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Notre paro i s s e

En route vers Pâques 2012 Mercredi 22 février : Mercredi des Cendres Messes à 8h-12h15 et 19h30. Dimanche 26 février 1er dimanche de Carême Jeudi 15 mars Salle Marbeau, conférence et échange autour du livre « Jésus » avec l'auteur J.-Christian Petitfils. Vendredi 16 mars Soirée d'évangélisation avec les étudiants de Dauphine suivie d'une nuit d’adoration. Samedi 24 mars Chemin vers Pâques, petit traité et méditation sur le carême. Récollection par le Père Callies de 9h30 à 12h. Chaque mercredi 20h30 – 22h : groupe de prière (adoration – confessions). Chaque vendredi Chemin de Croix à 15h.

Semaine Sainte - Dimanche 1er avril Dimanche des Rameaux et de la Passion Bénédiction des Rameaux à toutes les messes. Procession des Rameaux de la place du Trocadéro (rendez-vous à 10h15) à l’église. Messe à 11h. Mercredi Saint 4 avril 18h30 : Messe Chrismale à NotreDame de Paris avec tous les prêtres du diocèse (pas de messe à 18h45 à Sainte-Thérèse et groupe de prière reporté au jeudi). Confession pendant le triduum pascal (jeudi-vendredi-samedi) de 10h à 19h.

(chapelle Sainte-Thérèse) 12h30 : Chemin de Croix au rond-point des Champs-Elysées jusqu’à Saint-Pierre de Chaillot. 15h : Chemin de Croix à l’Eglise. 19h : Célébration de la Passion du Seigneur. Samedi Saint 7 avril – Vigile pascale 9h : Office des ténèbres (chapelle Sainte-Thérèse). 21h : Veillée pascale (bénédiction du feu nouveau - messe avec baptême d’adultes).

Jeudi Saint 5 avril Cène du Seigneur 9h : Office des ténèbres (chapelle Sainte-Thérèse). 19h : Messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur. Adoration au Reposoir jusqu’à minuit.

Dimanche 8 avril : Pâques Messes : 8h30 : Eglise. 9h30 : Pas de messe à l’église. de la place Victor-Hugo. 9h30 : Messe animée par la communauté portugaise. 11h : Eglise (grand-messe, chorale). 11h30 : Eglise place Victor-Hugo (avec les sœurs de Bethléem). 18h30 : Eglise.

Vendredi Saint 6 avril Passion du Seigneur 9h : Office des ténèbres.

Lundi de Pâques : 9 avril Messe à 11h - L’église sera fermée l’après-midi.

Photo de couverture : Pierre reniant Jésus au moment du chant du coq. Au fond : Jésus paraît devant Caïphe. Peinture murale du xve siècle de Platanistasa (Chypre).

Infos pratiques Paroisse Saint-Honoré d’Eylau Adresse postale : 64bis, avenue Raymond Poincaré 75116 Paris – Tél. : 01 45 01 96 00 Fax : 01 45 00 18 68 e-mail : paroisse.saint.honore@wanadoo.fr Accueil : À l’entrée de l’Église 66bis avenue Raymond Poincaré - 75116 Paris Bulletin paroissial de Saint-Honoré d’Eylau 71 rue Boissière - 75116 Paris Tél. : 01 45 01 96 00 Fax 01 45 00 18 68 Site : www.paroisse-saint-honore.com e-mail : paroisse.saint.honore@wanadoo.fr Directeur de la publication : Père Michel Callies Rédacteur en chef : Nicole Averlant Comité de rédaction : Père M. Callies, N. Averlant, G. Dunoyer de Segonzac

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Edition et Publicité : Bayard Service édition Ile-de-France - Centre 18 rue Barbès – 92128 Montrouge Cedex - Tél. : 01 74 31 74 10 Secrétaire de rédaction : Louise d'Orglandes Impression : Imprimerie Moderne de Dreux (28) Tél. : 02 37 63 00 44 wCommission paritaire : 54062 Dépôt légal : à parution Tirage : 2 500 exemplaires


éd itorial

Une nouveauté ?

A

vons-nous le projet de vivre, cette année, un carême un peu différent pour trouver la joie de la conversion ? Le carême est trop souvent uniquement synonyme de sacrifice, effort, jeûne, détachement, désencombrement… Ce n’est pas faux mais trop étroit. Pourquoi finalement, « faire des sacrifices » selon l’expression consacrée ? Est-ce la seule logique envisageable ou en existe-t-il d’autres ? Ce chemin se justifie-t-il alors que Dieu veut notre bonheur ? Dans nos pays « d’ancienne chrétienté », ces interrogations que l’on se pose ou que l’on nous pose nous invitent à un renouvellement profond, à une réflexion essentielle, à une « nouvelle évangélisation » comme nous le dit Benoît XVI. Les « habitudes » ne font pas le poids face à la contestation d’une foi affaiblie ou d’un monde agnostique ; les « habitudes » ne constituent pas un mode d’évangélisation, pire, elles en sont parfois un frein car elles cachent la lumière toujours nouvelle. Je voudrais vous faire part de deux réflexions pour retrouver une foi vive qui ouvre à la joie de la conversion et à une volonté enthousiaste d’action. La première regarde le lien entre notre comportement dit chrétien et la source qu’est le Christ. Certains prétendent vivre chrétiennement sans véritablement être en cohérence avec le modèle. On s’autorise de vivre en couple, en oubliant la grâce du sacrement de mariage ; on donne aux œuvres mais plus pour des raisons fiscales que pour des raisons de foi ; on cherche à faire le bien mais sans référence explicite au Bien ; on est plus attentif aux conséquences de nos actes qu’au caractère juste de ceux-ci ; on se laisse gagner par l’ambiance « mondaine » sans discernement ni lucidité… et voilà des chrétiens tristes qui ne résisteront pas à la pression : cette dichotomie est mortifère et suicidaire. Soyons cohérent. Le temps du carême peut devenir une opportunité pour les « chercheurs » voulant redécouvrir les racines de leurs « habitudes » et devenir ainsi plus vivants. La deuxième touche au lien entre adhésion au Christ et contenu de la foi. Dans une société qui se construit à côté de Dieu ou même sans Dieu, la référence commune à laquelle elle se réfère n’est plus explicite. Cette société entre donc dans l’éclatement, la dispersion et nous avec. Pour que la foi ne se délite pas, nous avons besoin d’en connaître sa source, son contenu et son expression avec tout le secours de la rationalité. Notre cœur, notre intelligence, nos mains, tout notre être doivent être mobilisés pour que notre adhésion à la révélation et à ce que l’Eglise enseigne soit pleine, entière, paisible et forte. C’est en agissant que notre foi se purifie, c’est en croyant vraiment que notre témoignage devient véridique. « Si le sel s’affadit, avec quoi salera-ton ? » dit le Christ. Le carême, c’est le choix d’un itinéraire, la volonté de la conversion, le désir d’une formation, l’enthousiasme de la rencontre, l’entrée dans le combat, l’accueil du Rédempteur. Alors en route pour jouir de la résurrection. Père Michel Callies, Curé de Saint-Honoré d’Eylau Je vous conseille le livre de Jean-Christian Petitfils (Fayard), Jésus : il se lit facilement et nous met face au Christ historique des évangiles.

