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LUXEMBOURG TENDANCES CULTURE

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mai 2011

mensuel | 3 €

Gino Ricca Underground Models

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joie

de découvrir le nouveau village de marques McArthurGlen Luxembourg

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En couverture: Underground Models of the 60s par Gino Ricca Directeur de la publication: Mike Koedinger JOURNALISTE: Céline Coubray collaborateurs: France Clarinval, Didier Damiani,

Marie Narjani

Coordination: Deborah Lambolez photographES: Luc Deflorenne, David

Laurent / Wide, Andrés Lejona correction: Cynthia Schreiber, Cathy Weber, Sarah Lambolez

ÉDITEUR

édito Par Céline Coubray

Téléphone: (+352) 29 66 18 - 1 E-mail: publishing@maisonmoderne.lu Site: www.maisonmoderne.lu

DESIGN

Téléphone:

(+352) 27 62 12 62

E-mail: design@maisonmoderne.lu Site: www.maisonmoderne.lu Direction artistique: Vera

Capinha Heliodoro Mireille Scheid Mise en page: Vera Capinha Heliodoro, Ricardo Galesio, Stéphanie Poras, Mireille Scheid COORDINATION:

RÉGIE PUBLICITAIRE

Téléphone: (+352) 27 17 27 27 - 1 E-mail: mediasales@maisonmoderne.lu Site: www.maisonmoderne.lu Directeur commercial: Francis Gasparotto Directeur de clientèle: Aurélio Angius chargée de clientèle: Audrey Gollette

CEO: Mike Koedinger COO: Rudy Lafontaine DRH: Thierry van Ingelgom Bureaux: 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie Courrier: BP 728 L-2017 Luxembourg

Luxembourg se réveille! Bien que la ville ne se soit jamais vraiment endormie... Mais le mois de mai s’avère particulièrement riche en événements et propositions de sorties ou découvertes pour ceux qui en ont l’envie. Tout d’abord, le Mois Européen de la Photographie auquel participe Gino Ricca (photographe de la couverture de ce numéro et dont vous retrouverez un portrait en pages 8 à 10), avec une exposition à la galerie Nosbaum & Reding. De nombreuses autres expositions sont organisées à cette occasion et vous pourrez en avoir un aperçu dans notre portfolio, accompagné d’une interview d’un des organisateurs, Paul Di Felice. Désirs a rencontré ce mois-ci pour l’interview «Face-à-Face», Xavier Bettel, sur un sujet délicat et peut-être un peu inattendu pour nos lecteurs, mais très important dans notre société car peu discuté au Grand-Duché: la pauvreté. Avec le retour des beaux jours, revient le marathon qui tiendra cette année sa 6e édition (le 11 juin). Nous y consacrons un dossier spécial pour être au top le jour J. Le second dossier est dédié à l’actualité horlogère avec une sélection des modèles les plus marquants présentés au dernier salon Baselworld. Pour la mode, direction Hyères (France) et son très créatif Festival International de Mode et de Photographie. Désirs a sélectionné quelques stylistes à l’avenir prometteur. Sans oublier nos rubriques habituelles, pour avoir une opinion sur les dernières expositions, spectacles, connaître les ouvertures dont on parle en ville et la playlist d’un invité (ce mois-ci celle de Michèle Walerich). Pour finir, n’oubliez pas de rêver (avec Philippe Schlesser!)....

Pour joindre les collaborateurs par e-mail, suivez le modèle: prenom.nom@maisonmoderne.lu Numéro ISSN: 1992-4003

Please Recycle

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Conformément à l’article 66 de la loi de 08.06.2004 sur la liberté d’expression dans les médias: La société éditrice de Désirs est détenue indirectement, par une participation excédant 25%, par Mike Koedinger, éditeur indépendant domicilié au Luxembourg. La gestion quotidienne est confiée à Mike Koedinger. Maison Moderne ™ is a trademark used under licence by MM Publishing SA, MM Editorial Design SA and MM Media Sales SA. © MM Publishing SA (Luxembourg) Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

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Une histoire vraie: “Un jour, un terrible incendie a détruit tous mes biens dont mes très chers bijoux. Seul un bijou a été épargné par les flammes: le collier Wellendorff orné d’un ange gardien. Depuis cet incendie, les bijoux incarnent une valeur particulière pour moi. Ils sont la preuve de l’existence de miracles.” Lettre de Mme Inga Lasmane de Riga.

Cette lettre a inspiré notre nouvelle collection. Elle nous rappelle la valeur véritable des bijoux: faire plaisir et protéger.

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7

Sommaire mai 2011

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Portraits

Face-à-face

Gino Ricca

Xavier Bettel

Underground Models

22

Portrait du photographe Gino Ricca qui bénéficie d'une exposition monographique dans le cadre du Mois Européen de la Photographie.

Combattre la pauvreté plutôt que la gérer

Mode

48

Entretien avec Xavier Bettel, échevin (DP) aux affaires sociales de la Ville de Luxembourg, qui porte un regard large et synthétique sur la pauvreté dans la capitale et dans le pays.

12

Metro

13

Kristjana Steingrímdóttir

14

De Läb

Portfolio

16

Manu Da Costa

mois de la Photographie

17

Gladys Lazareff

18

Tim Probyn

19

Bernard Baumgarten

20

Joël Schaeffer

21

Armand Quetsch

26

entre Public et Privé

La troisième édition du Mois Européen de la Photographie est placée sous le thème «Public Images/Private Views». Revue en images des différentes expositions et interview de Paul Di Felice.

Hyères 2011

Le 26e Festival International de Mode & de Photographie se tiendra à Hyères du 29 avril au 2 mai. Désirs vous présente ses coups de cœur parmi les 10 stylistes sélectionnés pour participer au concours.

Rubriques

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Dossier Running

Expositions Scènes Restaurants New in town Playlist Talents I Had a Dream

Dossier Montres

36

Un entraînement sur mesure Jessica Walsh Lampeitl est coach pour GetFit.lu. Elle révèle quelques conseils pour bien se préparer et réussir sa course de marathon.

34

La course à pied, cadence commerciale

Marc Galli est directeur de Citabel et d’Intersport, deux enseignes qui sont devenues sœurs il y a peu de temps. Entretien en foulées d’échauffement pour découvrir le commerce des articles de sport.

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38

6e ING EuropeMarathon Luxembourg

Carte des parcours et infos pratiques.

40

La course à la mode Tenues hommes et femmes pour aller courir.

42

Baselworld O’Clock

Les plus belles nouveautés horlogères ont été présentées au salon international Baselworld (23-31 mars, Suisse), un salon incontournable pour les amateurs de belles montres. Butinage subjectif et admiratif parmi des créations qui renouent avec le luxe et l’originalité.

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St-Germain-des-PrĂŠs, Sally, 1967

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9 portraits

Gino Ricca

Underground Models Gino Ricca est un personnage hors du commun, aux mille et une vies, attachant et difficilement saisissable. Il n’est pas à l’aise avec les ordinateurs et leur préfère la matérialité des tirages photographiques. Un baroudeur de ville, aimant jouer avec des noms d’emprunt et se sentant plus à l’aise la nuit que le jour. Un portrait comme un puzzle, dont il faut rassembler les morceaux.

Texte Céline coubray Photos Gino Ricca

Gino Ricca est longtemps resté dans l’anonymat, connu du milieu underground, d’un cercle d’amateurs de la photographie, du monde de la nuit et de la mode. Il a vécu dans différentes capitales européennes, dont Luxembourg. Pour certains, le titre de X-Non-Magazine leur dira quelque chose. Il s’agit en fait d’un fanzine sur le monde de la nuit et de ses cultures avoisinantes comme la musique et les arts, que Gino Ricca avait créé à Luxembourg en 1984. Le premier fanzine de reportages sur le monde de la nuit tiré, ou plus précisément photocopié, à quelques centaines d’exemplaires. Une vingtaine de pages en noir et blanc, et au contenu très subjectif. Mais ce n’est pas cette période de sa vie qui nous intéresse aujourd’hui. Car Gino Ricca a bien eu plusieurs vies. Disquaire à Berlin, garçon de café à Londres ou encore photographe à Paris. C’est précisément cette époque de sa vie qui nous intéresse.

Underground Models est le nom qu’il avait choisi pour son studio photo installé à Paris, dans des chambres d’hôtel, dans les années 1960 et 1970. Après son séjour à Londres, il décide de revenir dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Un quartier qu’il connaît bien pour y avoir vécu à la fin des années 1950, s’essayant alors à la peinture et au dessin humoristique noir. Lors de son second séjour, il vit dans des hôtels (l’Hôtel Princesse, La Louisiane, Le Montana) et choisit comme médium d’expression la photographie. Ses modèles? Des gens de la rue et les amis qu’il fréquente. Ils construisent ensemble des scènes photographiques, imaginent des compositions, éclairées par des lumières artificielles, des lampes que Gino assemblait parfois lui-même. Son univers? Le rock, et plus précisément le rock anglais. «Pas de blue-jean, ni de chemises en jean, mais du velours, du satin et de la couleur. Nous étions victoriens. Toutes mes photos étaient alors dans cet esprit anglais victorien. En 1966, un petit nombre de personnes partageaient ce même esprit à Paris et étaient ‘rollingstoniens’. Ceux qui ont posé pour mes photographies faisaient partie d’une même famille, partageaient la même optique et écoutaient du rock à 80% anglais: The Rolling Stones, Cream, Pink Floyd, The Pretty Things, Hapshash and the Coloured Coat, David Bowie et Jimi Hendrix, qui s’était ‘anglicisé’ avec les Rolling Stones. Côté américain: The Velvet Underground, The Stooges, The Doors, et le West Coast: Jefferson Airplane, Captain Beefheart, Grateful Dead, etc. Du rock psychédélique, très peu de métal!» C’est donc en ayant en tête cet univers et éventuellement en

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Paris, St-Germain-des-Prés

écoutant un de ces groupes qu’il faut regarder les photographies qui sont exposées pour la première fois depuis 40 ans à la galerie Nosbaum & Reding jusqu’au 14 mai, exposition présentée dans le cadre du Mois Européen de la Photographie, et partiellement reproduites dans ces pages. «The Models faisaient partie de cette famille qui, comme moi, vivait la plupart du temps dans des hôtels de Saint-Germain-des-Prés. Ce quartier était encore à l’époque La Mecque des ‘Twenty-Four Hours People’, des personnes à la poursuite du beau et des chimères. Cette époque a été en partie magistralement décrite dans le très beau livre de Marie France, Elle était une fois, édité par Denoël en 2003. Un livre dont je recommande la lecture, tout comme celui de JeanJacques Schuhl Rose poussière édité par Gallimard, sur Brian Jones.» Quant à ses lectures de l’époque, il cite aussi volontiers Aldous Leonard Huxley, Charles Baudelaire, J.R.R. Tolkien, Edgar Allan Poe, George Orwell ou encore Jack Kerouac. Pour finir, il déclare: «Et cette exposition, je la dédie à mes modèles!» Sally makes up (Paris, St-Germain-des-Prés)

Underground Models of the 60s, exposition regroupant une vingtaine de photographies réalisées par Gino Ricca entre 1968 et 1972 à Paris. Présentée à la galerie Nosbaum & Reding, 4, rue Wiltheim à Luxembourg, dans le cadre du Mois Européen de la Photographie, jusqu’au 14 mai 2011. www.nosbaumreding.lu

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Le groupe Metro photographié au Bambesch le 4 mars par David Laurent/Wide.

Texte France Clarinval

Metro

Grand écart

assumé Après être passé de l’indie rock à la britpop puis à l’électro, le trio de Metro va s’orienter vers des sons plus psychédéliques. Ce qui ne les a pas empêchés de confier aux DJ locaux le soin de remixer leurs titres.

