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Février 2009 | économie & finance

s t i r p e s e s i r p e r t n e d ’

douze succès www.paperjam.lu

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3 edito

Faites vos vœux, rien ne va plus!

Georges Gudenburg, Jacques-Yves Henckes, Luc Frieden, François Bausch et Jeannot Krecké participeront à la table ronde organisée le 28 avril par paperJam et l’Economist Club. Inscriptions sur www.club.paperjam.lu.

Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef (texte), Maxime / INgrid (illustration)

Puisqu’il reste encore une poignée de jours pendant lesquels les retardataires de tous bords ont encore le droit d’adresser leurs meilleurs vœux à ceux, bienveillants, qui ont encore le courage de les recevoir, permettons-nous d’y aller gaiement de nos propres souhaits, placés sous le signe de la (re)naissance. A l’heure où beaucoup accusent le coup et se désespèrent de voir que rien ne va plus, tous les espoirs sont de toute façon permis. Et si de la crise économique et financière qui ébranle le monde aujourd’hui accouchaient, enfin, de vraies leçons, prémices de vraies solutions? Et si de la prochaine campagne électorale qui nous mènera tout droit au 7 juin naissait un vrai débat constructif, riche et intense, annonciateur de décisions cohérentes et porteuses d’avenir? Ce ne sera pas là le moindre enjeu de l’effervescence à attendre ces prochains mois dans la sphère politique nationale et paperJam entend bien évidemment contribuer, à sa manière, au débat. D’ici au début du mois de juin, chaque édition du magazine évoquera dans ses pages les grands thèmes et enjeux qui ne manqueront pas d’alimenter les conversations. Tour à tour, dans nos colonnes, les principaux acteurs institutionnels (chambres, fédérations, associations…), puis les grands décideurs économiques et, enfin, les principaux représentants

des partis politiques du pays apporteront leurs éclairages et leurs pistes de réflexion. Cela nous mènera tout droit au 28 avril 2009, date à laquelle se déroulera notre table ronde «Au delà des crises: une stratégie pour la pérennité économique du Luxembourg», organisée en partenariat avec l’Economist Club, et qui réunira un représentant de chacun des partis politiques présents au Parlement (Luc Frieden pour le CSV, Jeannot Krecké pour le LSAP, François Bausch pour Déi Gréng, Jacques-Yves Henckes pour l’ADR et Georges Gudenburg pour le DP). Lecteurs de paperJam, vous êtes également invités à participer à ces débats. Notre «Tribune Libre» vous est ouverte en permanence sur notre site www.paperjam.lu, les meilleurs extraits étant, chaque mois, repris dans nos colonnes. L’année 2009, pour beaucoup, sera une année charnière, entre (di)gestion d’une crise sans précédent dans l’économie moderne et préparation d’une relance qui, comme dans toute économie cyclique, finira bien par arriver, toute la difficulté consistant à savoir quand. Mais l’année 2009 sera également une année d’espoirs. L’espoir que la préparation des élections fasse intelli­ gemment avancer le débat politique. L’espoir que le futur gouvernement saura prendre les bonnes décisions au bon moment et éviter au pays de subir la crise davantage encore. Vœux pieux? Espoirs concrets? Messieurs les politiques, à vous de donner la meilleure des réponses…

paperjam  | Février 2009 | ÉCONOMIE & FINANCE


4 sommaire

sommaire paperjam | Février 2009 | économie & finance

120 Index 118 Inside 116 Tribune libre

Edito

3

Sommaire

4

114 Luxembourg en Chiffres

Luxembourg

8

94 Playtime

92 paperJam TV 90 Off the record

Entreprises

80 Portfolio

Place Financière

64 Coverstory

Industrie Grande Région

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56

52

36

22


5 sommaire

Luxembourg 9

  Research

statec: Finding consistency 10

  Expertise juridique

De nouveaux besoins se font jour

entreprises 23

  Erick Cuvelier (Voxmobile)

«Les signaux restent positifs» 24

  Leisure industry

Water worlds 26

  Faillite

47

  Conférence

Navigating through turbulent times 48

  Notation

Un AAA pour 4.000 euros 50

  Transactions

Complying with the arm’s length principle

new media group: Histoires sans fin

industrie 53

  ArcelorMittal

Accord tripartite dans la sidÉrurgie 54 12

  Energy

getting fit for the competitive jungle

  Emploi

L’intÉrim À la rescousse 14

  Connectivity

Esch goes HotCity 16

  Top 100

Au cœur de la soirÉe 18

  Nightlife

Trouble on the left bank 20

  Philanthropy

28

  Felten-Stein

Ergonomie et Œnologie 30

  Payment Transactions

cetrel joins forces with Six Group 32

  Economy

Fundamental messages for the non-finance sector

grande région 57

  Transports

Mouvement concertÉ 58

  Higher education

Seven up for cross-border University

Facilitating good works

place fiNAncière 37

  Management

Developing awareness 38

  Affaire Madoff

En première ligne 40

  Fernand Grulms (Luxembourg for Finance)

«Être mieux connu et reconnu comme un partenaire crÉdible et fiable» 44

60

  Tourisme

center parcs voit grand en moselle

  Insurance

Change of name is more than cosmetic 46

  Crisis

Keynesian solutions for Keynesian times

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7 sommaire

coverstory ENTREPRENDRE AU TECHNOPORT 64

Pour ce premier numéro de 2009, paperJam a choisi de s’intéresser au Technoport, la pépinière qui a vu le jour en 1998 au sortir d’une crise sidérurgique dont le pays a su saisir les opportunités: son histoire, son fonctionnement, surtout les entreprises et les hommes qui composent son réseau. Innovations

De start-up à success story

portfolio 80

luxovino

luxembourg en chiffres

Embarquement immédiat pour un voyage-découverte dans les coulisses d’un univers riche en saveurs et en couleurs. A consommer sans modération!

le tableau de bord de l’économie luxembourgeoise

off the record

Tribune libre

90

tarrach refutes claims

L’actualité économique du Luxembourg vue des coulisses...

paperjam tv

114

116

La place Zombie

Ces derniers mois, le Luxembourg est à l’honneur dans la presse internationale, entre la remise en cause du secret bancaire, soi-disant responsable de la crise financière internationale et, plus récemment, la mise en cause du fond de droit luxembourgeois LuxAlpha dont la CSSF est incapable de prononcer le nom.

  Les dernières interviews en ligne sur www.paperjam.tv 92

playtime les dernières tendances et actualité à Luxembourg 94

70

  SecureWave

Un modÈle quasi parfait 72

paperJam Février 2009 management

Shopping, gastronomie, culture, accessoires, mode, intérieurs, technologie... Et l’interview passion de Jacques Demarque avec Roland Frère, assureur et passionné d’art.

  Success Stories

LES BELLES HISTOIRES 74

  Epuramat

Donner de l’eau propre au monde 75

  Cybercultus

Valoriser les contenus 76

Dans le cahier «Management» de cette édition, retrouvez des sujets de réflexion dans les domaines des ressources humaines, du marketing, de l’IT et du management, et un entretien avec Thomas Seale (EFA). En dossier central: la banque privée au Luxembourg.

  Spiece

Les mains dans le cambouis 78

  Jilbee

Une vraie leçon 79

  Codasystem

Pour un clichÉ original

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Luxembourg 9 

Research Finding

consistency   |  10   Expertise juridique De nouveaux besoins se font jour 12   Emploi L’intÉrim À la rescousse   |  14   Connectivity Esch goes HotCity 16   Top 100 Au cœur de la soirÉe   |  18   Nightlife Trouble on the left bank 20   Philanthropy Facilitating good works

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en Chiffres

Luxembourg

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Entreprises

Portfolio

Place Financière

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Coverstory

Industrie Grande Région

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9 luxembourg

Vidéosurveillance

Aviation

Des caméras par milliers

Taking flight

Photo: Etienne Delorme

Despite a sharp downturn in the last two months of the year, the airport at Findel enjoyed an increase in passenger numbers of some 3.27% in 2008, according to lux-Airport, the company in charge of managing the facility. Last year a total of 1,695,722 passengers used the airport, which celebrated the opening of its new Terminal A building in May. But the boost that provided was negated somewhat by a fall in passenger numbers of 5.5% and 10.7% respectively in November and December. Fernand Brisbois, director of lux-Airport, says that as an airport serving the Greater Region, the target for 2009 is to surpass 1.7 million passengers.

Il s’agit du taux d’intérêt légal pour l’année 2009. Constatant, sur la base des renseignements fournis par la Banque Centrale du Luxembourg, que les taux d’intérêt allaient baisser cette année, le conseil de gouvernement du 9 janvier a décidé une baisse de ce taux de 5,75 à 4,25%.

Lu

r g perjam.tv ique u o b ctron et pa x em

e m . l u l e t te r é l a j r e s p u jour sur pa s notre new t c a ’ L jour le redi dan · Au que vend a · Ch

au alité

Research

“We can now develop research techniques and embark on both macroand micro-economic model building.” Serge Allegrezza (Statec)

Finding consistency

Photo: Julien Becker

A draft law governing the national statistics office has been met with approval by its director. The law to regulate the organisation of national statistics office, Statec, focuses on three significant areas which will alter that way the institution operates. Firstly, it will provide Statec with official status at the head of a statistics gathering network. “The historical evolution of the Luxembourg statistics system meant that Statec was no longer at the centre of statistics gathering,” explains Statec director Serge Allegrezza. Indeed, ministries and administrations were gathering data but not as statisticians, which meant they were submitting statistics in formats, or under conditions, that were not acceptable to international institutions. Therefore Luxembourg was often missing from comparative reports published by the likes of the OECD, IMF or United Nations. “This will provide more consistency in the system,” Allegrezza says. The second positive change concerns the gover-

760 entreprises privées et 120 organismes, administrations ou institutions publiques utilisent des systèmes de vidéosurveillance dûment autorisés par la Commission nationale pour la protection des données, qui a été saisie de 1.470 demandes en tout depuis 2002 (date d’entrée en vigueur de la loi). Sur les 59 réclamations qui ont été déposées contre ces systèmes utilisant des caméras vidéo, 34 ont été considérées comme fondées.

nance of Statec itself. The draft bill transposes into law the 15 key principles for the production and dissemination of European official statistics and the institutional environment under which statistical authorities operate. “We already operated under those principles,” says Allegrezza. “But now they are official, which makes us more transparent.” The law also allows Statec to officially cooperate with other research facilities and benepaperjam  | Février 2009 | ÉconomIE & Finance

fit from funds available from the Fonds National de la Recherche, for example. “So we can develop research techniques and embark on both macroand micro-economic model building,” Allegrezza explains. Indeed, the only disappointment Allegrezza feels is that Statec is not being given more autonomy in hiring employees. “But I am not a utopian and realise that would require reform of the entire civil service.” D.R.


10 Luxembourg

) 0 1 / 1 ( t n a n e t n i a La Crise et m aires av o c at s d ’a f f lyse les conséquences

s. m ana urs d’activité Ja te r c e e p s a s p , le s is o n a ed Chaque m tives de repris c e p s r e p s le t de la crise e aires avocats d’aff s le i: -c is o m Ce

Expertise juridique

De nouveaux besoins se font jour Dans les cabinets d’affaires, la crise influe, certes, sur le volume des activités, mais surtout sur leur nature.  L’optimisme reste de mise, alors que leurs clients ont plus que jamais besoin de conseils juridiques.

Frédérique Moser (texte), David Laurent / Wide (photo)

En première ligne pour analyser les effets de la crise financière, qui touche désormais l’ensemble de l’économie, les cabinets d’affaires semblent échapper à la morosité ambiante. «Il s’agit de distinguer entre les effets de la crise sur nous, en tant que cabinets d’avocats, et ses effets sur les banques et l’économie réelle, indique Me Guy Harles, founding partner et head of the corporate, tax and intellectuel practice chez Arendt & Medernach. Au niveau de l’étude, pour le moment, nous n’avons pas souffert. 2008 a été, historiquement, notre meilleure année, avec le chiffre d’affaires le plus important jamais réalisé et une croissance à deux chiffres». Si, en tant que Full Services Law Firm, au positionnement très large, Arendt & Medernach ne ressent pas d’impact financier direct de cette crise, elle en connaît toutefois quelques effets indirects. «Il y a certes beaucoup moins de transactions sur le marché – le private equity et la titrisation sont fortement en déclin –, mais les autres domaines comme le droit du travail, le contentieux, la régulation... sont en plein boom. Les banques se tournent massivement vers leur conseil juridique, constate Guy Harles. Nous ne sommes pas des profiteurs de la crise, mais elle ne nous a pas fait souffrir. Même s’il est toujours plus amusant de créer que de dissoudre des activités!», souligne-t-il. Pour s’adapter à cette nouvelle donne, le cabinet procède à des «shifts» dans les équipes, essentielle-

ment des départements de titrisation vers le bancaire réglementaire. Des mouvements internes qui concernent près de 10% des 400 collaborateurs de l’étude. «Comme nous sommes de plus en plus sollicités en droit comptable, nous avons également créé une cellule dédiée en interne. Nous assistons dans ce domaine à une évolution similaire à celle que nous avons connue il y a vingt ans dans le domaine du droit fiscal, qui était auparavant exclusivement du ressort des fiduciaires», signale Me Harles.

Travail sur l’existant Dans le cabinet Oostvogels Pfister Feyten, où travaillent 92 collaborateurs (un effectif stable depuis deux ans), l’impact de la crise a été plus net. «Dès 2006, nous avions des indications que quelque chose ne tournait pas bien sur les marchés. Trop de crédits, des prix trop élevés. C’étaient les prémices du credit crunch, indique François Pfister, senior partner. Nous avons tout de suite analysé que les conséquences seraient importantes pour nous, car une grande partie de notre activité porte sur des LBO (leveraged buyout), donc des opérations qui jouent énormément sur les leviers, avec de grands besoins de financement, poursuit-il. En 2007, les opérations déjà programmées ont suivi leur tracé, mais dès le début 2008, on a senti qu’il n’y avait plus de crédits, que les lignes de financement étaient épuisées; s’en est suivi un recul drastique du nombre et du volume des transactions. Les vrais effets se sont fait sentir concrètement, chez nous, début 2008».

Un impact réel, mais qui ne signifie pas un déclin brutal de l’activité pour le cabinet de la route d’Arlon. «Notre travail n’a pas disparu pour autant!, signale Stef Oostvogels, managing partner. L’activité s’est transformée. Le traitement des dossiers s’effectue à un autre rythme, les décisions sont plus réfléchies, plus posées.» Les collaborateurs traitent également d’autres types de dossiers: jusqu’à la fin de l’année dernière, l’activité était concentrée sur l’expansion des portefeuilles, tandis qu’aujourd’hui, «nous traitons surtout des dossiers de restructuration et d’optimisation. En d’autres termes, on travaille essentiellement sur l’existant», indique François Pfister. Si le cabinet Oosvogels Pfister Feyten a choisi de «ne pas céder à la tentation de se diversifier, d’entrer sur de nouveaux marchés... mais plutôt de rester concentré sur les compétences qui sont les nôtres», selon Me Pfister, les avocats voient surgir de nouvelles demandes de la part de leurs clients. Un domaine se développe ainsi fortement, celui du contentieux financier et la renégociation des crédits bancaires. «Nos relations avec nos clients ont aussi évolué ces derniers mois, fait observer Stef Oostvogels. Une forme de solidarité se développe, les clients nous voient comme des alliés; bien plus que les banques en tous les cas». Une solidarité qui se traduit également sur le mode «nous souffrons, donc souffrez un peu avec nous». Plus vigilants sur leurs dépenses, les clients n’hésitent pas à faire pression

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François Pfister, Stef Oostvogels (Oostvogels Pfister Feyten) et Guy Harles (Arendt & Medernach)

sur les honoraires de leurs avocats. «Nous n’avons pas revu nos tarifs, mais je crois savoir que ce n’est pas le cas pour tous les cabinets de la Place. Certaines offres de prestations sont bien plus basses que par le passé. Il est clair que les marges bénéficiaires vont souffrir, mais cela va être le cas pour tous les secteurs économiques. Il faut voir cela comme une période transitoire», assure Me Oostvogels. «Du fait de la crise, beaucoup d’entreprises se défont, ou vont se défaire, d’une partie de leurs activités pour se concentrer sur leur core business, observe pour sa part Guy Harles. Ce qui va induire une reprise de l’activité au niveau transactionnel. De nombreuses opportunités devraient apparaître sur le marché en 2009. Mais la grande question reste celle des banques: quand seront-elles à nouveau prêtes à faire crédit? Une chose semble claire: nous n’assisterons plus aux excès des années 2006/2007.»

Un répit tout relatif Prudents lorsqu’il s’agit d’évoquer une date de sortie de crise, les avocats d’affaires s’attendent à vivre encore quelques mois cette «période transitoire». «La crise va durer au moins trois années. Si l’on prend pour point de départ juillet 2007, cela signifie que le retour à une certaine stabilité ne se fera que vers la mi-2010. Mais pour les cabinets d’affaires, les activités vont certainement reprendre un peu avant. Les fonds de private equity commencent à investir avant la reprise économique réelle», estime Stef Oostvogels. Pour le managing partner, il s’agit

donc de profiter de cette période de relatif répit – après dix ans en overdrive dans les cabinets de la Place – pour «se plonger dans la technique, la qualité, les procédures... Il s’agira d’être prêt quand tout va repartir», assure-t-il. Guy Harles, pour sa part, ne cache pas certaines craintes quant au cadre dans lequel va s’effectuer cette reprise. «Je suis plus pessimiste pour l’Union Européenne que pour les Etats-Unis et l’Asie, où les gens sont plus pragmatiques et ont un esprit plus entrepreneurial. En Europe, certains pays ont redécouvert le capitalisme étatique et nous pouvons craindre de devoir travailler dans un cadre moins flexible et moins libéral». Mais le Luxembourg conserve d’excellents atouts pour parvenir à redresser rapidement la barre. «Cette crise n’a ni servi, ni desservi la Place en termes d’image de marque. Elle profite du fait que d’autres places, peu ou pas réglementées, souffrent beaucoup plus. Luxembourg bénéficie en outre d’une compétence mondialement reconnue en termes de structurations, avec la maîtrise d’excellents outils, assure le founding partner d’Arendt & Medernach. Le scénario catastrophe, celui d’un blocage total de l’activité, observé en septembre-octobre, ne s’est heureusement pas inscrit dans la durée. Et si peu de transactions sont effectivement conclues en ce moment, les cabinets d’affaires observent une forte activité d’analyse sur les marchés et un état d’esprit «plutôt positif». Autant d’indicateurs qui leur permettent d’aborder sereinement l’année 2009.

Cartes de visites Arendt & Medernach Cabinet d’avocats indépendant, établi à Luxembourg (siège), Bruxelles, Londres (rep. office) et New York (rep. office), spécialisé en droit des affaires. 400 collaborateurs. Né en 1988 de la fusion entre les cabinets Arendt & Harles et Mersch & Medernach. En 2000, l’étude a formé une alliance stratégique avec le cabinet Dillon Eustace de Dublin. Oostvogels Pfister Feyten Cabinet d’avocats indépendant, établi à Luxembourg (siège) et à Londres, spécialisé en droit luxembourgeois des affaires. 92 collaborateurs. Créé en 1999.

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Consumption

Communiqués

Some 40% of shoppers in Luxembourg claim to regularly buy article with a Fairtrade logo. That was the figure resulting from a recent survey conducted on behalf of TransFair-Minka by TNS-ILRES. Of that 40%, 23% says they “nearly always” buy Fairtrade. But what pleases TransFair-Minka, which celebrated its 15th anniversary in 2008, is the potential consumption revealed by the survey, with 88% of those questioned claiming they occasionally purchase Fairtrade. The survey also asked whether the next government should legislate to promote Fairtrade purchasing, to which 77% replied in the affirmative.

(08/01) La balance courante des paiements, pour les neuf premiers mois de l’année 2008, s’est soldée par un excédent de 1,5 milliard d’euros, contre 2,3 milliards à la même période de l’année précédente, annoncent la BCL et le Statec.

Affirmation for Fairtrade

(07/01) Le taux d’inflation marque un nouveau recul en décembre et atteint 1,1%, contre 2% en novembre, selon le Statec. Le taux d’inflation moyen, pour l’ensemble de l’année 2008, s’élève à 3,4% (3,3% pour la zone euro). (10/12) La première biobanque luxembourgeoise est portée sur les fonts baptismaux. Créée par les trois centres de recherche publics et l’Université du Luxembourg, sa vocation est celle d’une véritable bibliothèque biomédicale.

Emploi

L’intÉrim À la rescousse L’Administration de l’Emploi initie un partenariat avec les entreprises  d’intérim pour un projet-pilote qui vise l’intégration durable des chômeurs  sur le marché de l’emploi.

Photo: Etienne Delorme (archives paperJam)

10.801 chômeurs étaient inscrits à l’ADEM fin novembre.

Le ministère du Travail va lancer dans les pro­ chaines semaines un appel d’offres aux entre­ prises actives dans le secteur de l’intérim et intéressées par le projet Indura. Indura pour «intégration durable», soit un projet-pilote qui vise à créer un véritable partenariat entre, d’une part, l’Administration de l’Emploi (Adem) et le ministère du Travail et de l’Emploi et, d’autre part, les sociétés d’intérim, auxquelles sera confié un groupe homogène d’une quinzaine de chô­ meurs au minimum. Pour s’inscrire dans ce dispositif, inspiré d’un modèle français et qui sera financé par le Fonds pour l’Emploi, les entreprises devront créer des entités juridiques distinctes qui s’occuperont exclusivement de la gestion du projet et «qui garantissent qu’elles dépassent et complètent leur objet social au-delà du travail intérimaire».

Express

Comme l’a souligné le ministre François Biltgen, l’objectif du projet ne vise en effet «nullement à diriger les demandeurs d’emploi vers le travail intérimaire». L’idée maîtresse est de «pouvoir puiser dans le large vivier de clients» des sociétés d’inté­ rim et d’utiliser leur expertise en matière d’éta­ blissement de profils personnels, ainsi que dans le traitement d’offres et de demandes d’emploi. Leur mission sera clairement d’amener le deman­ deur d’emploi à décrocher un CDI ou, au moins, un CDD de douze mois. Le projet-pilote, qui s’inscrit dans le cadre des nouveaux instruments et orientations de la politi­ que de l’emploi créés par la loi 5611, sera soumis à une évaluation permanente par un organisme externe. Si l’expérience s’avérait concluante, elle pourrait être étendue au secteur du recrutement. F. M. paperjam  | Février 2009 | ÉconomIE & Finance

(03/12) La plateforme Carlink (Wireless Traffic Service Platform for Linking Cars), permettant de publier différents services liés à la mobilité, est réalisée. Le coordinateur national de ce projet européen, qui s’inscrit dans le programme Eureka, est le CRP Henri Tudor. (01/12) Le concours européen visant à récompenser la meilleure idée en matière de réduction des charges administratives est ouvert jusqu’au 31 janvier 2009, aux particuliers, aux entreprises, aux associations mais aussi aux pouvoirs publics.

The number of communes, out of a total of 116, who have so far signed the Pacte Logement. A further eight communes have already signalled their intention to sign this year. The communes signed the agreement with the state in four sessions between 14 November and 30 December 2008. The Pacte de Logement was adopted into law by parliament on 22 October.


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The number of millions of euros that Luxembourger Bruno Heiderscheid claims he is owed by French football star Franck Ribery. Heiderscheid was Ribery’s agent for two years, but was fired just after he began negotiations for the star’s transfer to FC Bayern Munich. Heiderscheid says he had an agreement with Ribery that he would receive 10% of any transfer fee. He lost a case at the Court of Arbitration for Sport (CAS) last April, but told German newspaper Bild that he has now submitted a fresh complaint to the Marseilles public prosecutor.

Nationalité

Retour en cours 20.000 brochures en cinq langues, intitulées Lëtzebueger ginn, Dir och? (Acquérir la nationalité luxembourgeoise. Intéressé?) ont été distribuées dans les administrations communales, où elles sont à la disposition du public. Editées par le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, elles informent sur le test de langue et les cours d’instruction civique prévus par la nouvelle loi sur la nationalité luxembourgeoise. Un CD-ROM, inséré dans la brochure, permet en outre de s’exercer au test de langue. Un site internet rassemble également toutes les informations mises à jour: www.mj.public.lu/nationalité

Connectivity

Esch goes HotCity The second city will soon have its own WiFi network based on the technology already used in the capital.

Photo: Olivier Minaire / Wide

Residents of Esch-Alzette will be able to surf via HotCity.

Edition

The city of Esch-Alzette has signed an agreement with Luxembourg City to share its HotCity wireless Internet technology platform. Although it will retain control over its network, authentication methods, billing and access, the partnership with the capital city will allow Esch to increase its own network’s efficiency and attractiveness. The Esch network will incorporate some 125 hotspots when completed. The first phase will see antennae installed in the city centre and should be operational by 1 April. A second phase will see the network extended to Belval before the rest of the city is connected by the end of 2010. Access to the Esch HotCity service will be free of charge during an initial phase of around 18 months – again mirroring the policy of Luxembourg City, where tariffs were only introduced in November 2008. Subscribers to Eschspeed, the city’s TV cable broadband internet provider, which currently has

some 3,000 clients, will receive preferential rates when tariffs are introduced. The city authorities are currently working on what sort of content will be provided via the network. HotCity has already won plaudits all over Europe and was selected as a finalist at the Cisco Networkers Innovation Awards 2008 in the Most Society Impacting Network category. HotCity was launched in 2007 and currently covers the entire upper city, the station area, Limpertsberg, the Cloche d’Or, Grund, airport at Findel and LuxExpo on the Kirchberg via some 150 hotspots. The Luxembourg City project has been in negotiation to establish commercial partnerships with service providers Tango and Voxmobile. New content targeted at the young is also being developed in conjunction with the Ministry of Education. By the end of 2009, HotCity Luxembourg will be available throughout the capital via a total of 400 hotspots. D. R. paperjam  | Février 2009 | ÉconomIE & Finance

Les fleurons de l’Économie Dessiner un tableau fidèle de l’économie extrêmement diversifiée du Grand-Duché, à travers le portrait d’une cinquantaine d’entreprises, représentant chacune un secteur plus ou moins important du marché: tel est le concept de l’ouvrage Made In Luxembourg, paru aux Editions Saint-Paul. Sur 240 pages, en trois langues (allemand, français et anglais), il réunit les contributions de 28 auteurs et plus de 350 photographies. Prix: 49 euros. Vendu en librairie et sur www.editions.lu.


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François Bausch (Ville de Luxembourg)

Top 100

Au cœur de la soirÉe Près de 400 personnes ont assisté à la  soirée paperJam Top 100 du 12 décembre dernier à Luxexpo. Un événement également marqué par le discours de Philippe Schaus (Louis Vuitton Malletier).

Marie-Jeanne Chèvremont-Lorenzini (Présidente du Jury du Top 100)

Etienne Delorme (photos)

Herbert Weynand (Banque LBLux) et Alex Sulkowski (Atoz)

Philippe Schaus (Louis Vuitton Malletier)

Yves Deschneaux (Asyris)

Robert Goeres (Bijouterie Goeres)

Lucien Thiel (Député)

Françoise Thoma (BCEE)

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Rafik Fischer (KBL European Private Bankers)

François Pauly (Sal. Oppenheim jr & Cie.) et Gérard Hoffmann (Telindus)

Laurent Saeul (Siemens Enterprise Communications) et Gilbert Lauth (Lycée Technique des Arts et Métiers)

Jean-Michel Gaudron (paperJam)

Olivier Mortelmans (PricewaterhouseCoopers) Thierry Nothum (CLC)

Carlo Schneider, (consultant), Norbert Friob, Marie-Jeanne Chèvremont-Lorenzini et Daniel Schneider (membres du jury du Top 100)

Keith O’Donnell (Atoz)

Valérie Conrot (Mudam) et Marc Neuen (Sympass) Mike Koedinger (Mike Koedinger Editions)

Christine Valenza (Compagnie de Banque Privée) Erick Cuvelier (Vox) Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu

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18 luxembourg

Research

Uni coordinates Citizens’ Consultations Photo: Luc Deflorenne

Launched in December last year, the European Citizens’ Consultations are a pan-European debate asking citizens what they think the European Union can do to shape its social and economic future in a globalised world. The consultations will involve some 1,500 randomly selected citizens. In Luxembourg the national consultation is being organized by the University of Luxembourg’s European Governance Programme, based at the Walferdange campus, over the weekend of 14 and 15 March. It will involve between 30 and 40 citizens, chosen by an independent market researcher, who will reflect the cultural diversity of Luxembourg.

Brèves

Flash Dexia BIL lance la deuxième édition des Rubans du développement durable. Les candidatures sont ouvertes aux communes, hôpitaux, collectivités et entreprises établis au Luxembourg. Les modalités de participation sont accessibles sur www.dexia-bil.lu. Les dossiers doivent être envoyés avant le 31 mai. The City of Luxembourg has signed a declaration of intent with the Ministry of Employment in which it commits to hire employees who fall under the statutes of handicapped workers. Sylvia Lucas, le représentant permanent du Luxembourg auprès des Nations Unies assume, pour l’année 2009, la présidence du Conseil économique et social. Priorité cette année: la mise en œuvre des objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à la santé.

Nightlife

Trouble on the left bank Less than six months after opening, the Rives de Clausen complex  has become the subject of heated debate. Limited parking opportunities near the Rives de Clausen have caused problems for visitors and residents alike.

A study by the Luxembourg Central Bank reveals that the consumer confidence index sank in December to stand at -20, a low it has not experienced since January 2002.

Photo: Fabrizio Maltese

Le projet de Budget de l’Etat 2009 a été adopté le 16 décembre à la Chambre des députés, par 38 voix pour et 22 contre.

Many Clausen residents are up in arms because of the additional traffic and noise generated by visitors to the new Rives de Clausen restaurants and bars on the left bank of the Alzette. Visitors, on the other hand, are angry at the lack of parking spaces and at the latest city council decision (applicable since 20 January) to charge 1.50 euros per hour to non-residents who park between 6 p.m. and 3 a.m. in the streets around the nightlife Mecca. The council itself appears to be exasperated, having underestimated the popularity of the bar and restaurant attractions and the annoyance caused to local residents. And the bar and restaurant owners now fear they may have their licences withdrawn following the launch of legal proceedings by a group of local residents that challenges the provisional commercial authorisation granted by the city council. The administrative court could decide that the complex requires a Class 1 Commodo authorisation from

the environmental administration – a process that can take several months and might not result in a favourable outcome for the businesses. A total of 3,300 traffic violation tickets were handed out to cars parked illegally in the vicinity between 1 November and 11 December 2008. Luxembourg City mayor Paul Helminger revealed those figures at a meeting with residents before Christmas. Although the city has organised shuttle busses to the area from the Glacis at weekends, many visitors still drive to Clausen by car – some even accept a fine as the price they have to pay for that luxury. Helminger has even said the council is considering blocking certain streets to non-residents. But the new problems have also affected established business in the area, whose regular customers are now vexed at having to pay to park in the proximity of their usual bar or restaurant – that is if they can find a parking space at all. D.R. paperjam  | Février 2009 | ÉconomIE & Finance

The percentage rise in the average number of daily passengers using the TICE bus network in the south of the country between 1996 and 2008. The figure stems from a TNS-ILRES study that shows some 25,000 passengers use the Tramway intercommunaux du canton d’Esch every day. Around two-thirds of passengers benefit from concessionary fares.


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Philanthropy

Facilitating good works

Just seven months after Prime Minister Jean-Claude Juncker emphasised the government’s commitment to philanthropy in his State of the Nation address, the Fondation de Luxembourg has been established.

