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Direction générale de la cohésion sociale Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes

Synthèse de l’actualité 22 juillet 2011 Action gouvernementale Réunion du Conseil supérieur de l’information sexuelle Le Conseil supérieur de l’information sexuelle, de la régulation des naissances et de l’éducation familiale (CSIS) a remis ses deux rapports lors d’une assemblée plénière réunissant tous ses membres le 12 juillet dernier. Le rapport rédigé par premier le groupe de travail porte sur « La prévention des violences faites aux femmes, spécifiquement des mutilations sexuelles ». Il rappelle que les mutilations sexuelles féminines (MSF) sont des violences faites aux femmes qui doivent être traitées comme telles, indépendamment de l’origine des victimes. Elles ne doivent pas être l’objet d’une quelconque tolérance culturaliste. Ce rapport contient 15 préconisations insistant notamment sur l’information du grand public et la formation des professionnelles. Ce groupe de travail continue de se réunir pour traiter les problématiques liées à « La prévention des mariages forcés » qui feront l’objet d’un rapport distinct. Le rapport du second groupe porte sur « L’Organisation du système de soins en matière d’Interruption volontaire de grossesse (IVG) ». Le rapport regrette l’absence de mise en place d’une réelle organisation des soins suite à la libéralisation puis l’assouplissement progressif des conditions d’accès à l’IVG. Il constate que l’IVG demeure une activité à part dans le système de santé, tant par son système de financement, que par le dispositif spécifique mis en place pour son suivi. Le groupe de travail, auteur de ce rapport (qui contient 13 préconisations), manifeste des inquiétudes quant au fait que l’IVG devienne la variable d’ajustement du système hospitalier. Il rappelle, dans le contexte de mise en place des agences régionales de santé (ARS), que l’IVG est une activité de soins au même titre qu’une autre, à réintégrer dans un contexte de prévention. Ce groupe travaille maintenant à l’élaboration d’un rapport sur «La contraception choisie », deuxième temps de sa réflexion. Retrouver l’information et télécharger les deux rapports Réunion de la Commission nationale contre les violences envers les femmes Le même jour, le 12 juillet, était organisée une réunion plénière de la Commission nationale contre les violences envers les femmes dans sa nouvelle composition (voir synthèses des 3 avril, 6 et 13 juillet). Il a été confirmé lors de cette réunion que la première des trois campagnes d’information destinées au grand public prévues dans 3e Plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes (synthèses des 12, 13 et 15 avril) sera lancée en novembre prochain. Elle concernera les viols et les agressions sexuelles. (Lire également cidessous « Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage »).


« Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage » L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) consacre son Repères n° 15 aux « Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage » et publie une « description par les personnes de 18 à 75 ans se déclarant victimes des suites et des conséquences des actes subis » (un article dans Libération du 14 juillet). Ce travail s’inscrit dans la continuité directe du Repères numéro 14 consacré aux « auteurs d’actes de violences physiques ou sexuelles déclarés par les personnes de 18 à 75 ans ». Dans un communiqué diffusé le 13 juillet, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale (photo), salue la qualité des travaux menés par l’ONDRP. Ces travaux nous rappellent que le nombre de violences aux personnes déclarées, pourtant en augmentation, reste bien en deçà de la réalité, puisque moins d’une femme sur cinq porte plainte pour violences physiques. Elaboré dans la continuité de la grande cause nationale dédiée aux violences conjugales en 2010, le plan triennal 2011-2013 de lutte contre les violences faites aux femmes répond aux attentes fortes de nos concitoyens et des associations. Il mobilisera 31,6 M€ sur trois ans, soit une augmentation de plus de 30 % par rapport au plan précédent, témoignant ainsi que la lutte contre les violences faites aux femmes reste au cœur des préoccupations du Gouvernement. La Commission nationale contre les violences envers les femmes, qui rassemble l’ensemble des partenaires associatifs et institutionnels concernés, s’est réunie le 12 juillet. L’ensemble des mesures programmées dans le plan triennal entreront en application à partir du mois de septembre prochain. Une campagne de communication appelant à signaler ces violences sera lancée le 25 novembre 2011, date de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Roselyne Bachelot-Narquin tient à rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes est l’affaire de tous et de toutes et que l’effort consenti par l’Etat ne peut être un levier efficace que s’il est relayé par l’ensemble des acteurs publics dont, en premier lieu, les collectivités territoriales. (Photo © DICOM). Télécharger les numéros de Repères sur le site de l’ONDRP « Violences intrafamiliales : mieux protéger, c'est possible » « Il existe une mesure d'urgence qui permet de protéger une victime de conjoint violent avant l'engagement d'une procédure judiciaire » rappelle le ministère de la Justice et des Libertés dans une information mise en ligne sur son site le 30 juin : « c'est l'ordonnance de protection. Au tribunal de grande instance de Bobigny, une organisation spécifique veille à sa mise en œuvre, au bénéficie de toutes les victimes de violences intrafamiliales, adultes et enfants ». L’information est reprise dans Clic Droit, la lettre électronique du ministère sur l’actualité juridique, de juillet 2011. Lire la suite sur le site du ministère de la Justice et des Libertés

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Législation, réglementation, nominations Promotion de la Légion d’honneur du 14 juillet A l’occasion de la traditionnelle promotion de la Légion d’honneur du 14 juillet on signalera dans notre domaine la promotion au grade d'officier de Colette Gadioux, présidente d'honneur d'un centre régional d'information sur les droits de la femme, et de Jacqueline Pierné, chef d'entreprise, présidente d'une fédération en faveur des femmes (Line Pierné est présidente de Femme 3000, « une grande dame de cœur avec une conception exigeante de la dignité d'autrui, humaniste elle n'a de cesse de révéler l'infinie richesse de chacun et chacune et apporte des réponses à biens des situations de détresse » souligne le site de l’association). Christiane Pelletier, membre d'une association en faveur des femmes, 50 ans de services, et Berthe Larcat, directrice d'une association en faveur des femmes, 34 ans de services, sont nommées chevaliers. Enfin, on félicitera ici tout particulièrement Nadia Castain, déléguée régionale aux droits des femmes et à l'égalité de Picardie (photo), conseillère municipale, 27 ans de services, qui devient elle chevalier de la Légion d’honneur. Nadia Castain a souhaité partager avec toute l'équipe du SDFE et le personnel régional de la DRDFE et CMD de Picardie cette distinction qui traduit, selon elle, la reconnaissance du travail collectif engagé par le réseau des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Avis de vacance d'un emploi de chef-fe de service (SDFE de la DGCS) Suite au départ d’Elisabeth Tomé-Gertheinrichs (synthèse du 6 juillet), l’avis de vacance d’emploi de chef-fe du service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes, adjoint-e à la directrice générale de la cohésion sociale, a été publié au Journal officiel du 22 juillet. On notera, qu’en plus de ses nouvelles fonctions, l’ancienne cheffe du SDFE a été nommée par arrêté du 13 juillet au cabinet de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale comme directrice adjointe de cabinet, chargée de la famille. Retrouver l’avis sur Légifrance

