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Prune porte un blouson de motard en cuir noir, Little Cerise.


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Sommaire 80

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20/Ours 22/Contributeurs 24/Édito par Anne Goscinny 26/Wanted 28/À suivre 48/Rdv Les n’importe quoi 60/Spots 62/Bijoux Danse nocturne 64/Exclu Cartables en série 66/Interview Jean-Paul Gaultier 68/Food Chez Bogato 70/Preview Alice au pays des merveilles 72/Musique Let's play music 74/Actualité N'en jetez plus 76/Beauté Pure mousse 78/Enfant Vip Le petit Nicolas 80/Vip Aure Atika, bohème 86/Ciné Max et les Maximonstres 90/Concept Les bains des docks 92/Déco Styles de chambres 102/Archi Écoles rêvées 106/Humeur Écolier, vide ton sac 108/Art Mère nature 110/Portfolio Michal Chelbin 116/Société Cododo 118/Psy Premiers mots 122/Médias Enfants cobayes 124/Dossier Mode in Scandinavie 132/Vie de famille Bonnie Young & co 138/City guide Tel-Aviv 215/Guide & English texts Erratum Dans MilK 24, page 20, dans l'article sur Silvera Wagram, « Le petit dernier », on y trouve des objets, du mobilier, des livres… de 5 à 50 000 euros, et non pas de 5 000 à 50 000 euros. Page 48, la créatrice de Marie Puce n'est pas Judith de Montgolfier, qui est l'attachée de presse de la marque. Les créatrices sont deux sœurs : Anne Thin et Camille Rey. Notre intérêt pour l'environnement est croissant. Pour les plus accros d'entre vous (nous), mais aussi pour ceux qui ne le sont pas encore, MilK a décidé d'estampiller ses trouvailles biologiques, écologiques ou éthiques. Véritable repère, ce point vert vous guidera de page en page à travers nos découvertes les plus naturelles.

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Sommaire 50/Shopping de la rédaction 144/Édito mode Little Cerise 146/Too much too young par Romain Sellier 158/ABC par Nichole Rees 166/Violette par Inès de la Fressange 174/Ferrailleurs par Thomas Vassort 184/Helium Eternal par Karel Balas 188/Fil rouge par Delphine Chanet 200/Le pays imaginaire par Aude Sirvain

00 En couverture : Prune porte un blouson de motard en cuir noir à ceinture et poignets en bords côtes, Little Cerise. Une blouse blanche en popeline de coton, vintage. Des collants opaques blancs, DD. Des derbies à bouts fleuris en cuir blanc Charles, Start-Rite. Photo : Karel Balas / Style : Isis-Colombe Combréas

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N° 25 | SEPTEMBRE 09 • Isis-Colombe Combréas | Directrice de la publication et de la rédaction Karel Balas | Directeur artistique • Comité de rédaction Isis-Colombe Combréas, Karel Balas, Violaine Belle-Croix, Marie Mersier • Violaine Belle-Croix | Responsable magazine Marie Mersier | Magazine Hélène Lahalle | Coordinatrice mode - production Mélanie Hoepffner | Mode Kathleen Deau | Chef de studio Louise Desrosiers | Design graphique Doria Mançon | Assistante de rédaction Astrid Steffan | Secrétaire de rédaction Elodie Campeanu | Retouche photo Roxane Gataud | Stagiaire design graphique Cassandre Amsellem, Stéphanie Johansson | Stagiaires mode • Magazine Talya Baldwin, Diès Blau, Mathilde Bulteau, Sophie Carré, Marie-Allys Ducellier, Anne Goscinny, Eva Eun-Sil Han, Evane Haziza-Bonnamour, Hélène Lahalle, Doria Mançon, Linda Mestaoui-Mérigot, Elen Pouhaër, Anne-Laure Pruja, Florence Rolando, Daphné Segretain, Diane Seymour, Lisa Sicignano, Gwendal Le Scoul, les Soandsau et Barcelo, Céline D. Songis, Dorothée Tramoni • Mode Elissa Cannelle Castelbou, Isis-Colombe Combréas, Vanessa Deutsch, Alexandra Elbim, Sophie Glasser, Clémentine Henrion, Mélanie Hoepffner, Hélène Lahalle, Bruno le Roux, Julie Vianey, Violette Photo Nathaniel Aron, Karel Balas, Julia Bostock, Clarisse Canteloube, Delphine Chanet, Gal Deren, Inès de la Fressange, Louise Desrosiers, Hrvoje Goluza, Nichole Rees, Romain Sellier, Aude Sirvain, Thomas Vassort • Traduction Charlotte Newman vers l’anglais / Stanislas Raguenet vers le français • Directrice de la publicité et de la communication Amélie Noël | amelie@milkmagazine.fr 3, rue des Pyramides, 75001 Paris Tél. : +33 (0)1 45 08 91 45 | Fax : +33 (0)1 45 08 91 66 • Correspondante à Londres Vanessa Boz | vanessaboz@mac.com 16 Regents Park Road, NW1 7TX London / UK / Tél. : +44 780 9898 623 • Correspondante à Barcelone Kathleen Boonen de Lila & Tom | kathleen@lilatom.com Avenida República Argentina, 163 2º4ª 08023 Barcelona / Espagne / Tél. : +34 93 254 11 90 • Correspondante à New York Emmanuelle Sawko | emmanuelle@milkmagazine.fr 338 East, 69th St. 10021 NY, New York / USA / T. +1 646 725 9105 • Correspondante à Stockholm Muriel Françoise | muriel.francoise@telia.com Gotlandsgatan 74, 5tr, 116 38 Stockholm / Suède / Tél. : +46 702 737 029 • www.milkmagazine.net Sophie Carré | responsable éditoriale web Justine Courdavault | responsable de la publicité • MilK Japon Kunihiro Nakazato | knakazato@xknowledge.co.jp X-Knowledge co, Ltd, 7-2-26, Roppongi, Minato-Ku, Tokyo 106-0032 / Japon Tél. : + 81 (0)3 3403 2780 | Fax : +81 (0)3 3403 6288 • Administration et abonnement | abonnement@milkmagazine.fr Comptabilité | Nadine Fonta • Les éditions Fovéa Siège social : 31, rue Jean Dolent, 75014 Paris | RCS Paris B 351 289 780 • Rédaction 3, rue des Pyramides, 75001 Paris Tél. : +33 (0)1 45 08 91 53 | Fax : +33 (0)1 45 08 91 66 | info@milkmagazine.fr • Tous droits de reproduction réservés © 2009 Commission paritaire 0610 K 83746 Issn 1769-3497 Dépôt légal à parution • Distribution France NMPP Distribution internationale ExportPress, 91, rue de Turenne, 75003 Paris • Impression FOT • PRINTED IN FRANCE • La rédaction décline toute responsabilité pour tous les documents, quel qu’en soit le support, qui lui seraient spontanément confiés. Leur présence dans le magazine implique leur libre publication.

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Contributeurs 22 • WWW.MILKMAGAZINE.NET

Inès de la Fressange

Marie Mersier

Eva Eun-Sil Han

On pense tout savoir d’elle, et finalement, non ! Née à Saint-Tropez, Inès atterrit dans une école de garçons près de Paris, à l’Institution de la Tournelle. Elle décroche son bac à l’École du Louvre, et à 17 ans, sa carrière de mannequin décolle illico presto : Inès, l’égérie de Chanel, Inès, l’icône du style résolument Frenchie... Et pour MilK ? La voici photographe. Mais cette fois-ci, le mannequin, c’est Violette, sa petite dernière.

Après des études de médiation culturelle, Marie devient l’assistante de Claude Deloffre à la librairie Food, à qui elle dit devoir tout, même son amoureux. Food ferme, elle fait le point : la photo, la déco, la cuisine, les livres et changer d’activité souvent, elle aime tout cela. Elle se lance donc dans le stylisme et les reportages déco. Aujourd’hui, elle vient faire un tour chez MilK pour remplacer Violaine qui est partie s’aventurer dans le kidding ! Welcome Marie.

Eva est née en Corée. Petite fille, elle joue avec des poupées de papier, et leur dessine des vêtements. Puis vient le temps des études et des diplômes : littérature espagnole et histoire de l’art, rien que ça ! Pendant cinq ans, Eva fait du design graphique à Séoul. Elle s’envole ensuite pour la Belgique. Rebelote pour les études : art plastique. Aujourd’hui, Eva a un mari, une fille, un chat et un chien. Mais surtout, elle a réalisé son rêve : être à la fois artiste et illustratrice.

Vanessa Deutsch

Romain Sellier

Alexandra Elbim

Petite fille, Vanessa passe ses vacances à Ibiza, chez sa grandmère styliste. Entre les piles de tissus et la machine à coudre, elle attrape le virus de la mode. Après un détour par la comédie, elle retrouve rapidement son premier amour : les chapeaux. Regardez-moi ce bob ! Elle suit alors une formation de modiste et se spécialise dans les couvrechefs de spectacle. En 2007, après avoir travaillé pour le ciné et la pub, Vanessa crée sa marque de chapeaux pour femmes et enfants. Pour MilK, elle signe le stylisme de la série « Too much, too young ».

À l’époque, Romain passe ses vacances chez sa mamie à La Grande Motte. Au menu, que du bonheur ! Club Mickey sur la plage, patin à roulettes, concerts de Philippe Lavil et Cookie Dingler sur les terrasses des cafés, et autos tamponneuses bien sûr. Ringard ? Romain donnerait cher pour revivre une seule de ces journées de vacances. Et l’école ? Il déteste, donc cela le rend anxieux, donc consciencieux, donc bon élève. Puis, il se rêve comédien ou chanteur. Au final, il est photographe, allez savoir pourquoi.

Alexandra est amoureuse d’Alexis. Alexandra est maman de deux enfants, Cosma et Dante. Alexandra prône le « teenage forever ». Elle est styliste depuis près de vingt ans. Après un début chez Glamour et de nombreux voyages stylistiques, elle intègre Canal + aux côtés de Mlle Agnès. Huit ans de fou rire plus tard, elle rejoint les magazines Double, puis Vogue. Actuellement au magazine French, elle a fait un saut à la rédaction du MilK, le temps d’un week-end mode avec Aure Atika et sa fille Angelica dans leur maison du Gers.


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C’est la maternelle, Anne a cinq ans.

édito

par Anne Goscinny

traits sont ceux de l’enfance de nos parents, puis un peu plus tard, alors qu’on est soi-même encore enfant, ceux d’une petite sœur ou d’un cousin. Une fois adulte, le visage de l’enfance est celui de nos enfants et ce n’est qu’au bout du chemin, pour ceux qui ont la chance d’aller au bout, que notre visage d’enfant devient le visage de l’enfance. Simon, huit ans, me demande souvent de lui montrer des photos de moi petite. Salomé, six ans, lui oppose, sûre d’elle : « Mais enfin, Simon, quand Maman était petite, la photo, ça n’existait pas. » Me voilà assise par terre dans le couloir, manipulant des albums : « Venez voir, mes amours, j’ai trouvé des photos ! » Simon : « Et est-ce que dans tes albums tu collais des cartes Pokémon ? » Moi : « Mais non, mon chaton, ça n’existait pas ! » Salomé : « Je te l’avais dit, Simon, c’était il y a très très longtemps ! » Finalement, la curiosité l’emportant sur la déception, mes petits sont là, près de moi. Nous tournons les pages autocollantes d’un album à la couverture un peu rêche. Une petite fille souriante tient par la main un monsieur très fier de tenir la main de la petite fille. Je me crois obligée de commenter : « Là, c’est moi avec mon papa ». Simon et Salomé sont émus de mon émotion. Mais à la fin du premier album, ils s’agitent et se lèvent. L’un est allé chercher ses billes, l’autre a pris du papier dans mon imprimante pour faire un dessin. Moi : « Ça ne vous intéresse plus ? » Eux : « Pour les souvenirs, on a le temps ! » Un jour, Simon, tendrement exaspéré par sa petite sœur, me dit : « Donnons-la aux voisins du dessous, ils auront plus de mal à la remonter que les voisins du dessus qui la ramèneront sans difficulté. Mais bon, c’est vrai qu’elle est mignonne, je comprendrais que tu veuilles la garder. » Pour Simon, le visage de l’enfance était à cet instant celui de sa sœur. Je regarde mes enfants. L’un aux belles dents toutes neuves, au regard gris et doux, l’autre à la fossette insolente, belle comme son prénom l’exige. Ils sont le visage de l’enfance. Me revient en mémoire le spectacle de l’école fin juin. Salomé danse. Elle a six ans, tout juste. Faisant de ses bras une couronne, elle prend bien soin que se frôlent le majeur et le pouce. Je me dis : « Un jour, les hommes se battront pour lui offrir la tête de Jean-Baptiste ». Que leur enfance dure, s’éternise. Bientôt, trop tôt je sais, l’un remettra son pardessus et dira à sa femme : « Chérie, appelle les enfants, on y va, il est tard. » L’autre me téléphonera du bout du monde, et je saurai à sa voix que le voyage est beau. Voilà, je me regarde dans le miroir situé au-dessous de l’endroit où Simon vient de décrocher les manteaux de ses enfants, et je vois enfin le visage de mon enfance. La petite fille prend alors la main de la vieille dame et lui murmure : « On s’est bien amusé ! » • Retrouvez Le Petit Nicolas, le héros en culotte courte imaginé par le père d’Anne, René Goscinny, et illustré par Jean-Jacques Sempé, sur grand écran à partir du 30 septembre et en dessin animé sur M6 début septembre.

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© Archives Anne Goscinny

L’enfance n’a pas d’âge, elle a des visages. Ses premiers


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PRESSE MONTAIGNE AH0910 • MILK 220 x 300 mm PP • Parution le 31/08 Remise le 31/07 • VISUEL ENFANT


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Douce nuit Le travail de Shi Jinsong s’inspire de la divinité chinoise Na Zha, un enfant guerrier devenu dieu porte-bonheur pour les jeux de hasard : sacré déclassement ! Pour souligner le malaise d’une Chine hésitant entre tradition et modernité, Shi Jinsong a créé des articles de puériculture à base de biberons-grenades ou encore de mobiles-faucilles… •

SOPHIE CARRÉ Berceau Na Zha, Shi Jinsong à la Chambers Fine Art de New York, www.chambersfineart.com

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à suivre Home made Mari Savio et Kati Rapia ont imaginé des vêtements, des objets, des jeux, des déguisements drôles et fantaisistes à réaliser en famille. Exit la panoplie du bricoleur et les mille et une fournitures à collecter. Ici, place aux objets que l’on crée à partir de presque rien. Avec quelques rouleaux de papier toilette, on devient Louis XIV ; des morceaux de carton se transforment en château fort ou en panoplie de chevalier servant… Toutes ces bonnes idées sont compilées dans deux livres, Maja et Juju, véritables portes ouvertes vers des histoires extraordinaires. Pour le moment écrit en finnois, mais bientôt traduit en français. Hourra ! www.jujubook.com

Rdv sur www.milkmagazine.net pour participer au jeuconcours organisé en partenariat avec Kids Love Design. À gagner, trois lots de meubles trop beaux.

Rentrée

Certains chanceux auront trouvé dans leur MilK un calendrier offert par DPAM. Youpi, plus d’oubli possible pour la fête de tonton Jean-Marie. En octobre, DPAM n’oubliera pas le 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant et proposera ce joli cahier, dont les bénéfices iront à l’Unicef. www.dpam.com

Poésie textile Les créations en textile d’Anne Hubert sont à croquer. La recette ? Un tablier qui annonce la couleur : « Jeudi, c’est lapin à la casserole » ; une nappe qui dit miam ; une taie d’oreiller qui conseille de « placer sa tête ici »… Un univers régressif associé à des touches flashy et modernes qu’Anne décline aujourd’hui pour les petits. Au menu, des coussins, bavoirs et autres tee-shirts délicieux. Liste des points de vente sur www.lacerisesurlegateau.fr

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Coco Amardeil / La cerise sur le gâteau

Miroir disco

Au royaume des nouvelles stars, ce miroir est carrément indispensable. Little Red Stuga continue à semer ses objets beaux et utiles dans les suites de nos vedettes. Son miroir Dancing Queen, en violet, jaune, noir ou blanc, est fait de plastique incassable pour résister à toutes les chorégraphies. Et on applaudit aussi l’accessoire parfait : la microcorde à sauter, baptisée Mickey. www.littleredstuga.se


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Enfants habillĂŠs comme des enfants. 21-07-2009 9:40:05


à suivre Papillon pour Bonton Au départ, Ève Cazzani et Irène Cohen, voisines de quartier puis amies, ont créé respectivement Papillon et Bonton. À la fermeture de Papillon, Ève est devenue styliste chez Bonton. Aujourd’hui, pour élargir sa gamme, le duo lance Papillon pour Bonton : une collection plus luxe, aux coupes parfaites, arborant des matières nobles et des détails chics. Papillon puise son inspiration dans le traditionnel. Une nouvelle histoire commence avec une boutique dédiée rue de Grenelle. Papillon pour Bonton, 84, rue de Grenelle, 75007 Paris.

Découvrez les collections du concept store Swoon sur www.swoonshop.com

Vintage évolutif

À partir de mouchoirs vintage, kh:W Heirloom crée des bonnets de naissance très inspirés de l’époque victorienne. En coton ou en lin, brodés et reteints, les tissus sont simplement mis en forme par quelques points de couture. Kh:W Heirloom préconise de défaire les liens pour redonner au bonnet sa forme originelle de mouchoir, à garder jusqu’au jour du mariage pour sécher nos larmes en disant bye-bye à l’enfant que l’on était. Pour jeter un coup d’œil émerveillé, c’est par là : www.khwjewelry.com

Rétro trop beau Nous trépignions d’impatience à l’idée de vous annoncer cette très bonne nouvelle. Les créations de l’enseigne danoise Ferm Living sont enfin disponibles en France. À vous les coussins, couettes et papiers peints aux motifs et couleurs délicieusement rétro, les stickers-toises trop rigolos. C’est que pour les enfants ? Et non, Ferm Living, c’est aussi de la déco pour les grands. Pas de jaloux ! www.ferm-living.com

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Vanessa Atlan / Papillon

Blue bio

C’est la rentrée, même pour les porte-bébés. Alors pour l’occasion, ERGObaby sort le grand jeu. Pour être toujours assorti à la marinière du petit, rien de tel que le nouveau coloris blue navy en coton velours tout doux. Bien sûr, les porte-bébés ERGObaby sont toujours 100 % bio ! On n’est pas bien là, petit kangourou ? À découvrir sur www.ergobaby.eu


à suivre

Papier arty Une fois n’est pas coutume, oublions pour un temps les préoccupations écologiques liées au gâchis de papier. Car oui, quand la feuille blanche se transforme en œuvre d’art, cela vaut le détour. Voilà ce que l’on découvre en se plongeant dans le livre Papercraft, consacré aux divers usages de ce matériau. Du plus petit objet à l’installation d’art gigantesque, de l’art urbain à l’animation, l’éventail semble infini. De nombreux artistes et designers expérimentent ce matériau multiforme. Pourquoi pas vous ? Tous à vos ciseaux sur www.gestalten.com/books

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Sur le ventre, le dos ou les hanches | De la naissance à 18 kgs | Répartition idéale du poids sur les hanches | Recommandé par de nombreuses sages-femmes

ERGObaby, créateur de porte-bébés. TM

Uniquement dans les enseignes sélectionnées.


à suivre Tous au château Après Mansart, Le Bernin, Molière et Jeff Koons,

c’est au tour de Xavier Veilhan d’investir Versailles. Le plasticien installe ses quartiers dans les jardins, la cour royale et les salles du château. Et dans le grand escalier, il laissera pendre son mobile, une œuvre gigantesque, en mouvement perpétuel, faite d’immenses boules noires réfléchissantes. C’est sublime, forcément sublime. Du 13 septembre au 13 décembre, dans la cour d’Honneur, la cour Royale, les escaliers Gabriel et de la Reine et les jardins du château de Versailles, plus d’infos sur www.chateauversailles-spectacles.fr

Molletonné

Doux bottillons dans lesquels on adorerait glisser ses petons à soi et non pas ceux de son rejeton. D’autant plus qu’ils sont bio, faits à la main et garantis sans produits chimiques nocifs. La collection de Nui Organics, fabriquée en Nouvelle-Zélande, est à découvrir sur l’échoppe d’Elias and Grace. www.eliasandgrace.com

En novembre, filez à la boutique Gap des ChampsÉlysées pour faire une razzia sur la nouvelle collection enfant et bébé signée Stella Mc Cartney.

du photographe Akim Zerouali sur l’enfance et l’innocence. Le réflexe des enfants de mafiosi, qui auraient les mêmes gestes inconscients que leur père gangster, c’est drôle et poignant à la fois. En attendant que le livre sorte, découvrez les premières images sur www.akimzerouali.com

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Touche-à-tout Barbara Berrada coud des vêtements chics et uniques, peint des tableaux fabuleux, fait de la sérigraphie sur des assiettes de récup’ et n’a pas son pareil pour faire des photos à la douceur poétique. Elle se disperse un peu, me direz-vous. Point du tout, c’est une fée qui cultive avec malice l’art de la pièce unique et du renouvellement permanent. Plongez dans son univers sur www.zigouis.bigcartel.com

Xavier Veilhan / copyright Veilhan, Adagp, 2009, Paris

Mafia’ s children On est touché coulé par le travail


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à suivre Cocon Fruit d’un partenariat entre Victoria Christmas (que

l’on ne présente plus) et l’architecte Antoine Pradels, « My Shelter », inspiré d’un cocon, est un espace modulable fait de matériaux recyclables, qui s’utilise à l’intérieur comme à l’extérieur. Ses modules hexagonaux magnétisés permettent à l’enfant d’être son propre architecte, d’apprendre volumes et espaces. Pas de doute, on aime ! En exclusivité dans la nouvelle galerie de Little Fashion Gallery, 3, rue du Jour, 75001 Paris.

Étudiants, pour participer à la 4e édition du concours de microarchitecture « Construire XXS pour les + petits », inscrivezvous sur www.minimaousse. citechaillot.fr

Jeux d’hier et d’aujourd’hui

L’illustre Enzo Mari a imaginé le jeu de billes version design. Édité par Danese, il répond au doux nom d’Aleppo, en référence à l’une des plus vieilles villes du monde, au nord-ouest de la Syrie. Aleppo s’inspire des jouets d’antan, des souvenirs du jeune Enzo qui défiait ses copains avec un jeu de billes constitué d’une boîte en carton rudimentaire flanquée de quelques trous. Design oui, mais en même temps tellement nostalgique. Disponible sur le tout nouvel e-shop de Balouga, www.balouga.com

Nipponeries Ah, le Japon ! Pays du soleil levant, de la patience et du respect des traditions ! Mais n’oublions pas aussi ce grain de folie qui caractérise parfois ses habitants. Du coup, quand on mélange tout ça, on obtient Wafflish Waffle. Une marque juste pour filles, où formes, tissus et effets de matière sont archi-travaillés et confèrent à chaque vêtement une impression de pièce unique. Dispo chez Not So Big, 01 42 33 34 26

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à suivre Haut les mains, peau de lapin Derrière Bandit Bambi se cachent deux jeunes créatrices, Lisa et

Camille qui, du haut de leurs 20 ans, sont déjà bourrées de talent. De la teinture à la sérigraphie en passant par la couture, tout est fait maison. Dans la collection actuelle « Le hold-up sous les bois », vous trouverez des coussins, des doudous, des mouchoirs qui s’ornent de faons, lapins et autres animaux forestiers. Et de temps en temps, les deux acolytes lanceront une collection exclusive, qui à n’en pas douter s’arrachera comme des petits pains. www.banditbambi.com

Mini-mini-parka

À ciel ouvert La ville de Rennes organise depuis cinq ans des cycles photographiques en plein air, au cœur de la cité. Cette année, honneur à la photographe Sabine Weiss. L’exposition « L’âme révélée » présentera 40 photographies en noir et blanc, retraçant 60 ans de carrière d’une touche-à-tout qui, en fixant les instants fugaces, immortalise l’essentiel de l’homme. « L’âme révélée », du 12 septembre au 11 octobre, place de la Mairie, Rennes.

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Gourmands de beau et de bon, le goûter du Park Hyatt Paris-Vendôme est pour vous. Toute l’année, dégustez des gourmandises dans une écritoire d’écolier. C’est doux et régressif. http://paris.vendome.hyatt.fr

Sabine Weiss / copyright Sabine Weiss, Agence Rapho/ Groupe Eyedea

Cet hiver, au programme : descentes tout schuss des pistes de Courch’. Oups, le petit dernier vient d’arriver et l’idée de le confier à votre belle-mère vous est insupportable. Heureusement, Moncler est là. Avec cette doudoune toute douillette, votre bébé sera assorti au reste de la famille et ne craindra pas le froid pendant que vous siroterez votre vin chaud. Moncler Junior, disponible au Bon Marché, www.moncler.it


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à suivre

Design en héritage Moustache est un nouvel éditeur français de mobilier contemporain créé par Stéphane Arriubergé et Massimiliano Iorio, les deux partenaires associés de Domestic. L’idée de ces deux trublions du design ? Rassembler par affinités électives une famille de designers partageant leur vision. Soit créer des objets innovants, de qualité mais accessibles, pouvant s’inscrire de façon durable dans le temps. Matali Crasset, Inga Sempé, François Azambourg… ont répondu présents à l’appel et ça donne ce joli pêle-mêle d’objets à mettre un peu partout dans la maison pour ravir petits et grands. www.moustache.fr, en vente au Bon Marché et au Silvera Wagram.

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conception fovéadesign

startriteshoes.com Stéphane Poncelet Showroom • startrite@wanadoo.fr • Tél : +33 158 590 081


à suivre Tout en un Grimper, sauter, se cacher, se reposer, ramper… Cette aire de jeu contemporaine, conçue par le studio allemand Designliga, a été imaginée comme un espace de vie idéal pour les enfants. Composé de modules indépendants, « Playground for Leif » est à la fois flexible, modulable et multifonctionnel. À l’intérieur, de nombreux espaces de rangement pour livres, jouets, vêtements, mais aussi un bureau et un lit intégrés. Vous craquez ? Pas de problème, cliquez sur www.designliga.de

L’appel de la forêt

Ni vus ni connus, les petits passent inaperçus auprès du Grand méchant loup grâce aux cartables et trousses de La Marelle, décorés de troncs, de feuilles, de lapins ou d’escargots. Ces fournitures bucoliques, en toile de jute et cuir, sont signées Mlle Héloïse. www.lamarelle.net

Typo Donnez-moi un A, un D, un F, un T. Non, vous n’êtes pas devant le 159 013e épisode de l’émission Des chiffres et des lettres. Voici Paper and Coffee, studio de création où les lettres sont reines. Leurs grigris ? Des coussins sérigraphiés selon les 26 lettres de l’alphabet, parfaits pour apprendre ce dernier au petit, déclarer sa flamme, ou encore écrire plein de bêtises. Dites-le avec des coussins ! Disponible chez Bonton Bazar, plus d’infos sur www.paperandcoffee.com

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Youpi ! En septembre, ouverture de la première boutique Little Marc Jacobs, 17, place du Marché Saint-Honoré, Paris.

Coup de cœur Merveille de la rentrée, Bobo Choses éblouit par sa première collection. Grâce à son univers streetpoétique, mitonné de basics aux motifs magrittiens ou typiques de l’enfance (petites voitures, coiffes d’Indien…), la marque espagnole affiche déjà un caractère bien trempé. Attention, Bobo Choses promet de courir aussi vite que des bottes de sept lieues. Pour connaître les points de vente, info@bobochoses.com


concours de photo

On a toutes dans le cœur une poupée avec laquelle on a tout partagé, dont on ne s’est jamais séparé… Photographiez votre enfant (et/ou vous, une amie, une cousine… Qui vous voulez !) avec sa poupée préférée : la photo la plus tendre, la plus spontanée deviendra la carte de vœux Corolle 2010 et le gagnant recevra la poupée de son choix, avec tous ses accessoires. POUR JOUER : Envoyez vos photos sur mapoupéepréférée.fr avant le 15 octobre. Les cinq premiers clichés plébiscités par les internautes seront soumis à un jury qui désignera le gagnant.

À GAGNEolRle

la poupée Cor ez ! que vous préfér

Extrait de règlement : jeu gratuit sans obligation d’achat du 11/09/2009 au 15/10/2009 minuit, ouvert à toute personne sans limite d’âge au moment de la participation résidant en France métropolitaine. Une seule participation par personne est autorisée dans la limite de 5 photos envoyées par personne. Les internautes voteront pour leur photo préférée et les 5 photos qui auront reçues le plus de votes seront soumises à un jury qui désignera, le 15/10/2009, le gagnant. Dotation globale : une poupée à choisir avec tous ses accessoires parmi le catalogue Corolle 2009 (dans la limite des stocks disponibles). Pour participer, il suffit de s’inscrire sur le site mapoupeepreferee.fr et de « poster sa photo » avant le 15/10/2009. Le règlement complet est déposé chez Maître Simonin, huissier de justice, 54, rue Taitbout - 75009 Paris et est disponible gratuitement sur demande écrite à Corolle (à l’adresse mentionnée ci-dessus). Remboursement des frais internet sur simple demande écrite à cette même adresse accompagnée d’un RIB ou d’un RIP. Conformément à la loi Informatique et Libertés du 06/01/78, chaque participant dispose d’un droit d’accès et de rectification ou de radiation des informations nominatives le concernant, qu’il peut exercer auprès d’American Express Carte-France (à l’adresse mentionnée ci-dessus).

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à suivre Kidult Fais-moi mal, fais-moi un câlin, balance tes énergies

sur moi ! C’est ce que semble dire cette espèce de pingouin aux oreilles de lapin, Punch’N Cuddle. Sur un socle de bambou qui pivote, entre le bean bag, le gros jouet douillet et le sac à boxe, ce nouvel objet qui nous vient de l’autre côté de la Manche promet de devenir culte pour tous les kidults. À commander sur www.punchncuddle.com

Graou La fourrure, c’est mal, mais l’imprimé panthère, c’est fun et tendance. Même du haut de ses huit ans, votre Bella l’a compris. Elle cherche alors un compromis entre sa conscience mode et écologique. Heureusement, Bella peut compter sur Roberto Cavalli. Grâce au maître italien, un nouvel animal est né dans la savane urbaine : le jean panthère, patiné et griffé à souhait. Nul doute que Bella arrivera à le dompter... www.robertocavalli.it

Tire la bobinette Enfant, Nathalie Lété raffolait des capes rouges. Fan

Une nouvelle marque débarque sur la planète de la mode enfantine : Idol. Dorothée Mourot, sa créatrice, s’est inspirée des idoles rock and roll, soit Janis Joplin, Otis Redding, les Doors, pour créer un vestiaire allant du 2 au 12 ans qui allie donc le chic au décontracté. Les couleurs (rose grisé, bleu gitane, mastic) sont teintées de vintage et unisexes. Les matières sont douces : cachemire, coton, molleton… Avec la touche glam’ en plus du nœud pap’ et du chapeau. www.idol-kids.com

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Heureusement, elle ne s’est pas fait croquer par le loup. Il eût été bien dommage de nous priver de ce si joli conte qu’elle a revisité de ses illustrations bucoliques. Mais aussi de l’ouvrage d’inspiration, dans lequel on découvre des photos de céramique, peintures, textiles... Pas question de s’arrêter en si bon chemin. En novembre, elle installe une vitrine chez Bonton Bazar autour de la thématique du Petit chaperon rouge. Loup, y seras-tu ? Coffret en série limitée Le Petit chaperon rouge, Nathalie Lété, aux éditions Thierry Magnier.

Morganne Bello lance Baby Boum, sa collection de bijoux pour enfants à découvrir sur le site www.morgannebello.com


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MARATHON, GAGE HOTEL. APRIL

09. TX, USA.

www.essentiel.be


à suivre Chaises gonflées Ces chaises sont beaucoup plus que des sièges sur lesquels on pose

nonchalamment son derrière. Ce sont des sculptures textiles. Bien sûr, ne soyons pas trop pompeux, on peut s’asseoir dessus, enfin vos enfants. Laure Guilhot, qui a découvert le textile chez Miller et Bertaux, façonne cette matière comme on modèle de l’argile, afin de créer une réalité déformée, étrange et évocatrice. En effet, ces petites chaises de maternelle glanées dans la rue et recouvertes de tissus tout droit sortis des placards de sa grand-mère, sont des excroissances fort gracieuses et confortables. Prenez place ! En vente chez Bis Morgen, 17, rue des Quatre-Vents, 75006 Paris.

chics de jolis cadeaux de naissance, Hermès a décidé de gâter les garçons en créant une collection de cravates en soie habillées de chevaux, de rayures ou d’un robot brodé, pour faire comme papa. Et les filles me direz-vous ? Elles peuvent se réjouir et jouer avec un luxueux Mikado ou un yo-yo en bois de hêtre gainé main. Sur hermes.com, petits et grands téléchargent et construisent leur sac Kelly en carton ou s’amusent avec un casse-tête chinois siglé. Cravates pour enfants Hermès, 01 49 92 38 92, www.hermes.com

Le 28 novembre, Diesel Kid organise un défilé à but caritatif pour fêter ses 25 ans. Vous verriez bien vos enfants sur le podium ? Le casting commence le 7 septembre ! Rendez-vous à la boutique Diesel, 38, avenue de l’Opéra, 75002 Paris.

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Être né quelque part À la fondation Cartier, dans l’espace d’exposition, sur la façade, dans le jardin, les graffitis se déploient partout où les murs se donnent. L’exposition révèle la manière dont les grapheurs se sont approprié l’espace public en quelques années, comment ils ont modifié l’environnement urbain et changé notre regard sur la ville. À bien expliquer aux enfants de peur qu’ils ne reproduisent la même chose à la maison… Né dans la rue - Graffiti, jusqu’au 29 novembre, Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261, bd Raspail, 75014 Paris, www.fondation.cartier.com

Chaises sculptures/ Virginie Villemin, Nés dans la rue / copyright Vitche

Sur leur 31 Non content d’offrir aux bébés


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Sixties

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par Isis-Colombe / directrice de la publication

Le manteau « qui-va-avec-tout », c'est fini. Cet indispensable de la garde-robe est une pièce à part entière qui se suffit à elle-même. C'est l'essence de la silhouette que vos enfants vont porter tout l'hiver, alors autant choisir le plus beau. Cette année, ambiance sixties : une belle ligne boutonnée aux couleurs pop. 1. Manteau en drap de laine à capuche, Guess, env. 120 €. 2. Manteau en drap de laine, Benetton, env. 80 €. 3. Manteau en laine, cachemire et polyamide, Max et Lola, env. 230 €. 4. Paletot en drap de laine, BOdeBO, env. 180 €. 5. Manteau en velours, Baby Dior, env. 315 €. 6. Paletot en drap de laine col claudine, Monoprix, env. 55 €. 7. Trench en gabardine de coton, Muchacha, env. 245 €. 8. Manteau en laine tressée, Gérard Darel, env. 155 €.

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Petit papi

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par Marie / magazine

Des carreaux, du jacquard, des pulls douillets, des bretelles à faire claquer sur un ventre bedonnant, le look petit papi investit la mode de la rentrée. Cela me ravit et me rappelle mon grand-père et sa bonhomie. Et pourquoi pas décliner ce look au féminin ? Et oui, je pratique sans complexe la derby à bout fleuri et le béret pour protéger ma tête à l’approche des frimas. 1. Pull sans manches en tricot jersey 100 % coton, Sergent Major, env. 22,90 €, et béret en laine mélangée, Jacadi, env. 32 €. 2. Pantalon en laine chevron et ses bretelles rayées, Bellerose Kids, env. 80 €. 3. Gilet sans manches en coton, Serge Blanco, env. 59 €. 4. Pull 100 % laine, Nana Ki, env. 68 € et foulard, La Fée Clochette, env. 25 €. 5. Cartable démontable en cuir recyclé « Deux filles en fil » pour Coq en pâte, env. 165 €. 6. Veste 3 boutons en sergé coton, Luco, env. 160 €. 7. Chaussures en cuir pur vache « John », Start-Rite, env. 70 € et chaussettes en maille jacquard, Jacadi, env. 12 €. 8. Chemise à carreaux en coton, Hartford, env. 76 €.

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Création graphique

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Catch attack

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par Mélanie / mode

Depuis quelques mois, le catch déchaîne les passions chez les enfants. Je me suis donc penchée avec curiosité sur cette discipline, pour découvrir un folklore particulier, hérité d'une vieille tradition de spectacles forains. Une panoplie à base de masques, capes et bottines, qui doit amuser les plus petits. 1. Masque de catch, Sid Larsen et les Coqs, env. 20 €. 2. Blouson en cuir kaki lavé, Burberry, env. 550 €. 3. Robe chasuble en faux cuir, Buisjes En Beugels +++, env. 65 €. 4. Bottines en cuir à lacets, Mod8, env. 105 €. 5. Veste en cuir irisé, Escada, env. 400 €. 6. Doudou en coton toile de Jouy sérigraphié catchman, Sid Larsen et les coqs, env. 30 €. 7. Cape en coton et velours lisse rebrodé, Zid Zid c/o Madame la Marchande, env. 65 €. 8. Robe en cuir, Dino e Lucia, env. 330 €.

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Sérigraphies

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par Hélène / responsable mode

Pour moi, pas de retour à l'école sans son tee-shirt sérigraphié. J'ai donc choisi d'épingler pour vous les plus beaux spécimens de la rentrée. Plusieurs tendances cohabitent, à vous de choisir votre camp : ami des bêtes, biker ou tee-shirt à message. À chacun le sien. 1. Tee-shirt sérigraphie summer camp, Bellerose Kids, env. 40 €. 2. Tee-shirt sérigraphie chouette, Franka, env. 40 €. 3. Tee-shirt sérigraphie Portobello Road, Pepe Jeans, env. 45 €. 4. Tee-shirt sérigraphie lapin, Muchacha, env. 60 €. 5. Tee-shirt sérigraphie racing, L*Rags, env. 30 €. 6. Tee-shirt sérigraphie super-héros, Roberto Cavalli Devils, env. 80 €. 7. Tee-shirt sérigraphie lynx, Finger in the Nose, env. 45 €. 8. Tee-shirt sérigraphie Big Apple, Du Pareil… au même, env. 8 €.

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London calling

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par Sophie / responsable web

À la rentrée, il faudra compter sur le carreau… rouge. Le tartan carmin s'annonce comme le hit de la saison. À porter façon punk avec un slim, style bûcheron avec une chemise vichy, cow-boy grâce à un foulard et une super salopette en jean… Avec le motif carreaux, tout est possible, sauf le faux pas mode. 1. Short façon kilt écossais, Pepe Jeans, 60 €. 2. Bourse en jean et carreaux, Wafflish Waffle, env. 25 €. 3. Pantalon slim écossais, Finger in the Nose, env. 60 €. 4. Gilet en jean brut noir, Finger in the Nose, env. 55 €. Foulard en tartan, Luco, env. 15 €. 5. Blouse à jabot, Sergent Major, env. 23 €. 6. Chemise à carreaux rouge et bleu foncé, Underten, env. 45 €. Tee-shirt blanc à manche longue, Little Cerise, env. 29 €. 7. Boots en cuir marron, Galluci, env. 150 €. 8. Salopette en jean brut noir, Imps & Elfs, env. 70 €. Foulard vichy rouge, Little Cerise, env. 20 €.

