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Ministère des Droits des femmes Direction générale de la cohésion sociale Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes

Synthèse de l’actualité

Spécial 25 novembre 2013 Une semaine d’action et de mobilisation Depuis le 19 novembre, le ministère des Droits des femmes, et ses partenaires institutionnels et associatifs, sont mobilisés à l’approche du 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies (ONU) (synthèses des 8 et 15 novembre). Le 19 novembre, la ministre des Droits des femmes, Najat VALLAUD-BELKACEM participait aux neuvièmes rencontres « Femmes du monde » en Seine-Saint-Denis sur le thème « Protéger la mère, c’est protéger les enfants ». Le même jour, le ministère organisait une présentation en avantpremière du clip « Unissons nos voix », une chanson originale interprétée par de jeunes artistes engagé-e-s contre les violences faites aux femmes réunis par le label WASS’UP. Retrouver le clip « Unissons nos voix » sur le site de la ministre

Plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes Le 22 novembre, Najat VALLAUD-BELKACEM a présenté le 4e plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes. Pour démontrer que « la première réponse aux violences faites aux femmes, c’est la mobilisation de la société », la ministre était accompagnée de personnes qui ont sauvé des vies de femmes victimes de violences conjugales. Elles ont témoigné de leur expérience vécue et de situations dans lesquelles les violences s’arrêtent. « C’est le refus des violences par tous et par chacun qui permet aux victimes d’en sortir, d’être mises à l’abri et d’être accompagnées », a souligné la ministre, qui a ensuite décliné les trois grands axes du plan : « répondre à toutes les violences, et ne jamais laisser une victime sans réponse » ; « ne tolérer aucune faille dans la protection des victimes » et « mobiliser l’ensemble de la société ». Ce nouveau plan triennal couvre la période 2014 - 2016 et est doté de 66 millions d’euros, le double des moyens alloués au plan précédent annoncé en avril 2011. « C’est une somme importante », a indiqué Najat VALLAUD-BELKACEM, « mais le chiffre qui m’importe le plus, c’est celui des violences elles-mêmes. Pour que ce chiffre recule, il faut que chacun se mobilise. C’est le sens de ce plan d’action ». Télécharger le plan et sa synthèse sur notre site


Face aux violences, libérons la parole Le 22 novembre, la ministre des Droits des femmes a également lancé une campagne nationale « pour libérer la parole face aux violences et orienter les victimes vers les professionnels ». « En France, une femme sur dix déclare avoir subi des violences conjugales », a rappelé Najat VALLAUD-BELKACEM, « la mobilisation de chacune et chacun est donc essentielle : victimes ou témoins, appelez le 3919 ». Le petit clip vidéo réalisé sur ce thème doit faire passer ce message aux Français : « la mobilisation de tous les professionnels contre les violences faites aux femmes est indispensable ». Ce clip sera diffusé à des heures de grande écoute, grâce à la mobilisation des grands médias. Beaucoup d’entre eux ont accepté d’offrir cette diffusion. Le clip est visible en ligne sur Stop-violences-femmes.gouv.fr. Le site gouvernemental d’information et de sensibilisation dédiés aux violences contre les femmes a été entièrement réactualisé à l’occasion de cette semaine de mobilisation. A destination des victimes et des professionnels concernés, il est accessible depuis le 21 novembre et a été enrichi de plusieurs rubriques. On y trouve un rappel des dispositifs prévus par la loi, les chiffres clés, des conseils pratiques, des outils de sensibilisation et de formation, les coordonnées des associations. Retrouver le clip et découvrez le nouveau site

3919 : visite à la Fédération nationale solidarité femmes Le lundi 25 novembre, Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, visite les locaux de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) en présence de Claude BARTOLONE, président de l'Assemblée nationale. La FNSF gère le service national d'écoute pour les femmes victimes de violences, le 3919. Le 4e plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes, présenté le 22 novembre par la ministre, prévoit que ce numéro soit actif sept jours sur sept. La FNSF se prépare à un pic d’appels que les annonces gouvernementales, les nombreuses actions dans les territoires, et la communication autour de la Journée internationale vont provoquer. A cette occasion, la FNSF a réalisé un nouveau film intitulé « Le téléphone est une arme ». Retrouver le film de la FNSF sur le site de la fédération