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R e ligion

Le Dieu unique des juifs, des chrétiens et des musulmans

Le christianisme continue le judaïsme sur un plan spirituel, il accomplit la religion d’Israël, la Bible réunit l’Ancien et le Nouveau Testament. Ce sont les branches issues d’un même tronc. Avec l’Islam, c’est tout autre chose, il n’y a ni séparation ni rupture. Malgré leur commune origine abrahamique, l’Islam ne ressemble pas au judaïsme et il n’a rien de commun avec les Eglises chrétiennes. Le Coran apparaît au VIIe siècle, à une époque où le judaïsme et le christianisme sont implantés dans le bassin méditerranéen. On note dans le Coran la présence de quelques personnages bibliques, en particulier Abraham, Moïse, Jésus. Mais juifs, chrétiens et musulmans donnent des interprétations différentes d’une même histoire sainte. Les noms sont les mêmes mais les portraits foncièrement différents de part et d’autre. Le Coran est rempli de références bibliques mais l’Islam récuse la Bible comme falsifiée.

Un Dieu unique

Juifs, chrétiens et musulmans n’ont pas une vision identique de Dieu. Le Dieu d’Israël fait alliance avec son peuple, il lui parle à travers sa propre histoire et par la voix de ses prophètes. Jésus, vrai Dieu et vrai homme, vient révéler pleinement « le mystère de Dieu et des hommes ». L’Islam ne veut voir en Jésus qu’un prophète et nie sa résurrection. Le Dieu de l’Islam n’entre pas dans l’histoire des hommes pour la prendre en charge et s’y compromettre. La révélation ne concerne pas Dieu qui demeure « impénétrable » ; elle n’enseigne pas ce que Dieu « est » mais ce que Dieu « veut ». L’Islam est soumission à la Loi divine telle qu’elle a été dictée par l’ange Gabriel à Mahomet sur une période de 20 ans. La religion musulmane façonne profondément celui qui se soumet absolument à la volonté de Dieu. Au contact de leur piété toute imprégnée d’un Dieu Transcendant qui se laisse désigner par les « 99 plus beaux noms », Charles de Foucauld était tou-

OR/CPP/Ciric

Les religions de la Bible et la religion du Coran

ché et se sentait poussé à approfondir sa foi chrétienne, sa relation au Dieu fait homme.

Peut-on parler des trois religions du Livre ?

La Bible n’est pas « descendue du Ciel » mais elle est l’Histoire sainte de l’alliance de Dieu et de son peuple. Le rabbin Marc-Alain Duakin affirme « le peuple juif n’est pas le peuple du Livre mais le peuple de l’interprétation du Livre ». Le christianisme n’est pas, au sens strict du terme, la religion du Livre puisque « le Verbe (la parole) s’est fait chair, il a habité parmi nous et nous avons contemplé sa gloire (Jean 1, 14). Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, vu, contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de Vie, car la Vie s’est manifestée, nous vous l’annonçons » (Première épitre de saint Jean). L’Islam s’appuie sur trois « corpus » : le Coran révélé à Mahomet, les hadiths (ensemble des récits qui relatent les actes de Mahomet et constituent la tradition des paroles et des gestes du Prophète) et le consensus des Docteurs de la Loi. Seul le Coran incréé est incontesté même s’il se prête à bien des exégèses. Le Droit est la science par excellence,

celle qui structure la société et assure au fidèle le salut. T. Ramadan : « L’Islam n’est pas une religion comme le judaïsme ou le christianisme. L’Islam envahit le champ social. Il ajoute à ce qui est proprement religieux, les éléments du mode de vie, de la civilisation, de la culture. Le caractère englobant et caractéristique de l’Islam. L’idée qu’il puisse exister quelque chose qui échapperait à l’autorité de la religion est totalement étrangère à la pensée musulmane. »

La pensée musulmane

Entrons dans l’Islam par la grande porte et non par le biais des extrémistes qui, hélas, défigurent son visage. Plus théologique que philosophique, cette pensée complexe ne s’aborde pas facilement car elle comprend plusieurs courants historiques et spirituels. L’Islam demeure un continent culturel à explorer, un univers mental riche et subtil illustré de grandes figures de philosophes, de savants, de poètes, de mystiques. En reconnaissant ce qui différencie, pour l’essentiel, les trois religions monothéistes, on pourra mieux comprendre la cohérence interne de chacune des religions. Nicole Averlant

« L’humanité a besoin de l’apport de la religion pour trouver la paix dans la justice et la solidarité. Une religion authentique et surtout authentiquement vécue est essentiellement porteuse de germes de paix. Chaque religion, selon son génie propre, quand elle puise dans ses écrits fondateurs les motivations et les énergies les plus pures, ouvre toujours un chemin de paix. » Monseigneur Roger Etchegaray

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C ulture

L'espérance du cardinal Convergences avait rendu compte, en son temps, du livre d’Olivier Le Gendre Confession d’un cardinal, réquisitoire sévère contre les dysfonctionnements de la hiérarchie catholique à son plus haut niveau. Un nouvel ouvrage du même auteur, L’espérance du cardinal, vient prolonger cette réflexion.