Assemblée nationale Propositions de loi déposées à l’Assemblée nationale Plusieurs propositions de lois concernant notre domaine ont été déposées et mises en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. Une proposition de loi (n° 3682) de Michel Zumkeller relative au traitement médical limitant la libido et suivi psychologique renforcé pour les condamnés auteurs d'agressions sexuelles ; une proposition de loi (n° 3684) de Anny Poursinoff sur l’expérimentation des maisons de naissance ; une proposition de loi (n° 3686) de Marie-George Buffet (photo) et plusieurs de ses collègues visant à prendre des mesures d'urgence contre le sexisme et pour l'égalité effective entre les hommes et les femmes au travail (synthèse du 13 juillet) ; et une proposition de loi (n° 3697) de Marie-George Buffet, MarieHélène Amiable, Martine Billard et plusieurs de leurs collègues visant à rendre inéligibles les personnes détentrices de mandats électifs condamnées de manière définitive pour viol, agression sexuelle ou harcèlement sexuel. Retrouver les différents textes sur le site de l’Assemblée nationale

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Défenseur des droits Dominique Baudis nomme trois adjointes Pour les trois postes d’adjoints au Défenseur des droits, on attendait « au moins deux femmes » (synthèse du 29 juin), elles seront trois ! Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, a fait connaître le 18 juillet le nom de ses trois adjointes : Marie Derain, défenseure des enfants, adjointe, vice-présidente du collège chargé de la défense et de la promotion des droits de l’enfant. Marie Derain est actuellement en fonction à la Protection judiciaire de la jeunesse au ministère de la Justice. Elle a exercé des responsabilités dans une association d’éducation populaire. Elle a notamment participé au rapport sur la situation des mineurs étrangers isolés en France ; Françoise Mothes, adjointe, vice-présidente du collège chargé de la déontologie dans le domaine de la sécurité, a été avocate au barreau de Paris puis intégrée dans la magistrature où elle a occupé diverses fonctions notamment celle de procureur de la République adjoint au tribunal de grande instance de Créteil, son poste actuel. Françoise Mothes a également exercé des responsabilités au sein de l’administration pénitentiaire, de la gendarmerie nationale et de la préfecture de police. Elle est diplômée de l’Institut national des hautes études de la sécurité ; Maryvonne Lyazid, adjointe, vice-présidente du collège chargé de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l’égalité, est diplômée de l’Ecole nationale de la santé publique et de l’Institut d’études politiques de Strasbourg, est adjointe au Directeur général de la Fondation Caisse d’épargne pour la solidarité. Maryvonne Lyazid était vice-présidente de la HALDE jusqu’en mars 2011. L’information fait l’objet de brèves dans L’Humanité, La Croix (19 juillet), Le Monde (20 juillet) et d’un article dans Les Echos (19 juillet). Le quotidien économique souligne que le choix de Dominique Baudis a été dicté par « la prime à l'expérience de terrain et à une bonne connaissance du milieu associatif », selon Les Echos, les trois adjointes du Défenseur des droits si elles ne sont pas connues du grand public, « connaissent en revanche fort bien leur domaine de compétences respectif et les acteurs qui comptent en la matière ». « Trois nominations très consensuelles », estime le quotidien, « à l'image de celle du secrétaire général du Défenseur des droits, Richard Senghor, déjà nommé il y a quelques jours. En charge de la bonne organisation de l'institution, ce conseiller d'Etat, ancien membre du cabinet de JeanPierre Raffarin lorsqu'il était Premier ministre, est lui aussi un connaisseur du milieu associatif et des questions sociales ». Les Echos constatent enfin que si « l'état-major du Défenseur des droits est désormais en place (…) plusieurs interrogations demeurent : les effectifs des différentes institutions resteront-ils identiques ? Comment vont s'opérer les mutualisations attendues ? Et quelles seront les sujets prioritaires à traiter dès la rentrée ? ». « Pour Dominique Baudis et pour ses équipes, l'été risque d'être studieux » pense le quotidien.

Egalité dans la vie professionnelle Marianne Laigneau, directrice des ressources humaines du groupe EDF « Chez EDF, l'égalité salariale s'applique à tous les niveaux » : c'est ce qu'affirme Marianne Laigneau, directrice des ressources humaines du groupe EDF, à qui La Tribune du 22 juillet consacre sa rubrique « Parcours de femme ».

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« La police nationale est-elle toujours un métier d'homme ? » Le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a rendu publique le 18 juillet une étude sur la parité entre les femmes et les hommes au sein de la police. L’auteure de cette étude, Sylvie Feucher, secrétaire générale de l’organisation syndicale, rappelle que « le ministère de l’Intérieur, comme d’autres départements ministériels à forte composante d’emplois techniques présente un taux de féminisation inférieur à la moyenne de la Fonction publique : 33,1 % ». Elle indique que « la féminisation de la Police Nationale s’inscrit dans l’histoire du travail féminin. Les premières femmes recrutées ont été affectées sur des missions identifiées comme conformes à l’image traditionnellement attachée à la féminité de l’époque. Par leur engagement et leur travail, elles ont contribué à la naissance et au développement de certains services devenus depuis prestigieux – la brigade des mineurs au sein de la Direction Régionale de la Police Judiciaire de Paris, par exemple – et aussi, à l’évolution des mentalités ». Selon Sylvie Feucher, « les stéréotypes se sont atténués au fil du temps et l’ensemble des corps de métier leur a progressivement été ouvert » : inspecteur de police en 1972, commissaire de police en 1974, gardien de la paix en 1978 et officier de paix en 1983. Si l’étude constate une féminisation lente mais constante, elle souligne également que « les femmes sont minoritaires dans les postes à responsabilité ». Selon l’auteure, « le management masculin et le temps partiel » peuvent expliquer ces disparités. En conclusion, des pistes de travail sont avancées par l’auteure pour faire progresser la parité dans la police, une auteure qui se défend d’un « affichage féministe » et signe d’ailleurs « le secrétaire général »… Télécharge l’étude sur le site du SCPN Chômage, temps partiel : les femmes en première ligne « Au premier trimestre, l'emploi a stagné malgré la reprise », affirme La Tribune du 18 juillet sur la base des chiffres de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), soulignant en particulier que « le taux de chômage des jeunes femmes actives de moins de 25 ans est de 25 %, en hausse de 2,8 points ». Les Echos du même jour consacrent une infographie au développement du temps partiel. « Le pourcentage d'actifs occupés à temps partiel a doublé » depuis 1975 « avant de se stabiliser depuis 2009 », affirme le quotidien économique sur la base des chiffres de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Les Echos expliquent que « cette hausse résulte notamment de la féminisation et de la flexibilités accrues de la main-d’œuvre ». « Les trois quarts des contrats à temps partiel « subis » sont occupés par des femmes » précise le journal. La place des femmes dans les professions du droit La Semaine juridique du 18 juillet publie un article de Mustapha Mekki, professeur, qui porte des « regards indiscrets sur la place des femmes dans les professions du droit ». Selon l’auteur, « les métiers du droit, ne font pas exception à la règle. Un taux très élevé de féminisation dissimule, en effet, diverses formes de discrimination persistantes ». Après avoir posé son regard « rétrospectif », puis « prospectif » sur la place des femmes dans les professions du droit, il se demande si le droit peut être « un facteur de changement ».