Selon l’INSEE, les femmes sont plus souvent les victimes d’un proche ou de leur conjoint L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) consacre un numéro d’Insee Première (n°1473 - novembre 2013) au thème « Femmes et hommes face à la violence », et souligne que « les femmes sont plus souvent victimes d’un proche ou de leur conjoint ». Selon l’INSEE, « en 2010 ou 2011, 2,2 millions de personnes de 18 à 75 ans ont subi des violences physiques ou sexuelles. Les hommes sont beaucoup moins souvent que les femmes victimes de viols et d’autres atteintes sexuelles. Les jeunes adultes et les parents de familles monoparentales sont plus exposés à toutes les formes de violences. Pour un homme sur deux victimes de violences, l’auteur est un inconnu. À l’opposé, les trois quarts des femmes victimes de violence connaissent leur agresseur. Notamment, pour plus de 30 % d’entre elles, il s’agit du conjoint ou de l’ex-conjoint. Ces violences conjugales sont rarement suivies de plaintes, en particulier lorsqu’il s’agit d’agressions à caractère sexuel ». Retrouver le dossier sur le site de l’INSEE

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Mobilisation des services de l’Etat Dans une circulaire du 31 octobre (synthèse du 8 novembre), la ministre des Droits des femmes a demandé aux préfets et procureurs d’organiser, dans chaque département, le 25 novembre, une réunion de leurs services pour commencer l’examen des conditions de mise en œuvre des décisions du gouvernement au plan local et s’inspirer des meilleures pratiques mises en évidence par la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et de lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF). Cette mobilisation prend cette année une ampleur particulière. Dans son discours de présentation du plan interministériel, la ministre a indiqué que ce plan était le résultat de la « mobilisation de chaque département ministériel », des « nombreuses rencontres avec les acteurs associatifs » et de « la mobilisation des équipes du ministère des droits des femmes ». Najat VALLAUD-BELKACEM a tenu à saluer le service des droits des femmes et de l’égalité, et à travers lui le réseau des déléguées aux droits des femmes dans les régions et les départements. Le 26 novembre, Najat VALLAUD-BELKACEM et Manuel VALLS, ministre de l’Intérieur, présenteront le 4e plan contre les violences aux préfets réunis à Paris.

Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) a consacré sa lettre d’information (sixième numéro) au 25 novembre et publie quelques chiffres qui « parlent d’euxmêmes ». « Nous sommes à la veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, à une semaine du vote de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, et aujourd’hui, le quatrième plan national 2014-2016 contre les violences faites aux femmes a été présenté par Najat VALLAUD-BELKACEM » rappelle le HCE, qui indique qu’il sera saisi pour conduire une évaluation globale, rendue publique, du présent plan et sera consulté en amont des rapports d’information transmis au Parlement en application de la loi. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin. La mobilisation doit être totale pour faire reculer toutes les formes de violences de genre en France et dans le monde », écrit la présidente du Haut Conseil, Danielle BOUSQUET. Plusieurs articles sont publiés, dont un point sur « La résidence alternée par défaut », un amendement au projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes qui ignore les situations de violence au sein du couple, par Françoise BRIE (photo), vice-présidente de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF). Un autre article décrit le lien qui existe entre IVG et violences faites aux femmes et le rôle des médecins. Enfin, le HCE tire un bilan des Rencontres européennes de l’égalité qu’il a organisées le 5 novembre et qui ont rassemblé plus de 200 personnes autour du thème « La France, l’Europe et le système prostitutionnel ». Retrouver les informations sur le site du HCEfh

Google France s’engage contre les violences faites aux femmes En juin dernier, Najat VALLAUD-BELKACEM avait rencontré les responsables de l’entreprise Google. Ceux-ci ont accepté de participer à la mobilisation, en affichant un ruban blanc sur la page d’accueil du moteur de recherche. Un clic sur le symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes redirige les internautes vers le site gouvernemental Stop-violences-femmes.gouv.fr. Par ailleurs, Google France s’est engagé à faire une donation de 50 000 euros à la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) pour financer le baromètre de suivi des violences faites aux femmes et le développement d’une application mobile.

