Grèce antique, Abou Diarra a appris en marchant. Et c’est en mouvement qu’il apparaît sur les photos qui accompagnent son troisième album intitulé Sabou. Sur son nouveau projet, le Malien a associé son kamale ngoni, harpe-luth tradimoderne dont il est devenu l’un des plus brillants ambassadeurs, à des instruments occidentaux. Avec succès.

RFI Musique : Comment avez-vous imaginé cet album, sur lequel vous sortez le kamale ngoni de son cadre purement africain ? Abou Diarra : Au début, mon envie était de mettre le ngoni avec l’accordéon, la contrebasse, le violon et le piano, mais ça n’a pas pu se faire ainsi alors j’ai un peu changé d’idée. Il y a l’accordéon, le violon, la batterie… Un ami qui travaille avec Salif Keïta comme technicien m’a conseillé un certain Eric Bono, qui a bossé avec Youssou N’Dour, Mory Kante, Alpha Blondy, pour m’aider. J’ai écouté ce qu’il avait fait et j’ai beaucoup aimé. Donc, je l’ai contacté et il a été chargé des arrangements. De quelle façon avez-vous procédé pour marier ces instruments ? Avant l’enregistrement, l’accordéoniste m’a demandé si on pouvait répéter. Je lui ai dit que j’allais répéter avec les autres musiciens, mais pas avec lui. Sinon, son oreille se serait habituée aux couleurs africaines. Je voulais qu’il garde sa couleur européenne, qu’il entre dans le studio, qu’il écoute et qu’il joue. Même chose pour le violoniste. D’où vient cette relation forte que vous entretenez avec le kamale ngoni, votre instrument ? C’est une longue histoire : quand mon père nous a quittés, ma mère n’avait pas les moyens pour nous donner à manger. Donc je suis allé en Côte d’Ivoire, gagner un peu de sous. J’ai travaillé chez quelqu’un pendant deux ans. Il devait me donner 30.000 FCFA par an, soit 50 euros. Mais au bout des deux années, il a refusé de me payer. Je suis parti et à Abidjan, j’ai vu quelqu’un qui jouait le ngoni dans la rue. Cette personne-là, c’est grâce à lui que nous sommes tous en train de jouer le ngoni aujourd’hui : Yoro Diallo, un grand maître du kamale ngoni. Je voulais aller avec lui mais il partait pour Bamako le lendemain. Il m’a envoyé chez un de ses élèves, Bagayoko Daouda. J’y suis resté un an et je n’ai réussi à jouer qu’un seul morceau ! J’étais découragé, je voulais rentrer chez moi. Quand je suis sorti dans la rue, j’ai vu quelqu’un d’autre encore qui marchait avec un ngoni. Bizarre ! Je lui ai expliqué mon cas. Il ne pouvait pas m’emmener avec lui non plus mais comme il avait deux ngoni, il m’en a donné un. Et je me suis mis à marcher, d’Abidjan à Bamako. Quatre mois et 26 jours. C’est là que je suis devenu joueur de ngoni, sur la route. Était-ce la fin de votre apprentissage ? Quand je suis arrivé à Bamako, j’ai dit que j’étais le meilleur, mais on m’a dit que trois joueurs de ngoni étaient plus forts que moi. Je suis allé voir le premier, et j’ai trouvé qu’il n’était pas fort. Le deuxième l’était vraiment, car il faisait des choses avec le ngoni que je ne pouvais pas faire. Mais il y avait des choses que je savais faire et pas lui, donc il ne pouvait pas devenir mon maître. C’est là qu’on m’a présenté la troisième personne : Vieux Kanté