Ils sont trois garçons dans le vent qui ne vivent que par et pour la musique. Quand Olivier Treinen (voix, synthé), Mike Tock (batterie) et Yves Stephany (basse, synthé) ne sont pas en train de jouer au sein de leur groupe Metro, ils écoutent de la musique, la chroniquent sur RTL ou sur 100,7. Faute d’être des techniciens virtuoses de l’instrument, ils connaissent leur affaire et savent très bien où ils vont: une musique sincère, inspirée, qui sonne juste parce qu’elle vient du cœur. Après le maxi très pop Too Many Lovers, où l’électro faisait une entrée remarquée, le trio ne veut pas dormir sur ses lauriers et prépare un album long pour le label allemand Waggle-Daggle qui sortira à l’automne prochain. Ne voulant surtout pas reprendre les recettes qui marchent et cherchant «à surprendre, y compris nous-mêmes», Metro va s’octroyer quelques séjours ardennais où «on n’aura rien d’autre à faire que composer, travailler, répéter». Il ne faudra pas s’attendre à des chansons formatées «trois minutes pop», mais plutôt à un univers psychédélique, mâtiné de krautrock sans s’interdire du hip-hop. Un grand écart assumé avec une volonté farouche de se renouveler.

www.aboutmetro.net

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13 Texte Céline Coubray

Kristjana Steingrímdóttir

Le bonheur est dans l’assiette Venue d’Islande, Kristjana Steingrímdóttir est installée depuis 2007 à Luxembourg. Déçue de ne pas pouvoir trouver un restaurant qui lui corresponde, elle a ouvert HaPP, où alimentation saine rime avec plaisir.

Parce que les salades au restaurant peuvent être autre chose que de la laitue avec des tomates et de la mozzarella, Kristjana Steingrímdóttir a ouvert HaPP à Luxembourg (il existe deux autres adresses en Islande), un restaurant qui n’est pas végétarien mais qui privilégie la cuisine des légumes, fruits et céréales. Ces derniers sont, autant que faire se peut, cultivés dans la région et bio, et surtout très frais. Au menu, chaque jour, trois plats dont une pizza toujours à la carte avec une garniture qui change quotidiennement. Mais ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas d’une énième pizza comme vous pouvez la trouver chez les italiens. La pâte est faite à partir de céréales et la garniture est à base de légumes. Comme boisson, on vous suggère un jus frais plein de vitamines. Le pain, fait maison et débordant de céréales,

ressemble un peu à un cake et est servi avec un délicieux houmous. À majorité féminine, la clientèle compte aussi quelques hommes qui savourent leur plat autour d’une grande table partagée avec les autres clients. En seulement quelques jours d’ouverture, HaPP fait déjà salle comble et semble devenir un nouveau point de ralliement de ceux qui prônent une alimentation saine et équilibrée. Et pour ceux qui n’ont pas le temps de se déplacer au restaurant, HaPP propose également des «Food Package» contenant de quoi se restaurer toute la journée ou juste pour les heures de bureau, ainsi qu’un service traiteur.

HaPP 2, rue Henri VII à Luxembourg

Kristjana Steingrímdóttir photographiée dans son restaurant le 31 mars par David Laurent/Wide.

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Le groupe De Läb photographié à Strassen le 11 avril par David Laurent/Wide.

Texte France Clarinval

de Läb

À pleins

poumons

Le groupe de rap De Läb sort, le 20 mai, son premier album – intitulé Stëbslong (littéralement, les poumons de poussière) en hommage à leur Minett natal – avec une quinzaine de titres.

«Après deux EP, il était temps de faire un vrai CD», plaide David, un des «Läb». Avec son acolyte Corbi, ils ont bossé tout l’hiver, ont enregistré dans leur studio de Differdange et fini le mixage au début du printemps. C’est donc à la Rockhal que les rappeurs «made in Luxembourg» vont présenter leur premier album, riche d’une «bonne quinzaine de titres» avec quelques invités comme le collectif britannique 4i2i ou la chanteuse luxembourgeoise Sascha Ley. On y retrouvera ce qui a fait leur succès: des samples puisés dans les vinyles des années 70, du funk, du psychédélique, bref des vrais beats à l’ancienne. Côté textes, chacun y va de son idée, son humeur du moment pour parler de la vie quotidienne au Luxembourg, surtout dans le Sud qu’ils affectionnent, égratigner les puissants, se moquer de tout le monde, à commencer par euxmêmes… La vie comme elle vient, avec ironie et humour. Le tout, toujours en luxembourgeois: «Impossible de faire autrement, c’est nous, c’est authentique, c’est notre langue.» De la petite salle de la Philharmonie (le 27 mai) à la plaine du Rock-A-Field (le 26 juin), c’est avec un enthousiasme jamais démenti que la jeune bande poursuit sa liste de concerts déjà bien remplie.

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Manu Da Costa photographié au CarréRotondes le 31 mars par David Laurent/Wide.

Texte France Clarinval

Manu Da Costa

Déjeuner sur

l’herbe Après s’être fait une réputation dans le milieu de la nuit au d:qliq et à l’Exit07, Manu Da Costa va montrer l’étendue de son savoir-faire en journée. Direction le Kyosk au parc du Kirchberg.

Il déborde d’idées pour faire vivre ce pavillon massif flanqué à quelques mètres à peine de la Coque. Manu Da Costa a décroché la concession de l’établissement et compte bien, dès le début de ce mois, en faire un nouveau lieu aussi incontournable que les salles nocturnes dont il a la charge. L’idée phare du Kyosk – le nom a donné beaucoup de fil à retordre aux créatifs de tout poil, pour finalement garder celui qu’on lui connaissait, avec cette coquetterie du Y – est de faire oublier tout ce qui l’entoure. «On se retrouvera comme dans une maison de vacances, à la campagne, pour un pique-nique.» Le bon moyen d’oublier le stress, les collègues de bureau, la voiture et le boulot. C’est donc une ambiance champêtre qui nous attend au Kyosk, avec un clin d’œil

appuyé vers le Sud: salades gourmandes, fougasses, tartes salées, veloutés glacés… Léger, convivial et féminin, tout en opposition avec la présence rigide et masculine du pavillon. Tous les midis, on pourra donc déjeuner à table ou sur l’herbe avec, une fois par semaine, un barbecue ensoleillé. Le soir, c’est à l’heure de l’apéro qu’il fera bon se retrouver, avec toujours le même souci de convivialité: les clients seront amenés à éplucher leurs pommes de terre eux-mêmes pour faire leurs frites. Enfin, de nombreux événements sont prévus: garden-party autour de pistes de pétanque, bal-musette, concerts… sans oublier le public familial qui pourra, espère Manu, profiter d’un théâtre de Guignol ou d’ateliers de cirque… Direction le Kirchberg pour tout l’été.

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17 Texte Céline Coubray

Gladys Lazareff

La curiosité comme moteur

Le spectacle vivant est son premier amour, mais Gladys Lazareff est une jeune femme curieuse et avide de nouvelles découvertes. On la retrouve aujourd’hui dans l’équipe de Discovery Zone, le festival du film de Luxembourg.

Originaire de Nantes et née de maman libanaise, Gladys Lazareff dégage une assurance calme, teintée du charisme sensuel des femmes d’Orient. «Je suis arrivée au Grand-Duché en 2003 un peu par hasard, confie Gladys, pour venir travailler au Théâtre National du Luxembourg sous la direction de Frank Hoffmann.» C’est le moment où la culture explose à Luxembourg et rapidement, l’année culturelle de 2007 se profile. Une aventure que Gladys ne laisse pas passer et elle prend donc à bras le corps la charge des relations publiques. Elle goûte alors au cinéma avec le festival Diractors, un milieu dans lequel on la retrouve aujourd’hui puisqu’elle s’occupe de la coordination générale, de la communication et des relations publiques pour le nouveau festival du film de la Ville de Luxembourg, Discovery Zone. «Je suis très contente de pouvoir participer à ce nouveau festival qui est le résultat d’un important travail d’équipe. La programmation mise en place répond vraiment à une recherche de qualité, avec une sélection de films éclectiques, avec un ancrage local tout en regardant vers l’international, visant un public multiculturel qui inclut les enfants qui pourront découvrir des films adaptés à leur âge et participer à des ateliers-découvertes. Je pense que ce sera une belle occasion d’éveiller la curiosité des spectateurs.»

Gladys Lazareff photographiée à l'Utopolis le 4 avril par David Laurent/Wide.

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Tim Probyn photographié dans le bar Soul Kitchen le 5 avril par David Laurent/Wide.

Texte France Clarinval

Tim Probyn

Bar

à musiques Changement de cap pour l'ancien The Point qui a subi un lifting pour affirmer sa position de bar en devenant Soul Kitchen. Mais la musique y a toujours une place de choix.

Cela fait bientôt 13 ans que Tim Probyn (et son associé Henrik Jensen) est à la tête de l'établissement bien connu de la rue de Hollerich. Le bon moment pour faire le point et changer son fusil d'épaule. Alors que The Point était loué à des organisateurs pour divers événements, les deux acolytes ont décidé de reprendre la main afin d'assurer une programmation musicale plus éclectique: «Presque tous les événements tournaient autour de la techno et nous voulions élargir la gamme des propositions.» À nouveau nom, nouveau décor et c'est dans une ambiance plus cosy, aux couleurs chaudes, que le noctambule est accueilli au bar. La volonté est également de renforcer cette image de bar plutôt que de club, même si, à l'arrière, l'ambiance dance, plutôt techno et house, sera assurée. C'est aussi pour cela que Soul Kitchen ouvre plus tôt dans la semaine (dès le mercredi) et dans la journée (à partir de 17h). Mais la musique y a toujours autant d'importance avec non seulement une programmation de DJ les week-ends, mais aussi de groupes locaux tous les jeudis. Le choix musical se veut aussi large que possible avec du funk et du hip-hop, du rock et de l'indie, du drum and bass et de la pop. Avec cette nouvelle adresse, le quartier de Hollerich semble bien confirmer son renouveau. «Nous avons des projets pour collaborer avec les autres établissements afin de proposer des événements plus importants», confirme Tim Probyn. Soul Kitchen 48, rue de Hollerich à Luxembourg

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Texte France Clarinval

Bernard Baumgarten

Danse au

cube

Le Danz Festival a choisi la carte de la convivialité, de l’échange et de la fête, pour des soirées à triple facette.

Malgré un «enthousiasme incurable», Bernard Baumgarten et son équipe déchantent un peu: leur festival de danse Le Transfrontalier doit faire une pause pour devenir biennal. La volonté politique n’est sans doute pas assez forte de part et d’autre des frontières pour accompagner financièrement ce type de projet. Mais le Danz Festival Lëtzebuerg aura bien lieu, et d’une belle manière. Avec, pour commencer, Dance on the border, un colloque qui montrera par l’exemple et le témoignage qu’il est pourtant possible de travailler en réseaux transfrontaliers. La Finlande sera à l’honneur avec le spectacle Image X d’Anu Sistonen, une exposition de Miikka Heinonen et la compagnie Aaltokoski.

Les trois soirées du festival seront chacune articulées en trois temps, pour permettre à tous les publics de profiter d’une manière ou d’une autre de la danse. À 20h, les Belges de la Compagnie Irène K. proposeront une petite forme sur le parvis du CarréRotondes. C’est ensuite dans la salle que le spectacle principal aura lieu. Et vers 22h, le bar de l’Exit07 accueillera des duos danseurmusicien qui n’ont jamais travaillé ensemble et improviseront en direct. Moins pointu ou expérimental que par le passé, le Danz Festival veut surtout susciter la rencontre, la curiosité et l’échange, notamment auprès des jeunes qui devraient apprécier l’ambiance décontractée qui y est insufflée. www.danse.lu

Bernard Baumgarten photographié au TROIS C-L le 30 mars par David Laurent/Wide.

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Joël Schaeffer photographié dans son restaurant le 7 avril par par David Laurent/Wide.

Texte Céline Coubray

Joël Schaeffer

L’homme

qui aimait

la nature Alors qu’il a ouvert son restaurant en 2006, Joël Schaeffer donne un nouvel élan à son établissement en s’entourant d’une nouvelle équipe et en réorientant sa carte.