Duncan Roberts (text), Etienne Delorme (photo)

“There is a need for this kind of institution,” says Tonika Hirdman, Director General of the Fondation de Luxembourg, which came into being on 1 January. “I worked in the private banking industry for some time and came across clients who want to give something back to society but they don’t know how. That’s where the foundation can come in and support them with ideas and recommendations.” It was at a one-day conference on opportunities for philanthropy at the Banque de Luxembourg in April that the idea of a public foundation was first mooted by Jean-Claude Juncker. “Luxembourg has been very proactive,” says Hirdman, who will have a permanent staff of three to assist her. A board of governors, chaired by Justice Minister Luc ­Frieden and including members Pierre Bley, Pit Hentgen, Georges Ravarani, Jean-Jacques Rommes and Jean-Lou Siweck, will help guide the foundation’s major strategic planning and development. The Fondation de Luxembourg will help nonprofit organisations that cover everything from scientific or cultural projects to various kinds of aid to developing countries. “It just has to be in the general interest. It really comes down to the desire and wish of the donors,” Hirdman explains. “However, often the donors have an idea that they want to give money but you really have to trigger what it is they really feel for. And to do that you need to meet and have long discussions. And that is how the foundation wants to work, to help them develop their philanthropic strategy. It is not about helping people who would like to make a one-time donation to a charity organisation, it is about the long-term.”

Fiscal change Hirdman has some experience in the field of partnering charitable institutions. Her banking career started with Banco, the Swedish subsidiary of ABN-AMRO. “The business model of that company was to build bridges between the NGO world and the financial world. We created investment funds where 1% of clients’ assets at the end of every year was transferred to a charity organisation of their own choice.” After heading up the global durable investment strategy for ABN-AMRO asset management, Hirdman arrived in Luxembourg to lead the local subsidiary of the bank in 2006.

“People who give away money want to believe that their money will have the greatest possible impact”. Tonika Hirdman (Fondation de Luxembourg)

To help the foundation realise its goals, changes to the tax rules and bureaucratic legislation that govern donations have been made. For a start, the amount of tax deductible donations has been doubled from 500,000 euros to one million euros, or 20% of net income instead of 10%. “I think it’s a very generous approach now. I fully recognise the need for fiscal change. People who give away money want to believe that their money will have the greatest possible impact.” In addition, donors will no longer require authorisation from the Ministry of Justice for donations above 12,500 euros, as long as the money is transferred from a bank within the European Union – for money from banks outside the EU, sums above 300,000 euros still require the ministerial authorisation. The Fondation de Luxembourg, which is nonprofit making, will have a seed capital of some five million euros, which derives in equal shares from the state and the Œuvre nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte. “But we will take out

commission on the funds we manage and in a few years hope to be self-supporting.” The foundation will access donors through private banks, lawyers and notaries. “They have two options. Either they set up their own foundation, in which case we will act in a consulting role to help them identify and set up projects they can sponsor. The other option is to constitute a foundation within the Fondation de Luxembourg.” Of course, questions have been asked about the timing of the foundation’s launch during a financial crisis. But while Hirdman agrees there is less money around, she believes there are still enough high net worth individuals around and even if they have lost up to 30% of their assets, many still have enough cash at their disposal. “Another consequence of the crisis is that people are changing their priorities in life, returning to old values of humanity and being mindful of other people’s needs. It is a contrast to the more individualistic values that we saw during the years of enormous growth.”

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entreprises signaux restent positifs»   |  24   Leisure industry Water worlds 26   Faillite Histoires sans fin   |  28   Felten Stein Ergonomie et Œnologie 30   Payment Transactions cetrel joins forces with Six Group   |  32   Economy Fundamental messages for the non-finance sector 23  

Erick Cuvelier (Voxmobile) «Les

120 Index 116 Tribune 114 Luxembourg

118 Inside

libre

Edito

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Sommaire

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en Chiffres

Luxembourg

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Entreprises

Portfolio

Place Financière

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Coverstory

Industrie Grande Région

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23 entreprises

Crossing Telecom

Développement durable

Foyer s’engage Photo: archives paperJam

Pour renforcer son engagement en matière de développement durable et de protection de l’environnement, le groupe Foyer a conclu un accord de partenariat avec MyClimateLux, une association créée conjointement par energieagence, le CRP Henri Tudor et Cegedel. «Ainsi, le groupe Foyer veut sensibiliser ses employés, ses agents et ses clients à la problématique du changement climatique et les inciter à réduire et compenser leurs émissions de CO2... Foyer souhaite également montrer l’exemple par des actions concrètes et définir(...) un plan d’action pour améliorer sa performance environnementale», commente le groupe d’assurance.

The number of IEE employees affected by the company’s social plan, announced in the first week January. Originally the plan was for 80 employees as IEE experienced double digit fall in turnover over the last few months, rather than the 5% growth it forecast. The plan was agreed with the OGB-L and IEE’s HR department is helping those affected train for, and find, new jobs. Worldwide the company is cutting 15% of its 1,400-strong workforce.

Intégration web achevée Après l’annonce, fin octobre, de la fusion par absorption de l’opérateur CrossComm par Crossing Telecom, l’intégration des clients web de «l’absorbé» a été achevée au 31 décembre 2008. Place désormais à l’ultime étape d’absorption des clients voix. A une phase de test actuellement réalisée à grande échelle sur la nouvelle infrastructure succèdera une montée en charge progressive par un basculement par palier de l’ensemble des clients. Crossing Telecom est un opérateur spécialisé auprès des PME/PMI

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Erick Cuvelier (Voxmobile)

Erick Cuvelier (Voxmobile)

« Les

signaux restent positifs » Après le départ de l’un de ses fondateurs, JeanClaude Bintz, l’opérateur de téléphonie mobile Voxmobile est désormais dirigé par Erick Cuvelier, qui était jusqu’alors chief marketing officer de la maison mère Mobistar. La succession n’est pas aisée, mais il aborde ce nouveau défi avec confiance et optimisme. Monsieur Cuvelier, quel est votre état d’esprit au moment de prendre la direction de Voxmobile au Luxembourg? «Je suis particulièrement content, car Vox est une très belle société, très dynamique. Je prends mes fonctions avec des ambitions fortes, motivées par le support d’un groupe international important et avec un personnel et une équipe compétents, motivés et dynamiques. Malgré la conjoncture, je reste persuadé que le secteur des télécommunications devrait se développer et croître, au moins au niveau des services, en particulier dans le domaine de la

Photo: Etienne Delorme

Le nouveau patron de Vox à Luxembourg  ne manque pas d’ambitions.

mobilité, qui constitue une tendance de société importante. Vous êtes donc confiant pour 2009? «Il le faut! Si l’on commence l’année en n’étant pas confiant, il vaut mieux rester chez soi. Je pense que nous avons beaucoup d’atouts pour progresser dans le marché, avec de beaux projets. Les signaux restent positifs, même si ce sera peut-être un peu plus difficile que ce que nous avions pu imaginer il y a quelques mois. paperjam  |  Février 2009 | ÉCONOMIE & FINANCE

Quel est le premier chantier sur lequel vous travaillez? «Il s’agit d’activer le plus de leviers possible avec le support du groupe France Telecom et de Mobistar en Belgique. Cela permettra à Vox d’avoir accès à des nouveaux services, une plate-forme plus performante et à des technologies qu’il est plus difficile d’avoir sur des petits marchés comme celui du Luxembourg». Propos recueillis par J.-M. G.


24 entreprises

Leisure industry

Water worlds

The opening in January of the Les Thermes centre in Strassen underlines  the growth of the aquatic leisure business. It has also given Luxembourg’s established  water and wellness complexes something to think about. 

What’s in a name? There is certainly not much sweetness surrounding the arguments of the title chosen by the communes of Strassen and Bertrange for the new aquatic centre that forms a stunning architectural centrepiece between the route d’Arlon and the route de Longwy. “Monsieur Olinger and Mondorf are not at all happy that we have the T-H-E-R-M in our name,” readily admits Gaston Greiveldinger, President of the Syndicat CNI Les Thermes and mayor of Strassen. “But the two communes agreed that we should make reference to the Roman history of the area. We do, after all, lie on the Roman road between Arlon and Trier and we have the rue des Romains. There are also local archaeological sites pointing to Roman times.” That is an argument that doesn’t wash with Marc Olinger, the aforementioned Director of Mondorf Domaine Thermal. “I must say I am quite angry about the term Les Thermes. It is a stolen name; it is misleading because they are not a spa.” Olinger says he made the Syndicat CNI Les Thermes aware of this false designation at an early stage, but they countered with the argument about the Romans having been there. “Well what have Romans got to do with spas? Spas were not just a speciality of the Romans, and I think their argument is wrong. We are in the process of analysing the matter from a legal perspective.” What concerns Olinger is that foreign visitors will be attracted to Les Thermes under false pretences. “I am not worried about Luxembourgers, because everyone in the country knows that the only spa is at Mondorf.” But Greiveldinger claims that at no moment did the Syndicat CNI Les Thermes have even the tiniest thought of measuring up to Mondorf Domaine Thermal or attacking it or taking away its clientele. “Roman spas were a meeting point, and that is what we want to be. People should experience a good time at Les Thermes. Mondorf shouldn’t take the name that seriously, we don’t view it so dramatically and don’t really see us as competition.” There is no doubt, however, that Les Thermes will provide new competition for Mondorf Domaine Thermal in several areas, and also poses a challenge to the Pidal complex in Walferdange and even to La Coque on

Photo: Francesca Gilibert

Duncan Roberts (text), Francesca Gilibert & Fabrizio Maltese (photos)

“I am not worried about Luxembourgers, because everyone in the country knows that the only spa is at Mondorf.” Marc Olinger (Domaine Thermal Mondorf)

the Kirchberg, which has recently expanded its services to include wellness and sauna. Olinger readily admits that in terms of aquatic leisure and wellness, and perhaps even for fitness, Mondorf will have to compete with Les Thermes. But he is confident that what the Domaine Thermal and its Club have to offer is a more complete package. “We have a fitness area of 1,800 square metres, eight saunas and two Turkish baths,” he says with some pride. Olinger does understand that residents west and north of the city will at least want to have a look at what Les Thermes has to offer.

Head of the peloton And he admits that geographically Mondorf is not in an ideal situation, especially given the traffic delays on the A3 and A13 motorways during the evening rush hour. “But I want to stress that if visitors take the national roads via Bettembourg or Frisange, they will not face such heavy traffic.” Whether the Les Thermes facility suffers the

same problems remains to be seen. The route d’Arlon, route de Longwy and adjacent A6 motorway are all major exit routes at rush hour, though Greiveldinger insists that public transport is a priority. What is clear is that Les Thermes will not be overlooked by passing drivers – it is a stunningly aesthetic design, the result of an architectural competition won by Jim Clemens, Witry & Witry and Hermann & Valentiny et associés, that has already been dubbed the UFO by locals. “Les Thermes is something exceptional, but that has its price,” says Greiveldinger. “And if you have something as exceptional as that, you have to ensure the content is also exceptional.” So the decision was taken to make the complex into something much more than a mere swimming pool. So, as well as a 25-metre indoor pool, children’s and outdoor pool and waterslides, Les Thermes comprises sauna areas, fitness (managed by the CK group), a beauty parlour by Escale Beauté and three restaurants (the more upmarket of which, Les

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Thermes, is also accessible to diners who have not used the aquatic centre. “We wanted to do things right from the start and be at the head of the peloton, so to speak, as soon as we opened,” says Greiveldinger. The idea behind Les Thermes dates back to 2000 when the two communes took a long hard look at their leisure facilities and decided that what they lacked was a swimming pool. The Syndicat was founded in 2002 to construct and manage the pool facility. Strassen and Bertrange have divided the investment and running costs equally, although because the facility is built on Strassen territory that commune gets to preside over the Syndicat. “We realise that the facility will be a significant financial burden on the coffers of the two communes over the next few years,” says the mayor. “But we are more than capable of carrying that burden – this is not a gamble that we have taken.” Indeed, the financial impact on each commune will finally reach 16.8 million euros, of which 11 million has already been paid so that each commune has to invest another 5.8 million each this year. “That will complete the capital investment and will mean that as of 2010 our extraordinary budget will be discharged. But from then on the amortisation and management costs will be included in our ordinary budget, which will also include receipts from the facility.”

the health and well-being of their employees in a number of areas – anything from stress to muscular problems caused by poor ergonomics, fitness and diet. “This is an area in which we have quite clear competencies, and it is not easy to break into if you do not have a basic knowledge and expertise in the sector,” says Olinger. The other area in which Mondorf Domaine Thermal offers a unique service is cure treatments for all sorts of ailments. The spa has an agreement with health insurance funds to take on, at pre-agreed rates, patients who have been prescribed a cure by their general practitioner. But Olinger says that negotiations will soon have to be started with the Ministry of Health to decide who will pay for a comprehensive renovation of the spa facilities. “Either we will have to raise our cure prices to pay for the work, or the state will have to take over part of the investment costs in the context of its budget for hospital infrastructure.” However, with the Domaine also comprising a hotel, conference rooms and a first class restaurant in De Jangli it is also pushing the conference and corporate hospitality business. Indeed, the

Domaine hired two new sales staff last year to help develop this area of the business. Despite shrinking budgets for conferences and seminars, Olinger says that the spa is looking to attract new business from Germany and Belgium (the latter already provides the greatest number of clients) and will also launch an aggressive marketing campaign in France. “The combination of conference, fitness, wellness and spa facilities offers businesses something different,” he says. Greiveldinger is looking to a similar geographical catchment area for Les Thermes. Market research, he says, suggests that the venue will attract people within a radius of 150 kilometres. But he also says that Les Thermes will be available for use by local schools – not only from the two communes but also from high-schools from other towns. “It is not just about tourism and leisure,” he says. Indeed the mayor is keen to emphasise that he does not want Strassen to be viewed as a commune dedicated to leisure. “We won’t hide behind Les Thermes,” he says. “We will continue our investment policy in other infrastructures.”

Marc Olinger’s ire is not just reserved for Les Thermes. He is also surprised that La Coque has recently opened a Centre de Détente. “I ask myself if that fits in with the philosophy of those who conceived La Coque. Originally it was supposed to be a sports and cultural centre and there was never any talk of wellness. I have even spoken to the Minister for Tourism and the Middle Classes, Fernand Boden, to say that we have self-financed our wellness complex whereas La Coque has received 50% state financing...” Nevertheless, therapy and health remain Mondorf Domaine Thermal’s core business, according to Olinger. Recent cooperation with Finnish company, Evalua, has helped develop this branch as the complex launched its Healthcare at Work programme. The spa is already working with two major Luxembourg companies in helping them assess, preserve and enhance

Photo: Fabrizio Maltese

Clear competencies

“Les Thermes is something exceptional, but that has its price.” Gaston Greiveldinger (Syndicat CNI Les Thermes)

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26 entreprises

Faillite

Histoires sans fin New Media Group, société d’édition des publications anglophones 352 et Business Review, a été déclarée en faillite fin décembre. Un air de déjà vu sur fond d’irrégularités manifestes…

Photo: Etienne Delorme

Photo: Hein S.A.

Après un court séjour à Howald, cet été, la société était revenue en septembre dans ses bureaux d’origine, avenue de la Liberté.

R&D

One in the oven Minister of the Economy Jeannot Krecké has signed a convention with leading oven maker Hein SA to finance research and development for a new type of breadpatisserie oven. “The government is pleased to support an SME that recognises the importance of innovation,” said Krecké. The research project has a budget of 440,000 euros and will see Hein develop a mobile, high-performance, oven that incorporates 30% energy savings on previous models.

Retail

Boon and bust Supermarket chain Boon has closed its four remaining stores in the south of the country, leaving some 38 employees out of work. Employees of the Raymond Boon group were told via telephone on Saturday 10 January that the stores would close permanently after that day’s business, and were requested to post instore notices to inform shoppers. Workers at the Esch-Alzette store had been forewarned of its imminent closure, but there was no advance notice for the outlets in Rodange, Petange and Schifflange, even though the stores had been facing financial difficulties for some time. The news follows the closure of the Boon store in the Galerie Kons in Luxembourg City in August last year. That was the consequence of the bankruptcy of Lux-Alimentation, which had taken over the store from the Raymond Boon group a few months earlier.

Deux titres de presse écrite qui disparaissent du paysage médiatique: ce n’est jamais une nouvelle réjouissante. L’hebdomadaire 352 et le mensuel Business Review, tous deux exclusivement anglophones, ont été victimes de la faillite, prononcée le 22 décembre dernier, de leur maison d’édition, New Media Group (NMG), dirigée par Pol Wirtz. Une issue fatale qui n’est pas la première dans le giron de ce chef d’entreprise (il dirige aussi le cabinet de recrutement Pol Wirtz Search). Ces deux magazines avaient en effet été relancés en septembre 2003, après que leurs «ancêtres», Luxembourg News (hebdo) et Luxembourg Business (mensuel) aient eux aussi subi la faillite de leur maison d’édition, International City Magazine, fin mars 2003. Le directeur était déjà M. Wirtz, à peine sorti de la faillite, fin décembre 2002, de sa société de recrutement Pol Wirtz & Partners… Tous les espoirs étaient pourtant permis lorsqu’à l’été 2003, l’éditeur trouva le soutien de Chris Vigar, alors président de la British Chamber of Commerce, nommé administateur de NMG lors du dpôt des statuts, le 1er juillet 2003. Les ambitions étaient bien là aussi, avec un capital autorisé établi à 400.000 euros. Mais Pol Wirtz est du genre à prendre seul les décisions, sans en référer nécessairement à ses deux co-administrateurs. Une situation intenable pour M. Vigar, qui démissionna de ses fonctions un an plus tard. L’été dernier, NMG tenta un rapprochement avec New Media Lux, le groupe multimédia créé par Bob Hochmuth, et quitta même ses locaux de l’avenue de la Liberté, pour s’installer à Howald. Mais la sauce ne prit pas entre les deux partenaires potentiels et fin août, les employés de NMG quittèrent les lieux précipitamment, à la demande de M. Wirtz, pour retrouver leurs anciens locaux, dépourvus, depuis le déménagement de juin,

d’installations techniques dignes de ce nom. Les premiers numéros de la rentrée de 352 furent pratiquement réalisés sur un coin de bureau… Entre temps, en juillet, Duncan Roberts, le second administrateur restant, démissionna à son tour. La société ne comptait alors plus que Pol Wirtz comme seul membre du conseil, ce qui est en totale infraction avec la législation qui prévoit trois membres minimum. Ce n’est, du reste, pas la seule liberté prise avec les «bonnes pratiques», puisqu’entre 2003 et 2008, jamais NMG ne déposa ses comptes auprès du Registre du Commerce et des Sociétés. Interrogé sur ces anomalies, Pol Wirtz nous a déclaré «ne pas être en position de répondre à ces questions. Un curateur a été nommé (Olivier Wagner, ndlr.), je l’ai rencontré à sa demande et il est en train d’analyser les dossiers qu’il a à sa disposition». L’analyse doit être complexe, puisque trois semaines après une demande officielle par un repreneur potentiel, ce dernier n’a toujours reçu le moindre état de l’actif de NMG. Ceci dit, la ponctualité en matière de publications officielles n’a jamais été le fort des sociétés gérées par Pol Wirtz: ICM, en son temps, avait attendu mars 2002 pour déposer ses comptes de… 1998. Pol Wirtz & Search, pour sa part, n’avait publié qu’en 2001 et 2002 ses résultats 1998 et 1999… Et maintenant? Le site www.352.lu est toujours alimenté d’articles, alors que le nom de domaine business.lu a changé de mains au début de l’année (après la mise en faillite, donc). Il est désormais la propriété de… New Media Lux. Pol Wirtz, lui, «déçu et triste du sort de notre beau projet 352», n’avoue aucun projet de relance ou de lancement de quoi que ce soit. En attendant, les anciens salariés de NMG cherchent à se faire payer leurs derniers salaires… J.-M. G.

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Jean-Jacques Axelroud (IBS & Partners), Thierry Van de Werve (F.G.P.) et Ralph Jost (Felten-Stein)

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Jules Kieffer (SNCT) et Théo Felten (Felten-Stein) Peter H. Geissler (Dauphin) et Wolfgang Berwanger (Kinésithérapeute) Elena Ballanti, Luc Scarpellini et Pascale Schadeck (Felten-Stein)

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The number of years the Warehouses Service Agency (WSA) facility in Sanem has been operating. The anniversary was celebrated on 8 January with both US Ambassador Ann Wagner and Defence Minister Jean-Louis Schiltz declaring the long-term future of the facility was secure. It currently stores some 260 million euros worth of reserve material for the US Air Force in Europe, and employs 106 civilians alongside the military personnel.

Payment Transactions

cetrel joins forces with Six Group Payment card processor Cetrel has signed  an agreement with Six Group that will see the Swiss service  provider take a 50% share in the Luxembourg company. “We will operate beyond the borders of Luxembourg in a common industrial logic”. Jean-Marc Fandel (Cetrel)

TV

Numericable spricht Deutsch Numericable (ex-Coditel) a élargi son offre de produits et propose désormais un bouquet «Premium Deutsch», composé d’une cinquantaine de chaînes thématiques en langue allemande. La palette est très large, avec des chaînes de films et de séries (SciFi, 13th Street, Romance TV), des programmes pour enfants (Toon Disney, Cartoon, Playhouse Disney), des reportages et documentaires (Planet, National Geographic, History ou Biography), du sport (SportDigital, SuperSports) et de la musique (Mezzo, TMF, MTV ou Classica). En parallèle, l’opérateur a introduit un nouveau pack italien, dans le but de toucher un maximum d’abonnés potentiels. En contrepartie de ces développements numériques, il a dû procéder à l’arrêt de la diffusion analogique de quatre chaînes (TV5, Club RTL, Rai Uno et TVE), lesquelles restent néanmoins comprises dans l’abonnement de base numérique.

Bascharage

Photo: Luc Deflorenne

Tontarelli voit grand

The agreement, signed just before Christmas, means that Cetrel will have access to 23 markets in which Six Group is represented. “From today on we will operate beyond the borders of Luxembourg in a common industrial logic,” said Cetrel CEO Jean Marc Fandel. “The partnership with SIX Group will benefit everyone, our customers, our employees as well as the members of the Luxembourg Financial Centre.” Although the agreement is for a 50% stake, Six Card Solutions CEO Felix Aeschlimann said that a condition of the deal is the retention of Fandel and his management team in charge of Cetrel. Josiane Hein, president of the Cetrel board, revealed that the new board would be equally divided with four members each from Cetrel and Six Group. Six Group, which in 2007 enjoyed turnover of some 1.5 billion Swiss francs, says its new partnership will strengthen the strategic position of

both companies. While Six Group has been specialized in the acquiring business, CETREL has 20 years of experience in card issuing. “Cetrel has an excellent reputation across national boundaries as a bank card processor and financial IT service provider,” said Six Group CEO Urs Rüegsegger in a statement. Fandel said that the synergy completes Cetrel’s service offering. The company will continue to focus on developing innovative products such as pre-paid cards and mobile payment technologies, while also maintaining its rigorous security systems. In this context, the companies have announced that investments of 40 million euros are planned in the coming years. The agreement has the full approval of treasury minister Luc Frieden, said Fandel. “He is enthusiastic and said it was essential that in a crisis entrepreneurs were thinking about the post-crisis scenario.” D.R. paperjam  |  Février 2009 | ÉCONOMIE & FINANCE

Etabli au Luxembourg depuis 2006 avec une unité de fabrication de produits en plastique pour ménages, le groupe italien Tontarelli (du nom de son fondateur Sergio Tontarelli, l’actuel directeur), qui fêtera ses 30 ans en 2009, a procédé à l’extension de son site établi dans la zone industrielle à caractère national «Bommelscheuer» à Bascharage. Cette unité de production, destinée à couvrir les marchés allemand et du Benelux, a ainsi été portée de 3.700 m2 (plus un bâtiment administratif de 300 m2) à quelque 10.500 m2. Ces bâtiments abritent désormais 20 lignes de production, ainsi qu’un centre de logistique et de distribution. A son arrivée, il y a deux ans, le groupe italien avait investi une première tranche de 8,5 millions d’euros. Cette extension qui, d’une part, double la capacité de production et, d’autre part, renforcer le centre de logistique, a nécessité un engagement de 6 millions supplémentaires. Tontarelli qui, au Luxembourg, emploie déjà 39 personnes, devrait créer une quarantaine d’emplois supplémentaires.


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Economy

Fundamental messages for the non-finance sector

The fourth Journées de l’Economie event takes place on 11 and 12 February. The idea derives  from a realisation that although there was a plethora of conferences for the financial services  industry, there were very few comprehensive events covering the non-finance sector.

Duncan Roberts (text), Julien Becker (photos)

The event is split into two half-day conferences, focusing on different aspects of the economy. “We soon noticed that there were two very different sets of problems if you look at the non-finance sector,” says Luc Henzig, partner PricewaterhouseCoopers. “You have the local and regional small and medium-sized companies who have their own particular issues. Secondly there is the international business development in Luxembourg and the Greater Region.” Which is why both the Ministry of the Economy and the Ministry of the Middle Classes are organising the event, together with the Chambre de Commerce and Fedil and the partnership of PwC. A host of prestigious guest speakers will attend the conference, including Minister for the Middle Classes Fernand Boden and director of the Chamber of Commerce Pierre Gramegna.

The role of cities Day one of this year’s event, led by Henzig, will focus specifically on retail, which he says is still one of the backbones of the Luxembourg economy. The theme coincides neatly with the recent publication by PricewaterhouseCoopers, together with Editions Binsfeld, of a new edition of (Re) parlons commerce!, Norbert Friob’s comprehensive book on the subject of the retail trade in Luxembourg and the Greater Region. One aspect of the conference will be to examine exactly what constitutes the retail trade. As Henzig explains, it is not simply about shops located on the high street but also includes services to the finance industry, such as print shops, for example. But the conference will also look at the future trends for retail, guided by the presentation of a Statec study on the average shopping behaviour of typical Luxembourg families. “We will address topics such as new sales channels like the Internet, the balance of retail outlets in towns, new models for delivering goods – all aimed at adapting retail business to new economic and environmental patterns as well as the behaviour of the population,” Henzig

“We want to encourage peer-to-peer discussions.” Serge Allegrezza (Observatoire de la Compétitivité) and Luc Henzig (PwC)

says. “You would never buy a fridge in the middle of the Grand Rue, for example.” The concluding part of the first day will focus on the role of cities in the broader economic development of the Greater Region. “Towns or larger agglomerations are beginning to play an increasingly important role in economic development,” says Henzig. Invitees, including mayor of Luxembourg Paul Helminger and mayor of EschAlzette Lydia Mutsch, as well as the mayor and city manager of Arlon and the deputy mayor in charge of economic development of Metz, will be asked how they can contribute to the economic development in their own cities and how that can be applied in a coordinated way across the greater region. “One obvious problem is finding the balance between commercial activity in the city centres and the larger malls on the periphery, which many

communes are struggling with. There is no real coordination between the towns in the Greater Region,” Henzig explains. Demographic shifts, such as the changes in population expected when the University of Luxembourg is finally fully established in Esch-Alzette, will also have a significant impact on the relationship not only between the two cities, but also between the administrations and commerce. In Metz, for example, the dissolution of the Frescaty military base will also have an impact. Efforts by the national government to attract new residents to the city met with resistance until people actually came to look at Metz, which Henzig says underlines the identity problem faced by many of the cities in the Greater Region. Luxembourg City probably has fewer problems than its neighbouring cities. “It is an economic engine of the region, and we will be }  34

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“You would never buy a fridge in the middle of the Grand Rue”

Photo: Luc Deflorenne (Archives)

Luc Henzig (PwC)

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 { unveiling a study, conducted by the Conseil Régional

de Lorraine, on how it is perceived within the Greater Region.” Finance for businesses is another problem that is particularly topical, as it concerns not only new projects trying to launch onto the market, but even existing businesses looking for extended credit lines to survive cash flow difficulties. Serge Allegrezza, Director of the Observatoire de la Compétitivité, who will lead the second day of the event, explains that a recent Luxembourg Central Bank survey has indicated that banks are less willing to give credit than in the previous quarter. However, Allegrezza points out the results of a 2007 Factors of Business Success study by Statec that reveals that many small businesses do not first approach banks for their start-up capital, but rather request money from family or friends. “Bank loans only

made up around 20%, so we should not overvalue this factor in hampering new businesses,” says Allegrezza. But, despite their numerical superiority in terms of number of businesses and employees, Allegrezza says that SMEs only contribute around 45% to value added GDP.

The challenge of diversification The second day tackles the broader problem of the impact of the current crisis on the real economy. Minister for the Economy Jeannot Krecké will introduce a review of government policy in face of the financial crisis as well take a look at the government’s diversification programme. “It is a topic he addresses quite frequently, and we will gain insight into new developments in logistics, lifesciences, IT security, telecommunications and so

on.” The importance of the role of research and development in driving the economy, as well as making maximum use of local expertise and examining the legal and regulatory frameworks available to encourage investment are other areas that will be the focus of discussion. As well as inviting players in the fields of logistics, for example, to bear testimony to the current status of diversification and the challenges they face, the conference organisers are also planning to showcase three examples of entrepreneurs with current projects at different stages. “We have an entrepreneur with a project who is having difficulty getting it off the ground in Luxembourg. Another who wants to diversify in a foreign country, and an international group wanting to come to Luxembourg,” Henzig explains. They will highlight the motivation behind their decisions, the problems they faced, or are still facing, and the lessons they have learned. One focus will be on innovation and research. “This is an important step in developing new activities. We need to provide an incentive to create this innovation in Luxembourg,” says Henzig. Infrastructures and public aid, and what can be done to help those companies coming to Luxembourg, will also fall within this discussions. The problem of financing activities will be addressed by a banker, who will provide some insight on how business representatives can best approach banks, especially in these troubled times when the word is out that banks are cutting down on corporate loans.“It is quite an ambitious programme, but we want to communicate a positive view of things,” says Henzig. “We want to encourage peer-to-peer discussions and get across the fundamental message that even if there are problems that have to be faced, it is worth tackling them. With a little bit of good will from all sides, it is possible to create quite interesting projects here in Luxembourg and continue to develop the economy.”

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place financière awareness   |  38   Affaire Madoff En première ligne 40   Fernand Grulms «Etre mieux connu et reconnu comme un partenaire crÉdible et fiable» 44   Insurance Change of name is more than cosmetic   |  46   Crisis Keynesian solutions for Keynesian times 47   Conférence Navigating through turbulent times   |  48   Notation Un AAA pour 4.000 euros    50   Transactions Complying with the arm’s length principle 37  

Management Developing

120 Index 116 Tribune 114 Luxembourg

118 Inside

libre

Edito

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Sommaire

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en Chiffres

Luxembourg

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Entreprises

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Portfolio

Place Financière

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Coverstory

Industrie Grande Région

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Kaupthing

Photo: Luc Deflorenne (archives paperJam)

Le CrÉdit Agricole reprend les clients belges La Banque verte a signé une convention avec Kaupthing Bank Luxembourg SA pour acquérir ses 21.000 clients belges, en deux temps. «Dans une première phase, le Crédit Agricole reprendra les 5.000 clients private banking de Kaupthing Bank Belgium. Dans une deuxième phase, et lorsque toutes les conditions juridiques auront été remplies, Keytrade Bank, une filiale du Crédit Agricole, reprendra les 16.000 clients en ligne «Kaupthing Edge» de la succursale belge de Kaupthing Bank Luxembourg», indique le communiqué. Les comptes de Kaupthing Bank Luxembourg ont été gelés suite à la mise en sursis de paiement de l’établissement le 9 octobre.

