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Style et inspiration pour la famille contemporaine. Matière > Le cuivre, métal de feu. Set designer > Le geste Faye Toogood. Tribu > Excentricité familiale à São Paulo. Paysage > Néo-refuges en Suisse.

WITH ENGLISH TEXTS

N° 2 - DÉC/JANV/FÉV 2013

M 04943 - 2 H - F: 5,90 E - RD

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LA REDOUTE S.A - cap 34 609 812.50 euros - 57 rue de Blanchemaille, 59100 Roubaix - RCS : 477 180 186 Roubaix-Tourcoing- RX80822L


VIVRE LA MAISON

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En couverture : Tazio

MOODERN

18 UP Design, mobilier, décoration : les incontournables de l’hiver.

42 Jaune d’or Du blond à la lumière du soleil, montée en puissance d’une couleur qui ne laisse pas de bois.

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INSPIRATION —

54 Fibre textile Rencontre avec Émilie Faïf, créatrice de sculptures oniriques en tissu.

48 Dégradé

Quand l’arc-en-ciel joue avec les nuances sur nos accessoires d’intérieur.

60 Un regard neuf

50 Cuivre Une matière rutilante mais oubliée, qui retrouve ses lettres de noblesse dans la décoration.

Dorothée Meilichzon, architecte d’intérieur, insuffle une véritable personnalité aux lieux dont elle conçoit l’atmosphère.

— 62 Perle rare Sophie Lévy, fondatrice des Bijoux de Sophie, nous dévoile son univers tout en douceur.

— 66 Faye Toogood Interview de la designer britannique, fondatrice du studio du même nom.

72 Esprit collectif Studio ou maison d’édition, deux acteurs incontournables du design contemporain.

6

Photos: DR

17

sommaire.

Longheu, 5 ans, et Federica Bottoli dans la cuisine de leur appartement, à Mantoue. Les chaises Thonet sont des modèles originaux. Lampe Jean Prouvé pour Vitra. Photo: Gianni Basso.


fauteuil et repose-pieds Egg, design Arne Jacobsen suspensions Kaiser Idell, design Christian Dell

www.fritzhansen.com


135

SELECTION —

136 Dinner Time Andrew et Carissa Gallo, du magazine Kinfolk, dévoilent leur recette du red flannel hash, spécialité de la Nouvelle-Angleterre.

142 Villa d’auteur La Villa Vals, un véritable bijou architectural à flanc de montagne.

148 Parcours Bruxelles Hôtels, boutiques, design, musées… Les meilleurs spots de la capitale belge.

79

TRIBU

Tons vitaminés ou monochromie flashy débarquent dans nos crèches.

166 Cahier des marques Notre sélection de labels de déco.

80 Mantoue

L’architecte Vittorio Longheu et sa femme Federica Bottoli dévoilent leur intérieur à l’esprit minimaliste à Mantoue, en Italie.

172 English texts

90 Prospect Park Pilar Guzmán et Chris Mitchell, de GQ USA, nous ouvrent les portes de leur maison en plein cœur de Brooklyn.

102 Malesherbes Dans l’appartement haussmannien de Yann et Cathy Bombard, créateurs des galeries Envie d’Art à Paris.

110 Vila Madalena La maison de la famille Rosenbaum, véritable ode à l’âme brésilienne.

122 Ixelles Chez Muriel Bardinet, dont la boutique Dune 234 nous émerveille à chaque visite dans la capitale bruxelloise.

8

158 Écol(e)orama

Les grands dossiers traduits en anglais.

177 Événements MilK Décoration au Salon Maison et Objet 2012 et chez L’Éclaireur.

178 Adresses

Photos: Andrea Chu, Karel Balas, Gianni Basso, Laura Dart.

144 Esprit montagne Cap sur les Alpes suisses, pour s’accorder une pause dans le paradis blanc.

sommaire.


Édito. Le collectif MilK Décoration est une cellule de veille. Aux aguets, nous nous sommes relayés pour vous soumettre l’inédit. Les sens en éveil, chacun a scruté le mouvement, flairé l’incontournable, entendu le dernier cri, frôlé l’étrange et savouré la perfection. Les objets nous ont raconté des histoires que nous avons envie de vous faire entendre. Celle des couleurs du temps qui se dégradent, celle du tigre de papier qui ne demande qu’à être caressé… Domptés par des créateurs attachants, le design, l’architecture, la couture ou la joaillerie nous aident à apprivoiser les tendances. Imprégnez-vous de leur imagination, piochez dans leur ouvrage, transférez leur âme dans votre intérieur. Comme ces familles d’ici et d’ailleurs, qui vivent le style à demeure. Dans leur maison, dans leur quartier, chacune a imprimé sa marque, interprété les influences les plus variées. Le monde est un village à portée de main. Frappez, entrez, touchez, regardez : vous êtes chez vous. Le collectif MilK Décoration

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— LAURA DART

— ANDREA CHU

— GIANNI BASSO

Bien avant d’être photographe, Laura a toujours aimé voyager, armée de son sac à dos. Direction les États-Unis, puis l’Europe, juqu’à la Grèce qu’elle rallie en bateau… Laura sillonne, tâtonne, découvre, exerce son œil, grandit au fil des rencontres. Pour ce numéro, ses pérégrinations l’ont amenée sur le chemin d’une famille de gourmets, les Gallo, à Portland, qui élèvent l’art de la table au rang d’art de vivre (p. 136).

Andrea aime les histoires de famille. À tel point qu’aujourd’hui, elle partage une belle maison en plein cœur de Brooklyn, avec son mari, ses enfants et… toute la tribu de son beau-frère, Chris Mitchell. Au début, tout ce (pas si) petit monde partageait une seule salle de bains pour trois étages ! Maintenant, tout va mieux, merci. Andrea a capturé en images cet intérieur vibrant et hétéroclite (p. 90).

Gianni a toujours voulu être un explorateur. À 10 ans, il écrit un roman, dont le personnage principal est un cow-boy. À 18 ans, il part aux États-Unis pour retrouver ce héros, en vain. Mais il comprend que la vie est beaucoup plus incroyable que la fantaisie, et que tout est possible. Pour nous, cet infatigable nomade a photographié l’intérieur arty, tout en noir et blanc, de la famille Longheu, en Italie (p. 80).

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— CLAIRE ISRAEL

— ELEN POUHAËR

Sa carrière de photographe est née dès que son papa l’a laissée mettre l’œil dans le viseur de son Nikon F. Surtout qu’il lui faisait croire qu’elle faisait les plus belles photos de la terre, alors qu’il n’y avait pas de pellicule. Claire s’est tout de suite prise pour une artiste, ce qu’elle nous confirme dans la série “Jaune d’or” (p. 42).

Petite, Elen voulait être biologiste ou vétérinaire. Après moult réflexions et des études de littérature angloaméricaine, elle déménage à Helsinki, puis traverse la Thaïlande, la NouvelleCalédonie et le Pérou. De retour au bercail, elle écrit pour DS Magazine, Madame Figaro Pocket, Noomiz… et MilK Décoration (p. 158).

Photos : DR

Contributeurs.


*moments d’argent

Les quelques instants qui précèdent une vie de bonheur

SILVER MOMENTS

www.christofle.com


N° 2 - DÉC/JANV/FÉV 2013

RÉDACTION — Directrice de la publication et de la rédaction Isis-Colombe Combréas Directeur artistique Karel Balas — Comité de rédaction Isis-Colombe Combréas, Karel Balas, Aude Bunetel — Rédactrice en chef Aude Bunetel — Chef de studio Kathleen Deau Design graphique Louise Desrosiers Responsable magazine Sophie Carré Rédactrice magazine Julie Boucherat Secrétaire de rédaction Astrid Steffan — Éditrice déléguée Amélie Noël Responsable communication Pauline Veniant — Magazine Ingrid Bauer, Violaine Belle-Croix, Vanessa Boz, Muriel Françoise, Mélanie Hœpffner, Marie Mersier, Amélie Neiss, Elen Pouhaër, Eva Praquin — Photo Karel Balas, Gianni Basso, Andrea Chu, Laura Dart, Louise Desrosiers, Claire Israel, Mikaël Lafontan — Traduction en anglais Simon Thurston — Correspondante à Londres Vanessa Boz - vanessaboz@mac.com — Correspondante à Stockholm Muriel Françoise - muriel.francoise@telia.com

WWW.MILKMAGAZINE.NET — Responsable éditoriale web Sophie Carré

RÉGIE PUBLICITAIRE — Directrice commerciale pôle femme Chistine Arnaud carnaud@er-services.fr - Tél. : +33 (0)1 75 55 16 51 Directrice du développement Caroline Langlois clanglois@er-services.fr - Tél. : +33 (0)1 75 55 10 56 DIFFUSION — Directrice des ventes Sophie Guérouazel Responsable des ventes Marielle Dalesme - Tél. : +33 (0)1 75 55 41 89 Vente au numéro N° vert réservé aux dépositaires de presse : +33 (0) 800 42 32 22 DIRECTEUR DE FABRICATION — Luc Sappin IMPRESSION — Groupe Express Roularta Imprimé en Belgique DISTRIBUTION — Distribution France Presstalis Distribution internationale ExportPress, 91, rue de Turenne, 75003 Paris COMPTABILITÉ — Nadine Fonta MILK SARL — MilK Décoration est un magazine trimestriel édité par MilK SARL. 3, rue des Pyramides, 75001 Paris, France Tél. : +33 (0)1 45 08 91 53 - Fax : +33 (0)1 45 08 91 66 RCS Paris 215 321 525 — Tous droits de reproduction réservés © 2012 Commission paritaire : 1117 K 91575 Issn : 2262-3701

La rédaction n’est pas responsable des textes, photos, illustrations et dessins qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Leur présence dans le magazine implique leur libre publication. La reproduction, même partielle, de tous les articles, illustrations et photographies parus dans MilK Décoration est interdite. MilK Décoration décline toute responsabilité pour les documents remis.

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NEW COMER

CAHIER MOODERN — Mobile “Thémis Mono” de Clara von Zweigbergk. www.artecnica.com

Photos: DR.

“L’imagination n’est fertile que lorsqu’elle est futile.” — Nabokov — 17


NEWS

UP

— C R É AT R I C E

La Suédoise Anna Elzer Oscarson est l’auteure de ces objets bijoux tout en délicatesse. Sa collection, nommée “Dusty Diamonds”, est à la croisée du travail artisanal, de l’art et du design. Semblables à des pierres précieuses, ces créations en édition limitée sont en grès sculpté à la main. Certaines pièces nécessitent dix moules différents, leur réalisation peut prendre jusqu’à une semaine. En résulte une série de sphères à couvercle discret, de vases et de vaisselle aux formes attirantes, taillées comme des diamants.  www.aeo-studio.com

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Photos : DR

Pierres précieuses


Serge BENSIMON, l’alchimiste de la couleur, puise dans ses souvenirs de voyages autour du monde, une palette universelle, à ODJDLHWpFRPPXQLFDWLYH&HVPDJQL¿TXHVWHLQWHVGHSHLQWXUH VRQWGLVSRQLEOHVGDQVWRXWHVQRV¿QLWLRQVDLQVLTXHFRORULVÀXR pré teintés. Retrouvez sur notre site ses combinaisons colorées originales et leurs fonds neutres associés ou laissez libre cours à votre imagination en composant vos propres harmonies.


UP — M U S T H AV E

Famille en pot Cette série de drôles de zigotos est en réalité une famille de cache-pots créée par Meyer Lavigne. Pour représenter la tante Irma que vous n’aimez pas, plantez un cactus. Pour maman, ce sera des bégonias. Pour Lulu la tuile, des œillets et pour Mamie Josie qui pique, des orties.  http://meyerlavigne.dk/

— DESIGN

Nobles lignes

À table !

Il y a toujours une jolie pièce à dégoter dans le beau vaisselier de la maison Pied de Poule. Cette fois, on se régale dans les assiettes de la nouvelle collection, 100 % naturelle. Sans agents de saveur, ni colorants, ni sucres ajoutés, ni conservateurs, voilà quatre motifs, délicieusement désuets, pour se régaler sans complexes.  www.pieddepoule.com

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Photos : DR

— PORCELAINE

Couple à la ville, Russell Pinch et Oona Bannon créent Pinch en 2004. Installé dans son studio/showroom à Londres, ce duo créatif conçoit du mobilier et des luminaires élégants, au design poétique. Son travail célèbre la simplicité des formes, la pureté des lignes et l’utilisation de matériaux dont il se sent proche, tant au niveau émotionnel que géographique.  www.pinchdesign.com


UP

— C R É AT R I C E

Walther & Co

D’où vient le nom de votre label? — Ma marque porte le prénom de mon grand-père! C’était un aventurier qui a beaucoup voyagé en Inde et en Indonésie. Il rapportait de ces pays lointains des objets incroyables, qui semblaient extraordinaires à mes yeux d’enfant. Ces souvenirs m’ont inspirée pour créer ma ligne d’objets déco, un mélange entre mes origines nordiques et ces curiosités asiatiques. Je perpétue aussi la tradition des voyages en visitant régulièrement l’Inde, le Maroc et la Turquie, des pays où l’artisanat est encore très répandu.

Photos : DR

Quand a commencé l’aventure Walther & Co? — Tout a débuté il y a quinze ans. Ma toute première création, un candélabre, reste l’une des plus populaires. Une centaine de nouveautés apparaît chaque saison, mais nous conservons aussi des classiques. J’essaie d’imaginer des objets intemporels, dans un esprit bohème contemporain. Pour qu’une pièce soit produite, il faut que je l’adore. Je mets beaucoup d’amour dans mes projets. Quels matériaux utilisez-vous? — Les matières naturelles sont très importantes, tout comme la fabrication à la main. Les broderies et les imprimés sont le fruit de décennies de savoirfaire. Cette expertise artisanale rend chaque création unique, que ce soit pour décorer un arbre, une couronne ou mes maisonnettes en zinc. Pour Noël, nous utilisons beaucoup de verre, des perles, de l’organza, du zinc. Ces matériaux sont travaillés à la main, ils sont pliés, cousus, assemblés pour former mes motifs préférés: cœurs, oiseaux, feuilles, clochettes…  http://waltherogco.dk, en vente chez Serendipity.

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UP — V I N TAG E

Nouvel espace L’antre des chiffres et des lettres nous ouvre les portes de son nouveau loft. Cent mètres carrés, 2000 pièces et, surtout, une nouvelle collection venue des États-Unis. Plus petites que les lettres d’enseigne classiques, des lettres de plaques d’immatriculation américaines ont été découpées et aimantées pour composer soi-même des mots ou des phrases dans toutes les langues.  227, rue Saint-Denis, 75002 Paris, www.kidimo.com

La cerise sur la déco — DESIGN

What Dsàt ? Créée par Anouchka Potdevin, la marque Des Sièges à Tomber, alias Dsàt, nous propose des assises en série limitée, adaptées à tous les lieux de vie, publics comme privés. La grande famille Dsàt est conçue à partir d’anciennes chaises de cuisine et de bistrot. Elle a été imaginée en collaboration avec l’artisan tapissier Mickaël Laurent.  http://dessiegesatomber.com

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Qui dit nouvelle saison, dit nouveauté. La marque qui estampille son linge de maison de touches fluo revient cet hiver avec de nouveaux motifs : une toile de Jouy revisitée à la mode parisienne, des dessins d’enfants brodés sur des oreillers et des couettes, des housses de coussin à pois jaunes et rose néon, sans oublier les indémodables illustrations mélangées à des impressions photographiques.  http://shop.lacerisesurlegateau.fr

Photo Kidimo : Frédéric Lucano. Dsàt : Xavier Scheinkmann. La Cerise sur le Gâteau : Coco Amardeil.

— E-SHOP


JEAN-PAUL GOUDE POUR AUBERTSTORCH. ROBE : PHILIPPE GUILLOTEL. 44 GL 552 116 329 RCS PARIS.

Shopping Noël 24h/24 sur galerieslafayette.com


— M U S T H AV E

Curiosité La belle maison française façonne des coussins, vide-poches et pochettes dans des matériaux de qualité, le tout fabriqué en France. Outre la noblesse des étoffes, on apprécie particulièrement les motifs fins qui nous rappellent tantôt les planches de botanique des cabinets de curiosités, ou l’étude de la faune et de la flore d’antan.  www.iosis.fr

— À LIRE

De São Paulo à New York en passant par Toronto, une foule de cabanes plus inventives les unes que les autres fleurissent aux quatre coins de la planète. Tree Houses offre un tour d’horizon de constructions exemplaires, de la plus rustique à la plus futuriste, comme celles du Treehotel, situé à Harads, en Suède, aux allures de nid d’oiseau. Changement de décor avec la poétique maison de thé Tetsu (ci-dessus), créée par l’architecte japonais Terunobu Fujimori ou le Hapuku Lodge, en Nouvelle-Zélande, offrant une vue à couper le souffle sur les montagnes enneigées.  Tree Houses, Philip Jodidio, aux éditions Taschen, www.taschen.com

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UP

Photo cabane : Akihisa Masuda. Photo Iosis : DR.

Perchés


UP — DESIGN

Mobilier domestique Vous êtes allergique aux poils de chat, à la salive de chien, aux écailles de poisson, bref, aux animaux. Mais Jojo, 6 ans, rêve d’une bestiole. Devant ses grands yeux pleins d’espoir, vous craqueriez presque pour un braque de Weimar dont la robe gris cendré irait merveilleusement bien avec votre salon. Notre conseil : optez plutôt pour ce mobilier taïwanais, qui ne réclamera ni à manger, ni de sortie pipi à trois heures du matin.  http://28.biaugust.com

— LIEU

Déco de famille La famille Kidsonroof s’agrandit et s’installe enfin dans un nouvel espace

Photos : DR

à Amsterdam. Romy et Ilya ont décidé de présenter leurs propres créations ainsi que celles des créateurs et des designers amis de leurs marques. Une galerie familiale, donc, ouverte à tous ceux qui aiment les basiques de la déco, et qui souhaitent être éclairés sur le design customisé ou participer aux ateliers maison. Faites comme chez vous.  Roof Gallery, Veemarkt 183-187, Amsterdam, roofgallery@kidsonroof.com

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— C R É AT R I C E

Nathalie Lété Comment est née l’idée de votre Boucherie Extra ? — La boucherie est un thème sur lequel j’ai souvent travaillé. Plusieurs choses m’attirent : le rouge, couleur passion, le motif Vichy, ce sentiment d’être à la maison, le chant du coq, souvenir d’enfance… mais surtout, la beauté des vitrines de l’école de Boucherie exposées au salon de l’agriculture, à Paris, il y a plusieurs années. Tout ça a déclenché en moi l’envie d’aborder ce thème. J’ai réalisé un premier stand il y a dix ans, avec une installation de pièces uniques en textile. Aujourd’hui, j’aime l’idée d’éditer et de rééditer ces pièces uniques d’autrefois, en produits commercialisables et abordables pour le grand public.

UP

Votre Boucherie Extra est à la fois ludique et étrange. S’adresse-t-elle à un public en particulier? — Je ne pense jamais à qui je vais vendre mes produits, je fais les choses que j’ai envie de faire, et elles trouvent leur public toutes seules. Ma Boucherie est destinée aux personnes qui ont gardé leur âme d’enfant et qui apprécient les choses singulières, comme moi. J’imagine mes objets un peu partout, qu’ils soient mis en valeur comme des pièces “artistiques” ou mélangés à un joyeux bricà-brac. Le principal, c’est que les gens s’approprient mon travail.  www.nathalie-lete.com

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Photos : DR

Comment avez-vous présenté ce projet à vos partenaires ? — Mes éditeurs (Astier de Villatte, Domestic, Po-Paris) connaissaient déjà ce travail. Venant régulièrement dans mon atelier, ils avaient aperçu certaines pièces, çà et là. Ils ont tout de suite été emballés par le projet. J’ai de la chance, car ils me suivent dans mes envies, sans chercher à faire à tout prix des produits commerciaux. C’est un réel plaisir de travailler avec eux.


PARIS SO OUEST VELIZY 2 PARLY 2 BELLE EPINE AIX EN PROVENCE BORDEAUX CAEN CANNES GRENOBLE LILLE LYON 2e MARSEILLE 1er METZ MONTPELLIER NANTES NICE CAP 3000 NIMES ORLEANS RENNES ROUEN STRASBOURG TOULOUSE TOURS NEW YORK BOSTON MOSCOU BRUXELLES COLOGNE LUXEMBOURG ATHENES RIYADH TUNIS COSTA RICA SAINT DOMINGUE PANAMA


— M U S T H AV E

Ich & Kar

Capitales, bas-de-casse ou cursives : voilà un papier peint qui donne envie d’écrire. Ce bel abécédaire n’est pourtant affiché que pour le plaisir des yeux, la maîtresse a interdit d’écrire dessus.  Collection ”Watch, Look & Learn“, 250 x 58 cm, www.ichetkar.fr

— C R É AT E U R

Mis à nu

Photos : DR

La série “Naked” (“nu” en anglais) rend hommage aux matériaux cachés sous la surface visible du mobilier. Elle est le fruit de la collaboration entre le studio néerlandais Elke van den Berg et Rachel Griffin. L’étagère et la lampe “Naked” nous révèlent ainsi ces matières premières, et célèbrent la mousse, le bois, les fils ou les courroies, en les utilisant pour leur propre esthétique. Une bien jolie façon de concevoir le design autrement.  http://elkevandenberg.nl

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SHANTIMAURICE.COM

“KIDS STAY FREE OFFER” Au Shanti Maurice, le séjour pour les enfants est offert! Avec l’offre “Kids Stay For Free” les parents ayant réservé une Junior Suite et voyageant avec un maximum de trois enfants âgés de moins de 12 ans, disposent d’une seconde Junior Suite gratuite dans la même catégorie et dans la limite de trois personnes par chambre. Offre valable du 07 janvier au 15 novembre 2013, sous réserve de disponibilité.