C

onfession d’un cardinal, paru en 2007, a rencontré un grand succès. Un succès de curiosité d’abord : qui était ce cardinal, très au fait du fonctionnement de la curie, de ses secrets et de ses intrigues ? On comprit assez vite que c’était une fiction, créée par l’auteur, pour faire état des multiples entretiens qu’il avait eus avec des hauts responsables de l’Église. Le procédé était habile : le ton de la conversation amicale, de la confidence même créait une illusion parfaite. L’auteur, grâce à cet artifice, pouvait faire passer ses propres messages, véritables cris d’alarme sur la déchristianisation de l’Occident et les responsabilités attribuées à l’administration pontificale dans une telle situation. Avec L’espérance du cardinal, Olivier Le Gendre poursuit ses entretiens

fictifs auxquels le lecteur, cette fois, adhère moins facilement, malgré l’habileté des dialogues, leur tonalité sincère et l’usage d’artifices de communication comme les e-mails, reproduits textuellement, ou les visioconférences sur Skype. Le titre de l’ouvrage faisait augurer que le « cardinal » allait enfin développer toutes les raisons qu’il avait, malgré tout, d’espérer. Or il n’en est rien. Ce second ouvrage, venant quatre ans après le premier, reprend et développe les constats d’échec exposés dans le premier. C’est une déception. En outre lorsqu’il veut analyser le contenu de l’ouvrage, le lecteur constate qu’il n’y a pas véritablement de plan. Il peine à retrouver les lignes directrices. Il en distingue cependant trois principales que nous aborderons l’une après l’autre.

Les « incendies » de l’Eglise

Le « cardinal » revient d’abord sur les événements graves qui ont affectés récemment l’Église catholique et qu’il nomme des « incendies » : l’intégrisme avec la séparation des « lefebvristes », ensuite la pédophilie avec ses crimes cachés et, enfin, les dérives sectaires de certains mouvements. Dans le premier cas, Benoît XVI, soucieux d’unité, a fait un geste d’ouverture en autorisant le rite traditionnel de saint Pie V. En levant ensuite la « suspensio a Divinis » de quatre évêques, il a provoqué un trouble légitime à cause des déclarations provocantes et inadmissibles de Mgr Williamson. D’ailleurs, l’espoir d’une unité retrouvée est mince, dit le « cardinal », tant est forte la résistance aux avancées de Vatican II.

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C ulture « terrain ». C’est dans cette optique avoir faim et soif elle-même pour entendre cette parole de Jésus : « Qui que le « cardinal » propose la tenue vient à moi n’aura plus ni faim ni de conciles régionaux. Comment soif ». L’Occident chrétien a vécu penenvisager d’ailleurs qu’on puisse dant des siècles avec tenir un nouveau concile maintenant une espérance parque le nombre des tagée par tous, celle Le « cardinal » évêques avoisine vie meilleure reconnaît que la figure d’une après la mort, d’une 6 000 ! (Il était de du pape est un atout vie éternelle. « Si 2 900 à Vatican II). donc nos contemL’autorité du pape considérable porains n’ont plus n’en serait pas dimique les autres cette espérance, dit nuée. Il resterait le grandes religions le « cardinal », on « pontife », le faine possèdent pas. comprend aisément seur de ponts entre qu’ils se détourles communautés nent en majorité ecclésiales. Le « carde l’Église, surtout si celle-ci entredinal », tout en souhaitant moins de tient des attitudes ou des fonctionbureaucratie centralisée, reconnaît nements décalés par rapport à son tout de même que la haute figure du message. » Et le message est simple pape est, pour la catholicité, un atout pour le « cardinal », c’est celui de la considérable que les autres grandes tendresse de Dieu. religions monothéistes ne possèdent Le récent livre d’Olivier Le Gendre est pas. finalement assez brillant, souvent La troisième idée qui parcourt le livre provocateur. Ses qualités littéraires est celle de la nécessaire pauvreté de sont évidentes. Sur le fond, il a le l’Église. Cette idée est liée à une sorte Revêtir le manteau mérite d’attirer notre attention sur de conversion du « cardinal » à la de « Dame Pauvreté » les grands défis que rencontre l’Église suite de la première rencontre interLe deuxième point abordé dans l’oucatholique dans le monde actuel. Les religieuse d’Assise vrage est celui des solutions qu’il propose, quel que en 1986. Méditant la réformes néces Le « cardinal » soit leur validité, ne sont finalement vie de saint François, saires dans l’adpropose la tenue envisageables qu’à long terme, tant racontée par saint ministration de est lourd le poids de l’histoire et des Bonaventure, le l’Église. Les temps de conciles traditions dans une institution vingt « cardinal » en vient ont changé, dit le régionaux. fois séculaire. Je retiendrai pour ma à penser que l’ins« cardinal » : la chrépart le message le plus attachant de titution ecclésiale, tienté s’est étendue cet ouvrage, celui d’une nécessaire dans notre monde matérialiste, sur d’autres continents (Amérique gagnerait en crédibilité à revêtir présence auprès des plus pauvres, latine, Afrique). Elle ne peut plus être une des meilleures façons de vivre « le manteau de Dame Pauvreté ». Il dirigée en tous points de Rome et l’Évangile. écrit : « L’Église se doit d’être pauvre par des cardinaux majoritairement Gilbert Dunoyer de Segonzac au milieu des pauvres, car elle doit italiens, éloignés des réalités du Dans le deuxième cas, celui des crimes de pédophilie, le « cardinal » déplore les silences passés de l’institution ecclésiale mais il salue le courage de Benoît XVI qui a choisi de reconnaître les fautes, de les assumer et de les proscrire. Dans le troisième cas enfin, il s’inquiète des dérives de certains mouvements catholiques, analysant les trois critères qui définissent, selon lui, les sectes : le goût du secret, la pression financière, l’adulation du fondateur. Les « Légionnaires du Christ » sont exemplaires à cet égard. Jean-Paul II s’appuyait beaucoup sur les « mouvements ». Son successeur donne au contraire la préférence aux « ordres » religieux, où le pouvoir s’exerce de façon plus démocratique. On regrette, au passage, que le « cardinal » n’aborde pas la question des « évangélistes », dont le succès dans certains pays est une cause de souci.

