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r i s s u é R e i r t s u l’ind EDITO RECRUTER C’EST INTEGRER…  Plus d’employeurabilité pour sécuriser la montée en compétences des jeunes au sein de l’entreprise D’un côté des entreprises qui peinent à trouver des candidats au profil souhaité, de l’autre des jeunes à l’insertion professionnelle laborieuse. Le déficit de rapprochement entre l’offre et la demande d’emploi reste un paradoxe prégnant On le sait, la rencontre entre le jeune et l’entreprise est souvent une surprise, parfois une désillusion… mutuelle. L’entreprise a ses contraintes et ses attentes avec des critères de recrutement parfois supérieurs aux exigences du poste lui-même. Le jeune quant à lui porte une image erronée de métiers qui ne font pas rêver. Des recrutements a priori réussis s’avèrent finalement des échecs avec le départ anticipé du jeune car « Recruter c’est intégrer »

Deux pistes de travail, complémentaires, doivent être promues : • l’employabilité du jeune pour élargir ses choix professionnels, agir sur sa représentation des métiers et améliorer sa connaissance de l’environnement de l’entreprise. • l’employeurabilité des entreprises pour que le 1er contact entre l’employeur et le jeune soit une réussite. Trop peu d’immersions sont proposées ou acceptées par les entreprises. Elles sont pourtant un levier incontournable pour développer les mises en situation d’apprentissage et travailler à la compréhension des codes de l’entreprise. Le nombre d’entreprises «accueillantes voire intégratrices» est insuffisant au regard des besoins ou attentes des professionnels de l’insertion et donc des jeunes. L’employeurabilité des entreprises, c’est développer leur capacité à accueillir le jeune avec ses caractéristiques. En valorisant les réussites au sein des entreprises (transmission de savoirs, des valeurs professionnelles des salariés...), c’est aider l’encadrement intermédiaire, le tuteur à identifier toutes les compétences du jeune (processus, organisationnelles, métier, cognitives…) ; c’est aider le jeune à repérer ses forces et faiblesses pour progresser et monter en compétences. La confiance des entreprises est requise pour les impliquer dans ce processus qui vise à relever le double défi: sécuriser leur recrutement, insérer les jeunes notamment non qualifiés. Bruno Maisonneuve, Directeur de la Mission Locale du Pays de Vitré

ction n°3

La Lettre de l’A

POINT DE VUE

Par le Pôle Formation des industries technologiques «Né de la volonté de l’ensemble des partenaires sociaux de répondre aux besoins d’évolution des compétences en Bretagne, le Pôle Formation des Industries Technologiques est administré par des personnes représentant de l’UIMM et des membres du GFI Bretagne (Groupement des Fédérations industrielles). Présents depuis plus de 35 ans en Bretagne nous accueillons sur nos 6 centres (Rennes, Saint Brieuc, Brest, Quimper, Lorient et Redon) des jeunes en apprentissage (1570 apprentis en 2016) des demandeurs d’emploi et des salariés d’entreprise

Nos domaines d’intervention : - Traitement des matériaux - Productique / Mécanique / Usinage - Maintenance et Production industrielle - Électronique / Informatique / Réseaux / Télécommunications - Électricité / Électrotechnique - Chaudronnerie / Construction Métallique - Froid / Énergétique - Construction navale - Organisation / Gestion / Qualité - Santé / Sécurité / Prévention - Management et performance industrielle

ATTIRER LES JEUNES… 

un travail collaboratif

Pour se développer et pour permettre les innovations de demain, nos industries ont constamment besoin de nouvelles compétences. Le Pole Formation des Industries de Bretagne, accompagne chaque année, plus de 1500 jeunes en contrat d’apprentissage et plus de 7000 salariés d’entreprise ou demandeurs d’emploi en Bretagne « Attirer » les jeunes vers les métiers de l’industrie n’est pas chose facile, R E U S S I R L’ I N D U S T R I E e s t u n f o r m i d a b l e l e v i e r, c a r c e t r a v a i l

collaboratif avec l’ensemble des acteurs locaux porte ses fruits, Mais il nous reste encore un long chemin à parcourir. Les équipes de la Mission Locale de Vitré, du Pôle Formation des industries Technologiques et de l’UIMM 35 - 56 sont mobilisées pour promouvoir nos métiers techniques, et permettre l’insertion durable des jeunes dans les entreprises industrielles ! Alain Roch, directeur commercial du Pôle formation des industries technologiques

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La Lettre de l’Action N°3

POEC ? Une formation pour « découvrir les métiers de l’industrie » Financée par trois OPCA (ADEFIM, OPALIM et PCA DEFI) cette « formation accompagnement » de 400 heures (295 heures de formation théorique et 105

heures en situation professionnelle) permet de former des demandeurs d’emploi sur des métiers sur lesquelles les entreprises ont du mal à recruter.

La POEC (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective) est mise en œuvre sur décision des partenaires sociaux d’une branche professionnelle.

« UNE MOBILISATION CROISEE » Une double originalité -L  e financement par les trois OPCA majeurs de l’industrie

La Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective a commencé en mai pour s’achever fin juillet. Cette « formation accompagnement  » a favorisé la découverte des métiers qui peinent à recruter par une douzaine de jeunes.

-L  ’organisation de la formation au sein de l’entreprise SULKY BUREL!

Les jeunes y ont suivi un parcours particulier, au côté de professionnels de l’industrie dont ils ont partagé leur

réalité quotidienne (environnement, horaires, rythmes, comportements…). Ils y ont travaillé en ateliers pratiques sur les plateaux techniques de l’entreprise d’accueil de la formation et sur des pièces rebutées de l’entreprise avec la méthode pédagogique des écoles de production, le principe du « faire pour apprendre ».