NIRA SPA Le “Badamier Junior Spa” propose des soins adaptés aux enfants en utilisant les produits de la marque Africology conçus à partir de composants naturels. RENSEIGNEMENTS & RESERVATIONS Tel: +230 603 7200 - Email: reservations@shantimaurice.com


— C R É AT E U R S

Papier tigre Pourquoi avez-vous choisi le papier comme support créatif? — À l’heure du web, on sent que les gens ont à nouveau envie de s’envoyer des lettres ou des cartes postales. Le papier a repris de la valeur. Nous avons hésité avant de lancer la série des carnets, car il en existe déjà beaucoup. Finalement, on s’est dit : “On n’a jamais assez de carnets !” Nous misons beaucoup sur la création graphique sur papier pour l’esthétique et le côté tactile.

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UP

À quoi ressemblent vos créations? — La collection s’élargit chaque saison. Nous avons commencé par des cartes à messages revisités, puis est venu le kit “Le pli postal”, qui permet de communiquer… en envoyant une belle enveloppe à timbrer. Nous personnalisons aussi nos créations sur demande, que ce soit pour des cartes de visite, de la correspondance ou des faire-part. Nous avons une belle panoplie de carnets, les “Notebook de création”, et toute une gamme à “accrocher” : une guirlande abécédaire, un primeur, un calendrier mural, des boîtes cartonnées pour trier son courrier…  www.papiertigre.fr

Photos : DR

Quelles sont vos inspirations? — La liste est longue. Cela va de la céramique en passant par les tissus, le mobilier ou même les carreaux de ciment. Nous voyageons aussi beaucoup. Les États-Unis, où la culture du papier et de la carterie est toujours très présente, nous influencent. C’est la même chose au Japon, il y a une grande tradition d’objets en papier comme les lampes Noguchi, les cerfs-volants ou les murs en papier de riz. Enfin, certains produits, comme le primeur (calendrier de fruits et légumes) ou le manager (sousmain composé de cinq blocs pour s’organiser) sont issus de nos besoins personnels.


UP — EXPO

Pop Art

Dans l’impressionnant bâtiment imaginé par l’architecte Frank Gehry, le Vitra Design Museum célèbre le Pop Art. À travers des œuvres choisies, le musée met en lumière les relations entre artistes et designers de ce courant artistique majeur de l’après-guerre. L’occasion également de se pencher sur l’une des figures majeures de l’art contemporain, l’Autrichien Erwin Wurm.  Expositions ”Pop Art Design“, jusqu’au 3 février 2013, et ”Erwin Wurm – Home“, jusqu’au 20 janvier 2013, au Vitra Design Museum, Charles-EamesStr. 2, 79576 Weil am Rhein, Allemagne, www.design-museum.de

— M U S T H AV E

Ce matin, un lapin — DESIGN

Photos : DR

Médaille d’or Pas peu fiers d’avoir accueilli les J.O. cette année, les Anglais de Tom Dixon ont créé une série de luminaires faisant référence aux médailles olympiques. Laiton pour l’or, acier pour l’argent, et cuivre pour celle de bronze. Ces lampes mystérieuses aux formes futuristes et aux accents extraterrestres sont polies à la main, afin de créer une surface effet miroir. Elles sont ensuite laquées pour un fini ultra-brillant. Première place méritée.  www.tomdixon.net

La fantaisiste Nathalie Lété ne se cantonne à aucun style. Avec son éditeur Domestic, elle oscille entre boucherie sanglante et poésie champêtre. Sa lampe “Jeannot Lapin” en céramique émaillée nous plonge dans l’univers d’Alice au pays des Merveilles, avec son abat-jour imprimé d’écureuils, de hiboux et de pommes de pin.  www.domestic.fr

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UP — C O LL A B O R AT I O N

Palette graphique

Deux grands coloristes, Bensimon et Ressource, ont décidé de réunir leurs talents pour développer une collection de peintures chaleureuses. Serge Bensimon raconte: “Tout ce que je fais arrive par rapport à une rencontre. Après les différents partenariats pour mes baskets, la librairie Artazart puis la Galerie Bensimon, j’ai choisi de compléter ma vision d’ensemble avec Ressource. Dans ce contexte morose, nous voulions utiliser des couleurs qui donnent aux gens envie de sourire.” Pari tenu avec 32 couleurs inspirées par un voyage en Amérique du Sud. Cerise sur le gâteau, deux couleurs fluo, plutôt rares à trouver en format liquide, complètent joyeusement cette gamme de peintures murales.  www.ressource-peintures.com et www.bensimon.com

I “feeld” good À utiliser comme centre de table, comme plumier, ou bien comme on le souhaite, “Feeld” est un paysage sensible, qui offre à voir une autre facette des accessoires de table. Créé par Benjamin Graindorge pour Moustache, “Feeld” fait basculer l’usage du cuir vers le volume, habituellement traité en surface, grâce à un minutieux travail de sellerie. L’objet est disponible en version plâtre et cuir d’agneau plongé, mais aussi en céramique émaillée rose pâle, gris pâle ou blanc.  http://moustache.fr

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— M U S T H AV E

Flacons

Voici de véritables œuvres d’art éco-responsables. La collection de récipients et de lampes “Vetro” est réalisée en verre de bouteilles recyclées, gravées de chiffres ou d’extraits poétiques. Les couvercles sont travaillés dans du bois de frêne ou d’olivier tourné à la main. Une vraie dextérité qui se sent, à l’œil comme au toucher.  www.slow-design.it

Photos : DR

— DESIGN


www.abitare-kids.com

eubles / Décoration / Jouets / Accessoires / Meubles / Décoration / Joue


— JOUETS

Petit bolide Les enfants aussi ont leur concept car. Ce modèle à la ligne de rêve est aujourd’hui à l’étude. Son nom: Audi Union Type C e-tron Study! Produite en édition limitée, sa carrosserie en aluminium et en carbone sera réalisée à la main et son moteur électrique, doté d’une autonomie de deux heures, aura une puissance d’1,5 CV. Facilement rechargeable sur une prise 230 volts, cette Audi peut atteindre 30 km/h. Dernier détail de taille, elle convient aux enfants, petits et grands, mesurant jusqu’à 1,80 mètre… Ce qui nous laisse de la marge pour nous installer, nous aussi, au volant !  www.audi.fr

UP — EXPO

— E-SHOP

Poésie quotidienne

Voici des objets utiles et familiers, tout simplement beaux. Cette toute nouvelle boutique en ligne est un hymne à la poésie du quotidien et des gestes bien faits. Linge, vaisselle, outils de jardinage, bagagerie… plus de six cents pièces délicates, à déposer dans votre panier en ligne et en osier.  www.landmade.fr

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Premier grand musée d’art contemporain de nouvelle génération, le FRAC Bretagne, créé en 1981, s’offre un nouvel écrin dans le quartier de Beauregard, à Rennes. Dans ce bâtiment ultramoderne aux contours de verre sombre et au cœur rouge vif, créé par l’architecte Odile Decq, une exposition itinérante présente les projets architecturaux des nouveaux bâtiments dédiés aux Fonds régionaux d’art contemporain.  Exposition ”FRAC, de nouvelles architectures pour l’art en région“, jusqu’au 16 février 2013, au FRAC Bretagne, 19, avenue André Mussat, 35000 Rennes, www.fracbretagne.fr

Photo FRAC : Roland Halbe / Région Bretagne. DR

Lieu unique


UP — LUMINAIRE

Pop-eye

Cette lampe aux dimensions déroutantes, dont le nom, “Peye”, est inspiré du fameux mangeur d’épinards, a été imaginée par le collectif stéphanois Numéro 111 pour Cinna. Ce lampadaire s’affiche comme un phare généreux dans votre salon, grâce à ses 500 LED ultra-lumineux.  www.cinna.fr — M U S T H AV E — C O LL A B O R AT I O N

Table de mixage

Marcel By

Pour sa créatrice Mia Hamborg, la table “Shuffle” est une version adulte des jeux de formes et d’empilage. À monter soi-même, non pas comme un meuble Ikea, mais plutôt comme une petite œuvre d’art perso, ce meuble contemporain édité par &Tradition revisite la tradition nordique du bois tourné, en ajoutant de délicieux coloris pastel.  www.andtradition.com

Photos : DR

L’éditeur français de mobilier est en train de se faire un prénom. Grâce à une sélection précise d’artisans, de manufactures et de designers talentueux, Marcel By allie l’utile et le beau. Parmi les signatures maison, celle de Noé Duchaufour-Lawrance, qui a dessiné la gracile chaise “Bamby”.  Marcel By, 38, rue Meslay, 75003 Paris, www.marcelby.fr

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— DESIGN

Réflexion Édité par le studio de design belge Loudordesign, ce bloc miroir “Edvard” a été dessiné par Jean-François d’Or, en hommage à Edvard Munch et à son célèbre tableau, Le Cri. Sa forme conique, en aluminium, se décline en deux tailles (30 ou 70 cm de diamètre) et plusieurs couleurs (noir, blanc, jaune, vert pâle ou bleu marine). Edvard peut se poser au sol ou s’accrocher au mur, autorisant ainsi toutes les positions et toutes les fantaisies. Le miroir nomade est né.  www.loudordesign.be

— E-SHOP

XO-in My Room

Photos : DR

C’est l’histoire de trois frangins aux compétences complémentaires. Le plus grand est photographe, celui du milieu est un pro de la logistique, et le cadet est menuisier. Le résultat de cette addition ? XO-in My Room, une boutique en ligne sur laquelle les trois frères (également papas) produisent et vendent de très belles pièces en bois brut ou décapé pour enfants. Comme quoi, on ne choisit pas sa famille, mais on peut souvent très bien tomber.  shop.xo-inmyroom.com

UP

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NEW COMER

UP — DESIGN

Dépouillée mais sophistiquée, la série de fauteuils “Minuscule” est le résultat de la collaboration entre Cécilie Manz, designer danoise, et Republic of Fritz Hansen. Cette collection au style minimaliste répond au caractère sobre et raffiné cher aux Scandinaves. Entre tradition artisanale et production industrielle, la coque du siège est recouverte d’un tissu cousu main, avec des détails de couture en cuir fin. Le piètement, lui, est en plastique, poli tel un galet sur la plage. La coque extérieure est uniquement disponible en deux nuances de gris, couleur qui fascine tant Cécilie, car c’est la seule à pouvoir se marier avec toutes les autres.  www.fritzhansen.com

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Photos : DR

Majestueuse minuscule


— LIEU

Un nouveau centre culturel a élu domicile dans un hôtel particulier de style Napoléon III, près de l’Opéra Garnier. Rencontre avec ses créateurs, la danseuse Fanny Fiat et Laurent, son frère peintre et dessinateur. Quelle est l’histoire d’Éléphant Paname ? — Nous voulions créer un lieu d’échange, où tous les arts ont leur place. Au XIXe siècle, l’éléphant était l’objet de tous les fantasmes. Le Panama est arrivé à Paris à cette période, la ville s’est ainsi appelée Paname. L’association de ces deux mots nous a semblé symboliser ce lieu. Comment s’organise le centre ? — On y trouve cinq studios de danse, des salles d’exposition, un restaurant sous la houlette d’Enrico Bernardo, meilleur sommelier du monde, une boutique et un grand espace qui peut accueillir concerts, spectacles vivants et expositions. Que peut-on voir à Éléphant Paname cet hiver ? — Jusqu’au 13 janvier, nous accueillons une grande exposition du photographe américain Elliott Erwitt, célèbre pour ses photos de Marylin Monroe, d’Andy Warhol ou de John Fitzgerald Kennedy, puis, à partir du 1er février 2013, la danseuse étoile Noëlla Pontois sera à l’honneur. Il y aura également des cours de danse classique, jazz ou tango, du hip-hop pour les enfants et peut-être bientôt des ateliers de sensibilisation à l’art.  Éléphant Paname, 10, rue Volney, 75002 Paris, www.elephantpaname.com

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Photo du centre : Emmanuel Donny. Portrait : Grégoire Camuzet.

UP

Un éléphant à Paris


UP — JOUETS

Bestiaire boisé Le designer britannique Matt Pugh travaille des matériaux naturels avec son équipe d’artisans, d’artistes et de designers, dans un petit atelier niché dans l’ouest de l’Angleterre. De cette conception espiègle, de jolis oiseaux et hiboux ont vu le jour, combinant à la fois des détails simples, graphiques et des couleurs riches.  www.mattpugh.co.uk

—DESIGN

HADM

— PÂT I S S E R I E

Photos : DR

Les goûts et les couleurs Chez Colorova, salon de thé pâtisserie situé rive gauche, vos yeux se disputeront avec votre ventre. Pendant que ce dernier bataillera pour déguster les plaisirs gourmands de Guillaume Gui, vos yeux ébahis s’arrêteront sur l’ambiance ethnique épurée créée par la maîtresse des lieux, Charlotte Siles. Puis ils vagabonderont vers le laboratoire transparent où officient le chef pâtissier et ses collaborateurs. Réservation conseillée pour le sublime brunch du dimanche.  Colorova Pâtisserie, 47, rue de l’Abbé Grégoire, 75006 Paris, tél. : +33 (0)1 45 44 67 56.

Home autour du Monde a revisité la chaise “Windsor” classique, avec son éternel dossier à barreaux, en imaginant une nouvelle version rien que pour les enfants. Résultat : une variation Pepsi en fils de scoubidou rose fluo, so shocking!  www.bensimon.com

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M O O D E R N | M U S T H AV E

Jaune d’or. — Fade, la couleur du bois brut ? Observez plutôt cette montée en puissance, du blond apaisant à l’ocre, en passant par le jaune lumière. Pour une déco qui ne laisse pas de bois. — PAR JULIE BOUCHERAT ET MÉLANIE HŒPFFNER PHOTOS : CLAIRE ISRAËL

1. Tables basses en bois, José Lévy c/o Gallery S. Bensimon. 2. Lampe “Muffin”, Dan Yeffet et Lucie Koldova c/o Gallery S. Bensimon. 3. Couronne en porcelaine dorée, Selab pour Seletti c/o Serendipity. 4. “Hope Bird”, Jaime Hayon Bosa c/o Silvera Wagram au Printemps. 5. Robot en porcelaine dorée, Selab pour Seletti c/o Serendipity. 6. Lit en bois, Rafa-kids c/o Serendipity. 7. Drap en coton, Linge Particulier. 8. Galettes en feutre, Muskhane. 9. Horloge en bois, Ding 3000 c/o Home autour du Monde. 10. Tapis en feutre, Muskhane c/o Serendipity. 11. Chaussons en cuir, Easy Peasy.

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1. Patère en bois “Élan”, All Lovely Stüff c/o Marvelous-Store. 2. Coupes en bois, Calix c/o Fleux. 3. Tabouret “Clessidra” en bois de cèdre parfumé, Mario Botta c/o The Conran Shop. 4. Hiboux en bois de tilleul, Menu c/o Fleux. 5. Carnet trieur, Hay c/o The Conran Shop. 6. Suspension souple “Unfold”, Muuto c/o Le Bon Marché Rive Gauche. 7. Tapis en peau de vache, Bourgeois c/o Serendipity. 8. Pot en porcelaine, Orla Kiely c/o Fleux. 9. Étagère “Skate”, Magali Arbib c/o Serendipity. 10. Boule en feutre, Muskhane. 11. Doudou bonhomme des bois “Banh Bao”, Son-ca c/o Serendipity.

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M O O D E R N | M U S T H AV E

1. Chaise en bois, Serendipity. 2. Train “Milwaukee Express” en noyer, bouleau et pin, Our Children’s Gorilla c/o Serendipity. 3. Panier en feutre, Muskhane. 4. Tapis kilim en patchwork, ADA c/o Serendipity. 5. Tortue et souris, Muskhane. 6. Étoiles et suspension en tricot, Désaccord c/o Serendipity. 7. Lit de camp, Numéro 74 c/o Serendipity. 8. Coussin “Pomme”, Œuf NYC. 9. Plaid en coton, Numéro 74. Un grand merci à la boutique Serendipity pour son accueil.

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MO O D E R N | M U S T H AVE

Dégradé. — Nom masculin, diminution progressive d’une couleur ou d’une lumière. À décliner à l’envi dans votre maisonnée pour un hiver ensoleillé. — PAR SOPHIE CARRÉ

— (AU)VNI Craies en céramique, design Fumiaki Goto, 40 à 85 euros.  En exclusivité à la Galerie Imaginaire, Le Bon Marché Rive Gauche.

— AU LIT

— AU PLUMARD Coussin “t.e.31” en laine mérinos et coton, design Scholten et Baijings pour TE, 128 euros.  www.thomaseyck.com

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— AU PLACARD

— AU PLAFOND

Panier de rangement M turquoise, Varpunen, 50 euros, disponible en exclusivité sur le site :  www.lesenfantsdudesign.com

Petite suspension “Origami Moth” bicolore rose, design studio Snowpuppe, 69 euros.  www.lesenfantsdudesign.com

Photos : DR

Parure de lit “S&B Minimal” pour deux personnes, Hay, 168 euros.  www.madeindesign.com


MOODERN | M U ST H AVE

— AU BUREAU Trieur “Plissé” néon orange en papier et carton, Hay, 35 euros.  www.silvera-eshop.com

— AU BOUDOIR Fauteuil “Quilt”, design Ronan et Erwan Bouroullec pour Established & Sons, 5400 euros.  www.silvera-eshop.com

— AU FUMOIR

Photo canapé: Alessandro Paderni. Tabouret: Marcus Peel. DR

Tabouret “Tie & Dye” en bois laqué, design Stéphane Parmentier pour Ormond Editions, à partir de 1300 euros.  www.ormond-editions.com

— AU PANIER Corbeille bicolore en feutre, Muskhane, 84 euros.  www.filedanstachambre.com

— AU SALON Canapé “Blur”, design Marc Thorpe pour Moroso, 6 580 euros.  www.moroso.it

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MO O D E R N | M U S T H AVE

— SUR UN PLATEAU DE CUIVRE

— TROIS PATÈRES ET PUIS S’EN VONT

Plateau en cuivre étamé, trois tailles, Home Autour du Monde, 65, 75 et 85 euros.

Portemanteau “Kamm 3” en cuivre poli. Chaque pièce est unique, 50 x 13 cm, design Oskar Zieta, 460 euros.

 +33 (0)1 42 77 06 08

 www.zieta.pl

Cuivre. — Trop longtemps négligée, cette matière rutilante revient en force dans l’univers du design. — PAR EVA PRAQUIN

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— TEA TIME

Suspension “Bubble”, 18 x 47 cm, design Steve Jones c/o Innermost, 353 euros.

Table basse “CM05 Habibi” en cuivre poli, plateau amovible, 37 x 47 cm, design Philipp Mainzer, env. 1035 euros.

 www.madeindesign.com

 www.e15.com

— LOOPING Bougeoir “Loop” en métal cuivré, 28 x 20 cm, design Black+Blum, 29 euros.

 www.conranshop.fr

Photos : DR

— FIAT LUX


MOODERN | M U ST H AVE

— MONT D’OR Moule à gâteau “Il Tempo della Festa” en cuivre, intérieur argenté, design Mario Trimarchi, 990 euros.

 www.alessi.com

— GALERIE DES GLACES Miroir convexe “Cyclope Ardent”, h. 46,5 cm, design Ionna Vautrin c/o Moustache, 380 euros.

 www.yoox.com

— LAMPE BRONZÉE

— BOL DE LUMIÈRE

Lampe à poser “Blow Light” en cuivre et polycarbonate, design Tom Dixon, 472 euros.  www.madeindesign.com

Lampe “Candil” en cuivre, bois et laiton, design Alvaro Catalán de Ocón, 499 euros.  www.lebonmarche.com

Photos : DR

— MAILLOT NOIR Vélo à pignon fixe “Madison Street”, cadre fait main recouvert de cuir noir et de cuivre, design Detroit Bicycle Company, prix sur demande.

 www.conranshop.fr

— SIPHONNÉ Carafe-arrosoir en cuivre, édition limitée et numérotée à 15 exemplaires, design Aldo Bakker, 2310 euros.

 www.thomaseyck.com

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THE PLACE TO SHOP

MODE & DESIGN 0-18 ANS

PHOTO : DÉBORAH CORCOS POUR LITTLE FASHION GALLERY ~ HIVER 2012

PLUS DE 250 MARQUES MODE, DESIGN, JOUETS & LIVRES

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NEW COMER

CAHIER INSPIRATION

Photos: Rory van Mullingen.

— La créatrice Faye Toogood en pleine réalisation de son projet ”Seven Dials“.

“Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre.” — Steve Jobs — 53


N E— W COMER

Émilie dans son atelier baigné de lumière par une verrière de deux étages. La créatrice est en pleine réalisation de son installation, exposée cet été au cours de l’exposition “Lactescences”, à la galerie Milk Factory. Elle pose devant son œuvre, sur sa table de travail.

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Émilie Faïf, fibre textile. — En plein ouvrage, la scénographe plasticienne Émilie Faïf nous dévoile le fil de ses créations, l’envers du décor. Une parenthèse enchantée dans son atelier où se mêlent matériaux en pagaille, inspirations et souvenirs. Ici, c’est certain, la grâce flirte avec le génie. —

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— Le ciel de dentelle, création d’Émilie pour une boutique Isabel Marant, retrouve une seconde vie au plafond de son atelier.