C’est la perte subie, en 2008, en pourcents, par l’Indice LuxX de la Bourse de Luxembourg, entraîné dans sa chute par Fortis (-95%), Dexia (-82%), ArcelorMittal (-67%) ou encore RTL Group (-49%). L’institut de la Porte Neuve se console avec la progression de près de 8% du nombre de valeurs admises à la cotation, qui a franchi le cap des 49.000.

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Management

“An increasing number of companies having identified BPM as a fully-fledged function within their organisational charts.” Vincent Koller, David Dominique & Jean-Christophe Denis (KMPG)

Developing awareness

Photo: Etienne Delorme

A recent KPMG survey underlines  the importance of Business Process  Management in the local market. In an increasingly competitive market, many organisations in Luxembourg are acknowledging the importance of monitoring and improving their business processes. This is evidenced by the results of KPMG’s Business Process Management Survey 2008, which was published at the end of last year. “It shows that an increasing number of companies having identified BPM as a fully-fledged function within their organisational charts,” says Vincent Koller, Partner KPMG Advisory, who co-authored the survey alongside David Dominique and Jean-Christophe Denis. Different companies may have different names for their BPM departments, be it Efficiency Management, Quality Management, Process Change Management and may also have different reporting lines. But, says Koller, one thing they have in common is that they share the same objective. “That is to develop process awareness within their organisations and to

DAX

use BPM competence, methodologies and tools to improve overall operational efficiency and the service quality provided both internally and externally, and hence to the final customers.” There are numerous benefits to be gained from applying different BPM approaches. A global ap­proach can provide a comprehensive overview of all processes and enable companies to document and centralise processes and procedures within paperjam  |   Février 2009 | ÉconomIE & Finance

one single database. A more specific approach will enable businesses to pinpoint specific issues relevant to particular processes and facilitate the implementation of appropriate solutions. BPM, the survey’s authors conclude, can also add value in other areas such as monitoring operational risks, setting up or improving internal control systems, or in sales as it increases the time-tomarket implementation of new products. D. R.


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Affaire Madoff

En première ligne

Le Luxembourg doit s’empresser de réagir à l’affaire Madoff pour préserver son image. Luc Frieden et la commission spéciale crise s’y emploient.

Nicolas Raulot (texte), Luc Deflorenne (photo)

Pris au piège de l’affaire Madoff, le Grand-Duché doit agir vite et bien pour limiter les dégâts. Révélée mi-décembre aux Etats-Unis, cette fraude à 50 milliards de dollars qui consistait à rémunérer les clients des fonds avec l’argent des nouveaux souscripteurs, risque, en effet, de porter un rude coup à l’industrie luxembourgeoise de la gestion, vitale pour le pays. Le 22 décembre, la CSSF évaluait à 1,9 milliard d’euros l’exposition des OPC de droit luxembourgeois à Bernard L. Madoff Investment Securities LLC, en particulier via la Sicav LuxAlpha. Mais, selon un membre de la commission parlementaire sur la crise financière cité par l’AFP le 15 janvier, les engagements se situeraient plutôt dans une fourchette de 5 à 7 milliards d’euros. «Il s’agit principalement d’actifs dans trois fonds: Luxalpha, Luxinvest et Herald Fund Luxembourg», a-t-il précisé. Or, UBS, le dépositaire de Luxalpha a pour l’instant refusé d’endosser l’indemnisation des vic­ times, semble-t-il très nombreuses dans l’Hexa­ gone et ailleurs. Une position qui a semé le doute sur la responsabilité des dépositaires de fonds luxembourgeois, réputés sûrs auprès des épargnants et distribués dans toute l’Union Europé­ enne. La banque suisse s’est contentée de déclarer que la structure du fonds avait été établie à la demande de clients fortunés. «Si la fiabilité de ces produits est en cause, c’est très mauvais pour nous», a déjà prévenu Jean-Jacques Rommes, le directeur de l’ABBL. Dans une lettre adressée à Charlie McCreevy, commissaire européen au Marché intérieur, et rendue publique le 13 janvier, la ministre française de l’Economie Christine Lagarde a réclamé une directive sur les responsabilités des dépositaires de fonds pour harmoniser les pratiques européennes: «Un épargnant qui confie les titres qu’il possède à une banque ou, plus généralement, à la sphère financière régulée, doit être assuré de les retrouver», fait-elle valoir. Soumise à une forte pression, la CSSF avait tenté de calmer le jeu le 2 janvier. «Lorsque des actifs sont déposés par la banque dépositaire auprès d’un tiers, ces dépôts se font sous la responsabilité de suivi et de supervision de la banque dépositaire, ce qui implique que le dépositaire doit savoir à tout moment de quelle façon les actifs du

Luc Frieden. Le ministre a confirmé qu’un dépositaire luxembourgeois devait assurer une obligation de conservation, de surveillance, de contrôle et de restitution des actifs du fonds.

fonds d’investissement sont investis et où et comment les actifs sont disponibles», indiquait son communiqué qui n’avait toutefois pas été jugé assez clair pour éteindre les inquiétudes et les interprétations. Le régulateur indiquait d’ailleurs que les investigations se poursuivaient, en vue d’établir la nature et le degré des responsabilités engagées par les différents intervenants.

Perdre sa licence bancaire Luc Frieden a repris la main depuis, indiquant qu’il saluait l’initiative de la ministre française. Le ministre du Trésor et du Budget a confirmé qu’un dépositaire d’organisme de placement collectif relevant du droit luxembourgeois avait une obligation de conservation, de surveillance, de contrôle et de restitution des actifs du fonds. Sans citer UBS qui, le 15 novembre, avait délégué la gestion de LuxAlpha à Access Management, il a aussi averti que toute banque qui ne se conformerait pas à ses obligations risquait de perdre sa licence au Grand-Duché. Le dossier est également entre les mains de la commission sur la crise économique et financière, constituée fin 2008 et présidée par Lucien

Thiel, député CSV et ancien directeur de l’ABBL. Celle-ci a jusqu’à fin mars pour prendre la mesure des évènements. Le temps ne joue pas en faveur du Grand-Duché, alors que la guerre de tranchée médiatique et judiciaire est engagée. «Ce serait la première fois qu’une Sicav ferait faillite et n’honorerait pas ses engagements. Défendre les actionnaires de LuxAlpha, c’est défendre la place financière», insiste François Brouxel, avocat au cabinet Wildgen qui représente les actionnaires de LuxAlpha. «Les gens qui ont placé leur argent dans LuxAlpha recherchaient la stabilité des rendements et se sentaient en sécurité. Certains y ont perdu toute leur fortune, parfois 20 ou 30 millions d’euros», poursuit-il. Le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor a déjà annoncé qu’il portait plainte devant les tribunaux compétents au Luxembourg. Dans un jugement du 15 janvier, le tribunal de Luxembourg a condamné UBS à payer 30 millions d’euros à Oddo Asset Management. La société de gestion française avait racheté le 4 novembre, pour un montant total de 30 millions, les parts qu’elle détenait dans LuxAlpha et n’avait pas été réglée. Le fonds LuxAlpha donnera suite à la décision du tribunal, a commenté UBS.

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40 place financière

Fernand Grulms

« Être mieux connu

et reconnu comme un partenaire crÉdible et fiable »

Le directeur de Luxembourg for Finance tire le bilan de la première année d’existence de l’agence de promotion de la place financière. A la lente montée en puissance de 2008 devraient succéder, en 2009, une plus grande affirmation et une visibilité accrue, notamment vis-à-vis des médias étrangers.

Jean-Michel Gaudron (interview), Olivier Minaire/Wide (photo)

Monsieur Grulms, l’agence de promotion Luxembourg for Finance a désormais un an d’existence. En êtes-vous, aujourd’hui, là où vous ambitionniez d’être il y a douze mois? «Je vous dirais oui et non. Nous sommes tout de même contents de ce que nous avons pu réaliser au cours de cette année 2008. Nous avions un programme que nous avons à peu près entièrement bouclé, mais il s’avère que le phénomène de la crise a fait que nous sommes contraints d’avoir, aujourd’hui, une approche plus défensive. En d’autres termes, il y a un certain nombre de dossiers qui nous sont tombés dessus et qui comportent un risque de dommages au niveau de la réputation de la Place. Ces dossiers-là n’étaient évidemment pas planifiés d’emblée. Nous investissons, aujourd’hui, beaucoup de notre temps et un peu de notre argent à la gestion de ces dossiers-là. Il s’agit, principalement, des dossiers qui sont liés à la problématique de la taxation de l’épargne, au secret bancaire qui y est lié et à la récente affaire Madoff qui capte une grande partie de notre attention. N’est-il pas, tout de même, du rôle de la LFF de se faire le défenseur de la place financière face aux attaques répétées dont elle a fait l’objet dans les médias ces derniers mois, notamment en France? «Oui, cela aurait en effet été notre rôle, mais nous étions à peine créés et ces médias ne nous connaissaient pas encore. Il fallait d’abord se présenter. N’était-ce pas là une occasion rêvée de se faire connaître, justement? «Si nous sommes restés discrets, c’est que nous avons voulu, auparavant, définir des messages positifs sur le Luxembourg. Dans tout ce qui s’est passé depuis octobre-

novembre, nous étions dans un contexte de messages défensifs. Là, il est difficile de décerner des médailles, car on se retrouve très vite acculés dans un coin. L’une de nos actions lancées dès la fin octobre a été la création d’une «FAQ» (Foire Aux Questions/ Frequently Asked Questions, ndlr.), afin de pallier les problèmes d’incohérence interne qui ont pu survenir çà et là. A quel type d’incohérence faites-vous allusion? «Tous les acteurs de la Place sont confrontés à des contacts médias directs, mais tous ne disent pas la même chose… Aux questions du genre ‘Que va-t-il arriver au Luxembourg une fois que la retenue à la source va monter à 35%?’, ou bien ‘Est-ce que le secret bancaire a de l’avenir?’, ou encore ‘Est-ce que le Luxembourg est un paradis fiscal?’, nous pensons qu’il est important qu’un nombre élevé d’acteurs de la Place aient un avis identique. Cette volonté de contrôle de la communication n’est-elle pas un peu d’un autre âge? N’y a-t-il pas un danger à vouloir la mainmise sur la façon de communiquer des acteurs de la Place? «Nous allons évidemment nous limiter à des thèmes généraux de la Place financière dans le seul souci de pouvoir donner, à chacun, une aide à la réflexion. Il est évident que nous n’avons pas l’intention d’imposer nos positions aux différents acteurs, mais je constate tout de même qu’il y a une demande de bon nombre d’entre eux pour avoir ce genre de support pour ces cas-là. Il leur appartient évidemment ensuite de les nuancer en fonction de leur propre situation. Pour revenir à l’ensemble de votre action, quel était le programme que vous évoquiez précédemment et que vous aviez établi en début d’exercice? «Nous avons, d’une part, un

certain nombre de missions économiques qui étaient programmées à l’avance et que nous avons menées à bien, auxquelles se sont ajoutées des opportunités que nous avons su saisir en cours de route, comme la mission en Indonésie et en Thaïlande, où le ministre Krecké nous avait demandé de l’accompagner. Nous avons vérifié si cela donnait du sens et nous avons constaté que ce sont deux marchés qui ne sont, certes, pas très matures, mais qui représentent un potentiel important dans une optique à long terme. Pour ce qui est de l’activité davantage orientée sur la communication, comme je vous l’ai expliqué, nous sommes volontairement restés en retrait au cours de cette première année, parce qu’il fallait mettre en place une offre avant de pouvoir vraiment se lancer. Nous avions hérité du site web existant, créé en son temps par l’ABBL. Il avait le mérite d’exister, mais était, évidemment, très fortement axé sur l’acti­vité bancaire, ce qui est normal. Nous avons donc dû procéder à une révision complète de ce site tant au niveau de la forme que du fonds. Cela a monopolisé une grande partie de notre attention. Nous avons également mis en place un certain nombre d’autres outils, plus techniques, comme des brochures ou des présentations que nous faisons à l’étranger et que nous avons cherché à professionnaliser au maximum. Nous avons, ainsi, mis en place des procédures standardisées que chaque personne amenée à faire des présentations publiques est en mesure de suivre. Nous avons bien avancé à ce niveau-là et nous nous sommes fixé, en 2009, l’objectif d’être davantage proactifs vis-à-vis des médias. Quel bilan tirez-vous des différentes missions menées à l’étranger? «Il est difficile pour nous de mesurer l’impact direct de telles missions,

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41 place financière

«Il faudra certainement que nous évaluions, courant 2009, si nos moyens et nos ressources sont adaptés à nos objectifs et ambitions». Fernand Grulms

puisque les acteurs financiers qui viennent avec nous ne vont pas nous dire combien d’affaires ils ont pu conclure! Cependant, nous avons procédé à des debriefings auprès de tous ces acteurs et notamment adressé un questionnaire leur demandant, outre leur niveau de satisfaction, quelles seraient leurs intentions si une mission similaire était de nouveau organisée dans le même pays. Nous pouvons dès lors imaginer qu’en cas d’intérêt manifeste exprimé, il s’agit d’un signe que des contacts positifs ont été noués sur place. Nous avons eu sur les premiers questionnaires que nous avons traités, un niveau de satisfaction très élevé et le sentiment que des contacts réels ont pu être établis dans les pays visités. Mais je parle, là, de l’aspect promotion commerciale. C’est plus délicat en ce qui concerne nos démarches de promotion du Luxembourg en vue d’y attirer de nouveaux investisseurs, banques ou compagnies d’assurances. Ce ne sont pas des discussions faciles. Où réside la difficulté de convaincre un investisseur étranger de venir au Luxembourg? «La quasi-totalité des groupes bancaires que nous avons rencontrés en 2008 avaient des plans d’expansion dans les marchés émergents comme le Moyen-Orient ou l’Asie du Sud-Est. Dès que nous avons cherché à creuser un peu leur intérêt vis-àvis de l’Europe, la réponse unanime a été que l’Europe constitue une zone économiquement sinistrée. Les investisseurs préfèrent consacrer leurs efforts sur les zones où se trouve la croissance dans les dix ans à venir. Nous avons beau argumenter que l’Europe constitue un marché énorme, avec plein d’opportunités, on nous répond alors que le Vieux Continent compte déjà un nombre surabondant de banques et qu’il n’y a aucun intérêt à en créer une de plus…

Nous sommes, concrètement, confrontés à une certaine réalité qu’il faut assumer, mais il ne faut pas se laisser décourager pour autant. Nous savons qu’il s’agit, là, d’un effort de longue haleine et qui sera soutenu par des voyages et des rencontres répétées. Il faut persévérer et continuer à faire passer nos messages. L’un des objectifs de base était d’assurer, en aval de ces différentes missions à l’étranger, un suivi soutenu des contacts pris sur place. Qu’en est-il exactement? «Une fois encore, il faut distinguer l’approche customer promotion et investor promotion. Pour la première catégorie, ce sont les acteurs de la Place qui ont leurs propres clients potentiels au bout de leur hameçon et qui essaient de les tirer hors de l’eau. A notre niveau, nous remercions évidemment les gens de leur présence et nous leur proposons, notamment, d’être inclus dans la base de don-

nées de diffusion d’une newsletter que nous sommes en train de mettre en place. Cela permettra un suivi permanent, puisque tous les trois mois, il y aura une nouvelle petite lampe ‘Luxembourg’ qui va s’allumer dans leur messagerie électronique et leur boîte aux lettres, puisque cette newsletter sera à la fois en format électronique et papier. Que reste-t-il de l’enveloppe de base de trois millions d’euros qui vous avait été allouée? «Nous l’avons pratiquement utilisée. Il faut savoir que cette enveloppe a inclus les frais de lancement, qui ont représenté à eux seuls près de 20%, et qu’elle couvre également les salaires et les frais de fonctionnement techniques. Dans ce qui reste pour nos actions proprement dites, c’est l’organisation du forum financier qui est le plus important, et qui accapare près d’un quart de notre budget. Du reste, pour 2009, nous

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2009: les «roadshows» de Luxembourg for Finance

Monaco (GAIM 2009) 16-18 juin

France, Paris

Pologne, Varsovie

Fin décembre

17-19 mai

Suisse Zurich et Genève 26-27 janvier

Autriche, Vienne

Arabie Saoudite Jeddah Economic Forum 14-15 février

17-19 mai

Allemagne Hambourg et Berlin

Emirats Arabes Unis

Fin mars

avons décidé de réduire d’environ 30% le budget de ce forum, ce qui ne veut pas dire que la manifestation sera de moindre qualité. Nous avions par exemple, en 2008, réalisé un support vidéo post-conférence, ce qui est assez coûteux. Nous nous sommes dit qu’en remplaçant cela par de jolies photos de l’événement précédent, cela serait également très attractif. Et l’économie tourne autour de 25.000 euros. Il en va de même pour le système de badges à l’entrée, qui ne sera peut-être pas aussi sophistiqué que l’année dernière. Cela veut-il dire que vos moyens seront, dans l’ensemble, réduits pour 2009? «Non. Le budget est sensiblement le même, mais comme une grande partie du budget 2008 a été consacrée aux frais de lancement de l’agence, et que ces dépenses de démarrage ont été d’environ 600.000 euros, nous pouvons considérer que nous abordons l’année 2009 avec 600.000 euros de moyens supplémentaires, puisque ces frais ne se renouvelleront évidemment pas cette année. Nos effectifs ont été, comme cela avait été prévu, portés à treize personnes, correspondant en réalité à neuf équivalents temps plein. Nous allons poursuivre avec cette même équipe en 2009, avec l’espoir de pouvoir compter sur une plus grande marge de manœuvre, en réfléchissant sur l’automatisation d’un certain nombre de processus, notamment pour l’organisation des événements, comme la mise en œuvre d’un outil automatique permettant de mieux gérer les inscriptions. Beaucoup est encore fait manuellement et si nous réus-

Fin novembre

Chine

Fin octobre

«Le monde est grand et s’il faut hisser le drapeau de la Place financière un peu partout, cela ne se fera pas tout seul». Fernand Grulms.

sissons ce processus d’automatisation, que j’espère avoir mis en œuvre dans le courant du deuxième trimestre, cela libérera du temps à beaucoup de monde pour faire d’autres tâches importantes. Hormis l’organisation du forum et la mise en place de votre «FAQ», quels sont les principaux chantiers qui vous attendent en 2009? «A partir du moment où nous disposerons de cet outil de communication qu’est la FAQ, nous allons examiner de quelle façon nous allons pouvoir entrer en contact avec les médias, notamment en France, car il se confirme que la France est le marché sur lequel l’image du Luxembourg n’est vraiment pas la meilleure. Nous aurons évidemment un certain nombre de missions à l’étranger (voir la carte), mais aussi en France, comme à Cannes où nous serons présents au Mipim (Marché international des professionnels de l’immobilier, ndlr.) pour y présenter les véhicules d’investissements immobiliers qui existent au Luxembourg. Si 2008 a été l’année de lancement, 2009 serat-elle l’année de l’affirmation pour la LFF? «Nous avons en tous les cas un objectif de visibilité optimale, surtout vis-à-vis des médias étrangers. Nous devons être mieux connus et reconnus comme un partenaire crédible et fiable. Il s’agit évidemment d’un chantier gigantesque, d’autant plus que nos moyens, même s’ils ne sont pas si modestes que ça, sont tout de même limités. Le monde est grand et s’il faut hisser le drapeau de la

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Place financière un peu partout, cela ne se fera pas tout seul. Je citerai un exemple simple: nous travaillons actuellement avec un consultant externe qui nous a proposé de nous faire une veille média sur l’Europe, par rapport à la Place financière, de nous envoyer un rapport hebdomadaire et de réfléchir avec nous à d’éventuelles actions à entreprendre suite aux articles parus dans la semaine. C’est une excellente idée, mais je ne vois pas comment nous pourrions mettre en place de telles réactions systématiques avec une petite équipe globale et encore moins de personnes habilitées à diffuser les messages, lesquels devraient être définis et formatés selon les circonstances. Cela nécessite une réelle réflexion: jusqu’où voulons-nous aller? Une veille mensuelle ne serait-elle pas suffisante? Peut-être, mais dans ce cas, nous risquerions d’être très en retard pour certaines réactions… C’est une activité difficile, mais l’alternative de ne rien faire n’est pas une bonne solution. Peut-être en cours de route faudrat-il modifier les actions et porter davantage sur les volets communication. Il faudra certainement que nous évaluions, courant 2009, si nos moyens et nos ressources sont adaptés à nos objectifs et ambitions et s’il faudra alors demander à la fois à l’Etat et aux acteurs du secteur financier (la LFF est constituée sous forme d’un Groupement d’intérêt économique ‘GIE’ constitué, pour moitié, par l’Etat et pour moitié par l’ensemble des acteurs du secteur financier, ndlr.) de mettre la main au portefeuille, en leur présentant évidemment un package ficelé qui explique précisément ce que nous voulons faire».


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Insurance

Change of name is more than cosmetic

After 15 years on the market as Investlife Luxembourg, the life insurance specialist has adopted the name of its founding company and now operates as Cardif Lux International.

Duncan Roberts (text), Fabrizio Maltese (photo)

“The name Cardif provides coherence,” says ­ ardif Lux International CEO Fabrice Bagne. “As C the life insurance company of BNP Paribas Assurance, it means we strengthen our link with BNP Paribas and can be consistent in our communication.” Bagne admits that in the current climate of uncertainty that link can only be positive. After all, BNP Paribas has enhanced its reputation as one of the most solid financial institutions during the crisis and has an AA+ rating from Standard & Poor’s. Nevertheless, Bagne is keen to emphasise Cardif Lux International’s open architecture policy. “The majority of our business is conducted with some of the biggest competitors of BNP Paribas,” he explains. “We have partnerships with the leading private banks in the world.” Indeed, close to 70% of Cardif Lux International’s business is conducted with partners outside the BNP Paribas Group. Investlife Luxembourg was created by Cardif and BNP Paribas Luxembourg in 1994 to conduct the mass affluent asset retail of life insurance products via French and Belgian brokers. By 2000 the company was ranked second in Luxembourg behind Lombard International, with turnover of close to 600 million euros, which, says Bagne, was about as far as the company could go. Coinciding with changes to the regulatory legislation governing life insurance, this led to a review of the company’s strategy and operations and between 2000 and 2004 it invested in an overhaul of risk management, technical support and back office operations. This gave the company a solid foundation on which it could, with the arrival of Bagne in June 2006, embark on a new commercial strategy.

Commercial strategy That strategy has clearly paid off as the company has announced record figures of more than 700 million euros in Gross Written Premiums for 2008. By the end of September 2008 it enjoyed a 9.5% share of the Luxembourg market compared with 3.5% at the end of 2007, which places it third in the Luxembourg league table behind Lombard and Fortis. “We completely changed our leading personnel, with a new technical director and new

“Clients may enjoy the security of working with a member of the BNP Paribas Group, but they also want the guarantee of autonomy.” Fabrice Bagne (Cardif Lux International)

commercial director. All members of the commercial team have been with the company for less than three years,” Bagne explains. The main thrust of the new commercial strategy has been threefold. Firstly, the company targeted High and Ultra High Net Worth Individuals, particularly through its new Personal Life Solutions arm, which offers tailor-made services via partnerships with renowned private banks, financial institutions and high-level independent wealth managers. Secondly, it launched innovative products such as a three-in-one service that allows customers to combine three types of investment into the same policy and modify their portfolio allocations between the three. And thirdly, the company expanded its geographical reach so that it now offers policies compliant with regulations in France, Belgium, Germany, Italy and Spain. It can also offer services via its numerous partnerships to UK and Swiss residents and is also

expanding to South America. Cardif Lux International has also launched an Internet service, finagora.lu, which offers its partners access to professional communication and management tools in five languages. The commercial expansion with multiple partners has been enhanced by adherence to strict confidentiality regulations. “We have a very strong Chinese Wall which complies with Luxembourg regulatory requirements on client confidentiality,” says Bagne. “Clients may enjoy the security of working with a member of the BNP Paribas Group, but they also want the guarantee of autonomy.” In the current economic climate, clients are also looking for secure products and Bagne reveals that Cardif Lux International will be launching two guaranteed rate products in January, and during 2009 will be seeking other products that reflect the trend for security. “Our ambition for 2009 is to do at least as well as 2008,” says Bagne.

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Crisis

Keynesian solutions for Keynesian times Professor Norbert Walter, the renowned and often outspoken Chief Economist  at Deutsche Bank, was in Luxembourg on 17 December to address a conference  organised by Déi Gréng on “What will work to tackle the crisis?”

Duncan Roberts (text), Luc Deflorenne (photo)

An insightful and entertaining speaker, Professor Norbert Walter has long been a sought-after analyst and even more so since the financial crisis began. His track record in urging investment in sustainability and alternative energy sources goes some way to explaining why Déi Gréng invited him to Luxembourg. But first he looked at the causes of the current financial and economic crisis and laid some myths to rest. The crisis was not caused by a sudden surge in greed, Walter argued. “Humans have always been greedy,” he said. “Sometimes greed has led to terrible events. But because of the greater leverage today, the consequences have been more dramatic.” Walter was, however, critical of bonus systems, saying that rewarding turnover rather than sustainable profit was not in the best interests of the customer. He would like to see the practices of the insurance industry put into place whereby bonuses are not awarded for the initial sale but only if customers are retained after five years. Walter also noted that many Europeans blamed American ratings agencies for being rather too generous in awarding Triple A ratings to companies that were not really up to scratch. While he agreed that it was disturbing that ratings agencies were paid by those very companies they were assessing – which could lead to clear conflicts of interest – Walter dismissed the idea that they should be blamed just because they were Ame­rican. “Anybody in Europe could have created a ratings agency, so it is just as much our fault as the Americans’,” he said. Walter is rather unique among German, indeed, European commentators and politicians in hailing UK Prime Minister Gordon Brown as something of a hero in the crisis. His Luxembourg lecture came just days after German Finance Minister Peer Steinbruck had criticised the UK govern­ment’s fiscal stimulus package as “crass Keynesianism”. Walter argues that the current crisis is the first time in his life that he has experienced a Keynesian situation. “So Keynesian answers are applicable,” said Walter. “Even if we are taught in our economic studies that Keynesian measures are wrong.” The Deutsche Bank economist hailed Brown’s policies and argued that Chancellor Angela Merkel and what he called the

“German consumers spontaneously, almost in a reflective way, respond to tax incentives.” Professor Norbert Walter (Deutsche Bank)

“Spring chicken” in Paris had not mastered the situation. “The British have got it right,” he said. “Gordon Brown has introduced successful policies”.

VAT incentive Indeed, Walter has been a keen proponent of Brown’s VAT rate cuts and has urged Germany to follow suit by introducing a temporary reduction of VAT by 3% for one year. “It is important that we do not deprive the government from revenue on a sustainable basis,” he said in an interview with paperJam TV. “I have learned the very hard way that German consumers spontaneously, almost in a reflective way, respond to tax incentives. Whenever they can save taxes, they act, almost like Pavlov’s dog.” He firmly believes that German consumers would replace old cars and white goods in particular if they were provided with an incentive, and that could help boost the economy. However, Walter also warns that if one country in the EU increases domestic demand to support the economy there would be what he calls “huge leak-

age effects” if others did not follow suit. He cites an example of British consumers buying German cars as a result of the lowering of VAT in the UK, which would benefit the German economy rather than the UK economy (he was speaking before the sterlingeuro exchange rate hit new lows). In his lecture to the Green Party, Walter also issued a warning to Europe that it should not “sleep” while the USA catches up with environmental investment policies. “The USA should be the reference point for Europe, not Germany,” he said. As well as citing the fact that Wal-Mart now has the biggest private contract for solar panels, Walter also said that new US President Barak Obama’s green credentials were not to be ignored. “Obama is not someone who just talks,” he said.

To view a video interview with Professor Norbert Walter, visit: www.paperjam.tv

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Conférence

Navigating through turbulent times Le 3 décembre dernier, près de 600 personnes ont assisté, à l’Hémicycle, à la conférence donnée par Jean-François Rischard, ancien vice-président de la banque mondiale, à l’invi­ tation de la Compagnie de Banque Privée.

Simone Retter (Arendt & Medernach) et Stéphane Chrétien (CBP)

Etienne Delorme (photos)

Jean-Claude Knebeler (ministère de l’Economie et du Commerce extérieur)

Françoise Thoma (BCEE) et Paul Mousel (Arendt & Medernach)

Jean-François Rischard Lucien Thiel (député)

Bob Bernard (Bernard & Associés) et Lydie Polfer (Ville de Luxembourg) Marc Flammang (CBP), Jean-François Rischard et Marc Hoffmann (CBP)

John Penning (Deloitte)

Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu

Marc Giorgetti (Felix Giorgetti)

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Notation

Un AAA pour 4.000 euros L’assureur crédit Coface lance en Europe et au Luxembourg sa propre agence de notation financière. La filiale de Natixis vise notamment les PME avec un rating qui se veut plus fiable et moins coûteux que ceux de S&P, Moody’s ou Fitch.

Photo: Jelle Van Seghbroeck (archives paperJam)

«Notre métier d’assureur crédit nous procure une expérience unique au monde en matière de risque de crédit». Olivier Nifle (Coface)

Assurances

Encore un effort Les trois syndicats Aleba, LCGB-Sesf et OGBL-Sba ont eu une troisième réunion de négociation avec l’ACA (Association des Compagnies d’Assurance) pour le renouvellement de la convention collective des employés d’assurance. L’Aleba reconnait que l’ACA est revenue sur certains points de sa proposition initiale, mais estime que «la proposition actuelle de l’ACA représente toujours pour le salarié du secteur des assurances une diminution de ses revenus». Une prochaine réunion aura lieu le 17 février.

CCLux

Nouveaux services La centrale de communication spécialisée dans l’information relative aux fonds d’investissement, filiale de la Bourse de Luxembourg, a, en 2008, développé sa plate-forme de services, avec notamment le lancement d’un nouvel outil de collecte, installé auprès de toutes les administrations centrales, mais aussi l’entrée en vigueur, au 31 décembre, de la plateforme e-File.lu de reporting réglementaire et statistique, permettant une transmission sécurisée des informations et documents aux autorités luxembourgeoises. CCLux a également été la première société au Luxembourg (et une des premières d’Europe) à publier des fund processing passports sur son site Internet. La société a collecté et diffusé, chaque jour de 2008, une moyenne de 22.000 VNI et traité des informations pour 31.603 actions et parts d’OPC, dont 624 de fonds provenant d’autres pays européens.

Si le trio Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch se partage depuis longtemps le gâteau de la notation financière, sa suprématie est aujourd’hui remise en cause. Motif: des soupçons de complaisance envers les produits financiers à risque à l’origine de la crise actuelle. L’assureur crédit Coface entend bien s’engouffrer dans la brèche pour se faire une place sur ce marché oligopolistique. Une campagne de promotion vient d’être lancée en Europe, et au Luxembourg, avec son important tissu de PME en point de mire. La filiale de Natixis axe d’abord sa communication sur sa légitimité dans ce nouveau relais de croissance. «Spécialistes de l’information financière, nous suivons la situation de 65 millions d’entreprises, sur lesquelles nous disposons de données mises à jour. Notre métier d’assureur crédit nous procure également une expérience unique au monde en matière de risque de crédit et de défaut des entreprises. Nous avons d’ailleurs conçu un algorithme grâce auquel nous produisons déjà 17.500 notes internes par an. Ces scores mesurent la probabilité de défaut des entreprises», explique Olivier Nifle, administrateur délégué de Coface en Belgique et au Luxembourg. «Notre métier d’assureur crédit nous engage davantage que les autres agences de notation. Nous avons une obligation de résultat, pas seulement de moyen, quant à la qualité de nos évaluations», ajoute Paul Huberlant, directeur marketing et chargé du développement au Luxembourg.