Sans Commentaire. Un génie du ngoni. Pendant sept ans, j’ai dormi, mangé chez lui, pour apprendre. Durant les trois premières années, il ne m’a pas autorisé à aller jouer dehors. Seulement chez lui, à la maison. Il a senti que ça me décourageait et m’a dit : “Abou, ce n’est pas parce que je suis aveugle que je ne vois rien, je vois avec mon cœur. Il faut attendre un peu. Un jour viendra.” Ça m’a calmé. Deux ans plus tard, il voulait que je parte jouer pour moi mais j’ai refusé car je faisais tout ce dont il avait besoin et il n’y avait personne d’autre pour l’aider. Ça l’a beaucoup touché. Et il m’a montré toutes les choses qu’il m’avait cachées. Je suis resté encore pendant deux ans. En 2005, il est mort. C’est là que j’ai commencé à travailler pour moi. En parallèle de votre carrière, vous vous êtes aussi fait connaitre à travers les stages de ngoni que vous animez, pour enseigner sa pratique. Est-ce un instrument que tout le monde peut apprendre ? J’aime bien partager ce que je connais du ngoni pour que les gens sachent à quoi il sert, ce qu’on peut faire avec. J’ai des élèves qui n’avancent pas et quand d’autres jouent, on ne peut pas deviner que ce sont des Blancs ! En fait, le ngoni est une harpe africaine. Arrivé à un certain niveau, tu peux le jouer comme une kora. C’est à peu près la même famille. Mais la petite différence, c’est que ça ne se joue pas dans la même langue : la kora est accordée en diatonique – c’est mandingue – alors que le ngoni est accordé en pentatonique – c’est bambara. Avant le kamele ngoni, qui est mon instrument, il y avait le donso ngoni que les chasseurs utilisaient. Puis est arrivée la kora. Mais avant donso ngoni, il y avait djeli ngoni : c’est un petit ngoni que le griot jouait devant le roi. Les temps ont changé : maintenant, on fait des concerts avec le ngoni pour gagner des sous ! Abou Diarra Sabou (Mix et Metisse / Warm Up) 2013 → Site officiel d’Abou Diarra Par Bertrand Lavaine


QUATORZE CORDES À SON ARC Par David Commeillas

Le malien Abou Diarra a bricolé son ngoni pour séduire l’Europe comme l’Afrique. Abou Diarra s’est installé en France en 2010, il avait 38 ans en débarquant du Mali : « Je ne suis pas arrivé en France comme ces africains qui pensent qu’ils vont ramasser des millions et qu’il y a beaucoup d’argent ici pour eux, dit-il. Je savais que ce ne serait pas facile. » Il a quitté assez jeune son village de la province Wassoulou pour tenter de faire son trou dans la capitale malienne, puis à Abidjan, et enfin Paris. Lancé sur le chemin de la musique, ce fils de chasseur a appris en route qu’on pouvait bousculer la tradition sans pour autant lui manquer de respect. Il a donc ajouté progressivement des cordes à son ngoni afin d’obtenir les tonalités justes pour rejouer les standards occidentaux qu’il écoutait sur K7 au Mali, « Natural Mystic » de Marley et plusieurs chansons d’Hendrix. Il joue aujourd’hui sur 14 cordes. S’il ne va pas jusqu’à amplifier l’instrument avec une pédale wha-wha comme son compatriote Bassekou Kouyaté, le compositeur et soliste revendique tout de même une certaine modernité : « Aujourd’hui, les concerts de Salif Keita ou Rokia Traoré n’attirent plus autant de monde qu’avant au Mali. Pourtant le premier album de Rokia a très bien marché, les gens adoraient ça… Mais ensuite elle a voyagé en Europe et sa musique a changé. C’est normal, car le public africain et européen n’attendent pas la même chose en général. Il faut accepter ça. Moi même, je veux moderniser ma musique comme l’ont fait Rokia et Salif car depuis que j’habite ici, je prends de plus en plus de plaisir à mélanger les genres. » Sur son nouvel et troisième album enregistré à Paris avec de petits moyens, il étale un sens mélodique indéniable, au ngoni et au chant. Ce disque estival devrait gonfler un peu sa popularité… Mais plutôt auprès du public africain ou européen alors finalement ? Peu importe, pourvu que ses quatorze cordes continuent à vibrer. David Commeillas Abou Diarra, Sabou (Mix et Metisse / Warm up) www.aboungoni.com