O

n se demande toujours un peu comment les choses ont commencé, quel a été le déclic. Question un peu futile et simpliste. Et parfois la réponse est symbolique, elle fait sens. Pour Émilie, c’est une histoire de famille, des influences en filigrane. Une maman peintre, des grands-parents et arrière-grands-parents tailleurs, quelques architectes et sculpteurs dans l’arbre généalogique : tout est dit, ou presque. Le premier diplôme d’Émilie : plasticienne de l’environnement architectural à l’école

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Olivier de Serres, puis scénographie aux Arts Décoratifs. De là germe ce qui compose l’essence de son travail depuis des années : l’espace “ville” mis en scène, ses habitants, leur interaction avec la création ; et bien sûr la matière concrète, le tissu surtout, matière à penser et à rêver. Pour l’an 2000, Émilie et son compagnon Nicolas – aujourd’hui architecte et papa de leurs deux enfants – proposent aux habitants de Paris de faire un vœu. À six reprises, les amoureux installent dans les quartiers les plus touristiques de la capitale des bougies

auxquelles sont accrochées de petites enveloppes, pour que chacun puisse exprimer ses rêves et ses aspirations. Une fois la récolte finie, deux cents souhaits sont suspendus à des ballons d’hélium, au-dessus des passants. Une vraie expérience de poésie urbaine, point de départ du souff le créatif d’Émilie. La jeune femme signe quelques installations et scénographies pour l’Atelier des Enfants du Centre Pompidou. En 2003, elle réalise une de ses premières œuvres pour les vitrines Isabel Marant. Le dialogue entre les deux


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— Ci-dessous, sculpture gonflable en forme de cœur (1 x 1,5 mètre), exposée en 2007 chez Isabel Marant. — Ancienne encyclopédie médicale dans laquelle on découvre, mois après mois, l’évolution du bébé dans le ventre de sa maman.

Photo du cœur : Adrià Goula

Émilie sculpte les étoffes, les transforme en prairies flottantes, pare les robes d’Isabel Marant d’excroissances oniriques.”

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— En haut, sculpture textile réalisée pour le stand Isabel Marant aux Galeries Lafayette, en 2008. — Ci-dessus, Émilie collectionne les objets sur le corps humain : ex-voto en cire, oreilles d’acupuncture et coupe d’épiderme, qui lui a servi d’inspiration pour “Under the Skin”. — Ci-contre, installation “Under the Skin” pour Tsumori Chisato, 2011. — Page de droite, sculpture textile réalisée pour le Printemps Haussmann en 2011.

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Patiemment, elle coud, assemble, façonne sous une merveilleuse constellation de boules en dentelle. Le rêve n’est jamais bien loin.”

L’univers d’Émilie Faïf se déploie sans limites, elle aime explorer tous les possibles, être stimulée par un nouveau défi… et ne cesse de nous étonner : donner corps et vie au tissu, apprivoiser la lumière, jouer avec l’air, sublimer des matériaux pauvres comme le papier et le carton. Autant de réalisations fruits d’une imagination sans pareille, certes, et de beaucoup de travail, minutieux, attentif. “La maturation d’un projet prend beaucoup de temps, je fouille un peu partout à la recherche d’inspiration, de rebondissements. Je collecte un tas d’images, je dessine, fabrique des maquettes et des photomontages pour mettre mes créations en situation. Puis, beaucoup de choses se mettent en place au moment de la réalisation dans mon atelier, comme par magie.” Les œuvres d’Émilie relèvent à proprement parler du fait maison. Patiemment, elle coud, assemble, façonne sous une merveilleuse constellation de boules en dentelle. Le rêve n’est jamais bien loin. — PAR MARIE MERSIER PHOTOS : LOUISE DESROSIERS

Photos des installations: DR

OÙ DÉCOUVRIR LES CRÉATIONS D’ÉMILIE ?

créatrices durera huit ans. Saison après saison, Émilie offre aux passants une vision singulière de la mode teintée de rêve, de délicatesse, de saugrenu et de fantaisie. Elle sculpte les étoffes, les transforme en prairies flottantes, pare les robes de la styliste d’excroissances oniriques, dessine un cœur, un vrai en sculpture gonflable. Le vêtement est mis en abîme, il est suggéré, modelé. Pour la scénographe, le tissu est une matière de prédilection façonnable à l’infini. Derrière la vitre d’Isabel, elle invente une sculpture évolutive comme un gros caillou noir d’où pousse des fleurs, des cylindres à la rotation parfaite qui font courir

de beaux étalons. “J’aime investir les vitrines de mon univers, ça me plaît de capter l’attention des passants, de créer un rapport inattendu à la ville. Les vitrines sont comme des fenêtres ouvertes sur un autre monde.” Inlassablement, à travers ses sculptures, scénographies, installations, Émilie explore cet ailleurs un peu fantasque pour Tsumori Chisato, Hermès, Kenzo, “mais j’aspire à sortir de ce cadre luxueux de temps en temps pour travailler sur des projets qui dépassent le pur cadre esthétique.” Ainsi, elle signe la scénographie de pièces de théâtre, ou celle d’une exposition inaugurale de logements sociaux à La Courneuve.

- Sur son site :  http://emiliefaif/ - Au nouvel espace Guerlain des Galeries Lafayette de Paris, boulevard Haussmann, au premier étage, avec une étonnante sculpture en métal. - Dans les rues d’Amsterdam pour admirer l’installation créée avec le soutien de la fondation d’art Soledad Senlle, d’avril à juin 2013.  www.soledad.nl

SON CARNET D’ADRESSES - De Gilles pour ses collections de tissus et ses jolies fins de série, 156, rue de la Roquette, 75011 Paris. - Schindo, magasin de tissus japonais, 2, rue d’Aboukir, 75002 Paris. - Librairie Folie d’Encre et son rayon jeunesse, 53, avenue Gabriel Péri, 93400 Saint-Ouen. - Ronalba, épicerie fine, 54, rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris. - Morry’s pour ses excellents bagels, 1, rue de Charonne, 75011 Paris.

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NEW COMER

— Ses idées la tirent toujours plus vers le haut, Dorothée l'a encore prouvé avec la décoration du Mojo Kitchenbar dans le quartier de l'Opéra à Paris.

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Dorothée Meilichzon, un regard neuf.

— Toute jeune, elle cumule déjà les casquettes : architecte d’intérieur, designer… La fondatrice de l’agence CHZON n’a pas son pareil pour insuffler une âme excentrique et décalée aux lieux qu’elle investit. —

D

orothée est une artiste, une grande perfectionniste qui travaille autant sur le concept de l’espace que sur la décoration. Elle va jusqu’à se charger de l’identité graphique de chaque lieu, afin de rendre l’expérience la plus cohérente possible (logo, cartes de visite, menus…). À son actif, des bars à cocktails, à vins, à pains ou des clubs aux atmosphères tranchantes : le Beef Club, Merce & the Muse, le Mojo et le Ballroom à Paris, l’ECC Chinatown à Londres, l’ECC Lower East Side à New York… La liste est longue.

Diplômée en design industriel, Dorothée fait ses classes au Strate Collège Designers et à la Rhode Island School of Design où elle étudie le design de jouets. Elle travaille cinq ans à Paris puis décide, à tout juste 27 ans, de fonder son propre cabinet. L’agence polyvalente CHZON naît, à l’été 2009. Tête chercheuse, renifleuse de tendances, Dorothée s’inspire de tout ce qui l’entoure, notamment des papes de la décoration : Madeleine Castaing, Dorothy Draper, Fornasetti, David Hicks, Gio Ponti, Charles et Ray Eames ou François-Xavier Lalanne.

À son actif, des bars à cocktails, bars à vins, bars à pains ou des clubs aux atmosphères tranchantes : le Beef Club, Merce & the Muse, le Mojo…”

Son postulat de base ? Travailler autant que possible avec l’artisanat, afin de créer des pièces uniques et de mettre en avant la création manuelle. Tapissiers, menuisiers, marbriers… autant de savoir-faire qui lui permettent de créer un décor unique, intemporel, que chacun peut s’approprier. Inlassablement, elle quadrille les brocantes et les puces, en quête d’objets qui lui rappellent des souvenirs, qu’elle détourne ensuite avec une touche d’humour et de dérision. Enfin, elle fixe son décor chargé d’histoire avec quelques pièces contemporaines, souvent de petites séries artisanales. Dorothée ne cherche pas à tout prix à créer des décors pointus, mais bien des lieux qui ont une véritable personnalité, une atmosphère propre, une ambiance qui invite les gens à échanger, partager, découvrir. — PAR JULIE BOUCHERAT PHOTO : LOUISE DESROSIERS

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Sophie Lévy, perle rare. — La créatrice des Bijoux de Sophie s’est fait remarquer au début des années 2000 en lançant son concept de “haute fantaisie”. Depuis, beaucoup d’autres ont suivi. Entre poésie, rock et surréalisme, Sophie Lévy imprime son style, tout comme dans son appartement de l’île Saint-Louis, à Paris. —

A

près un an et demi de recherche active, Sophie Lévy et son mari Maxime désespèrent de trouver leur bonheur, quand ils visitent par hasard ce duplex au cœur de Paris. “C’est la vue imprenable sur la Seine qui nous a d’emblée séduits : le scintillement de l’eau, les reflets changeants, les allers et venues des péniches… La magie de la capitale s’offrait à nous. Avec mon amoureux, nous n’avons pas hésité”, se souvient la créatrice des Bijoux de Sophie. Autre atout : la circulation y est très agréable. Au rez-de-chaussée, les pièces à vivre, et à l’étage, les chambres. L’appartement ne nécessitait pas de gros travaux, seules quelques peintures étaient à revoir – la couleur étant omniprésente. Si le vieux rouge dans le salon l’a amusée, le blanc s’est vite imposé dans les chambres. “Après une journée marathon, j’ai besoin

d’un lieu apaisant, qui permet un retour au calme. Ainsi, ce tableau paysage de Menard des années 1940, empreint de douceur, m’aide à m’évader. Ou cette collection de petites chaises d’enfants, ma madeleine à moi, que j’ai commencée bien avant la naissance de Päris, 2 ans et demi.” Disséminées dans toutes les pièces, elles ont aujourd’hui retrouvé leur fonction initiale grâce à son fils. “Le calme passe aussi par des pièces épurées… donc bien rangées. Quand mon fils a fini de jouer, plus rien ne traîne. Il a l’air de me ressembler. À côté de sa table à langer, à sa hauteur, j’ai accroché des gravures anciennes qu’il n’a pas déchirées en mille morceaux”, sourit Sophie. Autre caractéristique de ce duplex, qu’elle a dû s’approprier pour la décoration : “c’est un lieu très fort, chargé d’histoire, situé dans un immeuble du XVIIe siècle. Il impose de lui-même sa force : parquet en chêne, imposant escalier,

cheminées et plafond d’origine…”. Ça tombe bien, car Sophie aime garder le meilleur du passé pour le sublimer avec du contemporain. Résultat ? Elle réussit un mélange de styles et d’époques qui lui sont chères, toujours teintées de tendresse, d’onirisme, de merveilleux. En témoignent ses bijoux : sautoirs avec camée ou camélia noir, pendentifs œuf ciselé, bagues tête de mort et nœuds en strass… Sophie va plus loin dans sa quête du romantisme. Elle ne se contente plus d’offrir des bijoux. La créatrice imagine des vide-poches, des boîtes à dents de lait en porcelaine de Limoges avec des “lapins qui font les beaux”, ou encore des coussins où se tapissent écureuils, chouettes ou putois. — Page de gauche, tendre moment de complicité avec Päris, 2 ans et demi. Pour Sophie, qui ne s’habille jamais en noir, chemise Liberty recouverte de microvoitures que son fils adore, et la douceur d’un serre-tête aux roses ciselées. — La créatrice ose les mélanges dans le choix de ses bijoux : sa bague tête de mort rose est mise en valeur par une bague en corail des années 1920 offerte par son amoureux, qui s’accorde aux tons de la montre en édition limitée de Cartier, ou encore de la chevalière que sa grand-mère lui a offerte.

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1. Dans la chambre de Päris, boîte à dents de lait créée par Sophie. 2. Le plafond caractéristique du XVIIe siècle réussit à s’harmoniser avec un lustre danois des années 1950. 3. et 4. Détails de la boutique de Sophie. 5. Chaise d’enfant en corde des années 1940,

à côté d’une micro-chaise en plastique des années 60. 6. Sophie collectionne les chaises d’enfant. Celle-ci provient de la brocante de la rue de Bretagne. Buffet des années 1950 utilisé en bureau. Sur celuici sont posées deux statuettes de Napoléon Bonaparte et de son épouse Joséphine,

réalisées par la manufacture de Sèvres en l’honneur de son sacre. Fauteuil du designer suédois Tejo Remy, une accumulation de foulards sanglés. Tableau paysage de Menard, acheté en brocante.

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L’occasion d’exprimer toute sa poésie à travers cette thématique animalière. “Je trouve que les associations inattendues et le décalage apportent de la douceur”, décode Sophie, qui a aménagé son appartement alors qu’elle était enceinte de huit mois. “Je crois que mon côté perfectionniste a été décuplé ! On a l’impression que le mobilier a trouvé sa place naturellement. En fait, tout a été soigneusement pensé. D’ailleurs, je mets beaucoup de temps à me sentir bien dans une nouvelle maison”. De nombreux objets ont été rapportés de voyages, sans que l’ensemble ne tombe dans l’ethnique. Sophie court également les brocantes et les vide-

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greniers, comme celui de la rue de Bretagne à Paris, qu’elle ne manque jamais. Elle accumule beaucoup de trésors. “Comme je déménage beaucoup, j’en profite à chaque fois pour faire réapparaître des objets.” Depuis début septembre, la boutique “Les bijoux de Sophie présentent”… son univers : ses bijoux dont la nouvelle collection s’intitule “T’aimer toujours, t’oublier jamais”, ses robes chics et féminines, ses coussins… À découvrir également, ses coups de cœur – “tous les objets qui me touchent”, très souvent des marques patrimoniales, qui ont le souci du travail bien fait : des savons et des bougies Claus Porto, de la pape-

terie Bindewerk ou des figurines en porcelaine Lladró. Pour l’enfant, des peluches Steiff, des coquetiers, des timbales et des couvertures de naissance seront autant d’idées de cadeaux. “L’ensemble pourrait faire « nunuche », non ? Là encore, tout est question de dosage”. Toutes les trois semaines, une thématique sera mise en avant. La première ? Un hiver enfantin. À chaque fois, Sophie aime raconter une histoire, et nous, on l’écoute volontiers. — PAR AMÉLIE NEISS PHOTOS : LOUISE DESROSIERS LES BIJOUX DE SOPHIE PRÉSENTENT, 27, RUE DE TOURNON, 75006 PARIS.


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Le calme passe aussi par des pièces épurées… donc bien rangées. Quand mon fils a fini de jouer, plus rien ne traîne. Il a l’air de me ressembler.” 7

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6 7. Dans la chambre de Päris, lampe Jieldé au bras articulé, coussin dessiné par sa maman. 8. Les animaux déambulent dans le salon : miroir chouette des années 1970, perroquets

naturalisés (oiseaux que l’on retrouve sous forme de pendentif ou de sautoir dans les Bijoux de Sophie). 9. Sautoir en perles nacrées créé par Sophie, habillé d’une rose ciselée.

Les “lapins qui font les beaux” s’amusent sur des mugs, des videpoches ou des porte-encens. Les têtes de mort en résine polie sont une manière de sourire du temps qui passe. Table oiseau, Meret Oppenheim.

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— Faye Toogood, designer britannique, fondatrice du studio éponyme. Chacune de ses créations est fabriquée à la main. Un design sobre aux formes géométriques, comme en témoignent son logo ci-dessus et la table de la série “Batch”, en haut à droite.

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Photo : Andrea de Sica.

Faye


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réatrice britannique à la pointe du design londonien, Faye Toogood travaille à la fois en son nom propre et pour celui du Studio Toogood, qui intervient dans la décoration d’appartements, d’hôtels ou de restaurants. L’agence excelle aussi dans la création d’installations pour les plus grandes marques de mode. La dernière en date ? L’Américaine Opening Ceremony, qui a fait appel à la designer pour le lancement de son pop-up store à Londres. Malgré son succès, Faye Toogood, qui a étudié l’histoire de l’art

et les beaux-arts, avoue être, plus que tout, fière de sa collection de meubles Assemblage 3. Pour Milk Décoration, elle revient sur sa brillante trajectoire. Votre parcours est jalonné d’expériences complémentaires.

— J’ai débuté dans la presse, en tant que styliste pour des shootings photo. Dans ce travail sur l’image, j’ai toujours cherché à combiner la représentation en 2D et l’espace en 3D. À mêler le réel et le conceptuel. Quand j’ai fondé le studio, c’était surtout pour créer une entreprise de design à part.

En pratique, cela veut dire…

— Que nous n’avons pas de formule préétablie, que nous ne pratiquons pas le copier-coller, que nous aimons aussi bien le fer que l’or et que nos clients deviennent des amis. Comment appliquez-vous cette méthode de travail ?

— Chacun est encouragé à activer ses propres forces et à développer une créativité indépendante. Nous avons tous des formations et des origines différentes. Ici, on parle turc, allemand, croate, espagnol, italien…

oogood — Une signature et un visage qui ont trouvé une place à part dans le monde de la décoration d’intérieur. —

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Certains ont fait les beaux-arts, d’autres des études spécialisées dans le textile, la mode, le design, l’architecture ou encore la décoration d’intérieur…

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Nous n’avons pas de formule préétablie, nous ne pratiquons pas le copier-coller, nous aimons aussi bien le fer que l’or, et nos clients deviennent des amis.”

Et vous, quelle est votre place dans ce melting-pot ?

Pour quel type de projet vient-on vous chercher ?

— Malgré la diversité, nous coopérons sans problème. J’ai toujours trouvé intéressant de faire travailler un décorateur d’intérieur sur un objet et, inversement, un designer sur la décoration d’un lieu. On obtient non seulement un résultat unique pour le client, mais aussi une vraie liberté créative pour les membres de mon studio.

— Le studio collabore avec des clients qui recherchent une façon différente de développer leur marque ou de construire leur intérieur. Nous travaillons donc sur une gamme très large de projets, du temporaire au permanent, à la fois pour des appartements privés et des entreprises, souvent des hôtels et des restaurants.

Nous sommes aussi beaucoup en relation avec des marques de mode et de luxe, qui nous demandent d’imaginer des installations faisant appel à tous les sens. Comment qualifieriez-vous la “Toogood touch” ?

— Notre approche personnelle ne tient pas compte des conventions pour mieux mettre en place des réalisations


— Détail d’une installation créée par Faye Toogood pour Shaftesbury Seven Dials, à Londres : 49 pardessus de travailleurs, portant chacun le nom d’un métier. Chaque manteau a été peint à la main, puis traité à la résine.

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Photos: Rory van Millingen

— Page de gauche, “The Back Room”. Ce projet imaginé pour le Festival d’art de Londres 2012 célèbre la période post-industrielle, en mettant en avant un petit atelier de création londonien.

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— Table à tréteaux et chaises en frêne “Spade” de la série “Batch”, réalisée en Grande-Bretagne.

périence sensorielle. La décoration ne consiste pas seulement à assembler des objets dans une jolie pièce. Elle doit refléter les personnes qui habitent le lieu et transmettre quelque chose qui leur ressemble. Pas d’intérieur type, mais du sur-mesure.

Votre apport à vous…

Comment s’adapte-t-on à chaque lieu, à chaque personne ?

— Je place l’indépendance au premier rang des qualités nécessaires à mon travail. Je cultive un amour pour la couleur, tant dans son absence que dans sa présence. J’aime les contrastes entre les matières, du lisse au rugueux. Enfin, l’histoire et le passé restent des références essentielles à mes yeux. Quelles sont les demandes des clients d’aujourd’hui ?

— En général, il y a une recherche d’ex-

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— J’observe mes clients de près, leurs centres d’intérêt, leur mode de vie. Je m’inspire de leur façon de s’habiller, de leur rapport à la nourriture, des activités qui occupent leur temps libre… Il s’agit d’explorer et de cerner l’individu, puis de trouver le moyen de le mettre en scène dans un espace. — PROPOS RECUEILLIS PAR AUDE BUNETEL

Sources d’inspiration

“Je m’inspire de tout ce qui m’entoure au quotidien : un caillou au sol, un nouveau monument…” Les axes créatifs de Faye en quatre temps.

1 passion Les formes géométriques, mais uniquement le cercle, le triangle et le carré. Chaque figure doit parfaitement se fondre dans l’ensemble, comme un tangram arty.

2 modèles John Fowler, décorateur anglais des années 1950, et Yves Saint Laurent, notamment pour ses appartements.

3 mouvements Arts and Crafts, Bauhaus, Bloomsbury.

4 artistes Barbara Hepworth, Louise Bourgeois, Picasso et Pierre Soulages.

Photo: Rory van Millingen

audacieuses, joyeuses et spontanées. Nous sommes réputés pour produire un travail très conceptuel, porteur d’énergie et de diversité. En fait, je pense surtout qu’il y a une touche d’humanité et d’émotion derrière tout ce que nous faisons.


, Ma mère, elle dit qu’on ne la verra plus au supermarché.,


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SCP Maison d’édition Tremplin pour talents émergents Créée en 1985 par Sheridan Coakley et lancée un an plus tard au Salone Internazionale del Mobile de Milan, cette manufacture anglaise est reconnue dès ses débuts pour son sens de la nouveauté, ses valeurs modernistes et son approche fantaisiste du design. Véritable plateforme pour les talents émergents, c’est avec SCP que Jasper Morrison, Matthew Hilton et Konstantin Grcic ont débuté. Ont suivi des noms tels que Tom Dixon, Donna Wilson, Robin Day ou encore James Irvine. Aujourd’hui, SCP est toujours en tête de l’avant-garde du design anglais, et se concentre particulièrement sur la recherche et le développement. Fabriquer mieux à moindre coût, c’est désormais le nouveau dada de Sheridan.