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www.wowo.fr


ouvertures

spots PARIS

PARIS

PARIS

PARIS

Little Fashion Gallery 3, rue du Jour 75001 Paris 01 40 26 06 74

Kickers 131, rue du Fg St-Antoine 75011 Paris 01 58 51 20 54

Native Kingdom 24, rue de Poitou 75003 Paris 09 70 40 54 80

Vénus et Judes 22, rue Debelleyme 75003 Paris 01 42 72 15 00

Le petit nuage le plus chic et le plus célèbre de la mode enfantine online a décidé de se poser rue du Jour, dans un espace bien réel. Allez sans attendre découvrir la sélection toujours aussi réussie et de qualité de meubles design et vintage, jouets, livres… ainsi que la Little Denim Gallery. Vous serez reçus de manière confidentielle dans une ambiance feutrée et chaleureuse. LFG, toujours aux petits soins pour accueillir au mieux ses clientes désormais addicts, propose même des séances de personal shopping. Vous ressortirez sans doute de ce bel espace sur un petit nuage… www.littlefashiongallery.com

À l’approche de la quarantaine, Kickers, la désormais célèbre marque au fleuron de cuir, s’installe à Bastille pour inaugurer un concept store dont le mot d’ordre est : transgénérationnel. Dans ce nouvel espace, Kickers souhaite en effet recevoir tous ses inconditionnels. Les lignes enfant et adulte cohabitent donc harmonieusement, la plupart des modèles se destinant indifféremment aux uns comme aux autres. Petit scoop, la marque prévoit de lancer cet hiver une gamme de maroquinerie. À suivre… www.kickers.com

Nouvelle venue dans ce quartier désormais foisonnant de spots, Native Kingdom est une boutique elle-même foisonnante de trésors vintage. Emmanuelle, qui travaille dans la com’, et Hugo dans le design, ont réuni dans cet espace des fripes venues des quatre coins de l’Europe. On y trouve des vêtements du 6 mois au 12 ans à des prix super sympas, surtout lors des happy hours, lorsque les pièces sont vendues au kilo. Native Kingdom possède aussi une partie dépôt-vente où se côtoient Bellerose, Bonpoint ou Wowo. Les pièces vintage sont proposées dans des mallescabines spéciales conçues pour les tournées d’artistes, et sont également en vente. Un espace très sympa à découvrir très vite. www.nativekingdomparis.com

Vénus et Judes est une jeune marque créée à quatre mains par les stylistes Delphine Lalande et Lionel Besiau. Leur credo : le lounge wear, ou comment se sentir à l’aise chez soi tout en restant élégant. Aujourd’hui, la marque s’offre un premier « chez soi » dans lequel elle présente ses créations simples et un brin rétro pour femmes, hommes et enfants de 4 à 10 ans. On adore les liquettes blanches et les caleçons longs façon grandpère pour les garçons, et les petites combinaisons shorts pour les filles. La boutique chaleureuse est baignée de lumière. On y serait presque comme à la maison. www.venusetjules.com

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ouvertures

BORDEAUX

SAINT-TROPEZ

NEW YORK

BARCELONE

Müm 8, rue Porte Basse 33000 Bordeaux 05 56 30 31 17

Little Cerise 11, rue Sibille 83990 Saint-Tropez 04 94 97 32 58

Kisan Concept Store 125 Greene Street New York NY 10012 +1 212 475 24 70

,248 NEW C / Neptù 1 08006 Barcelone +34 933 682 962

La jolie boutique de Sandrine Bazan est découpée en plusieurs petits espaces : la maison, la cuisine, la toilette, la papeterie, les mamans et les enfants. Elle y distribue pêle-mêle les lampes Egmont, la papeterie de Madame Mo, la vaisselle et les boîtes à bento Shinzi Katoh ou encore les savons Confianca. Sandrine crée aussi une ligne de petits bijoux et sacs baptisée Müm. Pour les chanceux qui habitent Bordeaux, allez vite faire un tour à la boutique, et pour les autres, rendez-vous en un clic sur le blog marchand, où l’on retrouve toute sa jolie sélection. mumboutique.canalblog.com

Le Temps des Cerises, désormais célèbre marque marseillaise de denim, lance cet hiver sa première boutique enfant, joliment baptisée Little Cerise. Deux lignes, du 6 mois au 14 ans, y sont distribuées : Little Cerise pour les filles, et L*Rags pour les garçons. Comme pour les pièces adultes, le denim est au cœur de cette première saison enfantine, et se mélange à des vestes en cuir ou à de petits gilets en lapin, sous lesquels se glissent des sweat-shirts en jersey de coton ou des chemises à carreaux. Little Cerise revendique un esprit résolument vintage qui se ressent dans la boutique, meublée de pièces chinées au style industriel. À découvrir lors d’une virée à la boutique adulte, située juste à côté. www.letempsdescerisesjeans.com

Après avoir parcouru le monde, Thorunn Anspach et Olivier Brémond ont soigneusement sélectionné le meilleur de leurs trouvailles et l’ont concentré dans un concept store baptisé Kisan, à Reykjavík. Aujourd’hui, le duo ouvre une seconde boutique à New York. On y trouve comme chez sa cousine islandaise des vêtements et des accessoires femme (Jérôme Dreyfuss, Orla Kiely...), mais surtout un excellent choix de pièces pour enfants Hartford, Muchacha, Quincy ou Simple Kids ; des accessoires April Showers ou Coq en Pâte ; des lampes Jieldé, des créations Tsé & Tsé… Une boutique très MilK, à côté de laquelle on ne pouvait pas passer. www.kisanstore.com

Dans MilK 16, nous vous parlions de ,248, jolie boutique de mode enfantine, pionnière en la matière. Deux ans ont passé, et Gloria Prieta, la fondatrice, ouvre aujourd’hui ,248 NEW. Ce nouvel espace a pour vocation d’habiller bébés et enfants dans un souci de qualité. On y trouve Caramel Baby & Child, Finger in the Nose ou Imps & Elfs, mais aussi Cazandomariposas, ligne exclusive de Gloria et Mercedes, son acolyte. Cette collection propose des pièces pour garçons pratiques et urbaines, et des pièces pour filles au style bohème chic. www.248barcelona.blogspot.com

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HÉLÈNE LAHALLE

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bijoux

Goutte en céramique Petit Pierrot, Lili Scratchy c/o Œuf, env. 25 €.

Pendentif Nuage en nacre blanche et colombe noire, Morganne Bello, env. 474 €.

Broche vanité MarieAntoinette en porcelaine, Violette Van Parys, env. 80 €.

Broche Parisienne Garçonne en porcelaine et strass, Violette Van Parys, env. 75 €.

Bague Camélia Sculpté en or blanc 18 carats, diamants et agate, Chanel Joaillerie, env. 2 200 €.

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B ou c nacr les d’or e e bl anch illes Al h e, V a n C a mb r a leef e & A r n or jau pel s n , en e et v. 2 250

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bijoux

Bague Tulipe en agate blanche, Morganne Bello, env. 890 €.

Pendentif Chouette sur chaîne, Ombre Claire, env. 50 €.

Danse nocturne QUI A DIT QUE LES PETITES FILLES DEVAIENT PORTER DES BIJOUX EN TOC ? CERTAINEMENT PAS NOUS. OFFRONS-LEUR DES MERVEILLES DE DÉLICATESSE ET DE POÉSIE. VOICI UN PEU DE PORCELAINE, D'AGATE OU DE NACRE POUR NOS CHÈRES DEMOISELLES.

RÉALISATION MÉLANIE HOEPFFNER WWW.MILKMAGAZINE.NET • 63


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Cartables en série POUR LA RENTRÉE, MilK A JOUÉ LES ENTREMETTEURS EXCLUSIFS ENTRE MINISÉRI ET UNE RIBAMBELLE DE CRÉATEURS. NOUS AVONS FOURNI À CHACUN UN CARTABLE VIERGE, AVEC POUR CONSIGNE DE LE CUSTOMISER À L’ENVI. VOICI NOS 12 PRÉFÉRÉS : UN PUR CONCENTRÉ DE SOUVENIRS D’ÉCOLIER.

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Pour inciter nos petits Frenchies à découvrir la langue de Shakespeare et l’excentricité anglaise, John Galliano (5) a imaginé un cartable au motif de drapeau britannique clouté façon punk. John Isaac (2), qui intègre une montre à gousset dans sa création, rappelle aux élèves la ponctualité. Les Petites Choses (7) et Sœur (11) ont revisité le sac façon agenda, à renfort de mots doux et paroles de chansons. Lili & the Funky Boys (6) et Talc (4) mettent en garde les mauvais élèves, avec un cartable rayé de bagnard et un autre à oreilles... de lapin : gare au piquet ! Zef (3) et son cartable étoilé ont la tête dans la lune,

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Nathalie Lété (8) et son chaperon rouge incitent à l’école buissonnière. Avec son sac folklorique, Wowo (12) initie les enfants aux arts manuels : broderie et pompons multicolores. Quant aux Soandsau (1), ils nous rappellent les premiers émois amoureux avec leur Betty Boop aux grands yeux de biche et à la bouche ravageuse. Enfin, Liza Korn (9) et Le Marchand d’étoiles (10) prônent les activités extrascolaires, à savoir shopping et vacances. On vous laisse admirer les différentes créations et choisir votre chouchou. Prêts à personnaliser le vôtre ? •

SOPHIE CARRÉ Du 25 au 27 juin, les cartables de John Galliano et Wowo ont été exposés sur le stand de Miniséri lors du salon Pitti Immagine Bimbo à Florence.

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interview

Junior Gaultier JEAN-PAUL GAULTIER A CE PETIT JE NE SAIS QUOI QUI LE REND SI ATTACHANT. VÉRITABLE EXPLORATEUR D’UNIVERS ÉCLECTIQUES, IL S’ATTAQUE AUJOURD’HUI À CELUI DES KIDS. RENCONTRE AVEC L'ENFANT TERRIBLE DE LA MODE FRANÇAISE. Comment avez-vous eu l’idée de créer une ligne pour les enfants ? C’est comme si j’avais finalement trouvé une mère à mon côté « enfant terrible » ! Je dois dire que j’y pensais depuis longtemps, et voilà : la première collection Junior Gaultier est née. C’est du Gaultier… mais junior. Ce n’est pas un passage de l’adulte vers l’enfant, c’est la déclinaison d’un univers créatif adapté au vestiaire de l’enfant. Quelles ont été vos sources d’inspiration ? Je me suis amusé de mes classiques, avec, bien sûr, la marinière comme fil rouge de la collection, mais aussi un thème qui s’inspire de l’esprit « falbalas », comme ces longues robes fluides en taffetas. J’ai également fait un clin d’œil aux années 80 avec des fuseaux imprimés dentelle et des joggings retravaillés… C’est une collection pour les enfants, aux inspirations diverses, qui me correspond. Comment imaginez-vous les enfants qui porteront vos créations ? Je leur laisse imaginer leur propre façon de porter les modèles Junior Gaultier. Les enfants sont des magiciens !

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Avez-vous un souvenir d’enfance à nous faire partager ? Un soir, j’ai visionné une revue aux Folies Bergères, des danseuses nues descendaient de cintres avec des plumes. Le lendemain, à l’école, j’ai dessiné une danseuse avec des bas résille et des plumes d’autruche. L’institutrice m’a épinglé le dessin dans le dos et m’a fait faire le tour des classes. J’aurais dû en être traumatisé, mais ça a été le déclencheur de ma vocation. D’un coup, les élèves me regardaient différemment. Je devenais rigolo à leurs yeux. Le dessin m’avait intégré. Je n’étais plus la fille manquée, qui ne joue pas au foot. Puis, j’ai découvert Falbalas, de Jacques Becker. Ce film avec Micheline Presle montrait à travers une maison de couture des années 1940 la vie d’un couturier inspiré par ses mannequins. Dès lors, j’ai voulu faire de la mode, je trouvais le métier beau. Si vous pouviez résumer en deux mots cette première aventure Junior Gaultier ? Passionnante et stimulante ! •

PROPOS RECUEILLIS PAR DORIA MANÇON


22/07/2009

LFG ouvre son premier showroom boutique au 3 rue du Jour 75001 Paris, du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00.

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WWW.LITTLEFASHIONGALLERY.COM Boutique en ligne pour enfants de 0 à 10 ans, sélection pointue de plus de 80 marques de mode, mobilier, livres et jouets. Album di famiglia, Antik Batik, Bellerose, Finger in the nose, Lili & the funky boys, Little Marc Jacobs, Maan, Petite Maloles, Bloom, Momoll, Polo Ralph Lauren, Tuss...

Photo : Patrick Swirc pour LFG Automne-Hiver 2009/2010

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Papilles et pupilles L’ÈRE DU FONDANT AU CHOCOLAT SIMPLEMENT SAUPOUDRÉ DE SUCRE GLACE EST BEL ET BIEN RÉVOLUE. PLACE À L’IMAGINATION QUI A DU GOÛT CHEZ BOGATO, LA NOUVELLE BOUTIQUE GOURMANDE DE LA RIVE GAUCHE. Qui se cache derrière cette petite pâtisserie qui a tout d’une grande ? Anaïs Olmer. Aujourd’hui, Anaïs est madame Bogato. Hier, elle était directrice artistique dans la pub, mais avec déjà 1 001 gâteaux rigolos dans la tête. La gourmandise est le plus pardonnable des défauts et Anaïs l’a depuis le berceau. Sa madeleine de Proust ? Le croquant à la fleur d’oranger que sa grand-mère Suzanne lui préparait en deux coups de cuillère à pot. Ses meilleurs souvenirs ? Les gâteaux des goûters d’anniversaire imaginés par ses parents : des pistes de ski enneigées, une ferme en pâte d’amande avec la cigogne sur le toit, une baleine qui crache de l’eau… La maman cuisinait, le papa sculptait et décorait. Ils ne s’en doutaient sûrement pas, mais cela ferait naître une vocation chez leur fille.

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Alors un jour, Anaïs décide de prendre un congé de formation, direction l’école de pâtisserie. Enceinte de son deuxième enfant, elle passe son CAP. Sa reconversion est en marche. Mais hors de question de faire des gâteaux lambda. Non, pour Anaïs, ils se doivent d’être créatifs, beaux, fun et bons ! Dans sa cuisine, le classique moelleux au chocolat se transforme en escarpin sixties style « je serai la plus belle pour aller danser », un château de princesse prend la couleur fraise Tagada, une pièce montée de choux se customise selon l’envie… Tour à tour terrain de foot de Playmobil ou pyramide sur laquelle trône un


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Page de gauche, de gauche à droite et de haut en bas, moelleux au chocolat « Gatoloup ». Sablé au chocolat « Voiture ». Anaïs dans sa cuisine-labo et, enfin, vitrine de chez Bogato, prise d’assaut par un cow-boy gourmand ! Ci-dessus, de gauche à droite et de haut en bas, Smarties, perles de sucre colorées, billes en chocolat… dans le labo d’Anaïs, les friandises sont toujours à portée de main. Sablé escarpin goût vanille et glaçage au citron. Sablé au chocolat « Chat pirate ». Pour les « Chapeaux chamallows », le chocolat et les Smarties se font couvre-chefs.

Spiderman. Les idées affluent, les gros gâteaux ou autres petits sablés prennent forme. Un chat pirate, toutes dents dehors, sourit à un diplodocus ; une voiture décapotable se fait la malle…

Puis Anaïs se met à imaginer des événements gourmands sur mesure pour les grands

liers pour mettre la main à la pâte. En mai, la grande petite pâtisserie Chez Bogato, dont la styliste aux multiples talents Pauline RicardAndré a signé le décor, a fait son entrée en scène pour le bonheur de toutes les papilles parisiennes. Une vitrine qui dégouline de chocolat, une cuisine laboratoire tout en carreaux, comme une tablette dans laquelle on rêve de croquer, des murs couleur rose poudré comme un marshmallow onctueux… Bogato est un pur concentré de douceur. •

moments de la vie, et puis, et puis Anaïs n’y tient plus. Elle veut un endroit bien à elle, une boutique où l’on pourrait trouver tout le meilleur du sucré : petites et grosses friandises nées de son imagination, objets déco et accessoires, mais aussi des ate-

Chez Botago, 7, rue Liancourt, 75014 Paris, tél. : 09 61 05 04 00, www.chezbogato.fr Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 19 h, ateliers pour les enfants le mercredi.

MARIE MERSIER

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preview

Au pays des merveilles LE GRAND CLASSIQUE DE LEWIS CARROLL, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, EST TOMBÉ ENTRE LES MAINS DE FÉE DE TIM BURTON, LE MAÎTRE DU FANTASTIQUE. AU GÉNÉRIQUE… Inutile de rappeler l’histoire d’Alice, cette petite fille « extravagamment curieuse et aimante comme un chien », comme la décrit Lewis Carroll qui la fit naître dans son conte en 1865. De l’opéra à la bande dessinée, en passant par l’animation avec Walt Disney, Alice au pays des merveilles poursuit ses aventures sur grand écran, grâce à l’incroyable créateur de Beetlejuice, Charlie et la chocolaterie ou plus récemment Sweeney Todd. Le casting semble tout aussi fascinant que l’univers dans lequel les personnages évoluent. Johnny Depp, fidèle de Tim Burton, incarne le Chapelier Fou, un rôle déjanté qui semble lui correspondre à merveille quand on se souvient de lui en pirate barjot, barbier diabolique et confiseur à faire peur. À ses côtés, Helena Bonham Carter, muse parmi les muses, devient la Reine Rouge, tandis qu’Anne Hathaway délaisse ses Jimmy Choo pour interpréter la Reine Blanche. Et Alice ? Elle sera interprétée par la jeune actrice australienne Mia Wasikowska (vue l’hiver dernier aux côtés de Daniel Craig dans Les Insurgés). Monsieur Lapin et tout le bestiaire du Pays des merveilles font bien entendu partie de cette féerie oscillant entre images de synthèse et prises de vue réelles. En attendant le film, on ne se lasse pas d’en admirer les premières photos. Alice au pays des merveilles exploré par Tim Burton, pouvait-on rêver mieux ? Réponse en mars 2010 … •

DAPHNÉ SEGRETAIN

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musique

Let’s play music

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Cash, Dolly Parton, Serge Gainsbourg… Deuxième étape, choisir un morceau de ce répertoire (que finalement les enfants connaissent très bien) pour ensuite apprendre à le jouer, tous ensemble. Et ainsi de suite, tout au long de l’année. Au fil de ces morceaux, les enfants vont découvrir les instruments, se rêver un jour batteur et le mercredi d’après chanteur. Ils vont taper sur une batterie, faire glisser leurs doigts sur un clavier, bref, petit à petit, apprivoiser la musique et ses notes, le chant et sa mélodie, et même l’écriture des paroles. Yellow Submarine pourra se transformer en « Je ne veux plus mettre mon pull bleu marine ». Et puis, ce n’est pas tout, des amis musiciens viendront régulièrement rendre visite aux enfants du club : Grand Corps Malade, Housse de Racket ou encore Herman Dune. Cerise sur le gâteau, à la fin de l’année, les apprentis musiciens qui auront répété sans relâche enregistreront un album de 12 chansons comme un vrai groupe de pop stars. En clair, to be rock or not to be. •

MARIE MERSIER www.leclubdemusique.com 9, rue de Bellefond, 75009 Paris . Infos et inscription : 06 14 03 89 67

usique em

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s’agit d’une école de musique pour tous les enfants de 3 à 10 ans. J’ai bien dit tous : inutile d’avoir le CV de Beethov’ pour rentrer, l’objectif consiste à apprendre à jouer de la musique de façon décomplexée. Non pas que Constance et Cyril aient une dent contre notre cher Conservatoire. Disons plutôt que le paysage français de l’apprentissage musical avait besoin d’un petit dépoussiérage. Le duo a donc décidé d’ajouter son grain de sel grâce à son expérience de musiciens et de parents. Constance en effet a étudié le solfège et le violoncelle au Conservatoire, et oui ! Son premier album, « Adieu Pony », est sorti en mai 2007, elle planche actuellement sur le deuxième. Cyril, quant à lui, se balade depuis dix ans avec sa basse entre les concerts de Louis Bertignac, Moby et les enregistrements d’albums de Carla Bruni ou autres. Et entre deux collaborations artistiques, il prépare un album de chansons anglo-saxonnes. Bref, on a affaire à des pros ! À l’instar de nos voisins les Anglais, qui encouragent leurs enfants à gratter leur guitare en groupe au son des Beatles, la méthode du club est fun, jugez plutôt. Première étape : écouter des chansons pop, folk, rock et country, soit les Beach Boys, Joe Dassin, Johnny

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Alors, le Club de musique, kesako ? Il

Aline Diépois / Thomas Gizolme

UNE ÉCOLE DE MUSIQUE D’UN GENRE NOUVEAU OUVRE SES PORTES À PARIS EN SEPTEMBRE. LANCÉE PAR CONSTANCE VERLUCA ET CYRIL DENIS, CETTE INITIATIVE DIT STOP À L’ÂPRE DUO FLÛTE/SOLFÈGE. BRAVISSIMO !


actualité

Allons enfants nfa fa et

recyclons

DEPUIS LE MOIS DE MAI, LA CITÉ DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE DE PARIS PRÉSENTE L'EXPOSITION « N’EN JETEZ PLUS ! ET HABITEZ ÉCOLOGIQUE ». UNE EXPO-ATELIER QUI S'ADRESSE AUX 8–12 ANS, POUR INCITER PETITS ET GRANDS À AGIR AU QUOTIDIEN DE FAÇON ÉCO-RESPONSABLE AU SEIN DE NOTRE HABITAT.

accompagne les enfants dans leur visite de l’atelier. Tout d’abord, reprendre la base : Qu’est-ce que l’habitat ? Que signifie habiter ? Réponse : « Il faut une salle de bains, une fontaine (!) et des toilettes… ». Élodie explique que les conditions de logement ne sont pas les mêmes pour tous. Par exemple, 2/5 des habitants du monde n’ont pas de sanitaires. Le groupe aborde également la notion d’empreinte écologique, autrement dit, la surface occupée sur la planète en fonction de son mode de vie. Concrètement, si l’ensemble de la population mondiale vivait comme un Français, il faudrait 3,3 planètes pour subvenir à nos besoins. Si le même calcul était appliqué à un Africain, 0,6 planète suffirait. Qui dit peu de place, dit peu de consommation, et donc peu d’empreinte écologique. La logique est simple, il faut changer nos habitudes. Pour cela, Élodie nous entraîne dans la deuxième partie de la visite : les éco-gestes. La structure de l’exposition évoque les différentes pièces d’un logement et montre les situations sur lesquelles nous pouvons agir chaque jour de façon éco-responsable. Par exemple, remplacer les produits ménagers par du vinaigre blanc, prendre une douche plutôt qu’un bain, penser « durable » et non « jetable »… Ces petits gestes vous paraissent difficiles ? Pour les enfants, c’est un « non » franc. Passons à la pratique. À l’atelier, la construction évolutive symbolise le principe des petits gestes, auteurs d’un grand résultat. Les modules,

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vides au premier jour, s’habillent peu à peu des travaux des enfants, réalisés à l’aide de bouteilles en plastique, de canettes et de journaux. La structure représente une maison, il faut donc penser soit à bien l’isoler, soit à laisser entrer la lumière naturelle, soit un peu des deux. Les architectes en herbe doivent aussi utiliser au mieux les outils mis à leur disposition et ne pas oublier l’esthétique. Certains sont concentrés, d’autres excités: les idées fusent. Plier, découper, scotcher et expérimenter l’art du recyclage, ils adorent. Ravis, ils laissent en plus leur œuvre au musée. Quelques-uns ont déjà l’habitude des gestes écologiques et le revendiquent ; et si certains adultes boudent l’effort, les enfants n’hésitent pas à critiquer leurs parents. L’adage veut que la vérité sorte toujours de la bouche des enfants, et vous, vous en pensez quoi ? •

DORIA MANÇON www.citechaillot.fr Visite-atelier pour les 8-12 ans, jusqu’au 4 novembre. Mercredi, samedi et dimanche à 15 h 30. Tous les jours (sauf le mardi) à 15 h 30 durant les vacances de la Toussaint.

© Capa / Gaston Bergeret, 2009

Élodie Brisson, architecte et commissaire de l’exposition,


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eux mis au point une mousse lavante pour cheveux et corps sans savon, à l’amande douce et aux protéines de blé bio qui lavent sans frotter.

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Le Petit Nicolas MAXIME GODART A DIX ANS. IL AIME L’ÉQUITATION, SA PETITE SŒUR LORELEÏ, LE ROCK, ET SURTOUT, JOUER LA COMÉDIE. POUR SON PREMIER RÔLE AU CINÉMA, IL INCARNE LE PETIT NICOLAS. RENCONTRE AVEC UN PETIT GARÇON PASSIONNÉ. Les aventures du célèbre écolier, signées Sempé et Goscinny,

Maxime Godart a été choisi pour le rôle-titre à l’issue d’un grand casting national. Avec ses cheveux bruns, ses grands yeux bleus et son visage d’ange, vêtu d’un short et d’un pull rouge, Maxime ressemble comme deux gouttes d’eau à l’écolier naïf et rieur imaginé par Sempé et Goscinny. Maxime a eu la révélation de la scène en assistant à la pièce de théâtre L’Inspecteur Toutou. Au bout de trois ans de cours de théâtre, Florence, sa maman, l’inscrit à son premier casting, justement celui du Petit Nicolas. « Après plusieurs auditions et

Thierry Valletoux

débarquent le 30 septembre sur grand écran. Et le trublion des cours de récréation est bien entouré : Valérie Lemercier et Kad Merad jouent ses parents, Sandrine Kiberlain, la maîtresse d’école. Daniel Prévost, Michel Galabru et Anémone partagent également l’affiche. Sans oublier les camarades de Nicolas, tous incarnés par de jeunes comédiens étonnants, puisque cette histoire est avant tout une histoire d’enfants : Alceste, qui veut être ministre et aime le museau, Agnan, fan de fractions et chouchou de la maîtresse, Eudes le bagarreur, Clotaire le cancre, Rufus le pitre, ou Geoffroy, Joachim et Marie-Edwige, dont Nicolas est secrètement amoureux…

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Maxime s’imprègne des livres de Sempé et de Goscinny, « pour apprendre à connaître Nicolas, sa manière d’être et de penser ». La plus grande partie de la journée, hormis les heures de classe du matin, est consacrée au film. Au début impressionné, Maxime est vite très à l’aise. « J’ai adoré tourner et vivre avec 80 personnes pendant quatre mois. Kad, Valérie et Michel Galabru m’ont fait beaucoup rire, et avec les autres enfants, c’était comme une mini-colonie de vacances ! » En ce moment, Maxime participe au tournage du premier film de Julien Rambaldi, Les Meilleurs amis du monde. Cette fois-ci, Maxime s’appelle Bruce et ses parents sont Pascale Arbillot et Marc Lavoine. Quand on lui demande ce qu’il veut faire plus tard, Maxime répond sans hésiter : « Continuer à tourner, encore et encore… » •

ELEN POUHAËR Le Petit Nicolas, sortie nationale le 30 septembre, www.lepetitnicolas-lefilm.com

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un dernier rendez-vous avec les copains de la bande, je n’ai pas été choisi. Quelques semaines plus tard, Laurent Tirard, le réalisateur, m’a finalement annoncé que j’allais jouer Nicolas. Je ne marchais plus, j’avais des ailes. » Le Petit Nicolas, qui souffle aujourd’hui ses cinquante bougies, n’a pas grandi d’un pouce. C’est en mars 1959 que naît la première aventure du garçon malicieux, publiée dans Sud Ouest Dimanche. Pour Maxime, « Nicolas et ses copains ressemblent à la plupart des enfants. Aujourd’hui, on aime autant s’amuser et faire des bêtises, mais nous ne sommes plus tout à fait les mêmes, parce que le monde a changé ». Le tournage du Petit Nicolas débute le 20 mai 2008, en Belgique. Pour préparer son personnage,

√ Refer to page 232 for the English translation. WWW.MILKMAGAZINE.NET • 79


Aure porte un combipantalon motifs cachemire, Paul & Joe. Un gilet en maille, By Zoe. Chapeau perso. Angelica porte une robe, Bakker Made with Love. Un manteau écossais, Kenzo Kids. Un collier à boules, Noro. Des collants, April Showers.

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Aure Atika, bohème LE TEMPS D'UNE SÉANCE PHOTO AVEC SA FILLE ANGELICA, AURE ATIKA NOUS A OUVERT LES PORTES DE SA MAISON DANS LE GERS. POUR NOUS, ELLE A REJOUÉ LES SOUVENIRS DE SON ENFANCE BOHÈME, PARFAITE OCCASION POUR METTRE EN SCÈNE LA MODE BABA COOL DE CET HIVER SUR UN AIR D'ÉTÉ INDIEN. Photo : Clarisse Canteloube / Stylisme : Alexandra Elbim

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Aure Atika, la comédienne ? On a tous une image d’elle en tête, et l’impression de la connaître déjà un peu. On se souvient d’elle, séduisante à souhait et un brin chalala dans La Vérité si je mens, ou dans Comme t’y es belle. Aure, émouvante et magnétique dans De battre mon cœur s’est arrêté, Aure jouant de ses origines métissées dans La Faute à Voltaire. Alors évidemment, avant de la rencontrer, on se fait son petit film. Et puis, elle vient nous voir à la rédaction, étonnant pour une comédienne, et la rencontre est surprenante. Elle nous parle de ses prochains films, un peu. Mademoiselle Chambon de Stéphane Brizé, qui sort le 14 octobre et dans lequel elle partagera l’affiche avec Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain : l’histoire d’une femme délaissée pour une autre. Puis, en 2010, dans Copacabana de Marc Fitoussi, on la verra aux côtés d’Isabelle Huppert, vendeuse d’appartements en multipropriété avec Aure pour supérieure hiérarchique. Mais surtout, Aure se livre avec simplicité, pudeur et humour, avec un regard clairvoyant sur elle-même, sur son rôle de maman, sur l’enfance. L’idée d’une histoire photographique avec Aure en actrice principale pointe alors le bout de son nez. Pourquoi ne pas rejouer le film de son enfance, celui que l’on ne connaît pas, que l’on était loin d’imaginer ? Une enfance bohème, libre, iconoclaste, en duo avec sa maman. Mais cette fois-ci, la petite fille, c’est la sienne. Elle a 7 ans, elle s’appelle Angelica. Certaines auraient fermé les portes illico presto. Aure, elle, affiche clairement son enthousiasme et propose même de planter le décor dans le Gers, dans sa maison de vacances. Une maison en pierre, entourée de nature, style finca d’Ibiza, simple et pratique. Cette maison, elle est tombée dessus par hasard, Angelica avait à peine 6 mois. Elle a eu un vrai coup de foudre, c’était petit, sauvage, ça lui rappelait le Lubéron où elle a vécu enfant. Sa maison, une grange en ruine et sa fille ont grandi ensemble. Angelica a pris possession de l’espace, au fur et à mesure. Aujourd’hui, elle sort par la fenêtre de sa chambre pour aller dans le jardin, elle y dort même parfois sous une tente avec ses copines. Pour Aure, cette maison, cela voulait dire avoir des racines, enfin ou plutôt, s’en créer elle-même.

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Sur ces photos, Aure porte des vêtements et accessoires Antik Batik, Bash, Bleu de Pastel de Lectoure, By Zoe, Chattawak, Chipie, Forte Forte, Gérard Darel, Kenzo by Antonio Marras, One Step, Paul & Joe, Pepe Jeans, Richard Gambel, Swildens et Well. Angelica sa fille porte des vêtements et accessoires Aigle, April Showers, Bakker Made with Love, Charlie Joe, Ikks, Jean-Michel Broc, Karlskoga, Kenzo Kids, Noro, Wowo et Zef.

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Aure est née pendant des vacances au Portugal à Monte Estoril, un petit village de pêcheurs. Son enfance « déracinée », elle l’a passée entre Paris, le Lubéron, Formentera en Espagne, avec sa maman, dans une relation fusionnelle, exclusive. Son père, elle le verra plus tard, une fois grande. À l’époque, pas de contraintes, beaucoup de liberté. La voix d’Aure avait autant d’importance que celle de sa mère. C’est elle qui, du haut de ses 6 ans, lui suggéra d’aller vivre à la campagne dans le Lubéron. Les souvenirs de cette époque baba cool, époque de tous les possibles, reviennent en pagaille. Les balades à trois en moto, les poneys sur lesquels Aure montait à cru, pieds nus, cheveux en bataille, les siestes au soleil la peau enduite d’huile d’olive, sa nourrice allemande Nina, ex-égérie de Modigliani, qui s’occupa d’elle vers ses 5 ans. Et l’école dans tout ça ? Un jour, sa maman lui a dit : « tu ne vas pas aller à l’école, c’est moi qui vais te faire l’école ». Elle a donc commencé à jouer son rôle de maîtresse dans la grange avec les chèvres et les bottes de foin. Mais l’aventure n’a pas duré très longtemps. Aure est ensuite allée dans une école Freinet. De retour à Paris, direction l’école des enfants du spectacle. L’école, elle adorait cela, c’était un vrai plaisir, une facilité. Ce plaisir d’apprendre, elle essaye de le transmettre à sa fille Angelica. Mais pas seulement : elle veut lui apprendre l’autonomie en tant que femme, le plaisir d’être curieuse, la capacité de s’adapter à n’importe quelle situation et surtout, la confiance en soi. « Pour le moment, elle est influençable et timide, mais je ne m’inquiète pas, il faut le temps de grandir ». Devant l’objectif, Angelica a pris son rôle très au sérieux. La petite fille un brin timide s’est transformée en vrai pro, sûre d’elle, loin d’être farouche. Comme toutes les mamans, Aure tâtonne un peu, essaye de faire au mieux, parfois elle commet des erreurs, elle dit apprendre tous les jours. « Ça tient en éveil, ça permet de rester jeune ». La relation qu’elle a avec sa fille est beaucoup moins fusionnelle que celle qu’elle a eue avec sa mère. Aure est séparée du père d’Angelica, mais pour les deux parents, il était important que la petite fille reste proche de son père. Bien sûr, c’est tentant d’avoir une relation exclusive avec ses enfants, surtout avec sa fille, mais elle en connaît les limites et les dangers. De son enfance, Aure garde des souvenirs émus et surtout le goût de la liberté : « L’enfance est le moment de tous les possibles, il est important de cultiver cette liberté enfantine ». •

MARIE MERSIER Assistant photo : Julien Falsimagne Coiffure : Makiko Nara Merci à Christian Schuett de Bird Production pour son aide et sa disponibilité

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CET AUTOMNE, MAX ET LES MAXIMONSTRES (WHERE THE WILD THINGS ARE), L’ALBUM ILLUSTRÉ DE MAURICE SENDAK, DÉBARQUE ENFIN SUR GRAND ÉCRAN. AVEC EN PRIME SPIKE JONZE À LA RÉALISATION, ON A HÂTE !

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Max et les Maximonstres, c’est l’histoire fantastique de Max, un petit garçon un brin turbulent qui, puni par sa maman, se retrouve au lit sans dîner. Pas question de s’ennuyer, Max met en marche son imagination. Sa chambre se transforme en jungle, puis un bateau l’emporte au pays des maximonstres. Avec leurs gros yeux et leurs grandes griffes, ils sont effrayants, mais, par l’autorité de son seul regard, Max a tôt fait de devenir leur roi. La fête commence mais la fatigue reprend le dessus, Max veut rentrer chez lui. Il repart sur son navire et regagne sa chambre, « où il trouva un dîner qui l’attendait tout chaud ». Impossible de parler du film sans évoquer le livre, véritable phénomène culte. Décryptage. Le monde de Maurice Sendak À la veille de la sortie tant attendue du film, nous avons cherché à rencontrer Maurice Sendak pour en savoir plus sur l’octogénaire aux quatrevingts ouvrages, couronné par le prestigieux prix Hans Christian Andersen (le Nobel de la littérature enfantine) et dont le chef-d’œuvre, Max et les Maximonstres, compte parmi les dix livres pour enfants les plus vendus au monde. « Maurice refuse toutes les interviews, à moins que vous n’alliez le voir dans le Connecticut », nous déclare avec un bel accent américain son agent à Paris. Dommage… Maurice est né à New York en 1928. Enfant solitaire, il trouve refuge dans les livres, la musique et sa propre imagination. Dès l’âge de sept ans, il écrit et dessine des histoires. Au collège, il crée plusieurs BD et imagine des jouets mécaniques en bois, espérant les vendre à FAO Schwarz, prestigieuse boutique au pied de Central Park. Pas de succès côté vente, mais un premier job de décroché : décorateur de vitrines. C’est ainsi qu’il obtient une première commande d’illustration de livres. Ensuite, tout s’enchaîne très vite. À 25 ans à peine, Sendak fait une rencontre déterminante avec son éditrice. Sa première illustration rencontre un tel succès qu’il décide de s’y consacrer. Son sixième livre, Max et les Maximonstres (en anglais, Where the Wild Things are) paraît en 1963 aux États-Unis et dix ans plus tard en France.

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Ce petit album illustré d’à peine 50 pages divise. Déconseillé par Françoise Dolto, décrié par bon nombre de parents qui y voient avant tout l’enfant outrepassant sa punition pour voguer vers la liberté, il est massivement adopté par le jeune public qui entre de plain-pied dans l’histoire et s’empare de l’univers de Max, porte ouverte sur leur monde. Dès la première image, Max est défini par ses accessoires. Il a enfilé son costume de loup et ses griffes annoncent celles des monstres. Sa mère le qualifie d’ailleurs de « monstre », seul mot qu’elle prononce. Max étant puni dans sa chambre sans avoir dîné, sa fenêtre ouverte symbolise son départ vers ses rêves. Il embarque sur un bateau qui porte son nom et parcourt un voyage tout intérieur, vers le pays des images mentales. Il parvient ainsi au pays des monstres, where the wild things are, où il règne affublé de tous les attributs royaux. Puis Max est fatigué : l’heure du retour a sonné. Il ôte sa cagoule de loup et nous découvrons les oreilles et cheveux d’un petit garçon qui revient à la réalité. La bataille entre fans et détracteurs de l’album a fait couler beaucoup d’encre. Plus de 40 ans après, le film (certainement supervisé par Sendak, l’un des producteurs) est attendu de pied ferme, si l’on en croit les 1 472 386 visites (au moment où nous publions ces pages) de la bande-annonce sur YouTube.

Spike Jonze à l’abordage On l’a tous compris, l’adaptation cinématographique de Max et les Maximonstres n’est pas une mince affaire. Une question nous brûle les lèvres : comment le réalisateur de Dans la peau de John Malkovich a-t-


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UN LIVRE, PLUSIEURS ADAPTATIONS

se raconte de façon réaliste. Les maximonstres ont l’air tout aussi réel que Max, rôle tenu par le jeune complicité de Maurice Sendak l’album à la scène musicale. Cet opéra acteur Max Records que l’on a pu voir en août dans fantaisie en un acte a triomphé en Wallonie, à Londres et dans le Minnesota. Une arnaque presque parfaite aux côtés d’Adrien Dessin animé. En 1988, l’animateur illinois Gene Deitch réalise une version Brody. Pendant les trois années qui ont été nécesanimée du livre, contée par Peter Schickele. saires à la réalisation du film, Max (l’acteur et le Ballet. En 1997, le compositeur Randall Woolf et le chorégraphe Septime personnage) a en effet évolué dans un décor ultra Webre créent un ballet moderne inspiré du livre, avec guitare électrique, réaliste de forêts, de boue et de vacarme. appareils électro et batterie pour l’American Repertory Ballet. Doté d’un budget conséquent (plus de 100 millions Série TV. Dans la 17e saison des Simpson, l’épisode Voyage au bout de la peur de dollars), le film a pourtant failli connaître le inclut une parodie du livre, rebaptisé The Lands of Wild Beasts (clin d’œil même destin que celui de Don Quichotte. D’abord au titre original, Where the Wild Things are). En 2007, l’un des maximonstres pris en main, en vain, par les studios Disney dans apparaît dans la saison 11 de South Park. les années 80, le tournage est ensuite annoncé dès Rumeur… sur le net, selon un dénommé Jeromy Stroh de chez Microsoft, 2000 mais ne commence qu’en 2006. En attendant un jeu vidéo de Max et les Maximonstres pourrait arriver sur nos consoles de découvrir le film, on ne se lasse pas de regarder au même moment que la sortie ciné du film éponyme… sa bande-annonce. Porté par l’entraînante musique du groupe rock québécois Arcade Fire, le trailer nous il pu s’atteler à une telle tâche ? Douter de ses talents présente un univers qui rompt avec un livre aux dessins assez sombres serait oublier que Spike, ex-mari de Sofia Coppola et nous emmène dans un monde sauvage et féerique, au milieu des tout de même, est le créateur d’une pléiade maximonstres auprès desquels on a plutôt envie de se lover. La B. O. de réalisations aussi farfelues que remarquables. du film relève aussi de la main d’un expert puisqu’elle est signée Carter Initialement vidéaste attitré d’une marque presti- Burwell, compositeur fétiche des frères Cohen. gieuse de skateboard, Jonze aime multiplier les expé- Le casting est tout aussi séduisant. Notons que Forest Whitaker, riences. Producteur de la série Jackass, réalisateur que l’on ne présente plus, et Paul Dano (24 ans seulement, mais déjà à de longs-métrages (Adaptation en 2003 est le dernier l’affiche de There Will Be Blood, Fast Food Nation et Little Miss Sunshine) en date) bien sûr mais aussi de clips vidéos, l’homme prêtent leur voix aux monstres. a collaboré et élaboré l’univers d’artistes comme Björk, La bande-annonce crée déjà le buzz sur la toile et les blogueurs impatients les Beastie Boys ou Daft Punk. Rien que ça ! brûlent de retrouver le personnage qui marqué leur enfance. Patience, chers amis, la sortie en France est prévue pour le 14 octobre. •

Opéra. En 1980, le compositeur écossais Oliver Knussen adapte avec la

Max et les Maximonstres, sortie nationale le 14 octobre. Site officiel : http://wherethewildthingsare.warnerbros.com √ Refer to page 235 for the English translation

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Mais revenons à notre film. Conjuguant performances vocales, marionnettes et images de synthèse, Max et les Maximonstres est un vrai film d’aventure qui

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Un projet monstre

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© Guy Isaac

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L’idée de départ ? Créer un Aquaboulevard ludique. Les Ateliers Jean Nouvel ont détourné le concept d’origine pour faire des Bains des Docks au Havre un centre aquatique hors norme. Le résultat est loin des complexes un peu désuets, fidèles à la panoplie « bassins à vagues/faux palmiers ». Démonstration. Une cartographie aquatique

Jeux de couleurs UNE FOIS N'EST PAS COUTUME, LA NOUVELLE PISCINE DU HAVRE SIGNÉE JEAN NOUVEL A PENSÉ AUX ENFANTS SANS SE CONTENTER D’UN PETIT BASSIN POUR PATAUGER ET D’UN TOBOGGAN QUI FAIT MAL AUX FESSES. PLONGEON PIGMENTÉ DANS UN VRAI CONCEPT AQUATIQUE, OÙ L’ARCHITECTURE FAIT SENS ET SE FAIT JEU.