24 mai 2013

Abou Diarra Sabou

Originaire du Wassoulou au Mali, Abou Diarra connait une destinée particulière. A la mort de son père, le jeune créateur prend la route. Un parcours initiatique de quelques 4000 kilomètres, entre Abidjan et Conakry, durant lequel il enrichit sa pratique du n'goni. A Bamako, il rencontre Moussa Kanté, figure musicale avec qui il parfait sa connaissance de l'instrument. Classé parmi les musiciens de la nouvelle génération malienne, Abou Diarra sort alors deux albums. Autant d'étapes qui lui permettent de révolutionner la forme séculaire du n 'goni. Partie intégrante de la culture griotique, cette forme de guitare harpe symbolise la tradition. Le jeune musicien lui ajoute des cordes et étend naturellement sa gamme à d'autres courants, africains ou occidentaux. Sabou, son troisième album reflète cette évolution. Séguin la plage d'ouverture met au diapason avec un usage enchanteur de la flûte. Aboubono pratique l'art nouveau du prénom valise avec un instrumental aux influences jazzy, interprété en duo avec le pianiste et arrangeur Eric Bono. Blablabla et son choeur enfantin prennent des allures de ronde mutine. Les morceaux les plus lents sont aussi les plus appréciables. Un ton qui aménage l'espace. Le mode idéal pour apprécier l'acoustique soignée de l'album. Un caractère intemporel ressenti à l'écoute de Ka Sikoum et son lyrisme mandingue. Une sensibilité égalemment cultivée avec audace. Sabou, la plage titulaire, traduit le sillon tracé au fil des ans. L'accordéon chromatique, déjà utilisé sur le classieux Secret Agent du drum master Tony Allen, met en relief la voix d'Abou Diarra. Et lui offre un écrin onirique surprenant. Vinent Caffiaux


_____________________________ ABOU DIARRA «SABOU» (Mix et Métisse / Warm Up / L’Autre Distribution)

Le nouvel album d’Abou Diarra est à écouter comme on emprunte un chemin de vie. Au lendemain du décès de son père, Abou, encore adolescent, quitte son Wassoulou natal pour un périple de 4000 km à travers l’Afrique de l’Ouest. A Bamako, il rencontre Moussa Kanté. Ce virtuose du luth n’goni devient son maître, jusqu’à sa disparition en 2005. Inspiré des traditions ancestrales du Wassoulou, une région forestière au sud-est du pays, et influencé par les musiques urbaines, la musique de Sabou évoque avec poésie et philosophie le départ des êtres aimés, l’exil. Il y est question de destinée, de cause et de conséquence, de ces petits cailloux que l’on essaime tout au long de sa vie pour savoir où l’on va. Squaally’


DES SONS DU MALI

Abou Diarra joue du n’goni, de la harpe-guitare du Mali. C’est à l’âge de 14 ans, qu’il a fabriqué son premier instrument à partir d’une peau de gazelle, de bambou et de fil de pêche. Sur « Sabou » à paraître à la fin du mois sur les labels Mix et Métisse et Warm up, il est accompagné d’autres instruments traditionnels comme le balafon, mais aussi d’une flûte. Ce disque est gagné par des ambiances différentes. Des choeurs féminins disent la joie quand la nostalgie se mesure dans « Sabou ». Mais la vitalité domine l’ensemble. TEXTES : THIERRY DE LESTAND-PARADE


Juin 2013


ABOU DIARRA

« Sabou » (Mix Metisse/Warm-Up/L’Au tre Distribution)

On reconnaît d’emblée le cachet du Wassoulù, région méridionale du Mali où cohabitent en bonne entente chasseurs mandingues et descendants des éleveurs peuls venus du nord. Ici, la mélodie est moins plaintive si comparée au style vocal des griots et l’ensemble sonore plus vibrant. Héritier d’un répertoire où se mélangent les airs de la brousse et ceux de la savane, Abou Diarra joue le kamalé ngoni, la harpe typique du Wassoulù que le groupe d’Oumou Sangaré popularisa sur la scène internationale au début des années 1980. Innovateur, cet enfant d’une chanteuse sage-femme et d’un maître chasseur ne se limite pas à introduire dans sa formation à l’instrumentation traditionnelle guitare, basse et batterie. Le violon et l’accordéon y font également leur apparition et soulignent les atmosphères nostalgiques mais aussi festives de cette musique. Des apports congrus qui enrichissent un style épuré et pétri d’un lyrisme apaisant où l’on ressent le souffle de la nature.