Studios vs éditeurs. — Ils se battent contre la fast-déco et font de plus en plus parler d’eux. Les premiers produisent leurs créations grâce aux talents de leur propre équipe, composée de métiers et de savoir-faire qui se complètent. Les autres repèrent les talents en éditant des designers ou des architectes indépendants. Via des chemins différents, ils participent tous à l’engouement pour les objets et le mobilier de créateurs. Studios ou maisons d’édition, grâce à eux, le design sort du bois. — DOSSIER RÉALISÉ PAR VIOLAINE BELLE-CROIX - JULIE BOUCHERAT - MURIEL FRANÇOISE

Sheridan Coakley, fondateur de SCP à Londres. Mobilier de salon "Bertha”, design Donna Wilson.

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Photos : DR

 www.scp.co.uk


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Petite Friture Maison d’édition Belles huiles, grand design

 L’étagère à roue pour ado, conçue par Andrea Caruso Dalmas et Alberto Gobbino Ciszak (à gauche), duo fondateur de La Clinica, a obtenu le prix Injuve pour la Jeune Création.  Lampes “Moire” de Marc Sarrazin, imaginées comme des “vêtements d’ampoule”, éditées chez Petite Friture.

La Clinica

Photos : Ola Rindal. DR

Studio — Meubles flexibles et précision chirurgicale Blanc clinique et bois blanc, La Clinica affiche son parti pris. Ce projet des designers Andrea Caruso Dalmas et Alberto Gobbino Ciszak présente une ligne de meubles ingénieuse, qui s’inscrit dans une volonté d’agir sur l’évolution du design en trois parties du globe : Italie (Turin), Espagne

(Madrid) et Brésil (Sao Paolo). Fabriquer peu et localement en faisant interagir design et artisanat, telle serait la devise de La Clinica. Chaque pièce est conçue dans un bois solide et peint avec des peintures à l’eau. Le mobilier est totalement démontable afin de rationaliser coûts d’envoi et stockage ; ces créations répondent aux exigences d’un design contemporain intelligent et conscient de ses responsabilités. Heureusement, Alberto et Andrea n’oublient pas les enfants : La Clinica présente une balançoire d’un nouveau genre et un berceau que l’on dirait fait pour que les fées se penchent dessus. Pour les ados, l’étagère nomade à roue semble tout à fait indiquée. Pour ce projet, le duo a reçu le prix Injuve.

Cet hiver, Petite Friture a invité la crème des jeunes designers pour concocter une série d’objets intelligents et surprenants. Ivan Duval et Jean Sébastien Idès, créateurs d’ATYPYK, ainsi qu’Alix Thomsen, nous livrent leur version du bol, contemporain ou rétro. La designer italienne Giorgia Zanellato imagine des vases poétiques, tandis que le talentueux designer touche-à-tout Sam Baron, qui dirige actuellement le département Design de Fabrica, centre de recherche en communications de Trévise, signe une sulfure en verre accueillant une petite fourmi et “Curiosity”, une drôle de boîte en céramique blanche, munie de grandes oreilles.  www.petitefriture.com

 www.laclinicadesign.com

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 Ci-contre, Stéphane Arriubergé et Massimiliano Iorio, éditeurs de la lampe “The Cave” (ci-dessous) de Benjamin Graindorge.  Johann et Michaele, parents et fondateurs de Kalon Studio, prônent un mobilier durable et responsable. Ci-dessous, un lit évolutif aux contours doux, pensés pour la sécurité des petits.

Moustache Maison d’édition — Création au poil

Kalon Studio

 http://moustache.fr

Studio — Design made in L.A. Ses créations affleurent doucement en France: Kalon Studio propose une ligne contemporaine et écologique de meubles pour enfants, mais pas uniquement. Originaire de Los Angeles, la marque a été lancée par Johann et Michaele, respectivement 35 et 34 ans, en 2007. Parents de deux filles, ils entendent bien les border dans ce qui se fait de mieux en terme d’ergonomie, d’esthétisme et d’écologie. L’usage des couleurs, des arrondis, des essences de bois rend les productions de Kalon Studio uniques. Faites pour la vie,

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elles sont solides et évolutives comme le berceau qui devient lit junior avec ses montants arrondis qui rassurent à la fois l’enfant et sa maman. Les pièces sont fabriquées à la main en République tchèque et aux États-Unis pour une petite ligne. Parfaitement connectés avec leur temps, les créateurs de Kalon Studio défraient la chronique design pour le plus grand plaisir de la famille contemporaine. Ce studio peut se targuer de faire avancer le petit train du design enfantin.  http://kalonstudios.com/ Disponible en France sur www.smallable.com, chez Serendipity et www.lesenfantsdudesign.com

Photos : DR

Fondée par Stéphane Arriubergé et Massimiliano Iorio, Moustache rassemble une famille de designers à l’origine d’objets innovants s’inscrivant de façon durable dans le temps. C’est de ce postulat qu’est partie cette bande de moustachus. Au lieu de valoriser à tout prix le principe de la nouveauté, le duo s’est tourné vers une approche pérenne, avec des créations que l’on a envie de transmettre aux prochaines générations. Comme les patères “Micro”, la chaise “Bold” de Big Game et les lampes “Vapeur” d’Inga Sempé, devenus désormais cultes dans le monde du design. Cohabitent également sous ce même toit des designers tels que François Azambourg, Matali Crasset ou Ana Mir + Emili Padros.


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 L’ampoule diamant du Suédois Eric Therner, à poser ou à suspendre.

Design House Stockholm

 Collection d’accessoires de cuisine “Bambou” de Rolf Sinnemark, édités par Design House Stockholm, aux côtés de Form Us with Love.

Maison d’édition De la Suède au MoMA

Pop Corn Maison d’édition Best of à croquer Maison d’édition française, Pop Corn présente un “design à histoires”, conceptuel et ludique, qui apporte un véritable sens aux objets de notre quotidien. Ses créateurs, Pascal Pellen et Florent Porte, revendiquent un design alternatif dont on s’empare par réflexion. Ainsi, leur sélection de mobiliers, luminaires et objets, met à l’honneur les idées neuves, les belles matières et les techniques artisanales. Avec des partenaires tels que les Hollandais Droog et Richard Hutten, les Danois Frama, les Italiens d’Attico, l’américain Edward Wohl, ou encore les Français Kuntzel + Deygas chez KDMe, croquez le best of du design européen.

Cette maison d’édition suédoise, créée par Anders Färdig, s’est fait connaître en 1997 avec le succès mondial de la célèbre lampe “Block” de Harri Koskinen, aujourd’hui présente dans la collection permanente du MoMA. La maison d’édition travaille avec un réseau de plus de 60 designers indépendants, tous invités pour apporter leurs idées personnelles, et ainsi proposer des objets empreints de personnalité et de caractère. Sont de la partie A&E Design, Signe Persson-Melin, Monica Förster, Nina Jobs, Ann Wåhlström ou Form Us With Love. Des créateurs internationaux, avec une ambition commune : être le miroir de ce qui se fait de mieux en matière de design scandinave.  www.designhousestockholm.com

Photos : DR

 www.pop-corn.fr

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&tradition Studio — Le fond et la forme

Y’a pas le feu au lac Maison d’édition — Vecteur poétique Cette maison d’édition française d’objets et de petits meubles contemporains, utiles et élégants, est née de la rencontre entre Grégory et Marie Bodel, tourneurs tabletiers de métier, et FX Balléry, designer. Leur passion pour la création, leur amour du bois ainsi que leurs origines jurassiennes les ont réunis autour de ce projet commun. Utilisant le bois comme vecteur poétique, esthétique et fonctionnel, les objets sont inspirés des savoir-faire traditionnels et des techniques actuelles. Imaginées par des designers du monde entier tels qu’Ed Carpenter, Axel Delbrayère, Adrien Haas, André Klauser, Véronique Maire ou Laurens van Wieringen, ces créations sont une invitation à vivre dans un environnement sain et apaisé.

&tradition est un studio danois de lifestyle installé à Fredensborg. À l’origine, c’était une compagnie de luminaires nommée Unique Interior Copenhagen. Mais avec l’arrivée du très visionnaire Martin Kornbek Hansen à sa tête, elle devient rapidement un studio de design. Proposant une gamme complète d’ameublement, ses designers oscillent entre classique et avant-garde, toujours avec une touche nordique. Leur manifeste : “L’artisanat rencontre l’art. La fonction épouse la forme. Le matériau répond au potentiel”. Les designers clés sont Arne Jacobsen, Verner Panton, Norm Architects, Samuel Wilkinson ou encore KiBiSi, qui cherchent à créer les classiques du futur. Affaire à suivre.  www.andtradition.com

 Soliflores “Pik” en hêtre par FXBalléry pour Y’a pas le feu au lac : projet tout simplement inspiré par les pieux servant à délimiter les champs.

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 Bibliothèque “Slice KB2” personnalisable, composée d’éléments modulables en bouleau, créée par KiBiSi pour le Danois &tradition.

Photos : Jonas Bjerre Poulsen. DR

 www.yplfl.com


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Front Studio — Expérimental

Singularité

Photos : Carl Bengtsson. DR

Maison d’édition — Du souvenir personnel à l’émotion collective

 Banquette “Watching the Ships Roll In”, miroir “Drapeau”. Marie Dessuant et Julie Arrivé, deux designers de Singularité avec Émilie Cazin.  Sofia Lagerkvist, Charlotte von der Lancken et Anna Lindgren, trio de tête de Front Design. Chaise “Soft Wood”.

Fondée en 2012, Singularité est une jeune maison d’édition. Les objets, faits à la main, résultent d’une collaboration avec des talents émergents issus du design ou de l’art contemporain. La collection “The Bay”, par Marie Dessuant, est basée sur l’interprétation personnelle d’un souvenir de station balnéaire : la banquette “Watching the Ships Roll In” s’inspire des chaises longues, le vase “Balise”, des bouées échouées à marée basse, le soliflore “Onde”, des ricochets d’un galet sur l’eau. Influencés par l’univers équestre et plus particulièrement les harnachements, le banc et la table “Riding” d’Émilie Cazin jouent sur le jeu de l’assemblage anatomique. Des designers qui, à travers des recherches basées sur l’envie et l’expérimentation, nous transmettent des émotions.

Le trio féminin du collectif suédois Front brise les conventions du design d’aujourd’hui en laissant la part belle au hasard. Il va jusqu’à se fier aux mouvements incontrôlables d’animaux, comme pour cet imprimé obtenu après avoir laissé un rat ronger un rouleau de papier peint, créant ainsi un motif original une fois déroulé. Pour nourrir son inspiration, le trio collabore aussi avec des spécialistes d’un domaine, des magiciens par exemple, à l’origine de la commode “Divided” dont les tiroirs en escalier semblent flotter dans le vide. Dernière création, une lampe bulle lancée au dernier salon de Milan, pour la marque néerlandaise Booo. Grâce à une projection de fumée et à un système de soufflage de bulles, la lampe, à la surface arc-en-ciel, change constamment de forme et donne des résultats à chaque fois imprévisibles.  www.designfront.org

 http://singularite-editions.com

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www.newartfair.com

11-13 JAN 2013

ESPACE CARDIN

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* la nouvelle foire internationale d’art contemporain


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CAHIER TRIBU

Photos: Karel Balas.

— Détail du salon extérieur, famille Rosenbaum, Brésil.

“Il reste toujours quelque chose de l’enfance, toujours…” — Marguerite Duras — 79


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FAMILLE LONGHEU, ITALIE

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— Dans le studio, photo signée Federica Bottoli. Lampe scandinave des années 1950. Sur la table de Luciano Bertoncini pour Pallucco, plateau en bois, De Padova. Chaise, Arper.

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ederica Bottoli et Vittorio partagent la même passion, celle qui nourrit leur vie et leur métier : l’architecture. Elle se traduit dans leur amour de l’art, des installations, de la sculpture et de la photographie, car tous les supports les inspirent. Et si Federica Bottoli, qui a d’abord travaillé dans la mode, avoue un penchant pour Mies van der Rohe, avec sa vision de l’architecture et son rationalisme, elle aime puiser dans toutes les périodes. Autant de racines créatives qui, mêlées aux trouvailles stylistiques de la maîtresse de maison, créent une atmosphère et des décors très scénographiques. Il y a cinq ans, cette famille italienne a quitté Trévise pour s’installer à Mantoue. “Notre immeuble appartient à ma famille, ça a forcément guidé notre choix, précise Federica Bottoli. Nous avons réuni deux appartements au même étage et entrepris quelques travaux.” Quelques touches personnelles qui ont fait gagner de la

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— P. 80 et 81, de gauche à droite, Federica Bottoli en transparence derrière la porte vitrée de la cuisine. — Laques japonaises noires et marron, couverts en corne. Carafe boule, Seletti. — Arthuro, 7 ans, fait une apparition évanescente derrière une vitre gravée.

— Page de gauche, dans le salon, fauteuils Mies van der Rohe et Charles Eames. Le canapé est une pièce unique de l’artiste Kico Mion. La lampe en nacre a été achetée au Cap, chez un antiquaire. Autoportrait à l’huile de Vittorio. Photo d’un vieux modèle Citroën, Federica Bottoli. Sur la table basse, plateau en bois japonais ancien (avec les pinceaux). Plateau marron acheté chez Takashimaya, à New York.

— Ci-dessus, au centre, collection de vases noirs Venini, Nason Moretti, etc. — Ci-dessus, à droite, dans la cuisine, lampe Jean Prouvé pour Vitra. Détail d’une table Eero Saarinen. La chaise Thonet est un modèle original.

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— Dans la chambre d’Arturo et de Tazio, les photos encadrées signées Paolo Roversi, Peter Knaup ou Christopher Broadbent, côtoient quelques œuvres anonymes.

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Si Federica Bottoli, qui a d’abord travaillé dans la mode, avoue un penchant pour Mies van der Rohe, elle aime puiser dans toutes les périodes.” 88


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— Page de gauche, au-dessus du canapé noir de Kico Mion, tableau de Giampietro Dalzini. — Ci-dessus, suite de la collection de vases Venini, Nason Moretti, etc. — Ci-dessus, à droite, le petit Tazio, 5 ans, et Federica Bottoli dans la cuisine. Les chaises Thonet sont des modèles originaux.

personnalité au lieu, tout en préservant le dépouillement qui lui donne son caractère. Les sols ont été changés et toutes les portes ont été repeintes. Le cadre, simple et authentique, était posé, prêt à accueillir Arturo, 7 ans, Tazio, 5 ans, et leurs parents. Dans un florilège de design, de pièces achetées à des artistes et d’objets chinés, l’appartement a été organisé en différents espaces. “Ce n’est pas juste une maison ! J’ai installé mon studio d’un côté et, de l’autre, un espace plus intime où nous nous retrouvons en famille. C’est aussi là que nous invitons, le plus souvent possible, nos amis. Nous passons beaucoup de temps dans notre appartement, à travailler, à cuisiner, à recevoir tout comme à profiter de longs moments de calme, juste entre nous.” — PAR AUDE BUNETEL — PHOTOS : GIANNI BASSO

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PROSPECT PARK

PROSPECT PARK

FAMILLE GUZMÁN-MITCHELL, ÉTATS-UNIS

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— Portrait de famille dans l’entrée de la maison à Brooklyn: Henry, 8 ans, est debout tandis que son petit frère Willem, 6 ans, pose la tête à l’envers, avec leurs parents Pilar Guzmán et Chris Mitchell. La photo en noir et blanc est un portrait des parents de Pilar, pris par des paparazzis dans les années 1960, que Pilar a retrouvé par hasard dans un magasin de Manhattan. Son père était producteur et metteur en scène, sa mère actrice et chanteuse.

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— Dans le salon-salle à manger (à l’époque victorienne, cette pièce s’appelait le parloir), la chaise haute est un modèle vintage Nanna Ditzel de la fin des années 50, début 60. Sous l’ancienne cloche en verre, nid d’oiseau tombé au sol, trouvé dans Prospect Park à côté de la maison, à Brooklyn.


— Toujours dans le salon, grande table en chêne, BDDW. Les chaises ”Wishbone“ de Hans Wegner ont été collectionnées au fil du temps. Suspension murale, David Weeks. Appliques, Thomas O’Brien.

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— En haut à gauche, portrait chiné au marché aux puces. Paire de chandeliers anglais en cuivre du XIXe siècle, à côté d’une lampe en cuivre, également trouvée aux puces.

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— Ci-contre, les maisons victoriennes possèdent peu de placards. Les bottes de pluie Hunter attendent donc patiemment la prochaine virée à Prospect Park dans le vestibule.

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— Ci-dessous à gauche, série de dessins et de photos encadrés, nonchalamment posés sur la cheminée dans la chambre d’amis. — Ci-dessous, poignée de porte chinée. À droite, père et fils préparent le petit déjeuner, un rituel du week-end : des pancakes au Nutella!

Même si chaque objet a une valeur et une histoire indéniables, la règle numéro un est “jamais de dessous de verre”.

ilar Guzmán, fondatrice du magazine Martha Stewart Living et du site momfilter.com, et son mari Chris Mitchell, éditeur du GQ USA, ont redonné toute sa splendeur à une maison typiquement victorienne du quartier de Prospect Park, à New York. La chaleur des bois de chêne, de noyer ou de teck s’harmonise à merveille avec la lumière de Brooklyn. Avec leurs fils Henry (8 ans) et Willem (6 ans), ils vivent dans un nid douillet à moins de vingt minutes du cœur de la Grosse Pomme. Férus de meubles du milieu du XXe siècle et collectionneurs passionnés, Pilar et Chris ont ressenti le besoin de s’échapper de Manhattan à la naissance de leur fils Henry pour trouver de l’espace et du calme. C’est Chris qui a eu le coup de foudre pour cette belle demeure, un jour d’hiver enneigé, alors qu’elle était listée dans le NY Times. Armé d’énergie et de patience pour un an de travaux, Chris s’est beaucoup impliqué dans la rénovation avec l’aide de son ami Tyler Hays, artiste et fondateur de la sublime ligne américaine de meubles BDDW. La maison est une véritable affaire de

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— La maison, typiquement victorienne, date des années 1880. Le vestibule, qui sert d’entrée, a conservé tous ses beaux éléments d’origine. — Page de droite, Henry adore écrire et dessiner. Il se trouve dans la cuisine, la pièce préférée de toute la famille. Miroir BDDW. La banquette a été dessinée par Chris et réalisée par le tapisseur Andrew Camp. Table ”Tulipe“ de Saarinen, modèle d’époque.

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— Dans le salon, belle lampe à trois pieds BDDW, chaise ”Swan“ vintage d’Arne Jacobsen, années 1960. La crédence, typiquement danoise, date du milieu du XXe siècle. — Dans la cuisine, îlot de préparation conçu par Tyler Hays, fondateur de la marque américaine de meubles BDDW. Au mur, les carrelages de station de métro ont été récupérés dans la salle de bains de l’étage.

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famille. Pilar et Chris l’ont achetée avec le frère de Chris et sa femme, qui vivent aux deux premiers étages, tandis que les Guzmán-Mitchell occupent celui du dessus. Les parents de Chris ne vivent pas très loin dans le quartier. Et ceux de Pilar, dont le portrait orne l’entrée de la maison, ont légué une belle quantité de meubles et d’objets vintage issus de leurs collections personnelles. Depuis quelques années, le quartier de Prospect Park est le fief des familles modernes new-yorkaises. Les parents travaillent souvent à Manhattan, tandis que la vie de famille est ancrée dans la communauté locale, autour du beau parc du quartier. Il règne une atmosphère bohémienne et branchée

— Au dernier étage de la maison, très beau banc en bois d’église datant de 1662. Les parents de Pilar étaient d’avides collectionneurs et ce banc était déjà dans le hall d’entrée de la maison de Pilar pendant son enfance.

dans cette communauté mixte d’artistes, d’avocats et de gens des médias. À la maison, Pilar et Chris laissent les garçons jouer à leur gré dans toutes les pièces. Même si chaque objet, chaque meuble a une histoire et une valeur indéniables pour ces parents passionnés de modernisme milieu de siècle, la règle numéro un est “jamais de dessous de verre”. Les garçons, eux, s’intéressent surtout à leurs collections de Lego ou passent des heures à dessiner près des grandes fenêtres. Grandeur et nonchalance, telle semble être la devise de cette magnifique enclave à Brooklyn. —

— Pilar et Chris aiment chiner aux marchés aux puces mais aussi chez Demolition Depot à Harlem ou Olde Good Things à Manhattan et à Brooklyn.

PAR VANESSA BOZ - PHOTOS : ANDREA CHU

— En haut des escaliers se trouve la salle de bains des amis, qu’on appelle aussi la “powder room”. Les parents partagent la deuxième salle de bains de la maison avec les garçons.

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MA LES HER BES FAMILLE BOMBARD, FRANCE

— Yann, Cathy et leurs quatre enfants, Antoine, 16 ans, Alexis, 13 ans, Elsa, 12 ans et Léopold, 3 ans, dans leur nouveau salon. Au mur à droite, photographie de Ronald Schmets. Tortue sculptée, Charlotte Champion. Sumo, Emil Alzamora. Le cacatoès empaillé a été chiné aux puces. Ci-dessous, sculpture lapin, Charlotte Champion.

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— À gauche du miroir, photographie de Ryo Suzuki. Sur la cheminée, illustration de Vinca Monadé. Fauteuil pélican de Finn Juhl, galerie Triode, à Paris. Les oiseaux empaillés ont été trouvés dans des marchés aux puces.