Si comme pour S&P, Moody’s et Fitch, ce sont les entreprises qui payent la note et la sollicitent, la Coface se défend de tout risque de conflit d’intérêts. «Notre expertise et notre organisation nous permettent de produire des notations financières pour un prix d’entrée dix à quinze fois inférieur à celui des agences traditionnelles, soit 4.000 euros», indique Olivier Nifle. La grille de notation, qui s’échelonne entre AAA pour une qualité de crédit irréprochable et D pour une société en défaut de paiement, est analogue à celle des agences historiques. «BBB veut dire 4 chances sur 1.000 de faire défaut dans l’année, A signifie 2 chances sur 1.000 et AAA, 1 chance sur 3.000», évalue la Coface. Si les trois Américaines font leurs choux gras des grands groupes et des instruments complexes, l’européenne Coface vise plutôt les grandes PME et les sociétés issues de l’économie réelle. «Les petites et moyennes  entreprises doivent aussi justifier de leur solvabilité auprès de leurs banques et de leurs fournisseurs. Ce label peut faciliter leur communication», estime Paul Huberlant. Alors que la Commission de Bruxelles planche sur un projet de réglementation des agences de notation financière, la Coface milite pour que les méthodologies soient transparentes et qu’elles fassent l’objet d’une validation des banques centrales nationales. «La nôtre a déjà été validée par la Banque de France, les banques centrales du Portugal et de Grèce. C’est en cours en Belgique et nous voulons également le faire au Luxembourg», promet Olivier Nifle. N.R.

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Transactions

Complying with the arm’s length principle Having noticed an ever-increasing trend for intercompany transactions,  Deloitte Luxembourg has launched a dedicated transfer pricing service for its customers.

Photo: Fabrizio Maltese

Photo: Etienne Delorme (archives paperJam)

“Luxembourg is ideally situated for the transfer pricing business.” Erwan Loquet and Marc Rasch (Deloitte Luxembourg)

Crisis

Bye bye CFO Catella Financial Office Luxembourg, the PFS and private banking branch of Swedish finance group Catella, will stop its operations by the end of February 2009. Its eight person-staff has been put on garden leave starting on Friday 12 December. The decision has been taken by the head office in Stockholm after the group recorded a financial loss it declined to disclose. CFO Luxembourg, which provides wealth management services to Scandinavians private individuals living outside their home country, as well as to sports stars, started operating in the Grand Duchy in January 2008. The client’s activities will be taken over by Banque de Luxembourg, CFO’s custodian bank, said Ketil Johnsen, the managing director of CFO Luxembourg (photo) who however declined to make other comments.

La Luxembourgeoise

Déménagement en vue Un des symboles les plus forts de Luxembourg-Ville ne sera bientôt plus… La compagnie d’assurances La Luxembourgeoise s’apprête à quitter son siège historique de la rue Aldringen pour rejoindre Leudelange, à quelques encablures du siège… du groupe Foyer. Le premier coup de pelle du chantier de ce nouveau bâtiment administratif a été donné ce 22 janvier. Emména­ gement prévu à l’horizon 2011.

“The market has been demanding a transfer pricing service for some time,” says Erwan Loquet, partner tax at Deloitte Luxembourg. Indeed, from an international perspective, intercompany transfers of all sorts of goods, services and even intellectual property are facing more and more transfer pricing rules. Luxembourg, with its plethora of companies with international parents or subsidiaries, has not escaped this trend. Which explains why, last September, Deloitte Luxembourg decided to set up a new service which was officially launched in January this year. The service will use the expertise of tax director Marc Rasch, who has four years experience of transfer pricing in France and, prior to that, in the Netherlands. “In France there was a focus on tax audits,” Rasch explains. “The moment they feel something with profit or tax potential is being transferred to another country, they try to ensure the tax income is retained within France.” In the Netherlands, on the other hand, Rasch noticed the attention of the authorities was more geared towards documentation requirements. “That means you have to have your transfer pricing policy and documentation in place every year. The Netherlands is perhaps more pragmatic than France, but it is interesting to see the attitude of different countries to transfer pricing policy.” Indeed, while the OECD has issued guidelines on transfer pricing – incorporating the renowned arm’s length principle – each country will have its own local interpretation of the rules. Expert transfer pricing analysis therefore requires in-depth knowledge of both tax and eco-

nomics. “It is a combination of areas of expertise that is quite difficult to find in Luxembourg. There are very few transfer pricing specialists here,” says Loquet. Whether that will change as transfer pricing becomes more and more a key challenge for multinationals remains to be seen. For the moment, he says Deloitte can lay claim to being the only local company to have a full-time expert uniquely dedicated to transfer pricing. Deloitte’s service includes a range of features, from transfer pricing planning and risk assessments via documentation assistance and audit defence to negotiation with the relevant tax authorities. “We try to provide security to the clients, to optimise their transactions by finding the most appropriate pricing and tax treatment,” says Loquet. “It is also about respecting the operational structure,” adds Rasch. “You are really looking at the business model.” Potentially, transfer pricing will affect any company with interests outside Luxembourg, which are numerous, by the very nature of the Grand Duchy’s corporate landscape. “Luxembourg is ideally situated for the transfer pricing business,” says Loquet. With some 1,400 transfer pricing specialists world-wide, Deloitte has developed an international network of experts with whom Rasch has regular meetings and conference calls to keep up to date with practices around the world. Moreover, the Deloitte website has a transfer pricing alert that will provide clients with flash news of developments in other countries and the company even issues a bi-monthly transfer pricing newsletter called, appropriately, Arm’s Length Standard. D. R.

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DO Recruitment Advisors was established by Nathalie Delebois and Sinéad O’Donnell (hence the D and the O !). Having many years of experience recruiting in Luxembourg, we understand the intricacies of working in such a small marketplace, the complexity and the rewards. Through this experience we can offer you consultative support, advice and the promise of total confidentiality. THE CLIENT : Our Client is one of the UK’s largest privately owned companies. The group has worldwide interests in retailing, leisure, financial services and property and now employs over 10,000 people worldwide. Thanks to their global expansion, our client will open an office in Luxembourg. Both of these positions will be part-time initially, until the business operations fully relocate to Luxembourg.

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industrie  53  

ArcelorMittal Accord

tripartite dans la sidÉrurgie  54   Energy getting fit for the competitive jungle

120 Index 116 Tribune 114 Luxembourg

118 Inside

libre

Edito

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Sommaire

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en Chiffres

Luxembourg

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Entreprises

Portfolio

Place Financière

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Coverstory

Industrie Grande Région

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53 industrie

Cegedel

Satellites

L’électricien luxembourgeois Cegedel prépare en partenariat avec la société belge CGEN un projet de construction d’une centrale électrique à hydrogène dans le port de Rotterdam (PaysBas). La procédure d’obtention des permis a démarré récemment. Les deux partenaires envisagent l’utilisation d’une technologie permettant de garder le CO2 , nuisible, en dehors de l’atmosphère, de le transporter et de le stocker. Selon Cegedel, «il est prévu qu’au moins 85% des émissions de CO2  seront captées et stockées, ce qui rendra cette centrale plus écologique que les centrales existantes utilisant les combustibles solides».

SES annonce que sa filiale SES New Skies, établie à La Haye (Pays-Bas), a été retenue par TV Record. Le groupe de télévision brésilien a sélectionné les satellites NSS806 et NSS-7 pour la distribution de ses chaînes au niveau national et international, en particulier en Amérique du Nord. En vertu d’un accord pluriannuel, TV Record utilisera également la capacité SES New Skies pour lancer sa première chaîne en haute définition au Brésil.

Photo: Archives paperJam. Luc Deflorenne

Une centrale À hydrogÈne À Rotterdam

C’est, en pourcentage, la part des impor­ tations égyptiennes émanant de l’Union Européenne pour l’année 2007. Le chiffre a été mis en avant par Cargolux Airlines pour expliquer sa décision de mettre en place un service de fret vers Le Caire, la capitale du pays. La liaison est opérationnelle depuis le 2 décembre dernier, précise la compagnie luxembourgeoise, qui couvre déjà 90 destinations dans le monde.

TV Record choisit SES New Skies

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ArcelorMittal

Le plan de départs volontaires concerne 400 personnes au Grand-Duché.

Accord tripartite dans la sidÉrurgie Après la mise en sommeil du siège du groupe durant les fêtes de fin d’année, le guichet départ a été ouvert le 5 janvier et jusqu’au 28 février chez ArcelorMittal. Annoncé le 27 novembre, le plan de départs volontaires concerne 400 personnes au Grand-Duché, sur un total de 6.000 en Europe et 9.000 dans le monde. Il prévoit plusieurs incitations comme des indemnités comprises entre six et dix-huit mois de salaires en fonction de l’ancienneté du salarié, des aides à la création d’entreprise, à la formation, le paiement d’indemnités de déménagement... Compte tenu de l’état du marché de l’emploi, il est toutefois peu probable que les candidats à la désertion se déclarent en nombre suffisant pour atteindre les objectifs fixés par la direction. Dans ce contexte, les représentants du géant industriel, de l’asbl sidérurgie (mise sur pied en 2002 par les syndicats OGB-L et LCGB) et du gouvernement

Photo: ArcelorMittal

Le plan LUX 2011 chiffre les sureffectifs  de la sidérurgie entre 570 à 660 personnes d’ici fin 2011. Le guichet départ est ouvert jusqu’à fin février chez ArcelorMittal.

sont parvenus à un accord dans le cadre de la tripartite «sidérurgie», le 19 décembre. Cet accord comprend des mesures d’accompagnement dont une cellule de reclassement et des mécanismes de préretraite pour la gestion de sureffectifs dans ce secteur au Luxembourg, qui ont été évalués dans une fourchette de 570 à 660 personnes d’ici à fin 2011. «L’ajustement de la préretraite s’appliquera aux salariés éligibles relevant des années de naissance 1952 et 1953», précise un communiqué des syndipaperjam  |  Février 2009 | ÉconomIE & Finance

cats. Un plan d’avenir pour la sidérurgie a également été négocié. «Dénommé LUX 2011, il prévoit un plan industriel pour les sites de production luxembourgeois dans lequel ArcelorMittal s’engage à investir 75 millions d’ici 2011», indique le gouvernement. Les arrêts de travail de décembre n’ont toutefois pas suffi à rétablir l’équilibre. De nouvelles interruptions forcées ont été décidées en France pour le premier trimestre. Ce groupe prépare par ailleurs la fermeture de son siège de Bruxelles. N. R.


54 industrie

Energy

getting fit for the competitive jungle

As the Luxembourg Energy Office (LEO) investigates new partnerships to strengthen  its market position, it has received a capital injection of 60 million euros and taken over commercial  operations from the City of Luxembourg for electricity and gas supplies.

Duncan Roberts (text), Etienne Delorme (photo)

When, in 2003, the City of Luxembourg created its own private company to manage its electricity and gas supplies, its aim was to remain active as a participant in the liberalised energy market. “We wanted to continue to provide our citizens with energy needs as an alternative to other suppliers,” explains City Mayor Paul Helminger, who is also President of LEO. “We have demonstrated that we can do that. But the changes it has brought about have been manifold. Indeed, on the one hand the city was free to buy its own supplies in an open competitive market, whereas before it was tied to the monopoly supplier – Cegedel.” On the other hand, the liberalisation has also meant that it lost its own monopoly as a supplier to households and business in the capital. But equally importantly, says Helminger, the opening of the market has allowed the city to choose what type of electricity it buys. “One of the objectives we have pursued is to maximise within the energy that we bought, and therefore offered our citizens, as much energy from renewable sources as possible.” That objective has been achieved to the extent that almost 60% of the electricity that households now receive is from renewable sources, supplied at no extra cost to the consumer. Last year LEO launched also its Green Energy offer which provides electricity from 100% renewable sources, for which there is a surcharge. So far 320 private customers (representing some 2,400 megawatt hours, or the equivalent of some 1,000 average households) have taken up the Green Energy offer. In addition the EcoMix option, which supplies 100% renewable energy electricity to larger companies, the city’s own public buildings, as well as the communes of Steinsel and Fischbach, represents some 15% of LEO’s sales. But while Helminger is pleased with the success of the first five years of the LEO project, he says it soon became clear that over time the company would have to look for partners if it was to survive and grow. “This comes out of the very nature of the market, which knows no boundaries. It certainly does not stop at the city limits.” More and more businesses were demanding energy supplies in bundles, and at the most competitive prices, for their agencies and branches throughout the country, not just their headquarters in the city. Which meant that some customers located in the city were even starting to

“We wanted to continue to provide our citizens with energy needs as an alternative to other suppliers.” Paul Helminger (LEO/City of Luxembourg)

buy electricity from outside. “In a competitive world you cannot live long with the fact that everyone else can come into your market but you can’t enter theirs.” So, for the last two years the city has been looking at potential partners for LEO, among which is the new company that is being created with operators Cegedel, Sotec and Saar Ferngas. “But we have been looking and continue to look at other alternatives.”

Maximise revenue flow To participate in any such merger, however, the city decided to make LEO a fully operational commercial company. Although set up as a private company, of which the City of Luxembourg still has 100% ownership, up until January 2009 it was acting merely as an agent for the city. “We have moved the marketing aspect, the clientele and all that involves – billing, customer service and so forth – to LEO. Which is why LEO has been recapitalised to the tune of 60 million euros.” City of Luxembourg Finance Director Thierry Kuffer explains that this sum – part of the extraordinary budget for 2008 – derives from an evaluation of what LEO’s 60,000 clients are

worth to the business. However, the only difference the consumer will notice is that the logo of the city will disappear from their bill, and their payments will be made into the bank account of LEO rather than the “recette communale”. The income the city receives from the energy sector makes up a good proportion of its annual revenue, so Helminger says that good management of LEO is essential. “The transaction has been set up so that the revenue flow to the city can be maximised.” For technical reasons, billing for water has not yet been transferred to LEO. The mayor explains that the city wants to change the way it invoices water in any case. “We want to change to a system where you will be invoiced for water every six months at most, and then on your real consumption rather than as an advance.” Another concern was that moving water billing to LEO might be interpreted as a signal that the city supports moves to liberalise the water supply market. Helminger emphasises that this is not the case. “We support the government’s position that water is not the kind of commodity that should be commercialised.”

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grande région 57  

Transports Mouvement

concertÉ   |  58   Higher education Seven up for cross-border University 60   Tourisme Center Parcs voit grand en Moselle

120 Index 116 Tribune 114 Luxembourg

118 Inside

libre

Edito

3

Sommaire

4

en Chiffres

Luxembourg

8

94 Playtime

paperJam TV Off the record 92

90

80

Entreprises

Portfolio

Place Financière

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Coverstory

Industrie

Grande Région

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52

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57 grande région

Education

Emploi des cadres

Cross-border lycée extension

30 recruteurs

Photo: SIP

Just 18 months after it opened, work has started on the enlargement of the German-Luxembourg Schengen Lycée. The high school already has 267 students from Luxembourg, the Saarland, Rhineland-Palatinate and ­Lorraine. The new building has a budget of 20.4 million euros, although the authorities acknowledge that this may be surpassed. The Luxembourg state and the German commune of Merzig-Wadern will share the costs equally. The new building will be completed in 2011 when the school will comprise 56 classrooms, 33 studios and ­workshops, 33 multipurpose common rooms and 20 offices and technical service rooms.

C’est, en millions d’euros, le montant qui va être investi par la Région Wallonne dans un plan sur trois ans destiné à réparer le réseau routier. Ce plan, qui comprendra 1.175 chantiers, devrait assurer la création de quelque 7.000 emplois.

L’APEC (Association pour la promotion et l’emploi des cadres) organise un salon recrutement le 31 mars prochain au Parc des expositions de Metz-Métropole. Pour cette première, qui intervient dans un contexte délicat (le taux de chômage des cadres frôle les 3% en Lorraine), les organisateurs attendent tout de même une trentaine de sociétés de la Grande Région et entre 600 et 900 visiteurs. Informations sur le site www.apec.fr ou par mail (andree.karquel@apec.fr).

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G r m . l u e t te r é l e c t r a l e t ja té d ws l e aper

u a l i jour sur p s notre ne t c a ’ n L our le di da j re · Au que vend a · Ch

Transports

De nouvelles lignes ­ferroviaires seront créées dès 2009, notamment entre ­Belval et le Pays-Haut.

Mouvement concertÉ

Enoncer que les infrastructures de transport reliant la France au Grand-Duché sont saturées est une lapalissade. S’inquiéter de l’évolution de la situation, alors que les flux transfrontaliers ont augmenté de 50% en dix ans et que le nombre des frontaliers lorrains devrait atteindre 135.000 en 2030 (contre 70.000 aujourd’hui) est une évidence politique. Agir de façon concertée, transnationale, est donc une nécessité absolue. C’est cette dernière caractéristique qui fait du schéma stratégique de mobilité transfrontalière (SMOT), présenté début janvier et piloté par le Luxembourg, la Région Lorraine et l’Etat français, une «démarche pionnière en Europe». L’idée-force est de parvenir à ce que 25% des déplacements Lorraine-Luxembourg s’opèrent d’ici 20 ans grâce aux transports collectifs (trains, autobus et covoiturage). Les premières réalisations concrètes devraient voir le jour

Photo: CFL

SMOT, ou schéma stratégique de mobilité transfrontalière. Tout un programme  qui ambitionne, à court et moyen termes,  de faciliter les trajets entre la Lorraine  et le Luxembourg.

cette année: un abonnement tout public simplifiera les démarches des usagers du TER (Train Express Régional); une démarche d’intégration billettique Lorraine-Luxembourg sera menée; de nouvelles fréquences et de nouvelles lignes ferroviaires seront créées depuis le Sillon lorrain et le Pays-Haut; une plateforme Internet, publique, ainsi que la création de ­parkings-relais permettront d’encourager le covoiturage... Autant d’initiatives qui seront complétées par des projets «lourds» à l’horizon 2015, 2020 et 2030. Ils concerneront notamment l’achat de paperjam  | Février 2009 | ÉconomIE & Finance

nouvelles rames de trains TER/CFL, l’augmentation de la capacité du réseau ferroviaire (dont le doublement de la ligne Luxembourg-Pétange à partir de 2010), la construction de nouvelles gares et parkings périphériques et le développement de nouvelles lignes d’autocars transfrontalières. En toile de fond de ce vaste programme se dessine également une «volonté de lutter contre la pollution», selon les autorités publiques. Elles n’ont toutefois pas révélé le montant de l’enveloppe budgétaire destiné à le mener à son terme. F. M.


58 grande région

Higher education

Seven up for cross-border University

Representatives from seven institutions signed a Joint Partnership Agreement in December to officially launch the University of the Greater Region. The project has as its aim the facilitating of cross-border studying and research.

Duncan Roberts (text), Julien Becker (photo)

Five partner universities in Saarbrücken, Liege, Luxembourg, Metz and Nancy, are joined by two strategic partner universities in Kaiserslautern and Trier, in establishing what they call “a common higher education area.” The University of the Greater Region (UGR) project, which will run for three and a half years, has a budget of around six million euros that was approved in September by the steering committee of the European Union’s Interreg programme. In addition to promoting collaborative crossborder research and overcoming many of the obstacles to cross-border studying, such as nonrecognition of academic achievement or delays arising from incompatible study timetables, the project seeks to establish mobility as an integral and routine part of academic study and research in the Greater Region. “Mobility is a very important theme for universities and researchers,” says University of Luxembourg Rector Rolf Tarrach. “In the 21st century it should be the duty of universities to offer students the chance to study in different countries.” The University of Luxembourg is responsible for developing the mobility module of the UGR, and will tackle numerous practicalities such as the promotion of exchange programmes, the harmonisation and synchronisation of timetables, the preparation of language courses and even such details as the organisation of shuttle buses between participating universities. But in reality, the UGR is also about maximising resources. For instance, even if the individual universities are too small to have established large libraries, there may be specialist disciplines in which one or other institution may have a fairly comprehensive selection of books and other reference material. Tarrach says that the phenomenon of students completing their studies in different countries is becoming more common and that moving between countries, especially in Europe, is now almost part of the life experience for many young people. “There are logistical problems, but these are exactly what we are here to solve,” he says. Professor Bernard Rentier, President of the University of Liege, says that the UGR must aim to allow the free movement of students between universities as

“In the 21st century it should be the duty of universities to offer students the chance to study in different countries.” Professor Rolf Tarrach (University of Luxembourg)

much as possible. But he also suggests that the project will help promote the visibility of the partner universities on an international scale. The UGR will, after all, be the largest university in western Europe and the fact that students will be able to study in four different countries will be an added bonus when attracting students from outside the Greater Region, or even from outside Europe.

Information flow External communication and marketing will play a significant role then. A competition to design a logo for the university has been launched, but Rolf Tarrach is not entirely happy with the name University of the Greater Region. “It’s not very sexy,” he says. “We live in a time where image and names are important.” Indeed, Tarrach has made a proposal asking current student bodies to come up with more attractive alternative titles for the project. “The Greater Region, despite its name,

is very much a local concept,” he argues and adds that students from outside the region itself might have problems identifying with the name. “Some don’t know where Luxembourg is or even that it exists,” he says. Furthermore, the Greater Region is not unique in Europe and Tarrach cites crossborder projects such as the European Confederation of Universities from the Upper Rhine (EUCOR), which comprises the universities of Strasbourg, Karlsruhe, Freiburg and Basel, as an example of similar projects that are already established. Internal communication is also going to be the key, says Tarrach. The universities will have to implement a campaign to encourage students to take advantage of the various cross-border programmes on offer. “We have to make sure students participate. We need to inform students who register with any of the participating universities exactly what is on offer at the other universities,” says Tarrach. “Information flow is the most difficult chal-

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59 grande région

University of the Greater Region Advisory Board of the project UGR: Presidents of the 5 universities and political stakeholders of the regions Presidency alternates every 6 months

Kaiserslautern

Liége

Luxembourg

Metz

Nancy

Saarbrücken

Trier

Steering Group of the project: all five universities are represented (at least 4 meetings a year) Module 1: UGR-GOVERNANCE

3 years

Coordination and Administration

6 months

lenge.” Luxembourg students are, of course, used to studying at universities in the Greater Region or just beyond its border – too many still do, according to Tarrach. He cites figures, based on those students receiving state financial support at the end of September 2008, that indicate there are 356 Luxembourg students at Trier, 202 at Nancy and 443 at the University of Liege (of which 193 are in Bastogne). At the University of Luxembourg, Tarrach says that of the 2,200 nonLuxembourgers that make up 50% of the student body, some 500 are what he calls “real foreigners” (i.e. they have come to Luxembourg specifically to attend university). The remaining 1,700 are foreigners who live in Luxembourg or commute from across its borders. He does not expect that figure to rise significantly, but would expect the number of Luxembourgers and students arriving from further afield to enrol in the university to increase. And it is those foreign students that Tarrach wants to see being given the opportunity to study for short periods at one of the partner universities in the University of the Greater Region.

Development of a masterplan, Best practice, internal evaluation, Communication and marketing, Internet portal

Module 2: UGR-MOBILITY

Module 3: UGR-EDUCATION

Module 4: UGR-RESEARCH

Module 5: UGR-OPEN

Students and teachers

Students

Doctoral students and researchers

Promoting the mobility of students, Harmonisation of study schedules, Mutual acceptance of study credits, Exchange Programmes…

Joint courses of study (modular and complementary), block courses, quality management in teaching, e-learning, Networking Student Advisory Services…

Other HEI’s in the GR, students and researchers outside the GR, population of the GR, university members

Joint doctoral training including softskills, Summer Schools, quality standards in research, joint proposals in EU programmes…

Integration of other Higher Education Institutions, Marketing for the project UGR especially outside the GR, Workshops on IPR…

Evaluation of the results by a group of experts and preparation of a strategic follow-up project based on the analysis

Research cooperation Post-graduate students on PhD courses can also benefit greatly from the proximity of the universities within the UGR, Tarrach says. Researchers, on the other hand, are by their very nature independently mobile and would travel between universities whether the UGR existed or not. Nevertheless, with research being one of the pillars of the Luxembourg government’s economic diversification policy, the University of the Greater Region’s goal of creating common PhD schools and strengthening research cooperation is clearly in the interest of the Grand Duchy. Professor Burkard Hillebrands, Vice-President for Research and Technology at Kaiserslautern Technical University, says that researchers cannot be forced to work together but must be motivated to do so. If the UGR project encourages this generation of students to be more mobile, the following generations will take mobility between the seats of learning for granted. But Hillebrands also underlines the role of new technologies, and especially of advanced e-learning in developing the project. Raising awareness of topics such as intel-

lectual property rights and technology transfer, another of the UGR’s stated goals, is also an area that has been explored recently in Luxembourg. But being mobile is all very well and good as long as students also have adequate accommodation opportunities when they arrive to study temporarily at another university. Accommodation is one of the major challenges facing the University of Luxembourg, and Tarrach readily admits that there is something of a Catch 22 situation. With the campus set to move to Belval it is difficult to convince the City of Luxembourg to create more student residences, but students do not yet want to live in Belval while they are still studying in the capital city. It is, in the end, a problem for the state and local governments to sort out, but one that has caused the University of Luxembourg plenty of headaches. Tarrach has even developed plans to approach local hotels and ask for reduced rates for students if they have vacant rooms during slower periods of the year.

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The financial resources made available to the UGR project will help all partners, says Tarrach. But Professor Peter Schwenkmezger, President of the University of Trier, stresses that it is essential that the structures are in place to continue the project after the EU funding stops. Trier and Kaiserslautern are fully implicated in the project, even if they are only listed as strategic partners and have not taken on responsibility for any of the five project modules during the initial phase, says Schwenkmezger. As well as the mobility module, the UGR projects include governance, education, research and openness. The modules – each managed by one principal university with the support of a second partner – will each run for three years. After that period a six-month evaluation and analysis will prepare the groundwork for the sustainability of the UGR project. Indeed, this is vital if the Greater Region is to fulfil its 2020 goal, expressed in the 2003 study, “Visions for the Future”, to be “a higher education area serving as a European model region.”


60 grande région

Tourisme

Center Parcs voit grand en Moselle

Avec son quatrième domaine dans l’Hexagone qui ouvrira l’an prochain, le groupe français  Pierre & Vacances veut séduire une clientèle étrangère, particulièrement allemande, belge  et luxembourgeoise.400.000 visiteurs annuels y sont attendus…

C’est un projet d’envergure pour un groupe qui ne manque pas d’ambitions. Dans le courant du 1er semestre 2010, Pierre & Vacances, leader européen des résidences de tourisme (10.000 salariés, parc de 48.300 appartements et maisons, 6,9 millions de clients en 2007, chiffre d’affaires de 1,55 milliard d’euros pour un résultat opérationnel de 105,2 millions d’euros en 2006-2007), ouvrira son quatrième Center Parcs français du côté de Sarrebourg, dans le sud de la Moselle. Engagés depuis janvier 2008, les travaux vont d’ailleurs bon train dans le Bois des Harcholins, cmême si la très symbolique pose de la première pierre ne s’est déroulée que le mois dernier. Le complexe touristique «vert» mosellan entraînera sans nul doute une nouvelle ère dans le développement touristique et économique d’un secteur rural quelque peu «perdu» entre Metz et ­Strasbourg. Car la recette de Pierre & Vacances est éprouvée. Partout où le groupe a choisi d’implanter un Center Parcs – l’une de ses huit marques commerciales avec Pierre & Vacances, Adagio City Aparthotel, Maeva, Résidences MGM, Hôtels ­Latitudes, Sunparks et Citéa –, le succès est au rendez-vous. Que ce soit en Normandie, en Sologne ou en Picardie, la fréquentation par une clientèle principalement familiale ne faiblit pas: 745.000 clients et 3.300.000 nuitées ont été comptabilisés en 2007, pour un taux d’occupation des cottages de 84 %.

250 millions d’euros, 600 emplois Ces résultats sont d’autant plus porteurs d’espoirs pour le site mosellan que ce dernier représente la «nouvelle génération» des Center Parcs. Depuis 1988 et l’ouverture du premier complexe français au Domaine des Bois-Francs en ­Normandie, les projets suivants ont toujours été «plus grands, plus chers». 99 millions d’euros investis dans le premier, 122 dans le deuxième (Domaine des Hauts de Bruyères en Sologne ouvert en 1993). Puis l’escalade: 260 millions d’euros pour le

Illustration: Gilles Jouin

Joseph Tripodi / JB Presse (texte)

Les 800 cottages mosellans, labellisés HQE (Haute Qualité Environnementale) ont été dessinés par l’architecte Jean de Gastines.

Domaine du Lac d’Ailette (Picardie) ouvert en septembre 2007 et 250 millions d’euros pour celui de Sarrebourg. Un phénomène lié au rachat de la marque Center Parcs Europe Continentale (hors Royaume-Uni) par Pierre & Vacances en 2001. Historiquement, le concept «Center Parcs» s’est en effet développé aux Pays-Bas à partir de 1968 sous l’impulsion de Piet Derksen avant d’essaimer en Belgique, au Royaume-Uni et en France. En 1989, la marque tombe dans l’escarcelle d’un brasseur écossais, Scottish & Newcastle, sous le règne duquel le premier Center Parcs allemand ouvrira du côté de Hambourg. En 2001, Scottish & Newcastle se sépare de Center Parcs International acquis pour 672,5 millions d’euros par Pierre & Vacances et la filiale britannique de la Deutsche Bank, DB Capital Partners. Deux ans plus tard, le géant français devient seul maître à bord des 17 Center Parcs continentaux, en rachetant les parts de son associé pour 270 millions d’euros.

Le projet mosellan bénéficiera donc de l’expertise du leader européen des courts séjours. Au cœur d’une forêt préservée de 650 hectares, ce nouveau domaine s’étendra sur 440 hectares et comprendra 800 cottages HQE (Haute Qualité Environnementale) dessinés par Jean de Gastines, architecte de renommée internationale qui a cosigné avec Shigeru Ban le projet du Centre Pompidou-Metz… Il entraînera la création d’environ 600 emplois directs. Originalité de ce complexe: il s’adressera à une clientèle majoritairement étrangère. 70% des 400.000 clients annuels attendus viendront d’Allemagne, du Luxembourg et de Belgique. Mais il n’entrera pas en concurrence directe avec l’autre grand projet de Pierre & Vacances dans la Grande Région. Le Sunparks annoncé pour 2011 à Nonnweiler (Sarre) «est un autre concept destiné à une clientèle adepte de vacances plus longues», indique-t-on chez Pierre & Vacances.

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ENTREPRENDRE AU TECHNOPORT Maintenant que la folie spéculative a tourné court, l’esprit d’entreprise redevient une valeur sûre. Pour ce premier numéro de 2009, paperJam a choisi de s’intéresser au Technoport, la pépinière qui a vu le jour en 1998 au sortir d’une crise sidérurgique dont le pays a su saisir les opportunités: son histoire, son fonctionnement, surtout les entreprises et les hommes qui composent son réseau. Voyage au pays des entrepreneurs et des douze success stories qui ont déjà quitté l’incubateur. Gros plan également sur deux start-up qui ambitionnent de voler de leurs propres ailes.

