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Trois questions à Guy Daleiden

« Passés au stade professionnel»

Photo: Luc Defrlorenne (archives)

Photo: Julien Becker (archives)

Interview par Nicolas Raulot, publiée le 13.12.2010

Guy Daleiden (Film Fund)

Retour sur les 20 ans de Film Fund Luxembourg avec son directeur Guy Daleiden.

le premier opérateur à proposer aux clients luxembourgeois la technologie Voix HD, indique Patrick Ittah, directeur général d’Orange Luxembourg. Ceci s’inscrit dans notre stratégie d’investir dans des infrastruc­ tures de dernière génération, comme nous l’avons encore récemment montré lors du premier test de réseau 4G (LTE) à Luxembourg.»

Place financière

Plan social chez LBBW Publié le 09.12.2010

Dans le cadre des restructurations préconisées par la Commission européenne, la banque allemande LBBW, établie à Stutt­gart, a décidé de vendre une partie des activités de LBBW Luxembourg et de cesser toutes les activités de la banque luxembourgeoise pour fin 2013. Les syndicats OGBL/SBA, LCGB/SESF et Aleba, ainsi que les délégués du personnel, ont débuté les négociations d’un plan social avec la direction luxembourgeoise dès le 22 nov­ em­bre dernier. La banque occupe actuellement 152 employés, et il est déjà prévu que 40 soient concernés, début 2011, par le transfert des activités de private banking auprès de Deka Bank Luxembourg. Tous les autres salariés sont donc concernés par ce plan social, signé ce lundi 6 décembre 2010.

Statistiques

Le taux d’inflation recule Publié le 09.12.2010

Au mois de novembre, l’indice des prix à la consommation établi par le Statec a enregistré une progression de 0,14%. Les haus­ ses de prix les plus notables concernent l’eau du robinet, l’emploi de personnel domestique, les maisons de retraite et de soin. Sur douze mois, l’office statistique note toutefois que le taux d’inflation s’est contracté de 2,57% à 2,31%. En glissement annuel, le taux de l’inflation sous-jacente (notamment hors prix pétroliers) reste stable à 1,6%, pour le cinquième mois consécutif. «Remarquons que ce taux n’a pas franchi la barre de 2% depuis août 2009», souligne le Statec. A ce rythme, le prochain déclenchement de l’échelle mobile des salaires n’est pas prévu avant le troisième trimestre 2011.

Procès KBL

Suite et fin Publié le 10.12.2010

Comme en première instance, la Cour d’appel de Bruxelles a jugé les poursuites irrecevables dans cette affaire de supposées fraudes fiscales. C’est l’aboutissement d’une très longue procé-

dure. L’affaire était apparue il y a plus de 15 ans avec des révélations dans la presse belge. Elle prendra le nom d’affaire KB Lux, du nom de la banque privée du boulevard Royal, filiale du groupe belge KBC, en passe d’être vendue au groupe indien Hinduja et aujourd’hui rebaptisée KBL European Private Bankers. En mai 1996, une enquête avait été ouverte sur la participation supposée d’une dizaine de cadres et dirigeants de la banque (dont l’ancien CEO Etienne Verwilghen) à des pratiques de fraude fiscale au préjudice de l’Etat belge, dont des clients de la KB se seraient rendus coupables. Ce matin, la Cour d’appel de Bruxelles confirme entièrement le jugement de première instance du 8 décembre 2009, il y a presque un an jour pour jour. Les poursuites ont été jugées irrecevables. «La Cour a considéré qu’au vu des agissements irrégu­ liers, voire illégaux des enquêteurs et du magistrat instructeur, l’en­ semble des pièces à conviction ne saurait constituer des éléments de preuve pouvant fonder une décision judiciaire», indique l’établissement dans un communiqué. Les 3.000 documents utilisés ont donc été jugés nuls et non avenus. «La Cour a également consi­ déré que le magistrat instructeur avait failli gravement à ses obliga­ tions de loyauté et d’impartialité tout au long de la procédure», poursuit KBL. Suite en page

Monsieur Daleiden, à quoi sert Film Fund Luxembourg? «Le Fonds est un établissement public, qui met en œuvre l’ensemble de la politique du gouvernement en matière de soutien à la production audiovisuelle. Il s’agit donc de la promotion du secteur au Luxembourg et à l’étranger des œuvres réalisées et des professionnels, via deux mécanismes de soutien. Le budget atteint 25 millions d’euros au total. Le premier est un mécanisme d’aide directe. Les producteurs luxembourgeois basés au Luxembourg bénéficient d’une aide financière sélective du Fonds. C’est une avance sur recettes remboursable. Son budget est de 5 millions d’euros. Le second mécanisme est indirect et fiscal. Il s’agit du certificat d’investissement audio­visuel. Le producteur peut alors recevoir un avantage financier sur base des dépenses faites lors d’une production, en les déduisant de ses impôts. Ce deuxième volet représente environ 20 millions d’euros. Pour l’Etat, ces 20 millions d’euros représentent des non-recettes fiscales. Redoutez-vous qu’avec la crise, l’Etat ne réduise les budgets alloués à la production audiovisuelle? «Je crois que le niveau d’aide est actuellement suffisant pour satisfaire les demandes que nous souhaitons soutenir. Cela dit, le secteur ne peut de toute façon vivre que grâce au soutien public. C’est vrai au Luxembourg et en Europe. Entre 500 et 600 personnes vivent de ce métier au Luxembourg. Il faut être conscient que ces personnes ne peuvent travailler que si l’Etat soutient les œuvres. Une réduction des subventions aurait des conséquences en termes d’emplois. Pour 2011, le gouvernement a maintenu les aides au même niveau, sans les réduire, ni les augmenter. Que retenez-vous de ces 20 années du Fonds? «Je retiens d’abord les 500 œuvres réalisées tous formats confondus (courts, moyens, longs métrages, séries…). Nous sommes passés du stade amateur au stade professionnel. Des acteurs et réalisateurs viennent désormais tourner au Luxembourg. Ce n’est pas négligeable. Le deuxième point essentiel, c’est la création d’un Prix du film luxembourgeois («Filmpreis»), à l’image des César en France ou du Filmpreis en Allemagne. Cela démontre que le secteur est vivant, en plus de souligner l’excellence de la production. Il y a une vraie demande pour réaliser des œuvres au Luxembourg. Pour l’avenir, nous devons être prêts à évoluer. Il y a trois ans, nous avions déjà reconfiguré nos aides pour les ouvrir vers l’Europe.»

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paperjam  | Février 2011 | économie & finance

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paperJam Economie et finances - février 2011  

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