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’est écrit sur les murs de leur appartement : Yann et Cathy Bombard partagent leur vie et leur passion pour la création contemporaine. Il y a dix ans, ils ont ouvert Envie d’Art, qui représente aujourd’hui trois galeries à Paris et une quatrième à Londres. “Nous avons réuni environ cent vingt artistes, peintres, photographes, sculpteurs. Tous ont des styles et des carrières variés. Les noms français ne sont pas ceux que l’on a l’habitude de voir dans les galeries et les signatures étrangères ne sont pas encore connues chez nous. Rien d’impressionnant dans nos propositions, nous présentons un art décontracté, simple, sans prétention. Tout le monde peut pousser les portes de nos galeries. Ici, il n’y a aucun préjugé, toutes les occasions sont bonnes pour acheter une pièce d’art.” Pour accompagner les artistes choisis et soutenir leur ascension, Yann et Cathy viennent d’ouvrir un nouveau lieu, K+Y, qui accueille les designers issus de leur première structure. “Avec Envie d’Art, nous encourageons les coups de cœur. Depuis six mois, grâce à notre nouvelle galerie, nous proposons une sélection à des amateurs qui développent une logique d’investissement. Nos œuvres s’échelonnent ici entre 5 000 et 25 000 euros, contre 1 000 à 10 000 euros pour celles d’Envie d’Art.” Car s’offrir une photographie ou une sculpture ne doit plus être un parcours du combattant. Et pour aller encore plus loin, Yann et Cathy ont décidé de créer à Paris une nouvelle foire d’art contemporain, New Art Fair. Avec sa large sélection, elle participe à leur volonté permanente d’ouverture du marché de l’art. “Les artistes contemporains ne sont pas uniquement dédiés aux musées et aux critiques, il faut lever les barrières de l’élitisme pour qu’il y ait toujours plus de collectionneurs.” Le couple donne l’exemple dans son appartement du VIIIe arrondissement de Paris,

rehaussé des nombreuses œuvres choisies au fil des ans, et qui vient tout juste d’être rénové. Un grand changement pour Antoine, 16 ans, Alexis, 13 ans, Elsa, 12 ans et Léopold, 3 ans, qui possèdent désormais chacun leur chambre. Ce réaménagement a nécessité trois mois de travaux et une nouvelle organisation des lieux. “Nous voulions créer une cinquième chambre. Nous avons décidé de l’installer dans la cuisine qui, comme dans tous les appartements haussmanniens, se trouvait au bout d’un long couloir. Notre entourage nous a vivement déconseillé de lancer ce chantier, mais nous avons tenu bon.” Aujourd’hui, ni les parents ni les enfants ne regrettent ce choix. La cuisine a été installée dans la salle à manger ouverte sur le salon. Une grande pièce à vivre s’est dessinée, qui permet à chacun de s’approprier pleinement l’appartement tout entier. “Paradoxalement, nous avons l’impression d’avoir plus d’espace. Nous nous sommes rendu compte que les pièces de réception, comme dans tous les appartements parisiens classiques, ne servaient effectivement qu’à recevoir ! Aujourd’hui nous profitons beaucoup plus des lieux.” Pendant que Léopold dîne sur la table de la salle à manger, les aînés sont installés avec leurs ordinateurs dans les canapés du salon et les parents préparent le repas, juste à côté dans le coin cuisine. Entourés des œuvres qui ont trouvé une nouvelle place après les travaux, tous développent au quotidien l’art de vivre en famille. — PAR AUDE BUNETEL — PHOTOS : MIKAËL LAFONTAN PORTRAIT DE LA FAMILLE : KAREL BALAS NEW ART FAIR, FOIRE D’ART CONTEMPORAIN, EN PARTENARIAT AVEC MILK DÉCORATION, DU 11 AU 13 JANVIER 2013, ESPACE CARDIN, 75008 PARIS. GALERIES ENVIE D’ART : 29, BOULEVARD RASPAIL, 75007 PARIS, 24, RUE TREILHARD, 75008 PARIS, 4, AVENUE BUGEAUD, 75116 PARIS, 16, VICTORIA GROVE, W8 5RW LONDRES, WWW.ENVIEDART.COM

Les artistes contemporains ne sont pas uniquement dédiés aux musées, il faut lever les barrières de l’élitisme.” 105


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— Dans la chambre d’Antoine, 16 ans, peinture de Fred Bred. Bureau des années 1950, designer inconnu, trouvé aux puces. Chaise “DSR”, Charles et Ray Eames, également trouvée aux puces.

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— Dans l’une des chambres, au-dessus d’un amoncellement de coussins, peinture de Peter Keizer.

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— Dans la cuisine ouverte sur le salon, photo Mikaël Lafontan. Mobilier Schmidt.

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— Photographie de Patrick Smith. Sculpture à base de jouets en plastique de récupération, Robert Bradford. Sculpture lapin, Charlotte Champion. Bureau, Cees Braakman. Tabouret, Jean Prouvé, réédition Vitra en collaboration avec G-Star. Dans le couloir, on aperçoit une photo de Vincent Goutal.

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FAMILLE ROSENBAUM, BRÉSIL

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— La famille Rosenbaum, dans le quartier de Vila Madalena à São Polo : Bertha, 9 ans, Ian, 6 ans, Marcelo et Cristiane. Le revêtement en vinyle de la piscine, créé par Marcelo, rend hommage à la danse folklorique du Maracatu.

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— Les baignades se font sous l’étroite surveillance d’un long crocodile en bois façonné par Luiz Benicio. Lorsqu’il fait trop chaud, la famille s’accorde une sieste dans le hamac en dentelle, sous l’auvent, qui accueille un salon et une cuisine d’été.

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— Page de droite, dans la salle à manger en noir et blanc, rehaussée de rouge, chaises Jean Prouvé pour Vitra. Suspension, Serge Mouille. Table brésilienne des années 1960, Rosewood. Grand portrait, Mario Cravo Neto. Photo “It’s spring and I’m blind”, Ruud Sies.


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— Dans le salon, fauteuils, Zanine. Table basse, Isamu Noguchi. Coussin, Vivienne Westwood pour The Rug Company. Canapé du designer brésilien Sergio Rodrigues. Tapis persan. Photo, Gui Mohallem. Œuvre en céramique près de la porte d’entrée, Rochelle Costi. Éléphant, Charles et Ray Eames. Mur de droite, bardage de planches.

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— Page de gauche, dans le bureau, gravure, Di Cavalcanti. Fauteuil “Mole”, grand classique du design brésilien, dessiné par Sergio Rodrigues. Accrochage en tissu conçu par l’artiste Roberto Mícoli.

— Dans le salon, lampe “Trash Me”, Victor Vetterlein pour Scandinavia Design. Photo, Mario Cravo Neto. Céramique, Fernando Brízio pour Bordallo Pinheiro.

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arcelo et Cristiane Rosenbaum créent pour répondre à chacune de leurs envies. Toujours en puisant dans l’art populaire brésilien, leur plus importante source d’inspiration. Depuis vingt ans, Marcelo dirige une équipe de professionnels aux talents multiples : designers, architectes, producteurs ou professionnels de la communication… Entouré de ses proches, ce grand nom de la décoration au Brésil a su imposer sa vision de l’architecture d’intérieur et du design. “À l’image de toutes mes créations, notre maison a été pensée comme un moyen d’améliorer l’estime de soi des Brésiliens, de mettre en valeur leur histoire, leur art. Ici, les souvenirs personnels et les racines culturelles ont une place privilégiée. C’est un endroit où se développe l’histoire de chacun.” Depuis deux ans et demi, Marcelo et Cristiane vivent dans cette maison des années soixante avec leurs deux enfants, Bertha, 9 ans, et Ian, 6 ans. Après trois ans de recherches infructueuses, ils sont tombés amoureux du lieu et du quartier. “Nous aimons marcher avec nos enfants et nos chiens dans les rues de Vila Madalena à São Polo, nous arrêter sans cesse et rentrer dans chaque boutique. Nous ne mangeons jamais au restaurant, nous invitons nos amis, ce qui finit toujours en une grande fête.” Pour accueillir ces belles soirées, il ne restait plus qu’à tout casser, et tout redessiner. À l’intérieur et hors les murs. Un vrai terrain de jeu pour ces deux créateurs passionnés qui ont imaginé une maison double. L’une à l’abri, l’autre autour de la piscine.“La rénovation a été totale, mais nous avons veillé à préserver le style de la maison. Ensuite, il a fallu redessiner l’espace et imaginer une décoration qui nous ressemble.” Cristiane et Marcelo n’ont pas hésité à inventer de nouveaux revêtements pour les sols et les murs. La maison s’est transformée en laboratoire de création, avec l’aide de différents corps de métier de l’artisanat brésilien. Ce travail, qui s’inspire profondément de la culture du pays, a permis de développer la ligne de pavés “São João”, ou Saint-Jean, l’une des fêtes les plus populaires au Brésil, ainsi qu’un revêtement de piscine en vinyle, imaginé à partir des motifs d’un rituel folklorique, le Maracatu… Les meubles et les objets ont suivi leurs propriétaires au fil des ans, comme cette très belle collection de vases brésiliens. À l’arrivée d’une pièce qui agrandit la série, les lignes bougent, l’intérieur s’adapte aux nouveaux arrivants. Cette maison est, plus que tout, un miroir créatif de l’état d’esprit de ses habitants. “Elle renvoie à nos intérêts, nos attentes, nos habitudes. C’est l’âme de notre chemin de design, plus réelle que n’importe quelle réalisation.” — PAR AUDE BUNETEL — STYLE : ISIS-COLOMBE COMBRÉAS — PHOTO : KAREL BALAS

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— Page de gauche, vases accumulés au fil des voyages, en mémoire de la grand-mère de Marcelo, qui les collectionnait. — Composition façon cabinet de curiosités dans l’escalier. Ci-dessous, Cristiane et Marcelo dans leur cuisine. À droite, Bertha dans sa chambre à coucher avec un autre éléphant Charles et Ray Eames, et portrait de Marcelo enfant.

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— À gauche, Bertha et Cristiane dans le salon d’été, sous l’auvent à hamac. Le carrelage en ciment de la ligne “São João”, développé par le studio Rosenbaum, met en valeur une collection d’art brésilien signée Julio Cesar et Moacir. — Dans le patio intérieur, porte d’entrée de la maison. Les murs sont bardés de planches de bois différents. Sculptures de gauche, Resendio.

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IX — La fille de Muriel Bardinet, Lou Ambre, pose dans l’entrée de ce magnifique cocon de douceur et de poésie, à Bruxelles.

FAMILLE BARDINET, BELGIQUE

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— Grand patchwork de cadres chinés: la composition évolue au fil des trouvailles. Le tableau contemporain, sur la droite, est une œuvre de l’artiste Cherel, découverte à la galerie Felli, à Paris.

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— Page de gauche, le coin salon est niché dans la grande pièce centrale de la maison. Deux bibliothèques en maçonnerie encadrent un grand miroir du XVIIIe siècle. En arrière-plan, la verrière de la chambre de Lou permet à la lumière de traverser l’ensemble.

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— Au sous-sol, la chambre de Muriel est restée très dépouillée. Le linge de maison en lin gris mastic vient de chez Merci, à Paris. Au mur, photo d’enfance agrandie en poster. Au sol, les tomettes d’origine ont tout simplement été décapées.

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— Muriel Bardinet et sa fille Lou Ambre, 10 ans et demi. — Ci-dessus, dans l’entrée, une composition ton sur ton anime l’espace. La nuit tombée, le chandelier et la lanterne sont allumés pour rendre l’atmosphère plus intime. Le grand meuble en bois a été chiné chez Teijink dans la rue des antiquaires d’Anvers, 33 Kloosterstraat. L’agneau a été trouvé à Waterloo, sous la neige, juste avant Noël, il y a quelques années. La chaise blanche, le miroir soleil, le candélabre, la lanterne et les petits blocs de verre viennent du magasin de Muriel, Dune 234. — Ci-contre, dans la chambre de Lou, ciel étoilé réalisé à la feuille d’or par Nathalie Veit, suspensions colorées en tissu achetées chez Scène de Ménage, à Ixelles. — Page de droite, dans l’entrée, installation poétique très caractéristique du travail de Muriel. Un petit singe accueille les visiteurs, avec une étoile lumineuse suspendue aux belles verrières d’orangerie. Sur le petit meuble de bois brut, plaque en métal, souvenir précieux d’un séjour aux États-Unis avec Marie-France, Bernard Cohen et Adrienne Dubessay à l’époque de la préparation de Merci. Jarre ancienne iranienne, obtenue par troc auprès d’un ami marchand. Petits objets chinés sur divers marchés de brocante, assemblés entre amour et humour. 126


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— Coin bureau tourné vers le jardin, avec sofa et tapis douillet pour répondre aux e-mails ou consulter les dernières tendances sur des blogs et dans des magazines, toujours dans une belle lumière naturelle.


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— Muriel Bardinet est architecte d’intérieur et créatrice du magasin d’antiquités Dune 234 à Bruxelles. Elle excelle dans la création d’atmosphères poétiques et sereines et aime par-dessus tout assembler les objets en combinaisons harmonieuses ou contrastées. —

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ous avons rencontré Muriel Bardinet, créatrice de Dune 234, dans sa maison du quartier d’Ixelles, dans la capitale belge. Une parenthèse de douceur dans l’univers grège de cette maison, qui fut successivement un orphelinat, puis un restaurant japonais. Récit d’une renaissance. “Dans une maison, les choses doivent dialoguer et s’accorder, j’aime aussi écouter ce que me raconte le lieu d’origine. Nous habitons l’endroit depuis bientôt deux ans. Je l’ai acheté en 2009, c’était alors un très bon restaurant japonais ! Autant dire qu’il m’a fallu de l’imagination et de la persévérance pour trouver la perle adaptée à mon budget dans ce quartier très chouette mais plutôt cher, près des étangs d’Ixelles et de la place Flagey. On y trouve beaucoup de bons restos, de terrasses, tous les commerces, un grand marché et des festivals ou des concerts tous les weekends. Bref, de l’animation ! Mais aussi de l’eau, pas beaucoup, mais c’est important pour moi et rare à Bruxelles. Enfin, il y a une bonne école pour ma fille Lou Ambre, 10 ans et demi. Au rez-de-chaussée de cette maison de maître, j’ai craqué pour la hauteur invraisemblable de la cage d’escalier. Derrière, j’ai créé une terrasse dans la grande cour arborée. Cette île, cachée derrière une porte brune, est un véritable morceau de campagne paisible, où l’on entend le chant des oiseaux. À l’intérieur de la maison, j’ai tout cassé pour mettre à nu volumes et matériaux d’époque. Même l’entrée a changé d’emplacement, et il a fallu créer une deuxième chambre. Hors de question de réaliser une mezzanine qui stopperait la diffusion naturelle de la lumière. J’ai donné à Lou la première grande pièce de l’appartement, avec deux hautes fenêtres sur la rue, en ayant pris soin d’y faire mettre un très bon double vitrage et une sécurité enfant. Quant à moi, je me suis installée dans l’immense cave à tomettes anciennes, qui faisait autrefois office de cour basse et de cantine, lorsque la maison était un orphelinat. Il a fallu ouvrir une travée

et concevoir un escalier pour offrir un accès pas trop acrobatique à mes quartiers. Ensuite, le mur donnant sur le jardin a été remplacé par une grande paroi de verre, pour laisser la lumière descendre vers le sous-sol. Les espaces du haut et du bas ont été réalisés en béton recouvert de mortex couleur sable, faisant ainsi le lien avec les carreaux de ciment d’origine, crème et ardoise, retrouvés sous les parquets de pin du restaurant. Je les ai passés à l’esprit de sel pour enlever la cire, puis matifiés avec un vernis. Le sol me rappelle désormais le hall d’entrée de la maison de mon enfance. Surtout, il offre un côté “maison de famille” en cassant le tout contemporain de la baie vitrée très design et de la cuisine noire. J’ai choisi des éléments hauts et noirs tout simples chez Ikea. La grande table de bois brut est le cœur de la maison. Elle complète et réchauffe cet équipement sobre et chic. Les chaises vintage dépareillées vont et viennent entre ici et le magasin. J’ai fait attention aux moindres détails. Les radiateurs de fonte ont tous été chinés et restaurés, la grande verrière de la chambre de Lou a été fabriquée à partir de fenêtres d’orangerie redécoupées puis soudées sur place. L’un des meilleurs moments du chantier ! Quand cette verrière a été installée, j’ai senti l’appartement prendre vie. Dans les deux salles d’eau, je me suis inspirée du Maroc, pour la simplicité et le charme. La chambre de Lou, qui avait 8 ans au moment du déménagement, est en pleine mutation. Un peu d’enfance, mais aussi du vintage avec une jolie étagère de style scandinave et plein de coussins doux, très girly. En ce moment, je prépare la construction d’une petite annexe, au fond du jardin, où elle pourra écouter sa musique tranquillement quand je n’aurai pas des amis de passage à héberger !” — PAR AUDE BUNETEL STYLE : ISIS-COLOMBE COMBRÉAS — PHOTOS : KAREL BALAS DUNE 234, 234 RUE HAUTE, 1000 BRUXELLES, BELGIQUE

Dans une maison, les choses doivent dialoguer et s’accorder, j’aime aussi écouter ce que me raconte le lieu d’origine.” 129


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— Détail du coin bureau avec un lustre en coquillages, Dune 234. Au mur, étagère “Tomado”, repeinte dans la gamme de couleurs favorite de Muriel. Elle y range carnets et objets fétiches, comme dans un cabinet de curiosités. — Page de droite, la cuisine est adossée à un grand mur peint en noir mat, tous les éléments viennent de chez Ikea. Au sol, le carrelage noir et blanc en carreaux de ciment est d’origine. Élément très important de cette cuisine-salle à manger, une très grande table de chêne massif fait de cette pièce le cœur de la maison.

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— Dans le coin cuisine, couverts anciens en corne ramenés de Madagascar, anciens pots à moutarde en céramique craquelée couleur crème, trouvés dans des brocantes. — Coussins mélangés, prêts pour créer des installations éphémères sur la terrasse. — Page de droite, guetteur à l’entrée de la maison, ouistiti trouvé dans un magasin de curiosités rue de Rollebeck, à Bruxelles, égayé d’une étoile lumineuse de chez A.D.G., 58, rue Blaes. — Baobab venant de la boutique Boucle d’or, 12, rue du Tabellion, à Ixelles. — Sur la terrasse tout en sobriété, le sol en lattes de pin grisé par le soleil et le mur de briques blanchies contrastent avec le noir mat du mur de la maison et de la haute baie vitrée. — L’une des deux salles de bains, en mortex sable d’inspiration marocaine. Rideaux taillés dans de grands torchons de lin du XIXe siècle, chinés à Londres.

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CAHIER SELECTION

Photos: Karel Balas.

— Boutique Vintage Items, Bruxelles.

“Rêve ta vie en couleur, c’est le secret du bonheur.” — Walt Disney — 135


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Dinner time. ANDREW, CARISSA ET RINAH GALLO — Les Gallo incarnent la famille joyeuse par excellence. Ensemble, ils se lancent dans de savoureuses explorations culinaires. Si Rinah, originaire d’Ouganda, n’a rejoint Andrew et Carissa à Portland qu’il y a un an, cette famille encore toute jeune semble déjà maîtriser l’art d’être bien ensemble. —

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arissa et Andrew Gallo, du magazine Kinfolk, ont emménagé dans une nouvelle maison à Portland, dans l’Oregon, avec la petite Rinah. Une grande cuisine ouverte pour cuisiner ensemble, une longue table à manger pour accueillir toute une bande d’amis, un petit canapé douillet et confortable, une cheminée pour lire au coin du feu… L’endroit est un vrai condensé des moments qu’ils aiment partager. Rencontre avec trois amoureux de la douceur de vivre.

En quoi passer du temps à table et préparer à manger ensemble est-il important à vos yeux ? Avez-vous créé des traditions, des rituels autour de la table, de la cuisine en famille ? — C’est difficile à dire, j’ai l’impression que cela fait partie de notre identité en tant que famille, et de ce que nous sommes devenus, ou de ce que nous devenons en grandissant. Nous

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accordons beaucoup d’importance aux ingrédients que nous utilisons, au fait que nos repas soient nourrissants, qu’ils nous aident à faire le plein d’énergie et à soutenir notre communauté. Nous recherchons avant tout la créativité, même si tous les essais ne sont pas concluants : il nous arrive de tester quelques bouchées, puis d’éclater de rire devant l’ampleur du désastre. Nous aimons tout particulièrement passer du temps ensemble, mettre toutes nos occupations de côté pour cuisiner. On met la musique à fond, on fiche le bazar, et on profite tout simplement de la présence les uns des autres. Ensuite, on se retrouve tous autour de la table ; c’est un moment plus calme, tout simple, de partage. À chaque dîner ou presque, chacun raconte le meilleur moment de sa journée – c’est une habitude que nous avons prise lorsque Rinah est arrivée dans notre famille, et qu’il fallait bien choisir ses mots. Aujourd’hui, c’est devenu un sujet de conversation normal autour du dîner.


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Nous recherchons avant tout la créativité, même si tous les essais ne sont pas concluants : il nous arrive de goûter une bouchée, puis d’éclater de rire devant l’ampleur du désastre.” Vous venez d’emménager dans une nouvelle maison, qu’est-ce qui vous donne l’impression d’être vraiment chez vous ? — Le premier mois, nous avons passé de nombreuses soirées affalés sur le parquet, avec un coussin, pour lire Le Prince Caspian après le dîner. Ce n’était pas très confortable, mais c’était vraiment agréable. Nous prenions tous nos repas sur notre terrasse, à l’arrière de la maison, assis sur une couverture de laine, avec nos assiettes sur nos genoux. Maintenant que nous avons de vraies chaises pour nous asseoir autour d’une table, nous sommes presque nostalgiques de cette période du début. C’est là que l’on se rend compte que ce qui fait un foyer, ce sont les gens qui le composent. Et les plantes aussi, elles sont comme nos enfants.