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œcuménism e

Il y a cinquante ans, le concile

Il y aura bientôt cinquante ans, le 11 octobre 1962, juste avant la crise des fusées à Cuba, le concile œcuménique Vatican II se réunit pour sa séance d’ouverture : quelque trois mille participants, évêques du monde entier et théologiens, vont se rassembler durant les quatre automnes de 1962 à 1965, à l’invitation du bienheureux pape Jean XXIII puis de son successeur le pape Paul VI, pour formuler, discuter et voter une série de constitutions, de décrets et de déclarations.

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lus de cent cinquante ans après la Révolution française, ce concile va reprendre l’ensemble de la doctrine catholique en la dégageant du régime de chrétienté dont l’esprit l’avait dominée depuis la fin du IVe siècle. En témoignera par exemple la Déclaration sur la liberté religieuse, « Dignitatis humanæ », ou encore la Constitution sur la liturgie (« Sacrosanctum Concilium »). L’esprit d’unité et de dialogue amènera le concile à éviter les formes habituelles de condamnation. Cinquante ans après, vu les contestations intégristes, on peut cependant regretter que le concile n’ait pas précisé en conclusion : « Celui qui affirme qu’il y a dans les actes de ce saint Concile quelque chose de contraire à la foi catholique, qu’il soit anathème ». Inversement, devant certaines dérives « progressistes », on ne peut qu’inviter les catholiques à relire et faire leurs les actes de ce concile.

Vatican II : le 22e concile œcuménique

Ce n’est pas le premier concile « œcuménique » de l’Histoire de l’Église (c’est-à-dire un concile dont la convocation aura été notifiée à l’ensemble des évêques du monde, et non pas seulement à certains évêques comme c’est le cas pour d’autres conciles plus restreints, et autres synodes). Même s’il n’en existe pas de liste officielle, on peut considérer dans l’Église catholique que Vatican II est le vingt-deuxième des conciles œcuméniques. Le cinquantenaire de son ouverture est pour nous l’occasion d’un bref rappel historique des conciles œcuméniques précédents. Le premier est celui de Jérusalem, en 49. Sa réunion apparaît comme indispensable, à la suite de la conversion au Christ de nombreux païens. Les premiers chrétiens étant tous Juifs, certains d’entre eux estiment qu’il faut que les païens convertis se fassent

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d’abord Juifs avant de devenir chrétiens. Finalement, les responsables de l’Église décident que cette obligation n’a pas lieu d’être : l’appartenance au Peuple juif a été la condition de la venue du Christ, elle constitue donc un premier signe de salut pour tous les hommes ; mais le Christ étant luimême l’origine de ce salut, il suffit désormais de se convertir à lui et de recevoir son baptême pour faire partie de son Peuple. Suivent huit conciles, réunis dans la partie orientale de l’Empire romain ; les Églises orthodoxes ne reconnaissent que les sept premiers d’entre eux ; les protestants (anglicans compris) ne vénèrent que les quatre premiers. Le concile de Nicée I, en 325, affirme de façon claire la divinité du Christ : Jésus n’est pas un être extraordinaire créé par Dieu puis divinisé, comme le croient le prêtre égyptien Arius et ses partisans. Il est Dieu fait homme. Le concile de Constantinople I, en 381, formule de façon encore plus claire la divinité du Christ, ainsi que celle de l’Esprit Saint : les trois personnes divines sont égales, et non pas hiérarchisées comme le croient certains. Le concile d’Éphèse, en 431, étudie le titre de « Mère de Dieu » qui se répand dans l’Eglise au sujet de la Vierge Marie. Certains s’y opposent, en disant que Marie est mère de l’homme Jésus, et non pas « Mère de Dieu ». Comprenant qu’il s’agit d’une affirmation concernant Jésus bien plus que Marie, le concile valide au contraire ce titre : il n’y a pas d’un côté un Jésus homme dont Marie serait la mère, et d’un autre côté un Jésus Dieu ; il n’y a qu’un seul Jésus, qui est à la fois homme et Dieu ; une mère est mère de son enfant tout entier, même si elle n’en a fait que la moitié ! Le concile de Chalcédoine, en 451, précise ce qu’il en est au sujet de la personne de Jésus, car certains considèrent qu’il n’a qu’une seule nature, sa nature divine, et qu’il a seulement

emprunté un corps d’homme semblable au nôtre. Le concile affirme que Jésus a en plénitude la nature divine et la nature humaine : dans l’unité de sa personne, il est vrai Dieu et vrai homme. Le concile de Constantinople II, en 553, et surtout celui de Constantinople III, en 680, réfléchissent encore sur ce même thème des deux natures de Jésus : « Nous confessons en lui deux volontés, non pas opposées l’une à l’autre, mais une volonté humaine subordonnée et soumise à la volonté divine. » Le concile de Nicée II, en 787, valide la vénération des icônes, que certains contestaient comme entachée d’idolâtrie. Le concile de Constantinople IV, en 869, est l’occasion pour les représentants du pape d’affirmer la doctrine romaine de la « procession » du Saint Esprit. Ce concile et les suivants ne sont reconnus que par la seule Église catholique. Le concile de Latran I, en 1123, trouve un compromis dans la répartition des responsabilités entre le pape d’une part, et l’empereur romain germanique et autres princes souverains d’autre part, notamment au sujet de la nomination et de l’investiture des évêques. Par ailleurs, on entérine un certain nombre de réformes concernant le clergé et la discipline générale dans l’Église. Le concile de Latran II, en 1139, et celui de Latran III, en 1179, poursuivent l’œuvre réformatrice du précédent, en précisant notamment le mode d’élection du pape. Le concile de Latran IV, en 1215, précise la discipline en matière de communion eucharistique et de confession des péchés et règle une foule d’autres détails concernant la vie de l’Église. Le concile de Lyon I, en 1245, se préoccupe des chrétiens d’Orient, ainsi que du problème que constitue dans l’Église l’empereur germanique