Innovations

De start-up à success story

Créée par l’Arbed et le CRP Henri Tudor, la pépinière de sociétés technologiques d’Esch-sur-Alzette vient de passer le cap des dix ans. L’occasion de prendre une nouvelle dimension en préparant sa fusion avec Ecostart, l’incubateur du ministère de l’Economie, pour former une entité nationale unique. Nicolas Raulot (texte), Julien Becker (photos)

Ici, on est loin de Wall Street ou de la City. Et on ne parle pas de dérivés de crédit, de produits structurés, de subprimes, de Bernard Madoff et autres escrocs de haut vol. Nous sommes dans le monde réel, dans… l’économie réelle, celle où des entrepreneurs se battent pour concrétiser une idée, créer de la richesse et les emplois de demain. Bienvenue au Technoport, sur le site de Schlassgoart à Esch-surAlzette. L’incubateur d’entreprises technologiques, qui héberge treize (bientôt quinze) jeunes pousses, et a déjà permis à douze autres de prendre leur envol, trouve d’autant plus de sens que 2008 a révélé à quel point le château de cartes de la finance était fragile, combien l’économie luxembourgeoise avait besoin d’ac­célérer sa diversification, de valoriser l’esprit d’entreprendre et d’innover. A dix ans tout juste, le Technoport s’apprête justement à changer de dimension, à devenir à son tour une success story, pour utiliser le terme désignant les entreprises prometteuses qui quittent la

pépinière. Aujourd’hui encore, le Technoport dépend du Centre de Recherche Public (CRP) Henri Tudor. Bientôt, il en sera séparé pour fusionner avec l’incubateur Ecostart de Foetz, initié en 2001 par le ministère de l’Economie et du Commerce Extérieur. Ce dernier deviendra l’actionnaire principal de la nouvelle entité qui prendra la forme d’une société anonyme. «Malgré une concurrence saine entre deux structures éloignées d’à peine cinq minutes, nos deux ministres de tutelle, celui de l’Economie et celui de la Recherche, ont décidé qu’il était temps de gagner en efficacité. Ce fut une des conclusions du rapport de l’OCDE en 2006 sur le système d’innovation luxembourgeois», explique Diego de Biasio, manager du Technoport.

Tripartite sidérurgie Le nouvel ensemble devrait s’établir dans la nouvelle pépinière Belval d’ici à 2010, là où doivent déménager le CRP Tudor et l’Université du Luxembourg. La loi sur la Recherche et le Développement qui, ­espère-t-on au Technoport, devrait paperjam  | Février 2009 | ÉconomIE & Finance

être votée avant l’été 2009, formalisera les détails de ce projet. Si la date de naissance officielle du Technoport a été fixée à juin 1998, la genèse du projet remonte plutôt au milieu des années 1990, comme le rappelle Claude Wehenkel, administrateur délégué du CRP Henri Tudor dans Force Motrice, son ouvrage paru l’an dernier. Le conseil d’administration du CRP, qui a vu le jour en 1988, avait décidé dès 1995 de créer le cadre réglementaire pour la naissance d’une structure d’accueil pour entreprises. En 1996, la tripartite sidérurgie recommandait de mettre en place des synergies publiques-privées avec l’industrie, ce qui permettra d’aboutir dès le 12 juin 1998, à la convention Technoport Schlassgoart signée entre l’Arbed, le gouvernement et le CRP. Avec l’ambition de dynamiser l’économie luxembourgeoise en général et de favoriser le développement de la région sud du Grand-Duché en particulier. Le Technoport comprend deux volets complémentaires: le Centre d’Accueil et d’Innovation pour Entreprises (CAIE) et le Laboratoire des Technolo- }  66


Raphaël Vogrig, Luxscan

Jean-Marc Boueyrie, J-Way

Benoît Florentin, Blue Sky Software Yves De Pril, Conostix Matthias Schmitt, Magic Moving Pixel

David Din, Epuramat

Bernard Laurent, Spiece

Laurent Kratz, Jamendo

Farid Meinköhn, Cybercultus

Pierre Gerard, Neonline

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le Technoport est membre à part entière de plusieurs réseaux européens dont l’EBN (European Business and Innovation Centre Network), l’IASP (Association Internationale des Parcs Scientifiques) et Esinet, un réseau d’incubateurs sélectionnés par l’agence spatiale européenne et la Commission Européenne. 

Membre de réseaux

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Wordbee

Bientôt 15 jeunes pousses au Technoport La dernière start-up à avoir intégré le Technoport s’appelle Wordbee. C’est le 15 décembre qu’elle a officiellement rejoint l’incubateur, où treize jeunes pousses sont désormais hébergées. Créée en mars 2008 par José Vega et Stephan Böhmig, Wordbee est un éditeur de logiciels et un prestataire de services linguistiques dont le modèle se veut innovant pour l’optimisation de processus de traduction en temps réel. Les clients ont la possibilité de suivre en direct l’avancement du travail, au travers de la plate-forme collaborative «Wordbee Translator». De quoi leur permettre d’intervenir en cas d’erreur ou de réorienter la commande avant qu’il ne soit trop tard. «Nos traducteurs (agences de traduction, free lances…, ndlr.) traitent tout type de documents dans plus de 30 langues et sont sélectionnés pour appartenir à la culture du pays dans laquelle l’information sera diffusée», indique Wordbee. «Les sondages de terrain déjà réalisés sont prometteurs quant aux besoins exprimés pour ce type de produit», commente de son côté Diego de Biasio. Une quatorzième et une quinzième start-up vont la rejoindre dans les toutes prochaines semaines. Il s’agit de Onfornomics, une société informatique d’aide à l’audit et à la certification et de Trendiction, un fournisseur d’informations internet. N. R.

 { gies Industrielles (LTI) qui demeure une dimension

importante de cette institution avec une soixantaine de salariés, même s’il passe plus inaperçu. «Joseph Kinsch, le président de l’Arbed, était venu proposer à Claude Wehenkel de récupérer les activités recherche et développement de l’entreprise devenues trop coûteuses suite à la crise sidérurgique. Arbed-Recherches était d’ailleurs logé dans le bâtiment actuel du Technoport. Claude Wehenkel a saisi la balle au bond pour associer la création d’un incubateur à ce transfert d’activité», raconte Diego de Biasio. L’accouchement ne s’est toutefois pas fait sans douleur: «Si Joseph Kinsch a aimé l’idée et a facilité l’ouverture de nombreuses portes, les adversaires du projet n’ont pas manqué, en particulier du côté du ministère de l’Economie, où l’on estimait que la partie incubateur ne correspondait pas aux missions du CRP et qu’elle devait plutôt être assumée par d’autres instances comme la Chambre de Commerce», poursuit le manager. Mais, le CRP a tenu bon pour qu’un projet «unique, indivisible et complémentaire» voie le jour. Le 1er <août 1998, la société Blue Sky, éditeur de logiciels sur mesure pour PME, est la première à intégrer l’incubateur, suivie dix jours plus tard par Luxscan qui développe des systèmes industriels de contrôle qualité en temps réel (voir pages 74 et 75). Le 28 mai 1999, près de 300 invités assistent à l’inauguration officielle en présence, entre autres, de Jacques Santer, président de la Commission européenne, Erna Hennicot-Schoepges, ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Robert Goebbels, ministre de l’Economie, des ambassadeurs de France, d’Allemagne et même du Japon... La pépinière d’entreprises s’inspire d’exemples réussis à l’étranger, en Amérique avant les années 1980, mais aussi en Scandinavie, une des régions les plus avancées dans ce domaine. Aujourd’hui,

Il tient néanmoins à conserver son identité luxembourgeoise, en particulier des liens étroits avec la recherche publique. Avec une cellule d’encadrement et d’animation de seulement cinq collaborateurs, la structure Technoport se veut aussi plus légère et moins coûteuse que les équivalents d’autres pays, qui emploient généralement entre dix et quinze personnes.  Dépourvu de vocation lucrative, le Technoport n’intervient pas au capital des entreprises qu’il héberge, à la différence de certains incubateurs étrangers qui n’ont pas survécu à la bulle Internet. «Nous avons toujours considéré qu’on ne peut pas faire de l’argent avec des entreprises à un stade initial. Il est donc nécessaire que le secteur public intervienne et qu’il cofinance une partie de cette activité», insiste Diego de Biasio. L’idée de départ diffère de celle des USA. Regroupées au sein du réseau NBIA (National Business Incubation Association), les pépinières américaines ont avant tout été créées dans le but de résorber le chômage dans des zones en restructuration ou en crise. Au Grand- Duché, l’objectif essentiel était de créer des compétences et de favoriser l’émergence d’entreprises technologiques et innovantes. «Innovant ne veut pas dire que nous attendons des inventions d’importance mondiale», précise le chargé de direction. «Si Epuramat (success story), Codasytem ou Worbee (start-up) ont effectivement développé des technologies qui leur sont propres,  Jamendo (site de téléchargement de musique en ligne, ndlr.) s’est avant tout différencié par le service, le business model, et non sur les aspects techniques». Pas question non plus de se limiter à des innovations du high tech, comme le démontre l’entrée d’Epuramat, qui propose aux communes un système plus rapide et plus économique... d’épuration d’eau. «Nous avons choisi de ne pas nous limiter à un secteur bien spécifique pour attendre de voir ce que le marché nous apporterait. Néanmoins, si on fait le bilan des dix dernières années, il s’avère que les projets ont souvent un lien direct avec les quatre départements de recherche du CRP Henri Tudor, à savoir les technologies de l’information et de la communication (ICT), la technologie clinique, la technologie environnementale et la technologie industrielle. Cela tient probablement }  68

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Diego de Biasio (Technoport). «Ce sont eux qui s’occupent de tout. Il faut être clair là-dessus. Nous, nous agissons en tant que coach sur des points spécifiques où ils rencontrent des problèmes».

 { aux liens que le CRP entretient avec le secteur privé».

En revanche, le Technoport s’interdit d’accueillir des filiales de groupes étrangers déjà rentables, à la différence d’Ecostart, par ailleurs assez spacieux pour fournir des halls industriels.

Environnement favorable Un hébergement au Technoport offre aux entrepreneurs un environnement favorable pour lancer leur activité, échanger leurs expériences et se concentrer sur leur métier de base. «Les entrepreneurs, qui sont issus du secteur privé, mais ont souvent un profil technique, apprécient d’avoir un soutien administratif ou d’ordre stratégique dans la phase initiale de leur projet». Attention néanmoins, cela ne signifie pas que les jeunes patrons peuvent se débarrasser de certaines tâches encombrantes: «Ce sont eux qui s’occupent de tout. Nous, nous agissons en tant que coach sur des points spécifiques où ils rencontrent des problèmes, par exemple dans la mise en place d’une stratégie de communication sur une clientèle ciblée, comme nous l’avons fait pour Conostix (une success story spécialiste de solutions sécurité pour internet, ndlr.)», témoigne Diego de Biasio. Au fil des ans, le Technoport a formalisé son offre en trois programmes successifs. Le premier, appelé «challenge your idea» ou phase pré-commerciale, est dédié à des entrepreneurs qui n’ont pas encore lancé leur activité. Si leur dossier est accepté (comme environ la moitié de la soixantaine déposée chaque année), la société peut s’installer pendant quatre mois à titre gratuit dans un open space de l’incubateur, avec PC, connexion à internet… Seules les photocopies et communications téléphoniques sont à leur charge. «La période de quatre mois est à la fois suffisante pour juger de la pertinence de leur projet et utile pour mettre les entrepreneurs sous pression». Chaque entreprise est évaluée par une

équipe de trois personnes, constituée d’un account manager (ou coach) du Technoport, d’un expert technique et d’un expert externe. «Dans le cas d’Epuramat, nous ne disposions pas des compétences techniques en interne pour valider la pertinence de leur approche. Nous avons alors sollicité le département des technologies environnementales du CRP Henri Tudor qui a ensuite décidé de collaborer avec l’entreprise d’épuration d’eau». Ensuite vient la deuxième phase, dite start-up ou «launch your business». Celle-ci dure de trois à cinq ans. Les quatre ou cinq entreprises par an qui y parviennent peuvent alors occuper un bureau isolé d’environ 25 m2 moyennant un loyer mensuel fixe de 550 euros. De son côté, le Technoport continue de payer un loyer à ArcelorMittal, propriétaire des murs et des 1.000 m2 de bureaux. 

Enfin vient la phase «success story» aussi appelée «grow your business». Durant cette période de croissance hors des murs de la pépinière, les entreprises vivent leur vie en solo, mais continuent d’être intégrées au réseau Technoport. En échange de quoi, les entrepreneurs peuvent être invités à partager leurs expériences avec les jeunes pousses. Blue Sky, la première start-up fut également la première success story, en quittant le bercail dès 2000. Toutes ne sont pas parvenues à en faire autant. Sur les 45 sociétés que le Technoport a acceptées dans son programme start-up depuis dix ans, 16 ont échoué. Pour Diego De Biasio, les entrepreneurs qui ont toutes les chances de réussir ont ces qualités: persévérance, habileté commerciale, capacité à s’adapter aux besoins du marché et à s’entourer d’une équipe soudée.

Les treize start-up actuelles

Société

Date d’entrée

Airfield Codasystem Gentlesecurity Inedit Jilbee Mocom Monitor-it Noemi Concept Onetree Synergiums Villmond Wordbee Xintec

2/10/2006 Radio-identification 14/03/2005 Preuves numériques 11/2007 Sécurité informatique 01/09/2008 Publications récurrentes 02/10/2006 Apprentissage linguistique 04/07/2005 Vente de billets 09/2006 Services de santé 04/07/2005 Organisation informatique 01/11/2004 Systèmes d’informations 01/09/2008 Commande vocale 04/07/2006 Solutions d’Enterprise Content Management (ECM) 15/12/2008 Aide à la traduction 02/2008 Solutions télécoms

Activité

Source: Technoport

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SecureWave

Un modÈle quasi parfait Depuis l’idée initiale, germée au Technoport, jusqu’à une prochaine entrée en Bourse, la société spécialisée dans la protection informatique, soutenue par Mangrove Capital Partners, a suivi une à une toutes les étapes qui font d’une simple start-up une réussite absolue.

su

Jean-Michel Gaudron (texte), Julien Becker (photo)

De toutes les success stories du Technoport, SecureWave (aujourd’hui Lumension Security) figure certainement parmi celles qui ont fait le plus remarquable parcours. Et sans un contexte économique pour le moins défavorable, sans doute serait-elle déjà cotée en Bourse sur le Nasdaq. Une réussite due tout autant au concept de base qu’à la façon dont il a ensuite été développé grâce à l’intervention de Mangrove Capital Partners. Lancé au printemps 2000, le venture capitalist avait tout de suite attiré l’attention d’un jeune entrepreneur informaticien, Marco Peretti, qui sollicita un rendez-vous pour parler de son projet. «Je suis allé le rencontrer à Esch, se souvient Gerard Lopez, un des associés fondateurs de Mangrove. Il venait juste d’emménager au Technoport (depuis décembre 1999, ndlr.) et il m’a présenté une première solution de contrôle des ports USB d’un ordinateur. Intéressant, mais sans plus, car Microsoft développait une solution similaire. Mais au moment où j’étais en train de m’en aller, il m’a évoqué un autre projet et là, je dois dire que je me suis trouvé devant un concept assez hallucinant de produit de sécurité du futur». Il s’agissait, concrètement, de créer un antivirus haut de gamme et sûr à 100%… Impossible? Pas lorsque le principe de fonctionnement est basé non pas sur l’interdiction d’utilisation de logiciels ou d’applications inconnus, mais sur la seule autorisation d’utilisation de logiciels ou d’applications connus… «Nous avons fait un test, avec une récompense de 10.000 euros pour celui qui parviendrait à hacker un serveur équipé de ce système. Personne n’y est jamais parvenu». Séduit par l’idée, Mangrove s’engage financièrement dans la société. Quelques développeurs sont engagés et SecureWave commence à vendre des licences, essentiellement au Luxembourg, hormis un client décroché à Londres. Compétent hors pair pour le volet technique, Marco Peretti n’a cependant pas le même talent sur le plan managérial, de sorte que s’est rapidement posée la question de la pérennité de la société et d’un développement commercial à grande échelle. «Nous devions lui faire comprendre qu’il n’était plus capable d’être le CEO de la société. Il ne l’a pas forcément très bien pris, mais a accepté de céder sa place à la seule condition que ce soit

ries o t s s c c e s à 76 pages

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«Je me suis trouvé devant un concept assez hallucinant de produit de sécurité du futur». Gerard Lopez

moi qui lui succède, se rappelle Gerard Lopez. Il y avait à la fois risque et opportunité. J’ai accepté». Le flambeau fut donc passé et Marco Peretti prit les fonctions de CTO. La société réalisait alors 350.000 euros de chiffre d’affaires, mais ne disposait plus de cash et Mangrove n’avait pas l’intention d’en réinjecter. «J’ai alors passé quatre jours par semaine là-bas, à relancer la boîte, en me concentrant sur la vente, jusqu’à participer à de nombreux salons professionnels avec un t-shirt SecureWave sur le dos».

«De la fierté» La société prit alors vraiment son envol, au point de devoir quitter le Technoport. En deux ans, le chiffre d’affaires passa à 4 millions d’euros, sans avoir eu besoin de réinvestir le moindre euro… SecureWave se retrouva même, fin 2004, nommée dans le Red Herring’s Top 100 Innovators, la référence mondiale en matière de sociétés innovantes bénéficiant de financement de type capital-risque. C’est à ce moment-là que Gerard Lopez, bardé de la satisfaction du devoir accom-

pli, céda le relais à Bob Johnson au poste de CEO. Marco Peretti, lui, quitta la société pour aller développer un nouveau produit ailleurs. En juin 2007, ce fut la consécration ultime, avec le rachat de la société par l’Américain PatchLink, un des acteurs majeurs dans le domaine de la sécurité informatique. Mission accomplie, donc, pour Mangrove… «Nous ressentons de la fierté, car l’histoire de SecureWave est un modèle quasi parfait de réussite de start-up. Avec un fondateur intelligent qui a besoin d’argent et d’aide pour avancer, l’aide du Technoport puis, une fois la taille critique atteinte, une gestion plus professionnelle, puis un rachat par un grand nom du secteur». Mangrove est encore un des actionnaires principaux d’une société qui génère 80 millions de chiffre d’affaires par an et emploie 80 personnes au Luxembourg (où se situe son centre de développement) et aux Etats-Unis. Le venture capitalist prévoit de se retirer après l’entrée en Bourse, prête sur le papier (la banque d’investissement est déjà choisie). La dernière étape pour rendre «parfait» le modèle de réussite de cette start-up…

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Success Stories

LES BELLES HISTOIRES

Elles ont quitté leur statut de start-up et ont pris leur envol, toutes avec réussite.  Gros plan sur huit entreprises nées au Technoport et devenues adultes. Jean-Michel Gaudron (textes) et Julien Becker (photos)

Blue Sky Software

Conostix

Jamendo

J-Way

Même si les statuts n’ont été officiellement déposés qu’en août 2001, Blue Sky Software est LA première entreprise à avoir intégré le Technoport, le 1er août 1998. Elle y resta exactement deux ans, jusqu’au 31 juillet 2000. Créée par Benoît Florentin, la société est spécialisée dans la création de logiciels de comptabilité, gestion et salaire ainsi que des solutions sur mesure évolutives, pour répondre à des problématiques liées à l’organisation, la gestion, la vente, la communication ou encore la production. Elle s’est développée autour de son logiciel de comptabilité vedette, Sky Gestion, auquel elle a rapidement adjoint Compta One, un outil comptable gratuit compatible PC et Mac, adapté aussi bien pour les entreprises françaises que luxembourgeoises. Il avait été promu par une distribution à des milliers d’exemplaires lors du salon Software & Internet Expo de 2004 à Luxembourg.

C’est à Capellen que quatre ex-salariés belges d’une même société se sont lancés, en 2001, dans l’aventure entrepreneuriale, avec un logiciel libre capable de gérer toutes les infrastructures de sécurité informatique d’une entreprise, quels qu’en soient les constructeurs. Soutenue par Luxinnovation, la société a bien vite prospéré, a rejoint le Technoport quelques mois plus tard (le 1er septembre 2001) pour n’en partir qu’en janvier 2008. Son CEO, Yves de Pril, a été finaliste, en 2007, du Creative Young Entrepreneur Luxembourg Award décerné par la Jeune Chambre économique. Il a terminé à la deuxième place. La société a également reçu en 2006 le Prix eschois de l’innovation pour sa solution Secure-PME, un service de gestion et de suivi de la sécurité informatique pour les PME, les professions libérales, mais aussi les particuliers. Conostix est, entre autres, le revendeur officiel de LuxTrust pour la revente des lecteurs de cartes à puce Gemalto.

Jamendo c’était, initialement, le nom d’un nouveau site Internet lancé début 2005 par Peermajor, société créée au Technoport en décembre 2004 par Laurent Kratz (photo) et Pierre Gérard (à qui on doit déjà le succès du site lesfrontaliers.lu) associés au jeune Sylvain Zimmer (finaliste 2008 du Creative Young Entrepreneur Luxembourg Award décerné par la Jeune Chambre économique). Jamendo est ensuite devenu, en octobre 2007, le nom de la société qui emploie, aujourd’hui, une trentaine de personnes et propose, sur son site, près de 15.000 titres en téléchargement et compte plus de 470.000 membres actifs. En avril 2008, la société a quitté son cocon pour s’établir dans le quartier gare à Luxembourg-Ville. Son rapide développement a convaincu le venture-capitalist Mangrove Capital Partners d’injecter quelques millions d’euros pour soutenir le développement international de la société.

Ce fut une des premières structures à intégrer le Technoport, en novembre 1999, créée par Jean-Marc Boueyrie, un ingénieur informaticien, autour d’un concept d’analyse de la connaissance en vue de créer des services personnalisés à forte valeur ajoutée. Des premiers projets, soutenus notamment par la SNCI et Eurefi, est né un véritable produit, J-Publisher, générateur ouvert d’applications libres en ligne, accessibles même aux non «techniciens», lancé en 2004, et adopté par le gouvernement wallon, l’Office européen des publications officielles ou encore la Ville de Luxembourg. J-Way a quitté le Technoport en août 2005, pour s’établir à Luxembourg-Ville, en même temps qu’était lancée la version II du produit. La société emploie aujourd’hui cinq personnes et revendique, pour 2008, des revenus de 350.000 euros (contre 325.000 en 2007).

Outils comptables gratuits

Gestion informatique libre

Musiques À tÉlÉcharger

Publications en ligne

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Luxscan Technologies

Magic Moving Pixel

Neonline

NeoValens

Dotée quelques mois après sa naissance, en août 1998, d’une enveloppe de 21 millions d’euros pour développer un scanner laser industriel destiné, initialement, à l’industrie du bois et de l’ameublement, Luxscan Technologies est l’une des premières sociétés à avoir intégré le Technoport (le 10 août 1998). Créée par trois ingénieurs français – parmi lesquels Raphaël Vogrig – appuyés par le groupe suisse Viebe spécialisé dans les créations de sociétés high-tech. Si le démarrage a été un peu plus laborieux que prévu, elle a rapidement trouvé son rythme de croisière et affichait déjà plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires en 2002, au moment de quitter l’incubateur (en avril). Point d’orgue de ce développement: le rachat, en juillet 2007, par Weinig Group, spécialiste mondial en technologie d’usinage du bois massif. La société emploie aujourd’hui une trentaine de personnes au Luxembourg et aux Etats-Unis.

Aux côtés de Blue Sky Systems et de Luxscan Technologies, Magic Moving Pixel est la troisième société pionnière du Technoport, présente dès le 1er septembre 1998, alors qu’elle existait déjà depuis une année environ. L’idée de Matthias Schmit, son fondateur, alors même qu’Internet n’en était qu’à ses premiers balbutiements, est simple: offrir à des non-spécialistes informatiques un accès à la Toile et une assistance de la manière la plus fluide et la plus accessible possible. Un de ces outils phare consiste en un gestionnaire de contenus en ligne adapté à différents environnements de travail. La société compte bon nombre de références tous secteurs, aussi bien associatif que finance, industrie, santé ou service public. Magic Moving Pixel, qui emploie une demidouzaine de personnes, a quitté le Technoport en octobre 2004 pour s’établir à Niederanven.

Hébergée au Technoport en janvier 2003, à peine créée par Laurent Kratz et Pierre Gérard (photo), Neonline est le papa des sites Internet lesfrontaliers.lu, lancé un an auparavant, et de son pendant germanophone diegrenzgaenger.lu, apparu en juillet 2002. La société a prospéré au Technoport jusqu’à l’automne 2007, lorsqu’elle a décidé de quitter l’incubateur. A ce moment-là, les données Metriweb indiquaient un total de 2,6 millions de pages vues et près de 270.000 visites. C’est fin 2007 que Neonline a été rachetée par le groupe multimédia New Media Lux, désireux de développer davantage sa «couleur» communautaire. Entre 2007 et 2008, le chiffre d’affaires est passé de 250.000 à 450.000 euros.

Sept ans après la création de Securewave, Marco Peretti (qu’il n’a pas été possible de joindre) a remis le couvert avec NeoValens, société informatique créée fin 2003 (et hébergée au Technoport fin avril 2004) et à l’origine de l’application PolicyMaker, destinée à gérer les «privilèges administratifs». S’appuyant sur le principe fondamental de «moindre privilège», élément clé dans le succès d’une stratégie de sécurité, il a mis au point un outil gérant ces privilèges non pas au niveau de chaque utilisateur, mais au niveau de chaque application. Le développement a été réalisé en partenariat avec une entreprise spécialisée américaine, DesktopStandard qui, en mai 2006, rachète finalement NeoValens (qui avait quitté le Technoport au début de l’année). Marco Peretti rebondira, avec quelques «anciens» des deux entités, pour créer BeyondTrust dont il est, depuis 2006, le CTO. NeoValens, pour sa part, vidée de sa substance, a été mise en liquidation en juillet 2008. Un mois plus tard, Microsoft a annoncé le rachat de DesktopStandard...

Sous le giron de Weinig

Internet pour les nuls

CommunautÉs sans frontiÈre

Gestion des privilÈges

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Epuramat

Donner de l’eau propre au monde Déjà à l’étroit dans ses locaux de Chaux de Contern, la société d’épuration d’eau se voit deux ou trois fois plus grande dans un an.

Nicolas Raulot (texte), Julien Becker (photo)

«Nous voulons donner de l’eau propre au monde, à tous les pays du monde». David Din sait faire rêver quand il parle d’Epuramat qu’il a fondée il y a trois ans avec Achim Kopmeier. Difficile pourtant de faire plus concret que cette entreprise industrielle, à l’étroit dans des bureaux sousloués sur le site de Chaux de Contern. C’est même pour sa proximité avec le «réel» que la start-up avait rejoint le Technoport en 2005, avant de le quitter un peu plus d’un an plus tard, Claude Wehenkel (administrateur délégué du CRP Henri Tudor) ayant apprécié ce projet différent de ce qui lui était traditionnelement présenté. Epuramat est une société d’épuration d’eau, dont la technique se veut moins coûteuse et plus rapide que celle de ses principaux concurrents. En attente de brevet, son système de décantation ExSep (Extreme Separator) a été mis au point par l’Allemand Achim Kopmeier, ingénieur, responsable technique et co-CEO de l’entreprise. «Grâce au prétraitement de l’eau usée dans ExSep qui sépare presque toutes les matières solides du liquide, les étapes ultérieures de traitement par bioréacteur ou par filtration membranaire demandent peu d’énergie. Les coûts d’exploitation pour clarifier un mètre cube d’eau usée prête à être réutilisée en circuit fermé ou rejetée dans un cours d’eau, sont très faibles et varient selon la nature des eaux usées de 5 à 20 cents», détaille l’ingénieur. «Très compactes, nos stations sont plus écologiques et prennent seulement 10% de la place des installations conventionnelles, qui nécessitent un grand bassin en béton», complète David Din, co-CEO, ancien banquier suisse..

Système installé dans un conteneur Si ambitieuse soit-elle, la jeune société ne fait pas mystère de ses difficultés commerciales. «Nous sommes encore dans une phase start-up. Nous avons signé avec un premier client, Eurec, une entreprise de recyclage de plastique établie à Trèves, et disposons de trois prospects sérieux», dénombre David Din. Epuramat est exclue de fait de la plupart des appels d’offres, alors que les cahiers des charges sont rédigés en fonction des technologies existantes. L’équipe soudée de 16 personnes compte franchir un palier de développement à partir du début

«Très compactes, nos stations sont plus écologiques et prennent seulement 10% de la place des installations conventionnelles». Achim Kopmeier et David Din (Epuramat)

de cette année. «Jusqu’à présent, nous cherchions nos clients dans un rayon de 500 kilomètres autour de Luxembourg. Nous avons décidé de nous attaquer au sud de l’Europe, avec les marchés espagnol et portugais», indique David Din. A partir de fin janvier, début février, Epuramat proposera un système complet de traitement des eaux, installé dans un conteneur, c’est-à-dire dans un volume réduit et mobile. Le tout pour un peu moins de 200.000 euros. «La station d’épuration la plus compacte et la plus performante du monde», vanteront le nouveau site Internet et les brochures en préparation. «Avant, nous proposions des stations compactes, mais en hangars», précise Achim Kopmeier. C’est la clientèle des communes qui est ciblée en priorité: «Beaucoup de petites villes n’ont pas encore de système d’épuration. Elles sont intéressées par nos containers. Nous avons été très bien accueillis au salon des maires et des collectivités locales, qui s’est déroulé fin novembre à Paris.

Alors que Suez et Veolia Environnement se concentrent plutôt sur les grandes stations d’épuration, nous visons les communes de 200 à 2.000 personnes», indique Martin Ras, ingénieur commercial chez Epuramat. La success story doit aussi continuer de trouver les capitaux nécessaires à ses investissements. «Le cleantech coûte plus cher que le software», résume David Din. «Notre premier prototype nous a couté plus de 200.000 euros». Deux investisseurs ont toutefois mis la société à l’abri des besoins pour l’instant. Ce fut d’abord Chaux de Contern (Groupe Eurobéton) qui a pris une participation minoritaire avant que la société de capital-risque I2BF n’injecte à son tour trois millions d’euros l’an dernier en échange de 20% du capital. Encore propriétaires de plus de la moitié des parts, David Din et Achim Kopmeier n’hésitent pas à prévoir que, dans un an, la société comptera deux à trois fois plus de collaborateurs qu’aujourd’hui.

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Cybercultus

Valoriser les contenus Visites virtuelles, TV interactive, voyages en ligne… Tous les moyens sont bons  pour offrir à des contenus – culturels ou non – une visibilité optimale. Jean-Michel Gaudron (texte), Julien Becker (photo)

L’histoire de Cybercultus démarre comme beaucoup d’autres aventures entrepreneuriales: un employé, une envie de voler de ses propres ailes, une idée derrière la tête… Avec, dans le rôle de l’employé, Farid Meinköhn, directeur technique chez Infopartners, société informatique basée à Howald et, pour ce qui est de l’idée, le constat que le parent pauvre de la technologie est, bien souvent, le contenu. «Les tuyaux sont là, mais ce qu’il y a d’intéressant à y faire passer reste limité», constate l’intéressé. Nous sommes en 1999 et M. Meinköhn est sur le point de sauter le pas, mais il est appelé à s’impliquer dans la fusion entre Infopartners et ­Techsys. Son projet est donc retardé de quelques années et, même si la société est officiellement fondée en mars 1999, il ne s’y consacra vraiment qu’à partir de 2001. Les premiers temps sont alors pour le moins actifs… «Nous avons dû tout développer, puisque nous avions les idées, mais pas encore la technologie, se souvient-il. Mais j’avais la chance d’avoir noué un certain nombre de relations et de connexions de par mon activité précédente, et j’ai pu ainsi décrocher quelques contrats de projets sur la base d’un concept dont nous avons pu alors financer le développement». C’est la Commission européenne qui fut un des premiers «laboratoires» pour Cybercultus, qui y développera un espace virtuel d’exhibition: un moteur permettant de créer différentes pièces, virtuellement, en 3D. La même idée de base sera également utilisée pour développer une autre de ces eBusiness solutions for the art industry pour le compte du Musée Albert Kahn à Boulogne-Billancourt, près de Paris: un outil de visite virtuel complet permettant la valorisation de l’ensemble du patrimoine du musée, soit quelque 100.000 images et plusieurs milliers d’heures de vidéos. D’abord logée pendant une bonne année dans un bureau mis à disposition par Infotechnique, la société ne prit la direction du Technoport d’Esch qu’en 2002. «Nous y avons bénéficié d’un cer­tain nombre de supports logistiques, mais surtout d’un environnement propice au networking et aux échanges d’expériences. Sur une carte de visite, mentionner une adresse au Technoport est toujours

«Sur une carte de visite, mentionner une adresse au Technoport est toujours un plus». Farid Meinköhn

un plus», reconnaît M. Meinköhn. L’été dernier, Cybercultus a été la dernière société en date à quitter le Technoport pour s’installer à quelques centaines de mètres plus loin.

