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«J’attendais d’avoir quelque chose à montrer. Je pense qu’on y est» Claudy Antoine (EPC)

La solution «just in time» proposée par EPC permettrait de fournir à ces entreprises une solution ponctuelle garantissant, dit-on à Bascharage, «une totale satisfaction du client». Pour ce faire, Claudy Antoine insiste sur la valeur ajoutée apportée par les compétences et l’expérience de chacun. «Nous connaissons les aspects interface marketing et production.» Et la société ne se borne d’ailleurs pas à répondre aux éventuels appels d’offres, mais suscite aussi un besoin en diversifiant son offre. A pas feutrés

A cet égard, la start-up de Bascharage élargit son portefeuille produits en réalisant la conception d’un emballage «Easy Stand’up» à base de carton 100% recyclé et livrable à plat. Toute une gamme de supports est en voie de commercialisation dans la Grande Région, en partenariat avec la société française Bleu sacré, à l’origine du concept qui a reçu l’Oscar du meilleur emballage 2010 pour sa déclinaison «Box flower». Robert Dennewald, ancien administrateur du Sisa et actuel président de la Fedil, témoigne: «Peu de start-up réussissent, finalement, mais EPC pourrait prendre le chemin du succès.» Son managing director se montre, lui, plus prudent et reste très vague sur les objectifs, par superstition, de peur d’attiser les convoitises ou

de froisser ses investisseurs, le Sisa précisément. «Nous avons un business plan pour trois ans et visons la rentabilité à moyen terme.» Pour l’heure, la société limite ses coûts fixes et, lors des coups de feu, fait appel «à des intérimaires; dans le mesure du possible, des anciens collègues qui recherchent du travail». Pérenniser la croissance en nouant de nouveaux liens occupe la plus grande partie de l’agenda de Claudy Antoine, qui dit souffrir d’un manque de visibilité. Communiquer pourrait y remédier et le moment lui paraît opportun. «J’attendais d’avoir quelque chose à montrer.»

CV

Belge en exil D’origine belge, Claudy Antoine est titulaire d’un diplôme d’ingénieur industriel et d’un MBA. Il a engrangé une expérience professionnelle en dehors des frontières de la Belgique au sein du groupe américain Levi’s, du groupe français Bernard Arnault, puis de la société japonaise TDK. Dorénavant du côté des «petits», il bénéficie d’une certaine connaissance des points forts et des faiblesses des grandes firmes pour faire valoir ses intérêts lors de négociations.

My SWOT FORCE

Faiblesse

Opportunité

Menace

expérience du staff

manque de visibilité

demande croissante du marché

perte d’un gros client

paperjam  | Février 2011 | économie & finance

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paperJam Economie et finances - février 2011  

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