«Avec tout ce qui se passe sur notre planète, il est de plus en plus difficile d’avoir confiance en ce que nous mangeons, déclare Joël Schaeffer. Nous avons la chance, au Luxembourg, d’avoir des produits régionaux de grande qualité, dont certains sont bio, cultivés avec passion par des amoureux de leur métier.» C’est aussi avec beaucoup de passion et d’enthousiasme que Joël nous présente la nouvelle orientation de sa carte. Sans être un extrémiste du bio, il a fait le choix de travailler des produits de la région et de réaliser une cuisine savoureuse, goûteuse et gaie. «Il était certes plus facile de passer une commande unique à La Provençale. Maintenant, nous avons un fournisseur pour le bœuf, un autre pour les œufs, un pour le miel, etc. Mais en retour, nous avons une vraie

relation avec nos fournisseurs et travaillons dans un esprit d’échange et de volonté d’excellence des produits.» Désormais, c’est la nature qui dicte le rythme. La carte est donc revue tous les mois et met à l’honneur un produit qui varie selon les saisons et la production, comme l’autruche de Filsdorf pour le mois de mai. Cet engagement ne s’arrête pas là: des cours de cuisine sont régulièrement organisés et accompagnés d’une visite chez le producteur. Les élèves découvrent les produits qu’ils vont cuisiner dans l’après-midi, avant de les déguster le soir au restaurant.

Restaurant Joël Schaeffer 1, rue Haute à Mertert

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21 Texte France Clarinval

Armand Quetsch

La musique des images

Armand Quetsch est un des artistes sélectionnés pour participer au Prix d’Art Robert Schuman. Il expose des photographies qu’il conçoit comme un morceau de jazz.

On avait découvert en 2008 un travail sensible, méthodique et poétique avec Nickla, cette série sur une maison récemment vidée de son occupant. Armand Quetsch, formé, comme beaucoup de photographes luxembourgeois au 75 à Bruxelles, signait là sa première exposition personnelle. Pour celui qui a commencé la photo «pour ne pas avoir à faire un travail de bureau», ce mode d’expression est très vaste: il ne se donne pas de limites techniques ou de sujet. C’est l’image qui compte avant tout, comme le montre cette série entamée en 2004 et toujours en cours, Ephemeria: des fleurs ou des ciels, du papier peint ou des forêts, des animaux empaillés ou des routes… pas d’autre fil conducteur qu’une quête de l’image pure. Des images presque abstraites, d’une infinie poésie

où les différents formats et techniques impriment un rythme proche d’une mélodie, d’une tonalité. «La musique que j’écoute donne forcément une ambiance à mes photos.» Présentant ses images d’abord dans un livre – l’artiste est passionné de livres de photos et de petites éditions artistiques –, voilà qu’elles seront exposées sur les murs du Cercle Municipal pour le Prix d’Art Robert Schuman. «J’ai adapté la sélection et les tirages à l’espace», explique-t-il, ravi d’inaugurer ces lieux prestigieux. Une photographie, issue d’une nouvelle série, ouvre de nouveaux horizons: c’est à Lampedusa, avant l’arrivée des réfugiés tunisiens et libyens, qu’Armand Quetsch a cherché les images symboliques de cette coupure entre deux mondes.

Armand Quetsch photographié au Kirchberg le 29 mars par David Laurent/Wide.

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22 face-à-face Xavier Bettel est l’échevin (DP) aux affaires sociales de la Ville de Luxembourg. À ce titre, il porte un regard large et synthétique sur ce qui concerne la pauvreté dans la capitale et le pays. Nous l’avons rencontré à l’occasion de l’exposition Pauvre Luxembourg? qui s’ouvre à la fin du mois au Musée d’Histoire de la Ville.

Combattre la pauvreté plutôt que la gérer

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Interview fraNce clariNval Photo DaviD laUreNt/WiDe

France Clarinval: Y a-t-il une définition de la pauvreté? Xavier Bettel: Les définitions renvoient à différents concepts et indicateurs statistiques que le Statec, comme ses homologues européens, utilise. Il s’agit du revenu disponible, mais aussi de la pauvreté subjective, de la privation d’équipements dans le logement… Aujourd’hui, on utilise principalement l’indice du risque de pauvreté monétaire relative qui est égal à 60% du revenu médian annuel disponible par équivalent-adulte (soit 1 588 euros par mois en 2009*). Au Luxembourg, il était de 14,9% en 2009 (et «seulement» 12% en 2004). Mais il faut savoir que cette population est variable et que la pauvreté peut concerner tout le monde. Ainsi, près d’un quart (23%) de la population a connu au moins une année de pauvreté entre 2001 et 2008.

«Je regrette que l'on se contente généralement de verser de l'argent plutôt que d'aider les gens à s'en sortir.»

Qui sont les pauvres? Comme je l’ai dit, tout le monde peut être concerné. Les statistiques montrent que les femmes sont plus touchées que les hommes (16% contre 13,8%) et les Luxembourgeois, nettement moins que les étrangers (8,2% contre 20,4%). Certains sont malheureusement nés dans des familles déjà pauvres, où les moyens font défaut et où le travail manque. Mais d'autres connaissent des épisodes dans leur vie qui les fait basculer, suite à la perte d’un emploi, à un divorce, à un accident. Les situations sont très diverses et peuvent concerner tout le monde. C’est pour cela qu’il ne faut jamais avoir honte de consulter les services sociaux. De plus, on constate qu’il n’y a pas de zonage, c’est-à-dire de quartiers spécifiquement pauvres, sauf en tenant compte de l’adresse des foyers où les sans-abri, par exemple, peuvent inscrire une résidence et où, donc, il y a une concentration de personnes pauvres. Le travail protège-t-il du risque de pauvreté? Dans une certaine mesure, oui. Le risque de pauvreté n’est que de 10% chez les travailleurs, alors qu’il est de 45% chez les chômeurs, ceux-ci disposant d’un revenu nettement moindre (19 700 euros par an contre 35 400 pour les personnes qui travaillent). Cependant, la position du Luxembourg n’est pas la plus favorable en Europe. Chez nos voisins, ce taux de working poor n’est que de 4,6% en Belgique et moins de 7% en France et en Allemagne. Le type de contrat de travail a évidemment aussi une incidence. Ainsi, le temps complet protège mieux que le temps partiel (9% contre 11,9%) et un CDI est plus sûr qu’un CDD (9,2% contre 19,1%). À l’inverse, nous avons le taux de pauvreté des retraités le plus faible d’Europe, à 5,5%. Ils ont un revenu médian presque équivalent à celui des travailleurs (33 800 euros). Qu’en est-il des jeunes? C’est une population qui est très touchée par la pauvreté? Oui, le risque de pauvreté des enfants (0-17 ans) est de 20%. C’est très inquiétant pour l’avenir. D’autant plus que le poids des prélèvements obligatoires va peser de plus en plus sur les générations futures qui, pour certaines, sont déjà en mauvaise posture aujourd’hui. Mai 2011  Désirs

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Voilà pour l’état des lieux. Qu’est ce que la Ville et ses institutions proposent comme aides? Luxembourg-ville n’est pas une île. Beaucoup d’aides financières viennent de l’État. Je regrette sur ce point que l’on se contente généralement de verser de l’argent plutôt que d’aider les gens à s’en sortir. On gère la pauvreté, on ne la combat pas. Il faut donner une valeur à la personne pour ce qu’elle fait, lui demander de contribuer à la vie du pays, lui apprendre à gérer son argent, lui donner l’éducation nécessaire. Un des gros problèmes auquel nous devons faire face, c’est le surendettement. La question n’est pas forcément un problème de revenus, mais un problème de gestion de l’argent. Certaines personnes dépensent d’abord pour leur téléphone portable avant de penser à manger. Nous disposons de plusieurs assistantes sociales dans différents services qui œuvrent à soutenir les personnes en difficulté dans leurs démarches et leur gestion quotidienne.

«En matière de prévention de la criminalité, le travail des streetworkers me semble bien plus important que les caméras de surveillance.»

Un des gros problèmes c’est aussi le logement. Quelles sont les mesures prises en la matière? En effet, l’acquisition d’un logement à Luxembourg n’est pas facile, comparativement à nos voisins. Il faut débourser plus de 3 700 euros du m2 dans l’ancien, alors qu’en Sarre on est à moins de 1 400! De gros efforts sont faits par la Ville qui a signé le Pacte logement et propose notamment des baux emphytéotiques (baux cédés pour une durée de 99 ans, ndlr.) pour les terrains à bâtir, ce qui est le plus cher, dans le budget d’une acquisition. D’ailleurs, l’État a promis de faire la même chose et j’aimerais savoir ce qu’il en est. Par ailleurs, il y a 549 logements sociaux à Luxembourgville et une centaine de plus en construction. Les critères d’attribution de ces logements sont fixes et transparents. Plus largement, il faut raccourcir le temps entre le moment où un logement est disponible et celui où il est occupé avec des remises en état rapide. Enfin, même si ce n’est pas populaire, il faut vérifier que les personnes qui bénéficient d’un logement social y ont bien droit. Je pense, par exemple, à des familles dont les enfants ont quitté le domicile et qui n’ont plus besoin d’une si grande surface.

Malgré tout, il y a des gens dans la rue et dans des chambres de café. En effet. Par contre, j’estime qu’il faut éviter la concentration des sans-abri dans un seul quartier et prévoir donc la mise à disposition d’unités plus petites dispersées dans différents quartiers de la capitale. Ces structures seraient aussi moins problématiques pour les habitants du quartier, parce que moins importantes et donc moins visibles. Pour ce qui est des chambres de café, nous préparons une campagne importante pour informer les personnes de leurs droits et devoirs. On ferme régulièrement des chambres et on continuera à le faire: on ne peut pas impunément profiter de la misère des gens, les loger dans des taudis ou sous des escaliers. C’est aussi une question de sécurité et de salubrité. Chaque fois qu’on a fermé des chambres, on a trouvé des solutions pour les personnes, comme dans le foyer Oppenhalt. Comment travaillez-vous avec les gens de la rue? Depuis 2001, la Ville de Luxembourg a pris en charge le financement de plusieurs streetworkers, en collaboration avec diverses associations (Caritas, Inter-Actions et Asti) qui disposent d’une expérience solide dans le secteur social. Des personnes sans-abri, toxicodépendantes, des jeunes et des adultes sans travail peuvent s’adresser aux streetworkers afin de trouver conseils, soutien et aides adéquates. C’est très important, notamment pour les jeunes, dont certains sont trop désocialisés pour fréquenter nos maisons de jeunes, pourtant dispersées dans tous les quartiers. Nous travaillons toujours en étroite collaboration avec les associations qui se chargent de ces personnes. Désirs  Mai 2011

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D’ailleurs en matière de prévention de la criminalité, le travail des streetworkers me semble bien plus important que les caméras de surveillance.