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Accès à la justice des femmes victimes de violences Une séance intitulée « Accès à la justice des femmes victimes de violences » se déroulera au ministère de la santé à Paris le lundi 9 décembre. Elle est organisée par le Conseil de l’Europe, le ministère de la Santé et des Affaires sociales, et le ministère des Droits des femmes. Après une présentation du contexte sur le thème « l’accès des femmes à la justice », trois séances ponctueront la journée : « Accès à la justice des femmes victimes de violences » ; « Obstacles socio-économiques et culturels à l’égalité d’accès à la justice des femmes victimes de violences » et « Obstacles juridiques et procéduraux à l’égalité d’accès à la justice des femmes victimes de violences ».

Les violences faites aux femmes dans les territoires en guerre La délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat consacrera quatre réunions (les 21 et 28 novembre, puis les 5 et 12 décembre) au thème des violences faites aux femmes dans les territoires en guerre. Ces auditions et tables rondes rassembleront des représentant-e-s d’organisations non gouvernementales (ONG) et d’associations ainsi que des expert-e-s, des historien-ne-s et une anthropologue. La délégation publiera une synthèse des informations recueillies au cours de ces réunions sous la forme d’un rapport d’information présenté le mercredi 18 décembre 2013, de manière à commémorer le XXe anniversaire de la déclaration de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée générale le 20 décembre 1993. La délégation souhaite donner à toutes les associations qui travaillent à améliorer la situation des femmes dans ces territoires un signal fort de son implication à l’égard de la situation inhumaine faite aux femmes lors des confits et des guerres. Signalons ici que La Croix du 25 novembre a choisi d’illustrer la journée internationale par un reportage sur « le difficile retour à la vie des jeunes filles violées de RD-Congo ». Enfin, on en profitera pour saluer la nouvelle présentation des pages de la délégation aux droits des femmes du Sénat et relever plusieurs actualités que nous n’avions pas évoquées dans ces pages (audition de Najat VALLAUD-BELKACEM le 31 octobre, auditions sur la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel…). Retrouver les pages de la délégation aux droits des femmes du Sénat

Proposition de loi relative à la lutte contre les violences à l'encontre des femmes Le dossier législatif d’une proposition de loi relative à la lutte contre les violences à l'encontre des femmes déposée par Laurence COHEN (photo) et plusieurs de ses collègues au Sénat le 5 juillet 2013, vient d’être mis en ligne sur le site du Sénat. La proposition de loi « cherche à assumer les recommandations des organismes internationaux en prenant en compte l'ensemble des violences faites aux femmes et en y apportant une réponse globale ». Retrouver le dossier législatif sur le site du Sénat

Le 25 novembre vu d’ONU Femmes et de l’EIGE L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) et l’Organisation mondiale de la santé organisent à Vienne une conférence sur le thème « Eliminer les violences faites aux femmes en Europe ». De son côté, dans un message pour la Journée internationale, la directrice exécutive d'ONU Femmes, Phumzile MLAMBO-NGCUKA, exhorte les dirigeant-e-s du monde et les citoyen-ne-s « à se lever, prendre la parole et avoir le courage » de mettre fin à la violence contre les femmes. Les deux institutions ont mis en ligne de nombreux documents sur leur site. Le Monde daté du 26 novembre, citant les chiffres des Nations unies, rappelle que « sept femmes sur dix dans le monde sont confrontées à des violences physiques ou sexuelles ». http://eige.europa.eu/ et http://www.unwomen.org/fr