Quel est votre passe-temps favori, tous ensemble pendant l’hiver ? — Pour l’instant, ce sera seulement notre deuxième hiver à trois, on ne peut pas dire que nous avons déjà des habitudes très ancrées. S’il se déroule comme celui de l’an dernier, nous allons passer de longues journées à cuisiner avec des ingrédients de saison, pour confectionner surtout des tartes et du pain. Le soir, nous nous éclairerons uniquement à la lueur du feu et des bougies, pour lire des livres à voix haute ou écouter du Wagner. — PROPOS RECUEILLIS PAR AUDE BUNETEL — PHOTOS : LAURA DART PLUS D’INFOS SUR LES VOYAGES, LES RECETTES ET LES INSPIRATIONS D’ANDREW ET DE CARISSA : WWW.KINFOLKMAG.COM ET ANDREWANDCARISSA.COM

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Red flannel hash Littéralement, “rôti de flanelle rouge”, spécialité de la Nouvelle-Angleterre. Idéal pour le déjeuner ou le dîner. Pour 4 personnes.

Ingrédients Pour le rôti : - 4 petites pommes de terre taillées en dés d’1 cm - 4 betteraves taillées en dés d’1 cm - 1 oignon (rouge ou jaune) émincé - Huile d’olive Pour la sauce hollandaise : - 12 cl de yaourt - 1 c. à s. de moutarde de Dijon - 1 pincée de piment de Cayenne - 1/2 c. à s. de sel (ou plus, à votre guise) - 2 jaunes d’œuf En accompagnement : - 4 œufs - Fromage de chèvre

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Mélangez tous les ingrédients à rôtir dans un plat avec 1 c. à s. d’huile d’olive, salez et poivrez généreusement. Faites rôtir au four à 230° C pendant environ une heure. Remuez les légumes une fois, en milieu de cuisson. À 30 minutes de cuisson, faites pocher des œufs et préparez la sauce hollandaise. Mélangez tous les ingrédients de la sauce hollandaise dans une casserole au bain-marie et remuez sans relâche jusqu’à ce que la préparation épaississe (pendant une dizaine de minutes). Versez la sauce hollandaise sur le rôti de légumes, puis apportez la touche finale en disposant un œuf poché et du fromage de chèvre émietté dans chaque assiette. Le red flannel hash peut se déguster avec du pain de maïs ou des scones.


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Villa d’auteur GRISONS, SUISSE

— Direction les Alpes pour prendre une bonne leçon d’architecture avec le studio néerlandais SeARCH et l’agence suisse C.M.A. Ensemble, ils ont repoussé les limites de l’impossible en créant un bijou architectonique, à l’intérieur de la montagne. Bienvenue à la villa Vals. —

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Photos : Iwan Baan

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’est en s’inspirant de Peter Zumthor, auteur de la métamorphose des thermes de Vals, que les architectes Bjarne Mastenbroek et Christian Müller façonnent l’invisiblement beau. La villa Vals disparaît dans un écrin végétal, pour réapparaître en une habitation à part entière, dont les lignes épousent parfaitement les courbes de la montagne. La terrasse s’érige sur 60 m2, en ellipse végétale. Découvrir cette maison creusée dans la colline est une expérience unique. Depuis un mazot, on traverse un long couloir structuré par un escalier en béton se faufilant sous la vallée, pour arriver enfin dans l’antre de la montagne : le salon de la villa. Dans la salle à manger, avec ses grandes baies vitrées, le regard se dirige vers les sommets enneigés. À l’intérieur, tout vient du nord. De Mooi en passant par Droog Design, on s’éclaire à la lumière de la “Rabbit Lamp” de Marcel Wanders, on s’assied dans le fauteuil “PP19” de Hans J.Wegner, on dîne sur la table magistrale en zebrano, taillée en un seul morceau, de Bjarne Mastenbroek, ou on se love dans le tricot de la chaise de Maître Wanders, pour admirer la délicatesse des céramiques d’Hella Jongerius. Les concepteurs n’ont reculé devant rien, en témoigne la chambre tout en carton, imaginée par le studio néerlandais JVM. Les courbes généreuses du mobilier confèrent à la villa troglodyte un esprit chaleureux et cosy. On se sent comme protégé par la montagne. Mais nul besoin d’être un ermite pour se rendre à Vals. Alors, cet hiver, on loue la villa entre amis ou en famille et on profite de ce hameau devenu le territoire d’expression de créateurs hors pair. En route pour un voyage au centre de la terre. — PAR INGRID BAUER WWW.LESVOYAGESDINGRID.COM

— Y aller Avion : Paris-Zurich + location de voiture, 170 km entre Zurich et Vals. Prévoir les pneus neige. Villa Vals Poststrasse 38, Rota Härd 7132 Vals, Suisse  http://villavals.ch ° }tƒ°op°wl°wznltzy°py° haute saison : 3850 euros par semaine. Courts séjours possibles. °l{lntœ°oÇlnn€ptw° op°otƒ°{p}~zyyp~°

— À faire THERMES Se prendre pour Cléopâtre et tester les thermes de Vals, u€~p°’°n˜œ°yp°pƒ{œ}tpynp° multisensorielle dans les yzxm}p€ƒ°mlty~°4°~zyz}p5° de feu, de fleur, ou encore op°rwlnp°°{t~ntyp°oÇstp}° pƒœ}tp€}p°’°%"°5°p~{lnp° beauté… Les enfants sont admis à partir de 5 ans. Thermes ouverts tous les jours,

de 11 h à 20 h. Tarif adulte : 33 euros, enfant : 22 euros.  www.therme-vals.ch SKI Initier ses enfants au ski dans la petite mais très belle station de Vals (une douzaine de pistes) ou descendre tout schuss en luge sur 7 km. Pour connaître des sensations plus fortes en ski, se rendre ’° llƒ°Ã$(°xty€p~°op°m€~×5° avec ses 220 km de piste.  www.vals3000.ch À LA SOURCE }zt~°ly~5°nÇp~°wp°px{~°op° {l}nz€}~°xtytx€x°op°wÇpl€° xtyœ}lwp°op°lw~5°u€~|€Ç’°wl° source de la Valser, à 1815 m oÇlwt€op°t~tp~°r€toœp~° sur demande le mercredi.  www.vals.ch ÉNERGIE Comprendre le fonctionnement oǀy°ml}}lrp5°nÇp~°{l~°~z}ntp}5° en visitant la centrale de Zervreila. Du lundi au vendredi.  www.zervreila.ch

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VALAIS, SUISSE

— Cet hiver, accordez-vous une pause au paradis blanc. Abandonnez skis, bâtons et forfaits pour vivre les Alpes autrement. —

Photos : DR

Esprit montagne

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SÉLECTION | ESCALE

— Entièrement rénovée selon les traditions de la région, l’ancienne grange Barbey peut héberger dix personnes. Le plus : une belle terrasse à flanc de neige et de sapins.

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’est en 2005 que l’entrepreneur belge Ludovic Orts décide de faire ce dont certains rêvent en secret : partir pour ne plus revenir. Oublier sa vie de bureaucrate et s’installer à l’écart de la ville pour s’immerger dans la nature. Ses souvenirs d’enfance le rattrapent, il décide de redonner un sens à sa vie. Le lieu de sa renaissance est un petit hameau suisse, Commeire, dans le canton du Valais. Là-bas, il découvre des granges centenaires, laissées à l’abandon, dans un panorama exceptionnel. Il invite alors son cousin, Benoît Greindl, à le rejoindre. Leur projet : rénover ces granges pour en faire un lieu pareil à nul autre, au cœur des Alpes suisses. C’est ainsi que Montagne Alternative est née.

Photos : DR

Accompagnés de l’architecte Patrick Devanthery et de Stéphanie Parein pour le mobilier, les duettistes Orts-Greindl transforment ces granges en chalets cosy et douillets. En 2009, le décor est planté. Le feu brûle dans la cheminée, avec pour toile de fond, un des versants suisses du Mont Blanc. On est en totale immersion dans la nature, à 1 450 mètres d’altitude. Chacune des quatre granges porte le nom des montagnes des alentours, toutes visibles depuis le village. La Maison Bérard est, quant à elle, un chalet de village récemment rénové. Ici, tout a été fait dans les règles de l’art, dans la plus pure tradition valaisanne. Eduardo Ramos, troisième mousquetaire de l’aventure Montagne Alternative, précise : “le décor est épuré et discret afin que chacun puisse s’approprier le lieu”. Ici, le luxe n’est pas synonyme d’ostentatoire, mais de temps pour soi. Pour Eduardo, l’expérience peut se résumer en trois formules : “Inspirer des émotions positives, réapprendre à penser, et redonner de la verticalité à notre existence qui, dans notre monde consumériste, a tendance à se disperser”. On appelle à la contemplation de la nature et à l’effervescence des sens. Ce n’est pas une blague belge ni un discours de scientologue : ici, on apprend à repenser mais aussi à s’amuser… Le matin, on troque ses skis en carbone contre des peaux de phoque pour aller caresser les cimes enneigées. “Les kilomètres à pied, ça use les souliers”, mais au sommet, un pique-nique est dressé et nous voilà rassasiés. On repousse ses propres limites en volant en parapente, tel Icare au-dessus des monts immaculés. L’aprèsmidi, on part à la recherche du Yéti, de cerfs ou encore de chamois. Notre guide montre aux enfants comment distinguer les traces d’animaux dans la neige. Et le soir, on roucoule en famille en entamant des parties de Scrabble. Télévision, consoles de jeux ou autres médias parasites sont proscrits. Quant à nous, parents d’enfants terribles, on salue le soleil pendant les séances de yoga proposées sur place, avec une vue imprenable sur les montagnes. Et tous les soirs, on ripaille sans jouer aux fines bouches, en se délectant d’une savoureuse cuisine locale. Tous les produits, issus du terroir valaisan, sont cuisinés avec amour par notre master chef. Enfin une parenthèse de douceur sacrée dans “un monde de brutes”. — PAR INGRID BAUER WWW.LESVOYAGESDINGRID.COM

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— Vue apaisante sur la neige à partir de la Maison Bérard, qui accueille confortablement quatre personnes. Cheminée, cuisine équipée, connexion Internet… Tout est prévu pour un séjour zen.

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SÉLECTION | ESCALE

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Ă&#x20AC; lire POUR LES PETITSâ&#x20AC;Ś ° p~°lytxlÂ&#x20AC;Â&#x192;°op~°xzylryp~°Â&#x2019;°zÂ&#x20AC;nsp}5° Â&#x153;}lwotyp° }l~ty~vt5°Â&#x153;ottzy~° twly5°op°%°Â&#x2019;° "°ly~°W°nsl|Â&#x20AC;p°ozÂ&#x20AC;mwp°{lrp5°Â&#x20AC;y°lytxlw° p~°xt~°py° lwpÂ&#x20AC;}°{l}°wp°zÂ&#x20AC;nsp}°Ă&#x2021;lÂ&#x20AC;}p~° wt }p~°pÂ&#x192;t~py°~Â&#x20AC;}°wp~°sÂ?xp~°op°wl°~l lyp5° op~°xp}~5°op~°mÂ&#x153;mÂ&#x153;~°lytxlÂ&#x20AC;Â&#x192;5°pn ET LES GRANDS °yz°sp°Â&#x201A;two5°zsy° }lvlÂ&#x20AC;p}5°Â&#x153;ottzy~° }p~~p~°op° l°tÂ&#x153;°y°wt }p°nÂ&#x20AC;wp5°° zÂ&#x17E;°wp°sÂ&#x153;}z~°qÂ&#x20AC;t°wp~°px{~°xzop}yp~°

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Parcours à Bruxelles. — Une ville, trois quartiers incontournables. Direction Le Châtelain, la rue Dansaert et la place Brugmann pour découvrir les spécialités gourmandes, design et rétro de Bruxelles la Belle. —

DESIGN La Fabrika 182, rue Antoine Dansaert 1000 Bruxelles 148


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DESIGN Scènes de Ménage 4, place Brugmann 1050 Ixelles 149


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H ÔTE L Rue Darwin 17 17, rue Darwin 1190 Bruxelles 150


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KIDS Mercredi 48, rue Armand Campenhout 1050 Ixelles 151


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RESTAU RANT ICI 35, rue Darwin 1050 Bruxelles 152


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DESIGN Vintage Items 33, rue Darwin 1050 Bruxelles 153


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Parcours à Bruxelles. Design La Fabrika L’architecte d’intérieur Kelly Claessens est l’heureuse propriétaire de cette boutique à la blancheur impeccable, qui regroupe le meilleur du design contemporain. Accueilli par des coussins Donna Wilson et un canapé en bois Ercol, vous craquerez pour de la vaisselle Normann Copenhagen, des suspensions Artek ou encore la liseuse de Benoît Deneufbourg. À moins que les accessoires de bureau en bois d’Another Country ne prennent moins de place dans votre valise. 182, rue Antoine Dansaert, 1000 Bruxelles, tél. : +32 (0)2 502 33 25, www.lafabrika.be

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 Dune 234 Devenue une référence en matière de décoration antique et poétique, Muriel Bardinet officie depuis 1999 dans sa boutique-atelier. Située rue Haute, à deux pas du marché aux puces de la place du Jeu de Balle, elle propose une sélection éclectique et originale mêlant brocante, objets insolites et petits mobiliers qu’elle fabrique elle-même. Un délice pour les yeux, un style brut dont on raffole, un incontournable. 234, rue Haute, 1000 Bruxelles, tél. : + 32(0)476 408 267 http://dune-234.com  Le Petit Coin Bruxelles semble s’être spécialisée dans la chine et le vintage. Le Petit Coin ne fait pas exception avec sa

sélection de mobilier pioché aux quatre coins de la Belgique, sa céramique neuve et vintage, ses textiles du Bangladesh. On y va pour ses petits prix, et pour fouiner et farfouiller sur les étagères lors des trois journées d’ouverture : le jeudi, le vendredi et le samedi. 2, rue Antoine Labarre, 1050 Bruxelles, tél. : + 32(0)475 38 51 00 www.lepetitcoin.be Et aussi Scènes de Ménage (4, place Brugmann, Ixelles),  Vintage Items (33, rue Darwin, Bruxelles), La Savonnerie (18/20, rue Émile Bouilliot, Bruxelles), le marché aux puces tous les matins sur la place du Jeu de Balle.


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Restaurants  ICI Entre deux boutiques de la place Brugmann, direction ICI pour une pause aussi gourmande que réjouissante. Deux copines, Marine et Saskia, ont ouvert cette néocantine aux allures de café made in Brooklyn. Le menu change tous les jours, en fonction de l’arrivage de fruits et de légumes, qui sont cuisinés en soupes, salades, plats à base de quinoa ou mijotés à la plancha. En plus de ces délices, on trouve des jus frais, des sandwichs, de la charcuterie, des fromages et des pâtisseries à faire pâlir d’envie Trish Deseine, ainsi qu’une sélection de produits d’épicerie fine à déguster sur place ou à emporter. 35, rue Darwin, 1050 Bruxelles tél. : +32 (0)2 343 88 57

Marcolini Que serait une visite de Bruxelles sans un arrêt chez un chocolatier ? Direction la place des Sablons où la majorité de ces artistes du cacao sont regroupés. Notre préféré est le célèbre Pierre Marcolini. Salivez devant les vitrines, poussez la porte et goûtez aux créations du moment. Repartez avec quelques trésors pour agrémenter votre balade bruxelloise de bouchées gourmandes, mille fois plus aériennes que des bouchées à la reine, plus communément appelées vol-au-vent au pays de Tintin. 1, rue des Minimes, 1000 Bruxelles, tél. : +32 (0)2 514 12 06 www.marcolini.be

Fort Jaco, il faut un peu de courage pour s’y rendre, mais la spécialité de la maison, les rayons BD, vaut terriblement le détour. Après avoir choisi quelques ouvrages, laissez les enfants grimper dans la cabane en bois ou courir dans le jardin, installez-vous dans un canapé inspiré du fauteuil peluche des frères Campana, dévorez une assiette de boulettes à la tomate ou sirotez un capuccino. En dessert, sélectionnez quelques vinyles au coin musique. 1357, chaussée de Waterloo, 1180 Uccle, tél. : +32 (0)2 761 26 00 www.cookandbook.be

Musées

 Cook & Book Cook & Book est une véritable cantine librairie, où il est expressément recommandé de lire à table. Situé dans le quartier du

Bozar Véritable lieu de vie, le musée des Beaux-Arts jongle avec l’Art grâce à ses expositions, conférences, séances

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Parcours à Bruxelles. de ciné ou encore son théâtre… Les dimanches sont rythmés par les Bozarsundays, des programmes spéciaux pour la famille, avec des ateliers pour les enfants, des concerts et des visites guidées pour les adultes. Le petit déjeuner est même compris. Autre avantage non négligeable : la boutique du musée est une véritable caverne d’Ali Baba culturelle. Palais des Beaux-Arts, 23, rue Ravenstein, 1000 Bruxelles, tél. : + 32 (0)2 507 82 00, www.bozar.be Atomium Classique mais toujours aussi surprenant, l’Atomium a plus d’un tour dans ses boules. Construit lors de l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958, le bâtiment a su s’adapter à ses nouveaux visiteurs : programme soigné pour les enfants et adapté en fonction des différentes expositions, visite guidée pour tous,

vue imprenable à 360° sur Bruxelles. Square de l’Atomium, 1020 Bruxelles, http://atomium.be

Hôtels Rue Darwin 17 Il faut montrer patte blanche pour franchir les portes de l’hôtel Darwin. Cette adresse confidentielle est une initiative de l’artiste Elena Barenghi. Cette touche-à-tout d’origine italienne a transformé un ancien atelier d’artistes en maison d’hôtes minimaliste où les œuvres d’art côtoient du mobilier tantôt design, tantôt vintage. Les chambres sont épurées avec de grands volumes lumineux. Un plaid indien coloré recouvre le grand lit, des livres sont étalés sur le parquet, la vue donne sur un petit jardin… C’est sûr, vous n’aurez plus envie de partir.

Pantone Hotel Sur fond de blanc, le spécialiste des nuanciers distille des notes pop et fraîches. Chaque étage possède son code couleur et les objets signés Pantone sont dispersés ingénieusement dans l’hôtel. La boutique du lieu propose même de les acquérir pour un souvenir original, ça change du MannekenPis dans une boule à neige. 1, place Loix, 1060 Bruxelles, tél. : +32 (0)2 541 48 98 http://www.pantonehotel.com/fr Vintage Hotel Bienvenue dans un hôtel flirtant avec le style rétro des années 1950. Au menu visuel, affiches de Jacques Tati, papiers peints aux motifs vintage,

Photo Pantone Hotel : Sven Laurent



17, rue Darwin, 1190 Bruxelles, tél. : +32 (0)474 63 45 24 www.ruedarwin17.be

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le tout, dans une ambiance teintée de couleurs primaires, de noir et de blanc. L’hôtel propose des chambres familiales ou des suites parentales accueillant jusqu’à six personnes, parfait pour toute la smala. Les plus curieux testeront le “Glamping”, un hébergement original dans une caravane Airstream tout équipée. 45, rue Dejoncker, 1060 Bruxelles, tél. : + 32 (0)2 533 99 80 www.vintagehotel.be

Kids

Mercredi Après une carrière dans la photo, la Française Léonie Flour s’est passionnée pour l’univers enfantin. Sa boutique offre une sélection pointue de vêtements, mobilier et petite déco. Le bureau Perludi, le lit Kalon, la céramique Anna Sykora, les peintures Ressource et la table Marcel Breuer forment une belle collection de basiques intemporels. 

48, rue Armand Campenhout, 1050 Bruxelles, tél.: + 32 (0)2 649 49 40 www.mercredi-bruxelles.com Piou Piou Bruit du pigeon bruxellois, surnom affectueux donné aux plus petits et enfin boutique multimarques pour les 0 à 10 ans, Piou Piou est tout cela à la fois. Du bio, en veux-tu en voilà, et pas du moindre. Jouets de Deuz, Dwell ou Plan Toys, déco en bois de Decoylab, lampes “Early Bird” d’Alma’s Room, cosmétiques Bubbles & Creams… On en redemande. 170 A, chaussée de Charleroi, 1060 Bruxelles, tél. : + 32 (0)488 415 952, http://pioupiou.eu/fr/boutique/ Pépin la Lune Après Tintin, c’est au tour de Valérie d’atteindre la lune. Objectif place du Sablon, Bruxelles. Ouverte depuis peu, cette échoppe de 90 m2 présente une sélection de décoration, de linge de maison et de petits cadeaux ayant pour leitmotiv la douceur, la poésie,

le charme et le jeu. Dans sa mission, Valérie a choisi des alliés de choc avec Ferm Living, La Cerise sur le Gâteau, Linge Particulier, Masking Tape… 25, rue Lebeau, 1000 Bruxelles, tél. : + 32 (0)26 109 736 www.pepinlalune.be

 Bellerose La marque belge a rénové son temple de l’avenue Louise. Les collections hommes, femmes et enfants s’étalent désormais sur 500 m2. Le fondateur, Patrick Van Heurck, a imaginé un flagship store habillé de bois, dans une ambiance industrielle. 5, place Stéphanie, 1060 Bruxelles, tél. : + 32 (0)2 539 44 76 www.bellerose.be Et aussi : Boucle d’or (12, rue du Tabellion), Kids and Play (791 B, chaussée de Waterloo). PAR SOPHIE CARRÉ — PHOTOS : KAREL BALAS UN GRAND MERCI À VIRGINIE GUILBERT, QUI NOUS A GUIDÉS À TRAVERS LA VILLE.