Voulez-vous mettre d’autres initiatives en avant? On a ouvert en août dernier la Cent Buttek à Beggen dans un local mis à disposition par la Ville, qui se charge aussi des frais courants. Ce sont les bénévoles de l’association qui la gèrent et qui mettent à disposition des aliments invendus sur base d’un don minimal (2 euros) à des personnes nécessiteuses. L’office social identifie les personnes bénéficiaires et les adresse à la Cent Buttek. C’est une initiative qui me plaît parce qu’elle a aussi un aspect éducatif: on montre aux gens comment bien se nourrir pour pas cher. La Ville offre aussi des places gratuites pour accéder aux lieux culturels qui dépendent de nos services, car c’est aussi important de nourrir les esprits. La politique sociale est donc large. Comment avoir une vue d’ensemble? En effet, il s’agit d’une politique globale qui touche bien des publics (les jeunes, les seniors, les étrangers…) sur des domaines très variés (logement, travail, drogue, consommation, culture…). Depuis 2008, une personne, Madeleine Kayser, est en charge de la coordination sociale, ce qui permet de centraliser les services, même s’ils restent statutairement indépendants, pour accroître leur efficacité et développer des synergies. Vous avez parlé de décentraliser les foyers et les divers centres d’accueil. Où en est-on? Il y a plusieurs niveaux. D’abord au sein de la capitale, il faut en effet ne pas stigmatiser un quartier en lui apportant tous les services sociaux. C’est pour cela que la Cent Buttek est à Beggen, par exemple. Mais plus largement, si la Ville assume les responsabilités qui lui incombent pour les problèmes sociaux qui se posent sur son territoire, il faut que les autres pouvoirs publics concernés, l’État, mais aussi les autres communes, fassent de même. Chaque commune veut sa piscine, sa maison de la culture, mais quand il s’agit d’avoir un foyer pour réfugiés, une Fixerstuff ou un centre d’hébergement pour les sans-abri, il n’y a plus personne! Je sais bien qu’une Fixerstuff doit se trouver à proximité d’une gare… mais il n’y a pas que celle de Luxembourg où le phénomène de la drogue existe! Justement, qu’en est-il de la Fixerstuff ? Il faut rappeler que ce lieu est véritablement essentiel pour les toxicomanes, car on leur demande d’établir un contrat, ce qui leur permet d’être encadrés, avec un local propre, sécurisé et calme, ainsi que du matériel à injection stérile. Plus qu’un lieu de consommation, cette structure est avant tout un lieu de prévention et d’éducation. Après la décision en appel du tribunal administratif d’annuler le permis de construire du centre pour toxicomanes de la rue de l’Alsace, une solution transitoire avait été trouvée route de Thionville, dans des structures préfabriquées provisoires, mais déjà jugées précaires, en attendant le début des travaux de construction du nouveau site. La Fixerstuff bénéficiera dès ce printemps de nouveaux conteneurs qui seront installés sur son site actuel. Mais nous allons reclasser le terrain visé dans le cadre du master plan du futur projet Luxembourg-Central pour qu’il soit en conformité avec le PAG (Plan d’Aménagement Général). Je regrette que ce dossier ait pris tellement de retard. * tous les chiffres sont de 2009 et proviennent du Statec.

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Interview Céline Coubray

Mois de la photographie

entre

Public et privé

Responsable du laboratoire d’arts visuels et chargé de cours à l’Université du Luxembourg, Paul Di Felice est aussi impliqué dans la vie culturelle. Il organise avec Pierre Stiwer, son acolyte de l’association Café-Crème, le Mois Européen de la Photographie à Luxembourg. La troisième édition de cette biennale est placée sous le thème «Public Images/Private Views».

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le Mois Européen de la Photographie? «Au départ existait, depuis les années 1980, le Mois de la Photographie à Paris, festival pour lequel la Maison Européenne de la Photographie était très active. D’autres villes en Europe organisaient aussi des festivals ou programmations centrées sur la photographie, comme notre manifestation les Semaines Européennes de l’Image au Luxembourg en collaboration avec Le Havre. En 2004, Paris a choisi d’ouvrir son festival à d’autres villes et a proposé un partenariat avec Berlin et Vienne. Puis en 2006, Rome, Moscou, Bratislava et Luxembourg ont rejoint le mouvement. Le principe est de réaliser tous les deux ans un festival consacré à la photographie. Ainsi, les villes partenaires fédèrent leurs énergies, développent une stratégie de communication commune et œuvrent à la mise en place et à l’échange d’expositions, de colloques ou de conférences consacrés à la photographie en relation avec leur propre festival de la photographie. Une exposition, Mutations, est même pensée et réalisée en commun, avec des adaptations possibles en fonction des lieux d’accueil. Ainsi, pendant un mois ou plus, chaque ville devient une véritable plate-forme d’échange dédiée à la photographie. Les musées, centres d’art et galeries partenaires consacrent leur programmation à ce médium en fonction des objectifs de chaque institution. Qui sont les partenaires de cette édition? «Les partenaires internationaux sont la Maison Européenne de la Photographie (MEP) à Paris, Kulturprojekte à Berlin, Fotofo Society à Bratislava, Zone Attive Roma à Rome et Wien Kultur, Magistratsabteilung 7 à Vienne. Quant aux partenaires pour l’édition au Luxembourg, ils sont très nombreux! Nous travaillons aussi bien avec les grandes institutions (Casino Luxembourg, Mudam, CCRN, Musée National d’Histoire et d’Art, Les 2 Musées de la Ville de Luxembourg, le CNA, Clervaux – Cité de l’image asbl, la Bibliothèque Nationale) qu’avec des lieux plus alternatifs (les centres d’art Nei Liicht et Dominique Lang, CarréRotondes, Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie, Association Artgentik) ou encore des galeries (Clairefontaine, Nosbaum & Reding, Bernard Ceysson, Lucien Schweitzer), des entreprises (Arendt & Medernach, Banque de Luxembourg), mais aussi le Désirs  Mai 2011

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Cercle Municipal, le Centre Culturel Italien et l’Université du Luxembourg. Exceptionnellement, nous comptons aussi un lieu partenaire en France, l’Arsenal de Metz. Le thème de cette troisième édition du Mois Européen de la Photographie est «Public Images/Private Views». Pouvez-vous nous en dire deux mots? «Ce thème est devenu très important dans notre vie quotidienne, empreinte de globalisation et marquée par la prédominance des réseaux sociaux comme Facebook ou la multiplication des blogs. Dans ce contexte, on est tenté de parler d’images, qui sont souvent dématérialisées d’ailleurs, plutôt que de photographies et la limite entre privé et public devient de plus en plus floue. C’est pour cela qu’il nous semblait intéressant de questionner ce thème cette année et de montrer comment les artistes s’emparent de cette notion.

Vous évoquiez précédemment les expositions Mutations, de quoi s’agit-il? «Mutations est une exposition commune aux sept villes participant au Mois Européen de la Photographie. Elle est pensée et produite en collaboration avec les sept commissaires d’exposition de chaque capitale et complétée par des ajustements élaborés par chaque pays d’accueil, ce qui permet aussi de montrer le dynamisme des scènes locales. Mutations I, qui a été présentée en 2006 au Casino Luxembourg et à la Chapelle du Rahm, et Mutations II, présentée en 2009 au Mudam, étaient toutes deux construites autour du thème des bouleversements qui ont affecté l’image à partir des années 1990, qu’ils soient techniques ou conceptuels. La troisième édition de Mutations, à découvrir au CarréRotondes, met l’accent sur le mélange des médias, les interactions qui peuvent s’élaborer entre différentes disciplines, comme la photographie, l’écriture ou encore la vidéo. En plus de cette exposition au CarréRotondes, quels sont les autres grands projets élaborés? «On pourra découvrir une exposition d’envergure au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain intitulée Second Lives: Jeux masqués et autres Je dont le vernissage, le 14 mai, sera aussi l’occasion de participer à un parcours organisé entre les différents lieux grâce au bus mis à la disposition des visiteurs. Suzanne Lafont bénéficie de plusieurs présentations, une au Mudam, Situation Comedy, et une autre, Caractères, chez Arendt & Medernach où elle

a aussi donné une conférence le 31 mars dernier. Au Musée National d’Histoire et d’Art, c’est Braco Dimitrijevic qui est à l’honneur, avec une exposition sur le thème du portrait post-historique. Histoire et architecture sont aussi liées au thème du public et du privé. Le Centre d’art Nei Liicht présente une exposition intitulée Power&Ruins sur les représentations des architectures du pouvoir et de leur déclin, alors que Maja Weyermann réinterprète la ville indienne Chandigarh à la Fondation de l’Architecture. Le CNA et la Villa Vauban présentent une exposition qui met en résonnance leurs deux collections. Il y aura, au Musée d’Histoire de la Ville de Luxembourg, un Portfolio Day, pendant diurne de la Portfolio Night du CNA. À l’Abbaye de Neumünster, dans la Chapelle, c’est le travail sur l’ancien aéroport du Findel d’Andrés Lejona (collaborateur régulier de Maison Moderne, ndlr.) qui est présenté. Et il y a encore beaucoup d’autres choses!

Quels sont les enjeux d’une telle manifestation? «Cette manifestation mobilise beaucoup de personnes autour d’un thème commun, la photographie, et ce, que ce soit au niveau des institutions ou des publics. On s’aperçoit que les visiteurs font très souvent le tour des expositions et sont très mobiles. Ils n’hésitent pas à aller dans des lieux qu’ils ne fréquentent pas habituellement. Le Mois Européen de la Photographie permet aussi de questionner le médium photographique et sa place dans l’art contemporain. Cette biennale est l’occasion de faire des rencontres grâce aux conférences, workshops et colloques organisés à cette occasion. Le Casino Luxembourg a, par exemple, organisé un workshop avec l’artiste Cristina Nuñez sur le thème de l’image de soi. De plus, cette manifestation permet de faire connaître la scène de chaque pays et peut être une occasion pour les jeunes artistes de montrer leurs travaux. En outre, la dimension européenne du projet permet à chaque curateur de connaître de nouveaux talents et d’approfondir ses connaissances des scènes artistiques de chaque ville participante. Des échanges peuvent se faire à travers ce partenariat européen et renforcer la circulation du travail des artistes.»

L’ensemble du programme du Mois Européen de la Photographie est disponible sur www.emoplux.lu. Un catalogue est à paraître.

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Robert Voit, New Trees: Kibbutz Kalia, Israël, 2009 Œuvre présentée à la Cité de l’Image à Clervaux jusqu’au 29 mai

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Michel Medinger, Série pompe à essence, Place de l’Étoile, 1980-1990 Œuvre présentée à la galerie Clairefontaine jusqu’au 14 mai

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Aneta Grzeszykowska, Untitled Film Stills, 2006  Œuvre présentée au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain du 15 mai au 11 septembre

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Susi Krautgartner, Uncanny Valley, 2006-2010 Œuvre présentée au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain du 15 mai au 11 septembre

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Christian Mosar, Sara, 2010 Œuvre présentée à la galerie Bernard Ceysson jusqu’au 18 juin

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Geneviève Biwer, Exil, 2010 Œuvre présentée à la galerie Nosbaum & Reding jusqu’au 28 mai

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La course à pied, cadence commerciale

Marc Galli est directeur de Citabel et d’Intersport, deux enseignes qui sont devenues sœurs il y a peu de temps. Entretien en foulées d’échauffement pour découvrir le commerce des articles de sport. Interview Céline Coubray Photo David Laurent/Wide

Quel a été votre parcours pour arriver dans le commerce d’articles de sport? «Je suis arrivé au Luxembourg en 1994, comme footballeur de la Grande Région. J’évoluais alors à Thionville en troisième division et j’ai été contacté par le club de Dudelange pour le rejoindre. Parallèlement à ce changement de club, j’ai effectué un grand saut professionnel et je suis entré dans le groupe de Claude Wagner qui était propriétaire à l’époque de BatiChimi, qui est ensuite devenu Bati C. Monsieur Wagner a par la suite souhaité diversifier son activité et s’est lancé comme challenge le monde du sport, un domaine qui lui tenait à cœur en tant que marathonien et tennisman. Il a donc décidé d’ouvrir un magasin Intersport à Bertrange

en 2002 sur environ 2 000 m2, puis une deuxième enseigne à Mersch en 2008 sur environ 800 m2, dont j’ai respectivement procédé à l’ouverture en tant que directeur. En 2007, Claude Wagner a racheté Citabel, une enseigne bien connue des Luxembourgeois puisque le magasin existe depuis près de 20 ans, d’abord à Merl puis à son emplacement actuel à Leudelange. Il m’en a également confié la direction. Aujourd’hui, les enseignes Citabel et Intersport sont devenues sœurs... «En effet, de ces deux enseignes, nous avons créé une nouvelle synergie en septembre 2010 et après une étude de clientèle très précise, nous avons décidé de faire savoir à nos clients que Citabel et Intersport étaient deux sociétés sœurs, dans un souci de transparence et de clarté vis-à-vis Désirs  mai 2011

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d’eux, permettant aussi de faire valoir la force d’un groupe. Il ne s’agit pas de co-branding, mais bien d’un rapprochement plus lisible et plus visible pour nos clients. À cette fin, nous avons travaillé avec l’agence Mikado pour créer le concept «Fair-P(l)ay». Il s’agit d’une carte de fidélité qui donne droit à de nombreux avantages. Il s’agit aussi d’une philosophie et d’une attitude dans la pratique du sport, communes aux deux enseignes et soulignées à cette occasion.

cardiologues ont aussi joué un rôle important dans cette prise de conscience. Le running présente l’avantage d’être une activité qui peut être pratiquée n’importe où, n’importe quand, quel que soit le temps. Il suffit de se mettre en tenue et d’aller courir. Cette grande liberté dans la pratique a favorisé son essor. Cet engouement s’est donc fait sentir dans la vente d’articles d’équipement, que ce soient les chaussures, le textile ou encore les accessoires.