Le concept architectural des Bains des Docks pourrait se résumer par un jeu d’oppositions. Ce qui est visible ou non ; ce qui est creux ou plein ; ce que l’on cherche et ce que l’on trouve. Inspiré des thermes romains, ce complexe de plus de 5 000 m2, envahi par des milliers de carreaux de mosaïque blanche, se décline en divers espaces de baignade. De l’adepte des longueurs au soleil à l’accro des bains chauds à remous, à chacun sa façon de plonger ! Au fil de votre promenade aquatique, l’on découvre le spa, des fontaines, des cascades, et l’invisible toboggan caché dans la masse, dont seuls l’entrée et l’arrivée sont visibles… Doté d’une forme et d’une thématique bien distinctes, chaque bassin est pensé pour répondre aux envies des différentes tranches d’âges. Les familles disposent d’une zone dédiée, composée d’un bassin extérieur et d’un bassin intérieur. S’ensuivent un bassin pour les enfants de 3 à 8 ans, avec jets d’eau et canons à eau et, enfin, un espace consacré aux enfants de 0 à 3 ans, notre chouchou. Pourquoi ? À cause de sa grande pataugeoire de 20 cm de profondeur qui, pour une fois, n’est pas un bassin riquiqui que l’on prend pour le pédiluve et, surtout, pour sa pataugeoire sèche multicolore, véritable espace de jeu, hors de l’eau, hors du commun.

La couleur pour repère, le pigment comme jeu Les bassins des Bains des Docks ressemblent à des piscines naturelles creusées dans la masse. Imaginez un bloc de marbre que l’on sculpte. Au fur et à mesure, les formes apparaissent, le plein et le vide se dessinent, la lumière apparaît, l’eau jaillit et les couleurs naissent. Dans cette blancheur sans fin, la couleur interpelle. Véritable repère, elle a son sens et son but ; elle est synonyme d’enfance et de jeu. Ici, le jeu fait partie de l’architecture, l’architecture crée le jeu. Avec ses couleurs Stabilo quasi fluos, la pataugeoire sèche est constituée de cubes de mousse de différentes tailles sur lesquels les enfants sautent, glissent et se jettent. Ils recouvrent le sol, les murs, le plafond, formant un écrin de couleur dans une enveloppe de blancheur. Entre ces structures, des jets permettent de jouer avec l’eau et, petit à petit, de l’apprivoiser. Un véritable espace ludique sans danger, pensé avec un souci esthétique et pédagogique, pour les enfants qui ne savent pas encore nager. Le mini-bassin pour enfant, nécessaire à toute piscine, a été sublimé, réinventé. Alors qu’elle relève souvent de l’anonymat et de la fabrication en série avec ses sempiternels bonhommes gonflables et fontaines soitdisant amusantes, ici, l’aire de baignade et de jeu est un espace consacré, qui n’est pas sans rappeler les sols de couleur imaginés par Charlotte Perriand pour la Cité radieuse. Définitivement, la couleur est une empreinte visuelle, un stimulant créatif. •

MARIE MERSIER www.lesbainsdesdocks.com Merci à Mirco Tardio, coordinateur général du projet, pour son aide et sa disponibilité. √ Refer to page 231 for the English translation WWW.MILKMAGAZINE.NET • 91


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Styles de chambres CHICS, UN PEU VINTAGE, UN BRIN INDUSTRIELLES OU TOTALEMENT BOHÈMES, LES CHAMBRES DES ENFANTS SE DÉCLINENT À L'INFINI ET MÉTISSENT AVEC GÉNIE LA CRÉATIVITÉ DES PARENTS ET LES PASSIONS ENFANTINES. VOICI NOTRE FLORILÈGE.

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Chambre cubique Estelle, graphiste, et Jean-Michel, paysagiste, ont imaginé leur loft-atelier comme un espace de vie totalement ouvert et épuré. Toutes les pièces aux murs blancs et aux sols noirs communiquent entre elles par un jeu d'ouvertures et d'ingénieux aménagements. Conçue comme un module cubique à l'échelle des enfants, la chambre de Brune, 7 ans, et de Fleur, 2 ans et demi, avec son faux plafond suspendu et ses portes coulissantes, est un vrai petit cocon modulable. Parfois ouvert sur le reste de la maison pour la libre circulation des trottinettes, rollers et hordes de chevaliers ou princesses, souvent fermé quand vient l'heure du sommeil. Adeptes des volumes et des lignes simples, le couple a installé ou parfois créé du mobilier assez basique mais terriblement pratique et intemporel. Pour réchauffer cette ambiance très monochromatique, quelques touches de rouge et de rose vif, mais pas trop tout de même : Brune, l'aînée qui préfère les épées aux poupées, a refusé le total look rose bonbon.

MARIE MERSIER / PHOTO LOUISE DESROSIERS

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Page de gauche, au premier plan, le lit sur roulettes de Brune en médium laqué blanc a été dessiné et fait maison. Porteur rose, boutique de jouets Sucre d'orge à Vincennes. Lit à barreau de Fleur, caisses de rangement, petite table et chaise d'enfant roses, Ikea. Luminaire branche de cerisier, création Tsé Tsé pour Habitat. Paniers multicolores tressés en plastique, BHV et Conran Shop. Au centre, de haut en bas, sur l'étagère coulissante fuchsia et blanche, Conran Shop, s'exposent un jeu d'équilibre en carton Djeco par Lili Scratchy, et deux portraits de Brune et Fleur, par Barbara Berrada. Sac vintage. Au sol, la bibliothèque des deux sœurs. Tous les livres proviennent de la librairie Folie d'encre à Montreuil. Valisettes en carton, Bonton. Sous les baies vitrées, une guirlande lumineuse Habitat sert de support à une exposition de dessins, tabliers Petit Pan, couronnes et lettres BRUNE. Sur le radiateur, lettres magnétiques, Fnac Éveil et Jeux. Barbapapa laqué, édition numérotée, shoppée aux Galeries Lafayette. Ci-dessous, le lit de Brune, imaginé et créé par ses parents, accueille coussins et peluches, Sigikid, Bonpoint et Anna Club Plush. Pêle-mêle magnétique en tôle laquée rose fuchsia, Conran Shop. Y sont accrochées des photos et cartes d'anniversaires imaginées par Estelle. On aperçoit d'ailleurs son bureau au fond à droite.

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Page de gauche, l'armoire en acier a été chinée aux puces Serpette de SaintOuen. Dessus, la mappemonde en bois a été rapportée d'un voyage à Bali. La voiture rouge tricotée est une création d'Anne-Claire Petit. La guitare Conran Shop, posée près du lit Bopita, est en vente sur www.bobokids.net. Sur le lit, des peluches achetées dans la boutique Kids Gallery. Linge de lit Baudou. Le tapis peau de vache argentée, très funky, vient de chez Maison de Vacances, ainsi que le pouf et le coussin ROCK en vinyle, posé sur le lit. Ci-contre, Antoine prend la pose à côté de sa toise Bobby anglais, qui vient du Conran Shop. Ci-dessous, de gauche à droite, la tenture de papier peint est signée Lizzie Allen, et sur le mur, une magnifique tête d'ours blanc de Tamar Mogendorff tire la langue. Camion de chez Baudou. Sur le rebord de la fenêtre, la famille de champignons en laine bouillie a poussé chez Bobo Kids. Rideau en lin beige Côté Bastide, coussin en peau de lapin rouge Maison de Vacances.

Industriel chic à Londres Installée depuis peu à Londres dans une maison typiquement géorgienne, Marie a conçu la chambre de son petit garçon de 4 ans, Antoine, avec l'aide de Julie et Niloufar, décoratrices de la boutique Bobo Kids. Ensemble, elles ont imaginé une pièce à la fois un peu brute et très douce, qui mélange avec subtilité les styles, les matières et les couleurs. Le ton industriel est donné par l'armoire en acier, assez inattendue dans une chambre d'enfant, contrebalancée par une multitude d'objets de créateurs français et anglais, qui apportent un vrai côté cozy à l'ensemble. Ainsi, le lit en bois vert côtoie sans complexe l'armoire en acier gris, le tapis en peau argentée rivalise de douceur avec le pouf accueillant et la ribambelle de coussins. Le nuancier rouge, blanc et kaki apporte la touche finale. C'est une harmonie qu'on aime, à la fois garçon et tendre.

VANESSA BOZ / PHOTO JULIA BOSTOCK

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Esprit vintage et littéraire Derrière les deux lignes, Polder et April Showers, l'une d'accessoires pour femmes, l'autre pour enfants, se cachent Madelon et Natalie, deux Hollandaises, sœurs, mamans, avec la même passion du chic mâtiné de vintage et de poésie nordique. Dans la chambre de Carlotta, 3 ans, fille de Madelon, l'ambiance est joyeuse, colorée et récup'. Rien ne se perd, tout se recycle. Cette maman-là adore chiner, retaper, réinventer. Le bureau fait de planches de bois se transforme sous les coups de pinceau couleur fuchsia, les chaises d'écolier retrouvent une nouvelle jeunesse en teinte chocolat. L’ukulélé du grand-père trouve sa place auprès des livres de Carlotta, véritable passionnée de littérature. Madelon a semé ici ou là quelques-unes de ses créations. Boutis ou petites couvertures crochetées aux couleurs et imprimés exclusifs complètent la tonalité un peu régressive et délicieusement confortable, idéale pour se laisser aller aux plaisirs des mots et des images.

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Page de gauche, la collection de livres de Carlotta, l'ukulélé de son grandpère et tous les jouets un brin rétro ornent le bureau et les étagères. La peinture Rouge Épique d'Emery & Cie apporte la touche finale à ce mobilier fait maison. La chaise d'écolier vintage a été repeinte en couleur chocolat, Emery & Cie. Suspension décorée de papillons, Ketiketa. Au centre, coin lecture de Carlotta, baigné d'une douce lumière. Le banc et le petit fauteuil vintage ont été repeints par Madelon. Sous le banc, chaussures April Showers. Véritable fan, Carlotta adore Miffy sous toutes ses formes : en livre, en peluche... La petite valise rouge à pois dissimule tous ses trésors.

Page de droite, de haut en bas, Carlotta est absorbée par la lecture de Floddertje, livre hollandais que lisait sa maman au même âge. Les deux lits sont recouverts de linge de lit April Showers. Au premier plan, le lit de poupée se réchauffe d'une couverture crochetée rose. Le lit de Carlotta se pare de vert avec un boutis imprimé Green Circle. L'entrée de la chambre fait la belle. Portemanteau à l'effigie de Miffy, rapporté de Hollande, pays d'origine de Madelon, tout comme les sabots rouges, assortis au manteau Kitty. Sac vert, April Showers.

MARIE MERSIER / PHOTO LOUISE DESROSIERS

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Petit bazar bohème « Habilleuse d’objets » et reine de la récup', la créatrice Ophélie Esteve transforme les chevets « de grands » en cuisinières pour enfants, métamorphose les tabourets en marchandes de fruits et légumes et invente des pelages en tissu liberty pour des tricératops en plastique (ses créations sont à découvrir sur le site : www.madamelamarchande.com). Rien d’étonnant à ce que cette maman magicienne ait fait de la chambre de ses filles (Hazel-Rose, 5 ans et Luna, 10 ans) une cabane bohème à souhait, peuplée de peluches surdimensionnées et d’objets chinés. Inutile de chercher du neuf dans ce joyeux bric-à-brac. Ici, l’abat-jour est un foulard et l’armoire, un vaisselier recyclé. Les poupées viennent d’Europe de l'Est, le tapis, de Turquie… Résultat ? Une chambre patchwork aux allures de mini-roulotte où cohabitent mobilier vintage et pièces home made. Car quand les meubles ne sont pas chinés, ils sont créés de toutes pièces par Ophélie ou le papa, Nicolas Cesbron, qui a sculpté pour sa fille Hazel-Rose un lit « montgolfière »… comme une invitation à un voyage imaginaire !

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Page de gauche, le lit-montgolfière d’Hazel-Rose a été fabriqué par son papa sculpteur, Nicolas Cesbron. Dessus et autour, patchwork de tissus : fausse fourrure façon peau de vache chinée au marché Saint-Pierre, duvet des années 70 déniché chez Emmaüs, coussin fleuri Antoine & Lili et tissu un brin Bollywood du marché Saint-Denis, appliqué ici en batik. Au centre, Ophélie a chiné le lit de Luna aux puces de Saint-Ouen, puis, après l'avoir repeint, en a habillé la tête d’un tissu de kimono. Tigrane, peluche fétiche, monte la garde sur le dessus-de-lit en fausse fourrure, marché Saint-Pierre. À côté, un lampadaire en fer forgé, dont l’abat-jour a été bricolé avec un foulard et des rubans colorés, flirte avec un secrétaire, dégotté chez Star Troc à Épinay, dont Luna a choisi seule les couleurs. Ci-dessus à droite, marchande réalisée à partir de tasseaux et de planches en bois. Petite cuisinière fabriquée par Ophélie à partir d’une table de chevet. Ci-contre, Luna, toujours heureuse de lire des histoires à sa petite sœur Hazel-Rose.

LISA SICIGNANO / PHOTO HRVOJE GOLUZA

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ASSOCIER LES ENFANTS À LA CONCEPTION ARCHITECTURALE DE LEURS ESPACES ÉDUCATIFS, C'EST L'EXCELLENTE IDÉE DE SUSANNE HOFMANN, ARCHITECTE BERLINOISE À L'INITIATIVE DU STUDIO BAUPILOTEN. DÉMONSTRATION EN QUATRE EXEMPLES. 102 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


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Design pédagogique Baupiloten, qui s’intéresse de près aux relations entre l’enfant et son environnement architectural, bouleverse les codes dans la manière d’envisager la conception des établissements scolaires. Les enfants deviennent les co-designers de leur environnement, usant de leur imagination pour créer des écoles qui leur ressemblent. Mais l’expérience ne s’arrête pas là, car Baupiloten associe architecture et pédagogie en invitant également des étudiants de la faculté d’architecture de l’Université Technique de Berlin à collaborer aux travaux de rénovation. L’architecte berlinoise Susanne Hofmann fonde le studio Baupiloten en 2003. Pour créer une passerelle entre savoir académique et expérience professionnelle, elle propose à ses étudiants de mettre en pratique, grandeur nature, leurs cours théoriques en expérimentant toutes les étapes d’un projet d’architecture. C’est bien connu, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

S’adresser aux cinq sens Quand Susanne Hofmann évoque Baupiloten, elle cite des artistes comme Yves Klein, Claude Monet ou encore le Danois Olafur Eliasson, qui noue un dialogue entre l’art et son environnement. Explorant les relations existant entre nature et technologie, il reconstitue un arc-en-ciel ou des cascades dans le port de New York et reproduit ainsi les sentiments suscités par la nature. Transposé au domaine architectural, le dessein de Baupiloten est d’explorer les qualités sensorielles

d’un espace, le rapport émotionnel aux matériaux, aux formes, à la lumière, aux sons, et aux odeurs. En tenant compte des désirs et besoins des utilisateurs, Baupiloten élabore une forme d’architecture expressive et sensible, façonnant des cadres de vie qui valorisent l’enfant et sa personnalité.

Une école habitée par un dragon d’argent

Le design de l’école primaire Erika Mann est le premier projet d’établissement scolaire réalisé par l’agence. Les écoliers ont imagiL’ÉCOLE EN ALLEMAGNE né un grand dragon d’argent qui En Allemagne, l’éducation est régionalisée, gérée de manière autonome par sert de base inspiratrice à la créachacun des seize Länder. Autrement dit, le cursus scolaire peut varier d’une tion d’un environnement hors du région à l’autre. Les jardins d’enfants (Kindergarten) accueillent les enfants commun. Au rez-de-chaussée, généralement à partir de 2 ou 3 ans et jusqu’à 6 ans. Ils permettent avant tout le dragon s’endort, entouré de d’encourager le développement de la personnalité par des concepts plantes et baigné d’une lumière pédagogiques favorisant créativité, jeu, autonomie et communication. L’école mauve. Puis le rose envahit l’esprimaire (Grundschule) s’étend généralement sur quatre ans, six à Berlin. pace. Des éléments descendent Actuellement, le système scolaire outre-Rhin prévoit de vastes réformes des murs et créent une série de éducatives. Le gouvernement envisage d’élargir l’offre des possibilités de garde structures modulables à volonté. de la petite enfance ainsi que le nombre d’écoles à plein-temps d’ici 2010, car la Tout en haut, de gigantesques plupart des écoles sont ouvertes uniquement le matin. modules lumineux traversent

Page de gauche, au deuxième étage de l’école Erika Mann, les « fleurs de feu », sièges sculptures en forme de griffes, dans lesquels les enfants peuvent se réfugier pour lire ou se reposer. Ci-dessus, le mur de camouflage et d’espionnage de l’école Carl Bolle, qui se joue de la lumière ainsi que de la couleur.

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De gauche à droite, la façade du jardin d’enfants Taka Tuka Land, véritable aire de jeu interactive. Un des espaces de détente aux allures futuristes de l’école Erika Mann. Le mur kaléidoscope peut être personnalisé par les écoliers.

le plafond en formant la queue du dragon. Pour Susanne Hofmann, « les écoliers, impliqués dès le début du projet, ont créé des paysages merveilleux à partir d’images évocatrices et inspirantes. Leurs idées et leurs désirs ont été pris au sérieux, puis se sont concrétisés, brisant les frontières entre rêve et réalité. » Comme un bonheur n’arrive jamais seul, l’équipe de choc a récidivé. Au cours d’une seconde phase d’aménagement, les lieux ont été métamorphosés pour accueillir diverses structures flexibles aux couleurs vives que les écoliers sont invités à personnaliser. D’après Fee Kyriakopoulos, étudiante en architecture participant au projet, « l’école Erika Mann regroupe plus de 550 élèves d’une vingtaine de nationalités différentes. Pour favoriser une ouverture sur l’extérieur, enfants, mais aussi parents et enseignants, ont contribué au projet, chacun à sa manière. L’école est devenue un lieu de rencontre et d’échange permettant aux enfants de franchir les barrières linguistiques et culturelles, et d’apprendre à travailler et à vivre ensemble à partir d’un projet commun et fédérateur. »

L’école des agents secrets Initialement élaborée par l’architecte Ludwig Hoffmann en 1903, l’école élémentaire Carl Bolle, située dans un quartier défavorisé de Berlin, va

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bientôt accueillir ses élèves toute la journée. Elle s’est donc offert une nouvelle jeunesse. Le point de départ : une histoire d’espions. Les élèves ont inventé un labyrinthe d’été, un jardin secret et un monde de glace qui ont donné le ton à l’atmosphère du bâtiment, dans lequel des espaces de jeu, de travail ou de détente favorisent les interactions entre les petits. D’imposantes structures murales, formant un puzzle en trois dimensions, permettent aux enfants de laisser libre court à leur imagination. On y trouve des coins pour s’isoler, grimper aux murs, se cacher, observer ou jouer les apprentis détectives. Les enfants s’amusent à jouer avec les couleurs, les contrastes, les ombres et les lumières, et peuvent également écouter des morceaux de musique, grâce à des MP3 connectés à des capteurs. Le design multifacette de l’école Carl Bolle et les différents espaces créés favorisent l’articulation entre les activités liées à l’apprentissage et le temps libre, offrant une nouvelle dimension à l’école qui devient lieu d’expérimentation et espace de liberté.

La forêt enchantée de Taka Tuka Imaginez-vous transportés dans le monde de Fifi Brindacier, fille du roi du pays de Taka Tuka. Fifi vit avec Oncle Alfred, son fidèle destrier, et un singe nommé M. Nilsson. Elle possède un arbre magique, dans lequel poussent limonade et chocolat. C’est à


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partir de cet univers fantastique qu’a débuté le projet de rénovation de Taka Tuka Land, un jardin d’enfants situé à Berlin-Spandau. Inspiré par le chêne appétissant de l’héroïne des romans d’Astrid Lindgren, le bâtiment s’est transformé en objet non identifié, de couleur vert pomme et jaune citron. Les enfants ont traduit leur propre version du pays de Taka Tuka en réalisant une série de collages et de sculptures. De leur imagination fertile sont nés des lits de fleurs, des huttes ou encore un trône fait de coquillages. Pendant ce temps, les étudiants en architecture ont observé les petits dans leur quotidien : leur manière de jouer, de communiquer ou d’évoluer dans l’espace. Résultat, ils ont décliné l’arbre à limonade en sept espaces distincts et interactifs, associés aux diverses activités des enfants. La façade accueille une extension multifonctionnelle, offrant une aire de jeu rêvée. À l’intérieur, la structure des pièces existantes a été entièrement transformée. On y découvre des coins lecture, des modules de jeu et toute une galerie personnalisable dans laquelle les enfants peuvent exposer leurs dernières créations. Sur l’île Limonade, point culminant du pays de Taka Tuka, les petits sont plus grands que les adultes. Perchés sur des surfaces inclinées, les enfants s’imaginent nageant ou sautant à pieds joints dans une cascade de limonade pétillante.

L’arbre à rêves du jardin d’enfants Rebaptisé en 2004, le jardin d’enfants Traumbaum (arbre à rêves) semble lui aussi tout droit sorti d’une histoire à dormir debout. Cette fois-ci, Baupiloten s’est penché sur un bâtiment de deux étages datant de 1990. Une structure vivante est née, qui communique et interagit avec les enfants tout en s’adaptant aux différents moments de la journée. À l’entrée, les bambins sont accueillis en 14 langues différentes, puis découvrent le « monde du tronc ». Un arbre a poussé, ses branches traversent les murs de l’école et envahissent les couloirs. De grandes cavités circulaires, logées dans les murs, permettent aux enfants de se nicher, seul ou à plusieurs, tandis que d’autres écoutent un « téléphone » qui transmet des informations secrètes. Au plafond, des miroirs découpés en forme de feuilles géantes captent les rayons du soleil et produisent des sons. En levant la tête, Zehra, 5 ans, peut « apercevoir sa sœur jumelle dans les feuilles brillantes. » Selon Susanne Hofmann, « l’architecture est un outil pédagogique qui offre aux plus jeunes un milieu de vie propice à leur développement. L’espace et son atmosphère permettent de renforcer les possibilités d’identification des écoliers qui développent un lien émotionnel fort et très personnel avec leur école. »•

De gauche à droite, le couloir de l’école primaire Erika Mann. Les modules descendent du mur et permettent de s’asseoir pour dessiner, discuter, se reposer. Les nids de l’arbre à rêves du jardin d’enfants Traumbaum accueillent les petits pour jouer le temps de la récréation. Les miroirs découpés en forme de feuilles ornent le plafond et jouent avec la lumière du soleil.

ELEN POUHAËR / PHOTO JAN BITTER www.baupiloten.com

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Le pion, le bouillon, le portique… L’école, un sanctuaire et l’élève, un suspect Un sanctuaire, si l’on exclut le sens premier chargé de connotations religieuses, est un lieu inviolable. Mais la fouille (« action de visiter minutieusement quelque chose de caché ») représente la violation d’un espace privé. C’est la porte ouverte à l’ère du soupçon. Il n’y a plus de frontière entre le privé et le public ou, tout au moins, l’on essaie de nous le faire croire. Libéralisation via Internet, étalage de sa vie privée sur la toile mondiale via Facebook et autres réseaux communautaires, usage de pseudos (« c’est pas moi, mais mon alter ego qui vous parle »)... Cette multitude de déclinaisons de personnalités, loin de libérer, se révèle aliénatrice. Toute la subtilité réside dans cette embrouille des valeurs primordiales d’une société, où le citoyen est libre et jouit d’un droit à la vie privée. Si la frontière n’existe plus entre espace public et privé, la notion de viol non plus. Quant au terme « sanctuaire » dans son acception militaire, il s’agit d’un territoire protégé par la dissuasion nucléaire, dont l’agression justifierait une riposte. Voilà peut-être le noyau atomique du problème ! La transformation en zone protégée et la dérive de la sanctuarisation. On aura la version réactualisée de La Guerre des boutons avec l’école A contre l’école B et la surenchère des armes employées. Un lancepierres est indétectable et un pavé ne sonne pas au détecteur de métaux… Alors, où trouver une alternative : la colonie pénitentiaire ?

Surveiller et punir En France, maisons de redressement et colonies pénitentiaires fleurissent dès le XIXe siècle. Le philosophe Michel Foucault étudie de près la colonie pénitentiaire de Mettray, qui constitue pour lui le « modèle où se concentrent toutes les technologies coercitives du comportement ». Cette colonie est en fait le microcosme d’une société bien ordonnée. Elle en vient à fournir le modèle général de toute société. Dans cette optique, la justice n’a plus alors fonction de répression (punir la délinquance comme anomalie, c’est-à-dire écart par rapport à la norme) mais de prévention, en traitant la société tout entière comme un corps potentiellement délinquant. De quoi vous coller le frisson de l’actualité. Ou, quand la punition porte plus au vice qu’à la vertu… Méfiance ! La vidéosurveillance, « moyen fondamental de la politique de sécurité », la solution miracle ? Mon œil ! Pour preuve, le lycée de Gagny, où a eu lieu une intrusion en mars dernier, en était équipé. De nombreux établissements disposent de caméras, ce qui n’empêche pas les tueries. Phénomène dont la France n’a pas été victime à ce jour. Fautil le rappeler ! Dix ans après la fusillade de Columbine, on ne peut que constater le gaspillage de moyens financiers cédant au lobby sécuritaire pour un résultat contre-productif et de surcroît très onéreux. Élèves et enseignants s’accordent à dire que le climat de confiance est la seule chose

à restaurer pour éviter le pire. La France rêve de tolérance zéro à l’américaine. La bienveillance existe aussi : que la surveillance ne soit pas synonyme de malveillance. Surveiller ou veiller sur ? C’est sur cet espace qu’il faut surfer pour donner tout son sens au mot « attention ». Prochaine étape, les camps de redressement version U. S. ? C’est sûr que si c’est pour les exercer au système carcéral, il ne manquera plus que la désinfection, ça, c’est pour l’hygiène, et la fouille au corps. Le pas est vite franchi… Gardons à l’esprit que dans ce genre de scénario, les victimes sont oubliées et que paradoxalement la violence souterraine et réactionnelle qu’induit le « tout sécuritaire » ne s’exerce pas contre les plus puissants (des recettes circulent déjà sur Internet, à base de « comment tuer son prof en passant le portique de sécurité ») mais bien souvent contre les plus faibles.

École et sécurité : hors sujet ou sujet en or ? La rentrée prochaine se fera avec un nombre considérable de postes supprimés. On a l’impression que l’État n’a eu de cesse depuis des années de flinguer l’Éducation nationale pour imposer ensuite des méthodes totalitaires et urgentistes. Discours alarmistes et défaitistes, largement relayés par les médias, voire même par le cinéma (Entre les murs et La Journée de la jupe). On a un sujet en or, un vrai champ de bataille pathétique : « Je le dis avec gravité : n’oublions jamais les 17 morts de Winnenden en Allemagne ». Et ça marche : le dispositif requiert l’approbation de 64 % de Français favorables à la fouille et 81 % à l’installation de portiques. Résistons à la tentation du tout répressif. On n’envoie pas nos enfants à l’école de la violence mais à l’école de la République. Une administration active et volontariste et des enseignants mobilisés, ça doit coûter moins cher qu’un portique ou un réseau de caméras de surveillance. Il est urgent de privilégier l’éducatif sur le sécuritaire et de s’en donner les moyens humains et financiers. « Quand les événements nous dépassent, ne faisons pas semblant de les organiser ! » •

DIES BLAU / ILLUSTRATION TALYA BALDWIN

Écolier, vide ton sac ! 106 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


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FOUILLE DE CARTABLES, PORTIQUES... LA CONFIANCE AVEUGLE ET GRANDISSANTE EN LES DISPOSITIFS TECHNICO-SÉCURITAIRES SE DÉPLOIE MAINTENANT À L’ÉCOLE. EST-CE LA BONNE SOLUTION OU LA MAUVAISE ÉDUCATION ?

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Mère Nature ARTISTE FINNOISE INSTALLÉE EN ALLEMAGNE, KATHARINA BOSSE EST MÈRE DE DEUX ENFANTS. BLONDS COMME LES BLÉS, BLONDS COMME LEUR MÈRE. A PORTRAIT OF THE ARTIST AS A YOUNG MOTHER EST UN PORTRAIT EN SEPT TEMPS D’UNE SEULE ET MÊME FEMME, UNE SEULE ET MÊME MÈRE. ELLE-MÊME. Katharina Bosse, Heide, série Portrait of the Artist as a Young Mother, 2008, C-print, courtesy galerie Anne Barrault.

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Il y a un avant et un après. Avant d’être mère et après. Avant, Katharina Bosse est une artiste plasticienne qui vide les espaces de leur essence et les protagonistes de leurs particularités. Elle photographie alors des lieux semi-publics et choisit des espaces destinés à assouvir des fantasmes érotiques : un boudoir, une salle de classe ou une salle d’opération. Elle s’attache aux détails et réussit à conférer à ces pièces un pouvoir de séduction qu’elles n’ont pas. Elle photographie des gens et les vide tant et si bien qu’ils donnent l’impression, malgré des détails suggestifs, d’être des marionnettes sans marionnettiste, des personnages sans ombre. Elle semble les déplacer et les poser là, au hasard de la vie. Comme ces stripteaseuses, accoutrées de leurs vêtements de lumière et photographiées en plein jour dans un décor du quotidien, en plein désert ou en pleine rue. Le lieu entoure ou dénature, c’est selon. Selon le point de vue ou selon l’histoire. Katharina Bosse se concentre alors sur les autres et s’applique à tenir leurs secrets, jalousement gardés. Après, il y a deux maternités, deux enfants. Deux petits blonds qui se donnent à voir dans les bras de leur mère, dans des lieux à la fois inadaptés et chargés de sens. Et là, c’est presque pareil : le lieu entoure ou dénature. Seuls le modèle et la nature des secrets ont changé. Désormais, c’est elle, l’artiste, qui se donne à voir telle qu’elle est. En toute vérité. En toute simplicité. Et elle « se laisse aller à des choses que seul son corps peut raconter »… Elle parle de ses enfants à travers ce corps donné pour ce qu’il est : meurtri et sublimé par une, puis deux grossesses. Si elle en donne trop à voir, trop d’elle, trop d’imperfections, trop de peau, « trop de nudité », c’est à cause de ses enfants, de leur présence et de leur origine : sa sexualité. Une sexualité qui n’est pas exclue, mais qui reste présente en flux tendu dans chaque détail. Dans l’attitude, le décor ou l’accoutrement. Le décor, c’est la meule de foin qui ressemble à une auréole

et qui fait de l’artiste une sainte, ou encore les dunes de sable qui ne sont pas sans rappeler les formes bosselées de la femme. L’attitude, ce sont des postures inadéquates. À quatre pattes, accroupie et jambes écartées, assise et sexe offert. L’accoutrement est réduit à son strict minimum. Nue, couverte d’un manteau ou en sous-vêtements. Ça se passerait de commentaires si ces clichés, avec leurs détails allusifs, ne distillaient pas une impression de vide. Un vide qui invite à occuper l’espace de la photographie et à le remplir de sens. Un vide qui nous invite à donner à cette femme un visage. Celui de la louve allaitant ses petits, d’une déesse sortie d’une toile de Botticelli, d’une Madone à l’enfant, d’une bacchanale, d’une figure de la charité, d’une ondine sortant des eaux, d’une sorcière ou d’une meneuse de revue. Un visage aux multiples facettes, comme celui de la mère actuelle. Un visage qui vaut pour tous les rôles joués par les femmes, pour tous les poncifs qu’on ne se lasse pas de ressasser dans la presse, dans la littérature et dans nos têtes. Un visage pour un portrait en sept temps d’une « bonne » et d’une « mauvaise » mère. Une mère nue, enceinte ou fraîchement accouchée. Pure et bestiale, douce et provocante, pudique et démoniaque. Une mère et une femme à la fois, qui se raconte à travers sa nouvelle vie en deux temps, en deux plans : le premier et l’arrière-plan. Ce dernier donne le ton, le titre et le cadre. Sable, Montagnes, Marais, Champ de blé… Katharina Bosse prend la pose et se pose au milieu de nulle part, sur une plage, une montagne enneigée ou dans un marécage. Tant et si bien qu’elle donne le sentiment de faire corps avec le décor, de ne faire qu’un avec la nature et de se confondre avec la matière. Elle s’adapte. Tous les niveaux s’entremêlent : le second plan donne naissance au premier plan, et la nature donne naissance à une figure duelle : une femme doublée d’une mère. •

DOROTHÉE TRAMONI Prochaine exposition à partir du 9 septembre, « Fashion Room », Museum für Angewandte Kunst, Francfort, www.angewandtekunst-frankfurt.de Workshop les 12 et 13 septembre à la Fotografie Forum Frankfurt, www.ffi-frankfurt.de Plus d’informations à la galerie Anne Barrault, 22, rue Saint-Claude, 75003 Paris, tél. : 01 44 78 91 67, www.galerieannebarrault.com √ Refer to page 234 for the English translation.

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Natasha, Ukraine, 2005.

Hors scène

VERSION COULEUR OU MONOCHROME, ENFANTS OU ADULTES POUR SUJET, LE PARTI PRIS DE MICHAL CHELBIN, PHOTOGRAPHE ISRAÉLIENNE, EST CLAIR : TENUE DE SCÈNE EXIGÉE, PERFORMANCE REFUSÉE. 110 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


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Mickey and Amir, Russia, 2004.

Jamais de dos, rarement de profil, les modèles de Michal Chelbin ont le regard franc. Il peut être vulnérable mais ne se dérobe jamais. Les lèvres sont plus boudeuses que rieuses, l’attitude peut être troublante, la scène déroutante. Michal Chelbin est une portraitiste, une photographe de la confrontation, du face-à-face. Elle fixe et a toujours fixé son regard sur le spectacle et ses interprètes : les acrobates, les lutteurs, les danseurs, les contorsionnistes. La plupart sont des enfants, des adolescents à la lisière de l’âge où l’innocence s’oublie. Les adultes font leur apparition, mais ne sont pas les acteurs principaux. Quant au décor, il a son importance, indéniable. Il est le nid de la scène, hors scène. Papiers peints fleuris désuets, chemins de forêt d’automne, barres d’immeubles grises, le lieu n’est pas celui de la performance. Cependant, les visages sont maquillés, en sueur, parfois abîmés, le costume de scène n’est pas encore au placard.

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Xenia on the Playground, Russia, 2003.

Ce qui fascine Michal Chelbin, ce sont la contradiction, les oppositions visuelles, l’espace flou et souvent déconcertant entre l’ordinaire et le singulier, entre l’enfant et l’adulte, entre l’espace scénique et la vie de tous les jours, entre la fiction et le documentaire. Elle sème la confusion, elle brouille les pistes. Alors, où et quand sommes-nous exactement ? Aujourd’hui, il y a quelques années, en Israël parfois, pays d’origine de Michal, mais le plus souvent dans de petits villages reculés d’Ukraine ou de Russie. Son mari Oded, directeur de la photographie pour le cinéma, l’accompagne dans cette immersion. Il est son producteur, son assistant, son directeur de casting. Car oui, ce qui compte, c’est la quête du sujet, la rencontre, la confiance qui naît. Ensuite, pas trop d’anticipation, pas trop de réflexion, elle croit éperdument en son intuition,

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Black Eye, Ukraine, 2006.

elle s’en remet aux heureux hasards de la vie. Elle fait une rencontre et, finalement, le sujet de sa photo sera le frère du voisin du grand-père de la personne dont elle devait faire le portrait. La photo se fait en dix minutes, en trois heures, en une journée. Michal Chelbin prend le temps de créer des moments d’intimité, sans être intrusive. Elle apprend à connaître ses modèles, les photographie une première fois, attend, revient, recommence. La mise en scène est plutôt une mise en situation, celle de l’informel ou de l’inattendu. Puis, elle attend le moment clé où le modèle commence à oublier l’appareil photo, où un brin de désinvolture naît, où l’attitude prend forme. Elle n’a pas pour but de nous dire quelque chose en particulier. Elle préfère poser des questions, laisser le doute s’installer, entrouvrir des portes pour que chacun

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Untitled 01, 2000-2001.

se raconte sa propre histoire. Une petite fille et un vieux monsieur, une naine et un géant, deux jeunes filles dont le maquillage dissimule l’âge, qui sont ces gens, quelle est leur histoire ? À nous de voir ce que l’on a vraiment envie de voir. En découvrant les photos de Michal Chelbin, beaucoup de gens estiment que le monde décrit à travers ses images est singulier, bizarre. À cela, elle répond de façon très simple et totalement assumée : « S’ils trouvent mon univers étrange, c’est tout simplement parce que le monde dans lequel nous vivons est effectivement un endroit étrange. J’essaie juste de montrer cela ». •

MARIE MERSIER Pour plus d’informations : www.michalchelbin.com. Photographies extraites de sa première monographie, Strangely Familiar: Acrobats, Athletes and other Traveling Troupes, avril 2008, éditions Aperture, www.aperture.org. Prochaine monographie, Black Eye, consacrée aux jeunes catcheurs à paraître à l’automne 2009 aux éditions Twin Palms. Michal Chelbin exposera ses photos en novembre à la Witzenhausen Gallery d’Amsterdam. 114 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


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Alona in the Bedroom, Ukraine, 2006.

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CODO QUOI ?

LE CODODO, CELA VEUT DIRE : DORMIR À PROXIMITÉ DE SON BÉBÉ, DANS LA MÊME CHAMBRE, DANS LE MÊME LIT, OU EN « SIDE-CAR ». DÉCRIÉ EN FRANCE, LE CODODO EST TRÈS EN VOGUE, VOIRE CULTUREL EN SUÈDE, AU JAPON ET EN AFRIQUE. EXPLICATIONS.

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Le B.A.-Ba du dodo Impossible d’aborder le cododo sans faire une petite mise au point sur le sommeil de nos chers bébés. Celui-ci répond à une réalité physiologique qu’il est important de prendre en considération. Composé de cycles courts de 50 minutes à la naissance, contre 90 minutes chez nous autres adultes, il est très différent du nôtre. En phase de sommeil paradoxal (sommeil agité), les enfants se réveillent facilement, souvent même sans que l’on s’en aperçoive, et se rendorment, au mieux, tout seuls. Autre détail qui a son importance, avant 3 mois, le sommeil ne s’organise pas encore sur 24 heures. Les nouveau-nés ne font donc pas la distinction entre le jour et la nuit. Les périodes de sommeil stable s’allongent ensuite jusqu’à l’âge de deux ans, et les cycles jusqu’à l’adolescence. Le docteur Françoise Delormas (directrice de PROSOM, l’association nationale de promotion des connaissances sur le sommeil sise à Lyon), nous explique que « connaître la particularité de ces cycles permet d’accepter les rythmes de sommeil et d’éveil chez les tout-petits sans dramatiser. Ils ont un sommeil encore fragile, mal structuré ». Et de souligner qu’« à chaque fois qu’ils passent d’un cycle à un autre, ils peuvent se réveiller ». Toujours envie de demander aux parents si le petit fait ses nuits à peine sorti de la maternité ?