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Egalité dans la vie personnelle et sociale Famille : les propositions de l’UMP et de Terra Nova Un rapport d’un groupe de travail sur la famille animé par les députés UMP Hervé Mariton et Anne Grommerch a été rendu public le 13 juillet (La Croix du 14 juillet). Ce rapport dévoile trente propositions pour promouvoir « la famille durable », en réclamant par exemple de réserver en priorité l'adoption aux couples hétérosexuels ou aux seuls célibataires ayant un lien de parenté avec l'enfant, quand ses parents sont décédés. Lors d'un point de presse, Hervé Mariton et Anne Grommerch ont souligné qu'il fallait renforcer la valeur famille en apportant « un soutien financier » mais aussi « un soutien aux parents (…). Avoir deux parents de sexe différent étant », selon eux, « un bien élémentaire de l'enfant » provocant la colère d’associations homosexuelles. Le Figaro du 14 juillet soulignait lui que la majorité était « divisée sur le mariage homosexuel ». « Alors qu’un grand nombre de parlementaires UMP sont opposés à toute évolution, certains poids lourds du parti commencent à prévoir de nouveaux droits » indiquait le quotidien. Hasard du calendrier, un autre rapport sur la famille a été rendu public quelques jours plus tard annoncé par exemple par Les Echos (18 juillet) sous le titre « Les propositions chocs de Terra Nova en matière de politique familiale ». Terra Nova, « think tank » proche du Parti socialiste, propose un changement majeur : celui de passer d'une politique encore dominée par un soutien monétaire aux familles à une politique privilégiant les aides concrètes, sous forme de prestations de services. La priorité est de promouvoir l'activité des mères par la mise en place d'un véritable service public de la petite enfance (SPPE), et la réforme des congés parentaux. Le rapport propose également d'accroître l'équité des transferts de la politique familiale, pour lutter contre la pauvreté des enfants, et de soutenir les choix conjugaux et la parentalité. « Deux idéologies s’affrontent », titrent Les Nouvelles News le 21 juillet, analysant le « choc des cultures UMP/Terra Nova ». Retrouver l’analyse et accéder aux deux rapports sur Les Nouvelles News Xavier Emmanuelli va quitter la présidence du Samu social de Paris Président fondateur du Samu social de Paris, Xavier Emmanuelli (photo) va quitter ses fonctions en raison des restrictions budgétaires imposées par l'Etat au dispositif d'urgence créé en 1993 (synthèses des 29 juin et 6 juillet). « Le président du Samu social rend les clés », titre Libération du 20 juillet, commentant sur une pleine page la démission annoncée. Une information reprise le même jour par Les Echos et L’Humanité alors que Le Parisien affirme en une de son cahier central que la Ville de Paris « continue d'aider les SDF durant l'été ». Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait d’ailleurs publié une tribune sur ce sujet dans Le Monde du 15 juillet. « La démission de Xavier Emmanuelli » de la direction du Samu social « met en lumière les ratés de l'urgence sociale », juge Le Monde daté du 21 juillet, affirmant que le « constat » de l'ancien secrétaire d'Etat à l'action humanitaire selon lequel la situation n'est « plus gérable » est « partagé par la plupart des associations ». « Samu social : la polémique monte sur l'hébergement d'urgence », titrent Les Echos soulignant que « le nombre des mallogés ne cesse d'augmenter » « malgré la hausse de l'effort budgétaire depuis 2005 ». Le 20 juillet, Le Secours Catholique mettait en ligne une information de l’Agence France presse selon laquelle « l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) révèle qu’entre le 15 mai et le 4 juillet, une centaine de familles a trouvé refuge aux urgences hospitalières, faute de place en centre d’hébergement ». Le Secours Catholique dénonce une situation inacceptable mais prévisible, compte-tenu des financements insuffisants.

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Election présidentielle 2012 L'équipe de campagne de Martine Aubry L'équipe de campagne de Martine Aubry a été présentée le 12 juillet. On notera tout particulièrement la présence de deux féministes en charge des droits des femmes et de l’égalité : Caroline De Haas et Françoise Héritier. Militante syndicale et associative, Caroline De Haas, est titulaire d’une licence d’histoire. Elle a été secrétaire générale du syndicat étudiant Union nationale des étudiants de France (UNEF) de 2006 à 2009. Collaboratrice de Benoît Hamon, elle a fondé fin 2009 l'association Osez le féminisme ! dont elle a été le porte parole jusqu’en juin 2011 (synthèse du 13 juillet). Anthropologue, professeure honoraire au Collège de France, Françoise Héritier a en particulier mené des recherches au Burkina Faso. Spécialiste des questions touchant à la parenté, au mariage, à la famille, au rapport de sexe et de genre, elle s'intéresse particulièrement au fonctionnement des représentations mentales dans notre société. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages et articles. A signaler que Caroline De Haas vient de publier une tribune dans The Guardian du 21 juillet (mise en ligne sur le site du quotidien britannique) annonçant que Martine Aubry allait inscrire les droits des femmes sur l’agenda politique français. On note d’ailleurs que dans différentes interventions récentes la candidate du PS à la primaire socialiste évoque l'égalité femmes-hommes parmi ses premières priorités entre l'éducation, l'emploi, le pouvoir d'achat, la sécurité et la démocratie.