Qu’est-ce qui distingue ces deux enseignes? «Nous avons une offre similaire pour un certain nombre de produits, que ce soit à travers les marques représentées ou les produits eux-mêmes. Nous pratiquons bien sûr la même politique tarifaire dans les deux enseignes. Toutefois, nous avons des positionnements différents pour Intersport et Citabel. Intersport propose des articles qui sont situés en milieu de gamme et en entrée du haut de gamme, alors que Citabel propose plutôt des produits haut de gamme. Nous avons aussi une spécialisation pour les articles de cycle et d’équitation chez Intersport. Citabel est connu pour sa sélection d’articles de ski, et récemment nous avons développé le département golf. Ce positionnement prix et marques est aussi lié à l’historique des enseignes. Citabel est un magasin bien connu des Luxembourgeois, qui a depuis sa création proposé des marques prestigieuses avec une gamme de prix en relation. Intersport touche une clientèle plus familiale, avec un positionnement proche de ce que l’on peut trouver chez nos voisins français ou belges, un niveau de prix moyen, des produits de marques internationales.

Quelle part de marché le running représente-t-il? «Environ 10-15%. Et le running est constamment mis en avant dans nos brochures commerciales, tout au long de l’année. On trouve bien sûr des produits d’équipement, mais aussi des produits diététiques qui se développent de plus en plus. Le marathon étant un exercice très difficile, les coureurs essaient de mettre toutes les chances de leur côté. Cela passe par le biais d’une excellente préparation, bien évidemment, mais aussi par un équilibre alimentaire approprié. Pour cela, certains sportifs consomment des compléments nutritionnels qui sont en vente dans nos magasins. On trouve aussi de nombreux accessoires permettant de calculer la fréquence cardiaque ou le nombre de kilomètres parcourus, le nombre de calories brûlées, ce qui permet de suivre précisément son évolution. C’est indéniablement un marché très porteur.

Pourquoi ne pas avoir créé une seule grande enseigne regroupant les trois établissements? «Parce que l’étude de marché a montré que nos clients avaient besoin de ce repère d’identité par enseigne. On a remarqué, grâce à cette étude, qu’un certain nombre de clients se reconnaissaient plus dans la marque Intersport et d’autres davantage dans la marque Citabel. Il y a deux clientèles vraiment différentes. Dans ces trois magasins, quelle place occupe le running? «Le running occupe une place très importante. Ce secteur connaît un essor considérable depuis environ sept ans et est en perpétuelle évolution. Je pense qu’il y a eu une prise de conscience sur la nécessité de faire du sport, d’arrêter d’être sédentaire. Le ministère de la Santé et les

Avec l’arrivée du marathon, avez-vous ressenti une évolution dans la vente d’articles liés au running? «Oui. Au départ, on a ressenti un engouement certain pour le marathon. Cela s’est surtout manifesté dans la culture d’entreprise. Nous avons pu remarquer qu’au sein des structures, qu’elles soient privées ou publiques, il y avait un nouvel enthousiasme pour la course. Aussi, nous proposons des services spéciaux pour les entreprises, comme les impressions de T-shirts ou un service permettant aux entreprises de participer à l’achat de l’équipement de leurs employés. Participerez-vous au marathon? «Claude Wagner court en effet le marathon, tout comme Éric Thomas qui est responsable de rayon chez Citabel. Des collaborateurs prennent également part au semimarathon. Nous participons aussi à d’autres courses, comme le Postlaf dont Citabel est partenaire ou la course de Leudelange à laquelle j’ai participé.»

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Un entraînement sur mesure

Jessica Walsh Lampeitl est coach pour GetFit.lu. Elle révèle quelques conseils pour bien se préparer et réussir sa course de marathon. Interview Céline Coubray Photo Luc Deflorenne

En tant que coach personnel, quel type d’exercices recommanderiez-vous à quelqu’un qui souhaite se préparer pour le marathon? «En raison de la nature répétitive de la course, il est important de bien s’entraîner afin d’éviter des déséquilibres musculaires, qui provoqueront au final des blessures. C’est très simple à faire: choisissez de bons exercices de renforcement du métabolisme, qui vous aideront à vous étirer et à vous protéger des blessures, des exercices de mobilité afin d’améliorer vos mouvements et du stretching pour rester souple. Le relâchement myofascial à l’aide d’un rouleau en mousse peut également être très bénéfique, car il empêche d’avoir des tensions musculaires. Je conseillerais aussi des exercices de body weight (exercices de résistance n’impliquant que le poids de son propre corps, ndlr.) et peut-être des haltères. Avec les exercices de body weight, on utilise de nombreux groupes musculaires en même temps et le corps apprend à bouger comme il a été conçu pour le faire. Cela facilitera également vos mouvements lorsque vous courrez. Par exemple, étant donné que le corps se meut en trois plans, vous devriez toujours inclure des exercices pour ces trois plans. La course est un mouvement en avant. Aussi, pour contrebalancer, vous pourriez faire des lateral lunges pour les mouvements de côté. Pour le plan rotatif, je ferais des exercices de chopping ou des russian twists. Pour la

stabilisation et l’équilibre: faites des single leg toe touches qui sont aussi excellents avant la course, car ils permettent d’échauffer le fessier, les hanches et les chevilles. Des exercices plyométriques pour gagner en puissance: des squat jumps et des burpees. Et le plus important: le renforcement du tronc avec des exercices de type plank. Certains de nos lecteurs participeront au Team Run (chaque coureur parcourt environ 10 km) dans le cadre du marathon. Quel type d’entraînement leur conseillez-vous, un mois avant la course? «On conseille souvent aux marathoniens de ne pratiquer que la course à pied et, bien évidemment, il est important de travailler l’endurance. Mais en alternant la course avec des exercices de mobilité, de musculation et un entraînement fractionné, ils devraient en fait obtenir de bien meilleurs résultats et franchir la ligne d’arrivée avec moins de douleur et de blessures. Je recommande vivement les exercices que je viens de mentionner à la fois aux coureurs novices et aux vétérans. Comme autres exercices, je suggérerais: des squats, des one-legged squats, des forward lunges avec dumbbell swings, des push ups, qui sont excellents non seulement pour la poitrine et les épaules mais aussi pour le corps entier. Pour un entraînement fractionné: courez aussi vite que possible pendant 45 secondes à 1 minute puis ralentissez pendant 2 minutes, ensuite accélérez de nouveau. Désirs  mai 2011

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Répétez 5 à 6 fois. Cet entraînement physique ne dure que 20 à 40 minutes, deux fois par semaine. Il peut pourtant être un facteur majeur de prévention des blessures et procurer de très bons résultats. À quelle fréquence les coureurs devraient-ils s’entraîner avant la course? «Cela dépend du niveau de condition physique du coureur lorsqu’il démarre l’entraînement et s’il s’y met sérieusement ou non. Je conseillerais, par semaine, trois à quatre sessions d’exercices musculaires body weight , une session de course fractionnée et une course longue distance. Il est toutefois essentiel de bien récupérer. Écoutez toujours votre corps et, si besoin est, réduisez l’entraînement musculaire à une session par semaine. Ne cédez pas à la tentation de courir plus à la place; vous pourriez vous faire plus de mal que de bien. Courir moins et faire davantage d’exercices basés sur la force, telle est la combinaison idéale pour ne pas se blesser et obtenir de bons résultats. Les coureurs devraient-ils s’entraîner le jour avant la course? «Oui, c’est très bien, mais sans exagérer. L’idéal serait 10 minutes d’intervalles courts et intenses suivis d’exercices de mobilité et de foam rolling. Rappelez-vous: la récupération est la clé d’un entraînement réussi. Des conseils pour améliorer la course durant la compétition? «Travaillez la respiration et les aptitudes à la course, la mobilité et la souplesse, l’entraînement fractionné. Si le corps fonctionne de façon optimale, il y aura moins de risques de blessures et de meilleurs résultats au final. Qu’en est-il de l’alimentation? Les coureurs devraient-ils manger un menu différent? «L’alimentation doit servir de support à l’entraînement! De nombreux athlètes d’endurance, comme les marathoniens, pensent qu’ils peuvent pratiquement manger tout ce qu’ils veulent grâce à leur haut niveau d’entraînement. Ils mangeront des aliments riches en calories, comme du pain, des pâtes, des pâtisseries, du fromage, du lait, du chocolat, etc. Ils prétextent leur entraînement intensif pour justifier une alimentation riche en produits raffinés, alors que l’entraînement et la compétition devraient justement les inciter à manger sain et équilibré. Un régime riche en aliments industriels vous procurera, dans la plupart des cas, une sensation de ballonnement et de fatigue, ainsi que des problèmes d’estomac. Vos résultats en pâtiront également. Puisque de nombreuses personnes sont intolérantes au gluten et aux laitages, je recommande vivement la stratégie «Cut the CRAP» (Supprimez les saloperies, ndlr.). Plus vous

mangerez sain, mieux votre corps fonctionnera. Bannissez dès lors les aliments qui deviennent des toxines dans votre corps et donnez-lui le bon carburant! Vous améliorerez vos performances. Par manger sain, j’entends éliminer certains aliments: C affeine (la caféine: café, thé, coca-cola, etc.). R efined sugar (le sucré raffiné: céréales du petit déjeuner, chocolat, bonbons, biscuits). A lcohol (l’alcool = sucre, sucre, sucre): retardera vos résultats d’entraînement d’environ 3-4 jours! Même un seul verre de vin. P rocessed foods (aliments industriels: plats préparés, blé ou tout ce qui est vendu sous emballage). Notre corps ne sait pas comment traiter ces aliments. Ils finiront par encrasser notre système et affecteront le fonctionnement de notre corps. Remplacez donc les hydrates de carbone à base de blé et céréales par des aliments comme le quinoa, l’amarante, le millet, la lentille, le pois chiche, la patate douce. Mangez des graisses saines issues des graines, des noix, du poisson frais, de l’huile de coco et de l’avocat; de la viande maigre comme du poulet, de la dinde, du faisan et des œufs bio. Le marathon commencera à 19h. Les coureurs doivent-ils manger avant? «Votre petit déjeuner vous mettra en condition pour la journée. Si vous le sautez, vous courez à l’échec. Faitesvous, par exemple, une omelette avec beaucoup de légumes verts. Prenez ensuite un bon déjeuner avec des légumes, du quinoa ou du riz complet et de bonnes graisses, comme de l’avocat et du poisson. Mangez à nouveau 2-3 heures avant la course, la même chose qu’à midi. N’oubliez pas de vous hydrater. Buvez au moins 2 à 3 litres d’eau les jours précédant la course, ainsi que le jour même. Vous devriez de toute façon en faire autant le reste de l’année. Quel type d’exercices conseillez-vous de faire après la course? «Il est essentiel de faire du stretching. Des exercices de foam rolling peuvent également s’avérer bénéfiques. Pendant une semaine, le but est de récupérer et de faire des exercices de mobilité. Faites des exercices d’aérobic légers, comme du vélo stationnaire pendant 30 minutes, ou marchez de courtes distances, mais pas de course. Cela permettra aux cellules musculaires endommagées de se régénérer et à votre corps de se reconstruire. La deuxième semaine postmarathon, recommencez à courir doucement et à suivre un entraînement musculaire. Mais rappelez-vous: mieux vaut prévenir que guérir! Bonne course!»