Une pratique universelle L’enfant dort dans la même pièce ou dans le même lit que ses parents dans de nombreuses sociétés. Pratique naturelle dans les pays scandinaves, le sommeil partagé est adopté par 60 % des familles suédoises et il est même conseillé par les sages femmes. En Afrique, on pense que quand l’enfant est petit, il n’est pas encore vraiment « chez lui » ; il pourrait repartir, soit parce qu’il ne se trouverait pas bien traité dans notre monde, soit parce que les esprits seraient venus le voler. Il ne faut donc pas le laisser seul, en particulier la nuit, car c’est là que les esprits risquent le plus de venir le prendre. En Asie (au Japon et en Corée notamment), la valorisation des liens familiaux et interpersonnels suppose tout naturellement le sommeil partagé. Par exemple, une étude réalisée en Corée a démontré que 88,2 % des 427 enfants, âgés de 12 mois à 7 ans, sur lesquels a porté l’enquête, dorment ou ont dormi avec leurs parents. En Australie, lors d’une étude menée auprès de mères immigrées d’origine asiatique, une maman vietnamienne déclarait : « Les bébés sont trop importants pour être laissés seuls sans personne pour veiller sur eux. » Ces mères les considèrent « trop petits pour dormir seuls et [estiment] que le co-sleeping rend les bébés heureux ». Et enfin, au Japon, le co-sleeping est appelé kawa, ce qui

signifie « rivière entre les berges ». Au pays du soleil levant, il est parfaitement normal que l’enfant dorme entre deux adultes qui le protègent.

Cododoter en France Le cododo est très éloigné de notre culture occidentale où il est primordial que les bébés fassent leurs nuits, soient autonomes et indépendants dès leur plus jeune âge. On désire préserver son intimité et sa vie de couple en évitant de partager son lit avec son enfant. Les bienfaits énoncés par les parents adeptes sont pourtant nombreux : bonheur partagé, allaitement facilité, corps à corps sécurisant, aide à la construction de l’enfant. Cette proximité permet aussi aux parents de capter les signaux émis par leur bébé. Et réciproquement. Le co-sleepling jouerait donc un rôle préventif dans la mort subite du nourrisson. En effet, en calant sa respiration sur celle de ses parents, le bébé régule la sienne et n’oublie pas de respirer. Le cododo est un peu le binôme de l’allaitement, il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont carrément contre. Même chez les pro-cododo, il est évidemment essentiel pour leur équilibre que les enfants finissent par regagner leur chambre et par apprendre à s’endormir seuls. Le lit des parents ne doit pas non plus se transformer en squat permanent. Sevrage il doit y avoir ! Les spécialistes du genre émettent une limite d’âge au sommeil partagé qui oscille entre les premiers mois de la vie, la première année ou au plus tard l’âge du complexe d’Œdipe (vers 3 ans). Avis aux amateurs, les consignes de sécurité sont strictes* : interdiction de fumer, de boire de l’alcool avant de se coucher, de couvrir bébé avec une couette, un drap. Veillez à maintenir la pièce à une température égale à 18° C et optez plutôt pour une turbulette pour prévenir l’hyperthermie. On remarque tout de même qu’en France les mentalités ont tendance à évoluer. Certains pédiatres reconnaissent en effet que jusqu’à 6 mois, la présence du berceau dans la chambre parentale rassure à la fois le bébé et ses parents. Alors, tentés ? •

LINDA MESTAOUI MERIGOT / PHOTO NATHANIEL ARON

Références bibliographiques

Merci à Claude-Suzanne Didierjean–Jouveau, pour sa disponibilité et son aide précieuse. Merci à Emmanuel, Candice et Lucien de s’être prêtés au jeu du cododo le temps d’une photo.

Comment dorment les bébés - Pour ou contre le sommeil partagé, Claude-Suzanne Didierjean–Jouveau, éditions Belin, 2004 Les Étapes majeures de l’enfance, Françoise Dolto, éditions Gallimard, 1998 *Partager un lit avec votre bébé, brochure de l’Unicef, 2005, disponible en français sur www.babyfriendly.org.uk

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Premiers mots DES PREMIERS SONS AUX PREMIERS MOTS, L'APPARITION DU LANGAGE CHEZ LES ENFANTS EST UN MIRACLE QUE LES PARENTS GUETTENT AVEC ÉMOTION, ET QUI PASSIONNE LES CHERCHEURS DEPUIS BELLE LURETTE. MAIS S'AGIT-IL VRAIMENT D'UN MIRACLE ? ENQUÊTE SUR L'ORIGINE DU VERBE...

Un apprentissage dès le ventre maternel Il est maintenant établi que l’enfant ne découvre ni la parole ni sa langue maternelle le jour de sa naissance. Bien avant, le fœtus développe des capacités de reconnaissance et de discrimination des sons absolument étonnantes. À 7 mois de gestation, le système auditif du fœtus est formé et les sons extérieurs lui parviennent très bien. On a longtemps cru que le bruit utérin (notamment les battements du cœur maternel) couvrait les sons extérieurs pour le fœtus. Les captations sonores rendues possibles par l’évolution des techniques exploratoires ont désormais prouvé qu’il n’en était rien : si les fréquences aiguës du monde extérieur parviennent au fœtus de façon atténuée, le son intra-utérin constitue un bruit de fond, tandis que les voix de son entourage lui parviennent et captent son attention. Les chercheurs en psycholinguistique sont parvenus à cerner certaines compétences propres au bébé à naître. Tout d’abord, le fœtus entend et reconnaît non seulement la voix de sa mère, mais également les intonations, et plus largement la prosodie* de sa langue maternelle. Il est aussi capable de reconnaître globalement un texte lu régulièrement au cours des derniers mois de gestation, et de le distinguer d’autres textes lus par sa mère ou par une autre personne. De surcroît, le fœtus déploie d’étonnantes capacités de reconnaissance de syllabes, au même titre que le LEXIQUE nouveau-né. Avant même la naisChaîne phonologique : dans la parole, sance, il entend et identifie les sylcombinaison des phonèmes formant labes comme des sons, des entités les syllabes et les mots. Éléments de indivisibles, et les mémorise, pour la parole pouvant être segmentés. un temps au moins.

Organisation phonotactique : ensemble des combinaisons possibles entre phonèmes, spécifique à chaque langue. Phonème : plus petite unité de prononciation que l’on puisse isoler en segmentant la « chaîne parlée ». Prosodie : éléments échappant au découpage de la parole en phonèmes : intonation, accent et éléments de rythme.

De l’écoute au babillage « À la naissance, le bébé distingue tous les phonèmes* de toutes les langues, explique Saveria Colonna, maître de conférences à l’université de Paris 8 et chercheuse en psycholinguistique. Cette capacité se perd vers l’âge de 10 mois ».

En effet, à partir de 6 mois, le bébé passe d’un mode d’écoute que l’on pourrait qualifier d’encyclopédique à un mode d’écoute visant à organiser les sons qu’il entend au sein du référentiel que constitue sa langue maternelle. Pour cela, il perd progressivement cette impressionnante faculté de discrimination de tous les contrastes entre phonèmes, pour se concentrer sur les phonèmes, voyelles et consonnes, employés dans sa langue maternelle (ou dans les langues parlées autour de lui). Il intègre parallèlement les enchaînements de sonorités possibles dans sa langue. Entre 6 et 10 mois apparaît le premier babillage, qui fait suite aux simples vocalises des mois précédents. Le bébé produit des syllabes respectant les contraintes de sa langue maternelle ; ainsi, un bébé français babillera « en français », un bébé arabe « en arabe ». La qualité de voix, l’intonation, la manière de parler sont déjà reconnaissables ; les adultes distinguent d’ailleurs leur propre langue dans le babil des bébés, ainsi que l’ont montré plusieurs expériences. Dans le babillage, le bébé s’exerce véritablement à produire les sons de sa langue et explore la palette articulatoire et vocale, limitée à la fois par ses capacités physiques et par les caractéristiques propres à sa langue maternelle. Au début du babillage, l’ouverture et la fermeture de la bouche sont peu maîtrisées ; au fil des jours, le contrôle des mouvements s’affine, et le bébé parvient peu à peu à produire des syllabes de façon intentionnelle. Le babillage n’est pas uniquement un jeu d’exploration des possibilités articulatoires. L’enfant s’exerce à reproduire les voyelles prononcées dans sa langue, dont il a commencé à analyser avec précision la place : hauteur, emplacement de production de la voyelle, par le processus de sélection des phonèmes

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décrit plus haut. Au fil des mois, le babillage évolue, intégrant de plus en plus de caractéristiques de la langue parlée. Chaque bébé développe un style de babillage suivant sa sensibilité à certains aspects de la parole. Ainsi, les bébés plus sensibles à la prosodie produisent des séquences plus longues, modulées, dont l’intonation et le rythme imitent parfaitement ceux de leur langue, tandis que les bébés plus sensibles aux possibilités articulatoires s’attachent à produire des syllabes et à explorer la diversité des sons. D’autres encore babillent en combinant attrait pour la prosodie et expériences articulatoires.

Le sens des mots : comprendre et organiser Entre 9 et 17 mois, le bébé s’attache à extraire les mots, à les isoler dans le flux continu des paroles, et à les mémoriser, afin de construire petit à petit son propre lexique. Tout comme le processus de discrimination des sons et de catégorisation des phonèmes, il s’agit ici d’une nouvelle prouesse que les scientifiques ne comprennent qu’imparfaitement à l’heure actuelle. Mais il est acquis que le bébé a la faculté de segmenter la parole, soit de rétablir mentalement les coupures entre les mots qu’il entend afin d’en extraire le sens, et donc de comprendre ! Ainsi, les frontières entre les mots sont bien reconnues par l’enfant vers 11 mois, ce qui n’empêche pas le bébé de réagir à certains mots, isolés et dans des situations bien précises, dès 6 ou 7 mois. Comment réalise-t-il ce nouvel exploit linguistique ? À l’instar d’un détective : afin de segmenter la parole, le bébé décèle des indices acoustiques de séparation entre les mots. Ces indices, propres à chaque langue, dépendent des enchaînements de sonorités qui y sont possibles, ainsi que des caractéristiques prosodiques. Les récentes découvertes ont montré que les bébés sont sensibles aux variations de rythme et de hauteur dès 6 mois et qu’ils se servent de ces indices pour

isoler les mots dans le flux des pa- LES BÉBÉS SOURDS roles. D’autre part, les bébés ont BABILLENT-ILS ? la faculté de traiter rapidement Jusqu’à 5 ou 6 mois, un bébé atteint les informations relatives à l’or- d’une surdité congénitale vocalise ganisation phonotactique* de leur comme un bébé entendant. langue : ils sont sensibles à cet La rupture ne se produit qu’au aspect du langage dès 9 mois, et moment du babillage : le bébé sourd les indices qu’ils en retirent les se révèle incapable de produire vers aident à reconnaître les frontières 6 mois des syllabes ou des suites de syllabes. Ne babillant pas, même entre les mots. Après 9 mois, l’enfant s’emploie à ses précédentes vocalisations se reconnaître les mots familiers et font rares. à leur donner un sens, à se repré- À l’âge d’un an, le bébé produit senter mentalement les mots afin les syllabes qu’il peut « voir » de les « coder » dans sa mémoire, prononcer, sur les lèvres de son jusqu’à former un véritable lexi- entourage, à savoir les syllabes que mental. L’enfant saisit le sens « labiales ». Lorsque ces bébés des mots à partir d’indices variés : baignent dans un milieu où l’on phonétiques, prosodiques, syn- parle la langue des signes, ils développent leur langage à partir de taxiques, contextuels. Les représentations mentales des ces signes. On observe ainsi un mots ne sont pas encore très dé- véritable « babillage » à base de taillées chez les enfants de 12 mois, gestes, précédant l’expression et les mots phonétiquement pro- correcte, et parallèle à ce qui se ches font souvent l’objet de confu- produit chez l’enfant entendant. sions. Les termes hors contexte Ces gestes de babil se rattachent aux gestes utilisés dans la langue sont rarement compris. Entre 11 et 18 mois, le petit enfant des signes sans pour autant être a beaucoup progressé dans sa porteurs de sens pour le petit enfant compréhension du monde et in- qui les produit. tègre, à son niveau, d’importantes notions tirées de son observation quotidienne : propriétés des objets, distinction entre les choses vivantes et inanimées, psychologie des personnes… Ces découvertes enrichissent son expression, et les premiers mots reflètent bien cette intense activité de catégorisation des actions et des choses.

Des premiers mots à l’explosion du langage

Les premiers mots de l’enfant sont généralement entendus par les adultes entre 11 et 14 mois. À partir de là, l’enfant QUATRE LANGUES AU QUOTIDIEN va mettre cinq à six mois pour acquérir un vocabuLila et Tom, respectivement 4 et 2 ans, vivent en Espagne avec leur papa laire d’une cinquantaine de termes, ce qui est relagermanophone et leur maman francophone. Leur nounou ne s’exprime qu’en tivement lent si l’on compare cela à ce qui se produit catalan ; dans son école (française), Lila parle français et espagnol. « Lila immédiatement après : « À partir de 20 mois ennous a donné l’impression d’avoir parlé tard, confie Kathleen, sa maman. À viron, l’enfant se met à assimiler naturellement cette époque, nous avons ressenti des phases de forte agressivité chez elle, six à dix mots par jour, pour arriver à 30 000 mots que nous attribuons a posteriori à une forte frustration… celle de ne pouvoir vers sa onzième année, complète Saveria Colonna. s’exprimer dans aucune langue ! Peu de temps après, l’expression est La façon dont l’enfant parvient à apprendre en si venue simultanément dans les trois langues (français, allemand et espagnol, peu de temps une ou même plusieurs langues resNDLR), c’était incroyable. Pour l’instant Tom s’exprime dans un sabir te un mystère. » Néanmoins, l’âge de production incompréhensible pour des personnes autres que sa nounou, son père et moi. des mots varie beaucoup selon les enfants, de même Je pense qu’il emprunte le même chemin que Lila. » qu’existent des différences entre « production » et

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« compréhension » des mots. L’âge des premiers mots diffère beaucoup d’un enfant à l’autre sans que cela puisse constituer pour autant un motif d’inquiétude pour les parents. « Les enfants évoluant dans un milieu multilingue semblent avoir un peu de retard dans leurs premières années de vie si l’on cherche à les comparer à des enfants monolingues ; ils emmagasinent en réalité un vocabulaire plus étendu que les seconds et développent en outre des capacités intéressantes dans d’autres domaines ». Enfin, à ce stade, le tempérament et la sensibilité des enfants interviennent aussi dans leurs stratégies d’expression. Certains enfants préfèrent découper la parole en mots et ne sélectionner que ceux qu’ils savent reproduire. Leur premier vocabulaire est principalement constitué de noms. D’autres sont plus attentifs à la prosodie qu’à la structure phonétique : ils tendent à produire des séquences qui ressemblent à des phrases, intégrant dans leur vocabulaire plus de verbes, d’adjectifs et d’expressions toutes faites. Entre ces styles opposés, analytique ou expressif, d’autres enfants prennent une voie médiane ; d’autres enfin attendent d’avoir maîtrisé quasiment complètement la structure phonologique et la prosodie de leur langue avant d’oser se lancer.

Et les parents ? Comment les parents accompagnent-ils l’enfant dans cet apprentissage si complexe ? « En parlant à leur bébé, bien sûr ! conclut Saveria Colonna. Et en n’hésitant pas à lui parler « bébé », c’est-à-dire en forçant l’intonation, en privilégiant les phrases courtes et la reformulation. Tous les parents « parlent bébé » dans toutes les cultures ; c’est bon de s’appuyer sur la sensibilité de l’enfant à la prosodie, qui est très utile pour sa compréhension. J’ajouterais que les parents ne doivent pas s’inquiéter des erreurs que fait leur enfant en parlant : ces erreurs ont du sens, elles indiquent simplement les acquisitions que l’enfant est en train de faire… et contrairement à une idée reçue, les parents de foyers bilingues ne devraient pas s’obliger à ne parler qu’une langue : les enfants ont des capacités d’adaptation très fortes, nous devons leur faire confiance. » •

CÉLINE D. SONGIS / ILLUSTRATIONS EVA EUN-SIL HAN Merci infiniment à Saveria Colonna, maître de conférences à l’université de Paris 8 et chercheuse en psycholinguistique (Unité mixte de recherche sur les structures formelles du langage), ainsi qu’à Kathleen, maman de Tom et de Lila.

Références bibliographiques Comment la parole vient aux enfants, Bénédicte de Boysson-Bardies, Odile Jacob, 2005 L’acquisition du langage : ce que l’enfant nous apprend sur l’homme, Harriet Jisa, Terrain n° 40, 2003

QUAND LES CHERCHEURS EXPLORENT LES COMPÉTENCES DES BÉBÉS Des psycholinguistes des laboratoires de l’UMR sur les structures formelles du langage à Paris étudient les mécanismes d’acquisition du langage à l’aide de dispositifs expérimentaux et non invasifs, adaptés aux très jeunes enfants ne parlant pas encore. Tour d’horizon des méthodes utilisées. Percevoir les différences. Dès la naissance, l’intérêt de l’enfant pour des sons ou des images peut être mesuré en observant deux types de réactions : soit un réflexe de succion indépendant de l’alimentation, soit une accélération du rythme cardiaque. On habitue tout d’abord le nourrisson à un son, avant d’en introduire un nouveau. Si le bébé perçoit une différence, il y a un regain de succion ou une petite accélération du cœur. On a montré de cette façon que le nouveau-né distingue tous les phonèmes de toutes les langues, et qu’il perd peu à peu ses facultés de discrimination. De même, les réactions d’un fœtus entre le 7e et le 9e mois sont également mesurables : les mouvements et le rythme cardiaque du fœtus varient à la perception d’une nouveauté, ou lors de la reconnaissance d’un son. Comprendre. La méthode du regard préférentiel peut être utilisée dès l’âge de 6 mois : assis sur les genoux d’un de ses parents, le bébé se voit montrer simultanément deux images sur deux écrans. En fonction de sa compréhension des mots ou des phrases proposés, l’enfant tournera sa tête vers l’une ou l’autre image. Reconnaître. L’écoute préférentielle repose sur le même principe. On donne au bébé la possibilité de déclencher lui-même des sons, puis l’on note celui qui est le plus fréquemment actionné. Cette méthode a permis d’établir la préférence pour la langue maternelle.

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Enfants cobayes De Loft Story à l’Île de la tentation en passant par Koh-Lanta, vous pensiez avoir tout vu en matière de télé-réalité. Et bien non, la chaîne allemande RTL a battu un record d’innovation, voire d’indécence. « Sont-ils vraiment prêts pour le job le plus dur au monde : avoir des enfants ? », tel était le slogan de la chaîne allemande, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de télé-réalité.

On s’en doute, la controverse était de la partie. La Commission de l’enfance au parlement allemand a violemment réagi, en rappelant que les enfants ne sont pas des cobayes et en qualifiant cette émission d’« inacceptable ». Pour eux, elle « instrumentalise les enfants de manière irresponsable ». « Des bébés sans défense doivent-ils être sacrifiés pour que RTL réalise la meilleure audience possible et augmente ainsi ses rentrées publicitaires ? », s’était interrogée Paula HonkanenSchoberth, responsable d’une association de protection de l’enfance qui a demandé à la chaîne de ne pas diffuser l’émission, en vain. Selon notre quotidien Le Monde, certains médecins ont fait valoir que des

RTL / Frank Hempel

Quatre couples d’adolescents, âgés de 16 à 19 ans, ont été mis à l’épreuve pendant quatre jours, sous l’œil continu des caméras. Une durée jugée bien trop longue aux yeux de vrais parents qui ont vu cette émission comme une aberration, et bien trop courte pour les adultes à l’essai, qui, dans ce bref laps de temps, sont passés de l’étape du nourrisson (7 à 14 mois), à celle du petit enfant (2 ans et demi à 6 ans) pour finir avec celle du jeune ado (10 à 14 ans). Si l’on y regarde de plus près, Lisa, 14 ans, était la plus âgée des ados « prêtés », tandis que Sebastian, du haut de ses 16 printemps, était le plus jeune papa à l’essai.

Deux ans seulement ont séparé l’enfant de son prétendu père ; ça se passe de commentaires. Les prétendants au titre de parent étaient épaulés en permanence par une pédopsychologue, un médecin et « une éducatrice expérimentée, qui veille à la sécurité absolue des enfants », a fait valoir la chaîne. De l’autre côté des caméras, les parents, les vrais, gardaient un œil sur l’écran de contrôle avec bien sûr, la liberté de retirer leur enfant du « jeu » à tout moment.

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médias

CET ÉTÉ, LA CHAÎNE PRIVÉE ALLEMANDE RTL A DÉCHAÎNÉ LES PASSIONS AVEC SON DERNIER PROGRAMME DE TÉLÉ-RÉALITÉ EN SEPT ÉPISODES, « ADULTES À L’ESSAI » (ERWACHSEN AUF PROBE), DANS LEQUEL DES COUPLES D’ADOLESCENTS ONT JOUÉ LES APPRENTIS PARENTS AVEC DE VRAIS ENFANTS, PRÊTÉS POUR L’OCCASION. POLÉMIQUE ! « souffrances psychiques » et des « angoisses existentielles » ont pu être occasionnées chez ces bébés, séparés pendant plusieurs jours de leurs véritables parents. Pour s’en défendre, la chaîne a revendiqué l’aspect pédagogique de l’expérience. « Après l’émission, ces ados iront se coucher en se disant : je vais bien réfléchir avant d’avoir des enfants », affirme Katja Kessler, l’un des médecins du show. « J’ai été mère très jeune et je n’avais pas conscience de ce dans quoi je m’embarquais », ajoute Karin B., maman de Lasse, 10 mois, qui a fait office de bébé pendant un jour et demi pour Tamara, 17 ans, et Bastian, 18 ans. La polémique a évidemment alimenté la machine et il semblerait que les audiences furent plutôt bonnes. À l’origine de cette innovation, une certaine production néerlandaise, inventrice de la télé-réalité avec Big Brother… Endemol, bien sûr. La télé allemande, jamais à court d’idée, se spécialiserait-elle dans un genre d’enseignement ludoéducatif ? Sur les chaînes privées, l’on apprend à devenir parent et sur les chaînes publiques, l’on apprend à devenir… chancelier ! La ZDF,

première chaîne publique outre-Rhin, a lancé, peu après « Adultes à l’essai », « Ich kann Kanzler! », comprenez « Moi aussi, je peux être chancelier ». Devançant de peu les élections législatives qui reconduiront ou non Angela Merkel à la tête du pays, une émission de télé-réalité politique fait ainsi ses premiers pas. Parmi les recrues de 18 à 35 ans, le show promet de dénicher des politiciens cachés et de futurs jeunes talents de la rhétorique. Entre divertissement et éducation civique, ce programme hybride n’a, lui, suscité aucune levée de bouclier chez les cadors de la politique. Que l’on s’érige en défenseur ou en détracteur de ces émissions, il n’est pas impossible que nous puissions bientôt avoir une déclinaison de ces programmes sur nos antennes. Les droits de la Chancelier Academy ont été achetés par la BBC, et les adultes à l’essai sont en cours d’adaptation dans six autres pays. « Mes chers compatriotes »… planquez vos télés ! •

DAPHNÉ SEGRETAIN √ Refer to page 228 for the English translation

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H.J.O.R.T.H Copenhagen, collection printemps-été 2009. 124 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


dossier

Mode in DEPUIS QUELQUES ANNÉES, DE NOUVELLES MARQUES SUÉDOISES ET DANOISES NE CESSENT D’ÉCLORE ET D’INVESTIR AVEC BRIO LE PAYSAGE DE LA MODE ENFANTINE. ENTRE MINIMALISME ET FANTAISIE MAXIMALE, CES JEUNES ENSEIGNES SE DISTINGUENT PAR LEUR STYLE INIMITABLE ET PAR LEUR VISION D’UNE ENFANCE AUDACIEUSE ET JOUEUSE.

L’esprit scandinave La petite mode made in Scandinavie est le miroir d’une société où les enfants font l’objet de toutes les attentions. En Suède et au Danemark, où le marché de la petite enfance a doublé depuis 2000, l’école maternelle est remplacée par le jardin d’enfants, endroit de tous les possibles où l’indépendance et la curiosité sont les priorités. En Suède, les parents ont droit à pas moins de 480 jours de congés payés à prendre avant les huit ans de leurs enfants, les crèches d’entreprise sont monnaie courante, tout est fait pour faciliter la vie des parents et donc des enfants. De plus, la Scandinavie est engagée vert à 100 %, le Danemark est un des premiers pays à avoir interdit les produits chimiques dans tous les jouets destinés aux moins de 3 ans. Cet esprit nordique où l’enfant a une place privilégiée se reflète dans bien des aspects et notamment dans la mode. Voici donc notre petit précis de mode scandinave, galerie de portraits à l’appui.

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Un vêtement adapté à l’enfant Premier constat en regardant de plus près toutes ces marques scandinaves à découvrir ou à redécouvrir : que le vêtement soit dans des gammes chromatiques très simples et épurées ou qu’il soit orné de motifs chatoyants, la coupe, le confort et la qualité restent la priorité. Le message est clair : hors de question de transformer les enfants en mini-adultes ! Ils ne vont pas au bureau, mais jouent, bougent, courent, tombent. Ils ont donc besoin de vêtements adaptés à leur façon de vivre. Le vêtement est un compagnon qui doit les mettre en valeur, leur permettre d’exprimer toute l’énergie et la créativité qu’ils ont en eux. Évidemment, l’allure n’est pas mise au placard, puisqu’un vêtement peut être fonctionnel et beau. Franka ou Milibe misent sur des coupes simples, mixées à des détails chics. Un vêtement à l’allure forte, donc, mais pas trop tout de même, car c’est l’enfant qui doit d’abord le faire vivre. Les labels

minimalistes, sans logo ni marque visible, au langage pur mais efficace, ne se comptent plus sur les doigts de la main. Citons pour référence Tuss ou Piecemeal qui créent des pièces à porter individuellement ou à mixer.

L’imprimé comme principe La simplicité est de mise, donc, mais pas seulement. La mode du Nord, surtout celle du Danemark, ne passe pas inaperçue. Au menu, des imprimés vifs et joyeux, des détails fantaisistes un tantinet rétro, accompagnés d’un esprit décalé. Le vêtement raconte ainsi une histoire. Il est non seulement créatif mais aussi vecteur de créativité. Évidemment, on pense à Katvig. Ce précurseur a inauguré le motif en tant qu’emblème avec sa fameuse pomme d’inspiration seventies et ses rayures omniprésentes. Danefae suit la même logique avec une touche d’humour. Elle se moque gentiment des clichés danois à

Katvig, Søren Solkær Starbird

Ci-dessus, tee-shirt à la soupe de Katvig, collection printemps-été 06. Page de droite, mix rayures/uni de Milibe, collection automne-hiver 09/10. « Bavoir du chef » imprimé hareng fumé de Danefae, collection automnehiver 09/10.


Milibe, Lisbeth Holten / Danefae, R. Storeskaeg

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coup d’illustrations de Vikings barbus et de harengs fumés. Avec Småfolk (qui signifie « petites personnes »), on retrouve la pomme et l’art du motif qui fait sourire : une poule joue avec son œuf, un fermier prend la pose dans son champ, des caravanes côtoient des voitures… Ej Sikke Lej a aussi trouvé son symbole, le hibou. Du côté des marques suédoises, Viki Petersson mise aussi sur une ambiance rétro, puisqu’elle utilise des tissus des années 60 et 70 pour créer ses nouvelles collections. Mini Rodini a également fait de l’imprimé sa marque de fabrique, bien qu’il soit plus discret et contemporain.

Un vêtement écolo et éthique Le créateur scandinave est engagé écolo et éthique, cela va sans dire. On ne badine pas avec le choix des matières et on produit le plus localement possible. Les matières doivent être de grande qualité (coton italien ou turc, cashmere, lin, laine) et c’est

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encore mieux si elles sont garanties bio et organiques. L’équation est simple, si les matières sont de bonne qualité, elles sont résistantes et le vêtement dure plus longtemps, donc plus besoin de produire à outrance, ce qui fait du bien à la planète. Selon Åsa Lundin, la créatrice de Piecemeal, le vêtement est fait pour évoluer et se patiner. Plus il est porté, plus il devient confortable et beau. Et comme les enfants grandissent à la vitesse grand V, le vêtement peut être évolutif avec par exemple des liens coulissants qui modulent la taille d’une blouse ou d’un pantalon. L’habit peut donc se transmettre d’un grand à un petit frère et même de frère en sœur. Ce qui nous conduit à un autre point crucial : le vestiaire unisexe, autre thème cher aux Scandinaves. Popushop ou bien encore la marque suédoise Uni ont imaginé un placard commun pour filles et garçons. Bye-bye couleurs et motifs stéréotypés.

Une créativité transversale L’esprit de famille, voilà un trait distinctif de toutes

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Lucky Boy Sunday, Kristina Demant / Soft Gallery, Barbara Hvidt

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Franka , Per Kristiansen / Uni

De gauche à droite et de haut en bas, collection automne-hiver 09/10 : vêtements et objets de Lucky Boy Sunday, soupe à l’alphabet de Franka, collection Uni née d’une collaboration exclusive avec les designers Defyra, et sweat pingouin de Soft Gallery.

ces marques qui nous viennent du Nord. Ces enseignes aux inspirations aussi diverses que variées (vieux livres de couture, architecture, cinéma, détails du quotidien, poésie de l’instant), sont souvent créées par des couples (Shampoodle), des sœurs (Monamici), des amis (Soft Gallery ou Popushop) qui unissent leurs différents univers artistiques. Ainsi, la mode n’est pas forcément le point de départ de certaines marques. Shampoodle, créée par une directrice artistique et un photographe, est à la base une agence de publicité, avec une déclinaison mode. Ce type de fonctionnement n’est pas sans rappeler Acne, label suédois aux multiples casquettes que l’on ne présente plus. Soft Gallery s’appuie sur des illustrations d’artistes pour créer ses sweatshirts, tout comme Tuss.

Une iconographie espiègle Cette créativité pluridisciplinaire est débordante. Elle se reflète même à travers l’iconographie de chaque marque. En effet, les visuels (catalogues, look

books…) créés pour les nouvelles collections reflètent aussi l’esprit de la mode scandinave : une union des talents qui ne se limite pas au stylisme et au modélisme. Car même si les vêtements sont conçus pour permettre aux enfants de jouer et de créer, d’être ce qu’ils sont, les photos, en adéquation avec ces exigences, n’oublient pas de les montrer audacieux, créatifs, libres, espiègles. Les garçons posent avec les filles, les petits avec les grands, les attitudes sont décomplexées, les joues sont rosies par le bon air frais, les cheveux sont décoiffés, il y a du chocolat sur les bouches. Mises en scène ou snapshots sur parquet clair et mur blanc, peu importe. Ces images sont poétiques, drôles et ludiques, en un mot, tellement scandinaves ! •

DOSSIER RÉALISÉ PAR SOPHIE CARRÉ, MURIEL FRANÇOISE, HÉLÈNE LAHALLE, DORIA MANÇON ET MARIE MERSIER

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portraits

La fantaisie chic de Franka

La nostalgie moderne de Milibe

Avant de créer sa propre marque, il y a trois ans, Fanny Sundgren a travaillé pour les plus grands, de Filippa K à Whyred, et ça se voit. C’est au cours d’un long congé de maternité que le déclic se fait : « Autour de moi, je voyais beaucoup de tee-shirts aux couleurs vives et aux imprimés forts portés sur des pantalons mous. J’avais l’impression qu’il manquait quelque chose en matière de mode pour enfants. » En un mot : l’élégance. Fanny tente alors d’intégrer le confort cher aux Suédois lorsqu’il s’agit d’habiller leurs enfants dans une silhouette simple avec un zeste de fantaisie bien choisie. « Je voulais qu’elle soit présente tout en laissant l’enfant libre d’exprimer la sienne. » Elle soigne les matières, de très grande qualité, écologiques et kidsproof, c’est-à-dire faciles à vivre et à laver. Son univers ludique-chic se savoure à la louche sur son site Internet qui, après une balade maritime pour la dernière collection printemps-été, nous plonge cet automne dans une soupe à l’alphabet mijotée par le créateur artistique Eric Ericson, et le très jeune illustrateur de la marque, Robin Olsson. Un jeu imaginaire, le plus drôle, avec Hedda, Ottar et Olle, les enfants de Fanny, plus quelques modèles d’un jour.

Milibe, c’est l’histoire d’un jeu de mots entre le nom de ses deux créatrices danoises : Mille Milt et Maria Raben. En 2003, elles créent Milibe. À l’époque, elles ont envie de douceur, de confort et de simplicité mais aussi de style. Elles se lancent donc avec un tee-shirt. Le succès est immédiat et rapidement de nouveaux styles intègrent la collection. Leur recette ? Une combinaison de couleurs novatrices, les rayures pour emblème, et une qualité intransigeante. Milibe est réputée pour ses produits qui se transmettent de frère en sœur. Mille et Maria aiment suivre la production étroitement et s’assurent de ne pas contribuer au travail des enfants. Tous leurs produits sont donc fabriqués en Turquie où, dit-on, l’on fabrique le meilleur coton du monde. Pour ses photos, Milibe aime les mises en scène fortes qui traduisent un état d’esprit. Milibe est un style inspiré par « l’enfance de fraises à la crème, d’imperméables jaunes et de vieux jouets en bois ». Mille, la blonde, et Maria, la brune, se sont créé une forte réputation en mêlant un univers nostalgique à un confort moderne. Bref, un vrai style d’enfant : idéal pour s’amuser, se défouler, sauter dans les flaques d’eau et embêter son petit frère.

M. F.

D. M

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Cassandra Rhodin, créatrice de Mini Rodini et illustratrice, pêche ses pieuvres, robots, gorilles et super-héros dans les jeux et les dessins de ses garçons, Don Louie et Zad, trois et six ans. « Ils ont une façon à eux de composer avec la réalité où chaque petite chose est importante. » Cassandra, elle, se souvient encore des cigales et des pissenlits des papiers peints de la maison de campagne de ses parents. Ses vêtements sont donc peuplés de bestioles et autres motifs qui font mouche auprès des enfants. Parfois coupés d’imprimés rétro, comme la collection Harlequin de cet hiver, inspirée par Mini Rodini, l’ancêtre de Cassandra, membre du célèbre cirque King Brazil Jack. Depuis ses débuts en 2006, la marque suédoise est vendue aux quatre coins de la planète avec à la création Cassandra, à la vente et au contact presse Jon, son mari, et à la mise en scène Joel, son frère, photographe de mode pour Elle. Les catalogues sont faits maison, dans le studio de Stockholm, avec les enfants de la famille, d’amis ou de la rue, pour un effet très rock and roll. « Nous voulons les montrer dans des situations réelles ou vécues », détaille Cassandra. En clair, moues et poses libres pour des êtres absorbés par leur pensée ou délire de l’instant. M. F.

Franka, Muriel Françoise / Milibe, Lisbeth Holten

Les délires de Mini Rodini


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Adresses DANEMARK www.bangbangcph.dk www.danefae.dk www.ejsikkelej.dk www.henrikvibskov.com www.hjorth-cph.dk www.hollys.dk www.katvig.dk www.luckyboysunday.dk www.milibe.dk www.molo-kids.com www.petitbysofieschnoor.com www.smafolk.dk www.softgallery.dk

Après leurs études à Londres, Tine Holt Møller et Barbara Hvidt reviennent au Danemark et ressentent le besoin de créer. Motivées par leur intérêt commun pour l’art et la mode, les deux amies décident de créer Soft Gallery. Plus qu’une marque de mode, elles l’envisagent comme un projet artistique, un concept novateur. Elles lancent leur première collection en 2008. Leur principe ? Demander à des artistes de dessiner des illustrations qui orneront ensuite les vêtements. Résultat, les motifs et les couleurs sont sublimes, les broderies ne ressemblent à aucune autre. Barbara, styliste mais aussi photographe de mode, met en scène les collections de Soft Gallery. Elle essaie de shooter les enfants tels qu’ils sont. « Souvent je finis par capturer des moments off, ceux au milieu, lorsqu’ils oublient qui ils sont et ce qu’ils sont en train de faire ». Sans doute les moments où l’imaginaire prend le dessus. Ses enfants, elle les entraîne dans toutes sortes de voyages ou prises de vue et s’assure de leur apporter beaucoup d’amour et de liberté. Garder l’esprit ouvert, embrasser l’inconnu et relever des défis, voilà les leitmotivs de Soft Gallery.

Les deux amies et créatrices de Lucky Boy Sunday sont un peu les Dupond et Dupont de la mode enfantine scandinave, un petit côté obscur en plus. Camilla & Camilla ont conclu un pacte un dimanche d’août 2007 ensoleillé, et se sont juré de lancer à quatre mains une marque grâce à laquelle elles pourraient laisser libre cours à leur imagination et à leur créativité débordantes. Loin d’en rêver, elles ont réalisé leur projet ce jour-là, d’où le nom de « joyeux dimanche » de la marque. La recette du duo consiste en un design pointu, taillé dans des matières top qualité. Loin de se cantonner aux vêtements, nos comparses créent des accessoires ou tout objet que l’on pourrait trouver dans une chambre d’enfant. Elles définissent elles-mêmes leur univers de « joyeux, effrayant, graphique, onirique », ou même parfois « stupide ». Sans se prendre au sérieux, et en puisant dans leurs souvenirs d’enfance, ces deux magiciennes créent des vêtements pour filles et garçons du 0 au 6 ans, et « de petits produits étranges » qui sortent de leur imagination. L’écriture visuelle de leur collection est à l’image de cette dernière, joueuse et poétique. Esprit enfantin, es-tu là ?

D. M

H. L.

SUÈDE www.acne-jeans.com www.franka-sthlm.com www.minirodini.se www.monamici.se www.piecemeal.se www.popupshop.net www.shampoodle.com www.tuss.se www.unibarn.se www.vikipetersson.com

SITES DE VENTE EN LIGNE http://artrebels.com www.boutikfunkybaby.com www.littlefashiongallery.com http://nordinary.fr http://smallable.com www.zazou.eu

OÙ TROUVER CES MARQUES À PARIS (VOIR PAGE ADRESSES) Antigone et Balthazar, Baby Beluga , Fruit Punch, Just For Life, Le Bon Marché, Lilibulle, Loulou Addict, Not So Big, Tiphaine. √ Refer to page 229 for the English translation.

www.m sur

réateurs ec

La poésie de Lucky Boy Sunday

t š Plus d .ne

La mode artistique de Soft Gallery

magazine ilk

Soft Gallery, Jan Gleie / Lucky Boy Sunday, Andreas Mortensen

NOTRE FLORILÈGE DE CRÉATEURS SCANDINAVES

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vie de famille

Ci-contre, Bonnie porte une combinaison Donna Karan et des bijoux Carolyn Roumergue. Celia, 8 ans, est en jean True Religion et tunique brodée Bonnie Young. Brando, 4 ans, est en total look Bonnie Young. Le trio prend la pose devant un canapé B&B Italia, assis sur un tapis Richard Phillips « WOW » by Art Production Fund Program. Page de droite, duo de rouges pour ces deux fauteuils vintage achetés chez Art & Industry à New York.

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vie de famille

Bonnie & co à Soho

DU 27 AOÛT AU 12 OCTOBRE, LE BON MARCHÉ ACCUEILLE L'EXPOSITION PARIS-LOS ANGELES, QUI PROPOSE EN EXCLUSIVITÉ LES CRÉATIONS DE LA STYLISTE BONNIE YOUNG, HABILLEUSE DES RED CARPET BABIES. VISITE GUIDÉE DE SON LOFT-ATELIER NEW-YORKAIS, MIX DE MODERNITÉ ET D'OBJETS ETHNIQUES GLANÉS AU FIL DE SES VOYAGES. WWW.MAGAZINE.NET • 133


vie de famille

Ci-dessus, chambre de Bonnie et de Luca. Matelas au sol orné d’un couvre-lit indien vintage brodé. Le miroir vient de Marrakech, la malle de Macao. Chandeliers en bronze. Page de droite, mix d’objets ethniques chics : bouddha thaïlandais en or, couvert d’une coiffe provenant de la région bouddhiste de Ladakh, au nord de l’Inde. Chaise indienne sculptée sur laquelle reposent un tissu vintage provenant de Shanghai et des bijoux du Moyen-Orient. Portrait de Luca Babini par Francesco Clemente. Coussin en peau de chèvre. Candelabre d’église époque coloniale américaine.