Frédéric II, qui est officiellement déposé. Le concile de Lyon II, en 1274, rétablit l’union, de façon éphémère malheureusement, entre Rome et Constantinople. Le concile de Vienne, en 1311, décide la suppression des Templiers, et règle quelques questions concernant les relations entre religieux et évêques. Le concile de Constance, de 1414 à 1418, rétablit l’unité de l’Église en mettant fin au grand schisme d’Occident, et condamne Jean Hus comme hérétique. Le concile de Bâle, en 1431, transféré à Ferrare puis à Florence jusqu’en 1442, reprend les discussions avec l’Église de Constantinople, avec succès ; malheureusement, comme après le concile de Lyon II, l’union proclamée est refusée par le peuple byzantin. Le concile de Latran V, de 1512 à 1517, se contente de quelques projets de réformes, qui n’empêchent nullement que survienne peu après la Réforme protestante. Le concile de Trente, de 1545 à 1563, travaille beaucoup plus sérieusement, quoiqu’un peu tard, à la réforme de l’Église. Tout est passé en revue et révisé pour répondre à la Réforme protestante : théologie du salut, sacrements, culte des saints et des saintes à commencer par la Vierge Marie, vénération des icônes et des reliques, pratique des indulgences, formation des futurs prêtres, élaboration d’un catéchisme... Au début du XIXe siècle, le pape Pie VII projette de réunir un grand concile pour prendre en compte la fin du système de la chrétienté qu’il devine inéluctable à la suite de la Révolution française. Mais ce projet n’aboutit pas. En fait, c’est Vatican II, cent cinquante ans plus tard, qui fera ce

Ciric

Vatican II

Un groupe d’évêques participant au concile Vatican II (1962-1965), basilique Saint-Pierre, Rome. travail, suscitant, du fait même, l’opposition des tenants de la chrétienté. Le concile Vatican I, en 1869, est en effet malheureusement interrompu en 1870 par les conséquences de la guerre franco-prussienne et ce concile n’a le temps de prendre que deux décisions : la première, pour voter une Constitution dogmatique sur la foi où est notamment affirmée la valeur propre de la raison humaine pour parvenir à une certaine connaissance de Dieu, et la seconde, pour voter une Constitution proclamant notamment le dogme de l’infaillibilité du pape lorsqu’il parle « ex cathedra », c’est-à-dire sous certaines conditions très restrictives. En conclusion, on peut remarquer qu’il se tient un concile œcuménique une fois par siècle en moyenne avec, dans le passé, de longues périodes sans concile (IIe-IIIe, Xe-XIe, XVIIe-XVIIIe

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siècles) et au contraire des siècles très « conciliaires » (IVe-Ve, XIIe-XIIIe, XV e-XVI e siècles). Souvent nécessaires, toujours dangereux puisque presque toujours suivis de schismes, les conciles œcuméniques sont l’occasion de préciser et de reformuler les vérités de la foi, de rejeter des erreurs anciennes ou nouvelles, de réformer l’Église pour qu’elle soit toujours plus attentive à sa mission d’évangélisation, dans la fidélité au Christ et sous la conduite du pontife romain chargé du ministère d’unité confié à l’Apôtre Pierre. Au quotidien, ce travail est assuré dans l’Église par ses organes habituels de gouvernement, d’enseignement et de sanctification, ainsi que par les différentes réunions d’évêques où ceux-ci peuvent resserrer la communion, échanger leurs points de vue, et harmoniser leurs décisions. Père Bertrand Bousquet

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Au Burkina-Faso, à l’ombre de l’arbre à palabres

L

e premier homme que l’ange trouva lui dit :  C’est sur Terre qu’il fait bon vivre assurÊment ! . C’Êtait un homme riche qui comptait uniquement sur ses richesses. Seuls les biens matÊriels et leurs avantages l’intÊressaient. La religion et la morale n’avaient aucun prix à ses yeux et il prÊfÊrait tout miser sur les valeurs d’ici-bas et tant pis pour ce qu’il adviendrait dans l’autre monde. C’est pourquoi, il rÊpondit sans trembler :  La vie sur Terre est prÊfÊrable à la vie au Ciel . Il fut l’ancêtre des matÊrialistes. La seconde personne que l’ange rencontra lui rÊpondit :  Il est prÊfÊrable de vivre au Ciel, cela ne fait aucun doute ! . Cet homme Êtait un croyant. Il connaissait les Êpreuves dans sa vie d’homme mais ne se dÊcourageait jamais puisqu’il n’attendait pas grand-chose de ce bas monde. Il tenait bon dans sa foi car il espÊrait une vie meilleure dans l’audelà. C’est pourquoi, il affirmait sans hÊsiter que la vie au Ciel Êtait de loin

prÊfÊrable à celle de la Terre. Il fut l’ancêtre des idÊalistes. L’ange rencontra une troisième personne, la salua et lui posa la question divine :  Selon vous, fait-il bon vivre au Ciel ou sur la Terre ? .  Il ne fait bon vivre ni au Ciel ni sur Terre, rÊpondit l’homme. Aucun de ces lieux n’est agrÊable.  C’Êtait un pauvre. Cet homme passait sa vie à mendier sur les chemins et à se nourrir des miettes que les autres hommes voulaient bien lui laisser. Dans sa misère extrême, il avait fini par se rÊvolter contre le Ciel et ne croyait plus ni à Dieu ni à Diable. Il fut l’ancêtre des athÊes. La quatrième personne que l’ange rencontra s’appelait  Kis-WendSida , c’est-à-dire  Mets ta confiance en Dieu . L’employÊ cÊleste lui demanda :  A ton avis, oÚ fait-il bon vivre, au Ciel ou sur Terre ?  L’homme rÊpondit :  Il fait bon vivre au Ciel, il fait bon Êgalement sur Terre. Au Ciel, c’est bon parce que c’est la maison de Dieu et des Ancêtres. Sur Terre aussi, c’est bon parce que tout ce que Dieu