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6 ING EuropeMarathon Luxembourg e

Infos pratiques Date: samedi 11 juin 2011 (week-end de la Pentecôte). Inscriptions: Les inscriptions se font en ligne ou par la poste. Voir les détails sur www.ing-europe-marathon.lu. Clôture des inscriptions: dimanche 22 mai. Les inscriptions tardives se feront à Luxexpo, dans la limite des disponibilités, le vendredi 10 juin de 10h à 20h et le samedi 11 juin de 10h à 16h. Dossards: Vous pourrez retirer votre dossard à Luxexpo, sur présentation d’une pièce d’identité valable, aux dates suivantes: le 10 juin de 10h à 20h et le 11 juin de 10h à 18h. Le départ et l'arrivée se font à Luxexpo. Heures de départ: Marathon, Semi-marathon, Team Run: 19h. Mini-marathon: 19h30. Arrivée: La fermeture de la ligne d’arrivée aura lieu à 01h08 pour les coureurs du marathon. Navettes: Le jour de l’événement, il y aura un service d’autobus gratuit pour les coureurs et les spectateurs. Ces navettes circuleront à intervalles réguliers entre des stations diverses. La station centrale de navettes se trouve au point de rencontre dans la rue Carlo Hemmer, derrière Luxexpo (Luxexpo Entrée Sud Quai 1). Toutes les navettes sont marquées comme «navettes de relais» et vous conduisent régulièrement aux points de changement. Animations: Dossards, village du marathon et Pasta Party (pâtes végétariennes et non végétariennes) auront lieu à l’intérieur de Luxexpo.

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Départ

Arivée

Samba de Luxe les 10 et 11 juin:  Il est presque de tradition que la grande fête de samba commence dans la vielle ville de Luxembourg, la veille du départ. De nombreux groupes de samba internationaux ensorcellent la ville avec leurs rythmes endiablés à différents endroits, sur le parcours du marathon. Les musiciens du All American Music Festival, organisé par le LCTO pour le week-end prolongé de la Pentecôte, assureront également l’ambiance musicale sur la place d’Armes de 11h à 22h et sur la place Guillaume II de 16h à minuit. Résultats: La liste officielle des résultats sera affichée dans la zone d’arrivée. Le lendemain du marathon, les résultats seront publiés sur www.ing-europe-marathon.lu.

Carte Monopolka

Itinéraire Marathon Itinéraire Semi-Marathon

EXPO42: Une vente-exposition de même qu’une exposition mettant l’accent sur le sport, la culture et le tourisme seront organisées dans la zone de départ et d’arrivée le 10 juin de 10h à 20h et le 11 juin de 10h à minuit.

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La course à la mode

Brassière de sport Peak Performance pour un maintien optimal pendant la course. Elle est fabriquée dans un tissu anti-odeurs avec des propriétés d’évacuation de l’humidité.

Allier mode et technique est possible grâce à ce débardeur Run Performance de la collection «adidas by Stella McCartney». Disposant d’un soutiengorge intégré et de coutures antifrottements, il privilégie le confort avec un tissu respirant pour maintenir le corps au frais et au sec.

La veste Cyclone Jacket de Nike est une protection contre la pluie et le vent ultra-légère et pratique: facile à emporter, elle se replie au besoin dans la poche située sur la poitrine.

Bandeau Peak Performance. Le SportBand Nike+, doté d’un bracelet réglable, mesure la vitesse, la distance parcourue, le temps écoulé et les calories brûlées pendant la course. La batterie est rechargeable par connexion USB directe, qui permet également de se connecter à nikeplus.com, une interface pour enregistrer temps de courses, parcours, progrès, etc.

Le legging trois-quarts de la gamme EasyTone de Reebok est doté d’empiècements offrant une résistance à chaque mouvement et qui sont placés pour tenir compte de l’anatomie de la femme afin de raffermir fesses et jambes.

Légère et flexible à l’extrême, la chaussure Nike Free Run+ 2 restitue les sensations et bénéfices de courir pieds nus et permet ainsi de renforcer pieds et jambes.

La PhD Running Light Mini est issue de la marque SmartWool. Non contentes d’être fabriquées à partir d’une laine «intelligente» écologique, ces chaussettes allient techniques de ventilation et régulation de température à des zones renforcées pour limiter les frottements.

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41 Le modèle Adizero d'Adidas, grâce à la stabilité et la légèreté de sa monture, est spécialement conçu pour les coureurs. La monture est réglable, les verres protègent des rayons UV, du vent, de la poussière et améliorent le contraste pour réduire la fatigue oculaire.

Ce maillot de la collection Active de Peak Performance est conçu dans des tissus aux propriétés d'évacuation de l'humidité, antibactériennes et traités avec une finition antiodeurs. Il offre en outre une protection contre les UV.

Très fonctionnelle, la gourde Contigo® Hydratation AUTOSEAL® est facile à manipuler d'une seule main par simple pression d'un bouton pour boire. Elle se referme automatiquement entre deux gorgées pour éviter les fuites et est munie d'un mousqueton pour la transporter. Fruit de la collaboration entre Nike et TomTom, la Nike+ SportWatch GPS, bientôt disponible, se veut simple, intuitive et personnalisable. Le GPS, associé au capteur de chaussure Nike+, permettra au coureur d’avoir des données très précises de position, temps, distance, rythme et calories brûlées.

Le short Supernova d'Adidas combine plusieurs technologies de pointe pour la régulation et l'évacuation de la transpiration. Il contient aussi des fibres argentées pour un effet rafraîchissant, antibactérien et anti-odeurs, une poche pour lecteur mp3 ainsi que des détails réfléchissants pour des courses dans l'obscurité en toute sécurité.

Le High-tech Polar Wearlink+ de Nike est à placer autour du torse. Il est compatible avec le Sportband Nike+ ou un iPod® nano 5e ou 6e génération pour un contrôle audio ou visuel de la fréquence cardiaque et une analyse du nombre de battements par minute sur nikeplus.com.

La Faas 500 de PUMA, qui s'est inspiré des athlètes pour concevoir des critères garantissant une course naturellement réactive, associe esthétisme et technologie. La gamme PUMA Faas se décline pour homme et femme, en modèles numérotés de 100 à 1 000: plus le chiffre est élevé, plus l'amorti et la structure augmentent.

Chaussettes PhD Running Ultra Light Micro de SmartWool.

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r uvenot éric Jo d Frede é r F . s s le monde de l’hsaonrlos agigeruieilles, nrimcehifsforlaesir, e, o i l é H révolution dani indique l’heureéférence à la foché sur le l Montres

Baselworld O’Clock

ent r Petite re qu n, affi sionne e mont s fait directem e par un rayo ue, tridimen t, n u e é r c té se siq lio présen ge clas nt doré ues. He ni disq eure étant re s d’un afficha les rayons so nt la nuit h s ça ur chaque ans les secte e. À midi, tou sent, annon ne lune is d c m dans u ê ir n s o a e m r n é iu e lu s cad iq r s d u n s rayo nant elles in et tour à mesure, les ont quant à s t s e e r t u u f au min itée. te. Les tomban En édition lim . centrale

Les plus belles nouveautés horlogères ont été présentées au salon international Baselworld (23-31 mars, Suisse), un salon incontournable pour les amateurs de belles montres. Butinage subjectif et admiratif parmi des créations qui renouent avec le luxe et l’originalité. Texte Céline Coubray

ical rolog o H , F MB& ne N°2 s, i e succè Mach nées d

e, tura culptur Sculp ra comme unenstre, sur 8 H , ann n la mo Sculptu

e m illo 8 cœur d t tourb éé la H nn a cr mplication au tion. Le délica . a im ld a o a te Beat H n valeur la c en lévit our par minu Sculptura te t omme mettan t fond noir, c à raison d’un s possible. H8 r et de la e an e pa un élég ntral s’exécut eure, ce n’est ement horlog v e h c u l’ t o e n r m du vola as à li beauté rchez p Ne che e célébrer la qu ne fait du temps. é fugacit

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trois an er sa Après ’apprête à tir rie s sé 2 e t M t H la c ce otée du nce ave révére e 18 pièces, d phir. d sa limitée e boîtier en ck SV, air légend e la HM2-Bla oire en d n Le fond d’une plaque moteur é s le o r p com c, valeu ert fran met en titane, par un joint v ise au r é encadr ensité est rep ntage. t o in m l’ e r t n e o d d rotor le r u s dos

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02s , ur-2 epuis ses k r e d urw arque a sur

odèles ue la m Alors q roposé des m 02S est p -2 débuts cuir, cette UR compris. t y bracele r, le bracelet t ie ps se li s c m a e t t tou èle, le s de t d n o a t m o e ts piv Sur c ent ouvem trois plo sur les es plots en m iguille a .C heures ersés par une e qui suit u v a iq r t p o t c n s s so tes téle segments de u in m des rois . Une t ) s 0 le -6 e 5 n à la lig (0-14; 15-44; 4 ication s ind minute lune et une ce pléter de m e o s c a t h n p e s n le n ib ie Vis it v jour/nu ontemporain. uplées o c c cadran eux turbines ème de st ,d au dos régulent le sy . re r au roto ge de la mont a t n o rem

on, winst y r r Ha ire de Histo illon 2 e cette tourb biaxial volant dinent

pert billon Le tour u caractère im centriques n a o montre deux cages c issant. is e a in s b l qui com visue coupole n effet pour u ns une vaste en 120 n da Logée une révolutio e portant le e rn effectu , la cage inte chappement s é e l’ d t n e o l c se pira plet en ier, le s balanc t un tour com lication li p p accom des. Une com cinante, n s o fa c e ers nelle 40 s ension centrages ch im id lt u é d m ir x h u p a a es s uée conjug ue. Huit glac billon rq ur a o t m : r la es et ie à le boît es à 9h, heur s t n e m d te n u ryth o in c e h et m aux s couplé n jour/nuit à 2 0 pièces. 2 io indicat ion limitée à dit à 6h. É

evant s® rC Mg e Ventura sur legde a p s , a d a ur fich le reto es à af entur

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, rtailif Hysek illon Fu ation e ré s Le de cett el. e u b m n ê a ge m nce m Toupar emonta é en titane. t l’esse r s e à t e e c n in re r us carré s t ie ment balanc sémen La tran e inten st doté d’un , est intégrale r b li a c e s t é au t n . ô s la c e plair s les lon vo tourbil visible de tou ité à 30 exem r, im u L . œ c in Le ma illé à la retrava

tt, graph Ellico ty Chrono e première n Majes raphe présente uutomatique

nog ent a r Ce chro : un mouvem férentiel en o le n o ia oirs c s ir s c u r o mond o p t d’un ro sée des équipé osition inver n boîtier taillé p so a tà e L d . rose ussin rticipen rme co cier noirci pa fo la t e d’a n bloc rain. dans u ntempo o c n ig s e d n u

tro , Octo Quadri-Re tantes, i r a g h sau Bul ograp révèle les heurecsourent sur un s h Chron e à 12 he rad

c g et s rétro de s’affi e guich Le larg que les minute date rétrogra rs que les a t alo pendan rcle de 210°. L d de cadran, décomptent ie h ce arc de c de 180° en p phe à 3h et 9 ière. a r r rr a g a n o n u n e sur chro ant urs du es d’av compte es et les heur ut les min

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te» des onnet heure, utile danhseure. t v e a r S e i iVill Dem de dem êté à la demi- tion. pain, utes a tranche arr Blanc one 30 min et le réglage parécalage horaireoins simple d’utilgislages. d é z r m m n r e s u s e a «Tim r tous le oraire p nezuela, avec n demeure p seau H ffectue n’e re i-Fu le Ve -temps ne pou La Dem me l’Inde ou e garde de la couron c m , o n c io s t pay tions plica le com anipula Véritab e quelques m d Il suffit

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es ongin rs L , s e n Longi y-Four Hou n des montres ité t itio ular n e Tw ne rééd la partic st u ta 1950 e ontre e eures. Cette m rs des années dran en 24 h a u c d’aviate er un tour de tu d’effec

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Hyères

2011 Le 26e Festival International de Mode & de Photographie se tiendra à Hyères du 29 avril au 2 mai. Désirs vous présente ses coups de cœur parmi les 10 stylistes sélectionnés pour participer au concours.