Chaque année, le Festival international Nuits d’Afrique fait découvrir au moins un talent mandingue ; voici celui de cette année : Abou Diarra, qui est fortement marqué par la culture ancestrale des chasseurs de la région de Wassoulou. Il joue le grand kamele’n’goni, à ne pas confondre avec les ngonis au son plus terreux ou avec la kora au timbre plus cristallin. Diarra n’est pas un chanteur de puissance, mais un artiste sensible qui sait s’élever doucement sur les mélopées. Il parle de voyage, d’exil et des mouvements de la vie sur une musique subtile sur laquelle peuvent improviser librement des instruments comme le piano ou l’accordéon. Dans son afropop plus ou moins bluesy, il trace des lignes atmosphériques, parfois plus sautillantes, proches du reggae ou même à la limite de l’impressionnisme. Les moments de blues confèrent du panache et de l’élégance. De bien jolis climats musicaux à savourer ce jeudi au Balattou et le 27 juillet à la place D’Youville à Québec.


Abou diarra : 18 Juillet à 20:30 au Club Balattou + Concert exterieur 19 Juillet à 18:15 Agor’Afrique - Parterre du Quartier des Spectacles L’histoire d’Abou Diarra débute en 1975 dans le sud du Mali, passe par Abidjan, Bamako et Paris et se poursuit aujourd‘hui bien au-delà. Un périple lors duquel il ne quitte jamais son kamalé n’goni, un instrument à cordes traditionnel du Mali. Fasciné par le blues, le jazz, le reggae et le groove, Abou Diarra pousse l’exploration hors des chemins tout tracés, utilisant son instrument comme une guitare, une basse, une harpe ou une percussion. En 2008, Abou Diarra est invité en France pour plusieurs concerts et interventions autour du n’goni. Charmé par le pays, il y revient en 2010 pour se produire en concert et dans des festivals et enregistrer son deuxième album, An ka belebele. Il anime également des stages de n’goni ou des interventions sur la transmission de l’oralité et de la musique malienne. S’installant alors dans une nouvelle dynamique, il allie ses origines à la découverte de l’occident et ouvre encore son style musical et ses collaborations. Il évolue entre musique mandingue, blues et groove, en solo ou, comme il le sera cet été à Montréal, accompagné d’un balafonniste, d’un percussionniste et d’un bassiste. Avec plus d’une corde à son... n’goni, Abou Diarra n’en finit plus d’étonner. Cette ouverture se traduit dans son dernier album, Sabou, qu’il enregistre avec son groupe Donko Band. Un opus 100% africain, la plus belle des invitations à la danse et la découverte du Mali. http://www.festivalnuitsdafrique.com/artiste/abou-diarra


Né en 1975 dans la région de Sikasso, au sud du Mali, berceau de la musique wassoulou (blues africain), fils d’un grand chasseur-féticheur et d’une chanteuse initiée aux savoirs mystiques, également marqué par la culture ancestrale des chasseurs mandingues, Abou Diarra a la particularité de jouer – depuis l’âge de 14 ans – un instrument peu commun: le n’goni. Il s’agit d’un instrument traditionnel du Mali fabriqué à partir d'une calebasse, d'une peau de gazelle, de bambou et de fil de pêche. Il n’est donc pas surprenant que les sonorités de cette harpe-guitare teintent de beaucoup le nouvel album qu’Abou Diarra vient d’enregistrer et disponible au Québec depuis quelques semaines. Il s’agit d’un troisième album pour Diarra, après Kono Kan Bora (paru uniquement en Afrique) et An Ka Belebele (2010), son premier à paraître en Europe. Sur les 11 pièces, Abou Diarra propose rythmes et styles où se mélangent pays, sonorités et influences musicales. À écouter cet album, il n’est pas étonnant que cet artiste ait été reconnu comme une étoile montante dès ses débuts. Un fort beau voyage musical pour ceux qui aiment bien ces sonorités toujours intéressantes à découvrir!


Eine Produktion, die tief in der Tradition Malis verwurzelt ist, sich im Arrangement aber auch klar auf die Hörgewohnheiten der Europäer ausrichtet.