Image des femmes Hypersexualisation des adolescents En Belgique, le Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs (CRIOC) vient de publier une courte étude signalée par Le Soir daté des 16 et 17 juillet sous le titre « Hypersexualisation : les ados sont en danger ». « Dans une société qui, dans tous ses aspects, est imprégnée de sexe, d'érotisme et pornographie, l'hypersexualisation ou encore l'attribution d'un caractère sexuel à un comportement de consommation ou un produit pour lequel ce caractère n'est pas inhérent, choque et inquiète » explique le CRIOC qui analyse ce phénomène et ses effets sur les enfants et les adolescents. En conclusion de son étude, le CRIOC estime que « face à l'hypersexualisation de tout ce qui nous entoure, il convient de développer la capacité d'analyse des jeunes et leur esprit critique en encourageant l'éducation aux médias et au décodage publicitaire. L'éducation à la consommation responsable et raisonnée doit permettre aux jeunes de situer leurs actes de consommation par rapport à leur système de valeur et développer des habiletés au niveau de l'affirmation de soi ». (Illustration : Girlicious, groupe pop USA). Retrouver l’information et télécharger l’étude sur le site du CRIOC

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Publication, parutions « Les organismes de planification, de conseil et d’éducation familiale : un bilan » Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur les organismes de planification, de conseil et d’éducation familiale a été mis en ligne sur le site de la Documentation française. Dans son rapport d’évaluation de la loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception (synthèses des 26 janvier et 5 février 2010), l’IGAS préconisait de procéder à une évaluation globale de la situation des centres de planification et d’éducation familiale, de leurs moyens et capacités d’action. Dans ce cadre, et compte tenu de l’évaluation de la recentralisation de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles effectuée par ailleurs par l’IGAS, les ministres en charge de la santé et de la solidarité ont demandé un bilan de la situation de ces organismes. La première partie du rapport présente le cadre juridique, administratif et financier des organismes depuis la création du dispositif par la loi Neuwirth en 1967 et tente de dresser une cartographie des structures selon leur statut, leurs personnels, leurs activités et leurs implantations. L’organisation du pilotage des centres de planification ou d’éducation familiale (CPEF) par les services des conseils généraux et des établissements d’information, de consultation et de conseil familial (EICCF) par les services de l’Etat complète cette première partie. La deuxième partie analyse la nature et les modalités des réponses apportées par les CPEF d’une part et les EICCF d’autre part, au regard des évolutions de la conjugalité, des modes d’entrée dans la sexualité, des rapports entre les hommes et les femmes et des enjeux de prévention et de prise en charge sanitaire, sociale et éducative qui s’y rattachent. Enfin, la troisième partie formule les recommandations de la mission pour favoriser l’accessibilité des structures et l’accès aux prestations qui y sont dispensés, notamment à l’appui des nombreuses bonnes pratiques recueillies dans les départements visités et à l’étranger. Télécharger le rapport sur le site de la Documentation française « Femmes au bord de la crise... » Le Bref du CEREQ, n° 288 - 2011 publié par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) est consacré à une étude de Dominique Epiphane, Nathalie Moncel et Virginie Mora intitulée « Femmes au bord de la crise… ». Une première dans les résultats des enquêtes Génération du CEREQ : fin 2008, le taux de chômage des jeunes femmes passe en dessous de celui des hommes. Ces derniers, proportionnellement plus nombreux à être non diplômés, pâtissent davantage de la baisse du nombre d’emplois non qualifiés. Pour autant, selon le CEREQ, les femmes ont toujours des emplois moins stables et des salaires moins élevés. « Les conditions d’emplois des jeunes femmes ne s’améliorent pas » soulignent les auteurs. Télécharger le Bref sur le site du CEREQ

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Histoire Réhabilitation de Nathalie Le Mel Lors de l’anniversaire de la semaine sanglante nous avions rendu hommage dans cette synthèse aux femmes de la Commune de Paris (synthèse du 30 mai). Dans son édition du 19 juillet, L’Humanité consacre sa série d’été « Portraits de communards » à Nathalie Le Mel (1826 - 1921). « A la tête de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ; elle est une militante de tous les combats pour la République, pour la justice sociale », rappelle le quotidien communiste avant de regretter : « et pourtant, l’histoire l’a oubliée ! ». Sous le titre « Toutes au combat ! Il faut écraser Versailles », Claudine Rey, présidente de l’association des amis de la commune, retrace le parcours de cette militante féministe révolutionnaire oubliée pour conclure qu’il faudra bien un jour la réhabiliter « en la sortant de l’ombre »…

Féminisme « Femmes de France, la République vous appelle ! » Le 14 juillet 2011, aux quatre coins de la France, Paris, Bordeaux, Toulouse, Lyon, des activistes du collectif féministe La Barbe ont orné d’une barbe postiche les Mariannes et autres statues, figures et symboles féminins de la République et de ses valeurs. Dans leur communiqué diffusé le jour même, les militantes expliquent qu’elles ont tenu, en ce jour de fête nationale, « à pointer et à dénoncer, avec leur humour et ironie habituels, la pugnace persistance de la domination masculine au sein des différentes instances et échelons territoriaux de la République ». « Que la barbe des femmes soit le signe de leur volonté de résister à l’hégémonie masculine et de rendre visibles et ridicules toutes les situations d’inégalité entre hommes et femmes » ont-elles rappelé. Cette action, déjà menée par le collectif en 2008, 2009 et 2010, s’est propagée avec succès en province, « les régions étant particulièrement touchées par la loi sur la réforme des collectivités territoriales » estime l’association. (Photo ci-dessous : des militantes place de la Concorde quelques heures avant le défilé - © La Barbe).

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Le féminisme encore et toujours en débat On attendait « le retour » du féminisme pour 2010 (synthèse du 22 janvier 2010). Si la tendance était sans doute largement lancée, il aura fallu attendre 2011 pour être sûr et certain qu’il ne s’agissait pas d’une déformation professionnelle. Les débats lancés à l’occasion de « l’affaire DSK », continuent en tout cas dans la presse avec une force et une richesse assez surprenantes. Le Monde du 16 juillet publiait par exemple deux pages pour se poser la question « Quel féminisme aujourd’hui ? ». Le quotidien du soir a rencontré la sociologue Dominique Méda et l’écrivaine Joy Sorman qui débattent de « la nouvelle politique des sexes » autour de thèmes comme l’égalité professionnelle, sociale ou parentale. Les deux féministes insistent sur « l’accablante persistance des assignations identitaires encore très présentes dans l’éducation, l’entreprise ou la famille ». « A quoi bon promulguer des lois pour la parité si l'on continue à proposer aux petites filles de jouer exclusivement à la poupée et d'offrir uniquement aux petits garçons des camions de pompier ? », s'emporte Joy Sorman indique Le Monde, alors que Dominique Méda « propose de déconstruire notre vision et nos catégories d'interprétation "androcentriques" du monde ». Et le journal de souligner, avec Dominique Méda, que « l’affaire DSK a permis de mettre le projecteur sur des sujets et des associations qui font un travail très important » (par exemple l’AVFT, synthèse du 29 juin). « On a en effet pu entendre des voix féministes s'élever et c'est une bonne nouvelle », « cette affaire a mis en lumière la vigueur du féminisme français, la diversité et le renouvellement de ses leaders (en particulier la forte présence des jeunes générations) » soulignent les deux femmes. Mais elles se posent aussi des questions : « pourquoi ne les entendons-nous pas autant pour soutenir les caissières qui tiennent le piquet de grève tous les dimanches depuis trois ans devant leur supermarché » (synthèse du 6 juillet) se demande Joy Sorman. « L'association La Barbe existe depuis 2008, Osez le féminisme depuis 2009, le Laboratoire de l'égalité depuis 2010 », rappelle Dominique Méda, « et on ne les avait pas entendues sur les grands médias jusqu'à présent ! » constate-t-elle. (Lire la suite page suivante).

