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Intervention au Sénat de Marie-Arlette CARLOTTI Ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion Mardi 2 octobre 2012

La loi de 2005 veut donner les mêmes droits à toutes les personnes handicapées.

Monsieur le Président, Mesdames les sénatrices, Messieurs les sénateurs,

Il est important de contrôler l’application de la loi. Merci d’avoir organisé ce débat. Merci à tous les sénateurs qui ont participé à ce débat.

La loi de 2005 est très importante. Elle ne s’applique pas bien.

Je veux savoir ou on en est. Chaque personne handicapée est différente. Je suis allée à la maison des Acacias dans le département du Var. Les personnes handicapées étaient heureuses dans cette maison. Elles sont soulagées de ne plus être en hôpital psychiatrique.

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Certains travailleurs ont quitté l’ESAT. Ils sont heureux de travailler en entreprise adaptée ou en entreprise ordinaire.

Pour bien vivre ensemble et se respecter il faut voir le handicap comme une situation ordinaire.

François Hollande a promis qu’on parle des personnes handicapées dans chaque texte public. François Hollande a tenu sa promesse. Je veux travailler clairement avec tout le monde. Il y a eu des contrôles. La loi de 2005 ne s’applique pas bien. Il faut dire la vérité aux personnes handicapées.

Je veux que la loi soit appliquée en 2015. Prendre les transports, faire ses courses, allez chez le médecin, c’est difficile pour les personnes handicapées. Il faut des moyens modernes pour les sourds et ceux qui entendent mal. Tout le monde doit comprendre ce que dit le Premier ministre. Le discours du Président de la république sera traduit en langage des signes.

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Il sera difficile de rendre accessible les bâtiments et les transports pour 2015. Le Premier ministre a demandé à madame Campion de trouver des solutions.

Tous les enfants doivent aller à l’école. On cherche à connaître combien d’enfants handicapés ne peuvent pas aller à l’école. L’éducation nationale va embaucher 1500 auxiliaires de vie scolaire en plus. Les auxiliaires de vie scolaire vont être formés. Il n’y en aura pas assez et une auxiliaire travaillera avec plusieurs élèves.

Les élèves handicapés doivent pouvoir poursuivre leurs études. Il faut former les professeurs de lycée et d’université.

Il y a encore des enfants handicapés qui ne vont pas à l’école. Il y a encore des enfants qui restent à la maison. Il y a encore des mamans qui ne peuvent pas aller au travail. Les écoles et les établissements spécialisés doivent travailler ensemble.

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Il faut respecter la loi. Dans une entreprise il faut 6 travailleurs handicapés sur 100 travailleurs. Les personnes handicapées savent travailler. Il faut punir les entreprises qui n’embauchent pas de travailleurs handicapés.

Il faudra adapter les postes de travail. Le contrat de génération permettra aux plus anciens de garder leur travail dans l’entreprise et d’aider les jeunes a trouvé du travail.

Çà doit être facile de changer d’ESAT. Çà doit être facile de passer d’un ESAT à une entreprise adaptée ou ordinaire. Les entreprises ordinaires n’ont pas embauché les travailleurs handicapés. Il a fallu créer des places d’ESAT. Il faut que çà change. Nous augmenterons les salaires. L’association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées doit bien informer. Les personnes handicapées doivent pouvoir choisir par qui elles seront soignées. Les personnes handicapées doivent pouvoir choisir où elles seront soignées.

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Les salaires des personnels des établissements médico-sociaux seront augmentés. Il y aura 50 000 places en plus. En 2013 il y en aura déjà 3000 en plus. Nous sommes très en retard pour les personnes autistes, les personnes handicapées psychiques, les personnes handicapées vieillissantes. Il y a trop de différence entre les régions.

Dans la loi 2005, la Prestation de compensation du handicap est très importante. Si ce qui nous entoure s’adapte, notre handicap diminue. Si on veut garder la Prestation compensatoire du handicap, il faut surveiller le prix des aides techniques. La prestation compensatoire du handicap coûte cher au département même si l’état aide.

Dans une maison départementale des personnes handicapées, une seule personne accueille et aide la personne handicapée. Il faut diriger plus clairement les maisons départementales des personnes handicapées. L’état va donner de l’argent et du personnel pour que les maisons départementales des personnes handicapées marchent bien.

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Le calcul des prix doit être plus simple et plus juste. Les inspecteurs de l’action sociale vont donner leur avis.

Je suis contente que le gouvernement pense aux personnes handicapées. Il y a la crise économique mais le gouvernement donne quand même plus d’argent pour la solidarité pour les personnes handicapées. Je vous demande de nous soutenir. Nous devons réussir, pour toutes les personnes handicapées oubliées.

Nous sommes tous différents, c’est notre chance. Nous sommes tous unis, c’est notre fierté. C’est la fierté de la république.

Texte écrit en FALC avec le concours de Dorothée DEVOS, Sylvie PICAVET, Jean BENEGDA, Anne-Sophie CRACCO, Jean pierre LANNOO, Didier VANDEWALLE. Texte relu avec le concours de Mathieu CAPOEN, et Mary GAFFEZ Association des Papillons Blancs de Roubaix Tourcoing

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Facile à lire et à comprendre : le discours de Marie-Arlette Carlotti au Sénat