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Réactions et manifestations des associations Réagissant au nouveau plan, Osez le féminisme ! estime que les mesures « vont dans le bon sens » pour lutter contre les violences faites aux femmes. « Quelle que soit leur forme, ces violences machistes imposent un pouvoir fondé sur la peur et la honte » estime OLF. « La majorité ne fait pas l'objet d'une plainte, reste dans l'impunité et la parole des femmes est minimisée. Pourtant, ces violences nous concernent toutes et tous, sont commises par des hommes de tous milieux sociaux. Ce ne sont pas une somme de faits divers commis par de dangereux psychopathes, mais l'expression de la domination masculine, la marque d'une société encore profondément inégalitaire entre les femmes et les hommes ». Et l’association d’identifier « d’autres mesures concrètes » qui ne figurent pas dans le nouveau plan du gouvernement et qui, selon OLF, « doivent être mises en place ». On citera par exemple, l'interdiction de la résidence alternée lors d'une séparation, en cas de violences, l'extension de l'ordonnance de protection aux victimes de viols et son allongement à un an, ou l'inscription de l'éducation à l'égalité et aux sexualités dans les programmes scolaires. De son côté Paroles de femmes interpelle la ministre des Droits des femmes dans un film qui montre, « sans aucune mise en scène », les difficultés auxquelles sont confrontées les associations de terrain « lorsqu’une femme avec enfants, victime de violences conjugales vient frapper à la porte ». Paroles de femmes dénonce « un service du 115 qui ne répond jamais, une plateforme d’écoute qui n’a pas de possibilité d’hébergement, des centres maternels et d’urgence pleins à craquer, certains commissariats qui se demandent pourquoi on les appelle, des centres d’urgence qui refusent d’héberger une mère avec trois enfants ». Samedi 23 novembre, à l’initiative du Collectif national des droits des femmes, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris, de Montparnasse à l’Assemblée nationale, contre les violences faites aux femmes (synthèses des 7 octobre et 8 novembre). Une manifestation qui a fait de l’abolition de la prostitution l’un de ses principaux mots d’ordre comme l’a constaté l’Agence France Presse. « Financements conséquents » pour le fonds d’accompagnement des parcours de sorties de la prostitution, mesures de protection de « toutes les femmes » victimes de violences, au-delà des violences conjugales et mariages forcés, rejet des amendements du Sénat sur la résidence alternée dans les cas de violences conjugales, etc. ; les porte-parole du CNDF ont rappelé les revendications des féministes. A Toulouse, le collectif féministe contre les violences faites aux femmes appelait à une « manif patriarcale décomplexée ». Parce que « le rire enraye le mécanisme de domination et tue la peur », les militantes du collectif ont défilées travesties en hommes stéréotypés (barbes, cravates, moustaches…), affublées d’un nez rougi, et scandant des slogans comme « Les hommes au bistrot, les femmes aux fourneaux », « Si tu te casses, je te tabasse ! » ou « A toi la maternité, à moi la notoriété ! »…

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La « petite marche » des Antigones Difficile, on imagine, pour le collectif Antigones (synthèses des 10, 17 juin et 8 juillet), d’appeler à manifester lors de la « grande marche » parisienne du 23 novembre (synthèses des 7 octobre et 8 novembre). L’association a organisé une marche silencieuse dans les rues de Paris le dimanche 24 novembre, comme un « signe de (sa) calme détermination à avancer, pas après pas, dans (sa) lutte pour le respect de la femme et la conquête d’une réelle liberté ». « Petite marche chargée de la force du symbole », explique le collectif, « elle est pour nous l'occasion de mettre sur la table des débats fondamentaux (« Chosification du corps de la femme », « Politiques familiales liberticides », et « Violences physiques impunies ») que notre société ne veut pas avoir, de manifester les enjeux de la lutte contre les violences sociales, légales, physiques qui touchent les femmes d’aujourd’hui ».

La Journée internationale et le plan gouvernemental dans les médias Impossible de reprendre ici l’ensemble des très nombreuses retombées sur Internet, dans la presse, en particulier régionale, et les médias audiovisuels. « Voici le nouveau plan contre les violences conjugales », annonçait Le Parisien du 22 novembre par une pleine page. Le journal rappelle les « statistiques terribles », publie le témoignage d’une femme victime de violences pendant vingt ans et insiste sur la formation des professionnel-le-s. « Systématiser la réponse pénale, sanitaire et sociale », c’est ce que résument les Actualités sociales hebdomadaires du même jour. L’Humanité annonce aussi un « Nouveau plan contre les violences » qui verra ses moyens « doublés » par rapport au précédent, ce que relève également (brièvement) Le Monde dans son édition du 23. « Violences conjugales : nouveau plan de bataille », titre Libération du 23 novembre soulignant les mesures prévues pour l’accompagnement de plaignantes (« environ 10 % seulement des femmes victimes de violences déposent plainte » rappelle le quotidien) et pour la formation des professionnel-le-s. Le manque de formation, c’est le thème mis en avant par La Croix du 22 novembre : « les professionnels de santé sont aux premières loges pour repérer ce fléau mais manquant de formation sur le sujet ». Et de préciser les mesures qui leur sont destinées. Le 25 novembre, « Libé » fait la connexion entre la Journée internationale des droits de l’enfant et celle de lutte contre les violences faites aux femmes. Le journal donne la parole à Edouard DURAND, magistrat en charge de formation à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM), qui vient de publier « Violences conjugales et parentalité » (L’Harmattan), un thème qui était celui des neuvièmes rencontres « Femmes du monde » en Seine-Saint-Denis (synthèse du 15 novembre). Enfin, L’Humanité du 25 novembre indique que « la loi antiprostitution » était « en ligne de mire » lors de la manifestation de samedi, et Le Parisien annonce que Najat VALLAUD-BELKACEM et Jean-Paul HUCHON, président du conseil régional d'Ile-de-France, installeront l’Observatoire régional des violences faites aux femmes (synthèse du 8 novembre).