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Tout cela ne semble pas satisfaire Elisabeth Badinter, écrivaine et philosophe, qui avait gardé le silence jusqu’ici. La présidente du conseil de surveillance du groupe Publicis, a décidé de s’exprimer dans Le Nouvel Observateur qui consacre ses pages débats de la semaine du 21 juillet à « DSK, les femmes et les féministes », et elle doute que l’affaire DSK fasse « avancer la cause des femmes ». Elle trouve même que l’on en fait « des tonnes sur la France machiste » et que tout cela est « ridicule et excessif ». Dans le même numéro « L’Obs » publie également un texte de Cynthia Fleury : « Les quatre leçons de l’affaire DSK ». Pour la philosophe, « audelà de l’effet de sidération (…), il est temps d’en tirer les premières leçons pour éviter une débâcle de la pensée et de la vérité ». Télérama aussi a choisi de se pencher sur la question et, détournant un célèbre slogan publicitaire, clame à la une de son numéro du 20 juillet : « Féministe parce qu’il le faut bien ! ». Pénélope a illustré le numéro avec une jolie parodie de l’affiche Rosie The Riveter (synthèse du 5 janvier) (on signalera au passage le portrait de Pénélope Bagieu publié par Libération dans son édition des 2 et 3 juillet dernier sous le titre « Dans la case fille ». Voir synthèse du 10 mai 2010). Télérama rend hommage à sa façon aux féministes, « longtemps considérées comme ringardes », qui « reprennent du poil de la bête. Grâce à leur humour et à leur activisme sur le Web ». L’hebdomadaire retrace l’histoire de l’émergence de ce nouveau féminisme, de La Barbe à Osez le féminisme ! en passant par le mensuel Causette ou le Laboratoire de l’égalité, évoque « la démonstration de force » des rencontres féministes d’Evry début juillet (synthèse du 6 juillet), ou l’importance dans ce débat des chercheur-e-s et des études sur le genre… « A-t-on encore besoin des féministes ? » se demande de son côté Clés, le magazine qui veut « retrouver du sens », qui signale à la une un débat sur « le réveil féministe ». Le magazine a rencontré Michelle Perrot, historienne, et Sandrine Treiner, journaliste. « Faut-il donc se battre encore pour des droits des femmes pourtant acquis dans les textes » se demande Clés qui annonce « l’avis d’une pionnière et d’une représentante d’une génération qui a pris la relève sur un sexisme toujours renaissant »… Signalons enfin « Sacrées Françaises ! » publié le 22 juillet par Le Figaro dans sa série d’été « Le bonheur d’être français ». Le journal estime qu’elles « incarnent la femme idéale : élégante, amusante, brillante ». « Mais en matière d’égalité des sexes, notre pays semble très arriéré » juge Le Figaro. Et les hommes dans tout ça ? « L'émancipation des femmes passera par celle des hommes appelés à se débarrasser de leurs stéréotypes et à refuser les assignations de genre » c’est ainsi que Le Monde a choisi de titrer l’entretien avec Dominique Méda et Joy Sorman publié dans son édition du 16 juillet (voir ci-dessus). « Nous sommes arrivées à un moment historique décisif : le combat féministe n'est plus un combat des femmes contre les hommes ou des dominés contre les dominants, mais un combat pour unir nos forces contre cet ennemi commun, les assignations de genre. Face à cette déconstruction de la féminité, certains hommes commencent à s'interroger sur leur propre virilité et sur la nécessité de déconstruire et d'interroger également la masculinité » explique par exemple Joy Sorman. Alors, après le rapport de Terra Nova sur l’implication des hommes dans la lutte pour l’égalité des sexes, et en attendant la publication dans quelques semaines de « L’homme féministe. Un mâle à part ? » (les deux ayant été évoqués dans la synthèse du 24 juin), on signalera l’appel « Des hommes pour un féminisme modernisé » lancé par Future, au féminin. Allez, on est presque prêt à parier que les hommes féministes vont passer à l’action avant 2012.

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Femmes et sport Les femmes privées de Tour de France Désertion des sponsors, désintérêt des collectivités locales et des médias, sous le titre « Les filles passent leur tour », Le Monde des 17 et 18 juillet annonce que « cette année, le peloton féminin est privé de Grande Boucle ». Le quotidien rappelle que la Route de France féminine est habituellement programmée en août mais que cette année l’organisateur (Organisation routes et cycles) a décidé d’annuler l’épreuve (une décision annoncée sur son site le 20 mai « avec une grande amertume ». La société invoquait des raisons économiques « (…) Malgré le soutien de la Fédération Française de Cyclisme. Il est vraiment regrettable que le Cyclisme Féminin de haut niveau suscite aussi peu d'intérêt et ne bénéficie pas de réels appuis ». NDR). Le quotidien retrace l’histoire de ce Tour de France au féminin et analyse les raisons de l’abandon d’une course où l’on souligne pourtant de vrais atouts : « un dopage quasi inexistant » et « un amateurisme sain » par exemple. « On ne parle du cyclisme féminin qu’en faisant référence à Jeannie Longo » regrette Laurence Le Boucher, responsable de la filière féminine à la Fédération française de cyclisme (FFC). Pour conclure Le Monde donne la parole à Marie-George Buffet, ancienne ministre des sports et députée communiste : « des millions de français se sont intéressés au football féminin grâce à la demi finale des Bleues lors du Mondial », explique-t-elle, « cet engouement peut s’étendre au cyclisme ». Dans un communiqué diffusé le 21 juillet, Femmes solidaires rappelle que « la pratique du sport qui participe au droit des femmes à disposer de leur corps est un des enjeux majeurs du combat féministe d’aujourd’hui ». « L’invisibilité du cyclisme féminin est intolérable » dénonce l’association pour qui : « les filles veulent voir la vie en jaune sur les Champs ». Dimanche 24 juillet, Femmes solidaires sera présente sur la 21e et dernière étape du Tour de France 2011 à Paris au métro Tuileries pour mettre en valeur le cyclisme féminin. (Illustration : l’affiche de la Route de France féminine 2010). Le beau parcours des Bleues : un communiqué de Roselyne Bachelot-Narquin Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a tenu à saluer la belle performance de l’équipe de France féminine de football lors de la Coupe du monde en Allemagne dans un communiqué diffusé le 13 juillet. « Malgré leur défaite en demi-finale, les Françaises viennent de réaliser un exploit » souligne la ministre. « C’est la première fois qu’elles accèdent à ce niveau de compétition ». A cette occasion, la ministre en charge du droit des femmes se réjouit « de l’engouement nouveau suscité par le football féminin français. En effet, il n’y a pas de sport réservé à un genre plutôt qu’à un autre. Tous les sports doivent pouvoir s’ouvrir à toutes et à tous ». (Photo : Elodie Thomis).