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DR

Après que Dieu eut crÊÊ le monde, qu’il eut sÊparÊ le feu et l’eau, qu’il eut assignÊ une place au vent et aux nuages, après qu’il eut installÊ les hommes sur la terre, il envoya un ange demander à ceux-ci s’il faisait bon vivre au Ciel ou sur la Terre‌

donne à l’homme est bon s’il sait l’utiliser. Dieu ne veut pas le malheur de l’homme.  C’Êtait un Sage. Dans la pauvretÊ comme dans l’abondance, dans l’Êchec comme dans le succès, dans les joies comme dans les peines, il s’Êtait exercÊ toujours à mettre sa confiance en Dieu, convaincu que la richesse comme la pauvretÊ sont des moyens et qu’elles n’ont de sens que dans leur rÊfÊrence ultime à Dieu ; bien plus, que richesse et pauvretÊ sont des dons de Dieu et que l’essentiel est de savoir les accueillir et les utiliser. Kis-Wend-Sida n’avait donc pas peur ni de ce qui pourrait lui arriver aujourd’hui en ce bas-monde ni de ce qui pourrait lui advenir demain dans l’au-delà. Voilà pourquoi sa rÊponse Êtait ferme et sans Êquivoque :  Il fait bon vivre et au Ciel et sur Terre . Il fut l’ancêtre des Sages et des Optimistes. François-Xavier Damiba,

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Extrait du livre : Dieu n’est pas sÊrieux.

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Des projets de développement aidés par Saint-Ho « Partage ton pain avec celui qui a faim. » Isaïe 58,7 La prochaine quête de la Commission Solidarité d’Eglise de Saint-Honoré aura lieu lors des messes des Rameaux le 31 mars et le 1 avril 2012. Des projets de développement, de santé et d’éducation en bénéficieront à l’étranger.

C

Convergences

omposée d’une dizaine de Un suivi vigilant membres, la Commission Chaque membre de la commission Solidarité d’Eglise a pour but entretient une relation privilégiée de collecter des fonds auprès de nos avec son interlocuteur sur place, pour généreux paroissiens lors de la messe s’assurer d’un soutien moral et de la des Rameaux afin bonne utilisation de financer des fonds collectés Les dons, 45 000 euros en des projets à l’étranger via la paroisse. Les (Haïti, Cameroun, 2011, sont intégralement dons, 45 000 euros reversés à l’ensemble en 2011, sont intéCambodge, Inde, Afrique du Sud, des projets, sans frais gralement reversés Vietnam, Egypte, à l’ensemble des de gestion. Népal…). Ces proprojets, sans frais jets, animés sur de gestion. Par solile terrain par des hommes et des darité ecclésiale, la paroisse soutient femmes de foi qui consacrent leur aussi le Comité catholique contre la vie aux plus déshérités, ont pour faim et pour le développement (CCFD) objectif le développement, la santé et l’association Aide à l’Eglise en et l’éducation. Saint-Honoré d’Eylau détresse (AED). Le temps de carême est a toujours eu pour vocation de rayon- le moment de leur renouveler notre ner dans notre joli quartier mais d’être soutien. Nous en appelons à votre également ouvert sur le reste du générosité pour continuer à financer monde, au service des plus pauvres. ses projets et tisser des liens en faveur C’est dans cet esprit que s’est consti- de notre prochain, fut-il de l’autre côté tuée la Commission Solidarité d’Eglise de la planète. depuis plusieurs années. Stanislas Lepic

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R éflexion

L'ennui, cet ennemi L’ennui traduit l’insatisfaction profonde creusée par le décalage plus ou moins conscient entre la soif d’absolu que nous éprouvons, la plénitude à laquelle nous aspirons et la médiocrité de notre vie. On redoute, on fuit l’ennui et pourtant, ces heures grises, cette expérience amère du temps qui stagne sont peut-être la condition nécessaire à l’exercice de la pensée humaine, à l’éclairage sans concession de notre moi profond, à l’éclosion d’idées neuves qui rendront notre vie plus sereine.

Il est indéniable que de nombreuses formes de travail sont d’un ennui mortel, monotones, répétitives, mécanisées au point d’enlever toute initiative. L’inaction, elle, sécrète l’ennui sans fin du chômeur qui attend pendant des heures devant les guichets de Pôle Emploi et repart les mains vides. Ciel gris, terre dénudée, dévastée, triste promiscuité, l’attente est longue pour le Poilu semi-enterré dans les tranchées. Le vent aigre de l’ennui éteint son espoir, sa confiance dans l’utilité de ce qu’il vit, il éteint son désir de vivre sans qu’il en ait même conscience.

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L’ennui est « pensant ». Il incite à l’autoréflexion, à la méditation. Ce face à face prolongé avec soi-même c’est l’occasion du « Connais-toi toi-même ».

L’imagination au secours des prisonniers

Ennui du prisonnier confiné entre quatre murs, sans rien faire, à attendre la libération en rêvant d’évasion. Cervantès, profitant de ce temps confisqué, invente, dans sa triste prison, les aventures les plus cocasses, crée le héros le plus fou et le plus sage, compose le livre qui fera rire le monde entier : l’ingénieux Don Quichotte de la Manche. Comme quoi, l’inaction forcée peut engendrer des chefs d’œuvre. Dommage que le recrutement habituel des prisons ne soit guère propice.