Diarra musste sich sein Instrument, die Kamele N’Goni, hart erarbeiten. Den langen Weg zwischen spielen-wollen und spielen-können hat er in einem Interview mit Radio France Internationale RFI erzählt. Auf dem Instrument ist er nach diesen langen Lehrjahren ein Meister. In der Produktion dieser ersten CD für den westlichen Markt hat er sich u.a. einen Trick einfallen lassen: er wollte mit den französischen Studiomusikern Jerome Soulas (Akkordeon) und Manus Pibarot (Geige) vorher nicht üben – damit sie nicht zu viele Afrikanismen in ihr Spiel einbringen, europäischer spielen. Hat funktioniert. Insgesamt ist die Scheibe eine gut ausbalancierte Mischung von urigem Wassoulou- und Bambara-Sound mit einer auf westliche Ohren ausgerichteten Produktion. Selten, aber in ein, zwei Songs ist der Kompromiss ein bisschen zu einfach-poppig. Dies ist der klingende Beweis, dass nicht nur die Kora königlich klingt und groovt, sondern auch die Kamele N’Goni, die N’Goni der Jugendlichen.


ck Sisters

adding to a delicate instrumental bluegrass bands would do well to hey obviously have nearly all the tal technique they need, and are nate to have good taste to go with ht to listen to a young pair so heavied by bluegrass music yet talented create something original and not nferior copy that follows. arrivicksisters.co.uk

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WO MAN LEMEN BAND

Time Bean-Tone BTR 001-CD

n the still, empty reaches of night I ormented by worries about where arp, witty, clever ‘40s music, of the m Gaillard and Bam Brown, Louis d Harry ‘The Hipster’ Gibson, go? on the latest Two Man Gentlemen se, that’s where. Andy Bean on ar and Fuller Condon (aka The Coundouble bass recreate the virtuosic these hippest cats, and joyful it is. the opener, Pork Chops, through d Crackers, to that Brit takeaway Tikka Masala, the spirit of Slim’s with food is channelled; and this is y Please Don’t Water It Down, Let’s Together (a bittersweet romanceng song by Lil Harding and Avon Two At A Time, which bring spirituinto the mix and bring city bars in ar period vividly to mind. nism? There’s the yearning for a at the frantic Panama City Beach, e of fun at a Pool Party, and the lowzvous of the Two Star Motel; hell, n an echo of Harry The Hipster’s lego Put The Benzedrine In Mrs Murine? in the modern take, Prescripwhere the whole family is doped to ee and the party can begin. heir peers, the Gentlemen can play n is a smooth, very nimble guitarist u caught their set at Celtic Connecear, a true wizard on the tenor hile Condon holds him down with with the odd solo here and there. o entertain, and boy, do they suc-

but they’re good minutes. The only complaint is that the songs didn’t come out on 78s first, before being compiled, but hey… www.thetwogentlemen.com Ian Kearey

ABOU DIARRA Sabou Mix n’ Metisse artycd78130280 Mature and varied album from highly-talented Malian singer and ngoni player and his excellent group. None of the playing is ever flashy but at every turn you hear some happy incident – could be the flute, the balafon, the violin, could be the liquid ngoni of Diarra himself which he plays with enormous scope and freedom. Sometimes he sounds like a guitar, sometimes a bass or a harp. Bold contributions come from Eric Bono on piano – he plays romantically, he plays jazzy, he plays like a conservatoire graduate. From further out of left field, there’s Jerome Soulas on accordeon. Quite a feat to bung in an accordeon and still have a song that sounds purely Sahelian. And a nod to one of the most alive and inventive bass players I’ve heard, one Sylvain Dando Pare – he holds things down, he prowls and strikes. What we end up with is a lesson in what may be done with Malian styles, particularly from Diarra’s native Wassoulou, when salted with jazz, blues and funk. The album is also a primer in the assembly and deployment of the repeated figure (aka the killer riff) of which there are more here than is reasonable. http://mixetmetisse.com Rick Sanders

THE GOOD LOVELIES Live At Revolution Own label GL005 What a pleasant surprise. First time I have heard these three Canadian women captured here live in concert. They mix their own songs with throw-ins like Hallelujah from Leonard Cohen and Springsteen’s little heard State Trooper, presenting their music with great humour and no little skill. Attention is grabbed with the opening Heebie Jeebies that swings like mad, soon after which you become aware of the quality and variety on


SELECTION DEEZER MUSIQUE DU MONDE - JUILLET 2013


Revue de presse septembre 2013  
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