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La coupe du monde des Bleues… Et après ? Les Violettes ! « En attendant un éventuel boom des licenciées, la route est encore longue » indiquait Le Figaro le 13 juillet. On en décompte en effet aujourd'hui 55.400 en France contre 1.760.048 chez les hommes… Par comparaison, elles sont 871.000 licenciées en Allemagne. L’Allemagne, un pays organisateur que l’on peut féliciter car il a réussi à commencer mettre en lumière le football féminin. Les Bleues sont arrivées quatrième de la compétition gagnée le 17 juillet par la Japon face aux Etats-Unis. Plusieurs journaux soulignent le « pic d’audience » de la chaine de la TNT Direct 8 lors de la demi-finale contre les Etats-Unis avec entre 2 et 3 millions de téléspectateurs-trices (Le Monde Magazine du 23 juillet, L’Humanité du 18 juillet). L’Humanité qui se demande dans le même numéro si l’on va enfin assister à « l’envol » du football féminin. Ce sport est « à la recherche de pratiquantes et d’exposition médiatique » souligne le quotidien. On ne citera pas ici tous les articles publiés depuis notre dernière synthèse et le rêve envolé (titre qui revient plusieurs fois). Les Bleues, qualifiées de« fabuleuses » dans le dernier Nouvel Observateur, ont en tout cas « la côte » (Le Parisien du 19 juillet qui a assisté à la rencontre avec les supporteurs-trices « venus en nombre sur les Champs Elysées » le 18 juillet). Et ce malgré leurs « insuffisances » (Libération du 18 juillet). Tous les journaux se posent en tout cas la question de leur avenir, et Le Monde du 15 juillet, souligne avec, Sonia Bompastor, défenseure des Bleues, que la France « n’a pas la culture du foot féminin »… Pour notre part, nous suivrons à partir de septembre, sur le terrain et dans cette synthèse, les exploits des féminines du Paris Université Club (synthèse du 30 mai) que l’on peut d’ores et déjà retrouver sur le blog Le Canard des Violettes. Découvrez le blog de l’équipe 1 des féminines seniors du PUC

Recherche - Enseignement « Diplômées » se penche sur les « avocates aujourd’hui » Le numéro 237 (juin 2011) de Diplômées la revue des femmes diplômées de l’Enseignement supérieur est parue. Il est publié par l’Association française des femmes diplômées des universités (AFFDU). Au sommaire de ce numéro le dossier qui vient compléter les rubriques habituelles est consacré aux « avocates aujourd’hui ». « Malgré une forte féminisation de la profession », explique l’AFDDU, « peu de femmes apparaissent sur le devant de la scène » en particulier médiatique. L’occasion pour faire le point à l’heure où « l’organisation judiciaire évolue profondément ».

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Le Genre dans les projets européens : stratégie européenne et position française Pour faciliter l’intégration du Genre dans la recherche et aider les équipes de recherche à préparer au mieux les projets européens en connaissant la stratégie européenne et la position française, le site EUROSFAIRE (Service français d’accès à l’information sur la recherche en Europe) a mis en ligne une fiche d’information intitulée « Le Genre dans les projets européens : intégrer le genre dans la recherche ». Cette fiche donne également accès à une bibliographie succincte, utile à toutes les parties prenantes concernées par le montage de projets européens. L'objectif principal du site EUROSFAIRE est d'informer sur les activités communautaires de recherche et de développement, principalement le 7e Programme cadre pour la recherche et le développement technologique (PCRDT), afin de faciliter la participation des équipes françaises. EUROSFAIRE s’efforce d’offrir un accès facile et convivial à l'information recherchée. Le site EUROSFAIRE a été entièrement conçu et réalisé dès 2002 au bureau des affaires européennes (BAE), devenu en 2009 le département des affaires européennes et internationales (DAEI), de la Direction générale pour le recherche et l’innovation (DGRI) du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche avec la participation du réseau des vingt et un points de contact nationaux français (PCN) mis en place dans le cadre du 7e PCRDT. « L'intégration du Genre dans la recherche et au sein des projets européens fait de nouveau partie de la réflexion en cours sur l'avenir de la recherche en Europe », indique EUROSFAIRE qui publie la fiche d’information en collaboration avec la Mission de la parité et de la lutte contre les discriminations (MIPADI). « Les deux objectifs de cette intégration sont d'assurer une meilleure participation des femmes dans les projets européens et d'analyser le contenu des propositions de recherche dans son ensemble ». En effet, dans la politique européenne en matière d'égalité, trois axes se dessinent : « Les enjeux démocratiques, ou le principe d'égalité entre les personnes » ; « les enjeux démographiques, ou le respect de l'équilibre dans la population entre les hommes et les femmes » ; et « Les enjeux sociétaux, ou le fait de prendre en compte les compétences de tous ». Ces trois axes se situent dans les trois orientations mises en place par la Commission européenne : « fix women » : volonté de faire entrer plus de femmes dans les carrières scientifiques ; « fix the system » : volonté de changement structurels au sein des organismes, afin qu'ils revoient leur fonctionnement et adaptent structure et culture aux besoins de tous ; « fix the knowledge » : volonté de l'intégration d'une population de chercheurs et de chercheuses dans sa globalité. Concernant cette troisième orientation, « fix the knowledge », la position française est de ne pas privilégier un seul axe dans la recherche, mais une politique globale comprenant les femmes et les hommes. Il s'agit d'ancrer la notion d'équipe mixte, à l'image de la société actuelle. L'intégration du genre dans tous les domaines scientifiques est une nécessité et un facteur de qualité de la recherche. Retrouver la fiche et bien d’autres informations sur EUROSFAIRE