Objectif… marketing! En 2006, la société, qui a parallèlement développé des technologies d’immersion pour la télévision interactive (un prototype de jeu télévisé a été développé avec succès pour le compte de la télévision publique belge RTBF), a suscité le grand intérêt de l’Agence spatiale européenne. Elle décide d’intégrer le projet InnerTV au sein de son propre incubateur ESI (European Space Incubator) aux Pays-Bas. Une première pour une société luxembourgeoise. En plus des solutions «visites virtuelles» et «TV interactive» (un autre projet a été développé, par exemple, pour le compte d’une télévision autrichienne spécialisée dans le tourisme, TW1, diffusée par satellites via SES Astra), Cybercultus a

ajouté une troisième corde à son arc, avec une application directement B2C de site Internet permettant d’organiser son propre voyage à la carte. www.authenticsouthtravel.com a, ainsi, été mis en ligne en ce début d’année, en collaboration avec une société uruguayenne. La cible: les touristes américains ou européens qui choisissent de passer leurs vacances en Amérique du Sud. «La démarche est toujours la même: nous avons des idées et nous cherchons des partenaires pour les mettre en œuvre, explique M. Meinköhn. Nous avons donc rarement une visibilité à long terme. Cela nous met la pression en permanence et c’est parfois usant. La technologie est au point, tout est ensuite une question de marketing. C’est clairement l’aspect le plus difficile à mettre en œuvre dans ce type de solutions innovantes». Un des chantiers de 2009 sera, ainsi, de convaincre des partenaires de développer, en Europe, ce concept de tourisme à la carte sur Internet.

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Spiece

Les mains dans le cambouis D’abord spécialisée dans la télémesure pour le secteur public,  la société concentre aujourd’hui ses efforts vers l’industrie.

Nicolas Raulot (texte), Julien Becker (photo)

En rencontrant Bernard Laurent dans les locaux de Spiece à Esch-sur-Alzette, on comprend tout de suite qu’on a affaire à un entrepreneur. Un vrai. De ceux qui relèvent les manches tous les jours, non pas pour faire fortune en quelques années, mais pour préserver leur indépendance, rester à l’équilibre et poursuivre l’aventure. Ingénieur agro­ nome reconverti dans l’informatique, ce Belge est tout le contraire d’un spéculateur, d’un Warren Buffett, si le richissime américain incarne l’action­ naire qui s’enrichit en dormant ou perd quelques milliards quand la Bourse déprime. Spiece a été créée en janvier 2003 par Gabriel Bechoux, aujourd’hui à la retraite, Bernard ­Laurent et quelques transfuges du département électronique de Solelec, une société luxembourgeoise du groupe Suez spécialisée dans la construction d’installations électriques. «Comme nous étions livrés à nous-mêmes dans un groupe qui n’avait pas l’intention de développer cette activité, l’équipe a décidé de voler de ses propres ailes», explique le quadragénaire. Le passage par le Technoport ne dure que six mois. «Nous avons été jusqu’à six à travailler dans notre bureau du Technoport qui est vite devenu trop étroit avec nos machines, nos ordinateurs», raconte-t-il. Aujourd’hui installée dans la zone industrielle Lankelz, Spiece compte neuf collaborateurs et envi­sage d’étoffer ses effectifs jusqu’à douze ou quinze personnes. Il est en revanche bien difficile de résumer d’un mot les métiers aussi techniques que diversifiés de l’entreprise. Le site Internet est un peu fouillis et on n’est guère plus avancé lorsqu’on apprend le sens de l’acronyme: Société de Projets Internationaux, Engineering, Communication, Environnement (Spiece). «Spiece, c’est de l’informatique sur mesure dédiée aux besoins des clients», avance néanmoins Bernard Laurent.

Un vivier d’entreprises La télémesure pour l’environnement, qui re­pré­ sente encore 35% d’un chiffre d’affaires de 800.000 euros par an, constitue l’activité historique: «Nous fournissons notamment un réseau de télémesure hydrologique pour la gestion des crues de la Région Wallonne. Nous nous chargeons du domaine informatique de 250 stations équipées de capteurs». Au Grand-Duché, Spiece équipe égale-

«Spiece, c’est de l’informatique sur mesure dédiée aux besoins des clients». Bernard Laurent

ment les stations météorologiques du ministère de l’Agriculture. Les données récoltées (précipitations, température, humidité, ensoleillement, vitesse du vent…) sont mises à disposition sur le site Internet de l’Asta (Administration des services techniques de l’agriculture). Mais ce domaine s’est avéré difficile à développer, faute de débouchés suffisants dans les pays voisins, comme espéré lors de la création de la société. Tout comme celui des panneaux routiers, qui pèse seulement 5% des revenus. Aujourd’hui et depuis 2005, la priorité, c’est l’industrie (60% du chiffre d’affaires). L’implantation de Spiece au Luxembourg lui donne accès à un vivier d’entreprises, et en premier lieu à ArcelorMittal, qui fait partie d’un portefeuille de clients déjà étoffé. «Cette diversification a limité notre dépendance au secteur public et aux collectivités locales, dont les contrats peuvent être rapidement remis en cause par de nouveaux appels d’offres. Par ailleurs, l’industrie nous procure des revenus récurrents grâce aux contrats de maintenance que nous mettons en place».

Le contrôle qualité est l’une des spécialités maison. Exemple? «Pour son usine d’Arlon, Ferrero (le confiseur) nous a demandé en 2007 de contrôler une production d’œufs en chocolat. Une caméra prend l’image des œufs lorsqu’ils sont en chute libre à raison de 15.000 pièces à la minute». Les points communs entre les chocolats et la mesure hydrologique? Il n’y en a guère. Spiece sait simplement acquérir de nouveaux savoir-faire et compétences, pour s’adapter à la demande et au marché. Spiece travaille aussi avec la Société Mosellane des Pistons à Yutz en Moselle. «Il s’agit là aussi de contrôle qualité par l’image, au rayon X cette fois». Mais davantage encore que le développement commercial, la préoccupation majeure de Bernard Laurent reste la trésorerie. Et ce depuis les débuts de l’entreprise. Faute du soutien des banques, «qui ne prêtent que lorsqu’on a déjà de l’argent», comme il dit en souriant, Spiece a dû faire des sacrifices et même refuser de travailler avec certains clients. Grâce à un capital augmenté à deux reprises par la vingtaine d’actionnaires et des fonds propres de 240.000 euros, la petite société luxembourgeoise se sent désormais les reins plus solides. Malgré la crise.

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Jilbee

Une vraie leçon Nikhil Shrikhande, 35 ans et d’origine indienne, a roulé sa bosse aux Etats-Unis,  puis en France, avant de choisir le Luxembourg et le Technoport.  Son apprentissage des langues étrangères lui a inspiré la création de Jilbee.

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Nicolas Raulot (texte), Julien Becker (photo)

Il n’y a rien de mieux que la vraie vie pour apprendre une langue étrangère. A 35 ans, Nikhil Shrikhande, enfant de la globalisation et membre d’une famille éparpillée à travers le monde, le sait bien. Indien d’origine, il migre aux Etats-Unis, pour étudier à l’université de Cornell dans l’Etat de New York. Il passe quelques années chez Microsoft, puis se fait muter à Paris, au siège européen du géant du logiciel. De là, il est envoyé à Aix-La-Chapelle, en Allemagne, dans un nou­ veau laboratoire de recherche du groupe. Il déménage à Metz pour rejoindre sa femme, une Française qui travaille au Luxembourg. «En étudiant le français que j’apprends encore aujourd’hui, j’ai compris que l’apprentissage en ligne (e-learning) complétait très bien l’enseignement traditionnel avec un professeur. Je me suis également rendu compte que si beaucoup de logiciels existaient, aucun n’était satisfaisant. Tous avaient un contenu irréel, avec des scénarios très éloignés des scènes de la vie quotidienne», explique Nikhil Shrikhande an anglais, installé dans son sobre bureau du Technoport. «La plupart étaient ennuyeux. Et, quand c’est ennuyeux, personne n’apprend».

Dans une chambre d’hôtel Ainsi est née Jilbee, «un nom que j’ai testé dans plusieurs pays du monde pour la prononciation», assure Nikhil Shrikhande, qui voit déjà les choses en grand et envisage notamment un développe­ ment commercial aux Etats-Unis. Pas question néanmoins de brûler les étapes. La jeune Sàrl, que son fondateur finance avec ses propres écono­ mies, a commencé avec trois e-books multimedia et interactifs en anglais, dont il fait la démons­tration sur son ordinateur. «Je me demande systématiquement si ça sonne vrai, insiste-t-il. Et la seule manière d’y parvenir, c’est de travailler avec des professionnels»: des acteurs, une équipe de tour­ nage, un réalisateur. Les vidéos mettent en scène un couple dans plusieurs épisodes de leur vie lon­ donienne. Elle est anglaise, lui américain, et les deux tourtereaux dialoguent avec un accent bien de chez eux dans un but pédagogique. Pour le réel, on est effectivement servi. Dans l’un des petits films, le couple se trouve dans une

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«Quand c’est ennuyeux, personne n’apprend». Nikhil Shrikhande

chambre d’hôtel. On y voit l’homme faire l’expé­ rience des lavabos à l’anglaise, avec, d’un côté un robinet d’eau glacée, de l’autre un robinet d’eau trop chaude. Le tout avec vue imprenable sur les toilettes. Une autre fois, le couple s’est retrouvé à la gare et discute sur un trottoir du programme de la journée. Chaque livre élec­ tronique contient deux niveaux et dix chapitres. A chaque chapitre, trois parties, une leçon, du vocabulaire, des exercices. Pour adapter le contenu aux différents niveaux des élèves, le chef d’entreprise a mis des professeurs indépen­ dants à contribution. Les premiers résultats commerciaux sont au ren­ dez-vous. Un contrat a été signé avec le ministère luxembourgeois de l’Education nationale et de la Formation professionnelle. Les e-Books Jilbee équi­ pent, parmi d’autres logiciels, le portail myschool.lu, fréquenté chaque semaine par environ 10.000 étu­ diants. Jilbee produit des logiciels personnalisés qu’il souhaite placer auprès d’instituts linguisti­ ques ou de grandes entreprises, pas directement

auprès de particuliers. «Nos produits n’ont pas de prix fixe. Ils varient en fonction du degré de sophistication, des besoins spécifiques du client». Nikhil Shrikhande se sent aussi armé face à la crise. «Alors que les entreprises cherchent à réduire leurs dépenses sans rogner sur la qualité, elles peuvent trouver leur compte dans des solutions peu coûteuses et adaptées à leurs besoins, telles que les nôtres». Jilbee prévoit également de développer d’autres matières, comme la finance, les ressources humaines, le manage­ ment, avec toujours ce souci de faire vrai. Quand on lui demande depuis combien de temps il est au Technoport, Nikhil Shrikhande répond par une boutade: «Depuis trop longtemps», avant de se raviser. «Depuis deux ans et c’est génial. On est en relation avec d’autres sociétés, y compris des success stories qui viennent nous faire partager leurs expériences, nous donner des conseils, parfois nous éviter des erreurs qui coûtent cher». Quand il sera sorti de l’incubateur, il veut rester au Luxembourg, pays qu’il a choisi pour son envi­ ronnement pro-business et international.

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Codasystem

Pour un clichÉ original Basée depuis 2005 au Technoport, la société a développé et commercialisé un produit qui permet d’authentifier les photos numériques. Une solution innovante aux usages multiples.

Sébastien Lambotte (texte), Julien Becker (photo)

On le sait, l’avènement du numérique a largement démocratisé l’usage de la photographie. Aujour­d’hui, on peut photographier à tout va et, en quelques clics, recadrer, modifier, transformer chaque cliché. Tant et si bien qu’il est devenu bien difficile de certifier qu’un cliché est original. Quand une photographie doit servir de preuve, cela peut conduire à quelques désagréments. Aujourd’hui, il est possible d’y remédier grâce à l’application Shoot & Proof de Codasystem, jeune start-up basée depuis 2005 au Technoport. «Aupara­ vant, les négatifs permettaient de prouver l’authenti­ cité d’une photographie, explique Frédéric Vanholder, managing director. Nous avons voulu retrouver cet avantage que présentait la photo argentique, tout en conservant ceux offerts par le numérique. La solution que nous proposons permet de garantir l’originalité et l’intégrité d’une photographie numérique».

Des usages multiples Mais ce n’est pas tout. Non seulement Codasystem propose aujourd’hui de garantir l’authenticité d’une photo, mais aussi de certifier qui en est l’auteur ainsi que l’endroit et le moment où le cliché a été pris. «Sur un Smartphone, on peut désormais trouver de quoi prendre des photos, géo­ localiser son utilisateur et des systèmes d’exploita­ tion ouverts et performants», explique Frédéric Levaux, CEO de Codasystem. De sorte que, en installant le logiciel Shoot & Proof développé par la start-up sur un téléphone mobile, lorsqu’on prend une photo, il est possible de l’horodater et de la localiser. «Toutes ces informations sont tatouées sur la photo prise à partir du Smartphone. De même, cette dernière nous sera directement envoyée et sera conservée dans un contexte de stockage et d’ar­ chivage  optimal», poursuit-il. Si la photographie devait être modifiée, les informations tatouées seraient brouillées. Son authenticité ne pourrait plus être prouvée. Seul l’auteur aurait accès à l’original via les serveurs de Codasystem sur lesquels la photo aura été conservée. «C’est un service com­ plet que nous proposons, explique Frédéric Levaux. Un logiciel, une photothèque et la garantie que les photographies prises dans ce cadre seront authenti­ ques et auront valeur de preuve légale».Les usages sont nombreux. Dans le bâtiment notamment, le

«Nous avons voulu retrouver cet avantage que présentait la photo argentique, tout en conservant ceux offerts par le numérique». Frédéric Vanholder

service de Codasystem a reçu un bon accueil. «Il permet de prouver à un maître d’ouvrage que le tra­ vail d’un prestataire n’a pas été fait en temps et en heure, explique Frédéric Vanholder. De même qu’il peut permettre à ce dernier de prouver qu’il a bien respecté les termes d’un contrat». Il peut aussi être utilisé dans le secteur de la sécurité. Ou dans celui de la distribution, du merchandising, pour prouver, par exemple, aux marques que l’on a bien affiché leur promotion au sein d’un supermarché. De même, avec cette solution, un transporteur pourrait prouver qu’un colis est bien arrivé à destination et en bon état. Aujourd’hui, un millier de téléphones mobiles intègrent ce logiciel. Un exploit pour cette jeune société qui a établi ses quartiers au Technoport en 2005 pour y démarrer son activité. «Ce n’est pas évident, pour une entreprise qui, à partir d’une idée, veut développer un produit et le com­ mercialiser, explique Frédéric Levaux. Au Tech­

noport, nous avons pu disposer de locaux. Le CRP Henri Tudor nous a ouvert ses portes. Nous avons pu bénéficier de ses réseaux ainsi que d’une cer­ taine crédibilité, générée par le simple fait de s’ins­ taller ici». C’est avec le soutien du CRP Henri Tudor que Codasystem a entamé les démarches en vue d’être reconnue ISO 27001, norme relative à la sécurité qu’elle a obtenue au début de l’été. Elle est la deuxième entreprise du Grand-Duché à en bénéficier, la première étant la Loterie Nationale. Aujourd’hui, Codasystem est active sur la France, la Belgique et, bientôt, les Pays-Bas. La société négocie aussi avec des fabricants et des opérateurs en télécommunication afin d’intégrer l’application sur certains appareils. Par ailleurs, Codasytem vient de recevoir le prix de l’innovation de la Fedil, Business Federation, catégorie «Start-up». Cela leur a sûrement valu une photo.

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Portfolio luxovino Objets de plaisirs raffinés, les vins et crémants de Moselle représentent également un enjeu économique certain pour le pays qui abrite pas moins de 52 domaines privés (vignerons indépendants) et six producteurs-négociants, auxquels s’ajoutent six caves coopératives regroupées au sein des Domaines de Vinsmoselle. Le tout couvrant près de 1.300 ha de vignes. Ces dix dernières années, le nombre d’hectolitres produits en moyenne, par année, avoisinait les 145.000. Il a été de 141.972 en 2007 et de 129.669 pour la récolte 2008. En 2007, plus de 240.000 hl de vins et autres produits viticoles ont été importés au Luxembourg (avec 30% venant de France et 27% de Belgique), dont 201.080 hl pour les seuls vins et mousseux importés. A l’opposé, 71.000 hl ont été exportés vers l’étranger, dont plus de la moitié vers la Belgique. Riesling, Auxerrois, Pinot blanc, gris ou noir… autant de cépages, parmi d’autres, qui font rêver et qui ont inspiré notre photographe Andrés Lejona. Embarquement immédiat pour un voyage-découverte dans les coulisses d’un univers riche en saveurs et en couleurs. A consommer sans modération! Andrés Lejona (photos)

Reine et Princesses du vin 2008

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Musée du vin à Bech - Kleinmacher

Detail d’une ancienne presse

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Plantation de vignes

Stock de poteaux pour signaler les rangées de vignes

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Vignes à Wintrange

Vignes à Wormeldange

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Wellenstein, le 27 juillet 2008

Wellenstein, trois mois plus tard, le 19 octobre 2008

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Vendange

Raisins

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Table de tri d’un vigneron indépendant

Nettoyage et adéquation des cuves

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Cuves en bois

Cuves modernes en aluminium

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Salle de dégustation (Gustarium) de la Marque nationale à Remich

Verres numérotés pour l’appellation controlée

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Bouteilles en stock avant étiquetage

Vin de Glace. Protégés par des sacs en plastique, il faut cueillir les raisins à une température inférieure à - 8°C

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off the record  L’actualité économique du Luxembourg vue des coulisses...

Higher education

Tarrach refutes claims The university rector says the UNEL is misinformed The rector of the University of Luxembourg, Rolf Tarrach, has reacted with dismay to criticism levelled at the university authorities by the UNEL students’ union. In a press conference on 5 January the UNEL had accused the university authorities of failing to engage students in dialogue and of governing over a “democratic deficit”. “Usually when something said is so wrong I don’t react,” Tarrach says. “The UNEL is not properly informed and nobody from the union came to ask me about it. They have just repeated what somebody told them.”

The union had claimed that foreign universities allow students much more of a say on the governing council, whereas in Luxembourg the sole student representative only has a consultative role. But Tarrach says the problem is a little more complex. Indeed, in addition to a board of seven members, four other representatives have a consultative role, including the student representative and the Rector. “Nowhere else in the world does the student representative have the same legal level as the Rector,” says Tarrach.

Rapport

APEC

MauvaisE note pour l’Alac

Main d’œuvre bon marchÉ La dernière enquête APEC sur l’emploi des cadres en Europe rappelle qu’il existe des écarts de salaires entre les résidents luxembourgeois et les frontaliers. Se fiant au cahier économique n°100 du Statec, l’association française mentionne une différence de rémunération comprise entre 3% et 6%, due à un décalage des prétentions salariales: «Avant leur premier emploi au Luxembourg, les frontaliers disposent souvent d’une information imparfaite sur les niveaux de salaires pratiqués dans ce pays et se réfèrent aux taux de rémunération en vigueur chez eux». Or, il se trouve que les premières victimes de cette différence sont les Français. En effet, selon la même source, les frontaliers venant de Belgique et d’Allemagne perçoivent des salaires proches de ceux des résidents, alors que ceux venant de France touchent des taux de salaire inférieurs d’environ 7%.

Nationalité

En ordre dispersÉ Le gouvernement semble avoir du mal à communiquer d’une seule voix au sujet de la nouvelle loi sur la nationalité. Alors que le ministère de la Justice prépare, en collaboration avec le service information et presse du gouvernement (SIP), une brochure sur les conditions légales d’octroi du passeport luxembourgeois, qui doit paraître au printemps, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (en charge du volet « test de langue et instruction civique ») a fait cavalier seul. Sa propre brochure est déjà disponible dans toutes les communes. Etonnement au SIP, totalement à l’écart de cette initiative!

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La Cour des Comptes doit publier, fin janvier, un rapport spécial sur le secteur conventionné. Parmi les acteurs qui devraient recevoir une mauvaise se trouve, entre autres, l’Alac (l’Agence luxembourgeoise d’Action culturelle), qui est en charge notamment de la billeterie nationale, de l’agenda culturel Grande-Région Plurio.net et de certains travaux de coordination comme le Festival Arbres et Lumières. Pour mémoire, rappelons que l’ALAC avait été fondée dans la continuité de l’année européenne de la Culture 1995 et que Claude Frisoni en fut son premier directeur. Aujourd’hui, elle est dirigée par Jean Reitz.


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paperjam.tv  Retrouvez, sur www.paperjam.tv, toutes nos interviews vidéo.

«L’année 2009 ne manquera pas de surprises. Espérons  qu’il y en aura des bonnes aussi! Les gens commencent  à arriver au fond et on reverra la reprise. Je suis optimiste  de nature!»    Keith O’Donnell (Atoz), le 11 décembre

«Si le moral ne rompt pas, l’année 2009 ne sera pas si mauvaise que ça. Même s’il y aura peut-être des perdants,  il y aura certainement aussi beaucoup de gagnants».    Thierry Nothum (CLC), le 11 décembre

«Les cow-boys ont disparu et le marché de l’immobilier   s’est vraiment assaini. Nous avons de nouveaux fonds qui   viennent au Luxembourg. Dans la moyenne, tout va bien».    Martin Heyse (Atisreal), le 11 décembre

«Le grand message est que c’est en cette période de crise que  les opportunités de demain se préparent. Il va y avoir de la  destruction d’entreprises et d’emplois, c’est sûr. Ce qu’il faut  maintenant prévoir, c’est la création de nouvelles idées,  de nouvelles entreprises. C’est pour cela qu’il faut se battre».    Michel Wurth (ArcelorMittal/Chambre de Commerce),

«Si chacun, au lieu de mettre le pied sur le frein, dit ‘c’est maintenant qu’il faut mettre les gaz pour sortir la char rette de la boue’, on va s’en sortir. Ce sera uniquement   une affaire de temps».    Norbert Friob (membre du jury du Top 100), le 11 décembre

«Si j’avais écouté, il y a deux ans, les venture-capitalists qui me demandaient de me concentrer sur le domaine de   l’outsourcing, qui est davantage porteur, aujourd’hui,   nous souffririons beaucoup».    Jérôme Grandidier (SIT Group), le 11 décembre

“I am pretty sure we are in a Keynesian situation and there-  fore there ought to be anti-inflationary macro policies,   low interest rates and fiscal stimulation.”     Professor Norbert Walter (Deutsche Bank), December, the 17th

«Je crois que le schéma de Madoff était tellement complexe   dans sa forme et en même temps tellement simple dans   sa conception qu’il a pu tromper toute la planète financière».    Franck Sarre (KBL European Private Bankers), le 9 janvier

le 11 décembre

«La visibilité du business disparaît à cause de la volatilité.   Alors on fait attention, on réduit, on surveille et on fonc­ tionne mois par mois».    Xavier Buck (EuroDNS), le 11 décembre

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playtime  Les dernières tendances et actualités à Luxembourg: shopping, gastronomie, culture, accessoires, mode, intérieurs, technologie... Et l’interview passion de Jacques Demarque avec Roland Frère, directeur général de Gecalux. Par Céline Coubray (textes)

City News

ActualitÉS citadineS

Hester Cnossen et Matthias Kadar.

arché Un nouveau superm es. de produits biologiqu

Naturata À Merl

dre Le Palais offre un ca verre un agréable pour boire as. ou profiter d’un rep

Aux portes du Palais Un nouvel établissement a ouvert ses portes à deux pas du Palais Grand-Ducal. Il est justement nommé… Palais. Cette adresse est à la fois un bar et un restaurant ouvert à midi. La décoration est élégante: murs peints en noir, bar minimal, tout comme l’escalier suspendu très réussi. 13, rue du Marché aux Herbes, tél.: 26 26 24 90 www.lepalais.lu

Photo: Philharmonie

Oiseaux de passage Ce concert, proposé dans le cadre du cycle Chill at the Phil, rassemble le guitariste, chansonnier et compositeur Matthias Kadar et la saxophoniste Hester Cnossen d’­Amsterdam. Ces musiciens mêlent avec originalité et savoir-faire un hommage à Jacques Brel et Georges Brassens à leurs propres compositions. Afin de profiter pleinement du concert et de se détendre en musique, il est possible, une fois n’est pas coutume, de boire un verre dans la salle de spectacle. A la Philharmonie, jeudi 19 février, 18h30.

Un nouveau magasin a ouvert à Merl, route de Longwy. Naturata diffuse des produits issus de l’agriculture biologique, provenant de la région et des pays avoisinants, y compris de l’association agricole des producteurs biologiques à Luxembourg (BIOG). Le magasin, en plus des produits emballés, dispose d’un rayon crémerie, fruits et légumes. Une large sélection de vins bio est également disponible. L’offre est complétée par une sélection de cosmétiques. 486 a, route de Longwy, à Luxembourg. Tél.: 27 35 12 1. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 17h.

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La perfection blessÉe La galerie Nosbaum & Reding présente jusqu’au 14 mars une exposition du peintre allemand Jens Wolf (né en 1967). Son travail est caractérisé par l’utilisation de formes géométriques appliquées en aplats monochromes dans lesquelles résident de petites imperfections à considérer comme des espace d’introduction du doute, du questionnement, une critique de la modernité. Il présente une nouvelle installation murale spécialement réalisée pour la première salle de la galerie. Galerie Nosbaum & Reding, 4, rue Wiltheim, www.nosbaumreding.lu

i la Mauboussin a chois tmann Fet bijouterie de Simon ère mi pre sa ler tal ins pour e boutique monomarqu au Grand-Duché.

Bijouterie Mauboussin La bijouterie Fettmann s’est récemment transformée pour accueillir les collections Mauboussin, en exclusivité à Luxembourg. On trouve donc au rez-de-chaussée les collections de bijoux qui font une large place aux bagues, sans oublier les boucles d’oreilles, colliers et bracelets, ainsi que quelques modèles de montres et d’instruments d’écriture. A l’étage, ce sont les créations joaillières du propriétaire des lieux, Simon Fettmann, qui sont proposées. 11, rue Philippe II, Luxembourg, tél.: 22 86 13

Jens Wolf, 2008. Sans titre (07.08),

le plus Death in Venice est accueilli ais jam éra op grand . tre éâ Th au Grand

Death in Venice Mis en scène par Deborah Warner, Death in Venice est un opéra de Benjamin Britten, inspiré du roman de Thomas Mann. L’histoire est celle de l’écrivain allemand Gustav von Aschenbach, interprété par Ian Bostridge, en voyage à Venise, dont la rencontre avec le jeune et grâcieux Tadzio va bouleverser ses repères esthétiques et moraux. Grand Théâtre, dimanche 8 février et mardi 10 février, 20h, www.theatres.lu

nt La chanteuse Ayo vie d album présenter son secon Gravity at last. 

Photos: Courtesy Nosbaum & Reding, Luxembourg, Etienne Delorme, Neil Libbert

, Jochen Gerner, Home 2008, (detail).

AYO la douce Après l’incroyable succès de son premier album, Joyful, et son premier tube avec la chanson Down on my knees, Ayo présente sur scène son second album, Gravity at last, le 9 février à la Rockhal. Cette chanteuse, dont les chansons sont caractérisées par la simplicité, la douceur et l’émotion, a très intelligemment conçu ce nouveau disque avec la même équipe, dont Jay Newland, producteur de Norah Jones. Cette halte au Luxembourg fait partie d’une tournée européenne placée sous le signe de l’intimité. www.rockhal.lu

JOCHEN GERNER: Home Ce jeune illustrateur de Nancy a réalisé pour le Mudam une série de dessins, Home, dont le support sont les pages du catalogue Ikea. D’autre part; l’exposition rassemble d’autres séries, telles que Branchages qui jouent sur l’idée de remplissage, à l’inverse de Home. Au Mudam, jusqu’au 02 mars, www.mudam.lu

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Saint Valentin

Hymne À l’amour o. Belle de jour, Kenz

, Parfum Magnifique e. ôm nc La

Une crÈme qui rend belle La ligne Kenzoki est enrichie d’un nouveau soin global tout à fait séduisant. Essentiellement composé de lotus blanc, il est délicatement parfumé et légèrement nacré, ce qui illumine le teint. Il procure aussi un effet relaxant, apaisant, hydratant, tout en protégeant la peau des radicaux libres. On aime aussi le pot laqué d’un blanc cassé très raffiné. Un cadeau qui rend la peau de son amante plus belle.

Rouge passion La dernière création de la maison Lancôme est un parfum précieux et audacieux, préservé dans un flacon cristallin facetté orné d’une bague en argent miroir, dessiné par le collectif de graphistes-designers français H5. La fragrance, imaginée par Olivier Cresp et Jacques Cavallier, est construite sur un accord boisé floral épicé qui mêle vétiver, santal, rose de mai, rose bulgare, essence de nagarmotâ, jasmin, safran. Une belle interprétation de la couleur de la passion.

ing Planner Le service de Wedd nible est désormais dispo . urg bo xem Lu à

Le grand jour sans angoisse

Flyback, Edition exclusive de Blancpain.

La Saint-Valentin peut être l’occasion de déclarer sa flamme et de faire sa demande en mariage. Mais cette fête est parfois ternie par la lourdeur de l’organisation. Alors pour éviter cela, Ruban Blanc propose un service importé des Etats-Unis: le Wedding-Planner. Différentes formules sont proposées, d’une simple aide dans le choix des prestataires à la prise en charge totale de l’événement, démarches administratives comprises.

Le temps de l’amour

tion Bracelet de la collec ard. op Ch , rie ille Joa Haute

Gage d’amour Le symbole de l’amour se décline en couleur sur ce bracelet délicat. Les saphirs multicolores taille cœur sont montés sur une structure en or blanc, intercalant les cœurs et alternant pierres colorées et diamants éclatants.

Ce garde-temps est exclusivement réalisé pour la Saint-Valentin 2009. Il associe la nacre précieuse et les rubis éclatants dans un boîtier de 34 mm en acier qui abrite le célèbre calibre F185. Les aiguilles coniques sont évidées pour donner encore plus de légèreté. Sur le dateur, seule la date du 14 est inscrite symbo­ liquement en rouge. Le bracelet à boucles déployante est en alligator blanc cousu main. Edition limitée à 99 exemplaires.

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Repérages

LA MAISON AUTREMENT

ge, La Maison en épon tch-Brite. Sco ur po rs ne sig 5.5 de

space. Buzzilamp de Buzzi

UNE MAISON PROPRE Pour ses 50 ans, Scotch-Brite a demandé au collectif de jeunes designers 5.5 de créer un objet astucieux qui permet d’identifier chaque éponge de la maison pour éviter toute confusion d’utilisation. Ainsi chaque éponge fonctionne comme un pictogramme et est identifiée par une couleur.

ABAT-JOUR ACOUSTIQUE Buzzilamp est un abat-jour réalisé en matériaux recyclés avec une forme souple qui peut être utilisé en suspension ou posé. Différents coloris sont disponibles et peuvent être déterminés par le propriétaire. En plus d’être esthétique, il présente également la caractéristique d’être acoustique et d’absorber les sons. La hauteur et la largeur peuvent être déterminées par l’utilisateur.