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Après avoir occupé pendant seize ans le poste de directrice artistique chez Donna Karan, Bonnie Young crée en 2006 sa propre marque pour enfants. La collection, qui porte son nom, est constituée de 60 pièces déclinées du 0 au 16 ans dans des matières raffinées, parfois inattendues et audacieuses. Pour cet hiver, le ton est donné : du velours, de la soie et même du cuir noir. Le style Bonnie

Young ? Une coupe parfaite, associée à des détails sophistiqués, tels que des liens de satin à nouer ou encore des broderies de strass, pour un vêtement moderne, à la fois rock, baroque, élégant et voluptueux. Bref, un mélange de mini-Lanvin et de miniRodarte. On adore. La créatrice ne s’est pas arrêtée là, elle a également conçu une ligne de décoration et de meubles Bonnie Young Furniture.

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vie de famille

Ci-dessous, collection de bijoux américains, bracelets de Papouasie et du Népal, boucles d’oreilles marocaines. Ci-contre, dans la chambre de Celia, lit sculpté à la main, Bonnie Young Furniture. Jeté de lit vintage. Peau de mouton ABC Carpet. Peluche singe décorée d’un attrape-rêves indien. Suspension Tord Boontje. Au mur, tag « Diva » du grapheur André Charles. Page de droite, dans le salon, Brando est assis sur un fauteuil vintage, B&B Italia. Peinture Alberto Trucco. Tour luminaire des années 60. Sol en mélange de ciment, nacre et polyuréthane, création Bonnie Young.

On l’aura compris, Bonnie Young a du métier et elle aime flirter avec le luxe. Pas étonnant donc que son premier point de vente ouvre à Aspen, la très chic station de ski du Colorado, équivalent de notre Courch’ ou de Gstaad en Suisse. Harvey Nichols, Villa Moda, Le Bon Marché ont suivi. Rachel Weisz, Courteney Cox, Julianne Moore aussi. Perfectionniste et jusqu’au-boutiste, Bonnie a installé sa famille et son atelier de création dans un espace qui lui ressemble, parfait écrin pour présenter sa marque et s’entourer de meubles et objets inspirants. La recherche du lieu idéal a pris cinq ans. Pendant cette période, Bonnie et son mari Luca Babini, photographe de mode, occupent le studio photo de Luca. Le couple voyage énormément, lui pour les prises de vue, elle à la recherche de produits et tissus, chacun accumulant meubles et objets rares à chaque occasion. « Nous vivions comme des gypsies, le studio était hyper chargé », se rappelle

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Bonnie. Le déclic se fait lorsqu’un groupe d’amis propose au duo d’acheter un immeuble à diviser. L’idée d’une vie à la Friends avec des copains à tous les paliers les séduit. Les travaux durent deux ans. Bonnie avait envie d’un lieu moderne, mais avec une âme. Une sorte de grande toile blanche qui mettrait en valeur une sélection des plus précieuses trouvailles venues de Thaïlande, d’Inde ou du Tibet. Le résultat est concluant : le loft-atelier de Bonnie Young est tel un sanctuaire à l’acoustique feutrée qui fait oublier l’agitation de la ville, un espace blanc et minimaliste où dominent objets et meubles insolites à forte trempe, comme notre créatrice. •

FLORENCE ROLANDO / PHOTO KAREL BALAS www.bonnieyoung.com


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Tel-Aviv TEL-AVIV, LA BELLE ÉNERGIQUE, FÊTE CETTE ANNÉE SES 100 ANS. SI JEUNE, ET DÉJÀ UN PATRIMOINE ET UNE HISTOIRE À FAIRE PÂLIR D'ENVIE LES VIEILLES EUROPÉENNES. DU NORD AU SUD, VOICI QUELQUES-UNS DE NOS SPOTS À DÉCOUVRIR EN FAMILLE POUR PRENDRE UN BAIN DE SOLEIL ET DE DÉPAYSEMENT.

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Le joli pêle-mêle de la boutique Eitani & Nicoli, rue Dizengoff.

Commencez par la boutique Taflaya, petite, mais pleine de trésors : vêtements de la marque éponyme en coton et lin colorés, k-way rigolos décorés d’abeilles ou de coccinelles de Kidorable, dînettes Rice aux couleurs acidulées et jouets en bois pour bébés d’Haba. Taflaya, 263 rue Dizengoff, tél. : +972 3 544 6668.

Juste derrière, on passe sa journée du samedi dans le parc Hayarkon, pour un pique-nique organisé près de la rivière et un après-midi de détente entre jeux et malices. La partie ouest du parc est plus intéressante et ludique pour ses terrains de base-ball, de football, le mur d’escalade Olympus, le minigolf et le zoo consacré essentiellement aux oiseaux. Parc Hayarkon, boulevard Rokach, tél. : +972 3 642-2828. SHOPPING SUR LA RUE DIZENGOFF Le cœur de la ville est enivrant, avec son architecture éclectique, son désordre ambiant et son air festif empreint d’une énergie singulière. Les Tel-Aviviens vivent à cent à l’heure, ils n’ont pas de temps à perdre. Une balade s’impose sur Dizengoff, les Champs-Élysées locaux. Bain de foule et boutiques à foison garantis.

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Dans la boutique pour enfants et bébés Eitani & Nicoli, les vêtements sont mixtes, les tons acidulés. On y trouve aussi une collection de livres pour bébés Ayo Aya, des carnets de naissance… Eitani & Nicoli, 260 rue Dizengoff , tél. : +972 3 546 7647, www.eitaninicoli. com Ensuite, faites un petit détour vers la place Basel pour la nouvelle boutique Cooly Co, un mini-concept store pour enfants où l’on trouve,

La déco très sixties de la boutique Naama Bezalel sur la rue Dizengoff.

LES DOCKS Commençons la visite par le nord de TelAviv. Il y a quelques années, les docks qui longent le vieux port ont été réaménagés. Ils laissent désormais place à une agréable marina que les pêcheurs partagent avec les sportifs dans la matinée. Plus tard dans la journée, faites une pause rafraîchissante chez Shalvata pendant que les enfants jouent dans le sable. Port de Tel-Aviv / Shalvata, tél. : +972 3 544 1279, www.shalvata.rest-e.co.il

Yaldnut Kesuma est LA boutique idéale pour trouver un cadeau de naissance inattendu. Les layettes pastel de Minime, les chaussures Hippo et la mini-sélection de livres et de jouets font de cette adresse un repère incontournable. Mention spéciale aux sacs Gittabags, qui ont permis à leur créatrice israélienne de gagner le prix du design industriel de l’Académie Bezale des arts et du design de Jérusalem pour leur fonctionnalité. Yaldnut Kesuma, 247 rue Dizengoff, tél. : +972 3 546 5168.

dans un décor minimaliste, les chaussures en cuir Bobux, les peluches Rice ou encore les jeux éducatifs canadiens en bois de Melissa & Doug. Cooly Co, 5 rue Hashia, tél. : +972 3 546 5225, www.coolyco.co.il Retour sur la rue Dizengoff. La boutique Naama Bezalel mêle vêtements pour adultes et enfants de la marque éponyme. Le style ? Rétro fifties, sixties. Petit plus, il y a un jardin au fond de la boutique et des objets collectors Disney, introuvables ailleurs ! Naama Bezalel, 234 rue Dizengoff, tél. : +972 3 516 2180, www.naamabezalel.com Avant de reprendre votre traversée de Tel-Aviv, faites un arrêt sur Ben Gurion à la librairie Emily. Tout a été organisé pour le plus grand confort des enfants : banquettes à l’entrée pour s’asseoir, grande bibliothèque rangée avec des intercalaires géants et un


À gauche, mix and match d’architecture typiquement tel-avivienne : Bauhaus et moderne. Ci-contre, zoo de Tel Aviv. Ci-dessus, un café sur la rue Dizengoff.

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LA NAISSANCE DE TEL-AVIV

coin lecture au sol. À noter, une sélection de livres en anglais, essentiellement des contes, se trouve au fond de la librairie. Emily, 59 bd Ben Gurion, tél. : +972 3 523 9624. Après les livres, la gourmandise ! Faites une pause chez Tamara Yogurt pour ses fameuses glaces au yaourt à déguster assis sur une balançoire. Mention spéciale pour les toppings, notamment les fruits frais nappés de paillettes au chocolat. Tamara Yogurt, 96 rue Ben Yehuda, à l’angle de la rue Gordon, tél. : +972 3 523 4449. Et pour conclure ce parcours d’emplettes, allez au centre commercial Dizengoff Center, réputé pour ses magasins, mais surtout, pour avoir été la première tour d’habitation de Tel-Aviv. Montez au 3e étage, chez Bubima. Véritable mine d’or pour trouver des jouets en bois, la boutique en est emplie du sol au plafond. Un conseil, jetez votre dévolu sur le théâtre de Guignol, les jeux de société Kapla ou Cuboro, rares à trouver en France.

Bubima, Dizengoff Center, tél. : +972 77 961 6083.

Tel-Aviv, qui signifie « colline du printemps », a officiellement vu le jour le 11 avril 1909. La population juive était anciennement concentrée dans la ville palestinienne Jaffa. Les prémices de la naissance d’une ville juive se font sentir dès 1887. Ainsi, Neve Tsedek, « oasis de justice », est la première bourgade juive édifiée en dehors des murailles de Jaffa. En 1906, un petit groupe d’habitants fonde la Société des bâtisseurs de maisons, Agoudat Boné Batim. Ils ont pour ambition de créer la première cité hébraïque moderne en terre promise. En 1909, au nord-est de Jaffa, sur un terrain de dunes de sable au bord de l’eau, appelé Kerem Djebali (les « vignes de Djebali »), les 60 membres de la société se répartissent ce terrain en lots. La construction de Tel-Aviv peut commencer. Depuis 1950, Tel-Aviv et Jaffa ne font plus qu’une. Fruit de multiples mouvements migratoires, la ville, qui s’est agrandie très rapidement, a été pensée et imaginée de façons multiples. L’architecture y est donc plurielle. Néanmoins, avec ses 4 000 édifices Bauhaus recensés, le style international de l’école allemande de Walter Gropius domine.

WHITE CITY Ce quartier regorge d’architecture Bauhaus, notamment sur l’avenue Rothschild, l’équivalent de notre avenue Montaigne à Paris. Les immeubles Bauhaus sont aisément reconnaissables par leurs formes abstraites et géométriques. Faites un arrêt chez Max Brenner, où une usine de chocolat a été reconstituée. Régalez-vous avec la fondue familiale ! Max Brenner, 45 avenue Rothschild, tél. : +972 3 560 4570, www.maxbrenner.com

Le long de l’avenue Rothschild, des kiosques ont été aménagés pour des pauses gourmandes : jus de fruits frais (en automne, le must, c’est le jus de grenade !), sushis

ou tout simplement café. Parmi eux, Carousella est certainement le concept store le plus chic de la ville. La partie centrale est réservée aux objets tels que les jouets de Melissa & Doug, les livres Djeco, les doudous d’Anne-Claire Petit et les peluches à colorier de la créatrice israélienne Manuella. L’espace est divisé en quatre chambres, deux pour filles et deux pour garçons. Celles-ci laissent place à la décoration, l’ameublement made in Israël avec Carousella, la marque éponyme et les

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Ci-contre, concept store Carousella. À droite de haut en bas, café Nina dans le quartier de Neve Tsedek et salon de coiffure Poni Shop.

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papiers peints de Malabar. Carousella, 27 avenue Rothschild, tél. : +972 3 560 3750. NEVE TSEDEK Avec ses anciennes ruelles sinueuses, Neve Tsedek est le plus vieux et le plus joli quartier de la ville. Il y flotte un petit quelque chose de Bohème. Entre deux adresses shopping, faites un arrêt au café Nina, vous y croiserez tous les intellectuels du quartier. Dégustez une salade fraîche ou un sandwich. Installez-vous sur la terrasse pour humer l’ambiance. Café Nina, 29 rue Shabazi, www.ninacafehotel.com Laura et Doron Levitas, les propriétaires de Burch and Daughters, ont imaginé une ligne de vêtements pour les 0-3 ans tout en douceur, et des costumes pour s’amuser et se déguiser. Toutes les pièces de leur collection sont créées dans l’atelier qui jouxte la boutique. Burch and Daughters, 4 Kol Israel Haverim, tél. : +972 3 510 2120.

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La boutique Alice nous emmène aux pays des merveilles. La poésie des jouets en bois et des dînettes à l’ancienne nous enchante. Dans ce bric-à-brac chic où tout est juxtaposé, c’est le plaisir de fouiller qui l’emporte. Pour les mordus, les Barbapapa sont présents sous toutes leurs formes. Au fond, derrière la caisse, se trouve un coin avec petits soldats et animaux pour la ferme, où chacun pourra ainsi construire son propre univers. Alice, 25 rue Shabazzi, tél. : +972 3 516 7425. Babette est une boutique à la française, avec de vieilles armoires et des commodes en bois pour présentoir. Bonpoint et Petit Bateau sont présents, mais aussi les créations hollandaises de Oilily, bien plus bohèmes. Au fond, un coin déco tout en bois. Babette, 31 rue Shabazzi, tél. : +972 3 510 0534. YAFFO Sur les hauteurs de Tel-Aviv, Yaffo offre une vue impressionnante sur le reste de la cité. On se perd dans les ruelles pittoresques

pour humer le calme, denrée rare dans la ville blanche. Le marché aux puces est incontournable. Celui autour de la vieille horloge est consacré aux jeux et livres pour enfants. Mais nous vous conseillons plutôt celui de la rue Yefet et du boulevard Jérusalem, plus organisé, qui reste ouvert du dimanche au vendredi de 10 h à la fin de journée. Dans de grands hangars, où chacune des échoppes a sa spécialité (antiquités, bijoux ou vêtements), on entre, on discute et l’on croise Robert (De Niro) qui achète des sandales en cuir chez Magafel Hakfar. Ce vieil Israélien, qui fabrique ces sandales depuis des années, a l’habitude de chausser les stars locales lors de tournages. Magafel Hakfar, 8 rue Yefet, face à la tour de Jaffa et à la boulangerie d’Abulafia, tél. : +972 3 681 2312. Unique café du marché, Puah est incroyable. On s’affale sur les sofas ou les poufs à la Marocaine pour siroter un jus de fruits frais.


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Les délices méditerranéens qu’on nous propose sont succulents, il serait dommage de ne pas les goûter. Puah, 3 rue Rabbi Yohanan, marché aux puces de Jaffa, tél. : +972 3 682 3821. CENTRE-VILLE En redescendant vers le centre-ville, faites un stop au marché Carmel. La plupart des habitants viennent y faire leur marché de fruits, légumes et pains du dimanche au jeudi. L’ambiance y est indescriptible, on se sent très vite enivré par la profusion des couleurs, les cris des vendeurs et les effluves des parfums naturels. Marché Carmel, à la jonction des rues Allenby et King George. Et pour finir la journée, pourquoi pas un petit tour chez le coiffeur ? Dans un décor ludique et coloré, Poni Shop est une adresse à retenir. Installés dans des voitures ou devant des ordinateurs, les enfants s’amusent, ils peuvent même faire un peu de shopping dans la boutique, de véritables trésors s’y cachent. Poni a développé une gamme d’accessoires pour cheveux et des tee-shirts à croquer. On se croirait chez Bonton version israélienne, avec en prime les petits prix ! Poni Shop, 25 rue Henrieta Sold, tél. : +972 3 691 5114, www.poni-shop.com AUX ALENTOURS À 30 minutes de Tel-Aviv, vous pourrez visiter un musée éducatif où l’on apprend

aux enfants à se servir de leurs cinq sens de façon assez inattendue : en se glissant dans la peau du personnage principal d’un complot. Musée pour enfants Holon, 1 Mifratz Schlomo, parc Peres, Holon, tél. : +972 1599 585858. www.childrensmuseum.org.il Ouvert du dimanche au jeudi de 9 h à 21 h et les samedis et jours fériés de 10 h à 21 h. Le zoo de Tel-Aviv est très Face à la mer, le fameux hôtel Dan et sa façade multicolore. agréable et surprenant Ci-dessous, buildings de Tel-Aviv. puisqu’il est en pleine ville. Mais si vous avez un peu de temps, le zoo biblique de Jérusalem, à seulement une heure de route de là, est bien plus impressionnant. Lacs, chutes d’eau et beaucoup d’espèces en voie de disparition forment le décor de cette merveille. Zoo biblique, POB 898, Jérusalem, www.jerusalemzoo.org.il / Ouvert du dimanche au jeudi de 9 h à 17 h. Y ALLER Vols quotidiens de Paris sur la compagnie El Al. Pas de vol le vendredi soir ni le samedi en raison du Shabbat (jour de repos dans la religion juive). En Israël, le week-end est en effet décalé du vendredi matin au samedi soir. Néanmoins, des vols sont proposés sur Air France le vendredi et le samedi. Y DORMIR L’hôtel Dan, connu pour sa façade colorée face à la mer, est le spot coup de cœur pour dormir à Tel-Aviv. Une piscine est réservée pour les enfants. Chacun reçoit à son arrivée un cadeau surprise. Le club DanyLand de l’hôtel permet de se divertir entre compétitions sportives, jeux et loisirs créatifs, pendant chacune des

vacances scolaires. Hôtel Dan Tel-Aviv, 99 rue HaYarkon, tél. : +972 3 520 2552, www.danhotels.com Un peu plus en retrait, à 15 km de Tel-Aviv, dans la Marina d’Herzliya, Robert De Niro s’est associé à la célèbre chaîne de restaurants asiatiques Nobu pour ouvrir un hôtel de luxe. Un projet pharamineux qui devrait voir le jour vers l’été 2010. Au programme, 225 chambres, dont 12 penthouses et 9 duplex, une piscine avec des cabanes privatives, un spa et un restaurant Nobu, bien sûr. Le tout sera stylisé à la japonaise, comme dans des ryokans traditionnels. Dès l’été prochain, il vous faudra donc passer par la Marina d’Herzliya pour croiser les VIP venus se reposer sur la côte ouest d’Israël. Hôtel Nobu, Marina d’Herzliya, à venir en 2010. EVANE HAZIZA-BONNAMOUR / PHOTO ALEXANDRE CIOLEK, GAL DEREN √ Refer to page 232 for the English translation

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Louise, Prune et ThÊa portent des pièces en cuir, jean et lapin issues du vestiaire Little Cerise. Ballerines, Repetto. Chaussures, Start-Rite.


éditomode MilK pour Little Cerise

Rentrée 09. MilK interprète à sa manière la toute nouvelle collection pour enfants du Temps des Cerises : Little Cerise. Jeans et blousons de cuir nous plongent dans une ambiance fifties. Des silhouettes à l’allure rockabilly, entre les Stray Cats et Eddy Cochrane. Sous le cuir noir se glisse la patte MilK : des blouses blanches vintage, nuages de lait et d’enfance qui viennent adoucir les looks de nos dures à cuir. Photo : Karel Balas / Style : Isis-Colombe Combréas / Mise en beauté : Bruno le Roux


Lilas porte un sous-pull en jersey de coton, Petit Bateau. Une robe en mousseline de coton, Les Petites… filles. Des collants, DD. Un serre-tête, Vanessa Deutsch.

too much too young Photo : Romain Sellier / Style : Vanessa Deutsch

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Lancelot porte une veste, Armani Teen. Un gilet sans manches, Baby Dior. Une chemise à carreaux, Joe Black. Une cravate, Vicomte Arthur. Un pantalon, Dino e Lucia. Sac en cuir, Miniséri. Lunettes, Cutler and Gross.

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Lilas porte une veste en jersey de coton, Baby Dior. Une chemise à carreaux, Jean-Michel Broc. Une cravate, Vicomte Arthur. Des lunettes, Cutler and Gross. Une jupe en soie rebrodée de sequins, Lili Gaufrette.

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Lancelot porte un manteau en tartan, Max & Lola. Un tee-shirt rayé, Agnès b. Un gilet sans manches, Dino e Lucia. Un jean, Finger in the Nose. Un foulard en soie rouge, Hackett. Une broche, 5 octobre. Un bracelet, H & M. Un chapeau melon, perso.

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Lilas porte une veste en lapin, Gérard Darel. Une blouse imprimée, Muchacha. Un jean, IKKS. Une ceinture, Essentiel Girls. Un serre-tête, Vanessa Deutsch. Lancelot porte un perfecto en cuir noir, Junior Gaultier. Un polo en jersey de coton rayé, Bellerose Kids. Un jean, Finger in the Nose. Une ceinture, Fifi la Ferraille.

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Sasha porte une veste en cuir et à bords côtes, Essentiel Girls. Une chemise, Bellerose Kids. Un foulard en soie rouge, Hackett. Un jean, Finger in the Nose.

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Lilas porte une veste en cuir, DKNY. Une chemise à carreaux, Bellerose Kids. Un tee-shirt en jersey de coton, Petit Bateau. Un jupon en tulle rose, H & M. Une ceinture, Fifi la Ferraille. Des mitaines, H&M. Des lunettes, perso. Un bibi, Vanessa Deutsch. Un collier chaîne, Servane Gaxotte.

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Lancelot porte un blouson en cuir, Marithé et François Girbaud. Un sous-pull, Wafflish Waffle. Un jean, Finger in the Nose. Une ceinture, Fifi la Ferraille. Des lunettes de soleil Wayfarer, Ray-Ban. Sacha porte un blouson en cuir, Finger in the Nose. Un tee-shirt, Hartford. Un jean, Levi’s. Un foulard rouge à pois blancs, Hackett. Des lunettes, Cutler and Gross. 154 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


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Lilas porte une veste en fausse fourrure léopard, Lili Gaufrette. Un sous-pull en jersey de coton, Petit Bateau. Un jean, Gérard Darel. Une ceinture, Fifi la Ferraille.

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Sasha porte une veste en velours milleraies, Hackett. Un col roulé, Wafflish Waffle. Une culotte courte, Muchacha. Des chaussettes, DD. Des chaussures en cuir verni, Aster. Des lunettes, Cutler and Gross.

Assistante photographe : Jeanne Gérard Assistante style : Julie Peiffer Mise en beauté : Céline Exbrayat Un grand merci à Lilas et Lancelot.

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vie de famille

abc Photo : Nichole Rees / Style : Bruno le Roux

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vie de famille

De gauche à droite : Myles porte une veste en maille, un polo et un jogging, le tout, Polo Ralph Lauren. Des baskets, Converse. Keni porte un teddy en cuir et un sweet-shirt à capuche, le tout, Chevignon. Un jean, Finger in the Nose. Des baskets, Converse. Aidan porte un sweat-shirt à capuche et un jean, le tout, Serge Blanco Enfant. Des bretelles vintage, Kiliwatch. Imani porte une casquette à chevrons, Ralph Lauren. Un tee-shirt à manches longues, D & G Junior. Un blouson en cuir, un gilet sans manches et un pantalon pied-de-poule, le tout, Dino e Lucia. Des chaussettes, Burlington. Des baskets dorées, Buffalo. Des lunettes de soleil, Victoria Couture. Sena porte une veste en lapin, Gérard Darel. Un sweat-shirt rayé, Wowo. Un short sarouel écossais, KZA. Des chaussettes, Gallo. Des boots en cuir, Pom d’Api.

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Imani porte un pull en jacquard, un teddy, un jean et une ceinture, le tout, Tommy Hilfiger. Des lunettes, Wayfarer de Ray Ban. Sena porte un béret à paillettes, Rykiel Enfant. Un tee-shirt rayé à manches longues, Levi’s. Une doudoune sans manches, Finger in the Nose. Un kilt, Junior Gaultier. Des collants, Bonpoint.

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vie de famille

Sena porte un bonnet en maille, Hartford. Un pull en maille col V, Serge Blanco Enfant. Un short en prince-de-galles, Wowo. Des chaussettes, DD. Des baskets en cuir, Spring Court. Elle est assise sur un cartable en cuir rouge, MinisĂŠri.

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De gauche à droite : Joshua porte une canadienne, Bonpoint. Un jean, Zef. Des baskets en cuir, Spring Court. Keni porte une chemise ouverte, Tommy Hilfiger. Une chemise fermée, Hartford. Un jogging, D & G Junior. Des baskets vintage, Aigle. Seyi porte un tee-shirt à manches longues, Replay & Sons. Un jean, Imps & Elfs. Des bretelles vintage, Kiliwatch. Des baskets en cuir, Spring Court. Rafi porte un sweat-shirt à capuche, Replay & Sons. Un jogging, Imps & Elfs. Des chaussettes, American Apparel. Des baskets, Converse.


vie de famille

Keni porte une casquette, un pull en maille et un jogging, le tout, Polo Ralph Lauren. Des baskets vintage, Aigle. Selorm porte une chemise à carreaux, Hartford. Un tee-shirt, D & G Junior. Un jean, Imps & Elfs. Des boots, Timberland.

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vie de famille

Myles porte une casquette, Converse. Des lunettes de soleil, Diesel. Un pull à col V, Serge Blanco. Une montre, Replay. Un pantalon à carreaux, Tommy Hilfiger. Sena porte une casquette en cuir vintage, Kiliwatch. Un gilet sans manches, Tommy Hilfiger. Une chemise à carreaux écossais, Hartford. Un jean, Gérard Darel. Des baskets, Converse. Elle tient un cartable en cuir rouge, Miniséri. Imani porte une robe tunique en jersey de coton, D & G Junior. Un jean, Levi’s. Une écharpe rayée, Polo Ralph Lauren. Assistant numérique : Joe@Republik / www.republikagency.com Mise en beauté : Hester@Era Management Un grand merci à tous les enfants : Aidan, Imani, Joshua, Keni, Myles, Rafi, Selorm, Sena et Seyi. Photos réalisées à Londres.

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vie de famille

vio 166 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


Violette porte une chemise en popeline de coton, Sœur. Un perfecto en cuir, Gaultier Junior.

olette

INÈS DE LA FRESSANGE, ICÔNE DE L'ÉLÉGANCE À LA FRANÇAISE, ON CONNAÎT TOUS. MAIS INÈS PHOTOGRAPHE, PAS SÛR. DEVANT L'OBJECTIF, VIOLETTE, SA FILLE, QUI, DU HAUT DE SES 10 ANS, A CHOISI SES PROPRES TENUES. RÉCIT DE NOTRE JOURNÉE AVEC ELLES. Photo : Inès de La Fressange / Style : Violette WWW.MILKMAGAZINE.NET • 167


Violette porte un trench en gabardine de coton, Burberry. Des lunettes de soleil, Agnès b.

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Violette porte une chemise en coton, Sœur. Un pull-débardeur en laine, Marucho. Une jupe en tulle, Lili Gaufrette. Des collants à côtes, April Showers. Des bottes en cuir, Kickers. Une montre Timeless bracelet alligator chocolat, John Isaac Little.

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Violette porte un tee-shirt en jersey de coton sérigraphié, APC Madras. Un gilet en laine, IKKS. Une jupe en molleton sérigraphié, D & G Junior. un chapeau melon en feutrine, Sœur. Des chaussettes, Burlington. Des baskets en cuir, Spring Court. Une montre Timeless bracelet alligator chocolat, John Isaac Little. Un pendentif, perso.

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Violette porte un tee-shirt en jersey de coton sérigraphié, Smiley World. Un gilet et un chapeau en feutrine, le tout, Cacharel. Un pantalon en gabardine de laine écossaise, Tommy Hilfiger. Des ballerines en cuir irisé, D & G Junior. Un bracelet, perso.

« Le chi hic, c, c’est c, ’est ’e st bien, mais j’ai toujours laissé Violette choisir librement ses vêtements. » « Bien ie en sû s r,, r rac ac cont ont n e Inès, quand Violette était petite, je jouais à la poupée. J’adorais l’habiller avec les ravissantes tenues de La Châ C hâ h âtel te elain a e, e Bo onp npo po oint, Violette Janvier, Papillon... Je me souviens même avoir craqué pour un petit pull en cachemire prune de Ste de S llla lll Te T nn nna na n antt : hors de prix, mais quel plaisir ! Je ne l’ai toutefois jamais empêchée de choisir ses vêtements et de porter dess te enue n ess qui n’é n éttaient pas toujours tout à fait dans les normes du bon goût établi. Violette a donc porté toute son enfance des vraies vra vraies ies ch c aus aussur sur ress de danseuse de flamenco, rouges avec des rubans autour des chevilles, qu’elle adorait et avait choisi dans un mag m agasi siin sspéc pé péc éc é cial ial alisé a isé. Et elle a aussi porté pas mal de robes roses « de princesse, qui tournent ». Elle était ravie de ses choix et je suis sûr sui ûre û re que que c’es qu ’ stt cette ’e c liberté, ce plaisir de jouer avec les vêtements et de se composer des tenues sans contraintes qui lui ont fina nal alem eme mentt don me on nné né un un vrai sens de la mode. Et il est toujours bien assez tôt pour intégrer les codes et les normes du bon goût ! »

« Je J n’a ai ri rie rien en nd d’une fashion victime, Violette est beaucoup plus pointue que moi. » « Cont ontrai rai r ra aiirem rem em e men ent ntt à ce que l’on pourrait penser, Violette ne tient pas de moi son goût pour la mode mais plutôt de sa grand-mère mat m a e ern rn nell lle. e. Moi, Moi o , je porte toujours le même type de vêtements : marinières, chemises d’homme, jeans, mocassins Tod’s... De vr vra rais is cla is c sssi ssique qu s ver er rs lesquels je reviens toujours. » Nous nous tournons ensuite vers Violette, qui est très occupée à expliquer ce q e qu qu’ ell llle le v veut eu eut ut à la a coi coiffeuse : « un chignon comme quand je prends mon bain », car surtout, précise-t-elle, elle ne veut pas de coiffur fure ure tro rop « bie rop ien en éle le evée ». Le temps d’une pause, Inès me raconte la rencontre de Violette avec Monsieur Yves Saint-Laurent, q lqu que qu q ues es sem emain main aines ne ess avant sa mort. « C’était très émouvant, car il a pris sa main dans la sienne et lui a dit qu’il était sûr qu’elle réu éussi ssi ss ssi sirai rait da rai rait ans n la am mode. C’est un beau parrainage, non ? »

« Mo M na ac ctr tric ice préférée, c’est Audrey Hepburn » ice « Et j’ad j’ad adore ad o au or ore aussi ussi s i sson film, Breakfast at Tiffany’s », enchaîne Violette qui, du coup, avec l’aide de Mélanie, la styliste du MilK, K se con oncoc o oc o cte un dél délicie ici cie eux look inspiré de l’actrice. Imper beige cintré, petite robe noire et lunettes de soleil noires : un mini-clone d’A Audr udrey d ey déb d arque arq r ue ue devant l’objectif ! Des choix très chics donc, mais Violette partage également les goûts des filles de son âge : ell e a ell ador do dor ore Hann n ah ah Montana, Hello Kitty et les Jonas Brothers qu’elle a vus en concert au Zénith avec sa cousine.

«T Tu u veu eux qu que e je te dessine quoi ? » Au cou Au cours ours o rs de de la la jou ou o urnée, r je découvre une Inès très pro, aux choix réfléchis. Elle organise l’ordre des prises de vue en un tour de main, mai in, n pho h tograp tog ograp ph hie et dirige les poses de sa fille avec efficacité, s’occupe de l’editing des images, intervient dans le choix des vêt êtteme eme ment ntss ttoutt en n restant à l’écoute des désirs de Violette. Et tout cela, elle le fait avec une gentillesse et une bonne humeur ina in n ltérab na lté térab té r les ra les. Elle les. llle sse plie également de bonne grâce aux demandes de photos et d’autographes (car, même dans un studio photo, e er ell rest es e une est une sta star) r)), et dessine plein de croquis pour faire rire de petits enfants qui patientent pour un casting. •

MATHILDE BULTEAU √ Refer to page 228 for the English translation.

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Violette porte un tee-shirt en jersey de coton, Agnès b. Un gilet en fausse fourrure, Les Petites... filles. Un short en denim, IKKS. Un collant en lurex, Bonpoint. Des manchettes en laine, April Showers. Des bottines à franges, Minnetonka.

Violette porte une chemise en popeline de coton, Soeur. Un perfecto en cuir, Gaultier Junior. Un pantalon en velours lisse, D&G Junior. Une montre, bracelet alligator, John Isaac Little. Pendentif, perso. 172 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


Violette porte un tee-shirt en jersey de coton sérigraphié, DKNY. Une veste en drap de laine, Ralph Lauren. Un pantalon slim, IKKS. Des baskets en cuir, Spring Court. Assistant photographe : Brice Debray Assistante style : Mélanie Hoepffner Mise en beauté : Yacine Diallo@artlist Un grand merci à Imagin’ pour la régie numérique.

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Selma porte une chemise en denim, Hartford. Une veste en denim sans manches, Acquaverde. Une jupe en denim, D & G Junior. Des collants en coton, DD. Des boots en cuir retourné, Pom d’Api.

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ferrailleurs Photo : Thomas Vassort / Style : Julie Vianey

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Hyppolite porte une chemise en coton, JoeZephine. Un pull camionneur en laine et coton, Bellerose Kids. Une veste en denim, Guess. Un jean tie and die en denim, IKKS.

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Sacha porte une chemise unie en coton et une chemise en coton imprimé, le tout, Joe Black. Une veste en denim, Imps & Elfs. Un jean en denim, Seize. Des desert boots en cuir retourné, Pom d’Api.

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Sacha porte un tee-shirt en coton, Joe Black. Une chemise en coton rayé, Pepe Jeans. Un pantalon en toile style treillis, Napapijri. Des boots en cuir retourné, Timberland. Selma porte une chemise en coton imprimé, Hartford. Une salopette en denim, Levi’s. Des bottines en cuir argenté, Pom d’Api. Hyppolite porte une chemise en coton imprimé, Polo Ralph Lauren. Une chemise en denim, IKKS. Un jean en denim, Finger in the Nose. Des bottes en cuir, Zadig & Voltaire. Un bonnet en laine, Catimini. Le patron de la casse porte un tee-shirt en coton, une veste et un jean en denim, le tout, Lee. Des sneakers en cuir, Nike.

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Sacha porte une chemise en coton imprimé, Hartford. Une veste en denim, Joe Black. Un jean brut en denim, Finger in the Nose.

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Sacha porte une chemise en denim, Hartford. Un jean en denim, Diesel. Une ceinture en cuir, Ralph Lauren. Une écharpe en laine, Kiabi. Des boots en cuir, Doc Martens. Hyppolite porte une surchemise en coton et un jean en denim, le tout, Zadig & Voltaire. Des boots en cuir, Timberland. Selma porte un tee-shirt en coton, Idol. Une surchemise en coton imprimé, Bellerose Kids. Une jupe salopette en denim, Levi’s. Des collants en coton, DD. Des derbies montantes en cuir, Repetto.

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Assistant lumière : Alexandre Assistant numérique : Nicolas Mise en beauté : Stéphanie Farouze Un grand merci à Hannéne.

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vie de famille

Clara porte une veste à double boutonnage en drap de laine bleu marine gansée de rouge, 135 €, une jupe en velours milleraies à imprimé japonisant, 70 €, et des collants rouges, 30 €, le tout, Cacharel.


Communiqué

vie de famille

Clara porte un pull à col roulé en maille lavande, 60 €, une robe chasuble en velours côtelé aubergine, 105 €, une écharpe rayée en maille rachel et à pompons, 55 €, le tout, Cacharel. Collants fins, DD. Ballerines, Repetto. Charlotte porte une robe-pull en maille rayée rose et taupe et jacquard arbre, 130 €, et des collants rouges, 30 €, le tout, Cacharel. Ballerines, Repetto.


vie de famille

Sacha porte un pull à col roulé en maille écrue, 60 €, et un pantalon en drap de laine bleu marine et bouton rouge, 87 €, le tout, Cacharel. Chaussettes bleu pétrole à côtes, DD. Derbies, Pom d’Api. Charlotte porte un manteau à double boutonnage en cachemire et laine rouge, 245 €, et des collants bleu marine à pois rouges, 30 €, le tout, Cacharel. Ballerines, Repetto.


Charlotte porte une robe noire en velours dévoré à pois, 235 €, Cacharel. Collants, DD. Babies, Repetto.

Communiqué

vie de famille

Photo : Karel Balas Style : Hélène Lahalle Set design : Clémentine Henrion Assistante photo : Claire Israel Mise en beauté : Bruno le Roux Merci à Imag’in et à Jackrite pour la régie numérique / www.imagin-productions.com Ballons Helium Eternal by Clémentine Henrion / www.clementinehenrion.com


fil rouge

Photo : Delphine Chanet / Style : Elissa Cannelle Castelbou / Set design : Sophie Glasser

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vie de famille

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Luz porte un pull gris à losanges marines et roses, Il Gufo. Des collants en laine multicolore, Kicokids. Un chapeau en feutre, Le Printemps. Un short vintage. Des tennis orange, Acné. Adrien porte un chapeau aviateur en cuir, Caramel Baby & Child c/o Little Fashion Gallery. Un pull en maille safran et gris, Kicokids c/o Little Fashion Gallery. Un collant rouge et bleu, Imps & Elfs. Des tennis montantes grises, Mod’8.

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Adrien porte un col roulĂŠ rouge en jersey de coton, Bellerose Kids. Un pantalon en laine pied-de-poule rouge, Baby Dior. Des chaussettes rouges, DD.

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Luz porte un pull à volants en laine rouge et rose, Simonetta. Une cagoule en laine taupe, Gallo.

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Adrien porte une écharpe multicolore à carreaux, Hackett. Un col roulé orange en jersey de coton, Marucho. Un bermuda en velours milleraies, Benetton. Un collant en laine, DD. Des derbies en daim chocolat, Start-Rite. Luz porte une robe en laine bicolore gris et orange, Caramel Baby & Child c/o Little Fashion Gallery. Des collants en laine orange, DD. Des tennis en cuir orange, Acné. Un serre-tête, Paule Ka.


Luz porte un gilet blanc et doré en grosse maille, I Pinco Pallino. Des collants en voile jaune, American Apparel. Des ballerines en cuir noir à nœuds en gros grain noir, Chie Mihara.

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Luz porte un manteau en coton enduit rouge, Jean-Michel Broc. Un badge lettre en plastique jaune, Marucho. Adrien porte un costume vintage de Max et les Maximonstres .

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vie de famille

Luz porte un manteau rouge en drap de laine, Kenzo Kids. Un caleรงon rouge, Bakker Made with Love. Des desert boots vernies, Jacadi. Chien en bois, Yoshitomo Nara pour Vilac c/o Little Fashion Gallery. 198 โ€ข WWW.MILKMAGAZINE.NET


Luz porte une robe-pull bleue boutonnée, Monamici. Une jupe multicolore à carreaux, Caramel Baby & Child c/o Little Fashion Gallery. Des collants, DD. Des ballerines à nœuds en cuir, l’un bleu et l’autre rouge, Camper. Adrien porte un pull bleu, I Pinco Pallino. Une chemise en coton liberty, Bellerose Kids. Un pantalon en coton orange, Max & Lola. Des derbies chocolat, Start-Rite.

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Assistants photographe : Morgane Pouliquen et Takeshi Osato Assistante style : Nathalie Jean Assistants set design : Joffray Simon et Charlotte Hugues Mise en beauté : Bruno le Roux Un grand merci à Luz et Adrien.

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Malou porte un sous-pull, Bakker Made with Love. Un cardigan en maille à col volanté, Benetton. Une ceinture, Guerrisol. Une écharpe en maille safran, Bonpoint. Un sarouel en jersey de coton, Les Petites... filles. Des chaussures en cuir, Spring Court.

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vie de famille

Photo : Aude Sirvain / Style : Hélène Lahalle

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Suzanne porte un gilet en maille, D & G Junior. Une jupe et des collants, le tout, Escada. Des bottines, Minnetonka. Set de table Lotus en feutre, Muskhane.

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Chloé porte un col roulé et une veste en cuir, le tout, Essentiel Girls. Un short en tweed gris rehaussé d’un ruban de gros grain rose, Cacharel. Des collants rose fané, Caramel Baby & Child. Des bottines en daim, Minnetonka.

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De gauche à droite : Marius porte une marinière, Petit Bateau. Un gilet sans manches, Kookaï. Une ceinture en cuir tressé, Zef. Des collants verts, Imps & Elfs. Des chaussettes, Jacadi. Des bottines en daim, Okaïdi. Sabaï porte un cardigan en maille, Polo Ralph Lauren. Un gilet sans manches en velours, Holly’s. Une ceinture en cuir tressé, Zef. Un caleçon long, Kids Ink. Des desert boots, Pom d’Api. Un sac en laine feutrée, Les Petites Emplettes. Luna porte un pull en jacquard, Ralph Lauren. Une jupe en cuir, Dino e Lucia. Des collants, DD. Des guêtres en maille, Guerrisol. Des mocassins rebrodés de perles, Minnetonka. Un sac, Louis Louise.