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La théorie du genre en question « L’introduction par l’éducation nationale d’un nouveau chapitre dans les manuels de biologie sur « l’influence de la société sur l’identité sexuelle » a provoqué un certain émoi dans l’enseignement catholique mais aussi auprès d’enseignants du public » rapporte La Croix du 19 juillet qui consacre sa une, son éditorial et son dossier d’ouverture à la « la crainte de dérives » de la théorie du genre (synthèses des 3, 6, 10 et 24 juin). Le quotidien catholique retrace les étapes de la polémique, explique les tenants et les aboutissants et les différentes prises de position et donne des repères pour comprendre la théorie du genre. Si le journal s’inquiète des dérives idéologiques de la théorie du genre il souligne que « l’objectif affiché (de l’introduction de ce chapitre dans les manuels) est d’offrir une éducation sexuelle de qualité ». Dans son éditorial, La Croix estime d’ailleurs que l’on « peut se réjouir de l’intégration de la dimension sociale de la sexualité dans les programmes scolaires (…). En effet, celle-ci ne se réduit pas à une affaire d’hormones ou de gonades. Elle renvoie à des interrogations fondamentales au sujet de la nature désirante de l’homme, de la signification du droit, des institutions et des normes sociales ». « Voilà un beau terrain pour un travail interdisciplinaire qui peut associer les enseignants de biologie, de lettres, de philosophie, d’instruction civique » conclut l’éditorialiste. Marianne du 16 juillet aborde la question au détour d’un article sur les batailles idéologiques au sujet des manuels scolaires. Enfin, on vous en parlait dans la synthèse du 3 juin sous le titre « Un bébé du troisième genre », Le Point du 21 juillet consacre trois pages au sexe et au genre en prenant comme exemple « la famille où les enfants n’ont pas de sexe », ces parents canadiens qui souhaitent préserver leurs enfants des stéréotypes de genre. Selon l’hebdomadaire, « la polémique enfle ».

Régions 28 nouveaux employeurs s’engagent dans la Charte de la Parentalité Le 4 juillet dernier au Puy-en-Velay, 28 entreprises, collectivités locales, mutuelles, associations et Pôle emploi Auvergne ont signé la Charte de la parentalité. Parmi eux on peut citer Babymoov, Michelin, le groupe Satel, la ville du Puy, l’UDAF, etc. La Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité a contribué à mobiliser des entreprises et les actions visant à mieux articuler les temps de vie professionnelle et familiale qui sont exemplaires au moment où cet objectif devient un thème prioritaire de l’égalité professionnelle et salariale. Parmi les bonnes pratiques on peut citer les horaires aménagés, la remise de bons d’achats lors de la naissance d’un enfant, des places dans les crèches interentreprises, des formations pour permettre aux salariés construisent des plans d’action afin d’équilibrer leur vie familiale et professionnelle ou ne pas mettre de réunion après 19 heures. Ce sont maintenant ainsi plus de 300 entreprises et associations qui se sont engagées. Pour découvrir les actions exemplaires, rendez-vous sur le site de l’Observatoire de la parentalité. Retrouver les signataires sur le site de l’Observatoire de la parentalité

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Languedoc-Roussillon : hébergement d’urgence des femmes victimes de violences Dans le cadre du protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes dans la sphère conjugale, la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité du Languedoc-Roussillon a sollicité l’ensemble des mairies du département de l’Hérault afin de mettre en œuvre des solutions d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences sur tout le territoire. Après la mise en place de cinq protocoles signés sur le département rassemblant 65 communes, la déléguée régionale, Coline Erlihman, a représenté le Préfet de région le 13 juillet pour la signature du 6e protocole de coopération relatif à l’hébergement d’urgence des femmes victimes de violences dans la sphère conjugale et familiale avec les élus du Pays de l’Or et le Conseil Général. Ce protocole, qui associe les sept communes du Pays de l’Or (Mauguio-Carnon La Grande-Motte, Palavas Les Flots, Lansargues, Candillargues, Mudaison, Saint-Aunes), répond à la nécessité d’une politique partenariale au plus près des territoires avec les élus, les CCAS, les agences du Conseil Général, les brigades de gendarmerie et les associations. La volonté de poursuivre cette action, et de continuer la mobilisation des communes sur l’ensemble du département doit se concrétiser prochainement par la signature de nouveaux protocoles. La signature du protocole a fait l’objet de plusieurs articles dans la presse régionale. (Photo : Mme Erlihman, déléguée régionale représentant M. Baland, préfet de région et préfet de l’Hérault, M. Bourrel, conseiller général, président de la communauté de communes du Pays de l’Or, maire de Mauguio-Carnon et Mme Bruguière, sénatrice). Hommes/femmes (sur la route) : le Gers donne le mode d'emploi Avant les grands départs des vacances d'été, les élèves du collège Beau Regard de Masseube ont eu droit à des séances de prévention un peu particulières. Le Comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté avait en effet décidé d'innover cette année, dans le cadre du Plan départemental d'actions de sécurité routière financé par la Préfecture du Gers, en faisant appel à un conseiller conjugal et familial pour aborder la problématique des conduites à risques dans l'espace routier sous l'angle de la différence de genre. Anthony Paspa, qui travaille à l’Association française des centres de consultation conjugale du Gers (AFCCC), association membre du Réseaulument Egalité dans le Gers, a donc invité les élèves à réfléchir aux raisons inconscientes qui peuvent nous pousser, malgré les campagnes de prévention et les conseils de nos proches, à adopter certains comportements à risques sur la route. Les transgressions sontelles inévitables à l'adolescence ? A quelles sources d'influence est-on soumis à cet âge et comment s'en distancier ? D'où viennent les différences de sexe dans le rapport au risque et comment se traduisent-elles au volant ? L'objectif de cette approche à la fois innovante et complémentaire des autres ? Faire réfléchir les jeunes aux raisons pour lesquelles - entre 18 et 40 ans - 80 % des victimes de la route sont des hommes et, selon Jean-Pascal Assailly, psychologue et chercheur à l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS), « les femmes manifestent naturellement ce que 30 ans d'efforts des pouvoirs publics n'ont pas atteint : un rapport neutre et apaisé à la route ». Synthèse de l’actualité – Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 22/07/2011 - 16


