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Didier Rouma (CEO, Tango) «Je souhaite, simplement, que 2011 soit une année heureuse pour tous. Que ce soit en famille ou au travail, que nous cueillions notre propre bonheur tout en respectant ceux qui nous entourent. Je souhaiterais aussi que nous apportions encore un peu plus de ‘vert’ dans notre vie au quotidien afin que nos enfants profitent pleinement de la beauté de notre Terre. Si je le pouvais, j’aimerais rayer le mot ‘crise’ du dictionnaire, même si celle-ci nous a poussés à être encore meilleurs et plus compétitifs, que ce soit en affaires ou dans les loisirs. Pour conclure, je voudrais que 2011 soit vécue par tous les hommes comme une magnifique danse, de manière dynamique, intense, belle et rythmée. Comme un… Tango!»

Lydia Mutsch (bourgmestre, Ville d’Esch-sur-Alzette) «Mis à part la santé et le bonheur, que pouvons-nous espérer pour cette nouvelle année 2011? En tant que femme politique, repensant à tous les problèmes des années passées et considérant les importants défis de l’avenir, je dirais bien: des inspirations, des idées, des visions! En 2011, essayons donc de trouver tous ensemble ces nouvelles idées qui vont nous éviter d’autres impasses inutiles, en utilisant ce qui est le propre de l’homme, ce sens remarquable qui lui permet depuis toujours de découvrir dans la réalité des possibilités pas encore réalisées: son imagination. Dans le même ordre d’idées et à titre personnel, j’espère que les campagnes électorales de 2011 seront propices à un véritable débat d’idées et de visions intelligentes qui pourront profiter à l’avenir de ma ville, de la Grande Région et de notre pays.»

François Valentiny (architecte) «A l’ouest, rien de nouveau. Ce roman obscur, pessimiste, mais pacificateur, d’Erich Maria Remarque, me vient à l’esprit en observant notre développement économique, politique et social. Il me semble que de nos jours, la croissance économique et l´accroissement de nos biens matériels sont devenus pour nous l’échelle absolue des valeurs de notre existence et notre baromètre de satisfaction. (…) Dans un monde globalisé, limites et valeurs de notre patrimoine culturel semblent disparues. Pour beaucoup d’entre nous, la croissance économique est devenue une religion de substitution, dont nous croyons qu´elle constitue le paramètre décisif pour notre prospérité matérielle, notre bon fonctionnement sociétal et finalement notre bonheur. (…) Alors nous devrions nous demander: comment allons-nous réagir lorsque la croissance, notre religion de substitution, ne nous apportera plus rien? Allonsnous continuer avec les mêmes égards envers la nature et les générations futures? Ou bien, allons-nous revoir nos valeurs politiques, économiques, culturelles et sociales? Je nous souhaite donc pour la nouvelle année de nous pencher avec intelligence et sagesse sur notre passé, de nous prémunir de nos anciennes valeurs culturelles pour affronter avec patience, optimisme et surtout avec éthique les problèmes qui nous sont imposés. Ou peut-être devrions-nous tout simplement, comme notre coutume le prévoit, rester humbles et nous souhaiter à tous une bonne santé et du bonheur pour 2011?»

Robert Weber (président national, LCGB) «Face à la crise qui persiste sur notre marché du travail, et compte tenu du fait que le Luxembourg compte actuellement plus de 10% de travailleurs pauvres, mon souhait principal pour 2011, c’est une sortie sociale de la crise. En 2010, nous avons beaucoup parlé de l’indexation automatique des salaires et ceci dans l’optique de la compétitivité de l’économie luxembourgeoise. L’index est la seule garantie du pouvoir d’achat des salariés. Une modulation ou une abolition pure et simple du système n’aura aucune incidence positive sur le chômage au Grand-Duché et n’aidera certainement pas à amoindrir la pauvreté. Si nous n’arrivons pas à agir au niveau de la pauvreté et du chômage au Luxembourg, il faut se demander qui servira tôt à tard de clients à nos entreprises? Il ne nous faut donc pas de discussions qui portent principalement sur la compétitivité, il nous faut avant tout une vision globale pour arriver à une sortie sociale de la crise! Pour cela, les partenaires sociaux, syndicats et patronat, doivent assumer leur responsabilité sociale. C’est ainsi que nous pouvons à nouveau garantir plus de cohésion sociale dans notre société et contrecarrer la vague de nationalisme qui est en train de se manifester partout en Europe et qui n’épargne pas le Luxembourg.»

Pit Hentgen (directeur général, La Luxembourgeoise) «Nous entamons l’année 5 de la crise, transformée de crise du système financier en crise économique ou du modèle capitaliste anglo-saxon qui continue pourtant à être défendu par les élites économiques et politiques. Bien que l’individualisme ait été croissant depuis les années cinquante, il s’en est suivi une profonde crise des valeurs, la confiance de la population active amenée à en supporter les conséquences ainsi que de leurs représentants, les syndicats, ayant été ébranlée. Perte de confiance ne signifie pas nécessairement refus de solidarité. Encore faut-il que l’analyse des causes et effets de la crise actuelle soit partagée, que les réformes structurelles requises pour assurer la survie économique de notre nation soient perçues comme équitables, et qu’il se dégage, sur un plan international, des perspectives d’évolution de la pensée économique vers une éthique post-capitaliste. A court terme, c’est à dire pour l’année 2011, je souhaite un retour à la solidarité nationale, à un dialogue franc, à une démarche commune se traduisant par un effort commun.»

paperjam  | Février 2011 | économie & finance

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paperJam Economie et finances - février 2011  

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