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vie de famille

De gauche à droite et de haut en bas : Luna porte un pull en jacquard, Ralph Lauren. Une jupe en cuir, Dino e Lucia. Des collants, DD. Des guêtres en maille, Guerrisol. Des mocassins rebrodés de perles, Minnetonka. Un sac, Louis Louise. Mario porte un cardigan en maille beige et un gilet sans manches, le tout, Hartford. Un jogging marron glacé, Okaïdi. Des chaussettes, DD. Des bottines à franges, Pom d’Api. Kerian porte une chemise, Hartford. Un gilet sans manches, Okaïdi. Une ceinture, Cacharel. Un jean, Baby Dior. Des bottes, Kickers. Un chapeau en feutre rebrodé de plumes, Guerrisol. Eloan porte une chemise à carreaux vichy rouge et blanc, Baby Dior. Un gilet sans manches, IKKS. Un pantalon bleu électrique, Imps & Elfs. Des desert boots Colorado, Start-Rite. Un chapeau en feutre rebrodé de plumes, Guerrisol. Chloé porte une robe en maille grise, Simonetta. Une blouse en plumetis de coton kaki, Gérard Darel. Des collants jaune acide, April Showers. Des bottines en daim, Minnetonka. WWW.MILKMAGAZINE.NET • 207


vie de famille

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vie de famille

De gauche à droite : Eloan porte un tee-shirt et un gilet sans manches, le tout, Bellerose Kids. Malou porte un sous-pull, Bakker Made with Love. Un cardigan en maille à col volanté, Benetton. Une ceinture, Guerrisol. Une écharpe en maille safran, Bonpoint. Un sarouel en jersey de coton, Les Petites... filles. Suzanne porte un pull en jacquard, Ralph Lauren. Une jupe en cuir mordoré, Escada. Des collants marron chiné de lurex doré, Caramel Baby & Child. Une ombrelle en papier, Djeco.

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vie de famille

Luna porte un pull en jacquard, Ralph Lauren. Une jupe en cuir, Dino e Lucia. Des collants, DD. Des guêtres en maille, Guerrisol. Des mocassins rebrodés de perles, Minnetonka. Un sac, Louis Louise.

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vie de famille

De gauche à droite : Sabaï porte un cardigan en maille, Polo Ralph Lauren. Un gilet sans manches en velours, Holly’s. Un caleçon long, Kids Ink. Des desert boots, Pom d’Api. Il joue avec des balles et des champignons en feutre, Mushkane. Marius porte une marinière, Petit Bateau. Un gilet sans manches en bouclette, Kookaï. Une ceinture en cuir tressé, Zef. Des collants verts, Imps & Elfs. Des chaussettes, Jacadi. Des bottines en daim, Okaïdi.

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vie de famille

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vie de famille

Chloé porte une robe en maille grise, Simonetta. Une blouse en plumetis de coton kaki, Gérard Darel. Des collants jaune acide, April Showers. Des bottines en daim, Minnetonka. Des moufles, Marucho. Luna porte un pull en jacquard, Ralph Lauren. Une jupe en cuir, Dino e Lucia. Des collants, DD. Des guêtres en maille, Guerrisol. Des mocassins rebrodés de perles, Minnetonka. Un sac, Louis Louise. Malou porte un sous-pull, Bakker Made with Love. Un cardigan en maille à col volanté, Benetton. Une ceinture, Guerrisol. Une écharpe en maille safran, Bonpoint. Un sarouel en jersey de coton, Les Petites... filles. Des chaussures en cuir, Spring Court.

Assistants photographe : Maud Le Borgne et Guillaume Ohl Mobiles suspendus dans les arbres : Sophie Sagaert Photos réalisées au Parcabout Chien Noir de l’Île de Groix www.parcabout.fr Un grand merci à toute l’équipe du parc et à tous les enfants.

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Guide milk

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ILLUSTRATION GWENDAL LE SCOUL

SOMMAIRE p 216-217 Balade dans le Grand est parisien p 218-219 S.O.S. rentrée p 220-221 Des sports pas comme les autres p 222-223 Récréations littéraires p 224-225 Sorties fun : expos, ateliers p 226-227 De salle obscure en scène p 228- 236 Cahier anglais p 237 Événements p 238 Adresses p 240 Final


guide milk balade L’EMBELLIE LE DRAGON SAVANT 36-42, rue de la Villette, 01 42 45 75 30 Cette librairie, véritable institution, existe depuis 18 ans. Vous y trouverez une sélection pointue de livres pour les plus petits et les ados, des jeux, des jouets… Si vous cherchez des jouets en plastique produits en série, vous vous trompez d’endroit ! Bien sûr, animations et dédicaces d'ouvrages sont de la partie.

14, rue de la Villette, 01 42 01 42 89 Vous cherchez un cadeau rigolo pour un goûter d'anniversaire ou un dîner ? Cette adresse est faite pour vous : toises Pâ Design, porte-clés Space Invaders, bijoux et vaisselle Anne Black, vaisselle Pied-de-poule… L’éclectisme est roi !

LA LIBRAIRIE PHOTOGRAPHIQUE 17, rue de la Villette, 01 48 07 80 90 Marc Pussemier, ancien agent d’Helmut Newton, a concocté une sélection de livres de photos qui ravira novices et passionnés. Monographies, catalogues d’exposition, ouvrages plus techniques… difficile de repartir les mains vides. Toutes les six semaines, le travail d’un photographe est présenté.

ZOÉ BOUILLON 66, rue Rébéval, 01 72 63 60 70 Mange ta soupe, ça fait grandir ! Ici, elles sont tellement bonnes que vos enfants en redemanderont (cresson au citron, tomate à l’orange…). Zoé vous régalera aussi avec ses cakes, salades inventives et desserts à tomber. Et, petit plus qui a son charme, la vitrine est habitée par de jolies Barbies un brin décalées !

LE FAITOUT 23, avenue Simon Bolivar, 01 42 08 07 09 Au menu de ce restaurant, situé à deux pas des Buttes-Chaumont, de grandes salades, des planches de charcuterie ou de fromage, et le must, un riz au lait sur lit de caramel à la fleur de sel. Et pour les enfants, des plats de grands, comme des lasagnes. Des livres et des jeux sont à disposition. Enfants heureux, parents heureux !

LA PETITE MAISON DANS LA VILLETTE 33, rue de la Villette, 06 31 68 89 80 Bienvenue au paradis de la couture, du tricot, de la déco et des vêtements trop beaux, où vous trouverez entre autres : une laine japonaise Noro, du cachemire Debbie Bliss, des tissus Lecien ou encore des accessoires Lalé, Green Gate… Et en plus, vous pouvez même prendre des cours de couture.

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PARC DE BELLEVILLE 43, rue des Couronnes Primo, la vue y est incroyable, on ne se lasse pas de prendre un peu de hauteur pour admirer notre belle capitale. Deuxio, La Maison de l’air, structure d’éducation à l’environnement située à l’entrée du parc, mérite une visite. Terzio, si vous avez des enfants de 6 ans et plus, ne manquez pas la nouvelle aire de jeu construite en bois à flanc de colline.


POLLEN ET RÉSINE

balade guide milk

6 et 7, rue de la Villette, 01 42 02 31 20 / 01 42 38 38 58, Pollen c'est pour les femmes, Résine c'est pour les hommes. Ces deux perles proposent une sélection pointue et de qualité d'articles de mode et de beauté. Rayon femmes, Sessùn, American Vintage et Polder. Rayon hommes, Fred Perry, Cold Méthode et Mads Norgaard. Un coin bouquins a même été installé pour que les enfants ne s’ennuient pas pendant l’essayage des parents. Bonne idée !

LE PARC DES BUTTES-CHAUMONT Rue de Botzaris et rue de Crimée Ce parc vallonné, créé pour l’Exposition universelle de 1867, est le véritable poumon du quartier. Tout est pensé pour un après-midi en famille : de la verdure bien sûr, des manèges, un théâtre pour petits, des ruisseaux, des grottes, des cascades et plein de spots pour grignoter une gaufre ou déguster une glace.

LE PLATEAU À l'angle de la rue des Alouettes et de la rue Carducci, 01 53 19 84 10 www.fracidf-leplateau.com Avec une collection permanente sans cesse enrichie et des expositions régulières, le Plateau a pour vocation de rendre accessible l’art contemporain au plus grand nombre. À noter, Les Petits rendez-vous du samedi, de 14 h 30 à 15 h 30, proposent aux enfants de manipuler appareils photo ou caméras pour découvrir les expositions de façon active et créative.

PATALUNA

Belleville Jourdain

POUR COMMENCER L'ANNÉE EN DOUCEUR, NOUS VOUS CONSEILLONS UN PEU DE LECTURE, UN PEU DE SHOPPING ET BEAUCOUP DE VERDURE. COUREZ VITE VERS L'EST PARISIEN POUR UNE BALADE PARENTSENFANTS. BOBO MAIS PAS TROP.

17, rue de la Villette, 01 42 49 78 06 Ce dépôt-vente possède des allures de vraie belle boutique. Véronique, créatrice du lieu, trie sur le volet les vêtements qu’on lui dépose afin d'offrir le meilleur de la seconde main. Vous pourrez donc y trouver la crème de la crème des marques que l’on adore à prix adoucis. Un coin jeu est prévu pour que les enfants s’amusent pendant que les mamans refont leur garde-robe.

L’ATELIER 2 bis, rue de Jourdain, 01 43 58 00 26

L’ATELIER D’EN FACE, L'ATELIER D'À CÔTÉ

L'ATELIER BEAU TRAVAIL 67, rue de la Mare, 06 76 05 36 13 Quatre créatrices aux doigts de fée partagent cet atelierboutique, et proposent aux mamans et aux enfants sacs, lampes, accessoires, petits bijoux et autres merveilles. Tous les 2-3 mois, le quatuor concocte des expositions sur des illustrateurs, des créateurs étrangers… Du beau boulot !

3, rue Constant-Berthaut, 01 44 62 20 52 Deux rues, trois librairies : l’Atelier pour les accros de littérature en tout genre, l’Atelier d'en face pour les enfants, et enfin, l’Atelier d’à côté pour les amateurs de beaux livres, ouvrages de cuisine ou guides de voyage. Il n’y a plus qu'à choisir !

MARIE MERSIER / ILLUSTRATION GWENDAL LE SCOUL

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guide milk s.o.s. rentrée

ON S'OCCUPE DE VOS ENVIES COUP DE CŒUR Côté cuisine Alain Ducasse a ouvert à Paris une école de cuisine, véritable « concentré d'expériences et de savoir-faire, adapté aux envies de chacun ». Ce lieu unique, signé par Pierre-Yves Rochon, a été pensé comme une maison : des espaces élégants et chaleureux, qui invitent à la convivialité. L'école propose une gamme de cours variés : cuisine de tradition, haute cuisine, pâtisserie… Pas moins de dix thèmes aux nombreuses options sont proposés. Les chefs sensibilisent vos enfants au goût, vous dévoilent les techniques des experts et rappellent la notion d'équilibre d'alimentaire ou encore comment choisir le bon produit. École de cuisine Alain Ducasse, 64, rue du Ranelagh, 75016 Paris, 01 44 90 91 00, www.ecolecuisine-alainducasse.com

Le shopping Bärbel Sill a travaillé plusieurs années comme styliste et rédactrice mode-beauté. Maman de Marlon depuis un an, elle se passionne pour la mode enfantine et crée Babyblissing, un service de shopping personnalisé pour les 0-3 ans. Selon le service choisi, Bärbel trouve une garde-robe complète, une tenue, une pièce unique ou des cosmétiques adaptés à l'âge de l'enfant. Elle peut aussi accompagner les parents dans une des métropoles proposées afin d'acheter tout ce dont le petit a besoin, conseils persos en plus. Pour votre enfant ou pour un cadeau, ne vous cassez plus la tête. Bärbel Sill, 173-175 rue du Faubourg Poissonnière, 75009 Paris, 06 03 81 91 85, www.babyblissing.com Le mobilier Audrey et Marie aiment chiner, retravailler les vieux meubles, rechercher des couleurs. Elles ont commencé à accumuler un bon nombre de pièces, réunies dans une expo vente, avant de créer l'atelier Bulle en 2005. Désormais seule à l'atelier-boutique, Marie propose des meubles relookés ou à l'état brut. Mais surtout, en fonction des disponibilités, elle peut rénover vos meubles. Vous n'avez jamais pris (eu) le temps de retaper cette trouvaille de brocante ou la commode de votre arrière-grand-mère qui traîne dans le garage ? Confiez-les à Marie. Atelier-boutique Bulle, 8-10, passage Bullourde, 75011 Paris, 01 58 30 96 37, http://bullelesite.free.fr La déco C'est la rentrée, les enfants grandissent et une légère envie de renouveau dans votre intérieur se fait sentir. Vous avez bien deux ou trois idées, mais pas le temps de vous pencher sérieusement sur la nouvelle chambre du petit ? Amélie Buvat, maman et architecte d'intérieur, s'en fera une joie. En collaboration avec la société Des idées pour maman, elle propose le coaching déco. Le principe : elle vous confectionne une planche d'ambiance (tendances, photos, couleurs, matières…), un plan d'aménagement, un budget et une shopping liste détaillés. Ensuite, si vous le souhaitez, vous pourrez lui confier la réalisation. Coaching déco sur www.desideespourmaman.com

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Les anniversaires Stanley est comédien et a travaillé pour plusieurs agences d'organisation d'événements pour enfants. En mars 2009, il crée sa propre structure, Ça pétille. La première volonté de Stanley est d'offrir aux parents et aux enfants un service de qualité. Qu'ils soient comédiens, clowns, conteurs ou magiciens, les animateurs sont des pros. Les costumes sont faits main par des couturiers, les cup cakes viennent de la pâtisserie Berko, les guirlandes sont en tissu. Le but est de travailler avec l'imaginaire de l'enfant et de construire son propre monde sur un thème pirate, indien ou princesse. L'enfant est roi et vous, tranquille. Ça pétille, Stanley Urzica, 06 62 32 14 14.

ON S'OCCUPE DE TOUT La maison Créée pour simplifier le quotidien de ses clients, la société Eliya recrute et gère pour vous du personnel de maison hautement qualifié. Une fois adhérent, vous disposez d'une carte de services à domicile, identiques à ceux d'un grand hôtel. L'entreprise propose quatre prestations, ponctuelles ou régulières : garde d'enfants, travaux ménagers, chef à domicile et multi-service. Enfin, la conciergerie à domicile se charge du pressing ou de vos travaux de jardinage, entretient votre voiture, commande vos bouquets de fleurs, vous réserve un taxi, et répond à toutes vos demandes. Un bonheur. Eliya, 08 11 620 616, www.eliya.fr Le dîner Resto-in assure la livraison, dans Paris et sa région, de repas préparés par des restaurants parisiens. Au menu : spécialités françaises, japonaises, marocaines, italiennes, américaines… Une quarantaine d'établissements se sont associés à la petite entreprise de Pilar et Clément. Pas envie de cuisiner, plus rien dans le frigo, dîner improvisé, envie de vous faire plaisir ? On passe commande en un coup de fil ou quelques clics sur Internet, et en moins de 45 minutes, le dîner s’invite à la maison. Resto-in, 01 42 88 42 88, www.resto-in.com Le petit déjeuner Ludovic et Roman ont fait leurs études ensemble puis ont lancé leur société en avril 2009. Le concept de Paris Breakfast : livrer le petit déjeuner à domicile dans la capitale. Choisissez croissants, pains au chocolat, baguettes et autres viennoiseries que le livreur récupère chez un artisan boulanger, mais aussi jus d'orange ou de pamplemousse et, en cas de rupture de Nutella à la maison, pas de panique, vous pouvez aussi passer commande. Pour ce faire, il suffit d'appeler la veille avant 22 h ou le jour même dès 6 h. C'est la crise ce matin? On met les enfants devant la télé, on se prépare et on attend tranquillement le petit déj'. Paris Breakfast, www.parisbreakfast.fr

© Soins graphiques

LA RENTRÉE SCOLAIRE LAISSE SOUVENT PLACE AUX « JAMES BOND MUMS » : PRÉPARER LE PETIT-DÉJEUNER, ASSURER SA JOURNÉE DE BOULOT, ALLER CHEZ LE COIFFEUR, RÉCUPÉRER LES ENFANTS À LA GARDERIE, FAIRE LES DEVOIRS, UN PEU DE SPORT, RETROUVER SES COPINES… VOICI QUELQUES SUGGESTIONS POUR VOUS FACILITER LA VIE.


s.o.s. rentrée guide milk

Le quotidien Un assistant perso 24 h/24 et 7 j/7, c'est déjà génial. John Paul est leader des services de conciergerie privée en France depuis 2005 et ne lésine pas sur les moyens. Grâce à un carnet d'adresses exceptionnel, il réalise toutes vos envies. Formé au savoir-faire français et imprégné de la culture anglo-saxonne, John Paul vous garantit qualité et efficacité. S'adaptant à la demande, il lance un service dédié à faciliter la rentrée. Ça tombe bien : achat des fournitures scolaires, recrutement du personnel et du prof de soutien, inscription à la garderie ou aux activités extrascolaires, organisation de vacances… L'étendue des services se limite à votre imagination. John Paul, www.johnpaul.com

ON S'OCCUPE DES ENFANTS La garde flexible Igloon récupère le petit à la sortie de l’école en cas de réunion de dernière minute et s’occupe des frères et sœurs pour une simple envie de retrouver ses copines, de faire une heure de sport ou ses courses tranquille. Apporter un peu de souplesse et de confort aux parents, voilà un concept bien agréable, réservé malheureusement au XIIe arrondissement, car Igloon est une garderie de quartier. Patience, nous espérons voir d’autres bonnes idées comme celle-ci fleurir. Igloon, 122, rue de Picpus, 75012 Paris, 01 43 40 90 24, www.igloon.com Le soutien anglais Après l’école, les mercredis ou samedis, Language connexion propose des ateliers pour apprendre l’anglais en s’amusant : Petit bilingue, Petit chef et Petit créatif. De quatre à douze ans, ces ateliers se déroulent à domicile et durent une heure. Grâce à des professeurs de langue maternelle anglaise ou américaine et des programmes ludiques, on s’éloigne du « Where is Brian ? » et ça, ça n’a pas de prix. Contes et chansons, recettes ou création, à vous de choisir. Language connexion, 43, avenue Ferdinand Buisson, 75016 Paris, 01 72 38 43 45, info@languageconnexion.com

© Jérôme Bryon

Le mode de garde Nounou, baby-sitter, fille au pair, garde partagée et Cie, la garde des enfants est un des grands défis de la rentrée pour les parents. Pour les Parisiens, l’agence agréée du Répertoire de Gaspard gère la recherche à votre place. Le site de Gaspard est un véritable allié : petites annonces triées dans un tableau synthétique, fiches pratiques pour gérer le quotidien et conseils sur l’alimentation ou le sommeil pour la nounou. www.lerepertoiredegaspard.com La garde améliorée Déclic Éveil est une agence de garde d’enfants améliorée. Marie, la créatrice, souhaite en effet apporter aux petits une éducation sincère. Le concept :

les parents et l’enfant choisissent un thème, cuisine par exemple, et un intervenant se rend à votre domicile le jour et l’heure convenus. L'agence propose également des gardes régulières, avec la même intervenante pendant l'année, ou occasionnelles et de dernière minute. En bref, un service sur mesure qui associe mode de garde de qualité et activités ludiques. Alors, les enfants, couture, chinois, confection de bonbons ou cours de coiffure ? Déclic Éveil, www.decliceveil.fr

ON S'OCCUPE DE VOUS Le coiffeur Se rendre dans un salon de coiffure ou un institut de beauté avec un enfant, c'est un concept nouveau en France, et ça se nomme Mum & Babe. Lucie Porcher a eu cette bonne idée en écoutant ses amies qui parlaient de course contre la montre dès lors qu'il s'agissait de se faire chouchouter. Chez Mum & Babe, les parents se détendent grâce à toute une panoplie de soins du visage et du corps, shampoings, coupes et autres brushings. Et pour les enfants (de 0 à 6 ans), le salon a aménagé un espace d'activité où se défouler pour leur plus grand plaisir. Mum & Babe, 3, rue Keller, 75011 Paris, 01 43 38 83 55, www.mumandbabe.fr Le brunch Au Justine, le restaurant du Méridien Montparnasse, c'est Baby Brunch tous les dimanches. Pendant que vous vous délectez d'un savoureux buffet, les enfants s'éclatent avec Annabelle la coccinelle. Encadrés par une équipe de pros, animateurs et maquilleurs en tête, les enfants participent aux animations. Les thèmes se renouvellent chaque mois, pour septembre ça sera Pirates des Caraïbes et le 20, spéciale chasse au trésor. Puis, à venir : le thème fête foraine, Harry Potter, contes des milles et une nuits… Et bien d'autres surprises. Le Méridien Montparnasse, 19, rue du Commandant Mouchotte, 75014 Paris, renseignements et réservation : 01 44 36 44 00, www.restaurant-justine.com Les cours de cuisine Référence dans le milieu de la gastronomie, l'école Ritz Escoffier forme un grand nombre de chefs. Depuis peu, le Ritz propose des cours parents/enfants de trois heures avec la diététicienne Laurence Haurat. Son credo ? Apprendre à cuisiner sainement tout en passant un moment privilégié en famille. Vous préparez deux recettes, puis les dégustez sur place ou les emportez à la maison. Charlotte d'asperges vertes et de chèvre frais, ou moelleux au chocolat, vous en avez l'eau à la bouche, non ? École Ritz Escoffier, Ritz Paris, 15, place Vendôme, 75001 Paris, 01 43 16 30 50, www.ritzparis.com

COUP DE CŒUR Côté déco Marine, surnommée Astuce, aime créer des chambres d'enfants : dessiner, inventer, agencer, rénover, c'est son truc. Elle a eu sa fille Lilou alors qu'elle vivait dans un 35 m2 à Paris, il a donc fallu réorganiser l'espace. Puis, elle a eu envie de calme et de soleil. La famille est alors partie s'installer à Montpellier. Marine travaille actuellement entre les deux villes. Après avoir défini les envies des parents et des enfants (mode de vie, univers, espace, couleurs), Marine se lance dans la conception et/ou la réalisation de votre projet. Un gain de temps et d'espace, du sur-mesure, quelques trouvailles : Dessine-moi ma chambre vous propose un nouveau cadre de vie pour bien démarrer la rentrée. Dessine-moi ma chambre, Marine Leibmann, 0664640046, www.mademoiselleastuce.com

DORIA MANÇON

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guide milk sport

LE SPORT, C’EST LA SANTÉ ! L’HEURE DE LA RENTRÉE APPROCHE, C’EST LE MOMENT DE CHOISIR PARMI LES NOMBREUSES ACTIVITÉS EXTRASCOLAIRES PROPOSÉES AUX ENFANTS. PETIT TOUR D’HORIZON DES ACTIVITÉS PHYSIQUES ET SPORTIVES QUI CHANGENT DU DUO TENNIS-DANSE CLASSIQUE… VOYAGER

COUP DE CŒUR Pony Games En 1957, Philippe d’Édimbourg propose aux Poneys Clubs d’Angleterre une coupe dans laquelle des équipes d’enfants s’affrontent dans des séries de jeux endiablés. C’est en 1991 que les Pony Games débarquent en France, offrant aux jeunes cavaliers ayant atteint un niveau de Galop 2 la possibilité de concourir dans des épreuves ludiques et variées. Une trentaine de jeux d’adresse, d’équilibre ou de vitesse sont répertoriés. Sur leur monture, les petits apprennent à slalomer entre des piquets ou à poser une balle sur un cône. Une équipe se compose de cinq cavaliers enchaînant les jeux sous forme de relais, en compagnie des sympathiques Shetlands du centre équestre : Charlot, Pimprenelle, Rocky ou Pomme… Centre équestre La Cartoucherie, route du Champ de Manœuvres, 75012 Paris, www.cartoucherieequitation.com Fédération française d’équitation, www.ffe.com

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Danse indienne Manjula, danseuse et chorégraphe de bharatanatyam, propose des cours de danse indienne pour les enfants. Considéré comme sacré, le bharatanatyam est une danse millénaire originaire du sud de l’Inde. Autour de rythmes rapides, on s’exprime à travers le langage du corps tout entier : posture des mains, gestuelle de la tête, des bras et des pieds, sans oublier les expressions du visage ou les mouvements des yeux. Les jeunes fans de cinéma indien peuvent aussi s’initier à la danse Bollywood, joyeux mélange de danses classiques indiennes et de danses plus contemporaines, modern jazz ou hip-hop. Danse Bollywood (de 6 à 13 ans) / Bharatanatyam (à partir de 7 ans), Centre de danse du Marais, 41, rue du Temple, 75004 Paris, www.parisdanse.com Gymnastique suédoise Ici, on fait du sport en famille et en rythme. Cette pratique venue du froid offre une panoplie d’exercices simples et accessibles à tous. Les cours avec papamaman sont spécialement adaptés aux plus jeunes. En écoutant la B. O. de Mon voisin Totoro ou du Livre de la jungle, un morceau de rock ou de disco, on court, on saute, on danse, on tape dans ses mains, on lève les jambes… Bref, on se défoule, dans la joie et la bonne humeur. Le cours s’achève par une séance d’étirements en imitant les postures d’animaux. Liste des salles et horaires à Paris, www.gymsuedoise.com Capoeira Entre art martial, danse et jeu acrobatique, au son de rythmes brésiliens, la capoeira est enseignée à travers les chansons et instruments de percussion typiques. La principale caractéristique de la capoeira est la roda, la ronde que forment les capoeiristes lors des confrontations. Ces jeux mettent en scène un combat entre deux partenaires pendant qu’un orchestre de huit instruments les accompagne. Ici, les enfants de 7 à 10 ans apprennent, chacun à leur rythme, les différents mouvements d’attaque, d’esquive ou de déplacement, mais aussi les différents chants et les instruments de musique. Capoiera au centre d’animation Montgallet ou au centre de Bercy, www.claje.asso.fr

LES PIEDS DANS L’EAU Sports nautiques Au cœur du parc interdépartemental de Choisy-leRoi, en Val-de-Marne, les petits mousses peuvent s’initier aux joies du nautisme. À partir de 8 ans, ils apprennent à voguer sur l’eau avec un optimist, ce petit bateau d’initiation léger simple à manœuvrer. Et sur la base nautique de La Villette, chaque mercredi est l'occasion d’essayer l'aviron ou le kayak. On y apprend les règles de sécurité, l’équilibre et la coordination des gestes, tout en découvrant la faune et la flore du bassin. Pour les adeptes de l’aviron, des courses et parcours ludiques sont organisés, tandis qu’en kayak, on joue à chat ou on s’initie au kayak-polo. Sporting club de Choisy-le-Roi, www.sccr-voile.com Base nautique de La Villette, www.sport.paris.fr Plongée sous-marine À Paris, il est possible d’apprendre les techniques de plongée en piscine ou en fosse avant d’explorer les merveilleuses profondeurs des fonds marins. Pour faire des bulles, respirer sous l’eau et découvrir l’apesanteur, Aquabobble propose des cours où les enfants apprennent, en toute sécurité, à utiliser leur matériel de plongée et à évoluer dans une faible profondeur, 6 mètres maximum. Le Padi Seal Team, formule spécialement adaptée aux enfants, comporte cinq aqua-missions ludiques. À la clé, ils repartent avec un beau diplôme. www.aquabobble.com Water-polo Dans cette version aquatique du polo, inventée en Grande-Bretagne au milieu du XIXe siècle, une équipe se compose de 13 joueurs dont 6 remplaçants. Au club de la Libellule, créé en 1898, les enfants à partir de 7 ans sachant nager 25 mètres peuvent s’initier à cette étonnante pratique sportive. Pour les futurs champions, au menu, cours de natation, exercices de maniement de ballon, de déplacement dans l’eau avec passes et shoots mais aussi combinaisons tactiques. www.libelluledeparis.fr

GLISSER Rink hockey Apparu en 1877, le rink hockey se pratique avec des patins traditionnels à quatre roues, et reprend en partie les règles du hockey. Deux équipes composées chacune de onze joueurs et un goal s'affrontent à l'aide de crosses courtes et d'une balle. Dès le plus jeune âge, les petits sportifs s’entraînent au patinage avant et arrière, aux virages en croisée, au freinage progressif, au saut, au slalom, et au patinage de vitesse. www.parishockeyclub.com


sport guide milk

Sur la glace La patinoire de l’espace sportif Pailleron propose des activités de découverte ou d’initiation à la glisse pour les tout-petits, de patinage en famille ou de sport sur glace. À partir de 4 ans, les enfants font leurs premiers pas sur la glace et découvrent progressivement le patinage artistique, la danse ou le hockey sur glace, pour apprendre à manier comme des chefs la crosse et le palet. www.pailleron19.com

SE RELAXER Yoga Le cours de yoga de Fabienne Saraswati accueille les enfants de 5 à 12 ans. Rendez-vous le mercredi pour essayer la position du lotus, mais aussi se détendre bien sûr, prendre conscience de son schéma corporel, apprendre à mieux respirer, à libérer et à canaliser son énergie. Au travers d’histoires accompagnées de postures imagées, les petits développent leur imaginaire en imitant le chien, le papillon ou l’arbre. Tous les samedis, on peut aussi s’offrir un moment zen en famille. Chaps, 3, rue de la Pierre Levée, 75011 Paris, www.lasalleparis.com Tai-chi-chuan D’origine chinoise, entre méthode de relaxation et art martial, le tai-chi-chuan compte de plus en plus d’adeptes en France. Il aurait été inventé par un moine qui observait un combat entre un oiseau et un serpent. Savant mélange de gestes et de postures à réaliser en les enchaînant, le tai-chi-chuan permet de prendre conscience de chaque partie de son corps. Les enchaînements de mouvements développent souplesse et coordination, les techniques respiratoires favorisent détente et relaxation. Tai-chi-chuan, de 6 à 8 ans, Centre de danse du Marais, www.parisdanse.com

PRENDRE DE LA HAUTEUR Cirque Cirqu’aouette permet aux petits acrobates de s’initier aux arts et techniques du cirque. Les activités proposées varient selon les âges et les envies : jonglerie, trapèze fixe, monocycle, trampoline… Sur la piste, on développe son habileté en s’essayant aux activités d’équilibre, et son adresse en testant le jonglage, les assiettes chinoises ou le diabolo. Les enfants apprennent aussi les techniques de maquillage, participent à la conception des costumes et élaborent un numéro de clown. Dès 2 ans, les petits et leurs parents peuvent participer à des ateliers de découverte corporelle. Cerise sur le gâteau, à la fin de l’année, les enfants font leur numéro sous un grand chapiteau. www.cirquaouette.org Escalade C’est dans une salle spécialisée, sur une structure artificielle, que MurMur initie les enfants, pas à pas, aux notions de sécurité, à l'équipement spécifique et aux principes de base de l’escalade. Les jeunes fans de varappe peuvent explorer les mouvements à la verticale et expérimenter de nouvelles sensations. Après un entraînement en salle, direction Fontainebleau ou l’un des murs extérieurs de la capitale, comme celui du gymnase des Poissonniers, le plus grand, pour goûter au bonheur de grimper en plein air. C’est en 1974 qu’a été créé le premier circuit d’escalade pour les enfants, au rocher de l’Éléphant, dans la forêt de Fontainebleau. Depuis, balisés par des flèches blanches, les circuits adaptés aux plus jeunes ont poussé comme des champignons dans le massif. MurMur, www.murmur.fr Gymnase des Poissonniers, 2, rue Jean Cocteau, 75018 Paris, 01 42 51 24 68 www.fontainebleau-tourisme.com

PRÈS DE CHEZ SOI Sport découverte proximité : le soir et le week-end, dans les centres sportifs de la ville de Paris, les enfants de 8 ans et plus peuvent pratiquer marche nordique, sports de glisse ou encore sports collectifs, danse, gymnastique, basket et karaté… Sport découverte initiation : le mercredi et pendant les vacances, des séances d'initiation et de découverte sportive sont organisées pour les jeunes Parisiens de 8 à 16 ans. Une dizaine de disciplines sont proposées sur chaque site. Ateliers bleus sportifs : après la classe, les enfants peuvent découvrir une multitude d’activités sportives dans les écoles primaires et centres d’animation des différents arrondissements de Paris. Au programme, flag football, tennis de table, badminton, boxe française, escrime, tir à l'arc, escalade ou athlétisme… Toutes les informations et adresses sur www.paris.fr

COUP DE CŒUR Roller Le roller, véritable phénomène de société, est un bon moyen de se déplacer et de faire du sport en milieu urbain. Dès la rentrée, la Mairie de Paris met à la disposition des petits et grands différents espaces, couverts ou en plein air, dédiés au roller, pour apprendre et parfaire sa technique de patinage. En accueil libre, sous la surveillance et les conseils d'un Brevet d'État, l'accès y est gratuit. Au Roller squad institut, à partir de 4 ans, les enfants apprennent à maîtriser leurs rollers grâce à des parcours, des jeux de poursuite et de balles. Ils s’entraînent à rouler dans la ville en toute sécurité, et peuvent également s’initier à la danse, au slalom, à la vitesse et au roller acrobatique. Pour les as de la glisse, le RSI propose même des cours de street hockey, dès 7 ans. Roller squad institut, www.rsi.asso.fr

ELEN POUHAËR

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POUR SE SOUVENIR

COUP DE CŒUR Luciole Circus Ladies and gentlemen, veuillez acclamer le Luciole Circus. Podiceps, l'homme le plus fort du monde, les clowns Tito et Falco, Lusciniole, le jongleur de rêves et d'oiseaux, Troglodyte l'éléphant acrobate et bien d'autres encore sont là pour vous faire rêver ce soir. Joséphine Brothier a créé de petits personnages et tout un univers en pâte à modeler. Une bien jolie histoire pour s'endormir. Luciole Circus, par Joséphine Brothier aux éditions Actes Sud Junior, dès 3 ans.

Blanche Neige Blanche Neige a la peau blanche comme la neige, les joues aussi rouges que le sang et les cheveux aussi noirs que l'ébène. Vous connaissez cette histoire, rajoutez à cela une reine acariâtre, sept nains sympathiques et une pomme bien rouge. Les éditions Flammarion rééditent ce conte classique parmi les plus connus des frères Grimm, une nouvelle édition et de sublimes illustrations pour une histoire qui a bercé notre enfance. Mais la question demeure : « Miroir, gentil miroir, dis-moi, dans le royaume, qui est la plus belle ? » Blanche Neige et les Sept nains, frères Grimm, Les Classiques du Père Castor, éditions Flammarion. Arc-en-ciel Arc-en-ciel, intrépide petit poisson scintillant, perd une de ses écailles dans les profondeurs de l'océan. Ses amis l'ont pourtant averti que d'horribles monstres s'y cachent. Mais qu'importe, Arc-en-ciel plonge sans hésiter à la recherche de son écaille dans les obscurs fonds marins. Il fait d'étranges rencontres, toutes plus brillantes et curieuses les unes que les autres. Avec ce livre, vous pouvez aussi télécharger le fichier audio et l'écouter sur l'ordi, lecteur MP3 ou Cd. Arc-en-ciel et le Mystère des fonds marins, Marcus Pfister, éditions Nord Sud. Les Petites filles modèles Gentilles, élégantes et aimables, Camille et Madeleine sont les deux petites filles de Mme de Fleurville. Marguerite et Sophie, les filles de Mme de Rosbourg, sont, elles, loin d'être aussi convenables. Mais au contact de Camille et de Madeleine, elles ne peuvent que devenir meilleures. On se replonge dans cette histoire de la Comtesse de Ségur, universelle et un brin moralisatrice. Les Petites filles modèles, Comtesse de Ségur, éditions Tourbillon, à partir de 9 ans. Les Fêlées Les Fées, conte de Charles Perrault, c'était plutôt ça : « Il estoit une fois une veuve qui avoit deux filles… » Pour Juliette, neuf ans, ça devient : « Il était une fois une mère qui vivait seule avec ses deux filles à Strasbourg… ». D'un devoir d'école, l'histoire de Juliette est devenue un livre. Les éditions Mouck ont pour volonté de valoriser les écrits d'enfants. Grâce à sa vision ironique de l'époque moderne, la jeune Juliette s'est retrouvée en haut de l'affiche. Les Fêlées, Juliette Ladeuil et Armel Toucour, éditions Mouck.

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Heidi Lorsque la petite Heidi est recueillie par son grand-père, elle découvre les joies de la vie au grand air, Peter le chevrier et les grandes balades dans les alpages. Mais sa tante vient la rechercher, elle sera alors demoiselle de compagnie de Clara, fille d'une riche famille. Mais bientôt le mal du pays gagne la jolie Heidi… Nostalgie pour cette histoire pleine de douceur. Heidi, Johanna Spyri et Maja Dusikovà, éditions Nord Sud.

POUR LE PLAISIR DES YEUX Le Cirque de Pablo Pablo a un don mystérieux, il est capable de faire quelque chose d'incroyable. Alors le jour où le cirque arrive en ville, il ne veut pas rater l'occasion de montrer son talent. Il enfile ses vêtements propres et ses nouvelles chaussures et part à la rencontre du directeur du cirque. Malheureusement, l'imbécile lui claque la porte au nez. Quelle erreur n'a-il pas faite ? Le Cirque de Pablo, Georgina Rôo et Maximiliano Luchini, éditions Casterman. Le Pompier de Lilliputia Construit sur l’île de Coney Island, Dreamland est un immense parc d’attractions. Tout le monde s’y presse pour voir Lilliputia, un quartier construit à l'échelle des nains et lilliputiens. Le clou du spectacle est la compagnie de pompiers nains, sa fausse alerte au feu et l'extinction de l'incendie. Chaque jour, Henry Mac Queen, le héros, sauve la jolie Nadja des flammes. Si bien que lors du véritable incendie de Coney Island, le mini-pompier prend la direction des opérations et sauve Lilliputia des flammes. Une jolie histoire épique et vibrante. Le Pompier de Lilliputia, Frédéric Bernard et François Roca, éditions Albin Michel Jeunesse, à partir de 7 ans. Un Jour en ville Le petit Artiom habite à la montagne. Un soir, il demande à sa maman de lui raconter « la grande ville ». Elle lui raconte alors que les gens arrivent rarement à pied, qu'il y a des grues immenses qui construisent beaucoup d'immeubles, qu'à midi, on aime manger au restaurant et que pour ça on a besoin d'argent, et que pour avoir de l'argent, il faut travailler… Un portrait de la vie citadine piquant et poétique, aux jolies aquarelles tricolores. Un Jour en ville, Julien Roux, éditions Thierry Magnier, à partir de 5 ans.


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POUR S’AMUSER ET APPRENDRE Livre à illustrer Les Superéditions présentent une nouvelle collection de livres à illustrer, composée pour l'instant de trois titres, tirés chacun à 1 000 exemplaires : La Fée en colère, Les Oreilles de mon grand-père et Que font les extraterrestres quand ils sont en vacances ? Pourtant, il manque quelque chose de primordial à ces petites histoires rigolotes : des dessins. À vous de jouer les enfants. Livres à illustrer des Superéditions. Oh, les masques ! Animaux d'Afrique Lion, crocodile, éléphant, girafe, singe et zèbre : dans ce livre, vous trouverez six masques d'animaux d'Afrique prédécoupés. Côté pile, le masque est illustré et une petite phrase le définit. Côté face, il y a les caractéristiques de l'animal en question et le masque vierge. À vos crayons, stylos, peinture et libre à l'imagination de tous ! Oh, les masques ! Animaux d'Afrique, Philippe Guillot, éditions Seuil Jeunesse. Mini Maxi, le Livre des contraires Avant, après, petite ou grande, de face et de profil… Ce livre, comme son nom l'indique, nous parle de contraires. Un petit format aux illustrations minimalistes, où les images se font face, design et vif pour éveiller l'esprit des enfants. Didier Cornille se joue de tout et de son contraire en changeant quelques détails. Un petit livre attirant et très graphique. Mini Maxi, le Livre des contraires, Didier Cornille, éditions Flammarion. Quand nous aurons mangé la planète Inspiré d'un proverbe amérindien, ce livre sonne comme une comptine que l'on aurait apprise à l'école. Est-il possible qu'un jour, il n'y ait plus d'eau, plus d’air, plus d'arbres, de plantes et d'animaux ? Scénario invraisemblable il est vrai, et pourtant. Les hommes courent un immense danger à puiser sans compter dans les richesses naturelles. Les éditions Rue du monde nous rappellent qu'il n'est jamais trop tôt pour s'interroger et imaginer le monde. Quand nous aurons mangé la planète, Alain Serres et Silvia Bonanni, éditions Rue du monde. Crazy coloriages C'est avant tout un grand livre, très grand, rempli de coloriages décalés et plein d'humour. Mais aussi de mini-énigmes à résoudre : combien de clefs sont cachées dans la barbe de Barbe-Bleue ? Combien d'amis a Albert le ver de terre ? Sortez crayons, feutres, pinceaux et peintures, résolvez les énigmes et collez vos œuvres sur les murs de la chambre. Fantaisies et créativité au programme.