Photographies par Yann Gross Lauréat ex æquo du Prix du Jury Photographie du Festival d'Hyères 2010. Commande du Festival sur les créations des stylistes sélectionnés au concours mode 2011, réalisée en mars 2011, en Suisse.

Le jury

Raf Simons créateur, président du jury, Anvers Tim Blanks journaliste, Style.com, Londres Floriane de Saint Pierre présidente Floriane de Saint Pierre & Associés, Paris Michel Gaubert musicien, illustrateur sonore, Paris Lazaro Hernandez & Jack McCollough créateurs Proenza Schouler, New York Cathy Horyn journaliste, The New York Times, New York Christopher Kane créateur, Londres Carla Sozzani fondatrice Corso Como, Milan

Les 10 stylistes

Juliette Alleaume et Marie Vial France, Collection Femme Mads Dinesen Danemark, Collection Homme Michael Kampe Allemagne, Collection Homme Maryam Kordbacheh Pays-Bas, Collection Femme Oriane Leclercq Belgique, Collection Femme Janosch Mallwitz Allemagne, Collection Homme Émilie Meldem Suisse, Collection Femme Céline Méteil France, Collection Femme Oda Pausma Pays-Bas, Collection Femme Léa Peckre France, Collection Femme

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Mads Dinesen, Danemark, Collection Homme

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Émilie Meldem, Suisse, Collection Femme

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Michael Kampe, Allemagne, Collection Homme

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Oda Pausma, Pays-Bas, Collection Femme

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Juliette Alleaume et Marie Vial, France, Collection Femme

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54 expositions

Le vide par le plein Texte Didier Damiani

© Nosbaum & Reding, Luxembourg

Dans Bienvenue dans le désert du réel (2009), Slavoj Žižek redéfinissait la réalité suite au 11 septembre 2001, «la vraie réalité» d’un monde dévasté, dure et violente, dissimulée par une fausse opposition des antagonismes entre Occident et Orient, démocratie libérale et radicalité islamiste, idéologies multiculturalistes, sous couvert de fléaux d’images mensongères et pléthore d’informations. Le choc des civilisations s’est révélé être aujourd’hui un choc à l’intérieur de chaque civilisation: Algérie, Tunisie, Égypte, Japon, Libye, Syrie, Côte d’Ivoire. Chacun est témoin de sa propre destruction, décadence et métamorphose intrinsèque chronique (ou destinée?), de quelque nature qu’elles soient. Dans l’art, Lee Miller (Lee Miller. Correspondances d’un No Man’s Land. Luxembourg, Étape 1944., CNA) témoignait, à travers ses photographies et correspondances, de la dureté «réaliste» de la Seconde Guerre mondiale au Luxembourg. La théoricienne Hannah Arendt (Sur la violence, 1969) avait qualifié le XXe siècle de siècle le plus meurtrier de l’histoire, propice au meurtre

collectif. Nous sommes aujourd’hui entrés dans une nouvelle configuration de violence et de phénomènes catastrophes inattendus pouvant provenir de sources diverses (tremblements de terre, tsunamis, radiations radioactives, soulèvements populaires, terrorismes). La violence des révolutions et une fascination pour la destruction et la ruine. Les bois gravés monumentaux de Damien Deroubaix (Hit the lights, Galerie Nosbaum & Reding), représentations lugubres de la mort, critiquent et transcendent notre société contemporaine, vue comme une matrice envoûtée par les mass media, la digestion des symboles vus et revus, ainsi que les crashs financiers. Au sous-sol de la galerie, l’exposition Spiel mir das Lied vom Tod est une invitation passée à des représentants actifs sur la scène berlinoise effervescente, comme Valérie Favre, Barthélémy Toguo et Nicole Tran Ba Vang. Les œuvres narrent le Jugement dernier, la tentation biblique et l’illusion du paradis. Avec la projection Couloir (2005), dans laquelle le visiteur est englobé dans l’image picturale d’une forêt verte obscure, le cadrage avançant sans jamais parvenir à la lumière, le duo d’artistes Saskia Raux et Marc Scozzai (exposition Thema 5, Galerie Bernard Ceysson) confirme sa recherche d’un romantisme digital. Dans une autre projection de scène nocturne, des feux d’artifice explosent en myriades de lumières dans les multiples reflets-miroirs d’un défilement d’immeubles de la côte belge. Une «vraie» lueur d’espoir? Mais l’apothéose de la destruction du monde, n’est-ce pas la construction d’un monde vide? Le peintre Christian Frantzen (All Natural, Galerie l’Indépendance) dépeint le monde comme il se présente à nous, le reflet artificiel et plat de lui-même. D’autres questionnements esthétiques se profilent dans l’afflux d’images du Mois Européen de la Photographie et dans l’exposition de groupe L’œuvre d’art sans filet (du 6 avril au 21 mai, galerie beaumontpublic) où la place au discours est donnée aux œuvres d’art.

Damien Deroubaix, Gott mit uns, 2011

Lee Miller. Correspondances d’un No Man’s Land. Luxembourg, Étape 1944., jusqu’au 2 octobre, Centre National de l’Audiovisuel (Dudelange), www.cna.lu

Christian Frantzen: All Natural, jusqu’au 24 juin, Galerie l’Indépendance Dexia BIL Luxembourg, www.dexia-bil.lu

L’œuvre d’art sans filet, jusqu’au 21 mai, beaumontpublic, www.beaumontpublic.com

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APPEL À CANDIDATURES Mudam Luxembourg, en collaboration avec Désirs Magazine, lance, pour son Marché des créateurs les 28 et 29 mai 2011, un appel à candidatures ouvert aux différents intervenants du design de produits.

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MARCHÉ DES CRÉATEURS 28 & 29.05.2011

Étudiants, jeunes designers et créateurs, architectes d’intérieurs et fabricants d’objets contemporains, participez à cet événement qui réunit, le temps d’un week-end, des figures confirmées et montantes du design dans l’univers insolite du Mudam.

DEADLINE DES PROPOSITIONS 11.05.2011

Partagez avec eux votre vision du design d’objets d’aujourd’hui (bijou, accessoire, mode, mobilier, imprimé...) et envoyez votre portfolio avant le 11 mai 2011 à boutique@mudam.lu

SÉLECTION DES PROJETS 15.05.2011

CONTACT boutique@mudam.lu t +352 45 37 85 535 www.mudam.lu


56 scènes

Variations dévoilées Texte France Clarinval

Le monde de la danse contemporaine ne passe pas à côté des débats de société. C’est ce que prouve Héla Fattoumi dans Manta qu’elle interprétera en solo. Dans cette chorégraphie, qu’elle signe avec son complice Éric Lamoureux, il s’agit de la question brûlante du port du voile islamique. Dans un parti pris radical, ils choisissent de mettre en mouvement l’expérience du niqab (voile intégral). Construites sur un rythme lancinant, les séquences de cette nouvelle pièce fascinent et traduisent avec acuité l’étouffement d’un corps féminin, la mise à mal d’un corps emprisonné. C’est ce qu’elle fait valoir quand elle s’affranchit de ce tissu pour laisser place à l’expression urgente et criante d’une voix et d’un corps libres. C’est sans voile et sans apprêt que Jonathan Vandenbroeck, plus connu sous le nom de Milow, s’est fait connaître avec sa version acoustique de «Ayo Technology» (reprise de 50 Cent). Le chanteur belge collec-

tionne disques d’or et récompenses depuis ses débuts en 2005, mais sa notoriété a largement dépassé les frontières de son pays natal en 2008, avec son album Coming of Age et le tube «You Don’t Know» ou le toujours très acoustique «The Ride». Après de longs mois de tournée, il revient avec un nouveau disque (North and South), porté par le single «You and Me (In My Pocket)», enjoué et ensoleillé. Cet autodidacte n’a pas son pareil pour raconter des histoires en musique et mélanger le folk à la pop avec des chansons que l’on retient dès la première écoute. Autre Belge plutôt pop, An Pierlé n’est pas seulement remarquable par le gros ballon sur lequel elle s’assied pour jouer du piano. Depuis Mud stories, son premier album en 1999, et son style de «fille au piano avec une voix déchirée», on la compare à Tori Amos. Elle préfère évoquer John Cale et les compositeurs contemporains. An Pierlé joue sur un répertoire mélancolique, une musique qui se veut artistique et intellectuelle. Son approche manque de fougue et de spontanéité pour vraiment se démarquer de son modèle non revendiqué. Son nouvel album Hinterland à peine sorti, revoici déjà la jolie An et sa bande sur les routes. C’est aussi au piano que l’Allemand Hauschka proposera une performance originale: il accompagnera en direct le film fantastique Vampyr, ou l’étrange aventure de David Gray. Cette troisième édition du Crazy Cinématographe nous offrira ce film de 1932 de Carl Dreyer. En préparant son piano avec des morceaux de cuir ou de caoutchouc entre les cordes, en enveloppant les marteaux d’aluminium et en y insérant des cordes de guitare ou du scotch, Hauschka fait résonner son instrument comme un orchestre et donnera ainsi un relief particulier au film.

Manta, le 4 mai, à 20h. Théâtre municipal d’Esch. www.theatre.esch.lu

Milow Le 5 mai, à 20h. den Atelier www.atelier.lu

An Pierlé & White Velvet Le 28 mai, à 20h. Kulturfabrik www.kulturfabrik.lu

Crazy Cinématographe Le 14 mai, à 20h. Exit07 www.exit07.lu

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58 RESTAURANTS

Sushis et makis au Pavillon Text CÉLINE COUBRAY Illustration VANDA ROMÃO

Pavillon by Mokastar s’est associé à Ginko Sushi (du restaurant Le Zai à Strassen) pour offrir à ses clients trois menus de sushis et makis à manger sur place, dans le beau pavillon grand-ducal très bien restauré, ou à emporter. Choisissant de privilégier la fraîcheur, les menus ne sont pas servis le lundi, car le poisson n’est pas livré le week-end. Les menus sont donc uniquement proposés du mardi au vendredi. Une bonne alternative pour les usagers de la gare qui ont envie de manger autre chose que des sandwiches. Une terrasse côté parvis est déjà aménagée et une autre côté quais est à venir. 9a, place de la Gare à Luxembourg, tél.: 27 12 59 59

ROAST SQUARE

Suite à des travaux, le restaurant du Novotel Luxembourg Kirchberg (ex-Côté Jardin) devient le Roast Square. Le concept de ce restaurant repose sur la cuisine à la broche (jarrets et travers de porc, carré d’agneau, truites) et à la plancha (brochettes de gambas, filets de dorade, de bar, de bœuf, entrecôte du terroir). On retrouve bien sûr la formule buffet pour le déjeuner, prisée par les employés du quartier, complétée par un menu fitness, qui est le bienvenu avec l’arrivée des beaux jours. Parking souterrain gratuit pour la clientèle. 6, rue du Fort Niedergrünewald, Quartier européen Nord à Luxembourg, tél.: 42 98 48 833

NOUVELLE CARTE À LA POMME CANNELLE

NEWS EXPRESS Le restaurant espagnol Chez Rafaël (16, rue du Fort Bourbon à Luxembourg) connu pour ses paellas, a refait toute sa décoration intérieure pour privilégier un espace plus calme visuellement et plus clair. // Apple a Day (19, rue Chimay à Luxembourg) rappelle l’importance des fruits et légumes dans notre alimentation quotidienne. On trouve ainsi sur leur carte des hamburgers végétariens, des salades gourmandes et des soupes. // 33 by Eric (17, rue de Bonnevoie à Luxembourg) est une cantine américaine où l’on peut manger de bons gros burgers, dont certaines recettes sont un peu surprenantes comme le hamburger au foie gras.