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— Couleurs, lumière et matières contribuent tout autant que l’aménagement de l’espace à créer un environnement ludique et stimulant, propice au développement des enfants. Visite guidée d’écoles modèles, qui affichent tons vitaminés, minimalisme éclatant ou monochromie flashy. — 158

Photos : DR

NEW COMER


École ZAC Claude Bernard

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Photos : Stefan Tuchila. Sergio Grazia.

Dans le XIXe arrondissement parisien, explosion de couleurs dans cette école polyvalente de 4 380 m2, conçue par le studio Brenac et Gonzalez. L’espace est inondé de tons vibrants : vert, orange, rose ou jaune. Chacun délimite une section spécifique du bâtiment, pour aider les enfants à mieux se repérer.

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Crèche La Bulle Enchantée

Photos : Michel Grasso. Les Graines d'Étoiles : Jean-Michel Landecy.

Les architectes strasbourgeois Paul Le Quernec et Michel Grasso ont imaginé un monde de douceur et d’arrondis sur 1 350 m² à Sarreguemines. Le langage de la courbe est pensé en trois dimensions, pour le confort des enfants.

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Les couleurs façonnent les volumes en modifiant la perception de l’espace, offrant aux plus jeunes un lieu de vie, de découverte et d’expérimentation.”

Rose bonbon & jaune citron

Photos : DR

Crèche Les Graines d’Étoiles L’atelier Fernandez & Serres a imaginé une crèche de 60 places haute en couleur à Aix-en-Provence, dans la ZAC La Duranne. Les puits de lumière invitent les enfants à lever le regard vers le ciel.

Architectes et designers font entrer la couleur dans les écoles, du sol au plafond ou par petites touches, pour créer des espaces gais, ludiques et vivants. Les couleurs transforment l’atmosphère d’un lieu, façonnent les volumes en modifiant la perception de l’espace, offrant aux plus jeunes un lieu de vie, de découverte, d’expériences et d’expérimentation. Elles renforcent les possibilités d’identification et d’appropriation de l’espace en aidant à développer un lien émotionnel fort avec l’école. À Sarreguemines, en Moselle, dans la crèche tout en rondeur imaginée par les architectes Paul Le Quernec et Michel Grasso, les enfants voient la vie en rose. Après avoir franchi les portes du bâtiment blanc ultramoderne, on découvre un cocon aux formes rassurantes, douces et organiques. Plusieurs hauteurs de plafond composent divers espaces, pour s’adapter à la fois aux enfants et aux adultes. Le travail sur la lumière et les couleurs est également le point de départ du projet de crèche de la ZAC La Duranne, conçue par l’atelier Fernandez & Serres à Aix-en-Provence. Au milieu de la végétation se dresse un grand cube jaune, inspiré par Paul Cézanne. Pour Ivry Serres, “les relations entre les couleurs engendrent des émotions visuelles très enrichissantes. Dans un établissement scolaire, la couleur, alliée à la lumière, semble capitale dans la qualification et la mise en forme des espaces, donnant un caractère plus émotionnel à l’apprentissage et à l’éveil des enfants. Dans la crèche Les Graines d’Étoiles, la couleur intervient à chaque fois que le regard est attiré par la lumière du jour vers le haut, au travers des patios et des grandes baies vitrées, tandis que les pièces d’activités sont blanches, devenant supports des luminosités colorées. Le bâtiment devient une sorte d’œuvre poétique picturale qui relève les tons des couleurs environnantes pour questionner notre perception rétinienne”.

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Une quinzaine de teintes ont été choisies pour former un dégradé multicolore, c’est un vrai feu d’artifice pour la joie des enfants.”

Tutti frutti Semblant tout droit sortie d’un rêve d’enfant, l’école maternelle Pajol, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, se pare d’une explosion de couleurs vives sur la façade, dans la cour et à l’intérieur du bâtiment. “L’utilisation de la couleur est rationnelle : une quinzaine de teintes vives ont été choisies pour former un dégradé multicolore présent dans l’ensemble de l’école, c’est un feu d’artifice coloré pour la joie des enfants”, précise le studio Palatre et Leclere, qui a conçu le projet. Près du canal Saint-Denis, une école polyvalente aux allures de vaisseau spatial futuriste a élu domicile au cœur du nouveau quartier de la ZAC Claude Bernard, dans le XIXe arrondissement de Paris. Le duo d’architectes Brenac et Gonzalez, inspiré par les travaux de Jean Prouvé, mais aussi par les hublots des péniches, a imaginé une façade épurée, une enveloppe de verre recouverte de motifs circulaires. À l’intérieur, changement de décor. Un éventail de couleurs acidulées s’est invité dans le hall, dans les salles de classe et dans les espaces de circulation. “Chaque zone a été définie avec un code couleur. Nous avons travaillé sur la base d’un ton dominant accompagné de taches de couleurs secondaires, et d’effets de matières selon les espaces. L’idée était d’opposer un contraste fort entre l’extérieur, blanc et aérien, et l’intérieur aux couleurs vives. Le bâtiment vit avec la lumière : au fil de la journée, la façade projette des ombres et l’école se pare de couleurs.”

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Photos : Luc Boegly.

École Pajol Dans cette école maternelle parisienne de 1 260 m², réhabilitée par Palatre et Leclere, les espaces intérieurs affichent différentes couleurs aux murs, des matériaux hétérogènes et agréables au toucher (bois, caoutchouc, métal…). Objectif : offrir un milieu stimulant et positif pour les enfants et le personnel.

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Photos : DR

Collège Panta Rhei Les agences néerlandaises i29 et Snelder signent cet étonnant projet à Amstelveen, au sud d’Amsterdam. Aux Pays-Bas, le système éducatif met l’accent sur la responsabilité de l’élève. Un large couloir traverse le bâtiment pour rejoindre les différentes salles de classe. Il offre ainsi un espace supplémentaire que les adolescents peuvent s’approprier.


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Crèche Pierre Budin L’agence d’architecture Emmanuel Combarel et Dominique Marrec a imaginé une crèche immaculée dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Véritable espace protecteur, elle a été développée sur deux niveaux, pour capter le maximum de lumière et d’ensoleillement.

Photo : agence ECDM

Blanc optique D’autres jouent la carte du minimalisme, optant pour des espaces simples et épurés, baignés de lumière. L’agence néerlandaise i29, avec le cabinet d’architecture Snelder, a imaginé pour l’école Panta Rhei, située à Amstelveen, aux Pays-Bas, un design graphique en noir et blanc. “Les espaces ouverts et multifonctionnels, tout comme le mobilier, s’adaptent aux différentes activités des élèves, âgés de 12 à 18 ans.” Les designers de l’agence i29 ont joué avec la notion de mouvement et de flux, pour créer un environnement flexible mais aussi une identité forte. Au sol, sur les murs et sur le mobilier figurent des poèmes d’Erik Jan Harmens, écrits avec les élèves de l’école. La construction d’une nouvelle crèche collective, rue Pierre Budin, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, a été orchestrée par les architectes Emmanuel Combarel et Dominique Marrec. L’extérieur comme l’intérieur, d’un blanc pur éclatant, sont surmontés d’un jardin suspendu et d’un bloc sombre à l’aspect de bois brûlé : le logement de fonction. Construite sur deux niveaux reliés par des pentes douces, des jardins ou des espaces de jeu, la crèche immaculée se veut à la fois espace rassurant et terrain d’expérimentation pour les enfants. Pour Dominique Marrec, “après plusieurs générations élevées à la couleur primaire saturée façon Lego, Duplo, Dolto, nous sommes parvenus au constat que le blanc s’impose. À l’injonction chromatique faite à nos bébés, nous répondons par une ambiance éthérée, immatérielle, sublime… à regarder. Nous avons souhaité privilégier la lumière, une réverbération douce et enveloppante comme réceptacle, un écrin protecteur.” — ELEN POUHAËR

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S É LE CT I O N | W EB

Camengo - Abracabra www.camengo.com

— Ci-dessus, coussin “Rêve”, papier peint “Jardin Enchanté”, coussin “Ange”.

Création

How it began

Fondée en 2005, la toute jeune marque d’édition Camengo apporte aux tissus d’ameublement un nouvel esprit en renouvelant le haut de gamme par un parti pris très fort en matière de couleurs.

Created in 2005, this new edition brand has given a new spirit to its interior design fabrics, revamping the classics with a strong emphasis on colours.

Inspiration Inspiration Un coup de baguette magique et vous succomberez à la nouvelle collection, intitulée “Abracadabra”. Féerie enfantine, on voit la vie en rose… Les éléphants sont rois, les palais se couvrent d’or, le ciel accueille les avions et la fête bat son plein !

With a wave of the magic wand, you will be seduced by the new “Abacadabra” collection. A childhood wonderland where life appears rosy… where elephants are kings, palaces are covered in gold, the sky plays host to aeroplanes and the party is in full swing…!

Selection Sélection

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Pour les filles, priorité aux couleurs pétillantes, au liberty réinterprété et au vichy revisité. Une collection enchantée par des broderies florales, des fils d’or et du fluo enjoué. Pour les garçons, lampions, fanions vintage et voiles étoilées créent une ambiance propice aux jeux et à l’imagination.

For girls, priority is given to bright colours, to reinvented Liberty prints and to revisited gingham patterns. It’s an enchanted collection of floral embroidery, gold threads and luminous colours. For boys, paper lanterns, vintage bunting and starry sails create an environment conducive to play and imagination.

Le plus

The icing on the cake

En harmonie avec la collection de tissus, retrouvez la déclinaison de papiers peints afin de composer les plus jolies chambres d’enfant.

To compliment the collection of materials, you will find a range of wallpapers, so you can design the most wonderful children’s bedrooms.


SÉLECTION | W E B

Deuz www.deuz.biz

— Marie et Charlotte Ci-dessus : tapis “Tapikid”, jeu de cartes “ABCDEUZ”, le “Super Jeu de l’Oie”.

Création

How it began

Février 2010 : les premiers prototypes du Tapikid sortent des ateliers de confection… Charlotte vient alors de passer un mois en Inde pour sélectionner le coton bio et travailler les couleurs. Ex-contrôleur financier, elle a posé sa calculette pour devenir une globe-trotteuse intrépide, à la recherche d’imprimeurs passionnés. Sa sœur, Marie, graphiste et maman enjouée de Jules et Lou, formée aux Arts Décos de Strasbourg, se charge de son côté de crayonner, de découper et d’inventer les objets des collections à venir.

February 2010: Tapikid’s first prototypes are turned out from the workshop… Charlotte has just spent one month in India selecting organic cotton and working on the colours in the workshop. As a former financial controller, she got rid of her calculator to become a daring globetrotter, looking for passionate printers. Her sister, Marie, graphic designer, happy mum of Jules and Lou and graduate from Art school in Strasbourg, France, is in charge of drawing, cutting and creating the pieces for the next collections.

Inspiration

Inspiration

DEUZ propose aux enfants de 0 à 10 ans des articles à la hauteur de leur imagination. Place aux couleurs et à un design énergiques, pour des typos curieuses et des associations surprenantes, sur les meilleures matières pour les petits et leur planète (coton bio certifié, encres naturelles, papier recyclé…).

DEUZ provides bright and lively creations from the depths of their imagination for kids aged 0-10 years. DEUZ is all about energetic colours and designs, unexpected prints and surprising combinations on the best materials for the kids and their planet (certified organic cotton, natural dyes, recycled paper…)

Sélection

Selection

“Tapikid” : quatre tapis imprimés et colorés, à emporter partout, pour faire décoller l’imagination des enfants. “ABCDEUZ” : un jeu de vingt-six cartes bilingues français/anglais conçu pour découvrir en images les majuscules et minuscules.

“Tapikid”: Four colourful printed play mats, that can be taken anywhere, and that make kids’ imaginations soar! “ABCDEUZ”: A game consisting of 26 English /French bilingual flash cards, designed to discover the upper and lower case letters through pictures.

Le plus

The icing on the cake

Jolie preuve de dynamisme, DEUZ faisait partie des entrepreneurs représentant la France au prochain sommet du G20 à Mexico !

As further proof of its dynamism, DEUZ was one of the French representatives at the next G20 summit in Mexico City!

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S É LE CT I O N | W EB

Flamant www.flamantshop.com

— Alex Flamant Ci-dessus : lampe “Tamer,” bureau “Massino”, canapé “Bellamy”.

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Création

How it began

L’histoire de la marque a débuté il y a trente ans, lorsqu’Alex Flamant a marché sur les traces de son père en reprenant son magasin d’antiquités situé à Grammont, en Belgique. Son commerce s’est développé progressivement pour devenir aujourd’hui un acteur international majeur dans l’univers de la décoration.

The history of the brand started over 30 years ago, when Alex Flamant followed in the footsteps of his father and took over his antique shop in Geraardsbergen, Belgium. The business expanded progressively and is now a major player in the universe of international decoration.

Inspiration

Inspiration

La griffe Flamant n’a jamais dérogé à la vocation initiale de son créateur : revisiter meubles et objets anciens. Un esprit affirmé qui conjugue classicisme et modernisme.

The Flamant brand has never departed from its creator’s purpose: reinterpreting furniture and decorative objects. A combination of the classic and the modern defines the Flamant style.

Sélection

Selection

Riche de plus de 300 produits aux inspirations classiques, country, gustaviennes, rétro ou plus contemporaines, la e-boutique Flamant propose une livraison sûre dans cinq pays, dont la France. Une offre largement commentée par les fans de la marque, sur les comptes Facebook et Twitter (www.facebook.com/flamantfriends et www.twitter.com/flamantfriends).

Including more than 300 classic, country, Gustavian, vintage or more contemporary products, the Flamant e-shop offers secure delivery in five countries, including France. This is an offer often commented on by the brand’s fans on Facebook and Twitter. (www.facebook.com/flamantfriends and www.twitter.com/flamantfriends).

Le plus

The icing on the cake

De très belles mises en scène dans la rubrique “Inspiration” du site, créées autour de moments de vie : Au travail !, Ambiance de Soirée, Salle de bains détente, Vaisselle Colorée, etc.

In the “Inspiration” section on the website, beautiful settings are pictured, created around life moments: Let’s Get Started !, Evening Ambiance, Cosy Bathroom, Colorful Dinnerware, etc.


SÉLECTION | W E B

Madura www.madura.fr

— Ci-dessus, table d’appoint “Brunch”, coussin “Fez”, coussin “Kyoto”.

Création

How it began

Fort de ses quarante ans d’existence et de création diverses et variées, Madura a marqué l’histoire de la décoration en inventant le “prêt à poser” : des rideaux, voilages, stores, coussins, draps, luminaires et meubles façonnés avec savoir-faire, pour tous les goûts.

With forty years of experience to its credit, Madura has made interior decoration history by inventing “ready-to-hang” curtains, blonds, pillows, sheets, as well as “ready-toinstall” lamps and pieces of furniture, all created with care and know-how, for every taste.

Inspiration Prolifique dans ses collections textiles, la vocation de Madura est de proposer un large choix en matière de styles, de couleurs, de matières pour permettre à chacun de composer un intérieur unique au gré de ses envies.

Inspiration

Sélection

Selection

La collection de rideaux et de voilages est complétée par différents accessoires qui participent à l’harmonie d’une atmosphère plutôt naturelle, raffinée, plus moderne ou encore pop : coussins, luminaires, rangements...

A range of accessories – cushions, lights, storage elements, etc. – complement the collections of curtains and net curtains, to create a harmonious atmosphere, be it natural, sophisticated, modern or brightly patterned.

Le plus

The icing on the cake

Des produits exclusivement signés Madura, qui conjuguent qualité et ludisme, commercialisés dans les boutiques Madura ou sur le site Internet.

Exclusive Madura products, combining quality and gaiety, sold in Madura boutiques or on its website.

With its prolific textile collections, Madura’s vocation is to offer a wide choice of fabrics, styles and colours to enable everyone to compose the interior of their dreams.

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S É LE CT I O N | W EB

Vipp www.vipp.com

— Jette Egelund, fille cadette de Holger Nielsen Ci-dessus : set de moulins à sel et à poivre, poubelle “Vipp” revisitée par Damien Hirst, accessoires de salle de bains.

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Création

How it began

Tout a commencé en 1939, avec la création d’une poubelle imaginée par l’artisan danois Holger Nielsen, pour le salon de coiffure de sa femme. Soixante-dix ans plus tard, cette entreprise familiale est gérée par la troisième génération, qui continue à étoffer son offre avec des articles de cuisine et de salle de bains pratiques et robustes.

It all began with a pedal bin in 1939 created by Danish craftsman Holger Nielsen for his wife’s hairdressing salon. After 70 years, Vipp is today a third generation family business that continues to add new functional tools to the collection of Vipp kitchen and bathroom products.

Inspiration Inspiration La poubelle Vipp est devenue un objet de design emblématique d’envergure internationale, installée au MoMA et au Louvre, adorée des artistes et designers. Ralph Lauren, Philippe Starck, Calvin Klein, Ron Arad, Colette et plus récemment Damien Hirst avec ses points colorés ont collaboré avec Vipp pour créer des poubelles à pédale élevées au rang d’œuvres d’art.

Today, the Vipp pedal bin has been recognized as an international design icon; permanently installed at MoMA and exhibited at Louvre and adored by artist and designers. Ralph Lauren, Philippe Starck, Calvin Klein, Ron Arad, Colette and most recently Damien Hirst with his famous colour spot design are among the artists that have turned the bin into unique art pieces.

Sélection

Selection

La gamme s’étend du crochet aux nouveaux modules pour cuisine. “Tous les produits Vipp suivent un principe selon lequel le matériel et le façonnage définissent la forme, en éliminant ainsi toute ornementation superflue”, explique Morten Bo Jensen, directeur du design.

The Vipp product family stretches from a hook to a whole kitchen. “A guiding principal in our design DNA is that material and processing define the design thereby stripping the products of all unnecessary superfluous”, explains Morten Bo Jensen, Chief Designer for Vipp.

Le plus

The icing on the cake

Pour personnaliser votre ordinateur, Mac ou PC, Vipp vous offre la version digitale de la poubelle créée en trente exemplaires par Kevin Lyons pour Colette : à télécharger sur www.vipp.com

If you didn’t get a hold of one of the 30 limited edition bins designed by Kevin Lyons for Colette, now you can download a free version for your Mac or PC desktop on www.vipp.com

À gagner

To win

Vipp offre un set de moulins à sel et à poivre (valeur 139 euros) aux six premiers répondants qui enverront leurs coordonnées complètes à l’adresse suivante : clanglois@er-services.fr

Vipp offers six salt & pepper grinder sets (worth 139 euros) to the six first readers who will send their name and address to: clanglois@er-services.fr


SÉLECTION | W E B

Nos Idées Chic www.nosideeschic.com

— Marie, fondatrice du site Ci-dessus, veste en baby alpaga, livre personnalisé “La Vie de Mon Doudou”, sticker “E-Glue”.

Création

How it began

En 2010, Marie, maman d’un petit garçon de 2 ans, décide de proposer des bons plans chics et trendy à tous les jeunes parents, qui comme elle, souhaitent étonner leurs enfants à petits prix.

Marie, mum of a two year-old boy, decided in 2010 to offer chic and trendy deals to young parents, who wish to astonish their children at budget prices.

Inspiration

Inspiration

Premier concept-store de deals haut de gamme, NosIdéesChic.com s’adresse aux jeunes parents contemporains, ayant des enfants de 0 à 12 ans. Plus qu’un site d’achats groupés classique, NosIdéesChic.com est un lieu de rencontre privilégié, où convergent membres du site et professionnels de l’enfance, dans un esprit très “maison de famille”.

As the first up-market deals conceptstore, NosIdéesChic.com targets young contemporary parents, who have children aged between 0 and 12 years old. So much more than a standard group discount website, NosIdéesChic.com is a special place where members and professionals in this field can meet, in the spirit of a “family home”.

Sélection

Selection

Les offres proposées, entre -30 % et -70 % de remise, couvrent sept univers : mode et accessoires, maison et déco, bio et bien-être, plaisirs et gourmandises, culture et découverte, sports et loisirs, sorties en famille.

Deals often offered, with discounts ranging between -30% and -70%, and covering seven universes : fashion & accessories, house & decoration, organic & well-being, sweets, culture & discovery, sports & leisure, family outings.

Le plus

The icing on the cake

Une sélection de marques établies, mais aussi des bons plans pour découvrir de nouveaux talents. Il n’est pas rare de trouver sur le site des offres en série limitée et des prestations de service sur mesure, répondant au souci d’exclusivité des jeunes parents.

The website offers a selection of established brands, but it also allows the discovery of new talents. It’s not unusual to find limited offers and tailor-made services on the website, responding to the exclusive needs of young parents.