Crazy coloriages, Lili Scratchy, éditions Thierry Magnier, à partir de 2 ans.

POUR RÊVER La Fleur du mandarin Il était une fois un mandarin qui ne vivait que pour son jardin, certes le plus beau jardin du monde, mais seul et loin de tous. Un soir, le mandarin sentit le plus beau parfum du monde, mais il ne provenait pas de son jardin. Il interrogea la lune, qui n'était pas très bavarde. Il partit donc à la recherche de cette odeur merveilleuse. Bien mal lui en a pris… La Fleur du mandarin, Bahiyyih Nakhjavani et Sandrine Thommen, éditions Actes Sud Junior, à partir de 6 ans. Arthur, t'es dans la lune Arthur est tellement dans la lune, que sa maman dit que quand il sera grand, il sera astronaute. Ça n'a pas l'air de le déranger, Arthur aime bien rêver, inventer des mondes et des monstres gentils comme Rutuchmuk. Arthur sait bien que, dans son monde, il n'entend pas sa maman lui demander de mettre le couvert, que dans son monde c'est Rutuchmuk qui fait les bêtises mais que c'est lui qui est toujours puni. La réalité est parfois bien difficile. Quel petit personnage délicieux. Arthur, t'es dans la lune, Stéphane-Yves Barroux, éditions Seuil Jeunesse, à partir de 5 ans. Petite main chez Henri Matisse À 20 ans, Jacqueline Duhême entre comme aide atelier chez Henri Matisse. Elle raconte dans ce livre ses souvenirs de travail avec le maître, cette expérience unique, riche d'anecdotes et de rencontres. La beauté et la simplicité qui se dégagent de l'ouvrage sont à tomber. Sans conteste un livre poétique et émouvant, qui nous transporte au temps de Matisse, Aragon et Picasso. Petite main chez Henri Matisse, Jacqueline Duhême, Gallimard Jeunesse. Tête en l'air Quidam n'aime pas faire comme tout le monde. Il porte des lunettes de soleil quand il pleut et met un bonnet en été. Un matin, il se réveille sans tête. Il se met à sa recherche puis se dit que ce n'est pas si grave, puisqu’il arrive quand même à penser et à plaisanter. Mais sans tête, il fait peur aux gens, alors Quidam pense à la remplacer par un objet. Une horloge pour commencer, puis un ballon, une télé… Entre esprit critique et poésie, Quidam nous fait bien rire. Tête en l'air, Carl Norac et Beppe Giacobbe, éditions du Rouergue, à partir de 6 ans.

COUP DE CŒUR Les Heureux parents Il était une fois une princesse et un prince inséparables qui vivaient, paisibles, dans leur palais enchanté. Puis la princesse tombe enceinte et les ennuis commencent ! Un album drôle et franc sur les petits tracas quotidiens de la vie de famille. Manque de sommeil, couches odorantes ou crise d’ado, tout y passe. Les Heureux parents, Laëtitia Bourget et Emmanuelle Houdart, éditions Thierry Magnier, à partir de 5 ans.

DORIA MANÇON

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PARIS

COUP DE COEUR Vivre sur un nuage Venez admirer à la Galerie Sit Down les œuvres de ce couple d'architectes et designers, Audrito et Kumbhat, qui jouent avec les notions d'intérieur et d'extérieur. Ils ont créé un univers enchanteur où cohabitent humour et poésie. Découvrez ce mobilier pop et proche de la nature en série limitée. Même les titres font rêver : I like Grass, Starstruck ou Living the Clouds. En parallèle, l'artiste Ishii présente ses gravures inédites sur cuivre. Encore un univers onirique où les images délicates des personnages dansent avec les objets usuels et la typographie. Tout est poésie, rêve, douceur et légèreté. Galerie Sit Down, 4, rue Sainte-Anastase, 75003 Paris, du 3 au 26 septembre 2009, www.sitdown.fr

La chambre renversée Vous connaissez la chanson ? Venez voir et écouter cet extrait issu du dernier album de Julien Ribot dans la petite maison au fond de la cour de l'Agence Ludique. Vos enfants se régaleront devant les croquis préparatoires, storyboards, esquisses et illustrations originales du clip co-réalisé avec Philippe Massonnet. Julien est un artiste pop qui multiplie les talents. Auteur, compositeur interprète et dessinateur, il adore la musique et l'image. Il les associe et nous entraîne dans ses rêves les plus fous. Son œuvre nous transporte dans un imaginaire décalé renversant, difficile à oublier… Agence Ludique, 75003 Paris, du 19 septembre au 19 novembre, www.agenceludique.com Un rendez-vous chocolaté Pour les fanas de chocolat, ne manquez pas le 15e Salon du chocolat placé sous le signe de l'opéra. Un rendez-vous gourmand à partager en famille. Les aînés découvrent les secrets du cacao et dégustent ses multiples saveurs d'ici ou d'ailleurs. Sur un air d'opéra, le cacao fait son show ! Un défilé tendance chocolat pour exciter vos papilles. Pendant ce temps, les enfants de 4 à 10 ans sont attendus à Chocoland, pour jouer au chef pâtissier avec une toque et un tablier. Véritables artistes du goût, ils créent des décors culinaires ludiques et festifs avant de les dévorer. Salon du Chocolat 2009, Porte de Versailles, Pavillon 5, du 14 au 18 octobre, www.salonduchocolat.fr Spectaculaire ! C'est la rentrée, vous avez pris de bonnes résolutions cette année. Votre meilleure amie vous complexe, elle emmène tous les week-ends ses enfants au théâtre, voir une exposition ou écouter un concert. Vous voudriez suivre son exemple, mais comment faire ? « Spectaculaire », la fête des sorties culturelles, va répondre à vos attentes. Un week-end festif et pratique vous propose de découvrir dans une ambiance conviviale le programme de 200 institutions parisiennes. 100 spectacles gratuits se joueront sur une péniche ou dans un auditorium pour les néophytes, les amateurs ou les habitués. Le long des quais, ports de la Gare et de Tolbiac, 75013 Paris, les 26 et 27 septembre, www.weekendspectaculaire.com Femmes, je vous aime ! Non, ce n'est pas Noël. Et pourtant, les vitrines des Galeries Lafayette du boulevard Haussmann s'animent. David Lynch a conçu onze installations parfois interactives pour nous montrer sa vision symbolique des femmes d'influence. Une œuvre éphémère exclusive, où les femmes révèlent leurs charmes

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et leurs atours dans une scénographie magique et féerique. La Galerie des galeries, au premier étage du Grand Magasin, expose certaines de ses œuvres photographiques et quelques lithographies. Emmenez vos filles voyager dans sa vision implicite des femmes. Galeries Lafayette, bd Haussmann, du 2 septembre au 3 octobre, www.galerieslafayette.com

RÉGIONS Le mois de la femme ! De la Vénus de Milo aux Tahitiennes de Gauguin en passant par la Joconde, la femme fut la muse des plus grands artistes. Aujourd'hui, les neuf galeries de Carré d'artistes proposent « Vous les femmes », la femme comme vous ne l'avez jamais vue. 150 artistes contemporains de tous les horizons viennent présenter leurs femmes. Héroïne de chaque œuvre, la femme glisse d'une toile à l'autre, d'un style à l'autre. Chaque galerie expose également un mannequin, mipeinture mi-sculpture, qui dévoile une femme stylisée à l'allure design et élégante comme la panthère d'Alfredo Lopez. À voir en famille ou entre femmes ! Carré d'artistes, du 1er au 25 octobre, www.carredartiste.com Un zoo bio ! Emmenez vos enfants au bio-parc zoo de Doué, qui a ouvert la plus grande volière européenne à ciel ouvert consacrée à l'avifaune sud-américaine. Un désir écologique de sauvegarder les espèces menacées et de sauver l'humanité. Un site privilégié quasi naturel accueille quelque 300 oiseaux. Un grand canyon rythmé par des pics rocheux reçoit les nids de perruches de Patagonie. Des aras, des ibis, des flamants aussi rares que beaux évoluent librement dans cette carrière de falun. Des soigneurs-animateurs répondent à vos questions. Le zoo programme également des Temps Forts pour découvrir toutes les espèces qui peuplent son territoire… Bio-parc zoo de Doué-la-Fontaine, www.zoodoue.fr Quel manège ! Allez faire un tour en famille à l'abbaye de Fontevraud. Les chevaux de bois, les animaux exotiques et domestiques ont envahi l'Arche des animaux. C'est vraiment la fête, l'art forain dans toute sa splendeur, avec ses 120 sculptures suspendues qui nous transportent dans un monde imaginaire. Le couple Marchal a sauvegardé et mis en valeur cet art populaire. Nombreuses des pièces exposées retracent l'histoire de l'art forain dans une scénographie épurée et animée. Abbaye de Fontevraud, jusqu'au 8 novembre, www.abbayedefontevraud.com © Astuko Ishii

EXPOS EN FAMILLE


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EXPOS POUR LES ENFANTS PARIS En avant la musique ! Vos petits virtuoses ont envie d'entrer dans l'univers d'Euterpe, la muse de la musique ? Inscrivez-les à l'école Musique en Mouvement qui suit la méthode d'éducation Willems. Les petits musiciens abordent la musique avec plaisir, de manière naturelle et douce. L'émotion, la création et l'intuition sont au diapason. Avant de commencer le solfège et un instrument, l'enfant apprend à développer son oreille musicale et le sens du rythme. Il se laisse aller à des vocalises en apprenant des chansons et bouge son corps sur les œuvres de grands maîtres. À partir de 3 ans, Musique en Mouvement, 75014 Paris, www.musique-en-mouvement.asso.fr

© Bernadette Després - Bayard - Tom Tom et Nana

Des cadeaux empoisonnés Emmenez vos enfants retrouver les jouets qui ont empoisonné votre existence. Les fameux joujoux qu'on offre aux enfants et qui cassent les oreilles des parents. Pourtant, ces jouets existent depuis l'Antiquité et « Musique en Jouets » a choisi d'en exposer un panel du XVIIIe siècle à nos jours ainsi que les œuvres de cinq créateurs contemporains. Des objets rares et précieux, mais aussi en plastique, réjouissent les enfants. À l'atelier Crac Boum Wizz, les petits jouent avec les sons et les bruits. Ils découvrent l'univers merveilleux des créateurs, qui assemblent des objets de la vie quotidienne pour créer un nouvel objet sonore. À partir de 6 ans, musée des Arts Décoratifs, 75001 Paris, jusqu'au 8 novembre, www.lesartsdecoratifs.fr La canne d'Honoré Emmenez vos enfants chez Balzac. L'écrivain s'est installé en octobre 1840 dans les dépendances d'une folie du XVIIIe siècle au cœur de l'ancien village de Passy. Aujourd'hui, des lectures de contes plongent vos petits dans la vie et l'œuvre de ce grand personnage. La vraie canne d'Honoré, qui avait des pouvoirs magiques, a vu et entendu bien des choses. Balzac ne s'en séparait jamais ! Grâce à elle, il pouvait se glisser dans la peau d'animaux ou de toute autre personne. Mais chut ! N'ajoutons mot et courez sans tarder écouter la suite… À partir de 6 ans, la Maison de Balzac, 75016 Paris, du 9 septembre au 9 décembre 2009, www.balzac.paris.fr L'avion décolle Envolez-vous jusqu'à l'église Saint-Martin-desChamps où l'avion de l'exploit est prêt à décoller ! Souvenez-vous, le 25 juillet 1909, Louis Blériot a défié le ciel en traversant la Manche avec son avion. Une vraie prouesse technologique dans le monde de l'aviation. Une mise en scène spectaculaire, ludique et poétique accompagne les spectateurs dans cette

traversée. Vous pourrez expérimenter les joies d'un vol à bord du Blériot XI grâce à un simulateur de vol. Des ateliers proposent aux petits mécaniciens de découvrir les grands principes de la mécanique de vol. Ensuite, ils sont invités à réaliser une maquette du Blériot XI ou un fantascope ! À partir de 10 ans, musée des Arts et Métiers, 75003 Paris, jusqu'au 18 octobre, www.arts-et-metiers.net

RÉGIONS Geste de peindre MilK a déjà parlé de l'Atelier de Charenton, dirigé par Sandrine Sananès, où l'enfant s'exprime librement sur la toile, dans le calme et loin du regard des autres. Cette école de la vie a tellement plu que six autres praticiennes ont créé leur propre atelier en banlieue parisienne et à Nantes. Toutes formées par Arno Stern, on retrouve dans ces écoles une même configuration, un même matériel, un même esprit. Cependant, les atmosphères diffèrent en fonction de la personnalité, de la sensibilité et de l'expérience de chacune. À partir de 6 ans, les ateliers réguliers reprennent le 16 septembre, www.gestedepeindre.wordpress.com Un atelier contemporain Vous avez envie que vos enfants se familiarisent avec les formes d'art actuelles ? La Galerie de Noisy-le-Sec propose des ateliers ludiques tous les samedis. Vos petits artistes abordent la photo, la vidéo, les œuvres sonores, et apprennent à s'interroger comme nos artistes contemporains sur le monde actuel. Une médiatrice conduit les enfants dans l'exposition à la découverte des œuvres de Samuel Richardot. Ensuite, ils échangent sur les thèmes abordés et réalisent un objet qu'ils pourront emporter. À partir de 10 ans, la Galerie, centre d'Art Contemporain de Noisy-le-Sec, du 19 septembre au 21 novembre 2009, www.noisylesec.fr Une expo qui ne paye pas de mine Dans les mines, on travaillait toute la journée, et le soir, on se divertissait en musique. C'est cet univers que le Centre minier historique veut nous faire partager en proposant « Sur un air de mine, la musique dans la culture minière ». Fanfares, chorales, harmonies sortaient les mineurs de leur sombre quotidien. Des ateliers conduisent vos enfants dans les profondeurs de la terre. Ils revivent la journée type d'un mineur dans des chantiers reconstitués en découvrant leurs conditions de travail et le fonctionnement des machines. À partir de 10 ans, musée de la Mine du Nord-Pas-de-Calais, jusqu'au 31 décembre 2009, www.chm-lewarde.com

COUP DE CŒUR Des traits et des bulles Le musée de la Bande Dessinée a ouvert ses portes à Angoulême. Une collection impressionnante, à découvrir avec nos héros préférés de tous les temps et de tous les horizons. Le neuvième art revêt toute sa magnificence avec plus de 8 000 planches et imprimés exposés dans un cadre magnifique. Pour les enfants, une palette d'activités les emmène à la rencontre de super-héros comme Tintin, Zig et Puce, Largo Winch… Dans la peau d'Hergé ou de Saki Hiwatari, ils mettent en images un scénario, créent des personnages et s'initient aux spécificités du manga, avant de poursuivre leur voyage en visitant le musée avec un médiateur. Musée de la Bande Dessinée, Angoulême, www.citebd.org

MARIE-ALLYS DUCELLIER

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guide milk ciné POUR LE PLUS JEUNE PUBLIC Les Deux Moustiques Nina la ballerine-moustique en pince pour Amstrong, le cyclo-moustique. Bien trop occupé par son tour du monde, Amstrong n’a pas le temps de penser à l’amour. Lorsque les fourmis noires viennent leur demander de l’aide pour combattre Immondice, la reine des fourmis rouges, nos deux héros plongent dans une aventure trépidante qui ne pourra que les rapprocher. Cette comédie musicale drôle et colorée a été co-réalisée par les Danois Jannik Hastrup et Flemming Quist Møller. En salle le 14 octobre.

COUP DE CŒUR Pierre et le Loup Bravant l’interdiction de son grandpère, Pierre s’aventure dans la forêt. Aidé d’un oiseau farceur et d’un canard rêveur, il trouve le courage de capturer le loup. Tout le monde connaît l’histoire créée par le Russe Sergueï Prokofiev. Plus de 70 ans plus tard, Suzie Templeton nous livre sa version du conte et déroule l’histoire dans la Russie moderne. 33 minutes de féerie mêlant réalisme et poésie vibrent sur la musique originale du compositeur soviétique, admirablement interprétée par un orchestre philharmonique. Résultat : près de 5 années de travail, couronnées par l’Oscar du meilleur court-métrage. À découvrir en salle à partir du 23 septembre.

Mission G Armés des tout derniers gadgets haute technologie, des cochons d’Inde hyper entraînés découvrent que le destin du monde est entre leurs pattes. La Mission G est constituée de Darwin, chef de fil déterminé à remplir sa mission, Blaster, expert en armement, et Juarez, pro des arts martiaux. Avec les voix de Nicolas Cage et Steve Buscemi en V. O. Les studios Walt Disney frappent les salles obscures à partir du 14 octobre.

POUR TOUS

Panda Petit Panda La petite Mimiko habite dans une jolie maison avec sa grand-mère. Alors que cette dernière s’est absentée quelques jours, un bébé panda et son papa pénètrent dans la maison et décident de s’y installer. Isao Takahata, connu pour Pompoko, revisite ici le conte de 1972, un classique signé Miyazaki. En salle le 14 octobre.

Panique au village Cow-boys et Indiens, frères ennemis de longue date, fêtent l’anniversaire de Cheval, ami fidèle et âme morale du village. Ensemble, ils prévoient de lui offrir un magnifique barbecue à faire soi-même, mais une faute de frappe multiplie le nombre de commande et un milliard de briques sont livrées… Panique au village avec les voix de Jeanne Balibar, Benoît Poelvoorde. En salle le 28 octobre, www.paniqueauvillage.com

Moomin et la Folle aventure de l'été Dans ce long-métrage réalisé par Maria Lindberg, il semblerait que les gentils trolls aux allures d’hippopotames sortent des contrées scandinaves pour venir se faire connaître de ce côté-ci de l’Europe. Créée en 1945 par la Finlandaise Tove Jansson, cette famille connaît bon nombre d’aventures dans sa vallée imaginaire. D’abord contes, puis B. D., l'histoire a ensuite été déclinée en dessins animés puis en séries TV en Suède, au Japon et en Russie. En 2006, la Maison de la Scandinavie de Manhattan a construit un espace de jeux interactifs dédié à ces personnages devenus stars. Phénomène à découvrir en salle le 11 novembre.

8e fête du cinéma d’animation Du 16 au 31 octobre, l’AFCA (Association française du cinéma d’animation) organise son rendez-vous annuel avec le monde du cinéma d’animation. Au programme, plus de 300 événements (projections, médiathèques, écoles et studios d’animation…) dans plus de 220 lieux de diffusion culturelle permettent aux plus petits comme aux plus grands de se familiariser avec cet art. Cette année, l’invité d’honneur est le Studio Folimage, l’un des grands studios d’animation français à qui l’on doit notamment La Prophétie des grenouilles ou Mia et le Migou. Plus d’infos sur www.afca.asso.fr

POUR LES PLUS GRANDS Le Drôle de Noël de Scrooge C’est l’histoire d’Ebenezer Scrooge, un vieil homme bougon et avare qui a consacré sa vie à accumuler des richesses. La veille de Noël, trois fantômes viennent lui rendre visite. Chacun représente un Noël présent, passé et futur. Cette nouvelle adaptation du conte de Charles Dickens avait plongé la Croisette sous la neige lors du dernier festival de Cannes, où Jim Carrey, qui joue sept rôles grâce à la technique de performance-capture, était arrivé en calèche ! En salle le 25 novembre. Dans ses rêves Un homme d’affaires perd son travail du jour au lendemain et ne trouve de réconfort que dans le monde imaginaire créé par sa fille de six ans. Pour son premier film, l’ancien scénariste de Chérie, nous avons été rétrécis ou Chicken Run, dirige un Eddie Murphy survolté aux côtés de la jeune Yara Shahidi, qui s’illustre ici pour la toute première fois au cinéma. Film familial, au cinéma le 30 septembre.

Mon premier festival Pendant les vacances de la Toussaint (du 28 oct. au 3 nov.), la mairie de Paris propose aux enfants de 2 à 12 ans une approche ludique et pédagogique du cinéma. Dans une dizaine de salles, les enfants sont invités à rencontrer Elie Semoun, Alain Chabat ou Guillaume Canet, parrains de ce festival. Ils auront aussi l’occasion d’être le jury d’une dizaine de films ou de participer aux différentes thématiques, comme « Coupe de cœur à Tim Burton » ainsi qu’à des cinéconcerts exceptionnels. Plus d’info www.monpremierfestival.org Spectacle musical Franklin et ses amis jouent les prolongations. Du 21 octobre au 4 novembre, la tortue préférée des enfants remonte sur les planches du Grand Rex puis dans toute la France, pour un spectacle musical interactif. Franklin et sa bande vont tenter de récupérer le collier d’or de sa petite sœur Hariette, volé par un étrange oiseau. Dans cette comédie théâtrale et musicale, orchestrée par Patti Caplette, on retrouve les mêmes personnages que dans le dessin animé. Plus d’infos sur le site www.legrandrex.com

DAPHNÉ SEGRETAIN

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spectacles guide milk ÎLE-DE-FRANCE Sortilèges Seule dans sa chambre, une petite fille se révolte contre les frites molles, le fromage qui colle, les grands. Elle fait son cirque, du hula-hoop, jongle… La fillette, sorte de Fifi Brindacier, va laisser son imagination la conduire dans des contrées peuplées de personnages incroyables. Émergeant des draps, sortant de sous le lit, un défilé de personnages vient chambouler sa nuit ; bêtes féroces, guerriers massaïs envahissent sa chambre… Cette fantaisie onirique sur le pouvoir de l’imagination et la révolte nécessaire pour grandir ravit les enfants qui se retrouvent dans cette rebelle pleine de ressources. Cie Jérôme Thomas, www.jerome-thomas.fr Le 28 novembre à Maurepas, à partir de 6 ans. Mon Pinocchio Mon Pinocchio évolue dans un univers de papier, de lumière et d’ombres projetées sur des panneaux qui se déplacent comme par magie pour accueillir la silhouette du pantin, les paysages qu’il traverse, les personnages qu’il rencontre. L’histoire de Pinocchio est foisonnante, ses épreuves nombreuses et son inconsciente témérité lui font découvrir trop vite, trop tôt, les dangers du monde. Mais cet enfant-là n’est pas un ange ; il expérimente ses propres égoïsmes, la tromperie, le mensonge. Le pardon et l’amour de Gepetto permettront à Pinocchio de retrouver un père et d’emprunter le chemin vers l’âge adulte. Un voyage initiatique à partager en famille. Cie Jean-Pierre Lescot, réservation O1 34 82 63 44 Le 17 octobre à Maurepas, à partir de 6 ans. Omnia Palace Omnia Palace, c’est la salle de la ville qui fut tour à tour théâtre, cabaret, cirque, cinéma et qui accueillit, en son temps, les spectacles de saltimbanques, les matchs de boxe locaux et les bals populaires. Dans cet univers désuet et burlesque, se croisent boxeurs et acrobates, le Monsieur Muscle local, une contorsionniste à trois jambes, la femme canon, des trapézistes volantes à talons, le tout mené par un Monsieur Loyal zozotant. Ce cabaret farfelu et poétique nous entraîne dans une époque révolue mais dont le charme opère encore et toujours sur les petits et les grands. Cie Le Nadir, www.maccreteil.com, le 14 novembre, Maison des Arts de Créteil, à partir de 6 ans.

Mon(s)tre-moi ! Depuis qu’il a travaillé avec les comédiens handicapés de la compagnie de l’Oiseau-Mouche, le chorégraphe Cyril Viallon s’interroge sur la notion de différence. Mon(s)tre moi est un triptyque dansé, parlé sous forme de confession. Le texte, la vidéo et la musique constituent la partition de ce spectacle ; le corps, le fil de l’histoire. Pendant une heure, cette audacieuse performance nous interroge : Quand suis-je monstrueux? Les enfants sont fascinés. Ils réagissent parfois et interpellent le comédien handicapé. La différence suscite des réactions, blessantes, sans le vouloir, sans se rendre compte. Ce spectacle est justement l’occasion de s’en rendre compte. Et d’en parler. Cie Caryatides, www.lescaryatides.com Du 20 au 24 octobre à l’Opéra Bastille, à partir de 8 ans. Zorro Cet automne, les Folies Bergères accueillent le célèbre justicier masqué. Zorro réunira chants, combats à l’épée, cascade, romance, le tout rythmé par la musique des Gipsy Kings et les chorégraphies flamencos de Rafael Amargo. Ici, l’œuvre revisite la genèse du héros, son parcours d’Espagne en Californie et comment Don Diego devient Zorro. Cette comédie musicale promet d’être un très beau divertissement pour toute la famille. Folies Bergères, www.foliesbergere.com À partir du 6 novembre, tout public.

RÉGIONS Ernest ou comment l’oublier Le bruit d’une bouilloire qui frémit, une armoire-maison auréolée de lampions à la manière d’un chapiteau, et toute cette poussière à balayer. C’est là que vivent Yvonne et Marie-Françoise, deux anciennes acrobates, qui attendent leur amour de jeunesse, Ernest, le directeur du cirque, qui a promis de revenir pour choisir l’une des deux pour épouse. Alors, jour après jour, immuablement, les deux vieilles femmes répètent les mêmes gestes, se défient et tentent de périlleuses prouesses physiques pour se prouver qu’elles sont bien vivantes ; elles se câlinent, se chamaillent, se détestent comme deux sœurs. Un spectacle drôle et touchant sur le souvenir, la vieillesse, l’attente… Cie Madani, www.croix-rousse.com Du 23 au 26 septembre à Lyon, à partir de 8 ans.

COUP DE CŒUR Faim de loup Ce solo pour une comédienne et une myriade de marionnettes, inspiré du Petit Chaperon Rouge, est un spectacle prodigieux. Une petite fille à l’orée de l’adolescence, affamée de vie, passe de sa propre réalité, habitée par une mère encombrante, à l’univers fantasmé du Petit Chaperon Rouge. En se plongeant dans ce conte qui l’embarque sur des sentiers inconnus, la fillette brave les interdits et se confronte au danger… Cette œuvre unique oscille entre burlesque (la dévoration du plat de spaghetti est inoubliable), poésie du corps et inquiétude. La metteuse en scène Ilka Schönbein teinte le spectacle d‘une nostalgie, d’un humour et d’une esthétique propres à l’Europe de l’Est. Cie Graine de vie, le 11 octobre à Sarlat, informations sur la tournée : 01 40 05 01 50, à partir de 8 ans.

DIANE SEYMOUR

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english texts Fashion Violette’s style WE ALL KNOW INÈS DE LA FRESSANGE AS AN ICON OF FRENCH ELEGANCE AND AMBASSADOR FOR ROGER VIVIER BUT WHAT ABOUT PHOTOGRAPHER? FOR MILK SHE GOT BEHIND THE LENS TO CAPTURE HER 10-YEAR-OLD DAUGHTER DURING A CHIC AND SHOCK PHOTO SHOOT. HERE IS HOW OUR ENCOUNTER WENT. PHOTOGRAPHY: INÈS DE LA FRESSANCE/ STYLE: VIOLETTE

Violette's style p. 228 Guinea pig children p. 228 Scandinavian fashion p. 229 The uses of colour p. 231 Le Petit Nicolas p. 232 Tel Aviv p. 232 Mother Nature p. 234 Wildly yours p. 235

Throughout the shoot I discover just how professional and thoughtful Inès is. She smoothly organises her shots, efficiently photographs and directs her daughter, edits the images and gives her opinion about the choice of items while listening to what Violette would like – all the while being consistently easy-going and good-natured. She also graciously accepts to sign autographs and have her photo taken (even in a photography studio, she’s still a star) and takes the time to draw a series of little pictures to amuse some young kids waiting for a casting.

MATHILDE BULTEAU “Being chic is good but I’ve always let Violette choose her own clothes.” “Of course”, Inès tells us, “when Violette was young she was my little doll: I loved to dress her in beautiful outfits from La Châtelaine, Bonpoint, Violette Janvier, Papillion… I even remember once giving in to a little plum-coloured Stella Tennant jersey – so expensive but so enjoyable! Still, I never stopped her from choosing her own clothes and wearing outfits that didn’t exactly fit in with the standards of good taste: all her childhood Violette wore real red flamenco dance shoes with ribbons that tie around the ankle. She loved them and had chosen them from a specialised shop. She also often wore pink “princess” dresses that twirl and spin. She loved her choices and I’m sure that the autonomy that she had and the fun she has in playing with clothes and being free to combine outfits has actually given her a true sense of fashion. And it’s always good to integrate the codes and standards of good taste early on!” “I am in no way a fashion victim, Violette is far more on to it than I am” “Contrary to what you might think, Violette didn’t get her taste for fashion from me but from her maternal grandmother. I always wear the same thing: French sailor’s tops, men’s shirts, jeans, Tods loafers – classic items that I always go back to.” We return to Violette to find her carefully explaining to the hairdresser how she’d like her hair: “up in a chignon like when I’m having a bath…” During a break Inès tells me about when Violette met Yves Saint-Laurent just a few weeks before he died: “It was very touching because he took her hand in his and said he was sure she’d succeed in fashion. Quite someone to have on your side, don’t you think?” “My favourite actress is Audrey Hepburn” “And I love the film ‘Breakfast at Tiffany’s’” Violette continues. With the help of Mélanie, MilK’s stylist, she picks out a delicious look inspired by the actress: a beige tailored coat, little black dress and black sunglasses. À mini Audrey clone pops up in front of the lens! Despite these very chic choices, Violette also likes things for girls her age. She loves Hannah Montana, Hello Kitty and the Jonas Brothers who she saw in concert with her cousin. “What do you want me to draw for you?”

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Medias Guinea-pig children THIS SUMMER, RTL, A PRIVATE GERMANY TELEVISION CHANNEL CAUSED A STIR WITH ITS LATEST REALITY TV SHOW. OVER THE 7 EPISODES OF “ADULTS ON TRIAL” (ERWACHSEN AUF PROBE) TEENAGE COUPLES PLAY AT BEING APPRENTICE PARENTS USING REAL BABIES AND CHILDREN - HENCE THE SCANDAL… From Big Brother to Temptation Island and Survivor, you think you’ve seen it all in terms of reality TV. Well, not quite. The Germany channel RTL has broken a new record in innovation and perhaps indecency. “Are they ready for the hardest job in the world – having children?” asks the TV channel, an old hat at reality TV. During the 7 episodes starting on the 3 June, four teenage couples aged between 16 and 19 were tested over four days under the relentless gaze of multiple cameras. Far too long for real parents appalled by the show and far too short these trial adults who, in this short space of time, went from looking after babies (7 to 14 month olds), to small children (2 ½ to 6 year olds) and finally young teenagers (10 to 14 year olds). So, the oldest “borrowed” child was Lisa, 14 years old, and the youngest trial dad was Sebastian, just 16. That means there was only 2 years difference between the children and the adults – no comment. The so-called adults were provided constant support from a child psychologist, a doctor and an experienced educator “to ensure the full safety of the children” claims the channel. At the other end of the lens, the real parents kept a watchful eye on the control screen and were free, of course, to remove their children from the “game” at any time. There’s no doubt controversy was at play. The German parliament’s commission for children reacted strongly, stating that children are not guinea-pigs and branded the show as “unacceptable” claiming that it “exploited children in an irresponsible manner”. “Do defenceless babies have to be sacrificed so that RTL can get as much audience as possible and increase its advertising profit?” questions Paula


Focus Scandinavian fashion FOR YEARS NOW, NEW SWEDISH AND DANISH LABELS HAVE BEEN POPPING UP AND MAKING A NAME FOR THEMSELVES IN THE WORLD OF CHILDREN’S FASHION. THESE YOUNG LABELS SET THEMSELVES APART WITH THEIR UNIQUE STYLE - A MIX OF MINIMALISM AND MAXIMUM FANTASY - AND THEIR OWN PHOTOGRAPHIC VOCABULARY WHICH PORTRAYS A DARING AND JOYFUL VIEW OF CHILDHOOD.…

Violette porte un cardigan à pailletes, D&G Junior. Une robe en Jean, Sœur Honkanen-Schoberth, director of an association for the protection of children and who asked, unsuccessfully, the channel to not broadcast the show. According to the newspaper Le Monde, some doctors claim that these babies separated from their parents for several days can suffer “physiological distress” and “existential anxiety”. In its defence, the channel promoted the educational side of the experience. “After the show, these teenagers will go to bed thinking: I’m going to think carefully about having children”, states Katja Kessler, one of the doctors on the show. “I had children when I was very young and I didn’t know what I was getting myself into”, adds Karin B, mother of Lasse, 10 months, who was lent out to Tamara, 17, and Bastian, 18, for a day and a half. The controversy of course fuelled interest and audiences for the show were relatively high. Behind the whole concept was a certain Dutch production company – the infamous Endemol – who also invented Big Brother. Is ever-inventive German television starting to specialise some a kind of edutainment? On private channels you can learn how to be a parent and on public channels how to be a chancellor! À short time after “Adults on trial”, ZDF, Germany’s leading public broadcaster launched “Ich Kann Kanzler!” or “I can be Chancellor!” Out just before the general elections which may or may not keep Angela Merkel at the helm of the country, TV’s first political reality show has stepped on to the scene. Among the candidates aged 18 to 35, the show promises to pick out hidden politicians and identify future young talents. With its mixture of entertainment and civil education, this hybrid show hasn’t however, got any politician up in arms. Whether you are for or against it, it’s not impossible that we will see this kind of show turning up on French screens. The rights for the Chancellor Academy have already been bought by the BBC and the “Adults on trial” concept is being adapted in six other countries. “My fellow countrymen… turn those screens off!

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The Scandinavian spirit Children’s fashion made in Scandinavia reflects a society where children are the centre of everyone’s attention. In both Sweden and Denmark, where the children’s fashion market has doubled since 2000, primary school has been replaced by children’s gardens – places where everything is possible and independence and curiosity are king. In Sweden, parents are entitled to no less than 480 paid parental holidays to take before their child is eight, corporate kindergartens are everywhere and everything is set up to help parents and therefore their children. Moreover, Scandinavia is 100% committed to being green with Denmark being one of the first countries to ban chemical products from all toys for children under 3. This Scandinavian spirit that gives children pride of place is present in so many other facets and especially fashion. Here is our little slice of this Scandinavian style illustrated with a series of photos. Clothing adapted to the child The first thing you notice if you take a closer look at these new or well-established Scandinavian labels is that they use very simple, sharp colour schemes or bright patterns on clothing that optimises the cut, comfort and quality. The message is clear: children are not to be turned into mini adults! Kids don’t work in offices - they play, run, tumble and jump around. They need clothing that is adapted to their way of life. Clothes are companions that need to accompany them and give them the freedom to express all their energy and creativity. Of course, style hasn’t been thrown out the window – functional clothing can be beautiful. Franka or Milibe, for example, opt for a look that mixes simple cuts with chic details. Their clothing has style but not too much given that it’s a child who is going to wear it. There are now more than half a dozen of these minimalist labels, that don’t blast their logo or name over the clothing and present pure but effective lines. To name just two, Tuss and Piecemeal create items to be worn alone or to mix and match. Prints, prints, prints So the key word is simplicity but, it appears, it’s not the only one. Scandinavian fashion, especially in Denmark, does not fade into the background. Bright and playful prints, fanciful details and a shade of retro accompanied with a quirky eye are all part of the parcel. Clothing can also tell a story. It is not only creative but also a means of expressing creativity. Of course, we think of Katvig. This forerunner inaugurated the use of a pattern as an emblem with its famous seventies-inspired apple and omnipresent stripes. Danefae follows in the same line of thought, although adding its own humoristic touch. It gently mocks Danish clichés with illustrations of bearded Vikings and smoked herring. Smafolk (small people) also uses apples mixed into funny patterns: a chicken playing with its egg, a farmer resting in his field, caravans next to cars, etc. Ej Sikke Lej also has its own

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symbol – the owl. Over in Sweden, Viky Petersson uses 60s and 70s fabrics to create her new retro collections. Mini Rodini also favours prints, although somewhat more discrete and contemporary. Ethical, ecological clothing It goes without saying that Scandinavian designers are ethical and ecological. The choice of materials is not taken lightly and, whenever possible, items are produced locally. The fabrics have to be of high quality (Italian or Turkish cotton, cashmere, linen, wool) and even better if they are certified organic. Their reasoning is simple: if the materials are good quality, they are durable and the clothes will last longer and so reduce excessive production which is all good for the planet. According to Asa Lundin, creator of Piecemeal, clothing is made to evolve and weather. The longer clothes are worn the more comfortable and beautiful they become. And because children grow like beanpoles, clothing can change with them using, for example, sliding panels that modify the length of a shirt or trousers. Items can be passed down from older siblings and even between girls and boys. This brings us to another crucial point: unisex clothing - another pet theme in Scandinavian children’s fashion. Popushop or another Swedish brand Uni, both offer wardrobes that can be shared between girls and boys. So-long to stereotyped colours and patterns. Transversal creativity All these Nordic brands have a distinctive point in common: a feeling of family. With all their varied, numerous inspirations (old sewing books, architecture, films, everyday details, capturing the moment) are often created by couples (Shampoodle), sisters (Monamici) and friends (Soft Gallery or Popushop) who combine their various artistic worlds. Shampoodle, created by an artistic director and a photographer, was originally an advertising agency with a fondness for fashion. This way of operating is reminiscent of Acne, a multifaceted Swedish label that is no longer presented. Soft Gallery uses artists’ illustrations to create its sweat-shirts, just like Tuss. Cheeky imagery This multidisciplinary creativity is everywhere. It can even been seen in the imagery chosen by the labels. Visuals (catalogues, look books, etc.) created for new collections also bring a Scandinavian touch to the way their fashion is presented: a joining of talents that isn’t bound to just design and style. While the clothes are designed to give children room to play, create and be themselves, the photography used to meet these demands also aims to show them being daring, creative, free and a little bit cheeky: boys pose with girls, little kids pose

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with older kids; they look assertive with their cheeks blushed from fresh air, their hair ruffled and chocolate on their mouths. Whether they are studio shots or snapshots taken against wooden floor and white wall, these images all have that certain poetic, fun and playful side that is so Scandinavian. FRANKA Before creating her own label three years ago, Fanny Sundgren worked with some of the best, from Filippa K to Whyred, and it shows. Things feel into place during a long maternity leave: “All around me I was seeing bright coloured t-shirts with loud prints worn over loose trousers. I had the feeling that something was missing in children’s fashion.” In a word: elegance. Fanny’s aim now is to combine that comfort so dear to Scandinavians into simple looks for children matched with a touch of well-chosen fantasy. “I wanted it to be present while letting the child express its own”. She is careful about the materials, using high quality, ecological, kidproof fabrics that are easy to wear and wash. Her chic-playful world is delectably presented on her website, which after presenting a seaside stroll for the last spring/summer collection, now emerges us into an alphabet soup flavoured by artistic designer Eric Ericson and the label’s very young illustrator Robin Olsson. There is an air of playful imaginary around the collection modelled by Fanny’s children – Hedda, Ottar and Olle, and a few others. MILIBE Milibe is the story of play on words using the two Danish designer’s names: Mille Milt and Maria Raben. Together they created Milibe in 2003. At the time they were looking for softness, comfort and simplicity matched with style. Their first creation was a t-shirt which immediately became successful and new styles were soon added to the collection. So what is their recipe? - a combination of novel colours, emblematic stripes and uncompromising quality. Milibe is reputed for its products that can be passed down from brother to sister. Mille and Maria like to follow the production line closely and insure that they are not involved in child labour. All their products are made in Turkey where, they are renowned for making the best cotton in the world. The photography representation of Milibe likes to use strong scenes which show a way of being more than just an item of clothing. The label’s inspiration comes from “a childhood full of strawberries and cream, yellow raincoats and old wooden toys”. Mille, the blond, and Maria the brunette, have established a strong reputation for themselves by combining this nostalgic world with modern comfort. In short, real fashion for children - ideal for playing, jumping around,


splashing in puddles and teasing your little brother. MINI RODINI Cassandra Rhodin, creator of Mini Rodini and illustrator, fishes her octopuses, robots, gorillas and superheroes from her boys’ (Don Louie, 3, and Zad, 6) games and drawings. “They have they own way of orchestrating reality where each little detail is important.” Cassandra memories are of cicadas, dandelions and the wallpaper of her parent’s house in the country. As a result, her clothing is often populated with little creatures and other themes that children love. Sometimes she adds in retro prints, as with this winter’s harlequin collection, inspired from the precursor Mini Rodini, member of the famous King Brazil Jack circus. From its beginnings in 2006, the Swedish label is now sold all over the world with Cassandra as the creator, her husband Jon taking charge of sales and the press and her brother Joel, fashion photographer for Elle, to present the label. The very rock’n’roll catalogues are “homemade” from the Stockholm studio using the children of the family, friends or passer-bys. “We wanted to put them in real situations or experiences”, Cassandra explains. The result is a series of pulled-faces and relaxed poses by little ones absorbed in their own thoughts or the fun of the moment. SOFT GALLERY After studying in London, Tine Holt Møller and Barbara Hvidt returned to Denmark with the need to be creative. Motivated by their joint interest in art and fashion, the two friends decided to create Soft Gallery. More than just a fashion label, they see it as an artistic project, an innovative concept. They launched their first collection in 2008. The principle behind the label is to ask artists to draw illustrations to decorate their clothing. The result is a mixture of exquisite patterns and colours and the embroidery is like none of its kind. As a stylist and fashion photographer, Barbara is the one who showcases the Soft Gallery collections. She likes all that is true and honest and tries to photograph children just as they are. “Often, I end up capturing the downtime, those in the middle, those who forget who they are and what they are doing”. These are clearly moments where imagination takes over. She takes her own children on all sorts of trips and photo shoots and makes sure they have plenty of love and freedom. Soft Gallery’s pet themes can be defined as always keeping an open mind, taking hold of the unknown and setting challenges. LUCKY BOY SUNDAY The two friends and creators of Luckyboysunday are a bit like the Thompson and Thomson of the Scandinavian children’s fashion world, with a touch of the dark side thrown in. One sunny Sunday in August 2007, Camilla & Camilla made a pack to use their combined forces to create a label that would allow them to let their imaginations run wild and channel their abundant creativity. Sick of just dreaming about it, they let this lucky Sunday be the day they put it all into action. The duo’s recipe is spot-on design matched with top quality materials. Not content with just designing clothing, they have also turned their talents into creating any type of accessory or object you might find in a child’s bedroom. They themselves define their world as “playful, scary, vivid and dreamy” and sometimes plain “stupid”. Without taking themselves seriously and drawing inspiration from their own childhoods, the two magicians create clothing for girls and boys aged 0 to 6 and “little strange things” that pop out of their imagination. The visual vocabulary of their collection is a reflection of this playful and

poetic imagination. All child’s play really.