Le chef Anthony Péan du restaurant gastronomique de l’Hôtel Le Royal, La Pomme Cannelle, poursuit ses recherches culinaires autour du thème des duos. Sa nouvelle carte de printemps dévoile des plats élaborés dans le respect de la complémentarité des produits: saumon et basilic, Saint-Jacques et céleri, lapereau et girolle, bœuf et cresson, chocolat et citron vert, fraise et rose. De quoi ravir les palais délicats et curieux. 12, boulevard Royal à Luxembourg, tél.: 24 16 16 736

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DÎNER DE CHARITÉ JEUDI 19 MAI 2011 À 19H15 Symphonie culinaire à six mains pour Haïti La générosité est, tout comme la gourmandise, contagieuse. Alors quand trois chefs renommés du Luxembourg s’associent pour aider autrui, l’altruisme contamine aussi un spécialiste du fromage. Ce fin quatuor relève le défi d’un menu exclusif autour du fromage, dont les bénéfices permettront de nourrir, de soigner et d’abriter leurs semblables à l’autre bout du monde. Début : 19h15 Votre contribution : 155€ (boissons comprises) par personne. L’entièreté des bénéfices sera reversée à la Croix-Rouge luxembourgeoise pour son action en Haïti Réservation via haiti@leroyalluxembourg.com R.S.V.P. avant le jeudi 12 mai 2011 ; prépaiements uniquement au LU14 0026 1553 8650 0000 - BILLLULL avec la mention « Dîner de charité pour Haïti 19/05 » ainsi que le nombre de convives et le nom sous lequel la réservation doit être enregistrée (société ou privé).

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Menu Mise en bouche

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Le cube crémeux « De Miseler », écume de raisins secs, croustillant à la noix de cajou

par Joël SCHAEFFER &

Eau de tomate à la fourme d’Yssingeaux, croustillant de rouget barbet, basilic & gingembre

par Anthony PÉAN &

Le bar au Brin d’Amour, recouvert d’amandes, cébette, avocat & courgette à l’huile d’olive vierge

par Anthony PÉAN

Le carré de veau en cuisson lente sur sa purée de panais au brie de Melun, copeaux de légumes frits & jus corsé

Détente parfumée « Daisy So Fresh »

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Baba aux pistaches et texture de cerise, gaspacho de fraise à la rose et sirop d’orgeat, déclinaison autour du chocolat, sucette de douceur

Christophe KRUSINSKI

par René MATHIEU & Café & mignardises

Espace grâcieusement offert par le magazine Désirs

par Joël SCHAEFFER

Joël SCHAEFFER

René MATHIEU

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Anthony PÉAN

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60 New in town

Le Cercle-Cité

© David Laurent/Wide

Toute l’information sur les commerces de la ville Texte Céline Coubray

Un rêve enfin devenu réalité. Cela faisait très longtemps que ce projet circulait, sans jamais voir le jour. Mais ça y est, l’Union Commerciale de la Ville de Luxembourg (UCVL) va enfin avoir son point d’information. Profitant du réaménagement du Cercle Municipal, la Ville a mis à disposition un petit local permettant la valorisation des commerces de la capitale. Les clients pourront ainsi être informés sur l’offre commerciale et les services disponibles en ville, mieux prendre connaissance des différentes offres et services que met à leur disposition l’UCVL. C’est aussi un espace de promotion pour les différents commerçants, restaurateurs, artisans et prestataires de services. Le personnel d’accueil, aidé par un équipement technique de pointe, pourra informer et orienter les clients sur les produits et services, les renseigner sur les marques, les horaires d’ouverture, les promotions en cours, les parkings. Des sentiers thématiques seront aussi proposés: sentier gourmand, sentier mode, sentier design... Un service de chèque-cadeau valable dans tous les commerces affiliés sera mis en place. Cet espace est aussi relayé virtuellement par le site Internet www.cityshopping.lu. Cityshopping Info Point, 2, place d’Armes à Luxembourg. Ouvert du mardi au samedi.

Le Cercle Municipal de la place d’Armes à Luxembourg ouvre ses portes le weekend du 30 avril et 1er mai, après cinq ans de restauration, rénovations et améliorations techniques. Des visites guidées sont organisées à cette occasion pour découvrir ce beau bâtiment historique. Les visiteurs pourront aussi découvrir des spectacles et des expositions organisés à cette occasion. En sortant du bâtiment, ils recevront un jeton pour aller boire une boisson dans l’un des cafés de la place d’Armes. Merci la Ville! www.cerclecite.lu

Capsule

News express Les As du Placard, entreprise belge spécialisée, comme son nom l’indique, dans l’aménagement sur mesure de penderies, bureaux, bibliothèques… a ouvert récemment un showroom au 184, route d’Arlon à Strassen. // Accompagnant le rafraîchissement du centre commercial Espace, l’enseigne multimarque PointCarré ouvre sa première adresse au Luxembourg. Les clients y découvrent une sélection de prêt-à-porter pour hommes, femmes et enfants, ainsi qu’une petite sélection d’accessoires. 233-241, rue de Beggen à Luxembourg. // Autre multimarque venant d’ouvrir: Rackstore qui s’est installé dans la zone commerciale de Foetz avec une gamme de marques plutôt sportswear (Lacoste, Mexx, IKKS, Diesel, Miss Sixty, etc.). 18-22, rue du Brill à Foetz.

Une voiture ancienne, des machines à coudre, un meuble de mercerie et un esprit loft industriel, voilà pour le décor. Et sur les cintres, une jolie sélection, assez mélangée, pour hommes et femmes, complétée par des accessoires bien sentis et quelques livres et magazines. Une gamme de prix plus accessible que dans l’ancien Boo (il s’agit de la même propriétaire). On retrouve avec plaisir les marques Kitsuné, Cacharel, A.P.C., Ba&sh et découvre avec envie Kling ou Amy Gee. 31, rue Philippe II à Luxembourg

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10 chansons

POUR VOYAGER

EN TRAIN «C’est un moment exquis, détaché dans une bulle entre départ et arrivée, les paysages défilent à un rythme espace-temps inhabituellement synchro – une lenteur presque désuète. La musique, comme une sorte de fado éclectique, permet de se perdre parfaitement dans cette ubiquité.» Photo ANDRÉS LEJONA

01

05

PHENOMENAL HANDCLAP BAND «I Been Born Again»,

DEVENDRA BANHART «Lover», Smokey Rolls Down Thunder Canyon,

The Phenomenal Handclap Band, Gomma, 2009

Beggars Banquet, 2007

02

06

HERMAN DÜNE «Sunny Sunny Cold Cold Day»,

THE DRUMS, «Let’s Go Surfing»,The Drums,

Mas Cambios, Track & Field, 2003

Cooperative Music, 2010

03

07

VAMPIRE WEEKEND «Holiday»,Contra,

SERGE GAINSBOURG «Sous le soleil exactement»,

Beggars Banquet, 2010

Jane Birkin - Serge Gainsbourg, Fontana Records, 1969

04

08

HOLLY GOLIGHTLY «Walk a Mile»,

Truly She Is None Other, Damaged Goods, 2003

THE BEATLES, «Happiness Is a Warm Gun»,

The Beatles, EMI, 1968

09

METRONOMY «The Look»,The English Riviera

Warner Music France, 2011

10

DARWIN DEEZ «Constellation»,

Darwin Deez, Lucky Number, 2010

Michèle Walerich est curatrice et chargée de la programmation au Centre National de l’Audiovisuel à Dudelange. Elle a également en charge la régie des expositions, ainsi que des éditions. DÉSIRS MAI 2011

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Point & Shoot David Laurent, 2010

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Pour cette série, David Laurent a voulu photographier

à une référence: Stephen Shore. Pour le diptyque

son quotidien dans l’esprit d‘un journal de bord.

présenté sur ces pages, les photos ont été réalisées

Souhaitant avant tout reproduire des instantanés,

dans un parc d’attractions. 

il a choisi de se libérer de toutes contraintes techni-

David Laurent a créé l’agence Wide en 2006. Il mène

ques. Pour cela, il utilise un compact argentique

à la fois un travail de commande pour des magazines

à focale fixe, un outil simple qui lui permet de

(ceux de la maison d’édition Maison Moderne),

renouer avec ses souvenirs d’enfance, se remémo-

des entreprises (ArcelorMittal, PwC, Arendt &

rant les photos de famille qui laissent sur la pellicule

Medernach...), de la publicité (lux-Airport, CFL,

des souvenirs tangibles puisque physiques. Ainsi,

ReedandSimon…) et un travail personnel. Il affectionne

seul compte le sujet et la composition d’un cadrage

en particulier les portraits, la photographie industrielle,

rapide, instantané, intuitif. C’est aussi pour lui l’occa-

les grands espaces et la nature en général.

sion de rendre hommage, avec beaucoup d’humilité,

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13.04.2011 18:17:43 Uhr


Rêves et désirs sont étroitement liés. Le rêve serait, en principe, la transformation de désirs inconscients en images; des images dont le sens nous échappe le plus souvent. Par ailleurs, le rêve aurait avant tout la fonction d’assimiler certains événements ou certaines émotions vécus dans la vie quotidienne. Chaque mois, un invité nous fait partager son rêve.

qui êtes-vous?

Philippe Schlesser 34 ans, product designer.

Où vivez-vous? Dans un château du 17e siècle. Comment vous endormez-vous? Je ferme les yeux et je m’endors très vite, en 5 secondes, sauf si j’ai trop d’idées dans la tête. Couche-tôt ou tard? Tard. J’aime travailler la nuit. Combien d’heures dormez-vous? 7 heures en semaine, de préférence 10 le week-end. Comment dormez-vous? Sur le dos, bras droit au-dessus de ma tête, bras gauche sur mon ventre. Je me réveille souvent dans un genre de position latérale de sécurité (PLS).

Texte Marie Narjani Photo David Laurent / Wide

Dans son enfance, Philippe rêvait souvent de chutes. Il tombait d’une montagne, du ciel, dans des crevasses sans fond... «J’étais en train d’escalader une montagne, quand un énorme aigle m’attrapa avec ses griffes géantes. En bas de la montagne, il y avait une petite cabane. L’aigle me lâcha, je tombais et tombais, à travers le toit de la cabane, dans un lit, mon lit, dans lequel je me réveillais. J’aimais bien ce rêve, j’y éprouvais une sensation de liberté et de danger à la fois.» Adulte, Philippe a véritablement pris goût à l’aventure et au risque. Depuis l’âge de 15 ans, il pratique d’ailleurs l’escalade et l’alpinisme. Pour échapper à ses rares cauchemars, Philippe pratique le «zapping» de rêves. Quand il se réveille, il décide tout

simplement de changer de thème. Il arrive à adapter l’histoire du rêve, c’està-dire à changer de contexte, de décor, à modifier les acteurs ou à changer de rôle... Si, par exemple, il se fait poursuivre par une tribu hunnique, particulièrement barbare, et qu’il se rend compte que sa mort est certaine, il change de rôle et devient spectateur de son propre rêve. «J’observe l’autre ‘moi’ qui se fait décapiter.» Les moments qui lui semblent les plus réels ou les plus troublants sont ceux quand il rêve dans le rêve, c’est-à-dire, il se réveille, mais il est toujours dans le rêve. Ce genre de rêve influence sa journée de manière profonde. Souvent difficile à expliquer, il dessine ses rêves, plutôt que de les transcrire.

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