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ENGLISH

English texts  Page 122

Ixelles, Belgium. Muriel Bardinet is an interior designer and the founder of Brussels antique shop Dune 234. Creating serene and poetic atmospheres is her forte and above all she loves combining different objects to harmonious or contrasting effect. “The way I see it, in a house things simply have to get on with each other, to go together. I also think it’s important to pay attention to what the original setting is trying to tell you. Over the years, I have applied this credo to the work I have done for others and now, finally, I can take advantage of the fruit of my experience in my own home. We have been living in this apartment for nearly two years. When I bought it in 2009, it was still a (very good) Japanese restaurant! Suffice it to say that with the budget I had available and in what was quite an expensive neighbourhood, I needed all my imagination and perseverance to find the gem I was looking for. This part of Brussels, in the vicinity of Ixelles Ponds and Place Flagey, is both beautiful and lively. There is certainly no lack of restaurants or cafés with terraces. There’s every kind of shop you could possibly need, a large vegetable market and festivals and concerts every weekend. In short, it’s full of life! And water! Not a great deal of water, but enough. The ponds were a definite selling point because I think water’s important and there’s not a lot in Brussels. There’s also a good school nearby for my ten and a half year

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old daughter Lou Ambre. As soon as I saw the amazingly high stairwell, I fell in love with this large and elegant town house. There was a large tree-planted courtyard behind the house that was perfect for my terrace: my secret garden is hidden behind a large brown door and its tranquil atmosphere and the sound of bird song transports you to the countryside. Inside I knocked everything down and started over. In this way, I was able to lay bare the original materials and volumes. Even the front door has changed places and I had to build a second bedroom. A mezzanine was out of the question, because it would have blocked the natural diffusion of light. I decided to let Lou have the apartment’s first large room with its two high windows looking out onto the street, first making sure that I had the best quality double glazing installed and child safety fittings. I moved into the former tomato cellar (a large area that was the lower courtyard and canteen of the orphanage which previously occupied the premises). I had to open up a bay and design a staircase to reach my quarters without too much acrobatics. Next we replaced the wall on the garden side of the house by a large glass panel to ensure that light penetrated down into the basement. For the upper and lower spaces, we used concrete covered with sand coloured Mortex, which was a way of echoing the original cream and slate coloured tiling we had discovered under the restaurant’s pine flooring. I used hydrochloric acid to remove the wax and then a varnish to achieve a matt effect. The floor now reminds me of the hall in the house where I grew up. Above all it creates a homely feel, which contrasts with the very contemporary bay window and black kitchen, for which I chose some simple, off the shelf, tall, black kitchen elements from Ikea. The large raw wood table is the heart of the house: its warmth is the perfect finish-

ing touch to the sober and chic fittings elsewhere. The mismatched vintage chairs around the table come and go, moving backwards and forwards between here and my shop. I paid attention to every detail. The cast iron radiators were picked up second hand and restored, the large glass roof in Lou’s bedroom was made from the former windows of an orangery. They were cut and welded on site. It was one of the best moments of the renovation! When it was installed, I felt that the apartment had really come to life. My main source of inspiration was Morocco for its simplicity and charm. Lou’s bedroom (she was 8 when we moved in) is currently undergoing quite a radical transformation. There are some childlike touches, but also a vintage vibe with a pretty Scandinavian-style shelf and lots of soft girly cushions. At the moment, I am planning to build a small annexe at the end of the garden where she can hide away and listen to her music, that is when I’m not using it as a guest room for visiting friends!” — INTERVIEW CONDUCTED BY AUDE BUNETEL

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Mantua, Italy. Federica Bottoli and Vittorio are architects with a mutual passion, one which they thrive on in both their professional and private life: they love art in all its forms, installations, sculpture or photography… every support is a source of inspiration. Federica Bottoli, who started out working in fashion, admits a fondness for the architectural vision and rationalism of Mies van der Rohe, but she is happy to dip into every period looking for sources of inspiration. This diversity of ideas and influences blends with the stylistic inventions of the lady of the house, to create an almost theatrical atmosphere and decor.


ENGLISH

The couple left Treviso and moved to Mantua five years ago. “My family owns the building where we now live, which obviously influenced our choice,” explains Federica Bottoli. “We joined together two apartments on the same floor and carried out some work.” A few personal touches have added personality to the place without removing its austere appeal and new floors and repainted doors created a simple and authentic setting ready to welcome Arturo and Tazio, aged 7 and 5, and their parents. The apartment is organised in several different areas with a design cocktail of various pieces either bought from artists or objects the couple have picked up in flea markets and second-hand shops. “It’s more than just a house! I have set up my studio in one part and there is a more intimate and personal area in the other where the family can get together. That’s also where we receive friends, which we try and do as often as possible. We spend a lot of time in our apartment, working, cooking, seeing friends and enjoying long peaceful moments just the four of us.” — AUDE BUNETEL

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Haute couture. Émilie Faïf looks up from her latest piece, stopping what she is doing to talk to us about her work as a scenographer and a visual artist, to tell us about what goes on behind the scenes and the themes which guide her creativity. It is a magical moment here in her studio, in the midst of a jumble of different materials, memories and sources of inspiration. Without a doubt, we are in the presence of grace and genius combined.

We start with the sempiternal question: how did it all start, what suddenly clicked? Sometimes such a basic and rather futile question receives an answer which is both symbolic and meaningful. In Émilie’s case, there was her family and a multitude of underlying influences: her mother is a painter, her grand and great grandparents were tailors and elsewhere, on various other branches of the family tree, there are several architects and a couple of sculptors. So voilà! The explanation is simple, well almost. Émilie first studied spatial design (Olivier de Serres / ENSAAMA) then scenography at Arts Déco in Paris. During her education, seeds were sown, growing and developing over the years until these combined influences now constitute the essence of her work: the urban environment and its inhabitants’ interaction with her creations, and also her choice of medium, in particular fabrics, which are an invitation to think and dream. In 2000, Émilie and her partner Nicolas (father of her two children and now an architect) installed ’votive candles’ at six of Paris’ most famous tourist sights. The young couple placed small envelopes around the candles, so that those who so wished could write down and place inside their dreams and aspirations. Once all the envelopes had been collected, some 200 in all, they were attached to helium-filled balloons which floated above the passers-by. This experiment in urban poetry was the starting point and since then Émilie’s creative energy has blossomed. The young artist first created installations and worked as a scenographer for the children’s workshop (l’Atelier des Enfants) at the Centre Pompidou, then in 2003 she produced one of her first pieces for Isabel Marant’s shop windows. For eight years, people walking past could observe and admire the ongoing dialogue between the artist and the fashion designer, as season after season Émilie displayed a unique

vision of fashion imbued with delicate, whimsical and fanciful dreams. Fabrics were transformed into billowing meadows, dreamlike appendages ornamented the designer’s dresses and Émilie designed an inflatable heart in a mise en abyme, in which the garments were as much suggested and modelled as shown. Fabric is Émilie’s favourite material, she appreciates its infinite versatility, but she doesn’t stop there: an ever-changing form of sculpture looks out from behind the glass, such as a large black pebble from which flowers grow or a rotating drum upon which beautiful stallions gallop. “I like transforming these shop windows and making them part of my imaginary world. I like catching the eye of passers-by and creating an unexpected connection with the town: shop windows are windows that open out onto an entirely different world.” Émilie tirelessly explores this fantasy world with sculptures, installations and scenographic work for Tsumori Chisato, Hermès and Kenzo; “but I try to escape from this luxurious framework now and again to work on projects which go beyond purely aesthetic considerations.” For example, she has also worked for the theatre or on an exhibition for the inauguration of a social housing project at La Courneuve near Paris. Émilie Faïf’s universe is without bounds. She likes to explore new paths, stimulated by each new challenge. Her work is a constant source of surprise. Fabrics come to life, light obeys her every command, she plays with air and her touch makes poor materials such as paper and cardboard sublime. All of her achievements are obviously the result of an unparalleled imagination, but also because Émilie is hard-working, meticulous and attentive. “It takes a long time for a project to mature. I search all around for inspiration, for surprising new ideas. I collect loads of pictures, draw and make models and

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ENGLISH

photomontages to try out my ideas in context. Finally most things just seem to fall into place, as if by magic, when I actually start working in my studio.” Émilie’s works can truly be described as ’homemade’ and we observe her patiently sewing, assembling and fashioning her next creation sitting under a marvellous constellation of balls made of lace. The world of dreams is never far away. — MARIE MERSIER

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Prospect Park, Brooklyn. Pilar Guzmán, the founder of Martha Stewart Living magazine, along with her husband Chris Mitchell, who is the Vice President and Publisher of GQ USA, have restored a typically Victorian mansion in Prospect Park to its former glory. The warmth of wood, oak, walnut and teak marries to perfection Brooklyn’s natural light. Together with their sons Henry (aged 8) and Willem (6), the couple now live in a cosy home from home, which is less than 20 minutes from the very heart of the Big Apple. When Pilar and Chris’ son Henry was born, the couple, who are passionate collectors and particularly fond of mid-century furniture, felt the need to escape from Manhattan in a quest for space and tranquillity. It was Chris who fell head over heels for this large Victorian house one snowy winter’s day, when he saw it in the NY Times. With all the patience and energy necessary for a year long renovation project, Chris played an important part in the work helped by his friend Tyler

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Hays, who is an artist and the founder of the sublime line of American furniture: BDDW. The house is a real family affair. Pilar and Chris bought it with Chris’ brother and his wife who live on the first two floors - the Guzmán Mitchells live above them. Chris’ parents also live close by. And Pilar’s parents, whose portrait hangs in the hall, have donated a large number of vintage objects and items of furniture from their personal collections. Over the last few years, Prospect Park in Brooklyn has become a bastion of modern New York families: mum and dad work in Manhattan, but family life is rooted in this local community around its beautiful park. A bohemian and trendy atmosphere reigns in a diverse community composed of artists, lawyers and media professionals. At home the boys are free to play wherever they want. And even if each object and each item of furniture has an undeniable sentimental and a financial value, Pilar and Chris apply a ’no coasters policy’. The boys like playing Lego more than anything else and any other free time is usually spent drawing near the large windows. Grandeur and nonchalance would seem to be the motto of this magnificent Brooklyn enclave. — VANESSA BOZ

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Vila Madalena, Brazil. Marcelo and Cristiane Rosenbaum’s house is the very soul of their lives as designers. Marcelo and Cristiane have always found the means to satisfy their needs and desires in their creativity and their source of inspiration remains constant: Brazilian popular art. For the last twenty years, Marcelo has managed

a team of multi-talented professionals: designers, architects, producers and communication experts… Surrounded by his friends and family, this great name of decoration in Brazil has imposed his vision of design in general, and interior design in particular. “The idea behind our house – an idea which is common to all that I do – is to find a way to encourage the self-esteem of the Brazilian people, and highlight their history and art. It is a place where both personal memories and cultural roots have their place: a place where each person’s own story can be written.” Marcelo and Cristiane have been living in the 1960s house with their two children, Bertha aged 9 and Ian 6, for two and a half years. After three years searching for a new home in vain, they fell in love with this house and the neighbourhood. “We love to go for walks with our children and the dogs through the streets of Vila Madalena, stopping all the time to browse in boutiques or just enjoy the surroundings. We never eat out, instead we invite our friends to our house and like that everybody always has a good time.” And to host these wonderful evenings at home with friends and family, the couple just had to… knock down everything and redesign the whole house from scratch! Inside and out. But what an opportunity for this couple for whom creativity is a passion. The house has been rethought and designed with two separate areas in mind: the first is intimate and sheltered, the second is articulated around the swimming pool. “Although the whole house was renovated, we made sure we preserved its original style. We redesigned the internal volumes and imagined a style of decoration to suit our tastes.” And with that end in mind, Cristiane and Marcelo even invented new kinds of flooring and wall coverings. The house became a laboratory for their creative ideas and experimentation in partner-


ENGLISH

ship with various Brazilian craftsmanship. The work was deeply inspired by the culture of their home country: a line of paving stones is named after Brazil’s largest and most popular festival, São João, and a vinyl liner for swimming pools takes its name from a folk dance, Maracatu… This house is above all the reflection of the creative spirit and state of mind of its inhabitants. “It reflects our interests, our expectations and our way of life. It is the very soul at the heart of our careers in design and more real than any other of our projects.” Furniture and designer objects have followed their owners over the years and the couple are very fond of them, as they are too of their beautiful collection of Brazilian art. As an object or a piece of furniture picked up on their travels arrives in their home, adding to the majesty of their interior, the lines move and the building adapts to the new arrival. — AUDE BUNETEL

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An Elephant in Paris. Not far from the Palais Garnier opera house, in a Napoleon III period mansion built in the 19th century by Prince Alexander Soltykoff (at that time Russian ambassador to France, a patron of the arts and a passionate collector of medieval art) a new cultural centre has set up shop. Fanny Fiat and her brother Laurent have founded Eléphant Paname, a centre which is dedicated to promoting a wide range of artistic practices. What is your background? — Fanny Fiat: I am a dancer. After learning my chosen profession with

Noëlla Pontois, I spent several years at the Paris Opera. I am fortunate to have danced in some of the classical repertoire’s greatest ballets and today I am part of Julien Lestel’s dance company. — Laurent Fiat: I studied drawing and painting at the Atelier Nicolas Poussin, after which I moved to Florence to learn how to restore Italian Renaissance paintings. What is the story behind Eléphant Paname? — We wanted to create a centre where all forms of art would be welcome, a place where artists from all fields and working in a wide variety of media could meet, exchange and create. Eléphant Paname is an open house, which aspires to become a home to artists and the public alike. What does Eléphant Paname mean? — In the 19th century the elephant was a fantastic creature, a creature of dreams. There were two projects in the past for monumental works representing this pachyderm, one where the Arc de Triomphe is today, and the other on the Place de la Bastille. It was the symbol of an idealistic form of architecture and a utopian period in history. At this time, the Panama hat also become popular in Paris and earned the capital the nickname ’Paname’. Associating these two words seemed to us the perfect name to symbolise this place. Talk us through the installations… — We made some marvellous discoveries during the renovation of the building, which lasted two years: carvings, medallions representing the different artistic disciplines… We decided to give the paintwork a patina effect as was typical during the Renaissance. This juxtaposition of old and new (in fact cutting edge technologies and very contemporary

materials) lends a unique charm to the centre… Today, Eléphant Paname is spread over two buildings linked by a covered courtyard whose roof is a sublime glass dome. There are five dance studios, exhibition rooms, a restaurant under the aegis of Enrico Bernardo, the greatest sommelier in the world, a boutique and a large hall in which we can organise concerts, performing arts events and exhibitions. What is on at Eléphant Paname this winter? — There is a big exhibition of work by the American photographer Elliott Erwitt, which runs until January 13th. Erwitt is famous for his photos of Marilyn Monroe, Andy Warhol and John Fitzgerald Kennedy… and for one month, another photographic exhibition of work by Magda Biernat is running in parallel. From February 1st 2013, we will be paying tribute to the prima ballerina Noëlla Pontois. The costumes of her main roles will be on show alongside photos and videos, and her dressing room at the opera will be recreated especially for the exhibition. For the end of the season, Eléphant Paname will be presenting a major César retrospective. There will also be a wide variety of dance classes: classical dancing and jazz or tango and hip hop lessons for children. We soon hope to open workshops aimed at awakening the artistic sensibilities of young children. — ELEN POUHAËR ELÉPHANT PANAME, 10, RUE VOLNEY, 75002 PARIS, WWW.ELEPHANTPANAME.COM

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Faye Toogood. The British designer has made a unique place for herself in the world of interior design. She is both a recognisable name and face, working on solo projects and with

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ENGLISH

Studio Toogood, which offers an interior design service for apartments, hotels and restaurants. The studio also excels in creating installations for major fashion labels, the latest being the American Opening Ceremony, who requested the designer’s services for the launch of their first pop-up shop in London. In spite of her success, Faye, who studied art history and fine arts, admits that she is most proud of her line of furniture, Assemblage 3. She talks to Milk Decoration about her career, her multiple inspirations and her numerous different projects. The first thing one notices about your career is the wide range of complementary experiences… — I started out working as a stylist for magazine photo shoots. Working with images, I always tried to combine the 2D representation of the image with a space in 3D, mixing the real and the conceptual. When I founded my own studio, it was above all with the idea of creating a design company that would be totally different from all the others out there. What exactly does that mean in practice? — That we don’t have a catalogue of pre-established formulas, that we don’t cut and paste, that we love iron just as much as gold and that our clients become our friends. And how does this approach change the way the studio works? — Everybody is encouraged to develop their strengths and their own independent creativity. We all come from different professional backgrounds and different cultures. If you walk through the offices, you’ll hear Turkish, German, Croatian, Spanish and Italian being spoken. Some of the team studied fine art and others trained in

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textiles, fashion, architecture, design or interior design. And does this melting pot never cause complications? — Despite the diversity, we have no problems working together as a team. I have always thought it was interesting to get an interior designer to design an object, and a designer of objects to work on decorating an interior. Not only does the client get a truly unique result, but it also guarantees the creative freedom of the team. What sorts of projects do people contact you for? — The studio works in partnership with clients who are looking for alternative ways of developing their brand or their interior. We therefore work on a very wide range of different projects, temporary and permanent, residential and commercial, in particular for hotels and restaurants. We also have a lot of contacts with fashion labels and luxury brands, who ask us to imagine installations that stimulate all the senses. How would you describe the Toogood touch? — Our personal approach disregards convention in favour of something more audacious, joyous and spontaneous. We are known for our very conceptual work, but also for our energy and diversity. Above all, I think it’s probably the human touch and the emotional content in everything we do that really makes the difference. And what do you add into the equation? — If I had to list the qualities necessary to do my job, I’d put independence at the top of the list. I love colour and paradoxically the absence of colour. I also love contrasts in texture, from smooth to rough. History and the past are also important reference points.

What are clients looking for today? — In general, they are looking for sensory experiences and emotions. Decoration is so much more than just assembling things in a room and choosing a pretty colour. The decor must resonate with the people who live or work in the interior and evoke some part of them. There are no ’off the shelf’ interiors, everything is made to measure. How do you adapt and get the measure of each new place and its inhabitants? — I observe my clients very closely, from their personal interests to how they live their lives… this is my source of inspiration. It’s got nothing to do with decoration, but rather how they dress, what they eat, how they spend their free time. I am trying to track down and explore what makes each individual unique and then to transfer that to my interior. — AUDE BUNETEL

INSPIRATION Faye’s sources of inspiration are many and various: “They come from everything I see around me every day, it could be a pebble on the ground or a new monument.”

1, 2, 3, 4, FAYE TOOGOOD - 1 of my passions is geometrical shapes, but only circles, triangles and squares. Each shape blends perfectly with the next like an artistic game of tangram. - 2 role models: John Fowler, an English interior decorator from the 50s and Yves Saint Laurent, in particular for his apartments. - 3 movements: Arts and Crafts, Bauhaus and Bloomsbury. - 4 artists: Barbara Hepworth, Louise Bourgeois, Picasso and Pierre Soulages.


ÉVÉNEMENTS

— MilK Décoration à la boutique L’Éclaireur. Parce que MilK Décoration et L’Éclaireur ont l’ambition de vous raconter les plus étonnants récits de style, nous avons célébré la sortie de notre nouveau magazine. Dans ce lieu d’exception, autour d’une bouteille de Pop ou de Paulmier, nous avons tourné ensemble les premières pages d’une histoire que nous espérons longue et belle. L’Éclaireur, 10, rue Hérold, 75001 Paris.

Photos : DR

— Le Café MilK Décoration au salon Maison & Objet. Lors du salon Maison & Objet 2012, rendez-vous incontournable des professionnels du design, MilK a vu les choses en grand en lançant son café MilK Décoration ! Associés à la délicieuse Catherine des tartes Kluger, nous avons régalé les visiteurs du hall 6 pendant les cinq jours de salon. Vivement la prochaine session.

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Ich&Kar www.ichetkar.fr Iosis www.iosis.fr Kidimo www.kidimo.com Kidsonroof www.kidsonroof.com La Cerise sur le Gâteau www.lacerisesurlegateau.fr Landmade www.landmade.fr Le Bon Marché Rive Gauche www.lebonmarche.com Les Enfants du Design www.lesenfantsdudesign.com Linge Particulier +33 (0)6 20 83 53 09 Little Fashion Gallery www.littlefashiongallery.com/fr Magis www.magisdesign.com Marcel By www.marcelby.fr Merci www.merci-merci.com Made in Design www.madeindesign.com Marvelous Store www.marvelous-store.fr Meyer Lavigne http://meyerlavigne.dk Muskhane www.muskhane.fr Nathalie Lété www.nathalie-lete.com

Numéro 74 www.numero74.com Moroso www.moroso.it Moustache http:// moustache.fr Œuf NYC www.oeufnyc.com Ormond Éditions www.ormond-editions.com Papier Tigre www.papiertigre.fr Pied de Poule www.pieddepoule.com Printemps www.printemps.com Ressource www.ressource-peintures.com Serendipity www.serendipity.fr Silvera www.silvera-eshop.com Slow Design www.slow-design.it T.E. www.thomaseyck.com The Conran Shop www.conranshop.fr Tom Dixon www.tomdixon.net Walther & Co http:// waltherogco.dk XO-in My Room http:// xo-inmyroom.com Yoox www.yoox.com Zieta www.zieta.pl

Adresses.

&Tradition www.andtradition.com 28 Biaugust http://28.biaugust.com Alessi www.alessi.com Anna Elzer Oscarson www.aeo-studio.com Anouchka Potdevin anouchkapotdevin.canalblog.com Artecnica www.artecnicainc.com Audi www.audi.fr Cinna www.cinna.fr Domestic www.domestic.fr E15 www.e15.com Easy Peasy www.easypeasy.fr Éléphant Paname www.elephantpaname.com Elke van den Berg www.elkevandenberg.nl File dans ta Chambre www.filedanstachambre.com Fleux www.fleux.com Gallery S. Bensimon www.gallerybensimon.com/fr Hay http://hay.dk/ Home autour du Monde www.bensimon.com/fr + 33(0)1 42 77 06 08


preview, © Cyril Lagel, GraphicObsession. Organisation SAFI, filiale des Ateliers d’Art de France et de Reed Expositions France

Influences maison 18-22 JAN. 2013 PARIS NORD VILLEPINTE www.maison-objet.com Le salon de la mode-maison

Salon réservé aux professionnels Tél. 08 11 04 00 96 (prix d’un appel local) maison-objet@badgeonline.net PARIS CAPITALE DE LA CREATION


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Milk Decoration n°2