« Sensibiliser aux violences faites aux femmes étrangères et immigrées » « Si les violences dont sont victimes les femmes étrangères et issues de l’immigration ne leur sont pas spécifiques (…), ces femmes peuvent être exposées à des formes particulières de violences : mutilations sexuelles, polygamie, mariages forcés ou crimes d’honneur… ». Le Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF) et cinq associations investies dans le champ de la lutte contre les violences faites aux femmes étrangères (synthèse du 15 novembre), se réunissent pour sensibiliser aux violences faites aux femmes étrangères et immigrées. Dans leur communiqué, les associations précisent que « 80 % des victimes de la prostitution sont des femmes étrangères » et expliquent que « la précarité administrative ou matérielle de la situation de certaines femmes immigrées, est également facteur d’exposition aux autres violences sexistes (violences conjugales, viols, harcèlement…) ». Pour rompre le silence autour des violences faites aux femmes étrangères, il tiendra une conférence de presse le mardi 26 novembre.

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Femmes solidaires dénonce le masculinisme Dans une tribune titrée « Libérez notre pays... », Femmes solidaires estime que « des attaques extrêmement coordonnées sont portées à l’encontre des femmes, remettant en cause leur parole, banalisant les violences dont elles sont régulièrement la cible, violences verbales, physiques, postures humiliantes dans lesquelles on les cantonne ». « Ne nous méprenons pas », écrit l’association, « ces menaces ne sont pas le fait d’individus isolés : nous assistons à la structuration d’un mouvement masculiniste. Par divers modes de communication (télévision, net, réseaux sociaux…), ce mouvement tente de renforcer son audience et, par là-même, le système patriarcal, et ce pour ne pas perdre son pouvoir et ses privilèges bien installés dans notre société ». Réagissant en particulier aux amendements masculinistes adoptés par le Sénat (synthèse du 23 septembre) ou aux attaques machistes à l’occasion de la proposition de loi sur l’abolition du système prostitutionnel (synthèses des 31 octobre et 8 novembre), Femmes solidaires juge le contexte « extrêmement préoccupant ». Les féministes se défendent d’être « des puritaines » et revendiquent les « mouvements de libération des femmes qui ont permis la libération sexuelle ». Et d’expliquer : « Si nous voulons l’abolition de la prostitution et nous opposons à l’industrie du sexe et de la pornographie, c’est parce qu’aujourd’hui celles-ci font leur fortune en passant sur le corps des femmes les plus vulnérables, les plus pauvres et proposent à notre jeunesse une vision déformée de ce qu’est une sexualité libre et épanouie ».

Belgique : un site d’information national sur la violence entre partenaires En Belgique, à l’initiative de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH) et en collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Communauté flamande, un nouveau site, a été lancé ce 25 novembre afin de mieux renseigner les victimes, auteurs et témoins de violences entre partenaires. « Il s’agit du premier site d’information national sur la violence entre partenaires. Il est le résultat d’un travail de longue haleine qui nécessita une réelle implication de tous les partenaires du projet afin que la violence, problématique pour laquelle les différents niveaux de pouvoir sont compétents, soit traitée de manière uniforme et fournisse une information claire et équivalente au Nord et au Sud du pays », a expliqué Michel PASTEEL, directeur de l’Institut. Signalons ici, qu’à l’occasion de la Journée internationale des hommes, l’IEFH a communiqué sur « les stéréotypes sexistes (qui) touchent aussi les hommes » comme par exemple les discriminations dans les métiers dits « féminins » ou les discriminations qu’ils subissent pour leur investissement dans la sphère familiale. L’IEFH souligne également que les hommes victimes de violences n’osent pas déposer plainte, « en raison du poids des stéréotypes dans notre société qui condamnent les hommes à être forts, dominants, et à souffrir en silence »… Retrouver l’information et le lien sur le site de l’IEFH