REPORT BY SOPHIE CARRÉ, DORIA MANÇON, MURIEL FRANÇOISE, HÉLÉNE LAHALLE AND MARIE MERSIER.

Concept The uses of colour THE HAVRE’S NEW SWIMMING POOL DESIGNED BY JEAN NOUVEL HAS, FOR ONCE, THOUGHT CAREFULLY ABOUT CHILDREN AND HAS A LOT MORE TO OFFER THAN JUST A LITTLE PADDLING POOL AND BUMPY WATERSLIDE. LET US INTRODUCE YOU TO THIS TRUE AQUATIC CONCEPT WHERE ARCHITECTURE MAKES SENSE AND FUN. The initial concept was to create a water park but Ateliers Jean Nouvel decided to things a little further. While maintaining the classic swimming pool codes they played with this basic form to create an extraordinary aquatic centre. The result is a far cry from the standard, somewhat rundown, water parks found the world over with their string of wave pools and fake palm trees. Demonstration: An aquatic blueprint The architectural concept behind Bains des Docks can be summarised as a series of oppositions - what can be seen and what can’t, what is full and what is empty, what you are looking for and what you find. Inspired by roman baths, the 5000m² complex, covered in thousands of white mosaic tiles, is divided into several separate swimming areas to accommodate a range of swimming wants, from doing laps in the sun to relaxing in a hot spa. As you wander through the aquatic wonderland you will encounter the invisible waterslide – cleverly hidden behind the rest only revealing its entrance and exit- , spas, fountains, waterfalls and more. Each pool has its own distinct shape and theme designed for various group dynamics and ages. There is a whole area for families with both an indoor pool and outdoor pool, a pool for 3 to 8 year olds with jets of water and water canons and an area for 0 to 3 year olds. We adore this place for little ones with its large 20cm-deep paddling pool that for once is not just a foot bath and, most of all, its extrawater, extraordinary, multicoloured dry pool. Colour as a guide and colour as a game The Bains des Docks’ swimming pools seem to be a natural extension of their surroundings. Imagine a block of marble being sculpted – little by little, shapes appear, curves and hollows are formed, light comes in, water springs up and colours are born. Out of the endless whiteness you are struck by sudden colour, there for a purpose, there as a guide. It is synonymous with childhood and play. Play is part of the architecture and the architecture creates the game. The dry paddling pool is composed of brightly coloured, almost fluorescent, foam cubes of all shapes and sizes for children to jump, play and slide on. The cubes covering the floor, walls and ceiling appear like a splash of colour in a white envelope. À few fountains are placed among the cubes to introduce little ones to water or generally muck about with. All in all, this is the perfect safe play area designed for children who haven’t yet learnt to swim, while being both aesthetic and educational.

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It’s an example of how to reinvent and beautify the ordinary children’s pool required of all swimming pools. These pools are so often soulless, bulk-standard productions with their monotonous inflatable toys and supposedly fun fountains. Here, swimming and play have been given their own true space in a celebration of colour, somewhat like how children’s bedrooms are often the most vibrant part of the house. This play area also reminds us of the colourful floors created by Charlotte Perriand for the Cité Radieuse (housing building in Marseille) – clearly, colour can be a visual marker and creative stimulant.

MARIE MERSIER www.lesbainsdesdocks.com

VIP Le Petit Nicolas MAXIME GODART IS 10 YEARS OLD. HE LIKES HORSE-RIDING, HIS LITTLE SISTER LORELEÏ, ROCK AND MOST OF ALL, ACTING. MAXIME IS THE LITTLE BOY CHOSEN TO PLAY PETIT NICOLAS ON THE BIG SCREEN. The little school boy’s famous adventures created by Goscinny and Sempé will be in cinemas from 30 September this year. Nicolas is not alone in this new tale: Valérie Lemercier and Kad Merad, play his parents and Sandrine Kiberlain will be his school teacher. Daniel Prévost, Michel Galabru and Anémone are all also in on the act, that’s not forgetting Nicolas’ school friends played by a group of remarkable young actors. After all, the story is a children’s story. There is Alceste, who wants to be a minister and likes museums and Agnan, fan of division and the teacher’s pet. We are also introduced to Eudes, the bully, Clotaire the dunce, Rufus the clown, Geoffrey, Joachim and Marie-Edwige, who Nicolas is secretly in love with. Maxime Godart was chosen for the title role after participating in a national-wide casting. With his brown hair, big blue eyes and angelic face and dressed in a pair of shorts and a red jersey, Maxime is

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the splitting image of the little naïve, cheeky school boy invented by Sempé and Goscinny. Maxime was first inspired after seeing the play ‘L’inspecteur Toutou’. After three years of theatre school, Florence, his mother, enrolled him in his first casting – which just so happened to be for Petit Nicolas. “After several auditions and a last meeting with the group of friends, I wasn’t chosen. À few weeks later, Laurent Tirard, the director, told me that I was going to play Nicolas. I felt like I was walking on air” Despite turning fifty this year, Petit Nicolas hasn’t grown an inch. The mischievous little boy’s first adventure was penned in March 1959 and published in the newspaper Sud Ouest Dimanche. For Maxime, “Nicolas and his friends are like most kids. Today, we still like to have fun and get up to tricks, they are just not exactly the same ones because the world has changed.” Filming for Petit Nicolas started on 20 May 2008 in Belgium. To prepare for the role Maxime immersed himself in the books - “to better understand Nicolas, the way he things and acts.” Apart from morning lessons, most of the time was taken up by the film. Initially a little overwhelmed, Maxime soon took on to the set like a house on fire. “I loved filming and living with 80 people for four months. Kad, Valérie and Michel Galabru made me and the other kids laugh a lot, it was like a mini holiday camp!” At the moment, Maxime is taking part of the shooting for Julien Rambaldi’s first film, ‘Les Meilleurs Amis du Monde’ (the best friends in the world). This time, Maxime is called Bruce and his parents are Pascale Arbillot and Marc Lavoine. When we asked him what he wanted to do when he grew up he immediately replied “keep on filming more and more…”

ELEN POUHAËR.

City Guide Tel Aviv THIS YEAR BEAUTIFUL, ENERGETIC TEL AVIV IS CELEBRATING ITS 100TH ANNIVERSARY. SO YOUNG AND YET THIS CITY ALREADY HAS ENOUGH HISTORY AND HERITAGE TO RIVAL ANY OF THE EUROPEAN OLD LADIES. FROM NORTH TO SOUTH, HERE ARE A FEW SUGGESTS TO EXPLORE WITH YOUR FAMILY, SOAK UP THE SUN AND GET AWAY FROM IT ALL. The beginnings of Tel Aviv Tel Aviv, meaning “hill of spring”, was founded on 11 April 1909. Previously the Jewish population had been centred in the Palestinian city of Jaffa. The seeds for a Jewish township were first sown in 1887. Nevé Tzedek or “Abode of Justice” was the first Jewish neighbourhood built outside the walls of Jaffa. In 1906 a small group of Jewish inhabitants founded the Home Building Society whose aim was to build the first modern Hebrew city in the promised land. In 1909, 60 families, members of the association, chose an area of sand dunes bordering the sea northeast of Jaffa to divide in to a series of plots. They named the area Kerem Djebali (the vines of Djebali) and so began the construction of Tel Aviv. Tel Aviv and Jaffa became a single conglomerate in 1950. As a result of the multiple waves of immigration, the style and design of the rapidly growing town were repeatedly revised and reworked producing an assortment of architectural styles. Nevertheless, with its 4000 examples of Bauhaus buildings, it’s hard to miss the predominant “international style” of Walter Gropius’s German school.


THE DOCKS Let’s start our visit with a morning stroll in the north of Tel Aviv. A few years ago, the docks that spread out along the old port were renovated into an attractive marina shared by fishermen and boatmen. Later on in the day, take a refreshing pause at Shalvata while the children play in the sand. Tel-Aviv Port. Ph.: (03) 544 1279. www.shalvata.rest-e.co.il Just inland from the coast head for Hayarkon Park, a perfect spot to organise a Saturday picnic by the river for an afternoon of games and mischief. The west section of the park has a lot more on offer with its basketball courts, football fields, the Olympus climbing wall, mini golf and predominately avian zoo. Rokach. Ph.: (03) 642-2828. SHOPPING ON DIZENGOFF SREET The city centre is intoxicating. Its eclectic architecture, ambient chaos and festive atmosphere create a rather unique energy. TelAvivians are always on the go. To capture it all take a stroll down Dizengoff Street, the Champs-Elysées of Tel Aviv, where you are guaranteed a bustling crowd and plenty of shops: Start with Taflaya, a small shop packed with treasures. They have a range of coloured cotton and linen pieces from the shop’s own clothing label, cute windbreakers decorated with bees or ladybirds from Kidorable, flashy Rice doll’s tea sets and wooden toys for babies from Haba. Taflaya 263 Dizengoff Street. Ph.: 972 3 5446668. At 260 Dizengoff Street, the children and baby brand EITANI & Nicoli presents a range of tangy, brightly-coloured clothing for girls and boys. They also have a collection of Ayo Aya books for babies, baby memory books, etc. Ph.: 972 3 5467647. www.eitaninicoli.com Yaldnut Kesuma, is THE shop to look for out-of-the-ordinary gifts for newborns. Minime’s pastel baby clothes, Hippo shoes and a mini selection of books and toys all make this an address to keep in mind. Special mention goes to the Gittabags bags which won their Israeli creator the industrial design prize of the Jerusalem Bezalel Academy of Arts and Design for their practicality. Yaldnut Kesuma 247 Dizengoff Street. Ph.: 972 3 5465168. We then suggest you make a little detour towards Basel Square to visit the new shop Cooly Co, a mini concept store for children with minimalist décor. You’ll find Bobux leather shoes, Rice soft toys and educational Canadian toys from Melissa & Doug. Cooly Co 5 Hashla Steet. Ph.: 972 3 5465225. www.coolyco.co.il Back on Dizengoff Street wander into Naama Bezalal to look through the mixture of retro fifties-style adult and children’s clothes under the eponymous label. As an added bonus there is a garden at the back of the shop with collector Disney objects that are impossible to find anywhere else! Naama Bezalel 234 Dizengoff Street. Ph.: 972 3 5162180. www.naamabezalel.com Before taking off to the other side of the city, stop in at Emily Bookshop on Ben Gurion Street. The whole store has been adapted to suit children: it has little benches at the entrance to rest, a large bookshelf organised with giant spacers and a floor space for reading. At the back of the bookshop is a selection of books in English, mostly fairytales. Emily Bookshop 59 Ben Gurion Blvd. Ph.: 972 3 5239624. After all that reading it’s time for a snack! Indulge in a famous yogurt

ice-cream from Tamara as you relax in a nearby swing. The range of toppings, especially the fresh fruit covered in chocolate chips, is mouth-watering. Tamara 96 Ben Yehuda Street, Gordon corner. Ph.: 972 3 5234449. To round off the shopping experience visit the Dizengoff commercial centre reputed for its shops but also for being the first housing block in Tel Aviv. On the 3rd floor you will find Bubima – a real treasure trove of wooden toys, brimming from floor to ceiling. We suggest you may a beeline for the puppet shows and Kapla or Cuboro board games that are hard to find in France. Bubima Dizengoff Center 3rd Floor. Ph.: 972 7 7961608. BAUHAUS ARCHITECTURE AND DECORATION SHOP IN THE WHITE CITY Bauhaus architecture is abundant in this area, especially on Rothschild Street, something like Avenue Montaigne in Paris. Bauhaus buildings are easily recognisable by their abstract and geometric shapes. Stop off at the Max Brenner chocolate factory to savour the family fondue. Max Brenner 45 Rothschild Avenue. Ph.: 972 3-5604570. www.maxbrenner.com Little food stands set up all along Rothschild Street offer delicious snacks, fruit juices (autumn’s special is pomegranate!), sushi or simply a coffee. Carousella has to be the town’s trendiest concept store. The central area is full of little objects like Melissa & Doug toys, Djeco books, Anne-Claire Petit cuddlies and colour-me-in soft toys from Israeli creator Manuella. The area is divided into 4 bedrooms, two for girls and two for boys, used to display the shop’s own brand of furniture and decoration (also called Carousella) made in Israel and Malabar wallpaper. Carousella Rotchild Avenue 27. Ph.: 972 3 5603750. NEVE TZEDEK, THE OLD CITY With its ancient winding streets, Neve Tsedek is the oldest and most picturesque part of the city and has a certain bohemian feel to it. Take a break from your shopping at café Nina where the local intellectuals meet. Try one of their fresh sandwiches or salads sitting out on the terrace to soak up the atmosphere. Café Nina 29 Shabazi St, Neve Tsedek, Tel Aviv. www.ninacafehotel.com Laura and Doron Levitas, owners of Burch and Daughters, are the happy designers of a delicate clothing line for 0 to 3 year olds and a series of fun costumes for playing dress-ups. Every piece in their collection is created in the workshop adjoining the shop. Burch and Daughters 4 Kol Israel Haverim. Ph.: 972 3 51021200. The Alice shop is its own little wonderland. We were enchanted by the magical wooden toys and old-fashioned tea sets. Delight in rummaging through the jumble of chic odds and ends. Barbapapa fans will love their large collection. At the back of the shop, behind the till, is the boys’ zone with its little soldiers and farm animals where they are free to invent their own worlds. Alice 25 Shabazzi Street. Ph.: 972 3 5167425 Babette has a distinctive French touch with its old wooden wardrobes and dressers used as display shelves. The Frenchies - Bonpoint and Petit Bateau - are well represented but the store also stocks more bohemian creations from Dutch Oilily. At the back there is a little section for wooden decorations. Babette 31 Shabazzi Street. Ph.: 972 3 5100534.

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YAFFO FLEA MARKET Set in the heights of Tel Aviv, Yaffo offers an impressive view of the rest of the city. Take a stroll through its picturesque streets to enjoy the calm – a rare thing indeed in Tel Aviv but don’t forget to visit the flea market. The shops around the Clock Tower specialise in little things – children’s toys and books, but we suggest you visit Yefet Street and Jerusalem Boulevard where things are much more organised. The market is open from Sunday to Friday from 10 a.m. to the end of the day. Wander around the large hangars where among the speciality antiques, jewellery and clothing stands we happened to catch Robert (De Niro) buying handmade leather sandals from Magafel Hakfar. This old Israeli man has been making these sandals for years and is used to covering the feet of local stars during a shoot. Magafel Hakfar 8 Yefet Street opposite Jaffa Clock Tower and Abulafia bakery. Ph.: 972 3 6812312. The market’s only café, Puah, is incredible. Chill out on the Moroccan style poufs and sofas while you sip languidly on your fresh fruit juice. It would also be such a shame not to taste the so delectable-looking Mediterranean sweets. Puah 3 Rabi Yohanan Jaffa Flea Market. Ph.: 03 682382.

nings and Saturdays because of local traditions. Weekends in Israel are from Friday morning to Saturday night to accommodate Shabbat (Jewish religious day of rest). Nevertheless, Air France runs flights on Fridays and Saturdays.

BACK TO THE TOWN CENTRE CARMEL MARKET As you make your way back down towards the city centre, stop off at Carmel Market. Most of the locals come here to buy their fruit, vegetables and bread from Sunday to Thursday. The atmosphere is indescribable and you will soon feel intoxicated by the profusion of colours, shouting and wafts of natural perfume. Carmel Market, on the corner of Allenby and King George Streets.

EVANE HAZIZA-BONNAMOUR

PONI SHOP To end the day why not get your little one’s hair cut? The quirky, colourful interior of Poni Shop makes this an address to remember. Children are seated in cars or in front of computers while the hairdressers snip away in time to music. While awaiting their turn they can even do a little shopping – Poni has developed a range of adorable hair accessories and t-shirts. It feels like the Israel version of Bonton while being very reasonably priced! Poni shop, 25 Henrieta Sold, Tel Aviv, Israël. www.poni-shop.com Further afield Just 30 minutes from Tel Aviv an educational children’s museum where they will be taught to use their five senses in rather an unusual way: they become the active characters of a plot. Holon Children’s Museum,1 Mifratz Schlomo, Peres Park, Holon. Ph.: 1599585858. www.childrensmuseum.org.il. Open from Sunday to Thursday from 9 a.m. to 9 p.m. and Saturday and holidays from 10 a.m. to 9a.m. The enjoyable Tel Aviv Zoo is set surprisingly right inside the town. If you have a little time to spare, the Biblical Zoo of Jerusalem is far more attractive and impressive, and just an hour by car. You will discover a wide range of rare and endangered species housed in a beautiful setting with lakes and waterfalls. The Biblical Zoo, POB 898, Jerusalem. Ph.: 02-6750111. Open from Sunday to Thursday from 9 a.m. to 5 p.m. GETTING THERE Daily flights from Paris with El Al Airlines. No flights on Friday eve-

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WHERE TO STAY The Dan Hotel, well-known for its colourful façade facing the sea is the place to stay in Tel Aviv. It has a swimming pool just for children, who are each given a surprise gift upon arrival. The hotel’s Danyland Club keeps them entertained with a range of sporting events, games and creative hobbies during each of the school holidays. Hotel Dan Tel-Aviv, 99 HaYarkon St., Tel-Aviv. Ph.: 972 (0)3 520 2552. www.danhotels.com. Just a little out of the town centre, in the Herzliya Marina 15km from Tel Aviv, Robert de Niro is working in collaboration with the famous Asian restaurant chain Nobu to open a new luxury hotel. This colossal project – 225 bedrooms, 12 penthouses, 9 duplexes, a swimming pool with private cabins, spa and Nobu restaurant - should be completed by summer 2010. The hotel has a Japanese-style design reminiscent of traditional Ryokans. Next summer Herzilya Marina will be the place to be to spot celebrities holidaying on the Israeli coastline.

Art Mother nature FINNISH ARTIST LIVING IN GERMANY, KATHARINA BOSSE IS ALSO MOTHER OF TWO GOLDEN-HAIRED CHILDREN. GOLDEN LIKE THEIR MOTHER. A PORTRAIT OF THE ARTIST AS A YOUNG MOTHER SHOWS SEVEN PHASES OF ONE WOMEN, ONE MOTHER. HERSELF. There is a before and after. Before being a mother and after. Before, Katharina Bosse is a visual artist who empties spaces from their essence and protagonists from what makes them stand out. She photographs semi-public spaces and chooses locations designed to satiate erotic fantasies: a boudoir, school room or operating theatre. She pays attention to detail and somehow captures the otherwise non-existent seductive pull of these rooms. She photographs people and empties them so adeptly that we have the impression, despite suggestive details, that they are simply puppets minus their puppeteer – people without shadows. She seems to pick them up and drop them into the randomness of life – like the strip-teasers all dolled-up in their make-up and outfits photographed in the middle of the day in ordinary surroundings, the desert or on a main street. Place can cocoon or distort its subject – depending on the point of view, depending on the story behind the shot. Katharina Bosse is interested in others and is intent on keeping their secrets carefully hidden away. Then there is the after – after two pregnancies and two children. Two little goldilocks seen in their mother’s arms set in surroundings that are both inappropriate and full of meaning. Once again, almost as before, the place cocoons or distorts only, this time, the model and the secrets have changed. This time, the artist herself is there to be seen just as she is. Natural and simple. She “abandons herself into things only her body can tell”. She speaks to her children through her body bruised and glorified by first one, then two pregnancies. If she shows too much of her body, herself, her imperfections, her skin – “too much nudity” – it is because of her children, their presence and


Cinema Wildly yours THIS AUTUMN, ‘WHERE THE WILD THINGS ARE’, THE LEGENDARY MAURICE SENDAK CHILDREN’S BOOK, WILL FINALLY HIT THE BIG SCREEN. TO TOP IT OFF, IT’S DIRECTED BY SPIKE JONZE – WE CAN’T WAIT!.

Katharina Bosse, Berge, série Portrait of the Artist as a Young Mother, 2008, C-print, courtesy galerie Anne Barrault.

‘Where the Wild Things Are’ tells the fantasy adventure of Max, a little, somewhat naughty, boy who is punished by his mother and sent to bed without supper. To stave off the boredom he lets his imagination wander. His bedroom transforms into a jungle and a boat takes him off to land where the wild things are. They are frightening creatures with their rolling eyes and gnashing teeth but with one terrible look Max quickly becomes their king. They all start to party but little Max gets sleepy and wants to go home. He sails back to his bedroom where “he found his supper waiting for him and it was still hot”. It’s impossible to talk about the film without mentioning the book and its cult status. their beginnings: her sexuality. This sexuality hasn’t been dampened, it remains constantly present in each detail: in her position, the surroundings, her attire. The surroundings – a haystack positioned like a halo sanctifying the artist or sand dunes which subtlety resonate a woman’s curves. Her positions – their inappropriate nature: on all fours, squatting, legs spread, sitting, her sex visible. Her outfits are minimal. She sits either naked, covered with a coat or in her underwear. It would be hard to comment if the shots, with their allusive details, didn’t emanate a feeling of emptiness. This emptiness fills her photography with meaning. It invites us to name/identify the woman – a she-wolf suckling her young, a Botticelli goddess, a Madonna and child, a bacchanal, a figure of Charity, a water nymph, a witch or a lead dancer. This is the face of a thousand expressions – the modern-day mother. A face for all the roles a woman can play, for the everyday woman we constantly looking for in the press, in literature and in our own minds. The face of a portrait in seven phases, of a “good” and “bad” mother: naked, pregnant or giving birth. Pure and bestial, gentle and provocative, modest and diabolical. Her new life as both mother and woman is presented in two layers: the foreground and background. The background gives her photographs their tone, title and frame: Sand, Mountain, Swamp, Field of Wheat, etc. Katharina Bosse poses in the middle of nowhere – at a beach, on a mountain covered in snow or in a marsh. Her pose is so grounded that she seems to become part of her surrounds, is as one with nature, an extension of the land. She adapts. All levels blend – the foreground gives way to the background and nature gives birth to a dual being: a woman doubled as a mother.

DOROTHÉE TRAMONI Next exhibition from 9 September, “Fashion Room”, Museum für Angewandte Kunst, Frankfort, www.angewandtekunst-frankfurt.de For further information: Anne Barrault Gallery, 22, rue Saint-Claude, 75003 Paris, Ph.: +33 (0)1 44 78 91 67, www.galerieannebarrault.com

The world of Maurice Sendak In preparation for the long-awaited arrival of the film we thought we would meet with Maurice Sendak to know a little bit more about the eighty-year-old author of eighty books, winner of the prestigious Hans Christian Anderson Award (known as the “Little Nobel Prize”) and whose masterpiece “Where the Wild Things Are” is one of the top ten bestsellers in children’s literature in the world. “Maurice won’t be giving any interviews - unless you go and see him in Connecticut” we were told by his Paris agent in a thick American accent. That’s a shame… Maurice was born in New York in 1928. As an only child he immersed himself in books, music and his own imagination. From the early age of seven he was drawing and writing stories. At high school he made several comic books and created mechanical wooden toys, hoping to sell them at FAO Schwarz, a prestigious shop bordering Central Park. He didn’t manage to sell any but did get his first job arranging window displays. This is how he received his first contract as a book illustrator. From there, things moved on very quickly. Sendak was barely 25 when he met his publisher. His first illustration was so successful that he decided to stick at it. His sixth book, ‘Where the Wild Things Are’, first came out in 1963 in the US and then ten years later in France. This little illustrated 50-page book polarised opinions. French author Françoise Dolto advised against it and the book was criticized by many parents who saw it as the story of a little boy who was able to shirk his punishment and sail off to freedom. Yet, it became a huge success among children who dived headfirst into the story and Max’s world, an open door to their own. Right from the opening shot Max is defined by his accessories. He puts on his wolf costume with its monster-like claws. His mother calls him a “monster”, the only word she actually says. With Max sent to his room without his dinner, the open window symbolises a gateway to his dreams. He sets sail on a boat with his name and goes on an internal journey to the land of his imagination. This is how he gets to where the wild things are – a land he rules kitted out with all the kingly attributes. Then Max tires – it’s time to go home. He pushes back the hood of his wolf costume and we discover the little boy’s ears and hair as he returns to reality.

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A lot of ink has been spilt in the battle between those for and against the book. More than 40 years later, the film (undoubtedly supervised by Sendak, one of the producers) is very eagerly awaited if you believe the 1 472 386 views (at the time this article was written) of the trailer on You Tube. Spike Jonze on board. So the cinematographic adaptation of the legendary book is no easy task. We are just dying to ask: how did the director of ‘Being John Malkovich’ tackle the affair? If you question his talents, you might be forgetting that the man, Sofia Coppola’s ex-husband indeed, has directed a galaxy of productions as bizarre as they are remarkable. Initially a video director for a prestigious skateboard brand, Jonze likes to vary his experiences. Producer of Jackass, director of feature films (the latest being ‘Adaptation’ in 2003) but also of video clips, Jonze has worked with and showcased artists such as Björk, the Beastie Boys and Daft Punk. We’re impressed! A monstrous project But let’s get back to the film. Combining vocal performances, puppets and computer graphics, ‘Where the Wild Things Are’ is a true adventure movie told as if it were real. The Wild Things look just as real as Max played by young newcomer Max Records, who was also seen in ‘The Brothers Bloom’ alongside Adrien Brody. During the three years it took to make the film, Max (the actor and character) evolved in the ultra-realistic forests, mud and hullabaloo. With its sizable budget (over 100 million dollars), the film almost had the same fate as Don Quichotte. Disney initially sought to take up the project in the 1980s with no luck. Shooting was then announced for 2000 but actually only started in 2006. While we wait impatiently for the film we can at least play and replay the trailer. Set to an arousing tune from the Quebecois rock band Arcade Fire, the trailer introduces an atmosphere somewhat different to the dark pages of the book. It takes us into an untamed, enchanted world inhabited by the Wild Things who really look very huggable. The soundtrack for the film has also been entrusted to expert hands – those of Carter Burwell, the Coen brothers’ fetish composer. The cast is just as seductive. Forest Whitaker, who needs no presentation, and Paul Dano (at just 24 already seen in ‘There Will Be Blood’, ‘Fast Food Nation’ and ‘Little Miss Sunshine’) give their voices to the monsters. The trailer has already created a buzz on the web and bloggers galore are clearly impatient to see the characters that marked their childhood. Patience, dear friends, the film will be out in France on 14 October.

cal score for the book with Maurice Sendak’s consent. The resulting fantastic one-act opera was a huge success in Wallonia, London and Minnesota. Cartoon. In 1988, Illinois cartoonist Gene Deitch produced an animated version of the book narrated by Peter Schickele. Ballet. In 1997, composer Randall Woolf and choreographer Septime Webre created a modern ballet for the American Repertory Ballet inspired from the book complete with electric guitar, electro instruments and drums. TV series. In the 17th season of The Simpsons, episode ‘The Girl Who Slept Too Little’ includes a parody of the book called ‘The Lands of Wild Beasts’. In 2007, one of the Wild Things appeared in Season 11 of South Park. And rumour has it that, according to a certain Jeromy Stroh from Microsoft, a ‘Where the Wild Things Are’ videogame may come out at the same time as the movie…

DAPHNÉ SEGRETAIN

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Pouf, Anne-Claire Petit Deskhouse, Ninetonine

Lit évolutif Be-Cot, BE Collection

One book, several adaptations: Opera. In 1980, Scottish composer Oliver Knussen created a musi-

Where the Wild Things Are, nationwide launch on 14 October. Official website: http://wherethewildthingsare.warnerbros.com

www.

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guide milk événements

LES PAPAS CHEZ PAUL SMITH Le jeudi 11 juin, l'équipe du MilK, entourée de ses collaborateurs et amis, a fêté la sortie de son numéro d'été Daddy cool. Pour cette édition spéciale papas, direction la sublime boutique Paul Smith, rue du Faubourg Saint-Honoré. À cette occasion, nous avons pu découvrir la nouvelle fragrance pour homme de notre cher Britannique et profiter d'une pause shopping. Un grand merci à Ruinart pour les bulles qui nous ont fait tourner la tête toute la soirée.

HAPPY BIRTHDAY CARAMEL ! MilK était invité à la fête en grande pompe des 10 ans de Caramel Baby & Child. Tout le gratin Mommies & Babies de Notting Hill y était, et célébrait par la même occasion le lancement d'un très beau tee-shirt Caramel imaginé pour la fondation de Natalia Vodianova, Naked Heart Foundation (www.nakedheart.org). Les ventes de ce tee-shirt serviront à récolter des fonds pour construire des aires de jeu en Russie.

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guide milk adresses

SOUS LA PLAGE & AIRES LIBRES présentent

Dino et Lucia

Kico Kids c/o Little Fashion Gallery

Petit Bateau

Gallucci

+33 820 200 203

www.galluccishoes.it

Pepe Jeans

Minnetonka

+33 2 51 66 38 38

www.littlesfashion gallery.com

www.minnetonka.com

Du pareil au…même

Kids Ink

+33 1 53 40 95 95 www.pepejeans.com

+33 1 69 81 46 46

www.kidsink.com

Princesse Tam-Tam

www.mod8.com

D&G Junior

Kik Kid

+33 1 49 60 15 10

Pèpè

www.american apparel.net

+39 03 31 40 92 11 www.dolcegabbana.it

www.kik-kid.nl

Printemps

+33 1 45 44 60 26

Kiliwatch

+33 1 42 82 52 00

Pom d'Api

Antigone et Balthazar

Escada

+33 1 42 21 17 37

Ralph Lauren

+33 2 51 66 36 36

+33 2 51 66 38 38

KZA

+33 1 44 77 53 50

Repetto

Essentiel Girls

www.kza.fr

Replay & Sons

+33 1 44 71 83 20

www.essentiel.be

La Fée Clochette

+33 1 42 33 16 00

Springcourt

Fifi la Ferraille

+33 1 42 19 94 42

Richard Gambel

+33 1 58 59 00 81

www.fifi-la-feraille.com

Lee

+33 1 42 36 20 10

Start-rite

Finger in the Nose

www.lee.com

Roberto Cavalli

www.fingerinthenose.com

Les Petites...

www.robertocavalli.com

+33 1 58 59 00 81 www.sarenza.com

Forte Forte

+33 1 40 26 27 26

Rykiel Snfant

www.forte-forte.com

Levi's

www.soniarykiel.com

+33 1 55 73 22 50

Franka

+33 1 40 26 30 66

Seize

Accessoires

Baby Beluga Fifi de Vem

+33 1 40 26 78 98

Lilibulle

www.seizejeans.com

Cutler and Gross

Fruit Punch

+33 1 43 73 71 63

+33 1 42 74 43 31

Lili Gaufrette

Serge Blanco Enfant

www.cutlerand gross.com Lalé

Mode

ANIMAL CUBES de chloe mazlo

Acne Jeans

+33 1 42 36 07 00

www.shop. acnestudios.com Agnès b

+33 1 40 03 45 00 American Apparel

+33 1 43 55 87 17 Antik Batik

+33 1 44 78 02 00 APC

www.apc.fr April Showers

+33 1 43 46 85 52 Armani Teen

+33 1 44 01 03 75

Gallo

+33 1 45 11 80 80

+33 1 42 36 47 07

Bakker Made with Love

Gérard Darel

Little Cerise/ L* Rags

+33 1 53 10 80 62 www.quinze-sergeblanco.com

www.gerarddarel.com

+33 4 91 42 02 02

Sergent Major

Guerrisol

Little Marc Jacobs

+33 1 58 66 01 00

+33 1 42 54 63 10

+33 1 48 01 99 77

Simonetta

Guess

Louis Louise

www.simonetta.it

+33 1 42 68 87 13

+33 9 51 67 90 45

Sœur

Marielle Bazard c/o Serendipity

Hackett

Loulou Addict

+33 1 46 34 19 33

+33 1 40 46 01 15

+33 1 45 49 18 93

Miniséri

+33 1 55 35 97 06

http:/loulouaddict. canalblogg.com

Talc

Hakka Kids

www.talcboutique.com

www.miniseri.com

Bleu de Pastel de Lectoure

+33 1 40 26 48 43

Luco

Tiphaine

Ray Ban

Hartford

+33 1 45 48 86 09

+33 1 56 24 41 30

www.rayban.com

+33 1 58 39 39 90

Maloup

Timberland

H&M

+33 1 45 56 07 58

+33 2 51 66 38 38

Sid Larsen et les Coqs

+33 8 10 22 24 24

Marithé + François Girbaud

Tommy Hilfiger

Holly’s

www.tommyhilfliger.com

www.sidlarsen lescoqs.fr

www.hollys.dk

+33 2 51 66 38 38

Underten

Vanessa Deutsch

Idol

Marucho

www.underten.fr

www.idol-kids.com

+33 9 50 21 75 65

Venus et Judes

www.vanessadeutsch. com

IKKS

Max et Lola

www.venusetjudes.com

+33 1 41 75 21 21

www.maxlola.be

Vicomte Arthur

Il Gufo

Milibe

+33 1 30 17 30 27

www.ilgufo.it

www.milibe.dk

Victoria Couture

Imps & Elfs

Monamici

www.victoriacouture.com

+33 1 39 51 46 50 www.imps-elfs.nl

www.monamici.se

Violeta e Frederico

Monoprix

Jacadi

+33 1 78 99 90 00

www.violetta efrederico.com

www.jacadi.fr

Muchacha

Wafflish Waffle

Jack n’a qu’un œil

+33 1 44 39 63 91

www.wafflish.waffle.com

www.jacknaquunoeil.fr

Muusa

Well

Jean-Michel Broc

www.muusa.fr

www.well.fr

Bijoux

+33 1 48 86 53 87

Nana Ki

WoWo

Chanel Joaillerie

Jess Brown

+33 1 44 41 74 68

+33 1 53 40 84 80

+33 1 55 35 50 05

+33 1 40 26 78 98

Napapijri

Zadig et Voltaire

John Isaac Little

Joe Black/ JoeZephine

+33 1 53 30 04 45

+33 1 42 21 88 88

www.johnisaaclittle.com

Nike

Zef

+33 4 91 81 04 34

www.nike.com

+33 1 42 22 02 93

Lili Scratchy c/o Œuf

Junior Gaultier

Noro

www.jeanpaul gaultier.com

www.noroparis.com Notsobig

Chaussures

Just for Life

+33 142 33 34 26

Aigle

+33 1 42 23 07 14

Noubé

+33 5 49 02 38 98

www.morganne bello.com

Karlskoga

www.noube.fr

Aster

Ombre Claire

+33 8 71 75 79 10

Okaïdi

+33 5 56 95 57 00

www.ombreclaire.com

Kenzo

+33 8 00 03 10 03

Camper

Servanne Gaxotte

www.kenzo.com

One Step

+33 1 40 41 98 47

+33 1 42 84 39 93

Kiabi

www.onestep.fr/ collection.fr

Chie Mihara

Van Cleef & Arpels

www.chiemihara.com

+33 1 53 45 45 45

Paul and Joe

Converse

Violette Van Parys

Kickers

www.paulandjoe.com

+33 1 99 94 69 85

+33 6 75 50 76 46

www.kickers.com

Paul Ka

Doc Martens

www.paulka.com

www.drmarteens.com

+33 4 77 49 00 13 Ba&sh

A l Etang des Aulnes St Martin de crau (13) 12h-20h / Gratuit

Crédits © A.kostadinoff / Graphisme : Chloé Chapeaublanc © Studiobüro 09

www.ba-sh.com

Dimanche 6 Sept. 09

Bellerose Kids

+33 1 42 78 61 16 Benetton

www.bleu-delectoure.com Bobo Choses

www.bobochoses.com BOdeBO

+33 1 43 66 06 09 Le Bon Marché

+33 1 44 39 80 00 Bonpoint

+33 1 40 62 76 20 Burberry

+33 1 40 07 77 77 Burlington

+331 42 22 05 63 By Zoé

www.byzoe.fr Cacharel

www.cacharel.fr Catimini

www.catimini.com Charlie Joe

www.charliejoefashion.com Chattawak

www.chattawak.fr CdeC

www.cordeliade castellane.com un projet Studioburo

Chevignon

+33 1 42 66 10 13 Chipie

www.chipie.fr www.aires-libres.com www.chloemazlo.com un projet Studioburo

Mod’8

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Baby Dior

AireS LibreS

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Coq en Pâte

www.coqenpate.com C.V.M c/o Swoon

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+33 8 20 84 58 45 www.kiabi.com

+33 1 44 75 37 73 Les Petites Emplettes

www.lespetites emplettes.com

Yoshitomo Nara pour Vilac c/o Little Fashion Gallery

www.littlefashion gallery.com Zid Zid c/o Madame la Marchande

www.madamela marchande.com

liliscratchy.blogspot. com Morganne Bello

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Photo : Delphine Chanet

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guide milk

Sophie Delaporte, à défaut de connaître son nom, vous connaissez forcément l'œuvre de cette photographe. À savoir, les séries de mode « Le Ballon Rouge » ou « Demy Teintes », vues respectivement dans les MilK 20 et 23. Notre chère collaboratrice, à l'univers onirique et aux couleurs éclatantes, revient sur son parcours photographique lors d'une exposition rétrospective à New York. Vous découvrirez ainsi que Sophie Delaporte est une grande photographe de mode adulte et enfant. Elle aime les mises en scène ludiques et rend sans cesse hommage au courant surréaliste avec ses créatures fantasmagoriques. •

SOPHIE CARRÉ « Early Fashion Work » de Sophie Delaporte, du 17 septembre au 30 octobre, à la galerie Sous les étoiles de New York, www.souslesetoilesgallery.net

Rétrospective

final

"Pompon", I-D magazine 1999

240 • WWW.MILKMAGAZINE.NET


27/07/09

17:39

Page 1

DEPUIS 1987,

l’association Petits Princes réalise les rêves des enfants gravement malades.

AUJOURD’HUI,

un rêve se réalise tous les deux jours. FAITES UN DON :

www.petitsprinces.com 15, rue Sarrette 75014 Paris Tél 01 43 35 49 00 Fax 01 40 47 60 97 mail@petitsprinces.com

Espace offert par le support. Graphic design : florencerapinat@orange.fr

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MILK_FRA220X300_SETTEMBRE

27-07-2009

11:21

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