Lustre Bettine . de Studio Kleefstra

de Patricia Baignoire Vieques e. ap Ag ur po a iol Urqu

À L’ANCIENNE Cette baignoire, initialement dessinée pour un hôtel à Vieques (Puerto Rico), est désormais disponible pour les particuliers. Reprenant l’esthétique des tubes anciens, cette baignoire en fer gris à l’extérieur propose une finition blanche à l’intérieur. Elle peut être complétée par un dossier et une tablette en bois, tous deux rectangulaires .

READY MADE LUMINEUX

collection Breakfast set de la nomi Festa par Liliana Bo ni. Za no afi Ser ur po

DE BONNE HUMEUR LE MATIN Cet accessoire est pensé pour le petit-déjeuner: les croissants sur le support en bois d’olivier, les confitures, dans les récipients en porcelaine coulissant sur le plateau en métal.

Ce lustre est exclusivement réalisé avec des balles de pingpong montées à la main. Il tient son nom d’un fameux joueur néerlandais de ping-pong, Bettine Vriesekoop. A cause de la forme même des balles, de petits espaces entre les balles laissent passer la lumière directe, créant ainsi un jeu de lumière sur l’environnement de la lampe. La translucidité des balles laisse passer la lumière tout en l’adoucissant et la réchauffant. Disponible également en lampe sur pied et lampe de table. www.studiokleefstra.nl

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Technologie

L’appel des nouveautÉs MAX 4G, HTC.

ConcentrÉ de technologie Cet appareil est le premier GSM pourvu de la technologie de connectivité WiMAX. Pour le moment, cet appareil n’est disponible qu’en Russie et l’on ne sait pas encore si HTC le proposera ailleurs. Il garantit une riche expérience multimédia et une téléphonie de haute qualité. L’écran de 3,8 pouces offre une navigation multimédia confortable. Il peut diffuser jusqu’à neuf chaînes de télévision simultanément, garantissant ainsi un passage fluide et rapide d’une chaîne à l’autre. Il est équipé de Windows Mobile 6.1 et de l’interface Touch FLO 3D.

okie, LG LG-KP500 dit LG Co

Écran tactile abordable LG lance avec ce modèle un téléphone à écran tactile à prix abordable (environ 200 euros). Sa navigation est simple et intuitive, ce qui élargit le spectre des utilisateurs potentiels, comme les personnes âgées. Il suffit d’effleurer les icônes sur l’écran tactile pour les ouvrir et lancer les applications (agenda, appareil photo, mémo, lecteur MP3, radio, jeux). Les fonctions peuvent être déplacées par l’utilisateur où il le souhaite sur l’écran et il suffit ensuite de secouer l’appareil pour qu’elles reviennent à leur place d’origine. Enfin, un stylet permet d’écrire aisément sur l’écran tactile qui reconnaît les lettres écrites manuellement et les transcrit dans les SMS.

N97, Nokia.

le tÉlÉphone social

iba. Portégé G810, Tosh

MobilitÉ et performance Ce PDA stylé et entièrement tactile (écran QVGA) est le premier terminal HSUPA de la gamme Toshiba. Equipé du système d’exploitation Windows Mobile, le Portégé G810 donne accès à toutes les applications du Pack Office dont le système push-mail. Il offre aussi un très haut débit permettant une navigation sur le Web et des téléchargements aisés. L’écran large de 2,83 pouces limite les inconvénients du scrolling et améliore le visionnage des photos. La fonction A-GPS vient compléter l’équipement haut de gamme de ce PDA au boîtier fin avec une finition miroir.

Le N97 est un des modèles les plus performants de la marque. Il a été spécialement conçu pour les grands utilisateurs d’Internet sur téléphone mobile et est voué à transformer la façon dont les personnes se connectent à Internet et les unes aux autres. Pour cela, il combine un écran tactile inclinable de 3,5 pouces avec un clavier intégré. C’est aussi le premier téléphone à être équipé du concept «géolocalisation sociale» qui intègre un A-GPS et un boussole électronique. Le téléphone comprend donc instantanément où il se trouve. Ce modèle facilite également la mise à jour des réseaux sociaux avec des informations en temps réel. La connexion avec les «amis du réseau» n’est donc plus interrompue. Les amis, les réseaux sociaux et les actualités sont accessibles depuis l’écran d’accueil via un simple bouton tactile. L’écran 16:9 peut bien entendu être personnalisé avec de nombreux widgets régulièrement mis à jour. Ce téléphone est aussi parfaitement adapté au visionnage de vidéos en ligne et pour jouer à des jeux. Le clavier intégré et le clavier tactile virtuel facilitent la saisie sur les blogs, la participation à des chats ou l’envoi et la réception de mails. La musique n’est bien sûr pas oubliée et l’utilisateur trouve tout ce dont il a besoin pour apprécier cette discipline (mémoire, qualité sonore, téléchargement, batterie). L’appareil est aussi équipé d’un appareil photo de 5 mégapixels doté d’un objectif Carl Zeiss et un enregistrement vidéo de qualité DVD et 16:9, les enregistrements étant immédiatement partageables. A découvrir au cours du premier semestre 2009.

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Mode

Le manteau sous toutes les coutures POCHES XXL Ce manteau trois-quarts féminin d’un beau blanc cassé est agrémenté d’une capuche amovible et de deux très grandes poches latérales qui se poursuivent sur tout le côté, jusque dans le dos. Le tombé à la fois lourd et souple est très seyant, et le léger froncé sur les hanches créé un volume.

Une doudoune trÈs mode Le fabricant français de doudounes qui a connu un très grand succès dans les années 1980 s’est lancé dans une collection plus proche du monde de la mode que du domaine sportif, la collection Gamme Rouge. Ce modèle, poétiquement intitulé Les Tuileries, appartient donc à cette gamme qui propose des modèles très travaillés et élégants.

Bo Van Melskens

ler Les Tuileries, Monc

Sage comme une image Sans aucune fioriture ni chichi, ce manteau est d’une très grande simplicité, voire d’une certaine austérité, mais il présente l’avantage d’être élégant et sobre, pouvant ainsi convenir à de nombreuses situations. Ceinturé à la taille, il souligne les formes et offre une coupe légèrement évasée.

Trois fois mieux Cette veste gris chiné propose un large col qui peut être généreusement remonté pour protéger le cou des souffles glacés de l’hiver. On aime aussi le système de fermeture sous forme de trois languettes vernies qui créent ainsi un jeu graphique et rythment la coupe du manteau. COS

Longchamp

Le manteau du colonel Fortement inspiré des tenues d’officiers militaires, ce manteau est très structuré. Les épaules sont renforcées et le col a un revers qui revient sur lui-même dans un mouvement arrondi. On remarque particulièrement le double boutonnage du plastron qui ferme assurément ce manteau qui est toutefois féminisé par les manches trois-quarts et les épaules froncées.

DÉferlante de vagues Cette doudoune courte d’un beau marron glacé est à l’opposé des vestes rembourrées sans formes. Ce modèle cintré est au contraire tout en finesse et délicatesse, grâce aux coutures qui froncent le tissu et le rembourrage, allégeant ainsi l’effet visuel, ce qui est renforcé par des poches à la fermeture discrète.

Guy Laroche

Claudia Sträter

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Lingerie

Subtils dessous La Perla

ain, Modèle Saint-Germ a. nn Do ma Pri

Roses anciennes La collection de La Perla rend hommage à Marlène Dietrich, icône troublante et intemporelle, dans une ligne qui allie un style contemporain à une allure quasi vintage. L’élégance de la rose aux pétales arrondis occupe le premier plan de ce modèle à la broderie délicate. Les bonnets et les bretelles sont dessinés en continuité dans un mouvement harmonieux.

EnvolÉe de fleurs L’ivoire et le doré se partagent cette envolée de fleurs et de feuilles sur un fond de tulle bleu nuit profond. Le bustier est la pièce maîtresse de cette série avec jarretelles amovibles et effet gainant grâce à l’utilisation de matières spécifiques.

one Pérèle. Body Showtime, Sim Modèle Greta, gerie. Marie Jo Haute Lin

Fleurs lÉgÈres

L’ÉlÉgance de l’audace Ce body est assez audacieux dans sa simplicité, ce qui lui donne un caractère très élégant. Il est réalisé dans une maille micro fibre d’un noir profond créant des jeux d’ombres et de lumière ainsi que de guipure et tulle fantaisie. Les bretelles ne sont pas négligées et sont ornées d’un délicat motif de ligne curviligne.

Délicatement brodé de petites fleurs légères, cet ensemble est souligné de volants sur le dessus des bonnets qui jouent avec l’effet d’opacité et de transparence. On retrouve un petit nœud au cœur du décolleté et sur chacune des bretelles.

Lingerie. Venerazione, Valisère

Modèle Montmartre, Prima Donna.

à la mode parisienne

SÉduction vÉnicienne

Cet ensemble présente une mise en couleur délicate avec une fleur ivoire et une fleur turquoise sur un fond marron glacé. Les motifs circulaires confèrent un côté plus jeune, rappelant la mode hippie chic.

Ce body est réalisé en tulle élastique orné de broderie au délicat motif de fleur et branches composées en arc de cercle. Le soutien-gorge opaque contraste avec le corps du body tout en transparence. La couleur bleu profond est très séduisante et la coupe est sophistiquée.

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Mode

Le manteau, une affaire d’homme Ton sur ton Très élégant, ce manteau de ville est assorti au pantalon à pinces, cassant ainsi le diktat du traditionnel costume-veste. En extérieur, l’élégance s’impose par le choix du tissu original à l’effet soyeux et par l’assortiment audacieux pantalonmanteau. A l’intérieur, et donc sans le manteau, l’allure est plus décontractée, sans pour autant renoncer à un style masculin.

DÉtermination masculine Ce court blouson à l’allure à la fois sportive et raffinée présente un astucieux jeu de coutures qui souligne la structure de la coupe et apporte une touche de décontraction.

Jean-Paul Gaultier

Boss Boss Black d’Hugo

Bleu saphir Ce blouson d’aviateur appartient à la collection inspirée par le film Mélodie en sous-sol avec Alain Delon et Jean Gabin. Ainsi, on retrouve plusieurs clins d’œil à la notion de gentleman cambrioleur, comme la couleur bleue subtile inspirée d’anciens billets de banque ou l’écharpe à l’imprimé reproduisant le plan au sol de la boutique Vuitton des Champs-Elysées. Le col remonte haut et évoque ainsi l’attitude du gentleman cambrioleur qui souhaite passer incognito.

Bien au chaud Voici une veste qui permet d’affronter les plus grandes froidures de l’hiver. La capuche bordée de fourrure protège la tête des rafales de vent et de la neige. De nombreuses poches permettent de glisser à l’intérieur des affaires personnelles, et un cordon coulissant resserre la taille pour une silhouette plus élégante. Hackett

Louis Vuitton

L’homme de la toundra Avec ce volumineux col en fourrure et le lainage épais, impossible d’avoir froid. Une large ceinture en cuir brun renforce le caractère masculin de cette veste à double boutonnage tout comme les poches à long rabat.

Vision d’Asie Cette veste à la couleur framboise très séduisante et à l’inspiration chinoise dépaysante laisse présager de l’arrivée imminente de jours meilleurs et nous rappelle que le printemps n’est plus si loin.

Smalto

Irié Wash

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Montres

Un tour d’avance ExtrÊmement sportive Cette montre, étanche jusqu’à 200 mètres, se décline en 12 versions, puissantes et sportives, dont quatre modèles avec un bracelet en acier et huit avec un bracelet gomme. Un des cadrans chronomètres indique la durée de plongée. Le cadran arrondi est facetté et est complété par un boîtier octogonal typique des montres Carrera. La couronne est protégée par une ailette qui renforce le caractère sportif et aventurier de ce modèle. Design. P’6612 PTC, Porsche

Diver, Carrera.

Belle carrosserie Cette montre, caractéristique de la ligne Dashboard, arbore un nouveau design avec un cadran clairement structuré qui s’inspire de nouveau du tableau de bord des voitures Porsche dont la ligne Dashboard tire son nom. Le cadran noir, au motif nid d’abeilles caractéristique, est agrémenté de touches de rouge et de blanc qui accentuent l’allure sportive de ce modèle. L’échelle du tachymètre, qui permet de mesurer la vitesse, affiche la typographie caractéristique de Porsche Design. Les chiffres, index et aiguilles sont partiellement recouverts de superluminova offrant ainsi une lecture aisée, même dans un environnement sombre. Eterna a utilisé pour la première fois pour le revêtement de ce modèle la technique DLC (DiamondLike-Carbon ou carbone de type diamant) qui permet d’obtenir une surface lisse et homogène tout en conférant à la montre une extrême dureté et une grande résistance aux rayures. Ce type de revêtement protège également la montre de l’usure et de la corrosion. Existe aussi avec un fond blanc.

imo. Marlin 7001, Anon

Espadon des mers Cette montre de plongée, créée à l’occasion des dix ans de la marque horlogère, combine design, savoir-faire et confort. Avec son grand cadran, elle présente une allure sportive et élégante. Son boîtier est réalisé en une seule pièce et la bague supérieure assure une étanchéité parfaite jusqu’à 1500 mètres. Fabriquée en acier inoxydable amagnétique aux finitions sablées et équipée d’un bracelet en cuir traité spécialement pour l’eau de mer (traitement Kodiak) qui permet la plongée jusqu’à 24 heures consécutives en eau salée, ainsi que d’un verre saphir bombé à grande épaisseur, cette montre accompagne les plongeurs dans les conditions les plus extrêmes. La réserve de marche est de 40 heures. Le tirage est limité à 199 exemplaires, chaque exemplaire étant numéroté au dos du boîtier sur lequel figure un marlin, l’espadon dont la montre tient son nom.

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Gastronomie

news et recette Les rives de l’Alzette

Restaurant-bar IKKI Nouveau concept au restaurant-bar IKKI. Déco quasiment spatiale sur deux étages pour le bar et le restaurant et un lounge confortable donnant accès à une terrasse au bord de l’Alzette. Cette ouverture démontre que ce nouveau quartier en gestation «secoue le cocotier» d’une profession qui évolue à la vitesse de la lumière. La carte est équilibrée entre classique et inven­tif et si l’on vous dit que Hashimoto-San officie aux sushi et sashimi, vous comprendrez qu’on est aussi dans ce secteur, plutôt bon. 2, rue Emile Mousel (Rives de Clausen) 49 69 40

Marco Murador, Ristorante Murador, nous propose…

L’OSSO BUCO Saler, poivrer et fariner les jarrets. Les faire dorer dans l’huile chaude et réserver. Couper en brunoise carottes, oignons, céleri, bien les mélanger et ajouter la tomate concassée, le romarin et la sauge, le sel et le poivre. Dans un moule à four beurré, disposer les jarrets et votre appareil. Laisser mijoter au four préchauffé à 180° pendant deux heures en surveillant. Servir avec des pâtes fraîches. Nouvelle adresse

Restaurant EMS De la Place de la gare vers la rue du Fort Neipperg, réouverture d’une véritable institution: le restaurant EMS et sa cuisine régionale... un peu des retrouvailles de famille tant la bonne humeur des uns et des autres était communicative. Provisoirement, la carte est plus restreinte qu’avant (rodage oblige) mais les moules «maison», tripes à la mode, bouchées à la reine et autre tête de veau étaient là et bien là. Foi de connaisseur, cette dernière est délicieuse! Déco assez tendance. EMS, 69, rue du Fort Neipperg, 48 77 99

rant Murador... Ossobuco du restau

Ingrédients pour 4 personnes: 4 jarrets de veau de 350-400 g coupés à 4 cm d’épaisseur, 100 g de carottes, 100 g d’oignons, sauge fraîche, romarin frais, céleri branche, tomates concassées, farine, beurre, huile d’olive, sel, poivre Son vin préféré: Le Sagrantino du Montefalco Son restaurant préféré: En famille ou chez des amis Ristorante Murador 136, rue de Mühlenbach, Luxembourg (Eich), Tél: 26 00 36 1

Le retour

Um plateau Renaissance de cet endroit qui fut le lieu de rencontre d’une clientèle qu’on n’appelait pas encore «branchée» mais qui était à la pointe des tendances. Difficile de succéder à Roland Sunnen et à l’ambiance Monte Carlo années 30 de son établissement mythique. Le restaurant avait ensuite connu diverses fortunes et infortunes. Stéphanie et Pascal Brasseur relancent résolument l’aventure en entrant de plain-pied dans la nouvelle ère du Plateau. Décoration pure et fascinante. La carte est très Wengé. 6, plateau Altmunster, (Clausen) 26 47 84 26

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Pilates Personal Training, 9/14

Extension de la colonne vertébrale Cette séance de préparation à l’exercice The Swan est très importante pour lutter contre les «postures de bureau», c’est-à-dire un dos affaissé, des épaules tirées vers les oreilles et une nuque tendue. Les exercices d’extension de la colonne vertébrale renforcent les muscles de la nuque, du dos ainsi que les fessiers et devraient faire partie de votre workout quotidien. Lorsque vous voulez corriger votre posture au bureau, il est essentiel de prendre conscience de la position des épaules (des omoplates) et du bassin. Veuillez vous référer à la session 3/14 où nous avons expliqué les exercices de mobilisation des épaules et du bassin. Une extension correcte du dos est en rapport avec un positionnement correct des omoplates et du bassin. Ces exercices peuvent être faits à domicile. Si vous ressentez des difficultés, paperJam vous recommande l’accompagnement d’un professeur.

Lucile Risch (cours), David Laurent / Wide (photos)

3.

Diamond Press Diamond Press est un exercice de renforcement des muscles qui stabilisent les omoplates, ainsi que des muscles fléchisseurs de la nuque. Couché sur le ventre, placez votre tête sur les doigts des deux mains. Les coudes sur les cotés. Formez une forme de diamant avec vos avant-bras. Descendez vos omoplates vers le bas du dos, stabilisez votre bassin, serrez les fesses. Inspirez, puis expirez, baissez votre menton et repoussez le sol avec les avant-bras et soulevez votre buste du sol. Gardez le regard au sol. Le nombril est rentré et les fesses contractées. Inspirez dans cette position, puis expirez et recouchez-vous au sol. Répétez l’exercice 5 fois.

1.

Mobilisation des omoplates Couché sur le ventre, la tête au sol, bras en forme de V audessus de la tête, posés au sol, les jambes légèrement écartées. Rentrez le nombril vers le plafond et serrez les fesses en poussant le pubis dans le matelas. Inspirez et levez les épaules vers les oreilles en glissant les deux bras au sol vers le haut. Expirez et baissez les épaules vers les hanches en glissant les deux bras au sol vers vous. Sentez vos omoplates glisser le long de votre cage thoracique et n’oubliez pas de contracter vos abdominaux et fessiers afin de stabiliser votre bassin et d’allonger votre bas du dos. Les bras restent au sol et glissent le long du torse. Répétez l’exercice 5 fois.

2.

4.

Rising Swan C’est un exercice de préparation au Swan du répertoire classique Pilates. Couché sur le ventre, les mains en appui en dessous des épaules, la tête au sol. Inspirez puis expirez, soulevez votre nombril du matelas, serrez les fesses et plaquez le pubis dans le matelas. Commencez à lever la tête, puis les épaules, puis le haut du dos en allongeant la nuque et en étirant le dos vers l’avant. Inspirez et restez dans cette position, expirez, redescendez doucement, en allongeant votre dos et votre nuque. Descendez les omoplates dans le dos et stabilisez-les avant de faire cet exercice. Le regard suit le mouvement. Ne montez pas votre tête vers le haut afin de ne pas «casser» la nuque. Répétez l’exercice 5 fois.

5. Renforcement des muscles du dos et des épaules Couché sur le ventre, placez vos bras pliés sur les côtés. Les coudes sont à 5 cm du sol et tirés vers le bas. La tête reste couchée au sol durant tout l’exercice. Inspirez, puis expirez, contractez les abdominaux, serrez les fesses, plaquez le pubis dans le matelas et levez les mains au même niveau que les coudes. Inspirez, restez dans cette position. Expirez, reposez les mains au sol. Répétez l’exercice 5 fois.

Shell Stretch A partir de la position couchée sur le ventre, allez sur les genoux et étirez-vous en position Shell Stretch. Inspirez et expirez profondément afin de relâcher les muscles du dos et du bassin. Si vous éprouvez des douleurs aux épaules, placez vos bras le long du corps. Restez dans cette position pendant 10 respirations.

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Sports d’hiver

Tout schuss! Ski high-tech Ces skis haut de gamme sont en teck ou fibre de carbone sur une base en titane. Ils sont vendus avec les fixations Vist redessinées spécialement pour la marque. Les ajusteurs de vitesse peuvent être réglés avec un simple levier, ce qui a pour effet de déplacer le centre de gravité du skieur. Et pour personnaliser son équipement, il est possible de faire graver une inscription sur les skis.

oo, Paire de moufles Igl Louis Vuitton.

ill. Paires de skis Dunh

Fashionitas des pistes Parce que rien n’arrête les fashionitas, voici une paire de moufles siglées du monogramme du célèbre malletier parisien. Réalisées en twill de soie marron doublé de lapin, les moufles sont ornées sur le revers du poignet d’une petite plaquette dorée servant d’étiquette.

t All Black Paire de skis Hublo ec Zai. av n tio ora lab col en

Black ice Ces skis reprennent le concept ton de la montre Big Bang. Ils associent des matériaux exceptionnels tels que la fibre de carbone, la fibre de verre, l’acier, la gomme et la pierre de Graubunden (gneiss). Faites à la main, comme les montres Hublot, seules 111 paires de skis sont produites, en édition numérotée. Disponible uniquement dans une sélection de boutiques Hublot et dans la boutique Zai à Disentis (Suisse).

é, Veste pour femme Zo ri. pij Napa

Bottes Barbara Bui.

Sportive et ÉlÉgante Avec une couleur raffinée légèrement nacrée, cette cape est réalisée dans un tissu technique qui protège parfaitement du froid et est agrémentée d’une capuche bordée de fourrure artificielle. Une poche zipée sur la poitrine permet de garder près de soi quelques affaires. Un cordon ressert le tissu à la taille et évite ainsi que le vent ne s’engouffre sous la cape et que la neige ne rentre lors des chutes.

snow boots de charme Ces bottes sont un mélange entre des bottes de ville et des bottes faites pour la montagne. On retrouve le laçage croisé qui se glisse dans des œillets métalliques latéraux et la toile rembourrée des bottes de neige, qui est associée à une coupe de botte de ville avec un talon haut et fin, mais qui est renforcé par une semelle à crans anti-dérapante.

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Art et style

« J’AI EU LA CHANCE DE RENCONTRER

MON ÉPOUSE, ANNE-MARIE… …tout travail est vide s’il n’y a pas d’amour…»

Jacques Demarque (texte), Andrés Lejona (photo)

Après de brillantes études universitaires sanctionnées par une licence et un doctorat en sciences physiques, puis cinq ans au centre d’études de l’énergie nucléaire de Moll Donck (Belgique), Roland Frère alterne ensuite ses activités pro­ fessionnelles entre les sciences appliquées (assistant puis chef de travaux en universités ou facultés) et les compagnies d’assurances comme actuaire et directeur. Il sera enfin, pen­ dant près de 17 ans, directeur général de Gecalux. Il dévoilera, tout au long de cet entretien, une sensibilité à fleur de peau. Roland Frère, expliquez-nous comment le scientifique de haut niveau que vous êtes, devient un passionné d’art. Qu’est-ce qui vous anime? «Si vous me demandiez de résumer ce qui m’a animé (au sens étymologique du terme) et m’anime depuis presque toujours, je citerais un extrait de l’œuvre du poète et philosophe libanais Khalil Gibran: ‘Et je dis que la vie est ténèbres, en effet, sans un désir ardent. Et tout désir ardent est aveugle, s’il n’y a pas connaissance. Et toute connaissance est vaine, s’il n’y a pas de travail. Et tout travail est vide s’il n’y a pas d’amour. Et lorsque vous travaillez avec amour, vous liez vous-même à vous-même et aux uns et aux autres et à dieu’. Quand et comment cela a-t-il débuté? «J’ai eu la chance de rencontrer mon épouse Anne-Marie et de partager une passion commune pour les meubles et objets d’art anciens. Je me sou­ viens toujours avec émotion des samedis matin où, étant encore tous deux étudiants, nous allions ‘chiner’ ensemble au marché du Sablon à Bruxelles. A cette époque, il était encore possible d’y faire de vraies trouvailles dont je suis encore très fier aujourd’hui. Parallèlement, les chemins du ciel étant impé­ nétrables, après avoir obtenu un doctorat en sciences phy­ siques (physique nucléaire) et une maîtrise en sciences actuarielles, je me suis retrouvé directeur actuaire auprès du Foyer Assurances à Luxembourg qui, à l’époque, disposait non seulement d’un siège à Luxembourg, mais également d’un très important portefeuille en Belgique et en France. La physique nucléaire aurait-elle des aspects artistiques cachés? «Non, aucun, sauf que l’harmonie est cachée partout dans la nature, y compris dans la trajectoire des électrons autour du noyau. Comment une passion peut-elle se transformer en activité quasi professionnelle? «La ‘trouvaille’ d’un immeuble d’épo­ que Marie-Thérèse à Contern a été l’occasion et la tentation de transformer notre amusement en quelque chose de plus sérieux et c’est ainsi que l’Atelier de restauration Anne-Marie Frère a été

créé, voilà maintenant près de trente ans. A l’époque, le métier de restaurateur de meubles et objets d’art n’existait pas ici et je me souviens des démarches que ma femme et moi avons entreprises auprès des responsables de la Chambre des métiers afin d’inscrire cette profession dans la liste des métiers autorisés à Luxembourg. Forte de sa maîtrise en sciences chimiques et des cours qu’elle avait suivis auprès d’un grand antiquaire à Bruxelles et de l’Ecole Boulle à Paris, Anne-Marie reçut donc sa carte d’arti­ san, dans ce métier ‘nouveau’ au Grand-Duché. Ce qui me pas­ sionne, c’est qu’il s’agit de travailler selon les techniques de l’époque de fabrication tout en faisant appel aux technologies les plus avancées dans l’art de la restauration et de ne reconstituer et de ne rendre l’intégrité de l’objet que sur base d’informations sûres. C’est pourquoi nous avons constitué une documentation exceptionnelle accumulée pendant plus de trente ans maintenant et qui s’enrichit encore chaque jour: connaissance de l’histoire des techniques de fabrication et des outils, connaissance de l’histoire de l’art et des styles qui ont fleuri dans les différents pays d’Eu­ rope (l’Atelier participe également de la gestion des avoirs mobi­ liers de tous les opérateurs de la place de Luxembourg). Nous avons également accumulé une rare collection de bois indigènes et exotiques, séchés naturellement et sciés selon les techniques anciennes, ainsi que des matériaux nobles (écailles de tortue, nacre, ivoire), en accord avec la convention de Washington. Vous utilisez alors les qualités de chef d’entreprise acquises dans votre ‘autre vie’? «Au décès d’Anne-Marie, en 1996, j’ai repris le flambeau, ce qui, pendant trois ans, m’a amené à travailler à deux shifts complets, dirigeant deux entreprises à la fois, l’une de 50 employés dans le domaine de la réassu­ rance, l’autre de cinq personnes dans le domaine de la restau­ ration, allant chaque jour de l’une à l’autre, ce qui n’aurait pas été possible sans l’aide attentive, intelligente et dévouée d’une assistante de très grande qualité dans chacune des sociétés. C’est en effet avec le plus grand plaisir et un immense soulage­ ment que j’ai accueilli la décision de ma fille aînée, détentrice comme sa mère d’une maîtrise en sciences, de venir reprendre la gestion de la société L’Atelier Anne-Marie Frère, dont je ne suis plus à présent que le Président. Cette passion familiale nous a conduits à ce jour à compter une équipe pluridiscipli­ naire de sept personnes, artisans restaurateurs et experts conseils, mais également à constituer un réseau européen d’arti­sans couvrant l’ensemble des corps de métiers de la res­ tauration/conservation du patrimoine et partageant avec nous la même stricte déontologie qui est à l’origine de la renommée de l’Atelier, devenu une référence nationale en ce domaine. Donc l’Atelier est plus qu’un simple atelier? «Dans notre volonté de maintenir une noble tradition, et forts de notre expé­ rience et de notre expertise, nous offrons une alternative de }

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ur «Une passion po bjets les meubles et o d’art anciens» paperjam  | Février 2009 | économie & Finance

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QUATRE COUPS DE CŒUR: Commedia del Arte

Applique en bronze ciselé et doré (d’une paire) d’époque Régence à décor de personnage de la commedia del arte et instruments de musique, dorure d’origine. Un objet de cette qualité, de cette finesse de réalisation ultime, ne se trouve au mieux que tous les trente ans sur le marche de l’art... et encore! Alors je me suis damné pour lui (et honni soit mon banquier)!

Exquise naïveté

Cet ange polychrome du XVIIIe siècle vénitien (d’une paire), n’est pas un joueur de baseball très en avance sur son temps, mais leur exquise naïveté m’a plu.

Irrésistibles!

Nonnette coquine

Dès que je l’ai vue, je n’ai pas pu résister au sourire coquin de cette nonnette du 15e siècle français (my six hundred year- old girl friend!)

Ensemble d’objets «coups de cœur» réunis sur une commode signée Bernard Molitor.

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 { confiance, non seulement pour expertiser et estimer les objets

d’art et de collection de nos clients, mais également pour les conseiller sur la meilleure stratégie à adopter pour vendre de la manière la plus appropriée les meubles, œuvres et objets en leur faisant toucher un public d’acheteurs sans frontière. Avez-vous la volonté de transmettre votre savoir? «Oui et nous ne manquons pas non plus de jouer volontiers notre rôle en termes de pédagogie et d’analyse critique envers le public, en lui transmettant un sens plus affiné de la valeur des meu­ bles et objets d’art anciens. Ce qui est devenu une véritable entreprise ne peut exister sans rentabilité! «Inutile de dire que la passion partagée avec mon épouse, puis avec ma fille, n’a pas manqué au cours des trente dernières années de nous permettre d’acquérir une pro­ priété de 1780, d’époque Marie Thérèse qui s’est avérée particu­ lièrement adaptée à nos activités et de rassembler une collection d’objets particulièrement rares dont je suis très fier, que l’on qualifie de qualité ‘musée’ dans le métier. Cela va d’une très rare armoire luxembourgeoise d’époque Louis XV à un élément du service Royal de Louis XV à Versailles en porcelaine de Sèvres, dont il ne reste plus que trois pièces au Musée du Louvres et à Versailles, en passant par plusieurs meubles signés de Ber­ nard Molitor à sa meilleure époque, ce grand ébéniste parisien, né au Moulin de Betzdorf en 1755, sans oublier une très excep­ tionnelle Sainte Anne Trinitaire en bois polychrome, sortie des Ateliers de Malines à la fin du XVe siècle. Quelle est la plus grande difficulté que peut rencontrer un passionné? «Je dirais que c’est d’être toujours en capacité de gar­ der la maîtrise de sa passion, de ne pas se laisser déborder par

elle, si noble soit-elle. C’est à cet endroit que s’impose une solide passion pour la philosophie, qui, comme son étymologie l’indique est amour (philo) de la sagesse (sophia)! Et j’ajouterai en citant l’un de nos banquiers et amis à l’époque, Damien Wigny, qui dans la dédicace d’un livre qu’il avait écrit lui-même avec beaucoup de passion à propos de la ville de Florence, disait: ‘A Anne-Marie et Roland, qui, dans les traditions de l’humanisme, conjuguent le sens de l’entreprise avec l’amour des belles choses.’ La crise actuelle touche-t-elle vos activités? «Je suis de ceux qui sont heureux que cette crise soit survenue si vite et main­ tenant. Elle était prévisible pour tous ceux qui, comme moi, voyagent beaucoup dans les pays en voie de développement. Mais si elle n’était pas survenue maintenant, mais dans un, deux ou trois ans, le plus tard aurait été le pire. Les objets de valeur n’ont pas de crises. Un objet estampillé de bonne qualité ou signé d’un grand maître n’est pas une valeur spéculative mais une valeur sûre. C’est le moment de nous dévoiler cette autre passion  qui vous amène à voyager de la sorte? «Je m’occupe de plusieurs O.N.G. qui essayent d’apporter au Cambodge quelque chose de très concret. Les Khmers rouges, c’est de l’histoire récente, il n’y a pas même 25 ans, ont tué, dans leur propre population, plus de deux des neuf millions d’habitants, chiffre officiel. On a dû inventer la notion d’auto génocide, on ne peut pas le comparer à ce qui s’est passé en Europe! Récemment, la présidente et les organisatrices du Bazar International ont bien voulu sélection­ ner comme destination majeure un cas précis que je leur avais soumis. Il s’agit là de familles nombreuses sans ressources (entre six et dix enfants) dont le chef de famille est une femme. J’aime beaucoup le sourire de ces gens qui ont tant souffert».