PREMIERS ENSEIGNEMENTS

Première session de la POEC 25% des jeunes poursuivent par un parcours qualifiant - P ar des formations soudure et usinage qui débutent à l’automne - M ontrent un intérêt pour une formation au sein de l’entreprise 75% choisissent une orientation différente - à cause de l’attrait immédiat, sans formation, d’un emploi industriel (essentiellement INTERIM) -P  our n’avoir pu bénéficier des étapes préalables de découverte de « Réussir l’industrie », une partie des candidats prennent l’option d’autres parcours.

M JOUAN, directeur de Sulky Burel : «  nous sommes partants pour reproduire l’opération en 2017 » En affinant - L e Savoir-faire et la disponibilité de la direction et des salariés de l’entreprise Sulky Burel -D  es ajustements en termes d’ingénierie de formation (montage financier…)

TEMOIGNAGE La formation POEC chez SULKY a été pour moi une découverte… Alicia F. (21 ans, sans diplôme) 2 « J’avais déjà commencé à faire mes démarches pour trouver un apprentissage en employé libre-service. Malheureusement je n’ai pas trouvé d’entreprise. Lorsque je suis entrée en Garantie Jeunes, j’étais toujours sur mon projet d’employé libre-service. En participant à divers ateliers et visites d’entreprises, j’ai découvert un secteur d’activité que je ne connaissais pas et ça m’a plu. La formation POEC chez SULKY a été pour moi une découverte.

Je ne connaissais donc absolument pas le milieu industriel. J’ai aimé la théorie et la pratique. J’avais déjà quelques connaissances concernant la sécurité mais j’ai appris beaucoup d’autres choses. Tous les mercredis nous passions la journée avec les salariés de SULKY BUREL. J’ai apprécié tous les métiers et principalement la peinture au pistolet industriel mais aussi la partie logistique. J’ai effectué mon premier stage à La Française des Plastique puis mon second chez

2 En stage chez Soreal à Brie puis aujourd’hui en poste

SOREAL. J’y ai découvert le métier de régleur, de conduite de ligne et d’opératrice de production. Ceci a été ma première expérience dans une entreprise industrielle. J’ai pu appliquer les règles d’hygiènes et de sécurité vue en amont lors de la formation et j’ai aussi pu me rendre compte du rythme soutenu qui était attendu. Alicia est aujourd’hui opératrice de ligne dans l’entreprise Délice du Val Plessis.

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La Lettre de l’Action n°3

DECOUVERTE INDUSTRIELLE

PHASE

2

DES LIGNES DIDACTIQUES POUR UNE DÉCOUVERTE  INDUSTRIELLE Déjà 52 jeunes mobilisés

Plusieurs enjeux : • Reproduire des micro mondes industriels (lignes didactiques et robot industriel) • Découvrir les techniques industrielles et notamment les conduites de machine • S’intéresser aux organisations / gestions industrielles et politique qualité

En ma qualité de formatrice du Pôle Formation des Industries de Bretagne, j’ai présenté le métier de conducteur d’installations à 3 groupes issus de la garantie jeune. Chaque groupe a pu, à l’aide d’une installation fabriquant du savon, découvrir un métier présent dans toutes les entreprises de fabrication. La manipulation a permis de montrer les qualités (autonomie, organisation et réactivité) et les compétences (base en électricité, pneumatique et mécanique) attendues par les entreprises

PH AS E

PHASE

PH AS E

PH AS E

Simulation industrielle

Découverte industrielle

3 visites  scénarisées

Immersions

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OÙ EN SOMMES-NOUS ?

recrutantes. Nous accompagnons les stagiaires et apprentis tout au long de leur parcours de formation que ce soit au pôle formation (grâce à nos installations pédagogiques similaires à celles rencontrées en industrie) ou en entreprise. J’ai découvert des jeunes intéressés et désireux d’apprendre qui découvrent qu’il ne faut pas des connaissances techniques approfondies. Laurence GRARE Formatrice – Pôle formation

PH AS E

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suivi et insertion professionnelle

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Formation spécialisation

Phase 1 : découverte industrielle : 64 jeunes

Phase 2 : simulation industrielle : 52 jeunes

Phase 5 : formation métiers industrie : 12 jeunes inscrits

Emploi : progression de 20% des jeunes entrés en emploi

progression de 2 points des jeunes orientés vers l’industrie (de 36% à 38%) P 3


La Lettre de l’Action n°3

INFORMER...S’INFORMER...COMMUNIQUER...CONVAINCRE

SAMEDI 3 SEPTEMBRE « REUSSIR L’INDUSTRIE » EN MISSION… «Réussir Industrie» était présent à la table ronde du « SALON DU SAVOIR-FAIRE et DES SAVEURS » organisé par Vitré Communauté

Quel enjeu ? les métiers de la maintenance, de la conduite de ligne, nécessitent un engagement, une promotion de tous les instants près de nos partenaires de la filière

Quels partenaires potentiels ? SVA, Tendriade, Lactalis, Loic Raison, Vandemoortele, Triballat, Délice du Val Plessis…ont ainsi participé à cette table-ronde essentielle à nos mises en œuvre efficaces.

TOUJOURS À DISPOSITION,  LES N° 1 ET 2 DE LA LETTRE DE L’ACTION

pas de

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Réussir l’industrie

N’hésitez pas à nous les demander, n’hésitez pas à la diffuser !

Morvan Fouillet Imprimeurs - Vitré

N’oubliez

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Infolettre n°3 Réussir l'industrie - Mission locale de Vitré  
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