L’ennui fécond de l’enfance

Le temps de la rêverie et des acquisitions essentielles. « Halte à l’activisme forcené des mercredis, pitié pour les pauvres parents bien intentionnés qui courent, leur progéniture sous le bras, de l’entraînement au foot au cours de danse, de la piscine aux cours de chinois ! Assez de culture

Convergences

L

es bouchons sur l’autoroute, l’attente indéterminée dans un aéroport désert, des vacances intégralement pluvieuses en compagnie de parents déprimés... Le temps alors semble tourner au ralenti, inexorable. C’est un temps flou, inconsistant, plat, dépourvu de tout intérêt, de tout attrait, impression de vide, de tristesse. L’ennui surgit quand nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons ou quand nous devons faire quelque chose dont nous ne voulons pas.

obligée et jamais digérée, assez de loisirs à thème, vive les vacances désoeuvrées » (P. Lemoine). Laissez les enfants faire leurs propres expériences. L’enfant joue sans se demander si son jeu poursuit un but et sert à quelque chose. Il est en contact avec lui-même, il se suffit à lui-même. Ne croyez pas que, dans cette campagne morne à vos yeux, l’enfant s’ennuie. Il est en train de se construire, il voit les choses dans leur pure et simple vérité au contact de la réalité, il exerce son intelligence, tous ses sens sont en éveil. En regardant passer les nuages, en regardant vivre la fourmi,


R é f lexion

qui vous veut du bien note dans son journal « Sécheresse et vide. Rien ne me dit. J’ai ouvert l’Evangile, j’ai feuilleté mon livre de prières, cherché à accrocher une méditation : rien. Aucune idée, aucun sentiment, le vide. Mon âme est sèche comme une terre sur laquelle il n’a pas plu depuis des mois. Tentation d’abandonner, de renoncer. » C’est l’expérience contrainte et forcée du non-sens. Dans sa prière, le Père Valensin ne perçoit plus cette connivence, cette mystérieuse affinité entre lui et ce Dieu qu’il aime. Saint Bernard considère l’acédie comme « une interruption du chemin de perfection sur lequel s’est engagé le moine ». C’est un vide mais creusé afin que Dieu puisse remplir entièrement l’âme et le cœur. L’extase mystique en 1654, lors de la nuit de feu de Pascal « Joie, joie, pleurs de joie... » ressemble fort, à mon avis, à l’irruption de la grâce après la traversée des ténèbres. le papillon, le ver de terre, au milieu du parfum des plantes si diverses, il entre en communion avec le corps et la matière du monde. Il devine une force cachée dans la Création et s’interroge. S’il vous plaît, laissez-le bâiller aux corneilles !

L’ennui spirituel ou acédie

Au cours de sa vie, à un moment ou à un autre, le religieux confronté à un désir d’excellence spirituelle, connaît des périodes d’apathie du cœur et de l’âme, l’épuisement, le doute. Une sorte de torpeur le plonge dans un ennui abyssal. Le Père Valensin, jésuite,

HENRI

DE

L’ennui existentiel

de la vie, l’ennui m’a toujours suivi, ce qui intéresse les autres hommes ne me touche point. Pasteur ou roi, qu’aurais-je fait de mon sceptre ou de ma houlette? Je me serais également fatigué de la gloire et du jeûne, du travail et du loisir, de la prospérité et de l’infortune. Je l’étais dès ma jeunesse : c’est un travers d’esprit ou de cœur dont je n’ai jamais pu me corriger. » Son ennui est un défaut initial de sa sensibilité maladive, il n’est pas secondaire aux événements. Madame Bovary incarne une forme d’ennui qui sévit à toutes les époques. Elle se fait du bonheur et de la vie une représentation chimérique. « La vaine imagination a pour bourreau la réalité qui la détrompe » (Gracian). Dans les romans qu’elle lisait « ce n’étaient qu’amour, amants, forêts sombres, serments, sanglots, nacelles au clair de lune, messieurs braves comme des lions, doux comme des agneaux, vertueux comme on ne l’est pas, toujours bien mis et qui pleurent comme des urnes. » Elle a soif d’aventures, de sensations, d’émotions neuves et rares. Bien sûr, elle est très déçue. « Pour elle, rien n’arrivait, l’avenir était un corridor tout noir et qui avait au fond sa porte bien fermée. » La vie est mouvement, changement, métamorphoses, alternance, cycles et lignes brisées. Saint Thomas pensait que Dieu tenait compte de la condition incarnée et changeante de l’homme. « Dieu a créé les grands luminaires qui marquent l’alternance des temps et des saisons, entre autres raisons : pour que la variation du

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Il s’installe insidieusement. On ne peut l’enfermer dans une définition, son contenu est trop vague, trop flou. C’est souffrir sans souffrance, vouloir sans volonté, penser sans raisonnement. L’ennui fane les couleurs de la vie, vide les sentiments de leur substance. Le « mal du siècle romantique » : un sentiment de vide probablement naturel dans une génération qui succède aux passions dévastatrices de la Révolution et de l’Empire. La description de l’ennui est récurrente chez Chateaubriand. « Je m’ennuie

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R éflexion « La splendeur de l’homme consiste en son éternelle insatisfaction. » Holderlin

Les causes fondamentales de l’ennui

Pascal attribue l’ennui au fait que « rien n’est plus insupportable à l’homme que d’être en plein repos, sans passion, sans affaire, sans divertissement, sans application ». Par divertissement, Pascal entend une activité, pas forcément distrayante, mais qui rend possible la fuite éperdue de soi et le congé donné à tout souci de l’âme. L’homme sans Dieu est condamné au divertissement. En l’absence d’une relation avec Dieu, l’homme se tourne vers le divertissement pour oublier sa condition misérable, la conscience de son néant et s’arracher au problème essentiel : celui de sa propre signification. Le croyant, lui, ne se sent pas isolé dans le monde indifférent du « hasard et de la nécessité », il se sent en relation avec l’Esprit, il se sait entre les mains de Dieu.

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L’ennui monte en croupe du cavalier qui le fuit

L’homme s’acharne à assouvir tous ses désirs mais, s’il réalisait tous ses désirs, il serait dégoûté de tout. Le rassasiement de plaisirs écœure. Parce que ses goûts s’émoussent par la satiété, il recherche éperdument du nouveau ; hélas, il découvre vite « sous la différence fallacieuse des choses et des idées, la permanente identité de tout » (Pesoa).