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Partytime at Luxexpo

Winter Delights

Ambiance gastronomique et musicale en clôture de la soirée événement de présentation du Top 100 de paperJam et du discours très apprécié de Philippe Schaus (Louis Vuitton Malletier).

Une équipe de SteffenTraiteur

Robert Huberty (Domaine viticole Cep d’Or)

ts

Luc Duhr (Clos Mon Vieux Moulin) Jacques Demarque (texte), Etienne Delorme (photos)

En première partie de la soirée Winter Delights du 11 décembre, Jean-Michel Gaudron annonce aux 350 invités les résultats de la deuxième édition du PaperJam Top 100, commentés par MarieJeanne Chèvremont, présidente du jury 2008 (voir aussi en pages 16 et 17). C’est ensuite ­Philippe Schaus, directeur international de Louis Vuitton Malletier, qui prend la parole pour une très intéressante présentation de cette maison de maroquinerie de luxe. A leur arrivée dans le Hall n°1 de Luxexpo Kirchberg, les participants auront dégusté le crémant Cuvée de l’Ecusson 2004 des Caves Bernard-Massard, un très beau millésime dont les bulles ouvrent les papilles aux délicats amuse-gueule proposés. Le rideau s’ouvre ensuite sur la seconde partie du Hall où les buffets chauds et froids de Steffen Traiteur ainsi que les comptoirs desservis par les vignerons de la Moselle luxembourgeoise, sont prêts à satisfaire tous les souhaits. Sont présents, les Caves Gales

avec Marc Gales et Luc Schaak, Marc Krier et Renée Féro des caves Krier Frères, le Clos Mon Vieux Moulin avec Frank et Luc Duhr, le Domaine viticole Schumacher-Knepper avec Frank Schumacher et Martine Linden et enfin, le Domaine viticole Cep d’Or représenté par Pascale Huberty-Vesque et Roland Huberty. Leur sympathique participation permet à chacun d’apprécier la belle diversité et la qualité des vins luxembourgeois, en parfait accord avec les mets proposés aux buffets de Steffen Traiteur. Si l’on sait, de plus, que la soirée a été animée par un groupe, baptisé (dans l’instant) «The Communicators» par son animateur guitariste et chanteur JeanClaude Bintz, et que Karine Touati, merveilleuse interprète de blues and jazz, a fait frémir de plaisir l’assistance, on comprendra que chacun aurait pu aller jusqu’au bout de la nuit! Un grand merci à Nathalie Reckinger, de la commission de promotion des vins et crémants, qui a été une charmante et très efficace «officier de liaison». Elle a beaucoup aidé à la réussite de cette soirée.

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Marc Gales (Caves Gales)

Marc Krier (Caves Krier Frères)

Frank Schumacher (Domaine viticole Schumacher-Knepper)

The Communicators Karine Touati (The Communicators) et Jacques Demarque (Explorator/paperJam)

Nathalie Reckinger (Commission de promotion des vins et crémants)

Retrouvez toutes les photos sur www.paperjam.lu Voir la video sur www.paperjam.tv

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tribune libre Retrouvez sur www.paperjam.lu votre nouvelle rubrique «Tribune libre» qui vous permet de vous exprimer librement sur un sujet en relation avec l’économie au Luxembourg. Les meilleurs extraits de ces textes, publiés sur le site, seront repris chaque mois dans le magazine. Envoyez vos contributions originales à press@paperjam.lu en précisant «Tribune libre» dans l’objet de votre message.

Crise financière

La place Zombie

Ces derniers mois, le Luxembourg est à l’honneur dans la presse internationale, entre la remise en cause du secret bancaire, soi-disant responsable de la crise financière internationale et, plus récemment, la mise en cause du fond de droit luxembourgeois LuxAlpha dont la CSSF est incapable de prononcer le nom. Par Jérome Turquey, auditeur-conseil indépendant en éthique des affaires et risque de réputation

L’année juste avant la création de LuxAlpha, UBS était congratulée au Luxembourg: UBS Asset Management a reçu, lors des European Fund Awards, le Grand prix pour les «fonds toutes catégories». Le dirigeant de UBS Asset Management, Ignatius Bundi, avait fait le déplacement au Luxembourg pour recevoir le prix du meilleur gestionnaire toutes catégories d’actifs confondues (…). Au Luxembourg, prisonnier de la «communauté du nous autres», qui se traduit par une autodéfense commune cimentée par l’appartenance au groupe (ce qui est communément appelé «le système») et par les bienfaits qu’il prodigue aux fidèles du temple (par allusion aux propos de PwC dans paperJam le 8 février 2002: «c’est le rôle de chacun – dirigeants des banques, prestataires de services, autorité de surveillance – de jouer leur rôle de gardien du temple de la respectabilité de la Place»), les acteurs de la Place luxembourgeoise se refusent à admettre la réalité que le «système luxembourgeois» s’est mis «out of business». Les organisations internationales de contrôle (FMI ou GAFI) ont donné un satisfecit sur lequel la Place communique, alors que le

Luxembourg est un lieu où le business prime sur l’éthique et les obligations internationales: en particulier le manque de moyens pour faire face à la criminalité économique et financière y est chronique. De manière générale, la régulation et le contrôle sont rejetés. Jean-Jacques Rommes, cité par RTL, a déclaré que «D’Associatioun vun de Banken a Banquieren wënscht sech, datt d’Bankeplaz net iwwerreglementéiert gëtt, soss géif Lëtzebuerg nämlech eng Partie Avantage verléieren» (www.rtl.lu, «ABBL: D’Finanzplaz muss sech op manner Wuesstëm astellen!», 8 janvier 2009). Quand, ailleurs, on réalise que le manque de régulation et de contrôles est la cause majeure de la crise financière, au Luxembourg, on continue à demander que la Place financière ne soit pas sur-réglementée, sinon Luxembourg perdrait une partie de ses avantages. (…) Par ailleurs, le Luxembourg est un lieu d’évasion ou de fraude fiscale au détriment des autres pays. Ces pratiques sont revendiquées ouvertement par les acteurs, à l’instar de Lucien Thiel qui déclarait en février 2008, peu après que n’ait éclaté l’affaire du Liechtenstein, que «nous ne sommes pas tenus de vérifier si le contribuable a été honnête», sans même d’ailleurs reconnaître l’obligation de vérifier

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s’il y a eu fraude (L’essentiel, 27 février 2008).(…) En conclusion, l’agitation pour la promotion de la Place via Luxembourg for Finance ne change pas cette réalité avérée qu’au seuil de 2009 la Place luxembourgeoise n’est fiable, ni pour les autres pays, ni pour l’investisseur, ni pour les institutions internationales de con­ trôle: la méthode Coué des acteurs comme affirmer dans le cadre de Luxembourg for Finance que «Nous sommes une place solide, efficace et bien réglementée» (cf. vidéo surréaliste récente de Luc Frieden sur www.lff.lu) ou que Luxembourg est un «laboratory in the development of laws to meet the specific needs of this industry» (intervention de Claude Kremer au 17th ALFI & NICSA Global Investment Funds Forum sur www.lff.lu), n’est pas une méthode de management ou de gouvernance, et conduit dans le mur. (…) En ayant développé ainsi une culture insulaire qui exclut systématiquement toute information qui pourrait contredire sa vision de la réalité, au seuil de 2009, la Place luxembourgeoise est bel et bien devenue zombie, selon la terminologie de S. Finkelstein de Dartmouth College (Quand les grands patrons se plantent. Paris, Editions d’Orga­ nisation, 398 pages, pp. 212 et s.). http://ethiquedesplaces.blogspirit.com


117 Tribune Libre

Debate about euthanasia

Act of citizenship Par Françoise Hontoy

For an outsider living in the inside some discussions seem very strange. I suppose, that this is due to a lack of knowledge of some traditions and long lived habits. But maybe its nothing like that and it has nothing to do with local habits and much more with values. Since it became clear, that Grand Duke Henri would refuse to sign into law the act on euthanasia, an astonishing debate began. I don’t want to express myself on the act itself and do understand that it was a difficult work to do for the Chamber of Deputies to establish and vote

the act on euthanasia, but I do want to express my respect to the fact that Grand Duke Henri did as he felt to be obliged to do by the Constitu­ tion. Maybe the picture of celebrat­ ing a marriage explains my point of view. When invitated to a marriage, we are expecting happy faces and a big party. But it does happen that at the last moment he or she says “no” to the marriage. Thus everybody is frustrated of the party, there still is a bill to be paid but it can be said, that the person saying no did take the question and his obligation seriously. Why is it so strange, when a question is not answered as expected? Why do we ask ques­

tions, if we find it offend­ing to receive an unexpected answer? As long as the Constitution states that one obligation of the head of state is to approve and thus state his agreement with a law, it is also his duty to evaluate the act and decide if he agrees or not. In times where main stream thinking seems to prevail it is good to see, that some remain true to themselves and their beliefs. Supporting the referendum, pushing his own loss of power (even if it was more virtual) and having the insight to whish an adaptation of the consti­ tution to be adapted to the way it is lived shows is to me another display of the way how values can be lived.

Esprit d’entreprise

Economie 2.0 + web 2.0 = Relance 2.0? Par Carlo Schneider, entrepreneur et consultant

(…) La crise économique actuelle, qui est per se génératrice de créati­ vité et d’idées, favorise le dévelop­ pement d’un nouvelle classe d’entre­ preneurs et de business women & men: celles et ceux qui, par le biais de ces réseaux privés sur Internet, concluent des affaires et qui cher­ chent à réaliser des projets avec des partenaires répartis aux quatre coins du monde, stimulés par les mêmes motivations et voyant, dans ce contexte conjoncturel difficile, avant tout des oppor­tunités plutôt que des risques. L‘économie en 2009 est globalisée et elle est virtuelle – plus que jamais. Le développement du web 2.0 et ainsi des réseaux sociaux est en train de créer une nouvelle classe d’entre­

preneurs qui ne connaissent ni les salons privés, ni les conventions et les restrictions du monde des affaires d’antan. Ils s’inscrivent dans une logique de continuation de la saga de Sillicon Valley, mais cette fois-ci détachée de toute contrainte géo­graphique ou culturelle. Désormais, donc, il n’est plus besoin d’être en Californie pour faire des affaires. Ni d’être issu d’une famille influente ou avoir accès aux clubs privés. Ce qui compte, c’est l’esprit d’initiative et d’entreprise, ce sont les idées et projets. On assiste, ainsi, à une certaine démocratisation dans le monde des affaires, où la sélection se fait désormais avant tout sur base de critères purement entrepreneu­ riaux et non sociaux. Et la crise éco­ nomique dans tout cela? Je fais le

pari que l’année 2009 sera celle des idées nées par des contacts noués par Internet, par des réseaux profes­ sionnels, para professionnels et autres social networks. Il suffit de se rancarder dans ses réseaux virtuels – ou de prendre directement soi-même l’initiative d’approcher d’autres professionnels présents sur ces réseaux: la créativité et l’initiative y sont très présentes, tout comme la volonté de voir dans le contexte actuel une opportunité avant tout. L’histoire nous le montre: les progrès techniques et économiques, mais aussi la création de nouvelles fortu­ nes trouvent leur fondement dans des périodes de crise. De ce fait, la période actuelle est elle aussi génératrice d’opportunités – et les nouveaux réseaux leur vecteur.

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cahier ÂŤĂ&#x2030;conomie et financeÂť photos Julien Becker photomontage Vera Capinha Heliodoro

cahier ÂŤManagementÂť illustration INgrid

paperJam â&#x20AC;&#x201C; ĂŠdition fĂŠvrier 2009 Ce numĂŠro est paru le 23 janvier Ă  20.000 exemplaires. Il a ĂŠtĂŠ ĂŠditĂŠ et imprimĂŠ au Luxembourg.

Directeur de la publication Mike Koedinger

rĂ&#x2030;daction tĂ&#x2030;lĂ&#x2030;phone (+352) 29 66 18 Fax (+352) 29 66 19 E-mail press@paperjam.lu Web www.paperjam.lu courrier BP 728, L-2017 Luxembourg bureaux 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

rĂ&#x2030;dacteur en chef Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperjam.lu rĂ&#x2030;daction Marc Auxenfants (-46) marc.auxenfants@paperjam.lu

CĂŠline Coubray (-44) celine@mikekoedinger.com, FrĂŠdĂŠrique Moser (-47) frederique.moser@paperjam.lu Nicolas Raulot (-45) nicolas.raulot@paperjam.lu Duncan Roberts (-49) duncan.roberts@paperjam.lu

collaborateurs rĂ&#x2030;dactionnels JĂŠrĂ´me Bergerot (JB Presse), Jacques Demarque,

Alain Ducat, SĂŠbastien Lambotte, MichaĂŤl Peiffer, Jean-Marc Streit, Joseph Tripodi (JB Presse), correction Nathalie Lemaire (-26) nathalie@mikekoedinger.com photographie Laurent Antonelli (Blitz), Julien Becker, Eric Chenal (Blitz), Luc Deflorenne, Etienne Delorme, Francesca Gilibert, David Laurent (Wide), AndrĂŠs Lejona, Fabrizio Maltese, Olivier Minaire (Wide) Illustrations INgrid ChargĂŠe de projet / paperjam business club Nathalie Brocker (-54), nathalie.brocker@paperjam.lu

LAYOUT directEUR artistique Guido KrĂśger CRĂŠATION Vera Capinha Heliodoro, Maxime Pintadu COORDINATION Monique Bernard Mise en page Thomas Aubinet, Monique Bernard, Nathalie Petit,

StĂŠphanie Poras, Claire Ramos pour INgrid (www.INgrid.eu) impression Qatena

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Ă&#x2030;diteur tĂŠlĂŠphone (+352) 29 66 18 Fax (+352) 29 66 19 E-mail info@mikekoedinger.com Web www.mikekoedinger.com courrier BP 728, L-2017 Luxembourg bureaux 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie CEO Mike Koedinger coo Rudy Lafontaine administration Sandra Barba, Sylvia Leplang, DĂŠborah Lambolez, Laurren Prieur RC B95211 Tva intracommunautaire LU 197 914 67 issn 1992 - 4275 ConformĂŠment Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;article 66 de la loi de 08.06.2004 sur la libertĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;expression dans les mĂŠdias, la prĂŠsente mention est obligatoire ÂŤune fois par an, au premier numĂŠro diffusĂŠÂť. Nous avons choisi de la publier chaque mois. La sociĂŠtĂŠ ĂŠditrice de paperJam est dĂŠtenue indirectement, par une participation excĂŠdant 25 pour cent, par Mike Koedinger, ĂŠditeur indĂŠpendant domiciliĂŠ au Luxembourg. Le conseil dâ&#x20AC;&#x2122;administration est composĂŠ par Mike Koedinger (prĂŠsident), la sociĂŠtĂŠ Tempo ainsi que la sociĂŠtĂŠ Mike Koedinger Management s.Ă .r.l. La direction gĂŠnĂŠrale et la gestion journalière sont de la responsabilitĂŠ de Mike Koedinger. Š Editions Mike Koedinger S.A. (Luxembourg) Tous droits rĂŠservĂŠs. Toute reproduction, ou traduction, intĂŠgrale ou partielle, est strictement interdite sans lâ&#x20AC;&#x2122;autorisation ĂŠcrite dĂŠlivrĂŠe au prĂŠalable par lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠditeur.

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Dans le prochain paperJam Mars 2009

Dossier Communication Dossier Communication

rendez-vous Sophie Goulet (-36), sophie.goulet@tempo.lu administration Isabelle Ney RC B95212 TVA intracommunautaire LU 197 915 68

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Comment communiquer pendant la crise? Quelles sont les bonnes rĂŠflexions Ă  mener avant de passer Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;action? Gros plan, ĂŠgalement, sur les dĂŠfis de la communication de la prochaine campagne ĂŠlectorale. Et notre guide pratique spĂŠcial dĂŠtaillant les acteurs du secteur. Prochaine ĂŠdition: 20 fĂŠvrier 2009 Pour contacter la rĂŠdaction: press@paperjam.lu


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AFTERWORK Talks | cycle management & stratégies

Au dela des crises: une strategie pour la perennite economique du Luxembourg Luc Frieden (CSV)

Jeannot Krecké (LSAP)

Jacques-Yves Henckes (ADR)

François Bausch (Déi Gréng)

Le 7 juin 2009 se dérouleront les élections législatives au Luxembourg. Alors que l’économie mondiale traverse une des crises les plus profondes de son histoire contemporaine, les questions auxquelles devront répondre le prochain gouvernement ne manquent pas. Comment assurer la pérennité de l’économie du pays, dont la souveraineté est sans cesse réduite par les réglementations européennes? Comment gérer le développement démographique du pays et le besoin de former et d’intégrer davantage de main d’oeuvre étrangère pour faire face au tarissement du bassin d’emploi? Quid de l’avenir des systèmes sociaux, notamment en matière de prestations des pensions? Autant de sujets auxquels seront directement soumis cinq membres du gouvernement et candidats potentiels à une place au sein du prochain gouvernement.

Mardi 28 Avril 2009, de 18h30 à 21h00 Chambre de Commerce Luxembourg Kirchberg, 7, Rue Alcide de Gasperi 18:30 19:00 19:05 19:10 20:00 20:20 20:30 21:00

Accueil Mot de bienvenue par Daniel Lanners, Président de l’Economist Club Introduction par Jean-Michel Gaudron, rédacteur en chef paperJam Table ronde Questions - Réponses Conclusions par Pierre Gramegna, Directeur de la Chambre de Commerce Vin d’honneur Fin

Informations: www.club.paperJam.lu

INgrid.eu

Georges Gudenburg (DP)

Table ronde organisée par paperJam et l’Economist Club, avec le soutien de la Chambre de Commerce, en présence de l’ensemble des partis politiques siégeant au Parlement, représentés par les ministres Luc Frieden (CSV) et Jeannot Krecké (LSAP), les députés Jacques-Yves Henckes (ADR) et François Bausch (Déi Gréng) et le secrétaire général du DP Georges Gudenburg.

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120

Index entreprises 280 entreprises et organisations ont été citées sur les 124 pages de ce cahier «Économie & Finance».

123  352 13th Street

26 30

a  ABBL

40 ABN-AMRO 20 ACA 48 Administration de l’Emploi 12 Agence spatiale européenne 75 Alac 90 Aleba 48 APEC 57, 90 Arbed 64 ArcelorMittal 37, 53, 64, 76, 92 Arendt & Medernach 10, 47 Asta 76 Asyris 16 Atisreal 92 Atoz 16, 35, 92 Audi 99 Autosdiffusion Losch 99, 124

B  Banco

20 Banque Centrale du Luxembourg 9 Banque de Luxembourg 13, 20 Banque LBLux 16 BCEE 16, 47 BCL 12, 18 Bernard & Associés 47 Bernard L. Madoff Investment Securities LLC 38 BeyondTrust 72 BGL 45 Bijouterie Goeres 16 Biography 30 Blue Sky 64 Blue Sky Software 73 BNP Paribas Assurance 44 Boon 26 Bourse de Luxembourg 37, 48 British Chamber of Commerce 26 Business Review 26

c  Capital at Work

49 Cardif Lux International 44 Cargolux 53 Cartoon 30 Catella Financial Office 50 Caves Gales 112 Caves Krier Frères 112 CBP 47 CCLux 48 Cegedel 23, 53, 54 CENARP 18 Center Parcs International 60 Centre culturel de rencontre Abbaye de Neumünster 111 Centre d’Accueil et d’Innovation pour Entreprises (CAIE) 64 CETREL 30 CFL 57 CGEN 53 Chambre de Commerce 32, 64, 92 Chambre des députés 18 Chaux de Contern 74 Citroën 31 Classica 30 CLC 16, 92 Clos Mon Vieux Moulin 112 CNPD 9 Codasystem 64, 79 Coditel 30 Coface 48, 77 Come Prima 105 Commission de promotion des vins et crémants 112 Commission Européenne 64 Compagnie de Banque Privée 16 Conostix 64, 73 Cornell 78 Cour des Comptes 90 Crédit Agricole 37 CrossComm 23 Crossing Telecom 23 CRP Henri Tudor 12, 23, 64, 74, 79 CSL 18 CSSF 38 Cybercultus 75

d  Dauphin

28 DB Capital Partners 60 Déi Gréng 46 Deloitte 47 Deloitte Luxembourg 50 Deminor 38 DesktopStandard 72 Deutsche Bank 46, 60, 92 Dexia 37 Dexia BIL 18 diegrenzgaenger.lu 72 DO Recuitment Advisors 51 Domaine Thermal Mondorf 24 Domaine viticole Cep d’Or 112 Domaine viticole Schumacher-Knepper 112

e  Ecostart Editions Saint-Paul Entreprise des P&T Epuramat Eschspeed Esinet Etat français Etat luxembourgeois Eurec Eurefi EuroDNS Explorator

64 14 123 64, 74 14 64 57 18, 57 74 73 92 112

f  F.G.P.

28 Family Office Partnership 37 FEDIL Business Federation 32, 79 Felix Giorgetti 47 Felten-Stein 28 Ferrero 76 Fiat 21 Fitch 48 Fondation de Luxembourg 20 Fonds National de la Recherche 9 Fortis 37, 44 Foyer 23, 50 Foyer Assurances 19 Foyer Vie 6 France Telecom 23

g  Gouvernement wallon Groupe Viebe

73 72

h  Hein

26 Herald Fund Luxembourg 38 Hermann & Valentiny et associés 24 Hiéronimus Consulting 18 History 30 HotCity 14

i  I2BF

74 IASP 64 IBS & Partners 28 IEE 23 Ineum Consulting 62, 63 Infotechnique 75 International City Magazine 26

j  Jamendo Jilbee Jim Clemens J-Way

64, 73 78 24 73

l  La Coque

24 50

La Luxembourgeoise Laboratoire des Technologies Industrielles 64 LCGB 53 LCGB-Sesf 48 LeasePlan 61 LEO 54 lesfrontaliers.lu 72, 73 Lloyds TSB Bank 39 Lombard 44 Louis Vuitton Malletier 16 Lumension Security 70 Luxair 28, 91 Lux-Airport 9 LuxAlpha 38 Luxembourg for Finance 40 LuxGSM 2 Luxinvest 38 Luxscan Technologies 64, 72 LuxTrust 73 Lycée Technique des Arts et Métiers 16

m  Mangrove Capital Partners

70, 73 Maserati 33 Mercedes 27 Metriweb 72 Mezzo 30 Microsoft 72, 78 Mike Koedinger Editions 16, 121 Ministère de l’Economie et du Commerce extérieur 32, 47, 64, 67 ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle 14, 90 Ministère de la Justice 90 Ministère des Classes Moyennes 32 Ministère du Travail et de l’Emploi 12 Mobistar 23 Moody’s 48 MTV 30 Mudam 16 Musée Albert Kahn 75 MyClimateLux 23

n  National Business Incubation Association National Geographic Natixis Neonline NeoValens New Media Group New Media Lux Numericable

64 30 48 72 72 26 26, 72 30

k  Kaiserslautern Technical University 58 Kaupthing Bank Luxembourg 37 KBL European Private Bankers 16, 92 Keytrade Bank 37 KPMG 37

o  t  Observatoire de la Compétitivité 32 Tango Oddo Asset Management 38 Œuvre nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte 20 Office du Ducroire 71 OGB-L 23, 53 OGB-L-Sba 48 Olivier Wagner 26 Onfornomics 66 ONU 18 Oostvogels Pfister Feyten 10 OPOCE 73

p  paperJam

16, 112 paperJam Business Club 119 Parc des expositions de Metz-Métropole 57 PatchLink 70 Peermajor 73 Pidal 24 Pierre & Vacances 60 Planet 30 Playhouse Disney 30 Pol Wirtz Search 26 PricewaterhouseCoopers 15, 16, 32, 69

14 Technoport 64, 66, 70, 75, 78, 79 Techsys 75 Telindus 16 The Communicators 112 TICE 18 TMF 30 TNS-ILRES 12, 18 Tontarelli 30 Toon Disney 30 TransFair-Minka 12 Trendiction 66 TV Record 53 TW1 75

u  UBS

38 UNEL 90 Université de la Grande Région 58 Université de Liège 58 Université de Trèves 58 Université du Luxembourg 12, 18, 58, 90

v  Ville de Luxembourg 16, 18, 47, 73 Voxmobile

r  Reed & Simon Région Lorraine Région Wallonne Renault Rives de Clausen Rockhall Romance TV RTBF RTL Group RT-Log

93 57 57 29 18 18 30 75 37 28

14, 16, 23

w  Warehouse Services Agency Weinig Group Wildgen Witry & Witry Wordbee

30 64, 72 38 24 64, 66

s  Saar Ferngas

54 Sal. Oppenheim jr & Cie. 16, 43 Sales Lentz 111 SciFi 30 Scottish & Newcastle 60 SecureWave 70 SES 53 SES Astra 75 SES New Skies 53 SGG 55 Siemens Enterprise Communications 16 SIP 90 SIT Group 92 Six Group 30 SNCI 73 SNCT 28 Société Mosellane des Pistons 76 Solelec 76 Sotec 54 Spiece 76 SportDigital 30 Standard & Poor’s 48 Statec 9, 12, 32, 90 Steffen Traiteur 112 SuperSports 30 Sympass 16 Syndicat CNI Les Thermes 24

paperjam  |Février 2009 | ÉconomIE & Finance

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COLLECTION DROIT

420 pages

53â&#x201A;Ź

en librairies et sur mikekoedinger.com


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Index décideurs 162 personnalités ont été citées dans les 124 pages de ce cahier «Économie & Finance».

AAeschlimann Felix Allegrezza Serge Axelroud Jean-Jacques

B  Back Georges Bagne Fabrice Ballanti Elena Ban Shigeru Bausch François Bechoux Gabriel Beeckmans Paul Bernard Bob Berwanger Wolfgang Biltgen François Bintz Jean-Claude Biwer Robert Bley Pierre Bodry Alex Böhmig Stephan Boueyrie Jean-Marc Brisbois Fernand Brouxel François Buck Xavier Buffett Warren Bundi Ignatius

30 9, 32 28

28 44 28 60 16 76 28 47 28 12 23, 112 116 20 64 66 72 9 38 92 76 116

c  Chèvremont-Lorenzini Marie-Jeanne Chrétien Stéphane Conrot Valérie Cuvelier Erick

d  De Biasio Diego De Gastines Jean De Pril Yves Demarque Jacques Denis Jean-Christophe Derksen Piet Deschneaux Yves Dominique David Duhr Luc

16, 112 47 16 16, 23

64, 66 60 72 112 37 60 16 37 112

f  Fandel Jean-Marc Felten Michèle Felten Théo Finkelstein Sydeny Fischbach Marc Fischer Rafik Flammang Marc Florentin Benoît Frieden Luc Friob Norbert Frisoni Claude

g  Gales Marc Gaudron Jean-Michel Geissler Hans-Peter Gérard Pierre Giorgetti Marc Goebbels Robert Goeres Robert Grandidier Jérôme Greiveldinger Gaston Grulms Fernand

h  Harles Guy

30 28 28 116 28 16 47 72 20, 38, 116 16, 92 90

112 16, 112 28 72, 73 47 64 16 92 24 40

10 Hein Josiane 30 Helminger Paul 18, 54 Hennicot-Schoepges Erna 64 Hentgen Pit 20 Henzig Luc 32 Heyse Martin 92 Hiederscheid Bruno 14 Hiéronimus Eric 18 Hillebrands Burkard 58 Hirdman Tonika 20 Hoffmann Gérard 16 Hoffmann Marc 47 Huberlant Paul 48 Huberty Robert 112

j  Johnsen Ketil Johnson Bob Jost Ralph Juncker Jean-Claude

k  Kelderman Hans Kieffer Jules Kinsch Joseph Knebeler Jean-Claude Koedinger Mike Koller Vincent Konsbruck Gilles Kopmeier Achim Kratz Laurent Krecké Jeannot Kremer Claude Krier Marc Kuffer Thierry

l  Lagarde Christine Laurent Bernard Lauth Gilbert Levaux Frédéric Lopez Gerard Loquet Erwan Lucas Sylvia

m  Madoff Bernard McCreevy Charlie Meinköhn Farid Merckx Martine Mortelmans Olivier Mousel Paul

50 70 28 20

n  Neuen Marc Nifle Olivier Nothum Thierry

o  O’Donnell Keith 28 28 64 47 16 37 18 74 72, 73 26, 40 116 112 54

38 76 16 79 70 50 18

40, 64 38 75 28 16 47

Olinger Marc Oostvogels Stef

p  Pauly François Penning John Peretti Marco Pfister François Polfer Lydie

16 48 16, 92

16, 92 24 10

16 47 70, 73 10 47

r  Ras Martin

74 Rasch Marc 50 Ravarani Georges 20 Reckinger Nathalie 112 Reitz Jean 90 Renson Chantal 28 Rentier Bernard 58 Retter Simone 47 Ribery Franck 14 Rischard Jean-François 47 Roberts Duncan 26 Rommes Jean-Jacques 20, 38, 116 Rüegsegger Urs 30

s  Saeul Laurent Santer Jacques Sarre Franck Scarpellini Luc Schadeck Pascale Schaus Philippe Schiltz Jean-Louis Schmit Matthias Schneider Carlo Schneider Daniel Schrikhande Nikhil Schumacher Frank Schwenkmezger Peter Siweck Jean-Lou Stein François Sulkowski Alex

t  Tarrach Rolf Theisen Frédérique Thiel Lucien Thoma Françoise Touati Karine

v  Valenza Christine Van de Werve Thierry Vanholder Frédéric Vega José Vigar Chris Vogrig Raphaël

w  Wagner Ann Walter Norbert Waterkeyn Béatrice Wehenkel Claude Weynand Herbert Wirtz Pol Wurth Michel

z  Zimmer Sylvain

58, 90 18 16, 47, 116 16, 47 112

16 28 79 66 26 73

30 46, 92 28 64, 74 16 26 92

72

16 64 92 28 28 16, 112 30 73 16 16 78 112 58 20 28 16

paperJam – édition Février 2009 Ce numéro est paru le 23 janvier à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg. Directeur de la publication: Mike Koedinger Régie publiciaire: TEMPO, www.tempo.lu Éditeur: Mike Koedinger Éditions, www.mikekoedinger.com

paperjam  |Février 2009 | ÉconomIE & Finance

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paperJam Economie & Finance- Février 2009