Aube : « Viols et agressions sexuelles : caractéristiques spécifiques » L’Association auboise d'aide aux victimes d'infractions, de médiation pénale et de réinsertion sociale (AVIM-RS) et la mission départementale aux droits des femmes et à l'égalité, en partenariat avec le Centre d’information sur les doits des femmes et des familles (CIDFF) et Solidarité Femmes organisent un colloque sur le thème « Viols et agressions sexuelles : caractéristiques spécifiques », le mardi 3 décembre à Troyes. Plusieurs interventions sont programmées : le Collectif féministe contre le viol, la substitute du Procureur en charge des dossiers des atteintes aux personnes sur les « suites et poursuites judiciaires », une présentation de l’unité d’accueil des victimes mineures par la brigade de prévention de la délinquance juvénile de la Gendarmerie et une présentation des missions de l'AVIM-RS et de la prise en charge sur le département.

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Haute-Marne : « Les stéréotypes de genre, vecteurs de transmission des violences » Le Centre d’information des femmes et des familles (CIDFF) de la Haute-Marne, en partenariat avec l’association départementale d'aide au justiciable (ADAJ), la Gendarmerie, l’Éducation nationale et la mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité de Haute-Marne, organisent le jeudi 5 décembre leur colloque annuel qui portera sur le thème « Les stéréotypes de genre, vecteurs de transmission des violences - Quelle place pour une culture de l'égalité dès l'enfance ? ». Retrouver le programme sur le site de l’Etat en Haute-Marne

Somme : « alcool et violences intrafamiliales » L’Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (IREPS) de Picardie, en collaboration avec la Préfecture de la Somme, la chargée de mission départementale aux droits des femmes et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), organise une journée de sensibilisation et de formation le jeudi 28 novembre à Amiens sur le thème « Alcool et violences intrafamiliales », en présence des acteurs de la commission départementale de prévention et d’action contre les violences faites aux femmes. L’objectif est de prendre connaissance des besoins et difficultés rencontrées par des intervenant-e-s concernant cette problématique et d'analyser les possibilités de travail interprofessionnel et de maillage sur le département. Il s’agit de renforcer la collaboration d’une part entre les services destinés aux victimes de violence (police, gendarmerie, justice, CHU, associations…), et, d’autre part, ceux qui prennent en charge des personnes dépendantes de l'alcool.

Morbihan : « Violences psychologiques, Violences invisibles » et débat sur la prostitution Echanges sur les violences psychologiques à l’encontre des femmes le matin, présentation de la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitueur pour donner un éclairage et une analyse sur les racines de la prostitution l’après-midi, une journée de formation est organisée à Lorient le jeudi 28 novembre par le Mouvement du Nid avec la participation de la chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité du Morbihan. L’après midi, un débat suivra la projection du documentaire sur la prostitution « L'Imposture » d'Eve LAMONT. Cette journée de formation croisera l’actualité et la réflexion de fond dans des domaines qui touchent au cœur de l’activité de nombreuses et nombreux professionnel-le-s du social.

Rennes : A quoi servent les chiffres sur les violences faites aux femmes ? Questions d'égalité organise une conférence-débat, le vendredi 13 décembre à Rennes, sur le thème « A quoi servent les chiffres sur les violences faites aux femmes ? Enjeux sociaux et politiques des recherches sur les violences à l'encontre des femmes ». Christelle HAMEL, anthropologue et sociologue à l’Institut national des études démographiques (INED), présentera la nouvelle enquête nationale de grande ampleur sur les violences intitulée « Violences et rapports de genre » (VIRAGE), pour souligner dans quelle mesure ces recherches sont indispensables pour lutter contre les violences exercées contre les femmes. Retrouver le programme sur le site de Questions d’égalité

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Nord : le préfet à la rencontre de femmes victimes de violences Le 21 novembre, Pascal JOLY, préfet délégué à l’égalité des chances auprès du préfet du Nord, est allé à la rencontre de femmes victimes suivies par l’association Louise Michel de Villeneuve d’Ascq et la référente départementale en charge des « violences conjugales » de l’arrondissement de Lille. A cette occasion, il a dressé devant la presse et en présence de Frédéric FEVRE, procureur de la République près le TGI de Lille et de représentant-e-s de la police et de la gendarmerie, un bilan des actions menées dans le département depuis la signature du 2e protocole de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes, par l’ensemble des membres de la commission départementale. Il a annoncé les priorités ministérielles du 4e plan triennal interministériel qui guideront les orientations de l’action départementale. Il a également présenté les outils réalisés par les quatre référentes départementales « violences conjugales » et la mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité pour aider les professionnel-le-s susceptibles d’accueillir des femmes victimes de violences (travailleu-se-r-s socia-les-ux, policier-ère-s, gendarmes, personnel-le-s de santé, avocat-e-s…). Voir le dossier sur le site des services de l’Etat dans Nord