à lui-même et l’ouvre à la profondeur. Son regard impitoyable fait tomber les masques, fait voir l’envers du décor, il ne s’en laisse pas conter. De la réflexion jaillit la lumière. Il s’agit moins de chasser l’ennui que de décrypter son message. Il devient alors un ami insolite, un conseiller avisé. Nicole Averlant

Faire de l’ennui un allié

Transformer le temps vide de l’ennui en plaisir du temps goûté pour lui-même. Savourer l’absence d’évènements, d’obligations, qui permet le repos, le calme, la rêverie. Joie de ne faire rien qui soit obligatoirement rentable, utile, intelligent, instructif, culturel. Si le cœur vous en dit, lire un bon livre pour se laisser toucher, surprendre, intéresser, enthousiasmer ou aller voir le soleil se coucher derrière la colline. L’ennui, comme la fièvre, n’est qu’un signal. Il renvoie l’homme

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Christine Averlant

temps évite à l’homme l’impression d’ennui que ne manquerait pas de provoquer l’uniformité. L’obscurité des Saintes Ecritures stimule le goût et la recherche du croyant et lui évite ainsi lassitude et ennui car les choses qui sont difficiles à comprendre font naître davantage d’attention, ce qui a pour effet de détruire l’ennui. Car ce qui est trop facile d’accès lasse et ennuie. »

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Catherine Millot, Editions l’Infini NÊcessaire à qui veut penser librement, la solitude desserre notre être intÊrieur, le dilate et lui permet de s’ouvrir aux mystères de soi-même mais aussi d’autrui : et lorsqu’elle consent à se laisser envahir par l’autre, la solitude devient même une vraie forme d’amour. A l’origine de toute œuvre artistique, elle s’exprime autant en littÊrature ou en poÊsie (Proust, Rilke, Edgar Poe) qu’en peinture (Carl Caspar Friedrich). La solitude, qui plonge ses racines dans l’enfance lorsque le  moi  ne s’est pas encore affirmÊ et qui trouve à se dÊvelopper à tout âge, est le principe essentiel qui permet à chaque individu de dÊcouvrir le monde en accord avec ses propres qualitÊs. Dans cette perspective, Catherine Millot, psychanalyste et auteur de romans, entraÎne le lecteur dans de passionnantes - autant qu’accessibles - rÊflexions sur deux hommes qui ont affrontÊ la solitude portÊe à ses extrêmes. L’un cherchait l’isolement du monde, le philosophe Roland Barthes, l’autre, le naturaliste et ornithologue argentin W. Henry Hudson, se plongeait dans les espaces infinis de la Patagonie. D’une Êcriture sobre autant qu’ÊlÊgante, Êvoquant tant les splendeurs de la nature que la subtilitÊ de l’âme humaine, ce petit livre ouvre de vastes horizons au lecteur qui trouvera matière à rÊflexion, voire même des Catherine de Monicault moments de pure jubilation.

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Vous le savez, le bulletin que vous avez entre les mains est mis gracieusement à votre disposition, sur les prÊsentoirs de la paroisse Saint-HonorÊ d’Eylau, chaque trimestre. Tous, en effet, doivent pouvoir avoir accès librement à l’information concernant ceux qui vivent de la Parole de Dieu dans notre quartier. Cependant, en vous abonnant à Convergences, qui vous parviendra dès sa parution, vous aurez l’avantage d’être avisÊs à temps de toutes les manifestations du trimestre. De plus, vous soutiendrez notre action, nous permettant ainsi d’Êquilibrer nos comptes sans avoir recours à d’autres aides que celle de nos annonceurs. D’avance, merci de votre aide.

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Elizabeth, La

reine mère

William Shawcross, Philippe Rey Qui a vu au cinÊma  Le Discours d’un roi  aura apprÊciÊ la merveilleuse interprÊtation d’Helena Bonham Carter dans le rôle de la jeune Reine persuadant aussi patiemment qu’inlassablement son royal Êpoux de faire soigner son bÊgaiement. La biographie de William Shawcross Êvoque bien comment la jeune Elizabeth Bowes Lyon, duchesse d’York par son mariage, puis reine consort lors de l’abdication d’Edward VIII et enfin Reine mère en 1952, se dote au fil des ans d’une personnalitÊ affirmÊe, avec autant de simplicitÊ que d’Ênergie, dans toutes les circonstances qui marqueront sa vie. Le peuple anglais ne s’y est pas trompÊ, qui adorait Queen Mum dont la gaietÊ naturelle et la spontanÊitÊ les enchantait. Même s’il n’est pas sujet de Sa MajestÊ la Reine Elizabeth II, le lecteur français trouvera grand intÊrêt et agrÊment à se plonger dans cette biographie. Catherine de Monicault

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Dossier

Lord ! I want to love you… Mon Dieu, je veux t’aimer mais je ne suis pas sûr. Je veux te faire confiance mais j’ai peur de me faire avoir. Je sais que j’ai besoin de Toi et j’en ai honte. J’ai besoin de prier mais j’ai peur d’être hypocrite.

C. Mercier / Ciric

J’ai besoin d’être indépendant et pourtant je crains de rester seul. J’ai besoin d’appartenir et pourtant je dois être moi-même. Prends-moi, mon Dieu, mais laisse-moi tranquille. Mon Dieu, je crois mais viens au secours de mon incroyance. O mon Dieu, si tu es là, tu comprends tout cela, n’est-ce pas ?

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Donne-moi ce dont j’ai besoin mais laisse-moi libre de choisir. Aide-moi à me frayer mon propre chemin mais ne me laisse pas tomber. Aide-moi à me comprendre mais ne me laisse pas désespérer. Viens en moi, mon Dieu, je te désire en moi. Eclaire mes ténèbres mais ne m’éblouis pas. Aide-moi à voir ce que je dois faire Et donne-moi la force de l’accomplir. Mon Dieu, je crois, viens au secours de mon incroyance. Bernard S. (Angleterre)


Dossier

N° 98 - Février 2012

DR

Journal paroissial de Saint-Honoré d’Eylau

Il y a cinquante ans : Vatican II p. 8-9

L'ennui, cet ennemi qui vous veut du bien

p. 12-14

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Convergences - Février 2012  

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