Europe « Combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre » Le Conseil de l’Europe a publié en juin 2011 « Combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre - Les normes du Conseil de l’Europe ». Selon le résumé, « les normes et mécanismes du Conseil de l Europe visent à promouvoir et assurer le plein respect des droits de l’homme de chaque individu, notamment l’égalité des droits et la dignité de tous, y compris des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres ». Le Conseil de l’Europe a adopté plusieurs instruments et normes juridiques internationales pour combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou sur l’identité de genre qui sont rassemblés dans ce recueil qui, selon le Conseil, « devrait servir de référence aux gouvernements, aux institutions internationales, aux organisations non gouvernementales, aux professionnels des médias et à tous ceux qui, professionnellement ou non, sont associés ou s’intéressent à la protection et à la promotion des droits de l’homme des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres ». Télécharger le document sur le site du Conseil de l’Europe Viviane Reding dénonce une nouvelle fois la sous représentation des femmes Le 12 juillet, LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton a souscrit à l'objectif européen de l'égalité entre les femmes et les hommes en signant la déclaration d'engagement « Davantage de femmes dans les conseils d'administration, une promesse pour l'Europe ». La vice-présidente de la Commission européenne a dénoncé une nouvelle fois à cette occasion la sous représentation des femmes aux postes de direction des grandes entreprises de l'Union européenne et a affirmé être prête à légiférer en 2012 pour faciliter leur promotion à des postes de gestion (synthèse du 17 mars). « Il est inacceptable que dans l'Europe d'aujourd'hui, les femmes restent sousreprésentées aux postes de direction (...) Ceci doit changer », a affirmé Viviane Reding, également commissaire en charge de la Justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté. Retrouver la déclaration d’engagement et les signataires Egalité Professionnelle : six grands groupes européens primés Le 4 juillet le site Régions Job, site d'offres d'emploi spécialisé, annonçait que six grands groupes internationaux venaient de recevoir le premier Label européen pour l'égalité professionnelle (GEES pour Gender Equality European Standard, synthèses des 22 et 28 septembre 2010). Une initiative privée de l'Association Arborus pour la promotion des femmes, destinés à récompenser l'engagement des entreprises en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Le Fonds de dotation Arborus a remis ses premiers Trophées à BNP Personal Finance, PSA Peugeot Citröen, L'Oréal, Orange, General Electric Energy Europe et Randstad. L'objectif étant de saluer leur engagement en matière d'égalité, mais surtout d'aller vers une harmonisation des pratiques en Europe. Ce label « vient compléter les labels nationaux déjà existant sans se substituer à eux » précise Arborus. Délivré pour trois ans, il identifie le niveau de performance dans les pratiques. Pour Cristina Lunghi, fondatrice d'Arborus, il est « conçu comme un outil de pilotage européen en faveur de l'égalité professionnelle » et vise à permettre aux entreprises de s'approprier les moyens et outils pour tendre vers l'égalité.

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Organisation des Nations unies Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes La 49e session du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes se déroule à New York du lundi 11 au vendredi 29 juillet. Les 23 experts du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) ont ouvert le 11 juillet les travaux de leur quarante-neuvième session, en adoptant l’ordre du jour provisoire des travaux de cette session du CEDEF. Prévue jusqu’au 29 juillet, cette session sera notamment consacrée à l’examen des rapports périodiques du Costa Rica, de Djibouti, de l’Éthiopie, de l’Italie, du Népal, de la République de Corée, de Singapour et de la Zambie. Au cours de ces travaux, les membres du CEDEF examineront aussi les activités menées par le Comité au titre du Protocole facultatif se rapportant à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), ou encore les moyens qui permettraient d’accélérer les travaux du Comité. Retrouver les pays auditionnés et les documents de la session Retrouver les communiqués de presse en français Droits de l’homme, orientation sexuelle et identité de genre Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté le 15 juin 2011, avec 23 voix contre 19, une résolution affirmant l’égalité entre les hommes quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre (synthèse du 24 juin). Retrouver le texte (en anglais) de la résolution Rapport annuel du HCDH Le Rapport annuel du Haut commissariat aux droits de l’Homme (HCDH ) a été mis en ligne sur le site du HCDH. Présentée par Navi Pillay, la Haute commissaire aux droits de l’Homme, le rapport annuel est disponible uniquement en anglais. Retrouver le rapport sur le site du HCDH

International « Pologne : les droits des femmes en grand danger » La Coordination française pour le Lobby européen des femmes (CLEF) a diffusé un communiqué le 8 juillet pour dénoncer « les droits des femmes en grand danger » en Pologne (synthèse du 6 juillet). La CLEF, « en soutien aux femmes polonaises » demande au gouvernement français « d’exercer tous les moyens de pression pour que le gouvernement polonais retire ce projet de loi et légifère au contraire pour la libéralisation de l’IVG ».

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« Les femmes et le pouvoir » à travers le monde C’est l’été mais nous sommes quand même débordé-e-s d’actualités ! Nous n’avions pas signalé le numéro spécial de Courrier international du 7 juillet : huit pages sur les « coups et contrecoups » de l’affaire DSK et un dossier de 28 pages sur « les femmes et le pouvoir » à travers le monde. Même la rubrique culturelle finale de l’hebdomadaire (« Long courrier ») est consacrée aux femmes : un véritable numéro « collector » ! « Même si de nombreuses femmes sont toujours victimes du pouvoir masculin, même si les plafonds de verre existent toujours, les choses bougent dans le bon sens » estime Courrier international. « Mais que font les femmes de ce pouvoir qu’elles ont enfin obtenu ? L’exercent-elles différemment ? Deux questions qui avec bien d’autres, parcourent ce numéro spécial ». Les féministes ukrainiennes veulent faire école Sous le titre « Avant l’Euro 2012, les féministes de Femen foot le bordel à Kiev », Libération des 25 et 26 juin rendait compte de l’activisme de l’ONG féministe Femen venue « gâcher la fête » d’une présentation de l’Euro 2012 de football qui se déroule ra en Pologne et en Ukraine. Les militantes de Femen avaient retenu notre attention début 2010 mais nous ne les avions pas évoquées alors (Le Monde Magazine du 23 janvier 2010, Le Parisien du 8 février 2010). « Depuis 2008, les 300 militantes de l’organisation sont devenues célèbres dans le monde entier : pour lutter contre le tourisme sexuel, les discriminations ou la censure politique, elles manifestent seins nus dans les rues de Kiev » indique le quotidien qui souligne leur popularité dans le pays, l’ONG envisageant même de se transformer en parti politique. Selon « Libé », « cinq antennes de l’organisation ont déjà été créées dans des villes d’Ukraine et Femen cherche aussi à se développer à l’international ». Et de citer l’un des fondatrices : « Je rêve de voir notre concept faire école dans d’autres pays, continue la jeune femme, même si je me rends compte que les féministes européennes ont du mal à comprendre notre mode d’action ». (Photos : des militantes de femen. © Reuters/Konstantin Chernichkin)

Pour information, cette synthèse est réalisée à partir d’alertes d’actualité internet, de la surveillance des sites institutionnels français, ainsi que d’une sélection de sites associatifs francophones, des informations et documents reçus par le bureau de l'animation et de la veille et d’une sélection de la presse quotidienne et hebdomadaire nationale. Cette synthèse ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de son auteur - Photos © DR Direction générale de la cohésion sociale – Service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes Bureau de l'animation et de la veille – dgcs-sdfe-synthese@social.gouv.fr - http://www.femmes-egalite.gouv.fr/

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Synthèse de l’actualité du 22 juillet 2011 du Service des droits des femmes et de l’égalité  

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