Logement, téléphone, lutte contre la prostitution : l’Essonne contre toutes les violences Le 25 novembre, l’Assemblée départementale de l’Essonne lors d’une délibération en matière d'habitat présente les nouvelles grandes orientations en la matière. L'une des fiches actions de ce plan concerne les femmes victimes de violences: Il s'agit d'un appel à initiatives qui incite les 196 communes du département à réserver un ou deux logements sur leur territoire aux femmes victimes de violences conjugales. Elles pourront présenter des projets de construction ou de rénovation (y compris des aménagements pour garantir la sécurité des femmes) de logements. Elles recevront une aide financière du conseil général. L'Essonne lance également l'expérimentation du dispositif « téléphone d'alerte pour femmes en très grand danger », avant sa généralisation au niveau national prévue dans le projet de loi égalité femmes-hommes. Une dizaine de téléphones seront mis à la disposition de femmes victimes d’ici à l’année prochaine. Enfin une séance de « Ciné-débat » autour du film « Slovenian Girl » est organisée le mardi 3 décembre à l'université d'Evry dans la continuité du projet initié par Maud OLIVIER en Essonne sur le thème « prévention et lutte contre le système prostitueur » en avril dernier, et suite à l'enquête menée par l’Observatoire de lutte contre les discriminations et de promotion de l'égalité autour de la prostitution étudiante. La modération du débat sera assurée par Patric JEAN et Véronique LE RALLE (chargée de mission « éducation à la sexualité » au Conseil général), en présence de Maud OLIVIER et du Mouvement du nid. Cet évènement est en lien avec la campagne lancée en Essonne à la rentrée autour de la prévention de la prostitution (synthèses des 8 juillet et 7 octobre).

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Elles sont les insoumises… Un documentaire de Canal +, diffusé le 20 novembre au soir, « Les Insoumises », dresse cinq portraits de femmes du monde qui luttent contre les violences qui leur sont faites… « Les Insoumises » a demandé aux équipes près de deux ans et demi de préparation, afin de chercher les femmes qui accepteraient de témoigner face à la caméra. Ce documentaire, d’Eric GUERET et Frédérique MENANT « puise sa richesse dans l’éventail des situations décrites sur plusieurs continents » (20 Minutes). Libération et L’Humanité du 20 novembre soulignent sa « force » et son « intérêt ». Le documentaire s’accompagne d’une pétition lancée sur Change.org par Christine CAUQUELIN, directrice des documentaires de Canal+. Intitulé « Devenez #Insoumises et engagez-vous contre les violences faites aux femmes », ce manifeste rappelle qu’une femme sur trois subit des violences sexistes, le plus souvent de la part d'un proche et qu’à cette échelle, il ne s'agit pas de faits divers occasionnels mais bien d'un problème d'ampleur mondiale. Retrouver la pétition sur change.org Faute de temps, nous n’avons pas pu reprendre dans cette synthèse l’ensemble de l’actualité et des actions organisées en région et dans les départements qui nous ont été adressées. Pour illustrer notre travail collectif pour la fin de toutes les violences faites aux femmes et vers l’égalité réelle, nous empruntons ces deux petits dessins transmis par la chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité de l’Aveyron (qui illustraient le programme de la semaine d’action réunissant, dans tout le département, l’Etat et les associations)… qui viennent encadrer l’affiche de la campagne du ministère des Droits des femmes.

Pour information, cette synthèse est réalisée à partir d’alertes d’actualité internet, de la surveillance des sites institutionnels français, ainsi que d’une sélection de sites associatifs francophones, des informations et documents reçus par le bureau de l'animation et de la veille et d’une sélection de la presse quotidienne et hebdomadaire nationale. - Photos © DR Direction générale de la cohésion sociale – Service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes Bureau de l'animation et de la veille - dgcs-sdfe-synthese@social.gouv.fr - http://www.femmes-egalite.gouv.fr/

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DGCS - SDFE Synthèse actualité 2013 11 25